• Georges Haddad sur Twitter : “I was walking around Gemayze, Mar Mikhael, and Martyrs’ Square and took some pictures of graffitis and a couple of other things that pretty much illustrate the situation in #Lebanon. Thread. https://t.co/SFHavMGeJg” / Twitter
    https://twitter.com/Georges__Haddad/status/1321012140715757568

    Superbe thread, photos et commentaires très utiles. J’en sélectionne ici qqsunes, les autres à voir sur le fil.
    https://threadreaderapp.com/thread/1321012140715757568.html


    #Liban #révolte #révolution #jeunesse #art

  • Une analyse critique des impasses de la révolution libanaise par Jamil Mouawad : « Au #Liban, le système s’impose en contrôlant l’imaginaire »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/23/jamil-mouawad-au-liban-le-systeme-s-impose-en-controlant-l-imaginaire_605711

    Le soulèvement a diminué en termes d’énergie et d’impact avant même l’épidémie de Covid-19, qui a entraîné un repli forcé. L’élan d’octobre 2019, quand les places publiques étaient occupées par des contestataires, de Tripoli [ville du nord du Liban] à Tyr [dans le sud], s’est essoufflé dès janvier. Le problème ne tient pas au manque de mobilisation, mais à l’absence d’une alternative politique sérieuse. Ce mouvement n’est pas parvenu à produire un programme, ni même un discours politique. Son principal slogan – « Tous, ça veut dire tous ! » – a d’abord permis de faire abstraction des communautés religieuses et des partis, mais son caractère trop général a mené vers une impasse. En outre, aucun leadership politique n’a été créé. Les manifestants voulaient des résultats tangibles. Après avoir perdu confiance dans la classe politique, ils ont perdu confiance dans la mobilisation de rue.
    [...]
    Parmi les changements notables, le soulèvement de 2019 a su recentrer le discours politique sur les problèmes du pays, à la différence des dirigeants qui posent toujours l’équation en termes régionaux. On a ainsi pu parler d’électricité, de corruption, d’espace public… Le mécontentement des citoyens envers la classe politique, jusqu’alors contenu dans l’espace privé, a déferlé sur la place publique. Pour autant, il n’y a pas eu de révolution, de rupture avec le passé.
    [...]
    Après le 17 octobre [2019], l’espace s’est organisé. A Beyrouth, chacun a planté sa tente, énoncé son discours. Cet espace a reflété la division, bien plus qu’une unité entre ces groupes. Beaucoup d’initiatives ont été menées, mais sans consensus sur les grandes questions.
    [...]
    Il faut discuter des sujets qui divisent : les armes du Hezbollah ; le laisser-faire économique libanais, etc. Sans ces débats, il ne peut pas y avoir de vision.
    Un autre écueil tient à la culture de « l’expertise » et des ONG, qui a dominé la société civile depuis l’après-guerre [à partir de 1990]. Prenons l’exemple des élections : s’arc-bouter sur la loi électorale est une erreur [le dernier scrutin législatif a eu lieu en 2018, avec une nouvelle loi électorale qui, comme les précédentes, a favorisé les grands partis communautaires]. Il ne s’agit pas seulement d’emporter des voix selon des conditions imposées par la loi, mais de savoir s’adresser aux électeurs. Les partis, eux, font appel aux appartenances communautaires, familiales… Une loi équitable ne peut pas, seule, changer le paysage politique. Il faut sortir des approches techniques et aller vers le contenu politique.
    [...]
    La période est très difficile, mais le Liban ne va pas disparaître. On a tout perdu matériellement, mais la structure sociétale libanaise existe toujours. Le risque est de voir la classe politique se présenter en sauveuse, en distribuant quelques aides – un peu de pain par-ci, un billet par là – qui entretiennent le système clientéliste. Il faut cesser de parler uniquement d’effondrement. Les Libanais doivent défendre l’idée de l’Etat et de la chose publique, et arrêter de dire que l’Etat n’existe pas. L’Etat existe, mais ses ressources ont été capturées par la classe politique. L’Etat n’est pas seulement une institution, c’est aussi un imaginaire.

    #révolution #thawra

  • Mona Harb décrypte les enjeux de la reconstruction de Beyrouth après l’explosion du 4 aout
    Beirut Reconstructions - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=wQEeV3lopx0


    Dans cette vidéo, un premier exposé de Elie Haddad est centré sur la présentation historique des zones touchées et celle des dégâts d’un point de vue architectural, patrimonial et urbanistique. Ensuite, l’intervention de Mona Harb, professeure à l’Université américaine de Beyrouth et directrice scientifique du Beirut Urban Lab vaut vraiment la peine d’être regardée (de la 38ème minute à 1h06 environ).
    J’en ai tiré un résumé, accompagné de quelques commentaires, sur mon blog : https://rumor.hypotheses.org/?p=5025.
    #beyrouth #reconstruction #explosion

  • Les mesures contre Khalil et Fenianos, des messages de haute tension - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1232098/les-mesures-contre-khalil-et-fenianos-des-messages-de-haute-tension.h

    Scarlett Haddad explique que lorsque les médias disent « chiites » dans cette affaire, il faut comprendre Amal et non pas Hezbollah (en tout cas pas directement). Article pour « libanologues »...

    C’est dans ce sens que les sanctions annoncées hier ont constitué une véritable surprise. Les milieux proches d’Amal établissent justement un lien entre cette décision du Trésor américain et les négociations sur le tracé des frontières, dans le sens d’exercer des pressions sur le président de la Chambre, en charge de ce dossier, afin d’accélérer l’aboutissement d’un accord qui permettrait aux Israéliens d’exploiter les ressources pétrolières et gazières dans la zone conflictuelle en toute sérénité.

    D’autres milieux politiques estiment que la décision américaine est destinée à compliquer les négociations pour la formation du gouvernement et représente ainsi un coup porté à l’initiative française notamment au niveau du calendrier-programme annoncé par le président Macron. Mais, pour certains, au contraire, les sanctions seraient peut-être destinées à pousser les chiites à renoncer au portefeuille des Finances.

    Quelle que soit l’interprétation faite de la portée de la décision américaine, celle-ci a mélangé les cartes internes libanaises. À ce sujet, les condamnations hier sont restées plutôt timides, exception faite de celles du mouvement Amal et du mufti jaafarite..

    #liban

  • Beirut explosion: The missing Lebanese link | Middle East Eye
    Article by Mayssoun Sukarieh
    https://www.middleeasteye.net/opinion/beirut-explosion-how-much-responsibility-lies-world-global-shipping
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/beirut+port%202020%20afp_0.jpg

    Is it certain that the ammonium nitrate arrived in Beirut purely accidentally and remained there purely through local incompetence and international shipping lawlessness? Or was political agency involved?

    Interesting discussion on Facebook between Reinoud Leenders and Laleh Khalili, among others.

    Before we let this getting buried by the ‘this is all to blame on global neoliberalism’ mantra. Besides, how many other cities in the world get blown up at 4.5 on the scale of Richter just because global shipping is so awfully capitalist and unruly?

    https://www.facebook.com/reinoud.leenders/posts/3272992076122766
    The first criticizes a neoliberal understanding of the blast that is used by Lebanese elites to divert responsability outside of Lebanon.

    Laleh Khalili answers that her argument, in the Guardian article (https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/aug/08/beirut-explosion-lawless-world-international-shipping-) linking the blast to the lawless world of international shipping has been edited by the Gardian in a way that almost absolves the local elites.

  • Un mois après l’explosion au port de Beyrouth, l’enquête pointe la négligence des autorités
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/04/un-mois-apres-l-explosion-au-port-de-beyrouth-l-enquete-pointe-la-negligence

    En l’absence de communication officielle, les Libanais en sont réduits à spéculer sur les origines du drame qui a causé la mort d’au moins 190 personnes le 4 août.

    Par Hélène Sallon Publié aujourd’hui à 06h46, mis à jour à 13h49
    Rumeurs, fuites et informations parcellaires scandent, depuis un mois, l’avancée de l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, qui a fait au moins 190 morts, le 4 août. En l’absence de communication officielle, les Libanais en sont réduits à spéculer sur les pièces d’un puzzle, encore largement incomplet, avec le sentiment que ni la vérité ne sera faite ni la justice rendue. Une vingtaine de responsables liés à l’administration du port et à sa sécurité, ainsi que trois ouvriers, ont été arrêtés. Le premier ministre démissionnaire, Hassan Diab, a été entendu, jeudi 3 septembre, par le juge Fadi Sawan, en charge de l’instruction.

    La cargaison était-elle au cœur d’un trafic de contrebande ? L’explosion était-elle accidentelle ou d’origine criminelle ?

    La négligence des autorités du port, qui sont considérées comme l’une des institutions les plus corrompues du Liban, semble faire peu de doute pour expliquer comment 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium ont été entreposées durant six ans au cœur de Beyrouth. Les sources judiciaires et sécuritaires proches du dossier que Le Monde a interviewées, ainsi que les journalistes qui enquêtent sur l’affaire, pointent de nombreuses zones d’ombre et des questions encore en suspens. La cargaison était-elle au cœur d’un trafic de contrebande ? L’explosion était-elle accidentelle ou d’origine criminelle ? Les responsabilités s’étendent-elles au sommet de l’Etat ?

