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Le portail des copains

  • Jean Quatremer, grand pourvoyeur de « fake news » sur les gilets jaunes - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Jean-Quatremer-grand-pourvoyeur-de-fake-news-sur

    Jean Quatremer est certes un cas à part, à classer parmi la frange des journalistes particulièrement mal disposés à l’égard des gilets jaunes, et qui ne manquent pas une occasion de vociférer leur mépris (avec par exemple, Brice Couturier). Mais les exemples de « fausses nouvelles » citées par Jean Quatremer sont néanmoins significatifs d’un travers fréquent dans l’élite journalistique. Ceux-là même qui sont prompts à dénoncer les abus qu’ils associent à l’usage des réseaux sociaux par la masse des profanes (non-journalistes) en arrivent à oublier qu’ils sont eux-mêmes les victimes de biais de confirmation ; privilégiant les informations qui confirment leurs idées préconçues (voire leur mépris de classe), qu’importe leur véracité et au mépris de toute déontologie.


  • Karine Lejeune : « A la première claque, c’est déjà trop tard ! » - 50 - 50 Magazine50 – 50 Magazine | « les péripéties de l’égalité femmes/hommes »
    https://www.50-50magazine.fr/2019/01/15/karine-lejeune-a-la-premiere-claque-cest-deja-trop-tard

    Karine Lejeune est colonelle de gendarmerie, elle a acquis une belle réputation dans les milieux féministes avec son travail sur les violences faites aux femmes. Les femmes victimes de violences ne doivent plus être invisibles, pour elle l’égalité doit être pensée à tous les niveaux. Son parcours est exemplaire n’hésitant pas à faire tomber les barrières entre les associations et son institution. Elle est à l’origine de changements importants au sein des gendarmeries sur le traitement du viol, des violences conjugales extraconjugales, et de la prostitution. Elle a récemment pris le commandement du groupement de gendarmerie de l’Essonne


  • NON, MERCI ! – Nous, les hommes, ne tenons pas du tout à nous voir reconnu un statut d’agresseur sexuel. | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/16/non-merci-nous-les-hommes-ne-tenons-pas-du-tout-a-nous-voir-reconnu-un-statut-dagresseur-sexuel/#more-37105

    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, vous allez examiner une Question prioritaire de constitutionnalité visant à abroger la pénalisation des clients-prostitueurs prévue par la loi du 13 avril 2016, c’est-à-dire à rendre de nouveau légal l’achat d’actes sexuels.

    Nous, les hommes, sommes l’immense majorité des clients de la prostitution. Avant la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », nous jouissions librement et sans complexes du droit, contre paiement, de disposer sexuellement de personnes dites prostituées. C’est ce même droit que certains voudraient aujourd’hui graver dans le marbre constitutionnel au nom de curieux principes : est-ce à dire que nos éventuelles difficultés sociales ou relationnelles, nos fantasmes, nos pulsions prétendument irrépressibles, ou notre simple statut d’homme nous autoriseraient à louer un être humain, le plus souvent une femme, sans aucune considération pour elle et pour son propre désir ?

    Ce privilège archaïque nous permettant de contraindre une personne à un acte sexuel contre de l’argent, nous n’en voulons pas !

    Nous n’avons rien à gagner à cet acte qui fait de nous des agresseurs ne pouvant jouir qu’en dominant l’autre. Acheter un corps, très majoritairement celui de femmes en situation de précarité ou de détresse, souvent trompées par des proxénètes ou des trafiquants, nous enferme dans un rôle de prédateur.

    Un principe de précaution élémentaire nous impose de ne pas ajouter cette violence à toutes celles qu’elles ont, le plus souvent, déjà subies : machisme, maltraitances, agressions sexuelles…

    Pénaliser depuis 2016 des clients-prostitueurs a été un puissant symbole adressé à tous les hommes. Cela nous a obligés à réfléchir à notre rapport avec les femmes, à notre sexualité.

    Voulons-nous continuer à contraindre et à violenter des femmes ? À ignorer la situation sociale, économique, culturelle qui les condamne à la prostitution, et donc les inégalités dont elles sont victimes, en France et dans le monde ?

    A l’heure où, dans le monde entier, elles sont enfin des millions à dénoncer le harcèlement sexiste et sexuel qu’elles subissent, n’y a-t-il pas d’autre urgence que celle d’inscrire dans nos principes fondamentaux un « droit de harceler » tristement négocié avec un billet ?

    Nous ne voulons plus de ce système patriarcal, inégalitaire et porteur de toutes les violences : verbales, physiques, sexuelles, psychologiques.

    En nous interdisant d’acheter le corps d’autrui, le législateur a posé comme principe que les femmes ne sont pas prédestinées à servir d’exutoires ou d’objets de défoulement aux hommes,lesquels ne sont pas davantage prédestinés à se comporter en prédateurs sexuels. C’est plutôt ce principe-là que nous voulons voir confirmé par la loi.

    Nous affirmons que les femmes sont nos égales en tous points, et qu’il ne peut y avoir d’égalité tant que des hommes pourront, en payant des femmes, leur enlever le droit de dire non, droit si chèrement acquis et aujourd’hui si unanimement célébré.

    Nous affirmons que la liberté sexuelle n’est pas à sens unique : elle ne peut se construire que dans une relation égalitaire, sur la base d’un désir réciproque. Nous voulons vivre dans une société où les infinies possibilités de la sexualité humaine s’expérimentent entre personnes libres et désirantes.

    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, ne sanctuarisez pas le statut d’agresseur sexuel ! En cette période de grands changements dans la société, offrez-nous la possibilité de changer avec elle, affirmez le principe d’égalité femmes-hommes !

    Cordialement,

    Les responsables de Zéromacho

    Il y a sûrement dans votre entourage des hommes prêts à dire publiquement NON à la prostitution et OUI à l’égalité femmes-hommes. Prière de leur proposer de signer le manifeste sur le site zeromacho.org ! L’union fait la force !


  • Nous ne sommes pas venus dans vos maisons | Marie Cosnay
    https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/160119/nous-ne-sommes-pas-venus-dans-vos-maisons

    Je reconnais ma fragilité, au moment où je t’accueille. Si je ne la sais pas, je risque de lutter contre elle, et donc, à terme, c’est le risque, contre toi. Ce que nous faisons là, ensemble, dans cet accueil sans tiers, sans institution, dans nos collectifs citoyens, c’est une petite construction imparfaite. Source : Relevé sur le Net...



