Reka

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  • Lettre à Alain Finkielkraut, par Dominique EDDE (L’Orient-Le Jour), via @mona
    https://www.lorientlejour.com/article/1160808/lettre-a-alain-finkielkraut.html

    Cher Alain Finkielkraut, je vous demande et je demande aux responsables politiques de ne pas minorer ces petites victoires du bon sens sur la bêtise, de la banalité du bien sur la banalité du mal. Préférez les vrais adversaires qui vous parlent aux faux amis qui vous plaignent. Aidez-nous à vous aider dans le combat contre l’antisémitisme : ne le confinez pas au recours permanent à l’injonction, l’intimidation, la mise en demeure. Ceux qui se font traiter d’antisémites sans l’être ne sont pas moins insultés que vous. Ne tranchez pas à si bon compte dans le vécu de ceux qui ont une autre représentation du monde que vous. Si antisionisme n’est plus un mot adapté, donnez-nous-en un qui soit à la mesure de l’occupation, de la confiscation des terres et des maisons par Israël, et nous vous rendrons celui-ci. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont renoncé à parler. Mais ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

    • Lettre à Alain #Finkielkraut - Dominique EDDE - L’Orient-Le Jour

      En général avec Finkielkraut ou BHL, je préfère quand on les ignore tant leur pensée est totalement oblitérée, mais la lettre de Dominique Edde est tellement belle (Merci @mona de me l’avoir fait connaître sur twitter) que ça méritait d’être dûment référencé ici, voire discuté. Je vous encourage chaudement à la lire avec attention.

      Morceaux choisis :

      « Vous êtes parti sans faire de place à ma colère. »

      « votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre. »

      « nous sommes défaits. Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux. »

      « Ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

      l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité.

      #antisémitisme #anisionisme #israël #palstine #occupation #démolition #colonisation #liban #humanité #extrémisme

    • Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux.

    • @val_k

      Cher Alain Finkielkraut,

      Permettez-moi de commencer par vous dire « salamtak », le mot qui s’emploie en arabe pour souhaiter le meilleur à qui échappe à un accident ou, dans votre cas, une agression. La violence et la haine qui vous ont été infligées ne m’ont pas seulement indignée, elles m’ont fait mal. Parviendrais-je, dans cette situation, à trouver les mots qui vous diront simultanément ma solidarité et le fond de ma pensée ? Je vais essayer. Car, en m’adressant à vous, je m’adresse aussi, à travers vous, à ceux qui ont envie de paix.

      Peut-être vous souvenez-vous. Nous nous sommes connus au début des années 1980 à Paris, aux éditions du Seuil, et soigneusement évités depuis. Lors de l’invasion du Liban par Israël, vous n’aviez pas supporté de m’entendre dire qu’un immeuble s’était effondré comme un château de cartes sous le coup d’une bombe à fragmentation israélienne. Cette vérité-là blessait trop la vôtre pour se frayer un chemin. C’est l’arrivée impromptue dans le bureau où nous nous trouvions, de l’historien israélien Saul Friedländer, qui permit de rétablir la vérité. Il connaissait les faits. J’ai respiré. Vous êtes parti sans faire de place à ma colère. Il n’y avait de place, en vous, que pour la vôtre. Durant les décennies qui ont suivi, le syndrome s’est accentué. Vous aviez beau aimer Levinas, penseur par excellence de l’altérité, il vous devenait de plus en plus difficile, voire impossible, de céder le moindre pouce de territoire à celle ou celui que vous ressentiez comme une menace. Cette mesure d’étanchéité, parfaitement compréhensible compte tenu de l’histoire qui est la vôtre, n’eût posé aucun problème si elle ne s’était transformée en croisade intellectuelle. Cette façon que vous avez de vous mettre dans tous vos états pour peu que survienne un désaccord n’a cessé de m’inspirer, chaque fois que je vous écoute, l’empathie et l’exaspération. L’empathie, car je vous sais sincère, l’exaspération, car votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre.

      Le plus clair de vos raisonnements est de manière récurrente rattrapé en chemin par votre allergie à ce qui est de nature à le ralentir, à lui faire de l’ombre. Ainsi, l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité. Il n’y avait plus d’avenir et de chemin possible que dans l’antériorité. Dans le retour à une civilisation telle qu’un Européen pouvait la rêver avant la catastrophe. Cela, j’ai d’autant moins de mal à le comprendre que j’ai la même nostalgie que vous des chantiers intellectuels du début du siècle dernier. Mais vous vous êtes autorisé cette fusion de la nostalgie et de la pensée qui, au prix de la lucidité, met la seconde au service de la première. Plus inquiétant, vous avez renoncé dans ce « monde d’hier » à ce qu’il avait de plus réjouissant : son cosmopolitisme, son mélange. Les couleurs, les langues, les visages, les mémoires qui, venues d’ailleurs, polluent le monde que vous regrettez, sont assignées par vous à disparaître ou à se faire oublier. Vous dites que deux menaces pèsent sur la France : la judéophobie et la francophobie. Pourquoi refusez-vous obstinément d’inscrire l’islamophobie dans la liste de vos inquiétudes ? Ce n’est pas faire de la place à l’islamisme que d’en faire aux musulmans. C’est même le contraire. À ne vouloir, à ne pouvoir partager votre malaise avec celui d’un nombre considérable de musulmans français, vous faites ce que le sionisme a fait à ses débuts, lorsqu’il a prétendu que la terre d’Israël était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Vous niez une partie de la réalité pour en faire exister une autre. Sans prendre la peine de vous représenter, au passage, la frustration, la rage muette de ceux qui, dans vos propos, passent à la trappe.

