• Alcool, l’ivresse collective

    L’alcool est une drogue qui, en Suisse et dans un grand nombre de pays, est légale. La consommation d’alcool est même banalisée dans les sociétés occidentales. A l’heure de l’apéro, lors d’une fête ou d’un dîner aux chandelles, l’alcool devient rituel social. A tel point que celles et ceux qui ne boivent pas sont amenés à se justifier, et se sentent parfois exclus. Mais si, en général, cette consommation est dite maîtrisée, certain.e.s peuvent se faire dépasser par l’alcool et tomber sous son emprise. L’alcoolisme est responsable d’environ 10% des décès chez les hommes et 5% chez les femmes, d’après des chiffres de 2017 relayés par l’Observatoire suisse de la santé. Comment expliquer l’importance de la place de l’alcool aujourd’hui, malgré ses effets délétères ?

    https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/12477417-alcool-livresse-collective.html

    #radio #alcool #addiction

    • Je regardais un doc l’autre soir sur Arte, diffusé à pas d’heure.
      ARTE Regards - Les conséquences de l’alcoolisme sur les enfants
      https://www.arte.tv/fr/videos/090637-031-A/arte-regards-les-consequences-de-l-alcoolisme-sur-les-enfants

      En Irlande du Nord, la consommation d’alcool est très répandue chez les femmes enceintes, ce qui a de terribles conséquences sur les enfants à naître. À ce jour, rien n’est fait pour sensibiliser et soutenir les familles concernées. Une mère a donc décidé de s’engager pour faire changer les mentalités. « ARTE Regards » la suit le 9 septembre, Journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF).

      Il dure que 30 mn mais je ne suis pas allé au bout, trop déprimant.

    • @monolecte c’est mon quotidien... non seulement tu dois toujours te justifier et les gens te regardent mal, mais en plus il n’y a que très peu d’alternatives dans des bars... car tu passes vite aux seuls alternatives des boissons super-sucrées de marques que je boycotte par ailleurs.
      Pour cela, en Allemagne je trouvais que c’était plus facile...
      En fait, je ne bois pas d’alcool, car j’aime pas (ou que très rarement - une fois par an ?- et que certaines boissons spécifiques qui « passent »...). Mais à chaque fois c’est : « Tu es malade ? », « Tu es enceinte ? »... Bordel, non ! J’aime pas, c’est tout.

      #rituel #rituel_social #exclusion #justification #drogue #alcoolisme

    • Je suis assez amateur de boissons alcoolisées mais clairement quand on n’a pas envie de boire (ce qui m’arrive) c’est assez compliqué car comme cela a été dit il n’y pas vraiment d’alternatives proposées, que ce soit au bar ou chez les gens (à part verre d’eau égayé d’un peu de sirop ou soda/cocktail trois fois trop sucré) et deuxièmement on se retrouve vite sollicité pour boire de l’alcool (même par le barman). Quelques bars font l’effort de servir de la bière sans alcool pas trop mauvaise (et même en pression !) mais c’est trop rare. La ginger beer pourrait aussi être une alternative intéressante, aucun bar autour de chez moi n’en sert et je n’en trouve pas à la supérette du coin non plus (le point positif c’est que ça me pousse à parfois préparer des infusions de gingembre maison).

    • En France c’est exactement ce que dit l’article : un rituel social. A tel point que quand tu refuses, c’est presque une insulte d’où l’insistance des gens et leur étonnement.
      C’est extrêmement pénible et particulièrement exclusif. Tu es jugé « bizarre », barbant, trop sérieux (enfin ça c’est quand tu prends de l’âge, avant c’est juste que t’es encore ado). Bref les gens t’évitent.
      J’ai lu récemment qu’au Moyen Age les européens préféraient boire de l’alcool car l’eau était réputé porteuse de germes. Soit.
      Je n’arrive quand même pas à m’enlever de l’idée que l’industrie de l’alcool a réussi là où l’industrie du tabac ne l’a fait que partiellement.
      L’alcool est profondément ancré dans notre culture. A tel point que l’on mobilise énormément de terrains pour sa production là où, il y a une centaine d’année, on produisait du blé (je ne parle pas des cépages de grands crus bien sûr). Mais l’alcool c’est pas comme le biocarburant, c’est de l’agriculture, ça alimente donc tout le monde s’en fout.
      Dans ma famille ça a surtout alimenté la destruction. Je n’arriverai jamais à me dire que les familles détruites valent bien tout ceux qui s’en servent pour se désinhiber (où s’imbiber comme disait ma mère ;) ).

    • Oui, j’adore la ginger beer et la ginger ale , mais pas évident d’en trouver, surtout de la pas trop sucrée. Ma préférée est la Fiver Tree. Sinon, il y a la root beer , encore plus rare, un peu trop sucrée et avec un gout de Trophires très prononcé.

      Sinon, j’aime bien le virgin mojito et socialement, ça passe pas trop mal.

      Cela dit, je trouve que rien ne vaut une Guiness pression, de temps à autre.

