Reka

géographe cartographe information designer - rêveur utopiste et partageur de savoirs

  • Petite conversation familiale, Hélène Lapiower
    https://www.tenk.fr/regards-de-belgique/petite-conversation-familiale.html

    La réalisatrice a filmé pendant sept ans sa famille de petits tailleurs juifs. « Quand j’ai commencé à filmer ma famille, j’avais envie de conserver les images de mon propre monde, qui semblait me filer entre les doigts. Un petit monde juif en voie de disparition. Je voulais aussi faire le lien entre deux univers. Moi, actrice à Paris, et ma famille de prolétaires juifs polonais émigrés. »

    https://www.dailymotion.com/video/x2juiq8

    super #film.




  • L’Etat sème le doute sur les liens entre chlordécone et cancer, au détriment des victimes - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030319/l-etat-seme-le-doute-sur-les-liens-entre-chlordecone-et-cancer-au-detrimen

    En un an, les plus hautes autorités de l’État ont réussi à créer le doute et la confusion sur les liens entre le cancer et le chlordécone, pesticide toxique utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique jusqu’en 1993. Cela menace les travaux en cours pour indemniser les personnes intoxiquées et réparer les torts infligés à un peuple et à ses terres.

    De plus en plus souvent, les Etats se permettent de définir ce qui serait juste et réel à la place des enseignants ou des chercheurs. Cela dans la monde entier.

    Début d’une collection d’articles mettant cette intervention de la politique d’Etat dans l’enseignement et la recherche.

    #Recherche_Etat #Enseignement_Etat #Chlordécone #Perturbateurs_endocriniens


  • La #justice grecque acquitte enfin #Stéphan_Pélissier, poursuivi pour avoir aidé sa famille syrienne

    Jugé en appel pour avoir aidé sa belle-famille syrienne à passer, en 2015, de Grèce en Italie, Stéphan Pélissier a été relaxé ce vendredi 1er mars par le tribunal de Patras. Dans un livre qui vient de paraître, il raconte son histoire. Je voulais juste sauver ma famille est un récit revigorant sur les victoires auxquelles peut aboutir un combat juste et obstiné.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/010319/la-justice-grecque-acquitte-enfin-stephan-pelissier-poursuivi-pour-avoir-a
    #réfugiés #asile #migrations #délit_de_solidarité #solidarité #réfugiés_syriens #Grèce #passeurs

    Sur cette histoire, plus à lire sur seenthis (archives datant de 2017) :
    https://seenthis.net/messages/648611
    https://seenthis.net/messages/643134

    • #Livre « Je voulais juste sauver ma famille »

      Pour avoir voulu sauver sa belle-famille fuyant une Syrie à feu et à sang d’une mort certaine, Stéphan Pélissier est menacé de 15 ans de prison ferme par la justice grecque qui l’accuse d’être un passeur.
      Son crime ? Être parti chercher les parents, le frère et la sœur de sa femme Zéna en Grèce plutôt que de les laisser monter à bord d’un canot de fortune pour tenter une impossible traversée vers l’Italie.
      L’euphorie des retrouvailles vire au cauchemar lorsque Stéphan et les siens sont arrêtés et jetés en prison. À la tragédie humaine s’ajoute alors pour l’Albigeois sans histoire un enfer judiciaire aussi absurde qu’implacable. Si ses proches ont enfin pu trouver – légalement – asile en France, lui doit encore se battre de toutes ses forces pour que soit reconnue son innocence et que les valeurs d’humanité et de solidarité auxquelles il croit farouchement puissent triompher.

      http://www.michel-lafon.fr/livre/2213-JE_VOULAIS_JUSTE_SAUVER_MA_FAMILLE.html


  • #Metoo, procès Baupin, Ligue du LOL : les saines colères des femmes

    Depuis des siècles, l’emportement est un territoire déconseillé aux femmes, qui doivent incarner la #tempérance, la #docilité et le #calme. Elles sont pourtant nombreuses, aujourd’hui, à revendiquer cette #émotion qui se décline traditionnellement au masculin.


    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/01/les-saines-coleres-des-femmes_5429749_3232.html
    #colère #femmes #masculinité #féminité #genre

    #sorcières #folie




  • #Chronologie des #politiques_migratoires européennes

    En octobre #2013, l’#Italie lance l’opération #Mare_Nostrum suite au naufrage survenu à quelques kilomètres de l’île de Lampedusa en Sicile où 366 personnes ont perdu la vie. Elle débloque alors des moyens matériels (hélicoptères, bateaux, garde-côtes, aide humanitaire) et des fonds considérables (environ 9 millions d’euros par mois) pour éviter de nouveaux naufrages et contrôler les migrants arrivant au sud de l’Italie.

    Au sein de l’Union Européenne, les États votent la résolution #Eurosur qui met en place système européen de surveillance des frontières qui sera assuré par l’agence #Frontex. Frontex est chargée d’assister techniquement les pays pour protéger leurs frontières extérieures et former leurs garde-côtes. En 2018, son siège à Varsovie lui a accordé un budget de 320 millions d’euros. Elle dispose à ce jour (février 2019) de 976 agents, 17 bateaux, 4 avions, 2 hélicoptères, et 59 voitures de patrouille, des moyens qui seront accrus d’ici 2020 avec la formation d’un corps permanent de 10 000 agents et un pouvoir d’exécution renforcé et souhaité par la Commission européenne d’ici 2027.

    Dans le cadre de leur mission de surveillance de la mer, les agents de Frontex interceptent les embarcations d’exilés, contrôlent les rescapés et les remettent aux autorités du pays où ils sont débarqués. Les bateaux Frontex sillonnent ainsi les eaux internationales du Maroc à l’Albanie. Les ONG humanitaires l’accusent de vouloir repousser les migrants dans leurs pays d’origine et de transit comme le prévoient les États de l’Union Européenne.

    Octobre 2014, l’opération Mare Nostrum qui a pourtant permis de sauver 150 000 personnes en un an et d’arrêter 351 passeurs, est stoppée par l’Italie qui investit 9 millions d’euros par mois et ne veut plus porter cette responsabilité seule. L’agence européenne Frontex via l’opération Triton est chargée de reprendre le flambeau avec des pays membres. Mais elle se contente alors de surveiller uniquement les eaux territoriales européennes là où Mare Nostrum allait jusqu’aux côtes libyennes pour effectuer des sauvetages. La recherche et le sauvetage ne sont plus assurés, faisant de ce passage migratoire le plus mortel au monde. L’Italie qui est alors pointée du doigts par des États membres car elle n’assure plus sa mission de sauvetage, de recherche et de prise en charge au large de ses côtes est dans le même temps accusée par les mêmes d’inciter les traversées « sécurisées » en venant en aide aux exilés et de provoquer un appel d’air. Une accusation démentie très rapidement par le nombre de départs qui est resté le même après l’arrêt de l’opération Mare Nostrum.

