Reka

géographe cartographe information designer - rêveur utopiste et partageur de savoirs

  • " Nos défaites ne prouvent rien. " par Bertolt Brecht
    http://enuncombatdouteux.blogspot.com/2019/03/nos-defaites-ne-prouvent-rien-par.html

    Quand ceux qui luttent contre l’injustice
    Montrent leurs visages meurtris
    Grande est l’impatience de ceux
    Qui vivent en sécurité.
    De quoi vous plaignez-vous ? demandent-ils
    Vous avez lutté contre l’injustice !
    C’est elle qui a eu le dessus,
    Alors taisez-vous
    Qui lutte doit savoir perdre !
    Qui cherche querelle s’expose au danger !
    Qui professe la violence
    N’a pas le droit d’accuser la violence !
    Ah ! Mes amis
    Vous qui êtes à l’abri
    Pourquoi cette hostilité ? Sommes-nous
    Vos ennemis, nous qui sommes les ennemis de l’injustice ?
    Quand ceux qui luttent contre l’injustice sont vaincus
    L’injustice passera-t-elle pour justice ?
    Nos défaites, voyez-vous,
    Ne prouvent rien, sinon
    Que nous sommes trop peu nombreux
    À lutter contre l’infamie,
    Et nous attendons de ceux qui regardent
    Qu’ils éprouvent au moins quelque honte.


  • Israeli TV says Hamas ’accidentally’ launched rockets at Tel Aviv
    https://www.almasdarnews.com/article/israeli-tv-says-hamas-accidentally-launched-rockets-at-tel-aviv

    The launch of two rockets from the Gaza Strip prompted Israel to launch a massive airstrike in retaliation Thursday evening. The Israel Defense Forces seem to agree with the assessment, while the Palestinian Authority in the West Bank doubts the Israeli TV report.

    The two rockets that were fired from the Gaza Strip towards Tel Aviv and almost started a war were launched by “accident,” Israel’s Channel 13 reported Friday.

    According to the report, the launch happened after low-level Hamas operatives “messed with” the rocket launcher, which was set up to fire at Tel Aviv in case of a future conflict. The Jerusalem Post reports that the rockets could have accidentally gone off during a routine maintenance operation.

    Personne n’est obligé d’y croire...


  • Léa Salamé en retrait pendant la campagne des Européennes : son compagnon Raphaël Glucksmann « bouleversé » - LCI

    https://www.lci.fr/medias/lea-salame-en-retrait-france-2-emission-politique-france-inter-mantinale-pendant

    MISE AU POINT - Invité samedi de « C l’hebdo » sur France 5, Raphaël Glucksmann est revenu sur la décision de sa compagne, Léa Salamé, de ne pas réaliser d’interviews politiques durant la campagne des élections européennes, alors qu’il a été désigné tête de liste du Parti Socialiste. « Ça me pose un problème », a avoué l’essayiste qui a toutefois salué « un acte d’amour incroyable ».

    #acte_d_amour_incroyable #on_vit_une_époque_formidable et on a encore beaucoup de boulot


  • Repression des gilets jaunes : un polytechnicien dangereux - Vu du Droit
    https://www.vududroit.com/2019/03/repression-des-gilets-jaunes-un-polytechnicien-dangereux

    Et c’est comme cela que le premier ministre vient triomphalement revendiquer devant l’Assemblée nationale un bilan de répression de masse inconnu depuis la guerre d’Algérie. Le 12 février, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré devant l’Assemblée nationale : « Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement » (…) « plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt ». Ce bilan qui s’est aggravé depuis lors n’a pas pu être établi dans le respect des règles d’une justice normale, c’est matériellement impossible. Multiplication des procédures illégales, peines hors de proportion, incriminations fantaisistes ont été la norme pendant quelques semaines. En France on s’en est ému, à l’étranger aussi où la presse américaine a été jusqu’à dire qu’Emmanuel Macron allait faire oublier Poutine.


  • L’#ONU classe la #France au même rang que le #Soudan et le #Zimbabwe sur les #violences_policières

    Les policiers algériens ont refusé de brutaliser les manifestants qui sont descendus dans les rues pour protester contre le cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika . Aucun tir de flash ball ou de gaz lacrymogène. Au milieu des manifestants, ils ont été applaudis comme des héros.

    Par contre, le Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a demandé mercredi à la France qui se proclame pays des droits de l’homme, de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes.
    « Nous encourageons le gouvernement [français, ndlr] à poursuivre le dialogue […] et l’exhortons à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force », a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l’Homme à Genève.

    Michelle Bachelet est même allée plus loin, comparant la situation en France à celle des répressions violentes au Venezuela, à Haïti et dans les pays africains dont le Soudan, le Zimbabwe où les manifestants « réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes ».

    La France se dit étonnée de l’exigence formulée par l’Onu d’ouvrir une enquête sur « l’usage excessif de la force », de se retrouver sur une liste entre le Venezuela qu’elle critique et Haïti à qui elle donne des leçons de démocratie.

    Sur fond de l’exigence des Nations unies d’ouvrir une enquête sur « l’usage excessif de la force » à l’encontre des manifestants, qui a de nouveau marqué l’acte 16 des Gilets Jaunes , le porte-parole du gouvernement français , Benjamin Griveaux, s’est exprimé sur le sujet à la sortie du conseil des ministres au Palais de l’Élysée.

    « Il faut […] s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts […] des morts nombreux », a-t-il dit.
    Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a réagi lui aussi à la nouvelle.

    Poursuivant son allocution, Benjamin Griveaux a rappelé que des enquêtes avaient été lancées « notamment par l’Inspection générale de la police nationale » et a fait état de 162 enquêtes ouvertes à la date du 1er mars. Il a souligné dans ce contexte que « la moindre des choses » était d’écouter les Nations unies et « de les prendre en considération ». Avant d’ajouter toutefois :
    « Il est bien de voir le verre à moitié vide […], mais il est de mon devoir de rappeler que parfois il peut être vu à moitié plein ».

    Le Conseil d’État français a rejeté début février la demande de suspension de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait été saisi par la CGT, la Ligue des droits de l’Homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, qui jugent leur usage dangereux, ainsi que des personnes blessées par des tirs à Nîmes et Montpellier.

    On comprend donc maintenant pourquoi les dictatateurs d’Afrique francophone continuent à tirer à balles réelles sur des manifestants sans jamais être interpellés par le gouvernement français. L’exemple vient de la France.

    http://courrierdesjournalistes.com/blog/lonu-classe-la-france-au-meme-rang-le-soudan-et-le-zimbabwe
    #ranking #c'est_pas_glorieux #maintien_de_l'ordre #classement
    ping @davduf

    • Les tirs de #LBD face aux #gilets_jaunes ont littéralement explosé

      Un #rapport sénatorial publié ce lundi dévoile des statistiques éloquentes sur l’évolution de l’usage très controversé des lanceurs de balles de défense.

      On savait que le nombre de tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) avait explosé en réponse à la contestation inédite des gilets jaunes. On sait désormais avec précision dans quelles proportions et elles sont éloquentes.

      Le Sénat, qui examinait une proposition de loi communiste réclamant l’interdiction des LBD, a publié le rapport de la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, censé éclairer la commission des Lois de la Chambre haute. Comme l’a repéré le site spécialisé Dalloz Actualité, ce rapport dévoile pour la première fois des statistiques précises, obtenues auprès du ministère de l’Intérieur et de l’IGPN, sur l’évolution de l’usage très controversé des LBD tant par les forces de police (tous services confondus) que par la gendarmerie.

      On y découvre notamment que le LBD, présenté par le gouvernement comme une arme non-létale classique destinée au maintien de l’ordre, n’avait jamais été employé à une telle fréquence par le passé. Déployés à grande échelle dans le cadre des manifestations de 2016 contre la loi Travail de la ministre de l’époque Myriam El Khomri, les tirs de LBD ont connu une accélération impressionnante en 2018, essentiellement lors du dernier trimestre de l’année, marqué par la crise des gilets jaunes.

      Comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessus, le nombre de tirs effectué par les seuls services de police est passé de 3814 en 2014 à 6604 en 2016. Un chiffre multiplié par trois en 2018 avec pas moins de 19.071 tirs effectués par les différents services de police.

      S’appuyant sur des données de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui enquête sur les cas de violences policières liées notamment à l’usage des LBD, la sénatrice pointe que, sur la seule période de crise des gilets jaunes, allant du 17 novembre 2018 au 5 février 2018, la police a effectué 13.460 tirs tandis que la gendarmerie en réalisait près d’un millier. Soit plus des deux tiers du volume constaté pour la seule année 2018 en l’espace de trois mois.

      Jeudi dernier, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez avait évoqué devant le Sénat « 13.095 tirs de LBD depuis le début du mouvement », et 83 enquêtes en cours concernant des tirs de cette arme controversée.
      La police loin devant la gendarmerie

      Autre confirmation apportée par le rapport sénatorial, ce sont bien les services de police et non les gendarmes qui ont eu le plus recours à cette arme non-létale pendant les trois mois de crise. Deux explications sont mises en avant. La première concerne la géolocalisation des manifestations des gilets jaunes, qui ont eu lieu essentiellement en milieu urbain, terrain de prédilection des compagnies républicaines de sécurité.

      PRÉCISION : Ce point soulevé par la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio a fait réagir les forces de gendarmerie. Après publication de cet article, une source officielle a précisé au HuffPost que les gendarmes mobiles interviennent très régulièrement en renfort en zone police, comme ce fut le cas lors de la crise des gilets jaunes, avec un taux de mobilisation qui a parfois atteint les 100% certains samedi.