    Spéculations
    La première zone d’ombre concerne l’arrivée du Rhosus, avec à son bord le nitrate d’ammonium, dans le port de Beyrouth, en novembre 2013. Parti de Géorgie en septembre avec pour destination annoncée le Mozambique, le cargo sous pavillon moldave a fait escale en Turquie et en Grèce, avant de rejoindre le Liban. Il devait y charger une cargaison supplémentaire, selon son capitaine Boris Prokoshev. Il s’agissait de machines d’études sismiques que le ministère de l’énergie et de l’eau, alors dirigé par Gebran Bassil, le gendre du président Michel Aoun, devait renvoyer en Jordanie. M. Bassil a affirmé, par la voix de son avocat, n’être pas intervenu dans le choix du navire.

    Lire aussi Drame de Beyrouth : le nitrate d’ammonium, un engrais explosif
    La cargaison n’a pas pu être embarquée sur le vieux cargo surchargé. Constatant d’importants problèmes techniques, les autorités portuaires l’ont empêché de reprendre la mer. Il a été saisi, en décembre 2013, à la suite de plaintes déposées au Liban par deux sociétés réclamant au propriétaire du Rhosus le recouvrement de dettes. Ce dernier a été identifié comme étant le Russe Igor Grechushkin, résident à Chypre. Mais, le 21 août, un rapport publié par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a semé le doute. L’OCCRP a établi que le bateau appartenait au Chypriote Charalambos Manoli. Ce dernier a assuré à la presse l’avoir vendu en mai 2012.

    M. Manoli, poursuit l’OCCRP, aurait bénéficié, en 2011, d’un prêt de quatre millions de dollars de la banque libanaise Federal Bank of the Middle East (FBME). En juillet 2014, la FBME a été sanctionnée par le Trésor américain pour blanchiment d’argent. Elle est soupçonnée par Washington de financer le parti chiite libanais Hezbollah et de faciliter l’achat d’armes chimiques pour le gouvernement syrien. L’existence de ce prêt n’atteste aucunement de liens entre le Rhosus, le Hezbollah et le gouvernement syrien. Le rapport de l’OCCRP alimente toutefois les spéculations. Le Mozambique était-il un leurre ? Le nitrate d’ammonium était-il destiné à des parties libanaises, et au-delà à l’un des belligérants syriens ?

    Négligence
    La suite des événements démontre ne serait-ce que la négligence des autorités portuaires. Le bateau menaçant de couler, la justice libanaise a autorisé, en juin 2014, le ministère des transports à décharger la cargaison, jugée « dangereuse » et comportant un « risque environnemental », dans un « endroit sûr » et gardé, selon une source proche du dossier. Le nitrate d’ammonium a été entreposé dans le hangar n° 12, réservé aux matériaux dangereux, là où il a explosé le 4 août dernier. Pendant trois ans et demi, la direction des douanes a adressé au moins six requêtes pour obtenir l’autorisation de vendre la marchandise ou de la réexporter, pour lesquelles le juge des référés s’est déclaré incompétent.

    « Personne n’est jamais allé récupérer les décisions au tribunal. Ils n’ont pas non plus respecté la procédure de dépôt des requêtes, en les envoyant par simple courrier », s’étonne une source proche du dossier, qui s’interroge sur la bonne foi de la direction des douanes, qui a cessé toute procédure début 2018. Le journaliste d’investigation Riyad Al-Qobeissi, de la chaîne de télévision Al-Jadeed, est convaincu que les douanes « ont harcelé le juge pour qu’il les autorise à revendre la marchandise. (…) Il y avait une compétition entre le ministère des transports et les douanes pour mettre la main sur la cargaison. Ils ont juste vu le potentiel de se faire 1,5 million de dollars et n’ont même pas considéré la dangerosité du produit ».

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Beyrouth, Macron obtient des partis libanais un calendrier de réformes
    Aucune des autorités présentes sur le port ne semble avoir réalisé la dangerosité de la marchandise. Sollicitée par les douanes pour récupérer le produit, l’armée s’est contentée de décliner. Ce n’est qu’en décembre 2019 que l’alerte a été donnée sur le risque que le nitrate d’ammonium, concentré à 35 % d’azote, soit utilisé pour fabriquer des explosifs. Dans un rapport que Le Monde a pu consulter, la direction générale de la sûreté de l’Etat a notifié avoir constaté que le hangar n’était pas gardé et qu’il y avait un trou dans la façade sud et une porte forcée. Des photos prises à travers de trou montrent des sacs ouverts et incomplets.

    « L’enquête avance »
    Ce constat suggère que des vols ont pu avoir lieu dans le hangar n° 12. Le résultat de l’enquête technique, menée avec l’aide d’experts internationaux, dont des Français, permettra peut-être de déterminer quelle quantité de nitrate d’ammonium a explosé et donc si une partie de la marchandise avait déjà quitté le hangar. Le 1er septembre, depuis le Liban, le président Emmanuel Macron s’est contenté de dire que « l’enquête avance » et que « les coopérations techniques se passent bien ».

    Le rapport de la sûreté de l’Etat a été transmis au procureur de la République, Ghassan Oweidat, en mai 2020, en pleine pandémie de Covid-19. Le juge Oweidat a ordonné de sécuriser les lieux. Aucune mesure n’avait été encore prise lorsque, en juin, le directeur de la sûreté de l’Etat a prévenu un conseiller du premier ministre Diab de l’affaire, selon une source au sein des renseignements. Le rapport a été transmis au président Aoun et à M. Diab le 20 juillet. Dix jours se sont encore écoulés avant que des ouvriers ne soient dépêchés pour effectuer les travaux requis. Ces travaux de soudure pourraient être à l’origine de l’incendie qui s’est déclaré dans le hangar, vers 17 h 50, le 4 août.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Après la démission du gouvernement, le Liban plongé dans l’incertitude politique
    L’incendie pourrait avoir, à son tour, entraîné l’explosion de produits chimiques et de matériaux explosifs ayant causé la première déflagration, celle qui a précédé l’explosion du nitrate d’ammonium. Le juge Oweidat a confirmé au Washington Post que l’enquête avait déterminé la présence dans le hangar de « kérosène, de gasoil, de 25 tonnes de matériel pour feux d’artifice, de fusées détonantes utilisées dans les mines et les carrières et de solvant ».

    La piste accidentelle est privilégiée par les enquêteurs, sans qu’ils excluent à ce stade de l’enquête une possible piste criminelle. Dans une société habituée aux affres de la guerre et de plus en plus polarisée politiquement, la thèse d’une attaque a les faveurs de nombreux Libanais, qui veulent voir dans l’accident la responsabilité d’Israël et du Hezbollah, qui détient de nombreux dépôts d’armes illégales dans le pays. Beaucoup d’autres encore restent convaincus d’avoir entendu des avions dans le ciel juste avant l’explosion.

  • Une nouvelle grave : Salah Hamouri est menacé d’expulsion - Association France Palestine Solidarité
    https://www.france-palestine.org/Une-nouvelle-grave-Salah-Hamouri-est-menace-d-expulsion

    Ce jeudi 3 septembre 2020, Salah Hamouri a été convoqué au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh, à Jérusalem. Une lettre du ministre de l’intérieur israélien, Aryé Deri, membre du parti ultra-orthodoxe Shas, lui a été remis. Par cette missive, le ministre indique sa décision de retirer purement et simplement la carte de résidence permanente de Salah Hamouri, seul papier officiel lui permettant de vivre, chez lui, à Jérusalem. A cette fin, il invoque incroyablement une loi de 1952 sur « l’entrée en Israël » alors que Salah est né et vit à Jérusalem depuis 1985.

    Cette révocation aboutirait à une expulsion définitive de Salah. Elle est arguée pour des faits supposés, et jamais prouvés, pour lesquels néanmoins il a déjà effectué plus de 8 années de prison (5 incarcérations). Le ministre de l’intérieur israélien, par cette lettre supplante le système judiciaire, ainsi que le droit de chaque "accusé" à se défendre. Nul ne peut être puni deux fois et encore moins par simple décision d’un ministre !

    Il prend une décision politique et uniquement politique, une décision par ailleurs arbitraire, inhumaine et extrêmement rare : celle de déchirer, en quelque sorte, la carte de résident de Salah Hamouri afin de procéder à son expulsion de sa terre natale.