  • Téléviseurs 8K : renonçons à ce désastre écologique | Éric Mahé
    https://usbeketrica.com/article/8-huit-k-ilotonnes-d-inconscience-ecologique

    La promesse sans fin de téléviseurs toujours plus performants est un désastre écologique et le symbole de notre vanité : au nom de l’amélioration de quelques gadgets visuels, nous sommes prêts à remettre en cause la viabilité de notre planète. C’est le point de vue que défend ici, arguments à l’appui, l’un de nos lecteurs, Éric Mahé. « Il y a des luxes que l’homme ne peut plus s’offrir », prévient-il. Source : Usbek & Rica


  • Grand Bourgtheroulde en état de siège avec la visite de Macron Anthony Berthelier - 15 Janvier 2018 - huffingtonpost

    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/15/grand-bourgtheroulde-en-etat-de-siege-a-la-visite-du-macron_a_2364276

    Des gilets jaunes voulaient se rendre dans la commune de l’Eure. C’était sans compter sur le déploiement d’un impressionnant dispositif sécuritaire.
    https://o.aolcdn.com/images/dims3/GLOB/crop/3866x1937+0+426/resize/630x315!/format/jpg/quality/85/https%3A%2F%2Fmedia-mbst-pub-ue1.s3.amazonaws.com%2Fcreatr-images%2F2019-0

    Reuters - Bourgtheroulde en état de siège avec la visite du Macron (photo prise le 15 janvier 2019, près de Bourgtheroulde)

    Top départ sous haute surveillance. C’est dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde, devant 600 maires normands, qu’Emmanuel Macron donne ce mardi 15 janvier le coup d’envoi du grand débat censé répondre à la fronde des gilets jaunes en donnant pendant deux mois la parole aux Français. Cette première sortie du chef de l’Etat en région depuis un mois se déroule sous haute sécurité, alors que des contestataires et des syndicats relaient depuis plusieurs jours des appels à manifester sur place.

    Outre des interdictions de circulation et de manifestation dans la petite ville de 4000 habitants, le dispositif arrêté prévoit depuis samedi 12 janvier la prohibition de vente à emporter de carburants ou de produits inflammables et la fermeture des établissements bancaires.

    Plusieurs médias présents sur les lieux racontent l’ambiance dans les rues de la ville en ce mardi. Et comme vous pouvez le voir ci-dessous, ce n’est pas l’effervescence qui domine. Entre la peur de débordements et les mesures sécuritaires drastiques... de nombreux commerces et restaurants ont baissé le rideau tandis que les ruelles du village restent vides.


    France 3 Normandie


    France 3 Normandie - La mairie de #Bourgtheroulde encadrée de gendarmes

    Une journaliste du Monde confirme d’ailleurs que le village est bouclé par les gendarmes et que, contrairement à ce qu’indiquait la préfecture de l’Eure la veille, mêmes les commerces aux alentours sont fermés.

    Aline Leclerc
    La préfecture de l’Eure soutenait hier que ce serait un jour comme un autre à Bourgthroulde malgré la venue d’Emmanuel Macron. Mais outre le bouclage du village par les gendarmes, les commerces alentours sont fermés, même le supermarché.

    France 3 Normandie
    #Bourgtheroulde bcp de commerces ont décidé de rester fermés par peur des débordements #grandebatnational #GilletsJaunes

    Fouilles, accès et gilets jaunes
    "Ne sont autorisés à entrer danss Bourgthroulde que les personnes qui y habitent, les parents d’élèves scolarisés dans la commune et les personnes travaillant en ville, le tout sur présentation de justificatifs", explique également la journaliste sur place. Un témoignage laissant présager de grosses difficultés de circulation aux alentours de la petite commune.

    France 3 Normandie
    #Bourgtheroulde barrages filtrants autour de la ville l’accès est compliqué vers #orival nombreux bouchons #grandebatnational

    C’est ce que relate France 3 Normandie. Le site d’informations précise que les ralentissements ont commencé dès 7 heures du matin aux abords de la ville. "De nombreux gendarmes contrôlent les routes qui mènent à cette commune de l’Eure." Des difficultés de circulation confirmées par le témoignage de plusieurs internautes plus ou moins agacés.

    Paz Olivier
    Quel est le gradé qui à 10 km de #Bourgtheroulde interdit de reprendre l’A13 vers Caen nous forçant à repasser par un rond-point avec checkpoint où sont controlés les vehicules qui veulent rentrer dans #Bourgtheroulde ? 45 minutes de bouchon ou l’art d’organiser un embouteillage

    . . . .
    Aline Leclerc


    Contrôle d’identité aux abords de #Bourgthroulde : les gendarmes ne font pas que vérifier les pièces d’identité, ils les prennent en photo. « C’est du fichage » dit un manifestant. Les #giletsjaunes reçoivent l’ordre de retirer leur gilet « sous peine de 135 euros d’amende ».

    Ces précautions inquiètent certains internautes, voyant là une dérive autoritaire du pouvoir, quand d’autres justifient de telles mesures par un climat social particulièrement tendu.

    C’est la première fois que le président de la République retourne au contact des Français depuis qu’il a été violemment pris à partie par des manifestants début décembre au Puy-en-Velay. Seule exception, une visite éclair sur le marché de Noël de Strasbourg le 14 décembre, après l’attentat qui a fait cinq morts.

    Ira-t-il discuter avec des habitants lors d’un de ces bains de foule qu’il affectionne ? Tout dépendra de l’ambiance, indique l’Elysée. Ce n’est pas gagné d’avance.

    #PEUR #trouille #manu #emmanuel_macron #GiletsJaunes #police #enmarche vers le vide #debatblabla ou #pasdedebat


  • « Cela va vraiment être très violent » : des agents de Pôle emploi réagissent aux sanctions contre les chômeurs
    https://www.bastamag.net/Cela-va-vraiment-etre-tres-violent-des-agents-de-Pole-emploi-reagissent-au

    La loi sur « la liberté du choix de son avenir professionnel » (sic), votée en septembre dernier, avait prévenu : les contrôles sur les chômeurs allaient se durcir. Mais personne ne s’attendait à ce que les sanctions prévues contre les demandeurs d’emplois soient si rudes, y compris les agents de Pôle emploi. Annoncées fin décembre par un décret publié au journal officiel, ces sanctions prévoient de rogner, voire de supprimer les indemnités chômage pour des rendez-vous manqués, des offres d’emploi refusées, (...)

