Reka

géographe cartographe information designer - rêveur utopiste et partageur de savoirs

  • Global Report on Internal Displacement #2019

    KEY FINDINGS

    Internal displacement is a global challenge, but it is also heavily concentrated in a few countries and triggered by few events. 28 million new internal displacements associated with conflict and disasters across 148 countries and territories were recorded in 2018, with nine countries each accounting for more than a million.

    41.3 million people were estimated to be living in internal displacement as a result of conflict and violence in 55 countries as of the end of the year, the highest figure ever recorded. Three-quarters, or 30.9 million people, were located in only ten countries.

    Protracted crises, communal violence and unresolved governance challenges were the main factors behind 10.8 million new displacements associated with conflict and violence. Ethiopia, the Democratic Republic of the Congo (DRC) and Syria accounted for more than half of the global figure.

    Newly emerging crises forced millions to flee, from Cameroon’s anglophone conflict to waves of violence in Nigeria’s Middle Belt region and unprecedented conflict in Ethiopia. Displacement also continued despite peace efforts in the Central African Republic, South Sudan and Colombia.

    Many IDPs remain unaccounted for. Figures for DRC, Myanmar, Pakistan, Sudan and Yemen are considered underestimates, and data is scarce for Guatemala, El Salvador, Honduras, Russia, Turkey and Venezuela. This prevents an accurate assessment of the true scale of internal displacement in these countries. ||Estimating returns continues to be a major challenge.

    Large numbers of people reportedly returned to their areas of origin in Ethiopia, Iraq and Nigeria, to conditions which were not conducive to long-lasting reintegration. ||Urban conflict triggered large waves of displacement and has created obstacles to durable solutions. Airstrikes and shelling forced many thousands to flee in Hodeida in Yemen, Tripoli in Libya and Dara’a in Syria. In Mosul in Iraq and Marawi in the Philippines, widespread destruction and unexploded ordnance continued to prevent people from returning home.

    Heightened vulnerability and exposure to sudden-onset hazards, particularly storms, resulted in 17.2 million disaster displacements in 144 countries and territories. The number of people displaced by slow-onset disasters worldwide remains unknown as only drought-related displacement is captured in some countries, and only partially.

    The devastating power of extreme events highlighted again the impacts of climate change across the globe. Wildfires were a particularly visible expression of this in 2018, from the US and Australia to Greece and elsewhere in southern Europe, displacing hundreds of thousands of people, causing severe damage and preventing swift returns.

    Global risk of being displaced by floods is staggeringly high and concentrated in towns and cities: more than 17 million people are at risk of being displaced by floods each year. Of these, more than 80 per cent live in urban and peri-urban areas.

    An overlap of conflict and disasters repeatedly displaced people in a number of countries. Drought and conflict triggered similar numbers of displacements in Afghanistan, and extended rainy seasons displaced millions of people in areas of Nigeria and Somalia already affected by conflict. Most of the people displaced by disasters in Iraq and Syria were IDPs living in camps that were flooded.

    Promising policy developments in several regions show increased attention to displacement risk. Niger became the first country to domesticate the Kampala Convention by adopting a law on internal displacement, and Kosovo recognised the importance of supporting returning refugees and IDPs, updating its policy to that end. Vanuatu produced a policy on disaster and climate-related displacement, and Fiji showed foresight in adopting new guidelines on resettlement in the context of climate change impacts.

    https://reliefweb.int/report/world/global-report-internal-displacement-2019-grid-2019-0
    #IDPs #déplacés_internes #migrations #asile #statistiques #chiffres

    ping @reka @karine4


  • Cinq ans d’atteintes au droit maritime

    Depuis 2014, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), près de 20 000 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée sur des embarcations impropres à la navigation - une catastrophe humanitaire qui perdure et aurait pu être évitée si les Etats européens s’en étaient donné les moyens. A la veille des élections européennes, SOS MEDITERRANEE revient sur cinq ans de détérioration et d’atteintes au droit maritime international et au droit humanitaire en Méditerranée centrale.

    2013-2014 : MARE NOSTRUM, une opération de la marine italienne torpillée par l’Union européenne

    A la suite d’un terrible naufrage au large de Lampedusa, l’Italie lance l’opération de recherche et de sauvetage Mare Nostrum le 18 octobre 2013 afin de « prêter assistance à quiconque est trouvé en péril en mer ». Plus de 150 000 vies sont sauvées. Mais le 31 octobre 2014, l’Italie met fin à l’opération en raison du manque de soutien de l’Union européenne. Mare Nostrum est remplacée par Triton, dont le but premier n’est plus de sauver des vies mais de contrôler les frontières. Malgré l’absence de navires de secours en mer, les gens continuent à fuir la Libye. Résultat : plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants meurent noyés en tentant la traversée.

    Voir la vidéo - épisode 1 :
    https://www.youtube.com/watch?v=4X6nrVELQ00

    Depuis février 2017 : renforcement des garde-côtes libyens et création d’une zone de recherche et de sauvetage gérée depuis Tripoli

    En février 2017, les chefs d’Etat européens réunis à Malte adoptent la Déclaration de Malte prévoyant la formation, l’équipement et le financement des garde-côtes libyens afin qu’ils puissent intercepter les embarcations en détresse et les ramener de force vers la Libye. Au regard de la situation de chaos qui prévaut en Libye, ceci est totalement contraire au droit maritime et au droit des réfugiés.

    En juin 2018, une région de recherche et de sauvetage libyenne est créée dans les eaux internationales, ce qui provoque une grande confusion dans les opérations de sauvetage. Des milliers de personnes interceptées sont refoulées illégalement en Libye ; d’autres ne sont pas secourues car les garde-côtes libyens ne peuvent assurer des sauvetages efficaces et sûrs. Les rescapés sont ramenés dans des camps où ils sont soumis à des violations systématiques de leurs droits fondamentaux, à la torture, au viol, au travail forcé, à des exécutions arbitraires. L’obligation légale de conduire les survivants des sauvetages vers un « lieu sûr » est bafouée. A terre comme en mer, des milliers de personnes périssent.

    Voir la vidéo - épisode 2 :
    https://www.youtube.com/watch?v=Z9Lb--g2_s0

    Depuis 2017 : graves entraves à l’action des navires civils de sauvetage

    Créées en 2014 et 2015 par des citoyens européens pour combler le vide laissé par leurs gouvernements, les ONG de recherche et de sauvetage deviennent la cible de harcèlement administratif, politique et judiciaire qui les empêche de sauver des vies. Depuis 2017, plusieurs enquêtes sont lancées contre les navires et leurs équipages, sans que les accusateurs ne puissent prouver la moindre action illégale. Des navires tels que l’Aquarius de SOS MEDITERRANEE sont privés de pavillon suite à des pressions politiques. Alors que les sauveteurs sont entravés dans leur action, le devoir d’assistance en mer est bafoué, les témoins écartés.

