• Marseille s’offre son Big Brother grâce à Engie Ineo
    https://reflets.info/articles/marseille-s-offre-son-big-brother-grace-a-engie-ineo

    Et ce n’est pas triste Ce n’est pas nouveau, cela a déjà échoué, souvent lamentablement. Mais la Ville de Marseille veut son système d’analyse de big data, pour faire notamment, du prédictif. Les ratés de PredPol n’ont pas refroidi la mairie qui compte mettre en route son "fusion center" personnel cette année. Centre de supervision de la ville de Marseille - Ville de Marseille Annoncé au mois de novembre 2017 par la municipalité marseillaise et l’entreprise ayant obtenu le marché — Ineo Digitall, filiale du groupe Engie (anciennement GDF Suez) — le « Big Data de la tranquillité publique » (sic) vise à booster l’efficacité de la police municipale grâce à un système de traitement de « l’ensemble des données disponibles (...)


  • Des années 90 à la fin des années 10
    https://reflets.info/articles/des-annees-90-a-la-fin-des-annees-10

    Que de chemin parcouru... Nous vivions dans un Far West sans Shérif. Aujourd’hui, un Shérif est caché dans chaque sonde DPI qui équipe nos chers DSLAM... Les temps changent. Pas les hommes. Fyodor, Marc Maiffret et Vacuum à Noisebridge - © Sébastien Micke - Reproduction interdite Mi-mai 2003, lors de la première du deuxième volet de Matrix, un jeune homme se penche vers son voisin : « tiens, une scène de hack, ça va être du grand n’importe quoi comme d’habitude ». Il a tout faux. Trinity, l’un des personnages principaux du film utilise un logiciel permettant de créer une cartographie d’un réseau informatique. Son nom ? NMAP, pour « Network Mapper ». Le jeune homme écarquille les yeux : « Mais… Mais c’est mon logiciel ! ». Gordon Lyon, plus (...)


  • Avant j’étais féministe (écologiste et égalitariste aussi)
    https://reflets.info/articles/que-faire-du-tribunal-populaire-2-0

    Quand l’arène numérique embarque tout A un moment, quand tout est récupéré de manière bornée et agressive, on se dit qu’en fait tout ça n’a plus aucun sens et ne mènera nulle part. Autant alors se dégager de toute forme de défense d’idéal social ou quoi que ce soit d’équivalent. Avant j’étais féministe, parce que — certainement — ma mère était une militante féministe des années 70. Certainement. Parce que j’ai bien vu et senti — très tôt — que mépriser les femmes était une idée absurde, dégueulasse et humainement inacceptable. Ou même leur assigner des fonctions spécifiques quotidiennes. J’étais aussi écologiste : mes parents étaient des anti-nucléaires de la première heure et s’étaient lancés dans l’agro-biologie. La Terre allait crever de la pollution humaine, déjà, et (...)

    • L’affaire Cantat-Trintignant parle de la complexité des rapports hommes-femmes, des pulsions les plus violentes qui animent ces relations, de la difficulté à vivre les uns avec les autres, à se maitriser, à se faire du mal les uns les autres. Pas seulement d’un « monstre tabasseur et meurtrier de femme ». Ca c’est bon pour Twitter et pour les foules avides de sensationnel. Cette affaire parle aussi du rapport à la célébrité, aux drames médiatisés, puisqu’il n’y a personne pour venir pleurer ou défendre les femmes tuées chaque année sous les coups de leur maris…

      Ben si si, yen a même pas mal de plus en plus qui mettent ce #féminicide ça s’appelle, sur le devant de la scène, et des médias même grand public.

      Et notamment pour rappeler que dans l’écrasante majorité des cas, c’est la femme justement qui est tué. Pur hasard ? C’est juste des gens qui ont des relations compliqués où on se fait du mal l’un et l’autre ?

    • Je l’avais lu il y a quelques heures, je l’avais laissé en suspens sur mon écran après avoir réagi plutôt de façon négative ; le voici en entier, à vous de juger...

      A un moment, quand tout est récupéré de manière bornée et agressive, on se dit qu’en fait tout ça n’a plus aucun sens et ne mènera nulle part. Autant alors se dégager de toute forme de défense d’idéal social ou quoi que ce soit d’équivalent.


