• 45 bougies. Que reste-t-il de ‘Charlie Hebdo’ ?
    http://www.revolutionpermanente.fr/45-bougies-Que-reste-t-il-de-Charlie-Hebdo


    J’ai la facheuse tendance de rire de tout même quand on se moque des gens de mon propre camp, même quand on s’en prend aux causes que nous défendons. Une belle caricature raciste est toujours mieux que pas de caricature du tout. Pourquoi ? L’explication est simple. Avec un rire sardonique nous identifions nos ennemis, les auteurs et instigateurs des caricatures racistes, misogynes, anti-gauches, xénophobes, somme toute inhumaines. C’est comme dans un tournoi - on apprécie la beauté des armes de l’adversaire et on identifie ses points faibles afin de mieux le massacrer. Si on perd, au moins on aura bien ri.

    Charlie Hebdo, une revue satirique post-soixante-huitarde, radicalement irrévérencieuse, référence de gauche pour tout un milieu, avec tous les travers et toutes les limites de la gauche « réellement existante » ? Ou, à l’inverse, un journal ayant dérivé, au fil des années, dans les eaux troubles de la « gauche » républicano-laïcarde et islamophobe ?

    Dans les rassemblement, dès le soir du massacre, il y avait ceux pour qui Charlie était avant tout le successeur de Hara Kiri, le canard satirique violemment anti-gaulliste, y compris lorsque Mon-Général passe l’arme à gauche ; un hebdomadaire qui, après son retour en kiosque, en 1992, brocarde tout autant Mitterrand et la fausse gauche que la Chiraquie et ses amis, Pasqua et ses CRS en tête ; un Charlie sans pitié pour le PCF lorsqu’il s’embarque dans l’aventure (désastreuse) de la Gauche Plurielle avec Jospinen 1997 ; un Charlie qui dénonce les aventures militaires française à l’étranger, tirant à boulets rouges sur l’extrême droite et ses créatures, les culs-bénits et les réacs de tout poil ; un Charlie dont une partie de la rédaction soutient, sans jamais ranger ses critiques, la campagne LO-LCR aux européennes de 1998.
    Post-11/09

    Charlie c’était aussi une rédaction plurielle, soudée par une sorte de passé gauchiste. Mais les faits d’armes ne sont jamais un passeport à validité permanente permettant de conserver éternellement une ligne éditoriale constamment acérée, subversive et libertaire. Et Charlie a évolué au contact des conjonctures politiques, à l’instar des organisations de gauche et d’extrême gauche auxquels ses journalistes étaient liés, une gauche violemment percutée par les mutations géopolitiques internationales post-11 septembre, lorsque Jospin-Buffet-Voynet, le gouvernement PS-PC-Verts s’en-va-t-en-guerre derrière George Bush en Afghanistan. Et les répercussions hexagonales n’ont pas non plus épargné Charlie.

    Chez les plus jeunes des militants donc, ou chez ceux qui ont cessé d’acheter l’hebdomadaire à cette époque, nous sommes nombreux à avoir en tête les tribunes de 2002, celle de juin, par exemple, signée Philippe Val, à l’époque rédacteur en chef. Il s’y prenait violemment à Chomsky car étant « l’un de ces Américains qui détestent le plus l’Amérique, et l’un de ces Juifs qui exercent contre Israël une critique d’autant plus violente qu’en tant que Juif il pense pouvoir échapper à l’accusation d’antisémitisme ». Ou encore celle de novembre 2002, de Robert Misrahi, rendant hommage à Orianna Fallaci, non à la journaliste auteure de la biographie du grand poète grec Alekos Panagoulis, mais lorsqu’elle écrit « La Rage et l’Orgueil », choisissant le camp US dans la guerre contre le terrorisme.

    #humour #satire



  • Pourquoi il faudrait raser les écoles de commerce par #Martin_Parker - 27 avril 2018 - © The Guardia https://www.theguardian.com/news/2018/apr/27/bulldoze-the-business-school?CMP=share_btn_tw
    Un article du Guardian. Merci à Frédéric Durand pour la traduction !
    https://www.pauljorion.com/blog/2018/05/07/pourquoi-il-faudrait-raser-les-ecoles-de-commerce-par-martin-parker

    Il existe 13.000 écoles de commerce dans le monde, c’est 13.000 de trop. Je sais de quoi je parle puisque j’ai enseigné dans ces écoles pendant 20 ans.

    Si vous vous rendez sur le campus d’une #université ordinaire il y a des chances que le bâtiment le plus récent et le plus tape à l’œil soit l’#école-de-commerce. C’est elle qui occupe le meilleur bâtiment parce qu’elle dégage les plus gros profits (par euphémisme « contribution » ou « surplus ») ce qui n’est pas surprenant de la part d’une forme de savoir qui enseigne à réaliser des bénéfices.

    Les écoles de commerces exercent une grande influence mais elles sont aussi considérées par beaucoup comme étant des lieux où la #supercherie intellectuelle règne, encourageant la culture du court-termisme et la #cupidité. (On trouve un tas de blague sur la réelle signification de Maîtrise en administration des entreprises-MBA en anglais- : « #Médiocre et #arrogant », Maitrise et accidents », « Mauvais avis et #duperies », « Maîtrise en #art_foireux » et ainsi de suite. Les critiques des écoles de commerces, sous toutes ses formes, ne manquent pas : les employeurs déplorent le manque d’expérience des diplômés, les conservateurs raillent les #arrivistes, les européens se plaignent de l’américanisation, les radicaux protestent contre la concentration du pouvoir entre les mains des tenants du capitalisme de meute. Beaucoup depuis 2008 ont avancé l’idée selon laquelle les écoles de commerces sont responsables dans l’avènement de la crise.