    @loutre

    • ElsaLefort
      @ElsaLefort
      ·3h
      https://twitter.com/ElsaLefort/status/1301753193714638849

      1- Bafouer le droit international, harceler les Palestiniens
      2- Chouiner à la moindre réaction de la communauté internationale

      La méthode ne prend plus, tout comme @francediplo
      , on vous voit

      Un ministre qui juge un individu ≠ indépendance de la justice ≠ démocratie
      https://pbs.twimg.com/media/EhDBoXuWoAAwvr2?.jpg

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      Ambassade d’Israël
      @IsraelenFrance
      https://twitter.com/IsraelenFrance/status/1301567102499852288
      Surpris que @francediplo
      apporte son appui sur twitter à LibertéPourSalah qui incrimine Israël des pires maux et remet en cause l’indépendance de la justice et l’Etat de droit israéliens. Le dialogue entre nos 2 démocraties suppose une confiance entre nos institutions mutuelles.
      7:05 PM · 3 sept. 2020·Twitter for iPhone
      ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““"

      C’est : l’ @ambfranceisrael qui avait retwitté hier le message du Comité de soutien de Salah Hamouri, depuis la réprimande israélienne, il l’a effacé.
      #Salah_Hamouri

    • Israël entame des démarches pour expulser le franco-palestinien Salah Hamouri
      Par Le Figaro avec AFP
      Publié hier à 22:18
      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/israel-entame-des-demarches-pour-expulser-le-franco-palestinien-salah-hamou

      Les autorités israéliennes ont entamé des démarches pour expulser l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, au cœur d’un différend entre Israël et la France, a indiqué jeudi à l’AFP le ministère israélien de l’Intérieur. Salah Hamouri, un militant de la cause palestinienne accusé par Israël -malgré les dénégations de l’avocat- d’être un membre actif du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement jugé terroriste par l’Etat hébreu, avait été arrêté le 30 juin à Jérusalem, puis libéré après une semaine de détention.

      D’après l’ambassade d’Israël en France, l’avocat, qui défend des prisonniers palestiniens, avait été arrêté « dans le cadre d’une opération policière antiterroriste ». Pour être libéré, Salah Hamouri a dû payer une caution, s’engager à ne pas parler pendant trois mois à certaines personnes et se tenir prêt à se rendre « disponible pour d’éventuelles convocations de la justice », avait indiqué en juillet le Quai d’Orsay qui avait suivi le dossier. Mais, jeudi, le ministre israélien de l’Intérieur Arié Dery, figure de proue du parti ultra-orthodoxe Shass, a informé Salah Hamouri de « son intention (...) de révoquer son statut permanent en Israël », selon les services du ministère.

      Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable de projet d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël et fondateur du parti Shass, décédé en 2013. Les Palestiniens nés à Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée par l’Etat hébreu en 1967, n’ont pas la nationalité israélienne, à moins d’en faire la demande, mais un permis de résidence permanent les autorise à vivre et travailler sur le territoire israélien. Sans ce permis, Salah Hamouri ne pourrait donc plus rester à Jérusalem ou sur le territoire israélien, ce qui conduirait à son expulsion.

      « Israël n’ayant pas réussi à le contraindre (...) à quitter la Palestine, il entend maintenant l’expulser purement et simplement de sa terre natale », a réagi jeudi dans un communiqué l’ONG France-Palestine qui a demandé aux autorités françaises et européennes d’intervenir. Après l’arrestation de Salah Hamouri en juin, la France avait demandé des « éclaircissements » sur les raisons de son arrestation et déclaré tout mettre en oeuvre pour que sa situation soit « réglée au plus vite ».

  • Exclusive: French reform proposal for Lebanon delves into details | News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2020/09/exclusive-french-reform-proposal-lebanon-delves-details-200902111359654.h

    La feuille de route pour le nouveau Protectorat français au Levant selon Al-Jazeera...

    Here are the main points:

    COVID-19 and the humanitarian situation

    The government will prepare and disseminate a coronavirus pandemic control plan “that includes support for the most vulnerable people”.
    It will strengthen social safety net programmes for the population.

    Aftermath of the Beirut explosion

    The government will facilitate the distribution of humanitarian aid - provided by the international community and coordinated by the United Nations - in an “expeditious, transparent and effective manner”.
    It will put in place governance mechanisms to allow the disbursal of aid in a “transparent and traceable manner”.
    It will begin reconstruction based on a needs assessment by the World Bank, EU and UN that estimated the value of damages caused by the explosion at up to $4.6bn.
    The government will rapidly launch tenders for the reconstruction of Beirut’s port according to “neutral” standards.
    It will conduct an “impartial and independent investigation” into the port explosion “that enables the full truth to be established regarding the causes of the explosion, with the support of Lebanon’s international partners ... within a reasonable timeframe”.

    Reforms
    The government will regularly exchange views with civil society regarding its programme and the reforms it entails.
    It will immediately resume stalled negotiations with the IMF and rapidly approve measures requested by the lender, including a capital controls law and a “full audit” of the Central Bank’s accounts.
    The French proposal also called for the approval of a timetable for working with the IMF within 15 days of the government gaining confidence.

    It goes on to propose time limits for sector-specific reforms.
    Electricity sector
    Within one month, the government will:
    Appoint officials to the National Electricity Regulatory Authority according to Law 462/2002 “without amendments”, and provide the Authority with the resources to carry out its work.
    Launch tenders for gas-fired power plants to plug Lebanon’s massive energy gap.
    “Abandon” the controversial Selaata power plant project in its current form. The project is one President Michel Aoun and his Free Patriotic Movement party have insisted on.
    Within three months, the government will:
    Announce a timetable for raising the price of electricity, “provided that this will first affect the most financially wealthy consumers”.

    Capital controls
    Within one month:
    Parliament should finalise and approve a draft law on capital control that should “immediately be implemented for a period of four years” after it is approved by the IMF.

    Governance, judicial and financial regulations
    Within one month, the government will:
    Hold a meeting to follow up on the 2018 donor conference in which the international community pledged $11bn in soft loans, and launch a website dedicated to following up on projects, financing and related reforms.
    Complete judicial, financial and administrative appointments, including members of the Supreme Judicial Council, the Capital Markets Authority and regulatory bodies in the electricity, telecommunications and civil aviation sectors, “in accordance with transparency and competency-based standards”.
    Approve in Parliament a law on the independence of the judiciary.
    Launch a study on Lebanon’s public administration by an “independent international institution” such as the World Bank or the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) “with a specialised office”.

    Fighting corruption and smuggling
    Within one month, the government will:
    Appoint members of the National Anti-Corruption Commission and grant it the resources to launch its work.
    Launch the track to accede to a 1997 OECD treaty on combating corruption.
    Implement customs reforms with immediate effect.
    Within three months, the government will:
    Establish “control gates” and strengthen oversight at the Beirut and Tripoli ports and at the Beirut airport, as well as at other border crossings.

    Public procurement reform
    Within one month:
    Parliament will prepare, adopt and implement a bill on public procurement reform.
    The government will grant the Higher Council for Privatization the human and financial capabilities necessary to carry out its tasks.

    Public finances
    Within one month:
    Prepare and vote on a “corrective finance bill that explicitly clarifies the status of accounts for the year 2020”.
    By the end of the year:
    Prepare and approve a “harmonised” budget for the year 2021.

    Elections
    “The government will ensure that new legislative elections are organised within a maximum period of one year.”
    "The electoral law will be reformed with the full inclusion of civil society, allowing Parliament to be more representative of the aspirations of civil society."

    Dans sa généralité, le dernier point résume la modestie des réformes fondamentales : "The electoral law will be reformed with the full inclusion of civil society, allowing Parliament to be more representative of the aspirations of civil society."

    #liban

  • Au Liban, l’#électricité, un calvaire continu depuis trente ans - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/08/31/l-electricite-un-calvaire-continu-depuis-trente-ans_1798242

    Zeina n’en revient pas : « Dix heures d’électricité de suite sans coupure ! » s’exclame cette mère de trois enfants en ce début de soirée, trois jours après l’explosion dans le port de Beyrouth. « J’aurais eu largement le temps de faire tourner une deuxième machine de draps et de serviettes, après les vêtements des enfants », regrette cette habitante d’Achrafieh, un des quartiers très abîmés par l’explosion. Hasard ou calcul politique pour désamorcer la colère des habitants de la capitale après le drame du port ? Alors qu’il n’y avait pas de courant plus de trois ou quatre heures par jour au cours des semaines précédentes, voilà qu’il était disponible jusqu’à douze heures sur vingt-quatre dans les jours qui ont suivi la déflagration du 4 août. « Le gars chargé d’actionner l’interrupteur compterait-il parmi les victimes de l’explosion ? » se demandaient des Libanais à l’humour noir.

  • Dans le bourbier libanais, faute d’un gouvernement fonctionnel, la société civile prend le relais
    https://www.lefigaro.fr/international/dans-le-bourbier-libanais-faute-d-un-gouvernement-fonctionnel-la-societe-ci

    Bienvenue dans la « Zone à défendre » (ZAD) de Beyrouth, cet immense espace dévasté par la double explosion du port survenue le 4 août. Bien sûr, la Quarantaine, Gemmayzé ou Mar Mikhael, tous ces quartiers en ruine ne se sont pas constitués en une république autonome. Mais l’esprit communard est là tant la colère des habitants gronde. « Quelles que soient les causes des explosions, la responsabilité de la classe politique libanaise est engagée. Leur âpreté au gain, leur incompétence et finalement leurs indescriptibles magouilles ont abouti à cela : près de 200 tués et 6500 blessés », lance Joumana Asseilly, dont la galerie d’art Marfa, installée à l’entrée du port, a été soufflée.