      Autre facteur décisif aux yeux de la sénatrice, l’immense majorité de ces tirs ont été le fait d’unités de police non spécialisées dans le maintien de l’ordre qui ont été déployées sur le terrain « à des fins judiciaires ou de renseignement ». Selon le rapport, ces unités seraient à l’origine de 85% des tirs effectués sur les trois derniers mois.

      La présence sur le terrain de ces unités avait été pointée du doigt par les détracteurs du LBD pour expliquer le caractère alarmant des blessures graves subies par certains manifestants après des tirs au visage, pourtant expressément bannis par le protocole officiel de la police nationale.

      Le rapport sénatorial n’établit pas toutefois de lien de causalité direct entre la nature des unités de police à l’origine des tirs et les blessures infligées. Il précise en revanche que ce recours « massif » aux LBD s’est accompagné d’une « augmentation du nombre de plaintes pour blessures », affichant le nombre de 56 plaintes déposées contre les seules forces de police, contre une seule pour la gendarmerie. En séance, la présidente du groupe CRCE, Eliane Assassi, avait avancé la semaine dernière les chiffres de « 206 blessures à la tête dont plusieurs dizaines liées à des tirs de LBD », et « 22 personnes éborgnées par ces tirs ».

      Si elle a rejeté la proposition de loi visant à interdire les LBD, la commission des Lois du Sénat a, sur la base de ce rapport, souligné dans la lignée de sa rapporteure la « nécessité de renforcer la formation continue des agents jugée aujourd’hui insatisfaisante pour garantir une parfaite maîtrise de cette arme ».

      https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/11/les-tirs-de-lbd-face-aux-gilets-jaunes-ont-litteralement-explose_a_23689540/?ncid=other_huffpostre_pqylmel2bk8
      #statistiques #chiffres

    • J’apprends dans l’article de Libé ci-dessus, posté par @le_bougnoulosophe que le nouveau préfet Didier Lallement est à l’origine de la création des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS)

      Didier Leschi, aujourd’hui directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration tempère le portrait apocalyptique fait de son compère issu, comme lui, du « chevènementisme » : « C’est un excellent technicien, à la grande rigueur intellectuelle. Au plan administratif, il est plutôt réformateur. Son passage à la tête de l’administration pénitentiaire [où il fut le créateur des équipes régionales d’intervention et de sécurité –unité d’élite] a été salué par les syndicats, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. »

      ça a en effet le mérite d’être souligné

      Composées de surveillants de plusieurs prisons, les Equipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS) ont comme mission d’intervenir « cagoulés » dans les prisons pour effectuer des d’opérations « coups de poing » afin d’assurer la sécurité. Or, comme il fallait s’y attendre, des dérapages ont déjà commencé. Intervenant comme des commandos, entraînés et préparés psychologiquement à venir à bout de toute résistance, et couverts derrière l’anonymat, ils se sont livrés, depuis le mois de mai dernier, à des excès de zèle dans les quartiers d’isolement de trois prisons (Bois d’Arcy, Lannemezan et Clairvaux). Ils entrent à plusieurs dans la cellule (10 cagoulés contre un détenu, à Bois d’Arcy), les obligent à la fouille intégrale, et en cas de refus, ils les passent à tabac et, les tenant immobilisés, les forcent à la fouille intime. A Bois d’Arcy, les récalcitrants à la fouille à corps, ont également eu droit, après le passage à tabac, à un défilé de force, nus, dans les couloirs de la prison et en présence du personnel également féminin.

      http://prison.eu.org/article.php3?id_article=3240
      http://prison.eu.org/spip.php?rubrique638

      L’armement des opérateurs des ERIS comprend :

      le pistolet Glock 17 ;
      le fusil à pompe Remington 870 ;
      le fusil d’assaut HK G36 C ;
      Flash ball (lanceur de balle de défense (LBD)), et le Taser ;
      Grenades DBD (Dispositif Balistique de Désencerclement)
      https://www.sapl-sas.com
      Avec ce genre d’attirail ce n’est plus la force qui doit rester à la loi mais la loi imposé par la force.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Lallement

      #ERIS


  • Le retour de Marco Polo ou les complications d’un monde post-impérial
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/03/le-retour-de-marco-polo-ou-les-complications-d-un-monde-post-i

    Lorsque le 22 mars, le président chinois Xi Jinping débarquera à Rome pour une très importante visite, l’esprit de Marco Polo flottera dans l’air. S’il ne fut pas le premier Occidental à emprunter la route de la Soie, le célèbre Vénitien laissa à la postérité...


  • Correction du New York Times :
    https://www.nytimes.com/2019/03/14/travel/jaffa-tel-aviv.html

    Editors’ Note: March 14, 2019

    The original version of this article, in focusing exclusively on the new high-end hotels and other additions, failed to touch on important aspects of Jaffa’s makeup and its history — in particular, the history and continuing presence of its Arab population and the expulsion of many residents in 1948. Because of this lapse, the article also did not acknowledge the continuing controversy about new development and its effect on Jaffa. After readers pointed out the problems, editors added some of that background information to this version.

    #oups


  • ’Endless trip to hell’: Israel jails hundreds of Palestinian boys a year. These are their testimonies - Israel News - Haaretz.com

    (C’est sous paywall)

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.MAGAZINE--1.7021978

    They’re seized in the dead of night, blindfolded and cuffed, abused and manipulated to confess to crimes they didn’t commit. Every year Israel arrests almost 1,000 Palestinian youngsters, some of them not yet 13

    #palestine #israel #enfants #violence

    • ’Endless trip to hell’: Israel jails hundreds of Palestinian boys a year. These are their testimonies
      They’re seized in the dead of night, blindfolded and cuffed, abused and manipulated to confess to crimes they didn’t commit. Every year Israel arrests almost 1,000 Palestinian youngsters, some of them not yet 13
      Netta Ahituv | Mar. 14, 2019 | 9:14 PM | 2

      It was a gloomy, typically chilly late-February afternoon in the West Bank village of Beit Ummar, between Bethlehem and Hebron. The weather didn’t deter the children of the Abu-Ayyash family from playing and frolicking outside. One of them, in a Spiderman costume, acted the part by jumping lithely from place to place. Suddenly they noticed a group of Israeli soldiers trudging along the dirt trail across the way. Instantly their expressions turned from joy to dread, and they rushed into the house. It’s not the first time they reacted like that, says their father. In fact, it’s become a pattern ever since 10-year-old Omar was arrested by troops this past December.

      The 10-year-old is one of many hundreds of Palestinian children whom Israel arrests every year: The estimates range between 800 and 1,000. Some are under the age of 15; some are even preteens. A mapping of the locales where these detentions take place reveals a certain pattern: The closer a Palestinian village is to a settlement, the more likely it is that the minors residing there will find themselves in Israeli custody. For example, in the town of Azzun, west of the Karnei Shomron settlement, there’s hardly a household that hasn’t experienced an arrest. Residents say that in the past five years, more than 150 pupils from the town’s only high school have been arrested.

      At any given moment, there are about 270 Palestinian teens in Israeli prisons. The most widespread reason for their arrest – throwing stones – does not tell the full story. Conversations with many of the youths, as well as with lawyers and human rights activists, including those from the B’Tselem human-rights organization, reveal a certain pattern, even as they leave many questions open: For example, why does the occupation require that arrests be violent and why is it necessary to threaten young people.

      A number of Israelis, whose sensibilities are offended by the arrests of Palestinian children, have decided to mobilize and fight the phenomenon. Within the framework of an organization called Parents Against Child Detention, its approximately 100 members are active in the social networks and hold public events “in order to heighten awareness about the scale of the phenomenon and the violation of the rights of Palestinian minors, and in order to create a pressure group that will work for its cessation,” as they explain. Their target audience is other parents, whom they hope will respond with empathy to the stories of these children.

      In general, there seems to be no lack of criticism of the phenomenon. In addition to B’Tselem, which monitors the subject on a regular basis, there’s been a protest from overseas, too. In 2013, UNICEF, the United Nations agency for children, assailed “the ill treatment of children who come in contact with the military detention system, [which] appears to be widespread, systematic and institutionalized.” A report a year earlier from British legal experts concluded that the conditions the Palestinian children are subjected to amount to torture, and just five months ago the Parliamentary Assembly of the Council of Europe deplored Israel’s policy of arresting underage children, declaring, “An end must be put to all forms of physical or psychological abuse of children during arrest, transit and waiting periods, and during interrogations.”

      Arrest

      About half of the arrests of Palestinian adolescents are made in their homes. According to the testimonies, Israel Defense Forces soldiers typically burst into the house in the middle of the night, seize the wanted youth and whisk him away (very few girls are detained), leaving the family with a document stating where he’s being taken and on what charge. The printed document is in Arabic and Hebrew, but the commander of the force typically fills out the details in Hebrew only, then hands it to parents who may not be able to read it and don’t know why their son was taken.

      Attorney Farah Bayadsi asks why it’s necessary to arrest children in this manner, instead of summoning them for questioning in an orderly way. (The data show that only 12 percent of the youths receive a summons to be interrogated.)

      “I know from experience that whenever someone is asked to come in for questioning, he goes,” Bayadsi notes. She’s active in the Israeli branch of Defense for Children International, a global NGO that deals with the detention of minors and promotion of their rights.

      “The answer we generally get,” she says, “is that, ‘It’s done this way for security reasons.’ That means it’s a deliberate method, which isn’t intended to meet the underage youth halfway, but to cause him a lifelong trauma.”

      Indeed, as the IDF Spokesman’s Unit stated to Haaretz, in response, “The majority of the arrests, of both adults and minors, are carried out at night for operational reasons and due to the desire to preserve an orderly fabric of life and execute point-specific actions wherever possible.”

