• Lebanon : Emergency Economic Rescue Plan

    a call by #Lebanese experts for organizing it in a socially fair way & NOT through a maxi-devaluation that will hurt poor & middle income families

    https://twitter.com/jabirached_/status/1193536300147712001

    by Sami Atallah, Joseph Bahout, Karim Bitar, Amer Bsat, Jad Chaaban, Georges Corm, Karim Daher, Ishac Diwan, Jamal Haidar, Kamal Hamdan, Nadim Houry, Chibli Mallat, Sybille Rizk, Nizar Saghieh, Paul Salem, Nisreen Salti, Fadi Twainy, Maha Yahya

    https://drive.google.com/file/d/1HoZw7WjndZSivnnHwLzEKKabuJmbJqU3/view

  • Un GIF réclamant appelant à une manifestation (un campement devant l’EDL) pour que l’électricité fonctionne 24/24 au #Liban - représentation symbolique du bâtiment iconique de l’#EDL

    الأحد ١٠ ت٢ // تخييم ٢٤ ساعة قدام شركة الكهرباء وندوة حوارية

    https://twitter.com/NaylaGeagea/status/1193434830144450560
    https://twitter.com/i/status/1193434830144450560 (comment faire cette vidéo sur seenthis ?)

  • Une carte du centre-ville de Beyrouth approprié par les #manifestants par Antoine Attallah
    https://www.facebook.com

    A map I did, describing Beirut’s central district in the first days of the October Revolution, after it was occupied, appropriated and reorganized by protesters and the general public. Describing how it became Al-Balad again.

    In a unique and amazing moment, the first since the end of the civil war and the Solidere take-over that followed, the Central District became again a place built by the people, for the people. Open to all, an inclusive space welcoming to all segments of society and especially to the middle class, the underprivileged and the disenfranchised. A space for debate, for discussion, for the meeting of people from all walks of life and all communities, from which political culture, common discourse and a shared identity can arise.

    In an area that was turned into a smoothed and bright, but shallow and empty showcase for the political and financial elite, excluding the vast majority of the Lebanese people, that same people took over and drew out a new urban plan. They experimented their right to the city. And did beautifully, organically. Cities hate voids and in this new state of permissiveness, the voids of the central district were filled with all components of a normal city: commercial spaces, spaces of debate and politics, spaces of music and festivities, spaces of logistics and amenities, spaces of gatherings, of promenade, of rest, of madness and joy.


    #cartographie #Beyrouth #centre-ville

    • Carte très intéressante mais il faut souligner que le réinvestissement de l’espace public central mis ici en valeur a pour contrepoint d’une part la fermture complète de l’espace de la rue Maarad et de la place de l’Horloge devant le Parlement, qui était devenu de la fin des années 1990 à 2005 un espace de loisirs et de consommation, plutôt chic mais aussi un espace de promenade. D’autre part, le reste du centre-ville, du Serail (visible sur cette image) et des nouveaux Souks construits sur les anciens souks ottomans (centre commercial huppé au nord de ce plan) jusqu’à la limite ouest du centre-ville s’étend une zone complètement barricadée et contrôlée par divers services de sécurité, où se mélangent des ministères, des lieux de consommation très chics et des immeubles résidentiels de très haut standing, gardés, pour une bonne part vides (au moins une partie de l’année). J’ai encore traversé cette zone d’une tristesse absolue la semaine dernière. Cela souligne les limites de la réappropriation du centre-ville. Et on pourrait étendre la remarque à la zone du remblai.

  • #Liban Le patriarche maronite Béchara #Raï appelle à un « renouvellement du pouvoir et des administrations » libanaises - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1194526/rai-appelle-a-un-renouvellement-du-pouvoir-et-des-administrations-lib

    Le patriarche maronite, Béchara Raï, a appelé dimanche à un « renouvellement du pouvoir et des administrations » au Liban, exhortant le président libanais, Michel Aoun, à lancer le plus rapidement possible les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d’un futur Premier ministre, alors que le gouvernement de Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, sous la pression de la rue. 

    « Aujourd’hui, au Liban, nous nous trouvons devant une opération de renouvellement du pouvoir et des administrations », a déclaré Mgr Raï lors de son homélie hebdomadaire, appelant notamment au « renouvellement des institutions constitutionnelles et de l’administration publique ». Cette opération est, selon lui, nécessaire en raison de la corruption profonde des administrations du pays, qui a « mené le pays au bord de l’effondrement ». « Nous appelons dans ce cadre le président Aoun à lancer les consultations parlementaires et à nommer le plus rapidement possible un Premier ministre, qui devra, lui, se dépêcher de former le cabinet que réclame notre peuple et notre jeunesse », a souligné le dignitaire maronite. « Le pays ne peut plus supporter un seul jour de retard supplémentaire », a-t-il insisté. 

    Le patriarche maronite a estimé que le mouvement de contestation, entré dimanche dans sa 25e journée, « est une révolution civilisée et constructive qui ne réclame que l’établissement d’un Etat libanais qui oeuvre pour le peuple ». Il a encore reproché à certains partis et responsables « de ne pas écouter la jeunesse et de ne se préoccuper que de ses propres intérêts financiers et politiques ».

  • Au Liban, des stations-service en rupture de stock contraintes de fermer et de rationner le carburant - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1194479/en-rupture-de-stock-des-stations-service-contraintes-de-fermer-et-de-

    Vendredi, la ministre sortante de l’Énergie, Nada Boustani, avait réaffirmé son opposition à toute augmentation du prix de l’essence, deux jours après avoir refusé d’ajuster les prix du carburant pour tenir compte des coûts supplémentaires auxquels les distributeurs affirment devoir faire face suite à la hausse du cours du dollar dans les bureaux de change.

    Jeudi, les propriétaires de stations-service, de camions-citernes et autres distributeurs intermédiaires avaient annoncé qu’ils allaient continuer de vendre le carburant déjà stocké au prix imposé par l’État, mais qu’ils allaient suspendre les nouvelles commandes jusqu’à ce qu’une réponse positive à leurs revendications soit apportée par les responsables concernés. Les représentants du secteur n’ont pas précisé la quantité des stocks disponibles. Selon une source proche du dossier, les sociétés importatrices de carburant ne seraient en effet pas alignées sur cette position et devraient continuer à alimenter les stations-service dépendant directement d’elles.