      Avant j’étais féministe, parce que — certainement — ma mère était une militante féministe des années 70. Certainement. Parce que j’ai bien vu et senti — très tôt — que mépriser les femmes était une idée absurde, dégueulasse et humainement inacceptable. Ou même leur assigner des fonctions spécifiques quotidiennes. J’étais aussi écologiste : mes parents étaient des anti-nucléaires de la première heure et s’étaient lancés dans l’agro-biologie. La Terre allait crever de la pollution humaine, déjà, et il fallait la préserver, pour préserver aussi les humains, leur santé. Les remettre en harmonie avec la nature. C’était il y a plus de 40 ans.

      J’étais aussi égalitariste dans le sens où l’injustice me faisait mal. Je pensais que si l’on créait plus de choses pour aider les gens à faire « plus ce qu’ils voulaient », ce serait mieux pour tout le monde et qu’en créant plus d’égalité — dans le sens d’offrir des outils qui donnent leur chances à tous — on s’éclaterait plus, en gros. Ca irait mieux. Mais ça n’a pas bien fonctionné. A tous les niveaux, que ce soit d’un point de vue politique ou social. Chez les gens aussi, dans leur tête, ça n’a pas bien fonctionné.

      Mon féminisme à moi…

      Aujourd’hui, être féministe c’est assez compliqué pour quelqu’un comme moi. On a été quelques uns — avec quelques potes — à montrer l’exemple en fait. Je pense. On n’est pas allé dans la rue avec des pancartes revendiquer des trucs pour les femmes, non. On a fonctionné avec les femmes de façon juste et équilibrée. Partage des tâches ménagères, quotidiennes, s’occuper des enfants, et au final entretenir des relations avec elles exactement comme si elles étaient nos égaux, ce qui était le cas. Une femme reste un individu pour un féministe « vieille école » comme moi. Je l’envisage comme n’importe qui. De la même manière qu’une personne avec une couleur de peau différente de la mienne est « quelqu’un » et rien de plus ou de moins, une femme est quelqu’un. Quelqu’un qui peut être très pénible, avenant, perturbé, intéressant ou totalement superficiel pour mon propre jugement. Mais au fond, mon féminisme est en réalité universaliste : je crois à l’indifférence à l’égard des genres, des origines, du milieu social, de tout. Je ne m’envisage pas comme « homme, mâle, blanc, hétéro gagnant telle somme annuelle ». Je ne m’envisage pas en réalité. En face, par contre, on envisage méchamment. On catégorise. On pointe. On dénonce. On milite. On lutte. On attaque.

      Le féminisme n’est pas un bloc unifié

      Je ne sais pas comment on en est arrivé là. Mais on y est. Le militantisme 2.0, qu’il soit féministe ou autre est devenu le fer de lance des luttes pour l’égalité. Il est sans nuances. Il est très agressif. Il a besoin de bourreaux et de victimes. Il stigmatise. Il refuse le débat. Il est une forme de tribunal de l’instant, violent et aveugle. Ce féminisme 2.0 pense qu’il va faire progresser les droits des femmes en exposant — entre autres — des hommes à la vindicte populaire. Ce féminisme oblige à une seule forme de participation, celle de l’adhésion pleine et entière, sinon, le rejet et l’opprobre. « Si vous n’êtes pas avec nous c’est que vous êtes contre nous » disait Georges W. Bush en 2001 après les attaques du 11 septembre. Suivez mon regard.

      Le concept du féminisme est ancien, il a plus d’un siècle, et il est difficile de le réduire à une seule poche de réflexion binaire. Comme si dire « frapper les femmes c’est mal » vous protégeait définitivement de toute forme de critique, vous mettait dans le camp des « bons » et vous permettait ensuite de chercher sur qui « taper » virtuellement — pouvant représenter ce « mal ». Oui, frapper les femmes c’est mal. Mais en réalité, frapper les gens c’est mal. Et si les femmes sont plus frappées que les hommes dans les couples, ce n’est pas si simple : il suffit de lire les témoignages de femmes battues, mariées le plus souvent, pour le comprendre. Le monde des hommes et des femmes n’est pas en noir et blanc et les rapports de domination, d’exercice du pouvoir, qu’il soit sexuel ou sentimental, économique, social ne sont pas réductibles à une phrase et une sentence. Sachant qu’il faudrait surtout mettre en place le maximum de travailleurs sociaux et d’accès à des d’écoute pour réduire, voire peut-être faire quasiment disparaître ce phénomène des femmes battues. Hurler sa propre sentence ne sert à rien. Juste à exciter les foules et faire croire qu’on s’est emparé du problème. Alors qu’il n’en est rien.

