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  • Portugal : les drogues ne font plus la morale

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-mercredi-23-janvier-2019

    Le Portugal a décidé, en 2001, de dépénaliser l’usage de toutes les drogues. Une décision qui a conduit à la baisse drastique du nombre de toxicomanes car elle a permis, en cessant de les considérer comme des criminels, à les replacer dans des logiques d’accompagnement et de soin.

    #drogue #portugal


  • Toulouse-Blagnac: le scandale Macron - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240119/toulouse-blagnac-le-scandale-macron

    Décidée en 2014 par Emmanuel Macron, du temps où il était ministre de l’économie, la privatisation de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (SATB) n’aura été qu’une suite interminable de scandales. Et le dernier en date risque d’avoir un retentissement encore plus important que ceux qui l’ont précédé : les actionnaires chinois qui ont racheté à l’État 49,9 % du capital de la société ont en effet décidé de revendre leur part, et de faire au passage une belle galipette financière. Le bilan de l’opération de privatisation est accablant pour le chef de l’État, l’histoire s’apparentant à une opération de prédation sur un bien public.

    • Le journal La Dépêche a révélé, mardi 22 janvier, le projet des actionnaires chinois de la société Casil de rétrocéder pour 500 millions d’euros les 49,9 % des parts de la société de gestion qu’ils avaient acquis en avril 2015, lors de la privatisation voulue par Emmanuel Macron.

      L’actionnaire chinois a mandaté la banque Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse (par ailleurs coactionnaire du journal Le Monde), pour chercher un acquéreur au prix de 500 millions d’euros. Ici réside le premier scandale : l’#aéroport de #Toulouse-Blagnac – qui est un bien public, jouant un rôle économique majeur pour la région et ayant des enjeux environnementaux importants pour la ville et le département – va être l’objet d’une galipette financière insensée puisque, en moins de quatre ans, l’acquéreur qui avait déboursé 308 millions d’euros, espère engranger une plus-value de 192 millions d’euros.

      Ce premier scandale a deux facettes : d’abord cela suggère, si l’opération se fait à ce prix, que l’Agence des participations de l’État (APE), dirigée par Martin Vial, le conjoint de la ministre des armées Florence Parly, a bradé un patrimoine public, permettant à l’acquéreur de faire une plus-value peu après sur le dos des citoyens. Cela suggère ensuite – mais nous y reviendrons plus loin – que l’État s’autorise à vendre des biens publics sans se soucier que les acquéreurs puissent faire ensuite ce que bon leur semble de ce bien.

      Le scandale prend d’autant plus de relief qu’il intervient comme l’acte final d’une opération de prédation que l’on a vue venir depuis longtemps.

      Que l’on se souvienne des débuts de l’histoire. À la fin de l’année 2014, Emmanuel Macron décide que l’État cédera à la société Casil, contrôlée par des investisseurs chinois emmenés par Mike Poon, 49,9 % de la SATB. Et à l’époque, il fustige ceux qui dénoncent cette #privatisation (dont Mediapart !), en faisant valoir que cela… n’en est pas une ! En clair, l’opinion est invitée à comprendre qu’avec leurs 49,9 %, les investisseurs chinois seront des actionnaires importants mais minoritaires ; et que la société restera contrôlée en majorité par des actionnaires publics français, soit 25 % pour la chambre de commerce et d’industrie (CCI), 5 % pour la Région Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, 5 % pour le département de la Haute-Garonne, et 5 % pour Toulouse Métropole ; le solde, soit 10,1 %, étant détenu par l’État français.

      Cette promesse-là, Emmanuel Macron la répète en boucle. Ainsi lors d’un entretien avec La Dépêche, le 4 décembre 2014 : « Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital dans laquelle les collectivités locales et l’État restent majoritaires avec 50,01 % du capital. On ne vend pas l’aéroport, on ne vend pas les pistes ni les bâtiments qui restent propriété de l’État. […] Nous avons cédé cette participation pour un montant de 308 millions d’euros », dit le ministre de l’économie. Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron hausse même le ton : « Celles et ceux que j’ai pu entendre, qui s’indignent de cette cession minoritaire de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse, ont pour profession d’une part d’invectiver le gouvernement et d’autre part d’inquiéter les Français », déclare-t-il, en marge du congrès de l’Union nationale des professions libérales.

      Mais peu après, Mediapart apporte la preuve qu’Emmanuel Macron ment. Notre enquête a révélé qu’un pacte secret d’actionnaires avait été conclu et qu’il liait l’État non pas aux collectivités publiques régionales et locales, mais aux investisseurs chinois. Nous avons publié les principaux extraits de ce pacte d’actionnaires que l’État avait conclu secrètement avec la société Casil (lire Privatisation de l’aéroport de Toulouse : Emmanuel Macron a menti et Aéroport de Toulouse : les preuves du mensonge), et qui fait apparaître des dispositions stupéfiantes.

      Ainsi, il est prévu que la SATB sera supervisée par un conseil de surveillance de quinze membres, dont deux désignés par l’État et six désignés par l’investisseur chinois, selon la disposition « 2.1.2 » du pacte. Autrement dit, ces huit membres du conseil de surveillance, liés par le pacte, garantissent aux investisseurs chinois minoritaires de faire strictement ce qu’ils veulent et d’être majoritaires au conseil de surveillance.

      Le point « 2.1.3 » du pacte consolide cette garantie offerte aux investisseurs chinois, puisqu’il y est précisé que « l’État s’engage à voter en faveur des candidats à la fonction de membres du conseil de surveillance présentés par l’Acquéreur, de telle sorte que l’Acquéreur dispose de six (6) représentants au Conseil de surveillance ».

      Mais il y a plus grave. Au point « 2.2.2 », l’État donne la garantie quasi formelle à l’investisseur chinois, aussi minoritaire qu’il soit, qu’il pourra décider strictement de ce qu’il veut et que la puissance publique française ne se mettra jamais en travers de ses visées ou de ses projets : « L’État s’engage d’ores et déjà à ne pas faire obstacle à l’adoption des décisions prises en conformité avec le projet industriel tel que développé par l’Acquéreur dans son Offre et notamment les investissements et budgets conformes avec les lignes directrices de cette Offre. » Bref, les investisseurs chinois avaient carte blanche pour faire ce qu’ils voulaient.

      Depuis cette révélation par Mediapart, le ministère des finances a continué de garder le secret sur ce pacte et ne l’a jamais rendu public dans sa version intégrale.

      À ce premier scandale est ensuite venu s’en greffer d’autres. On a ainsi appris que le principal dirigeant du consortium chinois contrôlant la société Casil, Mike Poon, était impliqué en Chine dans un retentissant scandale de corruption et qu’il était en fuite (lire L’aéroport de Toulouse barbote toujours dans un climat de scandale).