    En soirée, ces sociétés ont publié un communiqué dans lequel elles « répondent aux rumeurs selon lesquelles les importateurs ont arrêté d’importer de l’essence et du diesel ». Elles ont précisé avoir importé des quantités de ces matières « durant les derniers jours » et que « des navires déchargeront leur marchandise au profit de quatre compagnies aujourd’hui, demain et après-demain ». Elles soulignent enfin que d’autres navires transportant des hydrocarbures devront arriver dans les prochains jours et que les importations se font en coordination avec les banques.

    #LIBAN #carburant #dévaluation

  • Reimagining an alternative Lebanon - Executive Magazine
    https://www.executive-magazine.com/lebanon-uprising/comment-lebanon-uprising/reimagining-an-alternative-lebanon


    Une analyse de Bassel Salloukh

    It is a revolution that has already achieved so much in so little time. It has allowed for a reimagining of the Lebanese nation beyond top-down imposed narrow sectarian affiliations. With this comes a shift in how people define themselves as agents: not as sectarian subjects in a political order cut along sectarian and religious lines, but rather as anti- and trans-sectarian citizens operating in a polyphonic and democratic civic space, one where alternative class, gender, and environmental interests drive political action. Moreover, the October 17 revolution marks the definitive end of the civil war, and a genuine bottom-up reconciliation between one-time warring communities. This reconciliation is the beginning of elusive postwar peace and collective healing, the real bulwark against future attempts to instrumentalize sectarianism by the political economic elite for local or geopolitical purposes. What we are witnessing, then, is the birth of a new “imagined community,” to borrow Irish political scientist Benedict Anderson’s term, one that travels across regions, classes, genders, and sects. That is the greatest and undeniable achievement of this moment, one that no matter the short-term outcome, can never be reversed.

    This does not mean that those sectarian communities laboriously assembled by the ideological, material, and institutional practices of the sectarian system will wither away anytime soon—despite the drying up of the clientelist swamps. They are numbed by the ideological hegemony of the sectarian system and nourished on the demonizing discourse of sectarian entrepreneurs. They are also scared lest they lose whatever material interests remain vested in the sectarian system. But they are undeniably running against the long play of history.

    #Liban #révolution #communautarisme

  • Seules au front, les banques engagées dans une course contre la montre - Kenza OUAZZANI - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1194457/seules-au-front-la-course-des-banques-contre-la-montre.html


    Cet article explique pas mal de choses sur la crise bancaire en cours

    Acculées, faisant face à une crise sans précédent, les banques tentent de gagner du temps. Elles ont annoncé hier qu’elles fermeront de nouveau leurs portes aujourd’hui et lundi (jour férié). De quoi leur donner un peu de répit alors qu’elles ont fait l’objet tout au long de cette semaine et surtout ces deux derniers jours d’une pression croissante de leurs clients et qu’aucune avancée ne se profile sur la scène politique. Suite à des rumeurs faisant état d’une fermeture prolongée des banques, le président de l’Association des banques du Liban, Salim Sfeir, a opposé un démenti. Mais des sources bancaires issues de six différents établissements ont indiqué à L’Orient-Le Jour que les banques comptent bien rester fermées tant qu’un nouveau gouvernement ne sera pas formé et qu’elles n’auront pas de visibilité politique.

    Sur le plan financier, l’incertitude politique se traduit par une aggravation de la crise de liquidités en dollars qui préexistait au début de la révolte le 17 octobre et à la démission du gouvernement Hariri III une semaine plus tard. Les banques sont contraintes d’accentuer de plus en plus leurs mesures restrictives en l’absence d’un contrôle formel des capitaux, les mettant en porte-à-faux face à leurs clients, qui, paniqués, se ruent encore plus sur les banques.

    Alors que certains établissements avaient autorisé des transferts à l’étranger en fin de semaine dernière, ils ont tous pris la décision d’arrêter ces opérations depuis lundi. En ce qui concerne les retraits (via les distributeurs automatiques et les guichets), les banques ont revu une nouvelle fois à la baisse hier leurs plafonds quotidiens et hebdomadaires pour les deux monnaies. Certaines ont même arrêté complètement les retraits de dollars. Ce qui ne manque pas d’augmenter encore davantage la panique et la perte de confiance. Un véritable cercle vicieux. Toutes les banques ne sont pas confrontées au même problème de liquidités. Elles peuvent normalement faire appel à leurs réserves placées auprès de leurs banques correspondantes ou à leurs dépôts placés auprès de la banque centrale. Mais, pour la plupart d’entre elles, leurs réserves auprès des banques correspondantes sont très minimes car elles ont préféré les placer à la BDL, avec des rémunérations plus importantes et des maturités à long terme, ce qui les rend inaccessibles aujourd’hui. Elles pourraient toutefois décider de renoncer à ces rémunérations pour les débloquer, mais au vu du manque de visibilité politique, elles ne s’y risquent pas. D’autant plus que la BDL ne pourrait pas être en mesure de débloquer ces dépôts, puisqu’elle doit elle-même minutieusement gérer ses réserves en devises.

    (Lire aussi : Pour la Banque mondiale, les pertes liées à la crise sont « énormes » pour l’économie libanaise)

    Celles, plus conservatrices, qui ont préféré garder leurs réserves auprès des banques correspondantes, sont les seules qui ont pu autoriser des transferts à l’étranger la semaine dernière. Mais elles ont aussi dû arrêter d’effectuer ces transferts cette semaine face à la forte demande.

    En parallèle, les banques qui continuent de recevoir des dépôts en dollars les placent auprès de la BDL, car elles n’ont pas d’autre choix : la banque centrale refuse leurs transferts à l’étranger. Ce sont ces mêmes dépôts que la BDL utilise pour prêter des liquidités en dollars aux banques qui perdent des dépôts. Mais l’ouverture de ces lignes de crédit auprès de la BDL coûte très cher à ces dernières qui doivent s’acquitter d’une commission de 20 % là-dessus.

    Autrement, les banques en besoin de liquidités peuvent contracter des prêts à court terme auprès d’autres banques, mais le taux interbancaire applicable sur ces transactions a atteint cette semaine 100 %.