    • Et bien... Je dois dire que depuis que j’évolue professionnellement dans les milieux dits culturels et artistiques (positions non artistiques ouf), j’en suis revenue à une forme de sobriété militante comme dans ma jeunesse, mais en version moins bourrine que quand j’admirais Rollins et Mckaye.

      Je considère toujours que mon désintérêt pour l’ivresse et les états modifiés de conscience m’ont sauvé la vie face aux vissicitudes et claques de mon parcours perso. J’avoue que j’apprécie les bières de qualité, en petite quantité, puisque j’ai fini par réaliser qu’on pouvait boire de l’alcool sans s’enivrer.

      Mais progressivement depuis le début du covid-19 et les difficultés engendrées par la pandémie, j’ai décidé de tout virer, parce que j’ai constaté qu’avec la réduction de ma vie sociale, je n’avais même pas envie de ces petites bières fraîches.

      Je rejoins tout ce que vous avez évoqué au dessus sur la culture de l’alcoolisation, les difficultés de trouver de bonnes boissons n-a non sucrées jusqu’à l’écoeurement et la non disponibilité des bières sans alcool agréables, dans les bars.

      Il m’est arrivé de faire remarquer qu’il y avait une législation cadrant la consommation d’alcool au travail et que ça s’appliquait à tous les secteurs ce qui m’a fait entrer dans la catégorie rabat-joie à vie. Je hais la culture des vernissages et de la socialisation alcoolisées obligatoire dans le monde culturel (comme je haïssais le litron et la coke sous le bureau dans la presse).

      Mais c’est la question de l’impact de l’alcool sur les enfants qui est le cœur de ma préoccupation, même si encore une fois je n’ai eu aucune pratique de l’ivresse avancée dans ma vie et peu de goût pour l’ivresse même légère. Les amis et connaissances néanmoins parents qui s’écroulent devant leurs enfants comme si ça ne les affectait pas, je ne peux plus du tout être témoin silencieux et ne souhaite pas non plus faire témoin gênant. Donc, je m’isole ou disparaît tôt.

      Le reportage d’Arte c’est la version ++ mais avant ça il y a beaucoup de conséquences psychologiques négatives sur les enfants, pas besoin d’être un grand clerc pour le voir...

    • 😔 @supergeante je pense que si tu ne veux plus être témoin silencieux et si tu ne veux pas être témoin gênant tu es dans une impasse malheureusement.
      Après avoir un peu tout tenté, j’en suis venu à 2 extrémités...un peu contradictoire (car quand tu ouvres ta bouche sur quelqu’un qui s’écroule ivre mort devant ses enfants...c’est toi qui est considéré avec un comportement inadapté et du coup c’est presque contreproductif).
      Je ne participe plus aux soirées (et oui c’est dur...mais c’est le prix de l’impasse que je viens de décrire) et pour les soirées « obligatoires » (mariage, travail, etc...) je prends le verre (et soit je le file à un pote qui me connaît et qui me juge pas, soit je le vide discrètement (dans des endroits appropriés 😅)

  • Pourquoi un taux de vaccination élevé peut paradoxalement favoriser l’émergence de variants résistants ?
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-anti-covid-taux-vaccination-eleve-peut-paradoxalement-favori

    Chacun espère que la vaccination massive va permettre d’éradiquer l’épidémie de Covid. Encore faut-il qu’un variant résistant au vaccin ne vienne pas tout remettre en question. Or, paradoxalement, le risque d’émergence d’une souche résistante est maximal lorsqu’une grande partie de la population est vaccinée, mais pas suffisamment pour assurer une immunité de groupe, montre une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Scientific Reports.

    Les chercheurs ont simulé la probabilité qu’une souche résistante émerge au sein d’une population de 10 millions d’habitants d’ici trois ans, en prenant en compte le niveau de la population vaccinée, le taux de mutation du virus et sa vitesse de transmission, ou les « vagues » successives avec une envolée des contaminations suivie par une chute des nouveaux cas après l’instauration de restrictions (confinements, fermetures, etc). Sans surprise, ils concluent qu’une vaccination rapide et un faible niveau de circulation réduisent le risque d’émergence d’un variant résistant. Mais l’étude montre aussi que ce risque est maximal lorsqu’une grande partie de la population est vaccinée, mais pas suffisamment pour assurer une immunité de groupe.

  • Je sais pas comment c’est dans votre coin, mais ici dans l’Hérault, record de France du taux d’incidence (en tout cas on est bien placés sur le podium), c’est devenu invivable.

    Ça fait une semaine que je n’arrive plus à faire les courses au supermarché local. Aujourd’hui je me (re)lance : le FFP2 sur le pif, j’entre dans le Carrefour de Saint-Clément-de-Rivière, je me répète ce que me dit Diala : tu t’en fous des cons, t’es vacciné, tu te mêles pas, achète le lait et reviens. Bon ben non : partout (partout, je plaisante pas) où je tourne la tête, il y a dans mon champ de vision un homme avec un masque sous le pif. Au bout de cinq minutes, je ne gère plus – je sais pas, une sorte de panique, de montée de colère et de dégoût –, je vais signaler à l’accueil que le magasin est dangereux dans ces conditions, la dame me dit qu’ils n’y peuvent rien. Je tourne la tête et je tends la bras : « tiens, là, le vieux : le masque sous le pif » et je lui fais remarquer qu’elle-même me parle avec le nez qui ressort du masque. Je me casse dépité et tremblant.