    Pour avoir enseigné pendant 20 ans dans les écoles de commerce j’en suis venu à la conclusion que la meilleure solution pour faire face à ces problèmes consiste à fermer définitivement ces écoles, une position peu répandue parmi mes collègues. Toutefois depuis ces dix dernières années il est remarquable de constater que la masse de critiques formulées à l’encontre des écoles de commerces proviennent de ces écoles mêmes. De nombreux professeurs des écoles de commerce, notamment en Amérique du Nord, affirment que leurs établissements se sont terriblement détournée du droit chemin. Selon eux les écoles de commerce sont corrompues par les #doyens guidés par l’argent, les #professeurs qui se plient aux attentes des clients, des chercheurs qui débitent des #poncifs dans des revues que personne ne lit et des étudiants qui espèrent obtenir un diplôme à la hauteur de leur investissement (ou plutôt celui de leurs parents). A la fin des fins la plupart des diplômés de toute manière ne deviendront pas des cadres de haut niveau mais occuperons des postes #précaires de petits soldats travaillant dans des boxes à l’intérieur d’une tour aseptisée.

    Ces critiques ne proviennent pas de professeurs de sociologie, de responsables politiques ou même d’activistes anticapitalistes indignés mais de livres écrits par des gens bien informés, des employés d’école de commerce qui eux même ressentent un malaise voire du dégout par rapport à ce qu’ils font. Bien sur ces vues divergentes appartiennent à une minorité. La plupart des écoles de commerce restent complètement indifférentes aux manifestations de doutes, les acteurs étant trop occupés à huiler les rouages pour s’inquiéter de la direction que prend la locomotive. Malgré tout la critique interne résonne de manière importante.

    Le problème c’est que cette contestation des initiés est tellement institutionnalisée dans l’épais velours des couloirs qu’elle passe désormais inaperçue comme simple contrepoint au « #business as usual ». Certains par le truchement de livres ou de journaux font carrière en déplorant vigoureusement les problèmes liés aux écoles de commerce. Deux personnes appartenant au milieu ont décrit l’école de commerce comme « une machine cancérigène produisant des #déchets inutiles et toxiques ». Même des titres tels que : Contre le management, #Management-de-merde et Le guide des salauds #cupides pour les affaires, ne semblent pas exposer leurs auteurs à quelque problème que ce soit. J’en sais quelque chose puisque je suis l’auteur des deux premiers. Franchement qu’on m’ait laissé écrire cela en toute impunité en dit long sur la totale innocuité de ce genre de critiques. En vérité c’est gratifiant car le fait de publier est plus important que ce qui est publié.

    Dans la réponse aux problèmes posées par les écoles de commerce on évite d’avoir recours à des restructurations radicales pour leur préférer un retour à de prétendues pratiques commerciales plus traditionnelles ou alors à une forme de réarmement moral enjolivé de termes comme « #responsabilité » ou « #éthique ». Toutes ces idées n’abordent pas le vrai problème à savoir que les écoles de commerce n’enseignent qu’une forme d’organisation : l’encadrement gestionnaire du marché.

    C’est pourquoi je pense que l’on devrait en appeler aux bulldozers et exiger une toute autre manière de penser le management, les affaires et les marchés. Si nous voulons que les gens du pouvoir deviennent plus responsables alors nous devons arrêter d’apprendre aux étudiants que les dirigeant héroïques dédiés aux œuvres de la transformation sont la réponse à tous les problèmes ou que le but de connaître la #fiscalité est d’échapper à l’impôts ou que la visée de la #stratégie_commerciale est de créer des nouveaux désirs Dans tous les cas l’école de commerce agit par la #propagande en vendant une #idéologie sous les habits de la #science.

    Les universités existent depuis un millénaire mais la grande majorité des écoles de commerce n’est apparue qu’au siècle précédent de commerce. En dépit de la vive et persistante affirmation qu’elles ont été inventé par les Etats-Unis il semble que la première fut L’Ecole Supérieure de Commerce créée en 1819 afin de tenter de façonner une grande école commerciale financée par des fonds privés. Un siècle plus tard des centaines d’écoles de commerces ont émergé dans toute l’Europe et les Etats-Unis pour se répandre rapidement partout ailleurs à partir de 1950.

    En 2011 « Association to Advance Collegiate Schools of Business » estimait à 13000 le nombre d’écoles de commerce dans le monde. L’#Inde à elle seule compterait 3000 écoles de commerces privées. Arrêtons-nous un moment pour se pencher sur ce chiffre. Imaginez le nombre considérable de personnes employées par ces établissements, l’armée de jeunes qui en sortent avec un diplôme en commerce, des sommes gigantesques qui circulent au nom de l’enseignement du monde des affaires. (En 2013, les vingt meilleures écoles de commerce coûtaient an moins 100 000$ (80 000€). En ce moment la #London_Business_School fait campagne en proposant une inscription à 84 5000£ (96 000€) pour son #MBA Pas étonnant dans ces conditions que la tendance continue à gagner du terrain.

    La plupart des écoles de commerces adopte des formes identiques. L’#architecture est moderne sans originalité composée de verre, de panneaux et de briques. A l’extérieur on trouve un affichage dispendieux présentant un #logo anodin, il y a des chances qu’il soit bleu et qu’il comporte un carré. Les portes sont automatiques, à l’intérieur on trouve une réceptionniste bien mise dans un code habit de bureau. Quelques créations d’art abstrait sont accrochées aux murs et il y a un bandeau comportant un ou deux slogans au contenu prometteur “We mean business”, “Teaching and Research for Impact.” On trouvera quelque part au-dessus du hall d’entrée un grand écran diffusant un téléscripteur #Bloomberg, la promotion de conférenciers de passage et des discussions sur la manière de bien formuler son #CV. Des dépliants publicitaires en papier glacé sont à disposition sur des présentoirs, on y voit sur la couverture toutes sorte de visages innocents d’étudiants. Shiny marketing leaflets sit in dispensing racks, with images of a diverse tableau of open-faced students on the cover. Sur les prospectus on trouve la liste des diplômes : MBA, MSc Management, MSc Accounting, MSc Management and Accounting, MSc Marketing, MSc International Business, MSc Operations Management.