      Un an et demi plus tard, le #mensonge d’Emmanuel Macron prend un caractère public. À l’occasion du vote que l’État émet lors d’une assemblée générale des actionnaires d’ATB, il affiche qu’il a bel et bien pactisé avec l’actionnaire chinois, même quand celui-ci a voulu siphonner les réserves de l’entreprise pour se servir un dividende exceptionnel (lire ici).

      Cette histoire de dividende donne lieu, au printemps 2016, à de longues semaines de conciliabules discrets qui inquiètent ceux des élus locaux attachés à la défense de l’intérêt général. À l’époque, les investisseurs chinois font savoir qu’ils entendent décider du versement d’un dividende aux actionnaires de la société. Au début, ils placent la barre très haut : selon nos informations, aux alentours de 50 millions d’euros.

      La somme indigne de nombreux responsables des collectivités qui figurent parmi les actionnaires historiques. Il faut en effet savoir que la société de gestion est profitable depuis longtemps, à hauteur environ de 5 millions d’euros par an, et qu’elle a eu la prudence de distribuer chaque fois seulement la moitié de ces gains à ces actionnaires, mettant en réserve l’autre moitié, pour faire face aux investissements futurs. Au fil des ans, cette autre moitié a donc fini par constituer un fonds de réserve de plus de 67 millions d’euros à la fin de l’exercice de 2015.

      En exigeant le versement d’un dividende de 50 millions d’euros, les investisseurs chinois ont donc suscité beaucoup d’émoi parmi les collectivités locales concernées. Car cela veut clairement dire que Casil ne tient pas sa parole : après avoir annoncé, lorsqu’elle était candidate pour la privatisation, qu’elle serait non pas un investisseur financier soucieux de profitabilité de court terme mais un investisseur responsable préoccupé des logiques de long terme, la société des investisseurs chinois montre qu’elle veut tout bonnement se « payer sur la bête » et siphonner les réserves de l’entreprise (lire ici).

      L’affaire s’est donc envenimée, et Casil est finalement obligée de transiger, ramenant la ponction sur les réserves à un peu moins de 20 millions d’euros. Ce qui constitue, envers et contre tout, le second scandale dont Emmanuel Macron porte l’entière responsabilité : les caisses d’une entreprise publique ont été partiellement vidées par un investisseur se comportant comme un fonds rapace, sitôt la privatisation effectuée.

      Et chaque année, par la suite, les acquéreurs chinois ont répété l’opération, continuant à piocher dans les réserves de l’entreprise, au risque de mettre en danger les investissements nécessaires à l’avenir : 7,7 millions de dividendes pour l’exercice clos en 2016, après 19,9 millions d’euros pour 2015 et seulement 2,4 millions pour 2014.

      Ces scandales, contre lesquels s’est constamment dressé un « Collectif contre la privatisation », ont fini par avoir un large écho. Et les faits révélés par Mediapart ont, par la suite, été confirmés par de nombreux rapports publics.

      Il y a d’abord eu un rapport sur « Le processus de privatisation des aéroports de Toulouse, Lyon et Nice », publié en octobre 2018 par la Cour des comptes. Stigmatisant « l’échec de la privatisation », les magistrats financiers n’ont pas de mots assez durs contre l’opération de privatisation, faisant en conclusion ces constats : « Le processus choisi a révélé de graves insuffisances : les critères de recevabilité des candidats étaient peu exigeants et limités à leur capacité financière, l’APE ayant choisi de ne pas exiger d’expérience en matière de gestion aéroportuaire ; elle a, par ailleurs, insuffisamment associé, et de manière trop tardive, les autres administrations de l’État, notamment la DGAC. De fait, l’acquéreur retenu a suscité des inquiétudes, en raison de son absence d’expérience en matière de gestion aéroportuaire, de son manque de transparence financière et de ses liens avec la puissance publique chinoise. »

      Un autre rapport public, réalisé par l’Assemblée nationale avec la député (PS) Valérie Rabault pour rapporteure, aboutit à des conclusions tout aussi sévères : « Ainsi, le montant de dividende par action au titre de l’exercice 2015 (versé en 2016) a été multiplié par 8 par rapport à celui versé au titre de l’exercice 2014 (payé en 2015), sans qu’évidemment les résultats financiers de la société ne suivent une telle évolution. Pour l’exercice 2016, le niveau de dividende par action est 3 fois celui de 2014. Au titre de l’exercice 2017, le montant de dividendes voté lors de l’Assemblée générale serait de 13,8 millions d’euros, ce qui représente un dividende de 93 euros par action, selon le calcul de la rapporteure spéciale. Ce montant est ainsi quasiment 6 fois celui de 2014, cette évolution étant sans commune mesure avec l’évolution des résultats. »

      Et ce rapport se concluait par ce constat, en forme de réquisitoire contre la privatisation Macron : « Au final, la rapporteure spéciale observe que les versements de dividendes semblent occuper une place centrale dans la stratégie de la société ATB, au détriment d’une vraie politique de développement de l’aéroport de Toulouse Blagnac. »

      Le fait que, après tant de péripéties, cette privatisation se conclue par une énième galipette financière et la cession par Casil de ses parts est évidemment logique mais choquant. Car dans cette affaire, de bout en bout, c’est la spéculation qui aura été le fil conducteur du récit : le ministre de l’économie s’est comporté comme un banquier d’affaires ; et un bien public a été vendu à l’encan, au profit d’investisseurs cherchant constamment des gains rapides.

      Car il y a dans cette affaire au moins une certitude : ce gâchis n’est pas le produit d’une cascade de malchances ou de maladresses. C’est la conséquences évidente d’une politique délibérée, transformant l’APE en une sorte de banque d’affaires, assez semblable aux banques d’affaires privées, suivant une seule logique, celle des forces de l’argent.

      De cela, il y a de nombreux indices. D’abord, toutes les privatisations des aéroports menées par Emmanuel Macron ont conduit à des dérives de ce type. Dans le cas de la privatisation de l’aéroport de Nice, Martine Orange a ainsi révélé cette histoire ahurissante : ancien directeur adjoint de cabinet de Christine Lagarde puis conseiller économique de Nicolas Sarkozy, Emmanuel Moulin, qui est à l’origine issu de la direction du Trésor, choisit le grand large du privé après la présidentielle de 2012. Et il rejoint la banque d’affaires italienne Mediobanca, comme secrétaire général. À partir de son arrivée, la banque d’affaires voit toutes les portes de l’État s’ouvrir. En 2017, Mediobanca se classe au troisième rang des banques conseils de l’État, juste derrière Rothschild, comme l’a révélé un autre rapport de la Cour des comptes.

