RastaPopoulos

Développeur non-durable.

  • Notre-Dame-des-Landes, la reconquête ... d’un État normatif et productif sur une zad qui, tant qu’elle luttait, a été une zone libre.

    C’est compliqué de regarder ce documentaire de Thibault Férié qui accompagne trois habitant-e-s, ex zadistes, dans le processus de normalisation qui leur est imposé pour, en même temps, selon d’où on regarde, qu’iels puissent rester chez elleux, qu’iels rentrent dans le cadre de la loi, ou qu’iels abandonnent l’utopie d’une zone hors normes capitalistes.
    Peut-être inventerons-nous un jour le mot de capitaler : capituler devant le rouleau compresseur d’une binarité sordide « la guerre ou le profit », parce les circonstances, euphémisme qui englobe tant de non dits et non vus ici, ont fait qu’aucun autre choix ne semblait possible.

    En vrai, je n’ai pas envie de condamner. Quand tu t’es autant battu pour une zone, que tu es passé-e du statut de squatteur-ice à l’habitus d’occupant-e, que tu te manges une double guerre dans la gueule (beaucoup trop édulcorée ici), que voisins et soutiens disparaissent (parfois à cause de tes choix) pour que ne restent que les plus mâlins, il est assez logique, sans doute, qu’en fin tu te retrouves à endosser la carapace souriante de l’habitant-e qui sait si bien accueillir une préfète rêvant des dorures de la retraite « bien méritée » (et médaillée : https://seenthis.net/messages/752355)

    Mais quand même... je sais pas si beaucoup de gens, devant ce document, se rendent compte de l’abyssale chute entre la minute 55 et la minute 56. Et je doute que ce soit possible. De toute façon, je crois qu’aucun documentaire ne peut donner la compréhension de la diversité qui a été massacrée pour compenser l’abandon du projet d’aéroport il y a un an... De la multiplicité des responsabilités... Et de l’ignominie qui consiste à venir parler de vente de miel de Notre-Dame-des-Landes qui aura un succès fou !
    La vente de fiel...

    Combien sont tombé-e-s à Notre-Dame-des-Landes ? Combien d’histoires racontées pour combien de vérités masquées ? Combien de fausses promesses ? Combien d’amitiés trahies ? Et combien d’éthiques reniées au nom d’une injonction à la camaraderie ? Combien de couteau dans le dos et de poings dans la gueule ? Combien de blessé-e-s de l’orgueil et de mutilé-e-s à vie ? Combien d’aménagements et de déménagements ? Combien d’exclusions, de démissions et de dépressions ?
    Combien de cabanes-vies détruites ?
    Combien de silences et de silenciations ?
    Combien, surtout, de bonnes intentions devenues chair à canons de laideur ?
    Tout ça à cause de la peur, de la terreur imposées par un État mauvais joueur.

    Franchement, je ne sais toujours pas quelle solution était possible à part faire le choix volontaire d’un sacrifice. Et je ne sais toujours pas quoi penser de ce qu’il « valait mieux » sacrifier, tant ce choix ne peut qu’être intime, ni comment panser les inéluctables blessures. Et du coup, pour tou-te-s, le deuil est très long et beaucoup de plaies sont encore à vif...

    Pour le doc, d’une heure et quelques minutes, c’est par là : https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/emissions/qui-sommes-nous-1/documentaire-notre-dame-landes-reconquete-inedit-160298
    lien direct : https://www.france.tv/documentaires/societe/859935-notre-dame-des-landes-la-reconquete.html

    Le documentaire revient sur l’histoire de la « reconquête » des terres de Notre-Dame-des-Landes, une réserve foncière rendue disponible par l’abandon du projet d’aéroport, après des années de lutte. Thibault Férié décrit cette aventure humaine et politique qui met aux prises les zadistes, les agriculteurs traditionnels et l’État, porteurs de projets différents quant à l’avenir de ces terres. Des dissensions qui demeurent, bien après la décision du gouvernement d’abandonner la création de l’aéroport, et interrogent sur la légitimité des uns et des autres dans la mise en place de ces projets.

    Si, comme à moi, ça te laisse un goût de gâchis trop dur à digérer, et si tu ne l’as pas déjà vu, je te conseille le magnifique contre-point-de-vue de La Piraterie à Roulettes, autour la zone sacrifiée à l’Est :
    "Nous, Zadistes Radicaux" : https://youtu.be/k_x6_usci70


    (ou https://seenthis.net/messages/663794 si les nouvelles normes de youtube le font disparaitre)
    Et si tu veux pré-savoir, il se pourrait que de cette zone sacrifiée poussent, bientôt, des graines d’une insolente résilience, où un certain Gilles Clément sème enseignement à tous vents... mais ceci est une autre histoire ;)

    #zad #NDDL : #VINCI dégage : #résilience & #sabordage !

    • Magique : La Piraterie a Roulette vient justement d’écrire un mot de ressenti sur ce qu’il reste de la zad (Est) et des zadistes qui y vivaient : https://www.facebook.com/PiraterieaRoulettes/posts/2043150375771476

      19janvier 2019 - Que reste il de l’EST de la ZAD NDDL ?

      La zone Est, vous savez la ou on vivaient paisiblement, sans eau courante et électricité, avec des poêles a bois, des bougies, des jardins permacoles et PLEIN d’instruments de musiques.

      Depuis que je suis partie, je ne suis revenu que 3 fois en coup de vent ici, sur ces lieux ou j’ai vécu tant de moments si beau, si tragique, si intense..
      Je n’ai pas l’énergie d’y rester plus longtemps. Trop de mélancolie m’envahie a chaque fois…

      Et pourtant il en reste des Zadistes ! Je parles des Zadistes de l’Est, celleux qui n’ont jamais voulu négocier avec l’états, celleux qui disaient dès le début que toute forme de négo serait foireuse. Celleux qui était si peu nombreux et si peu écouté, celleux qui avait pourtant raison.
      Ils et elles, ont sans doute souffert plus que tous.
      Je ne sais pas comment ils/elles font pour surmonter tous ça :
      –toutes la zad qui se divise en 2
      –la pression mentale intérieurs avant expulsion : réunion infinissable, milices armé, personnes tabassé par X.
      –la pression mentale de l’états, avec les hélicoptères, les drones, les journalistes, les indiques, les barrages routiers..
      –les départs de tout leurs amis qui ne tiennent pas
      –les mensonges médiatiques, provoquant des tonnes de légendes débiles sur la zad et ses habitant(e)s
      –les expu : (ultra)violences policière, les lacrymos, les gens blessé qui pissent le sang, les centaines de gens qui viennent aider mais qui ne connaissent pas les lieux et a qui il faut tout expliquer, la promiscuité et le stress intense jours et nuit.
      –les destructions des cabanes, une par une, a coup de bulle d’oser, puis ils & elles les reconstruisent, puis redestruction X fois, de suite..

      Et maintenant que reste des Zadistes de L’Est et de leurs magie ?
      Quelques personnes, si belles, si fortes, si abimées, traumatisés, et pourtant si pure. Incorruptible pour toujours. Ils/elles sont toujours la.. reconstruisant une ou deux cabanes par ci par la .. sans trop d’espoir.. et a demis mots, ils t’avoueront qu’aujourd’hui ils vivent dans le passé, dans les relans des plus beaux moment de leurs vie, qui se sont passé ici il y a quelque mois/années.

      Peut être qui si vous passez a la cabanes sur l’eau un soir, le temps d’un morceaux de flute ou d’harmonica et de guitare, vous oublierez avec eux que tout ça c’est du passé, vous resentirer fébrilement cette « esprit de la zad de l’est »
      Peut être qu’en traversant le lac au crépuscule, en observant le claire de lune, vous oublierez que que la page c’est déjà brutalement tourné.
      Peut être qu’en s’éloignant doucement sur l’eau, d’une cabane d’argile flottante, vous penserez « quand l’ame agit, c’est la magie » tout en écoutant le bruit de la pagaie qui plonge dans l’eau paisible.

      Et en reprenant votre route vous ressentirez ce pincement au coeur en pensant a vos amis qui on temps souffert ces dernier mois, vous ressentirez comme un élan d’espoir presque de la motivation a venir tout reconstruire, et puis très vite, non. Trop dure. trop dure de revenir la, ou on a vécu 3 ans dans une utopie totale et éphemere. Trop dure quand on connaissait la zad d’avant. Trop dure pour moi.. Pas envie de vivre dans le passer… Mais pourquoi ne pas allez dans d’autres Zads ? Dans d’autre lieux alternatifs et/ou militants ?

      Et puis arrivez a Babylone, vous essayé d’écrire un texte pour expliquer ce qui se passe. Mais au final vous ne comprenez pas vous meme. Vous essayez d’exprimer un ressenti très étranges, un ressenti de schizophrène .. au final très peu de gens comprendrons, mais c’est pas grave, il fallait juste l’écrire, il fallait juste l’exprimer.

