Rumor

universitaire, géographe urbain, longue fréquentation du Liban

  • Emmanuel Roman, patron du géant de la finance Pimco : « Les marchés envoient un signal sérieux à la France » sur sa dette, « l’heure est grave »
    ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/10/07/emmanuel-roman-patron-du-geant-de-la-finance-pimco-les-marches-envoient-un-s

    Les marchés, qui se veulent apolitiques, estiment-ils que Marine Le Pen mènera une politique similaire à celle de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, limitant les risques financiers ?
    Je ne le crois pas, pour deux raisons. La première, c’est que Giorgia Meloni a eu l’immense avantage de bénéficier du travail fait par [les deux anciens présidents du conseil italiens] Mario Monti et Mario Draghi, qui sont deux technocrates exceptionnels. La deuxième, ce sont les fluctuations de la pensée économique de Marine Le Pen. Il n’y a pas si longtemps, elle voulait sortir de l’euro. Or, il faut relancer une croissance anémique. Pour cela, il faut un système capitaliste et elle ne donne pas du tout l’impression d’aller dans ce sens. Les marchés ne croient pas au programme économique du RN.

    Mais, en cas de second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, que préférez-vous ?
    D’abord, nous sommes à six ou sept mois de l’élection ; on peut espérer qu’un consensus entre ces deux extrémités se dévoile. Ensuite, très malheureusement, si vous me demandez entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, je pense que les marchés préféreront l’option Le Pen.

  • A Berlin, des personnalités des Verts et des sociaux démocrates refusent une alliance avec Die Linken, considérant qu’un gouvernement local dirigé par ce parti ne pourrait pas garantir la sécurité des juifs et des juives...
    Berlin : Prominente von CDU, Grünen und SPD warnen vor Rot-Grün-Rot - DER SPIEGEL
    ▻https://www.spiegel.de/politik/deutschland/berlin-prominente-von-cdu-gruenen-und-spd-warnen-vor-rot-gruen-rot-a-0464a4d

    Weiter heißt es: »Wir erwarten darum von den demokratischen Parteien, dass sie ihre Entscheidung nicht nach politischen Gewohnheiten, sondern nach klaren Maßstäben treffen.« Etwa zum Schutz jüdischen Lebens und einer unmissverständlichen Abgrenzung von Extremismus, der finanziellen Stabilität der Stadt und starken Sicherheitsbehörden. *»Wir befürchten, dass eine Regierung unter Führung der Berliner Linken ein Klima erzeugt, in dem nicht mehr die Sicherheit von Jüdinnen und Juden in Berlin garantiert werden kann.«

    *

  • « La reconnaissance symbolique dans les professions du service public devient parfois la monnaie d’un travail que l’on préfère ne pas chiffrer »
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/22/la-reconnaissance-symbolique-dans-les-professions-du-service-public-devient-

    Il existe dans les comptes de l’Etat une recette qui n’apparaît dans aucune loi de finances. Elle ne fait l’objet d’aucun prélèvement et ne figure dans aucune colonne budgétaire. Pourtant, une partie de nos services publics repose quotidiennement sur elle : le temps, l’énergie et parfois l’argent que leurs agents consentent à ne pas compter.

    Faire son travail par vocation est flatteur. Cela évoque le choix d’un métier qui possède un sens particulier, le désir de transmettre, de soigner, de protéger, d’accompagner. Il serait absurde de nier cette dimension. Personne ne souhaite que l’hôpital, l’école ou le travail social soient peuplés de professionnels indifférents à ceux dont ils ont la charge.

    Le problème commence lorsque l’institution cesse de considérer cet engagement comme une qualité individuelle et commence à l’intégrer silencieusement à son modèle économique. Car la vocation possède une propriété budgétaire remarquable : elle permet de faire faire un travail sans avoir à le nommer comme tel.

    Un enseignant prépare davantage parce qu’il ne veut pas abandonner une classe en difficulté. Un soignant reste quelques minutes de plus parce qu’un patient ne peut être laissé seul. Un travailleur social rappelle une famille après sa journée. Un cadre du service public emporte chez lui ce qu’il n’a pas eu le temps d’achever.

    Absorber le choc
    Chacun de ces gestes, pris isolément, relève de la conscience professionnelle. Leur répétition à l’échelle de centaines de milliers d’agents devient autre chose : une contribution gratuite au fonctionnement de l’Etat. La particularité de cette contribution est précisément qu’elle demeure invisible. Une heure supplémentaire officiellement rémunérée constitue une dépense. Une heure offerte par conscience professionnelle ne coûte rien dans les comptes. Les deux produisent pourtant du travail.

    Nous avons ainsi inventé une étrange comptabilité publique dans laquelle une partie du déficit matériel des institutions est compensée par un excédent moral de leurs agents. C’est peut-être pour cette raison que certaines dégradations peuvent durer si longtemps sans provoquer immédiatement l’effondrement attendu.

    Lorsqu’un service manque de temps, de personnel ou de moyens, ceux qui y travaillent absorbent d’abord le choc. Ils accélèrent, improvisent, renoncent à une pause, simplifient ailleurs, emportent du travail chez eux, achètent parfois ce qui manque, sollicitent leur entourage, inventent des solutions locales. Le service continue donc à fonctionner. Et puisqu’il continue à fonctionner, l’organisation peut conclure que les moyens étaient finalement suffisants.

  • Dans le 16e arrondissement de Paris, les Libanais sont les premiers acheteurs étrangers - L’Orient-Le Jour
    ▻https://www.lorientlejour.com/article/1548302/mercredi-minuit-edition-dans-le-16e-arrondissement-de-paris-les-liban

    Une carte du Figaro montre la progression des acheteurs libanais dans l’ouest parisien, où la diaspora est installée de longue date.

    L’OLJ / Par Alexander HADDAD, le 23 septembre 2026 à 23h00

    Dans le 16e arrondissement de Paris, les acheteurs étrangers les plus nombreux sont désormais libanais. Ils devancent les Chinois et les Américains, selon des données inédites des Notaires du Grand Paris publiées le 16 septembre par Le Figaro. En 2018-2019, le Liban ne figurait dans le trio de tête que d’un seul arrondissement parisien, le 8e. Il apparaît aujourd’hui dans celui de quatre arrondissements de l’ouest de la capitale. Le quotidien, qui entendait démonter le « fantasme » d’un Paris passé aux mains des étrangers, ne s’y attarde pas. Au Liban, la carte a circulé dès sa parution sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux et a relancé la question des capitaux sortis du pays depuis la crise de 2019.

    Le Liban figure donc premier aujourd’hui dans le 16e arrondissement, deuxième dans le 15e, troisième dans les 7 et 8e. Les statistiques des notaires signalaient déjà le mouvement. Absents du haut du classement des acheteurs étrangers vivant hors de France en 2018, les Libanais y occupaient la deuxième place, derrière les Américains, en 2022 et en 2023.

    Les notaires n’ont pas publié le nombre d’actes concernés, mais les données publiques en donnent un ordre de grandeur. Selon les données fiscales, Paris a compté environ 30 000 ventes de logements par an entre 2021 et 2025, pour un parc de 1,4 million de logements recensés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) : environ 2 % du parc change de mains chaque année. Dans le 16e, les ventes avoisinent 2 500 par an, pour un peu plus de 100 000 logements. Environ un acheteur sur six y est étranger, soit quelque 400 acquisitions par an. La part libanaise n’est pas connue. En 2018, 2022 et 2023, la première nationalité représentait, selon les notaires, de 12 à 25 % des acheteurs étrangers non résidents à Paris. Une proportion comparable représenterait, dans le 16e, de 50 à 100 acquisitions libanaises par an.

    Une implantation parisienne depuis plus de 50 ans
    Cette géographie n’est pas nouvelle. Dès le début de la guerre civile (1975-1990), Paris était devenu pour l’émigration libanaise une destination aussi recherchée que New York ou Montréal, relevait la sociologue Dalia Abdelhady en 2011. Elle décrivait une communauté établie en France pour moitié à Paris, dans les quartiers de l’ouest et du sud-ouest. En 2014, le sociologue Baptiste Coulmont retrouvait cette répartition dans les listes électorales : les Parisiens nés au Liban se concentraient dans les 15e et 16e arrondissements, ceux-là mêmes où le Liban arrive aujourd’hui aux premier et deuxième rangs. L’ambassade du Liban, rue Copernic, et sa section consulaire, avenue Malakoff, sont établies elles aussi dans le 16e, comme la majorité des représentations diplomatiques à Paris toutefois.

    Les crises ont ponctué cette présence. En septembre 2013, alors que la menace de frappes occidentales contre le régime syrien faisait craindre une extension du conflit au Liban, les agences Daniel Féau et Émile Garcin signalaient à l’AFP une hausse des demandes de clients libanais inquiets, décrits comme rejoignant des proches déjà installés à Paris. En décembre 2019, après les premières restrictions bancaires, Joseph Arida, fondateur de l’agence parisienne Odgamm Prime Realty, relevait dans L’Orient-Le Jour que ses clients expatriés cherchaient à « se soustraire au risque bancaire en achetant soit au Liban, soit à Paris ».

    Paris occupe par ailleurs une place à part parmi les destinations de l’épargne libanaise. Chypre, la Grèce ou Dubaï notamment attirent des acheteurs par des titres de séjour liés à l’investissement ou par des rendements locatifs. La France ne délivre pas de titre de séjour en contrepartie d’un achat immobilier, son statut d’investisseur demande plutôt un investissement productif et des créations d’emplois.

    Le classement retient la nationalité des acquéreurs, et non leur lieu de résidence. Dans le 16e, environ un acheteur sur six est étranger, et la majorité des acheteurs étrangers résident déjà en France, selon les graphiques du Figaro. La nationalité laisse elle-même une partie des acquisitions hors du champ. Au recensement de 1999, près de huit personnes sur dix nées au Liban et vivant en France avaient la nationalité française, selon l’étude de Dalia Abdelhady. Selon des informations de L’OLJ, les acquéreurs binationaux sont en général enregistrés uniquement comme Français, ce qui les exclut de la catégorie libanaise. Il en irait de même des achats réalisés par l’intermédiaire d’une société civile immobilière.

    L’origine des fonds, soulevée dans les réactions à la carte au Liban, n’est renseignée par aucune des statistiques disponibles. Les dépôts en devises antérieurs à la crise de 2019 restent largement bloqués dans les banques libanaises.

    #diaspora #fuite_des_capitaux #Liban

    • Et donc, il faut bien s’amuser aussi à Paris, en y recréant l’ambiance du Liban :
      ▻https://www.lorientlejour.com/article/1548298/mercredi-minuit-au-coeur-de-paris-chaque-vendredi-des-soirees-libanai
      Célébrer le Liban, chaque vendredi, au pied de l’arc de Triomphe ? C’est le pari de Victoria et Georges Yazbeck, frère et sœur originaires de Batroun.

      L’OLJ / Par Valentine LEMAIRE, le 23 septembre 2026 à 23h00

      Au cœur de Paris, chaque vendredi, des soirées libanaises « comme à la maison »
      « Les nuits libanaises » de Becky’s à Paris, tous les vendredis entre 20h30 et 23h. Photo fournie par Becky’s

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      Si, un vendredi soir empreint de nostalgie du Liban, vous passez devant le pavillon Tilsitt dans le 17e arrondissement de Paris, suivez les indications du vigile et descendez le long escalier qui mène à la salle principale. Au bas des marches, ce n’est rien moins qu’une soirée libanaise qui vous attend.

      Sur scène, Georges Yazbeck et son groupe, le « Becky’s Band », réveillent, au pied de l’arc de Triomphe, grands classiques et tubes plus récents de la musique orientale, de Feyrouz à Yuri Mraqqadi en passant par Sherine... Victoria Yazbeck, sœur de Georges, téléphone à la main, filme et orchestre la soirée, tandis que près de 300 personnes chantent à tue-tête, les bras levés, portées par les mélodies familières.
      Après des études en France, Victoria et Georges, originaires de Batroun, ouvrent, en octobre 2022, leur restaurant, Becky’s, à Paris. Le succès est immédiat.
      ...
      Un événement pensé comme une thérapie
      Au-delà de la fête, l’événement est pensé comme un véritable retour à la maison. « Nous avons vécu le fait d’être loin de notre pays et de nos proches. C’est le cas de beaucoup de gens ici, qui se sentent très seuls. Nous voulons les rassembler, les connecter à leur pays et aux autres à travers la musique », explique Victoria Yazbeck. « Beaucoup nous disent que pour eux, ces soirées sont une véritable thérapie. C’est très touchant », ajoute Georges.

      Le concept rencontre un tel succès que le frère et la sœur ont décidé d’en faire un rendez-vous hebdomadaire. Ils rêvent également d’exporter le concept au-delà de Paris pour toucher une plus grande partie de la diaspora libanaise, en France comme à l’étranger.

    • La phrase importante :

      L’origine des fonds, soulevée dans les réactions à la carte au Liban, n’est renseignée par aucune des statistiques disponibles. Les dépôts en devises antérieurs à la crise de 2019 restent largement bloqués dans les banques libanaises.

      Ce qui suggère évidemment que ce n’est pas le cas de tout le monde.

  • L’invocation d’Amalek en Israël : de la rhétorique religieuse extrémiste au projet totalitaire culminant dans le génocide de Gaza – Aurdip
    ▻https://aurdip.org/linvocation-damalek-en-israel-de-la-rhetorique-religieuse-extremiste-au-proj
    Je tombe sur cela à la suite de la lecture de l’entretien de Marwan Rashed sud AOC. Cela n’était pas sur Seenthis. #archives #amalek #Israël #génocide

    Ce rapport de l’AURDIP examine un aspect fondamental de l’anatomie du génocide en cours à Gaza. Il met en lumière l’évolution de l’invocation d’Amalek dans le discours public israélien, qui est passée de la rhétorique religieuse extrémiste à l’endoctrinement idéologique au sein de la sphère sociale et politique. À l’issue d’un long processus initié après la guerre des Six Jours en 1967, cette invocation s’est transformée en un programme politique favorisant une politique de colonisation et d’apartheid de plus en plus violente et agressive, conduisant au génocide actuel, dont Amalek est devenu le nom de code.

  • Rénovation énergétique : un tiers des travaux réchauffent les #logements en été
    ▻https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/dimanche-eco/7402746515797/renovation-energetique-un-tiers-des-travaux-rechauffent-les-logements-en-e

    Près d’un tiers des rénovations prescrites pour améliorer la performance énergétique sont un frein au confort l’été. Voilà l’une des conclusions de la plateforme Argile.ai, spécialisée dans la donnée immobilière et la rénovation, dans sa dernière analyse confiée en exclusivité à La Tribune Dimanche. Sur les 700.000 audits énergétiques passés au crible, 31 % préconisent des travaux qui conduisent à des augmentations de température les semaines les plus chaudes de l’année. Comptez précisément de 1 à 5 °C de plus dans 26,5 % des scénarios.

    #canicule

    • JRR Tolkien avait-il pressenti le #dérèglement_climatique et entrevu des solutions aux passoires/bouilloires thermiques ?

      Image issue de
      ▻https://ventsetvoyages.fr/dormir-hobbits

      Mais bon, y en a des qui seront toujours mécontent·es :

      Ce que j’ai moins aimé

      A part le baquet et un petit lavabo il n’a pas de possibilité de faire sa toilette dans la maison, il faut aller aux sanitaires communs comme dans un camping. Les sanitaires sont très propres cela-dit, mais vu la taille du jardin j’aurais préféré un petit coin sanitaire plus proche de la maison.
      Le lit qui n’était pas très confortable
      Le petit déjeuner, à prendre dans un grande yourte avec tous les autres ‘campeurs’. J’aurais aimé avoir la possibilité de le prendre dans le jardin de la maison

    • #paywall
      Mes voisins seront contents de l’apprendre en plus d’avoir économisé 2000 euros du m2 pour ne pas avoir mis en œuvre les travaux préconisés par maprimrenov. Cet été durant la canicule, en fermant les fenêtres de leur maison de 1940 classée F, celle-ci s’est maintenue à 10 degrés de moins qu’à l’extérieur ... cherchez l’erreur.
      Hier on se disait qu’on va créer des formations d’au moins une semaine pour apprendre à fermer fenêtres et volets.

