Raphael Leblois

chercheur INRAE (et « engagé ») montpelliérain en génétique des population, biologie évolutive et écologie

  • https://bonpote.com/changer-de-banque-pour-sortir-des-energies-fossiles

    “En changeant de compte courant, vous “désinvestissez votre argent des énergies fossiles”.

    En tant que client bancaire, que faire ? Faut-il rester fidèle à sa banque ? Alors que l’immense majorité des banques financent les énergies fossiles, vers laquelle se tourner ?

    Dans un exercice inédit, nous expliquons dans cet article comment une banque finance les énergies fossiles, quels sont les éléments de langage trompeurs et comment faire pour ne plus se faire avoir par ces discours.

  • nojhan, Cassandre de l’analyse systémique - mastodon
    https://social.antigene.org/@nojhan/116990232554219128

    #lol

    Le Figaro Magazine s’attaque aux figures de l’écologie «  alarmiste  » ↴

    https://kiosque.lefigaro.fr/catalog/le-figaro-magazine/le-figaro-magazine/2026-05-08

    C’est intéressant, parce que des trois personnes ciblées (#Hugo_Clément, #Jean-Marc_Jancovici et #Marine_Tondelier) sont des figures de l’écologie «  de compromis  ». #Clément est à la limite de la compromission, #Jancovici refuse de dire «  capitalisme  » et #Tondelier est «  de gouvernement  ».

    Ces gens sont finalement parmi les moins radicaux.

    Et ils sont quand même attaqués.

    • Ça a toujours été la meilleure façon de refermer la fenêtre d’Overton à gauche : attaquer les plus modérés, avec des jugements de valeur disqualifiants mais pas totalement insultants (ici : « alarmistes », plus généralement « polémique », « provoquants »…).

      Ce qui fait que tout ce qui est à peine plus radicale n’a besoin que d’une pichenette pour être totalement exclu. Si Tondelier est attaquée comme alarmiste et faux prophète, il est évident que, de manière pavlovienne, tout ce qui serait vaguement plus radical qu’elle sera considéré comme totalement infréquentable.

    • Et c’est une manière de leur fournir de la crédibilité, de la reconnaissance, de la notoriété et du financement. Ce qu’iels réclament.

  • Les multiples facettes du campisme : une critique internationaliste | Amir Kianpour, Morteza Samanpour
    https://www.contretemps.eu/les-multiples-facettes-du-campisme-une-critique-internationaliste

    Le capitalisme contemporain s’oriente vers une conjoncture de guerre : alors que le marché mondial se fracture, les rivalités entre les puissances géo-économiques s’intensifient, souvent jusqu’à une confrontation militaire ouverte, tandis que la militarisation déborde du champ de bataille pour s’étendre à la gouvernance politique et à la vie quotidienne. Dans ce contexte, la nécessité historique de renouveler l’internationalisme apparaît de plus en plus clairement, d’autant plus que les conditions locales sont de plus en plus influencées par les processus de mondialisation et absorbées dans le tourbillon du régime de guerre mondial. Source : Contretemps

  • Dominique Simonnot la contrôleuse générale des lieux de détention et de privation de liberté a adressé des recommandations en urgence au ministère de la Justice concernant la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe.
    https://www.cglpl.fr/publications/recommandations-en-urgence-relatives-au-centre-penitentiaire-dalencon-conde-su
    Elle y dénonce « une violation grave des droits fondamentaux » des personnes détenues, des violences endémiques et des humiliations en cascade. Si les conditions de détention indignes qui règnent dans nos prisons n’ont pas de bord politique, quelques indices laissent toutefois entrevoir de quel côté penchent les surveillants pénitentiaires de Condé-sur-Sarthe. Là-bas, ils traitent les détenus de « sales bougnoules » et entonnent sans complexe des chants qui réjouiraient les fondateurs du Front national (FN, ex-RN) : « Ici, c’est chez nous, ici c’est le IIIe Reich, les nazis c’est nous. »

    Prisons : la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce une « catastrophe pénitentiaire » et un manque de « courage politique » pour y remédier
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/28/la-controleuse-generale-des-lieux-de-privation-de-liberte-denonce-une-catast
    #CGLPL #prison #administration_pénitentiaire #matons #QHS #torture

  • Présomption de légitime assassinat- Alternative Libertaire
    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Presomption-de-legitime-assassinat

    Le mardi 7 juillet, l’Assemblée nationale, à une très large majorité (313 votes pour, 199 contre) a adopté le projet de loi de légitime usage des armes à feu par les policiers et les gendarmes. Cette loi détruit les maigres barrières juridiques à l’extension de la violence policière, permettant (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Glyphosate : la Cour suprême américaine ouvre la voie à l’annulation de milliers de plaintes contre Monsanto - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/monde/20260626-glyphosate-la-cour-supr%C3%AAme-am%C3%A9ricaine-ouvre-la-voie-%C3%A0-l-

    Aux États-Unis, la Cour suprême a annulé, jeudi 25 juin, une condamnation majeure visant l’entreprise Monsanto. En 2023, un agriculteur du Missouri avait fait condamner le géant de l’agrochimie, accusant son herbicide star Roundup d’avoir provoqué son cancer. Un jugement qui avait entraîné le dépôt de dizaines de milliers de plaintes contre la filiale américaine du groupe allemand Bayer. Toutes ces plaintes pourraient désormais être annulées.

  • La France a lancé son Google Maps, et il montre des choses que Google ne vous montre pas
    https://www.mac4ever.com/divers/196897-la-france-a-lance-son-google-maps-et-il-montre-des-choses-que-googl

    L’IGN a mis en ligne le 25 juin cartes.gouv.fr, un service public de cartographie appelé à remplacer le bon vieux Géoportail, dont la fermeture est prévue pour septembre. Adresses, photos aériennes, cadastre, vues immersives façon Street View, le tout sans passer par une plateforme étrangère. Voilà qui mérite le coup d’œil.