      Le documentaire sur la ZAD Est avant les expulsions
      clique ici : https://youtu.be/k_x6_usci70


      TOUTES les cabanes de cette vidéo on été DÉTRUITES
      Seule la bellich est encore la (dans un sale état) et la cabane sur l’eau, reconstruite & habitée.

    • Et tant que je parle de la magie de l’Est, alors que j’avais prévu une soirée du 31 décembre seule pour bien goûter mon dégoût de 2018, un lutin de l’Est, anarchitecte merveilleux, a poussé la porte de ma retraite et on a passé la soirée à parler. Et malgré toute notre tristesse, c’était bon de partager... Merci infiniment à lui de m’avoir évité de sombrer un peu plus La photo de sa dernière cabane, à La Grée, sera le phare de la série #Sombra
      https://www.flickr.com/photos/valkphotos/42613042091

      Flickr

    • Autre détail chargé de symbole pour moi : c’est la même Amalia du documentaire qu’on voit sur cette photo : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/24882689137

      Flickr

      Beaucoup y ont vu le symbole de la victoire, ce qu’elle est, factuellement, en train de vivre et de personnifier.
      Mais au moment même de prendre cette photo, j’ai eut une vision, limpide : celle de la descente de la croix de Notre-Dame-des-Luttes. Celle de la fin de la vie et du début du mythe.
      Il est d’autant plus troublant que ce soit elle qui parle des histoires qu’on raconte...

      // edit : et en fait, @vanderling c’est pas à la levée de fond que je fais référence quand je parle de résilience car celle-ci s’accompagne souvent d’une invisibilisation de ce qu’a entrainé le nettoyage de la #D281 par le mouvement et le massacre de la diversité par les manigances directes ou indirectes de l’État, ainsi qu’on le voit résumé en 2 tweets ici : https://twitter.com/NONago_NDDL/status/1086610984670818304

    • Je rajoute aussi l’analyse du documentaire par Sid :

      « LA RECONQUETE » ou plus objectivement « LA CHUTE »

      un documentaire non documenté qui n’a que la prétention de suivre les signataires, celles et ceux qui ont fait le pari irresponsable de faire rentrer l’état dans leur vie.

      On y voit des gens qui avalent des couleuvres et reculent pas à pas sur l’imaginaire qui les a amené à venir sur la ZAD.
      C’est la lâcheté face aux pressions du pouvoir institutionnel qui y est montré, face à la peur de tout perdre, face aux arrangements de boutiquiers. Inutile de chercher à voir ce que vous ne verrez pas, des parallèles édifiant entre des gens blessés, des cabanes détruites, des gens qui luttent de leurs corps et des gens qui signent..

      Nous n’aurons pas la fin, mais nous l’imaginons.
      Pour les quelques uns ou unes qui sortiront leur épingle du jeux, ce sera normes sanitaires abusives, factures, puçage, taxes.
      Ce sera une vie qui s’écrira sur le capital sympathie d’année de lutte dont beaucoup savent que ce qu’il en reste, même en aventure « collective », sera loin des espoirs passés, loin de marcher sur la tête des rois, loin de représenter celles et ceux qui en première ligne ont rendu ce territoire insaisissable, mystérieux et formidablement bancal !

      Ils seront nombreux les discours pour nettoyer cette trahison sous un verni prétendument radical. A l’image du fond de dotation pour le rachat des terres que l’on nous présente poétiquement comme un outil du capitalisme transformé en outil du commun, ou encore les cagettes déter qui alimentent ponctuellement piquet de grève et squat de migrants, mais surtout cette aventure collective qui n’est en fait qu’une gentrification d’espace pour des intérêt affinitaire. Malheureusement il n’y aura pas assez de verni pour embellir vos choix.
      Nous ne doutons pas que ce soit de bonne volonté que la plupart de celles et ceux qui restent croient en ce qu’ils font, en leurs choix... mais l’enfer est pavé de bonnes intentions

      Dans un lapsus presque visionnaire A. dit en ces termes :
      « il y a les histoires que l’on raconte à la préfecture, et celle que l’on se raconte ».
      Dommage, car malheureusement il y a des gens qui croient en vos histoires, et on ne bâtit pas l’espoir sur des mensonges.

      Troubadour, il vient de finir par déménager lui aussi, avec sa compagne et leurs enfants natifs de la zad, devant l’impossibilité de rester vivre sur place en ayant une parole critique. On peut retrouver sa plume musicale par là : https://www.youtube.com/watch?v=IvnS0quhvdc&list=PL2HkwbjYho_WesMrRwFiMXJMu8ruL4QiQ

    • Le documentaire « La reconquête » m’a quand même intéressé malgré qu’il ne parle que de quelques zadistes.
      J’ai pas mis les pieds là-bas depuis bien longtemps et quand j’y suis allé c’était bien avant que la guerre éclate. Je me souviens d’avoir débarqué à l’improviste dans la ZAD, un jour comme ça, pour voir. C’était bien avant les grosses offensives de la bleuzaille sur la zone.
      En voyant quelques indices au bord de la route, je me suis engagé dans un chemin agricole pour tomber à l’entrée d’un bois (je ne sais plus lequel) Je laisse ma caisse au bord d’un champs et je continue à pieds. Je tombe sur un petit groupe de zadiste entrain de ripailler autour d’un copieux plat de fruits de mer et quelques bouteilles de muscadet. Assez surpris de me voir et après quelques questions ils me propose de partager leur festin et je fais le tour du propriétaire avec un des gars qui est dans le documentaire. « Jojo » le gars avec un chapeau de paille qui est avec la préfète lors de la visite chez Amalia et son copain. Il m’explique la lutte, la construction de sa cabane qui a été détruite ensuite … Ensuite j’y suis retourné 3 ou 4 fois pour quelques fêtes uniquement, jamais pour me fritter avec les flics.
      Un article de Nicolas de la Casinière pour Reporterre.net
      Les Zadistes veulent acheter les terres de Notre-Dame-des-Landes.
      https://reporterre.net/Les-zadistes-veulent-acheter-les-terres-de-Notre-Dame-des-Landes

      La levée de fonds pour la propriété collective est surement plein de bonnes intentions mais je ne comprends pas trop l’intérêt d’être propriétaire de son squat ?
      @val_k
      #propriété_privée


  • Sylvain Cypel démonte l’idée de Jean-Pierre Filiu selon laquelle il aurait existé un sionisme des origines humaniste et non raciste.

    Benyamin Nétanyahou. Fin ou accomplissement du rêve sioniste ?
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/benyamin-netanyahou-fin-ou-accomplissement-du-reve-sioniste,2856

    Lorsque Filiu, en clôture de l’ouvrage, juge que « la rupture [de Nétanyahou] avec les pères fondateurs est historique », et lorsqu’il conseille « d’oser l’espoir et de renouer avec l’esprit des pionniers sionistes », il octroie au sionisme des fondateurs une attitude qu’il idéalise. Car non seulement le sionisme s’est bâti sur deux piliers : l’un dit « socialiste » et l’autre nationaliste, mais les deux ont, de tout temps, fonctionné autant dans le conflit que dans l’alliance. De fait, l’ethnicisme leur était, à tous deux, constitutif, comme l’a magistralement montré Zeev Sternhell dans Aux origines d’Israël. Entre nationalisme et socialisme (Fayard, 1996).

    Ce n’est pas le sionisme révisionniste qui a tenu le premier rôle dans la Nakba palestinienne (même s’il y a amplement participé), mais bien le sionisme qui se disait socialiste. C’est ce même sionisme socialiste qui dès la naissance d’Israël a repris dans son code législatif les « internements administratifs », mis en place par les autorités britanniques durant le mandat, cette possibilité d’emprisonner quiconque sans motif ni limite dans le temps et auxquels les Palestiniens sont soumis jusqu’à ce jour. C’est le sionisme travailliste qui, à la tête du Fonds national juif, a inscrit dans ses règlements l’interdiction de la vente de terre à des non-juifs — en d’autres termes l’impossibilité pour des citoyens palestiniens d’Israël d’acquérir des terres. La liste est longue des discriminations ethniques qu’Israël a imposées à sa minorité palestinienne restée vivre dans ses frontières dès les premières années de son existence, lorsque le sionisme travailliste dominait. Enfin, c’est sous le sionisme socialiste, dans les années 1960, que fut théorisée la légitimité de la « guerre préventive », contraire aux principes du droit international, que revendiquera Israël pour lancer la guerre dite « des Six-Jours » en juin 1967 (et en de multiples autres occasions). Bref, « l’esprit des pionniers » était moins reluisant que ne l’affirme Jean-Pierre Filiu. Et dans ses actes, Nétanyahou n’est pas toujours en rupture ; il est aussi, souvent, le continuateur de la geste sioniste, en plus exacerbée.

