Reka

géographe cartographe information designer - rêveur utopiste et partageur de savoirs

  • Israel cuts off water supply for 2600 Palestinians in Jordan Valley
    March 6, 2019 4:17 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=782767

    TUBAS (Ma’an) — Israeli forces and the Israeli Civil Administration cut off water supply for dozens of Palestinians living in communities in Bardala village in the Jordan Valley in the northern occupied West Bank, on Wednesday.

    Mutaz Bisharat, an official who monitors settlement activity in Tubas/Jordan Valley, told Ma’an that Israeli forces cut off water supply for 60% of residents of the Bardala village; that is 2600 people.

    Israeli forces also cut off water supply for 1800-2000 dunams of Palestinian agricultural lands that must be continuously irrigated.

    Bisharat added that Israel claims that water sources supplying residents with water are illegal, stressing that the water comes from water wills in the village and inside Palestinian lands.

    He pointed out that as Israeli forces cut off water supply for Palestinians, they construct water wills for Israeli settlers.

    Bisharat called upon international and humanitarian institutions to immediately intervene to stop Israeli violations of human rights.
    The Jordan Valley forms a third of the occupied West Bank, with 88 percent of its land classified as Area C — under full Israeli military control.
    Water allocations are very necessary for the increase of agricultural production, in order to support the economic growth of many Palestinian farmers.
    Jordan Valley residents mostly live in enclaves closed off by Israeli military zones, checkpoints, and more than 30 illegal Israeli settlements.

    #eau #colonialisme_de_peuplement



  • Au Mexique et au Brésil, les assassinats de défenseurs de l’environnement se poursuivent
    https://www.bastamag.net/Au-Mexique-et-au-Bresil-les-assassinats-de-defenseurs-de-l-environnement-s

    Samir Flores, leader indigène náhuatl, a été assassiné de deux balles dans la tête le 20 février dernier dans son village natal de l’État de Morelos, au Mexique. Il était l’un des fers de lance de l’opposition à un grand projet, qui prévoit la construction d’un gazoduc et de deux centrales thermoélectriques au Sud-Est de la capitale mexicaine. Le meurtre a eu lieu quelques jours à peine avant la tenue d’un référendum local très contesté autour de ce grand projet industriel (Proyecto Integral Morelos, PIM). (...)

    En bref

    / Indignés de tous les pays..., #Amériques, Pollutions , #Multinationales, Droit à la (...)

    #Indignés_de_tous_les_pays... #Pollutions_ #Droit_à_la_terre



  • Clit-moi, le jeu sans tabou
    Actualités UQAM, le 4 mars 2019
    https://www.actualites.uqam.ca/2019/clit-moi-jeu-interactif-concu-par-des-etudiants

    L’Office national du film du Canada (ONF), en collaboration avec l’UQAM, lance Clit-moi, un jeu interactif sur téléphone intelligent qui permet d’en apprendre davantage sur le plaisir féminin. À la fois ludique et éducative, l’application mobile permet aux utilisateurs de découvrir ce qui fait plaisir à leur avatar-clitoris (!) en testant différents mouvements. Le lancement du jeu coïncide avec la tenue de la Journée internationale des femmes le 8 mars prochain.

    Le projet a été réalisé par la deuxième cohorte de l’école interactive Jeunes pousses qui est formée des étudiants Léa Martin et Maude Fraser, du baccalauréat en communication/journalisme, Laurence Gélinas et Vincent Paradis, du baccalauréat en communication/médias interactifs, Audrey Malo et Catherine Sabourin, du baccalauréat en design graphique, Noémie Beaulac, du baccalauréat en communication/télévision, et Stéphanie Dupuis, de la maîtrise en communication (études médiatiques).

    Avec une direction artistique colorée, Clit-moi propose une véritable expérience tactile sur téléphone mobile. Une vidéo d’introduction, réalisée en animation image par image de pâte à modeler, présente l’anatomie du clitoris. Après avoir personnalisé son avatar, le joueur doit apprendre à satisfaire le clitoris dans le but d’atteindre les cinq paliers (et l’orgasme !) pour ainsi déverrouiller du contenu et des statistiques afin d’en apprendre davantage sur la satisfaction sexuelle féminine.

    Les Uqamiens ont eu l’idée de concevoir Clit-moi après avoir pris connaissance du « fossé orgasmique » (orgasm gap) entre les hommes et les femmes. Selon une étude parue en 2014 dans The Journal of Sexual Medicine, 85 % des hommes hétérosexuels parviennent à l’orgasme lors d’une première relation sexuelle entre de nouveaux partenaires, contre seulement 62% des femmes. Chez les femmes lesbiennes, le pourcentage s’élève à 75 %. Contrairement au pénis, dont tout le monde ou presque connaît l’anatomie, le clitoris demeure un organe méconnu – ce n’est qu’en 2015 que la première modélisation 3D d’un clitoris a vu le jour.

    D’une durée de neuf semaines, l’école interactive ONF x UQAM permet à huit étudiants, provenant de différents programmes offerts à l’Université, de travailler ensemble pour développer une nouvelle création au Studio des productions interactives de l’ONF, sous la direction du producteur exécutif Hugues Sweeney (M.A. communication/multimédia interactif, 2005) et de la chargée d’édition du Studio Valérie Darveau (B.A. communication/ journalisme, 2014). Chaque participant reçoit une bourse de 1000 dollars pour travailler au projet.

    Une troisième cohorte de l’école interactive Jeunes pousses réalisera cet été une expérience interactive sur le thème des changements climatiques et de l’adaptation d’une ville comme Montréal à cette réalité.

    Le jeu :
    https://clitmoi.onf.ca

    Cette experience est uniquement supportee sur mobiles.

    Ajouter à la compilation d’article sur la #sexualité animale et humaine :
    https://seenthis.net/messages/686795

    #Jeu #Téléphone #clitoris #femmes #sexualité #plaisir


  • Décoloniser les esprits
    Claude Gauvreau, Actualités UQAM, le 28 février 2019
    https://www.actualites.uqam.ca/2019/decoloniser-esprits-nouveaux-cours-science-gestion

    Les cours de premier cycle abordent la pensée critique (études postcoloniales et féministes) appliquée au management et à l’analyse des organisations, les fondements théoriques du changement social et du changement organisationnel, les questions du pouvoir et du contrôle au sein des organisations ainsi que la financiarisation de l’économie et divers aspects légaux, politiques et sociaux de l’environnement dans lequel évoluent les entreprises. « Nous souhaitons que ces cours, présentement optionnels, deviennent obligatoires », souligne la professeure.