    Au retour je m’arrête à la paillote des gitans du carrefour, faire le plein de fruits. Personne ne porte de masque, mais comme c’est hyper-ventilé là-dedans, bon ben je gère.

    Ensuite je rentre garer la voiture et à pied direction la toute petite supérette locale de chez Carrefour City (on n’a que ça, dans le coin). La jeune femme à la caisse, très sympathique par ailleurs, a le masque sous le pif. Le jeune homme qui réassortit les rayons aussi.

    Sur le chemin du retour je m’arrête pour prendre du pain à la boulangerie. Le type discute avec un client, et là carrément aucun masque (à la rigueur, je trouve ça plus cohérent).

  • Il est stérile de rattacher l’hésitation vaccinale au complotisme. – Covid-19 : enjeux éthiques et épistémologiques
    https://epancopi.hypotheses.org/81

    l’hésitation vaccinale n’est pas le reflet d’une partition binaire du monde entre rationalité et irrationalité, ou entre les héritiers des Lumières et les complotistes. Elle est le produit diffus d’une confiance variable dans les institutions politiques et scientifiques. La caricature de l’antivaccin comme complotiste n’aide pas à capturer cette diversité et n’incite pas à une remise en cause des institutions à la source de cette défiance. Le prêche de la « bonne parole » scientifique couplée à la stigmatisation de la mal-pensance complotiste n’a pour effet qu’une polarisation accrue de l’opinion. Cette stratégie de guerre d’opinion solidifie plutôt qu’elle ne réduit le déficit de confiance : c’est une stratégie perdante.

    #vaccin #complotisme #covid19 #confiance

  • Refugee journeys during 2020

    Africa accounts for more than one-third of the world’s displaced people. By the end of 2020, at least 30.6 million people were displaced across the continent.

    In 2020, nearly 60,000 refugees fled from Ethiopia to neighbouring countries following violence in several parts of the East African country. In November 2020, fighting broke out in Ethiopia’s northern Tigray region displacing more than one million people according to the International Organization for Migration.

    In the Middle East, Syrian refugees continued to flee their country’s 10-year-long war, with nearly 134,000 recorded to have left in 2020. Half of them (65,000) fled to neighbouring Turkey, which now hosts the world’s largest refugee community – 3.7 million people. That same year, nearly a quarter of Syrian refugees (32,500) reached Germany.

    In Latin America, nearly 400,000 refugees fled Venezuela following a political and economic crisis in the country. Of these, 139,000 were recorded fleeing to Peru, 80,000 to the Dominican Republic and 60,000 to Brazil.

    In Asia, the UN recorded at least 29,000 refugees from Myanmar. Nearly all of these refugees arrived in neighbouring India (17,000) and Bangladesh (12,000).

    In Europe, at least 89,000 refugees fled from Azerbaijan to Armenia following 44 days of fighting that broke out between Armenian and Azerbaijani forces in the disputed territory of Nagorno-Karabakh.

    Across the Atlantic, during 2020, the United States received 8,500 refugees from 20 countries. Nearly half of these refugees came from only three countries: Venezuela (1,600), El Salvador (1,200), and Guatemala (1,100). This is significantly lower than in 2019 when the country received 32,000 refugees.

    Canada received 7,500 refugees from 21 countries in 2020. The top countries of origin were Nigeria (1,400), Iran (1,200) and Hungary (629). On the other side of the globe, Australia received only 956 refugees in 2020 – mostly from Iran.

    The plight of Palestinian refugees is the longest unresolved refugee problem in the world. On May 14, 1948, the British Mandate for Palestine expired, triggering the first Arab-Israeli war. Zionist militias expelled at least 750,000 Palestinians. According to figures compiled by UNHCR, by 1952 the number of Palestinian refugees was 867,000. Today, that figure is 5.7 million.

    Afghanistan has been ravaged by four decades of war. From 1979 to 1989, the country was a stage for one of the Cold War’s last battles as Soviet troops fought a bloody guerrilla war against the Afghan mujahideen. For the next decade, the county struggled on. Just 12 years after the Soviet withdrawal, Afghanistan would find itself invaded again, this time by the US. The highest number of Afghan refugees was recorded in 1990 where 6.3 million refugees were reported.

    https://www.aljazeera.com/news/2021/6/20/infographic-world-refugee-day-journey
    #statistiques #chiffres #cartographie #visualisation #time-line #timeline
    #réfugiés #asile #migrations #histoire #réfugiés_palestiniens #réfugiés_afghans #réfugiés_syriens
    ping @reka @visionscarto @karine4 @isskein

  • « Si une dictature sauve des vies » : des sénateurs plaident pour une surveillance intrusive en cas de crise - Basta !
    https://www.bastamag.net/Crisis-Data-Hub-rapport-senateurs-delegation-prospective-Tous-anti-Covid-O

    Les parlementaires Christine Lavarde et René-Paul Savary, tous deux LR, et Véronique Guillotin, du Mouvement radical (petit parti centriste, proche de LREM) y proposent de collecter de nombreuses données personnelles de la population au prétexte d’anticiper les futures crises, en particulier épidémiologiques, à venir. Selon eux, le numérique serait « un puissant antivirus ». Ces données seraient transférées sur un « Crisis Data Hub », nommé ainsi en référence au « Health Data Hub », qui recueille déjà les données de santé (voir notre article).