      Paye ton militantisme 2.0

      Chasser en bande. Taper sur tout ce qui bouge. Tenter d’expliquer à tout prix ses choix de militants ou militantes même les plus grossiers et les plus violents, comparer les souffrances, asséner, mépriser est devenu la règle du militantisme féministe 2.0. Du féminisme tout court puisque des voix plus modérées et cherchant la réflexion mesurée ont plus que du mal à se faire entendre. Voire, sont bâillonnées, ou tout du moins fatiguées de devoir se défendre en permanence. Au point de se taire.

      Le féminisme plus ancien appelait les hommes à changer, tout comme les femmes. Le rapport homme-femme dans la société n’est pas réductible à la seule demande de « changement des hommes », uniques responsables de situations désagréables, injustes ou archaïques envers les femmes. Les femmes doivent changer elles aussi. Se mettre en question. Tout comme les hommes. Que ne font-elles pas, que font-elles pour que leur situation soit encore aussi « désagréable » dans les rapports hommes-femmes ? Et les femmes qui se sentent l’égal des hommes, celles qui n’ont aucun problème pour se positionner dans la société, dans les rapports aux hommes, qu’ont-elle à dire, pourrait-on les entendre ? Parler de ce qui fonctionne pourrait donner des idées pour améliorer le sort du plus grand nombre, au lieu de ne parler seulement de ce qui dysfonctionne ? Ou bien le militantisme 2.0 ne peut-il que se contenter de clivages binaires et manichéens pour faire son office ?

      Dystopie contre-culturelle ?

      La brève sur le message de Cantat et le communiqué de l’Observatoire sur la création artistique n’était pas là pour défendre Bertrand Cantat. Elle exprimait juste une inquiétude et soulignait un problème en cours de constitution, celui du tribunal populaire Vs le tribunal institutionnel. Que les internautes, les militants et militantes estiment que Bertrand Cantat est un « tueur de femmes », un promoteur du « féminicide », soit, c’est un peu leur problème. La justice a elle, considéré — après enquête — que Marie Trintignant et Bertrand Cantat, solidement alcoolisés et défoncés, s’étaient — une nouvelle fois — battus dans leur chambre d’hôtel, et que la mort — tragique — de Marie Trintignant était survenue après des coups très violents portés par Bertrand Cantat, sans intention de la donner.

      Il y a plusieurs manières de s’emparer ou non de ce fait divers, puisque c’en est un. Des morts de femmes — injustes, atroces — de ce type, surviennent tous les ans, particulièrement lorsque les personnes sont sous l’emprise de l’alcool, et particulièrement dans des relations sentimentales. Le coupable est dans ces cas là, jugé, purge une peine, se repend aussi, et paye sa dette ainsi à la société. Il a fauté. Il a commis l’irréparable. Mais il n’est pas pour autant un monstre sans pitié, cruel, qui a monstrueusement retranché la vie de la femme avec qui il partageait sa vie de façon froide et meurtrière et qui devrait payer alors son crime odieux jusqu’à la fin de ses jours. Philippe Laflaquière, le juge d’application des peines qui a décidé en 2007 d’accorder sa libération conditionnelle à l’artiste après qu’il a purgé la moitié de sa peine dénonce son impossible réinsertion sur franceinfo :

      C’était sans compter la montée en puissance des réseaux sociaux, formidable caisse de résonance d’une "dictature de l’émotion" depuis longtemps dénoncée. Bien évidemment, le magistrat et le citoyen que je suis ne peuvent qu’approuver la libération de la parole et l’action des mouvements féministes. Mais ce combat pleinement légitime tourne maintenant à la vindicte publique. Sans autre forme de procès, une véritable mise au pilori en place médiatique.

      Ceux qui voient cette histoire sous le prisme du monstre assassin qui parade sur scène sont plus des lecteurs du "Nouveau Détective" qu’autre chose. Et des ardents défenseurs, au final, de la fameuse "société autoritaire et ferme" que certains appellent de leurs vœux par les urnes.

      L’affaire Cantat n’est pas seulement une histoire de meurtre de femme sous les coups d’un homme. Ce serait trop simple et trop facile. Surtout quand ceux qui viennent — 15 ans après — donner la leçon du bien et du mal, assoir leur morale de bons citoyens respectables auprès de ceux qui rappellent juste que la justice et la loi ont encore un poids dans cette société, face à la vindicte populaire.