    Pour Lovasoa Ramboarisata et ses collègues, le fait d’avoir amené les étudiants à reconnaître les pratiques néocoloniales des entreprises, leurs ramifications politiques et la perte de légitimité qui en découle représente une victoire. « Ce sont de petits pas sur le long chemin conduisant à la décolonisation des esprits », conclut la professeure.

    Article original :

    Pourquoi faire voyager les étudiants de Montréal au Gondwana ?
    Lovasoa Ramboarisata, Découvrir, le 25 janvier 2019
    https://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2019/01/pourquoi-faire-voyager-etudiants-montreal-au-gondwana

    #Université #Economie #entreprises #colonialisme #néo-colonialisme #post-colonialisme


  • "DISCOURS DES PUISSANTS AU RESTE DU MONDE"
    Cynique, cruelle et sans espoir, cette tragédie en un acte puise en partie son inspiration du théâtre de l’absurde de Louis Calaferte et du « Discours à la Nation » du dramaturge italien Ascanio Celestini.

    (Ce texte est initialement paru ans un recueil de 13 lettres imaginaires, écrites suite aux attentats du 13 novembre 2015.)

    https://zeka.noblogs.org/discours-des-puissants-au-reste-du-monde

    Belle lecture ;-)


  • Les Technologies de contrôle et le droit en mer
    https://vimeo.com/album/5745782/video/320933340

    Conception, animation : Isabelle Arvers (commissaire d’expositions), intervenant.es : Violaine Carrère (Gisti), Malin Björk (eurodéputée), Charles Heller (Watch the Med), Erwan Follezou (SOS MEDITERRANEE) La séquence s’ouvre sur la projection d’un extrait de Sailing for geeks 2, projet initié par Nathalie Magnan. Les intervenant.es rappellent que l’espace maritime est régi par des lois et expliquent comment les États en sont venus à s’exonérer du droit dans la guerre qu’ils mènent contre les personnes qui fuient leur pays pour trouver refuge en Europe. Dans un tel contexte, la société civile s’organise et mobilise toutes sortes de technologies pour venir au secours des personnes en danger mais aussi pour témoigner, déterminer les responsabilités et tenter de faire respecter les lois. Nous sommes en (...)


  • Georgia: matriarcato per necessità

    In alcuni villaggi del sud della Georgia l’80% degli uomini emigra ogni anno per lavori stagionali. E una società patriarcale, per sei mesi all’anno, si trasforma in matriarcato


    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Georgia/Georgia-matriarcato-per-necessita-192010
    #Géorgie #matriarcat #patriarcat #migrations #émigrations #femmes #hommes #celles_qui_restent


  • Comment McDonald’s « veut donner le goût de la lecture à des millions d’enfants » (Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2019/03/04/37002-20190304ARTFIG00013-comment-mcdonald-s-a-donne-le-gout-de-la-lecture-

    Environ vingt millions de contes d’Alexandre Jardin ont été distribués par la grande chaîne de fast-food. Des récits fantastiques qui vont maintenant sortir en librairies. L’auteur revient sur ce projet qui participe de son ambition de construire une « nation de lecteurs ».

    #éducation #lecture #entreprise #fatigue #pensée_magique


  • Appel national à bloquer les usines d’armements du 29 au 31 mars

    Les assemblées de blessé.es et les collectifs militant pour le desarmement de la police organisent fin mars un week end de blocage de l’usine Alsetex dans la Sarthe où sont fabriqué les grenades et munitions du maintien de l’ordre français. Nous invitons à bloquer toutes les autres usines d’armements qui se situent dans votre région ces mêmes jours.
    ACAB

    DU 29 AU 31 MARS 2019, POUR TOU-TES NOS BLESSÉ-ES !
    BLOQUONS L’USINE ALSETEX ET TOUTES LES USINES D’ ARMEMENT !

    Action à l’initiative de blessé-es, de leurs proches, de leurs soutiens et de collectifs contre les violences d’État.

    Dans le cadre du maintien de l’ordre en métropole et dans les territoires d’outre-mer, l’État français a recours à un arsenal militaire sans commune mesure avec celui utilisé par ses voisins européens. Il est le seul à utiliser des grenades et un des rares à tirer sur la foule avec des balles de gomme.

    Cette usage légitime de la violence était jusqu’alors réservé aux quartiers populaires et aux mouvements de révolte. L’histoire de l’après-guerre est rythmée par une violence systémique qui nous a amené à faire le constat suivant : sur les 20 dernières années, les forces de l’ordre françaises ont mutilé en moyenne 2 à 3 personnes par an et en ont tué en moyenne 15 chaque année.

    Mais depuis le mois de novembre 2018, face à l’ampleur et la spontanéité du soulèvement des Gilets Jaunes, la violence de l’État à l’égard des manifestations s’est considérablement durcie, faisant naître une prise de conscience collective des violences policières. Trois mois de révolte intense ont démontré, par une hécatombe sans précédent, que le facteur principal déterminant la violence d’État, c’est le caractère potentiellement révolutionnaire d’un mouvement de révolte.

    Pourtant, sans être partie prenante du mouvement, Zineb Redouane a été tuée à Marseille, visée à sa fenêtre du quatrième étage par une grenade lacrymogène tirée en plein visage.

    Également, trois personnes ont été éborgnées par des tirs de LBD à la Réunion dans les deux premières semaines de la révolte, suivies de 17 autres en métropole, dont 2 lycéens de 15 et 16 ans et 1 collégien de 14 ans.

    Cinq personnes se sont fait arracher une main par des grenades GLI F4 à Paris, Tours et Bordeaux.

    Plusieurs centaines d’autres ont été grièvement blessées, dont les deux tiers à la tête.

    Et malgré ce carnage, aucun mot, aucun regret, aucune excuse de la part des autorités. Au contraire, la répression se fait chaque jour plus féroce et le ministre de l’intérieur, au comble du cynisme, explique à des enfants dans une mise en scène télévisée comment tirer au LBD.

    Le maintien de l’ordre protège l’État et non le peuple, il est à la fois un placement politiquement rentable pour le pouvoir, apeuré par sa chute possible, et un commerce juteux.

    L’État français se vante en la matière d’un savoir faire et d’une doctrine développés dans les anciennes colonies et sur les territoires d’outre-mer, et inspirées depuis les années 1980-90 par les théories sécuritaires et logiques commerciales agressives des idéologues au service du complexe militaro-industriel étasunien (hypothèse de la vitre brisée, brigades antigang et d’intervention en civil, armes sublétales, militarisation de la police).