    Les sénatrices et sénateurs ont basé leur étude sur l’expérience de la crise du Covid-19 en France et dans d’autres pays (Estonie, Chine, Taïwan, Singapour, Corée du Sud et Hong Kong). « Est-ce que nous avons, dans notre pays, optimisé l’utilisation de l’outil [numérique] pour sortir ou gérer au mieux cette crise ? demande Véronique Guillotin dans un entretien à Public Sénat. À chaque fois que les données étaient utilisées de manière assez intrusive, la crise a été plus courte », estime-t-elle.

    Les rapporteurs décrivent les dispositifs particulièrement sécuritaires et intrusifs qui ont été mis en place dans d’autres pays. Mais rassurons-nous : « Le modèle chinois n’est évidemment pas transposable aux pays occidentaux, écrivent-ils. Avec un bémol : « On ne peut pas, pour autant, se satisfaire d’une simple posture d’indignation : la stratégie chinoise est, globalement, une grande réussite sur le plan sanitaire, avec officiellement 4846 morts pour 1,4 milliard d’habitants, soit 3 morts par million d’habitants, quand la France seule compte plus de 100 000 morts », ajoutent les sénateurs. Ils précisent cependant que ces chiffres ne sont pas forcément fiables...

  • Une cadre du Rassemblement National souhaite « éradiquer l’avortement en France » – dièses
    https://dieses.fr/une-cadre-du-rassemblement-national-souhaite-eradiquer-lavortement-en-france

    “Je ferai tout pour éradiquer ce fléau de l’avortement qui ravage la France”, annonçait Sophie Robert au blog d’actualité Le Salon Beige, tenu par “des laïcs catholiques”, en 2012. Elle souhaite alors “défendre au Parlement le droit à la vie, de la conception à la mort naturelle, la famille composée d’une mère et d’un père”.

    Elle explique, dans le même article, avoir été à l’origine du mouvement des “Survivants”, qui considère que les enfants nés après la loi Veil sont des “rescapés” qui avaient une chance sur 5 de ne pas voir le jour. Le “droit à la vie” est l’un des enjeux les plus importants pour celle qui revendique fièrement d’être “grand-mère et mère de cinq enfants” à 53 ans.

    En 2014, un communiqué de Sophie Robert a été publié sur le blog Feursbleumarine2014, alors qu’elle était candidate à la mairie de Feurs. Elle tenait alors à féliciter les “45 000 marcheurs pour la Vie” lors de la manifestation anti-IVG du 19 janvier 2014. “Le Pape François a apporté son soutien à cette marche”, ajoute-t-elle. “Les manifestants, souvent venus en famille, ont salué l’initiative espagnole visant quasiment à supprimer le droit à l’avortement.”

  • Bretagne : bol d’air à l’ammoniac - Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne
    https://splann.org

    La Bretagne est dans le rouge. Avec sa concentration exceptionnelle d’élevages intensifs, elle est la première région émettrice d’ammoniac de France. Un gaz qui contribue à la formation de particules fines dans l’air, deuxième cause de mortalité évitable dans le pays. Les risques sanitaires inquiètent de plus en plus, et des catastrophes écologiques sont déjà bien visibles. Pourtant, la Bretagne va dans le sens inverse des directives européennes. La pollution à l’ammoniac pourrait encore s’aggraver. En cause : la quête de rentabilité, quitte, pour certains industriels, à outrepasser les lois.

  • Ils ont osé : le vélowashing
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/11/ils-ont-ose-le-velowashing

    Patrick Pouyanné, PDG de la multinationale pétrolière #total, avait annoncé le 9 février 2021 la décision de changer le nom du groupe en « TotalEnergies » : « TotalEnergies ancrera notre stratégie de transformation Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Vélo #carburant #essence #greenwashing #humour #manipulation #pétrole

  • Aujourd’hui, de très beaux articles te présentent personnellement les 4 personnes qui seraient mortes à cause des pannes des numéros d’urgence.

    C’est juste qu’on a tourné à 300 morts par jour de début novembre à mi-mai, et que je n’ai pas vu un seul article qui te présente personnellement les gens dont la vie a été interrompue, alors c’était pas la conséquence directe de pannes ou d’accidents, mais de décisions prises par notre gouvernement sur une incroyablement longue durée.