    On y trouvera une somptueuse salle de conférence à la moquette épaisse, qui tirera peut-être son nom d’une société ou de donateurs privés. De fait on retrouve empreinte du logo imprimé presque partout comme quelqu’un qui marquerait de son nom ses affaires de peur qu’elles soient volées. Contrairement aux bâtiments défraichis des autres parties de l’université l’école de commerce s’efforce de donner une image d’efficacité et de confiance. L’école de commerce sait ce qu’elle fait et son visage bien poli est fermement tournée vers le futur plein de promesse. Il lui importe de savoir ce que les gens pensent d’elle.

    Même si la réalité n’est pas toujours aussi reluisante, un toit qui fuit des toilettes bloquées, c’est ce que les doyens aiment à penser à quoi ressemble leur école ou telle qu’ils voudraient qu’elle soit. Une rutilante machine qui transforme l’argent des étudiants en bénéfices.

    Mais qu’enseignent réellement les écoles de commerce ? C’est une question plus compliquée qu’il n’y parait. On a beaucoup écrit sur la façon dont « un programme dissimulée » serait dispensé aux étudiants de manière implicite. A partir des années 70 les chercheurs ont étudié la manière dont les catégories comme la classe sociale, le genre, les origines ethniques, la sexualité et d’autres encore étaient enseignées implicitement dans les salles de classes. Cela peut se traduire par la différenciation des étudiants comme mettre les #filles à l’économie domestique et les garçons à la métallurgie d’où découle par la suite une #norme qui’ s’impose aux différents groupes de la population. Ce programme dissimulé peut être aussi dispensé par d’autres manières, par la façon d’enseigner et d’évaluer ou par le contenu même du programme. Il nous dit également ce qui importe, quelles sont les #personnalités importantes, quels sont les lieux les plus influents et quels sont les sujets qui peuvent être écartés.

    Il y a eu de nombreux travaux sur ces sujets dans beaucoup de pays. La documentation est désormais très répandue sur l’histoire des noirs, la place de la femme dans le monde scientifique ou de la chanson populaire et la poésie. Cela ne signifie pas que le programme dissimulé ne pose plus de problème mais qu’au moins dans les systèmes d’éducation les plus progressistes il est communément admis qu’il existe un récit, un groupe d’acteurs, une manière de raconter l’histoire.

    Mais dans les écoles de commerce le programme implicite et explicite ne font qu’un. Le contenu et la forme des enseignements sont telles qu’ils riment avec la #pensée qui tient pour acquis que les vertus de l’encadrement du marché capitaliste représentent la seule vision du monde possible.

    Si l’on enseigne à nos étudiants que le caractère prédateur du #capitalisme est incontournable il ne faut pas s’étonner que l’on finisse par justifier les #salaires démesurés de ceux qui prennent des risques importants avec l’argent des autres. Si l’on enseigne que seul le résultat compte alors des notions comme la viabilité, la #diversité, la responsabilité et autres ne deviennent plus que de simples ornements. Le message souvent dispensé par la recherche en management et l’enseignement sous-tend que le capitalisme soit incontournable et que les techniques financières et légales qui dirigent le capitalisme fassent parties d’une science. Cette conjonction d’idéologie et de technocratie explique le fait que l’école de commerce soit devenue une institution si efficace et dangereuse.

    On peut analyser son fonctionnement en s’intéressant de près à son programme et la façon dont il est enseigné. Prenons la finance par exemple, ce champ qui s’intéresse à la manière dont les gens qui ont du capital investissent leur argent. Elle repose sur le principe que les détenteurs d’argent ou de capitaux peuvent être utilisés comme garantie et suppose donc des différences importantes de revenus ou de richesses. Plus les #inégalités sont importantes dans un pays donné plus les #opportunités s’ouvrent pour la finance comme pour le marché de luxe des yachts. Les universitaires enseignant la finance considèrent que le retour sur le capital (sans se soucier de son acquisition) est une activité légitime et même louable au point d’aduler les investisseurs pour leurs compétences techniques et succès. La forme de ce savoir consiste à maximiser la #rente d’un capital, le plus souvent en développant les mathématiques ou des mécanismes légaux qui permettent de le multiplier. Les stratégies performantes en finances sont celles qui fournissent un retour maximal sur investissement en un temps le plus court, et qui du même coup aggrave d’autant plus les inégalités qui les rendaient au préalable possibles.

    Ou penchons-nous sur le management des #ressources_humains. Ce champ met en mouvement les théories de l’égoïsme rationnel- c’est-à-dire en gros l’idée selon laquelle les hommes agissent en fonction de calculs rationnels qui maximiseront leurs propres intérêts- pour l’appliquer à l’organisation des êtres humains. Le nom de ce champ est en lui-même révélateur en ce sens qu’il laisse entendre que les êtres humains sont semblables à des ressources technologiques ou financières dans la mesure où ils sont utilisés en tant que paramètre par le mangement dans le but de produire une organisation efficace. Malgré l’utilisation du mot humain, les ressources humaines font très peu de cas de ce que signifie être humain. Son intérêt se fixe sur les catégories comme les femmes, les minorités ethniques, les employés qui n’atteignent pas les objectifs, et leur rapport avec le fonctionnement de l’organisation. Cela rentre souvent dans les attributions des écoles de commerces que de s’intéresser aux formes d’organisations, incarnées habituellement par les syndicats, qui s’opposent aux stratégies du management. Et s’il était nécessaire de le rappeler le management des ressources humaines n’est pas du côté des syndicats, ce serait être partisan. Sa fonction, sous sa manifestation la plus ambitieuse, cherche à être stratégique dans le but d’aider les responsables du management à l’élaboration de l’ouverture d’une usine ici ou de la fermeture d’un bureau là.