    Mon Dieu, on est 2019, et Filiu en est encore à ce genre d’élucubrations sur le gentil sionisme « socialiste » des origines…


  • On ne parle pas assez de la charge mentale des procrastineureuses… :p
    Quand tu fais partie des gens qui dès qu’illes essayent d’entreprendre quelque chose, il y a toujours une autre idée qui vient, un mot dans une phrase qui fait penser à une chose à chercher, à écouter.

    Hier soir, je m’apprêtais à avancer sur un truc informatique. Mais dans mon clients emails, j’ai aussi des flux dont Seenthis, et celui-ci avait en regard un nombre de plusieurs dizaines d’éléments non lus. Je me mets donc à éplucher rapidement les titres postés dans l’aprèm, et ouvrir dans des onglets les choses que j’aimerais lire plus en détail. Évidemment, et comment souvent sur seenthis, ce sont des articles assez longs.

    Dans le lot, il y a celui ci
    https://tempspresents.com/2018/06/15/je-ne-fais-que-poser-des-questions-la-crise-epistemologique-le-doute-
    épinglé ici
    https://seenthis.net/messages/752820
    que je me mets à lire en entier.

    Au milieu je finis par en lire un autre parce qu’il est en lien sur le côté :
    https://tempspresents.com/2019/01/08/de-la-militance-antifasciste-a-la-violence-politique-contre-le-front-

    Puis je reprends la fin de la lecture. À l’intérieur se trouvent des articles en anglais sur la partie scientifique de Chomsky, que j’ouvre du coup aussi. Notamment celui là que je commence à lire :
    https://aeon.co/essays/why-language-is-not-everything-that-noam-chomsky-said-it-is

    Entretemps, je reçois une notification d’un groupe que j’aime beaucoup sur un réseau bleu, pour me dire qu’il y a un nouveau concert en février. Du coup, j’ouvre leur site et je me mets à écouter leur album en entier. J’ai fait un seen sur eux ce matin :
    https://seenthis.net/messages/753097

    Il est alors environ minuit, et j’en fais la promotion sur le salon IRC de SPIP, où l’on ne parle pas souvent de SPIP à cette heure là. Évidemment Nico est réveillé, et on se met donc à parler de musique, je ne vais jamais réussir à revenir sur Chomsky.

    Pendant qu’on parle, Chassol sur le même réseau bleu poste une de ces interventions sur France Musique, du coup je l’écoute :
    https://www.facebook.com/FranceMusique/videos/1459200147543965

    Et dans le même message, il remet en avant le documentaire radio qu’il avait fait avec David Commeillas :
    https://www.arteradio.com/son/61657686/martinik_muzik

    Je le lance, même si je finis par m’apercevoir que je l’avais déjà écouté en entier plusieurs mois avant puisque @jeanmarie l’avait déjà épinglé ici (autre URL)
    https://seenthis.net/messages/700877

    Nico conseille une vidéo de Zappa, alors allons-y gaiement :
    https://www.youtube.com/watch?v=ToQWHNFZ2RE

    Et une autre
    https://www.youtube.com/watch?v=fLp5HoNaxKg

    Mais comme j’étais sur la page Arte de David Commeillas, ça listait aussi sa série sur les beatmakers français. Je clique sur celui avec Frenchie parlant du titre Aiguisés comme une lame de Raggasonic et NTM :
    https://www.arteradio.com/son/61658781/beatmakers_3_10
    (la série avait été épinglée ici : https://seenthis.net/messages/598577)

    On parle alors de Raggasonic, que Nico avait interviewé par le passé pour un magazine. Il est alors 2h30 et on se met à parler de demain. Mais c’est quoi demain à cette heure-là ?

    Demain pour moi c’est les Fabulous et cette belle chanson (« Demain décourage aujourd’hui… ») :
    https://www.youtube.com/watch?v=LTp6zPNSF-g

    Comme j’avais oublié de désactiver la suite automatique sur youtube à cet endroit, je me retrouve ensuite avec « ya des garçons pour les filles, des filles pour les garçons, ya des filles pour les filles et des garçons pour les garçons »
    https://www.youtube.com/watch?v=OAxNvhYmlwA

    J’aime bien parler de musique avec Nico au milieu de la nuit. Ça arrive assez régulièrement.
    MAIS BORDEL IL EST 3H.

    Et c’est comme ça presque toutes les nuits. (…Minus, tenter de… [1])

    [1] Et voilà, ça continue…
    https://www.youtube.com/watch?v=cYGEdWvvEH4

    #fatigue #procrastination #sérendipité #musique

    • J’utilise #framabag pour éviter ça : dès qu’un lien me paraît digne d’intérêt (tentive d’auto-justification éhontée), je le marque dans framabag en y ajoutant 3 types de mot-clefs :
      – la thématique (musique, cinéma, documentaire, société, web...)
      – le médium (podcast, vidéo, article...)
      – le moment de le consulter (petit dej pour les articles, réveil week-end pour les podcasts, en travaillant pour les morceaux/albums a découvrir...)

      Mon point d’entrée principal est cette dernière catégorie même si, évidemment, rien n’interdit de les consulter à d’autres moments si l’envie m’en prend (un peu de folie que diantre).

      Alors non, ça ne résout pas tous les soucis, notamment l’irruption des ces contenus forts intéressants à des moments absolument pas propices, mais au moins, on ne « perd » pas 3h à un moment où ce n’est vraiment pas le moment et ça permet des nuits, un peu, plus longues :)

      Par contre, le plus dur est de faire le deuil de tous ces trucs ultra intéressants qu’on ne lira/visionnera/écoutera jamais par manque de temps.

      #Méthodologie_du_21e_siècle

      PS : je te laisse deviner dans quelles catégories était ton post :)

    • 24/7 - Jonathan CRARY - Éditions La Découverte
      https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-24_7-9782707191199.html

      24/7
      Le capitalisme à l’assaut du sommeil
      Jonathan CRARY
      Aux États-Unis, la recherche militaire s’intéresse de près à un oiseau migrateur, le bruant à gorge blanche. Sa particularité : pouvoir voler plusieurs jours d’affilée sans dormir. Les scientifiques qui l’étudient rêvent de façonner, demain, des soldats insomniaques, mais aussi, après-demain, des travailleurs et des consommateurs sans sommeil.
      « Open 24/7 » – 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 –, tel est le mot d’ordre du capitalisme contemporain. C’est l’idéal d’une vie sans pause, active à toute heure du jour et de la nuit, dans une sorte d’état d’insomnie globale. Si personne ne peut réellement travailler, consommer, jouer, bloguer ou chater en continu 24 heures sur 24, aucun moment de la vie n’est plus désormais exempt de telles sollicitations. Cet état continuel de frénésie connectée érode la trame de la vie quotidienne et, avec elle, les conditions de l’action politique.
      Dans cet essai brillant et accessible, Jonathan Crary combine références philosophiques, analyses de films ou d’œuvres d’art, pour faire un éloge paradoxal du sommeil et du rêve, subversifs dans leurs capacités d’arrachement à un présent englué dans des routines accélérées.

      Version papier : 8 €
      Version numérique : 7,99 €

      Je suis en train d’essayer Framabag, au fait. Depuis que Firefox ne restaure plus les sessions j’ai besoin d’un autre système de sauvegarde de mes onglets à lire.

    • FF qui ne restaure plus les sessions ? Ça me ferait mal. :)
      J’ai toujours mes 200 onglets d’ouverts, et quand je ferme et rouvre c’est toujours bon. C’est même la toute première case des préférences : Général => Démarrage => Restaurer la session précédente.

      Merci ça a l’air bien ce livre.

      @rastapopoulos qui a dormi 5-6h les quatre dernières nuits… :p (mais pas que à cause de l’ordi).


  • De l’improvisation et de la musique populaire, c’est le format, en tout cas live du Bal Chaloupé, une des entités protéiforme du Parti Collectif. Du bal brésilien, des sons électros, et des improvisations jazz. Évidemment sur l’album ya pas la partie impro…

    Quelques profils par chez eux :
    http://balchaloupe.fr/ilschaloupent

    Tanguy Bernard - Né le 24/05/1990, chanteur improvisateur polyglotte, son chant rappelle ses voyages, sources d’inspiration (Brésil, Mexique, Australie, Gascogne). Comédien, il aime créer des personnages sur scène, souvent comiques mais non moins sensibles. Tanguy est membre du Parti Collectif, membre de l’orchestre Un (orchestre de musique contemporaine Bordelais). Il a joué avec Rita Macedo, La Compagnie Lubat, Mederic Collignon, Michel Portal, Pierre Lambla, Louis Sclavis, David Chiesa, Dgiz, Fabien Raimbau, Beñat Achiary, Pierre Bertaud du Chazaud, Bastien Andrieu, Juan Favarel et bien d’autres. [ouais rien que ça :p]

    Thomas Boudé - ​Thomas est né le 11/03/94 à Uzeste dans un petit village du sud-gironde où l’art, la musique et la pensée sont omniprésents. Guitariste et artiste improvisateur il s’installe à Bordeaux pour ses études du secondaire, puis rentre au Conservatoire en classe jazz. Il intègrera ensuite de nombreux projets musicaux : la Compagnie Lubat, le Bal Chaloupé, le Parti Collectif, Isotope Trio. Il compose/interprète la musique pour deux spectacles d’une compagnie de théâtre : Compagnie UZ et Coutumes.