      Or qui l’APE prend-elle comme banque conseil pour la privatisation de l’aéroport de Nice, qui intervient après celle de Toulouse ? La même banque Mediobanca. Plus grave : le rapport de la Cour des comptes évoqué plus haut révélera que cette banque est en outre actionnaire minoritaire du consortium qui remporte… la privatisation de l’aéroport. En somme, la banque qui conseille l’État est du côté du vendeur, mais elle fait aussi partie… des acheteurs ! Un #conflit_d’intérêts qui n’empêchera pas Emmanuel Moulin de revenir à Bercy : directeur de cabinet du ministre des finances Bruno Le Maire, il pilotera les futures privatisations, dont celle d’Aéroports de Paris (ADP). L’affairisme autour de l’aéroport de Toulouse est en somme le prélude de celui autour de l’aéroport de Nice ; et cela pour une bonne raison : la start-up nation d’Emmanuel Macron est passée par là, instaurant une confusion généralisée entre l’intérêt général et les appétits privés. Et ce qui est vrai des concessions aéroportuaires l’est tout autant, sinon plus, des concessions autoroutières.

      Une sorte de triste jurisprudence toulousaine s’est donc instaurée. Et c’est aussi pour cela qu’il importe maintenant de savoir si les investisseurs chinois pourront faire la dernière galipette financière à laquelle ils songent, ou si l’intérêt général finira par reprendre le dessus. Car même si la privatisation est bien consommée, il n’y a aucune fatalité à ce que les spéculateurs aient le dernier mot.

      Beaucoup de citoyens qui vivent à Toulouse ou dans sa région l’ont compris : cette privatisation est hautement impopulaire. Le combat du Collectif contre la privatisation, regroupant de nombreuses associations démocratiques et syndicats (voir ci-contre sa première réaction), risque donc de peser fortement dans une région où les gilets jaunes ont aussi des troupes nombreuses.

      Mais dans la nouvelle bataille autour de Toulouse-Blagnac qui va s’ouvrir, les opposants à la privatisation ont aussi de lourds arguments de droit à faire valoir. On oublie trop souvent – et les responsables politiques les premiers, surtout quand ils sont au pouvoir – qu’il existe tout un arsenal juridique très sophistiqué permettant « la résiliation unilatérale par l’administration des marchés publics ou des contrats de concession » – cette formulation est même le titre d’une note de la direction des affaires juridiques de Bercy.

      En certains cas, la résiliation peut ouvrir droit à une indemnisation, mais en d’autres cas non. « L’autorité concédante pourra procéder à la résiliation du contrat en cas de faute du concessionnaire alors même que cette possibilité n’aurait pas été envisagée dans le contrat », dit cette note, qui cite à l’appui une décision du Conseil d’État (7 décembre 2012, commune de Castres n° 351752) qui a fait jurisprudence : « En l’absence même de stipulations du contrat lui donnant cette possibilité, le concédant dispose de la faculté de résilier unilatéralement le contrat pour faute et sans indemnité. »

      Dans le cas présent, n’est-ce pas la solution qui devrait s’imposer à l’État, pour mettre fin aux spéculations de ce fonds rapace ? Dans un pays respectueux des règles de l’État de droit et attaché à la défense de l’intérêt général, c’est assurément cette voie-là qui serait explorée…



  • Holi : la startup française qui avait levé 800 000 € sur Kickstarter pour un réveil s’est volatilisée - Business - Numerama
    https://www.numerama.com/business/457275-holi-la-startup-francaise-qui-avait-leve-800-000-e-sur-kickstarter-

    Depuis ce mardi 22 janvier au matin, Numerama a en effet pu constater que l’entreprise a effectué un grand nettoyage. Son site internet principal est hors service, tout comme ses profils sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. La messagerie du numéro de téléphone de la startup est quant à elle pleine : il est impossible d’y laisser un message.

    Il n’est pas rare que des projets financés par campagne participative n’arrivent pas à être concrétisés, et Kickstarter s’en dédouane aisément dans ses règles d’utilisation : « Kickstarter ne rembourse pas. Les transactions se font entre les contributeurs et les créateurs directement. Pour obtenir un remboursement, allez directement contacter le créateur du projet. »

    De son côté, Holi, ou plutôt FiveFive, du nom de son entreprise-mère, est officiellement déclarée en cours de liquidation, ce qui lui permet d’éviter la responsabilité de rembourser les utilisateurs qui ont réalisé des pré-commandes.



  • Des débats vraiment faux ou faussement vrais | Pierre Bourdieu
    http://lmsi.net/Des-debats-vraiment-faux-ou

    Alors qu’Emmanuel Macron lance un grand « débat » en guise de réponse au mouvement des gilets jaunes, il nous a semblé utile de reproduire ce texte paru dans Sur la télévision, et consacré aux « débats de société » tels que les médias audiovisuels les conçoivent et les mettent en scène. Certains des « invités permanents » (et notamment Luc Ferry et Alain Finkielkraut...) sont, vingt ans après, hélas les mêmes que ceux qu’évoque Pierre Bourdieu. Mais ce qui a hélas encore moins changé, c’est la structure et la scénographie de ces débats doublement « faux » : par leur objet (des faux problèmes, ou pire : des vrais problèmes mal posés) et par leurs dispositifs de verrouillage de la parole... auxquels s’ajoutent désormais les milliers de policiers mobilisés à chaque moment de ce « grand débat national ». Source : Les (...)




  • Suspicion de manipulation d’appels d’offres à la SNCF : « Je suis prêt à témoigner devant un tribunal » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/economie/suspicion-de-manipulation-d-appels-d-offres-a-la-sncf-je-suis-pret-a-temo

    Selon Gilles Ancel, les malversations ont commencé après la signature du contrat entre la SNCF et IBM : « La compagnie avait gagné le marché de transport d’IBM. En contrepartie, il fallait qu’IBM ait celui de notre informatique, assure le cheminot de 57 ans. La filiale Stelsia a été créée pour contourner les règles de la commande publique et donner les commandes à IBM, sans appels d’offres. Quand la direction de la SNCF dit le contraire, elle ment. Tous les acheteurs de cette époque peuvent en témoigner. »

    Des preuves matérielles, Gilles Ancel le reconnaît, il n’en possède pas. « Mais que la justice aille contrôler les comptes du service achat. Tout y est. On m’a fait acheter de gré à gré pour environ 16 millions d’euros de logiciels à IBM. Non seulement, c’était illégal, je le disais à ma hiérarchie, mais en plus nous n’avions pas besoin de ces logiciels. »

    #corruption


  • Lasagnes à la viande de cheval : six ans après, les fraudes alimentaires se poursuivent
    https://www.bastamag.net/Lasagnes-a-la-viande-de-cheval-six-ans-apres-les-fraudes-alimentaires-se

    De la viande de cheval dans des lasagnes « pur boeuf » ! En février 2013, ce scandale alimentaire défraie la chronique. Depuis six ans, bien d’autres affaires ont éclaté, comme celle du fipronil, cet insecticide retrouvé dans les œufs. A chaque fois, la même promesse des gouvernements : résoudre les failles dans les systèmes de contrôle européens sur la sécurité alimentaire. Alors que le procès Spanghero se déroule jusqu’au 13 février, des chevaux impropres à la consommation humaine continuent aujourd’hui (...)