    Parallèlement, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a demandé aux banques de rapatrier les dépôts de leurs filiales à l’étranger, qui s’élèvent à 9 milliards de dollars. « Il leur demande de le faire en partie à travers la circulaire émise lundi par la banque centrale », qui demande aux banques de ne pas redistribuer à leurs actionnaires les profits réalisés en 2019 et d’augmenter de 20 % leurs fonds propres, confie un des banquiers interrogés. Certaines banques essaient de négocier et de repousser le délai de la première augmentation (de 10 %) prévu pour fin décembre (la deuxième doit avoir lieu avant fin juin 2020), mais d’autres sont plus sceptiques quant à sa faisabilité. « Pour certaines banques, c’est l’équivalent de 500 millions de dollars en six mois. Et rien n’oblige les actionnaires à accepter de le faire de par la loi », prévient-il, avant d’affirmer que pour certaines banques « une augmentation de 20 % de leur capital ne sera pas suffisante pour les protéger contre un risque de solvabilité ».

    (Lire aussi : Repenser la réforme pour relancer l’économie)

    Une situation qui pousse les banques à prioriser du mieux que possible leur gestion de leurs liquidités en devises. Le problème le plus urgent auquel elles doivent faire face n’est autre que les dépôts arrivés à maturité (et ceux qui y arrivent dans les semaines qui viennent). Dans le contexte actuel, elles n’arrivent à céder à leurs clients qu’une partie de ces dépôts et leur demandent de patienter avant de récupérer le reste du montant. Mais légalement et en l’absence d’un contrôle formel des capitaux, elles sont dans l’obligation de débloquer la totalité des dépôts, sinon leurs clients peuvent leur intenter un procès pouvant mener à une procédure de mise en faillite. C’est ainsi qu’une citoyenne américaine a pu obtenir cette semaine d’une des plus grandes banques du pays le rapatriement de son dépôt de 20 millions de dollars hors du pays, après avoir menacé de porter plainte contre elle aux États-Unis, a confié un banquier opérant dans cette même banque.

    Aujourd’hui, c’est donc une véritable course contre la montre qu’engagent les banques pour empêcher certaines d’entre elles de se retrouver en défaut de paiement. « La BDL pourra en sauver une ou deux, mais pas plusieurs. D’autant plus qu’elle n’a aucune obligation de le faire, si on instaure un contrôle de change et un contrôle de capitaux. Ces banques pourront être mises en liquidation, et cela n’impactera pas le reste du secteur bancaire », explique un banquier.

    La course contre la montre est aussi engagée pour le reste de l’économie, puisque les mesures restrictives imposées par les banques impactent significativement les activités de l’ensemble des acteurs économiques, eux-mêmes endettés auprès des banques, et risquant d’être en défaut de paiement vis-à-vis d’elles.

    La seule issue immédiate qui permettra de réduire la panique et la crise de confiance est la formation d’un nouveau gouvernement qui puisse mettre en place des mesures fortes dans le cadre d’un plan de sauvetage. Mais en attendant, le président Michel Aoun a convoqué plusieurs acteurs du secteur bancaire (dont le gouverneur de la BDL et les membres du conseil d’administration de l’ABL) à une réunion aujourd’hui au palais de Baabda, afin de « trouver des solutions » à la crise bancaire actuelle...

    #banque #crise_de_liquidités #banque_du_Liban #devises
    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/808290

    • Voir également cet article de Jad Chaabane
      Why Aren’t Lebanese Banks Giving You Back Your Money ?

      The Central Bank and the Association of Banks have a major historical responsibility to protect depositors and provide transparent regulations going forward.

      http://beirut-today.com/2019/11/08/arent-lebanese-banks-giving-back-money

      Après avoir analysé la complicité entre la Banque centrale, le gouvernement et les banques privés, il souligne aussi la responsabilité (ou la complicité) des déposants à titre individuel :

      And it is somehow your fault too. When the banks kept on increasing the interest rate on deposits to attract dollar savings, people gladly joined in. Between 2015 and 2019 deposits by residents in Lebanon in foreign currencies (mainly dollars) increased by $20 billion, mostly in high-interest earning term deposits averaging one year.

      In parallel, the depositors enjoyed low taxes on wealth and interest income, which was barely increased recently, but still much lower than many other countries. This income many Lebanese earned was spent on mostly imported, expensive and non-essential commodities, increasing the country’s need for more dollars to finance these imports.

      So what can be done? You can start by limiting your unnecessary consumption, taking less loans, and accepting that interest rates on your savings go down –of course, the big depositors should lead by example first. You should also not run to the bank to withdraw cash you don’t need, since this might actually cause more panic and less money for everyone. And you should keep on protesting, since a new “clean” government is a cornerstone to regaining trust in the system and reinvigorating our economy.

  • Une vidéo d’une intervention publique de Charbel Nahas suscite de gros débats sur les réseaux sociaux : il y aurait tenu des propos sectaires dirigés contre la communauté chiite du Liban.

    Pour ma part ma connaissance approximative de l’arabe, même dialectal, ne me permet pas de trancher.

    L’avis de Assaad Abou Khalil a été sollicité et voici sa réponse :

    • Le commentaire d’Asad Abukhalil :
      https://www.facebook.com/asadabukhalilPage2/posts/2753446088040670