    L’Italie qui avait déployé un arsenal impressionnant pour le sauvetage durant cette période n’avait pas pour autant assuré la prise en charge et procédé à l’enregistrement des dizaines de milliers d’exilés arrivant sur son sol comme le prévoit l’accord de Dublin (prise empreintes et demande d’asile dans le premier pays d’accueil). Le nombre de demandes d’asile enregistrées fut bien supérieur en France, en Allemagne et en Suède à cette même période.

    #2015 marque un tournant des politiques migratoires européennes. Le corps du petit syrien, #Aylan_Kurdi retrouvé sans vie sur une plage turque le 2 septembre 2015, a ému la communauté européenne seulement quelques semaines, rattrapée ensuite par la peur de ne pas pouvoir gérer une crise humanitaire imminente. « Elle n’a jusqu’ici pas trouvé de réponse politique et collective à l’exil », analysent les chercheurs. Les pays membres de l’Union Européenne ont opté jusqu’à ce jour pour des politiques d’endiguement des populations de migrants dans leurs pays d’origine ou de transit comme en Turquie, en Libye ou au Maroc, plutôt que pour des politiques d’intégration.

    Seule l’#Allemagne en 2015 avait opté pour une politique d’accueil et du traitement des demandes d’asile sans les conditions imposées par l’accord de #Dublin qui oblige les réfugiés à faire une demande dans le premier pays d’accueil. La chancelière allemande avait permis à un million de personnes de venir en Allemagne et d’entamer une demande d’asile. « Elle démontrait qu’on peut être humaniste tout en légalisant le passage de frontières que l’Europe juge généralement indésirables. Elle a aussi montré que c’est un faux-semblant pour les gouvernements de brandir la menace des extrêmes-droites xénophobes et qu’il est bien au contraire possible d’y répondre par des actes d’hospitalité et des paroles », décrit Michel Agier dans son livre “Les migrants et nous”.

    En mars #2016, la #Turquie et l’Union européenne signent un #accord qui prévoit le renvoi des migrants arrivant en Grèce et considérés comme non éligibles à l’asile en Turquie. La Turquie a reçu 3 milliards d’aide afin de garder sur son territoire les candidats pour l’Europe. A ce jour, des réseaux de passeurs entre la Turquie et la #Grèce (5 kms de navigation) sévissent toujours et des milliers de personnes arrivent chaque jour sur les îles grecques où elles sont comme à Lesbos, retenues dans des camps insalubres où l’attente de la demande d’asile est interminable.
    #accord_UE-Turquie

    En #2017, l’OIM (Office international des migrations), remarque une baisse des arrivées de réfugiés sur le continent européen. Cette baisse est liée à plusieurs facteurs qui vont à l’encontre des conventions des droits des réfugiés à savoir le renforcement des contrôles et interceptions en mer par l’agence Frontex, le refus de l’Europe d’accueillir les rescapés secourus en mer et surtout la remise entre les mains des garde-côtes libyens des coordinations de sauvetages et de leur mise en place, encouragés et financés par l’UE afin de ramener les personnes migrantes en #Libye. Cette baisse ne signifie pas qu’il y a moins de personnes migrantes qui quittent leur pays, arrivent en Libye et quittent ensuite la Libye : 13 185 personnes ont été ainsi interceptées par les Libyens en Méditerranée en 2018, des centaines ont été secourues par les ONG et plus de 2 250 seraient mortes, sans compter celles dont les embarcations n’ont pas été repérées et ont disparu en mer.

    En avril #2018, le président Macron suggérait un pacte pour les réfugiés pour réformer le système de #relocalisation des migrants en proposant un programme européen qui soutienne directement financièrement les collectivités locales qui accueillent et intègrent des réfugiés : « nous devons obtenir des résultats tangibles en débloquant le débat empoisonné sur le règlement de Dublin et les relocalisations », déclarait-il. Mais les pourparlers qui suivirent n’ont pas fait caisse de raisonnance et l’Europe accueille au compte goutte.

    La #Pologne et la #Hongrie refuse alors l’idée de répartition obligatoire, le premier ministre hongrois
    Victor #Orban déclare : « Ils forcent ce plan pour faire de l’Europe un continent mixte, seulement nous, nous résistons encore ».

    Le 28 juin 2018, lors d’un sommet, les 28 tentent de s’accorder sur les migrations afin de répartir les personnes réfugiées arrivant en Italie et en Grèce dans les autres pays de l’Union européenne. Mais au terme de ce sommet, de nombreuses questions restent en suspend, les ONG sont consternées. La politique migratoire se durcit.

    Juillet 2018, le ministre italien Matteo #Salvini fraîchement élu annonce, en totale violation du droit maritime, la #fermeture_des_ports italiens où étaient débarquées les personnes rescapées par différentes entités transitant en #Méditerranée dont les #ONG humanitaires comme #SOS_Méditerranée et son bateau l’#Aquarius. Les bateaux de huit ONG se retrouvent sans port d’accueil alors que le droit maritime prévoit que toute personne se trouvant en danger en mer doit être secourue par les bateaux les plus proches et être débarquées dans un port sûr (où assistance, logement, hygiène et sécurité sont assurés). Malgré la condition posée par l’Italie de ré-ouvrir ses ports si les autres États européens prennent en charge une part des migrants arrivant sur son sol, aucun d’entre eux ne s’est manifesté. Ils font aujourd’hui attendre plusieurs jours, voir semaines, les bateaux d’ONG ayant à leur bord seulement des dizaines de rescapés avant de se décider enfin à en accueillir quelques uns.

    Les 28 proposent des #zones_de_débarquement hors Europe, dans des pays comme la Libye, la Turquie, le Maroc, le Niger où seraient mis en place des centres fermés ou ouverts dans lesquels serait établie la différence entre migrants irréguliers à expulser et les demandeurs d’asile légitimes à répartir en Europe, avec le risque que nombre d’entre eux restent en réalité bloqués dans ces pays. Des pays où les droits de l’homme et le droit à la sécurité des migrants en situation de vulnérabilité, droits protégés en principe par les conventions dont les Européens sont signataires, risquent de ne pas d’être respectés. Des représentants du Maroc, de la Tunisie et d’Albanie, pays également évoqués par les Européens ont déjà fait savoir qu’ils ne sont pas favorables à une telle décision.
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement #regional_disembarkation_platforms

    Malgré les rapports des ONG, Médecins sans frontières, Oxfam, LDH, Amnesty International et les rappels à l’ordre des Nations Unies sur les conditions de vie inhumaines vécues par les exilés retenus en Grèce, en Libye, au Niger, les pays de l’Union européenne, ne bougent pas d’un millimètre et campent sur la #fermeture_des_frontières, avec des hommes politiques attachés à l’opinion publique qui suit dangereusement le jeu xénophobe de la Hongrie et de la Pologne, chefs de file et principaux instigateurs de la peur de l’étranger.