    #Décrypter

    / #Politique, Santé , Menaces sur la #Santé_publique, #Enquêtes, #Alimentation, A la une

    #Menaces_sur_la_santé_publique


  • Du glyphosate et des substances chimiques dangereuses dans les couches jetables pour bébés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/22/du-glyphosate-et-des-substances-chimiques-dangereuses-dans-les-couches-jetab

    Dans un rapport inédit publié mercredi 23 janvier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alerte sur « la présence de différentes substances chimiques dangereuses dans les couches jetables qui peuvent notamment migrer dans l’urine et entrer en contact prolongé avec la peau des bébés ».

    La liste est aussi longue qu’inquiétante. L’Anses a identifié une soixantaine de substances chimiques, dont du glyphosate, le fameux herbicide de Monsanto. Mais aussi des pesticides interdits depuis plus de quinze ans, comme le lindane, le quintozène ou l’hexachlorobenzène. Mais aussi de nombreuses substances parfumantes, comme l’alcool benzylique ou le butylphényl. Des polychlorobiphényles (PCB), des dioxines, des composés organiques volatiles (naphtalène, styrène, toluène, dichlorobenzènes, etc.) ou encore des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), que l’on retrouve habituellement dans la fumée de cigarette ou des moteurs diesel.

    #paywall

    • Des « dépassements des seuils sanitaires » (calculés notamment sur la base des valeurs toxiques de référence) ont été mis en évidence pour plusieurs substances, dans des conditions d’usage dit « réalistes », soit un total d’environ 4 000 couches utilisées pour un enfant entre 0 et 3 ans. Il s’agit de substances parfumantes (butylphényl methylpropional ou Lilial®, hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde ou Lyral®), de nombreux HAP, comme le benzo(a)pyrène, des dioxines, furanes et PCB-DL.

      Des résultats qui font conclure aux experts de l’Anses qu’« il n’est pas possible d’exclure un risque sanitaire lié au port des couches à usage unique ». Aussi, l’Agence recommande d’éliminer ou de réduire au maximum la présence de ces substances dans les couches jetables. Elle préconise également de renforcer leur contrôle sur le marché et appelle à un cadre réglementaire plus restrictif pour ces produits.


  • Oxfam s’est trompé, les inégalités sont un bienfait pour l’humanité - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/oxfam-sest-trompe,-les-inegalites-sont-un-bienfait-pour-lhumanite,n6102388.

    Lundi dernier, les meilleurs économistes de LCI et de BFMTV décryptaient les rapports publiés par Oxfam et Attac, deux officines d’extrême gauche notoirement altermondialistes et anticapitalistes. Ils en ont brillamment démontré l’inanité. Car l’extrême fortune des plus riches milliardaires est naturellement proportionnelle à leur incommensurable génie. En outre, elle bénéficie à (presque) toute l’humanité.


    • Peut-être effectivement de tels discours sont-ils devenus si communs, et pas seulement dans cet hebdomadaire, qu’on s’y tromperait. C’est précisément ce que je voulais démontrer. Ironie des choses, L’Obs s’apprête à publier un dossier pour défendre l’humour et la liberté de pensée contre les pisse-froids et les censeurs, mais sans ma tribune. Cela en dit long. Mieux vaut en rire ; mais ce n’est pas drôle.

      #humour_dominant #ironie #politiquement_correct #Éric_Fassin

    • Il y a un lien direct avec la théorie des 200% qu’explique Jérémy Ferrari dans les vidéos que j’ai mis l’autre jour :
      https://seenthis.net/messages/750948

      Il y explique que si dans un texte d’humour tu dis des choses pourries à 80% ou même à 100%, il y a un doute, car un raciste, un mascu, etc, pourraient dire la même chose. Mais si tu dis des trucs choquants à 200% alors là, ce n’est plus crédible, il n’y a plus de doute, ça en devient absurde, et donc drôle.

      Le rapport avec Fassin, c’est que ces chiffres de 80, 100, 200, ne sont évidemment pas objectifs et permanents : ces niveaux sont culturels, ils dépendent de l’époque donnée et à qui tu t’adresses. À tel moment, une phrase va paraitre immédiatement choquante par rapport aux idées communes, et un jour peut-être, elle le sera moins.

      C’est exactement ce que prouve Fassin : toutes les phrases qu’il écrit auraient été du 200% il y a quelques décennies dans un journal à peu près « de gauche », et donc personne n’aurait pris ça au sérieux, tout le monde aurait trouvé ça drôle ! Mais de nos jours, ce qu’il a écrit correspond à du 100% et donc les éditeurs ont peur que les lecteurs se trompent parce que ça semble plausible désormais.

    • De prime abord, je n’adhère pas non plus, mais je comprends l’expérience, et j’applaudis à sa réussite (pas drôle du tout en effet).

      De base, le concept « politiquement correct » est foireux. Alors en faire tout un article... dans un journal qui se veut « de gôche »... c’est fait pour quoi, sinon continuer à alimenter le goubliboulga idéologique des fameux pourfendeurs de « politiquement correct » ?



  • Des militants déguisés en loups s’invitent à Davos pour protester contre les « tribunaux d’arbitrage » du RDIE
    https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les-banques-et-les-transnationales/article/des-militants-deguises-en-loups-s-invitent-a-davos-pour-protester-cont

    Des militant·e·s déguisé·e·s en loups se sont invité·e·s dans les rues de Davos, en marge du Forum économique mondial, pour protester contre le droit des entreprises à poursuivre les gouvernements en justice dans le cadre des dispositions controversées du mécanisme de règlement des différends entre Investisseurs et États (RDIE ou ISDS en anglais). Cette action s’est déroulée le 23 janvier à 13 h. Source : Attac



  • Mère célibataire, héroïne (éphémère) des ronds-points | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/172545/gilets-jaunes-meres-celibataires-conditions-vie-isolement

    Fin novembre, sur les ronds-points investis par les « gilets jaunes », figuraient beaucoup de femmes élevant seules des enfants, un phénomène très contemporain et en expansion. La France compte aujourd’hui deux millions de familles monoparentales (dans quatre cas sur cinq, c’est une femme qui est chef de famille) et celles-ci représentent 23% des familles contre 9% en 1975.