    Tropical Voltage Dancing par Le Bal Chaloupé
    https://lebalchaloupe.bandcamp.com/album/tropical-voltage-dancing

    Et le Parti Collectif c’est quoi tout ça ? Des jeunes dont certains ont été élevé culturellement en partie à Uzeste autour de la Compagnie Lubat, certains y sont mêmes nés alors c’est dire l’imprégnation (ya le fils Lubat notamment). De la musique, du théâtre, de la danse, autour de Bordeaux, des expérimentations autour de l’improvisation souvent mélangés à des formats populaires (une partie accompagne toujours Rita Macedo dans ses concerts de foro par ex). Bref, je ne sais pas parler aussi bien de musique et de théâtre que @philippe_de_jonckheere mais c’est super génial ! :D

    Le parti Collectif - Collectif transartistique
    http://www.particollectif.fr

    Pour faire penser et se faire penser, pour faire jouer et se faire jouer, pour faire découvrir et se découvrir, pour imaginer, inventer, rencontrer et créer, en dialoguant entre le groupe et l’individu, la solitude et la solidarité.
    Les artistes de ce collectif se prennent donc en main, ils proposent d’inventer des spectacles, concerts, performances ou autres selon les lieux, les pensées, les envies, et également de participer à leurs mise en œuvre, de se confronter à la difficulté d’organiser (ou d’anarchiser) des formes artistiques à l’heure où la création n’est plus une priorité.

    Pour des artistes décideurs de leur destin
    Pour des arts véhicules de la pensée critique
    pour danser et s’enivrer de vie
    vive le parti Collectif !

    J’avais signalé une de leur production hors musique là :
    https://seenthis.net/messages/676818

    À la suite d’un super spectacle de cirque bordélique de la compagnie Pardi !, j’avais vu aussi le duo Specib, qui alors là pour le coup est uniquement de l’improvisation, avec Jaime Chao à la voix et Louis Lubatterie. Malheureusement pas d’extraits captés de ce qu’ils font sous la main.
    http://www.particollectif.fr/les-groupes-spectacles/specib

    #musique #improvisation #foro #parti_collectif #bal_chaloupé


  • Alain Péters, le clochard céleste - Sur les traces du génial chanteur de La Réunion

    Il n’a laissé qu’une vingtaine de chansons, mais elles ont changé à jamais la musique de l’île de #La_Réunion. En ballade entre les champs de cannes à sucre et les volcans, #David_Commeillas part sur la piste d’#Alain_Péters, chanteur et poète maudit mort à 43 ans.

    Génie torturé, alcoolique et autodestructeur, Alain Péters a magnifiquement transformé le #maloya en poésie dans les années 70. Ses chansons sont plus proches de la mélancolie de #Nick_Drake ou de #Leonard_Cohen que des clichés d’une musique des îles forcément festive…

    Pour mieux saisir la création de Péters, David rencontre le groupe #Groove_Lélé qui nous initie au maloya, la musique traditionnelle des esclaves de La Réunion. Puis le grand chanteur Danyel Waro prépare un rougail à la morue en racontant ses souvenirs et ses regrets avec Péters. Carlos de Sacco du groupe #Grèn_Sémé nous conduit chez #Jean-Marie_Pirot, l’homme qui a réalisé ses rares enregistrements. Enfin le musicien #Labelle, esthète d’une musique électronique métissé, explique pourquoi Alain Péters est une inspiration évidente pour une génération créolisée.

    https://www.arteradio.com/son/61660068/alain_peters_le_clochard_celeste

    Mais qu’il est beau ce doc !

    L’échange Grèn Sémé / Jean-Marie Pirot... DanielWaro parlant de son ami... C’est une chance de pouvoir entendre ça. Merci David Commeillas !

    #musique #histoire #podcast #Arte_Radio


  • Le Défenseur des droits s’inquiète de l’effet de la dématérialisation sur l’accès aux services publics
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/17/le-defenseur-des-droits-s-inquiete-de-l-effet-de-la-dematerialisation-sur-l-

    Alors que fin octobre, le premier ministre a redit son ambition « que 100 % des services publics soient accessibles en ligne à l’horizon 2022 », le Défenseur des droits a publié, jeudi 17 janvier, son premier rapport entièrement consacré à la #dématérialisation, dans lequel il alerte sur le risque que cette mutation crée de nouvelles #inégalités d’accès aux #services_publics. « Aucune organisation administrative, aucune évolution technologique ne peut être défendue si elle ne va pas dans le sens de l’amélioration des #droits, pour tous et pour toutes », prévient le Défenseur des droits en introduction.

    Or, c’est justement ce que souligne le rapport par des exemples concrets : l’amélioration des droits d’une majorité de Français – grâce à la simplification des démarches administratives, accessibles en ligne – ne rime pas avec l’amélioration des droits de tous. Comment font ceux qui vivent dans une zone blanche, dépourvue de toute connexion Internet et mobile ? Certes seuls 0,7 % des Français sont concernés, mais c’est tout de même 500 000 personnes. Sans compter les zones grises, où le débit de la connexion est trop faible pour réaliser de longues procédures correctement : l’inscription sur le site de #Pôle_emploi prend entre vingt et quarante-cinq minutes avec téléchargement de pièces jointes.

    Outre cette fracture territoriale, il y a aussi une fracture sociale : le rapport souligne que 19 % des Français n’ont pas d’ordinateur à domicile et 27 % pas de smartphone. Sans compter ceux qui n’ont pas non plus de scanner, équipement incontournable pour l’envoi de pièces justificatives. Il y a, en outre, une fracture culturelle : si une majorité de Français sont très à l’aise dans l’univers numérique, un tiers s’estiment peu ou pas compétent pour utiliser un ordinateur. Or, parmi eux, se trouvent ceux qui en sont les plus tributaires pour toucher les allocations auxquelles ils ont droit : personnes âgées, personnes handicapées, #allocataires de minima sociaux.

    Pannes, blocages, dérives
    Les entraves viennent aussi de problèmes techniques, défauts de conception ou manque d’ergonomie des sites hébergeant les procédures. En cela, la catastrophique mise en œuvre du Plan préfectures nouvelle génération qui, depuis novembre 2017, oblige à faire les demandes de carte grise ou de permis de conduire uniquement en ligne, semble l’exemple à ne pas suivre. Pannes, blocages, lenteurs, erreurs, ont occasionné parfois des situations préjudiciables : faute de permis, certaines personnes ont saisi le Défenseur des droits après avoir perdu leur emploi.

    Un autre exemple concerne les #droits_des_étrangers. Le dépôt des demandes de titre de séjour occasionnant d’interminables files d’attente, trente préfectures ont rendu obligatoire la prise de rendez-vous en ligne. Mais le nombre de rendez-vous étant limité, les sites bloquent toute demande dès que le quota est atteint, rendant parfois leur prise impossible.
    S’ajoutent d’autres dérives : s’engouffrant dans ces failles, des prestataires privés proposent désormais moyennant finances d’effectuer certaines démarches de carte grise comme de titres de séjour, à la place des demandeurs. Avec même parfois, dénonce le Défenseur des droits, un accès privilégié à des procédures accélérées.
    Face à ces fractures, ces loupés, ces dérives, la première recommandation du Défenseur des droits est simple : « Qu’aucune démarche administrative ne soit accessible uniquement par voie dématérialisée. »

    • #Dématérialisation des #services_publics : le #Défenseur_des_droits contre le « tout numérique » | Banque des Territoires
      https://www.banquedesterritoires.fr/dematerialisation-des-services-publics-le-defenseur-des-droits-

      Si la dématérialisation des services publics permet d’améliorer l’accès aux services publics pour une majorité d’usagers, elle conduit à en exclure d’autres. Bien souvent les plus en difficulté, les moins équipés, les plus précaires, regrette le Défenseur des droits dans son rapport présenté ce 17 janvier. Maintenir une voie #papier et téléphonique, identifier et accompagner les publics en difficulté figurent parmi les principales recommandations du Défenseur des droit qui s’oppose donc au principe du « tout #numérique ».

    • Ah oui, le défenseur des droits est merveilleux, gloire à lui, cessons de lutter contre l’informatisation, sûr que les institutions vont nous rendre plus libres.

    • Péripétie toute fraîche, peu connue et pas vraiment commentée, me semble-t-il.

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      dans un souci d’amélioration de la qualité du service rendu aux contribuables (j’imagine…) et de suppression de pas mal de postes de fonctionnaires (ça, c’est sûr !)

