• Grandébat.fr
    http://grandebat.fr

    Mes chers compatriotes, L’heure est venue de donner la parole à ceux qui ne sont rien, ces gaulois réfractaires qui nous coûtent un pognon de dingue. Je brûle d’impatience de lire avec toute l’attention qui leur est dûe vos analyses macro-économiques affutées et disruptives. Votre dévoué Jupiter Source : Relevé sur le Net...


  • Amos Oz n’était pas une colombe | Haidar Eid
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/12/31/amos-oz-netait-pas-une-colombe

    Une fois encore, je me retrouve dans l’étrange situation de devoir écrire une nécrologie critique d’un autre membre de la soi-disant “gauche” israélienne, ou plutôt du “camp de la paix”. Il y a quatre mois il s’agissait d’Uri Avnery, fondateur du mouvement pacifiste Gush. Aujourd’hui c’est le prestigieux écrivain israélien Amos Oz, mort à l’âge de 79 ans. Bien que mon domaine de prédilection soit la littérature, ce sont les idées politiques de l’homme qui m’ont d’avantage intéressées. Source : Agence Media Palestine

    • Non, non, tu n’as pas le « devoir » de faire ça, si tu veux, tu n’écris rien.
      Cette victimisation serait drôle si ce n’était une attitude récurrente, ici de manière hallucinante.
      Avec faute d’orthographe pour le même prix.


  • Blanquer à « L’OLJ » : Il faut éviter que le Liban perde son plurilinguisme, qui repose essentiellement sur le français - Propos recueillis par Maya KHADRA - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1150523/blanquer-a-lolj-il-faut-eviter-que-le-liban-perde-son-plurilinguisme-

    L’OLJ ne pose pas la question de la hausse des frais d’inscription universitaire qui limitera la venue d’étudiants libanais. Et si c’était la France qui savonnait la planche du français, plutôt que d’incriminer l’horrible progression de l’anglophonie ?
    #brosse_à_reluire

    Le président Macron a le souci de renforcer la francophonie, et son budget a été considérablement augmenté. Mais les Libanais se sentent abandonnés par la France. L’anglais grignote petit à petit le territoire de la francophonie. Comment la France pourrait-elle sauver la situation, par le biais d’une éducation décloisonnée qui privilégierait la culture extra-muros ?

    Vous avez raison de le souligner : le français n’est pas une langue étrangère comme les autres au Liban ; c’est une langue libanaise, qui s’est diffusée grâce aux missions chrétiennes au Liban, même si elle n’est plus depuis longtemps l’apanage d’une seule communauté. Ainsi, plus de 50 % des élèves libanais de toutes confessions suivent un cursus bilingue arabe-français, et 100 % d’entre eux apprennent le français, au moins comme troisième langue. De même, la France reste, de loin, la première destination pour les étudiants libanais qui décident de s’expatrier.

    Certes, l’anglais a beaucoup progressé ces dernières années, notamment dans la vie quotidienne des Libanais, qui ont besoin de maîtriser cette langue pour travailler avec et dans des pays anglophones. Ce qu’il faut éviter, c’est que le Liban perde son plurilinguisme, qui fait partie de son identité plurielle et qui contribue fortement à l’attractivité des étudiants libanais pour les employeurs. Ce plurilinguisme, il repose essentiellement sur le français : tout le monde sait bien que lorsqu’on apprend le français, on apprend facilement l’anglais, alors que l’inverse est moins vrai. D’ailleurs, les meilleurs étudiants des universités anglophones du Liban viennent fréquemment des écoles à programme français. Pour beaucoup de familles libanaises, l’enseignement français est considéré comme un enseignement d’excellence et perçu comme un ascenseur social.

    Notre objectif est donc de conforter le français à l’école. L’avenir de la francophonie au Liban repose avant tout sur une forte francophonie scolaire. Dans ce domaine, la France est très présente. Nous avons 43 écoles à programme français et plus de 60 écoles labellisées comme francophones (14 écoles LabelFrancEducation, ce qui place le Liban au troisième rang mondial après les États-Unis et l’Espagne, et 63 écoles disposant du label CELF créé par ce poste et certifiant le niveau de maîtrise de la langue française du corps professoral), que nous soutenons, notamment en termes de formation. Au total, nous accompagnons ainsi directement plus de 100 000 élèves libanais, soit 10 % d’entre eux.

    Par ailleurs, nous soutenons les facultés de pédagogie francophones ainsi que le ministère libanais de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, à titre bilatéral et à travers les agences des Nations unies. En particulier, nous travaillons, dans la perspective de la prochaine visite du président de la République, à un important programme de soutien de l’Agence française de développement dans le domaine de l’éducation, au profit du secteur public. De plus, je tiens à saluer le fait que le projet Education cannot wait (ECW), piloté par l’Unesco et qui comprend une contribution financière française de 2 millions d’euros, a été volontairement orienté par le ministère libanais de l’Éducation vers le soutien à la langue française dans le système éducatif libanais.

    Enfin, la France fait beaucoup dans ce que vous appelez la culture extra-muros. J’en cite quelques exemples : nous finançons un programme de soutien aux médias francophones, dont L’Orient-le-Jour est l’un des principaux bénéficiaires ;

    nous accompagnons les distributeurs de chaînes de télévision et de films français afin de permettre une meilleure diffusion auprès du public libanais ; nous organisons chaque année le Salon du livre francophone de Beyrouth, troisième Salon du livre francophone au monde, et nous proposons des spectacles francophones pour la jeunesse sur l’ensemble du territoire libanais.


  • Charbel Nahas : Le Liban est déjà dans une dynamique de crise
    https://www.lecommercedulevant.com/article/28763-charbel-nahas-le-liban-est-deja-dans-une-dynamique-de-cris

    Le mouvement “Citoyens et citoyennes dans l’État” est l’une des rares formations politiques à s’aventurer actuellement sur le terrain économique. Son chef, l’économiste et ancien ministre Charbel Nahas, évoque ouvertement le scénario d’une crise et appelle à enclencher un processus de correction volontaire, avant qu’il ne soit trop tard.

    Mais l’entretien ne détaille pas les mesures proposées pour répartir les pertes.


  • Un « principe d’innovation » porté par l’industrie chimique pourrait entrer dans le droit européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/12/10/un-principe-d-innovation-porte-par-l-industrie-chimique-pourrait-entrer-dans

    Instaurer un « principe d’innovation ». L’idée sonne comme une belle promesse, innocente comme le bon sens. Elle pourrait pourtant gravement saper la protection de l’environnement et de la santé publique. Car ce concept qui s’apprête à faire une entrée officielle dans la législation européenne n’a pas été élaboré par des responsables publics. Il a été imaginé par des industriels soumis à des réglementations très strictes : tabac, pesticides, substances chimiques ou pétrole.