    On pourrait appliquer la même analyse sur les autres modules d’enseignement que l’on trouve dans la plupart des écoles de commerce, la comptabilité, la mercatique, le commerce international, l’#innovation, la #logistique. Mais je finirai par l’éthique dans les affaires et la responsabilité social de l’entreprise, ce sont pratiquement les seuls domaines dans lesquels s’est développé une critique constante des conséquences de l’enseignement du management et de ses pratiques. Ces domaines se targuent d’être la mouche du coche des écoles de commerce et insistent sur la nécessité à réformer les formes dominantes de l’enseignement et de la recherche. Les griefs qui motivent les écrits et les enseignements de ces spécialités sont prévisibles mais n’en demeurent pas moins importantes, il s’agit du développement durable, les inégalités, la fabrique d’étudiants à qui l’on enseigne que la cupidité est bénéfique.

    Le problème c’est que l’éthique des affaires et la responsabilité sont des sujets de façades pour la promotion des écoles de commerce semblable à une feuille de figuier qui recouvrerait la conscience du doyen de l’école de commerce, comme si évoquer l’éthique et la responsabilité équivalait à agir. Ils ne s’attaquent pratiquement jamais à la simple idée que si les relations économiques et sociales actuelles produisent les problèmes qui sont traités par les cours d’éthique et de responsabilités sociale des entreprises alors ce sont ces mêmes relations sociales et économiques qui doivent être changées.

    Vous pourriez penser que chacune de ces spécialités d’enseignement et de recherche sont en elles même inoffensives et qu’ensemble ils ne font que traiter des différents aspects du monde des affaires, de l’argent, de la population, de la technologie, du transport, de la vente et ainsi de suite. Mais il est indispensable d’exposer les présupposés partagés par chacun des sujets étudiés en école de commerce.

    Tous ces champs partagent d’abord l’idée profondément ancrée que les formes managériales du marché qui organisent l’ordre sociale sont requises. L’accélération de commerce mondialisé, l’utilisation des mécanismes de marché et des techniques managériales, le développement des technologies comme dans la comptabilité, la finances et son fonctionnement ne sont jamais remis en cause. Il s’agit du récit progressif du monde moderne fondé sur la promesse technologique, le choix, l’opulence et la richesse.

    Au sein de l’école de commerce, le capitalisme est considéré comme marquant la fin de l’histoire, un modèle économique qui a pris le pas sur tous les autres, et qui est maintenant enseigné en tant que science, plutôt que comme une idéologie.

    La seconde est l’hypothèse selon laquelle le comportement humain, des employés, des clients, des gestionnaires et ainsi de suite, est mieux compris si nous considérons que nous sommes tous des égoïstes rationnels. Cela fournit un ensemble d’hypothèses de base qui permettent de développer des modèles qui conçoivent la façon dont les êtres humains pourraient être dirigés dans l’intérêt de l’organisation de l’entreprise. Motiver les employés, corriger les défaillances du marché, concevoir des systèmes de gestion allégée ou persuader les consommateurs de dépenser de l’argent sont tous des cas qui font partie de la même problématique. L’intérêt majeur réside ici pour celui qui cherche le contrôle, et ceux qui sont objets de cet intérêt, deviennent alors des personnes qui peuvent être manipulées.

    La dernière similitude que je voudrais souligner concerne la nature des connaissances produites et diffusées par l’école de commerce elle-même. Parce qu’il emprunte la robe et le mortier de l’université, et qu’il cache ses connaissances dans l’attirail de la science – revues, professeurs, jargon – il est relativement facile d’imaginer que le savoir prôné par l’école de commerce et la façon dont elle le vend apparaît en quelque sorte moins vulgaire et stupide qu’il ne l’est réellement

    Pour résumer simplement ce qui précède, et qui permettrait à la plupart des gens de comprendre ce qui se passe à l’école de commerce, c’est de les appréhender comme des lieux qui enseignent les méthodes pour prendre de l’argent aux gens ordinaires et de le s’approprier. Dans un certain sens, c’est une description du capitalisme, mais il y a aussi le sentiment que les écoles de commerce enseignent que « l’avidité est bonne ». Comme Joel M Podolny, ancien doyen de la Yale School of Management, a pu déclarer un jour : « La façon dont les écoles de commerce sont aujourd’hui en concurrence amène les étudiants à se demander : » Que puis-je faire pour gagner le plus d’argent ? et la forme de l’enseignement prodigué par les professeurs conduit les étudiants à ne considérer qu’après coup les conséquences morales de leurs actions.

    Cette image est, dans une certaine mesure, étayée par la #recherche, bien qu’une partie soit d’une qualité douteuse. Il existe diverses enquêtes auprès des étudiants des écoles de commerce qui suggèrent qu’ils ont une approche instrumentale de l’éducation, c’est-à-dire qu’ils veulent ce que le marketing et le #branding leur disent qu’ils veulent. En ce qui concerne les cours, ils attendent de l’enseignement des concepts et des outils simples et pratiques qu’ils jugent utiles pour leur future carrière. La philosophie c’est pour les imbéciles.

    Comme j’ai enseigné dans des écoles de commerce pendant des décennies, ce genre de constatation ne me surprend pas, bien que d’autres proposent des constats plus virulents. Une enquête américaine a comparé des étudiants en MBA à des personnes emprisonnées dans des prisons de basse sécurité et a constaté que ces dernières étaient plus éthiques. Un autre a laissé entendre que la probabilité de commettre une forme quelconque de délit d’entreprise augmentait si la personne concernée avait fait des études supérieures en administration des affaires ou si elle avait servi dans l’armée. (Les deux carrières impliquent probablement la dissolution de la responsabilité au sein d’une organisation). D’autres sondages montrent que les étudiants arrivent en croyant au bien-être des employés et à la satisfaction de la clientèle et qu’ils partent en pensant que la valeur actionnariale est la question la plus importante, et également que les étudiants des écoles de commerce sont plus susceptibles de tricher que les étudiants des autres disciplines.