    #Résister

    / #Transformer_le_travail, #Protections_sociales, #Inégalités, #Ma_vie_au_travail, Quel avenir pour nos protections sociales ?, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?



  • Grandébat.fr
    http://grandebat.fr

    Mes chers compatriotes, L’heure est venue de donner la parole à ceux qui ne sont rien, ces gaulois réfractaires qui nous coûtent un pognon de dingue. Je brûle d’impatience de lire avec toute l’attention qui leur est dûe vos analyses macro-économiques affutées et disruptives. Votre dévoué Jupiter Source : Relevé sur le Net...


  • L’abécédaire de Rosa Luxemburg
    https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-rosa-luxemburg

    Sa mort tragique — une balle dans la tempe avant d’être jetée dans un canal par la social-démocratie allemande — fit d’elle un mythe : on la célèbre sans doute plus qu’on ne la lit vraiment. Celle qui naquit à Zamość, en Pologne, perdit la vie ainsi qu’elle l’avait prédit : à son poste de militante socialiste, lors de la révolution allemande qui éclata en 1918. L’économiste marxiste qu’elle était cofonda la Ligue spartakiste (qui aspirait à faire des « esclaves salariés » des « travailleurs coopérateurs libres », à en finir avec « la haine chauvine » et à exproprier l’ensemble des banques, des mines et des usines à des fins populaires) et faisait de l’énergie et de la bienveillance les deux piliers de l’idéal d’émancipation qui l’animait. Cet abécédaire, conçu par nos soins, esquisse sur la base de ses ouvrages, (...)


  • Il y a 100 ans, le 15 janvier 1919, #rosa_luxemburg et #karl_liebknecht étaient assassinés à Berlin.
    Germany remembers Rosa Luxemburg 100 years after her murder
    https://www.theguardian.com/world/2019/jan/15/germans-take-to-the-streets-to-celebrate-rosa-luxemburg-karl-liebknecht

    Recently, Andrea Nahles became the first leader of the SPD to come close to admitting her party’s role in the revolutionaries’ deaths, amid evidence that Gustav Noske, the minister of defence in the SPD-led fledgling Weimar government at the time, effectively signed off on the murders in an effort to crush the far left.

    “It is probable that Gustav Noske had a hand in the murders of Rosa Luxemburg and Karl Liebknecht,” she told the party faithful in November at an event to discuss the 1919 revolt.

    Noske was later involved in the farcical trials that followed the murders and that led to the acquittal of all but two of the suspects, who received paltry sentences.

    “The SPD has a very difficult relationship with the 1918-19 revolution,” said Jones. “While various party historians openly admit the SPD’s role in the events, others still want to defend it.”

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Luxemburg
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Liebknecht


  • L’incroyable gâchis des 700 millions d’euros d’aides européennes alloués à la France pour le développement rural
    https://www.europe1.fr/economie/lincroyable-gachis-des-700-millions-deuros-daides-europeennes-alloues-a-la-f

    La France totalement responsable. C’est un dysfonctionnement 100% français. La responsabilité incombe aux régions et à l’État. Jusqu’en 2014 c’est l’État qui gérait le fonds Leader, et tout fonctionnait très bien. Mais cette année-là, il a confié la gestion des dossiers aux régions. Sauf qu’elles n’étaient pas prêtes et qu’en plus, elles devaient gérer en même temps leur fusion, et leur passage de 22 à 13 régions.

    Résultat, le traitement des dossiers a pris énormément de retard. C’est mécanique, moins de régions signifie plus de dossiers à traiter pour chacune d’entre elles. Comme l’Etat a, en plus, gardé l’autorité de déclencher les paiements, ça a rajouté une étape supplémentaire. Et cerise sur le gâteau, le logiciel informatique qui gère tout cela n’a pas fonctionné jusqu’à l’année dernière. Ainsi, aujourd’hui, 5.000 porteurs de projets, comme Bénédicte, attendent de l’argent qu’on leur a promis.

    #argent #territoire #ruralité


  • Des enfants emprisonnés à vie | Métro

    http://journalmetro.com/opinions/trajectoires/2048810/des-enfants-emprisonnes-a-vie

    Bravo à Andréane pour l’article.

    Cyntoia Brown avait 16 ans lorsque, en 2004, sans domicile ni argent, elle a été forcée à la prostitution par un proxénète surnommé Kut-Throat. Le soir du 5 août 2004, craignant pour sa vie, elle tire sur Johnny Allen, un homme de 43 ans à qui elle avait été vendue. Deux ans plus tard, sa sentence tombe : coupable de meurtre au premier degré et de vol. Elle devra purger une peine à vie, avec libération conditionnelle possible après 51 ans.

    La réalisation d’un documentaire sur Brown par PBS (2011), l’intérêt de certains législateurs et la médiatisation du cas ont permis une modification de la loi du Tennessee afin d’éviter qu’une personne de moins de 18 ans puisse être reconnue coupable de prostitution. Et pourtant, malgré ce changement législatif, la Cour suprême de l’État a jugé, en décembre 2018, que Brown devait servir 51 ans de prison avant d’être éligible à une libération conditionnelle.


  • Homo domesticus. Une histoire profonde des premiers États

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Homo-domesticus-Une-histoire-profonde-des-premiers-Etats

    À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands récits civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du nomadisme ni engendré l’agriculture sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».

    La première domestication, celle du feu, est responsable de la première concentration de population. La construction de niche de biodiversité par le biais d’une horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirables à l’intérieur d’un cercle restreint autour des campements. La cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des céréales et des légumineuses, à domestiquer des chèvres, des moutons, des porcs, des bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. (...)

    #James_C._Scott #histoire #anthropologie #Homo_sapiens #chasseurs-cueilleurs #agriculture #Mésopotamie #esclavage #État #empires_fantômes

    • Contre le blé, contre l’Etat, Joseph Confavreux

      L’anthropologue anarchiste James C. Scott publie un ouvrage détonnant qui, à l’appui des récentes découvertes de l’archéologie, remet en cause le grand récit civilisationnel fondé sur l’agriculture céréalière, la sédentarité et l’État.