    • 31 % des rénovations pour améliorer la performance énergétique l’hiver conduisent à des augmentations de température l’été d’après un rapport de la plateforme Argile•ai, confié en exclusivité à La Tribune Dimanche.
      Près d’un tiers des rénovations prescrites pour améliorer la performance énergétique sont un frein au confort l’été. Voilà l’une des conclusions de la plateforme Argile•ai, spécialisée dans la donnée immobilière et la rénovation, dans sa dernière analyse confiée en exclusivité à La Tribune Dimanche. Sur les 700.000 audits énergétiques passés au crible, 31 % préconisent des travaux qui conduisent à des augmentations de température les semaines les plus chaudes de l’année. Comptez précisément de 1 à 5 °C de plus dans 26,5 % des scénarios.
      Dans 4 % des cas, les travaux recommandés provoquent même un réchauffement intérieur supérieur à 5 °C. « La combinaison la plus défavorable est l’isolation des murs par l’intérieur couplée à celle du plancher », explique Pierre-Louis Guhur, le cofondateur d’Argile. Ce scénario conduit plus de huit fois sur dix à une augmentation des températures lors des fortes chaleurs et en particulier pendant une canicule.
      A LIRE AUSSI
      Immobilier : Est-ce toujours le moment d’acheter ?
      Illustration pendant celle de cet été avec une petite maison en pierre à Vernouillet, dans les Yvelines, dont l’audit remonte à 2024 : sans travaux, la température intérieure durant la semaine la plus chaude – du 21 au 27 juin – serait montée au maximum à un peu plus de 35 °C. Si les propriétaires ont réalisé les gestes préconisés il y a deux ans, explique Argile, le thermomètre a pu grimper au-delà des 44 °C.
      Cette aggravation des conditions de confort en été dépend aussi de la nature initiale du bâti. « Les maisons en pierre avec des murs épais sur dalle nue, naturellement fraîches, sont celles qui ont le plus à perdre avec des travaux mal calibrés », explique le patron de la plateforme. Certains territoires sont particulièrement exposés à ce phénomène de transformation de passoires en bouilloires à la suite de travaux. « De manière contre-intuitive, c’est finalement là où il fait traditionnellement le plus chaud que le risque est le plus faible, détaille Pierre-Louis Guhur, et en particulier le Sud-Ouest. »

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      1 % des rénovations pour améliorer la performance énergétique l’hiver conduisent à des augmentations de température l’été d’après un rapport de la plateforme Argile.ai, confié en exclusivité à La Tribune Dimanche.
      Près d’un tiers des rénovations prescrites pour améliorer la performance énergétique sont un frein au confort l’été. Voilà l’une des conclusions de la plateforme Argile.ai, spécialisée dans la donnée immobilière et la rénovation, dans sa dernière analyse confiée en exclusivité à La Tribune Dimanche. Sur les 700.000 audits énergétiques passés au crible, 31 % préconisent des travaux qui conduisent à des augmentations de température les semaines les plus chaudes de l’année. Comptez précisément de 1 à 5 °C de plus dans 26,5 % des scénarios.
      Dans 4 % des cas, les travaux recommandés provoquent même un réchauffement intérieur supérieur à 5 °C. « La combinaison la plus défavorable est l’isolation des murs par l’intérieur couplée à celle du plancher », explique Pierre-Louis Guhur, le cofondateur d’Argile. Ce scénario conduit plus de huit fois sur dix à une augmentation des températures lors des fortes chaleurs et en particulier pendant une canicule.
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      Immobilier : Est-ce toujours le moment d’acheter ?
      Illustration pendant celle de cet été avec une petite maison en pierre à Vernouillet, dans les Yvelines, dont l’audit remonte à 2024 : sans travaux, la température intérieure durant la semaine la plus chaude – du 21 au 27 juin – serait montée au maximum à un peu plus de 35 °C. Si les propriétaires ont réalisé les gestes préconisés il y a deux ans, explique Argile, le thermomètre a pu grimper au-delà des 44 °C.
      Cette aggravation des conditions de confort en été dépend aussi de la nature initiale du bâti. « Les maisons en pierre avec des murs épais sur dalle nue, naturellement fraîches, sont celles qui ont le plus à perdre avec des travaux mal calibrés », explique le patron de la plateforme. Certains territoires sont particulièrement exposés à ce phénomène de transformation de passoires en bouilloires à la suite de travaux. « De manière contre-intuitive, c’est finalement là où il fait traditionnellement le plus chaud que le risque est le plus faible, détaille Pierre-Louis Guhur, et en particulier le Sud-Ouest. »

  • Marwan Rashed : « Nous devons maîtriser l’Histoire pour répondre au colonialisme suprémaciste » - AOC media
    ▻https://aoc.media/entretien/2026/09/18/marwan-rashed-nous-devons-maitriser-lhistoire-pour-repondre-au-colonialisme-s

    Entretien fascinant, de l’histoire de la philosophie et des sciences, et du rôle qu’y tiennent les Arabes, jusqu’à la question de l’orientalisme, en passant par des réflexions sur le langage, la traduction, la poésie, et aussi une critique virulente du colonialisme

    L’Histoire est une discipline savante. Elle doit le rester et ne pas être instrumentalisée par le débat public. Le problème est que les pires idéologies, aujourd’hui, s’en réclament. Les mythes nationalistes n’ont que le passé à la bouche. Je m’étonne que la Grèce n’ait pas encore réclamé l’Italie du Sud et la Sicile en arguant de sa présence en ces lieux il y a deux mille ans. Nous devons maîtriser l’Histoire pour répondre au colonialisme suprémaciste, moins pour corriger ses erreurs factuelles – car au fond, ses tenants se soucient fort peu d’exactitude historique, c’est dès le stade du discours qu’ils jouent des poings – que pour tenter de défendre une autre vision de l’historicité en tant que telle : montrer que la question n’est pas de savoir qui gardait les chèvres sur quelle colline à quelle époque, mais de comprendre que l’humanité est une, et qu’elle s’est formée dans le même creuset commun. Rien de plus vulgaire que de dire « nous étions là avant ». Car avant, il n’y avait ni là, ni nous. En Histoire, le temps crée l’homme et le lieu.

    un peu plus loin, cette saillie sur Heidegger

    Il faut être inculte ou raciste (les deux choses font généralement bon ménage) pour essentialiser le rapport entre langue et pensée et conclure que l’on ne peut philosopher qu’en grec ou en allemand. D’ailleurs, du côté des philosophes, ce ne sont pas les plus savants ni les plus profonds qui ont insisté le plus sur l’hellénité ou la germanité de la philosophie. Je viens d’évoquer al-Farabi, qui était un philosophe immense. Plus près de nous, Nietzsche, qui connaissait son grec et sa philologie, ne dirait jamais rien de tel. Heidegger, en revanche, à qui l’on doit la formule que « l’Être parle grec », est un helléniste tout juste passable. Il y a quelque chose de pathétique à voir quelqu’un qui n’a jamais édité une ligne de grec confondre son short en cuir avec les pagnes des bergers d’Arcadie.

    à retrouver en intégralité ici : ▻https://justpaste.it/fcqc2

    • Les mythes nationalistes n’ont que le passé à la bouche. Je m’étonne que la Grèce n’ait pas encore réclamé l’Italie du Sud et la Sicile en arguant de sa présence en ces lieux il y a deux mille ans. Nous devons maîtriser l’Histoire pour répondre au colonialisme suprémaciste, moins pour corriger ses erreurs factuelles – car au fond, ses tenants se soucient fort peu d’exactitude historique, c’est dès le stade du discours qu’ils jouent des poings – que pour tenter de défendre une autre vision de l’historicité en tant que telle : montrer que la question n’est pas de savoir qui gardait les chèvres sur quelle colline à quelle époque, mais de comprendre que l’humanité est une, et qu’elle s’est formée dans le même creuset commun. Rien de plus vulgaire que de dire « nous étions là avant ». Car avant, il n’y avait ni là, ni nous. En Histoire, le temps crée l’homme et le lieu.

  • (1) Jules Prada - Dette publique : l’Espagne repasse sous les 100 % du PIB
    ▻https://www.facebook.com/titou.letitou.31/posts/pfbid07ZEZyQGsV8LTJEtmVjJ5so2XMGJRQuiyqodwg8buG93mAti6yn34LhuRRqbLcMR6l

    Dette publique : l’Espagne repasse sous les 100 % du PIB, cinq ans après avoir atteint 124 %..
    La thèse de la droite à l’extrême, chasser les immigrés, pas d’augmentation de salaire, pas d’augmentation du SMIC, pas de revalorisation des retraite serait une forme de garanties... Garantie de limite les dépenses...
    L’Espagne a fortement augmenté le Smic depuis 2018, avec une hausse importante du nombre de salariés rémunérés au salaire minimum et un effet particulièrement marqué pour les bas salaires, les jeunes et les femmes.
    Régularisation de 400. 000 immigrés
    elle a fortement limité le recours aux contrats temporaires et favorisé les contrats permanents. Le gouvernement espagnol indique qu’entre 2018 et 2026, la part de l’emploi temporaire a diminué de 11 points.
    Retraites : le système de revalorisation lié à l’inflation a été inscrit dans la loi. En 2026, les pensions contributives ont été revalorisées de 2,7 %, tandis que les pensions minimales ont augmenté davantage.
    Congés parentaux : les congés de maternité et de paternité ont été progressivement allongés et rendus égaux entre les deux parents.
    Dépendance et personnes handicapées : le gouvernement a augmenté les moyens consacrés au système de dépendance. En 2026, il annonce notamment une augmentation des prestations pour les personnes dépendantes de degrés II et III
    Logement : l’Espagne a adopté en 2023 sa première grande loi nationale sur le logement, avec notamment la possibilité de déclarer certaines zones comme « zones tendues » et d’y encadrer temporairement les loyers. La Commission européenne confirme ces dispositifs, tout en soulignant que la question du logement reste un problème important en Espagne.
    Protection contre la pauvreté et les factures d’énergie : des mesures ont renforcé l’aide aux ménages vulnérables, notamment avec des protections contre certaines coupures et des aides sur l’énergie.
    Moralité : Copié sur L’Espagne !
    l’Espagne continue actuellement à croître plus rapidement que la moyenne de la zone euro, PIB 2,7

    • Oui, tu peux : là, j’essaie de sauver des posts ou de les référencer, parce que clairement, tout cela va disparaitre.

      FB me fait du chantage pour que je « sécurise » mon compte sachant que je gère de grosses communautés là-bas. J’ai déjà installé l’authentification en 2 étapes, mais là, ils exigent une confirmation biométrique, autrement dit, que j’installe leur merde d’appli pour téléphone qui est juste une pompe à données complètement dégueulasse.

      Donc, non, je refuse totalement de laisser Meta accéder à mon téléphone et c’est ça qui est leur vrai produit : mes données privées.

      Donc, je pense qu’ils vont fermer mon compte et donc laisser des communauté sans modération… avec une campagne bien sale qui approche.

    • Je t’ai envoyé un message sur FB. Je vais essayer de trouver le temps de repérer tes posts intéressants et de les archiver sur un fichier texte sur ma machine avant que tout ça disparaisse. Pour ma part, je pense encore passer sous les radars vu que je suis un « petit compte » et que je publie peu de contenu.
      Sinon, je n’utilise pas de « smartphone » parce que, en fait, c’est trop intrusif ces choses-là.

    • Ah non, pas les miens, on s’en fout, je ne mets rien d’important sur FB.

      Je récupère les posts importants d’autres personnes qui ne publient que là pour faire du militantisme de gauche (pauvres fous !).

      Ce qui me casse les couilles, ce sont les gros groupes que j’administre et dont certains ne seront plus gérés. Plusieurs dizaines de milliers de personnes.

      Mais bon, je serai définitivement débarrassée de Meta dans ma vie.

    • Ok, ok. Bon en fait, ce qui m’intéresse, ce sont les posts que tu partages. De toute façon, Meta te mettras toujours sous le nez des trucs en rapport avec tes goûts ou tes dégoûts.

      Quant aux militants (de gauche) qui n’utilisent que ce canal, c’est en effet très surprenant. Peut-être pensent-ils toucher plus facilement des gens qu’ils connaissent ?

  • « Le pain peut être une prière » : quand le Christ distribuait du pain au peuple de Gaza
    Par Hani al-Salmy | 17 septembre 2026 | 21 août 2026 – The Palestine Chronicle – Traduction : Chronique de Palestine – Dominique Muselet
    ▻https://www.chroniquepalestine.com/pain-peut-etre-priere-quand-christ-distribuait-pain-peuple-gaza

    L’écrivain palestinien Hani al-Salmy rend hommage à son ami chrétien Elias, dont la compassion face au génocide met en lumière les liens ancestraux de foi et d’humanité qui unissent Gaza.

    Mon ami chrétien, Elias Abu Alaa. En écrivant son nom aujourd’hui, j’ai le sentiment de ne pas parler seulement d’un ami, mais d’une partie de Gaza qui m’est chère et que j’ai peur de perdre.

    La guerre ne détruit pas seulement les maisons. Elle ne se contente pas de déraciner les arbres ou de réduire les mosquées et les églises à des pans de murs meurtris. Elle tente de détruire quelque chose de plus profond que la pierre : elle tente de rendre les gens étrangers aux lieux qui leur appartiennent, les forçant à se poser une question douloureuse : avons-nous encore notre place ici ?

    La guerre a détruit des églises dans la bande de Gaza et gravement endommagé de nombreuses mosquées. Elle a fait de ces lieux qui rassemblaient autrefois les habitants à peine plus que des souvenirs et des prières suspendues dans l’air. Pourtant, chaque fois qu’une nouvelle vague d’attaques prenait fin, je cherchais mon ami Elias et me posais la même question : Elias partira-t-il cette fois-ci ?

    C’est une question simple, mais elle a un poids qu’il m’est difficile de porter. À chaque nouvelle guerre qui s’abat sur Gaza, j’ai l’impression que l’idée de partir grandit un peu plus chez mon ami. Je ne peux pas lui en vouloir. Je sais que lorsqu’une personne voit sa maison s’effondrer, sa rue réduite à un tas de décombres, et son église – qui a porté les prières de générations – menacée ou détruite, elle commence à penser à un autre endroit où elle pourrait offrir à ses enfants une vie où la peur n’a pas autant de place.

    Mais en même temps, je crains que partir ne devienne la seule solution que nous connaissions. Je crains qu’un jour, nous nous réveillions et ne trouvions à Gaza que ceux qui n’ont pas pu partir. (...)

  • Zack Polanski réclame une enquête sur le mécène d’une exposition consacrée à la Tapisserie de Bayeux, lié aux colonies israéliennes

    Le mécène milliardaire d’une exposition phare du British Museum a fait un don à un centre communautaire situé dans une colonie de Cisjordanie désormais soumise à des sanctions britanniques

    Imran Mulla et Daniel Hilton – 11 septembre 2026 | Middle East Eye
    ▻https://www.middleeasteye.net/news/zack-polanski-urges-investigation-israeli-settlement-linked-sponsor-b
    ▻https://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/000_994J73U+%281%29.jpg

    Le chef du Parti vert, Zack Polanski, a exhorté le gouvernement britannique à enquêter sur le parrainage de l’exposition consacrée à la Tapisserie de Bayeux au British Museum par un milliardaire qui a financé un centre communautaire dans une colonie israélienne illégale.