    Ce « #principe_d’innovation » figure en effet en préambule du texte établissant le prochain programme de recherche de l’UE qui distribuera près de 100 milliards d’euros en six ans. Appelé « Horizon Europe », il doit être discuté et mis au vote mercredi 12 décembre au Parlement européen en séance plénière. Que dit ce « principe » ? En des termes très généraux, que « l’impact sur l’#innovation devrait être pleinement évalué et pris en compte » à l’occasion de chaque initiative législative.

    « Aucune personne sensée ne pourrait s’y opposer. C’est le génie de cette opération de lobbying », décrypte Kathleen Garnett, une chercheuse indépendante, coauteure d’un article sur le sujet dans une revue académique de droit. Mais ce que ce concept, flou et consensuel en apparence, cible en réalité, explique-t-elle, ce sont les réglementations environnementales de l’UE, et en particulier celles qui encadrent l’usage des produits chimiques – comme le règlement Reach –, des #pesticides, des #OGM ou encore des nano et biotechnologies. Intégré à la loi, le « principe d’innovation » permettrait de faire contrepoids à ce que ces industriels estiment être un obstacle majeur à leurs affaires : le principe de précaution.

    et #paywall

    https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17579961.2018.1455023?journalCode=rlit20

    • Un « principe d’innovation » porté par l’industrie chimique pourrait entrer dans le droit européen

      En apparence anodin, le concept a été imaginé pour neutraliser le principe de précaution par un think tank issu de la pétrochimie et du tabac.

      Instaurer un « principe d’innovation ». L’idée sonne comme une belle promesse, innocente comme le bon sens. Elle pourrait pourtant gravement saper la protection de l’environnement et de la santé publique. Car ce concept qui s’apprête à faire une entrée officielle dans la législation européenne n’a pas été élaboré par des responsables publics. Il a été imaginé par des industriels soumis à des réglementations très strictes : tabac, pesticides, substances chimiques ou pétrole.

      Ce « principe d’innovation » figure en effet en préambule du texte établissant le prochain programme de recherche de l’UE qui distribuera près de 100 milliards d’euros en six ans. Appelé « Horizon Europe », il doit être discuté et mis au vote mercredi 12 décembre au Parlement européen en séance plénière. Que dit ce « principe » ? En des termes très généraux, que « l’impact sur l’innovation devrait être pleinement évalué et pris en compte » à l’occasion de chaque initiative législative.

      « Aucune personne sensée ne pourrait s’y opposer. C’est le génie de cette opération de lobbying », décrypte Kathleen Garnett, une chercheuse indépendante, coauteure d’un article sur le sujet dans une revue académique de droit. Mais ce que ce concept, flou et consensuel en apparence, cible en réalité, explique-t-elle, ce sont les réglementations environnementales de l’UE, et en particulier celles qui encadrent l’usage des produits chimiques – comme le règlement Reach –, des pesticides, des OGM ou encore des nano et biotechnologies. Intégré à la loi, le « principe d’innovation » permettrait de faire contrepoids à ce que ces industriels estiment être un obstacle majeur à leurs affaires : le principe de précaution.
      « Porte dérobée »

      Pour Geert Van Calster, professeur de droit à l’Université de Louvain (Belgique) et coauteur de l’article, « il est tout simplement extraordinaire de voir les institutions européennes se faire complètement avoir par un lobby de l’industrie pour introduire cela dans le droit communautaire ». A ce jour, ce « principe d’innovation » n’est rien qu’un slogan de lobbying : contrairement au principe de précaution, inscrit, lui, dans les traités européens, il n’a aucune existence légale. Or son entrée dans un texte officiel « par une porte dérobée » le « légitimerait ». « Et c’est là le véritable danger : si, en tant que fait accompli, il acquiert le statut de principe, il sera alors très difficile de revenir en arrière », déplore M. Van Calster.

      Le « cerveau » de cet outil d’influence est un think tank bruxellois au fonctionnement opaque, l’European Risk Forum. Créé en 1996 par British American Tobacco (Lucky Strike, Dunhill…), il avait pour objectif initial d’entraver la mise en place de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, en intervenant sur la conception des politiques de gestion des risques par l’UE. La science documentait alors la nocivité du tabagisme passif. En 2010, le minutieux travail d’enquête d’une équipe de politologues de l’université de Bath (Grande-Bretagne) avait montré comment le cigarettier s’était entouré d’autres industriels, alliés naturels dans la vente de produits dangereux, en particulier le secteur chimique.

      Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment le lobby des implants médicaux a fait plier la Commission européenne
      Au début de l’année, le Risk Forum comptait une vingtaine de membres, comme le numéro un mondial de la chimie, BASF, Bayer (qui vient de racheter Monsanto), le fabricant de détergents Henkel, Philip Morris ou encore les organisations de lobbying des secteurs des énergies fossiles et du plastique. A ses membres, le Forum propose de « contribuer à l’élaboration des règles et procédures utilisées par les institutions de l’UE pour déterminer comment les décisions réglementaires sont prises », en ciblant « les leaders d’opinion et les décideurs » au sein des institutions, ainsi que l’indique son site.

      « Aversion au risque »

      L’histoire publique du « principe d’innovation » a commencé en octobre 2013, quand, à l’initiative du Risk Forum, une vingtaine de PDG de grandes firmes adressaient une lettre aux présidents de la Commission, du Parlement et du Conseil européen. Bruxelles était alors le théâtre d’une offensive de grande ampleur menée par les lobbys des pesticides et de la chimie contre la réglementation des perturbateurs endocriniens. Offensive à laquelle le think tank avait participé.
      Dans ses rapports et livrets publiés au fil des années, les mots du Risk Forum ne trompent pas. Il s’agit bien de systématiquement « soumettre le principe de précaution à une étude d’impact », expliquait-il en 2011. La manière de procéder en Europe actuellement, précisait-il quatre ans plus tard, est « empreinte d’une aversion au risque » et aurait empêché le développement de « la locomotives à vapeur, du four à micro-ondes, du téléphone mobile et de la radiographie ».
      Depuis 2013, le Risk Forum a multiplié les actions de lobbying pour imposer son idée dans les cercles du pouvoir européen. C’est ce que montre un rapport de recherche publié lundi 10 décembre par l’ONG Corporate Europe Observatory. Par le biais d’une demande d’accès aux documents administratifs à la Commission, cette ONG spécialisée dans la surveillance du lobbying à Bruxelles s’est procuré de nombreux documents que Le Monde a pu consulter. « Cet exemple montre bien de quelle manière les intérêts des firmes essaient de capturer les processus de décision européens, analyse Nina Holland, auteure de ce travail. Il fait ressortir un niveau exceptionnel d’accès privilégié » auprès des décideurs.