      Compréhensible de la part d’une famille endeuillée, l’utilisation du terme d’"assassin" appliquée à un homme qui n’a jamais voulu donner la mort, et moins encore avec préméditation [Bertrand Cantat a été condamné pour "coups mortels" et non pour "assassinat" qui retient la préméditation], me semble difficilement acceptable, car fausse et démagogique, de la part de responsables associatifs ou politiques.

      L’affaire Cantat-Trintignant parle de la complexité des rapports hommes-femmes, des pulsions les plus violentes qui animent ces relations, de la difficulté à vivre les uns avec les autres, à se maitriser, à se faire du mal les uns les autres. Pas seulement d’un "monstre tabasseur et meurtrier de femme". Ca c’est bon pour Twitter et pour les foules avides de sensationnel. Cette affaire parle aussi du rapport à la célébrité, aux drames médiatisés, puisqu’il n’y a personne pour venir pleurer ou défendre les femmes tuées chaque année sous les coups de leur maris…

      Ce qui est le plus gênant au final dans les réactions "féministes" qui fusent de toute part autour de ces sujets, est l’incapacité de la plupart à se situer dans les problèmes évoqués. Comme si dans cette nouvelle société très "pure", personne n’avait de pulsion violente, meurtrière. Comme si personne ne dépassait les limites, que personne ne vivait des relations tourmentées, limites, glauques parfois. Comme si personne ne pratiquait l’injustice. Cette nouvelle forme de dystopie contre-culturelle ne manque pas de m’étonner chaque jour qui passe. Cette identification des foules aux victimes (et à leurs familles), cette compassion parfaitement fabriquée, ce refus de voir la réalité en face, remplacée par la création d’histoires manichéennes, cette capacité incroyable à plonger dans le marigot du pire et d’en faire un combat personnel, tout ça est décidément stupéfiant.

      Ceux ou celles qui un jour vont trouver le moyen de faire circuler les histoires constructives et positives des rapports hommes-femmes, montrer par l’exemple comment mieux vivre ensemble, ceux-là arriveront à quelque chose.

      En attendant, je ne suis plus féministe (ni écologiste ni égalitariste).


  • L’IRC : zone de rencontre avec les hackers
    https://reflets.info/articles/l-irc-zone-de-rencontre-avec-les-hackers

    L0pht, Rhino9, ADM, w00w00, Teso, les groupes sont déjà là Dans un esprit de partage commun aux débuts du Web, les hackers répondent à mes questions débiles. Je découvre RTFM... ADM - ADM - © ADM C’est en explorant l’Internet Relay Chat (IRC) que je finis par trouver mes premiers « hackers ». Ils sont français. J’ai des tonnes de questions de béotien dans la tête. J’en pose quelques unes. Je ne sais pas bien expliquer pourquoi, mais ils me répondent. Mieux, ils m’expliquent comment fonctionne ce réseau. J’apprends. Peut-être prennent-ils le temps de m’apprendre toutes ces choses parce que l’on est à une époque du Net où le partage n’est pas un vain mot. Il y a bien dû y avoir un RTFM (read the fucking manual) qui s’est affiché à un moment ou un autre, (...)


  • De l’endogamie à l’exogamie en matière d’informatique
    https://reflets.info/articles/de-l-endogamie-a-l-exogamie-en-matiere-d-informatique

    Ou le cercle sans fin du grand n’importe quoi C’est bien connu, le problème est entre la chaise et le clavier. Et si le user est un imbécile, autant essayer d’en tirer le plus grand profit. Au delà de ce triste constat qui sied si bien aux GAFAM, l’écosystème se tire un balle dans le pied en admettant le pire. Philippe Vannier - Copie d’écran - CC C’est comme ça... Vous pouvez avoir signé un contrat inavouable avec Kadhafi, être poursuivi par la Justice pour cela et rester au sommet de l’écosystème. Ce dernier permet que Philippe Vannier soit « Vice President Big Data & Security Solutions and Group » d’Atos. Notre dernier article évoquant" l’asile politique" accordé par Thierry Breton à Philippe (...)


  • L’Atelier de Jean-Michel Billaut
    https://reflets.info/articles/l-atelier-de-jean-michel-billaut

    Ma porte d’entrée sur Internet Le BBS de l’Atlelier ou les prémices d’un Internet qui pointe le bout de son nez. Avec Internet, la question de la sécurité est consubstantielle... Jean-Michel Billaut - D.R. 1993… Je suis journaliste financier et je m’occupe des banques. Plus particulièrement des nouveaux canaux de distribution. Les nouvelles technologies, à l’époque, c’est principalement la carte à puce qui va se généraliser et qui permet d’envisager de nouveaux services. Ma chef de service me parle d’un professeur Nimbus, travaillant dans les sous-sols d’une banque. « Il faut que tu ailles le voir. Il paraît qu’il fait des trucs incroyables ». Soit… En décrochant mon téléphone quelques jours plus tard, ma vie va changer. Je vais (...)