    La France achète et utilise des armes chimiques (proscrites par les conventions internationales sur les terrains de guerre) : les grenades lacrymogènes.

    La France achète, vend et utilise des armes de guerre : les grenades GLI F4, les grenades de désencerclement...

    La France achète et utilise des munitions qui mutilent : les cartouches à destination des Lanceurs de balles de défense de 40 et 44 mm (Flash Ball SuperPro et SuperPro2, LBD 40, Kann 44, Riot Penn Arms).

    L’État français offre des milliards d’euros à sa police et aux marchands de mort, tandis que son système de santé est en faillite, que son système social est en faillite, que son système éducatif est en faillite, que son système de transports sert à nous taxer alors qu’il devrait être gratuit (pour le peuple et pour l’environnement) et que les grandes entreprises qui servent l’État refusent de payer des impôts, d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail, et cela alors même que le chômage bat des records.

    Les augmentations d’impôts contre lesquelles nous nous battons servent à payer les armes qui répriment nos révoltes, alors il est temps de frapper là où le bât blesse.

    Bloquer le complexe militaro-industriel français, c’est bloquer l’économie de mort de ce système.

    POUR ZINEB REDOUANE, POUR LES BLESSE-ES, POUR TOU-TES CELLES ET CEUX MORTES DE S’ETRE REVOLTE-ES, DU 29 AU 31 MARS 2019, BLOQUONS L’USINE ALSETEX.

    ET POUR TOU-TES CELLES ET CEUX QUI NE POURRONS VENIR DANS LA SARTHE, NOUS APPELONS A BLOQUER TOUS LES SITES SUIVANTS :

    ALSETEX / GROUPE ETIENNE LACROIX - Siege Social et laboratoire - 6 Boulevard Joffrery - 31605 Muret
    Usine de fabrication - route de Gaudies - 09270 Mazeres

    VERNEY CARRON : fabrique pistolets Flash-ball, grenades de désencerclement - 54 Boulevard Thiers, 42002 Saint-Étienne

    NOBEL : fabrique grenades lacrymogènes - 5 Rue du Squiriou, 29590 Pont-de-Buis-lès-Quimerch

    SAPL : fabrique grenades de désencerclement, gazeuses, matériels de maintien de l’ordre – La Ferté Fresnet, Le Biot, 61550 La Ferté-en-Ouche

    REDCORE : fabrique lanceurs de balles de défense, grenades de désencerclement - Technellys Bât C - 165 rue de la Montagne du Salut, 56600 Lanester

    BGM : distributeur des lanceurs de 40 mm (LBD40 et lanceurs multicoups Penn Arms) - 15, Route de Meaux, Le Bois-Fleuri, 77410 Claye-Souilly

    MSA : fabrique matériels de maintien de l’ordre (casques, boucliers…) - ZI Sud, 01400 Chatillon sur Chalaronne

    PROTECOP : fabrique matériels de maintien de l’ordre - 2194 Route de Thiberville, 27300 Bernay

    RIVOLIER : commercialise et importe les armements étrangers en France - Z.I. Les Collonges, 42173 Saint-Just-Saint-Rambert

    SECURITE TIR EQUIPEMENT : commercialise et importe les armements étrangers et français destinés au maintien de l’ordre - 477, Chemin de l’Avenir, 13300 Salon de Provence

    CENTRE D’EXPERTISE ET D’APPUI LOGISTIQUE : test et homologation des armes destinées au maintien de l’ordre – 168 rue de Versailles, 78150 Le Chesnay

    BANC NATIONAL D’EPREUVE ET D’HOMOLOGATION : test et homologation des armes destinées au maintien de l’ordre – ZI Molina Nord, 5 rue de Méons, 42002 Saint Etienne

    ETABLISSEMENT LOGISTIQUE DE LA POLICE : ZI Buxerolles, 1 rue Faraday, 87000 Limoges

    NOBEL : siège social – 57 rue Pierre Charron, 75008 Paris : fabrique les système de mise à feu des grenades lacrymogène

    BRÜGER & THOMET : fabrique les lanceurs de balles de défense de 40 mm – Tempelstrasse 6, CH-3608 Thun

    PRECISION : même si les événements venaient à être supprimés des réseaux sociaux (pressions des autorités), les rassemblements seront maintenus dans tous les cas. A chacun-e de s’organiser localement pour parvenir jusqu’aux sites, pour s’y rassembler selon les modalités qui lui conviendront et pour prendre ses précautions pour que tout se passe au mieux pour lui/elle. Pour info, les sites de fabrication sont classés SEVESO, c’est à dire avec un haut niveau de sécurité.

    Prévoyez de partir de chez vous 40 minutes à l’avance et de vous garer à 30 minutes à pieds du lieu de rassemblement s’il devait être difficile de se rendre en voiture sur place ou de s’y garer. Organisez vous pour ne pas garer votre véhicule sur le bas-côté de la chaussée, mais sur des chemins vicinaux où le stationnement ne gêne pas. Si les sites devaient être inaccessibles, nous invitons à bloquer les axes qui y mènent ou à se rassembler sur la place principale du village ou de la ville la plus proche.


  • Enfants hyperactifs : nouvelle mise en garde sur l’usage massif de Ritaline (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/enfants-hyperactifs-nouvelle-mise-en-garde-de-medecins-sur-l-usage-massif

    Certains spécialistes alertent contre l’usage de plus en plus important de ce médicament, utilisé notamment chez les enfants pour traiter les troubles de l’attention et l’hyperactivité.

    #Enfants #Santé #Ritaline #TDAH #Drogues


  • Quotes of the day
    https://wsau.com/blogs/tom-kings-blog/54/the-longest-journey-begins-with-a-single-step

    [..,]

    “Perception is more important than reality. If someone perceives something to be true, it is more important than if it is in fact true. This doesnt mean you should be duplicitous or deceitful, but don’t go out of your way to correct a false assumption if it plays to your advantage.”-Ivanka Trump (quote from her new book)

    [...]