    Voir la vidéo - épisode 3 :
    https://www.youtube.com/watch?v=eLfO5it4uPQ

    Depuis juin 2018 : fermeture des ports, les rescapés bloqués en mer

    Juin 2018 : après la fermeture des ports italiens aux navires de sauvetage, l’odyssée de l’Aquarius, contraint de débarquer à Valence en Espagne les 630 rescapés à son bord, inaugure une longue série de blocages en mer. Les navires, quels qu’ils soient, sont bloqués des jours voire des semaines avant qu’une solution de débarquement ad hoc ne soit proposée par quelques Etats européens, avec une répartition des rescapés par quotas. Le droit maritime prévoit pourtant que les navires doivent être relevés de la responsabilité du sauvetage aussi vite que possible et traiter les survivants humainement. En mer, les navires immobilisés ne peuvent secourir d’autres personnes en détresse. La capacité de sauvetage est encore réduite et la mortalité explose.

    Vidéo à venir.

    http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/5-ans-d-atteintes-au-droit-maritime
    #ONG #histoire #chronologie #Méditerranée #naufrages #sauvetages #mourir_en_mer #migrations #asile #réfugiés #frontières #mer_Méditerranée #vidéo #droit_maritime #Mare_Nostrum #Triton

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  • Fresque à l’Assemblée nationale à Paris...

    Cette #fresque trône dans mon lieu de travail, l’@AssembleeNat. C’est censé est un truc commémoratif. Imagine-t-on des Juifs représentés ac l’imagerie antisémite pour une commémoration ? Ces traits sont des caricatures issus d’une longue tradition européenne. C’est + qu’une honte


    https://twitter.com/MMonmirel/status/1127591340131454977?s=19
    #racisme #néo-colonialisme #art_de_rue #street_art #commémoration #mémoire #caricature #Africains #Noirs #esclavage #préjugés #mémoire

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  • #The_game’: vanuit Bosnië naar de EU, het hoogste level

    Via de nieuwe Balkanroute proberen migranten de EU te bereiken door vanuit Bosnië de Kroatische grens over te steken. Ze noemen het ‘the game’ en ze spelen het vaak zonder succes.


    https://www.volkskrant.nl/kijkverder/v/2019/the-game-vanuit-bosnie-naar-de-eu-het-hoogste-level
    #terminologie #mots #vocabulaire
    #game #jeu #Game over #next_level
    #Balkans #route_des_Balkans #Bosnie #Velika_Kladusa #Slovénie #Bosnie-Herzégovine #IOM #OIM #frontières #violences_policières
    ping @reka signalé par @Virginie_Mamadouh


  • Regarder les #féminicides en face

    Le manifeste de la #grève du #14_juin évoque les #violences_domestiques et les meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint, traités jusqu’à très récemment comme des faits divers isolés. Nous prenons enfin conscience de la gravité du phénomène.

    Un cutter, un tournevis, une ceinture de peignoir, un fer à repasser. Les #armes de la violence domestique peuvent se révéler si banales. Les arguments aussi. « Elle m’avait trompé. » « J’étais jaloux. » « Elle m’a quitté. » Voilà à quoi tient parfois la vie d’une femme.

    Oui, des #hommes subissent aussi des violences, mais l’immense majorité des #victimes sont des femmes. Non, tous les hommes ne sont pas violents, mais là n’est pas la question. Les chiffres (qui ne reflètent qu’une partie de la réalité) ne fléchissent pas : en Suisse, une femme sur cinq est toujours victime de #violences durant sa vie de couple, et une personne meurt encore tous les 15 jours des suites de violences domestiques.

    Le « féminicide » entre dans le #dictionnaire

    Ces phrases, on les a tellement lues qu’on a tendance à les survoler sans en intégrer la gravité. Comme anesthésiés par la pseudo-fatalité de ces « accidents », traités jusqu’à maintenant comme l’agrégation de cas isolés qui animaient les conversations de comptoir et noircissaient les pages des #faits_divers. « Ah l’#amour, que voulez-vous », « C’est bien triste, mais que peut-on y faire ? » Pourtant, au vu des chiffres, il serait illusoire de croire que seuls les hommes violents sont responsables de ces assassinats : une société qui hausse les épaules en regardant ailleurs, se gardant bien de se demander comment on en est arrivé là, l’est aussi.

    Une #prise_de_conscience est en train de s’opérer. Le mot « féminicide » est entré dans le dictionnaire Robert en 2015, faisant émerger le caractère systémique et les racines profondes, logées dans notre #inconscient_collectif, de cet acte. Comme le souligne la #Convention_d’Istanbul sur les violences faites aux femmes, ratifiée il y a tout juste un an par la Suisse, cette indifférence est structurelle, « un des mécanismes sociaux cruciaux par lesquels les femmes sont maintenues dans une position de #subordination ».

    Problème de l’#article_113 du #Code_pénal suisse

    Les sceptiques dénonceront un complot féministe international tandis que, en face, on poursuivra les comptes d’apothicaire : en France, un homme tue-t-il sa compagne ou ex-compagne tous les 3 jours, ou tous les 2,4 jours ? Sur combien de cas se basait vraiment l’étude américaine selon laquelle 90% des jeunes de moins de 18 ans tués par leur partenaire sont des filles ? (Réponse : 2188). Pendant ce temps-là, des conjoints continueront de frapper, de tuer et, devant les tribunaux (quand tribunaux il y a), d’invoquer l’émoi et le désarroi. Après tout, l’article 113 du Code pénal suisse sur « le #meurtre_passionnel », qui bénéficie de #circonstances_atténuantes, le leur permet. Qui s’en émeut ?


    https://www.letemps.ch/opinions/regarder-feminicides-face
    #féminicide #femmes #violences_conjugales #suisse #meurtres #assassinat


  • Pour ne plus se sentir « mal-aimée » en France, Elisa Diallo est devenue allemande | Kab Niang
    https://www.bondyblog.fr/reportages/aux-arts-citoyens/pour-ne-plus-se-sentir-mal-aimee-en-france-elisa-diallo-est-devenue-allema

    Fille d’un Guinéen musulman et d’une Française catholique, Elisa Diallo est née et a grandi en France. En 2017, elle a pris, à l’âge de 39 ans, la nationalité allemande. Que s’est-il passé entre les deux ? Une enfance et une adolescence au sein d’une France qui l’a amenée à se sentir marginale, parfois rejetée par un racisme latent. Kab a lu son livre, Fille de France. Chronique. Source : Bondy Blog


  • Panthère Première » HP, l’ère du vide
    https://pantherepremiere.org/texte/hp-lere-du-vide

    par Sila B.