      Vous avez cédé à ce contre quoi Canetti nous avait brillamment mis en garde avec Masse et puissance. Vous avez développé la « phobie du contact » à partir de laquelle une communauté, repliée comme un poing fermé, se met en position de défense aveugle, n’a plus d’yeux pour voir hors d’elle-même. Cette posture typique d’une certaine politique israélienne, et non de la pensée juive, constitue, entre autre et au-delà de votre cas, la crispation qui rend impossible l’invention de la paix. C’est d’autant plus dommage qu’il y a fort à parier que le monde dont vous portez le deuil est très proche de celui d’un nombre considérable de gens qui vivent en pays arabes sous la coupe de régimes mafieux et/ou islamistes. Pourquoi ceux-là comptent-ils si peu pour vous ? Pourquoi préférez-vous mettre le paquet sur vos ennemis déclarés que donner leur chance à de potentiels amis ? Le renoncement à l’idéal, dont j’évoque longuement la nécessité dans mon dernier livre sur Edward Said, est un pas que vous ne voulez pas franchir. J’entends par idéal la projection de soi promue au rang de projet collectif. Or, le seul rêve politique qui vaille, on peut aussi l’appeler utopie, c’est celui qui prend acte de la réalité et se propose d’en tirer le meilleur et non de la mettre au pas d’un fantasme. C’est précisément le contraire de l’idéal en circuit fermé qui fonctionne sur le mode d’une fixation infantile et nous fait brusquement découvrir, à la faveur d’une mauvaise rencontre, qu’il nourrit la haine de ceux qui n’ont pas les moyens de ne pas haïr. Cet homme qui vous a injurié a tout injurié d’un coup : votre personne, les Juifs et ceux que cette ignominie écœure. Il ne suffit toutefois pas de le dire pour le combattre et moins encore pour épuiser le sujet. À cet égard, je vous remercie d’avoir précisé à la radio que l’antisémitisme et l’antisionisme ne pouvaient être confondus d’un trait.

      Peut-être aurez-vous l’oreille du pouvoir en leur faisant savoir qu’ils ne cloueront pas le bec des opposants au régime israélien en clouant le bec des enragés. On a trop l’habitude en France de prendre les mots et les esprits en otage, de privilégier l’affect au mépris de la raison chaque fois qu’est évoquée la question d’Israël et de la Palestine. On nous demande à présent de reconnaître, sans broncher, que l’antisémitisme et l’antisionisme sont des synonymes. Que l’on commence par nous dire ce que l’on entend par sionisme et donc par antisionisme. Si antisioniste signifie être contre l’existence d’Israël, je ne suis pas antisioniste. Si cela signifie, en revanche, être contre un État d’Israël, strictement juif, tel que le veulent Netanyahu et bien d’autres, alors oui, je le suis. Tout comme je suis contre toute purification ethnique. Mandela était-il antisémite au prétexte qu’il défendait des droits égaux pour les Palestiniens et les Israéliens ? L’antisémitisme et le négationnisme sont des plaies contre lesquelles je n’ai cessé de me battre comme bien d’autres intellectuels arabes. Que l’on ne nous demande pas à présent d’entériner un autre négationnisme – celui qui liquide notre mémoire – du seul fait que nous sommes défaits. Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux.

      Un dernier mot avant de vous quitter. Je travaille au Liban avec des femmes exilées par la guerre, de Syrie, de Palestine, d’Irak. Elles sont brodeuses. Quelques-unes sont chrétiennes, la plupart musulmanes. Parmi ces dernières, trois ont perdu un fils. Toutes sont pratiquantes. Dieu est pour ainsi dire leur seul recours, leur seule raison de vivre. Réunies autour d’une grande table, sur laquelle était posée une toile de chanvre, nous étions une douzaine à dessiner un cargo transportant un pays. Chacune y mettait un morceau du sien. L’une un tapis, l’autre une porte, une colonne romaine, un champ d’olivier, une roue à eau, un coin de mer, un village du bord de l’Euphrate. Le moment venu d’introduire ou pas un lieu de culte, la personne qui dirigeait l’atelier a souhaité qu’il n’y en ait pas. Face à la perplexité générale, il a été proposé que ces lieux, s’il devait y en avoir, soient discrets. À la suggestion d’ajouter une synagogue, l’une des femmes a aussitôt réagi par ces mots : « S’il y a une église et une mosquée, il faut mettre une synagogue pour que chacun puisse aller prier là où il veut. Et elle a ajouté avec le vocabulaire dont elle disposait : « Nous ne sommes pas antisémites, nous sommes antisionistes. » Toutes ont approuvé, faisant valoir que « dans le temps », tout ce monde-là vivait ensemble.

      Cher Alain Finkielkraut, je vous demande et je demande aux responsables politiques de ne pas minorer ces petites victoires du bon sens sur la bêtise, de la banalité du bien sur la banalité du mal. Préférez les vrais adversaires qui vous parlent aux faux amis qui vous plaignent. Aidez-nous à vous aider dans le combat contre l’antisémitisme : ne le confinez pas au recours permanent à l’injonction, l’intimidation, la mise en demeure. Ceux qui se font traiter d’antisémites sans l’être ne sont pas moins insultés que vous. Ne tranchez pas à si bon compte dans le vécu de ceux qui ont une autre représentation du monde que vous. Si antisionisme n’est plus un mot adapté, donnez-nous-en un qui soit à la mesure de l’occupation, de la confiscation des terres et des maisons par Israël, et nous vous rendrons celui-ci. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont renoncé à parler. Mais ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

      Dominique EDDÉ est romancière et essayiste. Dernier ouvrage : « Edward Said. Le roman de sa pensée » (La Fabrique, 2017).