    Bien plus qu’un simple fond de carte

    Là où Google Maps vous montre surtout la route et les commerces, cartes.gouv.fr ouvre les coulisses du territoire. Le site rassemble plus de 1 100 couches d’informations, du cadastre aux forêts en passant par les risques naturels, l’urbanisme, les énergies renouvelables, les photos aériennes et même de vieilles cartes historiques. Vous pouvez chercher une adresse, mesurer une distance ou une surface, calculer une altitude, afficher une zone selon le temps de trajet, superposer plusieurs cartes, annoter, partager ou exporter le résultat. Et c’est gratuit. C’est l’outil du curieux qui veut vraiment comprendre ce qu’il y a sous ses pieds, parcelle par parcelle.

    Une alternative française à Street View

    La vraie nouveauté, c’est l’arrivée des vues immersives directement intégrées au site, via le service Panoramax. L’idée, proposer une alternative libre et gratuite aux balades à 360 degrés de Google Street View, sans la collecte de données qui va avec. Au passage, cartes.gouv.fr unifie une galaxie de services jusqu’ici éparpillés, comme geoportail.gouv.fr, geoservices.ign.fr ou l’espace collaboratif de l’IGN, désormais regroupés sous une seule adresse. Plus besoin de jongler entre cinq sites.

    Pourquoi l’État s’y met maintenant

    Derrière ce lancement, il y a une vraie question de souveraineté. Selon un sondage Ipsos BVA réalisé pour l’IGN, 87 % des Français estiment essentiel ou important que l’État développe et gère ses propres outils cartographiques, sans dépendre des géants étrangers. Et ils n’ont pas tort. Quand on sait à quel point les cartes sont devenues stratégiques, de l’aménagement du territoire à la gestion des catastrophes, on comprend que la France préfère garder la main plutôt que de tout confier à une multinationale. Le Géoportail, lui, tirera sa révérence en septembre.

    On en dit quoi ?

    Cartes.gouv.fr ne remplacera pas Google Maps pour aller au restaurant ou suivre un itinéraire en voiture, il n’y a ni guidage vocal ni avis clients, et ce n’est pas son but. Mais pour qui veut fouiller son territoire, comparer des photos aériennes ou vérifier une parcelle, c’est une mine d’or entièrement gratuite. Savoir que ces données restent françaises et publiques, à l’heure où tout se privatise, c’est franchement une bonne nouvelle.

  • #Devoir_de_vigilance : #TotalEnergies condamnée à prévenir les #risques_climatiques liés à l’utilisation de ses #carburants

    Dans un #jugement qui fera date, la justice a estimé que la multinationale pétrogazière manque à son devoir de vigilance tant qu’elle n’intègre pas mieux les conséquences climatiques de ses activités. Les juges lui donnent six mois pour décrire et prévenir les #risques liés à la combustion des énergies fossiles qu’elle extrait, ce qu’elle a toujours refusé de faire.

    En pleine canicule, TotalEnergies se prend une douche froide ! Ce jeudi, le géant français des énergies fossiles a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance climatique, dans un contentieux qui l’opposait depuis 2020 à plusieurs ONG (Notre Affaire à tous, Sherpa, France nature environnement) et à la Ville de Paris.

    Après y avoir consacré deux jours d’audience en février – un délai hors normes pour ce genre d’affaire –, le tribunal vient de donner raison aux quatre requérantes dans leur interprétation du devoir de vigilance, tel qu’instauré en mars 2017 par la loi du même nom.

    Pour la première fois, le juge reconnaît notamment que la prévention des « atteintes graves » aux humains et à l’environnement qui incombe à la multinationale doit également prendre en compte les risques climatiques liés à ses activités.

    Plus important encore, il ajoute que cette #responsabilité_climatique s’étend non seulement à ses émissions directes – liées au fonctionnement de ses propres installations – mais aussi indirectes (scope 3), c’est-à-dire à la combustion des produits pétroliers et gaziers qu’elle extrait et met sur le marché.

    90% des émissions « oubliées » par TotalEnergies

    Jusqu’ici, TotalEnergies a toujours vivement refusé d’intégrer les #émissions de #scope_3 à son plan de vigilance, arguant qu’elles étaient de la seule responsabilité de ses client·es. Elles ont pourtant représenté 90% de ses émissions en 2024, sur un total (scopes 1, 2 et 3) de 376 millions de tonnes de CO2 équivalent, selon l’entreprise.

    Pour le tribunal, TotalEnergies est au contraire bien « en mesure d’exercer une #influence » sur ces émissions qui font « partie des incidences négatives résultant de la propre activité du groupe ». « Il n’est pas contesté que l’extraction du pétrole ou du gaz est destiné à être mis sur le marché et à être consommé [sic] », cingle-t-il dans sa décision, insistant sur le « #lien_de_causalité très fort qui existe entre l’extraction du #pétrole et sa combustion, et partant, des émissions de gaz à effet de serre ».

    En conséquence, le tribunal donne six mois à la société pour compléter son plan de vigilance « en ajoutant les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 dans la cartographie des risques et les mesures les concernant ». « C’est fondamental », insiste Sébastien Mabile, avocat des requérant·es. « Si TotalEnergies doit prendre en compte le scope 3, toutes les entreprises soumises au devoir de vigilance vont être tenues de le faire aussi », se félicite-t-il.

    Le juge donne rendez-vous à l’entreprise le 21 janvier 2027 pour vérifier la teneur des mesures mises en œuvre. Si elles sont jugées insuffisantes, le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation.

    https://vert.eco/energie/devoir-de-vigilance-totalenergies-condamnee-a-prevenir-les-risques-climatiques
    #justice #condamnation #industrie_du_pétrole #énergies_fossiles #énergie

  • Canicule : leur mépris, nos morts
    https://bonpote.com/canicule-leur-mepris-nos-morts

    “Pour ou contre la clim” ? Voilà ce à quoi nous avons droit à chaque canicule. Le niveau zéro de la réflexion, du début du commencement d’un changement radical pourtant plus que jamais nécessaire. Cette fois-ci, cerise sur le gâteau, le RN a pu se balader sur tous les plateaux TV en se présentant comme le parti champion de l’écologie. Ne riez pas, c’est la petite musique que l’on entend partout depuis une semaine, y compris sur le service public.

    Voilà plusieurs années que je suis scrupuleusement le traitement médiatique des canicules chaque été et ce que j’ai écrit l’été dernier reste entièrement valable : le traitement médiatique du climat n’a jamais été aussi mauvais. Cette année il va falloir utiliser un autre adjectif : ils sont irresponsables.