      « Evangéliste de l’innovation bien encadrée »

      Les courriels et notes internes ont permis à la chercheuse-militante de retracer précisément le parcours du « principe » : essentiellement des rendez-vous et interactions avec les hauts fonctionnaires de plusieurs directions générales (DG) de la Commission (recherche, industrie et santé). En juin 2015, la démarche était soutenue par Carlos Moedas, le commissaire à la recherche, et en février 2017 une « Task Force » dédiée était créée au sein de la DG recherche. Le Risk Forum a également ciblé les Etats membres ayant assumé la présidence de l’UE comme Malte, la Bulgarie ou les Pays-Bas. En janvier 2016, la présidence néerlandaise a même coorganisé une conférence sur le sujet avec le Risk Forum et les deux principales organisations industrielles, BusinessEurope et European Roundtable of Industrialists.

      Tous ces efforts d’influence ont également bénéficié de la bienveillance d’un homme-clé. Robert Madelin a exercé plusieurs fois la fonction de directeur général, poste parmi les plus importants dans la hiérarchie administrative de la Commission, avant de devenir conseiller spécial pour l’innovation du président Juncker en 2015. Le Britannique produisait l’année suivante une « note stratégique » faisant la promotion d’un « principe d’innovation ». Trois mois après sa publication, il basculait vers une activité de lobbyiste : M. Madelin est désormais consultant pour Fipra, un cabinet influent dont il est aussi président et qui est également… membre du Risk Forum. « Je suis un évangéliste de l’innovation bien encadrée, explique Robert Madelin, interrogé par Le Monde. Alors je pense que ce serait tragique d’oublier qu’on doit la soutenir en Europe à cause de l’historique d’un think tank. »


  • ¨Les commerçants libanais du 16e arrondissement, victimes des incidents et dégradations des Gilets Jaunes samedi dernier
    Tournée de Rami Adwan auprès des établissements libanais endommagés samedi à Paris - Élie MASBOUNGI - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1146618/tournee-de-rami-adwan-aupres-des-etablissements-libanais-endommages-s

    Après les émeutes des gilets jaunes samedi dernier à Paris, l’ambassadeur du Liban en France, Rami Adwan, a effectué hier une tournée auprès des commerçants libanais dont les établissements ont été saccagés ou qui ont tout simplement été menacés par les « casseurs ».

    En compagnie d’Antoine Menassa, président de la HALFA (Hommes d’affaires franco-libanais), l’ambassadeur s’est rendu dans une pharmacie, trois restaurants libanais de l’avenue de la Grande Armée et divers commerces exploités par des Libanais à l’avenue Kléber et ses environs (salons de coiffure, serrurerie-cordonnerie, sandwicheries).


  • Carlos Ghosn, investisseur immobilier au Liban
    Sandra Abou Nader : « Cedrar va dynamiser la région des Cèdres »
    https://www.lecommercedulevant.com/article/27775-sandra-abou-nader-cedrar-va-dynamiser-la-region-des-cedres


    Le flambant patron de Renault-Nissan a effectué plusieurs investissements immobiliers et touristique, dont celui de Cedrar, "ouvert à tous les Libanais" soi-disant...

    Quelle clientèle visez-vous ?
    C’est un projet ouvert à tous les Libanais. Cedrar veut devenir une destination toute l’année, été comme hiver. Les Tripolitains y sont à moins d’une heure, comme les gens du Koura et de Batroun. Pour contourner les embouteillages à la sortie de Beyrouth, nous avons un héliport qui pourra favoriser l’accessibilité du site. Les permis nécessaires sont en cours.

    #Liban #Ghosn #immobilier


  • Au sujet des générateurs d’#électricité au Liban, cette initiative de la municipalité de Dhour Choueir signalée dans l’atlas de l’ami @rumor : Atlas du Liban - Les municipalités, de nouveaux acteurs du développement local
    https://books.openedition.org/ifpo/10969

    Nombreuses sont les municipalités qui tentent de contrôler les nuisances des générateurs commerciaux. En 2010, la municipalité de Dhour Choueir (Haut Metn) va encore plus loin en choisissant de produire et de distribuer elle-même de l’électricité. Cela lui permet de fournir une couverture électrique continue, notamment pour l’éclairage public, et de diminuer la facture électrique des ménages de près de 30%. Le soutien de notables locaux contribuant au financement de l’investissement est essentiel dans le montage de cette opération.

    À ma connaissance, ça s’est fait en rachetant les générateurs privés.


  • #Liban : vers un service public de l’#électricité hybride... l’entreprise publique nationale (EDL) étant rendue incapable de se redresser par les querelles politiques, les propriétaires de générateurs qui commercialisent un service d’appoint informel, toléré, non reconnu par l’Etat, mais paradoxalement de plus en plus encadré par ce dernier, sont désormais considérés comme les garants de la continuité du service public (« de fait »), et menacés de sanctions s’ils refusent les obligations que l’Etat veut leur imposer et cessent pour cela temporairement leur activité. Quel paradoxe !
    Générateurs privés : l’État veut serrer la vis après les coupures de mardi au Liban - Philippe HAGE BOUTROS - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1142537/generateurs-prives-letat-veut-serrer-la-vis-apres-les-coupures-de-mar

    Le ministre de la Justice Salim Jreissati est entré hier dans la partie qui oppose le gouvernement aux propriétaires de générateurs privés qui fournissent du courant pendant les heures de rationnement imposées par Électricité du Liban (EDL).

    S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au ministère, M. Jreissati a qualifié de « rétorsion arbitraire » le fait que plusieurs exploitants à travers le pays ont coupé le courant à leurs clients pendant deux heures mardi pour protester contre le ministère de l’Économie et du Commerce qui les oblige à installer des compteurs individuels chez leurs clients. Le ministre de la Justice a indiqué qu’il avait demandé au procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, d’engager des poursuites contre ceux qui avaient coupé le courant, qu’il a accusés d’avoir « porté atteinte aux droits des citoyens » et de « rébellion » contre l’État. Le ministre sortant de l’Économie, Raëd Khoury, était également présent.

    La querelle des compteurs

    M. Jreissati n’a pas précisé quelles sanctions seront appliquées, assurant que la loi libanaise permettait de retenir plusieurs qualifications malgré l’absence de texte encadrant l’activité de ces exploitants. Il a en outre souligné que le fait qu’ils assuraient « de fait » la continuité d’un service public ne leur permettait plus de se réfugier derrière le respect de la propriété privée pour ne pas craindre de voir leurs équipements confisqués ou de se considérer libres de fixer leurs prix. Le ministre a également enjoint aux municipalités de signaler tous les propriétaires de générateurs qui couperaient l’électricité de façon arbitraire. « J’appelle les exploitants (en infraction) à ne pas aller plus loin », a-t-il encore affirmé.

    M. Khoury a lui rappelé que l’installation de compteurs était obligatoire pour tous et que les exceptions étaient soumises à des conditions strictes. « Il faut que le refus émane de l’usager à qui ce choix est laissé uniquement si le propriétaire de générateurs – ou la municipalité qui est en charge – lui fournit déjà du courant sans générer de profit et à des conditions avantageuses », a-t-il résumé.