      –—
      Note de l’auteure

      Rédigée le 23 février dernier, cette lettre à Alain Finkielkraut a été acceptée par le journal Le Monde qui demandait qu’elle lui soit « réservée », puis elle a été recalée, sans préavis, 9 jours plus tard alors qu’elle était en route pour l’impression.

      L’article qui, en revanche, sera publié sans contrepoids ce même jour, le 5 mars, était signé par le sociologue Pierre-André Taguieff. Survol historique de la question du sionisme, de l’antisionisme et de « la diabolisation de l’État juif », il accomplit le tour de force de vider le passé et le présent de toute référence à la Palestine et aux Palestiniens. N’existe à ses yeux qu’un État juif innocent mis en péril par le Hamas. Quelques mois plus tôt, un article du sociologue Dany Trom (publié dans la revue en ligne AOC) dressait, lui aussi, un long bilan des 70 ans d’Israël, sans qu’y soient cités une seule fois, pas même par erreur, les Palestiniens.

      Cette nouvelle vague de négationnisme par omission ressemble étrangement à celle qui en 1948 installait le sionisme sur le principe d’une terre inhabitée. Derrière ce manque d’altérité ou cette manière de disposer, à sens unique, du passé et de la mémoire, se joue une partie très dangereuse. Elle est à l’origine de ma décision d’écrire cette lettre. Si j’ai choisi, après le curieux revirement du Monde, de solliciter L’Orient-Le Jour plutôt qu’un autre média français, c’est que le moment est sans doute venu pour moi de prendre la parole sur ces questions à partir du lieu qui est le mien et qui me permet de rappeler au passage que s’y trouvent par centaines de milliers les réfugiés palestiniens, victimes de 1948 et de 1967.

      Alors que j’écris ces lignes, j’apprends qu’a eu lieu, cette semaine, un défilé antisémite en Belgique, dans le cadre d’un carnaval à Alost. On peine à croire que la haine et la bêtise puissent franchir de telles bornes. On peine aussi à trouver les mots qui tiennent tous les bouts. Je ne cesserai, pour ma part, d’essayer de me battre avec le peu de moyens dont je dispose contre la haine des Juifs et le négationnisme, contre le fanatisme islamiste et les dictatures, contre la politique coloniale israélienne. De tels efforts s’avèrent de plus en plus dérisoires tant la brutalité ou la surdité ont partout des longueurs d’avance.

      Que les choses soient claires : l’antisémitisme n’est pas, de mon point de vue, un racisme comme un autre. Il est le mal qui signe la limite irrationnelle de l’humain dans notre humanité. Le combattre de toutes nos forces n’est pas affaiblir la Palestine, c’est la renforcer. Alerter un certain milieu intellectuel et politique sur les dangers d’une mémoire sioniste exclusive, c’est l’alerter sur la grave injustice qu’elle signifie, mais aussi sur le désastreux effet d’huile sur le feu antisémite que peut produire cette occultation de l’autre.

      D.E.

    • Et aussi

      Note de l’auteure

      Rédigée le 23 février dernier, cette lettre à Alain Finkielkraut a été acceptée par le journal Le Monde qui demandait qu’elle lui soit « réservée », puis elle a été recalée, sans préavis, 9 jours plus tard alors qu’elle était en route pour l’impression.

      L’article qui, en revanche, sera publié sans contrepoids ce même jour, le 5 mars, était signé par le sociologue Pierre-André Taguieff. Survol historique de la question du sionisme, de l’antisionisme et de « la diabolisation de l’État juif », il accomplit le tour de force de vider le passé et le présent de toute référence à la Palestine et aux Palestiniens. N’existe à ses yeux qu’un État juif innocent mis en péril par le Hamas. Quelques mois plus tôt, un article du sociologue Dany Trom (publié dans la revue en ligne AOC) dressait, lui aussi, un long bilan des 70 ans d’Israël, sans qu’y soient cités une seule fois, pas même par erreur, les Palestiniens.


      #le_monde

    • @touti : quand tu préconises Tor, c’est « Tor Browser » ou le réseau Tor ? J’ai pas encore osé me lancer dans ce truc car ça m’a l’air complexe.
      Sinon, j’utilise un service qui fournit des accès à des VPN, ce qui me permet de « délocaliser » mon IP, d’anonymiser mes connections et d’en crypter le contenu. Ça s’appelle « Cyberghost » et c’est payant aussi, mais bon ...

    • Oui TOR browser, et ça utilise le réseau TOR, faut arrêter d’avoir peur (les médias dominants ont bien travaillé avec le dark web, raaaa bouououuoouh TOR c’est le mal) , c’est aussi simple que n’importe quel navigateur.

    • Euh ... En fait, c’est pas le darquouèbe qui me fout les jetons, c’est la complexité technique du bouzin. Faudra que je teste sur une vieille machine sous Linux.
      Sinon, à propos de Cyberghost, un peu de doc ici même :
      https://www.tomsguide.com/us/cyberghost-vpn,review-4458.html

      Mais si j’arrive à maîtriser Tor (et son « brouteur »), j’abandonne derechef mon service payant. (Désolé @monolecte d’avoir squatté ton post avec mes angoisses techniques.)

    • Non mais ya rien à faire, tu ouvres TorBrowser et c’est fini. C’est juste un Firefox pré-configuré pour passer par Tor. Dès que tu l’allumes il fait un chemin au hasard dans les nœuds Tor, et du coup c’est comme si tu faisais ta requête depuis ailleurs (mais le nœud sortant est aussi en France). À tout moment t’as une entrée de menu « rouvrir avec un autre chemin » si tu veux le changer.