    #ZAD
    c’est la seule source que j’ai lue qui évoque une ZAD. Est-ce une facilité journalistique ou une dénomination vraiment pratiquée par des membres de la société civile beyrouthine ?

  • Sortir le Liban de l’ornière
    https://orientxxi.info/magazine/sortir-le-liban-de-l-orniere,4106
    Charbel Nahas interrogé par Dominique Eddé pour @OrientXXI

    La transition n’est pas une position politique volontaire ou arbitraire de l’ordre du « je veux mettre en œuvre un changement ». Quand toute l’institution, réelle et imaginaire, de la société tombe, ce n’est pas parce que les gens se sont rebellés contre elle. Elle tombe parce que les conditions assurant sa survie se sont effondrées, indépendamment des prouesses et des artifices des opérateurs. Ces conditions sont au nombre de deux : un afflux persistant de capitaux et une bienveillance régionale pour encadrer les tensions internes consubstantielles au modèle communautaire. L’équilibre est définitivement rompu.
    [...]
    Le principe de base est que personne n’appartient à aucune communauté. Dans un deuxième temps, chacun a la latitude de proclamer, par un acte positif, son désir de ne pas avoir de relation directe avec l’État, mais à travers sa communauté. En résumé, la validité d’un acte communautaire sera reconnue comme telle par l’État à deux conditions. La première est que cet acte procède du choix explicite des personnes. La seconde est que l’ordre communautaire ne contrevienne pas aux principes d’ordre public.
    [...]
    D. E. — Quelles missions en ce sens assignez-vous au gouvernement de transition pendant les 18 mois qui lui seront impartis ?

    C.N. — Il devra entreprendre trois actions immédiates :

    ➞ le recensement de la population existante complété par le recensement des émigrés. Ce recensement de la population, le premier depuis 1932, assignera à chaque habitant un lieu de résidence, mais aucune appartenance communautaire. Au-delà de ce qu’il signifie pour la gestion des politiques publiques, en matière de chômage, de fiscalité, de santé, etc., cette action a une portée fondatrice, parce qu’elle démantèle les relations de parentèles qui sont le socle sur lequel l’édifice communautaire politique est assis ;

    ➞ la mise en place d’un régime de droit personnel qui instaure dès le départ :

    les principes généraux du statut personnel qui s’appliquent à tout le monde ;
    le fait que chaque adulte aura le choix de rester par défaut citoyen en relation directe avec l’État, ou bénéficier de la tolérance dérogatoire qui lui est reconnue de s’affilier à un statut personnel communautaire ;
    les règles du statut personnel s’appliquant à ceux qui n’auront pas choisi, par un acte volontaire, de passer par l’intermédiation des communautés.
    ➞ La promulgation d’une loi électorale fondée sur le principe que les candidats quand ils se présentent et les électeurs au moment où ils votent auront le choix entre une représentation directe non communautaire, avec tous les effets que cela entraîne, et une représentation communautaire qui sera régie par des règles strictes empêchant que les communautés n’entrent en conflit les unes avec les autres.

    [c’est quand on passe aux modalités concrètes que les choses sont floues]

    D.E. — Comment constituer un front politique suffisamment fort et fédérateur pour avoir les moyens d’une telle négociation ? Les Libanais sont très impatients de voir les différents partis, tel que le vôtre, le Bloc national et bien d’autres, se fédérer.

    C.N. - La négociation, ça veut dire arriver avec des partenaires à un accord fondé sur des attentes différentes. Dans une transaction commerciale, l’acheteur et le vendeur veulent tous deux faire une bonne affaire. En politique, c’est la même chose. Une grande partie de la population continue d’être attachée aux chefs communautaires, mais ceux-ci, en particulier les plus forts d’entre eux, sont exposés à des risques énormes, et aujourd’hui incapables de faire face à cette situation pour des raisons fonctionnelles. Il ne s’agit pas d’aliéner les communautés confessionnelles, mais de les mettre face à la situation. La transaction consisterait donc à gérer la faillite générée par l’incompétence, et à provoquer une transition en rupture avec le mode actuel de légitimité sociopolitique. Les chefs communautaires pourront penser : « Ce sont des fous, nous les utiliserons comme des fusibles et nous reviendrons dans 18 mois ; s’ils réussissent, nous n’aurons que des pertes relatives ». C’est un double pari politique essentiel, et l’une des raisons pour lesquelles nous réclamons un gouvernement provisoire de 18 mois. Il s’agit de bâtir le premier État laïque de cette région du monde.

  • Explosion au Liban : les pertes pourraient s’élever à plus de 8 milliards de dollars

    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/explosion-au-liban-les-pertes-pourraient-s-elever-a-plus-de-8-milliards-de-

    Le pays a besoin dans l’immédiat de 605 à 760 millions de dollars pour se relever, selon une estimation publiée ce lundi par la Banque mondiale.

    L’explosion au port de Beyrouth a causé entre 6,7 et 8,1 milliards d’euros de dégâts et pertes économiques, et le Liban a besoin urgemment de 605 à 760 millions de dollars pour se relever, selon une estimation publiée lundi par la Banque mondiale.

    L’explosion du 4 août, qui a dévasté une grande partie du port et au-delà, a causé des dommages matériels de l’ordre de 3,8 à 4,6 milliards de dollars, tandis que les pertes économiques, résultant de la baisse de la production des différents secteurs de l’économie, représentent entre 2,9 et 3,5 milliards de dollars, selon les résultats de cette « évaluation rapide des dommages et des besoins » (« Rapide damage and needs assessment ») menée conjointement avec l’Onu et l’Union européenne entre le 5 et le 31 août.

    Les secteurs les plus gravement touchés sont le logement, les transports et le patrimoine culturel (dont les sites religieux et archéologiques, les monuments nationaux, les théâtres, les archives, les bibliothèques et autres monuments), précise la Banque mondiale dans un communiqué accompagnant son rapport, publié à la veille de la seconde visite du président français Emmanuel Macron au Liban.

    L’institution de Washington a chiffré les besoins de reconstruction immédiats (d’ici la fin de l’année) de 605 à 760 millions de dollars, et de 1,18 à 1,46 milliard de dollars pour l’année 2021. C’est le secteur des transports qui a le plus besoin d’aide, suivi par la culture et le logement.

    Sur un plan macroéconomique, la Banque mondiale note que « l’explosion a entraîné trois effets économiques majeurs : les pertes d’activité économique causées par la destruction du capital physique, les perturbations des échanges commerciaux et la perte de recettes budgétaires ». Dès lors, le produit intérieur brut du Liban devrait s’enfoncer de 0,4 point supplémentaire en 2020 et de 0,6 point l’an prochain, selon ses prévisions.

    Avant même l’explosion, qui a détruit ou endommagé les domiciles de quelque 300.000 personnes, le Liban était confronté à une crise multiforme (économique, financière et monétaire) qui, aggravée par les effets de la pandémie de Covid-19, avait déjà conduit la Banque mondiale à anticiper un recul du PIB de 10,9% en 2020. Or « non seulement la catastrophe va exacerber la contraction de l’activité économique, mais elle va également aggraver la pauvreté, qui touchait déjà 45% de la population juste avant l’explosion ».

    Si le pays, compte tenu de son « insolvabilité » et de son « manque de réserves de change », ne pourra compter que sur « l’aide internationale et l’investissement privé », il « devra impérativement mettre en œuvre un programme de réformes crédible » afin de « prévenir la corruption et briser l’emprise de l’élite », juge l’organisation économique.

    #reconstruction #Liban #Beyrouth

  • Macron revient au Liban, face aux chefs de clan

    Pour la deuxième fois en un mois, le président se rend à Beyrouth, où il espère arracher « un gouverne ment de mission » pour sauver le pays.

    Malbrunot, Georges
    https://www.lefigaro.fr/international/macron-revient-au-liban-face-aux-chefs-de-clan-20200830

    Pression multiforme

    Les chefs de parti ont compris que le serment de fidélité d’Emmanuel Macron était à double tranchant : amical certes, mais intimidant aussi. « Oui, on pense aux sanctions, mais il faut le faire avec les Américains pour que ce soit efficace » , nous confiait le chef de l’État, le soir de sa première visite à Beyrouth. « Brandir l’arme des sanctions a fait frémir beaucoup de gens , constate Alain Bifani. Il y a eu comme une onde de choc chez les politiques. » « Est-ce vrai qu’il vous a dit envisager de sanctionner des responsables, s’ils ne coopéraient pas ? » , téléphonait, inquiet, Simon Abiramia, un député proche du président de la République, Michel Aoun, peu après la mise en garde du chef de l’État français. De fait, « Macron a commencé de travailler avec Donald Trump sur un régime de sanctions avec déjà des noms » , confirme une source informée.