    • Aujourd’hui comme hier et comme demain plus de 27 personnes sont morts de chômage.
      On ne connait pas le nombre d’enfants qui ont perdu le fameux « un papa, une maman » à cause du chômage.
      De sacrés tartuffards le ramassis d’homophobes de la manif pour tous quand on y pense.

  • « French paradox » : une consommation modérée d’alcool n’a pas d’effet protecteur
    https://theconversation.com/french-paradox-une-consommation-moderee-dalcool-na-pas-deffet-prote

    Par le passé, divers travaux ont suggéré qu’une consommation modérée d’alcool aurait pu avoir un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires, comparativement à l’abstinence. Cet effet était supposé expliquer le célèbre « French paradox », qui intriguait les épidémiologistes depuis les années 1970 : pourquoi la mortalité par maladie coronarienne était-elle moins importante en France qu’au Royaume-Uni, alors qu’on y mangeait plus de graisses animales et qu’on y fumait autant ?

    Longtemps discuté, cet effet protecteur est aujourd’hui battu en brèche. En 2016 déjà, une équipe de l’Université de Victoria, au Canada, avait démontré l’absence d’effet bénéfique sur la mortalité d’une consommation modérée d’alcool. Ses auteurs révélaient notamment que la mortalité, toutes causes confondues, ne semblait pas réduite chez les consommateurs modérés d’alcool par rapport à la mortalité de consommateurs excessifs.

    Début avril, cette absence d’effet s’est vu à nouveau confirmée par une grande étude prospective chinoise publiée dans la prestigieuse revue The Lancet. Le rôle joué par l’alcool dans le célèbre « paradoxe français » semble bien avoir du plomb dans l’aile…

    #alcool #french_paradox #mythes #addictions #santé

    • ah tiens, moi je n’ai absolument jamais entendu parlé de ma vie de cet effet « alcool » en général, je croyais que c’était juste pour « le vin » voire « le vin rouge »

      du coup si les études testent avec n’importe quels alcools ça va pas, les français sont en meilleure santé, à cause du vin français ! :p

    • Oui, c’était la fameuse (fumeuse) théorie des effets des polyphénols et des tanins présents dans le vin, surtout rouge, surtout vieilli en fûts de chêne (bois riche en tanins). Basée sur des études financées par les instances pinardières de la région de Bordeaux, en toute objectivité, bien entendu... Pour le reste, l’alcool, sous quelque forme que ce soit, est un dangereux toxique, il n’y a rien d’autre à ajouter... :-)

  • affordance.info : Parcoursup2021 Sucks. Encore plus que d’habitude.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/06/parcoursup2021-sucks.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef0278802da46f200d-600wi

    Bon. Ayant très immodestement écrit l’un des deux meilleurs articles de tous les temps au sujet de #Parcoursup (l’autre étant disponible sur Lundi matin), j’étais décidé à fermer ma bouche cette année pour essentiellement deux raisons : la première c’est qu’en tant que parent j’ai de nouveau un enfant mien dans cette loterie, et la seconde c’est que cette année encore plus que les précédentes j’ai - ainsi que les collègues avec qui nous assurons le recrutement du meilleur DUT Infocom de la galaxie connue - pleuré des larmes de sang durant des semaines entières à force de constater le niveau d’incurie présidant aux supposées « mises à jour » de la plateforme et à ce qu’elle produisait au final comme automatisation ou acceptation des inégalités.
    216 900 jeunes sans aucune proposition acceptée.

    Oui mais voilà je suis tombé hier sur une des interventions de la figure tutélaire de l’ESR, oscillant entre un Voldemor sous anxiolytiques et une Gorgone Méduse aux fantaisies capillaires éreintantes, j’ai nommée Frédérique Vidal. Dont l’argumentaire se résume en trois points auxquels je vais sommairement répondre :

    « tout va bien, les profs et les services des rectorats sont formidables »

    Là j’ai surtout envie de crier dans son oreille avec la délicatesse d’un Jean-Marie Bigard répondant aux questions d’un journaliste sur le port de l’étoile jaune comme signe de refus de la vaccination. Et accessoirement je tiens à ta disposition, Frédérique, les échanges de mails avec les services (totalement dépassés) du rectorat à chaque fois que nous les sollicitions pour l’un des innombrables bugs de cette année. Mais c’est vrai qu’ils sont gentils. Formidablement dépassés et incompétents sur les points techniques (à moins bien sûr que la compétence ne se mesure à l’aune de la capacité à répondre « nous sollicitons la plateforme et revenons vers vous rapidement »), mais gentils, en effet.

    « 7 bacheliers sur 10 ont reçu une ou plusieurs propositions »

    Fume. Il y avait 723 000 bacheliers l’année dernière - et il y en a davantage cette année. Ce qui signifie que si les chiffres avancés par la ministre sont vrais (d’ailleurs on vérifie comment hein ?), 506 100 bacheliers auraient reçu une ou plusieurs propositions. Cette immarcescible quiche étant supposée maîtriser la soustraction au regard des coupes qu’elle continue d’opérer dans le renouvellement des postes de titulaires, cela veut surtout dire qu’à ce jour 216 900 lycéen.ne.s n’ont toujours reçu absolument aucune proposition de Parcoursup (à titre d’information, l’année dernière à la même époque ils étaient plus de 400 000 sans réponse positive ... donc en effet c’est ... « mieux »).