    • La véritable stratégie me semble être de réduire la taille des ennemis, en cassant les cartels ou en diminuants les bénéfices. De sorte que les reformes puissent être faites. Quand les acteurs sont trop grands, il devient difficile a l’Etat d’intervenir. A ce stade, Sukleen a été remplacé par 3 grands prestataires différents, et plusieurs initiatives régionales. Il y a donc une meilleure marge de manœuvre pour l’Etat, et moins de chantage. De même, en limitant les bénéfices des générateurs (et donc les moyens/montants de corruption), les principales embûches contre la construction de grandes unités de production d’électricité sont levées.

    • Merci @rahil. C’est un raisonnement intéressant. Mais on peut interpréter certaines de ces initiatives différemment. La fin de Sukleen devait au départ donner lieu à 6 prestataires régionaux, selon une répartition qui à l’époque avait été dénoncée comme un partage du gateau, y compris en faveur des supposés réformateurs aounistes. Marge de manoeuvre pour l’Etat ou chacun ses bénéfices chez soi ?
      Pour les générateurs, où est la mafia ? L’actuel ministre de l’énergie m’a dit lors d’un entretien il y a qqs années que la mafia c’était plutôt les importateurs de carburants (en cartel) que les exploitants, souvent petits, de générateurs. Il est vrai qu’il y a des rumeurs qui circulent sur l’implication de très grands noms dans le secteur des générateurs (j’ai entendu cela au Kesrouan, au Chouf, ou en banlieue sud) mais je n’ai jamais eu d’information précise à ce sujet. Donc oui, cette réforme peut faire baisser les bénéfices de ces acteurs, mais le lien avec la construction de grandes unités n’est pas certain. Un des groupes politiques les plus hostiles à la politique de Bassil/Abi Khalil a été le Courant du Futur, notamment à travers la figure de son ex-député Mohammad Kabbani chef de la Comission de l’énergie, de l’eau et des TP. Je pense que cette hostilité n’était pas liée à la gestion des générateurs mais à la concurrence représentée par les intérêts proches des aounistes dans le développement des contrats électriques...


  • Etonnant registre de mobilisation des environnementalistes libanais opposés au barrage de Bisri : l’ennoyage des traces supposées du Christ
    Barrage de Bisri : le CDR annonce l’arrivée d’une délégation d’archéologues français pour inspecter le site - S.B. - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1137072/le-cdr-annonce-larrivee-dune-delegation-darcheologues-francais-pour-i

    Commentant le communiqué du CDR, Paul Abi Rached, président du Mouvement écologique libanais, qui suit de près ce dossier, indique à L’Orient-Le Jour que des lacunes peuvent y être décelées. « On y parle de l’église Mar Moussa qui sera transférée ailleurs en collaboration avec les autorités religieuses de la région, mais qu’en est-il des vestiges du couvent Sainte-Sophie à proximité, bien plus ancien puisqu’il est estimé qu’il a été bâti par l’empereur Constantin au IIIe siècle ? se demande-t-il. Or, la présence d’un couvent aussi important, dans un endroit aussi reculé, pose une question qui taraude des archéologues auxquels nous avons parlé : le Christ a-t-il emprunté cette voie, qui faisait partie de la route de la soie, pour se rendre à Damas ? Est-ce pour cela que le premier empereur chrétien a placé là et dans les environs des sanctuaires aussi importants ? S’il y a 1 % de chance que Bisri ait été sur la route du Christ, cela ne devrait-il pas pousser l’État à plus de recherches ? »

    #communautarisme #environnement #barrage #Liban #Bisri


  • Débat sur les #subventions à l’#électricité au #Liban
    à la suite de ma tribune pour le LCPS, reprise dans l’Orient Le Jour sur la distribution inéquitable des subventions électriques au Liban, la journaliste Viviane Aqiqi fait un sérieux travail de synthèse, traduisant aussi mes données et graphiques en arabe. Elle ouvre le débat sur la question de savoir ce que cachent les appels à la réforme des subventions et exprime sa crainte que leur suppression se traduise simplement par une augmentation du fardeau pesant sur les ménages les plus fragiles.
    Elle accorde peu d’intérêt à ce que je considère comme la principale nouveauté de cette étude, à savoir la mise en évidence de l’énorme biais en faveur des habitants de Beyrouth dans la répartition de ces subventions. Peut être habite-t-elle Beyrouth ?

    إصلاح دعم الكهرباء وليس إلغاؤه
    https://al-akhbar.com/Capital/258434
    graphique en arabe : https://al-akhbar.com/ArticleFiles/2018923221424683636733376646839220.pdf

    انطلاقاً من هذه المعطيات، يجدر طرح السؤال: هل يجب إلغاء الدعم لأسعار الكهرباء وتحميل الفقراء عبء هذا «التقشّف»؟ أم يجب إصلاح الدعم وإعادة توجيهه نحو فئات الدخل الأدنى والمتوسط ومؤسّسات الإنتاج؟
    إن كلفة إنتاج الطاقة الكهربائية في لبنان مرتفعة جدّاً، بسبب عوامل كثيرة، أهمّها الاستخدام الكثيف لأغلى أنواع الوقود، واستجرار الطاقة من مصادر تجارية مؤقّتة (البواخر، سوريا)، وتلزيم عمليات التشغيل والصيانة والجباية لشركات خاصة عبر عقود سخيّة، وتقادم معامل الإنتاج والمحطّات، والهدر الكبير للطاقة المُنتجة الناجم عن عدم كفاءة شبكات النقل والتوزيع والتعدّيات الكثيرة على هذه الشبكات، بالإضافة إلى امتناع مشتركين كثر عن تسديد الفواتير المستحقّة، بما في ذلك إدارات ومؤسّسات عامّة وشركات خاصّة. لذلك، كل حديث عن خفض كلفة الدعم، من دون معالجة كل هذه العوامل، لا يعدو كونه طريقة لنقل الكلفة من الموازنة العامة إلى ميزانيات الأسر، وهذا يؤدّي إلى تعزيز التفاوتات أكثر بكثير مما يفعله الدعم القائم اليوم.

    cf. https://seenthis.net/messages/724115


  • La centrale d’éoliennes de Hawaria bloquée par des protestataires
    https://www.tuniscope.com/article

    Les autorités locales et régionales poursuivent le dialogue avec les protestataires afin de les convaincre de lever leur sit-in, proposant le rééchelonnement des factures impayées, en accord avec la STEG.

    Certains habitants refusent de payer leurs factures du fait que les éoliennes sont installées sur leurs sols.

    Il est à rappeler que les riverains réclament, depuis l’ancien régime, des indemnisations à cause de l’exploitation de leurs terres et contre les nuisances sonores engendrées par les éoliennes.