    « #élite »


  • Lire : revue littéraire mensuelle aux réseaux de plagiats réguliers
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/lire-revue-litteraire-mensuelle-aux-reseaux-de-plagiats-reguliers/93618?origin=newsletter

    imprimer

    Il reste commun qu’entre confrères, on se reprenne des papiers significatifs — un procédé de bonne intelligence, où un hyperlien fait office de reconnaissance, autant que de sourcing. Mais à l’heure des réseaux sociaux, les procédés évoluent tristement. Pour exemple, le magazine Lire, qui sans trop de scrupules, alimente ses comptes avec des extraits d’articles repompés chez les collègues. Sans source, évidemment. Ni rien, d’ailleurs.

    crédit Humanoides Associés

    Chaque média le sait bien : les réseaux apportent tous une part d’image, voire de trafic, à condition de bien les travailler. Pour ce faire, chacun son approche et sa méthodologie — en somme, les Community Managers derrière les comptes œuvrent de leur mieux. Depuis quelque temps, le respectable magazine Lire s’efforce de développer sa communauté, avec les moyens à sa disposition.

    Considérant que Facebook est l’outil qui permet d’apporter le plus de trafic, et que la valeur montante reste Instagram, c’est fort logiquement à travers ces deux plateformes que la publication concentre ses efforts. En réalité, leur Twitter sert avant tout à renvoyer vers l’un ou l’autre — stratégie assez commune.

    Sauf que le community manager de Lire s’efforçant de faire prospérer les abonnés à l’un ou l’autre de ses outils a instauré une approche des plus douteuses. ActuaLitté en est victime, au même titre que d’autres parutions – nous vous laissons le plaisir de découvrir qui. Le principe est simple : pomper des extraits d’articles, réutiliser le visuel dudit billet, et s’attribuer le mérite de l’information. Brillant. Brillantissime, si ce n’était que cette pratique s’effectue sans aucun sourcing, et qu’elle relève donc du plagiat, purement et simplement.

    Si les bons empruntent et que les grands volent, alors Lire vient d’être dans la cour des IMMENSES.

    Un exemple, parmi d’autres

    À plusieurs reprises, que ce soient nos articles ou ceux d’autres médias, on retrouve sur les réseaux de Lire des emprunts non sourcés, littéralement pillés, sans vergogne ni remord. Bernard Pivot, son fondateur, n’avait certainement pas imaginée pareil comportement...

    Que ce soit sur Instagram ou sur Facebook — lequel permettrait a minima de partager un lien — la revue Lire s’approprie joyeusement la prose de tiers, et les internautes qui ne prêtent nulle attention à ces procédés distribuent Like et autres commentaires, en toute innocence.

    Nos différentes tentatives pour faire entendre raison au CM n’ont jamais abouti — nous ne saurions imaginer que ce soient des journalistes qui s’amusent à ce genre de plaisanterie  !

    autre exemple...

    Comment faire alors cesser une pratique qui dépasse largement la malhonnêteté intellectuelle, pour verser dans la contrefaçon organisée  ? Eh bien, solennellement, nous en appelons à ce qui peut demeurer de cette respectable marque : la revue Lire ne saurait être entachée par des procédés aussi déplorables. C’est votre travail et le sérieux d’une rédaction qui sont ici mis en cause.

    Stéphane Chabenat, repreneur de Lire avec Jean-Jacques Augier, quand les parutions furent vendues par Patrick Drahi, promettait en juin 2017 « de belles, de très belles choses à venir ». On n’en attendait pas tant !

    Sérieusement : stop.

    #Plagiat #Magazine_Lire


  • Climate Politics After the Yellow Vests | Dissent Magazine
    https://www.dissentmagazine.org/article/the-yellow-vests-uncertain-future

    So far, the #gilets_jaunes have been far more effective in underlining the flaws of neoliberal climate policy than in proposing alternatives. But other movements are filling in the gaps. Since September, near-monthly climate marches in France and neighboring countries have brought tens of thousands of protesters into the streets to demand meaningful action on climate change, including about 200 in Montceau-les-Mines in December. Even those who weren’t wearing yellow vests overwhelmingly shared the sense that their struggles were one and the same. Borrowing a phrase from Nicolas Hulot, they chanted, “Fin du monde, fins de mois / Mêmes coupables, même combat” (“End of the world, end of the month / same culprits, same fight”). Poll after poll shows climate change to be a top concern for growing numbers of French voters, as for many of their counterparts around the world. Nicolas Hulot remains by far the most popular political figure in France, with a 75 percent approval rating. (He is practically the only one to clear the 50 percent mark.) A petition mounted by four environmental groups in mid-December, threatening legal action against the French government if it did not take immediate, concrete measures to honor its climate commitments, quickly became the most successful in French history. With 2.1 million signatures as of this writing, it outpaces the petition credited with kickstarting the yellow-vest movement by almost a million.

    Still, it took the gilets jaunes to send out the kind of SOS signal that the rest of the world was willing to hear. They have set the tone for the rest of Macron’s first term, and may yet augur a new era in French politics, if not European politics writ large.


  • ARS-3D - Beauty In Numbers : Pi / 3.14
    https://ars3d.celinem.com/categories/documentaire/beauty-in-numbers-pi-3-14.html


    https://vimeo.com/183741782

    « Beauty In Numbers » est un film d’animation qui explore les mystères du nombre infini pi.
    S’inspirant de concepts #mathématiques, le film emmène le spectateur dans un voyage mathématique montrant où le nombre infâme apparaît dans la nature.

    • Oui, je n’ai pas compris non plus l’usage de ce mot, je pense à une traduction hasardeuse. Pour le manque d’infini, tu as des preuves ? 🧙🕵️‍♀️
      Mais j’aime tout ce qui permet de visualiser les maths. En TC, j’avais un prof qui jetait son bureau sur le mur pour mieux nous faire comprendre le principe des dérivées. Très efficace. À tous points de vue.

    • Pour infâmes, c’est une traduction foireuse de infamous. Tu n’utiliserais pas Chrome avec la traduction automatique intégrée, par hasard (comme dans Star Trek, mais en moins bien) ?


    • @raspa Très intéressant. Après pour moi, ce qui est pointé, c’est la différence entre une posture morale (parce que c’est « bien », parce qu’on veut des cookies) et une réelle posture militante (qui peut prendre plein de formes, mais qui engage une réflexion sur soi et ses pratiques, une recherche de cohérence, qui ne sera jamais atteinte à 100%, mais c’est pas pour autant qu’on cherche pas à faire mieux). C’est exactement à cette posture réflexive et pas seulement « savoirs froids + belles actions » que Floréal Sotto invite avec son anti-discrimachine : http://leszegaux.fr/notre-action/lengagement-contre-les-discriminations
      Sur l’écologie, effectivement, j’aurai 1 milliard d’exemples (cette blogueuse qui faisait la leçon sur l’importance d’utiliser des crèmes de soin bio pour préserver la santé et la planète pour nos enfants... tout en prenant l’avion en famille au moins une fois par mois pour ses loisirs... Misère). Et le mécanisme demanderait vraiment à être creusé pour voir comment on peut le contourner. Parce que même avec notre meilleure volonté militante et réflexive, les réflexes discriminatoires par exemple sont quand même très ancrés. Les miens me font régulièrement peur...