    Réticences européennes contre mobilisations citoyennes :
    Malgré les positions strictes de l’Europe, les citoyens partout en Europe poursuivent leurs actions, leurs soutiens et solidarités envers les ONG. SOS Méditerranée active en France, Allemagne, Italie, et Suisse est à la recherche d’une nouveau bateau et armateur, les bateaux des ONG Sea Watch et Sea Eye tentent leur retour en mer, des pilotes solidaires originaires de Chamonix proposent un soutien d’observation aérienne, la ligne de l’association Alarm Phone gérée par des bénévoles continue de recevoir des appels de détresse venant de la Méditerranée, ils sont ensuite transmis aux bateaux présents sur zone. Partout en Europe, des citoyens organisent la solidarité et des espaces de sécurité pour les exilés en mal d’humanité.

    https://www.1538mediterranee.com/2019/02/28/politique-migratoire-europeenne-chronologie
    #migrations #asile #réfugiés #EU #UE #frontières

    ping @reka


  • Hilma af Klint: Visualizing the Spirit World – Towards Data Science
    https://towardsdatascience.com/hilma-af-klint-visualizing-the-spirit-world-bb54781d9beb

    The art world has been knocked off its feet by Hilma af Klint. Shaken by a completely unknown woman artist who, 69 years after her death, challenges the historic timeline and authorship of abstract painting. af Klint’s work is bright, bold, often monumental in scale, and decidedly non-representative in nature. Her paintings flatten 2-dimensional space in a way that pre-dates Wassily Kandinsky and the modernists by a few years that has initiated a debate about who invented abstract painting.

    #Hilma_af_Klint #art #visualisation #femme_artiste #invisibilité


  • What would happen if Facebook were turned off? - Free exchange
    https://www.economist.com/finance-and-economics/2019/02/14/what-would-happen-if-facebook-were-turned-off

    THERE HAS never been such an agglomeration of humanity as Facebook. Some 2.3bn people, 30% of the world’s population, engage with the network each month. Economists reckon it may yield trillions of dollars’ worth of value for its users. But Facebook is also blamed for all sorts of social horrors: from addiction and bullying to the erosion of fact-based political discourse and the enabling of genocide. New research—and there is more all the time—suggests such accusations are not entirely without merit. It may be time to consider what life without Facebook would be like.

    #horreurs_sociales #réseaux_sociaux #fb

    • « the erosion of fact-based political discourse », j’en encore entendu discuter du même thème sur France Culture hier. Je me demande vraiment qui a eu cette idée géniale qu’avant Facebook, on vivait dans un monde de « fact-based political discourse ». Ça fait quoi, 20 ans ?, qu’on bouffe du Murdoch, Fox News aux États-Unis, The Sun en Angleterre… comme symboles extrêmes de droites décomplexées, racistes, cherchant systématiquement les pires sujets à la con. Et ce ne sont que les aspects les plus délirants de l’ère pré-post-facts ; par exemple :
      Sur la Télévision, de Bourdieu, c’est 1996.
      Manufacturing Consent, de Chomksy et Herman, c’est 1988.


  • L’Izostat - 1re partie : les statistiques picturales

    http://centremlm.be/-L-Izostat-

    http://centremlm.be/L-Izostat-1re-partie-les-statistiques-picturales

    De 1931 à 1940 exista en URSS un Institut pan-union de statistiques picturales de la construction et de l’économie soviétiques, connu sous le nom d’Izostat. Cet organisme d’État avait comme but d’informer les masses soviétiques du développement du pays, au moyen d’images particulièrement travaillées.

    Ce travail – avec ses succès et ses échecs - est le fruit d’une intense recherche par l’Autrichien Otto Neurath, qui développa la méthode dite viennoise, au sein du Parti Ouvrier Social-démocrate en Autriche, qui fut particulièrement puissante dans cette ville et véritablement ancrée dans des valeurs socialistes.

    Otto Neurath participa directement à l’Izostat ; à cet effet, il fut présent au moins deux mois (et au maximum neuf mois) par an en URSS de 1931 à 1934. Voici des images d’un ouvrage soviétique de 1932 présentant sa démarche. Intitulé Statistiques picturales et la méthode viennoise, on retrouve dans 52 pages les explications des principes développés par Otto Neurath, visant la simplicité et l’accessibilité directe de l’information.

    #otto_neurath #neurath #izostats


  • A friend is moving to a home built on stolen Palestinian land. Is it immoral to help? - Israel News - Haaretz.com

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-a-friend-is-moving-to-a-home-built-on-palestinian-land-is-it-immor

    A good friend of our son’s lives in the settlement of Eli. The friend is currently busy moving his family to a house there whose construction was halted by the High Court of Justice. Our son was asked to help, and he is torn between commitment to his friend and commitment to the values he believes in. Knowing that friendship is a supreme value, we spent last weekend holding long discussions about his options. We concluded that the simplest thing would be to offer the friend help moving back to this side of the Green Line. We’d be happy to hear your opinion.

    #palestine #colonisation


  • Serge Mestre : « J’ai voulu rendre à Gerda Taro sa dimension de combattante antifasciste, amoureuse et féministe »
    02/03/2019

    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/serge-mestre

    « C’était une photographe, ce fut une oubliée de l’Histoire, c’est devenue une icône ». Voilà ce qu’écrit aujourd’hui le critique Olivier Mony à propos de Gerda Taro, née en 1910 et morte tragiquement 27 ans plus tard en Espagne, et qui fut l’une des premières femmes reporters de guerre.

    Après avoir écrit sur le poète Federico Garcia Lorca dans Ainadamar, La fontaine aux larmes, Serge Mestre poursuit son exploration romanesque de la jeunesse exaltée fauchée par l’Espagne franquiste avec Regarder, un roman qui restitue à la photographe Gerda Taro toute sa singularité. Gerda Taro, née en Allemagne en 1910 et réfugiée à Paris, fut la compagne du photographe Robert Capa.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16740-02.03.2019-ITEMA_21997323-1.mp3


    #Gerda_Taro


  • Zineb Redouane

    Information judiciaire ouverte après la mort d’une octogénaire blessée par une grenade en marge d’une manifestation
    Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h25
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/02/une-information-judiciaire-ouverte-apres-la-mort-d-une-octogenaire-en-marge-

    Après une enquête préliminaire ordonnée par le parquet et menée par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux a décidé d’ouvrir une information judiciaire concernant la mort à l’hôpital en décembre 2018 d’une octogénaire, touchée la veille chez elle par un tir de grenade lacrymogène en marge de manifestations de « gilets jaunes ».

    Cette enquête menée par un juge d’instruction a été « ouverte pour recherche des causes de la mort » et est « toujours en cours », a précisé à l’Agence France-Presse le procureur Xavier Tarabeux.

    #Zineb_Redouane,


  • Un an après l’abandon du projet d’aéroport de notre-dame-des-landes : que peut-on apprendre de la #zad et de ses mondes ?