      About 40 percent of the minors are detained in the public sphere – usually in the area of incidents involving throwing stones at soldiers. That was the case with Adham Ahsoun, from Azzun. At the time, he was 15 and on his way home from a local grocery store. Not far away, a group of children had started throwing stones at soldiers, before running off. Ahsoun, who didn’t flee, was detained and taken to a military vehicle; once inside, he was hit by a soldier. A few children who saw what happened ran to his house to tell his mother. Grabbing her son’s birth certificate, she rushed to the entrance to the town to prove to the soldiers that he was only a child. But it was too late; the vehicle had already departed, headed to an army base nearby, where he would wait to be interrogated.

      By law, soldiers are supposed to handcuff children with their hands in front, but in many cases it’s done with their hands behind them. Additionally, sometimes the minor’s hands are too small for handcuffing, as a soldier from the Nahal infantry brigade told the NGO Breaking the Silence. On one occasion, he related, his unit arrested a boy “of about 11,” but the handcuffs were too big to bind his small hands.

      The next stage is the journey: The youths are taken to an army base or a police station in a nearby settlement, their eyes covered with flannelette. “When your eyes are covered, your imagination takes you to the most frightening places,” says a lawyer who represents young Palestinians. Many of those arrested don’t understand Hebrew, so that once pushed into the army vehicle they are completely cut off from what’s going on around them.

      In most cases, the handcuffed, blindfolded youth will be moved from place to place before actually being interrogated. Sometimes he’s left outside, in the open, for a time. In addition to the discomfort and the bewilderment, the frequent moving around presents another problem: In the meantime many acts of violence, in which soldiers beat the detainees, take place and go undocumented.

      Once at the army base or police station, the minor is placed, still handcuffed and blindfolded, on a chair or on the floor for a few hours, generally without being given anything to eat. The “endless trip to hell” is how Bayadsi describes this process. Memory of the incident, she adds, “is still there even years after the boy’s release. It implants in him an ongoing feeling of a lack of security, which will stay with him for his whole life.”

      Testimony provided to Breaking the Silence by an IDF staff sergeant about one incident in the West Bank illustrates the situation from the other side: “It was the first night of Hanukkah in 2017. Two children were throwing stones on Highway 60, on the road. So we grabbed them and took them to the base. Their eyes were covered with flannelette, and they were handcuffed in front with plastic cuffs. They looked young, between 12 and 16 years old.”

      When the soldiers gathered to light the first candle of the Hanukkah holiday, the detainees remained outside. “We’re shouting and making noise and using drums, which is a kind of company thing,” the soldier recalled, noting that he assumed the kids didn’t know Hebrew, although maybe they did understand the curses they heard. “Let’s say sharmuta [slut] and other words they might know from Arabic. How could they know we aren’t talking about them? They’ll probably thought that in another minute we were going to cook them.”

      Interrogation

      The nightmare can be of differing duration, the former detainees relate. Three to eight hours after the arrest, by which time the youth is tired and hungry – and sometimes in pain after being hit, frightened by threats and not even knowing why he’s there – he’s taken in for interrogation. This may be the first time the blindfold is removed and his hands freed. The process usually starts with a general question, such as, “Why do you throw stones at soldiers?” The rest is more intense – a barrage of questions and threats, aimed at getting the teen to sign a confession. In some cases, he’s promised that if he signs he’ll be given something to eat.

      According to the testimonies, the interrogators’ threats are directed squarely at the boy (“You’ll spend your whole life in jail”), or at his family (“I’ll bring your mother here and kill her before your eyes”), or at the family’s livelihood (“If you don’t confess, we’ll take away your father’s permit to work in Israel – because of you, he’ll be out of work and the whole family will go hungry”).

      “The system shows that the intention here is more to demonstrate control than to engage in enforcement,” suggests Bayadsi. “If the boy confesses, there’s a file; if he doesn’t confess, he enters the criminal circle anyway and is seriously intimidated.”

      Imprisonment

      Whether the young detainee has signed a confession or not, the next stop is prison. Either Megiddo, in Lower Galilee, or Ofer, north of Jerusalem. Khaled Mahmoud Selvi was 15 when he was brought to prison in October 2017 and was told to disrobe for a body search (as in 55 percent of the cases). For 10 minutes he was made to stand naked, along with another boy, and in winter.

      The months in detention, waiting for trial, and later, if they are sentenced, are spent in the youth wing of the facilities for security prisoners. “They don’t speak with their families for months and are allowed one visit a month, through glass,” Bayadsi relates.

      Far fewer Palestinian girls are arrested than boys. But there is no facility specially for them, so they are held in the Sharon prison for women, together with the adults.

      The trial

      The courtroom is usually the place where parents have their first sight of their child, sometimes several weeks after the arrest. Tears are the most common reaction to the sight of the young detainee, who will be wearing a prison uniform and handcuffs, and with a cloud of uncertainty hovering over everything. Israel Prisons Service guards don’t allow the parents to approach the youth, and direct them to sit on the visitors’ bench. Defense counsel is paid for either by the family or by the Palestinian Authority.

      At a recent remand hearing for several detainees, one boy didn’t stop smiling at the sight of his mother, while another lowered his eyes, perhaps to conceal tears. Another detainee whispered to his grandmother, who had come to visit him, “Don’t worry, tell everyone I’m fine.” The next boy remained silent and watched as his mother mouthed to him, “Omari, I love you.”

      While the children and their family try to exchange a few words and looks, the proceedings move along. As though in a parallel universe.

      The deal

      The vast majority of trials for juveniles ends in a plea bargain – safka in Arabic, a word Palestinian children know well. Even if there is no hard evidence to implicate the boy in stone-throwing, a plea is often the preferred option. If the detainee doesn’t agree to it, the trial could last a long time and he will be held in custody until the proceedings end.

      Conviction depends almost entirely on evidence from a confession, says lawyer Gerard Horton, from the British-Palestinian Military Court Watch, whose brief, according to its website, involves “monitoring the treatment of children in Israeli military detention.” According to Horton, who is based in Jerusalem, the minors will be more prone to confess if they don’t know their rights, are frightened and get no support or relief until they confess. Sometimes a detainee who does not confess will be told that he can expect to face a series of court appearances. At some stage, even the toughest youth will despair, the lawyer explains.

      The IDF Spokesman’s Unit stated in response: “The minors are entitled to be represented by an attorney, like any other accused, and they have the right to conduct their defense in any way they choose. Sometimes they choose to admit to guilt within the framework of a plea bargain but if they plead not guilty, a procedure involving hearing evidence is conducted, like the proceedings conducted in [civilian courts in] Israel, at the conclusion of which a legal decision will be handed down on the basis of the evidence presented to the court. The deliberations are set within a short time and are conducted efficiently and with the rights of the accused upheld.”

      Managing the community

      According to data of collected by the British-Palestinian NGO, 97 percent of the youths arrested by the IDF live in relatively small locales that are no more than two kilometers away from a settlement. There are a number of reasons for this. One involves the constant friction – physical and geographical – between Palestinians, on the one hand, and soldiers and settlers. However, according to Horton, there is another, no less interesting way to interpret this figure: namely, from the perspective of an IDF commander, whose mission is to protect the settlers.

      In the case of reported stone-throwing incidents, he says, the commander’s assumption is that the Palestinians involved are young, between the ages of 12 and 30, and that they come from the nearest village. Often the officer will turn to the resident collaborator in the village, who provides him with the names of a few boys.

      The next move is “to enter the village at night and arrest them,” Horton continues. “And whether these youths are the ones who threw the stones or not, you have already put a scare into the whole village” – which he says is an “effective tool” for managing a community.

      “When so many minors are being arrested like this, it’s clear that some of them will be innocent,” he observes. “The point is that this has to be happening all the time, because the boys grow up and new children appear on the scene. Each generation must feel the strong arm of the IDF.”

      According to the IDF Spokesperson’s Unit: “In recent years, many minors, some of them very young, have been involved in violent incidents, incitement and even terrorism. In these cases, there is no alternative but to institute measures, including interrogation, detention and trial, within the limits of and according to what is stipulated by law. As part of these procedures, the IDF operates to uphold and preserve the rights of the minors. In enforcing the law against them, their age is taken into account.

      “Thus, since 2014, among other measures, in certain instances, the minors are invited to the police station and are not arrested at home. In addition, proceedings relating to minors take place in the military court for juveniles, which examines the seriousness of the offense that’s attributed to the minor and the danger it poses, while taking into consideration his young age and his particular circumstances. Every allegation of violence on the part of IDF soldiers is examined, and cases in which the soldiers’ actions are found to be flawed are treated sternly.”

      The Shin Bet security service stated in response: “The Shin Bet, together with the IDF and the Israel Police, operates against every element that threatens to harm Israel’s security and the country’s citizenry. The terrorist organizations make extensive use of minors and recruit them to carry out terrorist activity, and there is a general tendency to involve minors in terrorist activity as part of local initiatives.

      “Interrogations of suspected terrorists are conducted by the Shin Bet under the law, and are subject to supervision and to internal and external review, including by all levels of the court system. The interrogations of minors are carried out with extra sensitivity and with consideration of their young age.”

      Khaled Mahmoud Selvi, arrested at 14 (October 2017)

      “I was arrested when I was 14, all the boys in the family were arrested that night. A year later, I was arrested again, with my cousin. They said I burned tires. It happened when I was sleeping. My mother woke me up. I thought it was time for school, but when I opened my eyes I saw soldiers above me. They told me to get dressed, handcuffed me and took me outside. I was wearing a short-sleeved shirt and it was cold that night. My mother begged them to let me put on a jacket, but they didn’t agree. Finally, she threw the jacket on me, but they didn’t let me put my arms in the sleeves.