    Par “ils”, lisez l’immense majorité des médias mainstream. Cela veut bien dire que de façon systémique, mis à part quelques exceptions, c’est une catastrophe. Vous en doutez encore et pensez que c’est une exagération ? Lisez plutôt.

  • À l’Institut de Physique du Globe de Paris, une « faillite institutionnelle » après un cas de harcèlement sexuel
    https://www.humanite.fr/feminisme/harcelement-sexuel/a-linstitut-de-physique-du-globe-de-paris-une-faillite-institutionnelle-apr

    Plusieurs dizaines de personnes se sont mobilisées, mercredi 24 juin, à l’appel de la CGT et d’un collectif de doctorants de l’université Paris-Cité pour soutenir une victime de harcèlement et d’agressions sexuelles au sein de l’IPGP. Sans réponse à sa demande de protection depuis ses premiers signalements, il y a un an et demi, elle dénonce aujourd’hui la « faillite » de l’institution.

    Créer des listes de génocidaires, c’est plus grave que de harceler ou agresser sexuellement.

    https://seenthis.net/messages/1179176

    • « De toute façon, tu as toujours très chaud, non ? »

      La jeune femme débute sa thèse à l’IPGP à l’automne 2023. Très vite, et pendant plusieurs mois, elle subit les gestes quotidiens non consentis de Philippe*, un technicien de son laboratoire employé par le CNRS. « Plusieurs fois, il m’a touché les cuisses sous prétexte de vouloir sentir la matière de mon pantalon. Un jour, il m’a pincé les fesses avant de s’approcher de mon oreille pour murmurer qu’il ne l’avait ”pas fait exprès” », raconte Camille. À ces gestes s’ajoutent les commentaires à connotation sexuelle : « Un jour où j’enlevais mon pull, il commente : » ah ouais, tu as très chaud ; de toute façon, tu as toujours très chaud, non ? » cite-t-elle en exemple.

      Sur les conseils de ses collègues, Camille décide de confronter son harceleur. Il la reçoit avec agressivité, lui expliquant que « certaines façons de s’habiller pouvaient être problématiques ». « À partir de ce moment-là, venir travailler est devenu extrêmement difficile. J’avais la boule au ventre à l’idée de le croiser. Je modifiais mes habitudes pour éviter de manger avec lui ou de me retrouver dans les mêmes espaces que lui », raconte Camille.

      « Personne n’a pris de mesures pour me protéger »

      La jeune femme signale dès octobre 2024 être victime de harcèlement sexuel auprès de la référente égalité de l’IPGP. Commence une longue succession de rendez-vous et d’échanges de courriels, qui, un an et demi plus tard, restent sans résultat. Pendant plusieurs mois, elle demande un changement de bureau pour ne plus avoir à croiser Philippe.
      Celui-ci n’intervient qu’en mars 2026, soit un an et demi après le premier signalement, et après l’intervention de la CGT. Mais dans les faits, rien ne change vraiment : Philippe conserve ses affaires dans son ancien bureau. En mai, la direction explique ne pas l’avoir déplacé au premier étage pour ne pas lui « infliger une double peine, parce que ça fait beaucoup d’escaliers à monter ».

      Référents égalité, médiateurs, direction, ressources humaines, médecin de prévention… « Tout le monde semblait reconnaître qu’il existait un problème, mais personne ne prenait réellement de mesures pour me protéger », regrette Camille. On lui explique que les procédures seront longues. Parfois, on minimise les faits : « Il y a déjà eu des cas plus graves ». Un épisode, en particulier, l’a marquée. En février 2025, deux nouvelles stagiaires sont installées dans le bureau de Philippe. Craignant qu’elles ne subissent à leur tour des comportements déplacés, Camille demande à leur maître de stage qu’elles soient changées de bureau.

      Quelques jours plus tard, la cellule de signalement de l’Université Paris-Cité, dont dépend l’IPGP, l’appelle : « Tu ne devrais pas trop mettre l’agresseur à l’écart ou lui faire sentir que quelque chose se trame, car il pourrait se mettre en danger, voire se suicider », la met-on en garde. Selon Camille, d’anciennes étudiantes du laboratoire, dont elle a recueilli les témoignages, auraient déjà été « agressées sexuellement » par Philippe. Et, depuis son signalement, une nouvelle étudiante aurait été victime de « propos et gestes déplacés ».

      Une inaction « insupportable »

      La jeune femme, suivie par une psychologue depuis décembre 2024, a fait une demande de protection fonctionnelle, qui lui a été accordée en mars 2025. Mais, plus d’un an après, Camille n’a toujours pas obtenu la prise en charge de ses frais de justice ou de suivi psychologique. Malgré plusieurs relances, l’IPGP et l’Université Paris Cité se renvoient la responsabilité du dossier. « Le plus difficile n’a pas seulement été ce que j’ai subi, mais l’inaction insupportable de mon laboratoire », analyse Camille.
      « Prenant acte » de la mobilisation, la nouvelle direction de l’IPGP et de l’Université Paris Cité doit recevoir ce mercredi après-midi le collectif Doctorant·es en lutte de l’IPGP et la CGT. Dans un communiqué conjoint envoyé la veille aux doctorants, les deux établissements rappellent qu’ « une procédure disciplinaire a été engagée, qui a conduit au prononcé d’une sanction disciplinaire à l’encontre de l’auteur des faits ».

      Une sanction émanant du CNRS, prise un an et demi après les premiers signalements, et dont la victime n’a pas été informée de la nature. L’IPGP et l’Université Paris-Cité précisent aussi qu’ « une nouvelle plateforme de signalement, destinée à renforcer l’accompagnement des personnes concernées et le traitement des situations signalées, a été déployée en juin 2026 ».

      En février, le collectif Doctorant·es en lutte de l’IPGP avait lancé un sondage pour recenser les cas de violences sexistes et sexuelles dans l’établissement. Sur 39 répondants, une dizaine affirmait avoir déjà vécu une situation de violence.

      * Les prénoms ont été modifiés.