    Je doute que les causes et les effets (ou même les résultats) soient aussi nets que le suggèrent des enquêtes comme celle-ci, mais il serait tout aussi stupide de suggérer que l’école de commerce n’a pas d’effet sur ses diplômés. Avoir un MBA peut ne pas rendre un étudiant cupide, impatient ou contraire à l’éthique, mais les programmes explicites et cachés de l’école de commerce enseignent des leçons. Non pas que ces leçons sont reconnues quand quelque chose ne va pas bien, parce qu’alors l’école de commerce nie habituellement toute responsabilité. C’est une position délicate, car, comme le dit un éditorial d’Economist de 2009, » Vous ne pouvez pas prétendre que votre mission est d’éduquer les leaders qui changent le monde » et de vous laver les mains des actes de vos anciens élèves lorsque leur changement a un impact nuisible. »

    Après la crise de 2007, il y avait comme un jeu à se renvoyer la balle, Il n’est donc pas surprenant que la plupart des doyens des écoles de commerce essayaient aussi de blâmer les consommateurs d’avoir trop emprunté, les banquiers d’avoir un comportement si risqué, les #brebis_galeuses d’être si mauvaises et le système d’être, eh bien, le système. Qui, après tout, voudrait prétendre qu’ils n’ont fait qu’enseigner la cupidité ?

    Dans les universités les sortes de portes qui ouvrent sur le savoir sont basées sur des exclusions. Un sujet est constitué par l’enseignement de ceci et non pas de cela, de l’espace (géographie) et non du temps (histoire), des collectifs (sociologie) et non des individus (psychologie), etc. Bien sûr, il y a des fuites et c’est souvent là que se produisent les pensées les plus intéressantes, mais cette partition du monde est constitutive de toute discipline universitaire. On ne peut pas tout étudier, tout le temps, c’est pourquoi il y a des noms de départements au-dessus des portes des immeubles et des couloirs.

    Cependant, l’école de commerce est un cas encore plus extrême. Elle est bâtie sur le principe qui isole la vie commerciale du reste de la vie, mais subit ensuite une spécialisation supplémentaire. L’école de commerce assume le capitalisme, les entreprises et les managers comme forme d’organisation par défaut, et tout le reste comme histoire, anomalie, exception, alternative. Du point de vue du programmes d’études et de recherche, tout le reste est périphérique.

    La plupart des écoles de commerce sont intégrées dans des universités, et celles-ci sont généralement appréhendées comme des institutions ayant des responsabilités envers les sociétés qu’elles servent. Pourquoi, dans ce cas, supposons-nous que les filières d’études commerciales ne devraient enseigner qu’une seule forme d’organisation – le capitalisme – comme si c’était la seule façon d’organiser la vie humaine ?

    Ce n’est pas un monde agréable celui qui est produit par la gestion de marché et que l’école de commerce professe. C’est une sorte d’#utopie pour les riches et les puissants, un groupe que les étudiants sont encouragés à s’imaginer rejoindre, mais ce privilège est acheté à un coût très élevé, entraînant des catastrophes environnementales, des #guerres de ressources et des migrations forcées, des inégalités à l’intérieur et entre les pays, l’encouragement de l’#hyperconsommation ainsi que des pratiques #antidémocratiques persistantes au travail.

    Promouvoir l’école de commerce fonctionne en passant outre de ces problèmes, ou en les mentionnant comme des défis et ne pas les prendre en considération ensuite dans les pratiques d’enseignement et de recherche. Si nous voulons être capables de répondre aux défis auxquels est confrontée la vie humaine sur cette planète, nous devons faire des recherches et enseigner autant de formes d’organisation différentes que nous sommes capables d’imaginer collectivement. Pour nous, supposer que le capitalisme mondial peut continuer tel qu’il est c’est prendre la responsabilité d’emprunter la voie qui mène à la destruction. Donc, si nous voulons nous écarter du business as usual, nous devons également ré-imaginer radicalement l’école de commerce telle qu’elle est. Et cela signifie plus que des murmures pieux sur la responsabilité sociale des entreprises. Cela signifie en finir avec ce que nous avons érigé, et reconstruire.


  • Délai passeport français 2018 : minimum 10 semaines
    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14929

    Le 7 mai on t’accorde un rendez-vous le 7 juin pour tes empreintes digitales (alors que même les états-unis n’en veulent pas et que tu les as donné il y a 6 ans) et le délai est ensuite de 6 semaines pour renouveler un passeport ou une pièce d’identité, repasse mi juillet, et tout ça pour rester dans l’espace schengen. Laisser tomber ton voyage en juin en Espagne et reste donc à l’Hay-les-Roses espèce de privilégiée.

    Le passeport n’est pas fabriqué sur place et ne peut donc pas être délivré immédiatement. Les délais de fabrication dépendent du lieu et de la période de la demande. Par exemple, à l’approche des vacances d’été, les délais sont susceptibles d’augmenter de manière significative.

    Tu peux même plus quitter la france quand tu veux ! cette politique absurde de migration est une vraie merde, elle t’empêche même de quitter ton propre pays.

    #privatisation #passeports #absurde


  • « La France n’arrive pas à gérer trois gauchistes et un chien » : la phrase jamais prononcée par Poutine
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/04/13/la-france-n-arrive-pas-a-gerer-trois-gauchistes-et-un-chien-la-phrase-jamais

    Un site parodique attribue au président russe une phrase apocryphe… pourtant prise au sérieux par de nombreux internautes.