      “They took me to the Karmei Tzur settlement with my eyes covered, and I had the feeling that they were just driving in circles. When I walked, there was a pit in the road and they pushed me into it, and I fell. From there they took me to Etzion [police station]. There they put me in a room, and soldiers kept coming in all the time and kicking me. Someone passed by and said that if I didn’t confess, they would leave me in jail for the rest of my life.

      “At 7 A.M., they told me the interrogation was starting. I asked to go to the toilet before. My eyes were covered and a soldier put a chair in front of me. I tripped. The interrogation went on for an hour. They told me that they saw me burning tires and that it interfered with air traffic. I told them it wasn’t me. I didn’t see a lawyer until the afternoon, and he asked the soldiers to bring us food. It was the first time I had eaten since being arrested the night before.

      “At 7 P.M., I was sent to Ofer Prison, and I remained there for six months. In that period, I was in court more than 10 times. And there was also another interrogation, because a friend of mine was told while being questioned that if he didn’t confess and inform on me, they would bring his mother and shoot her before his eyes. So he confessed and informed. I’m not angry at him. It was his first arrest, he was scared.”

      Khaled Shtaiwi, arrested at 13 (November 2018)

      Khaled’s story is told by his father, Murad Shatawi: “On the night he was arrested, a phone call from my nephew woke me up. He said the house was surrounded by soldiers. I got up and got dressed, because I expected them to arrest me, on account of the nonviolent demonstrations I organize on Fridays. I never imagined they’d take Khaled. They asked me for the names of my sons. I told them Mumen and Khaled. When I said Khaled, they said, ‘Yes, him. We’re here to take him.’ I was in shock, so many soldiers showed up to arrest a boy of 13.

      “They handcuffed and blindfolded him and led him east on foot, toward the settlement of Kedumim, all the while cursing and hitting him a little. I saw it all from the window. They gave me a document showing that it was a legal arrest and I could come to the police station. When I got there, I saw him through a small hole in the door. He was handcuffed and blindfolded.

      “He stayed like that from the moment they arrested him until 3 P.M. the next day. That’s a picture that doesn’t leave me; I don’t know how I’ll go on living with that picture in my head. He was accused of throwing stones, but after four days they released him, because he didn’t confess and there was no other evidence against him. During the trial, when the judge wanted to speak to Khaled, he had to lean forward in order to see him, because Khaled was so small.

      “What was it like to see him like that? I am the father. That says it all. He hasn’t talked about it since getting out, three months ago. That’s a problem. I’m now organizing a ‘psychology day’ in the village, to help all the children here who have been arrested. Out of 4,500 people in the village, 11 children under the age of 18 have been arrested; five were under the age of 15.”

      Omar Rabua Abu Ayyash, arrested at age 10 (December 2018)

      Omar looks small for his age. He’s shy and quiet, and it’s hard to talk to him about the arrest, so members of his family recount the events in his place.

      Omar’s mother: “It happened at 10 A.M. on Friday, when there is no school. Omar was playing in the area in front of the house, he threw pebbles at birds that were chirping in the tree. The soldiers, who were in the watchtower across the way here, picked up on what he was doing and ran toward him. He ran, but they caught him and knocked him down. He started to cry, and he wet his pants. They kicked him a few times.

      “His grandmother, who lives here below, immediately went out and tried to take him from the soldiers, which caused a struggle and shouts. In the end, they left him alone and he went home and changed into dry pants. A quarter of an hour later, the soldiers came back, this time with their commander, who said he had to arrest the boy for throwing stones. When the other children in the family saw the soldiers in the house, they also wet their pants.”

      Omar’s father takes up the story: “I told the commander that he was under 12 and that I had to accompany him, so I rode with him in the jeep to the Karmei Tzur settlement. There the soldiers told him not to throw stones anymore, and that if he saw other children doing it, he should tell them. From there they took him the offices of the Palestinian Authority in Hebron. The whole story took about 12 hours. They gave him a few bananas to eat during those hours. Now, whenever the children see a military jeep or soldiers, they go inside. They’ve stopped playing outside since then. Before the incident, soldiers used to come here to play soccer with the children. Now they’ve stopped coming, too.”

      Tareq Shtaiwi, arrested at 14 (January 2019)

      “It was around 2 P.M. I had a fever that day, so Dad sent me to my cousin next door, because that’s almost the only place in the village with a heating unit. Suddenly soldiers showed up. They saw me watching them from the window, so they fired shots at the door of the building, knocked it down and started to come upstairs. I got scared, so I ran from the second floor to the third, but they stopped me on the way and took me outside. The soldiers wouldn’t let me take my coat, even though it was cold and I was sick. They took me on foot to Kedumim, handcuffed and blindfolded. They sat me on a chair. I heard doors and windows being slammed hard, I think they were trying to scare me.

      “After a while, they took me from Kedumim to Ariel, and I was there for five-six hours. They accused me of throwing stones a few days earlier with my friend. I told them I hadn’t thrown any stones. In the evening they moved me to the Hawara detention building; one of the soldiers told me I would never leave there. In the morning I was moved to Megiddo Prison. They didn’t have prisoners uniforms in my size, so they gave me clothes of Palestinian children who had been there before and left them for the next in line. I was the youngest person in the prison.

      “I had three court hearings, and after 12 days, at the last hearing, they told me that it was enough, that my father would pay a fine of 2,000 shekels [$525] and I was getting a three-year suspended sentence. The judge asked me what I intended to do after getting out, I told him I would go back to school and I wouldn’t go up to the third floor again. Since my arrest, my younger brother, who’s 7, has been afraid to sleep in the kids’ room and goes to sleep with our parents.”

      Adham Ahsoun, arrested in October 2018, on his 15th birthday

      “On my 15th birthday, I went to the store in the village center to buy a few things. Around 7:30 in the evening, soldiers entered the village and children started to throw stones at them. On the way home with my bag, they caught me. They took me to the entrance of the village and put me in a jeep. One of the soldiers started to hit me. Then they put plastic handcuffs on me and covered my eyes and took me like that to the military base in Karnei Shomron. I was there for about an hour. I couldn’t see a thing, but I had the feeling that a dog was sniffing me. I was afraid. From there they took me to another military base and left me there for the night. They didn’t give me anything to eat or drink.

      “In the morning, they moved me to the interrogation facility in Ariel. The interrogator told me that the soldiers caught me throwing stones. I told him that I hadn’t thrown stones, that I was on my way home from the store. So he called the soldiers into the interrogation room. They said, ‘He’s lying, we saw him, he was throwing stones.’ I told him that I really hadn’t thrown stones, but he threatened to arrest my mother and father. I panicked. I asked him, ‘What do you want from me?’ He said he wanted me to sign that I threw stones at soldiers, so I signed. The whole time I didn’t see or talk to a lawyer.

      “My plea bargain was that I would confess and get a five-month jail sentence. Afterward, they gave me one-third off for good behavior. I got out after three months and a fine of 2,000 shekels. In jail I tried to catch up with the material I missed in school. The teachers told me they would only take into account the grades of the second semester, so it wouldn’t hurt my chances of being accepted for engineering studies in university.”

      Muhmen Teet, arrested at 13 (November 2017)

      “At 3 A.M., I heard knocking on the door. Dad came into the room and said there were soldiers in the living room and wanted us to show ID cards. The commanding officer told my father that they were taking me to Etzion for questioning. Outside, they handcuffed and blindfolded me and put me in a military vehicle. We went to my cousin’s house; they also arrested him. From there we went to Karmei Tzur and waited, handcuffed and blindfolded, until the morning.

      “In the morning, they only took my cousin for interrogation, not me. After his interrogation, they took us to Ofer Prison. After a day there, they took us back to Etzion and said they were going to interrogate me. Before the interrogation, they took me into a room, where there was a soldier who slapped me. After he hit me in one room, he took me to the interrogation room. The interrogator said I was responsible for burning tires, and because of that the grove near the house caught fire. I said it wasn’t me, and I signed a document that the interrogator gave me. The document was also printed in Arabic, but the interrogator filled it out in Hebrew. I was taken back to Ofer Prison.

      “I had seven hearings in court, because at the first hearing I said I hadn’t intended to confess, I just didn’t understand what I signed and it wasn’t true. So they sent me back for another interrogation. Again I didn’t confess. Then they sent me to interrogation another time and again I didn’t confess. That’s what it was like in three interrogations. In the end, my lawyer did a deal with the prosecutor that if I confessed in court – which I did – and my family would pay 4,000 shekels, they would release me.

      “I’m a good student, I like soccer, both playing and watching it. Since the arrest I hardly wander around outside.”

      Khalil Zaakiq, arrested at age 13 (January 2019)

      “Around 2 A.M. someone knocked on the door. I woke up and saw a lot of soldiers in the house. They said we should all sit in the living room sofa and not move. The commander called Uday, my big brother, told him to get dressed and informed him that he was under arrest. It was the third time they arrested him. My father was also once under arrest. Suddenly they told me to put my shoes on too and go with them.

      “They took us out of the house and tied our hands and covered our eyes. We went like that on foot to the base in Karmei Tzur. There they sat me on the floor with hands tied and eyes covered for around three hours. At about 5 A.M., they moved us to Etzion. On the way there in the jeep they hit us, they slapped me. In Etzion, I was sent to be checked by a doctor. He asked if I had been beaten and I said yes. He didn’t do anything, only checked my blood pressure and said I could stand up to an interrogation.

      “My interrogation started at 8 A.M.. They asked me to tell them which children throw stones. I said I didn’t know, so the interrogator gave me a slap. The interrogation went on for four hours. Afterward, they put me into a dark room for 10 minutes and then took me back to the interrogation room, but now they only fingerprinted me and put me into a detention cell for an hour. After an hour, Uday and I were moved to Ofer Prison. I didn’t sign a confession, neither about myself nor about others.