    Dans l’unité fermée où les patient·es passent 24h/24 pendant des semaines, parfois des mois, se trouvent leurs chambres, des chiottes, des douches, des bureaux pour les consultations (avec un psychiatre, deux internes et une psychologue) et pour les infirmières, ainsi qu’un «  lieu de vie  ». Pas franchement conviviale, cette grande pièce évoque plutôt des bureaux. Une partie est dotée de tables à tout faire dont la principale activité  : manger trois fois par jour. Dans un coin, une télévision reste toujours branchée sur TF1 et la clope est autorisée à l’intérieur – c’était dans les années 2000. Regarder Le maillon faible avec des gens qui vont mal et à qui la famille n’a pas pu ou voulu payer de meilleurs soins dans une clinique privée, voir l’animatrice humilier le maillon faible et les pubs qui défilent où il n’est question que de beaux cheveux, d’intérieurs bien tenus et d’automobiles filant dans des décors de cinéma. Regarder la télé et éprouver l’ennui absolu d’une discussion entre «  cas psy  » comme moi. L’administration n’a pas prévu de nous faire faire un tour dehors, en plein air, ni une activité physique ou créative qui donne un peu de plaisir et de fierté – ou qui, tout bêtement, maintienne dans une santé physique correcte. Maillon faible tu es, maillon faible tu resteras, avec un peu plus de gras autour du bide et des muscles atrophiés. Nous faisons l’objet d’injonctions contradictoires  : il faut s’habiller avec ses propres vêtements et ne pas rester en pyjama mais les fringues sales mettent dix jours à revenir de la buanderie  ; il faut passer la ma­tinée en-dehors des chambres mais il n’y a rien à faire dans les parties communes.

    #psychiatrie #HP #handicap #dépression #exclusion

    • Ouaip... C’est un peu dur à lire, les histoires de personnes psychiatrisées, mais c’est aussi assez dur à écrire. J’aimerais quand même faire un jour le lien entre ça

      À ma sortie, je reçois l’allocation adulte handicapé·e (AAH) qui me permet de poursuivre mes études jusqu’à un master pro, puis de chercher un boulot sans me mettre la pression, puis de me démotiver car me contenter de ce petit revenu est plus facile que de me confronter à la nécessité de gagner ma vie. J’occupe mon chômage par des engagements bénévoles. Ils me valent des collègues qui n’en sont pas vraiment, personnes en emploi ou en études pour qui notre engagement commun se cale dans les interstices d’une vie bien remplie. La mienne ne l’est toujours pas. Je peine à m’occuper et régulièrement la vacuité de mon existence me cause de sévères remises en question. La liberté dont je jouis – et profite – est aussi un grand vide. Je raconte les hauts et les bas de ma reche­r­che d’emploi au chef de service de l’HP, que je revois une fois par mois après ce séjour. Chaque fois, il écarte le sujet  : «  Parlons plutôt de vous  », comme si ce n’était pas de moi qu’il s’agissait au moment de me présenter à un employeur. Alors que l’HP et les asso­ciations offrent tout un tas d’aides aux patient·es pour leur permettre de surmonter les difficul­tés (y compris matérielles) de l’existence, je me conf­ronte seule à celles que, dépres­sive, je rencontre sur le marché de l’emploi. Maillon faible tu es, mail­lon fai­ble tu resteras, sans que soit recon­nu ton besoin de sim­ple­ment t’occuper.

      et la question du #revenu_garanti.


  • Grenoble : un arrêté inédit de non remise à la rue en cas d’expulsion
    Le Dauphiné : https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/05/14/grenoble-un-arrete-inedit-de-non-remise-a-la-rue-en-cas-d-expulsion

    C’est un acte politique fort qu’a posé la Ville de #Grenoble lundi 13 mai en conseil municipal.
    Désormais, lors de toute #expulsion de domicile sur le territoire de la commune, il devra désormais « être fourni au maire ou à son représentant qualifié la justification qu’une solution effective, décente et adaptée de #logement ou le cas échéant d’hébergement, ait été proposée à la ou aux personnes concernées ».

    « Une expulsion est un drame, martelait Alan Confesson, conseiller municipal de la majorité. Il n’est pas acceptable de répondre à cette situation dramatique par une situation d’exclusion ».

    « C’est une victoire, la mobilisation a payé, soulignait Patricia Ospelt, membre du #Dal. Ça fait un an qu’on essaie d’avancer cette idée pour qu’il n’y ait plus d’expulsion sans relogement. Bien sûr, il faut encore voir comment ça va se passer concrètement mais là, on a posé les fondations. »

    #squat #habitat #precarité


  • Shade, by Sam Bloch
    https://placesjournal.org/article/shade-an-urban-design-mandate

    “Shade was integral, and incorporated into the urban design of southern California up until the 1930s,” [Mike] Davis said. “If you go to most of the older agricultural towns … the downtown streets were arcaded. They had the equivalent of awnings over the sidewalk.” Rancho homes had sleeping porches and shade trees, and buildings were oriented to keep their occupants cool. The original settlement of Los Angeles conformed roughly to the Law of the Indies, a royal ordinance that required streets to be laid out at a 45-degree angle, ensuring access to sun in the winter and shade in the summer (…)

    All that changed with the advent of cheap electricity. In 1936, the Los Angeles Bureau of Power and Light completed a 266-mile high-voltage transmission line from Boulder Dam (now Hoover Dam), which could supply 70 percent of the city’s power at low cost. Southern Californians bought mass-produced housing with electric heating and air conditioning. By the end of World War II, there were nearly 4 million people living in Los Angeles County, and the new neighborhoods were organized around driveways and parking lots. Parts of the city, Davis said, became “virtually treeless deserts.”

    #ombre #bien_public #urbanisme

    (un essai remarquable)


  • Nantes. Stéphane Perrier : « Là, je m’interroge vraiment sur ce tir de LBD »
    13.05.2019 - Presse Océan
    https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-stephane-perrier-la-je-m-interroge-vraiment-sur-ce-tir-de-lbd-13-

    Samedi, lors de la manifestation des Gilets Jaunes à Nantes, un journaliste de CNews a reçu une balle de défense (LBD) dans le bas-ventre. Le petit groupe dont il faisait partie était pourtant isolé du reste du cortège.

    Figure du journalisme nantais, Stéphane Perrier couvre les conflits sociaux depuis une vingtaine d’années pour TF1, CNews ou Télénantes. Pour la deuxième fois, il a été victime d’un tir de LBD (NDLR : lanceur de balle de défense). « Nous étions près d’une aubette de bus sur le Cours des 50-Otages que je connais par cœur, pas loin de la rue d’Orléans. Nous devions être cinq, dont deux agents de surveillance qui assurent notre protection depuis quelques mois, un collègue et deux « street medics » », raconte le cameraman pigiste.