  • Thread by gabriel_zucman : En #Californie, le #référendum pour l’#imposition des #milliardaires aura bien lieu en novembre 2026
    https://threadreaderapp.com/thread/2070385860357308757.html

    J’ai une immense bonne nouvelle à vous annoncer : nous venons de remporter une victoire décisive face à Mark Zuckerberg et aux milliardaires de la Silicon Valley 🧵

    Avec mon collègue Emmanuel Saez, cela fait des années que nous travaillons avec la société civile californienne pour imposer les 200 milliardaires de la Silicon Valley comme Mark Zuckerberg ou Peter Thiel.

    Aujourd’hui, ils viennent de perdre une manche cruciale.
    Tout a commencé en juillet 2025, lorsque Donald Trump a promulgué la loi « One Big Beautiful Bill Act » : un ensemble de mesures budgétaires qui réduisait drastiquement le financement de Medicaid, le programme fédéral d’assurance maladie destiné aux Américains à faibles revenus.
    Pour compenser ces coupes budgétaires dévastatrices, le syndicat SEIU-UHW organise depuis 6 mois une récolte de signatures pour soumettre à referendum une taxe exceptionnelle de 5% sur les milliardaires de la Silicon Valley.

    Cet impôt sur les grandes fortunes pourrait rapporter près de 100 milliards de dollars.

    Pris de panique, les milliardaires ont tout fait pour bloquer la mesure. Tout.
    L’initiative devait d’abord récolter environ 1 million de signatures pour être soumise au referendum de novembre prochain.

    Qu’ont fait les milliardaires ces derniers mois ? Ils ont investi des sommes colossales pour empêcher le syndicat d’obtenir les signataires nécessaires.
    Ils ont dépensé des centaines de millions de dollars et utilisé tous les instruments à leur disposition. Selon certaines sources, ils seraient mêmes allés jusqu’à rémunérer des SDF (!!) pour saboter la mesure.

    Cela vous signale l’ampleur de leur fébrilité.
    À San Francisco, des SDF payés cinq dollars pour saboter le référendum sur la taxation des milliardaires

    https://www.lefigaro.fr/international/a-san-francisco-des-sdf-payes-cinq-dollars-pour-saboter-le-referendum-sur-l

    Mais toutes leurs manoeuvres ont piteusement échoué : le 18 juin, la proposition de loi a reçu suffisamment de signatures pour pouvoir figurer sur le bulletin de vote en novembre prochain.

    Les milliardaires ne se sont pas avoués vaincus pour autant et ont tout tenté jusqu’à la dernière minute pour faire retirer la mesure.

    https://www.nytimes.com/2026/06/18/us/california-billionaire-tax-ballot.html

    La date butoir était le 25 juin. Et ils ont pu compter sur le gouverneur de Californie Gavin Newsom qui a oeuvré en coulisses pour faire retirer la proposition et protéger les milliardaires jusqu’au bout.

    Malgré ces pressions politiques inacceptables, le syndicat a tenu bon. C’est désormais officiel et irréversible : les citoyens californiens voteront le 3 novembre prochain pour imposer les milliardaires de la Silicon Valley.

    https://www.theguardian.com/technology/2026/jun/25/california-billionaire-tax-ballot

    C’est une victoire d’étape absolument majeure. Maintenant, il reste quatre mois pour que les californiens votent en faveur de l’imposition de Mark Zuckerberg et des milliardaires californiens. 5 % d’impôt sur 200 individus, $100 milliards pour financer l’éducation et la santé pour des millions de californiens.

    Assez pour compenser les coupes prévues par le One Big Beautiful Bill Act
    Depuis 1982, la fortune des milliardaires californiens – les 0,0002 % les plus riches – a été multipliée par 30. Elle a augmenté de 144 % entre 2023 et 2025 seulement. Les milliardaires californiens possèdent désormais 2 300 milliards de dollars de richesse, soit l’équivalent de 50 % du PIB de la Californie et d’environ 10 % du PIB des États-Unis.
    On pourrait croire qu’une telle fortune se traduit par des impôts considérables. Or, ce n’est pas le cas. D’après une étude que nous venons de réaliser, les milliardaires californiens ne paient que 0,07 % de leur fortune en impôt sur le revenu chaque année en Californie, soit à peine 0,2 % des recettes fiscales totales de l’État.

    Ils versent une somme dérisoire à l’État qui les a enrichis. C’est comme s’ils vivaient dans une société parallèle.
    Par exemple, en 2019, 2020 et 2023, Sergei Brin et Larry Page (les fondateurs de Google) – respectivement deuxième et troisième personnes les plus riches du monde – n’ont déclaré aucun revenu et n’ont payé aucun impôt sur le revenu sur leur fortune issue d’Alphabet. Depuis 2019, leur fortune a augmenté de plus de 400 milliards de dollars.

    Sergei Brin dépense désormais des dizaines de millions de dollars contre le projet d’imposition des milliardaires.
    C’est cette extrême richesse qu’il s’agit de combattre. Car l’extrême richesse s’accompagne toujours d’un pouvoir extrême : le pouvoir d’étouffer la concurrence, de manipuler le débat public, d’influencer les politiques publiques et d’acheter les élections.
    Bien sûr, les milliardaires utiliseront ce pouvoir extrême pour influencer le referendum du 3 novembre : ils s’apprêtent à dépenser sans compter et à prédire mille catastrophes si jamais l’impôt de 5% était mis en place, à coup d’études frelatées et de menaces diverses et variées.

    Mais les forces démocratiques sont plus que jamais prêtes à leur faire face.
    Il y a fort à parier que le référendum californien va constituer un enjeu politique majeur, sans doute l’un des plus importants des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

    Si le « oui » l’emporte, l’impôt californien pourrait très vite faire des émules parmi d’autres Etats, comme celui de New York, de Washington, ou le Massachusetts.
    À terme, ce processus aurait toutes les chances de déboucher sur la création d’un impôt fédéral sur l’extrême richesse. C’est précisément ce qui s’est passé il y a plus d’un siècle avec l’impôt progressif sur le revenu, qui vit d’abord le jour au niveau des Etats, avant que le gouvernement fédéral n’embraye en 1913.
    Avec une coalition d’Etats suffisamment grande, ou mieux un impôt fédéral, il n’y aurait plus d’obstacle pour passer d’une imposition unique à une taxe annuelle sur les plus grandes fortunes, les citoyens Américains ne pouvant échapper à l’impôt en déménageant à l’étranger.
    En 1978 la Californie a été à la pointe de la révolte anti-impôt, en votant la célèbre « Proposition 13 » qui venait plafonner la taxe foncière, présage de la révolution conservatrice qui triompherait quelques années plus tard dans le reste des Etats-Unis.
    Un demi-siècle plus tard, l’histoire pourrait bien se répéter, mais à l’envers.