    • #Livre

      Peau rouge, masques blancs
      Contre la politique coloniale de la reconnaissance

      #Glen_Sean_Coulthard

      Traduction de l’anglais par Arianne Des Rochers et Alex Gauthier
      Préface de Taiaiake Alfred

      Lire un extrait

      ISBN : 9782895962601

      Collection : Humanités

      368 pages

      Parution en Amérique du Nord : 15 février 2018

      Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par #Frantz_Fanon dans l’œuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd’hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l’autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples #autochtones d’Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation #dénée du Nord-Ouest du Canada, l’auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale.

      Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l’autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, #Coulthard sait que le #marxisme ne peut s’appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat #décolonial et #anticapitaliste.

      « Ce livre offre une critique pénétrante du colonialisme contemporain et une vision claire de la résurgence autochtone, en plus de constituer une contribution importante à la pensée révolutionnaire. »

      #Taiaiake Alfred, extrait de la préface


    • VERBATIM
      Regards, le 26 février 2019
      http://www.regards.fr/la-midinale/article/monique-pincon-charlot-les-gilets-jaunes-sont-en-train-de-nous-rendre-le

      Sur le passage du président des riches (Nicolas Sarkozy) au président des ultra-riches (Emmanuel Macron)
      « Avec Macron, les cadeaux fiscaux se chiffrent en dizaines de milliards d’euros tandis qu’avec le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy, c’était seulement un milliard d’euros. »`
      « Avec Macron, on est passé à un autre niveau de privilèges accordés depuis l’Elysée. »
      « Avec Macron, il y a, en plus de la violence verbale, des manipulations idéologiques et linguistique considérables, totalement cohérentes avec sa personnalité. »

      Sur les donateurs de Macron
      « Macron a fait des levées de fonds très importantes avec des diners qui étaient organisés dans les beaux quartiers de Belgique, de Londres et de France, de partout où il y avait de riches Français exilés. »
      « Ces gens-là [les donateurs] ont tous été largement récompensés après. »

      Sur ce qui caractérise la politique d’Emmanuel Macron
      « Emmanuel Macron symbolise la synthèse des intérêts de l’oligarchie au sommet de l’Etat. »
      « Aujourd’hui, il n’y a plus de champ politique autonome, ni de champ médiatique autonome. Tout a été pillé par le monde de la finance, tout a été marchandisé. »
      « L’oligarchie contrôle tous les secteurs de l’activité économique et sociale. Il n’y a plus d’intérêt général, il n’y a plus que des intérêts privés qui sont liés à la haute finance et à l’intérêt des plus riches. »

      Sur le rôle des médias
      « On assisté à une imposture médiatique absolument unique. »
      « On a réussi à faire passer un homme du sérail, un homme du système, le candidat du système le plus au cœur de l’oligarchie, pour quelqu’un de neuf, hors du système. »
      « C’est Macron qui a fait toute la politique économique de François Hollande : il fait du neuf avec du vieux. »
      « C’est parce que dix milliardaires possèdent 90% des médias en France,qu’il n’y a plus du tout d’indépendance de la presse. »

      Sur la maraude de Macron auprès des sans-abris
      « Il s’agit de faire croire que Macron se préoccupe des sans-abris alors que son meilleur ami Jean-Marc Borello fait de l’argent avec la misère et les sans-abris. »
      « Grâce à Emmanuel Macron, aujourd’hui, même la détresse la plus incroyable peut rapporter du fric aux actionnaires. »

      Sur le mépris et Macron
      « [Ce mépris] est à la fois calculé et en même temps naturel. »
      « On voit bien qu’il porte sur lui ce mépris de classe, ça transpire dans sa façon de parler, du fait qu’il est toujours maquillé, qu’il avance masqué, qu’il dégage toujours ses petites formules assassines. C’est quelque chose qui l’habite et qui est en cohérence avec tout le maillage oligarchique de ses réseaux. »

      Sur les gilets jaunes
      « Aujourd’hui, du fait que la sphère politique n’existe plus, qu’elle a été achetée et prédatée par le monde de la finance, Emmanuel Macron n’est finalement pas un président légitime. »
      « Emmanuel Macron est le chef d’entreprise de la start-up France. »
      « Il est intéressant de voir ce mouvement, classe contre classe, directement s’adresser au chef d’entreprise de la France, le responsable en chef du fait qu’aujourd’hui, il y a des millions de gens qui ne mangent plus à leur faim tellement les cadeaux fiscaux aux plus riches, sans aucun contrôle de leur usage, ont fini par appauvrir d’une façon considérable une grande partie des classes populaires et moyennes. »
      « Ce qui nous a vraiment frappé chez les gilets jaunes, c’est la conscience de classe, qui s’est construite grâce aux réseaux sociaux : ils s’adressent directement à celui qui leur apparait être comme celui qui doit rendre des comptes et prendre des mesures fortes pour plus de justice sociale et fiscale. »

      Sur Jean-Luc Mélenchon et la stratégie populiste
      « Je ne peux pas adhérer à ce eux et nous dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon parce que je le trouve très mal placé, lui qui a mangé à aux râteliers de la politique depuis son plus jeune âge et qui reste alors que la retraite a sonné et qu’il y a plein de jeunes qui pourraient mieux nous représenter que lui. »
      « Il est absolument nécessaire [qu’il passe la main]. »
      « Jean-Luc Mélenchon est une personnalité beaucoup trop clivante et qui veut absolument le pouvoir avant de partir. »
      « Je suis pour un rassemblement le plus large possible, des gilets jaunes, du Parti communiste, de la France insoumise. »
      « Il faut un grand rassemblement dans le respect mutuel des différences des uns et des autres. »
      « Nous devons faire comme les riches : nous devons nous assoir sur nos différences, voire de les valoriser, et être profondément solidaires dans notre conscience de classe. »
      « Je veux espérer que les gilets jaunes sont en train de nous rendre le service du siècle pour ce rassemblement qui j’espère va aboutir à une convergence des luttes, en dehors des petits chefs et des égos surdimensionnés. »

      #Gilets_Jaunes #France #Monique_Pinçon-Charlot


  • 40 % des chômeurs touchent moins de 500 euros par mois – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/travail/chomage/la-moitie-des-chomeurs-touchent-moins-de-500-euros-par-mois.html
    2017 : https://seenthis.net/messages/638356

    30 % des chômeurs ne touchent aucune indemnité et 42 % un maximum de 500 euros par mois. Les deux tiers ont moins que le Smic. Seuls 5 % empochent plus de 2 000 euros. Régulièrement, le régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi est accusé d’être trop généreux, d’inciter les chômeurs à rester chez eux. C’est loin d’être la réalité.