    Middle East Eye a rapporté jeudi qu’Igor Tulchinsky, un milliardaire d’origine biélorusse qui a soutenu l’exposition dans le cadre d’un accord estimé à 5 millions de livres sterling (6,75 millions de dollars), a inauguré une « yourte thérapeutique » en novembre 2025 à Efrat, une colonie illégale de Cisjordanie occupée.

    Abritant environ 12 000 colons israéliens, Efrat est construit sur des terres confisquées à quatre villages palestiniens et fait désormais l’objet de sanctions britanniques.

    Tulchinsky a été identifié comme le principal commanditaire de cette yourte, qui fait partie d’un « centre de résilience communautaire » desservant Gush Etzion, un bloc de colonies israéliennes illégales situé à 12 km au sud-est de Jérusalem.

    Le milliardaire a inauguré la yourte aux côtés du maire d’Efrat, Dovi Shefler, et aurait dédié cette installation aux « courageux guerriers d’Israël et à leurs familles ». (...)

  • Un petit mot pour dire toute ma gratitude et mon admiration pour l’équipe de sécurité de SPIP, parce que visiblement ça turbine de folie en plein pendant les vacances.

    Pour ceux qui ne suivent pas : les site SPIP, depuis la mi-août, on se fait attaquer massivement, avec l’exploitation de trous tout juste signalés (on est quasiment dans le zero-day à chaque fois). Il faut faire les mises à jour de tous les sites SPIP dans les heures qui suivent la sortie du patch, sinon on est quasiment garantis de se faire hacker. Et là on enchaîne les mises à jour de sécurité tous le deux-trois jour depuis mi-août.

    Pour les gens qui hébergent ou gèrent des dizaines de sites SPIP, hé ben bon courage, j’en suis au même point que vous, à faire des mises à jour en série, nettoyer un ou deux sites à chaque fois qui m’avaient échappé initialement (les anciens clients qui ne paient pas de maintenance, mais que tu ne peux pas décemment laisser se faire détruire le site que tu leur as vendu il y a des années). Et pas aidés par OVH qui déclenche des faux positifs et bloque les accès, ce qui complique les vraies mises à jour…

    (Les bienfaits des bots et IA. Maintenir des sites Web est vraiment devenu insupportable. On passe notre temp à lutter contre des robots, tout ça pour des trous du culs chinois qui veulent faire du SEO pirate pour des sites de jeux en ligne à Macao. C’est même pas du hacking grandiose, on se retrouve juste à en chier pour des trucs minables de chez minable.)

    • Oui un immense merci ! Jusqu’à maintenant ce fut ok, mais hier le site spip que j’administre a bien morflé, hélas... :(
      A suivre

    • Oui, oui, oui, et si je suis en train de réparer depuis je ne sais plus combien d’heures et de jours des sites piratés et de mettre à jour les autres.
      Sans votre engagement je serais perdu !

      eh oui, des faux positifs aussi chez Hetzner, alors plein de déménagements de sites à réaliser ... et patati et patata

      #merci #spip !

    • @klaus Comment tu t’y prends pour réparer tous ces sites ?
      Ca m’intéresse... car de mon coté impossible de restaurer la BD (SQLite) :/
      Je suis preneur d’infos car je vais m’y coller demain aprem ; le but : rétablir mon site spip (celui d’une asso)

    • @io2a Ah zut, toi ils ont effacé les fichiers ? (Moi j’ai eu de la chance, les sites hackés n’ont pas été modifié ni détruits, juste ajout de fichiers PHP à la con dans la structure, finalement pas énorme à virer).

      Dans le cas de sqlite, malheureusement je ne vois pas d’autre solution que de rétablir une sauvegarde du serveur (d’où au minimum l’intérêt de bien régler son hébergement pour avoir des sauvegardes régulières automatiques / ou snapshots).

      Une base sqlite, c’est un fichier texte (terminaison .sqlite) dans /config/bases. Si ça a disparu, ça ne se « récupère pas » autrement que par une sauvegarde. (Alors qu’une base mysql est stockée ailleurs chez ton hébergeur, pas dans la hiérarchie des fichiers de ton site, du coup même quand on t’efface les fichiers de ton site, la base de données mysql, elle, est toujours là.)

    • Comment tu t’y prends pour réparer tous ces sites

      – Dans /config, /plugins (les plugins perso) et /squelettes, chercher de fichiers PHP qui n’ont rien à faire là. pour /squelettes, normalement c’est facile parce que ce sont tes fichiers. C’est genre de trucs comme img_cache.php, n.php, update.php… Pour le dossier de tes plugin, évidemment c’est plus coton.

      – Virer les dossiers de SPIP qui de toute façon seront résintallés (/ecrire, /local, /tmp, /…-dist…). Si tu as tes code de configuration à la base de données, vide /config (mais pas /config/bases si tu as des bases sqlite). Perso je leurs mets un tilde (~) en début de nom, histoire de les avoir en sauvegarde en cas de pépin, et je supprime uniquement une fois que je suis certain que le site refonctionne correctement. Si tu te sens à les réinstaller complètement, virer aussi le dossier /plugins.

      – Remets spip_loader.php dans sa dernière version. Et fait une réinstallation de SPIP. Ça va te refabriquer les dossiers que tu avais virés en étant certain qu’il n’y a pas une merde dedans. Alors que si tu réinstalles en conservant /ecrire, tu n’es pas certain qu’il n’a pas conservé un fichier PHP pourri dedans.

      – Installe le nouveau .htaccess.txt à la place de l’ancien. Dans les versions récentes, ça interdit d’avoir des fichiers PHP actifs dans /IMG, /local et /tmp (de mémoire). Comme ça même si tu as laissé traîné des cochonneries dans ton dossier /IMG, ils ne pourront plus être déclenchés.

      Pour l’instant, moi ça m’a suffit pour ne pas avoir de retour des affreux, les sites sont restés propres ensuite. (J’ai eu des piratages plus problématiques, mais ceux des derniers jours, j’ai pas eu de gros dégâts.)

    • @arno Un immense merci pour tout ça ! Je m’y colle dès demain aprem (la patch de sécu est bien appliqué depuis hier) et je vous tient au courant ;)

    • @arno le site est de retour depuis lundi : j’ai demandé à l’hébergeur de rétablir un backup (fichiers +BD). Puis j’ai appliqué le patch de sécu. Encore un grand merci pour les recommandations que je garde précieusement de coté ;)

  • La prix Nobel Elfriede Jelinek dénonce un « mensonge » de l’Occident sur l’État palestinien, qui ne verra « jamais » le jour « au train où vont les choses »
    ▻https://www.sudouest.fr/international/moyen-orient/israel/la-prix-nobel-elfriede-jelinek-denonce-un-mensonge-de-l-occident-sur-l-etat

    L’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek fustige le discours des dirigeants européens sur la solution à deux États, jugeant la colonisation israélienne incompatible avec l’émergence d’un État palestinien

    La prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek estime que le discours occidental sur une solution à deux États au Proche-Orient relève désormais du « mensonge », la colonisation israélienne empêchant selon elle l’émergence d’un État palestinien, dans un texte publié sur son site internet.

  • Opinion | What That $20 Burrito Says About the Psychology of Inflation - The New York Times
    ▻https://www.nytimes.com/2026/08/17/opinion/inflation-affordability-prices-burrito.html

    The burrito discussion is helpful because it reduces the economy to something you can get your hand around and taste. You can see the aluminum foil wrapper, subject to a 50 percent tariff. You can taste the Mexican tomatoes, carrying their own 17 percent tariff. You might be chewing on Aussie beef, which has been tariffed, untariffed, threatened with another tariff and then exempted. The avocados for our guac come tariff-free from Mexico because of a U.S.-Mexico-Canada Agreement exemption, and those exemptions appear to be at risk. The cheese and sour cream come from American farms, which are struggling with worker shortages after Immigration and Customs Enforcement raids. And I would pass on the lettuce until food safety is improved.

    No wonder people aren’t happy about the price.

  • Témoignage d’Abu Amir, le 22 août 2026 - Économie souterraine à Gaza — UJFP
    ▻https://ujfp.org/temoignage-dabu-amir-le-22-aout-2026-economie-souterraine-a-gaza

    À Gaza, la contrebande n’est plus une activité marginale opérant dans l’ombre, à l’écart de l’économie officielle. Au fil des années de guerre, elle est devenue l’un des moyens par lesquels les marchandises parviennent aux marchés. Avec le durcissement des restrictions sur l’entrée des produits, un vaste réseau de commerçants, d’intermédiaires et de chauffeurs s’est développé, tandis que la pénurie s’est transformée en occasion de réaliser des profits. Au bout du compte, c’est le citoyen ordinaire qui paie le prix de ce système.

    De récentes enquêtes, fondées sur des documents judiciaires israéliens ainsi que sur des entretiens avec des commerçants, des chauffeurs de camion, des responsables palestiniens et onusiens et des habitants de Gaza, révèlent une forte expansion des opérations d’introduction de marchandises par des canaux informels. Ces marchandises comprennent des cigarettes et du tabac, du carburant, des smartphones et des panneaux solaires, ainsi que des médicaments, du matériel médical, des pièces détachées automobiles et des matériaux de construction. L’importance de ce commerce ne réside pas seulement dans les sommes d’argent qui y circulent, mais aussi dans la manière dont il a transformé la vie quotidienne dans le territoire. Plus il devient difficile de faire entrer un produit, plus sa valeur augmente sur le marché ; et plus les risques, les commissions et les pots-de-vin liés à son acheminement augmentent, plus le coût est finalement répercuté sur le consommateur. Ainsi s’est développée une économie qui repose autant sur la pénurie que sur l’offre et la demande. (...)

    • Les témoignages de commerçants et les documents des tribunaux israéliens font état du versement de pots-de-vin à des soldats israéliens, à des chauffeurs, à des employés d’entrepôts et à des intermédiaires afin de faciliter le passage des cargaisons. Selon le témoignage d’un commerçant, la contrebande est devenue « une pratique routinière », certains individus au sein de l’institution militaire israélienne étant prêts à apporter leur aide en échange d’argent.

      De leur côté, les forces israéliennes ont déclaré qu’elles prenaient la contrebande au sérieux et que tout cas dans lequel des soldats seraient soupçonnés d’être impliqués faisait l’objet d’un examen et de procédures judiciaires. Des actes d’accusation israéliens ont révélé l’ampleur de certaines de ces opérations. Dans l’une des affaires, les autorités ont accusé quatre Israéliens de gérer un réseau de contrebande et d’avoir versé des pots-de-vin à des soldats de réserve afin de faciliter l’entrée de cargaisons à Gaza. Selon les documents d’accusation, l’un des soldats aurait reçu environ 120 000 dollars pour faire entrer trois cargaisons comprenant environ 6 000 paquets de cigarettes, tandis que deux autres soldats auraient effectué quatre voyages vers Gaza en une seule journée, transportant environ 20 000 paquets de cigarettes, des centaines d’iPhone et du matériel médical. Des documents judiciaires font également état de millions de dollars de bénéfices réalisés par certains accusés grâce aux opérations de contrebande. Ces affaires ne représentent qu’une partie d’un réseau plus vaste.

  • « La promenade de Biscarrosse a fini par tomber. Tant que le futur n’a pas de prise perceptible sur le présent, il reste sans effet sur les pratiques », Marie Stutzmann, anthropologue
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/09/la-promenade-de-biscarrosse-a-fini-par-tomber-tant-que-le-futur-n-a-pas-de-p

    En janvier, une partie de la promenade de la station balnéaire landaise Biscarrosse a disparu. Pas progressivement, mais d’un seul coup. Pourtant, l’#érosion du #trait_de_côte était connue. Le #littoral reculait de 1 à 2 mètres par an. Les projections existaient. Les panneaux aussi. Tout le monde savait. Malgré cela, rien – ou presque – n’a vraiment changé.

    Quelques mois avant la tempête, j’observais les habitants face à la dune. Ils lisaient les informations, acquiesçaient – puis enjambaient les clôtures pour rejoindre la plage. Ce geste, anodin en apparence, dit quelque chose d’essentiel : il ne relève ni de la défiance ni du déni ; il révèle un décalage plus profond entre ce que nous savons et ce que nous faisons.

    On explique souvent ce décalage par un manque de volonté ou par une forme d’aveuglement collectif. Pourtant, ce diagnostic est insuffisant. Dans la plupart des situations, les faits sont connus, les alertes entendues, les risques reconnus. Face aux transformations de notre écosystème notamment, ce qui manque n’est pas l’information mais la transformation des conditions concrètes de notre action.
    Les comportements humains ne se réorganisent pas à partir d’idées. Ils se structurent à partir d’habitudes, d’attachements, de repères sensibles – tout ce qui rend nos gestes évidents sans que nous y pensions. L’anthropologie désigne cela sous le terme « habitus » : une manière incorporée d’habiter le monde. L’humain change par micro-adaptations, rarement par rupture.

    Partout, le même paradoxe

    A Biscarrosse, les habitants ne contestaient pas les données. Mais leur expérience sensible contredisait encore les projections. Les villas jumelles, symbole de la station, certes menacées, tenaient. Le paysage semblait stable. Et, dans l’économie ordinaire de l’action, ce qui est vu et éprouvé l’emporte sur ce qui est anticipé.

    #paywall #submersion #climat #océans

    • J’adore la conclusion de la vidéo. Faut de la résilience braves gens ! (Avec en image de fond des camions roulant au gasoil qui apportent du sable dont on ne dit pas la provenance).

    • accès à l’article :
      ▻https://archive.is/6ZkFU

      C’est pourquoi l’information, si nécessaire soit-elle, reste structurellement insuffisante. Elle opère au niveau rationnel, mais peine à transformer les représentations incorporées, alors que le changement se joue d’abord au niveau des pratiques. Cette distinction est décisive. Elle permet de comprendre pourquoi tant de politiques publiques échouent : elles visent à convaincre, là où il faudrait rendre possible – et progressivement familier – autre chose.
      La question n’est donc pas : comment convaincre les gens de changer ? Elle est : de quoi sont faits leurs usages, et où la nouveauté peut-elle se frayer une place ? C’est le propre du travail de l’anthropologue. Avant toute intervention, il s’agit de cartographier finement ce qui existe : les gestes quotidiens, les trajectoires, les attachements. Non pour les respecter passivement, mais pour identifier les points d’accroche : là où une pratique nouvelle peut se greffer sur une ancienne, s’y hybrider, sans la heurter de front.

    • En définitive, la mer ne monte pas à cause du fracas des tempêtes, mais du travail patient de deux forces invisibles : un océan qui gonfle en chauffant et des glaces qui glissent lentement vers les flots.

      ▻https://sciencepost.fr/tout-le-monde-regarde-fondre-les-glaciers-pour-expliquer-la-montee-des-o

      Or j’entends une hydrologue (non identifiée : ▻https://bsky.app/profile/kuntavandenkinte.bsky.social/post/3mt24ttsobk2t) dire que de récentes données Nasa montrent que le pillage des réservoirs continentaux, superficiels ou fossiles, est le premier facteur de la montée des eaux. Mais je ne trouve rien de plus précis et sourcé. @simplicissimus ?

      edit
      – merci pour l’article accessible !
      – l’hydrologue en question cite aussi la possibilité de stocker de l’eau dans les nappes aquifères existantes (plutôt qu’en bassines ; ) lorsque le niveau des fleuves est haut, ce qui est expérimenté avec la Garonne et qui foncitonnerait déjà.

    • je pense que le mot qui va bien (qui répond à ta question) est #subsidence. Et ça dépend largement de où ça se passe.