    Indirectement, donc, cette mobilisation a fourni un visage à ces profils bien cernés par les statistiques, mais mal connus. Le sujet des mères célibataires est monté en épingle dans les médias depuis une vingtaine d’années, notamment dans les fictions télévisées, sous la bannière de l’émancipation féminine, avec l’image flatteuse de la femme cadre qui se bat et qui gagne sur tous les fronts.

    Or, dans la « vraie » réalité, c’est plutôt une femme isolée subissant de difficiles conditions de vie, autant matérielles que psychologiques. De ce point de vue, elle incarne bien les catégories modestes se démenant dans le quotidien pour tenir la tête hors de l’eau, qui ont, dans un premier temps, posé les pierres de la protestation –par la suite le mouvement s’est masculinisé au fil de sa radicalisation.

    Dans un roman rédigé au scalpel sociologique, Tenir jusqu’à l’aube, Carole Fives décrit cette situation avec pour trame dramatique le vol de liberté culpabilisé que son héroïne opère la nuit en déambulant dans Lyon, après avoir endormi son fils de deux ans –après avoir lu une histoire, tenu la main, câliné, installé le stroboscope de la veilleuse lapin, un patient rituel qui, théoriquement, garantit un premier sommeil profond. « La porte d’entrée qu’elle referme derrière elle. Dans le hall, l’éclairage automatique se déclenche. Il y a encore tant de monde dehors. Un grand vent frais. Marcher, juste, marcher. À peine le tour du pâté de maison. »

    Cette mère célibataire est étranglée par les problèmes économiques. Le loyer du petit appartement est devenu trop cher pour elle depuis que le père de l’enfant est parti sans laisser d’adresse, et toute possibilité de déménagement tiendrait du miracle, car elle-même n’offre pas de garanties financières suffisantes.

    Graphiste en statut d’autoentrepreneur, elle travaille chez elle alors qu’elle s’occupe intégralement de l’enfant, n’ayant pas obtenu de place en crèche ; « d’autres femmes, bien plus prévoyantes, s’y étaient prises des mois avant l’arrivée de l’enfant, dès sa conception ! Elle, elle débarquait d’on ne sait où, et surtout : elle n’était pas salariée ».

    Ce roman témoigne de la quadrature du cercle à laquelle est confronté le parent isolé : difficulté de logement dû à un rétrécissement des revenus quand prend fin ce que l’Insee nomme sans sentimentalité la redistribution privée –la mise en commun des ressources au sein d’un couple– ; difficulté de l’emploi, quand disparaît la flexibilité d’organisation pour assurer la parentalité que permet (théoriquement) le couple moderne ; tracas administratifs –même si le système socio-fiscal français essaie de compenser la perte de revenus par diverses allocations.

    En 2017, les femmes seules avec une ou plusieurs personnes à charge représentent 35% des bénéficiaires du RSA.

    L’Observatoire des inégalités dépeint la condition sociale la plus courante de ces mères isolées : « Le niveau de vie médian mensuel des familles monoparentales (1.184 euros en 2014 pour un équivalent adulte) est inférieur de 30% à celui des couples avec enfants (1.712 euros, toujours pour un équivalent adulte). Ces familles représentent près d’un quart de la population pauvre. »

    Précarité de l’emploi, temps partiel subi, appartenance aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées, les femmes seules avec enfants cumulent les handicaps. Près du tiers d’entre elles occupent des emplois qualifiés mais aux revenus modestes, avec une surreprésentation du personnel hospitalier (aides-soignantes, infirmières, agentes hospitalières) et des soins à la personne à domicile. Elles sont en général moins diplômées que la moyenne : 26% d’entre elles ont un niveau d’étude supérieur au bac, contre 40% pour les mères en couple, 30% d’entre elles n’ont au mieux que le niveau du brevet, contre 20% pour les mères en couple. Autre donnée : en 2017, les femmes seules avec une ou plusieurs personnes à charge (pour la plupart un ou plusieurs enfants) représentent 35% des bénéficiaires du RSA.

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    Désert social

    « Vous ne pouvez pas savoir ce que l’on vit », ont répété sur des chaînes d’information plusieurs mères en solo. La solitude, c’est l’aspect le plus indicible du quotidien du parent célibataire, ce qu’aucun chiffre n’arrive à capter et dont seul un écrivain peut rendre compte. La charge mentale qu’implique le soin d’un enfant, sans relais d’une autre personne ou d’une institution, est finement dépeinte dans le roman de Carole Fives : l’héroïne s’est installée dans une ville qu’elle ne connaît pas pour suivre le père de l’enfant et son propre père, sa seule parenté au demeurant, habite loin et ne l’aide qu’à l’occasion.

    L’inclination commune vis-à-vis de ces mères isolées n’est pas la mansuétude ou la solidarité, mais plutôt l’idée que ce « c’est la faute à pas de chance », ou « qu’elle l’a bien cherché » et que sa progéniture va subir un déficit d’éducation. Une famille de son immeuble, ainsi, espace ses invitations, pour éviter que ses enfants ne fréquentent son petit garçon.

    Dans ce désert social, internet devient alors son meilleur ami pour conseiller et aider à régler les innombrables interrogations qui surviennent : suivre et accompagner le développement de l’enfant, maladies infantiles, astuces pour acheter moins cher ou accéder gratuitement à certains services, ou renégocier les contrats d’eau et électricité, etc.

    Apporter à l’enfant les éléments du bien-être selon les préceptes de la pédiatrie moderne (outre la protection affective et la complicité, les activités d’éveil, une nourriture saine, de l’exercice, des promenades et la fréquentation des jardins publics qui permet les contacts avec d’autres bambins) absorbe toutes ses journées et elle ne connaît de répit que quand il dort. Siestes et nuits sont mises alors à profit pour satisfaire les quelques contrats de graphiste qu’elle arrive à décrocher.

    Le budget est calculé à l’euro près, elle doit à de nombreuses reprises discuter de ses découverts avec sa conseillère bancaire (celle-ci, elle-même divorcée, entend surtout lui donner des conseils pour « faire payer » son ex-compagnon et lui indique comment monter un dossier avec un avocat), inutile de songer un seul instant à prendre une heure de baby-sitter pour s’accorder un loisir. Elle imagine alors ce que serait une vie dite « normale » : « Travailler, se préparer une retraite à peu près digne, dormir sept heures d’affilée, retrouver une vie sociale, faire du sport, aller au cinéma, lire et bien sûr, rêver… » Un modèle conforme à celui étalé dans tous les magazines.