    Cette année ces 216 900 lycéen.ne.s sont par ailleurs en train de plancher sur le fumeux « grand oral » du Bac de l’oncle Jean-Michel Fétide Blanquer, lequel grand oral contient, je le rappelle, un temps de discussion sur l’orientation choisie ("échangez avec le jury sur votre projet d’orientation"). Autant vous dire, que pour 216 900 jeunes gens et jeunes filles à ce jour, cette discussion sur le « projet d’orientation » se prépare avec la même motivation qu’un entretien de renouvellement de ses droits chez pôle emploi. Comment peut-on même imaginer que ces jeunes gens et jeunes filles préparent un oral sur leur projet d’orientation quand leur avenir s’appelle « refus », quand leur espoir s’appelle « en attente » et quand leur présent se résume à « 0 propositions d’admission » ?!

    Capture d’écran 2021-06-02 à 09.30.41

    « tout le monde se réjouit d’en avoir fini avec le tirage au sort comme modalité de sélection pour l’entrée dans le supérieur. »

    Alors là. Mais alors là bordel. J’ai un stock de métaphore conséquent me permettant d’éviter les injures mais même lui (le stock) il a tendance à s’épuiser devant des gens qui osent tout à ce point et que c’est même à cela qu’on les reconnaît (comme l’écrivait Audiard). Donc pour une remise en contexte historique rapide sur cette histoire de « tirage au sort », on se réfèrera utilement au début du thread du Professeur Logos sur Twitter dont je me permets de reprendre ici les premiers éléments :

    1/ #ParcourSup, c’est le jour de la marmotte : les mêmes éléments de langage, d’année en année. Au départ, il y avait la volonté idéologique de reprendre la loi Devaquet (si tu savais) sur la sélection, avec une mise en concurrence croisée établissements/candidats.

    2/ Aussi le ministère avait-il mis en place cette opération d’enfumage : un « tirage au sort » pour régler un nombre infime de cas, bien inférieur au nombre de candidats découragés par Parcoursup, problème qu’un traitement rationnel et humain aurait solutionné en une semaine chrono.

    3/ Tout l’enjeu était de parvenir à faire croire qu’il s’agissait d’un problème de plateforme, et pas de 15 ans de sous-investissement, dans le temps même où les enfants du babyboom de l’an 2000 devenaient adultes.

    4/ Il y eu deux étages d’enfumage pour faire oublier la démographie : le matraquage d’un problème fictif (APB fonctionne par tirage au sort) et l’inepte marronnier « Parcoursup fait-il mieux qu’APB ? » En 2006, APB parvenait à 76% d’affectations INSTANTANEMENT ; 53% en premier vœu …

    Et pour la suite, c’est par là :-)

    Bien. Maintenant laissez-moi vous expliquer pourquoi Parcoursup nous amène, contrairement aux affirmations de Frédérique Voldemor Gorgone Vidal, vers toujours davantage de « tirage au sort ».

  • Covid-19 : Place aux citoyens éclairés ! – Sciences Critiques
    https://sciences-critiques.fr/covid-19-place-aux-citoyens-eclaires

    C’est désormais prouvé, les scientifiques détenteurs d’un savoir ne sont pas compétents pour décider des politiques publiques en situation de crise. Mais les politiques détenteurs du pouvoir ne le sont pas davantage.

    Seuls les citoyens peuvent devenir compétents et légitimes puisqu’il s’agit de leur vie, mais à condition qu’ils s’arment de tous les acquis des premiers.

    #covid #pandémie #science_citoyenne

  • Salauds de malades ! - Kairos
    https://www.kairospresse.be/salauds-de-malades

    Affreux, sales, méchants, et en plus : malades !

    Comment se fait-il que nous en soyons arrivés là ? Nous pourrions évoquer cette propension idéologique des dominants à culpabiliser les dominés. Ainsi, le catholicisme a œuvré à une culpabilisation massive de l’Occident lorsque l’Église de Rome était puissante et traitait de pécheurs toutes ces personnes qui, pourtant, ne faisaient que tenter de survivre ou de vivre. La culpabilisation permet de faire accepter certaines politiques ignobles. Les temps ont bien changé, et c’est désormais la dette qui fonctionne comme une culpabilisation au sens fort : si vous êtes endettés, vous êtes coupables, et donc, la France, la Belgique, l’Italie et l’immense majorité des autres États européens, qui dépensent plus que ce qu’ils récoltent et produisent, sont peuplés de « coupables » qui vivent au-dessus de leurs moyens.