    La proposition est d’abord de tenir ensemble un récit réaliste, ni romantique, ni anxiogène, d’une expérience, d’un « cas » (et de quelques autres). Cela nous renvoie à la dimension pragmatique d’un phénomène comme la ZAD et à l’ouverture des imaginaires dans une temporalité étendue qui transmet, suggère, sollicite et se déploie. La ZAD apparaît ainsi à la fois comme lieu d’apprentissage de la #mobilisation_sociale et comme enquête individuelle et collective, un « devenir-enquête » lié à « l’#habiter en conscience d’habiter ». La ZAD est aussi un lieu d’#apprentissage pour l’#action_publique en vue de l’intérêt général. Elle pose enfin la question de la place des sciences sociales dans ce type d’événements et plus généralement à l’échelle locale.


    https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/un-an-apres-l-abandon-du-projet-d-aeroport-de-notre-dame-des-landes-q
    Le 12 février 2019, j’ai assisté à cette conférence présentée par #Frédéric_Barbe #NDDL

    Pendant sa conférence, Barbe a fait passer en boucle quelques #dessins dont je ne connais pas l’auteur... mais je vous mets ici les photos (sorry pour la qualité) :

    Et une carte, de Frédéric Barbe :

    #cartographie

    #dessin #visualisation

    ping @reka


  • Quelque chose de pourri dans la masculinité – Egalitaria
    https://egalitaria.fr/2019/02/13/quelque-chose-de-pourri-dans-la-masculinite

    Au-delà d’une possible réflexion sur la classe sociale (il y aurait sans doute des choses à dire sur les milieux privilégiés, sur le sentiment de toute-puissance et d’impunité qu’éprouve « l’élite » intellectuelle de la société), cette affaire est surtout l’occasion de réfléchir à la domination masculine et à la façon dont elle s’organise.

    À mon sens, l’affaire de la « ligue du LOL » met parfaitement en exergue la façon dont certains hommes utilisent l’oppression en bande organisée pour structurer une solidarité masculine qui leur permet :

    De renforcer leurs liens et leur sentiment d’appartenance, en se regroupant autour de « valeurs » communes
    De s’entraider pour gravir les échelons et monter dans la hiérarchie
    D’exclure tous ceux qui ne leur ressemblent pas, c’est-à-dire qui ne correspondent pas à une masculinité perçue comme représentant le « neutre » et l’universel. Et, ce faisant, de conserver leurs privilèges.

    Ce « boys club » permet donc aux hommes de se coopter, se promouvoir, se protéger, et bien sûr de monter dans la hiérarchie – un système particulièrement efficace, puisqu’il ne se fonde ni sur le mérite ni sur les compétences.

    Cette dynamique de groupe est particulièrement pernicieuse, puisqu’elle suggère qu’on ne peut devenir homme (et pas n’importe lequel : un homme, un vrai) qu’en exerçant une domination sur les autres. C’est cette virilité moutonnière, à la définition étroite et aux conséquences potentiellement destructrices qu’il faut aujourd’hui s’atteler à déconstruire.

    On a beaucoup parlé ces derniers temps de masculinité toxique, en se représentant cette dernière comme le fait d’une poignée de ploucs mal éduqués, biberonnés au foot, à la bière, au rap misogyne et à la castagne à la sortie des boites de nuit. Mais qu’on ne s’y trompe pas : celle-ci infuse aussi les milieux aisés, « intellectuels », éduqués, a priori ouverts d’esprit et sensibilisés aux questions de discriminations.

    La masculinité toxique, loin d’être nécessairement caricaturale, explicite et stéréotypée, avance donc aussi masquée sous les traits d’hommes progressistes, éveillés, voire même pro-féministes. Ne nous leurrons pas. Il en faut peu pour réveiller le sexisme latent, inoculé dès l’enfance. Il en faut peu pour que des hommes « normaux » se transforment en sentinelles médiocres de la domination masculine, le fiel aux lèvres et la volonté d’en découdre avec toutes celles et ceux qui aspirent aux mêmes chances, au même pouvoir, à la même considération qu’eux. Il en faut peu pour que l’effet de groupe, particulièrement fort lorsqu’il s’agit de « prouver » sa virilité, ne réveille les ardeurs misogynes de certains hommes.

    Je poste pour l’alerte sur la capacité des hommes de classes supérieures à déguiser leur sexisme, à condamner celui qu’expriment plus grossièrement d’autres hommes, chargés de tout le sexisme du monde et qui leur permettent même, quand ils sont assez malins, de se faire passer pour #proféministes (pratique sociale hautement distinctive).


  • Is co-living the new Airbnb for millennial nomads? | Money | The Guardian
    https://www.theguardian.com/money/2019/mar/02/is-co-living-the-new-airbnb-for-millennial-nomads

    My housemates don’t hang around for long in the seven-bedroom loft I’m sharing in Brooklyn, New York. Matthew MacIntosh, a 44-year-old digital copywriter from San Francisco, leaves three days after I arrive on a miserable wet Saturday afternoon in November. Two twentysomething Americans who work in marketing and social media respectively wheel out their suitcases just 48 hours later. There’s no mouse problem, or squalid living conditions and, on this occasion at least, it has nothing to do with my washing-up skills. Instead, this revolving door of housemates is the norm at Outsite, a co-living company aimed at remote workers, freelancers and entrepreneurs – or to use the more frequently used but slightly nauseating term – “digital nomads” – those who aren’t restricted to a physical location and can stay just for two nights or for as long as three months.


  • « Dessiner une utopie un peu merdique » | Nathalia Kloos et Bruno Thomé
    https://www.jefklak.org/dessiner-une-utopie-un-peu-merdique

    Les ateliers de l’Antémonde ont entrepris d’écrire la vie quotidienne d’un monde révolutionné, anti-autoritaire et anti-capitaliste, dix ans après un soulèvement mondial, l’Haraka. Leurs séances d’écriture collective ont donné naissance au recueil de nouvelles Bâtir aussi, que leurs auteur·es qualifient elles et eux-même d’« utopie ambiguë ». Car si on peut y entrevoir des futurs enthousiasmants, tout est à réinventer collectivement dans ce monde d’après. Le livre, publié en mai 2018 par les éditions Cambourakis, n’a pas clôturé l’exercice : il est devenu le point de départ d’ateliers de réflexion et d’imagination itinérants, les « labo-fictions ». Quand la (science-)fiction devient un levier pour penser la dimension concrète et vivante de possibles processus révolutionnaires. Source : Jef (...)


  • Marie BUSCATTO, sociologue de l’art et du travail - entretien consacré aux conditions de féminisation du travail artistique

    https://www.youtube.com/watch?v=KiPivjAkrLs&feature=youtu.be

    Ce qui m’a semblé le plus interessant dans ce que dit Marie Buscatto c’est le fait que les gens aiment que les artistes soient précaires. Or quant les femmes sont précaires dans la culture patriarcale, elles doivent utiliser leur corps sur le plan sexuel, que ca soit dans le couple, ou sur le périphérique. Et quant les femmes sont précaires, elles ont souvent des enfants ou/et parents à charge, doubles journées...