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    Statut temporaire

    Dans ce contexte monacal, mère et fils sont accrochés l’un à l’autre par un lien fusionnel et par touches, on les voit progresser ensemble vers un mieux-être et une certaine maîtrise de la situation, le récit se déroulant sans misérabilisme, ponctué de touches d’ironie.

    Elle finit par décrocher une place en crèche, mais très loin de chez elle, ce qui engendre près d’une heure de trajet, elle peaufine son site internet, rappelle d’anciens clients, obtient un contrat d’une ancienne collègue « qui vient de lancer sa boîte », récupère sa vie et, cahin-caha, « redevient quelqu’un ». L’enfant grandit, « de plus en plus beau, de plus en plus rayonnant. C’est un mystère, cette beauté au milieu de tant de dureté… »

    En moyenne, 10% des enfants de moins de 18 ans de parents séparés ne revoient jamais leur père.

    Le point aveugle du récit, et finalement le plus poignant, c’est la recherche du père. L’enfant le réclame, la mère entame des démarches après d’un avocat pour le retrouver : « Elle, ce qu’elle voulait, plutôt que de l’argent, c’était que le père voie son fils. Comment amener un père à reprendre contact avec son fils ? »

    En moyenne, 10% des enfants de moins de 18 ans de parents séparés ne revoient jamais leur père : la proportions de pères « désengagés » est la plus forte chez les hommes de faible niveau de diplôme ou de revenus. La plupart du temps, cette relation se maintient avec plus ou moins de fréquence : en cas de séparation, 17% des pères ont la charge de l’enfant, 25% le voient une fois par semaine, 18% une fois par mois, d’après une statistique Insee datant de 2005.

    La situation de mère célibataire n’est pas un statut à vie, contrairement à ce que laisserait croire le discours larmoyant qui l’entoure. Ce statut est plutôt provisoire, l’ancienneté moyenne des familles monoparentales est d’un peu plus de cinq ans et le plus souvent, le parent isolé cherche et trouve un nouveau compagnon ou une nouvelle compagne. Dans ce nomadisme amoureux, une fois encore, internet s’impose comme « l’ami qui vous veut du bien ».

    Plus largement, cette solitude faussement colmatée par les artifices électroniques, c’est aussi ce qu’ont tenté d’enrayer des mères célibataires venues participer aux mobilisations des ronds-points.

    • L’article ne parle pas des brimades sociales continuelles et des injonctions morales à rentrer dans le rang faites aux femmes cheffes de famille monoparentale qui doivent encaisser les coups sans broncher.
      La société française s’organise très bien pour les humilier car de fait, elles se présentent seules donc sans personne pour être témoin des coups portés. Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a dit de prendre un mec, un peu comme on m’aurait dit de prendre un chien de garde.
      Au village, les femmes se méfiaient que je leur pique leur mari et les hommes avaient des remarques déplacées parce que j’étais « libre ». Quand tu rentres seule ton bois pour l’hiver, les hommes passent mais ne vont pas t’aider, ils rigolent que tu en chies et te disent que ça réchauffe. A force, tu ne comptes plus sur personne, tu comprends rapidement le regard de la directrice du collège, au mieux plein de commisération poisseuse qui ne te propose aucune aide mais te demande si la petite voit toujours son père.

      #solitude #famille_monoparentale

    • J’ai pas lu le texte je l’avais copié pour le lire plus tard. Je suis désolé de voire comme on te fait payé ta liberté et ton indépendance aussi chèrement. C’est une chance de pas avoir de père, une chance d’avoir une mère libre et de pas subir l’oppression masculine à domicile. Pour ton histoire de bois, ca va pas te consolé, mais je me dit que vu le niveau des gars du coin, va savoir ce qu’ils exigeraient comme leur due si ils avaient levé le petit doigt pour toi.


  • Depuis le 1er janvier, neuf femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex
    https://www.bastamag.net/Depuis-le-1er-janvier-neuf-femmes-ont-ete-tuees-par-leur-compagnon-ou-leur

    Le 16 janvier dernier, Séverine, 46 ans a été tuée par son compagnon qui l’a étranglée avant de se suicider. Victime de violences conjugales depuis longtemps, elle était en clinique de repos depuis plusieurs semaines et venait d’obtenir un nouveau logement. C’est en allant récupérer ses affaires au domicile familial que son mari l’a assassinée. Il est souvent reproché aux femmes battues de ne pas partir mais c’est souvent au moment où elles quittent leur conjoint violent qu’elles sont tuées. Selon des (...)

    En bref

    / #Féminisme, #Inégalités, #Justice, #Droits_fondamentaux


  • « Gilets jaunes « : Besancenot se joint à l’appel à une « grève générale illimitée » le 5 février
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/23/gilets-jaunes-besancenot-se-joint-a-l-appel-a-une-greve-generale-illimitee-l

    M. Besancenot propose, en outre, que « l’ensemble des responsables politiques de gauche » se retrouvent « dans une grande rencontre unitaire lundi pour soutenir la grève générale du 5 et lutter ensemble contre la répression ». Il a notamment invité « Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Benoît Hamon, [Fabien] Roussel, Nathalie Arthaud, les Verts, la gauche syndicale ».


  • Pourquoi il faut (sérieusement) s’intéresser à Fortnite – Signaux Faibles
    https://signauxfaibles.co/2018/12/26/pourquoi-il-faut-serieusement-sinteresser-a-fortnite

    Pourquoi donc s’intéresser à un jeu vidéo lorsque l’on n’est pas soi-même joueur, ni proche de cet univers qui peut légitimement laisser de marbre ?

    Parce que Fortnite, phénomène de l’année avec plus de 200 millions de joueurs à fin novembre (en hausse de 400% par rapport à janvier), soit plus que le nombre d’habitants qu’un pays comme la Russie, constitue l’un de ces mouvements de fond qui préfigurent demain.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéos #Fortnite #Sony #Google #Amazon #Epic_Games #socialisation #enfants #ado

    • « Fortnite is not really a game about shooting people. It’s a game about escape. »

      lolz : et HBO is not TV.

      La puissance de Fortnite s’est notamment manifestée cette année avec le rapport de force exercé par son éditeur, Epic Games, face à Sony puis Google.

      Sony d’abord : le géant japonais, fabricant de la console PS4, a toujours eu pour habitude d’interdire la possibilité de jouer à un même jeu sur plusieurs plateformes (possibilité appelée cross-plateforme), dont celles de ses concurrents.