      قضيّة شربل نحّاس: ١) لا أعرف شربل نحّاس ولم التقِ به يوماً لكنني تابعتُ عن بعد على مدى سنوات طويلة معركته ضد الحريريّة. قضَّ مضاجعهم. ٢) أحياناً أظنّ أن شربل بالقوّة لا يريدنا أن نحبّه. لماذا يا شربل تسعى أحياناً إلى استعداء من يجب ان تجذبه إلى صفّك؟ ٣) على ما اشاهد وأسمع: شربل تفرّدي اوتوكراطي ولا يستمع وله خلافات مع معظم الذين يجب ان يكون متحالفاً معهم. تحالفات حركة “مواطنون ومواطنات” والأداء المُخيّب لها في الانتخابات الأخيرة كان في جزء منه نتيجة لشخصيّة شربل-للأسف. ٤) لكن: لم يكن للرجل موقف معاد للمقاومة يوماً, حتى في الملمّات. تذكروا وتذكّرنَ ذلك. موقفه حاد دوماً ضد الصهيونيّة ولم يحد عنه. ٥) أنبّه جمهور المقاومة أن الحملة ضد شربل بدأت في وقت مبكّر من الحركة الاحتجاجيّة, ومن الجهات المشبوهة التي تكنّ عداء وضغينة للمقاومة. عندما تزايد ديما صادق على شربل نحّاس في تأييد المقاومة تدرك أن الأمر مريب (أليست هي التي اعترفت انها لم تكن تعترف بالطائفة التي ولدت فيها في المدرسة؟). ٦) لقد انتقدتُ من قبل كلام نحّاس عن الدولة المدنيّة والمقاومة. أقول (وأنا نتاج اليسار الثوري الذي فشل) أن لا أحداً في موقع تعليم ووعظ المقاومة وتلقينها دروساً في...المقاومة, وهو يزعجني عندما يتحدّث عن الدولة المدنيّة وعن أن هذه الدولة كفيلة بمقاومة إسرائيل. الدولة المدنيّة في حد ذاتها لا تضمن المقاومة هذه نظريّة باطلة. يمكن للدولة المدنيّة ان تكون صهيونيّة, وهذا ما لا يريده نحّاس. الدولة المدنيّة لها حسنات (لنا نحن معشر العلمانيّين والعلمانيّات) لكنها لا تحرر الجنوب أو فلسطين. هذا موضوع آخر. لا, وتحدّث نحّاس في الشريط عن النموذج السويسري: يعني دمج المقاومة بالجيش وتعوا يا شباب قاوموا إسرائيل وهذا ميشال سليمان (أو مسطرة من هذا النوع) هو قائدكم. المقاومة لا تحتاج دروساً لا منّي ولا من غيري. هي المدرسة ونحن التلاميذ. جماعة ١٤ آذار بالغوا لغايات خبيثة جداً في تقدير تجربة “جمّول” فيما الحقيقة أن مقاومة حزب الله من كوكب آخر من حيث تحقيقها لمعجزات وفي إذلالها للعدو على أرض المعركة. حرب تمّوز ملحمة عربيّة لا مثيل لها ولولا الاعلام العربي (السعودي والإماراتي والقطري واللبناني) صهيوني في أكثره كان الجميع يدرك ذلك. ٧) أزعجني كلام نحاس عندما رسم الحجاب على الوجه. هذه مهينة ومستنكرة خصوصاً وأنه أرفقها بكلام عن تحريرهم “من الأسر”. هذا كلام العنصريّة الأوروبيّة الاسلاموفوبيّة, كما ان كلامه ترافق مع كلام عن “نحن” و"هم". هذا الكلام (الفاصل بين فريقيْن) طبقي وطائفي وانا سمعتُه من قبل على شاشة مِن ديميانوس قطّار وأدنته في مقالة, وهو كلام لا يليق بنحّاس. ٨) ليس من طائفة وطنيّة ومن طائفة خائنة. تذكّروا وتذكّرن ذلك. عام ١٩٨٢ كان عاماً بائسا وحدثت فيه موبقات خيانيّة من جميع الطوائف. يا جماعة: انا كنتُ في الجنوب في صيف ١٩٨٢ وكنتُ أتعارك مع أناس كانوا في الحركة الوطنيّة وكانوا لا يجدون غضاضة في مصافحة جنود الاحتلال. شارون كان يتجوّل من دون حراسة في بيروت الشرقيّة. وذهب وفد من البسطة لتهنئة بشير الجميّل عندما كان المنزل في بكفيا يعجّ بالاسرائيليّين. وقد رحب أناس من بيروت (راجعوا شهادة زياد الرحباني عن ذلك في مقابلة قديمة مع تلفزيون لبنان) بجنود العدوّ كما رحّب اناس من الجنوب. هذا واقع بشع لكن التعميم ظالم وخاطئ لأن المقاومة كانت قد بدأت. ٩) إلى جمهور المقاومة أقول: نحن مقبلون على مرحلة خطيرة جداً وليس هناك من بدائل عن شربل نحّاس لمواجهة مشاريع الغرب الصهيوني اقتصاديّا وسياسيّاً. هذا رجل صلب في التعامل مع المصارف والبنك الدولي وحكومات الغرب؟ من بديلكم عنه؟ هل لديكم بديل عنه في هذه الملفات؟ ١٠) مع أنني لا أعرف الرجل لكنني أشعر انه كان دومًا منجسماً مع نفسه في معاداة اسرائيل. لا أشك بذلك وإن اخطأ التعبير. إن لم ترضوا بشربل سيأتيكم السبهان وديمانوس قطار وزياد بارود: أي أشخاص—على الأقل—لم يبدر عنهم في تاريخهم معاداة عقائديّة ضد إسرايئل والصهيونيّة. ١١) اتصل نحّاس ب"الجديد" لتوضيح موقفه فقال له له جورج صليبي بعد نحو دقيقة من الكلام: “الوقت ضيّق”. الوقت ضيّق؟ وتعرضون مؤتمراً صحافيّا كاملاً لبولا يعقوبيان وتفتحون الشاشة لساعات لبول مرقص (مين بول مرقص)؟

    • Charbel Nahas sur Twitter : « رابط الفيديو الكامل للمؤتمر الصحفي الذي عقد اليوم في مقرّ حركة #مواطنون_ومواطنات_في_دولة » / Twitter
      https://twitter.com/CharbelNahas/status/1192785585850736646

      Lien vidéo complet vers la conférence de presse tenue aujourd’hui au siège du mouvement

      https://www.youtube.com/watch?v=VpjsbuyZMow&app=desktop&persist_app=1

    • إلى جمهور المقاومة أقول: نحن مقبلون على مرحلة خطيرة جداً وليس هناك من بدائل عن شربل نحّاس لمواجهة مشاريع الغرب الصهيوني اقتصاديّا وسياسيّاً. هذا رجل صلب في التعامل مع المصارف والبنك الدولي وحكومات الغرب؟ من بديلكم عنه؟ هل لديكم بديل عنه في هذه الملفات؟

      Dans le long commentaire d’Angry Arab je souligne le point 9 :
      "Aux gens de la Résistance je rappelle que nous arrivons à une période très critique pour laquelle il n’y a pas de substitut à la présence d’un Charbel Nahhas pour faire face aux projets politico-économiques de l’Occident sioniste. Sa position face aux banques, à la Banque mondiale et aux gouvernements occidentaux a toujours été ferme. Vous avez d’autres options que lui ? D’autres options que lui sur ces dossiers en particulier ?