      “I got out after nine days, because I wasn’t guilty of anything. My parents had to pay 1,000 shekels for bail. My little brother, who is 10, has been really afraid ever since. Whenever someone knocks at the door, he wets his pants.”


  • « Allo Place Beauvau » : Grand Prix du Jury du Journalisme 2019
    http://www.davduf.net/allo-place-beauvau-grand-prix-du-jury-du

    Un immense merci à tous ceux qui m’aident ou m’ont aidé dans ma démarche : victimes, proches et familles des victimes, twittos, associations, collectifs, street-medics, anonymes des rond-points, syndicats de #Police, ONG, politique de Paris, Strasbourg ou d’ailleurs. Un merci particulier à Perline, Mathilde S, au studio Etamin, à VisionCarto pour leur énergie et leur savoir faire autour de notre data-visualisation hébergée et soutenue par Mediapart. On avance, on avance. Le Grand Prix distingue le (...)

    Police

    / Prix & Récompenses, Une

    #Prix_&_Récompenses
    "https://www.etaminstudio.com"
    "https://visionscarto.net/allo-place-beauvau"
    "https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan"


  • Les #déplacés de l’#accident de #Fukushima. : Les conséquences sociales et sanitaires, et les #initiatives_citoyennes.

    La situation des déplacés de Fukushima est complexe et mouvante. Ce projet se focalise sur les sinistrés de l’accident nucléaire hors zones d’#évacuations_forcées, qui sont les moins audibles dans les recherches existantes. La situation locale évoluant extrêmement rapidement, tant au niveau institutionnel qu’aux niveaux familial et individuel, nous avons décidé de recourir à la #recherche-action c’est-à-dire en coopération étroite avec les groupes de citoyens, pour partager leurs connaissances fines et suivies du terrain. Nous avons sélectionné un terrain permettant d’appréhender des régions à la fois lointaines et proches du département de Fukushima, la #distance semblant discriminante a priori des attaches au département et de la conscience du #risque. Des entretiens biographiques réalisés par une équipe franco-japonaise pluridisciplinaire permettront de saisir le parcours des individus, qui se tracerait dans les trames tissées par les cadres institutionnels, leurs liens aux connaissances « scientifique » et « profane » de la #radioactivité, et leurs expériences biographiques. Ces entretiens permettront aussi d’aborder l’individualisation de la gestion du risque, ses aspects psychologiques et juridiques.

    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00967033
    #santé #nucléaire #catastrophe_nucléaire #IDPs #déplacés_internes #migrations

    Et d’autres publications de #Marie_Augendre :
    https://hal.archives-ouvertes.fr/search/index/q/*/authFullName_s/Marie+Augendre/sort/producedDate_tdate+desc
    ping @reka

    • Fukushima : La violence d’habiter dans un territoire contaminé

      L’accident nucléaire qui suit le tremblement de terre du 11 mars 2011 à Fukushima laisse encore aujourd’hui de vastes régions environnantes dans un état de crise chronique, celui d’une contamination récurrente par la radioactivité.

      Cette table ronde est organisée en collaboration avec l’association Nos voisins lointains 3.11 qui promeut les échanges entre les populations sinistrées de l’accident de Fukushima et les habitants de la France, le pays le plus nucléarisé au monde. L’association Nos voisins lointains 3.11 invite une délégation d’habitantes, mères de famille accompagnées de leurs enfants, qui invoquent un droit fondamental à vivre dans un environnement sain et ont porté cette demande devant le Conseil des droits de l’homme à l’ONU. Cette table ronde permettra d’aborder cette question du point de vue de l’écologie politique : comment la catastrophe est-elle gérée dans la durée par le gouvernement japonais ? Comment cette injustice environnementale est-elle produite (définition de seuils de contamination, zonages, mesures) ? Comment transforme-t-il le rapport des habitant-e-s à leur territoire ? Comment les habitant-e-s cohabitent avec la radioactivité ?

      Une intervention de Marie Augendre (Université Lyon 2, EVS) présentera la situation sur le terrain en ce qui concerne les zones contaminées (définition de seuils, politiques de retour), la place particulière des zones grises, contaminées ou soupçonnées de l’être, ainsi que les choix auxquels les populations sont confrontées qu’elle a étudiés dans le cadre de son projet DILEM (déplacés et indécis laissés à eux‐mêmes). Cette table ronde reviendra ensuite avec la délégation japonaise sur la violence de l’injonction à habiter dans un territoire contaminé, dans lequel seule une « demi-vie » est possible, qui « n’est pas une moitié de vie » mais « un cycle de désintégration » (Michaël Ferrier, 2012). Alors que la France est l’un des pays les plus nucléarisés au monde et que les contestations contre les projets de l’industrie nucléaire sont durement réprimées, cette table ronde posera la question de la vie dans un territoire contaminé comme l’un des horizons de l’anthropocène.

      Invitées : Akiko Morimatsu, Asami Yokota, Kurumi Sugita ( Nos voisins Lointains 3.11), Marie Augendre (Lyon 2, EVS) ; Interprétariat : Mélissa Pesna et Tsugumi Kozuma (Atlas traduction)

      Animation : Claire Revol (UGA, Pacte)

      Rencontres co-organisées par Pacte et modus operandi


      https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/fukushima-la-violence-d-habiter-dans-un-territoire-contamine

      –-> Table-ronde qui a eu lieu aujourd’hui à #Grenoble et à laquelle j’ai participé

    • #Nos_Voisins_Lointains_3.11

      Nous sommes une association loi 1901 à but non lucratif. Notre objectif est de venir en aide aux populations sinistrées de l’accident nucléaire de #TEPCo Fukushima #Daiichi.

      Actuellement, la politique gouvernementale est de faire retourner la population aux territoires qui sont toujours contaminés, présentant des risques sanitaires sérieux. Dans cet objectif l’ordre d’évacuation va être levé. Ainsi, les gens vivent ou vont revivre dans des territoires dont la mesure de contamination correspond à celle des zones d’évacuation à Tchernobyl.

      Beaucoup de familles souhaitant protéger leurs enfants ne disposent pas de moyens pour fuir les territoires contaminés ou pour continuer à vivre dans des lieux d’accueil sains, choisis pour éviter les risques sanitaires lorsque dans le cadre de la politique de retour l’aide publique s’achève. Nous sommes dans une situation de violation des droits de l’homme les plus fondamentaux, dont celui de vivre dans un environnement sain.

      Nous essayons de diffuser une information concernant la vie de sinistrés, mal connue en France, et aussi collecter des dons afin de venir en aide aux familles sinistrées les plus nécessiteuses.

      https://nosvoisins311.wixsite.com/voisins311-france
      https://www.facebook.com/pages/Nos-Voisins-Lointains-311-France/1610794892522102?sk=timeline

      #solidarité #solidarité_internationale


  • Washington abandonne les termes d’"occupation israélienne" pour le Golan
    13 mars 2019 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130319/washington-abandonne-les-termes-doccupation-israelienne-pour-le-golan?ongl

    JERUSALEM (Reuters) - Les termes « d’occupation israélienne », employés jusqu’ici par les Etats-Unis pour le plateau du Golan syrien, ont été remplacés par « sous contrôle israélien », dans le rapport annuel du département d’Etat sur les droits de l’homme dans le monde, publié mercredi.

    Les mots « occupé » ou « sous occupation » ne sont par ailleurs plus utilisés pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, dont Israël s’est également emparées lors de la guerre des Six Jours, en 1967.

    L’Etat hébreu a annexé le plateau du Golan en 1981, ce que le Conseil de sécurité de l’Onu a jugé nul et non avenu.

    #IsraelUSA



  • Post-truth architecture | Thinkpiece | Architectural Review
    https://www.architectural-review.com/essays/post-truth-architecture/10015758.article

    Buildings may be constructed on the building site, but architecture is constructed in the discourse

    It’s official: ‘post-truth’ is the word of 2016. Oxford Dictionaries, which decides the annual accolade, defines it as ‘denoting circumstances in which objective facts are less influential in shaping public opinion than appeals to emotion and personal belief’. It adds that the term was first used in 1992 of the Iran-Contra scandal, however it is only in the context of this year’s Brexit and Trump campaigns that it has become common parlance.

    It could be argued that the media themselves are responsible for the rise of post-truth with their portrayal of fabricated, unachievable images and worlds. In 1991, Jean Baudrillard famously claimed that the Gulf War did not take place – that its media representation supplanted the horrors of the reality on the ground. And since then, increasing computer power has allowed three things to happen: first, images can be created that look not only convincingly real, but in the words of Bono, ‘even better than the real thing’ (take, for example, the incredible images of Filip Dujardin); second, near-instant manipulation and communication of those images is possible, as with the faked fireworks broadcast live during the 2008 Beijing Olympics – Instagram has replaced Archigram; third, our constant connection to screens means that we tend to actually prefer inhabiting representations of the world. What place does criticism have in an era populated by post-humans with Social Media Behaviour Disorders? Perhaps we need a new type of criticism to fit our current situation. Reliable, trustworthy, honest critique is more vital than ever, and islands – maybe even archipelagos – of authority can still be found upon which to establish a reasoned debate that is accountable and challengeable.

    #architecture #urban_matter #photographie #post-truth


  • #ICE Is Detaining 50,000 People, an All-Time High
    https://www.thedailybeast.com/ice-is-detaining-50000-people-a-new-all-time-high

    For the first time in its history, the U.S. government is detaining more than 50,000 people it says are undocumented immigrants in jails and prisons around the country.

    [..,] The figure includes both single adults and whole families behind bars. After initial publication of this piece, ICE confirmed the detentions figure.