    Les Décodeurs décodent… NordPresse. Devinez-quoi ? C’EST FAUX

    (@seenthis, on pourrait pas mettre un joli sur lignage rouge ?)


  • Accusée de préparer un coup d’Etat, l’ancienne héroïne ukrainienne Nadia #Savtchenko a été arrêtée
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/22/accusee-de-preparer-un-coup-d-etat-l-ancienne-heroine-ukrainienne-nadia-savt

    La chute est brutale pour celle qui fut élevée au rang d’héroïne nationale dans son pays, l’#Ukraine. Jeudi 22 mars, la députée Nadia Savtchenko, célèbre pour avoir été emprisonnée durant deux années en Russie, a été arrêtée en plein Parlement par les services de sécurité ukrainiens, avant d’être conduite en prison, ukrainienne celle-là.

    Quelques minutes auparavant, les députés avaient voté en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancienne pilote militaire, accusée d’avoir préparé « un attentat terroriste de grande échelle » et planifié « l’assassinat des dirigeants du pays ». Dans la foulée, un officier du SBU, les services de sécurité, s’est présenté dans l’enceinte de la Rada pour lire à Mme Savtchenko les charges retenues contre elle. Gardant son éternel air de défi, la jeune femme de 36 ans a été conduite hors du bâtiment.

    La scène est aussi spectaculaire que les accusations portées contre cette personnalité hors du commun. Le procureur général d’Ukraine, Iouri Loutsenko, les avait détaillées le 16 mars : selon lui, le plan de Nadia Savtchenko prévoyait de « détruire à l’aide de grenades » la loge du gouvernement au Parlement, d’« abattre la coupole de l’hémicycle par des tirs de mortiers », puis d’« achever les survivants à la mitraillette ». Le plan aurait également consisté à tuer des civils pour « créer le chaos ».

    Ces accusations avaient suscité un certain scepticisme, le parquet général étant réputé proche du pouvoir, voire prompt à utiliser la justice à des fins politiques. Jeudi, des écoutes téléphoniques et des vidéos tournées en caméra cachée ont été diffusées aux députés. On y voit une personne ressemblant à Nadia Savtchenko discuter d’approvisionnement en armes et des modalités d’une attaque contre le quartier gouvernemental. « Je propose un coup d’Etat, dit cette personne. Il faut les liquider physiquement. Tous et en un seul moment. »

    • Encore un coup de #VVP (ça marche à tous les coups !)

      (au passage, quand Libé apprendra-t-il à transcrire correctement les noms slaves en français ?
      ч -> tch en français, ch en anglais
      ш -> ch en français, sh en anglais
      ж -> j en français, zh en anglais
      etc.)

      Nadia Savchenko, la chute brutale d’une icône nationaliste - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2018/03/23/nadia-savchenko-la-chute-brutale-d-une-icone-nationaliste_1638303

      Rares sont les chutes aussi spectaculaires. Prisonnière de guerre en Russie de 2014 à 2016, Nadia Savchenko était devenue le symbole de l’agression du Kremlin contre l’Ukraine et avait été érigée en une sorte de « Jeanne d’Arc » nationale. Après sa libération à l’été 2016 et sa prise de fonction en tant que députée, son tempérament intempestif, ses prises de position radicales ou encore ses allusions antisémites avaient rapidement échaudé l’opinion publique. A force d’appeler à une refonte complète du système politique et à vilipender ses pairs parlementaires comme « tous pourris et paresseux », Nadia Savchenko avait de même érodé ses soutiens politiques. C’est presque avec soulagement que le Parlement a levé son immunité parlementaire, le 22 mars, et a autorisé son arrestation.

      « Que l’on aime Petro Porochenko ou non, que l’on prête fois aux enquêtes du procureur Iouriy Loutsenko ou non, Nadia Savchenko est dangereuse », s’est ainsi fendu le député réformateur Moustafa Nayyem. De fait, Nadia Savchenko ne nie pas les accusations portées contre elle. Elle avait même soutenu publiquement l’idée d’un coup d’Etat militaire. Ce qui ne l’empêche pas de dénoncer les charges retenues contre elle comme « une manipulation politique et surréaliste ».

      « On ne peut s’empêcher de se demander pourquoi les enquêteurs ont attendu aussi longtemps avant de l’arrêter », interroge la journaliste polémique Svitlana Kriouvka. Dans l’affaire figure un seul autre suspect, l’ancien négociateur d’échanges de prisonniers Volodymyr Rouban. « Peut-on vraiment imaginer qu’ils comptaient décapiter l’exécutif à eux deux ? Pourquoi n’y-a-t-il pas d’autres arrestations ? », poursuit-elle. En filigrane, l’idée d’un règlement de comptes ciblé, en amont de la campagne présidentielle de 2019, et d’un signal envoyé aux opposants paramilitaires du pouvoir.

      La crainte d’un coup de force, perpétré par des vétérans de guerre et des mouvements ultranationalistes, est de fait prise au sérieux en Ukraine, même si les autorités cherchent à la minimiser, et à la rattacher à la politique d’agression de la Russie. Ce 22 mars, le président Petro Porochenko a ainsi félicité ses services de sécurité d’avoir démasqué une « 5e colonne », et déjoué une « opération spéciale russe contre l’Ukraine ». Ancienne héroïne nationale, Nadia Savchenko devient donc agent de l’ennemi et se retrouve donc une nouvelle fois derrière les barreaux, cette fois dans son Ukraine natale.

    • Court rules to hold Nadiya Savchenko in custody without bail | KyivPost
      https://www.kyivpost.com/ukraine-politics/court-rules-hold-nadiya-savchenko-custody-without-bail.html

      A Kyiv court has ruled to hold former Ukrainian military pilot and lawmaker Nadiya Savchenko in custody for 59 days without bail, a day after the Verkhovna Rada stripped her of parliamentary immunity and she was arrested by law enforcement.