    Quelques jours après l’appel téléphonique du président de la République à Donald Trump, dans la foulée de son premier déplacement au Liban, la visite à Beyrouth le 13 août du secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient, David Hale, s’inscrivait dans cette épure de sanctions à mettre en place. Oui mais lesquelles ? « Il faut que sur la première liste figurent des noms de toutes confessions et de toutes les mouvances, sinon elle ne sera pas crédible » , recommande un connaisseur du dossier.

    « La liste est facile à faire , confie un expert économique. Si vous dites à Gebran Bassil , (ex-ministre chrétien des Affaires étrangères et gendre de Michel Aoun), Nabih Berri (président chiite du Parlement) et à Saad Hariri (ex-premier ministre sunnite) que s’ils persistent à ne rien faire, ils ne pourront plus se déplacer dans aucun pays de l’OCDE et que leurs avoirs à l’étranger, financiers et immobiliers, seront gelés, ça devrait porter, car il n’y a qu’en tapant au portefeuille qu’ils comprendront » , ajoute cet expert, familier du Liban.

    Le message commence à être reçu par certains. « J’irai jusqu’au bout dans la lutte contre la corruption. Tous les responsables devront répondre de leurs agissements. La justice tranchera. Il n’y aura ni concession ni exception » , déclare le président libanais au Figaro. « Ce n’est pas Michel Aoun qu’il faut sanctionner c’est le clan, avertit l’expert économique : Gebran Bassil, Mireille et Claudine (deux filles du président, NDLR), Sélim Jreissati (ex-ministre des Affaires présidentielles) et surtout Cedrus Bank, la banque de leur parti, le Courant patriotique libre (CPL), c’est là que sont tous les comptes de la famille Aoun » .

    La pression multiforme porte ses fruits. Vendredi, après plus de deux semaines de tergiversations, la présidence libanaise s’est finalement décidée à fixer à lundi - soit quelques heures avant l’arrivée de Macron - la date des consultations parlementaires à l’issue desquelles devrait être désigné un nouveau premier ministre. C’est la première étape du processus de désignation du chef de gouvernement. Elle pourrait durer 48 heures, c’est-à-dire jusqu’au départ d’Emmanuel Macron. Arracher aux partis le nom d’un chef de gouvernement (sunnite) au cours de sa visite serait un premier succès. Le plus dur - composer un gouvernement - restera à faire.

    La fin des chèques en blanc

    L’ex-ministre de l’Intérieur, Mme Raya al-Hassan, est sur la liste, Tammam Salam et Najib Mikati, eux, ont décliné le poste, tandis que le Hezbollah s’oppose à Nawwaf Salam... mais verrait d’un bon oeil le retour aux affaires de Saad Hariri, ex-chef de gouvernement faible que le parti chiite pro-iranien contrôle ? L’intéressé a, lui, décliné un poste qu’il a déjà occupé à trois reprises, sans grand succès. Dimanche soir, les anciens Premiers ministres, dont Saad Hariri, ont annoncé à l’issue d’une réunion être parvenus à s’entendre sur le nom de Moustapha Adib, ambassadeur du Liban en Allemagne.

    « Saad Hariri a été chassé par le peuple avec la révolte d’octobre 2019 , rappelle un diplomate français, si Paris, qui assure écouter le peuple, le soutenait, ce serait à n’y rien comprendre » . Le fils de Rafic Hariri, l’ancien premier ministre assassiné en 2005, n’est plus en odeur de sainteté à l’Élysée, depuis le 20 septembre 2019, date de son dernier entretien en tête-à-tête avec Emmanuel Macron. Le chef de l’État venait de le sauver des griffes du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman qui l’avait détenu deux ans plus tôt à Riyad, et tança alors le premier ministre de n’avoir rien fait, depuis que la communauté internationale s’était engagée, seize mois plus tôt, à offrir 11 milliards de dollars à son pays, en échange de réformes. « Ils n’ont même pas été fichus d’établir un site internet » , fustige un autre diplomate, au coeur du dossier de financement de 280 projets au profit du Liban.

    Écoeuré par la prédation à laquelle les parrains du système ont à l’époque voulu se livrer, un autre expert témoigne, anonymement : « Ces 11 milliards promis au Liban ont fait l’objet d’un partage entre les partis politiques et les structures qui devaient en bénéficier. Des projets devaient aller à Amal, le parti chiite de Nabih Berri, d’autres au Courant du futur de Saad Hariri et d’autres enfin au CPL de Gebran Bassil. Ils se disaient : il y a onze milliards à la clé, on peut espérer en récupérer 20 % en surfacturant d’autant, et ces 20 % iront dans notre poche. Deux milliards que les trois grands partis devaient récupérer, donc 700 millions chacun . » Et dans les négociations face aux Français, l’homme de Saad Hariri ne se gênait absolument pas pour réclamer cette commission de 20 %. « Heureusement , se réjouit le témoin de ces manigances, la communauté internationale n’a pas marché dans la combine. » Emmanuel Macron n’ignore rien de ces turpitudes. Fini l’ère des chèques en blanc, initiée du temps de Jacques Chirac, grand ami du Liban et de Rafic Hariri. Mais le chef de l’État parviendra-t-il à imposer ses vues aux dinosaures libanais ? « Les partis ont toujours bloqué. Mais avec la menace de leur taper sur les doigts, ça pourrait marcher cette fois » , veut croire Alain Bifani.

    « Ils rêvent tous que Zorro va une nouvelle fois arriver pour les sauver , tempère un diplomate français qui les connaît très bien. Comme dans le passé avec Jacques Chirac ou les pays du Golfe, ils pensent qu’un généreux bienfaiteur va débarquer. Maintenant ils misent sur le gaz découvert au large du Liban ou sur la géopolitique, en nous répétant que le Liban est central au Moyen-Orient et que sinon, tout va s’écrouler. Mais tout s’est déjà écroulé ! » , constate ce diplomate.

    #sanctions

    • asad abukhalil أسعد أبو خليل sur Twitter : “تعليقاً على مقالة مالبرونو: الذي يظنّ ان دول الغرب, باسم مكافحة الفساد, ستفرض عقوبات على أمثال جنبلاط وجعجع وميقاتي والحريري وبري والسنيورة والمرّ لا يفهم مقاصد ودوافع دول الغرب. اقصى ما يمكن ان يصدر عنهم باسم مكافحة الفساد عقوبات ضد محمد رعد وجبران باسيل.” / Twitter
      https://twitter.com/asadabukhalil/status/1300490400910647296

      Commentaire sur l’article de Malbrunot : quiconque pense que les pays occidentaux, au nom de la lutte contre la corruption, imposeront des sanctions à des gens comme Joumblatt, Geagea, Miqati, Hariri, Berri, Siniora et Murr, ne comprend pas les intentions et les motivations des pays occidentaux. Le maximum qu’ils peuvent faire au nom de la lutte contre la corruption : des sanctions contre Muhammad Raad [membre du hezbollah] et Gebran Bassil [du parti chrétien allié au Hezbollah].

    • https://middleeasttransparent.com/fr/macron-revient-au-liban-face-aux-chefs-de-clan

      (...) Dans une indiscrétion au Figaro à la fin de sa visite éclair, le 6 août dernier, le président français a brandi la menace d’imposer des sanctions aux leaders politiques, réfractaires aux réformes et au « nouveau contrat » qu’il appelle de ses vœux au Liban. Cette épée de Damoclès incitera-t-elle les parrains d’un système épuisé et miné par la corruption à enfin bouger ? Le déplacement du chef de l’État, qui commence ce lundi soir par une rencontre chez une icône, la chanteuse Fayrouz, s’annonce ardu.
      Capacité d’entraver les réformes

      La France veut « un gouvernement de mission », « un gouvernement propre, efficace, capable de mettre en œuvre les réformes souhaitées par les Libanais », dit-on à l’Élysée. Réforme des secteurs de l’électricité et des télécommunications (pompes à finances de certains partis), audit de la Banque centrale (boîte noire de la corruption), ouverture des négociations avec le FMI… La liste est longue au-delà même de la lutte anticorruption – création d’un Sénat, autorisation du mariage civil – dans un pays où la moitié de la population vit désormais sous le seuil de la pauvreté. Grâce à la majorité dont ils disposent au Parlement, les principaux chefs de parti ont encore la capacité d’entraver le chemin des réformes.

      Pour contourner cet obstacle – sans vouloir revenir sur le pacte national de 1943 qui partage le pouvoir entre confessions – l’idée d’Emmanuel Macron est de « geler le temps politique jusqu’au rendez-vous des prochaines élections législatives, que les partis traditionnels fassent un pas de côté pendant un temps nécessaire », selon l’entourage du chef de l’État. Il s’agit d’obtenir « un gouvernement de mission fort, d’une douzaine de techniciens avec des pouvoirs exceptionnels octroyés par le Parlement, afin de lui donner le temps de réaliser des réformes et d’engranger ensuite une victoire électorale », décrypte Alain Bifani, directeur général du ministère libanais des Finances, jusqu’à sa démission en juin.