    Je pense que l’adoration que les masses portent à Van Gogh est vraiment connecté à ce lien entre création et sacrifice. Barbara Heinrich parle de lui comme d’un saint martyre laïque, un ascète de l’art. Je pense que le sacrifice ou martyre des femmes n’est pas vraiment reconnu car il est vu comme naturel, allant de soi et il est "gratuit". C’est vu comme normal que les femmes se sacrifient pour la carrière de leur conjoint, pour les enfants de leur conjoints, pour la collectivité via le bénévolat... C’est dans la nature des femmes de se sacrifié, leur sacrifice n’a pas de valeur. Par contre un homme qui se sacrifie, c’est reconnu, car ce n’est pas dans la nature des hommes de se sacrifié, alors que c’est une exigeance qu’on attend des femmes, allant jusqu’à les traité d’égoïstes quant elles ne font pas leur devoir de faire des enfants. Souvent les deux sont opposés, les hommes crée l’art, les femmes la vie (on m’a expliqué ca très jeune, du fait de mon sexe je ne pourrais jamais crée de l’art). Les hommes se "sacrifient" pour l’art et les femmes se sacrifient pour que les hommes aient une descendance à qui faire croire que les hommes se sacrifient pour l’art.

    Il y a par dessus ce principe l’idée que si tu as du plaisir dans ta pratique tu ne mérite pas de rémunération. Il y a aussi pour les femmes tout le travail invisible lié au devoir, charge ménagère, charge mentale, charge sociale, charge émotionnelle, charge parentale, charge contraceptive, charge sexuelle... qui n’est pas reconnu comme du travail. Les femmes sont sensé aimer leurs enfants, conjoints, foyers... et faire leurs devoirs dans la joie et l’amour qui font office de rémunération.

    L’amour implique le sacrifice et la souffrance, surtout des dominé·es. On trouve cette idée dans la bible, Abraham doit tuer son fils pour prouver son amour à un père qui exige de la souffrance pour son petit plaisir narcissique de dominant.

    #amour #sacrifice #martyre
    –---

    Autre aspect important dans ce que dit Marie Buscatto, le réseautage. Avec le contexte actuel de la #ligue_du_Lol et des #boys_clubs on voie assez concrètement comment ca se passe. Les hommes sont comme la classe possédante décrite pas Monique Pinçon-Charlot. Les hommes ont une forte conscience et solidarité de classe (la plus part sont masculinistes sans le reconnaitre ouvertement #fraternité ) et ils agissent en coordination pour nuire aux femmes (équivalent des pauvres pour la classe possédante). Par exemple dans les profession et milieux très masculinisées il y a une pratique de la misogynie active (injures sexistes, harcèlement moral et sexuel, Violences physiques et sexuelles, paternalisme, culture porno, bière, foot...) qui ne trouve pas d’équivalence dans les milieux très féminisés ou les hommes sont bien accueillis (éducation, santé, danse... ), obtiennent les meilleurs postes et trouvent le moyen de se plaindre sans cesse du milieu féminin. Les milieux comme l’armée, la police, le btp, la restauration... sont extrêmement hostile aux femmes. Les hommes bénéficient en plus de la complicité de nombreuses femmes, surtout des rares qu’ils tolèrent dans leur milieux privilégiés, comme la classe possédante décrite par Monique Pinçon-Charlot bénéficie de l’adhésion des masses qui votent pour les intérêts des riches.

    Les femmes qui réussissent le mieux dans l’art sont d’un milieu favorable, souvent filles d’artistes, compagnes d’artistes, grandes bourgeoises, ayant fait de hautes études. Le niveau des femmes doit être supérieur en tout à celui des hommes pour obtenir un peu de reconnaissance.

    –----

    Le rapport à la colère, ca me semble aussi un des éléments clé qui n’a pas été évoqué par Marie Buscatto. Je ne sais plus dans quel émission france cul écouté hier il y avait une digression sur #Dante. Dante disait au sujet de la divine Comédie, que l’art est toujours vengeance. C’était en lien avec le fait que Dante avait été chassé d’une ville et son texte met les habitant·es de cette ville au cœur de son enfer. La divine comédie était donc inspiré par un sentiment de haine et une implacable vengeance. On retrouve la même chose avec Sade qui a surtout écrit en prison pour se venger de ses ennemis.

    Je dirait pas que l’art est toujours vengeance comme Dante, mais je reconnais que c’est aussi plutot un moteur de l’art que j’apprécie.

    Par rapport aux femmes, dans la culture patriarcale, ca renvoie aux Érinyes qui sont :
    Mégère (Μέγαιρα / Mégaira, « la Haine »)
    Tisiphone (Τισιφόνη / Tisiphónê, « la Vengeance »)
    Alecto (Ἀληκτώ / Alêktố, « l’Implacable »).

    Autant dire que les femmes n’ont pas le droit de se venger, pas le droit à la haine et pas le droit à l’implacabilité. Dans la perspective de l’art vu par Dante, elles ne peuvent qu’être d’affreuses mégères furieuses et hystériques, ce qui n’est pas un compliment. La colère et la haine sont réprimés chez les femmes et valorisés chez les hommes.

    Parfois des gentes me "complimentent" en me disant que je dessine comme un homme ou que mon dessin n’est pas féminin. Je croie que c’est en lien à cette idée d’expression de la colère, comme mon travail est plutot motivé par le sentiment de révolte, les gentes trouvent que c’est viril ou masculin et me félicitent pour ça.

    #mégèrisme
    –------

    Sur le talent. Marie Buscatto dit que c’est une prérequis, nécessaire et qu’il y a bien des gentes talentueuses mais peu d’élues. Les facteurs sont nombreux pas seulement de genre. La surreprésentation des hommes blancs de la classe dirigeante parmi les artistes qui ont accès à une rémunération de leur travail en est témoin.

    Comme mon travail est très démonstratif en temps de travail et savoir faire, les gentes me complimentent souvent sur mon "talent". Et me disent que je serais obligatoirement reconnue ... un jour. C’est gentil de me dire cela, et j’y travaille, mais à mes yeux c’est l’expression de la croyance dans le mérite. Et c’est une méconnaissance des mécanismes de la société et des milieux artistiques. Il y a bien sur des personnes qui font exception, qui sont parvenues à la reconnaissance (sachant quant même que "Notre besoin de reconnaissance est impossible à rassasier", j’essaye de faire exception) dans un contexte défavorable, mais comme le dit le début de ma longue phrase ; elles font exception, alors que je parle ici de changer la règle.

    –----

    Par rapport au temps de travail et au savoir faire, j’ai écouté aussi ce matin un entretiens avec Christine Delphy, sur l’expo Elles qui avait eu lieu à Beaubourg.
    https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/ccBLAM/r8EK9Mn
    Elle disait que le temps de travail est une chose que les gens peuvent convoité à travers l’art. Elle donne l’exemple d’un touriste qui vente son achat d’un souvenir qui est "beau" parce qu’il y a beaucoup de temps de travail dans le façonnage de la pièce.
    Et là je me dit que le temps de travail des femmes n’a pas non plus la valeur de celui des hommes. Les techniques les plus emblématiques sont dans le textile, broderie, crochet, tricot, dentellerie... et ce travail n’est pas rémunéré convenablement surtout lorsqu’il est effectué par des femmes, et il y a ce truc circulaire car ces travaux sont dévalorisées car catégorisés comme féminins.