    • Pour moi ça va plus loin (même si c’est très lié à cette question de cohérence militante). Ca ressemble à un biais psychologique, inconscient, lié aux identités collectives. Ce n’est pas anodin que ça vienne du Québec, où j’ai entendu plusieurs fosi (et c’est souvent rapporté) qu’on prend l’argument que le Québec serait ouvert et accueillant pour, justement, refuser des droits notamment aux migrants / étrangers ou sortir des paroles terriblement racistes. Un peu comme la France, qui s’identifie comme « pays des droits de l’homme », devient étrangement aveugle aux violations des droits humains dont son gouvernement se rend coupable. Ou d’un pays faiseur de guerre comme les USA qui a l’étrange sentiment que tout le monde les déteste.

      Je prends beaucoup d’exemple lié aux identités nationales mais c’est vrai aussi au niveau individuel. Illustration :

      https://twitter.com/Melusine_2/status/1102959315521077248

      Où sous prétexte qu’on fait un article sur les inflexions féministes dans certaines grosses productions hollywoodiennes, on se permet grassement de caser tous les clichés sexistes connus.


  • Donner à voir les gilets jaunes
    https://visionscarto.net/donner-a-voir-les-gilets-jaunes

    Toute écriture sur le monde social est normative. Elle renferme sa part d’affect et, parfois, d’aspiration à un changement. De même, prendre une photographie et choisir de la diffuser est une démarche éminemment politique, même si certain·es ont la naïveté — ou font semblant — de l’ignorer. Texte et photographies de Brice Le Gall Photographe et doctorant en sociologie au CESSP-CSE de Paris. J’ai mené ce travail sur les gilets jaunes avec un ami, Thibault Cizeau, et ma compagne, Lou Traverse. Nous sommes (...)

    #Billets


  • Comment les violences policières ont (difficilement) percé le mur médiatique - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Comment-les-violences-policieres-ont

    Nous évoquions fin décembre, plus d’un mois après le début de la mobilisation des gilets jaunes, le « voile médiatique » sur les violences policières – pourtant largement documentées par ailleurs. À partir de la mi-janvier, on assiste cependant à un revirement subit : en quelques jours, cette question s’impose dans les grands médias, à travers des interviews, des débats, ou des émissions spéciales. Un réveil tardif qui révèle, par contraste, le désintérêt dont ces violences avaient fait l’objet dans les premières semaines du mouvement. Et qui pose question : comment et pourquoi les violences policières sont-elles (difficilement) passées de l’ombre à la lumière médiatique ?

    cet article est le premier d’une série consacrée au traitement médiatique des violences policières.

    #maintien_de_l'ordre #medias


  • « Gilets jaunes » : « Pendant 20 ans, on va avoir des mouvements durs, on ne va pas s’en débarrasser comme ça »
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-pendant-20-ans-on-va-avoir-des-mouvements-durs-on-ne-va-p


    Analyse inversée : ce ne sont pas les métropoles qui attirent les gens, ni la révolution numérique qui aurait pu les aider à bosser de partout, mais bien une contradiction économique entre le fait que tous les emplois à valeur ajoutée se concentrent dans les villes pendant que la spéculation immobilière exile les gens de plus en plus loin, alors que dans le même temps, l’austérité vide les périphéries de ses services publics.

    Pour sortir de la crise des « gilets jaunes », il faut « donner des droits et du pouvoir nouveau à ces populations périurbaines qui se sentent invisibles, oubliées », a estimé Jean Viard, sociologue, directeur de recherches CNRS au Cevipof (Centre de recherches politique de Sciences Po Paris), dimanche 3 mars sur franceinfo. Selon le spécialiste, également candidat La République en marche aux dernières élections législatives, on ne va pas « se débarrasser comme ça » du mouvement débuté en novembre. Pour la journée de mobilisation du samedi 2 mars, 39 300 manifestants ont été comptabilisés en France, dont 4 000 personnes à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.


  • Une équipe de recherche a fait témoigner 12 anciens magistrats ! Ce qu’on y lit révèle la brutalité stupéfiante d’une lutte constante…

    Quand l’histoire se heurte à la justice - Administratif | Dalloz Actualité
    https://www.dalloz-actualite.fr/flash/quand-l-histoire-se-heurte-justice

    Une équipe de recherche a fait témoigner douze anciens magistrats, qui reviennent sur leur parcours et leurs affaires marquantes. Un document riche, qui montre l’évolution de la justice et sa confrontation à l’histoire. Avec des récits stupéfiants sur la préparation du procès Papon ou la peine de mort.
    par Pierre Januelle 30 janvier 2019

    Cette recherche, sous l’égide de la mission de recherche Droit et Justice, a été menée par équipe autour de la professeure Sylvie Humbert, qui a été interroger douze magistrats, certains ayant eu des carrières notables (Simone Rozès, Pierre Arpaillange, Pierre Truche, Bruno Cotte). Elle vise à permettre une histoire du temps présent à travers les témoignages d’acteurs de leur vivant. Si la mémoire peut tromper, ce rapport montre qu’elle est une source précieuse.

    Ces témoignages forment un corpus foisonnant et passionnant, qui montre l’évolution profonde de la justice depuis l’après-guerre. Au sortir de la guerre, la justice est délaissée, paupérisée, avec des salaires médiocres, d’autant que les deux premières années ne sont pas payées. Le magistrat Pierre Truche raconte ainsi : « Je ne suis pas rentré en me disant : je vais dans une profession où je gagnerai ma vie. Pour moi c’était le goût pour la fonction publique. […] Il n’y avait pas d’infractions financières, la grosse difficulté c’étaient les accidents de la circulation. Rappelez-vous, à cette période-là, il y avait 18 000 à 20 000 morts chaque année, et je peux même vous dire qu’il y a des jours c’était une façon de compléter nos fins de mois parce qu’on ouvrait une information chez le juge d’instruction, il ordonnait un transport sur les lieux, on l’accompagnait et on touchait des frais. »

    Progressivement, la justice se modernise et se féminise. Le rapport livre ainsi le témoignage de Simone Rozès, l’une des premières magistrates et la seule à avoir dirigé la Cour de cassation. De nombreuses pages sont également consacrées à l’arrivée du syndicalisme judiciaire, qui ne s’est pas déroulée sans heurt, et à la massification de la justice qui a conduit à une évolution profonde des contentieux.