    #etats-unis #violation #droit #migrants


  • Oh, le « shutdown » de Trump a des effets sur la sécurité des gens dans le monde entier...

    Boeing to Make Key Change in 737 MAX Cockpit Software - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/boeing-to-make-key-change-in-max-cockpit-software-11552413489

    A software fix to the MCAS flight-control feature by the FAA and Boeing had been expected early in January, but discussions between regulators and the plane maker dragged on, partly over differences of opinion about technical and engineering issues, according to people familiar with the details. Officials from various parts of Boeing and the FAA had differing views about how extensive the fix should be.

    U.S. officials have said the federal government’s recent shutdown also halted work on the fix for five weeks.


  • Le poing levé du mutilé
    https://lemediapresse.fr/social/le-poing-leve-du-mutile

    Le 8 décembre dernier, lors de l’acte IV du mouvement des Gilets jaunes, Antoine Boudinet a perdu sa main à Bordeaux, mutilé par l’explosion d’une grenade GLI-F4. Il a depuis déposé plainte contre Christophe Castaner et milite contre les violences policières. De l’horreur à l’indignation, récit d’un combat politique. L’incompréhension, la stupeur, puis l’horreur. Une […]

    #Social



  • Sexisme, violences sexuelles : non, « le Figaro » n’est pas épargné - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/12/sexisme-violences-sexuelles-non-le-figaro-n-est-pas-epargne_1714317

    Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, a ainsi demandé à Libé de « laver son linge sale en famille » sans « mouiller » les autres médias.

    Judith Waintraub, journaliste au Figaro Magazine, ironisait sur le fait que les médias touchés étaient tous de gauche. Idem pour ses collègues Jean-Christophe Buisson ou Eric Zemmour. D’autant que plusieurs autres affaires ont depuis été mises au jour, avec des licenciements ou suspensions à la clé, dans plusieurs médias dits « progressistes » : le Monde, le Huffington Post, Vice ou les Inrocks par exemple.
    Sexisme à l’ancienne

    Si rien n’est sorti concernant le Figaro, cela ne veut pas dire que le journal est pour autant épargné. C’est ce qui ressort de l’enquête et des entretiens que CheckNews a pu mener avec près de 30 personnes.

    Malgré l’omerta qui règne au sein de la rédaction sur les questions de harcèlement, CheckNews a pu établir l’existence de pratiques sexistes, proches du harcèlement et parfois connues de la direction, du fait d’un groupe restreint d’hommes, qui occupent des positions de pouvoir.

    Selon nos informations, une université dissuade par exemple ses étudiants de postuler dans un service du journal après l’expérience d’une jeune journaliste ayant postulé. Plus récemment, quelques semaines avant les révélations sur la Ligue du LOL, une dizaine de journalistes femmes du quotidien se sont plaintes auprès d’une cheffe de service d’un rédacteur en chef adjoint pour des avances répétées et insistantes faites à des journalistes précaires. Deux témoignages d’agression sexuelle nous ont aussi été rapportés. Dans les deux cas, par peur de représailles professionnelles, les victimes n’ont pas averti la direction, ni porté plainte.
    « Le dimanche, il n’y avait que des femmes : c’était le jour des adjointes »

    Dès les premiers moments de l’enquête, les premières personnes interrogées nous ont prévenus : « Le Figaro c’est une forteresse. Personne ne parle. » Autre difficulté : la réticence politique de certains ou de certaines envers #MeToo, perçu comme un mouvement de « délation organisée ». Mais le plus grand obstacle a été la peur de certaines sources d’être identifiables en interne, y compris quand il s’agit de personnes qui n’y travaillent plus. La quasi-totalité des propos et témoignages rapportés le sont donc de façon anonyme.

    C’est le cas par exemple d’un ancien journaliste et chef au Figaro qui l’assure d’emblée : « C’est une boîte de gens bien élevés. Donc il n’y a pas de Ligue du LOL. Personne ne harcèle publiquement, personne n’insulte. Mais oui, il y a une rédaction machiste. Un machisme ordinaire je dirais. » Il se souvient ainsi d’une époque pas si lointaine où « le comité de rédaction était composé à 99 % d’hommes ». Sauf le dimanche, « où il n’y avait que des femmes : c’était le jour des adjointes ». S’il se félicite qu’il y ait « depuis quelques années une politique volontariste de rattrapage », il reconnaît que la rédaction du Figaro « part de loin ». D’ailleurs, à chaque fois « qu’une femme est nommée » à un poste de responsabilité, « ça fait jaser ».

    Plusieurs journalistes interrogées par CheckNews confirment cette analyse : « Globalement, au Figaro, j’ai plutôt l’impression de travailler avec des gens bien, assure Marie*, une journaliste en poste depuis plusieurs années dans le quotidien. Après, on a nos quelques mecs lubriques bien insistants, bien gênants… » Une autre ajoute : « A ma connaissance il n’y a jamais eu de comportement façon Ligue du LOL. En revanche, un sexisme à l’ancienne chez certains. Pas tous, il y a beaucoup de gens super ! »
    « Le Figaro, c’est Mad Men »

    Pour résumer l’ambiance qui règne au sein de la rédaction, un journaliste a cette formule : « Le Figaro c’est Mad Men : des hommes d’un certain âge qui parlent beaucoup des femmes beaucoup plus jeunes. » Il ajoute : « J’ai assisté à des pauses clopes où c’était une boucherie dès qu’une petite nouvelle arrivait. Ils parlent d’elle comme d’un morceau de viande. C’est des conversations de lycéens, sauf que ces personnes ont 3 enfants. »

    Quelle forme prend, concrètement, ce « sexisme à l’ancienne » ? L’une des journalistes interrogées par CheckNews raconte : « Un jour je propose à un collègue voisin de bureau, un grand reporter, quelqu’un d’important dans le journal, s’il veut que je lui apporte un café. Il me répond "Non, je préférerais que tu me tailles une pipe". Tout le monde a éclaté de rire. Moi j’étais mal, je ne savais plus où me mettre. » Elle se souvient aussi de la « pluie de blagues sexistes » qui s’est abattue sur un service quand « plusieurs femmes sont tombées enceintes au même moment » : « Ça ne s’arrêtait pas sur les hormones, les caprices etc. » Une ancienne stagiaire, restée pendant deux mois boulevard Haussmann, se souvient aussi comment ses collègues masculins du service international lui ont demandé de « faire une danse de pom-pom girl » devant eux.

    Nathalie*, qui a depuis quitté la rédaction, se remémore un cinglant « Elle est pas contente, elle doit avoir ses règles », lancé à une femme, à l’époque cheffe de service. En sortant du comité de rédaction de 10 heures, cette dernière regrettait le peu de place qui lui avait été accordé pour le chemin de fer, se souvient Nathalie, qui avait assisté à la scène : « Elle avait un certain âge, elle était de toute évidence ménopausée. C’était d’une violence terrible, d’autant plus que les hommes, eux aussi chefs de service, qui avaient entendu la réflexion riaient grassement et bruyamment dans la salle. »
    « Un traquenard »

    Au-delà des saillies sexistes, les journalistes interrogés s’accordent à décrire un système bien rodé au Figaro, où une poignée d’hommes, tous en position de pouvoir dans la rédaction, se rapprochent systématiquement des jeunes femmes du journal en situation de précarité dès leur arrivée pour leur proposer des rendez-vous (déjeuners ou dîners). Tous évoquent un groupe restreint d’hommes, bien identifiés. « Il existe un sexisme institutionnalisé au Figaro », détaille un journaliste passé plusieurs années par la rédaction, avec « 3 ou 4 hommes à qui il est impossible de s’en prendre, sous peine de voir sa carrière ruinée ».

    Les personnes qui acceptent d’en parler évoquent une drague « très bourgeoise » et « à l’ancienne ». L’ancien chef interrogé se souvient ainsi de « ces dragueurs lourds, qui portent publiquement leur morale en bandoulière », de ces « pères de famille bien catholiques, qui se montrent bien insistants avec les jeunes femmes ».

    Une journaliste, qui a accepté un de ces rendez-vous, le qualifie en un mot : un « traquenard ». « En quelques minutes, tu comprends pourquoi tu es là. Il m’a parlé de mon style "intrigant, sensuel". Il commentait le physique de mes collègues. Et finit par me proposer de venir boire des verres chez lui », se souvient-elle.

    Les personnes visées évoquent un « malaise » causé par ces comportements « lubriques », « insistants » voire « insupportables ». D’autant plus que les journalistes visées sont majoritairement des stagiaires ou des salariées en contrats précaires, pour qui refuser les avances d’un homme à la position hiérarchique très élevée se révèle très compliqué. Plusieurs expliquent ainsi qu’elles n’auraient eu « aucun problème » à repousser sèchement des avances d’une personne extérieure, mais que la situation était problématique dans le cas de rédacteurs en chef ou de membres de la direction, qui peuvent évidemment peser dans la décision d’octroyer un stage ou de renouveler un CDD.

    « Soit les jeunes femmes ne se rendent pas compte, soit elles ne savent pas vers qui se tourner », regrette Sophie*, journaliste du Figaro qui raconte la difficulté de se saisir de ces sujets en interne. « Quand tu es en stage, ou que tu commences ta carrière, tu ne vas pas saisir les Ressources Humaines. Et ce n’est pas un sujet dont on parle vraiment au Figaro. En tant que femme, on se sent un peu seule face à ces problématiques dans la rédaction. On a peur d’en parler, mais aussi peur de se retrouver face à une personne qui ne comprendrait pas de quoi on parle. »
    Une plainte en interne

    Ces dernières semaines, la situation a toutefois évolué : une dizaine de journalistes de plusieurs services (Madame Figaro, Le Figaro Etudiant, LeFigaro.fr etc.) se sont formellement plaints. En cause, l’insistance d’un rédacteur en chef adjoint à proposer « régulièrement » des rendez-vous avec « les femmes journalistes précaires qui commençaient leur carrière », en stage ou en CDD, selon plusieurs sources internes. Un comportement insistant, comme CheckNews a pu le confirmer en consultant plusieurs mails.