    –—

    Il y aussi la notion de savoir faire, perçu comme de l’application scolaire, laborieuse quant c’est un travail de femmes et perçu comme génial si c’est masculin. J’ai pas vu qu’on dise que Bosch ou Van Eyck sont laborieux et scolaires du fait que leur travail soit minutieux.
    Ce truc du génie me rappel une phrase de Titiou Lecoq entendu dans un conférence, elle disait qu’en tant que mère d’un petit garçon elle se mettais une pression folle en imaginant son fils devenir un génie si elle bosse bien en tant que mère, ou un psychopathe si elle faillit dans son devoir d’éducatrice.
    Je me suis dit mais si elle avait une fille de quoi elle aurais peur en tant que mère ? Je n’imagine pas que les mères projettent l’avenir de leur filles comme des potentielles génies qui deviendront des psychopathes si la mère à été en faillite éducatrice.
    Je parle de la projection des mères, mais c’est toute la société qui n’imagine pas le génie au féminin. Le génie étant une tare pour les femmes car ça les dénature , leur nature étant toute entière dans leur matrice.
    Tout ca semble bien verrouiller.

    –---
    #femmes #invisibilisation #féminisme #arts

    cc @mona


  • The Trouble with the View from Above | Cato Unbound
    https://www.cato-unbound.org/2010/09/08/james-c-scott/trouble-view-above

    To follow the progress of state-making is, among other things, to trace the elaboration and application of novel systems which name and classify places, roads, people, and, above all, property. These state projects of legibility overlay, and often supersede, local practices. Where local practices persist, they are typically relevant to a narrower and narrower range of interaction within the confines of a face-to-face community.

    Et discussion autour du bouquin de James C. Scott :

    https://www.cato-unbound.org/issues/september-2010/seeing-state-conversation-james-c-scott


  • Comment la France a tué ses langues régionales
    https://www.equinoxmagazine.fr/2019/03/01/comment-la-france-a-tue-ses-langues-regionales

    L’histoire des langues régionales en France face au français, idiome officiel de la République.

    Lorsque un Français arrive à Barcelone, il est souvent surpris d’entendre les Catalans déplorer que leur langue est en danger de mort. 95,1% des habitants de Catalogne comprennent leur langue locale et seulement 36,3% de la population l’utilise comme langue principale. Cependant, pour un Français, le Catalan apparaît comme une langue vivante présente sur l’affichage de la voie publique, utilisée par l’administration locale ou encore exclusive pour certains médias.

    Il suffit de traverser la frontière des Pyrénées pour remarquer qu’à Perpignan, pourtant territoire de la Catalogne Nord, la langue catalane est devenue résiduelle.

    Ce n’est pas un hasard. L’État français a mené une féroce politique afin de faire disparaître ses langues régionales. On évoque souvent le “jacobinisme” du nom d’un club influent post-révolution française pour expliquer la centralisation radicale de l’État français. Mais la sacralisation de la langue française est antérieure.

    • Equinox Radio Barcelone : qui sommes-nous ?
      https://www.equinoxmagazine.fr/qui-sommes-nous

      Avec une ligne éditoriale axée sur la politique, les faits de société, la culture barcelonaise, et les bons plans de la ville, Equinox est le seul média francophone basé à Barcelone sans toutefois se définir comme un média d’expatriés ou communautaire mais comme un média local catalan en français.

      Avec ses studios situés près de la célèbre Sagrada Familia, la rédaction d’Equinox se trouve toujours au cœur de l’actualité barcelonaise et a totalisé 1,7 million de pages vues en 2018. Elle est devenue la source privilégiée d’informations des 50.000 Français de Catalogne, mais aussi des francophones intéressés par l’actualité espagnole et les touristes.

      Totalement indépendant, Equinox tire l’essentiel de ses revenus des publicités d’annonceurs privés et de services aux médias français (aide aux reportages en Catalogne, traductions, interviews, etc) ou aux entreprises (voix off, traductions, rédaction). Basé en Catalogne et édité en français, Equinox ne peut prétendre ni aux aides à la presse catalanes ni aux aides à la presse françaises. Les premières étant réservées aux médias de langue catalane, les secondes aux médias du territoire français.

      Pour son travail d’information auprès des Français de Barcelone, la structure a cependant reçu entre 2015 et 2017 une partie de la réserve parlementaire du député Arnaud Leroy ainsi que des sénateurs Claudine Lepage, Jean-Yves Leconte, Joëlle Garriaud et Robert del Picchia, jusqu’à la suppression de cette disposition en 2017. Equinox compte aussi trois annonceurs publics : la mairie de Barcelone, la province de Barcelone et la région de Catalogne, qui diffusent sur ses supports des publicités d’intérêt général ou à vocation touristique. Sur les exercices 2015, 2016, 2017 et 2018, les fonds publics (annonceurs publics et réserve parlementaire) ont représenté 19% des revenus d’Equinox.

      En juillet 2018, la rédaction a décidé de mettre en place un système de micro-mécénat accessible à tous afin de continuer à financer son travail de terrain tout en garantissant son indépendance. Le micro-don s’effectue via la plateforme J’AIME L’INFO en cliquant ici.


    • J’écoute présentement
      est evoqué le fait que la manière dont les hommes percoivent le travail des femmes artistes les poussent à se censurer. Une photographe raconte que son travail d’étudiante était sur le quotidien des femmes et qu’il y avait des photos de nu. Le prof s’est mis à commenter le cul de la modèle et pas l’œuvre. L’artiste en réponse s’est mise au nu masculin pour ne plus avoir de commentaires libidineux en guise d’analyse par le prof et du coup elle n’a plus photographie de femmes et a fait un travail sur les masculinités.

      –—
      seulement 29% des œuvres achetés par les FRAC sont faites par des femmes. Il est souligné que ca demande plus de travail de mettre en valeur le travail des femmes que celui des hommes.
      Les artistes femmes, moins nombreuses ont des plus bas revenus que les hommes artistes et ont moins accès à des emplois secondaires rémunérateurs que les hommes.
      Dans les couples ou la femme est artiste et pas l’homme, l’effet est aggravé car elles rognent sur leur activité artistique pour le soin aux enfants et s’effacent d’elles mêmes du monde artistique à un moment charnière de leur carrière. Les femmes ont du mal à se maintenir dans l’art après avoir eu plus de mal à y entrer.

      –---
      La place des femmes à la tête des institutions n’est pas un critère de sélection des femmes. Il y a l’exemple de la directrice des collections de Beaubourg qui est très misogyne et a même organisé une expo 100% mascu : Dionysos.

      –---
      parmi les artistes les plus cotés au monde elles sont moins de 10%, pour les palmarès elles sont moins de 20%. Le marché est encor plus sévère avec les femmes que les institutions qui sont déjà bien misogynes. Depuis 1970 la visibilité des femmes régresse et le milieu de l’art contemporain évince progressivement les femmes alors qu’elles sont 50% des artistes. Dans le même temps les artistes reconnus sont aussi de plus en plus âgés.