    "Nous étions isolés"

    « Un peu plus loin, il y avait la manif des Gilets Jaunes et la Bac que l’on apercevait de l’autre côté. On entamait notre deuxième tour sur le cours. Nous étions isolés et vraiment en sécurité totale, au point d’avoir enlevé nos lunettes et le casque. Nous marchions tranquillement quand j’ai reçu le tir dans le bas-ventre ». Intense douleur. Stéphane s’écroule. « J’ai bien vu la Bac traverser le cours et aller vers le Bouffay », témoigne Mickael Chaillou, son collègue journaliste de CNews. « Ensuite, c’est parti en live, ça hurlait et je vois Stéphane au sol. Il est resté à terre de longues minutes avec les street medics ».

    "Ma ceinture a amorti le choc"

    Les gardes du corps des deux journalistes de CNews font alors « la tortue pour nous protéger. Un cordon de CRS est venu voir ce qui se passait, ce qui a entraîné des jets de bouteilles vers eux et donc vers nous qui étions derrière. On se retrouve dans le brouillard ». Les deux agents de sécurité éloignent alors le blessé de la cohue et des gaz piquants et se réfugient chez un vendeur de kebab. Une vingtaine de minutes plus tard, Stéphane Perrier sera sur pied. « J’ai voulu reprendre le boulot dans la foulée ». Mais la caméra, tombée à terre, ne répond plus. « La chance était quand même là car j’avais mis une ceinture de contention pour un mal de dos. Elle a amorti le choc."

    #violences_policières


  • Bienvenue dans l’anthropocène ! (1/4) Où le vivant s’effondre
    http://onpk.net/index.php/2019/05/14/729-bienvenue-dans-lanthropocne-1-4-o-le-vivant-seffondre

    Une plongée en onde dans l’anthropocène par Tao Favre, réalisée par Gaël Gillon (sur France Culture) : Un champ. Pour certains c’est la campagne. Pour d’autres un paysage d’apocalypse. Au Sugarloaf State Park, au nord de la Californie, le paysage sonore jusqu’au début des années...

    #Notes


  • Une faille de sécurité de WhatsApp utilisée pour installer un logiciel espion israélien
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/05/14/une-faille-de-securite-de-whatsapp-utilisee-pour-installer-un-logiciel-espio

    WhatsApp a annoncé avoir corrigé la faille, et plusieurs ONG veulent porter plainte contre l’éditeur du logiciel, NSO group. Une importante faille de sécurité touchant la fonction « appel téléphonique » de WhatsApp a été corrigée lundi 13 mai, a annoncé l’entreprise, propriété de Facebook. La faille pouvait permettre d’installer, à l’insu de l’utilisateur, un logiciel espion sur son téléphone, si l’utilisateur ne décrochait pas lorsqu’il recevait l’appel « infecté ». Difficile à détecter, la faille de (...)

    #NSO #WhatsApp #Pegasus #spyware #géolocalisation #activisme #écoutes #sécuritaire #surveillance #CitizenLab (...)

    ##Amnesty


  • Charles Derry : Misandrie | Scènes de l’avis quotidien
    https://scenesdelavisquotidien.com/2019/05/06/charles-derry-misandrie

    Au premier abord, il semblerait que les hommes ne se sentent pas concernés quand les femmes sont violées, battues, blessées, bousculées, frappées, giflées, cognées, mordues, fauchées, attachées, enfermées, suivies, harcelées, humiliées, mutilées, torturées, terrorisées, tuées, frappées, étranglées et matraquées à mort par leurs maris, petits-amis et ex. A première vue, c’est comme si on s’en moquait tout simplement. Mais si on regarde de plus près, on s’aperçoit que le silence ou l’apathie généralisée dont font preuve la plupart des hommes concernant la violence masculine envers les femmes n’est qu’une façade. C’est un masque qui tombe au premier soupçon de résistance des femmes. Dès la moindre suggestion que les hommes ne devraient pas attaquer ou terroriser les femmes, la fine couche de désintérêt silencieux qui protège le privilège des hommes à abuser des femmes disparait.

    A la place, se déploie tout un arsenal de résistance masculine souvent assez ahurissant par son envergure, non seulement par le simple nombre de tactiques employées mais également par la sophistication avec laquelle elles sont exécutées. Ce qui semblait de prime abord être du désintérêt masculin s’avère alors être plutôt l’opposé. Les appels au secours passionnés et plein de colère lancés par les femmes se heurtent à un mur. Les hommes s’intéressent vraiment à la violence contre les femmes. Mais ils s’y intéressent d’une façon dont ils préfèrent ne pas parler. Les hommes ont intérêt à ce que la violence se produise et ils ont intérêt à ce qu’elle continue. Et franchement, ils en ont marre d’avoir à en entendre parler. Quand le sujet est abordé, les hommes se mettent en colère, peut-être pas immédiatement mais toujours à la fin, car en dernière instance ce sujet est un défi moral qui implique que nous abandonnions les privilèges qui découlent de notre position de pouvoir. Cela signifie que le sexisme doit cesser et peu d’hommes soutiendront cette idée. Le sexisme, après tout, est une bonne affaire pour les hommes.

    • Quand j’avais 17 ans, j’ai commencé à sérieusement me demander ce que cela signifierait si les femmes étaient vraiment mes égales. Au bout de deux minutes de réflexion j’ai atteint le cœur du problème. « J’aurais à renoncer à des trucs ». J’ai considéré cette éventualité pendant environ 30 secondes et puis j’ai décidé que « Nan, pourquoi je ferais ça ? ». En faisant ça, je décidais de continuer à adopter les attitudes, comportements et croyances culturellement acceptés chez les hommes et dans lesquelles j’avais déjà été complètement et confortablement endoctriné. Personne ne m’a vu prendre cette décision. Personne n’a questionné la justesse ou l’erreur de celle-ci. Je n’ai d’aucune manière été identifié comme criminel ou déviant. J’ai repris le cours normal de ma vie en ayant un peu plus conscience qu’il valait mieux être un gars qu’une fille. On me faisait peu de reproches. Les femmes étaient des femmes et j’étais un jeune gars cherchant d’abord un accès sous leurs jupes. (Je voulais aussi apprendre à les connaître, bien sûr. Moi je n’étais pas un « animal », après tout, contrairement à certains types que je connaissais). En gros, je me considérais comme un « type bien ».