    Début janvier, quelques semaines avant les révélations sur la Ligue du LOL, une journaliste, « mieux placée dans la rédaction » que les personnes visées, est ainsi allée voir une responsable haut placée du journal pour dénoncer ces agissements. Ce que cette dernière nous a confirmé. Ensuite ? Difficile de savoir précisément ce qu’il s’est passé. Le journaliste visé n’a pas donné suite à nos sollicitations. Sa supérieure hiérarchique directe, membre de la direction, se cantonne, elle, à indiquer qu’elle a convoqué tous ses « encadrants » pour leur demander d’être « vigilant » sur ces sujets. À notre connaissance, il n’y a eu dans cette affaire ni enquête interne, ni sanction formelle.
    Des stages déconseillés au Figaro

    Autre conséquence directe de certains comportements : le département journalisme d’une université française dissuade désormais ses étudiantes et étudiants d’envoyer des candidatures de stage à un service prestigieux du Figaro, comme l’ont confirmé à CheckNews plusieurs membres du personnel enseignant. En cause, les remarques sur le physique et les propositions déplacées du chef du service en question, lors d’un entretien avec une jeune journaliste il y a un peu plus d’un an. Cette dernière était venue voir une de ses responsables pédagogiques « en larmes, en tremblant, totalement bouleversée ».

    « C’était l’un de ses premiers contacts avec le monde professionnel, ça devait être l’une de ses premières expériences, raconte une de ses enseignantes. Elle pensait qu’elle allait pouvoir parler de ses capacités professionnelles… Nous nous sommes retrouvées un peu démunies d’autant plus qu’elle ne voulait pas entamer de procédure plus formelle, tout simplement parce qu’elle avait peur, ce qui était tout à fait compréhensible. »

    Des témoignages et des échanges de mails que CheckNews a pu consulter indiquent que ce même journaliste, à la position hiérarchique très importante, fait partie des journalistes qui se rapprochent systématiquement des jeunes journalistes femmes pour leur proposer des rendez-vous.
    « On n’a pas fait ce qu’il fallait. »

    Parmi les faits rapportés les plus graves figurent également deux cas qui relèvent de l’agression sexuelle.

    Patrick Bele, représentant syndical SNJ au Figaro, contacté par CheckNews, raconte : « Il y a quatre ans, un chef de service a essayé d’embrasser une stagiaire, dans l’ascenseur, sans son consentement. Je l’ai croisée dans le couloir, à la sortie de l’ascenseur. Elle n’était pas bien. Elle a refusé de se plaindre auprès de la direction. C’est souvent le cas au Figaro : face à des gens qui sont dans une position hiérarchique élevée, ou qui sont connus, une stagiaire se dit qu’elle peut mettre en péril sa carrière. C’est pour ça que les plaintes ne remontent pas. La personne harcelée est partie à l’issue de son stage. On n’a pas fait ce qu’il fallait. »

    Une autre journaliste, Marine*, elle en CDI au moment des faits, et toujours en poste, raconte une expérience similaire avec un autre haut responsable du journal, lui aussi toujours en poste : « C’était il y a quelques années, dans un ascenseur. Il m’a dit que mon rouge à lèvres l’excitait, et il m’a collé contre la paroi de l’ascenseur, en essayant de m’embrasser de force. Je l’ai violemment repoussé. Je n’ai pas porté plainte, et je n’ai pas averti la direction à cause du climat sexiste qui règne au Figaro : j’aurais fini par être sanctionnée, d’une façon ou d’une autre. Cet homme est intouchable. »
    « On ne va pas s’arrêter au tweet de Roquette »

    Contacté par CheckNews, le directeur des rédactions, Alexis Brézet, assure qu’aucun cas de harcèlement ou d’agression ne lui est remonté : « Pour le moment ni moi, ni les RH n’avons été saisis. Après personne ne peut être sûr qu’il n’y en a pas. » Il assure que son journal prend le sujet « très au sérieux depuis longtemps » et se « donne les moyens » pour entendre de potentielles victimes : « Nous nous sommes dotés d’une charte, qui ne date pas d’hier, très claire contre le harcèlement sexuel. On s’est également doté d’une plateforme de signalement de comportements sexistes. Pour l’instant il n’y en a pas eu. »

    Cette plateforme, obligatoire depuis 2016 et la loi Sapin 2, permet en effet aux salariés de dénoncer des comportements non éthiques au sein de leur société, de manière anonyme. Problème, selon un représentant syndical du Figaro, interrogé par CheckNews : « La plateforme ne parle que de corruption. On a donc demandé plusieurs fois à la direction qu’ils mettent en avant le fait que la plateforme s’adresse aussi aux salariés victimes de harcèlement sexuel, ou de violences sexistes. Cela n’a pas encore été fait. »

    « La parole est extrêmement difficile à recueillir au Figaro [sur ces questions], regrette le même élu qui assure que lors d’un récent comité d’entreprise, la direction générale du journal a annoncé qu’elle envisageait une campagne d’affichage contre le harcèlement pour sensibiliser. « On ne va pas s’arrêter au tweet de Roquette pour dire il n’y a pas de ça chez nous », conclut-il. Des propos confirmés par l’élu SNJ Patrick Bele : « Le Figaro n’est pas une entreprise hors sol. On n’a jamais été épargné par ce phénomène ».

    Désormais, les salariés sauront en tout cas vers qui se tourner : selon nos informations, le Figaro a annoncé hier, le 11 mars, en interne la nomination d’une référente en charge d’accompagner les salariés en matière de harcèlement sexuel et agissements sexistes. Comme la loi les y oblige.

    #sexisme #discrimination #travail #femmes

    • une université dissuade par exemple ses étudiants de postuler dans un service du journal […] … une dizaine de journalistes de plusieurs services […] se sont formellement plaints. […] les salariés sauront en tout cas vers qui se tourner

      Du coup j’ai compris que ce sont des hommes qui sont harcelés et qui sauront vers qui se tourner.


  • Informatique, astronomie ou chimie : toutes ces inventions de femmes attribuées à des hommes - Politique - Numerama
    https://www.numerama.com/politique/469570-informatique-astronomie-ou-chimie-toutes-ces-inventions-de-femmes-a

    Le Wi-Fi, la fission nucléaire ou le pulsar : quel est le point commun entre ces inventions ? Elles ont toutes été créées par des inventrices, éclipsées dans l’ombre de leurs confrères masculins. Nous rappelons leur histoire ce 8 mars 2019.

    Où sont les femmes dans les technologies et les sciences ? Dans l’ombre de leurs homologues masculins, pour nombre d’entre elles. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019, nous avons décidé de revenir sur le parcours d’inventrices éclipsées par l’Histoire, dont les exploits ont été notamment attribués à des hommes.

    On parle d’effet Matilda pour désigner la manière dont la contribution de nombreuses femmes scientifiques a été minimisée, voir attribuée à des confrères masculins.

    Son manuscrit en atteste encore aujourd’hui : Ada Lovelace, née en 1815 et décédée à 37 ans, a réalisé le premier programme informatique. Entre 1842 et 1843, la comtesse traduit en anglais un article du mathématicien Federico Luigi, qui décrit la machine analytique de Babbage. Sur les conseils de ce dernier, elle va enrichir cette traduction avec ses propres notes, dont le volume est plus imposant que le texte de départ.

    Dans la note G, elle présente un algorithme particulièrement détaillé. Ce travail est considéré comme le premier programme informatique du monde, rédigé dans un langage exécutable par une machine. Charles Babbage, qui a consacré sa vie à la construction de cette fameuse machine analytique, a bien bénéficié du travail sur l’algorithme mené par Ada Lovelace.
    Ada Lovelace. // Source : Wikimedia/CC/Science Museum Group (photo recadrée)
    Hedy Lamarr et le Wi-Fi

    On ne doit pas seulement à Hedy Lamarr, actrice autrichienne naturalisée américaine, une trentaine de films. L’inventrice, née en 1914 et décédée en 2000, a aussi joué un autre rôle important dans l’histoire de nos télécommunications. Le brevet qu’elle a déposé en 1941 (enregistré l’année suivante) en atteste encore : Hedy Lamarr avait inventé un « système secret de communication » pour des engins radio-guidés, comme des torpilles. La découverte, à l’origine du GPS et du Wi-Fi, était le fruit d’une collaboration avec George Antheil, un pianiste américain.

    Le brevet ainsi déposé permettait à l’Armée des États-Unis de l’utiliser librement. La technologie n’a pourtant pas été mobilisée avant 1962, lors de la crise des missiles de Cuba. La « technique Lamarr » a valu à l’actrice un prix en de l’Electronic Frontier Foundation… en 1997.
    Hedy Lamarr en 1944. // Source : Wikimedia/CC/MGM (photo recadrée)
    Alice Ball et le traitement contre la lèpre

    Pendant 90 ans, l’université d’Hawaï n’a pas reconnu son travail. Pourtant, Alice Ball a contribué au développement d’un traitement efficace contre la lèpre au cours du 20e siècle. Cette chimiste, née en 1892 et morte en 1916 à l’âge seulement de 24 ans, est devenue la première afro-américaine diplômée de cet établissement. Plus tard, elle y est devenue la première femme à enseigner la chimie.