      Ce sera l’objectif de la rencontre mardi soir à la résidence des Pins avec les chefs de ces principaux partis, qu’Emmanuel Macron a déjà houspillés, le 6 août. « Obtenir, à défaut de majorité au Parlement, une couverture politique pour avancer », ajoute une source libanaise à Beyrouth. « Macron n’est pas sorti de l’auberge, prévient-elle. Il va demander aux partis de se saborder alors qu’ils vont se faire cracher dessus au cours des prochains mois, car on est au fond de l’abîme. Son voyage est risqué. » « C’est vrai, répond un proche du chef de l’État, mais les leaders libanais n’ont plus le choix, ils couleront avec le Titanic, s’ils n’acceptent pas de mettre de l’huile dans les rouages. »

      Pression multiforme (...)

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      "Ce que vous avez fait est grave" : quand Macron s’emporte contre un journaliste français à Beyrouth
      OLJ / le 02 septembre 2020 à 17h51
      https://www.lorientlejour.com/article/1231244/ce-que-vous-avez-fait-est-grave-quand-macron-semporte-contre-un-journ

      L’Orient-Le Jour a pu obtenir confirmation que la colère du président français a été provoquée par un article de Georges Malbrunot daté du 30 août et dans lequel il évoque des sanctions françaises contre la classe politique libanaise.
      (...)
      « Surpris »
      L’Orient-Le Jour a pu obtenir confirmation que l’article qui a suscité la colère du président Macron est daté du 30 août et intitulé : Macron revient au Liban, face aux chefs de clans. Dans cet article, Georges Malbrunot, spécialiste du Moyen Orient et ancien otage de l’Armée islamique en Irak, affirme que « dans une indiscrétion au Figaro à la fin de sa visite éclair, le 6 août dernier, le président français a brandi la menace d’imposer des sanctions aux leaders politiques, réfractaires aux réformes (...) ».

      « Je suis très surpris de la virulence de cette attaque, qui est inacceptable et à laquelle j’ai répondu. Je me suis expliqué avec l’Élysée, pour moi l’incident est clos », a commenté Georges Malbrunot interrogé l’AFP. « Ce que le président lui a reproché, c’est de ne pas avoir donné à l’Elysée la possibilité de réagir à des informations qui le mettaient en cause », a de son côté réagi l’Elysée. « Nous avons échangé avec Georges Malbrunot et le Figaro. L’incident est clos ».

      Pendant la conférence de presse de mardi soir, Emmanuel Macron avait déjà épinglé l’article, sans le nommer, en critiquant ceux qui « écrivent les pires bêtises sur le sujet sans vérification aucune » et en les invitant à « lui poser directement la question ». Interrogé sur l’hypothèse de sanctions individuelles contre les leaders libanais, il a ensuite démenti cette hypothèse, sans écarter complètement, à plus long terme, « un mécanisme de sanctions plus large ».

      C’est la première fois que le président français s’emporte publiquement contre un journaliste. Emmanuel Macron s’est efforcé depuis des mois d’apaiser ses relations avec les journalistes, très tendues au début du quinquennat. A Beyrouth, interrogé sur le procès de l’attentat contre Charlie Hebdo, il a d’ailleurs répété mardi son respect pour la liberté de la presse.

      https://seenthis.net/messages/874008#message874248

  • Ce que l’épidémie de Covid-19 révèle de l’orientalisme de nos catégories d’analyse du politique - #démocratie #dictature #Chine #occident #Asie_orientale
    Eugénie Mérieau
    http://sciencespo.fr/ceri/fr/content/quel-meilleur-regime-politique-face-au-covid-ce-que-l-epidemie-revele-de-

    La dichotomie à l’épreuve des faits : contrat social autoritaire et processus de légitimation

    Les régimes autoritaires ont longtemps été étudiés sous l’angle uniquement répressif et souvent de façon caricaturale. Depuis une vingtaine d’années, les chercheurs en sciences sociales s’attachent à rattraper le temps perdu en s’intéressant aux modes de légitimation, notamment en analysant les modes de négociation du contrat social autoritaire, producteur de consentement29. Ce dernier repose souvent sur les résultats plus que sur les processus, et notamment sur le développement économique. Cette observation fait écho au large soutien de la population chinoise à son président Xi Jinping (ou de la population singapourienne à l’égard du Premier ministre Lee Hsien Loong), taux de soutien parmi les plus élevés au monde30. 

    Il en découle que les régimes autoritaires, dont la légitimité, fondée sur le principe méritocratique, repose sur les résultats (output legitimacy), peuvent plus difficilement se permettre de faire preuve d’incompétence face à une gestion de crise que les démocraties dont la légitimité, issue du principe représentatif, repose sur le processus de l’élection (input legitimacy)31. En ce qui concerne le volet répressif, il faut noter que les régimes autoritaires ont moins eu recours à l’état d’urgence face au coronavirus que les démocraties, qui se sont massivement engagées dans cette voie32 – or l’état d’urgence, qui vise précisément à déroger à l’état de droit, considéré comme l’un des marqueurs ultimes de la dichotomie démocratie-dictature33. 

    Ainsi, l’idée longtemps admise qu’il était impossible qu’un scénario apocalyptique de lockdown massif à la chinoise puisse être déclaré en démocratie, où la « transparence » et les flux d’information, combinés à l’existence d’une société civile organisée et mobilisée, seraient autant de leviers pour déclencher l’action d’un gouvernement qui, anticipant qu’il devra « rendre des comptes », ne pourrait être, par nature, que respectueuse des libertés, s’est heurtée à la réalité, révélant l’aveuglement idéologique né du narcissisme de nos catégories politiques. 

    La dichotomie comme obstacle épistémologique à l’analyse comparée des politiques publiques

    Pourquoi les informations sur ce « virus chinois » n’ont-elles pas alerté à temps les autorités du monde occidental ? A côté des biais cognitifs habituels, les démocraties occidentales n’ont pas pris la mesure du danger du fait de leur représentation d’elles-mêmes comme fondamentalement distinctes de la Chine, appréhendée uniquement au prisme de son régime politique considéré comme totalitaire, dès lors ontologiquement incomparable à la France. L’association de la démocratie à l’Occident et de la dictature à l’Orient dans le cadre de la construction sociale de leur irréductible altérité est un obstacle épistémologique majeur à l’exercice nécessaire de la comparaison internationale. Cette association a eu pour effet de jeter une suspicion d’autoritarisme sur toute « bonne pratique » en provenance d’Orient et de provoquer son rejet, comme l’ont montré l’affirmation initiale de l’inutilité du port du masque et de la dangerosité du contact tracing alors que ces solutions étaient mises en œuvre avec succès dans toute l’Asie, démocratique comme non-démocratique34. 

    Le 24 janvier 2020, lors de son retour d’Israël, le président Emmanuel Macron déclarait : « La dictature est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature est un régime où l’on ne change pas les dirigeants, jamais ». Une telle méconnaissance du monde au plus haut niveau de l’Etat révèle une faillite, en amont, des catégories construites et analysées par les sciences sociales, enseignées dans les universités et reprises par les médias. Mais les crises sont des moments de fluidité extrême, propices à l’anomie35. C’est ainsi qu’à la faveur de l’épidémie de Covid-19, l’ensemble du dispositif identitaire-idéologique démocratie-autoritarisme/Orient-Occident connaît un ébranlement profond. Si cette crise vient rappeler aux démocraties occidentales que leurs populations ne sont pas moins mortelles que celles des régimes autoritaires non-occidentaux, elle devrait également leur rappeler que la démocratie non plus n’est pas immortelle. Les illusions des régimes démocratiques quant à leur propre invulnérabilité sont en train d’accélérer leur déclin – quitte à emporter dans leur chute l’ensemble du modèle libéral occidental36.

  • MENA billionaires’ wealth increased by $10 billion, enough to pay Beirut blast repair bill | Oxfam International
    https://www.oxfam.org/en/press-releases/mena-billionaires-wealth-increased-10-billion-enough-pay-beirut-blast-repair-
    https://www.oxfam.org

    The 21 billionaires in the Middle East and North Africa (MENA), all of them men, saw their wealth increase by nearly $10 billion since the start of the COVID-19 crisis, almost double the estimated amount required to rebuild Lebanon’s shattered capital, while 45 million more people in the region could be pushed to poverty as a result of the pandemic, a new Oxfam report revealed today.

    #indécence #monde_arabe

  • 🇱🇧 Lebanese News and Updates sur Twitter :

    “The Egyptian state delivered 125 tons of glass (6 mm) today to the Ministry of Industry. Egypt will also soon send marble, aluminum, and flour.

    Why not cement although Egypt has in abundant amounts and cheaper? Because of the cement #cartel in Lebanon refused (Joumblat and co)” /

    Twitter
    https://twitter.com/UpdatesLebanese/status/1299357107897147393

    🇱🇧 Lebanese News and Updates sur Twitter :

    “Joumblat to block the cement aid promised the army to give them about 2,000 tons soon. He sent them only 205 until now.