      « Depuis des décennies, des entreprises comme Sony, Nintendo et Microsoft fixent les standards de relations business avec les éditeurs de jeux. Puis Fortnite est arrivé ». (Matthew Gault)

      Suite à de nombreuses protestations de joueurs, mécontents de ne pas pouvoir utiliser leurs personnages sur d’autres plateformes, Epic Games a réussi le tour de force de faire plier Sony, qui a changé son fusil d’épaule fin septembre en autorisant le cross-plateforme pour Fortnite. Début septembre encore, le PDG de Sony lui-même affirmait qu’il n’en serait rien. Mais la pression des joueurs, symbolisée par le hashtag #BlameSony, aura eu raison de sa volonté.

      Pour Daniel Joseph, auteur de multiples études sur l’économie des plateformes de jeux, Fortnite établit une nouvelle tendance parmi les concepteurs de jeux vidéo : « c’est un nouveau business model qui émerge. Sony était jusqu’ici la plateforme. Maintenant, c’est la plateforme qui laisse une autre plateforme opérer par-dessus elle, avec sa propre économie interne. Je pense que ça les a surpris, et qu’ils sont maintenant obligés de suivre ces changements ».

      Le coup de maître le plus impressionnant d’Epic Games n’est pourtant pas celui-ci : il est surtout d’avoir réussi à outrepasser Google.

      D’ordinaire, tout éditeur passe par le magasin d’applications de Google (Google Play) pour permettre aux utilisateurs de smartphones sur Android d’accéder à ses applications : en contrepartie d’être listée et de pouvoir être téléchargée sur Google Play, l’application doit s’acquitter d’une commission de 30% sur chaque achat.

      Epic Games a décidé de ne pas faire lister Fortnite sur Google Play et d’inviter les utilisateurs désirant télécharger le jeu à se rendre directement sur son site, contournant ainsi Google et sa commission de 30%, jugée disproportionnée. Ce choix a constitué un pari commercial considérable mais a été permis par la puissance acquise par Fortnite en seulement quelques mois. Ce pari s’est avéré payant.

      Anyway c’est très intéressant parce que ça accrédite la thèse selon laquelle l’avenir du secteur se jouera hors des supports physiques type console. Là aussi les #plate-formes et le #streaming vont accélérer la dématérialisation des #jeux_vidéo.

      Cf. https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/16/jeux-video-la-revolution-du-streaming_5398439_3234.html

      Fortnite : une plate-forme qui fait la nique à Sony et aux GAFA, ça me rappelle Netflix faisant la nique à… Sony et autres majors du #divertissement. Même si les GAFA n’ont pas dit leur dernier mot en matière de #SVOD : Amazon Prime Video est bien engagé, Facebook Watch, Youtube Originals, Apple TV vont grandir. (Mais je suis ptet obsédé, quand on travaille sur un sujet on a tendance à le voir partout.)

      En l’occurrence, en tout cas : Fortnite se la joue cross-plate-formes, mais à la fin ça profite à Epic Games, soit un éditeur de jeux vidéo qui veut lancer son propre magasin d’applications, c’est-à-dire… une plate-forme, pour faire la nique à une autre — Steam —, avec pour seule ambition de proposer une meilleure rémunération des auteurs, ce qui est déjà ça me direz-vous.

      Enfin :

      Le visionnage de jeux vidéo en tant que contenus concurrents de programmes TV, vidéos et films connaît une croissance qui ne devrait que s’accélérer. Par le passé, le spectateur regardait la #télévision ; aujourd’hui, les nouvelles générations regardent #Netflix et YouTube ; les générations suivantes se tourneront vers les plateformes comme #Twitch, leader actuel du streaming de compétitions d’#esport.

      Il n’est pas anodin que dans sa dernière lettre aux actionnaires, Netflix ait écrit : « We compete with (and lose to) Fortnite more than HBO. »

      NB. Sur quoi repose la fluidité cross-plate-formes de Fortnite ? #AWS d’Amazon (comme Netflix). Et qui a racheté Twitch en 2014 ? #Amazon.

      Bref, à la fin c’est toujours Jeff Bezos qui gagne.


  • La loi « anti-casseurs » prépare la criminalisation des manifestants
    https://reporterre.net/La-loi-anti-casseurs-prepare-la-criminalisation-des-manifestants

    La disposition la plus polémique est celle prévue par l’article 2 de la proposition de loi. Elle prévoit que l’exécutif (préfet, représentant de l’État) pourrait, par arrêté, prononcer des interdictions de manifester. Deux conditions sont nécessaires pour viser une personne. La première est qu’« il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». La deuxième est au choix : soit cette personne a déjà été condamnée pour des infractions lors de manifestations, soit elle « appartient à un groupe ou entre en relation de manière régulière » avec des gens « incitant, facilitant ou participant » à de telles infractions. Source : (...)


    • La militarisation de l’ordre public en marche
      #William_Bourdon et #Vincent_Brengarth, Libération, le 22 janvier 2019

      La fuite en avant sécuritaire du gouvernement face au mouvement des gilets jaunes aggrave la crise de la démocratie et le discrédit des responsables publics.

      Tribune. Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, plusieurs milliers d’interpellations, des centaines de gardes à vue sont intervenues sans qu’un bilan précis en ait été fait à ce jour. On sait déjà que ces événements ont provoqué des dégâts parfois très lourds puisque près de 50 personnes ont été gravement mutilées. Singulier autisme de l’Etat dont aucun responsable n’a été capable d’envoyer le moindre message de soutien ou de compassion à l’une ou l’autre des familles.

      Toute l’histoire de notre pays, et au-delà, enseigne que l’impuissance d’un régime à apporter des réponses à une grave crise sociale conduit mécaniquement à une surenchère sécuritaire, une fuite en avant légale et sémantique dont les effets désastreux sont déjà sous nos yeux. Le droit pénal, ici, a été dévoyé pour réprimer ce qui relève d’une expression collective et les graves dérapages de certains gilets jaunes, condamnables bien sûr, ne sauraient le justifier. Des articles a priori poussiéreux tels que ceux réprimant l’infraction d’attroupement et la participation à une bande violente ont été remis à l’ordre du jour. On rappellera qu’ils ont été intégrés dans le code pénal sur propositions de parlementaires incarnant la droite la plus dure de notre pays.

      Arrestations préventives de masse

      En couplant systématiquement contrôles d’identité et mises en garde à vue, on a mis en scène une nouvelle cérémonie inédite dans notre paysage public : les arrestations préventives de masse. Avec un seul objectif, celui d’éradiquer de la manifestation en préparation tout individu, sur des motifs parfois aussi bénins que fantaisistes. Par exemple, le fait de porter des lunettes de plongée censées limiter les dégâts provoqués par les armes mutilantes, potentiellement létales, en se protégeant d’une violence policière excessive, peut provoquer l’interdiction d’exercer une liberté fondamentale. Le fait d’avoir voulu manifester en tentant simplement de se prémunir fait aujourd’hui de vous, en France, un délinquant. Une seule logique : faire du chiffre. Elle s’accompagne toujours d’une autre, la multiplication des coups de menton au risque – et c’est ce qui s’est passé – d’élargir encore le fossé qui s’est creusé entre les gilets jaunes et les pouvoirs publics.