  • Une histoire de hackers
    https://reflets.info/articles/une-histoire-de-hackers

    Sans Anonymous, sans pirates chinois, nord-coréens ou russes Quelques hackers et les groupes auxquels ils appartenaient ont marqué les débuts du Web. Leurs nicknames et les noms de leurs groupes font désormais partie de l’Histoire du Net. Rencontres du 3ème type - D.R. « C’était mieux avant »… Voilà une phrase que les vieux ont tendance à répéter. En tout cas, c’était différent. Et pour ce qui est des hackers, c’était comment, avant que les Anonymous, Wikileaks, les hackers russes, nord-coréens, chinois, soient les vedettes des médias ? Avant que la presse ne nous vende ces derniers comme l’unique représentation des « hackers » ? C’était différent. Si l’histoire des hackers remonte plus loin que l’arrivée du Web, ce dernier a créé un appel (...)


  • Bertrand Cantat et la haine ordinaire populiste
    https://reflets.info/articles/bertrand-cantat-et-la-haine-ordinaire-populiste

    texte cantat - facebook - facebook Le populisme français actuel révèle aujourd’hui son vrai visage, celui d’une haine féroce envers la justice et les institutions démocratiques, en général. Son leitmotiv est simple, à ce populisme : le peuple sait mieux que le « système ». Même le système judiciaire. Condamner quelqu’un à la prison n’est pas suffisant pour les populistes, il faudrait en sus le brimer, le punir à vie, l’empêcher d’exercer son métier. Quitte à faire pratiquer la censure et aller contre l’esprit de la loi. C’est ainsi que des associations, dont des associations « féministes » ont appelé à faire annuler les concerts de Bertrand Cantat, et le pousser à ne pas participer aux festivals d’été. Il s’en est expliqué sur sa page Facebook : (...)


  • Procès en appel du co-fondateur de Reflets
    https://reflets.info/articles/proces-en-appel-du-co-fondateur-de-reflets

    Tout ça pour ça Bluetouff, co-fondateur de Reflets était jugé en appel ce matin pour la mise à disposition d’un script déjà publié par ailleurs ayant permis à des pirates de lancer une attaque par déni de service Myriam Quemener - copie d’écran Youtube - © https://www.youtube.com/watch?v=vWHNGTSCDk8

    Jeudi 8 mars, se tenait le procès en appel de Bluetouff, co-fondateur de Reflets. Olivier Laurelli était poursuivi pour avoir, "sans motif legitime, importe, detenu, offert, cede ou mis a disposition un equipement, un instrument, un programme informatique ou toute donnee concus ou specialement adaptes pour commettre une ou plusieurs infractions prevues par les articles 323-1 a 323-3 du Code penal, a savoir des atteintes aux systemes de (...)


  • Fake news : les médias tout feu tout flammes
    https://reflets.info/articles/fake-news-les-medias-tout-feu-tout-flammes

    Oui, mais non C’est une étude scientifique, réalisée par trois chercheurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology, « The spread of true and false news online », qui a mis le feu aux poudres. Ou plus exactement, aux médias. Pour LCI, les « fake news » sont « plus rapides que les vraies informations sur Internet ». Kif-kif à l’AFP. Du côté de France Info, service public oblige, on est plus sobre, « une fausse information circule bien mieux qu’une information exacte ». À l’Obs, on monte d’un cran dans l’intensité dramatique, les « fake news » se propageant plus vite que « la vérité ». Rien que ça. Au Temps, on ne barguigne pas, c’est carrément le « mensonge » qui se diffuse plus loin que la « vérité ». Même son de cloche (...)


  • PNIJ : une lente montée en puissance
    https://reflets.info/articles/pnij-une-lente-montee-en-puissance

    Les grandes oreilles... Les grandes oreilles Alors que la CNCTR devrait publier son rapport annuel ce mois-ci, on peut déjà prendre la mesure de la lente mais sûre montée en puissance de la PNIJ et de l’importance croissante de la téléphonie dans les enquêtes judiciaires. Selon nos informations, ce sont quelque 2 millions d’écoutes judiciaire qui ont été demandées en 2017. Près de 700.000 conversations téléphonique et 1million de SMS ont été interceptées par semaine. La capacité actuelle de la PNIJ est de 1200 interceptions judiciaires simultanées mais ce nombre devrait croître. La PNIJ mise en place par Thalès est régulièrement décriée par les forces de l’ordre qui mettent en avant des bugs. Ceci dit, l’Intérieur a perdu avec la PNIJ la main-mise sur les écoutes qui (...)