      James C. Scott est éleveur de moutons et dit se sentir « personnellement offensé chaque fois qu’on cite les moutons comme synonyme de comportement conformiste de masse, de pusillanimité et d’absence d’individualité », alors que cela fait 8 000 ans que l’homme a sélectionné les moutons précisément pour les domestiquer et les rendre toujours plus dociles.

      James C. Scott est aussi un des anthropologues les plus singuliers du monde, auteur d’un travail au long cours sur les comportements infrapolitiques (Petit éloge de l’anarchisme), les logiques du pouvoir de l’État moderne (Seeing like a State) ou les peuples sans État, notamment ceux d’Asie du Sud (Zomia ou l’art de ne pas être gouverné).

      homo-domesticusSon dernier livre, que viennent de traduire les éditions La Découverte, s’intitule Homo Domestiscus. Une histoire profonde des premiers États, et combine ce qu’il a pu personnellement observer en matière de domestication des animaux ou des hommes avec des décennies de travail sur les rapports entre les marges et les centres, les nomades et les États, les gouvernés et les gouvernants, les prétendus barbares et les soi-disant civilisés.
      Il se nourrit, aussi et surtout, des récentes avancées de l’archéologie qui, grâce notamment à de nouvelles techniques de recherche, viennent de plus en plus souvent bousculer les savoirs solidifiés dans les livres scolaires et appris par des générations d’écoliers. La récente et impressionnante Histoire des civilisations, sous-titrée Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances, également publiée par les éditions La Découverte et codirigée par l’archéologue Jean-Paul Demoule, s’inscrivait aussi dans ce moment singulier où l’archéologie change notre regard sur le passé, et peut-être ainsi sur le présent.

      Homo domesticus assume d’être une synthèse, voire parfois une forme de braconnage sur des territoires qui ne sont pas ceux de l’anthropologue. Scott définit d’ailleurs lui-même son ouvrage comme le « rapport d’exploration d’un intrus ». Mais son sens du récit et son érudition tout-terrain rendent sa thèse principale très convaincante, tout en permettant au lecteur d’apprendre, au passage, pourquoi les chimpanzés ont un intestin trois fois plus grand que le nôtre, quel est le métabolisme du blé sauvage ou comment lire l’épopée de Gilgamesh…

      Cette thèse consiste à démonter le grand récit civilisationnel de la révolution néolithique et de l’essor de l’humanité, selon lequel « l’agriculture venait se substituer au monde barbare, sauvage, primitif, brutal et sans loi des chasseurs-cueilleurs et des nomades ». Pour l’anthropologue, même si l’on a longtemps supposé que « l’agriculture avait été un grand pas en avant pour l’humanité en termes de bien-être, de nutrition et de temps libre », initialement, « c’est plutôt le contraire qui est vrai ».

      L’hypothèse implicite que la récolte d’une culture plantée serait plus fiable que le rendement des espèces sauvages serait ainsi fausse, « dans la mesure où les espèces sauvages, par définition, ne sont présentes que sur des sites où elles peuvent prospérer ». Celles et ceux qui voient dans l’agriculture sédentaire un pas majeur dans l’avancée de la civilisation négligent en plus les « risques de crise de subsistance impliqués par un mode de vie sédentaire et par la nécessité concomitante de planter, de soigner et de protéger des espèces cultivées ».

      Les avancées récentes de l’archéologie révèlent que les chasseurs-cueilleurs n’avaient rien « de ces populations désemparées, mal nourries, toujours au bord de la famine, qu’imagine l’ethnologie populaire ». Et permettent de mieux comprendre que la « sécurité alimentaire des chasseurs-cueilleurs reposait précisément sur la mobilité et sur la diversité des ressources auxquelles ils avaient accès ».

      À partir du moment où l’on remet en question l’hypothèse fondamentale de la supériorité et de la plus grande attractivité de l’agriculture sédentaire par rapport à toutes les formes de subsistance antérieures, il devient clair, pour le chercheur, « que ladite hypothèse repose elle-même sur un présupposé plus profond et plus enraciné qui n’est, lui, pratiquement jamais remis en cause : à savoir que l’existence sédentaire serait elle-même supérieure et plus attrayante que les formes de subsistance fondées sur la mobilité ».

      51bn3kwdvel-sx329-bo1-204-203-200Dans ce livre, dont le titre original est Against the Grain : A Deep History of the Earliest States, Scott avance donc l’hypothèse du lien étroit entre les céréales et la constitution d’États jugés coercitifs par l’anarchiste qu’il est depuis des décennies. Pour lui, « seules les céréales sont vraiment adaptées à la concentration de la production, au prélèvement fiscal, à l’appropriation, aux registres cadastraux, au stockage et au rationnement ». Ce qui explique pourquoi l’économie de tous les États antiques reposait sur les céréales et pourquoi « l’histoire n’a pas gardé trace de l’existence d’États du manioc, du sagou, de l’igname, du taro, du plantain, de l’arbre à pain ou de la patate douce ».
      Il s’ensuit pour Scott que « l’émergence de l’État ne devient possible que lorsqu’il n’existe guère d’autres options qu’un régime alimentaire dominé par les céréales domestiquées ». La « clé du lien » entre l’État et les céréales serait donc le fait que « seules ces dernières peuvent servir de base à l’impôt, de par leur visibilité, leur divisibilité, leur “évaluabilité”, leur “stockabilité”, leur transportabilité. »

      « Myopie historique »

      À partir de là, James C. Scott juge donc qu’on surestime très largement la révolution néolithique qui « a entraîné un appauvrissement de la sensibilité et du savoir pratique de notre espèce face au monde naturel, un appauvrissement de son régime alimentaire, une contraction de son espace vital et aussi, sans doute, de la richesse de son existence rituelle ».

      arton2238-a8443Une surévaluation intimement liée à la manière dont les progrès de la civilisation ont été « codifiés par les premiers grands royaumes agraires ». Comme dans Zomia, l’anthropologue juge nécessaire de se départir de la « téléologie de l’État » et d’une « histoire stato-centrée ». Une histoire « impartiale » supposerait, selon lui, qu’on accorde à l’État « un rôle beaucoup plus modeste que celui qu’on lui attribue normalement », même s’il n’est pas étonnant que l’État ait fini par dominer les grands récits archéologiques et historiques.
      En effet, outre l’hégémonie de la forme État dans le monde actuel, « la majeure partie des recherches archéologiques et historiques dans le monde sont parrainées par l’État, ce qui en fait souvent une sorte d’autoportrait narcissique », écrit Scott, en notant qu’on a toujours privilégié l’excavation des grandes ruines historiques sur des indices plus faibles d’installation humaine, que les dernières techniques archéologiques permettent de mieux repérer.