    • Commentaire dans le même sens (à mon avis) de Pierre Abi-Saab (https://twitter.com/PierreABISAAB/status/1192736921065263105)

      كل الكليشيهات السلبية التي استعملها الوزير #شربل_نحاس في حمأة اللقاءات الثورية الأخيرة، لا يقصدها ولا تمثل فكره، بل انه كان يقصد ان يعكسها في خطاب ايجابي. فشله قصور في الاداء. كما انه لا يضع حماية #المقاومة بين اولوياته، وهذا قصور في الوعي السياسي. لننتظر ما سيقوله عند الواحدة.

      Tous les clichés négatifs utilisés par Charbel Nahhas dans le feu de la discussion (...) ne représentent pas sa pensée car il voulait les utiliser dans un contexte positif. Il n’a pas su s’exprimer. Pour lui, la défense de la résistance a toujours été une priorité. Il a manqué de clairvoyance (mot-à-mot « conscience ») politique. Voyons ce qu’il dira." (référence aux excuses publiées plus haut dans ce fil).

  • Tunisie. Pour le président Kaïs Saïed, la démocratie peut être une idée neuve
    https://orientxxi.info/magazine/tunisie-pour-le-president-kais-saied-la-democratie-peut-etre-une-idee-ne

    « Quelque chose a changé/L’air semble plus léger/C’est indéfinissable », chantait Barbara au lendemain de l’élection de François Mitterrand en 1981 à la présidence française. Le changement d’atmosphère en Tunisie après l’élection de Kaïs Saïed n’est pas sans évoquer cette transformation, très vite matérialisée : dans les jours qui ont suivi, une campagne de propreté a été lancée sur les réseaux sociaux. D’abord sur quelques-uns des 2 000 groupes Facebook créés pour le soutenir, puis très vite reprise sur des pages non politiques. Le dimanche suivant, le 20 octobre, dans toutes les villes du pays, sans aucune obligation ni injonction officielle, des Tunisiens s’activaient pour nettoyer les déchets accumulés ces dernières années. Un grand ménage à la signification tout à la fois métaphorique, symbolique et politique.

    Métaphorique, parce qu’il disait le besoin de moraliser la vie publique dominée durant la législature écoulée par un mélange d’affairisme et de manœuvres partisanes, alors que les conditions de vie de la majorité de la population se détérioraient. Symbolique, parce qu’il manifeste l’appropriation de l’espace public, et donc de l’État, par une société qui l’a toujours perçu, sauf à des moments exceptionnels, comme une entité extérieure. Politique enfin, parce qu’il donne une idée de la base populaire qui a porté Kaïs Saïed à la présidence.

    #propreté #espace_public #Tunisie

  • Liban : et demain, on fait quoi ?
    http://theconversation.com/liban-et-demain-on-fait-quoi-126332

    Jusqu’où les Libanais sont ils prêts à changer le régime confessionnel ? Selon Jihane Sfeir, il existe des réticences, notamment dans une partie de la population chrétienne qui considère le régime confessionnel comme une protection. Elle s’interroge aussi, plus largement, sur le profil des manifestants dans les différents régions libanaises. Il faut aller au-delà d’une vision unanimiste simplificatrice et reconnaître de divisions fortement ancrées dans la société, même si le mouvement actuel est puissant.
    Dans le reste de l’article elle s’interroge aussi sur la capacité de résilience (c’est mon expression) des forces politiques en place, dont elles détiennent encore tous les rouages.

    D’après des entretiens que nous avons menés les 27 et 28 octobre dernier avec des militants chrétiens – étudiants de la faculté de droit de l’Université libanaise et juristes –, il semble que l’abolition du système confessionnel ne soit pas entièrement souhaitable. Malgré le succès du slogan « ni chrétiens, ni musulmans, nous voulons une unité nationale », la plupart des chrétiens libanais que nous avons rencontrés se disent favorables au maintien du confessionnalisme. Conscients de leur nombre inférieur à celui des musulmans, influencés par l’héritage de la guerre, inquiets au vu du sort de leurs coreligionnaires d’Orient (notamment en Irak), une grande partie des chrétiens ont peur du changement.

    Cela ne veut pas dire pour autant que tous les Libanais tiennent ce discours. À Beyrouth, sur la Place des Martyrs, ou à Tripoli, sur la Place al Nour, l’engagement est neutre – pas d’affiliation religieuse affichée – et les demandes portent sur l’abolition du système confessionnel et l’établissement d’une république laïque. Pour mesurer de manière plus précise les positions de chaque camp sur la laïcité, il serait pertinent de mener, dans chaque région, une étude du profil des manifestants (classe sociale, âge, religion, influence politique, éducation, profession…).

  • Reconquête (symbolique) des espaces publics privatisés dans le centre-ville de #Beyrouth non reconstruit

    Après les spectaculaires occupations (temporaires) du Grand Théatre et de l’Oeuf (The Egg), l’ancienne salle de cinéma logé dans une bulle de béton, où diverses conférences et réunions se sont tenus les premiers jours des manifestations de la « révolution d’octobre »(voir : https://www.lorientlejour.com/article/1192257/quand-la-jeunesse-revoltee-ressuscite-les-lieux-cultes-de-beyrouth.ht ; https://www.lorientlejour.com/article/1192912/la-revolution-culturelle-ne-sera-pas-tuee-dans-loeuf.html), on assiste depuis deux ou trois jours à d’autres formes d’occupation/réappropriation d’espaces privatisés du centre-ville.
    D’abord, cet article documente des initiatives de plantations d’espace actuellement délaissés en bordure des parkings et parcelles vides, en attente de projet de construction. En particulier s’inspirant comme Anne Hidalgo à Paris de la méthode « Miyawaki », il s’agirait de planter des « forêts urbaines », très denses, visant produire des bulles de biodiversité et de fraicheur.
    Meet the ’guerrilla foresters’ trying to bring green spaces back to Beirut | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/guerrilla-foresters-using-lebanons-protests-bring-green-spaces-back-b