      Les autres moyens de paiement | impots.gouv.fr
      https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/les-autres-moyens-de-paiement

      Vous pouvez payer par chèque dans la limite de 1 000 €.
      En 2018, les montants supérieurs à 1 000 € doivent obligatoirement être payés par prélèvement mensuel ou à l’échéance ou par paiement direct en ligne sur le site impots.gouv.fr ou par smartphone ou tablette.

      Ce montant sera abaissé à 300 € en 2019.
      Votre chèque doit être libellé à l’ordre du TRESOR PUBLIC et envoyé au centre d’encaissement accompagné du TIPSEPA (pour servir de référence à votre paiement) sans le signer, ni le coller, ni l’agrafer. Le TIPSEPA ne doit être accompagné d’aucun autre document.

      Les chèques sont encaissés au fur et à mesure de leur réception.

      (au passage, on appréciera la clarté des instructions pour le paiement par chèque…)

      Le non respect du paiement direct par internet est (était ?) sanctionné d’une pénalité de 0,2% du montant avec un montant minimum de 15 €

      –-------------

      Devant le triomphe de cette obligation et l’énorme afflux « d’incidents fiscaux » en découlant, il a bien fallu se résoudre :

      Gérald Darmanin annonce la suppression des pénalités de 15 euros minimum en cas de paiement des impôts par chèque
      https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=E60720DB-31A2-4808-BE93-73FDF1C296C0&filename=511

      GERALD DARMANIN
      MINISTRE DE L’ACTION ET DES COMPTES PUBLICS
      Communiqué de presse

      Paris, le 7 décembre 2018 – N°511

      Lorsqu’un contribuable ne paye pas ses impôts par un moyen prévu par la loi (par exemple un paiement par chèque pour un montant supérieur à 1 000 €), il est prévu, en application d’une disposition adoptée dans la loi de finances pour 2016, qu’il reçoive une lettre de relance comportant une pénalité de 0,2 % avec un minimum de 15 €.

      Le Ministre de l’Action et des Comptes publics a demandé à l’administration fiscale de ne pas poursuivre les contribuables récemment concernés, à l’occasion du paiement de la taxe foncière. Ils n’auront pas à payer cette pénalité qui sera remise sans démarche de leur part.
      « Nous encourageons au paiement dématérialisé des impôts mais aucune pénalité ne sera appliquée à ceux qui paient par chèque, et j’ai demandé à l’administration fiscale de rembourser tous ceux à qui une pénalité a été appliquée récemment lors du paiement de la taxe foncière. Le rôle de l’administration est d’abord d’accompagner les usagers, pas de les sanctionner », a déclaré Gérald Darmanin.

    • Quand tu regardes les pratiques culturelles des Français et leurs usages d’Internet (voir l’enquête annuelle du ministère par Olivier Donnat), tu vois bien que les 20 % de gens qui n’ont pas d’ordi, pas de scanner, de savent pas envoyer des pièces par mail ou formulaire, ce ne sont pas les plus riches (litote).

      Je tiens donc beaucoup, pour raisons perso et politiques, à la possibilité de faire des démarches matérielles et je m’en sers autant que possible. Sauf que... même en y passant une demi-heure, même en allant en mairie, je n’ai pas trouvé l’adresse à laquelle envoyer le Cerfa pour une demande de logement social dans le 94. Je crois que le défenseur des droits s’était déjà exprimé dans ce sens.

      @touti, pas que ce soit la parole la plus intéressante qui soit produite en France aujourd’hui mais c’est une mauvaise conscience de l’intérieur et je trouve qu’il fait bien le boulot. Il s’était exprimé très vite sur les mineurs étrangers, par exemple. Dans un dîner de famille, montrer que même Jacques Toubon est catastrophé par le proto-fascisme des autorités, c’est un bon argument pour secouer ses interlocuteurs et interlocutrices.

    • Dématérialisation et atomisation des pauvres : hier je n’ai pas pu payer ma facture #EDF : ma carte « de pauvre » #Crédit_Agricole ne passe pas. Entendre par là que la carte faite pour que tu ne sois jamais à découvert (donc safe) est refusée par de + en + de transactions
      Évidemment les 2 parties se renvoient la balle de responsabilité mais là où tu vas rire, c’est qu’il n’y a plus de boutique EDF à côté de chez moi et qu’il est désormais impossible de payer directement à #la_poste, ne reste que le TIP pour lequel je dois... payer un timbre ! Et pendant ce temps là, les bureaux de poste près de chez moi ferment, eux aussi,les uns après les autres... http://lacgt44.fr/spip.php?article2044
      #ouroboros
      Du coup quand je lis les craintes du #Defenseur_des_droits sur la dématérialisation, je ne peux que comprendre parfaitement ce dont il parle... et le remercier, tout en sachant que comme pour le reste le #gouvernement ne l’écoutera pas.


  • Les espaces forestiers comme supports de luttes sociales
    https://www.youtube.com/watch?v=9nASzNLqQO0

    La conf de ce soir de l’UPB, qui peut possiblement en intéresser certain⋅es par ici. @odilon @val_k

    Sylvothérapie, Temps des forêts, Vie secrète des arbres… le public français semble se (re)découvrir une passion pour les bois, sous l’œil inquiet des professionnels du secteur qui constatent l’incompréhension grandissante autour de leurs pratiques, face aux effets attendus du dérèglement climatique et de l’intensification des récoltes. En 2018, il apparaît donc clairement que les espaces forestiers sont le support de luttes sociales, dans la mesure où s’expriment à travers eux des formes de dissidences, de marginalisations, d’invisibilisations, de revendications et d’attentes potentiellement contradictoires. Mais ces processus sont-ils inédits ? Que disent-ils de nos rapports à la nature, à la propriété et à l’espace ? Et vers quoi nous emmènent-ils ? L’exposé s’appuiera tout particulièrement sur le commentaire de deux ouvrages : la traduction récente de « La guerre des forêts » d’EP Thompson, l’essai engagé « Être forêts », de JB Vidalou.
    _____________________________

    Dans le cadre de la Chaire Ecologie(s) Critique(s), une intervention de Baptiste Hautdidier.

    #luttes_sociales #forêts #université_populaire #UPB


  • « Je ne fais que poser des questions ». La Crise épistémologique, le doute systématique et leurs conséquences politiques – Fragments sur les Temps Présents
    https://tempspresents.com/2018/06/15/je-ne-fais-que-poser-des-questions-la-crise-epistemologique-le-doute-

    C’est dans ce contexte propice que la « foire aux illuminés » caractéristique de l’ère du complotisme accueille toujours plus d’exposants et de visiteurs, et que les activités de propagande, désinformation et subversion conduites par des puissances étrangères ou groupes terroristes hostiles rencontrent un succès croissant en proliférant sur le terreau favorable de la « démocratie des crédules ».

    Toutes ces tendances ne sont pas nouvelles, mais leur convergence au cours des dernières années a désormais des conséquences politiques notables : en premier lieu des transformations du jeu électoral dans nombre de pays, mais aussi une mutation de la tonalité du débat politique : des acteurs majeurs tels que le président des Etats-Unis ou des candidats à l’élection présidentielle française tiennent par exemple des propos d’une violence croissante à l’égard des médias (les percevant comme une faction hostile et non pas comme l’écho de la diversité des opinions publiques). Une forte créativité sémantique a été déployée pour tenter de définir cette nouvelle ère : « post-vérité », « faits alternatifs », « fausses nouvelles », « infox », mélangeant parfois des phénomènes de nature différente sous le même vocable.

    La ligne directrice qui donne un air de parenté à des phénomènes et des thèmes très divers avance que notre époque est fondamentalement marquée par une crise épistémologique. Plusieurs auteurs ont déjà accusé le post-modernisme, qui postule l’impossibilité de l’établissement d’une vérité universelle, d’être responsable du relativisme contemporain. Je voudrais ici plutôt montrer que cette crise épistémologique prend la forme de l’entrelacement dans l’espace public des versions abâtardies de trois approches épistémologiques parfaitement respectables par ailleurs : le doute cartésien, les relations entre pouvoir et savoir analysées par Foucault, et le déconstructionnisme inspiré de Derrida. Deux de ces auteurs sont certes post-modernes, mais le problème tient plus à leur mauvaise compréhension qu’au post-modernisme lui-même (Descartes n’étant de toute façon par définition pas post-moderne). Nous employons volontairement le terme « abâtardies » plutôt que « vulgarisées » : la vulgarisation est une activité noble consistant à transmettre et diffuser largement les résultats de la recherche scientifique dans des formats appropriés au plus grand nombre, là où la crise épistémologique provient d’une compréhension partielle et biaisée des trois approches mentionnées.

    Identifier et tenter de résoudre cette crise épistémologique est un enjeu politique majeur pour le fonctionnement de nos démocraties.