      De plus, les « documents écrits sont invariablement produits par et pour l’État ». Même si bon nombre de peuples nomades connaissaient l’écriture, « ils écrivaient généralement sur des matériaux périssables (écorce, feuille, bambou, roseau) et pour des raisons étrangères aux préoccupations d’un État (comme mémoriser des sortilèges ou des poèmes d’amour) ».

      Décentrer ainsi l’Histoire pour éclairer les zones oubliées par les récits officiels permet notamment de montrer que l’émergence de l’État apparaît en réalité très longtemps après la naissance de l’agriculture sédentaire et ne lui est pas liée, même si cette forme d’organisation sociale demeure, en général, réticente aux zones humides, désertiques ou montagneuses.

      Scott rappelle à ce sujet que les premiers établissements sédentaires de l’histoire de l’humanité sont apparus dans des zones humides, dont le rôle a été largement sous-estimé, pour au moins trois raisons. D’abord en raison de « l’association presque irrésistible entre l’idée de civilisation et les principales céréales : blé, orge, riz et maïs ». Ensuite, parce qu’il s’agissait de cultures largement orales n’ayant laissé derrière elles aucun témoignage écrit. Enfin, parce que cette myopie historique vis-à-vis des sociétés des zones humides pourrait être liée à leur « incompatibilité écologique avec la centralisation administrative et le contrôle par le haut. Ces sociétés reposaient en effet sur ce qu’on appelle aujourd’hui des biens collectifs ou des communs – plantes, animaux et espèces aquatiques sauvages auxquelles toute la communauté avait accès. Il n’existait aucune ressource dominante unique susceptible d’être monopolisée ou contrôlée et encore moins taxée par un centre politique ».

      Décentrer l’histoire permet aussi de comprendre que les premiers États étaient, en réalité, non seulement très fragiles, mais éphémères et réversibles. « Dans la plupart des cas, les périodes d’interrègne, de fragmentation et de décadence étaient plus fréquentes que les phases de domination efficace et stable. » En outre, explique Scott, « dans une grande partie du monde, l’État, même lorsqu’il était robuste, n’était qu’une institution saisonnière. Récemment encore, en Asie du Sud-Est, pendant les averses annuelles de la mousson, il n’était guère capable de projeter sa puissance au-delà des murs du palais royal ».

      Pour l’anthropologue, il a existé plusieurs lignes de faille, « sous-produits de l’émergence de l’État lui-même », liées aux conséquences épidémiologiques de la concentration sans précédent des espaces cultivés, des humains et du bétail, ainsi que des parasites et agents pathogènes, liées également aux effets écologiques plus insidieux de l’urbanisme ou encore aux répercussions d’une agriculture reposant sur l’irrigation intensive et entraînant une déforestation et une salinisation des sols.

      Rompre ainsi l’hypnose provoquée par les récits « narrant la fondation d’une dynastie ou exaltant sa période classique, alors que les périodes de désintégration et de désordre ne laissent que peu ou pas de trace », permet notamment de saisir les nombreux « mouvements de fuite des territoires contrôlés par les premiers États en direction de leur périphérie ». Mouvements dont les traces, « dans la mesure où ils contredisent le récit qui met en scène l’État en tant que porteur de civilisation et bienfaiteur de ses sujets », sont « confinées dans d’obscurs documents juridiques ».

      La Grande Muraille sur le site de Mutianyu
      La Grande Muraille sur le site de Mutianyu
      Le lecteur apprend ainsi que la Grande Muraille de Chine servait tout autant à retenir les paysans Han et les contribuables qu’à faire obstacle aux incursions barbares. Ce fait que les premiers États n’aient pas réussi à retenir leur population est, pour Scott, le signe que « c’est seulement par le biais de diverses formes de servitude que les premiers États ont réussi à capturer et à fixer une bonne partie de leurs populations ».
      « Homo sapiens n’a-t-il pas lui-même été domestiqué ? »

      La mise en cause du récit traditionnel de la civilisation par James Scott n’est pas seulement, pour lui, un moyen de rendre justice à un passé moins linéaire que la vision que nous en avons d’habitude. Elle est aussi une façon de repenser le présent, et notamment le fait que nous acceptons comme quelque chose d’inévitable, voire de normal, de vivre dans des États inégalitaires et dont les premières fondations reposent sur la coercition et l’exploitation de leurs populations.

      41wndayie2l-sx303-bo1-204-203-200L’anthropologue réexamine ainsi « la conception de l’État chère à des théoriciens du contrat social tels que Hobbes et Locke, celle d’un pôle d’attraction irrésistible reposant sur la paix civile, l’ordre social et la sécurité personnelle ». Alors que, pour lui, la « formation des premiers États est pour une bonne part une entreprise coercitive », appuyée sur l’usage « extensif d’une main-d’œuvre servile » : prisonniers de guerre, semi-servage, esclaves, même si celui-ci était présent dans nombre de sociétés pré-étatiques.
      James C. Scott tient à réhabiliter des modes de vie classés comme « barbares » simplement parce qu’il refusaient les rets de l’État, et en particulier l’impôt, que le chercheur n’hésite pas à qualifier de « fléau » pour les populations intégrées aux premiers États, en évoquant les collectes en nature prélevées par l’État sous forme de céréales, de main-d’œuvre et de conscription.

      Il fait ainsi voler en éclats la ligne de démarcation censée passer entre les mondes dits barbares et les mondes prétendument civilisés, c’est-à-dire étatisés, notamment parce que les populations assujetties à l’État et les peuples sans État étaient en réalité des partenaires commerciaux naturels et fréquents, dont le négoce des peaux de castor des Amérindiens a été l’un des plus emblématiques. « Une telle symbiose engendrait une hybridité culturelle beaucoup plus intense que ce que la typique dichotomie “barbare-civilisé” pourrait laisser croire », écrit Scott.