    #tunisie #électricité #éoliennes
    cf. mon billet ancien : https://rumor.hypotheses.org/3279


  • City Forgotten: The Fate of India’s Small Cities - a film by @AyonaDatta from the research platform Learning from Small Cities in India
    https://www.smartsmallcity.com

    City Forgotten: The Fate of India’s Small Cities
    Malegaon, a small town near Nashik, Maharashtra, is driven solely by the power loom industry and is forgotten by the state and private sector since the Malegaon, a small town near Nashik, Maharashtra, is driven solely by the power loom industry and is forgotten by the state and private sector since the bomb blasts of 2006. Through the eyes of its residents, local activists and civil society members, City Forgotten tells the story of Malegaon’s fall from the Manchester of India to a town in decline, where its women and minorities continue to aspire for and claim their constitutional rights to education despite the lack of any real prospects for its future generations.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=915&v=vJRLRdcujBc


    #Inde #communautarisme #hindouisme #islam #industrie #émeutes


  • Yuval Noah Harari : « On pourra bientôt pirater les êtres humains »

    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/09/19/yuval-noah-harari-on-dispose-des-technologies-pour-pirater-les-etres-humains

    Il existe un paradoxe israélien. Le pays est au sommet de l’innovation mais, en même temps, il semble s’avancer vers un tribalisme sans précédent. Pourquoi ?

    Ce n’est pas un paradoxe. On sait, grâce à l’histoire, que le fanatisme religieux, le nationalisme et le tribalisme peuvent coexister avec les innovations technologiques. Il est courant de mettre les technologies les plus avancées au service d’idées mythologiques et de passions tribales. Ce qui rend en partie Israël si innovant est son sentiment de crise existentielle permanente – cette idée que, si on n’innove plus, on sera détruit. Ce processus renforce aussi les sentiments tribaux.

    Prenons l’intelligence artificielle. L’un des laboratoires les plus importants, dans le domaine de la formation d’une dictature numérique, se trouve en Cisjordanie occupée. Là, se rencontrent les pires aspects du tribalisme israélien et juif – le fanatisme religieux – et les technologies les plus avancées. Comment contrôler de façon efficace, une population de 2,5 millions de personnes en utilisant l’intelligence artificielle, le big data, les drones et les caméras ? Israël est leader en matière de surveillance : le pays fait des expériences puis les exporte dans le monde entier.

    Ce que vivent les Palestiniens en Cisjordanie est peut-être le préambule de ce que vivront des milliards de personnes dans le monde : on sera constamment sous l’œil d’un régime de surveillance extrême. En Cisjordanie, on peut déjà difficilement passer un coup de fil, se retrouver entre amis, aller d’Hébron à Ramallah, sans être filmé et repéré. Toutes ces données sont intégrées dans des flux, des algorithmes, des ordinateurs dits intelligents qui possèdent d’innombrables informations sur vous et déterminent des modèles. On apprend à reconnaître des schémas types de comportement humain. Pas besoin d’attendre que quelqu’un écrive sur Facebook : « Je veux tuer un Israélien. »

    C’est l’une des raisons pour lesquelles l’occupation israélienne est si sophistiquée et efficace. On a besoin de beaucoup moins de soldats sur le terrain. Il y a un aspect positif : on peut lutter plus facilement contre le terrorisme et éviter la brutalité extrême que représente un flot de soldats déployés sur le territoire. Mais il y a aussi un aspect négatif : les Israéliens développent des méthodes de plus en plus complexes pour contrôler des millions de personnes, puis les exportent dans le monde entier. Toutes sortes de régimes savent qu’Israël est en pointe dans ce domaine.


  • Électricité : le privilège injustifiable de Beyrouth - Éric VERDEIL - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1135424/electricite-le-privilege-injustifiable-de-beyrouth.html

    Les récentes polémiques sur le lieu de connexion de la barge électrique Esra Gul ont à nouveau souligné l’inégalité d’approvisionnement en courant des différentes régions libanaises, au détriment des périphéries du pays. Leurs habitants doivent, plus encore que les autres, supporter les coûts de l’abonnement à un générateur, dont le poids est inversement proportionnel au revenu. Cette inégalité est donc à la fois géographique et sociale.

    Il est moins connu que cette inégalité est aggravée par un mécanisme de subvention invisible, lié à l’écart entre le coût de revient et le tarif payé par les abonnés, qui bénéficie de manière disproportionnée aux ménages les plus aisés et en particulier aux habitants de la capitale. Une nouvelle inégalité géographique et sociale s’ajoute donc à la précédente. C’est ce que démontre pour la première fois une étude que j’ai récemment menée sur le sujet.

    On trouvera ici la version anglaise, avec un titre différent:
    Electricity Subsidies: Benefiting some Regions More than Others
    http://www.lcps-lebanon.org/featuredArticle.php?id=163
    #électricité #subventions #inégalités #Liban


  • La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert ! – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2018/09/15/la-directive-copyright-nest-pas-une-defaite-pour-linternet-libre-et-ouver

    Si je comprends bien, rien à craindre pour une plateforme comme @seenthis ?

    On voit que le « rôle actif » se déduit de trois éléments : la taille de l’acteur, son but lucratif et la hiérarchisation automatisée de contenus. Ce sont donc bien des plateformes centralisées lucratives, type Facebook ou YouTube, qui devront assumer cette nouvelle responsabilité. Pour y échapper, elles devront conclure des accords de licence pour rémunérer les ayant droits et, à défaut, déployer un filtrage automatisé des contenus a priori. En pratique, elles seront certainement toujours obligées de mettre en place un filtrage, car il est quasiment impossible d’obtenir une licence capable de couvrir l’intégralité des œuvres pouvant être postées. 

    Nous avons combattu en lui-même le filtrage automatique, car c’était une mesure profondément injuste et disproportionnée. Mais une question mérite d’être posée : au nom de quoi les défenseurs d’un « Internet Libre et Ouvert » devraient-ils s’émouvoir de ce que les plateformes centralisées et lucratives perdent le bénéfice de la quasi-immunité dont elles bénéficiaient jusqu’à présent ? La directive a par ailleurs pris le soin de préciser que les « prestataires sans finalité commerciale, comme les encyclopédies en ligne de type Wikipedia » ainsi que les « plateformes de développement de logiciels Open Source » seraient exclus du champ d’application de l’article 13, ce qui donne des garanties contre d’éventuels dommages collatéraux.

    • Il est très con, le texte de Calimaq. Entre son paragraphe sur l’opération Barbarossa (sérieusement…), et l’affirmation que s’exprimer sur Youtube ou Twitter ne relève plus en rien de la liberté d’expression, ça pue la stupidité.

      …ce qui donne des garanties contre d’éventuels dommages collatéraux

      Youpi.