    Same goes with fuel and oil. When Iraq sent fuel, the cartels went nuts and are still furious how their monopoly was broken.” /

    Twitter
    https://twitter.com/UpdatesLebanese/status/1299357112519331840

    #Liban #criminels

  • Que faire des tonnes de débris de verres collectés à Beyrouth ?
    https://www.lecommercedulevant.com/article/30019-que-faire-des-tonnes-de-debris-de-verres-collectes-a-beyro

    Des milliers de vitres ont volé en éclats après la double explosion au port de Beyrouth. Combien exactement ? Difficile à dire à ce stade. L’ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth et l’Organisation des Nations unies parlent pour le moment de 200 000 logements affectés. « Des milliers d’immeubles n’ont perdu que leurs vitres, sans autre dommage, souligne le secrétaire général du Forum arabe pour l’environnement et de développement, Najib Saad. Étant donné la nature de l’explosion, les dégâts sur les vitres ou façades en verre s’étendent sur un périmètre de 10 kilomètres, tandis que les dégâts au niveau des murs et des infrastructures sont limités à un périmètre de 2 ou 3 kilomètres. ». Interrogé par le Commerce du levant, le secrétaire général du Forum arabe pour l’environnement et le développement, Najib Saad, a estimé que 80.000 tonnes de verre avaient été soufflées pendant la double explosion du port de Beyrouth. 

    Or pour les militants écologistes, ce sont des déchets qu’il faut absolument valoriser. « Le verre n’a rien à faire en décharge ! » s’insurge Julien Jreissati, directeur de Greenpeace Liban, d’autant que ce verre, comme tous les gravats liés à l’explosion posent des risques sanitaires. « Ils peuvent être contaminés par du dioxyde d’azote, une substance toxique rejetée dans l’atmosphère au moment de la catastrophe, qui se transforme en particules. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faut porter des masques N95 lorsqu’on déblaie », rappelle Julien Jreissati.

    Pour le moment, les gravats sont ramassés par la société al-Jihad Group for Commerce and Contracting (JCC) – qui gère par ailleurs la décharge de Costa Brava – et entreposés sur un terrain vague. Avant la catastrophe, le Liban croulait déjà sous les déchets ménagers, avec moins de 15 % de matières recyclées et des décharges saturées. Aujourd’hui, en l’absence d’une politique cohérente de gestion du secteur et d’une véritable filière de recyclage, les autorités sont totalement démunies.

    Lire aussi : Le recyclage du verre, encore au stade embryonnaire 

    Volume 0%
    Pour valoriser le verre, la municipalité de Beyrouth s’est donc tournée vers l’association Arcenciel. L’initiative est louable, mais limitée. L’association, qui n’est pas rétribuée pour cette mission, a collecté jusque-là 1 000 tonnes. « Nos camions effectuent de nombreux passages dans les quartiers touchés. Sans compter les particuliers ou les entreprises qui nous déposent ces déchets directement », explique le responsable du programme environnemental, Mario Ghorayeb. Pour l’heure, les débris sont stockés sur un terrain de 6 000 mètres carrés à la Quarantaine mis à sa disposition, en attendant d’être dépollués et analysés pour pouvoir être transformés. « On doit aussi y installer une unité de tri secondaire afin de séparer les différentes catégories de verre ». Arcenciel mise sur une technologie récente, développée par Deakin School of Engineering en Australie, qui permettrait de transformer les débris de verre en sable, réemployé dans la fabrication de béton ou dans la réhabilitation des carrières. Mais pour cela, elle a besoin de 700 000 dollars sur deux ans.

    De son côté, Cedar Environmental, une entreprise spécialisée dans la gestion des déchets, collecte également le verre, mais seulement celui qui est tombé à l’intérieur des maisons, afin d’éviter les risques de contamination liés à la présence de particules d’azote. « Les personnes nous contactent par WhatsApp et nous venons récupérer le verre à domicile », témoigne son PDG, Ziad Abi Chaker. Le verre est ensuite envoyé à Tripoli dans des ateliers de recyclage, qui le transforment en différents contenants. « Nous avons déjà envoyé un peu plus de dix tonnes de verre, créant quatre emplois pour des jeunes de Tripoli », se félicite-t-il. L’entrepreneur rachète ensuite la production de ces ateliers, pour la vendre dans des magasins partenaires.

    #recyclage

  • Controverse sur le jugement du Tribunal Special sur le #Liban (assassinat de Rafic Hariri)
    https://www.facebook.com/olga.kavran/posts/10223670158163450
    (pour mémoire ici, Facebook n’ayant pas de mémoire, seenthis un peu plus)

    Dr Chibli Mallat, a well-known expert in in international law published an op-ed in The National (https://www.thenational.ae/opinion/comment/witnessing-the-rise-and-fall-of-the-special-tribunal-for-lebanon-1.10664)
    This is my respectful reply.
    Dr Mallat stated: “It is still my view that the assassination should have been treated not as terrorism, but rather as a crime against humanity, which would have qualified it for referral to the International Criminal Court.”
    During negotiations on the establishment of the Special Tribunal for Lebanon, the UN and Lebanon considered the option of including crimes against humanity in the Tribunal’s Statute but it was decided otherwise. The report of the Secretary General, available on the STL website, states: “…considering the views expressed by interested members of the Security Council, there was insufficient support for the inclusion of crimes against humanity within the subject matter jurisdiction of the tribunal. For this reason, therefore, the qualification of the crimes was limited to common crimes under the Lebanese Criminal Code.”
    Dr Mallat states: “At the time, moreover, the ICC had shown more competence in dealing with crimes of this nature and magnitude.”
    The reality is somewhat different: The ICC issued its first indictment against Joseph Kony on 8 July 2005, almost five months after the Hariri assassination. It was also issued under seal and made public on 13 October 2005. More importantly, Kony is still a fugitive and no trials in absentia are permitted under the ICC Statute. The first trial at the ICC (against Thomas Lubanga Dyilo) started on 26 January 2009.
    Dr Mallat then refers to the assassination of Wissam Eid and states that “It is worth noting that the STL did not mention his name in the public statement.”
    The Judges of the STL issued a public pronouncement of their judgement in the case against Ayyash et al. The STL has no jurisdiction over the assassination of Wissam Eid. To include this assassination under the STL’s jurisdiction would require an agreement between Lebanon and the United Nations and the consent of the Security Council. This has not happened and consequently the STL has no jurisdiction in the matter. It is difficult to understand why Dr Mallat would suggest that Judges should mention a crime over which they have no jurisdiction while pronouncing the Judgement in the case before them.
    Dr Mallat continues: “Nor, since January 2006, has there been a single word mentioned about the openly brutal obstruction of justice by Mr Al Assad, Mr Lahoud and Hassan Nasrallah, the head of Hezbollah.”
    The Tribunal was established on 1 March 2009. Prior to that the investigation was carried out by the Lebanese authorities and the UNIIIC. While we cannot speak on behalf of the UNIIIC, its 11 reports submitted to the United Nations are available on the STL website: https://www.stl-tsl.org/en/documents/legal-documents/un-documents. Almost all specifically refer to the cooperation provided by Lebanon and Syria. All of STL’s annual reports also report on cooperation received.
    Dr Mallat adds: “Journalists, instead, were cited for various insignificant leaks.”
    Mr Ibrahim Al Amin and Akhbar Beirut were convicted of “knowingly and willfully interfering with the administration of justice by publishing information on purported confidential witnesses in the Ayyash et al. case, thereby undermining public confidence in the Tribunal’s ability to protect the confidentiality of information about, or provided, by witnesses or potential witnesses.”
    Protection of witnesses is of paramount importance to any criminal proceedings. Nothing about the proceedings against Mr Al Amin and Akhbar Beirut could be considered ‘insignificant’.
    Dr Mallat continues: “Apart from being toothless, the STL was also leaderless for a long time. For a while Antonio Cassese, a distinguished international criminal scholar and judge, presided over the tribunal. From my correspondence with him, I knew he wanted to take the case forward. He was of a different calibre. But luck deserted Lebanon again, as Cassese died of cancer shortly after his
    resignation in 2011.”
    It is hard to understand what is meant by this. Dr Antonio Cassese was a brilliant scholar and jurist who was committed to the Tribunal’s mission until his untimely death after a long battle with cancer. Dr Cassese was succeeded in the function by two other dedicated professionals in the role of STL President – first Judge David Baragwanath (2011-2015) then Judge Ivana Hrdličková (since 2015).
    Dr Mallat further states: “The only person found guilty was Ayyash, who led the assassination cell, but was the smallest fish in the conspiracy. And the STL found no grounds to condemn Nasrallah for his steadfast refusal to surrender Ayyash either, since his indictment in 2010.”
    This passage is also difficult to understand. The judges can only base their decision in accordance with the Tribunal’s jurisdiction and on the charges brought before them. The Tribunal has no jurisdiction over the crime of harboring a fugitive, if that is indeed what is implied here. The indictment was issued in 2011 against Salim Ayyash and four others. Mr Nasrallah was not among those indicted.
    In possibly the most perplexing sentence in the text, Dr Mallat states: “The legal expert in me wonders how will any teacher of criminal law explain to his or her students that motive is not a component of a crime – as it was bewildering to hear the STL president say this week.”
    The Lebanese law applied by the Tribunal is clear on this point: article 195 of the Lebanese Criminal Law states: “Motive is the reason prompting the perpetrator to act, or his ultimate goal. It shall not constitute an element of an offence except in cases specified by law.” Referring to and applying Lebanese law, in 2011 the Appeals Chamber, led at the time by the esteemed Judge Cassese, stated the following: “The mens rea is not affected by the motive of the author to commit the crime. The motive plays a role in aggravating or mitigating the sentence only.” (For non-lawyers: mens rea is the intention or knowledge of wrongdoing that constitutes a component of a crime.]
    Dr Mallat concludes: “The line heard on the street aptly summarized the judgment: “The STL found that Salim Ayyash, alone, made a telephone call.”
    The judgement is 2,641 pages, the authoritative summary of the judgement is 149 pages and the public pronouncement is 61 pages. They are all available on the homepage of the STL website and none of them can be summarized in one sentence, particularly not the sentence directly above which is manifestly incorrect and misleading.