    • Mi figue mi raisin, plein de réflexions intéressantes sur la vraie manière de douter scientifiquement sans tomber dans le complotisme, mais en évacuant un peu (beaucoup) rapidement les critiques sociales, les critiques sur la production de l’information (tout en concédant qu’il y a quelques problèmes, mais je parle de la critique radicale sur la collusion sociologique entre les journalistes, et les gens de pouvoir) et les critiques sur la production scientifique.

      Par une personne faisant évidemment partie du monde de la recherche (et il prédit le genre de critique qui suit) et qui défend un peu son pré carré d’expertise. Tout en étant intéressant, ça fait un peu « on voudrait la même chose, la même organisation sociale, mais avec des experts, des technocrates, un peu plus vertueux » (demande quelque peu courante et ancienne).

      #critique #doute_méthodique #complotisme #information #journalisme #science #recherche


  • #TTC, thugs de l’an 2000

    C’était à l’aube du nouveau millénaire. Julien Pradeyrol, Alexandre Miranda et Dominique Bolore fomentaient depuis leur chambre d’ado une révolution musicale à venir : à coups d’instrus électroniques, de thèmes novateurs et d’une grande part d’autodérision, ces trois passionnés de #hip_hop s’invitaient à la table d’un #rap français ultra-conservateur pour en bouleverser les codes à jamais. 20 ans après, retour sur l’histoire de la rencontre de ce trio de nerds et de leur irrésistible ascension.

    https://www.redbull.com/fr-fr/ttc-20-ans-histoire

    https://www.youtube.com/watch?v=maObYlDIRcw

    #musique


  • David Dufresne sur les #violences policières : « On est dans le #mensonge d’#Etat »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/16/violences-policieres-on-est-dans-le-mensonge-d-etat_5409824_3224.html

    David Dufresne : Pendant longtemps, la #France a été considérée comme la championne du #maintien_de_l’ordre, pour une raison simple : face à des #manifestations particulièrement nombreuses dans le pays, la #police est entraînée. Sauf que c’est aujourd’hui un #mythe, qui s’est écroulé sous nos yeux. Le maintien de l’ordre est devenu depuis une dizaine d’années extrêmement offensif, brutal, avec des #policiers qui vont au contact. Jusqu’ici, la clé était de montrer sa #force pour ne pas s’en servir.


  • Karine Lejeune : « A la première claque, c’est déjà trop tard ! » - 50 - 50 Magazine50 – 50 Magazine | « les péripéties de l’égalité femmes/hommes »
    https://www.50-50magazine.fr/2019/01/15/karine-lejeune-a-la-premiere-claque-cest-deja-trop-tard

    Karine Lejeune est colonelle de gendarmerie, elle a acquis une belle réputation dans les milieux féministes avec son travail sur les violences faites aux femmes. Les femmes victimes de violences ne doivent plus être invisibles, pour elle l’égalité doit être pensée à tous les niveaux. Son parcours est exemplaire n’hésitant pas à faire tomber les barrières entre les associations et son institution. Elle est à l’origine de changements importants au sein des gendarmeries sur le traitement du viol, des violences conjugales extraconjugales, et de la prostitution. Elle a récemment pris le commandement du groupement de gendarmerie de l’Essonne


  • Plus j’y pense et plus je me dis qu’il a en fait clairement déclaré : « Les gens dans la merde, on va les enfoncer encore plus. »

    Franchement, quel type de vision du monde et de l’humanité tu portes en toi pour arriver à revendiquer une idée aussi dégueulasse ?

    #guerre_aux_pauvres

    « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent. »

    Emmanuel Macron, mardi 15 janvier 2019, Gasny (Eure).

    • Guillaume Duval
      ‏ @gduval_altereco
      https://twitter.com/gduval_altereco/status/1085419676467904513

      1 Le pire c’est qu’Emmanuel Macron est probablement sincère dans sa détestation des pauvres
      Il développe en effet de façon quasi obsessionnelle un discours très benthamien : si les pauvres sont pauvres et le restent c’est parce qu’ils ne font pas assez d’effort pour s’en sortir notamment parce que les systèmes sociaux leur permettent de vivre sans faire ces efforts.
      Je ne crois pas que ce soit juste un discours tactique pour plaire à des classes populaires ou moyennes qui aiment souvent s’en prendre + pauvres qu’eux avec le sentiment d’avoir du mal à s’en sortir et qu’on leur pique pourtant trop de fric pour faire vivre des paresseux.
      Il est en réalité profondément sincère parce qu’il est persuadé - ou plutôt il a besoin de se persuader en permanence pour pouvoir se regarder dans une glace - que si lui-même a réussi si vite et est arrivé tout en haut de la hiérarchie de la société française...
      ce n’est pas du tout parce qu’il est un fils d’un professeur de médecine élevé dans une école privée des beaux quartiers d’Amiens qui a épousé l’héritière d’une des + grandes fortunes de la région mais bien parce qu’il est plus intelligent et travailleur que la moyenne.
      Et que si les autres étaient capables de faire autant d’efforts que lui pour bien apprendre leurs leçons à l’école et travailler 12 heures par jour ensuite, ils pourraient eux aussi devenir riches et prospères à défaut de devenir président de la République (faut pas déconner).
      Dans des sociétés où tous considèrent que les humains naissent libres et égaux en droit, il est insupportable pour les élites qui refusent de changer la donne sociale, d’admettre une autre explication au maintien de pauvreté que la paresse et l’absence de volonté de s’en sortir

    • Agiter l’épouvantail du pauvre qui ne travaille pas assez est une figure rodée. C’est la même rengaine que « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy ou le « Il va vous falloir serrer la ceinture » de Giscard, on connait bien. On connait tellement bien, que la #formule_magique s’est usée, ça ne prend plus.

      Aujourd’hui il y a cette dichotomie flagrante de ceux qui ont tout et les autres qui crèvent de ne pas joindre les deux bouts tout en étant insultés continuellement.

      Macron fait la démonstration qu’il est incapable de changer de recette, il n’a aucune créativité, il annone bêtement ces prédécesseurs en pantin répétiteur devenu dangereux.

      Si il ne se rend pas compte qu’il tricote la corde pour se pendre, ceux qui avalaient sans broncher ont cessé de se suicider pour faire la révolution, il ne sait rien de la détermination que donne le malheur.


  • NON, MERCI ! – Nous, les hommes, ne tenons pas du tout à nous voir reconnu un statut d’agresseur sexuel. | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/16/non-merci-nous-les-hommes-ne-tenons-pas-du-tout-a-nous-voir-reconnu-un-statut-dagresseur-sexuel/#more-37105

    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, vous allez examiner une Question prioritaire de constitutionnalité visant à abroger la pénalisation des clients-prostitueurs prévue par la loi du 13 avril 2016, c’est-à-dire à rendre de nouveau légal l’achat d’actes sexuels.

    Nous, les hommes, sommes l’immense majorité des clients de la prostitution. Avant la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », nous jouissions librement et sans complexes du droit, contre paiement, de disposer sexuellement de personnes dites prostituées. C’est ce même droit que certains voudraient aujourd’hui graver dans le marbre constitutionnel au nom de curieux principes : est-ce à dire que nos éventuelles difficultés sociales ou relationnelles, nos fantasmes, nos pulsions prétendument irrépressibles, ou notre simple statut d’homme nous autoriseraient à louer un être humain, le plus souvent une femme, sans aucune considération pour elle et pour son propre désir ?

    Ce privilège archaïque nous permettant de contraindre une personne à un acte sexuel contre de l’argent, nous n’en voulons pas !

    Nous n’avons rien à gagner à cet acte qui fait de nous des agresseurs ne pouvant jouir qu’en dominant l’autre. Acheter un corps, très majoritairement celui de femmes en situation de précarité ou de détresse, souvent trompées par des proxénètes ou des trafiquants, nous enferme dans un rôle de prédateur.

    Un principe de précaution élémentaire nous impose de ne pas ajouter cette violence à toutes celles qu’elles ont, le plus souvent, déjà subies : machisme, maltraitances, agressions sexuelles…

    Pénaliser depuis 2016 des clients-prostitueurs a été un puissant symbole adressé à tous les hommes. Cela nous a obligés à réfléchir à notre rapport avec les femmes, à notre sexualité.

    Voulons-nous continuer à contraindre et à violenter des femmes ? À ignorer la situation sociale, économique, culturelle qui les condamne à la prostitution, et donc les inégalités dont elles sont victimes, en France et dans le monde ?

    A l’heure où, dans le monde entier, elles sont enfin des millions à dénoncer le harcèlement sexiste et sexuel qu’elles subissent, n’y a-t-il pas d’autre urgence que celle d’inscrire dans nos principes fondamentaux un « droit de harceler » tristement négocié avec un billet ?

    Nous ne voulons plus de ce système patriarcal, inégalitaire et porteur de toutes les violences : verbales, physiques, sexuelles, psychologiques.