    • Formatage, aseptisation, lissage. Typique des bobos-pseudo-intellos, du genre qu’on a envie de rééduquer en les envoyant à la campagne récurer des fosses septiques et vider des cuves à lisier. Et le soir à la douche, quand il se lave le pied, on lui dira « ce n’est pas ton pied qu’il faut nettoyer mais plutôt ton cerveau ».


  • Horreur ! c’est un « chaviste » qui est en tête dans les sondages pour la présidentielle colombienne (premier tour le 27 mai 2018)

    Crisis de Venezuela incendia la campaña presidencial de Colombia
    http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/crisis-venezuela-incendia-campana-presidencial-colombia_222819

    La crisis de Venezuela ha incendiado la campaña para las elecciones presidenciales de Colombia con ataques de diferente calibre en la plaza pública y las redes sociales que muestran el alto grado de polarización reinante cuando faltan tres meses y medio para los comicios.

    Con la misma intensidad con que se agrava la crisis venezolana sube el tono verbal en la campaña colombiana, donde el temor a un eventual gobierno de izquierda, cercano ideológicamente al fallecido presidente Hugo Chávez y su sucesor, Nicolás Maduro, planea como un fantasma sobre parte del electorado.

    La polémica alzó vuelo esta semana luego de que las últimas encuestas mostraran en primer lugar en las intenciones de voto para las elecciones del 27 de mayo al ex alcalde de Bogotá Gustavo Petro, del movimiento de izquierda Colombia Humana, y cercano a las ideas del régimen bolivariano.

    «Que no le niegue @petrogustavo al país su larga amistad con @chavezcandanga. Suficiente evidencia hay de su simpatía y su afinidad ideológica, para que ahora actúe como Judas negando a su mentor», escribió esta semana en Twitter el ex vicepresidente y candidato presidencial Germán Vargas Lleras, una de las cartas de la derecha para las presidenciales.

    • Izquierdista duro” lidera sondeos presidenciales en Colombia - El Mostrador
      http://www.elmostrador.cl/noticias/mundo/2018/02/09/izquierdista-duro-lidera-sondeos-presidenciales-en-colombia

      Dos encuestas publicadas este mes muestran a Gustavo Petro en el primer lugar, mientras que otra lo tiene en segundo lugar.

      Con las elecciones presidenciales de Colombia a poco más de tres meses de de distancia, un exguerrillero de la «izquierda dura» encabeza las encuestas, y los inversionistas aún no se han despertado por completo al riesgo de que él podría ganar, según Nomura.

      Cuando lo hagan, es probable que los bonos y la moneda del país experimenten una venta generalizada, según Mario Castro, estratega de divisas y tasas para América Latina de Nomura en Nueva York. Dos encuestas publicadas este mes muestran a Gustavo Petro en el primer lugar, mientras que otra lo tiene en segundo lugar.

      «Los mercados son muy complacientes y cortoplacistas», dijo Castro en una entrevista telefónica. «Está claro que hay un riesgo de que él pueda ser presidente».

      En un informe del 9 de febrero, el director de estrategia latinoamericana de Scotiabank, Joe Kogan, dijo que la falta de preocupación de los inversionistas por Petro era una reminiscencia de los economistas peruanos que fueron sorprendidos por la victoria en 2011 del izquierdista Ollanta Humala.


  • Une exposition anti-impérialiste se prépare, L’Humanité, 6 avril 1931.
    https://www.franceculture.fr/emissions/cetait-a-la-une/une-exposition-anti-imperialiste-se-prepare-lhumanite-6-avril-1931

    « Des lettres nous arrivent de tous côtés des coloniaux, des travailleurs, des hommes de toutes races nous demandent si la parade colonialiste de Vincennes restera sans réponse. Qu’ils soient assurés que la réplique sera vigoureuse. Cette réplique, c’est le prolétariat révolutionnaire qui doit la donner, le prolétariat français en premier lieu, puisqu’il est le plus directement touché devant l’Exposition. [...] C’est aussi sur le plan international que s’élèvera la protestation prolétarienne. La classe ouvrière saura montrer aux opprimés des colonies qu’elle n’a rien de commun avec l’impérialisme, avec les colonisateurs. » Roger Gaillard, L’Humanité, 6 avril 1931.

    #colonialisme #impérialisme #racisme #exposition_coloniale



  • La #bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale - #Béatrice_Hibou - Éditions La Découverte

    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_bureaucratisation_du_monde____l___re_n__olib__rale-978

    #livres_à_lire !

    Nos sociétés modernes sont victimes d’un envahissement croissant de la vie professionnelle et quotidienne par la bureaucratie. Comment qualifier autrement l’exigence toujours croissante de papiers, fussent-ils numériques ? Et que dire de la confrontation incessante avec des procédures formelles pour avoir accès au crédit ou à un réseau in-formatique, pour louer un logement, noter des banques ou bénéficier de la justice ? Ou encore du besoin de respecter des normes pour que les comptes d’une entreprise soient certifiés ou qu’un légume soit qualifié de biologique ?
    Au point de rencontre entre Max Weber et Michel Foucault, Béatrice Hibou analyse les dynamiques politiques sous-jacentes à ce processus. La bureaucratie néolibérale ne doit pas être comprise comme un appareil hiérarchisé propre à l’État, mais comme un ensemble de normes, de règles, de procédures et de formalités (issues du monde de l’entreprise) qui englobent l’ensemble de la société. Elle est un vecteur de discipline et de contrôle, et plus encore de production de l’indifférence sociale et politique. En procédant par le truchement des individus, la bureaucratisation ne vient pas « d’en haut », elle est un processus beaucoup plus large de « participation bureaucratique ». Pourtant, des brèches existent, qui en font un enjeu majeur des luttes politiques à venir.