    C’est l’horizon de la justice fiscale mondiale qui se dessine désormais en Californie :

    Le vote du 3 novembre prochain pourrait bien marquer le coup d’envoi d’un mouvement global pour mettre un terme à l’impunité fiscale des ultra-riches.

  • Avec la chute en Bourse de Space X, la crainte d’une bulle IA ressurgit
    https://www.liberation.fr/economie/avec-la-chute-en-bourse-de-space-x-la-crainte-dune-bulle-ia-ressurgit-202

    Onze jours à peine après sa spectaculaire introduction sur les marchés, l’action de l’entreprise spatiale d’Elon Musk dégringole. Les valeurs de la tech sont également malmenées.

    L’éclatement de la bulle, ça pourrait faire comme une sorte de courant d’air salvateur ?

  • Une pétition contre les frais différenciés vient de paraître sur le site de l’assemblée nationale

    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/5865

    Le texte de la pétition :
    Pour la suppression du programme Bienvenue en France mettant en place des frais différenciés pour les étudiant·es extra-européen·nes
    Avatar Noe ANCELET
    05/05/2026
    Identifiant : N°5865

    La stratégie Bienvenue en France prétend renforcer l’attractivité internationale de la France en multipliant par 15 les frais d’inscription à l’université des étudiant·es non européen·nes. Si les exonérations étaient, depuis la mise en place de cette stratégie, la norme, le plan Choose France for higher Education entend y mettre fin. 2 895 € en licence et 3 941 € en master, c’est le prix que devront désormais payer les étudiant·es extracommunautaires pour étudier en France, contre 170 € et 243 € pour les autres. Les exonérations seraient limitées au cas par cas.

    Bienvenue en France porte atteinte au principe d’égal accès au service public. L’université française a historiquement garanti des frais d’inscription modestes à tou·tes ses étudiant·es, quelle que soit leur nationalité. Instaurer une tarification fondée sur l’origine nationale constitue une rupture profonde avec ce modèle. Des mécanismes de compensation « au cas par cas » ne sauraient y remédier dans des établissements déjà en sous-effectif administratif.

    Paradoxalement, ce programme qui veut renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français vient fragiliser la recherche et la francophonie. Les doctorant·es et chercheur·es étranger·ères sont aujourd’hui indispensables à la vitalité scientifique française. Plus du tiers de nos chercheur·euses sont étranger·es. Les précariser et compliquer leur accès aux études supérieures risque de les détourner vers d’autres destinations, affaiblissant durablement la place de la France et de la langue française dans la production académique mondiale.

    D’un point de vue économique, cette mesure apparaît également contestable. En 2022, Campus France établissait que les étudiant·es étranger·ères génèrent environ 1,3 milliard d’euros de retombées économiques annuelles pour la France. Le gain promis par le ministre — 250 millions d’euros à horizon deux à trois ans — est donc très inférieur au manque à gagner que cette politique risque d’entraîner. La mesure se justifie mal, y compris sur le plan budgétaire.

    On peut donc craindre que ce plan ne cherche avant tout à faire supporter aux étudiant·es étranger·ères le coût du sous-financement chronique des universités, plutôt qu’à engager une réflexion sérieuse sur les ressources de l’enseignement supérieur public. Il s’agit en réalité d’une mesure purement idéologique.

    Oui, les universités françaises sont sous-financées, et il est urgent d’y remédier. Mais pas en faisant peser cette responsabilité sur les étudiant·es étranger·ères, qui comptent déjà parmi les publics les plus précaires de l’enseignement supérieur, et en donnant des gages à l’extrême droite. Oui, la France peut et doit renforcer son attractivité internationale. Mais ces objectifs ne peuvent être atteints en instaurant des barrières financières discriminatoires, contraires à nos principes fondamentaux.
    Nous demandons la suppression du programme « Bienvenue en France » et l’abrogation des frais d’inscription différenciés. Parce que l’université française doit rester un bien commun ouvert à toutes et tous, parce que le savoir ne peut être conditionné à l’origine ou aux moyens financiers, et parce que renoncer à cette exigence reviendrait à affaiblir durablement nos valeurs, notre recherche et notre avenir.

    #ESR #université

    • https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/frais-dinscription-differencies-pour-les-etudiants-etrangers-non-a-luniversite-francaise-a-deux-vitesses-20260513_5VJJT462AVAXPDBPQDAS5N5XQU/?redirected=8800

      tribune
      Frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers : non à l’université française à deux vitesses

      Mardi 12 mai, étudiants, enseignants, syndicats étaient dans la rue pour demander au gouvernement le retrait d’une mesure inique qui veut faire payer plus cher les étudiants qui ne proviennent pas de l’UE. Un collectif d’associations et de syndicats demandent son retrait.

      Débourser jusqu’à 16 fois plus que son voisin du fait de sa nationalité ou ne pas accéder à l’université en France, voici la situation à laquelle les étudiants étrangers extracommunautaires vont devoir faire face dans quatre mois.

      Présentée comme une simple mesure budgétaire, la généralisation de ces frais différenciés s’inscrit, en réalité, dans une transformation plus profonde du modèle universitaire français, au mépris d’un des principes fondateurs de notre université : l’égalité des chances.

      2026, une année noire pour les étudiants extra-communautaires en France

      Les étudiants extracommunautaires comptent déjà parmi les plus exposés à la précarité.

      Quelle que soit leur situation de précarité, ils sont en grande majorité exclus de l’accès aux bourses sur critères sociaux proposées par les Crous du fait de leur nationalité. Avec une Loi de finances comprenant nombre de restrictions à leur encontre, entre suppression quasi systématique de leurs APL et doublement du prix du titre de séjour, l’année 2026 fait d’ores et déjà planer un climat inhospitalier en France pour ces étudiants. Beaucoup vivent à quelques euros près chaque mois, ils sont les premiers à devoir se salarier et à cumuler des emplois au détriment de leurs études.