    En nous interdisant d’acheter le corps d’autrui, le législateur a posé comme principe que les femmes ne sont pas prédestinées à servir d’exutoires ou d’objets de défoulement aux hommes,lesquels ne sont pas davantage prédestinés à se comporter en prédateurs sexuels. C’est plutôt ce principe-là que nous voulons voir confirmé par la loi.

    Nous affirmons que les femmes sont nos égales en tous points, et qu’il ne peut y avoir d’égalité tant que des hommes pourront, en payant des femmes, leur enlever le droit de dire non, droit si chèrement acquis et aujourd’hui si unanimement célébré.

    Nous affirmons que la liberté sexuelle n’est pas à sens unique : elle ne peut se construire que dans une relation égalitaire, sur la base d’un désir réciproque. Nous voulons vivre dans une société où les infinies possibilités de la sexualité humaine s’expérimentent entre personnes libres et désirantes.

    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, ne sanctuarisez pas le statut d’agresseur sexuel ! En cette période de grands changements dans la société, offrez-nous la possibilité de changer avec elle, affirmez le principe d’égalité femmes-hommes !

    Cordialement,

    Les responsables de Zéromacho

    Il y a sûrement dans votre entourage des hommes prêts à dire publiquement NON à la prostitution et OUI à l’égalité femmes-hommes. Prière de leur proposer de signer le manifeste sur le site zeromacho.org ! L’union fait la force !


  • Mériel : il exprime ses « doléances » et se retrouve interrogé par les agents du renseignement - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/meriel-il-exprime-ses-doleances-et-se-retrouve-interroge-par-les-agents-d

    En voulant apporter sa pierre au débat national, Jacques D. s’est retrouvé… interrogé par les services de renseignement. Ce retraité de Mériel n’en revient pas. « Cela donne à réfléchir sur le fond. », s’interroge le septuagénaire. « Ils disent que le débat est ouvert à tous, mais derrière on est fliqué… »

    Dans les commentaires de haute tenue, quand tu évoques Sissi ou la Stasi, on te dit que ça décrédibilise ton propos.

    Il va pourtant bien falloir mettre des mots sur ce faisceau d’éléments, les flics qui font exprès de faire mal, les services de renseignements qui interrogent ceux qui participent au grand débat, le RAID qui débarque le matin chez ceux qui usent de leur liberté d’expression... et la justice qui considère comme une circonstance aggravante quand tu fais partie d’une association d’aide aux migrants.


  • Sun vs NeXT
    1991, comme bien d’autres façon de mettre en avant son produit et rappelant étrangement les méthodes modernes de recrutement : un « battle » est organisé entre Sun (société qui a inventé Java) et NeXT (société de Steve Jobs qui a permis de créer MacOSX et qui est à l’origine de plein de trucs [Doom et le Web entre autre] ).

    Ca prend la forme de 2 développeurs super rapides et compétents, capable de verbaliser hyper bien leurs décisions, 2 machines. Un cahier de fonctionnalités à réaliser. 25 heures. (la vidéo fait 17 minutes)

    https://www.youtube.com/watch?v=UGhfB-NICzg

    C’est un bijou d’histoire.
    #histoire #informatique

    PS : en 1991 (époque de la Super Nintendo, des i486...), une NeXTstation a déjà 1 an et c’est l’équivalent en puissance d’un i486 dernière génération (1993) presque Pentium, donc 4,5 fois plus rapide (source http://mustudio.fr/?p=93)


  • L’abécédaire de Rosa Luxemburg
    https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-rosa-luxemburg

    Sa mort tragique — une balle dans la tempe avant d’être jetée dans un canal par la social-démocratie allemande — fit d’elle un mythe : on la célèbre sans doute plus qu’on ne la lit vraiment. Celle qui naquit à Zamość, en Pologne, perdit la vie ainsi qu’elle l’avait prédit : à son poste de militante socialiste, lors de la révolution allemande qui éclata en 1918. L’économiste marxiste qu’elle était cofonda la Ligue spartakiste (qui aspirait à faire des « esclaves salariés » des « travailleurs coopérateurs libres », à en finir avec « la haine chauvine » et à exproprier l’ensemble des banques, des mines et des usines à des fins populaires) et faisait de l’énergie et de la bienveillance les deux piliers de l’idéal d’émancipation qui l’animait. Cet abécédaire, conçu par nos soins, esquisse sur la base de ses ouvrages, (...)


  • Stéphane : « J’ai fait de ma vie un combat contre la violence et voilà que je suis condamné pour actes de violences ! » - MEDIACOOP
    http://mediacoop.fr/stephane-jai-fait-de-ma-vie-un-combat-contre-la-violence-et-voila-que-je-s

    A ce moment-là, Stéphane, encore abasourdi par la violence dont il a été témoin est interpelé par un inconnu qui crie qu’un peu plus loin, des personnes se font taper. Stéphane y court. “ Là, je vois une personne qui frappe de toutes ses forces des Gilets Jaunes. C’est un attroupement, les choses sont un peu floues. Mais je donne un coup de pied à l’homme qui s’acharne pour le faire reculer. L’homme alors se recule, mais se remet en position pour frapper alors je lui remets deux coups de pieds pour le garder à distance, lui aussi frappe. Là, un homme se met face à moi, et sort une arme. Je comprends que celui-là appartient à la police et que l’homme que j’ai frappé doit être un de ses collègues. Je pars en courant, apeuré par cette arme…” Stéphane ne le sait pas encore mais il vient d’asséner trois coups de pieds au chauffeur du Directeur de la Police de la Drôme. Celui qui a sorti son arme est bel et bien le chef de la police du département. Celui-là, Stéphane ne l’a pas touché.

    (...)

    Malgré tout Stéphane décide de se rendre à la marche pour le Climat qui se déroule l’après-midi. La manifestation a été interdite mais maintenue. Très vite, Stéphane se rend compte que la police recherche quelqu’un, et qu’ils commencent à se positionner vers lui. “ Alors là, je me mets à courir, je sens qu’ils sont derrière moi. D’un coup je m’arrête, je lève les mains et je leur crie ” Ok, c’est bon…” Malgré tout Stéphane reçoit des coups de matraque et des flash balls. Il saigne abondamment de la tête. “ Je sens le sang qui coule sur tout mon visage mais je n’ai pas mal, j’ai pris des flash balls, mais ce n’est que le lendemain que j’ai mal et que je vois les traces.” Stéphane est au sol et se fait insulter. Ils n’arrivent pas à lui mettre les menottes alors le gazent à bout portant. “ Ca c’était drôle, le flic en me gazant a gazé même ses collègues qui râlaient…” Ils mettent Stéphane dans la voiture, sans oublier de lui asséner quelques coups dans les côtes. Le crâne de Stéphane est très ouvert.

    (...)

    Le procès est une caricature de procès selon les personnes présentes. Stéphane ne fera pas d’excuses. “ On me reproche d’avoir frappé le chef de la police, ce que je n’ai pas fait. Et les coups de pieds que j’ai mis au chauffeur, c’est juste pour le faire reculer. je ne l’ai pas blessé !” Son avocat parle des coups et blessures reçus par Stéphane. Mais rien n’y fera. Stéphane prendra 18 mois de prison dont un an ferme. Les trois autres accusés seront aussi tous condamnés pour violences en réunion…Et surtout les 4 écopent d’une interdiction de manifester pendant 3 ans !

    (...)

    Il a fait appel de cette décision. Il sera jugé à Grenoble, ce qui change beaucoup de choses. “ Ici, j’étais interrogé par les subordonnés de la prétendue victime, puisque c’est le chef de la police de la Drôme qui portait plainte contre moi et que j’étais interrogé dans son commissariat par ses collègues, soigné par le médecin qui lui a mis 3 jours d’ITT. Encore une fois, moi je n’ai pas touché cet homme et on le voit sur la vidéo…

    Bon. C’est pas l’Egypte non plus hein. Là bas, c’est soit la prison à vie, soit la peine de mort. C’est à ça qu’on reconnait les démocraties. On ne met pas en prison à vie, ni on ne tue les gens.

    D’ailleurs, chez nous, quand on les tue, c’est pour de bonnes raisons. Sans procès, certes. Mais y-a toujours une raison. Ils étaient avec une santé fragile, ils étaient fous, ils étaient inconscients, ils étaient menaçants, ils étaient au mauvais endroit.

    Donc c’est pas l’Egypte, mais quand on est flic, on peut se faire prescrire des jours d’ITT par un médecin sous ses ordres. On peut dire le contraire de ce qu’il y a sur une vidéo sans conséquence. On n’est pas en Egypte, mais on peut fracasser des manifestants sans raisons.

    N’empêche qu’on continue à ne parler que de « dérives » quand de toute évidence les forces de l’ordre sont initiatrices du désordre et de la violence, pour mieux ensuite pouvoir faire condamner la résistance de ceux qui se prennent les coups.