    Selon les données de Pôle Emploi, les chômeurs reçoivent en moyenne 1 170 euros net par mois d’indemnité, soit le niveau du Smic net, ce qui à première vue ne semble pas si mal. Sauf que ce chiffre ne signifie pas grand chose car il ne porte que sur les chômeurs qui reçoivent une indemnité. Dit autrement, c’est le niveau moyen de ce que touchent ceux qui perçoivent quelque chose, sans compter ceux qui ne reçoivent rien ou qui sont indemnisés par un autre système. Pour comprendre la réalité de l’indemnisation du chômage en France, nous avons réalisé une estimation qui prend en compte ces oubliés du calcul de Pôle emploi.

    Aux 2,8 millions de demandeurs d’emplois indemnisés par le régime général de l’assurance chômage (données à la fin décembre 2017), il faut tout d’abord ajouter près de 400 000 personnes qui perçoivent l’allocation spécifique de solidarité. Cette allocation est versée par Pôle emploi aux chômeurs qui ont épuisé leurs droits du régime général. Elle s’élève à 494 euros par mois, deux fois moins que le minimum vieillesse ou adulte handicapé. Il faut ensuite compléter avec ceux qui ne touchent rien. En France, la moitié des chômeurs n’ont aucune indemnité… Parmi eux, il est vrai qu’une partie exerce une activité réduite et peut donc toucher un peu d’argent à côté. Si on ne prend en compte que la catégorie A (la plus restrictive sans aucune activité), 40 % ne perçoivent aucune indemnité, soit 1,4 million de personnes.

    • Ah ah ah, et la bonne blague c’est pour la montée en flèche des indépendant·es et autres entrepreneurs et entrepreneuses individuelles, sans parler des artistes MDA ou créateurs et créatrices Agessa, qui eux ne sont jamais au chômage. C’est pas qu’il y a trop de boulot, non non, c’est que pour ces catégories professionnelles ça n’existe tout simplement pas. « Monte toi ton activité » est la baguette magique du libéralisme pour avoir des chômeurs et chômeuses qui ne seront jamais comptabilisé·es ni indemnisé·es. Pas de congés non plus, t’as juste droit à cotiser pour la sécu et la retraite, et surtout comme tes droits sont calculés sur ta déclaration et plafonnés à un minima, au final, si tu ne gagnes pas grand chose c’est très très réduit l’avantage de « l’autonomie » que le gvt te vante.
      Et l’auto entreprenariat absorbe les désespéré·es du salariat et du chômage dans leur ultime tentative de survivre à la machine à couper les têtes.

    • Certain que je n’ai rigoureusement pas envie d’être #maléficiaire du système du #chômage qui est de plus en plus maltraitant. Alors que pour beaucoup de gens, se faire virer ou perdurer dans la #précarité est extrêmement traumatisant et usant, au lieu d’aider, de soutenir les chômeurs, de les aider, on les maltraite systématiquement et on leur enfonce la tête dans la merde dans le seul et unique but de le briser et de livrer au #patronat la main d’œuvre la plus corvéable et la moins couteuse possible, tout en faisant pression sur le reste du #salariat.
      Car ce que l’on fait aux chômeurs, c’est à l’ensemble des salariés qu’on le fait.

    • Encore entendu une merde ce soir sur les allocs trop élevées qui empêchent de vraiment chercher. Ces chiffres tombent au bon moment pour rappeler que le chômage est un phénomène macro économique qui n’a rien à voir avec les qualités individuelles des gens qui sont au chômage.

      C’était à propos de cette histoire de cadres... même ceux qui touchent de grosses allocs doivent trouver que c’est moins que leur revenu habituel et avoir hâte de retrouver leur 100 %.


  • Ne pas être importuné·e, ça doit commencer à l’école
    https://theconversation.com/ne-pas-etre-importune-e-ca-doit-commencer-a-lecole-112993

    La violence peut avoir une connotation sexiste, mais la violence sexiste n’est pas nécessairement une violence sexuelle (agression, viol). Selon Éric Debarbieux, il faut la comprendre comme une construction pouvant conduire à la violence sexuelle qui commence alors par des insultes, des baisers forcés, du voyeurisme dans les toilettes.

    Et c’est bien le caractère « forcé » des baisers (ou des caresses) qui va faire la différence entre un acte qui relève de la « découverte sexuelle » consentie et un acte commis sans le consentement de l’autre.

    Notons que les « attouchements » sont parfois réalisés sous couvert du jeu. Dans le jeu du « chat cul » ou du « chat bite », tous deux dérivés du « chat perché », il s’agit de toucher voire de « presser » le postérieur ou les parties génitales de ses camarades. Une forme renouvelée est récemment apparue dans un collège de l’Essonne : la « Journée de la fesse », lancée sur Snapchat. Le principe ? Durant toute une journée, garçons et filles étaient « autorisés » à se toucher les fesses. Mais les choses ont dérivé pour une élève de 5e qui a été victime de nombreux attouchements non consentis dans la cour de récréation et à la sortie du collège.