    Quand la justice se heurte au politique - Administratif | Dalloz Actualité
    https://www.dalloz-actualite.fr/flash/quand-justice-se-heurte-au-politique

    Mais sur le rapport entre politiques et magistrats, les témoignages donnent l’impression d’une lutte continue.

    « Oser envoyer promener son ministre ! »

    Ainsi Simone Rozès qui a été au ministère de la Justice entre 1950 et 1962 : « le désespoir de ce pauvre Michelet arrivant à la justice (entre 1959 et 1961), il avait été à la Défense nationale avant, et quand il appuyait sur un bâton, il y avait toujours un général au garde-à-vous qui se présentait, mais, quand on lui signalait quelque chose sans grande importance, il ne pouvait pas imaginer qu’il ne pouvait pas régler une affaire de quatre sous. Cela rendait les choses difficiles ».

    Vingt ans, en 1980, après 7 heures de délibérés entre « elle-même et la corbeille », comme présidente du tribunal de grande instance de Paris, elle refuse, en référé, un droit de réponse à son ministre, Alain Peyrefitte :« C’était amusant parce que je me suis dit que je mettais ma carrière en route et je le pense toujours, je me suis retrouvée à Luxembourg après, il ne faut pas l’oublier, je devenais très gênante. Oser envoyer promener son ministre ! On pensait que j’aurais pu trouver, et c’est vrai si je n’avais pas été convaincue, une astuce quelconque ».

    Si les magistrats ont toujours défendu leur indépendance, on voit quand même le renforcement progressif. Elle est loin l’époque où en 1958 « la carrière des magistrats se fait au ministère de la Justice, sur décision du garde des Sceaux, du "staff", sur intervention des parlementaires ». En 1987, un discours critique à une audience solennelle et à un courrier courroucé du député-maire de la ville au ministre de l’Intérieur peut entraîner une inspection.


    • Grenoble : Le point sur la situation après une troisième nuit d’émeutes
      https://www.20minutes.fr/societe/2464631-20190305-video-violences-urbaines-grenoble-point-situation-apres-t

      Un adolescent de 16 ans grièvement blessé à l’œil
      Au cours des affrontements de samedi soir, un garçon de 16 ans a été blessé à l’œil dans le quartier Mistral dans des circonstances qui restent vagues. Sa mère a porté plainte lundi, selon le parquet de Grenoble. Des voisins auraient indiqué à la Grenobloise que son fils aurait été victime d’un tir de balle en caoutchouc. « A ce stade, nous ne disposons d’aucune autre information », a précisé lundi soir le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant, qui a ouvert une enquête pour « violences volontaires avec arme suivies d’une ITT supérieure à huit jours ». Des faits qui n’ont pas manqué d’ajouter à la suspicion envers les forces de l’ordre d’une partie des habitants, selon plusieurs messages postés sur les réseaux sociaux.

      Des compléments sur les affrontations, des point de vue de proches, etc.
      https://twitter.com/clprtr/status/1102660522481254400

      « On les a envoyés à la mort », accuse un proche. « On était vraiment sur de la chasse... On dirait du du gros gibier (...) on a ôté la vie à deux personnes, on a rendu des gens malheureux, Un scooter à 1000 euros, deux morts, ça se passe de commentaires »

      #Maintien_de_l'ordre #violences_policières #violence_d'État #LBD40 @davduf

    • ⎯ Tu te rappelles que tu ne dois jamais mentionner dans tes titres qu’ils étaient poursuivis par la police ?
      ⎯ T’inquiète.

      via @vivelefeu
      https://twitter.com/vivelefeu

      Après des jours d’émeute, faute de figurer dans le titre, le mot « police » figure dans la première phrase.

      La mort de Fatih et Adam, révélatrice des fractures de Grenoble , Henri Seckel et Maud Obels.

      Depuis la mort dans un accident de deux jeunes poursuivis par la police, les nuits de fièvre se succèdent dans le quartier du Mistral.

      Jusqu’alors, les seuls messages de protestation visibles devant l’école Anatole-France concernaient le trop grand nombre d’élèves en classe de CP et la vitesse trop élevée des automobilistes. Sur la façade de cet établissement du quartier Mistral, dans le sud de Grenoble, sont venues s’ajouter ces jours-ci des inscriptions d’un autre genre : « La police tue la jeunesse de demain », « Vous allez payer », « Aucune pitié pour les porcs », « 500 euros pour chaque policier au sol ». Et aussi « F & A, on vous aime pour toujours ».

      Environ 1 500 personnes se sont rassemblées, mercredi 6 mars, devant ces tags hostiles aux forces de l’ordre, pour une marche silencieuse à la mémoire de Fatih et Adam, 19 et 17 ans, que tous présentent comme de bons garçons, et qui ont trouvé la mort samedi à quelques hectomètres de là. Ils circulaient, sans casque et sans permis, sur un scooter volé à bord duquel ils auraient grillé des feux rouges et brisé des rétroviseurs, et ont été pris en chasse par deux voitures de police. La course-poursuite a emprunté un petit bout de l’A480, qui longe le quartier Mistral. L’accident s’est produit sur une bretelle de sortie. Le parallèle avec Zyed et Bouna, deux jeunes de 17 et 15 ans morts électrocutés en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) dans un poste électrique en tentant d’échapper à un contrôle policier, a vite surgi.
      Lire aussi A Grenoble, une nouvelle nuit tendue après la « marche blanche » en hommage à Adam et Fatih

      « Question d’orgueil »

      Au lendemain du drame, le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, s’est voulu aussi précis que possible sur le déroulement des faits, en s’appuyant sur une caméra de vidéosurveillance et le témoignage d’un chauffeur de car : « Il a vu dans son rétroviseur un scooter et un véhicule de police. Il a décidé de se serrer sur la droite pour leur laisser le passage, sauf que le scooter a décidé de doubler le car par la droite et s’est retrouvé coincé entre le car et le parapet. En l’état, il n’y a eu, selon nous, aucun choc entre le véhicule de police et le scooter. »