      D’une certaine façon, nous (les hommes) sommes tout simplement meilleurs que vous (les femmes). C’est notre prérogative divine ou naturelle d’être obéi et écouté et craint, si nécessaire, pour poursuivre notre route ou simplement pour l’amusement que ça procure. En fait, si on résume, il s’agit d’obtenir tout ce qu’on veut et de passer un bon moment en même temps. Nous ne faisons que prendre du plaisir. Souvent les hommes l’exprimeront explicitement dans leur résistance aux plaintes des femmes face aux comportement sexiste. Les hommes diront, « Pfff, t’as pas d’humour ? C’était juste pour rire ». Et ils le pensent. Nous faisons ces choses aux femmes parce que c’est drôle. On crée du lien avec les autres hommes de cette façon. Mais on le fait sur le dos des femmes.

      Le rôle clé que jouent la violence et la contrainte dans le maintien du patriarcat est tellement ancré dans nos psychés individuelles et collectives que nous percevons toute remise en question de la violence masculine comme une menace vis à vis notre virilité individuelle. Et donc nous résistons.

      Le premier privilège du dominant est d’être dans le confort. Cela inclut de tranquillement violenter et « si nécessaire » de tuer celles qui ont moins de pouvoir. Si celles qui sont violentées se plaignent ou vont jusqu’à s’attaquer au pouvoir, c’est-à-dire mettent inévitablement mal à l’aise les puissants, ce sont celles qui génèrent cette confrontation qui finalement cassent « les règles » et donc « victimisent » les puissants. C’est depuis cette position de privilège confortable que les hommes répondent émotionnellement à la critique féministe.

      J’aime le fait que le sentiment de honte surgisse. Je pense que c’est toujours un bon signe. Je pense qu’il est assez commun, pour les hommes confrontés à la réalité de l’oppression masculine envers les femmes, d’éprouver de la honte. La honte s’associe à la responsabilité. Quand un homme ressent de la honte, c’est parce que, d’une certaine façon, il identifie sa responsabilité soit dans la perpétration des violences décrites ou dans leur soutien.

      Beaucoup d’hommes profitent du beurre et de l’argent du beurre à ce niveau. Ils sont les gars gentils – surtout auprès de leurs amies femmes. Ils peuvent jouir des privilèges accordés en vertu de leur genre sans avoir à violer ou à frapper une seule femme (enfin, sauf peut-être une fois il y a bien longtemps). Ils peuvent se poser et jouir des privilèges que le viol et les coups leur procurent. Pendant ce temps ils sont sûrs de participer au maintien de l’idéologie et du contexte nécessaires à la continuation de la violence, même s’ils déplorent sa fréquence. Pour leurs amies femmes, ils sont scandalisés par la violence des autres hommes, mais avec leurs amis hommes ils font toujours des « blagues de cul » ou continuent d’en rire. Et, bien évidemment, ils ne s’opposent pas à ce genre de blagues avec leurs potes. Le beurre et l’argent du beurre… c’est bon d’être le type bien. Tout le monde l’aime bien.

      Elle va me demander d’arrêter le porno et de faire la vaisselle et de sortir les poubelles et de faire la lessive des gamins, et bientôt elle voudra avoir maintenant son mot à dire sur les dépenses ou elle voudra la moitié des ressources, ce qui, je le sais, m’en laissera moins au bout du compte. Et bientôt je serai en compétition avec elle pour mon prochain entretien d’embauche ou ma prochaine promotion et c’est déjà assez galère d’être en compétition avec une seule moitié de la population, alors avec tout le monde c’est pire, donc c’est mort. Peut-être que je ferais mieux de me rassoir tranquille avant qu’on me voie en train de penser à ça.

      Quand vous vous « vous remuez pour agir contre le sexisme » en tant qu’homme, la première chose que vous voyez c’est votre privilège. Beaucoup, beaucoup d’hommes se rassoient simplement et reprennent leurs esprits quand ils réalisent à quel point ils ont dangereusement failli tout perdre. Et donc ils ne dépassent pas leur colère ou leur impression de victimisation. Ils s’assoient confortablement et se détendent.

      #proféministe #violence_masculine #patriarcat

      Ça me rappelle ce copain qui prenait souvent mon parti quand je m’en prenais plein la gueule de la part d’autres hommes mais quand lui n’a pas assuré en me laissant galérer devant un groupe très masculin et arc-bouté sur ses privilèges et quand je l’ai mis devant ses contradictions, il m’a rétorqué : « Tu ne me parles plus jamais comme ça. » Je n’ai rien dit mais en deux secondes il a cessé d’être mon ami. Quelques mois plus tard, il s’est reproduit et m’a envoyé un faire-part qui est parti direct à la poubelle. Il m’a relancé, tiens, je lui ai dit qu’il était arrivé chez mes parents. Et on a eu un dernier échange aussi trash, avec des relents d’#homophobie. Et ça y est, j’ai trouvé le texte à faire lire à cette petite raclure.


  • #Elisabeth_Eidenbenz et les réfugiés de la #maternité_suisse d’#Elne

    Aujourd’hui, je vous raconte une jolie histoire dans un contexte triste et sombre, celui de la guerre d’Espagne et de la Seconde Guerre mondiale. La jolie histoire, c’est celle d’Elisabeth Eidenbenz, une jeune femme qui va donner de son temps pour aider les jeunes mères des camps de réfugiés du #Roussillon.


    http://www.racontemoilhistoire.com/2015/09/elisabeth-eidenbenz-maternite-suisse
    #histoire #solidarité #réfugiés #maternité #réfugiés_espagnols #migrations #guerre_d'Espagne #Retirada


  • Au Soudan, un leader sanguinaire et ambitieux menace la révolution
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140519/au-soudan-un-leader-sanguinaire-et-ambitieux-menace-la-revolution

    Mohamed Hamdan Daglo, plus connu sous le nom de « Hemedti », est l’un des hommes les plus redoutés au Soudan. Désormais aussi le plus puissant, il est accusé de crimes de guerre et de génocide pour le compte du régime d’Omar el-Béchir avant sa chute.

    #Afrique #révolution,_Soudan


  • Pour les réfugiés arrivés en Grèce en 2015, l’étape de l’intégration est encore loin
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290419/holdgrece-4publi-apres-6-05pour-les-refugies-arrives-en-grece-en-2015-l-et

    Depuis la fin de l’hiver, plusieurs décisions des autorités grecques mettent en péril les conditions d’hébergement déjà précaires des réfugiés et demandeurs d’asile dans la capitale. Maintenus dans une urgence de survie matérielle, ces exilés arrivés en 2015 rêvent de stabilité dans un pays où l’accès au travail reste pour eux quasi impossible.