    With protests reclaiming the streets, some volunteers hope to insert some much-needed vegetation in the Lebanese capital

    Deuxième exemple : le sit in à Zaytuna Bay, une marina luxueuse de Beyrouth, gérée par #Solidere dans des conditions contestées à la fois par le tarif très bas de location, comme rappelé dans ce tweet de Lara Bitar et documenté par un article du journaliste Habib Batah il y a quelques années ; et contesté aussi par l’exploitant historique de cette baie, le gérant de l’Hotel Saint Georges qui conteste les termes de son « expropriation ».
    https://twitter.com/LaraJBitar/status/1191738015934230528

    Sit-it now at “Zaitunay Bay,” where its developer pays just $1.60 per sq m per year, and is part of a much larger contested project.

    To understand the protests along the coast in the coming days, read this by
    @habib_b
    : https://theguardian.com/cities/2015/mar/17/rem-koolhaas-dalieh-beirut-shore-coast

    Voir aussi mes billets de blog plus anciens sur le sujet :
    Domaine public, espace public et espaces verts : rapports de classe et espace urbain à Beyrouth https://rumor.hypotheses.org/3145
    Lutter pour l’espace public : Beirut, the Space In Between Hope and the Public https://rumor.hypotheses.org/3105

    Ce qui serait formidable c’est qu’ils occupent et plantent le jardin public prévu par Solidere sur le remblai non loin de la Marina de Zaytuna Bay et jamais aménagé, en contravention avec le plan d’aménagement du centre-ville !

    • Il faut bien préciser que l’occupation est à la fois très partielle et symbolique. Symbolique car elle joue sur le symbole de Zaytuna bay et la question des espaces verts, d’une manière qui n’est que temporaire, avec une visée médiatique ; très partielle car si les places et temporairement Zaytuna Bay sont occupée, la majeure du centre ville, notamment à l’ouest de Bab Idriss, reste un espace très exclusif, contrôlé par de nombreux gardes et dispositifs de sécurité très dissuasifs, empêchant la libre circulation dans des zones où on trouve par exemple l’Ambassade Britannique mais aussi les batiments du Sérail (Premier sérail) etc. Tout autour, dans des immeubles très chics, qui sont de véritables communities, mais au trois quart vide, habitent les membres de cette élite enrichie dans le Golfe ou dans les bonnes affaires libanaises (banquiers, etc.). Tous ces espaces sont pour l’heure hors d’atteinte des manifestants et la tentative de s’en approcher serait certainement réprimée avec beaucoup plus de force que la récupération des ruines ou des délaissés urbains, ou même de Zaytuna Bay (même si là, il y a aussi d’argent : restaurants, yatchs...)

    • https://www.lorientlejour.com/article/1194530/jour-xxv-du-pique-nique-au-camping-les-libanais-font-preuve-doriginal

      Dans la Marina de Zaytouna Bay, connue pour ses yachts de luxe et son public relativement aisé, des centaines de personnes ont organisé dans la matinée un pique-nique géant. Nappes étalées sur le sol, olives, manakiche et jus de fruits, rien ne manquait au menu de ce petit-déjeuner populaire et urbain. Les participants, assis en petits cercles pouvaient manger leurs propres provisions et profiter des victuailles apportées par différents groupes, notamment des étudiants de l’Université arabe de Beyrouth. L’objectif de cette initiative était de se réapproprier les espaces publics et biens-fonds maritimes, que les manifestants estiment « volés » par les responsables politiques.

    • Échauffourée entre manifestants et partisans d’Amal à Ramlet el Baida

      Lire la suite : https://libnanews.com/echauffouree-entre-manifestants-et-partisans-damal-a-ramlet-el-baida

      Une bagarre a opposé manifestants et partisans d’Amal au niveau de l’hôtel Eden Bay de Ramlet el Baida à Beyrouth, forçant les protestataires à refluer vers la place Riad el Solh au Centre-ville, annonce la chaine de télévision Al Jadeed. Les protestataires, qui dénoncent la corruption touchant la classe politique, considèrent cette installation comme étant un symbole des détournements de fonds et des malversations présentes au niveau de l’administration publique, puisqu’une grande partie a été construite sur le domaine public, en contravention avec les réglementations locales.

      Lire la suite : https://libnanews.com/echauffouree-entre-manifestants-et-partisans-damal-a-ramlet-el-baida

  • Kfar Ruman, le chêne du Sud et le sanctuaire révolutionnaire d’octobre : bienvenue dans la diversité
    [Je n’arrive pas à bien traduire le titre : كفررمان سنديانة الجنوب وملجأ ثوار تشرين : أهلاً بالتنوع]
    https://www.legal-agenda.com/article.php?id=6099


    Auteure : Badia Fahs

    La ville de Kafr Rumman, dans le district de Nabatiyeh, a joué un rôle essentiel dans le soulèvement du 17 octobre 2019, en raison de la spécificité politique et culturelle de cette ville unique parmi les villes de la région et de la sensibilisation de ses familles aux affaires politiques à leur courage et à leur expérience des affaires publiques. Depuis le début du soulèvement populaire, la ville a été transformée en un espace de liberté et de sécurité pour tous les habitants de la région, en particulier les habitants de Nabatiyeh, qui ont tiré de son atmosphère beaucoup d’enthousiasme, d’impulsion et d’espoir après avoir été victimes d’actes de violence, de répression et de trahison

    (via Google Trad un peu corrigé)
    L’article présente des éléments d’histoire intéressants sur la culture du tabac, le syndicalisme et la tradition communiste, les rôles des intellectuels formés en URSS et dans le bloc de l’Est. Les éléments sociologiques sur la période, et les oppositions avec les partis chiites dominants Amal, l’adversaire principal, et le Hezbollah, sont beaucoup plus ténus.
    #Liban #gauche @gonzo #protestations #mobilisations

  • جورج قرم لـ « الآداب » : هل يمكن أن نخرج من أزمة لبنان المالية والاقتصادية؟ وكيف؟ | الآداب
    http://www.al-adab.com/article/%D8%AC%D9%88%D8%B1%D8%AC-%D9%82%D8%B1%D9%85-%D9%84%D9%80-%D8%A7%D9%84%D8%A2

    Entretien de #Georges_Corm pour Al-Adab.