      Les collectionneur·euses ont intérêt à acheter des hommes car leur cote va augmenter, les institutions soutiennent et suivent le marché. En Chine c’est pire encore et ça ramène le marché de l’art vers un sexisme encore plus fort.

      –---
      Le prof qui suit souligne que les hommes font carrière et peut être pas les femmes. Il est venu sans trop lire la question du débat... il se contente de citer des femmes photographes qu’il connait. Il précise que les étudiantes photographes de son école sont nombreuses dans trois domaines : la performance conceptuelle, le documentaire et la performance plus axé identitaire. (j’en conclu que c’est probablement pas les domaines les plus rémunérateurs de la photo).

      –----


  • Atelier Mégèrisme
    Il faudrait des fêtes de l’IVG, fêtes du divorces, fêtes de la ménopause, fêtes du célibat, fête des nullipare, fête du départ des enfants du foyer... Et certainement d’autres dont j’ai pas encore l’idée. En voyant encore une fois que l’IVG est un droit sans cesse contesté grâce @nepthys
    https://seenthis.net/messages/764126

    Je me dit qu’il est urgent de faire des rituels sociaux de valorisation des étapes de la vie des femmes qui ne sont pas dévoué au pénis et à son agrément. Par exemple on pourrait faire des gâteaux d’IVG avec plus de bougies à souffler et plus de cadeaux à recevoir au fur et à mesure du nombre d’avortements réussis. On pourrait offrir un remonte-couille toulousain à l’éjaculateur importun et lui lancer des confettis blancs pour symboliser son incontinence séminale.

    La ménopause party c’est pour se réjouir d’être débarrassé de la fécondité et d’avoir survécu jusque là dans ce monde hostile. Fêter l’entrée des femmes dans le bel age des cheveux gris et se transmettre les conseils et experience sur la ménopause.

    Pour la fête des menstruations, il y a des rituels patriarcaux, la plus part du temps totalement horribles (nouveaux interdits, giffles, mise en quarantaine, violences sexuelles...). Quand je parle de fête des menstruations j’imagine plutot une vrai fete, pas une malédiction sur nos têtes. Par exemple quand plusieurs femmes cohabitantes sont synchronisées ca peut etre l’occasion de célébrations. On pourrais manger et boire des trucs rouges et faire de l’art menstruel entre ami·es en portant des couronnes d’hibiscus.

    Les fêtes de divorce ca permettrais de rassemblé ses proches dans un moment difficile. Ca pourrait se présenté comme un enterrement gaie, en violet couleur du féminisme qui va très bien pour un deuil joyeux et célébration d’une nouvelle liberté et d’un nouveau cycle de vie.

    #mégèrisme #féminisme

    • Sympas l’anniversaire de règles @aude_v et ton resto avec ta fille @monolecte Merci pour vos super pratiques festives et vos témoignages. Je croi que lors de mes premières règles j’ai eu un petit cours sur les protections périodiques et une visite chez le gyneco de ma mère. C’était pas très festif mais ca aurais pu être pire.

      Pour les règles ca peu se fêter à chaque cycle. Quant mes règles arrivent j’ai ce truc de vouloir manger des rognons ou du foie sanguinolent. J’en fait en général un rêve la veille de mes règles ce qui est pratique pour penser à prendre des tampons. J’interprète ca comme l’expression d’une carence en fer ou magnésium mais je suis pas connaisseuse en diététique. @touti m’avais conseillé le houmous avec le boulgour complet, mais j’ai pas encore fait de rêve de houmous ni de boulgour. J’imaginerais bien une belle tranche de foie de veau au vinaigre de framboise comme rituel menstruel, mais c’est pas une idée végétarienne alors je l’ai pas proposé.

      Sinon en version numérique il y a la blogueuse de Volubilis qui fait un poste « There will be blood » à chaque cycle
      par exemple voici les célébrations de ses menstruations de 2018
      https://volublog.blogspot.com/2018/10/there-will-be-blood-2018.html

      C’est quand même cool une fête qu’on peu faire chaque mois, je vais chercher ma voie de menstru-festation avant ma méno-party-pause.


      Merci aussi @rastapopoulos :) un magazine je ne pense pas car c’est trop de trucs administratifs et de coordination de groupe pour moi. mais il y a des chances que j’en fasse un livre un jour. Je me sert déjà souvent des recherches et idées taguées #mégèrisme sur @seenthis pour faire ma rubrique « Mégèrisme » dans la revue HEY ! mais pour le moment je suis plutot orienté sur une histoire des femmes mauvaises (gang de femmes, syndicat d’empoisonneuses, mangeuses d’hommes, bonnes tueuses de maitres et maitresses...), et je suis pas encore passé à la phase « fiche pratique » mais ça va venir.

    • Dans le film Diabolo menthe, la fille se prend une gifle, c’est plus tradi et moins sympa...

      @mad_meg, si tu rêves de foie, c’est sûrement parce que tu vas perdre du sang et que tu as besoin de plus de protéines et de fer que de houmos, pourquoi résister à un truc si intuitif et... viscéral ?

    • En ce qui concerne les fêtes de divorce : en subissant à l’occasion les klaxons des cortèges de mariage, j’ai souvent pensé : « ils feront moins de bruit pour leur divorce » !

    • @aude_v oui quand je pensait à pire pour le rituel des premières règles c’était une allusion à cette gifle.

      Pour mon refus de manger du foie, c’est comme lorsque je ne succombe pas à un achat pulsionnel pour des raisons politiques. Comme je ne suis pas très mesurée d’une manière générale, c’est comme pour la cigarette, soit je fume comme une cheminée, soit j’arrête de fumer totalement, mais je peu pas fumer modérément. Le houmous me permet d’épargner facilement des vies en ayant l’apport en fer dont j’ai besoin, pas grave si mon inconscient ne fait pas le lien et me fait encore rêver de sang. Si j’en rêve c’est sympas c’est comme si j’en mangeait encore mais sans piquer de reins à personne. L’idée que ca traduise une carence instinctive me semble quant même un peu biaisé, à mon avis c’est plutot que je pense souvent à la viande vu que je m’en prive alors que j’aime bien. Il y a plus de chances que ça soit ma mémoire qui fixe mes fantasmes de rognons sanglants rétrospectivement au moment où je saigne.

      Pour la revue, j’avais bien sur ton témoignage sur l’An 02 en mémoire en écrivant ma réponse.

      @vazi le mariage m’évoque aussi avant tout le divorce. Avec les mariages il y a aussi souvent ces « enterrements de vie de garçon » qu’on décline maintenant en « enterrements de vie de fille » pour donner un aspect égalitaire à cette tradition proxénète. Au XXIeme siècle on pourrais dire « fête pré-nuptial », car « enterrement de vie de » ça renvoie à « la fête des mecs bourrés qui vont chopper en groupe la syphilis avant de la refiler à leurs chères compagnes le lendemain soir ».