      La démonstration n’a pas convaincu la totalité des 3 000 « Mistraliens ». Une photo d’une éraflure sur le pare-chocs avant de la voiture de police a atterri sur tous les téléphones, aussitôt interprétée comme la preuve d’une collision avec le scooter. « On les a envoyés à la mort, affirme Karim, l’oncle maternel d’Adam. On dirait que venir ici, pour les forces de l’ordre, c’est comme faire un safari, chasser du gros gibier. » « Les policiers ont de la rancœur parce qu’ils n’arrivent pas à agir sur ce quartier, c’était une question d’orgueil, il fallait absolument les attraper, explique un jeune homme souhaitant rester anonyme, comme les amis qui l’entourent, à la terrasse du snack La Cantine. C’est dommage qu’une simple question d’orgueil aboutisse à deux morts. »

      « Si on commence à ne plus contrôler ce genre de personnes et à ne plus faire de flagrants délits, on reste au commissariat et on ne fait plus rien, répond Philippe Lepagnol, secrétaire départemental en Isère du syndicat de police Alliance, qui dit avoir vu les images de vidéosurveillance. Les jeunes ont pris des risques énormes, c’est ça qui les mène à l’accident, pas la police. On est des pères de famille, on sait faire preuve de discernement. On déplore ce drame, mais on est sereins sur les circonstances. »

      L’épisode ne risque pas de réparer la fracture, qui semblait déjà définitive, entre policiers et jeunes du quartier. Les seconds dénoncent les « abus de pouvoir permanents » des premiers, les premiers le « sentiment d’impunité » des seconds. Lesquels n’ont pas plus confiance en la justice ni en l’enquête qui débute à peine : « Qu’est-ce que c’est que ce silence général sur les circonstances de l’accident ? Quelqu’un a quelque chose à se reprocher ? » Le temps – long – de la justice n’est pas celui – immédiat – de l’émotion.

      La marche silencieuse s’est élancée à 16 h 30, et le cortège a fait ses premiers pas dans un paysage urbain défiguré, entre Abribus aux vitres émiettées et squelettes de voitures. La plupart des carcasses calcinées ont été enlevées, ne reste alors plus que le goudron qui s’est gondolé sous l’effet de la chaleur, et que parsèment des dizaines de douilles de grenades lacrymogènes usagées. Les enfants ramassent ces curieux jouets, et se font gronder par leurs parents.

      Les stigmates des dernières nuits agitées dans le quartier sont partout. Depuis samedi, les lacrymos des CRS ont affronté les cailloux, boules de pétanque et cocktails Molotov parfois jetés directement depuis les étages des immeubles. D’autres secteurs de Grenoble (Villeneuve, Teisseire, Village olympique) et d’autres communes de l’agglomération (Echirolles, Fontaine, Saint-Martin-le-Vinoux) se sont embrasés également.

      Soixante-cinq voitures ont flambé dans la seule nuit de lundi à mardi. L’épisode rappelle 2010, et les émeutes qui avaient suivi la mort d’un braqueur, tué par les policiers, dans le quartier de la Villeneuve.

      Chantier permanent

      Ces nuits de fièvre ont fait un seul blessé grave (une enquête a été ouverte sur le cas de ce jeune homme de 16 ans qui a perdu un œil) et entraîné une seule interpellation : un homme de 25 ans, condamné mercredi à huit mois de prison ferme pour avoir jeté une barre de fer et des parpaings sur des policiers. « S’il faut aller en prison, on ira en prison », explique un jeune du quartier ayant participé aux échauffourées, pour qui la violence est légitime : « L’imam nous a dit de ne pas être violents, et de monter une association. Mais est-ce que vous seriez venus si on avait monté une association ? »

      Avant de se diriger vers le pont de Catane, à l’entrée duquel Adam et Fatih sont morts, les manifestants ont serpenté dans le quartier Mistral, bâti dans les années 1960, dont on se demande aujourd’hui comment ses concepteurs ont pu s’enthousiasmer pour ses hautes barres de 150 mètres de long sur 10 de large aux façades totalement planes, même si les premiers sommets du Vercors, en arrière-plan, agrémentent l’ensemble. Le quartier, chantier permanent, s’oriente vers quelque chose de plus aéré, de moins haut.

      Pendant que les arbres attendent le printemps, la vaste esplanade centrale jonchée de détritus attend les éboueurs et les dealers attendent les clients. « Je n’ai jamais vu une ville de cette taille aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue », avait dit de Grenoble le précédent procureur, Jean-Yves Coquillat. « Ce quartier est sans doute l’endroit où il s’était le plus structuré, mais ça a bougé », assure Eric Piolle, lointain successeur à la mairie de Paul Mistral (1919-1932), qui a donné son nom au quartier.

      Appels à la haine

      L’actuel édile écologiste ne nie pas les difficultés mais loue le travail de « couture urbaine » en cours, symbolisé entre autres par Le Plateau, centre socioculturel de grande qualité. Son directeur, Hassen Bouzeghoub, attaché à ce quartier qui l’a vu naître il y a cinquante-trois ans, n’en cache pas les défauts : « C’est une enclave urbaine, un quartier “du bout”, qui vient s’écraser contre un mur d’autoroute. Il concentre tous les problèmes – paupérisation, absence de mixité, échec scolaire, délinquance, chômage. Il y a un nouveau projet urbain depuis une dizaine d’années, mais on paie aujourd’hui vingt ans d’errance entre 1980 et 2000, qui ont abouti à un entre-soi, et généré des fonctionnements sociaux particuliers. La fracture sociale est intense. »

      Plus encore lorsqu’un drame survient, parce qu’alors, « tout ressort de façon épidermique, analyse Eric Piolle. Certains se sentent désaffiliés, et cette désaffiliation peut se transformer en colère ». Les appels à la haine ont fleuri sur les réseaux sociaux depuis samedi. « Nous devons nous garder de nous laisser entraîner dans cette boue, dont nous sortirions tous salis », a dénoncé le maire mardi, à la veille de l’enterrement des deux garçons – en périphérie de Grenoble pour l’un, en Turquie pour l’autre. Avant et après la marche, les appels à cesser les violences se sont multipliés. « Ça ne sert à rien, ça ne fera pas revenir Adam », avait dit sa mère, Jamila, au Dauphiné libéré le matin. Appel à moitié entendu : la nuit de mercredi à jeudi a encore vu quelques voitures brûler et des cocktails Molotov tomber des fenêtres.