    #EUROPE #réfugiés,_asile,_logement,_Grèce,_UNHCR,_intégration,_accord_UE-Turquie


  • Asile : de la #rétention à l’implosion

    Depuis l’allongement à 90 jours de la durée maximale d’enfermement en France, voté en 2018, les centres de rétention administrative se retrouvent saturés. Reportage à #Lyon, où les tensions s’exacerbent.


    https://www.liberation.fr/france/2019/05/13/asile-de-la-retention-a-l-implosion_1726767

    Reportage de Maïté Darnault de @wereport

    #asile #migrations #CRA #France #détention_administrative #rétention #cocotte-minute #Lyon-Saint-Exupéry #Auvergne-Rhône-Alpes
    ping @karine4 @isskein


  • 2019 Big Deals Survey Report- An Updated Mapping of Major Scholarly Publishing Contracts in Europe
    By Rita Morais, Lennart Stoy and Lidia Borrell-Damián
    https://eua.eu/resources/publications/829:2019-big-deals-survey-report.html

    Conducted in 2017-2018, the report gathers data from 31 consortia covering an unprecedented 167 contracts with five major publishers: Elsevier, Springer Nature, Taylor & Francis, Wiley and American Chemical Society. Readers will discover that *the total costs reported by the participating consortia exceed one billion euros for periodicals, databases, e-books and other resources – mainly to the benefit of large, commercial scholarly publishers*.


  • Pakistan : des insurgés baloutches visent les intérêts chinois à #Gwadar
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/13/pakistan-des-insurges-baloutches-visent-les-interets-chinois-a-gwadar_546151


    Des forces de sécurité pakistanaises patrouillent dans le port de Gwadar, à 700 km à l’ouest de Karachi, le 13 novembre 2016. La cité portuaire doit devenir le point d’ancrage sur la mer du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC).
    AAMIR QURESHI / AFP

    L’attaque, samedi 11 mai, contre le seul hôtel de luxe de la petite ville portuaire de Gwadar, aux confins de la province du Baloutchistan, symbole de la présence chinoise au Pakistan, a fait cinq morts, dont quatre employés de l’établissement et un soldat. Les forces de sécurité sont parvenues à reprendre le contrôle des lieux, dimanche, après avoir tué les trois assaillants qui s’y étaient repliés. L’opération a été revendiquée par l’Armée de libération du Baloutchistan (ALB) qui visait « les Chinois et autres investisseurs étrangers ».

    Le commando armé, habillé en militaires, s’était introduit à l’intérieur de l’hôtel, construit sur une colline faisant face à la mer. Souvent peu occupé, voire quasi désert, le Pearl Continental accueille généralement des officiels pakistanais de passage ou des étrangers, surtout des cadres chinois, travaillant à la construction d’un port en eau profonde qui doit être l’un des maillons des « nouvelles routes de la soie » promues par Pékin. Le premier ministre pakistanais, Imran Khan, a condamné l’attaque, considérant qu’elle voulait « saboter [les] projets économiques et [la] prospérité » du pays.

    Le symbole est fort. Gwadar doit devenir le point d’ancrage sur la mer du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), dans lequel Pékin a prévu d’investir 55 milliards d’euros pour relier la province occidentale chinoise du Xinjiang et la mer d’Arabie. En 2018, le responsable du développement portuaire de Gwadar, Dostain Jamaldini, indiquait au Monde « qu’en 2014, la ville n’était encore qu’un village de pêcheurs mais en 2020-23, nous disposerons de 2,6 kilomètres de quais capables de recevoir cinq cargos, et dans vingt ans, ce sera l’un des principaux ports du monde ».

    Pour l’heure, en dépit de l’inauguration, au printemps 2018, par le premier ministre pakistanais d’alors, de plusieurs bâtiments construits par les Chinois dans la zone franche qui longe le port, l’activité demeure très faible.

    #OBOR #One_Belt_One_Road


  • Non-conformité de tenue au séisme de groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs EDF des centrales nucléaires de Gravelines, de Paluel et de Civaux
    https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20190513_Non-conformite-de-tenue-au-seisme-de-groupes-%C3%A9lectrogenes-de-seco

    Non-conformité de tenue au séisme de groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs EDF des centrales nucléaires de Gravelines, de Paluel et de Civaux

    13/05/2019

    Le 6 mai 2019, EDF a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté de niveau 2 sur l’échelle INES [1] concernant l’indisponibilité potentielle en cas de séisme de niveau SMHV [2] de l’ensemble des groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs des centrales nucléaires de Gravelines, de Paluel et de Civaux. Cette indisponibilité potentielle en cas de séisme est due à un risque d’interaction de raccords flexibles ou de tuyauteries véhiculant des fluides (fioul, huile, eau, air) nécessaires au fonctionnement des groupes électrogènes avec les structures environnantes.

    En cas de séisme, compte tenu d’une non-conformité affectant la ventilation du turboalternateur de secours LLS de ces réacteurs et dans l’attente de la mise en service des DUS (diesels d’ultime secours), le fonctionnement d’au moins un groupe électrogène de secours est nécessaire pour assurer l’alimentation électrique des équipements utilisés pour le maintien en état sûr des réacteurs.

    Lorsque les deux groupes électrogènes d’un réacteur sont concernés par une non-conformité, l’événement est classé au niveau 2 de l’échelle INES dans la mesure où le maintien du réacteur en état sûr ne peut pas être démontré en cas de séisme.

    Ainsi, une situation de séisme de niveau SMS (voire SMHV) [2] affectant les réacteurs concernés et engendrant potentiellement une perte des alimentations électriques externes pourrait conduire à terme à une fusion du cœur provoquée par l’impossibilité d’alimenter en électricité les dispositifs prévus pour refroidir le combustible, ainsi qu’à une perte de refroidissement de la piscine d’entreposage du combustible usé.

    Les travaux de remise en conformité ont été réalisés pour l’ensemble des réacteurs concernés, seul un des deux groupes électrogènes du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Paluel n’a pas encore été traité, mais le sera lors de l’arrêt pour visite décennale actuellement en cours.

    L’IRSN rappelle qu’il a relevé de manière récurrente ces dernières années des écarts concernant les groupes électrogènes de secours et a formulé des recommandations visant à les résorber rapidement.

    Sur ce point, l’IRSN insiste sur l’importance pour la sûreté des contrôles associés aux programmes de maintenance préventive qui doivent permettre de détecter ce type d’écart. À cet égard, des événements significatifs relatifs à des défauts d’application de ces programmes de maintenance sont régulièrement déclarés par EDF. Comme l’IRSN l’a souligné à de nombreuses reprises, EDF doit appliquer avec rigueur ces programmes et s’assurer de leur complétude afin de garantir la conformité des installations.