  • 27 villes du C40 auraient atteint le pic d’émissions. Pourquoi à ce stade je me méfie de cette annonce ?
    https://www.c40.org/press_releases/27-cities-have-reached-peak-greenhouse-gas-emissions-whilst-populations-increas

    27 of the world’s greatest cities, representing 54 million urban citizens and $6 trillion in GDP have peaked their greenhouse gas emissions. New analysis reveals that the cities have seen emissions fall over a 5 year period, and are now at least 10% lower than their peak. City Halls around the world have achieved this crucial milestone, whilst population numbers have increased and city economies have grown. These 27 cities have continued to decrease emissions by an average of 2% per year since their peak, while populations grew by 1.4% per year, and their economies by 3% per year on average.
    The cities are: Barcelona, Basel, Berlin, Boston, Chicago, Copenhagen, Heidelberg, London, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, New Orleans, New York City, Oslo, Paris, Philadelphia, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sydney, Toronto, Vancouver, Warsaw, Washington D.C.

    Comme c’est beau ! Comme par hasard, aucune ville des pays actuellement en voie d’industrialisation, tel que la Chine par ex. n’est dans ce groupe. On peut se demander comme sont calculées ces émissions. Mon hypothèse est que ces données ne prennent pas en compte le cycle de vie des matières et des services produits dans les villes en question, seulement les émissions locales. Ce qui est sale est aujourd’hui en Chine, au MO, etc. Merci la mondialisation...
    D’autre part, des questions se posent également sur les contours des villes prises en considération, par ex. est-ce uniquement Paris intra muros ou bien la Métropole, voire l’IdF ? Probablement la première option. A ce stage les informations disponibles ne répondent pas à ces questions de base.
    Pour aller plus loin sur la question des méthodes de calcul, et notamment la différence entre la méthode territoriale et celle basée sur la consommation des ménages prenant en compte le cycle de vie, voir par ex. Pichler, Peter-Paul, Timm Zwickel, Abel Chavez, Tino Kretschmer, Jessica Seddon, and Helga Weisz, ‘Reducing Urban Greenhouse Gas Footprints’, Scientific Reports, 7 (2017), 14659 <https://doi.org/10.1038/s41598-017-15303-x>

    #changement_climatique #fake_news_possible


  • Lebanese military warns #Israel against oil exploration on borders - Xinhua | English.news.cn
    http://www.xinhuanet.com/english/2018-09/07/c_137450302.htm

    The statement was released following a meeting between the United Nations Interim Force in Lebanon (UNIFIL) Head of Mission and Force Commander Stefano Del Col and a senior delegation from the LAF.
    It also came after Lebanese Parliament Speaker Nabih Berri expressed his worry on Wednesday about Israel’s intention to start oil exploration in July 2019 in the Karish field, which is very close to the Lebanese waters.

    Berri also voiced concern over the intention of the French oil and gas giant Total S.A. to postpone its oil exploration in Lebanon’s Block 9, which borders Israel’s maritime zone and contains waters claimed by both sides.
    Total was supposed to start operation in 2019 but has postponed it till the spring of 2020, said Lebanon 24, a local news agency.

    “This is a very dangerous step,” Berri was quoted as saying.

    On December 14, 2017, the Lebanese Council of Ministers approved two exclusive licenses for oil exploration and production in blocks 4 and 9 for a consortium composed of Total S.A, Eni International BV and JSC Novatek.

    #Liban #France #Total #


  • Heat: the next big inequality issue | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2018/aug/13/heat-next-big-inequality-issue-heatwaves-world

    But air conditioning will remain out of reach for many, even as it increasingly becomes a necessity. In 2014, Public Health England raised concerns that “the distribution of cooling systems may reflect socioeconomic inequalities unless they are heavily subsidised,” adding that rising fuel costs could further exacerbate this. And when we need to use less energy and cool the planet, not just our homes and offices, relying upon air conditioning is not a viable long-term plan – and certainly not for everyone.

    ‘In Cairo everything is suffocating’


    Most of the research into heatwaves and public health has focused on western countries; Benmarhnia says more studies have been done on the city of Phoenix, Arizona, than the entire continent of Africa. But the problem is global, and especially pronounced across urban slums such as the ashwiyyat in Cairo, where temperatures during the city’s five-month-long summers have peaked at 46C (115F).

    Traditionally Egyptians built low buildings close together, forming dense networks of shaded alleyways where people could keep cool during summer. But the rapid construction of high-rises and decreasing green spaces have made one of the fastest-growing cities in the world increasingly stifling. Subsidy cuts have brought about a rise of 18-42% in electricity costs, affecting many poor residents’ options for cooling down.

    Um Hamad, 41, works as a cleaner and lives with his family in a small flat in Musturad in the city’s north. Though he considers them lucky to live on the relatively cool first floor, “in Cairo everything is suffocating”, he says. Hamad use fans and water to keep cool inside, but the water bill is becoming expensive . “There’s always that trick of sleeping on the floor, and we wear cotton clothes ,” he says. “The temperatures are harder to deal with for women who wear the hijab, so I always tell my daughters to wear only two layers and to wear bright colours.”

    In a tight-knit cluster of urban dwellings in Giza, to Cairo’s south, Yassin Al-Ouqba, 42, a train maintenance worker, lives in a house built from a mixture of bricks and mud-bricks. In August, he says, it becomes “like an oven”. “I have a fan and I place it in front of a plate of ice so that it spreads cold air throughout the room. I spread cold water all over the sheets.”

    Compounding the threat posed by the changing climate is the refugee crisis. The two are intimately linked, with extreme weather events often a factor in social, political and economic instability. A paper published in the journal Science in December found that if greenhouse gas emissions were not meaningfully reduced global asylum applications would increase by almost 200% by the end of the century.

    On a plain north of Amman, some 80,000 Syrians live in the Za’atari refugee camp, a semi-permanent urban settlement set up six years ago and now considered Jordan’s fourth-largest city. Hamda Al-Marzouq, 27, arrived three years ago, fleeing airstrikes on her neighbourhood in the outskirts of Damascus.

    Her husband had gone missing during the war, and she was desperate to save her young son and extended family. Eight of them now live in a prefabricated shelter, essentially a large metal box, which Al-Marzouq says turns into an oven during the summer.

    It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them

    Hamda Al-Marzouq, Za’atari camp resident
    “It’s a desert area, and we’re suffering,” she says by phone from the camp. “We have different ways of coping. We wake in the early morning and soak the floor with water. Then we sprinkle water on ourselves.” There is no daytime electricity, so fans are useless. When power does arrive at night, the desert has already cooled.

    Many days, her family will wait until the evening to walk outside, wrapping wet towels around their heads. But the biggest problem are sandstorms, which can arrive violently during the summer months and engulf the camp for days. “We have to close the caravan windows,” she says, adding the room then gets hotter. “It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them.”

    Al-Marzouq’s five-year-old son suffers respiratory problems and keeps getting infections, while asthma is rife across the camp.

    Water has also been an issue, with demand in northern Jordan – one of the most water-scarce countries in the world – surging following the refugee arrivals. A Unicef-led operation will see all households connected to a water network by October, which Al-Marzouq says has been a significant help.