    Dans la partie sélectionnée, ses réponses par rapport à la manipulation du mouvement — des choses l’étonnent — et son refus de participer à un gouvernement, même si son nom est souvent cité, sauf s’il s’agit d’un « gouvernement patriotique » (hukûma wataniyya : je ne sais comment le traduire, d’union national ?), mais il n’y croit pas. Plus haut dans l’article, intéressantes réponses sur le lien économique entre le #Liban et la Syrie.

    إلى أين يمكن أن يصلَ هذا الحَراك؟

    – هذه مسألةٌ يصعب التنبؤُ بها، والاحتمالاتُ مفتوحة. بين “نظريّة المؤامرة” و"الانتفاضة الشعبيّة،" أقف في الوسط، ولا مؤشِّرات لديّ للجزم بشيء. لكنني لا أفهم، مثلًا، تدخّلَ رئيسَي الجامعة الأميركيّة واليسوعيّة! وهناك خطرٌ من الجمعيّات الأجنبيّة التي تعطي رواتبَ عالية تفوق بأضعافٍ رواتبَ الناس في أماكن أخرى. وعندنا دوْر قطر مثلًا، عبر تمويل بعض وسائل الإعلام، وهي سبق أن حرّضتْ على الانتفاضات العربيّة.

    نحن ما زلنا داخل الفقّاعة، ولم نعِ بعدُ أثر الحَراك العربيّ عام 2011 في حركة الاحتجاجات العالميّة نفسها - - وال ستريت، أو اليونان، أو إسبانيا، أو فرنسا مع ظاهرة “السترات الصفراء.”

    في تقديري أنّ الموجة النيوليبيراليّة وصلتْ إلى حدودها القصوى، وأنّ العالم كلَّه أمام منعطفٍ مختلف، ربّما هو منعطفُ الخروج من هذه السياسات. والدول “المتخلّفة” الوحيدة التي نجحتْ في التنمية هي التي لم تطبِّقْ وصفاتِ صندوق النقد والبنك الدوليّ، مثل بعض دول شرق آسيا.

    اسمُكَ مطروح بقوّة في تشكيلٍ وزاريٍّ قادم. هل يمكن أن نراك وزيرًا عمّا قريب؟

    – أبدًا.

    – لا في حكومة إصلاحيّة، أو انتقاليّة؟

    – أبدًا.

    ولا في حكومة وطنيّة؟

    – في حكومة وطنيّة، لكلّ حادثٍ حديث. لكنّني لا أرى ذلك ممكنًا.

    ما هي توصياتك للحراك؟

    – عدم إغلاق الطرق بشكل فظّ، ولأيّام طويلة، بشكلٍ يمنع الناسَ من ممارسة أشغالها. هذا يَخدم أعداءَ الحراك!

  • Les activistes du #Akkar jouent le rôle de protection du consommateur et de contrôle des prix par Faris Abdullah
    https://www.legal-agenda.com/article.php?id=6103


    Intéressant article sur le visage concret des #mobilisations dans une région très pauvre du #Liban Nord ou les activistes s’efforcent de lutter contre la spéculation des commerçants et de faire respecter la convertibilité livre libanaise - dollar au taux officiel.

  • Soulèvement populaire et économie politique du secteur de l’#énergie au Liban : comment en sommes-nous arrivés là ? par Ali Ahmad
    الانتفاضة الشعبية والاقتصاد السياسي لقطاع الطاقة في لبنان : كيف وصلنا إلى هنا؟
    [1/2]
    https://al-akhbar.com/Issues/278830

    4,7 milliards de dollars par an
    Valeur marchande totale des dérivés du pétrole monopolisés par quelques importateurs, y compris 2 milliards de dollars pour le marché du diesel utilisé dans l’exploitation de générateurs privés

    #Liban #intifada

  • Démission du journaliste Mohammed Zbeeb du journal Al Akhbar, en désaccord sur le ligne éditoriale
    mohammad zbeeb sur Twitter : « صدر ملحق »رأس المال" اليوم من دوني ومن دون غسان ديبة واخرين كانوا من رواد هذه التجربة. منعا لاي التباس، تقدمت باستقالتي من صحيفة « الاخبار »، في الاسبوع الماضي، احتجاجا على موقف ادارة الصحيفة من الانتفاضة. وبالتالي لم اعد مسؤولا عن هذا الملحق. لذا اقتضى التوضيح" / Twitter
    https://twitter.com/mzbeeb/status/1191244266116440064

    صدر ملحق “رأس المال” اليوم من دوني ومن دون غسان ديبة واخرين كانوا من رواد هذه التجربة.
    منعا لاي التباس، تقدمت باستقالتي من صحيفة “الاخبار”، في الاسبوع الماضي، احتجاجا على موقف ادارة الصحيفة من الانتفاضة. وبالتالي لم اعد مسؤولا عن هذا الملحق.
    لذا اقتضى التوضيح

    Le supplément de capital a été publié aujourd’hui sans moi, sans Ghassan Dibba et d’autres pionniers de cette expérience. Pour éviter toute confusion, j’ai présenté ma démission du journal Al-Akhbar la semaine dernière pour protester contre la position de la direction du journal sur l’Intifada. Je ne suis donc plus responsable de ce supplément. Donc, il fallait une clarification

    Mohammad Zbeeb publiait de remarquables articles d’économie politique dans Al Akhbar.