      Dans ce contexte, forcer les universités à appliquer des frais d’inscription jusqu’à 16 fois plus élevés revient à instaurer une double peine. L’expérience de certains établissements ayant mis en oeuvre ces dispositifs en donne un premier aperçu : à Strasbourg, plusieurs dizaines d’étudiants ont été contraints d’interrompre leur cursus.

      Des exonérations réduites à néant
      Après le passage de ce décret, la possibilité laissée aux universités d’exonérer certains étudiants ne sera qu’un affichage de façade. Philippe Baptiste a annoncé réduire drastiquement ces possibilités d’exonérer à un plafond maximal de 10 % des étudiants extracommunautaires et basé sur des demandes individuelles. Au-delà de ce dangereux plafond maximal, cette individualisation des exonérations ne fera, en réalité, qu’exclure davantage celles et ceux qui n’ont ni les ressources administratives ni institutionnelles pour y accéder.

      Ces exonérations devront aussi se faire sur demande, mais avec quels moyens ? Dans un contexte de sous-financement chronique, les universités ne disposent ni des ressources humaines ni des capacités administratives pour absorber cette charge supplémentaire.

      Une incohérence politique majeure
      Cette réforme est en contradiction flagrante avec les ambitions affichées par la France.

      Comment prétendre renforcer notre attractivité internationale tout en érigeant des barrières financières à l’entrée de nos universités ?

      Les faits sont pourtant clairs.

      Aujourd’hui, près de la moitié des doctorants en sciences et techniques en France sont étrangers. Pourtant, ces mesures duplices – entendant exonérer les doctorants mais rendre inaccessible les masters et les licences – visent à profiter du fruit du travail de ces derniers en leur ayant retiré les moyens d’accéder auparavant aux études qui y conduisent.

      Aujourd’hui, l’agence de l’Etat Campus France l’a montré, contrairement aux discours souvent répétés de la bouche des extrêmes droites plaçant une cible dans le dos de ces jeunes, les étudiants étrangers contribuent à l’économie française bien plus qu’ils ne « coûtent » à la collectivité.

      Aujourd’hui, bien au-delà de cet apport qui ne devrait pas avoir besoin d’être souligné, ils participent à la vitalité et au rayonnement intellectuel, interculturel et scientifique du pays : autant d’éléments qui ne sauraient être réduits à une logique comptable ou de classements internationaux.

      Aujourd’hui, rompre avec l’universalité de l’accès à l’enseignement supérieur public serait un danger pour demain.

      Un changement de modèle imposé
      Depuis 2019, une large majorité d’universités ont refusé d’appliquer les frais différenciés, conscientes de leurs lourdes conséquences sur l’accès aux études. Face à cette résistance, le gouvernement choisit aujourd’hui de leur forcer la main, ne laissant aux établissements que la responsabilité d’arbitrer, au cas par cas, des exonérations en nombre contraint.

      Au-delà de ses effets immédiats, cette réforme marque un basculement : celui d’un enseignement supérieur conçu comme un bien public financé par l’Etat auquel chacun peut accéder vers un modèle financé par les étudiants eux-mêmes.

      Une mesure xénophobe et discriminante
      Derrière les discours sur « l’attractivité » se dessine une réalité plus brutale : l’instauration d’un tri social et d’une préférence nationale à l’entrée de l’université. Le message implicite de ce nouveau plan « Choose France » devient limpide : « Choisissez la France… si vous en avez les moyens. »

      Là où les précédentes mesures attaquaient la dignité des conditions de vie des étudiants extracommunautaires, cette mesure sonnerait définitivement le glas de l’universalité d’accès à l’enseignement supérieur et celui d’universités françaises ouvertes sur le monde.

      Un faux remède budgétaire
      Enfin, il faut le dire clairement : cette réforme constitue une réponse ni souhaitable ni crédible au sous-financement de l’enseignement supérieur. Les recettes attendues restent marginales au regard des besoins réels. Compenser le manque d’investissement étatique en se servant dans le portefeuille d’étudiants déjà précarisés, est un non-sens. Cet aveu de désengagement financier de l’Etat est une première faille vers la fin de la modicité pourtant constitutionnelle des frais d’inscription à l’Université pour toutes et tous.

      Il faut poursuivre la mobilisation de ce mardi 12 mai, quand étudiants, enseignants, enseignants-chercheurs, personnels, syndicats, associations sont descendus dans la rue pour demander le retrait immédiat de ces mesures.

      Refusons que les étudiants extra-communautaires deviennent la variable d’ajustement budgétaire d’un système fragilisé.

      Refusons un modèle d’enseignement supérieur faisant la promotion de l’exclusion basée sur la nationalité et celle de la sélection basée sur l’argent.

      Signataires :

      Cécile Duflot Directrice générale d’Oxfam France Vincent Beaugrand Directeur général de France terre d’asile Suzanne Nijdam Présidente de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) Boris Gralak Secrétaire général Syndicat national de la recherche scientifique (SNCS-FSU) Anger Pascal Secrétaire national - secteur ESR Syndicat national de l’éducation physique (Snep-FSU) Saint-James Virginie Cosecrétaire générale Sup’Recherche-Unsa Alichérif Ben Co-secrétaire général Kevin Le Tétour Co-secrétaire fédéral SUD Education Patrick Boumier Co-secrétaire général Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS-CGT) Claudia Gallina-Muller Co-secrétaire général Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS-CGT) Manon Moret Secrétaire générale Union nationale des étudiants de France - Unef Michel Bertrand Co-porte-parole CGT Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) Alain Halère Secrétaire général Syndicat national des personnels titulaires et contractuels de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture (SNPTES-Unsa) Emmanuel de Lescure Secrétaire général Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP-FSU), Claire Vigneau Secrétaire générale Fédération syndicale étudiante - FSE Yoann Vigner Co-secrétaire général Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap-FSU), Kayode Damala Président des étudiants musulmans de France - EMF Armel Cloarec Co-secrétaire fédéral Solidaires Etudiant-e-s Lucie Clamens Co-secrétaire fédérale Solidaires Etudiant·e·s Trystan Dupont-Dupart Co-secrétaire fédéral Solidaires Etudiant·e·s, Alice Vaude Secrétaire nationale Organisation de solidarité Trans - OST Romain Katambara Président Ka Ubuntu Catherine Nave-Bekhti Secrétaire générale fédération CFDT Education formation recherche publique Dominique Chassagne Secrétaire général syndicat A et I Unsa (personnels administratifs C-B et A de l’Aenes) Julie Robert Co-secrétaire générale Syndicat national de l’administration scolaire, universitaire et des bibliothèques (Snasub-FSU), Dominique Sopo Président SOS Racisme Cyrielle Chatelain Présidente du groupe Ecologistes, députée, Danielle Simonnet Députée, Nathalie Tehio Présidente Ligue des droits de l’homme (LDH).