    Télécharger la note d’information de l’IRSN « Non-conformité de tenue au séisme de groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs EDF (risque d’interaction des tuyauteries et raccords flexibles reliés aux moteurs avec les structures environnantes) » (PDF).

    [1] L’échelle INES (International Nuclear Event Scale) s’applique aux événements se produisant dans les installations nucléaires ; elle comporte sept niveaux.

    [2] Le séisme maximal historiquement vraisemblable (SMHV) correspond au séisme le plus pénalisant susceptible de se produire sur une durée d’environ 1000 ans, évalué sur la base des séismes historiquement connus. Le séisme majoré de sécurité (SMS) est défini en ajoutant conventionnellement 0,5 à la magnitude du SMHV ; il est retenu pour le dimensionnement aux séismes des installations nucléaires.


  • Ende der Berlin-Blockade vor 70 Jahren : Wie Amerika die deutsche Hauptstadt geprägt hat - Politik - Tagesspiegel
    https://m.tagesspiegel.de/politik/ende-der-berlin-blockade-vor-70-jahren-wie-amerika-die-deutsche-hauptstadt-gepraegt-hat/24328566.html


    Entre le 24 juin 1948 et le 12 mai 1949 les secteurs occupés par les alliés des États-Unis sont inaccessibles sauf à partir de Berlin-Est et par les corridors aériens convenus entre les quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a pas encore de mur entre les secteurs Est et Ouest et les berlinois peuvent librement s’alimenter à bas prix dans le secteur soviétique. Avec la réforme montétaire le 20 juin 1948 introduisant le Deutsche Mark les alliés de l’Ouest pérennisent de facto la séparation de l’Allemagne. La réaction soviétique est le blocus des voies d’accès de Berlin afin de se débarasser de la présence militaire occidentale au centre de leur zone d’occupation. Ils ne risquent pas de confrontation armée et optent pour la solution la moins violente.

    Les alliés de l’Ouest en profitent pour transformer la manoeuvre d’approvisionnement militaire en campagne de propagande pour leur modèle de société en l’appellant action pour la défense de la liberté . L’utilisation des avions disponibles en grand nombre après la fin de la guerre rend possible la mise en place d’un système de logistique moderne pour l’approvisionnement des secteurs occidentaux de la ville. Ceci contribue au combat contre le chômage et anticipe le transport aérien d’aliments pratiqué quotidiennement aujourd’hui. L’expression de propagande inventée à l’occasion est le pont aérien .


    Mémorial du pont aérien de Berlin symbolisant les trois corridors aériens

    Ce coup de propagande connaît un succès dépassant toute attente et renforce l’image de marque des #USA jusque aujourd’hui. Ainsi la politique conciliante de Staline touche à ses limites. Son successeur Nikita Khrouchtchev ne répétera pas cette ereur. Sa politique extérieure sera plus conséquente. Il prendra de plus grands risques afin de défendre le pays et ses allié ce qui entrainera entre autres la crise des missiles de Cuba.

    Cet article du Tagesspiegel décrit l’impact de la Luftbrücke sur la conscience des berlinois. Son résultat est l’anticommunisme ancré profondément dans l’identité berlinoise et allemande.

    11.05.2019 - von Malte Lehming - In Berlin, Ost wie West, gibt es eine besondere Gefühlsbeziehung zu den USA. Hier lebt der oft romantisch verklärte amerikanische Traum weiter. Ein Kommentar.

    Es war die erste Schlacht des Kalten Krieges, der Ausgang lange Zeit ungewiss. Zu waghalsig schien der Plan, 2,2 Millionen Menschen in den westlichen Sektoren Berlins aus der Luft versorgen zu können. Die Sowjets hatten wegen der Währungsreform sämtliche Land- und Wasserwege blockiert. Viele glaubten, dass Berlin kapitulieren müsse. Eine Insel der Freiheit, inmitten der von der Roten Armee besetzten Zone – wie sollte die auf Dauer zu halten sein?

    Doch sie war zu halten. Amerikanische und britische Flugzeuge brachten rund 2,1 Millionen Tonnen Fracht in die Stadt. Die Maschinen landeten im Abstand von wenigen Minuten. Legendär ist die Antwort von Berlins Bürgermeister Ernst Reuter, nachdem er vom Militärgouverneur der US-amerikanischen Besatzungszone, General Lucius D. Clay, gefragt worden war, ob die Berliner die eingeschränkte Versorgung aus der Luft ertragen würden.

    Clay möge sich um die Luftbrücke kümmern, er selbst werde sich um die Berliner kümmern, entgegnete Reuter. Berlin werde zugunsten der Freiheit alle Opfer bringen. Heute vor siebzig Jahren, kurz vor Mitternacht vom 11. auf den 12. Mai, hoben die Sowjets die totale Blockade auf. Die Westalliierten hatten gesiegt. Ohne Schuss, ohne Krieg.

    Längst ist aus der Luftbrücke ein Mythos geworden. Zu dessen Topoi gehören der Zusammenhalt des Westens, der Durchhaltewille der Berliner, die Bedrohung durch den Kommunismus. Innerhalb eines knappen Jahres hatten sich Besatzungs- in Schutzmächte verwandelt. Gemeinsam war eine schwere Krise bewältigt worden. Das beschleunigte die Integration West-Deutschlands in die westliche Wertegemeinschaft. Die Dynamik kulminierte in der Rede, die US-Präsident John F. Kennedy am 15. Jahrestag des Beginns der Luftbrücke vor dem Schöneberger Rathaus hielt. „Ich bin ein Berliner“ – das hallt im kollektiven Gedächtnis der Bewohner dieser Stadt bis heute nach. Und nicht nur hier. Wenn ein Amerikaner sagen soll, wo sein Land am leidenschaftlichsten die Freiheit verteidigt hat, wird er „Berlin“ sagen.

    Martin Luther King wurde in West wie Ost verehrt

    Zum Erbe von Luftbrücke, Kennedy, Kaltem Krieg und Ronald Reagans Aufforderung an Michail Gorbatschow „Reißen Sie diese Mauer nieder!“ gehört die besondere Gefühls-Beziehung der Berliner zu den USA. Das gilt für alle. Jeans und Parka wurden in West wie Ost getragen, Martin Luther King wurde in West wie Ost verehrt. Die Predigt des Bürgerrechtlers 1964 in der Marienkirche am Alexanderplatz hatte eine Tiefenwirkung, die bis zu den Friedensgebeten in den 80er Jahren reicht. Das Konzert von Bruce Springsteen im Juli 1988 an der Radrennbahn in Weißensee war das größte, das je in der DDR über die Bühne gegangen war. James Dean, Bob Dylan, Jack Kerouac waren hüben wie drüben Kult.