      Qu’est-ce que la subsidence, ce phénomène qui fait s’affaisser de nombreuses villes côtières du monde ? - Geo.fr
      ▻https://www.geo.fr/environnement/quest-ce-que-la-subsidence-ce-phenomene-qui-fait-saffaisser-de-nombreuses-villes

      Qu’est-ce que la subsidence ?

      La subsidence est un lent affaissement de la surface de la croûte terrestre. Elle offre ainsi un espace pour le dépôt progressif et la préservation de sédiments sur de grandes épaisseurs. Phénomène naturel, une subsidence peut aussi être causée par les activités humaines qui provoquent un affaissement accéléré des sols.

      Une nouvelle étude parue le 1er janvier dans la revue Science vient de calculer que le tassement du sol affectera 635 millions de personnes d’ici 2040, soit 19 % de la population mondiale. Les zones les plus concernées sont celles qui connaissent une importante pression démographique avec une urbanisation croissante, ainsi que celles sujettes à une faible pluviométrie et nécessitant une irrigation importante. Entre 2010 et 2040, le risque sera ainsi accru de 80 % aux Philippines, en Irak, en Indonésie, en Israël ou en Algérie. En Europe, le phénomène est particulièrement marqué dans le nord de l’Italie et aux Pays-Bas, touchés un peu plus chaque année.

      Sur la thématique exacte de ce que tu cites :

      Ce n’est pas la montée des eaux : ce qui aggrave les inondations dans nos villes se joue sous nos pieds, millimètre par millimètre
      ▻https://sciencepost.fr/ce-nest-pas-la-montee-des-eaux-ce-qui-aggrave-les-inondations-dans-nos-v

      On imagine toujours la menace venir de l’horizon, cette ligne bleue qui grimpe lentement à mesure que les glaciers fondent. Pourtant, le véritable danger pour de nombreuses villes côtières ne tombe pas du ciel ni ne déferle depuis le large : il se joue à la verticale, sous le bitume, dans un mouvement si lent qu’aucun œil humain ne pourrait le percevoir. Pendant que nous scrutons la montée des océans, le plancher de nos métropoles s’enfonce discrètement, millimètre après millimètre. Ce phénomène porte un nom peu connu du grand public, la subsidence, et il pourrait bien rebattre les cartes de notre vulnérabilité face aux inondations. Car dans cette course entre l’eau qui monte et la terre qui descend, il arrive que le sol perde la partie plus vite qu’on ne le croyait.

      Ceci dit, chez moi, c’est bien l’élévation du niveau marin qui est la cause de la submersion à venir ; pratiquement pas de subsidence.

      Un autre effet « secondaire » qui peut s’avérer dramatique (d’autant plus s’il y a conjonction des deux phénomènes évoqués ci-dessus) c’est la salinisation des nappes phréatiques. Avec d’un côté une mer qui monte et de l’autre des nappes qui baissent, il y a forcément transfert de l’une vers les autres…

    • côté subsidence, un des endroits les plus terrifiants, c’est Djakarta…

      Jakarta, the Sinking Metropolis Where Millions Still Struggle to Access Piped Water – The Diplomat
      ▻https://thediplomat.com/2026/07/jakarta-the-sinking-metropolis-where-millions-still-struggle-to-access-

      Excessive groundwater extraction by households and industry is one of the primary reasons for the city’s subsidence.
      […]
      Scientists say excessive groundwater extraction in Jakarta, rather than rising sea levels, is the primary reason parts of the city are sinking by up to 15 centimeters a year, with some studies recording even faster rates. Some neighborhoods have already subsided by as much as four meters since the 1970s.

      C’était, avec la catastrophe que représente la question des déplacements dans la capitale, la motivation principale du transfert de la capitale indonésienne à Nusantara, à Bornéo.

      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Nusantara_(ville)

      Aux dernières nouvelles, après les grandes manœuvres foncières dans la jungle de Bornéo (et quelques enrichissements illicites plus que probables), il semblerait que l’affaire ne soit plus à l’ordre du jour…

      Apparemment, tout le monde s’en bat le sarong…

    • The Guardian, décembre 2025, via Courrier international

      Nusantara, la future capitale de l’Indonésie : un projet déjà enterré ?
      ▻https://www.courrierinternational.com/article/amenagement-nusantara-la-future-capitale-de-l-indonesie-un-pr


      Vue du monument Nusantara Protective Wings et du palais présidentiel à l’arrière-plan, tous les deux dessinés par l’artiste indonésien Nyoman Nuarta.
      PHOTO NICK HANNES/PANOS/REA

      Cité utopique créée de toutes pièces pour remplacer Jakarta comme capitale de l’Indonésie, Nusantara accuse de sérieux retards. Pis, elle est clairement délaissée par l’actuel président, au point de devenir une ville fantôme, explique ce reportage du “Guardian”, qui a suscité une vive controverse dans l’archipel.

    • BRGM, septembre 2024, première cartographie de la subsidence à l’échelle de l’Europe

      Première évaluation de la subsidence côtière à l’échelle de l’Europe | BRGM
      ▻https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/premiere-evaluation-subsidence-cotiere-echelle-europe


      Les diagrammes rouges, blancs et bleus indiquent respectivement la proportion, par pays, de la zone de plaine côtière inondable qui est, en moyenne, en élévation (> 1 mm/an), stable (entre -1 mm/an et 1 mm/an) et en affaissement (< -1 mm/an).
      © BRGM

      Le BRGM et des collaborateurs français et européens ont mené une étude qui présente la première cartographie à l’échelle de l’Europe de la subsidence côtière. L’élévation du niveau de la mer est une conséquence du réchauffement climatique. Localement, le sol peut s’enfoncer (subsidence) et amplifier ce phénomène et les risques de submersion marine. L’étude a mis en évidence une cartographie fine de la subsidence côtière sur tout le littoral européen grâce au système d’observation Copernicus EGMS (European Ground Motion Service).

      L’élévation du niveau de la mer et son accélération menacent d’ores et déjà les populations et infrastructures situées dans les zones littorales de basse altitude. Le niveau marin global mesuré par satellite depuis 1993 fait état, sur les 30 dernières années, d’une élévation de 3,6 mm / an. Les causes de cette élévation sont bien comprises et quantifiées. L’expansion thermique des océans et la fonte des glaciers terrestres et des calottes polaires sont causées par le réchauffement climatique, dû aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Localement, l’élévation du niveau marin d’origine climatique peut-être amplifiée par un affaissement du sol. C’est ce que cette nouvelle étude du BRGM et de ses collaborateurs a quantifié à l’échelle européenne.

      Près de la moitié des zones côtières de basse altitude en Europe, impactée par la subsidence côtière

      Cartographier les mouvements verticaux du sol à l’échelle suprarégionale a longtemps été empêché par le manque de données et de services adaptés. Pour lever ce verrou, un consortium de chercheurs européens a combiné deux méthodes de caractérisation des mouvements du sol, l’interférométrie radar (InSAR) et le système de positionnement par satellites (GNSS), et fait naître le service Copernicus EGMS. Cette nouvelle étude s’est basée sur le produit d’EGMS qui fournit l’estimation à haute résolution de la vitesse des mouvements du sol avec une précision millimétrique par an, et ce sur la période contemporaine (2016-2021).

      Les résultats montrent que près de la moitié des zones côtières de basse altitude en Europe connaît actuellement une subsidence supérieure à 1 mm / an en moyenne. Celle-ci est aussi plus importante dans les zones plus densément peuplées, les centres urbains et là où sont situées les infrastructures critiques.

      Par exemple, les zones portuaires enregistrent une subsidence de l’ordre de 1,5 mm / an en moyenne. L’étude identifie des zones côtières où la subsidence est sévère, avec des vitesses dépassant les 5 mm / an. L’outil cartographique est accessible depuis le site du service européen Copernicus European Ground Motion Service (EGMS).

      Cette étude suscite des inquiétudes quant au fait que l’affaissement des côtes, et donc l’élévation relative du niveau de la mer, tendent à être peu considérées en Europe et dans de nombreuses autres régions du monde.

      très peu d’info dans ce communiqué…

    • … un peu plus dans la publication…

      Assessing Current Coastal Subsidence at Continental Scale: Insights From Europe Using the European Ground Motion Service - Thiéblemont - 2024 - Earth’s Future - Wiley Online Library
      ▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2024EF004523
      ▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/615a9005-73a8-473c-b035-8769cfbd14fe/eft21703-fig-0001-m.jpg
      Location of coastal flood plains in Europe as defined in this study.

      Abstract
      Beside climate-change-induced sea-level rise (SLR), land subsidence can strongly amplify coastal risk in flood-prone areas. Mapping and quantifying contemporary vertical land motion (VLM) at continental scales has long been a challenge due to the absence of gridded observational products covering these large domains. Here, we fill this gap by using the new European Ground Motion Service (EGMS) to assess the current state of coastal VLM in Europe. First, we compare the InSAR-based EGMS Ortho (Level 3) with nearby global navigation satellite systems (GNSS) vertical velocity estimates and show that the geodetic reference frame used to calibrate EGMS strongly influences coastal vertical land velocity estimates at the millimeter per year level and this needs to be considered with caution. After adjusting the EGMS vertical velocity estimates to a more updated and accurate International Terrestrial Reference Frame (ITRF2014), we performed an assessment of VLM in European low elevation coastal flood plains (CFPs). We find that nearly half of the European CFP area is, on average, subsiding at a rate faster than 1 mm/yr. More importantly, we find that urban areas and populations located in the CFP experience a near −1 mm/yr VLM on average (excluding the uplifting Fennoscandia region). For harbors, the average VLM is even larger and increases to −1.5 mm/yr on average. This demonstrates the widespread importance of continental-scale assessments based on InSAR and GNSS to better identify areas at higher risk from relative SLR due to coastal subsidence.

      avec un GROS focus sur le bassin d’Arcachon
      ▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/07eddef0-1a1d-44e0-ae21-0fb6b3b52812/eft21703-fig-0004-m.jpg
      Sketch illustrating the method developed to calculate the coastal flood plains (CFPs) average vertical land velocity from European Ground Motion Service (EGMS) data. (a) EGMS pixels and its associated VEGMS (100 m × 100 m resolution), and corresponding spatial coverage of EGMS pixels within each CFP (in percent of CFP area). (b) 𝑉𝐸⁢𝐺⁡𝑀⁢𝑆, that is, mean VEGMS over all EGMS pixels within each CFP. (c) 𝑉𝐸⁢𝐺⁡𝑀⁢𝑆/𝐴⁢𝐷⁢𝐽, that is, same as (b) but adjusted to the ITRF2014 reference frame.

    • Merci pour ces infos @simplicissimus. J’avais remarqué que N-Y à force de s’enfoncer sous le poids de son bâti tendait à finir dans l’Hudson river mais pas saisi ce phénomène de subsidence, tout autre [edit plus globalement]. Sauf que rien de tout cela ne parait correspondre à ce qu’évoque cette hydrologue qui parle, elle, d’un autre apport en eau d’origine humaine à l’élévation du niveau des océans :

      _"On est actuellement en train de perdre nos réservoirs continentaux, et, d’ailleurs, un chiffre me semble absolument incroyable, qui est fourni par une étude menée par la Nasa [?] avec de nouvelles formes [mesures ?] de satellite qui permettent de mieux comprendre ces jeux de bascule entre les réservoirs, nous montre que, aujourd’hui, la surélévation des océans est beaucoup plus liée au fait d’avoir pillé toutes les nappes souterraines, qu’elles soient superficielles ou qu’elles soient fossiles, et que cette eau, qui ne peut plus re-rentrer par des sols artificialisés, eh bien elle finit en mer, ce niveau de surélévation est supérieur à [celui causé par] la fonte de l’Antarctique, de l’Arctique et du Groenland. Donc il faut se poser cette question, on est en train de perdre nos eaux continentales, c’est le cas partout, les sols s’assèchent, c’est le cas en France, nos petits cours d’eau sont complétement à sec, ces petits chevelus, c’est ce qui permet de tenir toute la vie des territoires et c’est pas avec de la désalinisation et des gros réservoirs qu’on va leur permettre d’avoir de l’eau (…)"_

      (en bonne logique, elle plaide ensuite pour ne pas laisser l’eau filer à la mer n’importe comment et évoque le stockage des hautes eaux dans les nappes (contre les bassines, qu’elle carbonise), manière de remédier, partiellement, à l’artificialisation des sols..., ce qui pourrait laisser suspecter un point de vue intéressé, « vendeuse de solutions » pour l’agriculture et les villes)

      Stupéfait par l’ordre de grandeur de ce facteur là, j’ai cherché un peu, sans résultat.

      Ça semble intéressant de pas limiter la réflexion aux stocks et/ou aux fluxs, de les inclure dans une optique de « trame » (avec ses petits chevelus).

      #eau #eau_douce

    • OK, j’avais pas compris…
      (je vois d’ailleurs que tu parlais de subsidence, déjà, il y a 3 mois ▻https://seenthis.net/messages/1173392 )

      Je crois, cette fois-ci, qu’il s’agit des changes in terrestrial water storages (TWS)
      (lien pointé par @kassem, il y a un an, lors de la sortie de l’article ▻https://seenthis.net/messages/1131323 et étoilé par personne…)
      Unprecedented continental drying, shrinking freshwater availability, and increasing land contributions to sea level rise | Science Advances
      ►https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adx0298

      Abstract
      Changes in terrestrial water storage (TWS) are a critical indicator of freshwater availability. We use NASA GRACE/GRACE-FO data to show that the continents have undergone unprecedented TWS loss since 2002. Areas experiencing drying increased by twice the size of California annually, creating “mega-drying” regions across the Northern Hemisphere. While most of the world’s dry/wet areas continue to get drier/wetter, dry areas are now drying faster than wet areas are wetting. Changes in TWS are driven by high-latitude water losses, intense Central American/European droughts, and groundwater depletion, which accounts for 68% of TWS loss over non-glaciated continental regions. “Continental drying” is having profound global impacts. Since 2002, 75% of the population lives in 101 countries that have been losing freshwater water. Furthermore, the continents now contribute more freshwater to sea level rise than the ice sheets, and drying regions now contribute more than land glaciers and ice caps. Urgent action is required to prepare for the major impacts of results presented.

      où je trouve ce graphique
      ▻https://www.science.org/cms/10.1126/sciadv.adx0298/asset/5f83dde4-2731-4726-9387-fdf2bbf11963/assets/images/large/sciadv.adx0298-f6.jpg
      Fig. 6. Global water mass contributions to sea level rise.
      (A) Time series of water mass anomalies of the major global water reservoirs (Ocean, Antarctica, Greenland, and TWS on the continents) from GRACE/FO from April 2002 to April 2024, in mm SLE. (B) Left: Corresponding trends (in mm SLE year−1) for the ocean (OCN), Antarctica (ANT), Greenland (GRL), and TWS time series in (A). Water mass contributions that increase sea level are shown as positive. Right: TWS trend decomposed into its non-glaciated drying (NGIC-DRY), glaciated drying (GIC), and non-glaciated wetting (NGIC-WET) components. NGIC-DRY is further decomposed into groundwater (GW), surface water (SW), soil moisture (SM), and snow water equivalent (SWE), on the basis of their contributions to the TWS trend. See also figs. S1 and S6.

      note qu’il s’agit du changement de masse total de l’océan et de sa décomposition en fonction de la source (total et composantes sur le même graphique, le B :-(
      et donc hors dilatation thermique

    • et cette étude de 2023 qui trouve une confirmation de l’importance de la disparition des stockages d’eau continentaux par sa contribution au déplacement de l’axe de rotation de la terre

      Drift of Earth’s Pole Confirms Groundwater Depletion as a Significant Contributor to Global Sea Level Rise 1993–2010 - Seo - 2023 - Geophysical Research Letters - Wiley Online Library
      ►https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2023GL103509

      Abstract
      Climate model estimates show significant groundwater depletion during the 20th century, consistent with global mean sea level (GMSL) budget analysis. However, prior to the Argo float era, in the early 2000’s, there is little information about steric sea level contributions to GMSL, making the role of groundwater depletion in this period less certain. We show that a useful constraint is found in observed polar motion (PM). In the period 1993–2010, we find that predicted PM excitation trends estimated from various sources of surface mass loads and the estimated glacial isostatic adjustment agree very well with the observed. Among many contributors to the PM excitation trend, groundwater storage changes are estimated to be the second largest (4.36 cm/yr) toward 64.16°E. Neglecting groundwater effects, the predicted trend differs significantly from the observed. PM observations may also provide a tool for studying historical continental scale water storage variations.