  • « Gens du voyage » n’est pas une race. Anatomie d’un alibi | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi


    #racisme

    Et pour l’apprécier il existe un moyen de mesurer l’effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l’audience, l’avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C’est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d’accueil. Pour elle, une caravane n’est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » qui est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s’installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n’est pas un statut qu’on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C’est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

  • Ces #chasses en #Sologne qui saignent la #faune_sauvage
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/24/ces-chasses-en-sologne-qui-saignent-la-faune-sauvage_6682993_3244.html

    Le tribunal judiciaire d’Orléans a dû vite se rendre à l’évidence : la mini-audience correctionnelle initialement programmée l’après-midi du 5 mars et destinée à statuer sur le sort de six prévenus, dont le milliardaire Olivier Bouygues, tous convoqués pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée », ne convenait plus. Il fallait prévoir du temps, beaucoup plus de temps.

    D’habitude, c’est vrai, les #délits_environnementaux ne fascinent guère les prétoires, et les décisions tombent à la chaîne, sans grands effets de manches. Mais cette fois-ci, un tout autre scénario se profilait, et un indice a fini par chambouler le calendrier de la justice : le nombre élevé de parties civiles. A l’heure actuelle, seize se sont déjà déclarées, et d’autres pourraient encore se manifester. Ce foisonnement a été mis en avant par la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, pour justifier le report du procès pénal aux 7 et 8 septembre. Deux jours pleins. Ainsi, chacun pourra s’exprimer dans de bonnes conditions, a-t-elle fait savoir.

    Les débats devraient pourtant se révéler houleux, car derrière ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Bouygues » règne une atmosphère de lutte des classes. Les petits contre les gros, les pauvres contre les riches, David contre Goliath, en somme. S’y ajoute aussi un parfum de #lutte_des_chasses entre porteurs de fusils respectueux de la législation et ceux qui enfreindraient les règles, ternissant davantage l’image d’un loisir de plus en plus contesté.

    Ce combat #cynégétique, la Fédération départementale des chasseurs du Loiret a décidé de le mener ouvertement en se constituant partie civile au procès, une décision prise à l’unanimité de ses adhérents. Et tant pis si son nom détonne sur la « liste des seize », monopolisée jusqu’à maintenant par les défenseurs du bien-être animal, représentés soit par des organisations non gouvernementales locales, soit par des structures nationales comme One Voice ou la Ligue pour la protection des oiseaux (#LPO), prêtes à affronter le #milliardaire.

    • Citer quelques noms de propriétaires revient à feuilleter le Who’s Who. Se côtoient ainsi les frères Alain et Gérard Wertheimer, principaux actionnaires de Chanel ; Benjamin Tranchant, président du groupe des cercles de jeux hérités de son père ; le coiffeur Franck Provost ; Olivier Bertrand, dont l’entreprise de restauration fédère entre autres les enseignes Lipp, Hippopotamus et La Coupole ; Philippe Donnet, PDG de l’assureur Generali, ainsi que les frères Martin et Olivier Bouygues, coactionnaires du groupe (BTP, médias, télécoms) du même nom.

    • Chasse en Sologne : aristocratie et grands patrons se partagent la forêt
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-territoriaux/chasse-en-sologne-aristocratie-et-grands-patrons-se-partagent-la-foret-6

      La crise économique dans les années 80-90 touche la grande #aristocratie de #Sologne et la pousse à se séparer de certaines parcelles. Valéry Giscard d’Estaing rajoute à cela, quelques années auparavant, la suppression des autorisations de défiscalisation des activités de chasse. Les grands propriétaires d’alors avaient donc licencié une partie de leur personnel de maison. Les propriétés s’étaient quelque peu morcelées. Mais, à nouveau, la Sologne retrouve des grands propriétaires terriens et les grands domaines se reconstituent.

      Bertrand Sajaloli en décrit les grandes étapes : "(...) parce que dès lors que la défiscalisation des frais de chasse est impossible, il y a une espèce de difficulté économique des aristocrates solognots. Et petit à petit, ce sont les #patrons du #CAC_40, ces grands capitaines d’industrie qui vont petit à petit prendre possession et transformer véritablement la Sologne en une métropole de #loisir de l’agglomération parisienne".

      [...]
      Le maître de conférences explique les raisons de cet enfermement des domaines : "la loi Chasse - dès lors que la propriété est totalement close, que le grillage va à 50 centimètres à l’intérieur du sol et dépasse deux mètres vingt - permet de déroger au calendrier de la chasse. Et dès lors que l’on chasse toute l’année, on peut importer du gibier. Il y a des milliers de sangliers ou de cervidés qui vont venir, en particulier des Balkans. Et organiser, quand on le veut, des parties de chasse absolument extraordinaires. Il y a souvent des tableaux de chasse de 250 à 300 cochons qui vont être abattus et des dizaines de cervidés", Bertrand Sajaloli précise même que "l’OFD, l’Office français de biodiversité, n’a pas le droit de rentrer dans les propriétés. C’est-à-dire qu’il y a absolument aucun contrôle".