    #néolibéralisation #capitalisme





  • Octobre 1917 côté femmes : quand Alexandra Kollontaï prônait l’amour verre d’eau et la monogamie successive
    http://information.tv5monde.com/terriennes/octobre-1917-cote-femmes-quand-alexandra-kollontai-pronait-l-a

    A la veille de la révolution d’octobre (novembre dans le calendrier russe grégorien), Vladimir Ilitch Lenine ne pensait pas qu’aux formes de redistribution économique et sociale. Avec sa « vieille » complice Alexandra Kollontaï, ils redessinaient les relations amoureuses entre les femmes et les hommes. Et c’était tout sauf triste

    #révolution_russe #1917 #féminisme ?


  • CADTM - Centenaire de la révolution russe et de la répudiation des dettes

    http://www.cadtm.org/Centenaire-de-la-revolution-russe

    En février 1918, la répudiation des dettes par le gouvernement soviétique a secoué la finance internationale et a suscité une condamnation unanime de la part des gouvernements des grandes puissances.

    Cette décision de répudiation s’inscrivait dans la continuité du premier grand mouvement d’émancipation sociale qui a ébranlé l’empire russe en 1905. Ce vaste soulèvement révolutionnaire avait été provoqué par la conjonction de plusieurs facteurs : la débâcle russe dans sa guerre avec le Japon, la colère des paysans qui exigeaient des terres, le rejet de l’autocratie, les revendications des ouvriers… Le mouvement a débuté par des grèves à Moscou en octobre 1905 et s’est étendu comme une traînée de poudre à tout l’empire en adoptant différentes formes de lutte. Au cours du processus d’auto-organisation des masses populaires naquirent des conseils (soviets en russe) de paysans, des conseils d’ouvriers, des conseils de soldats…

    #révolution_russe #1917 #dette #cadtm


  • Christophe Guilluy : « La France d’en haut s’est structurée autour d’Emmanuel Macron pour protéger ses intérêts, le monde d’en bas, lui, est complètement dispersé » | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-france-en-haut-est-structuree-autour-emmanuel-macron-po

    Atlantico : À la rentrée 2016, vous publiiez « le crépuscule de la France d’en haut ». Selon un sondage viavoice publié par Libération en début de semaine, 53% des français jugent que la politique du gouvernement bénéficiera en premier lieu aux plus aisés, quand 60% d’entre eux craignent une précarisation. Un an après, quel constat portez-vous sur cette « France d’en haut » ?

    #france #inégalités #déclassement


  • Tiers-lieux, hyper-ruralité, télétravail : la Fédération des PNR fait de la géographie — Géoconfluences

    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/tiers-lieux-pnr

    Un rapport de la Fédération des Parcs naturels régionaux illustre plusieurs notions utiles à l’étude des espaces ruraux et périurbains en France.

    Serge Jamgotchian et Pierre André, Les Parcs naturels régionaux, des territoires d’innovations pour le développement des tiers-lieux, étude de la Fédération des Parcs naturels régionaux, avril 2017. (pdf)

    La notion de tiers-lieu est ainsi définie comme les « environnements sociaux se distinguant des deux principaux que sont la maison et le travail ». Elle renvoie au glissement de mobilités longtemps décrites comme pendulaires à des mobilités triangulaires.

    L’étude aborde également d’autres phénomènes comme l’uniformisation des pratiques entre urbains et ruraux ou l’émergence du coworking et du télétravail. Elle commet toutefois un contresens sur l’hyper-ruralité en citant un extrait du rapport Bertrand qui ne rend pas justice aux travaux de son auteur, lesquels alertaient les pouvoirs publics sur les contraintes fortes pesant sur les espaces ruraux les plus isolés.

    Ce document donne un autre regard sur les espaces ruraux et les Parcs naturels régionaux, présentés comme territoires d’innovation, certes dans une tonalité parfois proche du marketing territorial.

    #france #environnement #parc_naturels #hyper_lieux #tiers_lieux




  • La réunion, ce poison lent en entreprise - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/09/15/reunion-poison-lent-entreprise

    La réunion, ce poison lent en entreprise

    De plus en plus chronophages, multiples, stériles, les réunions seraient-elles la nouvelle maladie de l’entreprise ? Une majorité de cadres s’en plaignent, tandis que les managers efficaces en revoient le fonctionnement. Il était temps…

    #réunions #réunionite #entreprise #travail


  • Rencontre avec un cueilleur d’#aubier de #tilleul
    http://blog.arcadie.fr/2016/06/30/rencontre-avec-un-cueilleur-daubier-de-tilleul

    Accompagnée de Max, notre photographe attitré, je suis partie dans le Vercors à la rencontre de Gaby, cueilleur d’aubier de tilleul pour L’Herbier du Diois, un de nos fournisseurs en plantes aromatiques et médicinales bio.

    Ancien électricien de la marine, grand skieur de fond et fou de twist, Gabriel est une force de la nature, au cœur tendre.

    Originaire de St Pierre de Cherennes, il a toujours vécu dans ce village, avec les tilleuls et les noyers : les deux grandes cueillettes locales.

    Du haut de ses 71 ans, de son petit gabarit et à la force de ses bras, il travaille chaque été pendant 2 à 3 mois comme cueilleur d’aubier et de bractées de tilleul.

    Lui et Michel, son collègue, sont les deux seules personnes à encore pratiquer cette cueillette dans cette région du Vercors, et ils fournissent à eux deux les 2 tonnes annuels d’aubier commandées pour nos stocks.

    Voir aussi comment l’utiliser
    https://www.altheaprovence.com/blog/decoction-aubier-de-tilleul

    #arbre
    @odilon