      Pour lui, les « barbares » doivent davantage être compris comme les « jumeaux cachés de la civilisation », comme l’atteste notamment le fait qu’il est arrivé que ces derniers conquièrent l’État, comme ce fut le cas deux fois dans l’histoire de la Chine, avec la dynastie mongole des Yuan et la dynastie mandchoue des Qing, ainsi que dans celui d’Osman, le fondateur de l’Empire ottoman. Pour Scott, l’existence dite barbare a donc « été souvent plus facile, plus libre et plus saine que celle des membres des sociétés civilisées – du moins de ceux qui ne faisaient pas partie de l’élite ».

      À lire l’anthropologue, on peut même aller jusqu’à désigner « la longue période historique qui vit se côtoyer des États agraires relativement faibles et de nombreux peuples sans État, généralement équestres », comme un « âge d’or » des barbares, comparable à un moment où « le mouvement d’enclosure politique représenté par l’État-nation n’existait pas encore ». Pour lui, ces « barbares » étaient « presque à tous égards plus libres que les petits fermiers anglais de la fin du Moyen Âge et du début de l’ère moderne, dont on a tant vanté l’indépendance ».

      Ce détour par la proto-histoire est aussi, pour Scott, un moyen de réfléchir à la notion de domestication, et à la façon dont elle résonne aujourd’hui. Il rappelle en effet que le terme domestiquer est normalement considéré comme un verbe actif impliquant un complément d’objet direct. Mais, interroge-t-il, Homo sapiens n’a-t-il « pas lui-même été domestiqué, attelé au cycle interminable du labourage, du plantage, du désherbage, de la récolte, du battage, du broyage » ? Pour Scott, l’homme est quasiment devenu esclave des céréales, et a été domestiqué par son confinement, une plus forte densité démographique et de nouveaux modèles d’activité physique et d’organisation sociale…

      Ce qui interroge quand on sait que, par rapport à leurs ancêtres sauvages, les moutons ont connu une réduction de 24 % de la taille de leur cerveau au cours des 10 000 ans d’histoire de leur domestication ou que les furets ont des cerveaux 30 % plus petits que ceux des putois… « La réduction de la taille du cerveau et ses conséquences possibles semblent décisives pour rendre compte de la docilité des animaux domestiques en général », écrit James Scott, en se plaisant sans doute à imaginer ce que serait le cerveau d’un homme sauvage, en liberté et sans État.

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      PAR JOSEPH CONFAVREUX
      Cette plongée dans la profondeur de l’histoire est, enfin, un moyen pour Scott de reprendre à nouveaux frais une notion à la mode, qui a pu être féconde pour alerter sur notre destinée civilisationnelle, mais s’avère également sidérante, voire paralysante : celle d’effondrement. Pour Scott, « dans son usage non réfléchi, la notion d’effondrement désigne une tragédie civilisationnelle affectant un grand royaume antique et ses réalisations culturelles ». Elle pourrait pourtant signifier « simplement un retour à la fragmentation de leurs parties constitutives, quitte à ce qu’elles se fédèrent de nouveau ultérieurement ».
      À lire l’anthropologue, une bonne partie de ce qui, dans l’histoire, est passé pour un effondrement n’était en réalité qu’une désagrégation au sens propre du terme : la réduction d’entités politiques de grande taille mais fragiles, à leurs composantes plus modestes et souvent plus stables, mais aussi souvent plus justes politiquement et socialement.

      Scott va jusqu’à effectuer alors un curieux, mais osé, « plaidoyer pour l’effondrement », en faisant l’hypothèse que ce qu’on désigne encore comme des siècles obscurs, des périodes intermédiaires ou des âges sombres a « en fait suscité un net gain de liberté pour de nombreux sujets des États antiques et une amélioration général du bien-être humain ». Une histoire à méditer pour les collapsologues ou les déclinistes contemporains…

    • Super compte rendu. C’est vrai que l’observation des peuples sans États (aujourd’hui administrés avec d’autant plus de violence) laisse entrevoir tous les autres possibles. Clastres et Sahlins l’ont montré il y a plus de quarante ans. Mais la cuisine des peuples de la forêt ne fait pas rêver, les ingrédients sont variés mais leur agencement inexistant.

    • Je connais mal cette littérature, mais je suppose que ces théories ont été confrontées et confirmées par les récits qu’on a des sociétés de #chasseurs-cueilleurs plus récentes, comme par exemple les sociétés #autochtones nord-américaines ? On a des témoignages du 17ème siècle de colons européens, par exemple :

      Un Français au « Royaume des bestes sauvages »
      #Paul_Lejeune, Lux, le 8 janvier 2009
      https://www.luxediteur.com/catalogue/un-francais-au-royaume-bestes-sauvages

      #Canada #Lux @lux_editeur


  • Gilets jaunes à Bordeaux : un homme placé en coma artificiel, le préfet saisit l’IGPN
    Sud Ouest.fr - Publié le 14/01/2019 à 14h27. Mis à jour à 17h10 par Arnaud Dejeans et Aude Courtin.
    https://www.sudouest.fr/2019/01/14/gilets-jaunes-a-bordeaux-un-homme-place-en-coma-artificiel-les-medecins-son

    Olivier Beziade, 47 ans, père de trois enfants, a été blessé samedi lors de la manifestation à Bordeaux à l’angle de l’Apple Store rue Saint-Catherine. Sa femme témoigne. Le préfet a saisi ce lundi la police des polices

    Samedi, c’était la deuxième fois qu’il venait manifester à Bordeaux. Olivier Beziade, 47 ans, père de trois enfants et sapeur-pompier volontaire à Bazas (sud-Gironde) depuis 20 ans, a été blessé lors de l’acte IX des gilets jaunes.

    #maintien_de_l'ordre #violencespolicières #Bordeaux


  • Saône-et-Loire. Un SDF condamné à du sursis pour s’être servi dans les poubelles d’un magasin Atac
    https://www.ouest-france.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire-un-sdf-condamne-du-sursis-pour-s-etre-servi-dans-les-pou

    Un #SDF de 24 ans était jugé ce jeudi 4 janvier par le tribunal de Chalon-sur-Saône pour avoir volé de la nourriture dans les poubelles d’Atac, à Buxy, à deux reprises, les 28 décembre et 1er janvier, rapporte le Journal de Saône-et-Loire.