    “We used to collect water with jerry cans and had to carry it for long distances. Now, with the water network being operational, things are much easier. We don’t have to fight in a long queue to get our share of water. Now there is equity.”

    #climat #Amman #Le_Caire #réfugiés


  • Arabie saoudite : ce que révèle la réapparition du prince héritier MBS aux côtés de Poutine pour l’ouverture de la Coupe du monde 2018 | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/arabie-saoudite-que-revele-reapparition-prince-heritier-mbs-aux-cotes-pout

    Le coup d’envoi de la coupe du monde en Russie a été l’occasion, pour Mohammed ben Salman, de faire sa première apparition publique depuis près de deux mois, et ce malgré les inquiétudes qui entouraient son état de santé

    Peu importe ce qu’on dit le commentaire, l’important c’est la réapparition de #MBS. Ou j’ai raté qqchose ? On attend les révélations et les réflexions sur les équilibres politiques internes à l’Arabie Saoudite pour mieux comprendre cette séquence.


  • Notes de lecture – Shakk par Emma Boltanski-Aubin
    https://shakk.hypotheses.org/category/notes-de-lecture
    Un carnet à suivre

    Pour l’heure, c’est l’ouvrage de Samar Yazbek, Dix-neuf femmes. Des Syriennes racontent (2018) qui nous intéresse. Ce livre donne la parole à des femmes qui bien que prises dans un faisceau de contraintes (régime de terreur, environnement ultraconservateur, ascension fulgurante des salafistes), se sont engagées dans la révolution et illustrées dans différentes actions – éducation, aide médicale, journalisme, évènements artistiques, plus marginalement brigades armées -, chacune animée par une même espérance, celle de transformer leur société pour y établir une nouvelle réalité articulée autour de trois axiomes : « liberté », « dignité » et « justice » (hurrîya, karâma et ‘adâla, les trois mots d’ordre du soulèvement). Pour la plupart un double combat a dû être mené : contre un régime dictatorial implacable et contre une société qui limite le rôle des femmes sous prétexte de les protéger. L’engagement dans le soulèvement leur a donc imposé d’opérer de multiples déplacements : déplacements hors de l’ordre politique prescrit ; déplacements hors de l’environnement où elles évoluaient (leurs sphères familiales, leurs quartiers, leurs villes natales et, lorsque l’exil est devenu nécessité, leur pays) ; déplacements, enfin, hors du carcan imposé par des normes sociales souvent intériorisées et acceptées. Invitées à revenir sur leurs expériences, les dix-neuf témoins de l’ouvrage de Samar Yazbek racontent leur stupéfaction de découvrir des pans entiers d’une société qu’elles méconnaissaient, leurs interrogations, parfois leur colère, face à des hommes qui tentent, au nom de la religion (le plus souvent la leur pourtant) et de la bienséance, de les marginaliser et de réduire leurs activités ; leur rage de voir les plus démunis abandonnés à leur sort et sombrer dans une violence inouïe.


  • Il y a dix ans déjà ... 2 juin 2006 à Paris. En commémoration du premier anniversaire de l’assassinat de Samir Kassir
    https://www.facebook.com/jad.tabet.37/posts/236349126746578
    Jad Tabet #Liban

    Il y a dix ans déjà ... 2 juin 2006 à Paris. En commémoration du premier anniversaire de l’assassinat de Samir Kassir.

    « Nous voilà donc rassemblés à nouveau, en ce 2 juin 2006, pour commémorer cette fois ci le premier anniversaire de l’assassinat de Samir Kassir.

    Commémorer…Que ce terme paraît étrange dans ces circonstances…

    Je me souviens d’une discussion avec Samir, il y a de cela quelques années déjà, dans l’une de ces séances que nous nous plaisions à appeler les séances « roues libres » qui duraient parfois des heures, attablés dans un café du bord de mer ou du centre-ville de Beyrouth. Ce jour là, je ne sais à l’initiative de lequel d’entre nous deux, la discussion portait sur les notions d’espace et de temps que nous abordions, lui à travers sa formation d’historien et moi à travers ma pratique d’architecte.

    Je soutenais que la notion d’espace était étrangère à la culture arabe, et j’en voulais pour preuve qu’il n’existe pas de terme spécifique dans notre langue pour désigner cette notion, qu’on devait se contenter d’approcher à travers des détours approximatifs : le terme de fada’a par exemple, qui désigne le vide, ou celui de mada qui désigne l’étendue, ou encore celui de majal qui désigne le domaine. Je soutenais aussi que la notion d’espace avait été phagocytée par la notion de temps, le temps de l’histoire bien entendu, mais aussi celui de la vie quotidienne, le temps des cinq prières journalières, le temps du cycle lunaire qui règle le jeûne et sa rupture, le temps du pèlerinage et des transhumances, qui existait déjà bien avant l’islam.

    Samir n’était pas d’accord. Le drame des sociétés arabes contemporaines disait-il, résidait tout d’abord dans leur rapport au temps. Prisonnières d’une lecture fétichiste de leur histoire, elles se sont enfermées dans l’idolâtrie d’un supposé âge d’or, après lequel il n’y aurait plus eu qu’échecs et malheurs. La victimisation qui caractérise le regard que les arabes portent sur eux même aujourd’hui procède de cette lecture an-historique et constitue l’une des composantes de ce qu’il appellera plus tard « le malheur arabe ». Et il ajoutait que l’un des signes les plus évidents de ce regard tronqué sur l’histoire se manifeste dans la propension maladive des sociétés arabes contemporaines à se complaire dans les commémorations rituelles.

    Anniversaires de coups d’état ou de prise du pouvoir par tel ou tel dictateur, élevés au rang d’évènements historiques, mais aussi commémoration des défaites : celle de la partition de la Palestine tout d’abord, puis celle de la débâcle de 1967, celle de la chute de Jérusalem et peut-être demain disait-il, celle de la chute de Bagdad.

    C’est à travers ces commémorations rituelles, me disait-il alors, que s’exprime peut-être le mieux ce mal endémique dont souffrent les sociétés arabes contemporaines dans leur incapacité à générer un processus d’accumulation historique.

    Que dirait Samir aujourd’hui s’il était parmi nous ?

    Peut-être prendrait-il son air ironique, pour nous prévenir que nous risquons de succomber à notre tour au mimétisme des commémorations rituelles.

    Ou peut-être nous rappellerait-il que le temps des commémorations n’est pas encore venu, que la dynamique du 14 mars s’est heurtée aux compromissions des politiques et à la barbarie des tueurs, et qu’il reste devant nous un long chemin à parcourir, pour que la promesse d’une nouvelle modernité arabe, qui a éclos à Beyrouth il y a un an, puisse surmonter les blocages de nos sociétés, coincées entre la tyrannie des régimes autoritaires et le rigorisme du fondamentalisme religieux.

    D’ici là, il nous faudra continuer à résister de toutes nos forces.