  • Merci SFR d’assurer la confidentialité (ou pas du tout) des communications des journalistes
    https://reflets.info/articles/merci-sfr-d-assurer-la-confidentialite-ou-pas-du-tout-des-communications-d

    Quand les sujets d’enquête se télescopent avec les centres d’appels de SFR C’est sans doute un malheureux hasard, mais un centre d’appel de SFR se trouve en Tunisie d’où les opérateurs peuvent prendre la main sur la box d’un des journalistes de Reflets qui a enquêté sur l’attentat du Bardo à Tunis Ambassade de France à Tunis - © Reflets Plusieurs mois d’enquête, un déplacement à Tunis ont permis à un journaliste de Reflets (l’auteur de ces lignes) de publier une série d’articles sur l’attentat du Bardo et de démontrer à quel point la justice tunisienne ne collabore pas avec la justice Française. L’un sur Reflets, d’autres dans des journaux ayant un public plus large. Sur place à Tunis, un (...)


  • La sécurité informatique, c’est un peu deux poids, deux mesures
    https://reflets.info/articles/la-securite-informatique-c-est-un-peu-deux-poids-deux-mesures

    La Matrice, ça fait un peu mal aux fesses... depuis 23 ans Il y a sécurité informatique et... sécurité informatique. Entre ce que ce petit monde donne à voir et la réalité, il y a un monde. Bienvenue dans la Matrice Le hacker vu par la presse - Image volée sur https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com - © WTF Il est beau ce monde que l’éco-système a construit. Au fil des plaquettes sur papier glacé vantant les mérites de telle ou telle solution de sécurité informatique, au détour de telle ou telle déclaration d’officiels gouvernementaux, derrière le sourire « ultra bright » des commerciaux et autre patrons de pépites de la sécurité informatique, il y a un monde parfois moche, pourri par le non dit et le mensonge. A l’époque où Guillermito (...)


  • Tutoriel : L’Express, ou comment ne pas gérer une fuite de données
    https://reflets.info/articles/tutoriel-l-express-ou-comment-ne-pas-gerer-une-fuite-de-donnees

    Aujourd’hui, c’est ZDNet qui révèle qu’un serveur de base de données MongoDB, géré par l’Express et contenant environ 700 000 documents, était ouvert aux quatre vents. Jusque là, malheureusement rien d’exceptionnel — quoique cela soit fâcheux, la configuration par défaut de MongoDB est notoirement mauvaise. Les contrôles d’accès ne sont en effet pas activés par défaut. De plus, il aura fallu attendre mai 2017 et la version 3.5.7 du logiciel pour qu’il n’écoute plus sur toutes les interfaces réseau, mais uniquement sur le localhost. Autrement dit, avant cette date, un serveur fraîchement installé acceptait n’importe quelle connexion entrante sans aucune forme d’authentification. D’après ZDNet, Mickey Dimov, le techos américain à l’origine de la découverte, (...)


  • Les études scientifiques sont-elles des marchandises comme les autres ?
    https://reflets.info/articles/la-science-est-elle-une-marchandise-comme-une-autre

    Quelles valeur accorder aux résultats des études scientifiques qui ne cessent de tomber en permanence ? Depuis une dizaine d’années le phénomène des "études scientifiques médiatisées" est en croissance exponentielle : pas une semaine sans un titre annonçant « une étude scientifique démontre que… ». Seul problème : la plupart sont arrangées, biaisées, non reproductibles et orientées à des fins intéressées. La recherche scientifique fonctionne désormais de manière similaire aux multinationales et est prête à tout pour maintenir ses budgets et son prestige. Comment avoir une meilleur indice scientifique qu’Enstein auprès de Google Scholar ? Il suffit de balancer 102 publications bidons. Depuis une dizaine d’années le phénomène des "études scientifiques (...)