  • Le féminisme, quelle histoire ?!
    08/03/2019
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/le-feminisme-quelle-histoire

    Une militante féministe et antiraciste, au carnaval multiculturel de Madrid, le 3 mars 2019• Crédits : Alberto Sibaja/SOPA Images/LightRocket - Getty

    Avec Françoise Vergès, présidente de l’association « Décoloniser les arts », pour "Un féminisme décolonial" (La fabrique, 2019).

    http://rf.proxycast.org/1544901689071378432/12360-08.03.2019-ITEMA_22002819-1.mp3


  • Putain les meufs, on a fait un sacré bon boulot | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/174372/journee-internationale-droits-femmes-egalites-genre-huit-mars

    En réussissant à déborder de la case du 8 mars, à porter le sujet dans l’actualité, on a déjà fait un truc énorme. Il suffit de voir le nombre de personnes qu’on a exaspérées pour s’en rendre compte, de les voir se recroqueviller pour tenter de protéger leurs privilèges, pour nous dire qu’on va trop loin, trop vite, que ça suffit, qu’à cause de nous les hommes ont peur et qu’ils sont perdus, qu’on est folles, hystériques, dangereuses, qu’on fait sécession dans la société, qu’on fracture notre belle France gauloise et unie.

    #8mars #8mars2019 #sororité


  • #Chelsea_Manning, l’ex-informatrice de #WikiLeaks, à nouveau écrouée
    http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/08/01003-20190308ARTFIG00244-chelsea-manning-l-ex-informatrice-de-wikileaks-a-

    Chelsea Manning, l’ex-analyste du renseignement américain qui avait fait fuiter des milliers de documents classés secret-défense, a été placée en détention ce vendredi en raison de son refus de témoigner dans une enquête sur WikiLeaks. « Je vous déclare coupable d’entrave à la bonne marche de la justice », a déclaré le juge fédéral Claude Hilton, qui a écroué la femme de 31 ans après l’avoir convoquée devant son tribunal en banlieue de Washington. L’ancienne informatrice de WikiLeaks refuse de répondre aux questions d’un grand jury supervisant une enquête sur l’organisation fondée par Julian #Assange, qui se targue d’avoir donné une audience mondiale aux « #lanceurs_d'alertes ».



  • Er mensen vårt siste tabu ? – Hordaland

    https://www.nrk.no/hordaland/xl/er-mensen-vart-siste-tabu_-1.14437317

    Un article plutôt bien fait sur ce qu’on fait les filles lorsqu’elles ont eu leurs premières règles. En général, une grande fête avec les ami·es et ls parents. Avec pleins de témoignages drôles ou tendres, mais aussi inquiets. C’est plein de bienveillance, c’est un article qui fait du bien à lire.

    Une vielle dame de 97 ans raconte que pour elle, c’était en 1934 quand elle avait douze ans, et que son grand-père lui a offert un verre d’alcool fort en lui disant « prend ça, ça va à la fois te réchauffer et t’appaiser ».

    Pour la traduction automatique, un petit problème, c’est nu nynorsk (une forme dialectale du norvégien) et ça passe difficilement.

    Eminensen med mensen

    Då Mira (24) fekk blod i trusa, inviterte foreldra vener og familie til fest. Ingeborg (97) fekk brennevin av bestefaren. Maria (25) rissa inn datoen med svipenn i nattbordet.

    #règles #femmes #menstruations #témoignage #parole


  • U.S. Cancels Journalist’s Award Over Her Criticism of Trump – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2019/03/07/u-s-cancels-journalists-award-over-her-criticism-of-trump-internation

    Jessikka Aro was to receive a “#Women_of_Courage” prize. Then officials read her Twitter feed.

    Jessikka Aro, a Finnish investigative journalist, has faced down death threats and harassment over her work exposing Russia’s propaganda machine long before the 2016 U.S. presidential elections. In January, the U.S. State Department took notice, telling Aro she would be honored with the prestigious International Women of Courage Award, to be presented in Washington by Secretary of State Mike Pompeo.

    Weeks later, the State Department rescinded the award offer. A State Department spokesperson said it was due to a “regrettable error,” but Aro and U.S. officials familiar with the internal deliberations tell a different story. They say the department revoked her award after U.S. officials went through Aro’s social media posts and found she had also frequently criticized President Donald Trump.


  • Don’t Believe the Russian Hype – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2019/03/07/dont-believe-the-russian-hype-a2-ad-missiles-sweden-kaliningrad-balti

    Moscow’s missile capabilities in the Baltic Sea region are not nearly as dangerous as they seem.
    […]
    Drawing on expertise at the Swedish Defense Research Agency, we have published a report—“Bursting the Bubble”—that takes a closer look at Russia’s A2/AD capabilities in the Baltic Sea Region. We find that Russia’s long-range missile systems, though capable, fall notably short of the Kremlin’s maximalist claims. The technological limitations of the Russian missile systems, vulnerabilities apparent from their field operations in Syria, and the range of possible countermeasures available to NATO, suggest that Russia’s no-go “bubbles” are smaller than claimed, more penetrable, and arguably also burstable.

    Claims of far-reaching Russian A2/AD capabilities are mainly based on three systems: the S-400, the Bastion anti-ship system, and the Iskander ballistic missile. But early analyses have often equated maximum range with effective range, underestimated the inherent problems of hitting moving targets at large distances, and ignored a wide range of possible countermeasures. Together, this has led to the widespread overestimation Russia’s missile capabilities.
    […]
    Finally, it is vital that nonspecialist security professionals critically examine Russian A2/AD capabilities. Exposed to a flurry of announcements in recent years about new Russian #Wunderwaffen, no one should accept Russia’s stated capabilities at face value at a time when Moscow has every incentive to exaggerate, both to gain political influence and boost export sales.