      Des dizaines de milliers de citoyens paisibles, non violents, se sentent assimilés, par des mots aussi funestes que ceux prononcés par M. Emmanuel Macron lors de la cérémonie des vœux, à « une foule haineuse ». Sentiment renforcé par la désignation hypercriminalisante de la nouvelle loi vite baptisée « Loi anti-casseurs ».

      Comment ne pas douter des effets ravageurs d’une telle confusion qui ne peut qu’attiser le sentiment de la persécution et du mépris ? Comment ne pas éviter le soupçon de la volonté de l’Etat d’entretenir une stratégie de la tension pour, en criminalisant à marche forcée une partie des manifestants, essayer de les dissocier de l’opinion publique et peut-être des autres ? Comment ne pas oublier les propos terriblement sinistres du ministre de l’Intérieur quand il explique que seront complices des violences tous ceux qui participeraient à une manifestation en ces termes : « Ceux qui viennent manifester dans des villes où il y a de la casse qui est annoncée savent qu’ils seront complices de ces manifestations-là ? »

      M. Castaner, notre ministre de l’Intérieur, qui a quelques notions de droit, ne peut pas ignorer qu’il n’existe pas de délit de responsabilité collective ou pour autrui dans ce pays. Il envoie ainsi un message fort, que les policiers ne peuvent qu’entendre, de ratisser large. Mais des voix s’élèvent publiquement et à bas bruit pour exprimer leur préoccupation pour eux-mêmes et pour les manifestants.

      De l’effet de contagion

      L’effet, là encore, est désastreux, car tout manifestant paisible qui voit un de ses collègues s’effondrer du fait du tir de type Flash-Ball ou d’une grenade GLI-F4 s’identifie à lui. L’effet de contagion est connu. Tout cela, les pouvoirs publics ne l’ignorent pas et le méprisent. Ils vont encore plus loin dans la fuite en avant puisqu’on sait qu’à Bordeaux, le samedi 13 janvier, une arme permettant de tirer des balles de défense en rafale a été utilisée pour la première fois.

      C’est une fuite en avant dans la militarisation et ce qui l’accompagne, la déjudiciarisation, c’est-à-dire le fait d’éclipser le juge judiciaire. L’autorité administrative aura en effet dans le nouveau projet de loi toute latitude pour procéder à des interdictions administratives de manifester. Une telle extension des pouvoirs administratifs, parce qu’elle court-circuite à nouveau le juge judiciaire, s’inscrit dans la philosophie qui avait préludé à la mise en œuvre de l’état d’urgence : transférer plus de pouvoirs coercitifs du juge vers l’administration, et donc le politique. Une telle migration, par essence, meurtrit les grands principes et ne peut qu’aggraver le sentiment de défiance des citoyens vis-à-vis du juge puisque l’Etat y participe lui-même.

      Nous avons assisté de nombreux gilets jaunes, pour la plupart interpellés sur le fondement de l’infraction de participation délictueuse à un attroupement ou de celle de participation à une bande ayant des visées violentes (qui s’inspire de l’association de malfaiteurs). Deux infractions aux contours si friables qu’elles confèrent un pouvoir discrétionnaire à l’administration bien loin de ce qui devrait être la philosophie d’une grande démocratie.

      Rappelons que s’agissant de l’infraction d’attroupement, elle est a minima d’autant plus délicate et difficile à manier qu’elle est, selon la jurisprudence de la Cour de cassation, une infraction par nature politique (arrêt du 28 mars 2017). Par conséquent, elle relève d’une appréciation éminemment subjective qui ne peut qu’augmenter la part d’arbitraire. Observons d’ailleurs que, par l’utilisation massive de ces infractions, dont la définition est teintée d’un archaïsme évident, on fait disparaître l’exigence de l’élément intentionnel pourtant cardinal dans l’application de la loi pénale. Nul ne peut accepter les violences commises par certains manifestants et nul ne peut accepter non plus l’instrumentalisation qui en faite pour tous les criminaliser.

      Les victimes collatérales

      Personne ne doit oublier les violences faites à certains policiers qui, à certains égards, sont aussi les victimes collatérales d’une doctrine du maintien de l’ordre qui, si elle était perçue comme doctrine d’excellence en Europe il y a vingt ou trente ans, apparaît aujourd’hui bien archaïque et inadaptée. Nul non plus ne saurait contester l’incroyable asymétrie qu’il y a eu, et dans le discours des politiques, et dans le traitement judiciaire, entre les violences faites aux forces de l’ordre et celles, parfois extrêmes, gratuites et hors de proportions, faites à différents manifestants. Tout ceci traduit une incroyable perte de sang-froid, une incapacité tragique au moment où il faudrait retrouver le chemin du dialogue et de la confiance et renoncer à des logiques court-termistes.

      La France, comme elle l’avait fait s’agissant de la mise en œuvre des mesures au titre de l’état d’urgence, donne à nouveau un bien mauvais exemple et envoie de bien sinistres signaux, pas simplement aux Français, pas simplement aux gilets jaunes, mais à tous ceux qui, sur la planète, veulent accréditer l’idée que face à la colère, le découragement et le désespoir, les citoyens devraient s’enchanter d’une promesse de plus de sécurité. C’est une imposture car elle conduit en fait – et les gilets jaunes en sont la criante démonstration – à aggraver la crise de la démocratie et le discrédit des responsables publics

      #France #Gilets_Jaunes #Violence_policière #Violences_policières #brutalité_policière #répression #police #justice #injustice


  • Enfants violentés : « circulez y’a rien à voir »
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/12/02/enfants-violentes-circulez-ya-rien-a-voir

    Parce que le simple fait de la minorité, le simple fait de l’écart d’âge entre un enfant et un adulte devrait suffire à caractériser la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. L’écart d’âge devrait suffire, donc il devrait y avoir une définition particulière du viol pour les mineurs, notamment pour le viol de mineurs par adulte. Cet écart d’âge est essentiel et devrait être pris en considération, en particulier on devrait prendre en considération l’âge du mineur, mais tout ça n’existe pas dans la loi et la nouvelle définition de la loi ne change absolument rien à ça. Et comme d’habitude, ce sont les juges qui peuvent tenir compte de ces éléments—ou pas—mais il n’y a aucune espèce d’obligation pour eux—un juge peut considérer comme normal qu’une fillette de 11 ans ait des relations sexuelles « (...)