      #Bac


  • (10) Pour un 8 mars féministe universaliste ! - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751


    J’avoue ne pas très bien comprendre leur concept de l’universalisme, vu qu’il a l’air de se limiter à celles qui sont comme elles, ce qui me semble précisément un peu paradoxal.
    Je suppose que ce sont les mêmes qui défendent le droit d’être « importunées », des trucs dans le genre ?

    Il faudrait un nouveau hachtag, un truc comme #fauxministes

    Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des Etats-Unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

    Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministes puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

    Comment accepter que le voilement des fillettes, qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

    Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ? En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

    Nous, signataires de l’appel « pour un 8 mars féministe universaliste ! »

    • Si l’on doutait que l’universalisme est désormais une valeur d’arrière-garde, en voici la triste confirmation…

      André Gunther
      Réponse à André Gunther sur twitter :

      Ce n’est pas l’universalisme qui est devenu d’arrière-garde. Le problème c’est d’avoir laissé ce courant se prétendre universaliste alors qu’il ne procède que par essentialisme et différentialisme.

      https://twitter.com/gunthert/status/1102565505024618497

    • Il y a aussi, parmi plein de personnes engagées pour la laïcité (mais qui pensent peut-être aux droits des femmes tous les matins en se rasant, qui sait ?), Jeanne Favret-Saada.

      Oui, ça fait très « féminisme blanc » et elles exagèrent en faisant comme si elles étaient les seules à être contre l’obligation de se voiler, mais ce que je vois avant tout, derrière la sale tête de Badinter, c’est un clivage assez pénible qui tient à pas mal de mauvaise foi... de part et d’autre. Pénible !

    • Vous êtes sommé·e·s de faire allégeance au côté obscur de « l’Esprit des Lumières »

      Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires .

      Encore des histoires de morceaux de tissu (que l’on ne saurait voir sur les têtes de « nos femmes »).
      Clivages imaginaires, dit-on dans cette tribune (signée par qui, au fait ?) : la nouvelle tendance pour déconsidérer toute personne en lutte, c’est de la psychiatriser : fantasme, hystérie et autres troubles mentaux répertoriés au Diagnostic and Statistical Manual (of Mental Disorders).
      Finalement, « l’Esprit des Lumière » a bien réussi sa reconversion au totalitarisme puisque ses affidé·es en ont intégré toutes les méthodes coercitives. Force est de constater que dans cet universalisme-là , on est loin d’avoir la lumière à toutes les pièces.

      #confusionnisme (on peut dire ça ?)

    • Je trouve le hashtag #fauxministes pas très adapté sur ce coup-là : il y a plein de mecs laïcs qui n’en ont peut-être rien à faire mais il y a aussi de vraies féministes dans cette pétition. Des vraies féministes avec des idées rances sûrement mais je ne me vois pas attribuer des labels de vraie féministe et de fausses à des meufs qui s’engagent pour les droits des femmes, comme certaines ici. Fauxministes, c’est ceux et celles qui en parlent le 36 du mois, comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase mais jusqu’ici on s’en tapait ou comme le prétexte pour vomir sur des ennemis idéologiques, etc. Fauxministe, Baupin avec son rouge à lèvres mais pas Badinter, aussi éloignée serais-je de son féminisme.


  • Cet instant où tout bascule | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/guillaume-quintin/blog/030319/cet-instant-ou-tout-bascule

    Il n’est donc pas sans ignorer la Loi, et la Constitution qui protègent l’intégrité physique du représentant du peuple et interdit à son encontre tout moyen de coercition de quelque sorte que ce soit.

    (...)

    Et ceux qui se gaussent aux frais de Loïc ou de Jean Luc Mélenchon lorsqu’il dit « La République c’est moi. Ma personne est sacrée » feraient bien d’y réfléchir à deux fois. Car effectivement, ceux là qui, « en même temps », se targuent au quotidien de nous donner des leçons de démocratie et de républicanisme, devraient réfléchir à la portée de l’évènement. Si l’on en vient à accepter ce fait comme « normal » et à le justifier par je ne sais quelle contorsion de l’esprit sur l’air de « il n’avait rien à faire là » alors il n’y a plus aucune limite. Aucune limite à ce que l’on est capable d’accepter de dérive de la part d’un pouvoir qui, aveugle et sourd, n’a pas eu un mot pour les dizaines d’éborgnés, d’amputés, et de blessés de ces manifs du samedi, Emmanuel Macron allant même jusqu’à nier le décès de Zineb Redouane, cette octogénaire marseillaise décédée des suites de l’explosion d’une grenade au 4eme étage de son immeuble, grenade tirée depuis la rue, en déclarant que les FDO avaient réussi par leur professionnalisme à éviter qu’il y ait des morts malgré le climat de tension extrême des manifestations, évidemment à mettre seulement sur le compte des Gilets Jaunes. Aucune limite lorsque l’on voit le ministre de l’intérieur aller « faire la leçon » à des enfants de 10 ans, dans un émission de télé et leur expliquer les conditions de maniement du LBD. Aucune limite lorsque l’on voit un journaliste reporter d’images, Gaspard Glanz, fiché S pour avoir simplement couvert sous l’angle de la dénonciation les manquements à la simple humanité des forces de l’ordre dans l’évacuation de la jungle de Calais.

    (...)

    Le fait qu’un policier puisse, en toute connaissance de cause, et tout à fait consciemment, asséner ne serait ce qu’un seul coup de matraque à un député de la République, cela, c’est l’instant où tout bascule.


  • J’élève mon fils – les couilles sur la table
    https://www.binge.audio/jeleve-mon-fils

    Quel rôle jouons-nous en tant qu’adultes dans la fabrique des garçons ? Comment élever un petit garçon bien dans ses baskets ? Élever un individu de genre masculin dans une société profondément sexiste soulève bien des questions, auxquelles Aurélia Blanc a longuement réfléchi, et dont nous discutons dans cet épisode. Quels jouets, quels vêtements, quelles activités choisir ? Comment éduquer aux émotions, à l’intimité, à la sexualité ? Comment, en tant que parents féministes, s’interroger sur nos propres mécanismes sexistes ?

    Journaliste féministe au sein du magazine Causette, mère d’un petit garçon d’un an et demi, Aurélia Blanc vient de publier « Tu seras un homme – féministe – mon fils ! ». Dans ce manuel d’éducation antisexiste, elle réfléchit à comment éduquer « des garçons libres et heureux » en prenant le contre-pied des stéréotypes de genre auxquels ils sont constamment exposés, à travers une éducation libre et non-genrée.

    pas encore écouté