      @monolecte c’est vrai que le sketch de Amy Schumer est assez d’à propos. Pour une fête de l’invisibilité, on pourrais s’offrir des poules qui ont finis leurs mues (ça leur ferais des tas de foyers plutot que d’en faire des bouts de viande) et aller se balader partout en gangs avec nos pitpulls puisqu’on est invisibles.

    • Le veuvage peut-être aussi l’occasion de faire la fête. La voisine de ma mère vivait un cauchemar, sans violences physiques mais des interdits en tout genre, elle voyait leurs enfants en cachette. Depuis que son salaud de mari est mort brutalement, elle vit une vie qui mérite d’être vécue.

      Et pour ma mère, même si mon père n’était pas à ce point, ma mère n’était pas libre de faire ce qu’elle voulait. Elle a eu du chagrin quand il est mort mais elle qui rêvait de voyage, a pu, à partir de ce moment, voyager dans le monde au moins une fois par an tant qu’elle était valide :)

    • Ma grand-mère paternelle aussi a vécu un calvaire avec son mari alcoolique et violent. Elle a été peinarde deux ans quand il est parti avec une copine mais il est revenu. Ma grand-mère ne voulait pas divorcer parce qu’elle avait peur pour sa réputation. Mort prématurément (je n’ai pas de souvenir de lui, je l’ai à peine connu) ça a été une délivrance mais elle a quand même porté le deuil par convenance.

    • C’est une idée sympas @rastapopoulos , mais j’avoue avoir trop de travail en ce moment pour faire une rubrique supplémentaire.

      Pour la fête des veuves joyeuses c’est bien un programme de mégères mais ca me semble un peu identique à une fête du célibat ou poste divorce. De plus ça me semble moins indispensable qu’une fête de l’IVG. Personne ne remet en cause le « droit » des femmes à êtres veuves (sauf si elles ont aidés le destin).

      Pour l’IVG il y avait le tag #Je_vais_bien_merci que tu avais signalé en 2011 @monolecte qui est dans cette esprit
      https://seenthis.net/messages/15234

      Dans l’idée de déplacé la responsabilité des femmes vers les hommes, je pensait à offrir du bromure de potassium aux fécondateurs inconséquents. Mais le bromure à beaucoup d’effets secondaires pas cool et semble plutot être un sédatif et un dépressif qu’un anti-andro-libido. Sur femme actuelle il y a une liste d’aliments pour faire baisser la libido.
      https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/aliments-anaphrodisiaques-baisser-libido-42857

      Le houblon : cette plante grimpante présente notamment dans la bière est anti- androgène, c’est-à-dire qu’elle diminue les effets de la testostérone, l’hormone de la libido par excellence (surtout chez les hommes).

      Le houblon, ca tombe bien il y a déjà une bière de mégères !
      La Jester King Mad Meg Farmhouse Provision Ale, Belgian Strong Ale héhé


      https://www.beercartel.com.au/jester-king-mad-meg-farmhouse-provision-ale
      Elle est beaucoup trop chère par contre $36.50 les 750ml je suis pas prête de la gouter. Il faudrait plutot brasser la bière soi-même pendant la fête. Je note de faire des étiquettes avec des infos sur la contraception masculine et des appels aux hommes à contrôler leur fécondité comme doit le faire tout adulte qui se respecte.

    • On peut fêter l’ablation des seins ou revendiquer son état de guerrière ? Le cancer du sein (1 femme sur 8, pensez à faire la mammo régulière les copines !) est un tabou (les autres cancers aussi ceci dit) mais la médecine, à l’heure des modifications d’un brin d’ADN n’a pas prévu autre chose pour les seins que la boucherie. L’autre jour, il y avait une soirée féministe et nous étions plusieurs sur scène pour tout autre chose. J’avoue que j’étais un peu bourrée et comme j’avais trop chaud, je me suis mise en topless pour prendre la parole en même temps que je révélais ma cicatrice. Les spectateurices étaient surprises mais je comptais sur la bienveillante #sororité du lieu. Il n’y a que la responsable de l’action sur scène qui a dut croire que j’étais une femen et m’a fait des reproches idiots, j’étais choquée mais à postériori ça m’a bien fait rire.

    • Si tu veux tuer ton chien, affirme qu’il a la rage.

      Par exemple :
      « le moment où l‘on cesse d‘être des bouts de viande pour les bitards »
      Comme quoi des femmes (et en plus féministes) peuvent être plus imbéciles que la caricature de la caricature du beauf moyen.


  • Les droits des femmes ne sont jamais acquis
    L’Allemagne a encore du mal avec l’interruption volontaire de grossesse.


    En 2017, la médecin Kristina Hänel a été condamnée pour avoir informé sur son site internet des IVG qu’elle pratiquait, ce qui a été assimilé à de la « publicité ». Un projet de loi visant l’assouplissement du paragraphe 219a du code pénal (une loi de 1933 !) qui permet cela prévoit à présent que les médecins puissent signaler leur pratique de l’IVG, mais sans donner d’informations...

    Die politischen Auseinandersetzungen um den Strafrechtsparagraphen 219 a gehen in die nächste Runde. Nachdem CDU/CSU und SPD sich in der letzten Woche auf einen Kompromiss zum sogenannten Werbeverbot für Schwangerschaftsabbrüche geeinigt hatten, wollen FDP, Linksfraktion und Bündnis 90/Die Grünen nun offenbar vor dem Bundesverfassungsgericht gegen den ergangenen Bundestagsbeschluss zur Neufassung des besagten Paragraphen klagen.

    Zwar hatte die Koalitionsmehrheit von CDU/CSU und SPD beschlossen, dass Ärztinnen und Ärzte fortan darüber informieren dürfen, wenn sie Abtreibungen vornehmen, den demokratischen Oppositionsfraktionen des Bundestages geht diese Regelung jedoch nicht weit genug. Sie fordern die komplette Streichung des Strafrechtsparagraphen, der ursprünglich auf die Nazizeit zurückgeht. So stand das sogenannte »Werben« für Schwangerschaftsabbrüche seit 1933 unter Strafe (jW berichtete).
    Obwohl auch nicht wenige Sozialdemokratinnen und Sozialdemokraten den umstrittenen Paragraphen gänzlich streichen wollten, hatten sie sich in der vergangenen Woche einmal mehr der Koalitionsdisziplin gebeugt. Dies hatte vor allem bei Linken und Grünen für scharfe Kritik gesorgt.

    Unter Federführung der Liberalen soll nun ein Gutachten erstellt werden, welches die Erfolgschancen für eine Klage auslotet, wie der stellvertretende Vorsitzende der FDP-Bundestagsfraktion, Stephan Thomae, laut Redaktionsnetzwerk Deutschland am Freitag sagte. Das Gutachten solle, Medienberichten zufolge, vom Gießener Rechtswissenschaftler Arthur Kreuzer erstellt werden.

    https://www.jungewelt.de/artikel/350148.schwangerschaftsabbruch-klage-f%C3%BCr-selbstbestimmung.html

    #IVG #droits #femmes #Allemagne