    Alice Ball s’est penchée sur une huile naturelle produite par les arbres de l’espèce « Chaulmoogra », réputée pour soigner la lèpre. En isolant des composants de l’huile, elle est parvenue à conserver ses propriétés thérapeutiques tout en la rendant injectable dans le cops humain. Décédée avant d’avoir eu le temps de publier ses travaux, Alice Ball est tombée dans l’oubli tandis qu’Arthur L. Dean, le président de l’université d’Hawaï, s’est attribué son travail.
    Alice Ball (1915). // Source : Wikimedia/CC/University of Hawaii System
    Grace Hopper et le premier compilateur

    En 1951, Grace Hopper a conçu le premier compilateur, c’est-à-dire un programme capable de traduire un code source (écrit dans un langage de programmation) en code objet (comme le langage machine). Née en 1906 et décédée en 1992, cette informaticienne américaine a fait partie de la marine américaine où elle s’est hissée au grade d’officière générale.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a travaillé sur le Harvard Mark I, le premier grand calculateur numérique construit aux États-Unis. Le mathématicien John von Neumann est présenté comme celui qui a initié l’un des premiers programmes exécutés par la machine. Grace Hopper faisait pourtant partie de l’équipe des premiers programmateurs du Mark I.
    Grace Hopper (1984). // Source : Wikimedia/CC/James S. Davis (photo recadrée)
    Esther Lederberg et la génétique bactérienne

    Cette spécialiste de microbiologie était une pionnière de la génétique microbienne, une discipline croisant la microbiologie (l’étude des micro-organismes) et le génie génétique (l’ajout et la suppression de l’ADN dans un organisme). La génétique microbienne consiste à étudier les gènes des micro-organismes.

    Esther Lederberg est née en 1922 et décédée en 2006. Elle a découvert ce qu’on appelle le « phage lambda », un virus qui infecte notamment la bactérie E.coli. Le phage lambda est très étudié en biologie et il est utilisé pour permettre le clonage de l’ADN. Esther Lederberg l’a identifié en 1950. Elle collaborait régulièrement avec son mari Joshua Ledeberg : c’est lui qui a obtenu le prix Nobel de médecine en 1958, récompensant ces travaux sur la manière dont les bactéries échangent des gènes sans se reproduire.
    Esther Lederberg. // Source : Wikimedia/CC/Esther M. Zimmer Lederberg
    Jocelyn Bell et le pulsar

    En 1974, le prix Nobel de physique est remis à l’astronome britannique Antony Hewish. Pourtant, ce n’est pas lui qui a découvert le pulsar, un objet astronomique qui pourrait être une étoile à neutrons tournant sur elle-même. Antony Hewish était le directeur de thèse de Jocelyn Bell : il s’est contenté de construire le télescope nécessaire à ces observations. C’est bien l’astrophysicienne, née en 1943, qui a identifié la première le pulsar.

    En 2018, elle a finalement reçu le Prix de physique fondamentale. Elle a choisi d’utiliser les 3 millions de dollars qui lui ont été offerts pour encourager les étudiants sous-représentés dans le domaine de la physique.
    Jocelyn Bell (2015). // Source : Wikimedia/CC/Conor McCabe Photography (photo recadrée)
    Chien-Shiung Wu et la physique nucléaire

    Chien-Shiung Wu, née en 1912 et décédée en 1997, était une spécialiste de la physique nucléaire. En 1956, elle démontre par l’expérience la « non conservation de la parité dans les interactions faibles », au cours de ses travaux sur les interactions électromagnétiques. C’est une contribution importante à la physique des particules.

    Deux physiciens théoriciens chinois, Tsung-Dao Lee et Chen Ning Yang, avaient mené des travaux théoriques sur cette question. Tous deux ont reçu le prix Nobel de physique en 1957. Il faut attendre 1978 pour que la découverte expérimentale de Chien-Shiung Wu soit récompensée par l’obtention du prix Wolf de physique.
    Chien-Shiung Wu en 1963. // Source : Wikimedia/CC/Smithsonian Institution (photo recadrée)
    Rosalind Franklin et la structure de l’ADN

    La physico-chimiste Rosalind Franklin, née en 1920 et décédée en 1958, a joué un rôle important dans la découverte de la structure de l’ADN, notamment sa structure à double hélice. Grâce à la diffraction des rayons X, elle prend des clichés d’ADN qui permettent de faire cette découverte. Elle présente ses résultats en 1951 au King’s College.

    Un certain James Dewey Watson assiste à cette présentation. Ce généticien et biochimiste informe le biologiste Francis Crick de la découverte de Rosalind Franklin. En utilisant les photos de la physico-chimiste, ils publient ce qui semble être leur découverte de la structure de l’ADN. En 1953, ils publient ces travaux dans la revue Nature. Ils obtiennent un prix Nobel en 1962, sans mentionner le travail pionnier de Rosalind Franklin.
    Rosalind Franklin. // Source : Flickr/CC/retusj (photo recadrée)
    Lise Meitner et la fission nucléaire

    Nommée trois fois pour recevoir un prix Nobel, cette physicienne autrichienne n’a jamais reçu la précieuse distinction. C’est pourtant une collaboration entre Elise Meitner et Otto Frisch, son neveu, qui permis d’apporter la première explication théorique de la fusion, en 1939.

    La scientifique, née en 1878 et décédée en 1968, n’a jamais reçu du comité remettant la distinction la même estime que celle que lui portaient ses collègues. En 1944, le prix Nobel de chimie fut donné à Otto Hahn, chimiste considéré à tort comme le découvreur de la fission nucléaire.
    Lise Meitner (1906). // Source : Wikimedia/CC (photo recadrée)
    Katherine Johnson et la navigation astronomique

    L’action déterminante de Katherine Johnson dans les programmes aéronautiques et spatiaux de la Nasa a fait l’objet d’un film, Les Figures de l’ombre. Née en 1918, cette physicienne et mathématicienne a calculé de nombreuses trajectoires et travaillé sur les fenêtres de lancement de nombreuses missions. Véritable « calculatrice humaine », elle a vérifié à la main des trajectoires de la mission Mercury-Atlas 6, qui a envoyé un homme en orbite autour de la Terre.

    En 1969, elle calcule des trajectoires essentielles lors de la mission Apollo 11. C’est à cette occasion que des humains — des hommes — se sont posés pour la première fois sur la Lune. En 2015, elle est récompensée et reçoit la médaille présidentielle de la Liberté.
    Katherine Johnson en 1966. // Source : Wikimedia/CC/Nasa (photo recadrée)

    #femmes #historicisation #effet_Matilda #sexisme #discrimination #invisibilisation #science


  • ’Almost certain #extinction': 1,200 species under severe threat across world | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2019/mar/13/almost-certain-extinction-1200-species-under-severe-threat-across-world

    The new research, published in PLOS Biology, maps “hotspots” where species are most affected by threats such as agriculture, urbanisation, night lighting, roads, rail, waterways and population density, and “coolspots” that provide refuge from these threats.



  • Ne nuisez pas ! Appel palestinien pour un tourisme/pèlerinage éthique
    https://www.bdsfrance.org/ne-nuisez-pas-appel-palestinien-pour-un-tourisme-pelerinage-ethique

    La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique. Source : BDS France


  • A village in danger of erasure | The Electronic Intifada

    https://electronicintifada.net/content/village-danger-erasure/23981

    Depuis plus de dix ans, le village d’Al Walaja près de Jérusalem se meurt lentement, étouffé par la colonisation et le mur de séparation.

    The picturesque Palestinian village of al-Walaja, located between Jerusalem and Bethlehem in the occupied West Bank, is known for its verdant landscape, agricultural terraces and numerous springs.

    But over the past seven decades, most of al-Walaja’s land has been taken away from its approximately 2,000 residents. Now, the United Nations warns, the future of the village is in grave danger.

    Almost all of al-Walaja’s population are registered as refugees with UNRWA, the UN agency for Palestine refugees. The village was among the hundreds of Palestinian communities destroyed in the period before and after the declaration of the State of Israel in 1948.

    During that period, some residents relocated to the West Bank, then controlled by Jordan, now under Israeli military occupation, where they built homes that became the current al-Walaja village.


  • Colonial and Postcolonial Logistics | FOOTPRINT

    https://journals.open.tudelft.nl/index.php/footprint/article/view/2044

    This article addresses the logistical aspects of colonial and postcolonial governmental practices and the way in which such practices structured the African territory. In particular, it focuses on Zambia (Northern Rhodesia at time of British domination), a landlocked country located in the centre of Southern Africa, whose historical evolution, since it was conquered at the beginning of the twentieth century, is deeply intertwined with the discovery, extraction and export of copper and with the import of fossil fuel.

    In the first part, I introduce the concept of ‘colonial logistics’ intended as the modification and rationalisation of territories for military and political domination, and extraction and export of resources. In the second part of the article I show how, after independence, Zambia dealt with its complex geopolitical entanglement, partially inherited from colonial planning and partially generated by the end of direct forms of imperialism, which required the rerouting of its resources and the rebalancing of uneven territorial structures. The analysis of infrastructure development in postcolonial Zambia illustrates the competing strategies through which imperialist powers attempted to secure a new form of control on Africa and elucidates the role of logistics as a decisive tool to shape the African territory.

    #colonialisme #néo-colonialisme


  • #Violences_policières, le bilan qui ternit l’image de la #France

    Le rapport du #défenseur_des_droits publié mardi s’inquiète de l’augmentation de plus de 25% des saisines de l’institution liées à des interventions violentes des #forces_de_l’ordre. Une dérive illustrée par la crise des « #gilets_jaunes » et les appels de l’#ONU pour une « enquête approfondie »

    https://www.letemps.ch/monde/violences-policieres-bilan-ternit-limage-france

    #maintien_de_l'ordre