      #forêt

  • Travailler en Chine, 2026 : vue d’ensemble depuis le bas

    Intelligence artificielle, stages forcés, décès dus au surmenage, ouvriers agricoles âgés dans les champs. Un voyage à travers les conditions de travail en Chine à partir de sources chinoises

    Au cours du dernier mois, la chaîne militante LaborInfo a publié une série d’articles sur les conditions de travail en Chine, provenant de sources très diverses. On y trouve des enquêtes du Qilu Evening News et du China Youth Daily, des reportages de CBN/Yicai et de LatePost, des analyses de Huxiu, des données du Beijing Youth Daily, un documentaire en plusieurs épisodes de la chaîne Jidian et une analyse du China Workers’ Liberation Daily, un journal d’orientation marxiste. Pris individuellement, chacun de ces articles raconte un fragment spécifique du monde du travail chinois. Lus ensemble, ils composent un tableau plus large et plus cohérent que leur hétérogénéité ne le laisserait supposer, car ils convergent tous vers une réalité structurelle qui traverse différents secteurs, générations et zones géographiques du pays, du village agricole du Yunnan au bureau high-tech de Shenzhen, de l’institut professionnel du Henan au plateau de tournage de Hengdian. Il s’agit de la vulnérabilité structurelle des travailleurs chinois face à n’importe quel interlocuteur, qu’il s’agisse d’une entreprise privée, d’une plateforme numérique, d’un établissement scolaire ou d’un donneur d’ordre agricole.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/24/travailler-en-chine-2026-vue-densemble-depuis-

    #chine

  • Montpellier : la mairie fait appel contre deux militants pro-Palestiniens après une action symbolique - Le Poing
    https://lepoing.net/montpellier-la-mairie-fait-appel-contre-deux-militants-pro-palestiniens-apr

    Sans débat ni vote en conseil municipal, la Ville de Montpellier a décidé de faire appel dans l’affaire des militants de BDS jugés en décembre 2024 pour une action symbolique à la maison des relations internationales. Un énième épisode judiciaire qui illustre une nouvelle fois la position politique de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, sur le génocide en cours en Palestine

    La décision est passée relativement inaperçue. Dans les synthèses des décisions du conseil municipal du 14 avril, la Ville de Montpellier acte son intention d’ester en justice devant la chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Montpellier. En cause : l’affaire des dégradations commises en juin 2024 à la Maison des relations internationales par deux militants pro-palestiniens. Le procès en appel est fixé au 12 juin prochain.
    Une affaire déjà jugée en décembre 2024

    Le 11 décembre 2024, un jeune militant de la campagne BDS Montpellier et José-Luis Moraguès, co-fondateur de l’antenne Montpelliéraine de la campagne BDS, comparaissaient pour avoir versé de la gouache rouge sur une plaque de jumelage avec la ville israélienne de Tibériade et sur un drapeau américain, mis en berne pour l’occasion.

    À l’issue de l’audience, le tribunal correctionnel avait relaxé l’un des prévenus et condamné le second à une amende de 150 euros avec sursis, ainsi qu’au remboursement du drapeau (30 euros). La Ville de Montpellier, qui réclamait plusieurs milliers d’euros de préjudice, avait été déboutée de ses demandes.

    Delafosse persiste dans son soutien à l’État d’Israël

    L’appel ne vient pas seulement d’un des prévenus, mais aussi du parquet. La délibération municipale entérine désormais la participation de la Ville à cette nouvelle procédure. Un choix politique assumé dans la continuité de la ligne portée par le maire “socialiste” Michael Delafosse, lequel avait déclaré qu“il est mensonger de parler d’apartheid Israélien […] Tant que je serai maire, je serai aux côtés de Tibériade [ville israélienne jumelée avec Montpellier, ndlr]. L’édile s’était également illustré en mars 2025 en signant une tribune demandant l’interdiction de la critique du sionisme, sorte d’ouverture de la fenêtre d’Overton, qui a récemment débouché sur la proposition de loi Yadan, rejetée à l’assemblée.

    Et au-delà du fond, la forme interroge. Cette décision d’ester en justice ne fait pas l’objet d’un vote du conseil municipal. Elle relève des délégations accordées au maire, qui peut engager la collectivité en justice sans débat public. Une disposition légale qui évite sans doute au maie d’avoir à débattre une énième fois en Conseil municipal de la situation à Gaza avec son opposition de la France Insoumise…

  • Résister pour exister
    Au lendemain du 7 octobre 2023, des Palestiniens en exil fondent Urgence Palestine à Paris. En avril 2025, le gouvernement français menace de dissoudre le collectif alors que l’offensive sur Rafah intensifie le génocide à Gaza. Portrait d’une année de résistance collective.
    Un film documentaire indépendant de Yacine Helali

    https://resisterexister.org

    #palestine #dissolution #resistance #liberté_expression

  • Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
    Aurelien Bigo, bon pote

    Autonomie et recharge, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux et sociaux, durée de vie, prix… les véhicules électriques et en particulier leurs batteries soulèvent de nombreuses questions, avec parfois leur lot d’idées reçues et de désinformation.

    Ces questionnements sont au cœur de la transition des transports, car l’électrification est un levier majeur de décarbonation des transports, en particulier pour les transports routiers où les véhicules électriques sont amenés à dominer à l’avenir. C’est le cas aussi bien pour les voitures, que pour les véhicules plus légers (deux-roues motorisés, vélos à assistance électrique…) ou les véhicules lourds (bus et cars, poids lourds).

    Il est ainsi nécessaire de décrypter ces principales questions en lien avec les batteries, qui se retrouvent au cœur d’enjeux sociétaux, économiques, géopolitiques, de durabilité ou encore d’usages des mobilités.

    L’objectif de cet article est ainsi de répondre en 12 points aux interrogations qui reviennent le plus souvent dans les conversations ou débats publics sur ces enjeux, et de compiler de manière accessible l’état des connaissances sur les batteries de véhicules électriques à ce jour.

    https://bonpote.com/tout-savoir-sur-les-batteries-des-vehicules-electriques

  • l’extrême droite qui défend « la liberté académique »... c’est flippant. Comment vont-ils gérer le fait que la liberté académique implique le respect de la loi et de l’intégrité scientifique. ils vont sans doute en donner une nouvelle définition... :(

    « L’Association pour la défense des libertés académiques (ADLA), annoncée en février 2026 par l’Institut Thomas More et le Laboratoire d’analyse des idéologies contemporaines, vise à soutenir les membres de la communauté éducative et universitaire victimes de discriminations idéologiques ou de harcèlement. Elle se concentre sur la protection de la liberté de pensée et de recherche. »

    https://www.instagram.com/p/DVLQxqGDZvc

    https://fr.linkedin.com/posts/aymeric-de-lamotte-19572a71_cr%C3%A9ation-de-lassociation-pour-la-d%C3%

    #ESR #Extreme-Droite #liberté-académique