    Pourquoi pas ? La décroissance ne peut s’accommoder d’une course vers le « toujours plus ». Mais si nous revenons à l’Hôpital et à ce seul secteur de la Santé, il n’y a pas de « toujours plus ». Il n’y a que du « toujours mieux pour les citoyens ». En matière de Santé publique, pas question de décroître ! Ce qu’il faut, c’est plutôt décontaminer. Non pas décontaminer l’Hôpital, mais décontaminer nos cerveaux qui raisonnent en termes de dette à propos de la santé des citoyens, de notre propre santé !

    #hôpital #dette #santé #décroissance

  • La contamination par #aérosols : les clés, les sources et les avancées règlementaires - Du Côté de la Science
    https://ducotedelascience.org/3937-2

    Parler, chanter, crier, faire de l’exercice sont des facteurs qui augmentent la production d’aérosols. Les masques en filtrent une grande partie, surtout s’ils sont très bien ajustés.

    La ventilation et l’aération des espaces intérieurs les dissipent, et un détecteur de CO2 permet de vérifier si le renouvellement de l’air est adéquat. A l’intérieur, la distance ne suffit pas.

    Le risque de contamination dépend aussi du temps passé dans un espace, facteur-clé qui souvent n’est pas pris en compte dans les recommandations et mesures.

  • Une enquête auprès des épidémiologistes démasque le mensonge que les enfants ne propagent pas le COVID-19 - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/05/18/pers-m18.html
    https://www.wsws.org/asset/471cb25e-e721-4483-ad57-3ec013969651?rendition=image1280

    Dans un article publié samedi par le New York Times, une enquête menée auprès de 723 épidémiologistes a mis en évidence le rôle central joué par les enfants dans la propagation du COVID-19. Ces résultats contredisent les affirmations faites tout au long de la pandémie par l’ensemble de l’establishment politique sur les dangers prétendument minimes que la politique de réouverture des écoles fait courir aux enfants et à la société dans son ensemble.

    Le rapport démasque également la décision irresponsable et anti-scientifique des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), sous la direction du gouvernement Biden, de mettre fin aux directives demandant à tous les individus de porter des masques à l’intérieur et à pratiquer la distanciation sociale. Un objectif central étant de faciliter la réouverture des écoles à l’enseignement en présentiel avant qu’il ne soit sans danger.

    L’article du Times, intitulé « 723 épidémiologistes sur quand et comment les États-Unis peuvent revenir pleinement à la normale », commence ainsi : « Les cas de Covid-19 diminuent aux États-Unis, et les masques ne sont plus nécessaires partout. Mais, la pandémie continue – et ne sera pas terminée tant que les jeunes enfants ne pourront pas, eux aussi, être vaccinés ».

  • La mission pour sauver Sci-Hub est lancée – Korben
    https://korben.info/mission-sauvetage-sci-hub.html

    Le site Sci-Hub lui-même est gelé depuis décembre 2020 puisqu’aucune nouvelle publication scientifique n’y a été postée. Ça sent donc le sapin pour #Sci-Hub.

    Heureusement, la communauté #Reddit est là et est en train de s’organiser pour sauver le soldat Sci-Hub. Comment ? Et bien en collectant les archives du site et en les rendant disponibles pour toujours sur le web notamment grâce au peer to peer.

    Il existe 850 fichiers torrents de SciHub contenant chacun 100 000 articles scientifiques, soit un total de 85 millions d’articles scientifiques à sauvegarder. Cela représente 77TB de données. Pour arriver à leur objectif, les internautes ont prévu d’agir en 3 étapes :

    Étape 1 : Trouver 85 « datahoarders » pour stocker et disperser chacun 1 To d’articles, soit 10 torrents au total. Ils proposent ensuite aux internautes de télécharger 10 torrents aléatoires de cette collection puis de les charger dans un client Bittorrent et de les laisser en diffusion aussi longtemps que possible.
    Étape 2 : Les volontaires doivent ensuite contacter 10 amis pour leur demander de récupérer un seul torrent aléatoire (100 Go). Cela représente 8 500 seeders.
    Étape finale : Une fois la donnée sauvegardée, les initiateurs du projet souhaitent le développement d’un Sci-Hub open source afin de décentraliser le service et rendre celui-ci intouchable. Il existe des projets de ce type ici sur GitHub.

    Un beau projet qui s’il se déroule comme prévu permettra de sauvegarder toute cette science retenue dans les griffes des entreprises qui retiennent en otage cette connaissance pour se faire toujours plus d’argent.

  • L’OMS révise sa position sur la transmission aérienne de la COVID-19 | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/science/600500/l-oms-revise-sa-position-sur-la-transmission-aerienne-de-la-covid-19

    Toutefois, le 30 avril, l’organisation a révisé la version anglaise de sa fiche. Elle met maintenant les aérosols sur un pied d’égalité avec les gouttelettes. En outre, elle explique que le virus peut se propager dans les lieux intérieurs bondés ou mal ventilés. « Il en est ainsi parce que les aérosols restent suspendus dans l’air ou voyagent au-delà d’un mètre de distance (longue distance) », explique-t-elle.