      Plain Language Summary*
      *Melting of polar ice sheets and mountain glaciers has been understood as a main cause of sea level rise associated with contemporary climate warming. It has been proposed that an important anthropogenic contribution is sea level rise due to groundwater depletion resulting from irrigation. A climate model estimate for the period 1993–2010 gives total groundwater depletion of 2,150 GTon, equivalent to global sea level rise of 6.24 mm. However, direct observational evidence supporting this estimate has been lacking. In this study, we show that the model estimate of water redistribution from aquifers to the oceans would result in a drift of Earth’s rotational pole, about 78.48 cm toward 64.16°E. In combination with other well-understood sources of water redistribution, such as melting of polar ice sheets and mountain glaciers, good agreement with PM observations serves as an independent confirmation of the groundwater depletion model estimate.

    • La question est abordée marginalement dans l’article WP

      Élévation du niveau de la mer — Wikipédia
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer

      Causes de l’élévation actuelle


      Principales contributions à l’élévation du niveau de la mer, 2006-2015.

      dans le graphique synthétique sur les causes de l’élévation du niveau, la contribution des eaux terrestres y est même négative.

      Alors que plus bas, sous Autres contributions, on trouve la référence à une étude de 2011 sur le sujet qui nous occupe

      Surexploitation des aquifères
      De nombreux aquifères dans le monde sont exploités au-delà de leur capacité de renouvellement, ou ne se renouvellent pas du tout (eau fossile). Cette surexploitation des ressources d’eau souterraine contribue à l’élévation du niveau de la mer, en transférant de l’eau vers l’océan. Une étude de 2011 s’est attachée à quantifier cette contribution : il en ressort qu’au cours des années 2000, 145 km3 d’eau ont ainsi été ajoutés annuellement à l’océan de cette façon, contribuant pour 13 % à la hausse observée du niveau des océans. La surexploitation des ressources d’eau souterraine est une réalité mondiale, mais elle est particulièrement importante en Inde et au Moyen-Orient, où l’agriculture est largement irriguée par ce moyen.

      Selon une série de scénarios considérés dans une publication de 2012, l’épuisement des réserves d’eau souterraines, qui a déjà apporté 25 mm d’élévation du niveau de la mer par rapport au niveau pré-industriel, contribuerait pour 70 à 90 mm de plus d’ici 2100. Ces estimations se basent sur un prolongement des tendances historiques prenant en compte, région par région, l’estimation des besoins en eau futurs, selon l’évolution de la population et de la pluviométrie.

    • Merci ! L’article signalé par @kassem confirme les propos de cette hydrologue :

      “Continental drying” is having profound global impacts. Since 2002, 75% of the population lives in 101 countries that have been losing freshwater water. Furthermore, the continents now contribute more freshwater to sea level rise than the ice sheets (...)

      Je finirais sans doute par me souvenir de la subsidence, notion géologique qui inclut désormais des effets de l’activité productive, dont l’exploitation des nappes aquifères.

      Aux États-Unis, la cause principale de subsidence dans les paysages est le pompage de l’eau des nappes ce qui réduit la porosité de roches. La subsidence a ainsi atteint 8,5 mètres dans la vallée de San Joaquin en Californie, principalement à cause de l’exploitation ancienne des aquifères souterrains[7].

      ►https://fr.wikipedia.org/wiki/Subsidence_(g%C3%A9ologie)

      #nappes_fossiles #réservoirs_continentaux #apprentis_sorciers

    • Cet article ne montre en fait pas que les prélèvements d’eau, superficielle ou profonde, contribueraient davantage à l’élévation du niveau de la mer que la fonte de la calotte groenlandaise, de la calotte antarctique ou du reste des glaciers.

      La vulgarisation qui en a été faite peut laisser penser à un rôle prépondérant des prélèvements d’eau.
      ▻https://www.propublica.org/article/water-aquifers-groundwater-rising-ocean-levels
      Mais en fait non.

      Les données satellite (GRACE) utilisées dans l’article de Science Advances mesurent les variations de masse de la Terre entre 2003 et 2024. On peut en déduire, en chaque point de la surface terrestre, les variations du stock total d’eau.
      Certaines régions continentales gagnent de l’eau, d’autres en perdent. Les données montrent que sur la période considérée, c’est la perte qui domine. Et le gros du papier consiste à analyser l’ampleur, l’étendue et la localisation de ces pertes d’eau continentales.

      Les auteurs comparent aussi les variations d’eau continentales moyennées sur chacune des deux calottes polaires, sur le reste des glaciers continentaux (GICs dans l’article) et sur le reste des surfaces continentales ("non glaciated TWS" - TWS, pour Terrestrial Water Storage).

      Ces variations des différents réservoirs d’eau continentale, exprimées en unités de masse par année, peuvent être converties en « équivalent de variation du niveau de la mer », exprimées en millimètres par année, et être ainsi interprétées comme des contributions à l’élévation du niveau de la mer.
      C’est ce que font les auteurs vers la fin du papier. Les résultats sont présentés dans le tableau 3 et la figure 6. 
      L’élévation du niveau de la mer due à la température (effet stérique) est exclu, ils ne s’intéressent qu’à la partie dite « massique ».

      Il en ressort que la perte de masse d’eau de la calotte groenlandaise équivaut à 36.5% du gain de masse océanique, celle de la calotte antarctique à 19%, celle des autres glaciers à 33.5%, et celle du reste des surfaces continentales à 11%.

      Les auteurs décomposent ensuite la variation globale d’eau continentales, hors calottes et glaciers ("non glaciated TWS"), en moyennant les variations d’eau uniquement sur les régions qui s’assèchent (drying) et uniquement sur celles qui s’humidifient (wetting).
      Puis à l’aide d’un modèle, ils décomposent encore la quantité d’eau perdue dans les régions qui s’assèchent, en eau de surface (SW - Surface Water), eau du sol superficiel (SM - Soil Moisture), eau souterraine (GW - GroundWater) et neige (SWE - Snow Water Equivalent).
      Et enfin, ils convertissent toutes les quantités issues de ces deux décompositions en contributions à l’élévation du niveau de la mer.

      Evidemment, la perte d’eau continentale moyennée seulement sur les régions qui s’assèchent est supérieure à la perte d’eau totale (toujours hors glaciers et calottes). Donc mécaniquement, sa traduction en contribution à l’élévation du niveau des mers est plus importante. On passe ainsi de 11% à ~50%…
      Et c’est ainsi que les auteurs concluent que l’assèchement des continents contribue plus à l’élévation (massique) du niveau de la mer que la fonte de chacune des calottes polaires ou de celle des autres glaciers continentaux.

      J’ai quelques réserves sur la traduction de cette décomposition en contribution à l’élévation (massique) du niveau de la mer.
      Faire un bilan d’eau à l’échelle globale pour dire que toute l’eau perdue annuellement sur continents est gagnée par la mer, OK. Je suis plus dubitative sur le fait de conduire cette analyse en ne considérant que les régions qui s’assèchent.
      Il me semble bien que ça revient à considérer que toute l’eau perdue au cours d’une année dans les régions qui s’assèchent va directement dans les océans, et que toute l’eau gagnée au cours d’une année dans les régions qui s’humidifient vient directement des océans, et qu’il n’y a donc aucun recyclage d’eau sur continents... ce qui est faux.

      J’en viens maintenant (enfin !) à la contribution des prélèvements anthropiques d’eau à l’élévation du niveau de la mer.
      Dans le papier, les auteurs se gardent d’écrire que les prélèvements d’eau souterraines (les nappes) dominent la contribution à l’élévation (massique) du niveau de la mer.
      Ils disent simplement que dans les régions où les continents perdent de l’eau (hors calottes et glaciers), c’est la perte d’eau souterraine qui domine le signal ( elle compte pour 68%). Et c’est déjà un résultat fort, je trouve.

      Dans l’article de vulgarisation cité plus haut, il n’est pas dit non plus explicitement que les prélèvements humains dominent la contribution à l’élévation du niveau des mers. A part dans le titre, il est toujours précisé que ça domine la perte d’eau dans les régions qui s’assèchent.
      Mais on peut facilement à côté de cette précision. D’autant qu’il y a aussi tout un développement - manifestement validé par un des auteurs de l’article de Science Advances - pour expliquer que l’eau pompée dans les nappes part en ruissellement de surface pour finir dans les oécans.
      Ce développement est à mon avis discutable, pour des raisons qui rejoignent d’ailleurs mes doutes quant à la pertinence de traduire en « contribution à l’élévation du niveau de la mer » des quantités d’eau perdue moyennées seulement sur les régions où les continents s’assèchent.
      Affirmer que l’eau prélevée dans les nappes n’étant pas ré-infiltrée localement en profondeur, elle partirait presque entièrement en ruissellement, cela laisse de côté l’humidication des sols superficiels et l’évapotranspiration. Pourtant, le gros des prélèvements est destiné à l’irrigation. C’est assez osé de considérer que presque toute l’eau d’irrigation ruisselle en surface. A moins que toute l’eau d’irrigation qui évapotranspire ou s’infiltre dans les sols superficiels finisse par précipiter uniquement au-dessus des océans, il y a bien une partie qui retourne aux surfaces continentales.

      Dernier point : dans l’article comme dans sa vulgarisation, la perte d’eau souterraine est considérée comme entièrement due aux prélèvements humains. Or il y a aussi une partie de la perte due à la diminution de la recharge et/ou l’augmentation de l’évapotranspiration, surtout pour les nappes peu profondes. Mais d’autres études montrent que ce sont bien les prélèvements humains qui dominent la perte d’eau souterraine.

      En résumé : Non, cet article ne permet pas de dire que les prélèvements d’eau sont le plus gros contributeur à l’élévation (massique) du niveau de la mer. Mais il n’est pas rassurant pour autant.
      Il montre que :
      – Les réservoirs d’eau continentale, hors calottes et glaciers, s’assèchent en moyenne sur le globe,
      – La fonte des glaciers continentaux, ajoutée à l’assèchement des continents, contribuent désormais plus à l’élévation du niveau de la mer que la fonte de chacune des calottes polaires.
      – Dans les régions où les continents s’assèchent (hors glaciers et calottes), c’est la perte d’eau souterraine qui contribue plus à la diminution du stock d’eau, et cette perte est dominée par les prélèvements humains.

      Pour finir, je précise que çe serait à mon avis assez injuste de reprocher à l’hydrologue s’exprimant sur l’extrait vidéo d’avoir compris de cet article et/ou de sa vulgarisation que les prélèvements d’eau dominent la contribution à l’élévation niveau de la mer. Car c’est bien le message qui est passé à la sortie de cet article. Et au vu de la façon dont les résultats sont présentés dans l’article et commentés par l’un des auteurs dans la vulgarisation citée plus haut, c’était à mon sens assez logique que ce raccourci soit fait.

    • bienvenue, @jeanne_c !

      et un grand merci d’avoir pris le temps d’analyser l’article et de partager ici cette analyse. L’article est dense et technique et aborde les faits sous un angle très spécifique, ce qui fait qu’il est très difficile d’en retenir quelque chose de clair.

      Une remarque :

      Cet article ne montre en fait pas que les prélèvements d’eau, superficielle ou profonde, contribueraient davantage à l’élévation du niveau de la mer que la fonte de la calotte groenlandaise, de la calotte antarctique ou du reste des glaciers.

      La vulgarisation qui en a été faite peut laisser penser à un rôle prépondérant des prélèvements d’eau.

      ce n’est pas que la vulgarisation qui en a été faite qui laisse à penser… ; de mon point de vue, par exemple, le graphique que j’ai retenu dans mon commentaire est précisément conçu pour amener à cette conclusion erronée. C’est le message qu’on en retient lors d’une lecture rapide.

      C’est parce que les choses paraissent bien floues (beaucoup moins, maintenant, encore merci !) que je ne l’ai pas commenté en ce sens. Ce qui a provoqué ma réserve provenait largement du fait que l’effet de la dilatation thermique était écarté, sans même indiquer d’ordre de grandeur à titre de comparaison éventuelle. Du coup, ne parler systématiquement que de la contribution massique, alors que l’effet est, tout aussi systématiquement, évalué en équivalent élévation du niveau marin, forcément globalisant, ça finit par attirer l’attention sur le fait que l’angle d’attaque est vraiment très spécifique.

    • Merci pour l’accueil !
      Je galère encore un peu avec l’interface. Je vais tenter une citation :

      ce n’est pas que la vulgarisation qui en a été faite qui laisse à penser… ; de mon point de vue, par exemple, le graphique que j’ai retenu dans mon commentaire est précisément conçu pour amener à cette conclusion erronée. C’est le message qu’on en retient lors d’une lecture rapide.

      Je suis d’accord que la présentation des résultats dans l’article est trompeuse à cet égard, mais il n’y a pas nécessairement une intention piégeuse de la part des auteurs. C’est ce que je voulais dire dans le dernier paragraphe de mon précédent commentaire.

    • En réponse à cette partie du message de @colporteur :

      (en bonne logique, elle plaide ensuite pour ne pas laisser l’eau filer à la mer n’importe comment et évoque le stockage des hautes eaux dans les nappes

      Je complète avec un lien expliquant l’expérimentation « R-Garonne » consistant à recharger la nappe alluviale de la Garonne en hiver avec des eaux de surface prise dans le canal de Saint-Martory.
      ▻https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/projet-r-garonne-premiere-experimentation-recharge-maitrisee-nappe

    • Merci @jeanne_c pour ces précieux éclaircissements. Je me suis permis de publier un article auquel vous avez contribué (▻https://seenthis.net/messages/1186483) qui apporte un éclairage plus détaillé sur l’étude des eaux souterraines car j’ai pensé que vous ne vous citeriez pas alors que nombre de seenthissien.nes sont probablement intéressé.es par cet état de la question (d’autant plus que vous ignorez le tag qui va bien avec ce type de geste : #shameless_autopromo : ).

  • « Tradition prorusse », « alignement sur la Chine » : le projet géopolitique de LFI passé au crible
    ▻https://www.lepoint.fr/politique/selon-lfi-il-suffirait-de-tendre-la-main-a-la-russie-pour-batir-un-nouvel-or
    ENTRETIEN. L’historien Pierre Grosser réagit à une note sur les relations internationales publiée par l’Institut La Boétie, think tank Insoumis. Il décrypte les ressorts idéologiques du texte, comme ses ambiguïtés sur la Russie et la Chine.
    ▻https://justpaste.it/hejpa
    #LFI #Mélenchon

  • Un commentaire fâché d’un camarade sur la séquence brûlante de cette fin juillet.