  • La France serait sur le point d’annoncer la mort de Mokhtar Belmokhtar
    https://reflets.info/articles/la-france-serait-sur-le-point-d-annoncer-la-mort-de-mokhtar-belmokhtar

    Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d’écran Youtube L’homme a été déclaré mort plusieurs fois mais, selon une source judiciaire française, celle-ci serait la bonne. La France s’apprêterait à annoncer officiellement le décès du djihadiste. Passé par le GIA et le CSPC en Algérie pendant les années noires (années 90), Mokhtar Belmokhtar combat également au Mali et en Libye. Plusieurs raids, américains et français tentent de l’éliminer, visiblement sans succès. A chaque fois que sa mort est annoncée, elle est démentie par les groupes djihadistes auxquels il appartient. Mokhtar Belmokhtar, chef de la katiba Al-Mourabitoune - Capture d’écran Youtube Mokhtar Belmokhtar est l’organisateur de la prise d’otages d’In Amenas sur le site (...)


  • Bienvenue dans un monde épuisant
    https://reflets.info/articles/bienvenue-dans-un-monde-epuisant

    Tout est éphémère mais d’une importance vitale Est-ce le prisme déformant des réseaux sociaux ? Toute information devient capitale en quelques instants mais est aussi immédiatement frappée par un Time To Live (TTL) minimal Image :

    Qui ne peut s’indigner du sort réservé aux civils de la Goutha Orientale ? C’est le sujet du moment. Avec ses informations périphériques mais non moins érigées en débat national : LeMedia a décidé de ne montrer aucune image de ce conflit parce qu’elles ne pourraient pas être authentifiées. Paf, le nouveau débat est né et tourne en boucle : le correspondant de Le Media — qui entend donner des leçons à toute la presse — est un complotiste qui n’y connaît rien. (...)


  • Comment avoir l’air ridicule en quelques mails
    https://reflets.info/articles/comment-avoir-l-air-ridicule-en-quelques-mails-1719e847-cd09-4f3e-8443-0f2

    Ca marche très bien dans la Com’ Où comment le directeur de la création apprend que l’on n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces de Troll Bienvenue dans la Com’ - © Reflets Ma première connexion à Internet remonte à 1994. Je m’en souviens comme si c’était hier. A l’époque, il y avait un logiciel qui permettait d’aller chercher du contenu sur des serveurs, “Gopher”. Cette petite introduction digressive pour vous faire comprendre que je suis rompu, par habitude et observation attentive des usages du Net, aux discussions par mail ou de type café du commerce (Usenet). Une autre manière de dire que je suis assez doué (mode auto-congratulation “on”) pour amener en quelques mails, quelqu’un à être ridicule. Préalable : mettre (...)


  • Attribution des attaques informatiques : « Qui n’est pas responsable d’Olympic Destroyer ? »
    https://reflets.info/articles/attribution-des-attaques-informatiques-qui-n-est-pas-responsable-d-olympic

    Nous l’avions déjà longuement développé dans nos colonnes : identifier les auteurs d’une attaque informatique est un exercice périlleux. L’attribution de ces attaques par les « officiels » gouvernementaux à tel ou tel acteur est tout autant, sinon davantage, une affaire de politique que de technique. Dans un intéressant billet de blog, deux analystes de Talos en donnent une illustration en résumant de manière accessible les analyses du malware « Olympic Destroyer ». Ce dernier aurait pu être utilisé lors d’une attaque contre les jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud. Se basant sur leurs propres travaux ou sur les analyses d’autres sociétés spécialisées, les chercheurs placent différents groupes sur la « rangée de suspects ». Le groupe Lazarus, d’abord, que certains (...)


  • Harcèlement judiciaire contre le co-fondateur de Reflets ?
    https://reflets.info/articles/harcelement-judiciaire-contre-le-co-fondateur-de-reflets

    Le parquet s’entête pour une amende de 500 euros... Un premier procès nous avait menés jusqu’en cassation. Le parquet relance une nouvelle procédure contre Olivier Laurelli, co-fondateur de Reflets. DGSI - Wikipedia En 2012, Olivier Laurelli (Bluetouff) découvre via une recherche sur Google, une longue liste de documents listés dans le répertoire d’un site. Il utilise une commande (wget) pour tout télécharger et regarder ça plus tard. C’est le début d’ennuis judiciaires qui vont durer trois ans. Une procédure totalement absurde dans laquelle le parquet de Paris va s’entêter et finalement gagner, renversant une jurisprudence qu’il avait lui-même voulue en 2001. Mais comme si cela n’était pas suffisant, le (...)