    • Bursting the Bubble? Russian A2/AD in the Baltic Sea Region: Capabilities, Countermeasures, and Implications.
      4/03/2019

      Rapportsammanfattning - Totalförsvarets forskningsinstitut - FOI
      https://www.foi.se/rapportsammanfattning?reportNo=FOI-R--4651--SE

      Abstract
      States with the ability to use a combination of sensors and long-range missiles to prevent adversaries from operating in an exclusion zone, or “bubble”, adjacent to their territory are said to possess anti-access/area denial (A2/AD) capabilities. This study examines Russia’s A2/AD systems and their implications for the Baltic Sea region. Much has in recent years been made of Russia’s new capabilities and the impact they might have on the ability of NATO member states to reinforce or defend the vulnerable Baltic states in case of crisis or war. On closer inspection, however, Russia’s capabilities are not quite as daunting, especially if potential countermeasures are factored in. In particular, surface-to-air missile systems currently create much smaller A2/AD bubbles than is often assumed and a number of countermeasures are possible. Experiences from Syria also raise questions about the actual capabilities of such systems in combat, relative to their nominal capabilities.

      Anti-ship and anti-land systems pose a greater threat but, here too, countermeasures are available. The dynamics of this strategic vortex affect Sweden directly and indirectly. This is one of the reasons why Sweden’s security is increasingly interlocked with that of its neighbours and of the transatlantic alliance.



  • The year women became eligible to vote in each country

    https://matadornetwork.com/read/year-women-became-eligible-vote-country

    La tâche rouge ...

    Suffrage happened in 1920 in the United States, three years behind Russia and Canada but 91 years ahead of Saudi Arabia, as noted by this map depicting the year women became eligible to vote in each country. Countries began joining the fray en masse by the mid-twentieth century, but the leader of the pack comes from far down under — women in New Zealand obtained voting rights in 1893. This map was uploaded to Reddit and shows the year women became eligible to vote in each country.

    A quick glance at the map tells only part of the story, however. Pay close attention to the asterisks, as the year noted for some countries signifies only limited suffrage, often only for white women or in conjunction with specific requirements such as homeownership or marriage. Belgium’s 1919 suffrage granted widows and the mothers of servicemen killed in World War I, or widows and mothers of servicemen “shot and killed by the enemy” the vote but didn’t extend the same rights to all women until 1948. Australia granted women excluding Aboriginals the right to vote in 1902. For a more complete list of exclusions, view the notes at the far bottom of the infographic.

    #droits_civiques #droit_des_femmes #droit_de_vote #démocratie #govrnance #cartographi #visuaisation #cartoexperiment #arabie_saoudite


  • « Ta jupe te fait un beau cul » : l’enquête #EntenduALaRédac révèle l’ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans le milieu du journalisme
    https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement/ligue-du-lol/ta-jupe-te-fait-un-beau-cul-l-enquete-entendualaredac-revele-lampleur-d

    « Ta jupe te fait un beau cul » : l’enquête #EntenduALaRédac révèle l’ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans le milieu du journalisme

    #sexisme #culture_du_viol #viol #machism et aussi #vomir


  • « Rape Day », autrement dit « la journée du viol », est un jeu vidéo disponible en ligne : « Vous devez harceler, tuer et violer des femmes ! »

    https://www.sudinfo.be/id105955/article/2019-03-07/rape-day-autrement-dit-la-journee-du-viol-est-un-jeu-video-disponible-en-lig

    « Rape Day », autrement dit « la journée du viol », est un jeu vidéo disponible en ligne : « Vous devez harceler, tuer et violer des femmes ! »

    Publié le Jeudi 7 Mars 2019 à 06h34

    Par Alison Verlaet

    Développé par un studio indépendant du nom de Desk Plant et disponible sur la plateforme de jeux vidéo Steam, l’objet au cœur de la polémique s’intitule « Rape Day ». Autrement dit, la « journée du viol ».

    #viol #culture_du_viol #vomir


  • US deaths from alcohol, drugs and suicide at all-time high - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/03/08/deat-m08.html

    US deaths from alcohol, drugs and suicide at all-time high
    By Kate Randall
    8 March 2019

    More than 150,000 Americans died from alcohol and drug-induced fatalities and suicide in 2017. This is more than twice as many as in 1999 and the highest number since recordkeeping began in that year. This skyrocketing rate of so-called deaths of despair was confirmed in a new analysis released this week by Trust for America’s Health (TFAH) and Well Being Trust (WBT).

    #états-unis #drogue #alcool #addiction #mortalité #démographie #population #santé


  • Netflix’s Trotsky: A toxic combination of historical fabrication and blatant anti-Semitism - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2019/03/08/per-m08.html

    Netflix’s Trotsky: A toxic combination of historical fabrication and blatant anti-Semitism
    8 March 2019

    Netflix is currently presenting to its worldwide audience the virulently anti-Semitic television series, Trotsky, which was originally produced by the Russian state in 2017.

    Esteban Volkov, Trotsky’s 93-year old grandson, has recently denounced the series as “a political assault, masked as historical drama” and “a justification of the murder of the ‘monster’ called Trotsky.” The Latin American edition of the Spanish newspaper El Pais has described the series as the “second assassination of Leon Trotsky” and rejected its portrayal of the revolutionary “as a sadist, a complete traitor, and as a puppet.”