    Cher(s) amis (ou pas d’ailleurs), ceux qui ne sont pas de Bordeaux, j’aurais tellement de choses à vous dire sur ce qu’il se passe ici, sur ce qu’on vit, mais je n’ai pas la force de vous écrire tout ce que j’aurais à dire. Je vais quand même essayer de vous traduire ici ce que, moi, je vois et lit, pris dans la bulle informationnelle des algorithmes qui fout le vertige tellement on voit passer de choses sur cet incendie monstrueux. Noté que tout ce que je dit est peu etre parfois exagérer, que ça n’est que mon point de vue a l’instant T, que je ne sait pas tout, ni n’est tout les éléments en ma conaissance, et que j’ai observé tout ceci a travers la lorgnette des réseaux sociaux pour l’essentiel. Je laisse volontier ceux qui vivent comme moi, plus ou moins de pres de cet incendie, apporté de la contradiction/rectification. Enfin le texte est long, pessimiste en grande partie et a charge, et chargé emotionellement, j’en est conscience. J’avais besoin d’exprimé tout cela, meme si personne ou presque ne lira, car ça me trottine dans la tete nuit et jour.

    Voici :

    Je pourrais parler des pompiers qui, pour certaines sections, sont composées d’une écrasante majorité de pompiers volontaires non professionnels, car, comprenez-vous, les pompiers professionnels bénéficient d’un code du travail, avec une rémunération horaire qui coûte plus cher que la masse des volontaires... (Ouais ouais, en pleine crise on fait des économies ! À tel point qu’un syndicat de pompiers s’en est plaint, ne comprenant pas pourquoi, pour de bêtes questions de planning, les pompiers pros ne sont pas ou peu envoyés sur les incendies... Voilà qui laisse songeur.) Ces pauvres types, volontaires donc, ne sont même pas équipés de masques, simplement de cagoules en Nomex qui ne filtrent rien du tout. Peut-être en disposent-ils mais ne les mettent pas ? Dans l’urgence, lorsqu’on bouge beaucoup, il est difficile de respirer avec un masque, même un simple FFP2 sous une cagoule, je le sais en toute connaissance de cause. On envoie donc des gens sacrifier leur santé parce qu’ils sont, euh bah... gentils, pendant qu’on fait des économies de l’autre ! Trop bon, trop con, comme on dit.

    Au fil des premiers jours, voyant que le gouvernement était complètement nul dans sa planification, on a vu sur les réseaux une quantité de bonne volonté et d’initiatives, de leur propre chef, sans demander la permission à personne, d’agriculteurs, de citoyens travaillant dans le BTP et disposant de matériel utile, venir prêter main-forte aux pompiers qui sont complètement dépassés par l’ampleur de la catastrophe. Et ça marche ! Ceux-là ne comptent pas leurs heures, ils sont venus dans un sentiment de solidarité qui fait un bien fou au moral, soudain c’est toute la société civile qui fait front, sans attendre rien d’un gouvernement dont personne, eh bien, n’attend plus rien justement !

    Et qu’apprend-on de notre préfète elle-même ? Que les agriculteurs, le BTP, les associations et les refuges d’animaux ne sont pas les bienvenus ! Oui oui... ce gouvernement, aigri de se voir dépassé par toute cette solidarité dont il est lui-même atrophié jusqu’à la moelle, se trouve très gêné par ce « débordement » de générosité humaine... Comprenez-vous, il ne voit pas d’un très bon œil de perdre le contrôle. Perdre le contrôle d’un incendie ne semble pas l’inquiéter autant que perdre le contrôle sur les masses... masses pourtant bien inoffensives, ça en dit long sur leur « projet ». L’argument de notre préfète, en chefaillon tout chafouin, est que ça poserait des problèmes d’organisation ! PARDON !!! (Oui, là on s’étouffe devant un culot pareil.) Ceux qui aident sont donc sommés de s’inscrire sur des listes, de demander des autorisations d’accès... Certes, un incendie c’est dangereux pour qui n’est pas formé, certes, un Canadair qui largue des tonnes d’eau sur ceux qui seraient en bas, par manque de coordination, eh bien ça tue. Seulement voilà, le pékin moyen et le gueux de base n’étant pas complètement cons, ils dialoguent avec les pompiers, tout aussi issus du même milieu, et tout ceci fonctionne à peu près, fort d’une bien plus grande flexibilité, d’une adaptation en temps réel, deux choses dont le grand État planificateur et mégalo semble complètement dépourvu. Pensez-y, zéro mort chez les bénévoles... comme quoi.

    Il faut donc bien comprendre que le pouvoir a peur d’une chose : perdre le contrôle, que les masses se parlent sans sa médiation, car les gens pourraient se rendre compte que, tout compte fait, ils s’en sortent sans gouvernement, ils s’en sortent même mieux ! Vous imaginez ? Tout ce pognon de dingue a payé des ministres grands ordonnateurs de la connerie et du tout pour le fric (mais le leur !) Pour rien ! On voit donc un gouvernement aigri, qui ne supporte aucune critique (à les écouter, ils ont tout bien fait, et ne se trompent jamais... C’est bien là la marque, le signe de l’incompétent démasqué qui pousse des cris outrés pour cacher son inutilité et son parasitisme).

    Bref, fort de ces beaux élans de solidarité citoyenne, et cela fait très longtemps que l’on n’en a pas vu de tels ! Je voulais participer à tout cela. Je me dis que, avec mes compétences propres, je pourrais venir prêter la main en me rendant au parc des expositions de Bordeaux où sont pris en charge les milliers de réfugiés des incendies, ceux qui ont dû quitter leurs logements car en zone évacuée (on parle de 220 000 personnes sur le département !). Je me dis que des tas de gens sont capables de faire à manger, collecter les dons, stocker, héberger, faire le taxi, etc., mais que moi, je sais faire des choses moins vitales pour les gens, mais aussi, peut-être, plus rares, à savoir les divertir, amuser les enfants, leur apprendre des trucs avec trois fois rien. Juste un petit moment à offrir pour les sortir de leurs préoccupations. Je voulais venir proposer des petits ateliers de jonglerie pour les enfants, pourquoi pas une petite démo, un petit spectacle à la fin. Histoire de faire ma part.

    Je veux donc m’y rendre, à l’improviste, car en un sens c’est le plus beau témoignage de l’attention portée aux autres : venir en aide sans prévenir, sans rien attendre en retour d’autre qu’un moment de partage dans cette période où nos corps sont en alerte non-stop, épuisés et angoissés par un avenir... eh bien sans avenir justement ! Seulement, les autorités nous enjoignent à ne pas nous rendre sur place, mais à remplir un formulaire en ligne pour le bénévolat. Soit, je ne suis pas là pour faire chier le monde, je me plie à l’exercice et me dis que c’est légitime, après tout il faut organiser un minimum ce bordel. Sauf que voilà, et là déjà ça me fait drôlement tiquer. On nous propose des plages horaires de disponibilité façon 3/8, déjà la spontanéité en prend un coup dans la gueule, voilà qu’il faut pointer comme à l’usine même si t’es bénévole ! Drôle de conception... mais je passe outre de cette sensation désagréable, qu’il y a déjà comme une couille dans le potage.

    Je remplis donc ce formulaire et l’envoie, puis, plus rien, pas de réponse, nada, peau de zob. Je me dis que c’est OK, ils sont débordés, il n’y a pas de souci, puis bon, ce n’est pas mon petit ego, syndrome du sauveur, qui doit primer sur l’intérêt général. (Déjà, quand tu dois t’excuser de vouloir aider autrui, en ton fort intérieur, pendant que les enc* d’en face ont littéralement arnaqué l’UNEDIC, vont se porter garants du financement de la campagne de Fafland, c’est qu’il y a un truc qui déconne et ce n’est pas toi le problème).
    Et puis le temps passe, on voit notre bien-aimé maire macroniste de la 1ère heure parader dans les allées du parc des expos, il joue tellement bien son rôle qu’il y paraît affairé parmi les bénévoles, sur le front, solidaire avec tous et toutes, il se veut rassurant, aimable et de bon cœur, on y voit un homme qui se bouge, nom de Dieu ! Bon, c’est aussi celui-là même qui a cosigné avec Attal, par décret, la suppression d’environ 50 à 53 millions d’euros de crédits dans le budget de la sécurité civile.

    OK, OK, on sait que le fabricant (Canadien) des avions Canadair a stoppé sa ligne de production et qu’il faudra du temps à redémarrer le schmilblick, et qu’il y a d’autres options sur la table... Bon, mais dites, hein, entre nous, même s’ils trouvent toujours les bonnes excuses qui vont bien, est-ce qu’ils ne seraient pas en train de nous prendre grave pour des c... les types ?

    Parce que c’est fou ça, les gars, si on les écoute, ils sont irréprochables, tout empire dans ce pays, ça fait des lustres qu’ils sont au pouvoir, mais ce n’est pas de leur faute, les pauvres bougres, pardi, qu’on leur baise les pieds à ces saints hommes ! (Et femmes, parce qu’il y a des c*nasses aussi, pas de sexisme ici.)

    Bref bref, je reçois finalement un mail qui me dit patati patata « merci pour votre engagement » patati patata « trop de bénévoles, merci bien mais non merci, on vous appellera si on a besoin de vous »... Et vous serez mobilisé pour la sainte nation de la mère patrie de sa mère, spiritum sancti, amène le pèze et nique ta mère (bon ça va, je rigole). Donc donc donc, OK OK, on n’a pas besoin de moi, je ne vais pas en chier un pendule.

    Et puis voila que nous parviennent d’étranges temoignages. Des refugiés se plaignent que la solidarité chaleureuse des début fait place petit a petit a une sinistre petite musique militaire, celle de l’organisation stricte, ont commence a mal leurs parlé, on refuse des bénevoles frais a l’entrée par ce que "le putain de formulaire" alors que d’autres sont en full time job a l’interieur, épuisé. Qu’il manquerait de benevoles (alors qu’on nous dit officiellement que non), que commence a se mettre en place un QR code aux entrées, que ça soule les benevoles et qu’ils se barrent en masse (qui auait pu predire !).

    Tout ces temoignages sur les reseaux, c’est surement un coup des russes ! C’est pratique les russes, ça fait toujours le mechant ideal ! Et notre bienveillent gouvernement grand planificateur stratège nous a prouvé sa valeurs dans le passé, ça ne se peut ! Foutaise, calomnie ! Il est au dessus de tout soupsons. Bon, pas que j’ai la moindre sympathie pour Poutine, mais c’est a dire qu’on a de plus en plus de mal a faire la difference entre lui, dicateur de son etat, et notre suzerain a nous apprenti dicateur qui prend du galon. C’est a dire que si un jour on nous envoyait se foutre sur la geuleu avec les russes, a force de se torcher avec la democratie, on aurait quand meme vachement de mal a voir ou c’est qu’il est le camp du bien.

    Revenons a nos moutons, tu la voit la douille ? C’est le gouvernement qui suinte a travers les portes et qui viens chié sur le paillasson, il a pas digéré que les gens s’auto organise sans lui, il etait pas invité a la fete alors qu’il a mis les lieux a dispositions et gratuitement en plus ! Bon la bouffe, les vetements et les croquettes pour chats (enfin tout le reste quoi) c’est pas l’etat qui fourni, ce sont les gens, a qui il reste de l’empathie (et un peu de reste a vivre en fin de mois) pour leurs prochain malchanceux. Bon sauf pour les pauvres qui vivent dans le bidon ville de bordeaux lac a meme pas 300m de l’autre coté de la rive... eux c’est differents, ils sont basané, drogué et ils puent, et de toute façon personne ne les vois, cacher par les arbres, le long de la rocade. Ouais hein... ça serait dommage de leurs fournir a eux aussi toute cette bouffe et un toit, faut pas tout melanger, l’ultra pauvre doit garder sa place, loin des regards. A chacun son camp de refugié.

    On pourrait aussi parler des risques de catastrophe industrielle si l’incendie parvenait à atteindre les sites de l’industrie militaire et spatiale (tu as aimé les vents de fumée option odeur de bois cendré ? T’es pas prêt pour la version upgradée : vents radiotoxiques et chimiques). Visiblement, personne n’a semblé bon de prévenir un minimum la population, hormis quelques Cassandre anonymes comme moi. C’est seulement plus tard que ça a fait tilt dans quelques articles à la marge. Et nous pouvons faire confiance à la grande muette pour balayer sous le tapis et fermer sa gueule si elle a fait une connerie. Pas pour rien qu’on l’appelle la grande muette. On en est rendu à prier pour que le génie militaire ait bien fait son job, et c’est pas gagné. Qu’on se rassure, la super star médiatique, l’A400M, est sur le coup. Bon, il s’agit d’un unique prototype et il lui faut 3-4 h pour faire un aller-retour depuis Istres et balancer son retardant, mais ça va, nous sommes rassurés !

    Il y a aussi les gogos, tout contents, qui réclamaient les Centaures à grands cris (pas les hommes-poneys, les hommes-cognes turbo-gendarmes dans leurs fabuleux destriers blindés que même les ruskofs du FSB vont nous envier). Macron a exaucé leurs vœux le plus cher, les 10 Centaures sont arrivés.

    Bon, ils ne serviront presque à rien contre l’incendie, par contre ils sont encore bien frais, tout beaux, tout neufs pour casser la gueule des pompiers et agriculteurs déjà bien épuisés par la lutte contre le feu, si jamais ces derniers mouftaient un peu trop fort sur le manque de moyens. C’est tout de même beau, les super Robocop arrivent toujours en retard quand ça chie dans la colle, mais ils sont toujours à l’heure pour distribuer les baffes ! Une vocation !
    Je pourrais dire aussi que, désormais, en plus de se taper des canicules de l’enfer dans nos passoires thermiques, annihilant toute volonté des jours durant, nous ne pouvons même plus sortir de chez nous. Les fumées envahissent les rues, nous obligent à fermer nos fenêtres la nuit, en pleine canicule, on a réussi ce miracle de pourrir jusqu’à l’air qu’on respire.
    Aussi, si vous voulez savoir si la macronie va mettre des choses en place pour qu’un tel incendie n’arrive plus, il vous suffira d’écouter attentivement la réunion en salle de crise du CODIS lors de la visite de Macron premier (et dernier, c’est le fameux « en même temps »). Vous en aurez pour votre argent !

    Les gogos applaudissent le maire de Biganos pour avoir fait fermer sa gueule au père Macron ; il l’a insulté, en sous-texte, de « Parisien » ! Vous vous rendez compte ? Mais quel incroyable acte subversif !

    Bon, les gogos n’ont pas compris que rien ne va changer, c’est entendu : la sylviculture du pin maritime, bien en rang, n’est pas remise en cause. On va simplement sacrifier 2 000 hectares de plantations pour faire des routes pare-feu plus larges le long des parcelles, finalement comme en 2022 ! Eeet c’est la chenille qui redémareuuu lalalala.. C’est à se tordre de rire.

    Les sylviculteurs, les communes concernées et l’État sont tous d’accord ! On fait tout comme avant, mais en y mettant du sparadrap ! On parie sur la redite : "c’est pas un échec [...] c’est que ça n’a pas marché" ?

    Et tout ça devant les yeux de tous : les gogos applaudissent le caractère hautement subversif d’un maire bien de chez nous, alors que lui-même ne remet rien en cause. Ils n’ont rien capté, les cons ! Alors que tout a été dit, là, devant leurs yeux.

    Je finirai par ceci, conscient que ma petite diatribe est bien inoffensive et que c’est du pain béni pour les sinistres des renseignements généraux (plus besoin de chercher dans le maquis les opposants politiques, ils se sabordent eux-mêmes en pleine place publique !)

    Je leur dis, à eux, la flicaille zélée et carriériste dans l’âme, et surtout à leurs imbéciles de maîtres, je dis avec joie et rire, même s’ils ne me liront pas : vous avez peut-être gagné, oui. Les productivistes, capitalistes, et ceux qui les protègent, êtes en train de gagner, vous allez saloper, détruire toute la planète et tout ce qu’elle avait de plus beau. Vous avez déjà exterminé la plupart des oiseaux et insectes que l’on n’entend plus ni ne voit plus, le climat est hors de contrôle pour des siècles, le rapport Meadows prédit 100 millions de morts par an en moyenne, en 2100 (certains tablent dès 2050), c’est-à-dire plus que le bilan de la Deuxième Guerre mondiale en 6 ans de conflit, et cela tous les ans. De quoi faire passer Mao, Staline et Hitler pour des petits joueurs.