  • Israel cuts fuel, Gaza goes dark | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/blogs/tamara-nassar/israel-cuts-fuel-gaza-goes-dark

    The Gaza Strip’s only power plant shut down on Tuesday after Israel stopped the transfer of fuel to the territory.

    The halting of fuel transfers is among a series of collective punishment measures Israel has imposed on Gaza.

    Israel has claimed the measures are a response to incendiary balloons released from Gaza. The launching of such balloons by some Palestinians is, in reality, a symbolic effort to draw attention to the deteriorating situation in Gaza, long subject to an Israeli siege.

    Although incendiary balloons caused several fires in Israel, “no injuries or damage have been reported,” according to The Jerusalem Post.

    #necropolitics #Gaza #Israel #électricité #énergie

    • Pour rappel : les punitions collections et l’intimidation des populations civiles relèvent du crime de guerre :

      Traités, États parties et Commentaires - Convention de Genève (IV) sur les personnes civiles, 1949 - 33 - Responsabilité individuelle. Peines collectives. Pillage. Représailles
      https://ihl-databases.icrc.org/dih-traites/WebART/380-600038

      ARTICLE 33 [ Link ] . - Aucune personne protégée ne peut être punie pour une infraction qu’elle n’a pas commise personnellement. Les peines collectives, de même que toute mesure d’intimidation ou de terrorisme, sont interdites.

      Le pillage est interdit.

      Les mesures de représailles à l’égard des personnes protégées et de leurs biens sont interdites.

    • Israeli Military Bombs Three Sites in the Gaza Strip
      Aug 21, 2020 – IMEMC News
      https://imemc.org/article/israeli-military-bombs-three-sites-in-the-gaza-strip

      The Israeli occupation army, at dawn Thursday, shelled three sites in the besieged Gaza Strip, with no reported casualties, the Palestinian Information Center reported.

      Local sources said the Israeli artillery bombed what the army describes as an observation post east of Khan Younis in southern Gaza. Similar posts were also bombed to the east of Juhor ad-Dik and al-Bureij refugee camp in the central coastal enclave.

      The Israeli occupation closed border crossings, banned fishing long the coast, and blocked fuel shipments, causing the power plant to shut down. Israel’s use of collective punishment against the 2 million inhabitants of the Gaza Strip, after a number of youths launched incendiary balloons sparking fires in Israeli areas.

      The occupying power has heavily fired missiles and shelled many sites of the Gaza Strip, in the most recent escalation by the Israeli military, has been ongoing since August 3, 2020, and has continued in short intervals of 1-3 days between rounds of bombing.

      #GAZA

      Israel Continues Heavy Bombardment of the Gaza Strip
      Aug 21, 2020 - Ali Salam
      https://imemc.org/article/israel-continues-heavy-bombardment-of-the-gaza-strip

      Israeli combat helicopters, late Thursday night struck a site west of Khan Younis city in the southern enclave with at least six missiles, the Palestinian WAFA News Agency reported.

      Israeli warplanes, early Friday morning, bombed several sites across the besieged Gaza Strip, according to WAFA correspondent.

      He said that Israeli military jets fired three missiles at a site west of Gaza city, in the central Strip, causing heavy destruction to the site as well as to nearby homes.

      Meanwhile, Israeli tanks fired artillery shells against farmlands to the east of Gaza city.

      The Israeli Air Force also fired two missiles and struck a site near Beit Lahia town in the north, causing major damage to the site and to adjacent houses.

      One Palestinian farmer was moderately injured during the assault on farmlands, located east of Khan Younis, the Palestinian Information Center reported.

      The condition of the wounded man was not known at the time of this report.

      Local sources said that Israel’s pre-dawn bombardment focused on the area surrounding Khan Younis, while other airstrikes hit the central Strip, near Gaza City, as well as Beit Lahia in the north.

      Sources added that Palestinian resistance groups responded to the attack by firing rockets towards Israeli settlements, 3 of which were intercepted by Israel’s missile defense system, known as the Iron Dome.

      For nearly two weeks now, Israel has been bombarding and shelling the coastal enclave, as well as tightening the already strict siege. The Israeli military is using excessive force on a population with no army, no navy, and no air-force.

  • Selon l’agence Synaps à Beyrouth, la réponse rapide, par en bas, au désastre beyrouthin à laquelle on assiste présente des risques : malgré ses apports, dans un contexte d’inertie des forces étatiques, ce modèle présente des défauts, qui risquent à terme d’avoir des effets négatifs si il n’y a pas de coordination entre forces locales et aides internationales
    Synaps sur Twitter : “THREAD Beirut’s fast-moving, bottom-up disaster response has given the capital a much-needed injection of practical support and collective purpose. But this model also has pitfalls, which may prove self-defeating unless local and foreign actors adjust” / Twitter
    https://twitter.com/SynapsNetwork/status/1296696345881972737

    #Liban #Beyrouth #reconstruction

  • Création d’un Comité national pour la reconstruction de Beyrouth
    https://www.facebook.com/jad.tabet.37/posts/1181063828941765

    Lors d’une conférence de presse tenue sur les lieux de l’explosion du 4 aout a été annoncée la création d’un Comité national pour la reconstruction de Beyrouth regroupant la Fédération des Ingénieurs et Architectes , l’Ordre des Avocats, l’Association des Entrepreneurs, l’association des Industriels et l’Ordre des experts comptables. Ce Comité national vise à coordonner les efforts de la société civile, des organismes publics concernés et des donneurs locaux et internationaux afin d’assurer la reconstruction des quartiers touchés par la catastrophe du 4 août et venir en aide aux victimes.

    #Liban #reconstruction

  • Sombre pronostic sur l’évolution à attendre suite à l’explosion de Beyrouth par Mona Harb, une chercheuse spécialiste des politiques urbaines et mouvements de protestation de la jeunesse au Liban
    Jadaliyya - Quick Thoughts : Mona Harb on the Aftermath of the Beirut Explosion
    https://www.jadaliyya.com/Details/41604

    I believe geopolitical and domestic interests are likely to coincide at the expense of opposition groups. Sectarian politics have repeatedly demonstrated their success at self-reproduction through strategies and tactics carefully honed over decades, most often with the support of international powers that seek to advance their own agendas. Though there are serious attempts at organizing effectively and consolidating a common vision and program, protestors are not yet ready to impose their agenda. 

    If early elections were to happen, the current parliament, dominated by the oligarchs, will call for them to be conducted according to a gerrymandered election law similar to that of 2018. This would make it impossible for opposition groups to win a significant number of seats—if any at all. The political class will thus re-elect itself and reclaim its legitimacy. As during the past three decades, international actors will provide aid, yet again, nurturing their corruption. If this pessimistic scenario were to occur, the challenge will be for organized groups not to lose hope, and to continue organizing and consolidating, as the process of political change in Lebanon is a long and arduous journey that is in its early stages.

    #Liban #Beyrouth #reconstruction

  • Caroline Hayek pour L’Orient-Le Jour retrace la vie et la mort de quelques unes des victimes syriennes de l’explosion de Beyrouth. Elles sont plus d’une quarantaine, dont certain.e.s encore non identifié.e.s
    Ils ont fui la guerre en Syrie... ils sont morts dans les explosions de Beyrouth -
    https://www.lorientlejour.com/article/1229900/ils-ont-fui-la-guerre-en-syrie-ils-sont-morts-dans-les-explosions-de-

    Une mère, un mari, un frère... ces familles syriennes pensaient avoir vécu le pire en quittant leur pays avant que le drame qui a endeuillé la capitale libanaise n’emporte leurs proches.

    #Liban #Syrie #réfugiés