  • Comment se construire avec les écrans ?
    https://reflets.info/radios/le-pistolet-et-la-pioche/que-peut-devenir-l-humain-etre-social-s-il-fixe-des-ecrans-toute-la-sainte

    Le Pistolet et La Pioche #13 Le sujet de la construction des individus, du sujet, par et avec les écrans, est le thème de ce 3ème épisode de la deuxième saison du Pistolet et la Pioche. La construction des individus, donc, dont celle des enfants, bien entendu… Que peut devenir l’humain, être social, s’il fixe des écrans toute la sainte journée ? La construction des individus se fait par plein de choses différentes. Enfin, normalement. Que se passe-t-il lorsque que tout ou presque passe par écrans interposés ? Et les enfants, que deviennent-ils dans cette histoire ? Le Pistolet et la Pioche est allé creuser ce sujet fort délicat, puisqu’il touche désormais la grande majorité de la population française…

    Durée : 40 minutes

    Imagine : Just an Illusion

    Yes vous aime : Ferme ta gueule sur (...)


  • Avec le RGPD, une révolution, Mounir te promet la lune
    https://reflets.info/articles/la-petite-revolution-du-rgpd-de-mounir-mort-de-rire

    Mais au mieux, tu vas chopper un pauvre fichier XML Quand un secrétaire d’État chargé du numérique se transforme en bonimenteur des grands boulevards... Mounir sur Twitter - En Marche ! Si l’on n’y prend garde, on pourrait se croire face à un vendeur de Darty ou un bonimenteur devant les grands magasins parisiens. « Approchez madame, monsieur, regardez mon couteau éplucheur révolutionnaire, il coupe, mais il épluche en même temps, tout en vous fabriquant un gâteau à plateaux couronné de chantilly et le tout, madame monsieur, pour la modique somme de 300 euros, oui, j’ai bien dit 300 euros, pas 2000, pas 1000, pas 500, non, 300 euros ! Et si vous en prenez deux, je vous fais un prix imbattable de 599 euros ! » Dans une vidéo (voir (...)


  • La France innove avec le Deep Packet Protection©
    https://reflets.info/articles/loi-de-programmation-militaire-2-0-la-france-innove-avec-le-deep-packet-pr

    LPM 2.0 : du DPI technique, pas du DPI politique Le projet de loi de programmation militaire, dans sa nouvelle mouture pour la période 2019 à 2025, aka LPM v2.0, prévoit, outre les habituelles questions de budget, d’effectifs, de moyens, "le développement de la résilience « cyber »" de la fière startup-nation. George Hodan - CC0 1.0 Concrètement, l’article 19 du projet de loi prévoit l’ajout de nouveaux versets au sacro-saint Code de postes et des communications électroniques, texte qui réglemente en particulier l’activité des opérateurs de télécommunications. Le Code des postes et communications électroniques, CPCE pour les intimes, pose comme principe la protection de la vie privée des usagers des réseaux. En théorie, un (...)


  • Ma vie analogique (presque) déconnectée
    https://reflets.info/articles/ma-vie-analogique-presque-deconnectee

    Le numérique, les écrans ça peut être bien, hyper bien même. Oui, si l’on ne se fait pas hyper aspirer… Il y a un problème dans le monde actuel. Un gros problème. Et comme ce problème me touche, parce que je fais partie du monde, j’ai décidé de m’en emparer pour tenter de le régler… à mon échelle. Ce problème est la vie numérique. La société numérique. La passion du numérique. L’enfermement numérique. L’enfer numérique et celui des écrans au final. Il y a un problème dans le monde actuel. Un gros problème. Et comme ce problème me touche, parce que je fais partie du monde, j’ai décidé de m’en emparer pour tenter de le régler… à mon échelle. Ce problème est la vie numérique. La société numérique. La passion du numérique. L’enfermement numérique. L’information numérique (...)


  • Transparence numérique et totalitarisme algorithmique : l’aliénation des masses en question
    https://reflets.info/articles/transparence-numerique-et-totalitarisme-algorithmique-l-alienation-des-mas

    Tyrannie et transparence numérique : une nouvelle servitude volontaire L’aliénation des masses dans une société transparente et gérée par un système totalitaire algorithmique est en cours… Jusqu’à quel point sera-t-il possible de limiter la casse ? phonandroid Le sujet de la collecte et du traitement des données commence à faire débat au point que les instances politiques s’en sont emparées. Un débat vite bouclé, puisque le Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui arrive est censé rassurer les foules hypnotisées par leurs vies numériques… qu’elles offrent sans compter (et pourraient bientôt vendre). Les entreprises de traitement des big data poussent comme des champignons : le traitement des données par machine learning est devenu le (...)