    #fiction #trotsky #antisémitisme


  • Le Cartographe des Indes boréales d’Olivier Truc : l’ebook enrichi d’un voyage
    https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/le-cartographe-des-indes-boreales-d-olivier-truc-l-ebook-enrichi-d-un-voyage/93699

    Le Cartographe des Indes boréales est un époustouflant roman d’aventures. La version numérique EPUB ne le sera pas moins. Pour la première fois aux éditions Métailié, c’est un ebook enrichi qui sera proposé. Avec pour projet de faire voyager le lecteur entre les cartes et suivre les déplacements du personnage.

    –-----

    Le cartographe des Indes boréales de Olivier Truc
    https://chapitres.actualitte.com/extrait/le-cartographe-des-indes-boreales-olivier-truc/7068
    https://chapitres.actualitte.com/images/facebook

    tockholm, 1628. Alors que le magnifique Vasa s’enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d’une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ?

    Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu.

    L’enrichissement du #roman d’#Olivier_Truc plonge le lecteur dans l’univers d’Izko du Cap Saint Vincent, tout au Sud de l’Europe, au Spitzberg, dans le Grand Nord. Les cartes introduites dans la version numérique permettent de se repérer et des illustrations d’époque plongent dans l’ambiance d’un roman d’aventures qui prend place au temps de Richelieu et de Louis XIV.❞

    #littérature #cartographie


  • 8 mars 2019. Mondialisation de la lutte des femmes contre les violences de toutes sortes | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/michel-lyon/blog/070319/8-mars19-mondialisation-de-la-lutte-des-femmes-contre-les-violences-

    Le 8 mars 2019 marquera un bond des luttes des femmes à la fois ancrées par le refus de tous les asservissements et par leur mondialisation. Or ces asservissements sont intimement liées à l’oppression des racisé.e.s, des précarisé.e.s, réfugié.e.s, et de tous les exploités, de tous les dominés, de tous les invisibilisés, de tous ceux qu’on veut éliminer. Les luttes de tous en seront dynamisées.

    #féminisme #8_mars


  • Poésie. Zones blanches sur pages blanches | L’Humanité

    https://www.humanite.fr/poesie-zones-blanches-sur-pages-blanches-668965

    Tel le «  blanc opaque  » d’une photo surexposée, le texte s’étire, marque ses distances, esquisse des contours, révèle des tracés, cartographie des lignes, floute tout mouvement, et pourtant impose une présence évidente. Un espace aveuglé, blanc de lumière et de chaleur, où se distinguent digues et murs. Ce sont les frontières, mises à distance par le texte même qui constitue pour le lecteur le seul accès à ces images qui se refusent  : des photographies d’un monde où se lit une géographie de la séparation. Les images sont, plus que l’objet à commenter, le matériau même et la représentation du poème en train de se faire  : choix des valeurs, distance, cadrage, trace de mouvement, passage fugace de personnages.

    Emmanuèle Jawad a choisi ce rapport au geste du photographe pour aborder ce qui depuis ses deux derniers ouvrages, Vigilance extérieure (2016) et Faire le mur (2015), s’impose dans son travail, le mur, la frontière, le rejet de l’extérieur. Plutôt qu’un inventaire in situ des signes de cette clôture, elle a choisi un parcours historique des lieux, des lignes de fermeture qui cloisonnent le globe. Cartographie virtuelle formée par l’accumulation des dates, kilométrages et lieux verrouillés les uns après les autres par l’histoire.

    #poésie #littérature


  • Julien Clerc, barbecue et manga : un manuel traque le sexisme invisible à l’école (L’Obs)
    https://www.nouvelobs.com/societe/droits-des-femmes/20190307.OBS1330/julien-clerc-barbecue-et-manga-un-manuel-traque-le-sexisme-invisible-a-l-

    L’école républicaine française a beau être gratuite, laïque et obligatoire, il reste encore pas mal de travail pour abolir les mille et un comportements sexistes au quotidien qui s’y manifestent. Ceci, d’autant qu’ils sont souvent invisibles aux yeux des profs, même dotés de la meilleure volonté du monde.

    Présentation de cet ouvrage :
    – Naïma Anka Idrissi, Fanny Gallot, Gaël Pasquier, “Enseigner l’égalité filles-garçons”, La Boite à Outils du professeur, Dunod, novembre 2018.
    https://seenthis.net/messages/738772

    #éducation #genre #stéréotypes #sexisme #ÉgalitéFG


  • Des #sons pour raconter le monde - Culture - RFI
    http://www.rfi.fr/culture/20190301-ecouter-monde-sons-patrimoine-cartographie-sonore

    C’est l’histoire d’une utopie, un projet hors cadre soutenu par le programme Europe Créative de l’Union européenne : raconter le monde avec des sons. Monica Fantini, créatrice sonore, Paolo Zavagna, compositeur, Severine Jannsen, philosophe et Hamadou Tidiane Sy, journaliste ont rêvé de voir se côtoyer les bruits du grand bazar de Téhéran, les klaxons des camions poubelles de Dakar, les puissantes cornes de brume dans le port du Pirée en Grèce ou les pas des voyageurs résonnant dans la gare Saint-Lazare à Paris. C’est désormais une réalité. Sur le site Ecouterlemonde.net, les chasseurs de sons se sont donnés rendez-vous, nombreux, et vous invitent à un voyage virtuel

    #musique #cartographie_des_sons


  • Cartographie de mouvements féministes en pleine ébullition | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070319/cartographie-de-mouvements-feministes-en-pleine-ebullition

    Mediapart a sollicité quatre universitaires pour dresser la cartographie de mouvements féministes en pleine ébullition, de l’Amérique centrale à l’Amérique du Sud, en passant par l’Espagne, où la mobilisation pour le « 8-M » fut massive l’an dernier. Deuxième épisode de notre série.

    #féminisme #8_mars