    Il faudra continuer à nous rassembler à nouveau comme aujourd’hui, non pour commémorer, mais pour témoigner que, malgré la profondeur de la nuit arabe, la promesse de l’aube reste toujours intacte. »


  • Paris, quelle ville-monde ?
    par Michel Agier
    | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2018/05/31/paris-ville-monde

    Paris, par son histoire, sa démographie et sa géographie, est tout à la fois une ville frontière, une ville refuge et une ville carrefour. C’est avec Calais et Vintimille (deux villes littéralement frontalières) l’un des trois véritables points de cristallisation d’une « crise » (le terme resterait à préciser) régulièrement déclenchée par un goulet d’étranglement dans la gestion des passages des migrants en France : ce sont, à des degrés divers, des hypertrophies de frontière, sans que les projets des migrants puissent être considérés comme établis, sûrs et définitifs.

    [...]

    Sur le versant « global », quelle ville-monde est Paris ? Pour l’heure, le « monde » auquel la ville se relie avec beaucoup d’attention est celui des touristes et les démarches sont nombreuses pour accueillir toujours plus de touristes, quitte à faire de Paris un spectacle vendant son décor en noir et blanc, vendant ou louant des appartements sur ce décor de carte postale. C’est la « gentrification » globale et bien au-delà, la fictionnalisation de Paris-vitrine pour le monde.

    La situation illustrée par ce énième démantèlement de campements de migrants à Paris peut donc se lire comme un défi posé à la Ville de Paris sous la forme d’un « jeu d’échelles ». Si elle ne veut pas être perdante dans ce face-à-face lamentable avec le gouvernement dont elle ne cesse de s’alimenter puis d’essayer de se déprendre, il lui faut monter d’un cran ou deux dans l’échelle de la grandeur pour atteindre celle d’une ville-monde, dialoguer avec les maires de Barcelone, Londres, New York, Amsterdam ou Sao Paulo, plutôt qu’avec Gérard Collomb. D’autres modèles existent, villes-refuges, villes accueillantes, villes-sanctuaires, qui forment des bases réalistes à partir desquelles s’élaborent des politiques d’accueil et de logement adaptée aux conditions actuelles et à venir de la mobilité internationale populaire.

    #Paris #frontières #migrants #refuge


  • Le projet nucléaire jordanien abandonné, ou du moins reconfiguré à la baisse sans certitude que la nouvelle solution sera plus réaliste financièrement.
    Auteurs: Ali Ahmad is director of the Energy Policy and Security in the Middle East Programme at the Issam Fares Institute at the American University of Beirut in Lebanon. M. V. Ramana is the Simons Chair for Disarmament, Global and Human Security at the School of Public Policy and Global Affairs at the University of British Columbia in Canada and author of “The Power of Promise: Examining Nuclear Energy in India” (Penguin Books, 2012).
    HTRs will not help establish nuclear power in Jordan | Jordan Times
    http://www.jordantimes.com/opinion/ali-ahmad-and-m-v-ramana/htrs-will-not-help-establish-nuclear-power-jordan

    Chairman of Jordan Atomic Energy Commission (JAEC), Khaled Toukan, has announced that the organisation is in “serious and advanced” talks with China National Nuclear Corporation (CNNC) to build a 220 megawatt High Temperature Gas-Cooled Reactor (HTR) in the Kingdom. Viewed in light of earlier announcements by JAEC and its failure to realise any of its proposed plans since 2007, this pronouncement suggests that the Kingdom is downsizing its nuclear plans in a desperate bid to keep alive the possibility of building a nuclear plant in the country. But this effort is as misguided as prior ones and the best option is to stop investing any more effort, or money, into developing nuclear power.

    Perhaps the most important earlier announcement worth recalling is from three years ago, when, amid much fanfare, Jordan signed an inter-governmental agreement with Russia to build two 1,000-megawatt reactors, at a total cost of $10 billion. The two reactors were “expected to be operational by 2022”. Reports suggested that Russia was to finance 50.1 per cent of the project and Jordan would find financing for the other half. But Jordan struggled to come up with its share.

    Although there has been no official announcement to that effect, the project is likely dead. This is presumably why there is now talk of a smaller reactor.

    #énergie #nucléaire #jordanie #électricité


  • La communauté orthodoxe au Liban divisée, des ministres chiites dans le différend : le confessionnalisme au-delà du confessionalisme
    L’avant-dernier Conseil des ministres adopte une série de décisions et vante ses propres réalisations - Jeanine JALKH - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1116084/lavant-dernier-conseil-des-ministres-adopte-une-serie-de-decisions-et

    Évoqué en Conseil des ministres le 3 mai, le projet d’université avait suscité une opposition de la part du ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, qui avait estimé que l’édification d’une nouvelle institution universitaire orthodoxe portait atteinte à l’Université de Balamand, ralliant à son camp les ministres Ali Kanso et Ali Hassan Khalil, respectivement du PSNS et du mouvement Amal. Face à eux, les ministres Ghassan Hasbani, Michel Pharaon, mais aussi Melhem Riachi et Ghattas Khoury, proches du 14 Mars, avaient défendu l’initiative, avant que le débat ne soit ajourné. 

    Ce dossier, qui était au départ un problème d’organisation ecclésiastique au sein de la communauté orthodoxe, opposant le patriarche de l’Église orthodoxe d’Antioche, Mgr Youhanna Yazigi, basé à Damas, au métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a fini par être récupéré en politique, suscitant des divisions entre pro et antisyriens. 

    L’Université de Balamand relève du patriarche Yazigi qui s’oppose à l’édification d’un nouveau campus, alors que l’ensemble des institutions orthodoxes à Beyrouth dépendent de l’évêque Élias Audi qui, en aspirant à la construction d’une université dans la capitale, « réclame en quelque sorte son autonomie et son indépendance de Balamand », explique Antoine Courban, professeur à l’USJ. 

    Avant la réunion du Conseil des ministres, M. Kanso a tenu à réitérer devant la presse son opposition à ce projet. « Tant que le patriarche Yazigi n’est pas d’accord, je ne vois ce qui nous obligerait à aller à l’encontre de son souhait », a-t-il dit, alléguant le risque d’une division au sein de l’Église orthodoxe. Une position qu’il maintiendra lors de la réunion, sachant que le ministre de la Défense s’est opposé cette fois-ci, non plus à l’édification de l’université en tant que telle, mais à la création d’une nouvelle faculté de médecine. 

    M. Sarraf a motivé sa position par le problème que poserait une nouvelle faculté de médecine aux étudiants de Balamand qui, jusque-là, effectuaient leur stage à l’hôpital Saint-Georges à Achrafieh sur la base d’un contrat conclu entre les deux institutions. Or, le risque serait que l’hôpital Saint-Georges révoque ce contrat pour laisser la place aux stagiaires en provenance de la nouvelle université. Une objection qui n’a vraisemblablement pas bloqué l’adoption du projet.