    On sait qu’à un certain seuil de réchauffement climatique, l’agriculture ne produira plus rien et même émettra elle-même son propre CO₂, mécanisation agricole ou pas. Transformant nos beaux paysages (qui ont déjà pris un sacré coup dans la tronche) en déserts arides, juste pour du fric, du pouvoir et des gadgets technologiques plus débiles les uns que les autres !

    Preuve de votre culpabilité et de votre panique face à vos créations mortifères que vous seuls avez activement voulues, il vous faut moult drogues dures pour tenir le coup dans les ministères et dans les casernes (oui, on sait, faut arrêter de nous prendre pour des cons), tel un alcoolique qui boit pour ne plus voir son propre naufrage.

    Bravo, vous avez un don inégalé à détruire absolument tout ce que vous touchez et c’est une sacrée performance en soi : gagner pour tout perdre, voilà un concept qui a de l’avenir, vers l’infini et l’au-delà, surtout l’au-delà.
    Mais nous aurons, nous les pauvres crétins pas assez bons à vous servir sans broncher un peu, tout de même notre petit plaisir, de savoir que nous mourrons avant vous, vous laissant le plaisir de voir le pire arriver pour votre fin à vous.

    Soit, enfermés entre quatre murs dans vos bunkers de luxe ou pas luxe, ça reste une prison, prison qui, si vous aviez un peu de culture scientifique, vous sauriez vouée à l’échec, car le système isolé du monde et fonctionnant en circuit fermé ad vitam æternam ne fonctionne pas, ce sont les lois de la thermodynamique qui nous le disent. Cela revient a vouloir crée un genre de mouvement perpetuel. Mais comme vous êtes d’énormes brêles, vous ne pigez rien à ce que c’est, mais savez très bien faire semblant d’avoir tout compris avec force de vocabulaire technique, que l’homme de science peut démystifier en quelques minutes, et que vous aurez mis au placard depuis un bail pour avoir osé vous faire passer pour les cons que vous êtes.

    Remplacé par un autre homme de science plus consensuel et servile, mais aussi souvent plus incompétent que le précédent, vous voilà pris à votre propre piège de votre si brillant management.

    D’autant plus qu’il faudra aussi cohabiter avec vos brutes qui aiment tâter de la matraque ; de là à imaginer qu’elles ne se retourneront pas contre vous et deviendront vos tortionnaires, ça serait bien optimiste. Vous aurez donc la joie de vous entretuer entre congénères, puisque, en définitive, c’est bien la seule chose que vous ayez jamais su faire avec talent.

    Ce monde-là, plus dystopique que jamais, on vous le laisse, à votre bon plaisir !

    Car nous ne serons plus de ce monde pour sauver votre cul de vos propres contradictions, cette fois-ci. Car oui, c’est de la conscience professionnelle, de la gentillesse et du sacrifice désintéressé de vos semblables, bien plus vertueux que vous, et pourtant que vous méprisez, que vous devez votre survie à chaque crise.

    Il est à espérer que nous ayons tous la flemme cette fois-ci. Plutôt crever que de vous servir, ça aurait de la gueule comme fin. Santé ! Et crevez bien dans le futur les champions de la terre.

    En attendant, moi, je vais aller applaudir à 20 h à mon balcon, cette immense bouffonnerie.

    ▻https://www.facebook.com/bruno.dujura/posts/pfbid02ikn8W6Xqk83NdMtMenb5HucMs2T2eZVji4vGz6sgiKrCdHA55k1TNATgh3sfHyzsl

    #feux_de_forêt #France #Gironde #incendie #écologie #démocratie #solidarité

  • Les dernières avancées de l’Iran en matière d’énergie éolienne
    ▻http://french.presstv.ir/Detail/2026/07/18/772524/Une-nouvelle-%C3%A9olienne-iranienne-sans-pales-pour-exploiter-les-ve

    Des chercheurs iraniens ont développé une nouvelle éolienne sans pales qui, selon ses concepteurs, constitue une alternative plus silencieuse, plus compacte et plus performante que les modèles conventionnels.

    Selon le développeur en chef du projet, Mohammadreza Laghaï, cette technologie remplace les pales traditionnelles par un rotor à lévitation magnétique associé à un système intelligent de guidage du vent à 360 degrés. Cette configuration permet de capter l’énergie éolienne sans recourir aux complexes mécanismes d’orientation qui repositionnent en permanence les éoliennes classiques face au vent.

    «  L’objectif principal de cette technologie est de transformer les éoliennes, aujourd’hui volumineuses, coûteuses et bruyantes, en systèmes compacts et modulaires, plus silencieux, plus durables et nécessitant beaucoup moins de maintenance », a déclaré Mohammadreza Laghaï.

    Contrairement aux éoliennes conventionnelles, qui ne sont généralement installées qu’en une seule unité sur un seul mât, cette nouvelle conception permet une installation superposée : jusqu’à dix unités peuvent être empilées les unes sur les autres, formant ainsi une véritable centrale éolienne verticale, qui augmente considérablement la production d’énergie sur une même emprise au sol, a expliqué M. Laghaï.

    Cette conception supprime les pales conventionnelles, a souligné le responsable du projet, avant de préciser que cette caractéristique, outre l’amélioration de la sécurité, présente d’importants avantages environnementaux.

    Le niveau sonore de cette turbine est nettement inférieur à celui des éoliennes classiques, a-t-il indiqué, ajoutant que l’utilisation d’un rotor à lévitation magnétique permet de réduire considérablement les coûts de maintenance du système et prolonge la durée de vie opérationnelle de l’installation.

    À la place des pales conventionnelles, l’éolienne est équipée des écopes coniques auto-ajustables qui canalisent le vent, quelle que soit sa direction, vers le rotor. Cette conception permet de produire de l’électricité même lorsque la direction du vent change fréquemment.

    D’après l’équipe de recherche, la turbine peut entrer en fonctionnement dès que la vitesse du vent atteint environ 2,5 à 3 mètres par seconde, ce qui la rend particulièrement adaptée aux zones où les éoliennes classiques peinent à produire de l’électricité. L’absence de pales dans sa conception permet également de réduire le niveau sonore ainsi que les risques de sécurité généralement associés aux pales en rotation.

  • Stockage d’électricité : « la batterie à eau » bat de nouveaux records
    ▻https://www.connaissancedesenergies.org/stockage-electricite-la-batterie-a-eau-bat-de-nouveaux-reco

    Les capacités #hydroélectriques installées dans le monde ont atteint près de 1 470 GW à fin 2025, dont 1 269 GW d’installations dites « conventionnelles » et 201 GW de stations de transfert d’énergie par pompage (« STEP »).

    Pour rappel, ces #STEP sont des installations hydroélectriques particulières, composées de deux bassins situés à des altitudes différentes, qui permettent de stocker de grandes quantités d’électricité (en pompant l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur lorsque la demande électrique est faible et en turbinant l’eau du bassin supérieur vers le bassin inférieur en cas de besoin sur le réseau).

    L’an dernier, les installations de nouvelles capacités hydroélectriques se sont au total élevées à 28 GW dans le monde (la #Chine ayant compté pour plus de 40 % de ce total), avec un niveau record de 11,7 GW de STEP. L’#IHA qualifie à ce titre 2025 d’année de « la #batterie_à_eau ».

  • UNRWA, 75 ans d’une histoire provisoire - Regarder le documentaire complet | ARTE
    ▻https://www.arte.tv/fr/videos/132109-000-A/unrwa-75-ans-d-une-histoire-provisoire
    ▻https://api-cdn.arte.tv/img/v2/image/DjmDcM9KLuW2eVUtTbyAjC/1920x1080?type=TEXT&watermark=true

    Ce documentaire questionne le rôle complexe de l’UNRWA : bouée de sauvetage pour des millions de réfugiés palestiniens ou instrument involontaire d’un conflit sans fin ? À travers des témoignages et des archives inédites, le film raconte son histoire, indissociable de celle des réfugiés palestiniens. L’UNRWA incarne un paradoxe fascinant, dessinant ainsi les incertitudes et l’avenir d’un peuple en quête de justice.

    Excellent docu par l’auteur (entre autres oeuvres) de « L’apollon de Gaza ».

  • Depuis quelques décennies, nous vivons une dystopie politique mais un journaliste du Monde impacté par un biais de mémoire à court terme préfère évoquer une "dystopie climatique".

    « Nous sommes coincés dans une dystopie climatique, un scénario de comédie noire, où le grotesque le dispute à la farce orwellienne »
    ►https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/12/nous-sommes-coinces-dans-une-dystopie-climatique-un-scenario-de-comedie-noir

    Florilège :

    Le gouvernement Lecornu dépose, le 24 juin, un projet de loi qui doit remettre 700 000 passoires thermiques sur le marché locatif.

    Une semaine plus tard, Matignon dissout le groupement d’intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains, chargé de piloter plus de 200 projets de recherche destinés à adapter le bâti et les territoires au climat de demain.

    En région, ce sont les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement, chargés d’aider les particuliers et les collectivités à relever les défis climatiques et environnementaux, qui sont menacés par une réforme de leur financement. Deux d’entre eux ont déjà été liquidés. Quant au fonds vert, destiné à financer l’adaptation des collectivités territoriales, il est amputé des deux tiers.

    Réponse : planter plus d’arbres, bien sûr ! Mais le plan d’Emmanuel Macron pour le renouvellement forestier, lancé en 2022 (« Planter 1 milliard d’arbres en dix ans »), subventionne les coupes rases sur de vieilles forêts diversifiées, et leur remplacement par des quasi-monocultures de résineux, hautement inflammables. Un peu partout en France, de l’argent public contribue à vulnérabiliser les territoires au risque d’incendie.

    On le sait aussi, la complexité des paysages et le bocage sont des puits de carbone en même temps que des éléments de résilience climatique. Sur ce point, l’action de l’exécutif a été couronnée par un doublement du rythme de destruction des haies depuis 2017, avec plus de 20 000 kilomètres de linéaire qui disparaissent chaque année, comme le note le Haut Conseil pour le climat dans son dernier rapport, publié en juillet. La réponse à ce qui est unanimement considéré comme un échec est un décret entré en vigueur en juin : simplifier les autorisations de destruction du bocage.

    Les élevages hors-sol enregistrent des surmortalités parfois considérables depuis le début de la canicule, au point que, dans le Grand Ouest, les équarrisseurs ne peuvent plus faire face. Les lois agricoles successives favorisent depuis deux ans l’ultraconcentration de la production animale, et renforcent non seulement ses émissions mais aussi sa vulnérabilité aux chocs

    Il existe ainsi un large consensus pour dire que l’agroécologie est l’un des leviers d’adaptation de l’agriculture au réchauffement. Or, non seulement l’agriculture biologique n’a pas augmenté ces dernières années, contrairement aux ambitions de la stratégie nationale bas carbone, mais la France est le seul grand pays agricole européen à avoir perdu des surfaces conduites en agriculture biologique. L’Hexagone était le premier pays de l’Union européenne pour ce qui est du nombre d’hectares bio ; il a été devancé par l’Espagne en 2023.

    Devant son incapacité à atteindre les objectifs de la stratégie nationale bas carbone (désormais hors d’atteinte), le gouvernement tient le cap : à Bruxelles, Paris s’oppose à la Commission européenne pour que les aides à l’agriculture biologique ne soient pas inscrites dans la prochaine politique agricole commune. « La stratégie française de développement de la bio n’a pas fonctionné, mais la France semble vouloir y entraîner toute l’Europe », résume la Fédération nationale d’agriculture biologique.L’exécutif n’est, au demeurant, pas isolé dans ce déni de facto du risque climatique. Le Sénat tient la corde. Devant le constat d’une pénurie rampante de la ressource hydrique, ses élus ont ainsi voté sans trembler, le 3 juillet, la destruction pure et simple des principes qui fondent les instances de la démocratie locale de l’eau, au bénéfice de quelques irrigants.

    "Qui aurait pu prédire ?"

    • Je vois pas trop l’allusion entre comédie noire et farce orwellienne mais l’article de S. Foucart est excellent et sa recension fout la trouille surtout quand tu sais qui est aux manettes.

      On voit aujourd’hui la clientèle de certains supermarchés en venir aux mains pour emporter les derniers ventilateurs en rayon : que se passera-t-il quand c’est l’eau qui viendra à manquer ? Il se trouvera alors, sans doute, quelqu’un pour demander : « Qui aurait pu prédire ? » Or l’avenir n’est pas seulement prévisible ; il est en train d’être écrit.

      Après la défaite des fascismes historiques, Orwell prédisait : "Lorsque les fascistes reviendront, ils auront le parapluie bien roulé sous le bras et le chapeau melon" . En ces temps de fascisme climatique, c’est des bob cochonou pour tout le monde et le parapluie n’est que pour les nantis et t’avise pas d’essayer de te glisser dessous. Les mêmes ont voté une loi qui autorise les flics à tirer à vue et il faudra que tu prouves que t’as pas essayé de piquer le parapluie pour obtenir réparation si t’es pas mort. J’arrête par là car je sens que c’est moi qui vais partir dans la fable dystopique.
      ▻https://seenthis.net/messages/1181673
      avec le lieng d’aurelieng en voilà un autre qui est aussi dans l’article de Foucart :
      ▻http://archive.today/2026.07.05-215644/https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/07/03/projet-de-loi-d-urgence-agricole-le-durcissement-par-le-senat-des-article

    • ¿Quién podría haberlo previsto?
      ▻https://www.elsaltodiario.com/almeria/mayor-incendio-andalucia-deja-momento-once-fallecidos-gallardos-almer

      El devastador incendio forestal declarado en la tarde del jueves en Los Gallardos ha provocado al menos 12 víctimas mortales, varios heridos y cientos de personas desalojadas. Mientras, el Infoca sigue denunciando falta de efectivos y la Junta de Andalucía deja sin utilizar 120 millones de euros para prevenir incendios forestales.

    • « Farce orwellienne » c’est pour le gouvernement qui passe son temps à prétendre qu’il agit, que c’est sa priorité alors qu’il fait tout le contraire et sabote même le peu qui existe. Très bon article, je trouve ça un peu mesquin de prétendre que Foucart ne verrait pas le problème politique alors qu’il ne parle que de cela.

    • Pour les vacances, un conseil lecture :
      Octavia Butler, La parabole du semeur (▻https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_du_semeur) et sa suite, La parabole des talents

      Résumé
      En 2024, la société américaine s’est en grande partie effondrée en raison du changement climatique, de l’inégalité croissante des richesses et de la cupidité des entreprises. Lauren Oya Olamina est une adolescente noire de quinze ans atteinte d’hyperempathie, qui a la capacité de ressentir les sensations d’autrui quand elle en est le témoin. Alors qu’elle grandit près de Los Angeles dans les vestiges d’une communauté protégée de la violence et de la sauvagerie par un mur d’enceinte entourant plusieurs maisons, elle commence à développer un nouveau système de croyances, qu’elle appelle « Semence de la Terre ». Anticipant un destin funeste pour elle et ses proches, elle se prépare à survivre toute seule, cherchant à apprendre tout ce qui pourrait plus tard l’aider.