    C’est pas l’Egypte. Là bas, c’est soit la prison à vie, soit la peine de mort. C’est à ça qu’on reconnait les démocraties. On ne met pas en prison à vie, ni on ne tue les gens. Ce n’est plus qu’à ça qu’on peut les discerner... en fait. Parce que l’état de droit... il est en piteux état.


  • Gilets jaunes à Bordeaux : un homme placé en coma artificiel, le préfet saisit l’IGPN
    Sud Ouest.fr - Publié le 14/01/2019 à 14h27. Mis à jour à 17h10 par Arnaud Dejeans et Aude Courtin.
    https://www.sudouest.fr/2019/01/14/gilets-jaunes-a-bordeaux-un-homme-place-en-coma-artificiel-les-medecins-son

    Olivier Beziade, 47 ans, père de trois enfants, a été blessé samedi lors de la manifestation à Bordeaux à l’angle de l’Apple Store rue Saint-Catherine. Sa femme témoigne. Le préfet a saisi ce lundi la police des polices

    Samedi, c’était la deuxième fois qu’il venait manifester à Bordeaux. Olivier Beziade, 47 ans, père de trois enfants et sapeur-pompier volontaire à Bazas (sud-Gironde) depuis 20 ans, a été blessé lors de l’acte IX des gilets jaunes.

    #maintien_de_l'ordre #violencespolicières #Bordeaux


  • Le gouvernement français engage Le grand débat national .
    Nous, navarrais, nous engageons Le grand débat autonome .
    Constituons des assemblées citoyennes autonomes partout en France et en Navarre.


    « Le grand débat autonome »

    Le gouvernement français engage « Le grand débat national ».
    Nous, navarrais, nous engageons « Le grand débat autonome ».

    Nous invitons toutes les citoyennes et tous les citoyens de France et de Navarre,

    à constituer une assemblée dans chaque étage des grands immeubles, dans chaque petit immeuble, dans chaque ruelle citadine, dans chaque rue villageoise et entre les maisons de chaque voisinage,

    et à engager un grand débat autonome, non-violent, constructif et permanent, sur nos vies, nos besoins, nos envies, nos joies, nos peines, nos problèmes, nos solutions, nos revendications… les nôtres et ceux des autres.

    Un grand débat autonome, chaque assemblée désignant ses délégués mandatés et révocables à tout moment, se rassemblant avec les délégués d’autres assemblées dans des assemblées de délégués, l’autonomie résidant dans chaque assemblée de base.

    Un grand débat non-violent, mené dans des assemblées ne dépassant pas quelques dizaines d’individus et permettant l’expression bienveillante des sentiments et des pensées de chaque personne.

    Un grand débat constructif, débouchant sur des actions politiques, poétiques, environnementales, sociales, culturelles et économiques, pour le bien de tous et de chacun.

    Un grand débat permanent, chaque assemblée se retrouvant régulièrement et s’inscrivant dans la durée.

    Un groupe de citoyennes et de citoyens du Nord d’Irati qui a engagé « le grand débat autonome »
    Nord d’Irati, le 14 janvier 2019

    #autonomie #assemblée



  • Police : assiste-t-on à une montée des violences ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/police-assiste-t-a-une-montee-des-violences

    Une déclaration du ministre de l’Intérieur que contestent plusieurs journalistes et manifestants qui depuis le début du mouvement partagent de nombreuses photographies et vidéos de violences policières sur les réseaux sociaux, comme notre invité David Dufresne. Écrivain et documentariste, il est notamment l’auteur de Maintien de l’ordre réédité chez Fayard, et recense sur votre compte Twitter les signalements de violences policières depuis le début du mois de décembre.

    @davduf j’ai entendu ton intervention ce matin, très bien et merci pour ton travail de recensement des #violences_policières.

    Je voulais revenir sur les affrontements entre policiers et manifestant·es : tu disais qu’avec l’omniprésence grandissante des forces de l’ordre dans l’espace public depuis l’état l’urgence (donc la banalisation de leur présence dans la rue au quotidien) les gens n’avaient plus peur de s’y frotter.

    Je ne sais pas si c’est la seule raison et si vraiment les gens n’ont plus peur. Je crois qu’il y a parmi les manifestant·es un sentiment d’injustice et d’illégitimité, dans la façon dont les forces de l’ordre se conduisent, qui pousse à surmonter sa peur pour aller à l’affrontement.

    Il y a eu des tentatives pour pactiser avec la police mais la réponse a été répressive et les manifestant·es considéré·es comme des délinquant·es. Dès lors, la légitimité du maintien de l’ordre serait remise en cause. Pour le dire vite, un peu comme si les forces de l’ordre n’étaient plus au service de l’intérêt général mais vu comme une milice au service de l’oligarchie.

    Voilà, c’est une de mes interrogations mais peut-être pas très bien formulée #gilets_jaunes


  • Женщины, которых не выносил профессор Преображенский
    Ces femmes que ne supportaient pas le professeur Préobrajensky
    https://shakko-kitsune.livejournal.com/1305383.html


    Décret sur la paix, 1955, Mikhaïl Mikhaïlovitc Bojyi

    #incontournable, article du 4/09/2018 de Shakko (shakko_kitsune) qui tient un blog indiscipliné d’histoire de l’art

    Une exceptionnelle collection d’images de femmes dans la peinture et les affiches soviétiques, quelques unes connues, voire très célèbres, d’autres que je découvre.

    Женщины, которых не выносил профессор Преображенский

    Колоритное описание бесполой комиссарши из «Собачьего сердца», разумеется, все помнят. Любопытно, что в произведениях изобразительного искусства настолько андрогинных, мужеподобных образов, мы все-таки не найдем. Хотя единый типаж, очень четкий и узнаваемый явно прослеживается — и в картинах, и в плакатах.

    Le titre (et ce premier paragraphe) fait référence à un personnage de Cœur de chien de Mikhaïl Boulgako.


    Boris Zvorikine. Female Agent of the Cheka Secret Police.

    Колоритное описание бесполой комиссарши из «Собачьего сердца», разумеется, все помнят. 

    Любопытно, что в произведениях изобразительного искусства настолько андрогинных, мужеподобных образов, мы все-таки не найдем. Хотя единый типаж, очень четкий и узнаваемый явно прослеживается — и в картинах, и в плакатах.

    Кстати, из истории создания блоковского стихотворения про обольстительную кретинку видно, что современники четко разделяли, какого вида женщины водятся в новой стране. Что есть бывшие проститутки, а ныне «барышни» в учреждениях, стучащие на пишущих машинках и гуляющие с видными людьми Советов.

    Из плакатов же видно, что четко разделялись горожанки (рабочие) и крестьянки, хотя и те и те, повязывали голову платками. И виден отдельный типаж «комиссарши», женщины, которая позиционирует себя как равная мужчине, как такой же советский товарищ, способная на такие же революционные свершения. Вот на него и взглянем, собрала коллекцию.

    Вот это нетипичное: у девушки длинная юбка, такого больше у революционерок не рисуют. Понятно, зачем это понадобилось художнику: чтобы также красиво струилось, как и шинель. Но вообще не понятно — розовое дорогое платье «интеллигентки», но при этом странный платочек на голове не в кассу, кацавейка какая-то. Интересно, что историки моды могут сказать.


    Ivan Vladimirov, l’une des « Caricatures » (le mot russe vient du français « charge »)

    NOTE : vers la fin, il y a une partie « cachée » à déplier, c’est là que se trouve l’image que je cherchais.
    https://seenthis.net/messages/751855#message751965

    vu via ce site de compils, sous le titre (plus compréhensible…)
    et la recherche d’une source,…

    Комиссарши в советских плакатах и живописи. Ридус
    LA commissaire dans l’affiche et la peinture soviétique.
    https://www.ridus.ru/news/283435


  • De la part de l’excellentissime renaud epstein @renaud_epstein sur Twitter (Tu as tout mon respect comme d’hab)

    Sur @franceinter ce matin, Blanquer a expliqué que #LeGrandDébatNational permettrait de faire de la pédagogie :

    Pédagogie = niveau 2 sur l’échelle de la participation d’Arnstein qui en compte 8. Ce qui correspond à la non-participation sur cette échelle de référence internationale

    #imposture


  • Sida, un héritage de l’époque coloniale | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

    Réalisation : Carl Gierstorfer
    Pays : Allemagne
    Année : 2014

    #colonialisme #maladie


  • Antibiorésistance : une simple question de contamination fécale - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/antibioresistance-une-simple-question-de-contamination-feca

    Menace croissante pour la santé publique, l’antibiorésistance présente dans l’environnement provient d’une contamination fécale à partir des eaux traitées, révèle une étude suédoise publiée mardi 8 janvier dans la revue Nature Communications.

    L’étude : https://www.nature.com/articles/s41467-018-07992-3

    #antibiorésistance #pollution