    Le 7 mai, l’agence américaine de santé publique (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) modifiait sa position à son tour. Elle insiste désormais sur la transmission par la respiration. « Inspirer de l’air à proximité d’une personne infectée » figure maintenant au sommet de sa liste des modes de transmission. La mise à jour tranche avec la position précédente de l’agence, qui se focalisait sur les gouttelettes non volatiles.

    Les récentes révisions de l’OMS et des CDC pourraient représenter « l’une des avancées les plus importantes en matière de santé publique durant cette pandémie », a écrit la sociologue Zeynep Tufekci, qui analyse en profondeur la cohérence scientifique des recommandations publiques depuis le début de la pandémie, dans un texte d’opinion publié dans le New York Times.

    Si l’importance des aérosols avait été acceptée plus tôt dans la crise, les autorités auraient pu encourager des comportements plus efficaces, soutient Mme Tufekci. Par exemple : favoriser le temps passé à l’extérieur ; mieux ventiler et filtrer l’air dans les espaces intérieurs ; seulement limiter les rassemblements propices aux événements de superpropagation ; et se calmer avec la désinfection des surfaces.

    #Covid_19 #Transmission #Zeynep_Tufekci

  • Drones, #LoiSecuriteGlobale, reconnaissance faciale, algorithmes... le Covid a servi de prétexte à accélérer & massifier la surveillance de la population en France mais aussi en Espagne et au Royaume-Uni.
    #MassSurveillance fait un bilan transversal
    VF : http://mass-surveillance.odhe.cat/fr

    Nous vivons dans une société de surveillance. Que ce soit dans la rue ou dans l’intimité de nos foyers, les États donnent de l’argent public à des entreprises privées pour qu’elles nous espionnent.

    L’espionnage d’État n’a rien de nouveau : les gouvernements surveillent depuis longtemps les populations indisciplinées afin d’anticiper et éliminer les menaces potentielles avant qu’elles ne deviennent réalité. Les progrès de la technologie numérique au cours des dernières décennies permettent toutefois désormais aux États de surveiller des peuples entiers à un niveau sans précédent et profondément inquiétant. Alors qu’auparavant les gouvernements espionnaient des cibles spécifiques, il sont désormais équipés, grâce à la technologie numérique, pour nous espionner tous, tout le temps : tout le monde est suspect, et personne n’est à l’abri.

    George Orwell avait mis en garde contre un avenir dystopique dans lequel « des yeux vous observent en permanence, que vous soyez endormi ou éveillé, à l’intérieur ou à l’extérieur… [où] rien ne vous appartient, à l’exception des quelques centimètres cubes de votre crâne ». Ce futur dystopique est aujourd’hui une réalité.

    Le développement de la surveillance numérique, un marché en constante expansion pour les produits high-tech, associés à un discours sécuritaire asséné comme une évidence incontestable et à une tendance à la privatisation des services publics : le résultat de ce cocktail explosif est que les États peuvent désormais s’appuyer sur de multiples outils numériques pour surveiller et contrôler la société. Des technologies de surveillance comme la reconnaissance faciale, les outils d’extraction de données téléphoniques, les drones et les caméras de vidéosurveillance sont désormais systématiquement déployées pour contrôler les populations, indépendamment de leur impact sur la vie privée et les libertés civiles.

    Dès le début de la pandémie, les gouvernements ont utilisé le Covid-19 pour justifier un recours encore plus important à la surveillance numérique, présentée comme indispensable pour contrôler le respect des mesures de distanciation sociale. Les vols de drones, parfois équipés de systèmes d’imagerie thermique, se sont multipliés. Les applications de traçage du Covid-19 peuvent surveiller nos moindres mouvements et collecter d’énormes quantités de données sur notre vie quotidienne. Beaucoup d’États se sont lancées dans une politique de surveillance à outrance. De leur côté, des firmes technologiques avides de profits se sont empressées d’utiliser la crise sanitaire mondiale pour mieux vendre leurs outils biométriques comme la reconnaissance faciale ou les scans rétiniens, présentés comme entièrement fiables et plus nécessaires que jamais. Comme si des outils de surveillance pouvaient apporter la solution à un problème de santé.

    Nous avons tous droit au respect de la vie privée. Tout atteinte à ce droit a des répercussions importantes pour d’autres droits fondamentaux, tels que le droit à la vie familiale, la liberté d’expression, la liberté de réunion, de mouvement et de religion. Pour les personnes actives dans les mouvements sociaux, savoir que chacun de leurs pas est potentiellement surveillé peut avoir un effet paralysant sur leur engagement et sur la forme que prennent leurs luttes.

    Cette enquête se concentre sur trois pays – la France, l’Espagne et le Royaume-Uni – où les technologies de surveillance ont été systématiquement intégrées et normalisées dans les pratiques de maintien de l’ordre, contribuant souvent à renforcer les discriminations de classe et de race, sans aucun véritable débat public. Nous examinons les technologies utilisées et leur impact sur la société civile engagée. Nous mettons en lumière les profits massifs réalisés par les entreprises concernées. Pour finir, nous présentons quelques recommandations pour renverser la tendance en matière de surveillance de masse

    #surveillance