    #langage #insane #France


  • BFMTV réussit la rentrée politique de Marine Le Pen | Samuel Gontier
    https://www.telerama.fr/television/bfmtv-reussit-la-rentree-politique-de-marine-le-pen,n6090334.php

    Des sondages tout plein de “percées”, une tête de liste aux européennes qui cumule toutes les qualités, une rentrée médiatique parfaitement orchestrée : sur BFMTV, seuls Marine Le Pen et le Rassemblement national sont en mesure de s’opposer à Emmanuel Macron. Source : Ma vie au poste


  • Gilets jaunes : la Justice est là pour rendre la Justice. Pas pour rétablir l’ordre. - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2019/01/gilets-jaunes-justice-rendre-justice-retablir-lordre

    À lire intégralement !

    Que se passe-t-il dans la magistrature française ?
    Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois a instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a bien évidemment la stratégie du ministère de l’intérieur qui pousse à la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais malheureusement la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui désormais s’apparente à une répression de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles. Cravachés par Nicole Belloubet en personne (!) se déplaçant au tribunal de Paris un dimanche, et par les interventions permanentes de la place Vendôme voire de Matignon y compris des instructions individuelles pourtant interdites par la loi, les parquets déchaînés basculent avec zèle dans la répression de masse, font procéder à des arrestations souvent préventives, par milliers, défèrent également par milliers des gens devant les tribunaux, à l’aide de procédures d’urgence dans lesquelles par des réquisitoires violents, il demande des peines folles. Et de façon stupéfiante la magistrature du siège a accepté de rentrer dans cette logique et distribue en cadence des peines ahurissantes. Depuis le début du mouvement, plus de 5000 arrestations, 1000 condamnations, 350 personnes incarcérées sur la base d’incriminations parfois farfelues. Et avec des interprétations de la loi répressive souvent audacieuses pour ne pas dire plus. Désolé, mais ceci n’est pas de la justice, c’est de l’abattage.

    Et manifestement c’est loin d’être fini.


  • Un an après #Metoo, le monde du travail demeure-t-il une « zone de non droit » en matière de violences sexistes ?
    https://www.bastamag.net/Un-an-apres-Metoo-le-monde-du-travail-demeure-t-il-une-zone-de-non-droit-e

    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles semble avoir bien du mal à s’étendre au monde du travail. Avec une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail, les entreprises vont-elles rester une « zone de non droit » ? Si les confédérations syndicales se sont emparées du sujet et formulent de nombreuses propositions, les employeurs ne semblent pas pressés de combattre ces violences, d’autant qu’ils sont peu sanctionnés lorsqu’ils les couvrent. Les ordonnances travail prises en 2017 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Féminisme, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Discriminations, #Conditions_de_travail, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux


  • Cesare Battisti : ce que les médias ne disent pas | Wu Ming
    https://lundi.am/Cesare-Battisti-ce-que-les-medias-ne-disent-pas

    Après 37 années de cavale, l’ancien activiste italien a finalement été arrêté en Bolivie et est en cours d’extradition vers l’Italie. Le cas de Cesare Battisti est emblématique à de nombreux égards. Condamné en 1993 pour deux meurtres et complicité de deux autres assassinats commis en 1979 pendant les années de plomb, l’ancien militant des Prolétaires Armés pour le Communisme a toujours clamé son innocence. Jugé par contumace sur la base d’aveux de repentis et à partir de lois antiterroristes ahurissantes, il avait bénéficié jusqu’en 2004 de la « doctrine Mitterrand » qui offrait l’asile à tous les italiens ayant renoncé à la lutte armée et ne pouvant espérer bénéficier de procès équitables dans leur pays d’origine. En 2004, donc, et alors qu’il est devenu un écrivain reconnu à Paris, le gouvernement (...)


    • via FB
      9 janvier, 20:36

      Aujourd’hui, la porte-parole du parti majoritaire, La République en Marche, a demandé, via une procédure officielle, au Procureur de la République de me poursuivre et d’assurer ma détention pour avoir, selon elle, « armé les esprits », à travers notamment mon entretien avec Daniel Mermet, et avoir appelé à les « faire trembler ».

      Aurore Bergé est l’un des spécimens les plus catastrophiques de ce régime, s’étant construite une carrière à force de compromissions, soutenant Sarkozy avant de soutenir Fillon, Copé, Juppé, enfin Macron. Elle est l’incarnation de ce contre quoi le peuple s’est révolté.

      Ce qu’il se joue est d’évidence grave, et va bien au-delà de mon cas : outre l’écrasement du mouvement, l’objectif est de s’attaquer à un texte, Crépuscule, qui circule largement dans les réseaux macronistes, et dont je reçois tous les jours des retours sidérés, et contre lequel, faute de publication, ils ne peuvent s’élever. Bergé s’échine depuis des mois à travers tweets interposés à tenter de m’écraser.

      Je vais me battre et me défendre, car j’en ai les moyens. Mais tous les jours, à l’abattage, des personnes se font condamner sans avoir eu le temps d’organiser leur défense, pour assurer la survie d’un régime à l’agonie.

      Il y a eu 5 000 arrestations contre ce mouvement populaire. 10 morts. 1500 blessés. C’est en leur nom que je ne vais rien lâcher.

      Contre l’obscénité de ce pouvoir. Son indignité.

    • Retour sur une tentative de lynchage médiatique - ou quand le pouvoir indique ses cibles, et BFM se met en ordre de bataille. A méditer, notamment par rapport aux échanges précédents : voilà de quoi notre « liberté » se fait.
      Juan Branco

      « Aurore Bergé cristallise ce qui se fait de pire en politique : opportunisme, corruption, calomnie, vilenie, machiavélisme, morgue, carriérisme, bêtise, déraison, vice et népotisme . »