    In Berlin lebt der manchmal romantisch verklärte amerikanische Traum weiter. Barack Obamas „Yes, we can“, die Verheißung, dass alle Menschen frei geboren sind und unveräußerliche Rechte besitzen. Das ist auch ein Grund, warum Berliner vielleicht schroffer als andere auf Donald Trump reagieren. Ein Teil ihrer Ablehnung mag reflexhafter Antiamerikanismus sein, den es leider gibt. Der größte Teil aber speist sich aus Enttäuschung. Die Wut auf Trump kündet von der Sehnsucht nach der Seele eines Landes, das einst die Luftbrücke ermöglichte. Nach einem Amerika, das Gänsehautmomente der Bewunderung erzeugt.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Blocus_de_Berlin

    #Allemagne #Berlin #histoire #guerre_froide


  • Forte hausse des signalements d’agressions anti-LGBT en 2018
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140519/forte-hausse-des-signalements-d-agressions-anti-lgbt-en-2018

    L’année 2018 a « été une année noire pour les personnes LGBT+ », marquée par une hausse de 9% des actes anti-LGBT recensés par l’association SOS #Homophobie. Les agressions physiques ont, elles, progressé de 66%. ""

    #GENRE


  • WhatsApp voice calls used to inject Israeli spyware on phones | Financial Times
    https://www.ft.com/content/4da1117e-756c-11e9-be7d-6d846537acab
    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fprod-upp-image-read.ft.com%2Fa5e1805e-75a7-11e9-be7d-6d846537acab?s

    A vulnerability in the messaging app WhatsApp has allowed attackers to inject commercial Israeli spyware on to phones, the company and a spyware technology dealer said.

    WhatsApp, which is used by 1.5bn people worldwide, discovered in early May that attackers were able to install surveillance software on to both iPhones and Android phones by ringing up targets using the app’s phone call function.

    The malicious code, developed by the secretive Israeli company NSO Group, could be transmitted even if users did not answer their phones, and the calls often disappeared from call logs, said the spyware dealer, who was recently briefed on the WhatsApp hack.

    WhatsApp is too early into its own investigations of the vulnerability to estimate how many phones were targeted using this method, a person familiar with the issue said.

    #israël #piraterie

    • repris par Le Monde sans #paywall

      Une faille de sécurité de WhatsApp utilisée pour installer un logiciel espion israélien
      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/05/14/une-faille-de-securite-de-whatsapp-utilisee-pour-installer-un-logiciel-espio

      WhatsApp a annoncé avoir corrigé la faille, et plusieurs ONG veulent porter plainte contre l’éditeur du logiciel, NSO group.

      Une importante faille de sécurité touchant la fonction « appel téléphonique » de WhatsApp a été corrigée lundi 13 mai, a annoncé l’entreprise, propriété de Facebook. La faille pouvait permettre d’installer, à l’insu de l’utilisateur, un logiciel espion sur son téléphone, si l’utilisateur ne décrochait pas lorsqu’il recevait l’appel « infecté ».

      Difficile à détecter, la faille de sécurité en question ne pouvait être trouvée que par des équipes de haut niveau.

      Selon le Financial Times, cette faille a été exploitée pour installer les logiciels espions Pegasus de l’entreprise israélienne NSO Group, qui fournit ses logiciels aux forces de sécurité de nombreux pays dans le monde, y compris à des régimes peu ou pas démocratiques. Selon l’ONG antisurveillance Citizen Lab, un avocat militant pour la défense des droits de l’homme a été visé dimanche 12 mai par Pegasus. Le programme permet notamment de collecter la géolocalisation de sa cible, de lire ses messages et e-mails, et de déclencher à son insu le micro et la caméra de son téléphone.

      « Le groupe NSO vend ses produits à des gouvernements connus pour leurs violations répétées des droits de l’homme, et leur fournit les outils pour espionner leurs opposants et critiques », écrit l’ONG Amnesty International dans un communiqué publié ce 13 mai. « En août 2018, un employé d’Amnesty International a été ciblé par Pegasus, comme l’ont été des militants et des journalistes en Arabie saoudite, au Mexique et aux Emirats arabes unis. »

      L’ONG a annoncé qu’elle allait déposer une plainte contre le ministère de la défense israélien, autorité de tutelle de NSO Group, « qui a ignoré les monceaux de preuves liant NSO Group à des attaques contre des défenseurs des droits de l’homme. […] Tant que des produits comme Pegasus sont vendus sans contrôle effectif, les droits et la sécurité des salariés d’Amnesty International, des journalistes et des dissidents dans le monde entier sont en danger ». Plusieurs associations israéliennes ont déposé des plaintes similaires.

      Sans citer le nom de NSO Group, WhatsApp a confirmé que la faille avait été exploitée par « une entreprise privée dont il est connu qu’elle travaille avec ces gouvernements pour installer des logiciels espions sur des téléphones mobiles ». « Nous avons briefé un certain nombre d’organisations de défense des droits de l’homme à ce sujet », a déclaré WhatsApp.

      Les utilisateurs de WhatsApp – 1,5 milliard de personnes dans le monde, selon l’entreprise – sont incités à mettre à jour leur application si elle ne s’est pas faite automatiquement.

    • Israeli Firm Tied to Tool That Uses WhatsApp Flaw to Spy on Activists
      https://www.nytimes.com/2019/05/13/technology/nso-group-whatsapp-spying.html

      SAN FRANCISCO — An Israeli firm accused of supplying tools for spying on human-rights activists and journalists now faces claims that its technology can use a security hole in WhatsApp, the messaging app used by 1.5 billion people, to break into the digital communications of iPhone and Android phone users.

      Security researchers said they had found so-called spyware — designed to take advantage of the WhatsApp flaw — that bears the characteristics of technology from the company, the NSO Group.



  • #Répression. «  Pour ma fille, les valeurs de la République sont parties en fumée  » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/repression-pour-ma-fille-les-valeurs-de-la-republique-sont-parties-en-fumee

    «  Ma fille a complètement lâché son bac, s’inquiète Malika, maman d’Imen. Elle était pourtant sérieuse, ses notes étaient bonnes au premier trimestre. Du jour au lendemain, elle me raconte que les professeurs ne sont pas là… La CPE m’a appelée pour ses absences à répétition.  » Le 6 décembre, la jeune Imen s’est fait fouiller, puis a été obligée de regarder, debout, ses camarades agenouillés au sol. C’était la première fois que l’adolescente avait affaire à la police. Bouleversée, elle a dû consulter un psychologue. «  Depuis, un basculement a eu lieu dans son esprit, assure Malika. Tout ce qu’on lui a appris à l’école sur les valeurs de la République est parti en fumée. Elle n’y croit plus.  »