      Peu avant ses dix-huit ans, en juillet 2027, son quartier est attaqué, les maisons sont incendiées, sa famille et quasiment tous les membres de sa communauté sont sauvagement assassinés. Lauren parvient à échapper au massacre et elle rencontre peu après deux survivants, un jeune homme blanc de son âge, ami d’enfance, ainsi qu’une femme noire. En leur compagnie, elle voyage vers le nord, cherchant une terre d’accueil propice à la survie. Lauren pense que le destin de l’humanité est de voyager au-delà de la Terre et de vivre sur d’autres planètes. « Semence de la Terre » est pour elle un moyen de fédérer des personnes afin de se préparer à ce destin. Au fur et à mesure de son voyage, elle rassemble autour d’elle une dizaine d’adeptes et, une fois arrivée le 26 septembre 2027 dans le nord de la Californie, elle fonde la première communauté « Semence de la Terre » dans un endroit qu’ils décident tous d’appeler « Espoir ».

    • un peu dans le même sens que ton conseil de lecture @rumor quoi que je n’ai pas encore pris le temps de regarder ce documentaire en entier. Le monde a besoin de plus de magiciens
      sur Arte.tv.fr | duré 1h30
      ▻https://www.arte.tv/fr/videos/114224-000-A/le-monde-a-besoin-de-plus-de-magiciens

      S’extrayant d’une voiture après un accident, une fillette, étrangement sereine, ramasse une tortue et lui explique avec placidité l’origine et la marche du monde. Voici Moon, 9 ans, petite aventurière à la bouille chiffonnée et à la vive curiosité. Entreprenant une longue errance, elle croise sur son chemin, entre territoires arides, forêts et bâtiments en ruine, d’autres enfants savants et polyglottes, comme cette jeune érudite et son interprète, réfugiées dans une cabane de montagne. S’exprimant avec la sagesse de mille vies, ils se désolent de l’état de la planète dont ils ont hérité. Porteurs de la mémoire d’un passé disparu, ils semblent, avec de rares animaux, les seuls survivants d’un événement apocalyptique lié au changement climatique, qui a détruit les terres mais enrichi leur vision intérieure. Une gravité percée d’insouciance.

      Adaptant librement la pièce Le mot pour dire neige de l’écrivain américain Don DeLillo, le cinéaste expérimental anglais Ben Rivers mêle fiction et documentaire pour signer un poème cinématographique onirique sur la nature de l’existence et la fin du monde. Découpée en chapitres – que la jeune Moon inscrit à la craie sur un tableau –, et alternant la couleur et le noir et blanc, cette fable futuriste à l’énigmatique beauté, réflexion sur le désastre écologique en cours, dégage un charme hypnotique autour de sa communauté d’enfants, vieilles âmes en quête de sens à l’enveloppante douceur.

      Sinon un auteur classique de la SF : James Graham Ballard
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/J._G._Ballard
      #science_fiction

  • Badr Al-Boussaïdi, ministre des affaires étrangères d’Oman : « La guerre contre l’Iran a révélé à quel point la politique d’endiguement était un mythe »
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/13/badr-al-boussaidi-ministre-des-affaires-etrangeres-d-oman-la-guerre-contre-l

    Depuis 1979, la sécurité du Golfe s’est organisée autour de ce que l’on appelait le « containment » (l’« endiguement »). Cette doctrine, principalement fondée sur l’exclusion, considérait que l’objectif premier de l’architecture sécuritaire régionale était de protéger le Golfe arabe – ainsi que les intérêts occidentaux qui s’y rattachent – contre la menace existentielle incarnée par l’Iran. Or, cette prémisse était profondément erronée. Téhéran ne constituait pas une menace existentielle. L’accumulation de dépenses militaires considérables dans la région, l’expansion des bases américaines dans le Golfe et le maintien d’une présence militaire de protection à distance ont été développés et entretenus au prix d’efforts colossaux, mais sans avoir de véritable utilité.

    La guerre a révélé à quel point la politique d’endiguement était un mythe, un fait désormais reconnu même par ceux qui considéraient, il y a peu encore, que plus de quarante-cinq ans d’un coûteux containment constituaient un mal nécessaire.

    Les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur la sécurité du Golfe ne proviennent pas de la région elle-même, mais de décisions prises en dehors de celle-ci, avant tout à Tel-Aviv. Ce constat ne fait désormais plus guère de doute. Il reste alors une question essentielle : quelles conséquences tirer de cette nouvelle lecture de la réalité ? Comment repenser dans son ensemble l’architecture de sécurité du Golfe ?
    [...]
    Cette guerre est une catastrophe. Dépourvue de mandat des Nations unies, elle n’a atteint aucun des objectifs qui lui étaient officiellement assignés. Néanmoins, si elle permet enfin d’enterrer le mythe de l’endiguement dans le Golfe, alors il existe une raison d’espérer : celle de voir émerger un système plus juste, plus réaliste et plus efficace, corrigeant ainsi près d’un demi-siècle d’erreurs stratégiques.

  • Macron et Chareh souhaitent que la Syrie redevienne un hub énergétique - L’Orient-Le Jour

    Le président syrien Ahmad el-Chareh et son homologue français Emmanuel Macron ont exprimé mardi à Damas leur souhait de voir la Syrie redevenir un carrefour énergétique, notamment après le blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Au cœur de de leurs échanges figuraient également les violations et la présence de troupes israéliennes dans le sud de la Syrie, ainsi que la situation au Liban, Ahmad el-Chareh réaffirmant son soutien à la souveraineté et aux institutions de l’État libanais. Les deux chefs d’État ont également annoncé l’ouverture d’une nouvelle phase dans les relations entre leurs deux pays, avec la conclusion d’un accord prévoyant la nomination d’ambassadeurs par les deux parties et l’engagement d’élargir la coopération politique, économique et sécuritaire à l’issue de leurs discussions à Damas.

    Inaugurant un forum économique au palais présidentiel, aux côtés du président français, M. Chareh a dit espérer que la France devienne « le premier partenaire » de son pays dans ce parcours. La crise d’Ormuz a souligné « l’importance de la géographie de la Syrie, qui recouvre un rôle vital de carrefour incontournable des corridors mondiaux », a affirmé le président syrien.

    « Et nous voulons que la France soit notre premier partenaire dans ce parcours ». « Le partenariat stratégique dont nous jetons les bases aujourd’hui avec la France, depuis le développement des ports et de la navigation aérienne jusqu’aux secteurs de l’énergie, de l’eau et de la santé, est le modèle que nous souhaitons pour nos relations avec l’Europe et avec le monde entier », a poursuivi Ahmad el-Chareh. « Après 14 années de guerre, le défi de la Syrie est multiple », en matière de stabilisation et de reconstruction, « et les opportunités, les intérêts des entreprises françaises sont convergents avec ce défi », a soutenu pour sa part Emmanuel Macron, accompagné d’une délégation de plusieurs chefs d’entreprises françaises.

    La France revient en Syrie, avec le Liban en arrière-plan
    Outre la reconstruction, il a affirmé que l’un des enjeux du partenariat était de « faire de la Syrie dans la durée un hub régional (...) où des chaînes logistiques nouvelles peuvent se construire, des routes énergétiques ou de données peuvent se bâtir, qui d’ailleurs réduisent les risques » liés aux crises géopolitiques comme dans le détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran durant la guerre avec les Etats-Unis.

    Parmi les dirigeants d’entreprises françaises qui accompagnent M. Macron, figurent Rodolphe Saadé du géant mondial du transport maritime CMA-CGM et Patrick Pouyanné de TotalEnergies. Des accords ont été signés. « Ce que nous demandons de vous aujourd’hui, c’est de construire et de développer de véritables partenariats organiques avec le secteur privé syrien », a insisté Ahmad el-Chareh, disant enfin espérer « passer aujourd’hui des protocoles d’intention à des contrats d’exécution assortis de calendriers précis ».

    Attaques israéliennes « pas acceptables »
    Lors d’une conférence de presse avec son homologue syrien, Emmanuel Macron a jugé « nécessaire qu’à la dictature succède un véritable Etat de droit » en Syrie, où une coalition islamiste est au pouvoir depuis la chute de Bachar el-Assad fin 2024. Cela « permettra la construction d’une nouvelle Syrie et la prospérité de cette dernière », a-t-il ajouté, disant se tenir à ses côtés pour « dire notre confiance dans le peuple syrien, dans votre travail, pour apporter la paix, la sécurité, la prospérité ». Il a par ailleurs affirmé que les deux attentats à la bombe qui ont eu lieu à Damas pendant sa visite ne devaient pas « déstabiliser » la Syrie, appelant à « continuer d’être intraitable en matière de sécurité ». « Je pense qu’il faut à la fois être aux côtés de ceux qui ont été blessés, continuer d’être intraitable en matière de sécurité, vous l’êtes ici », « mais ne pas nous laisser déstabiliser sur l’importance du chemin qui est le nôtre, donc on avance », a déclaré le président français aux côtés de son homologue syrien, qui a salué son « courage » pour avoir maintenu le programme de sa visite malgré les explosions.

    Sur le plan régional, le président syrien a appelé la France à jouer un « rôle actif » afin de mettre fin aux « agressions israéliennes systématiques » en Syrie depuis la chute de l’ancien régime. Il a condamné la poursuite des violations israéliennes dans le sud du pays, estimant qu’elles « compromettent la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région », réaffirmant la nécessité pour Israël de se retirer des territoires occupés. Selon lui, une stabilité régionale durable passe par « le respect par Israël de l’accord de désengagement de 1974 ainsi que par son retrait des zones occupées depuis le 8 décembre », après la chute du régime Assad, selon l’agence officielle syrienne Sana Les forces israéliennes avaient traversé la ligne de cessez-le-feu établie en 1974 entre le plateau du Golan occupé et la Syrie, pénétrant dans la zone démilitarisée placée sous surveillance des Nations unies. Elles ont depuis installé neuf bases permanentes sur les hauteurs. Emmanuel Macron a, de son côté, affirmé que les « incursions », « ingérences » et « frappes » israéliennes dans les pays voisins n’étaient « pas acceptables ».

    Évoquant le Liban, le président syrien a affirmé que la Syrie et la France partageaient leur soutien à la souveraineté libanaise et aux institutions de l’État. « La stabilité de la Syrie est indissociable de celle du Liban, et inversement », a-t-il déclaré, ajoutant que Damas œuvrait à sécuriser la frontière commune avec le Liban tout en soutenant l’État libanais et ses institutions légitimes afin de leur permettre de renforcer leur autorité et de faire face efficacement aux défis auxquels le pays est confronté.

    Le chef de l’Élysée a par ailleurs a annoncé que son pays allait restituer au bénéfice de la population syrienne plus de 50 millions d’euros issus de la saisie par la justice française de biens mal acquis de Rifaat el-Assad, oncle du président déchu Bachar el-Assad. « Plus de 50 millions d’euros de biens mal acquis par la famille de l’ancien dictateur (...) seront rendus au peuple syrien pour financer des projets de développement concret sur le territoire », a annoncé le président français. Le document signé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays mentionne la somme de 51 millions d’euros.

    Les présidents syrien et français ont enfin annoncé à l’issue de leurs entretiens l’ouverture d’une nouvelle phase dans les relations franco-syriennes. Ils ont convenu de nommer des ambassadeurs dans leurs pays respectifs et se sont engagés à renforcer leur coopération politique, économique et sécuritaire. L’ambassade de France à Damas a fermé en 2012, un an après l’éclatement du conflit en Syrie. Après la chute de Bachar el-Assad et l’arrivée au pouvoir fin 2024 de M. Chareh, Paris a désigné un chargé d’affaires sans que l’ambassade ne rouvre ses portes.

    #syrie #énergie #carrefour

    • on trouvera ici les déclarations de Macron dont celle, plutôt inattendue vue les attentats qui viennent de se dérouler, d’une réouverture de l’IFPO à Damas, avec un propos qui semble privilégier l’archéologie : ▻https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/07/07/deplacement-en-republique-arabe-syrienne

      C’est avec la même détermination que nous voulons avancer sur la sécurisation des titres, sur la construction d’hôpitaux, sur l’offre éducative et dans l’enseignement supérieur. En effet, s’agissant de l’éducation et de la culture, elles sont au cœur des affinités que Français et Levantins cultivent de longue date. Car en Syrie, l’archéologie en est un socle. Je suis donc heureux d’annoncer, comme vous l’avez dit, le retour en Syrie de 23 pièces archéologiques qui avaient été prêtées à l’Institut du monde arabe en 2010. Nous nous attacherons à relancer notre coopération éducative, scientifique et culturelle, notamment en ouvrant l’Institut français du Proche-Orient dans ses locaux de Damas, en facilitant le retour en activité des établissements français, nos universités, Sciences Po et beaucoup d’autres, en développant des offres nouvelles en matière de numérique, en consolidant vos efforts en matière d’éducation, et en souhaitant aussi poursuivre en matière culturelle le travail, comme nous l’avons fait ces dernières années, en particulier en soutenant aussi l’action d’Aliph dans votre pays. Mais évoquant les établissements français, je veux ici dire, et nous l’avons évoqué ensemble, l’importance des écoles chrétiennes francophones que l’ancien régime avait obligé à fermer leurs portes. Nous œuvrons et nous sommes prêts à avancer aux côtés de l’œuvre d’Orient pour que toutes celles qui peuvent l’être soient rouvertes dans les meilleurs délais. Le fonds dédié à cette mission sera évidemment disponible pour permettre d’éduquer, d’instruire des jeunes filles et des jeunes garçons partout dans le pays.

      Evidemment, c’est une annonce parmi beaucoup de promesses et, entre le manque de moyens, la couardise du MEAE et les aléas probables dans la situation sécuritaire, elle tardera sans doute à se concrétiser...
      @gonzo

  • Explosions à Damas : Emmanuel Macron avait quitté le quartier de son hôtel ; 18 blessés selon le ministère de l’intérieur
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/07/emmanuel-macron-rencontre-ahmed-al-charaa-a-damas-une-explosion-dans-le-quar

    Deux explosions ont été entendues mardi 7 juillet à Damas par plusieurs journalistes, dont ceux de l’Agence France-Presse (AFP), au moment où le président français, Emmanuel Macron, effectue la première visite d’un dirigeant d’une puissance occidentale en Syrie depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition islamiste dirigée par Ahmed Al-Charaa.

    Des témoins ont vu de la fumée s’élever d’un secteur proche de l’hôtel où le président français a passé la nuit dans le centre de Damas, et qu’il a quitté en matinée pour des entretiens au palais présidentiel. L’une des bombes était placée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule à proximité de l’hôtel Four Seasons, a expliqué une source de sécurité syrienne à l’AFP.

    Le président français est sain et sauf et poursuit sa visite en Syrie, a assuré mardi l’Elysée. Il se trouve actuellement au palais présidentiel, où se déroule un entretien élargi des dirigeants français et syrien avec leur délégation, qui sera suivi d’un tête-à-tête avec Ahmed Al-Charaa, selon la présidence française.

    Forces de sécurité et ambulances
    Le ministère de l’intérieur syrien a dit avoir recensé « 18 blessés, dont quatre agents de police » à la suite de deux explosions causées par « deux bombes artisanales, la première placée à l’intérieur d’une voiture garée en bord de route ; la seconde, dans une benne à ordures ».

    Des journalistes de l’AFP ont vu des fenêtres du ministère du tourisme, qui fait face au luxueux hôtel Four Seasons, brisées par les explosions. Des forces de sécurité se sont déployées en force sur les lieux, vers lesquels ont convergé des ambulances, et interdisent l’accès aux journalistes.

    La visite d’Emmanuel Macron, accompagné de plusieurs dirigeants d’entreprises françaises, dont ceux de CMA CGM, Rodolphe Saadé, et de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, est survenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas.

    Lundi soir, Emmanuel Macron avait dîné avec le président syrien dans un restaurant du centre de Damas avant de se rendre avec lui à la célèbre mosquée des Omeyyades, au cœur de la ville.

    #syrie
    #énergies_fossiles #ports