      « L’abruti Fuchs envoyé dans les cordes par Juan nous sort un magnifique point godwin comme le font toujours les crétins en marche quand ils sont pris intelligemment et qu’on ne leur a pas fourni les éléments de langage pour répondre … »

      https://www.youtube.com/watch?v=KaU_ifBPW8Y

    • Par aversion profonde pour le personnage j’ai cessé d’écouter Mermet bien avant qu’il ne quitte France Inter, cependant j’avoue que la fronde construite de Branco dans sa démonstration de l’immanquable chute des élites et du système politique de représentation est tout à fait jouissive.
      Au cours de l’interview je pensais à Raif Badawi.
      Et finalement, ça arrive, c’est ce que le régime ose demander, ils sont vraiment cinglés, l’arrestation de Branco pour une interview qui « arme les esprits », génial.
      Qu’ils osent arrêter Branco et ils sont finis.
      #liberté_d'expression

      https://yetiblog.org/crepuscule-par-juan-branco-1-celui-que-nous-nous-appretons-a-abattre-symbo

    • Références
      https://www.liberation.fr/france/2016/05/25/pourquoi-le-chomage-est-un-facteur-de-mortalite_1454788
      https://blogs.mediapart.fr/tristan-barra/blog/070917/derriere-les-chiffres-du-chomage-la-mort-de-milliers-de-personnes

      Le chômage tue aussi. Le 10 mai (2016), le Conseil économique, social et environnemental, s’est ému de « l’impact du chômage sur les personnes et leur entourage ». Selon le Cese, 10 000 à 14 000 décès seraient chaque année directement imputables au chômage . Ce chiffre est tiré d’une étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publiée en 2014. A titre de comparaison, les accidents de la route tuent 3 500 personnes par an.

      Penser à y ajouter les morts aux frontières.

    • « Les #giletsjaunes réclament un approfondissement démocratique majeur. Macron joue une verticale autoritaire du pouvoir très dangereuse. Son “grand débat” ne vise qu’à absorber et court-circuiter encore plus les intermédiaires existants. Pourtant tous inversent le débat.

      Il faut pourtant ouvrir les yeux : le danger est là, au coeur du pouvoir, et non dans sa périphérie. Cela fait depuis 16 mois que je préviens que l’élection de Macron ne pourrait déboucher qu’en une crise majeure. On ne se rend pas compte de la gravité de la situation.

      Je me suis engagé politiquement pour la première fois, et j’ai rompu avec ma classe sociale, pour prévenir et tenter d’éviter en 2017 ce qui m’apparaissait comme un danger d’effondrement majeur pour ce pays. Pas par adhésion ou ambition. Pour empêcher un effondrement.

      Il est grand temps d’ouvrir les yeux et de se mobiliser. Cet être va continuer jusqu’à nous effondrer. La seule solution apparait maintenant comme une dissolution laissant place à une constituante. Il faut le lui imposer, avant qu’il vrille, et le fasse payer au pays entier.

      J’ai étudié des années les violences de masse jusqu’à en faire mon sujet de thèse, traversé territoires et institutions pour les comprendre, produit des milliers de signes avec les meilleurs spécialistes pour les expliquer. Ce que j’écris, fait, n’est pas gratuit : il y a danger.

      Nulle partisanerie ici. Nulle volonté de remplacer Macron par qui que ce soit. De faire un “coup d’Etat”. C’est au contraire la seule façon de l’éviter. Nous devons nous reconstituer à temps, avant de nous effondrer ou voir, par un(e) apprenti dictateur, notre destin volé.

      Toute alternative - dissolution sèche, grand débat, réinauguration via les européennes, etc - ne fera qu’augmenter ces divisions, accroître le sentiment de trahison, renforcer les extrêmes et la factiosité. Macron ne peut plus réconcilier. Il doit partir avant de nous effondrer. »
      Juan Branco

      https://twitter.com/anatolium




    • Mais cette méthode qui consiste à remonter si loin dans le temps pour mieux critiquer le présent provoque chez moi trois types de malaise. Premièrement, elle mène souvent à l’élaboration de grandes théories historiques qui peuvent paraître originales et sophistiquées, mais qui m’apparaissent surtout simplistes et réductrices : on imagine que toute l’histoire de l’humanité procède toujours par les mêmes stades civilisationnels, avec les mêmes conséquences politiques, économiques, sociales et culturelles, voire anthropologiques et psychologiques. C’est vrai au sujet de l’État, du capitalisme, des rapports sociaux de sexe, etc. On devient alors aveugle à l’incroyable diversité d’expériences entre les communautés humaines aussi bien qu’à l’intérieur des communautés humaines, ce qui limite fortement la capacité de saisir et d’imaginer la pluralité extraordinaire des expériences humaines et notre plein potentiel.

      Deuxièmement, évoquer la préhistoire permet souvent de dire tout et son contraire, et donc d’élaborer de grandes théories qui se veulent explicatives, mais qui n’expliquent pas grand-chose… Vous avez d’ailleurs bien montré, dans votre analyse critique de la série télévisée « Aux origines de la civilisation », comment il semble facile de faire dire n’importe quoi aux « preuves » que l’on sélectionne dans la préhistoire humaine, soit pour prétendre expliquer l’apparition des villes, de la guerre et du commerce ou pour expliquer les extinctions d’espèces animales. Si j’aime bien prouver l’intérêt et l’importance de l’entraide — et de l’anarchisme — dans l’évolution humaine (voir L’entraide, de Pierre Kropotkine, ou La nature humaine, de Marshall Sallins), c’est alors préhistoire contre préhistoire, et on n’est guère plus avancé… Le même problème se pose avec les théories élaborées à partir des comportements des animaux : on choisit toujours l’espèce animale qui a le comportement qui correspond à la théorie que l’on défend, et l’on ignore toutes les autres espèces (parfois des milliers) dont les comportements contredisent notre théorie.

      Enfin et surtout, je crois que la posture la plus honnête face à la Préhistoire est de reconnaître qu’elle ne recèle aucune réponse à bien des questions que l’on se pose, comme celle de l’apparition de l’État, du capitalisme ou du patriarcat. Wiktor Stoczkowski a bien montré, dans son livre Anthropologie naïve anthropologie savante : De l’origine de l’Homme, de l’imagination et des idées reçues (2001), que ce qui reste de la Préhistoire ne nous permettra jamais de savoir réellement comment les hommes et les femmes expérimentaient l’amour, la sexualité, la « famille », l’élevage des enfants et comment se structurait la division sexuelle du travail, c’est-à-dire qui chassait, qui préparait les repas, qui s’occupait des malades et des enfants, etc. Les quelques ossements, statuettes et fresques de la Préhistoire ne permettent pas de saisir ces réalités complexes et sans doute changeantes au gré des situations et des événements dans telle ou telle communauté.