  • Insultes sexuelles et politique du genre dans le mouvement protestataire au #Liban

    Je rassemble ici divers éléments de discours et matériaux repérés sur les réseaux sociaux sur cette thématique, qui est exploité pour créer des divisions à l’égard du mouvement de protestation contre le gouvernement

    D’abord, un thread très éclairant de Maya Mikdashi, prof. de Gender Studies, éditrice-fondatrice de la revue en ligne Jadaliyya (@mayamikdashi sur twitter ) commentant le discours de Nasrallah avec un cadrage #genre et montrant comment les insultes sexuelles proférées contre les membres de gouvernement (insultant leur mère, leur femme, leur fille, ou les traitant de maquereau (comme je l’ai vu tagué dans le centre-ville de Beyrouth à propos du président) appellent en retour une justification des attaques contre les manifestants occupant les places centrales ou barrant des routes sur le registre de l’honneur viril bafoué.
    https://twitter.com/mayamikdashi/status/1190350060179066880

    1/thread on #Nasrallah speech: Head of #Hezbollah Sayyed Nasrallah gave highly anticipated speech today, the latter half was dedicated to situation on the ground in 🇱🇧due to #LebanonProtests. He used trope of “honor” 2 explain violence against protests (more below)

    2/he addressed government, corruption, foreign intervention & protests. Stated his disagreement with resignation Saad #Hariri, which he said effectively means that demanded economic reforms-as well as cabinet’s promises of reform-will not happen for a long time due to paralysis

    3/He addressed corruption, saying it was funny that all admit to endemic corruption & simultaneously proclaims personal innocence(subtle dig at #Aoun/ not subtle dig at everyone else). Supports professional govt & stressed #USA interference in government & economy & 🇱🇧politics

    4/while insisting that no foreign country interferes in any aspect of Hizballah’s (ie Iran) decision making (even he smiled while saying this). He supported demands of the protestors when it came 2 corruption & reform, but said that the protests quickly focused on “one side” &

    5/ that numbers of protestors were in the 100s of thousands (not millions) & that strategy of closing roads was negatively impacting civilian & economic life, stressing the closing of roads to the South. Insisted on Hizb’s ability to defend 🇱🇧 at any time from attacks by 🇮🇱

    6/ What he DID NOT DO was condemn violence against protestors by supporters of Amal & (lesser extent) Hezbollah in #Beirut and South. In fact, Nasrallah tried to explain them through gendered “honor” discourse. He stressed repeatedly that protestors had crossed⛔️lines in politics

    7/by swearing at the mothers, sisters & wives of politicians & said that any supporter would moved to defend the “honor” of the person being insulted. Nasrallah linked violence against protests to wounded masculinity & defense of honor, which is always embodied by women.

    8/ This gendered discourse seeks 2 explain violence & excuse it. #Feminists have ALSO tried 2 change chants bc they insult men through degrading women closest to them, like mothers. Feminists have attacked the gendered & sexist honor discourse that animates the chants. Nasrallah

    9/ uses same #gendered #sexist honor discourse encoded in chants 2 explain violence “in response” 2 wounded male honor & masculinity + to evade substance of protests & focus on rhetorical offenses. Disappointing but not surprising from Nasrallah, who has used honor discourse b4

    10/ This speech is important reminder that #gender politics ARE #POLITICS & should not be left out of political analysis in 🇱🇧 or elsewhere. Masculinity & its wounding was central to his explanation of their stance on protests, as was the “protection” of (men’s) honor (women)

    11/ This speech will not stop the #Lebanonprotests & is more of the same stalling strategy seen from other political factions. They all hope⏳will wear the uprising down, but protestors know this & have already called 4 more mobilization. [PS i agree with Nasrallah
    #لبنان_ينتفض

    12/ that the "all but not me"corruption talk is 😅.
    In other news #Nasrallah continues to have the most immaculate beard ever seen 👀 &
    short takeover of bank assoc. by small group protesting against regime & logic of the banking system was much more interesting 2day #لبنان_ينتفض

    FYI #GENDER POLITICS IS #POLITICS is not a topical approach (ie women in the revolution, or the"inclusion" of women &/or LGBTQ). Instead it is an ANALYTIC frame that helps us understand #politicaleconomy, discourse, practice
    & theory + law, #ideology, and much more. #Lebanon

    La question de l’insulte

    Thread de Sylvain Perdigon sur Twitter (professeur d’anthropologie à l’Université américaine de Beyrouth) :
    https://twitter.com/sylvaindarwish/status/1190600828488503296

    But also we end up with a rather long televised spoken treatise by a prominent political-religious leader on the appropriate use of language, namely, on cursing 5/n
    It’s easy to make fun of that and to find it comical (I know I do) but if I’m honest I must add that in my case it was preceded by conversations with people on the other side of the dispute, one week ago, also about the use of language and specifically cursing 6/n
    People speaking in the register of ’this is a revolution in language and this is good’ and even I’d say (the gloss is mine) ’we almost corporeally need the possibility to curse in this way’ 7/n
    and then of course we can observe that the remarks I just made can easily develop into yet another meta-mode of talking in the register of ’but how does cursing work anyway?’, ’can I push for my right to curse to be recognized and why exactly would I want to do that?’ ... 8/n
    ’can I ask for a right to curse as a matter vital to me, and also ask you to understand that my cursing you does not have to imply a refusal to share the world with you?’ 9/n
    This is what I’m trying to say when I say that so much of the current juncture seems to revolve entirely around the question of: what was, is, and should be our relation to language? and around a very poignant open-ended exploration of that. 10/n

    A titre d’illustration, un tweet signalant une vidéo d’un cadre du parti aouniste (Charbel Khalil) stigmatisant les manifestants du centre ville en raison de l’homosexualité affichée de certains d’entre ou des groupes qui les représentent.
    https://twitter.com/JeanNakhoul/status/1188894866815815681
    et la vidéo twittée : https://twitter.com/dankar/status/1188891588329639936

  • US military is a bigger polluter than as many as 140 countries
    https://theconversation.com/us-military-is-a-bigger-polluter-than-as-many-as-140-countries-shri

    The US military’s carbon bootprint is enormous. Like corporate supply chains, it relies upon an extensive global network of container ships, trucks and cargo planes to supply its operations with everything from bombs to humanitarian aid and hydrocarbon fuels. Our new study calculated the contribution of this vast infrastructure to climate change. Source: The Conversation

  • Saïda : pas de trève à la révolution
    صيدا : لا هدنة في الثورة par هدى حبيش le 31/10/2019
    https://www.legal-agenda.com/article.php?id=6085


    Cet article analyse les mobilisations à Saïda, en insistant sur la mobilisation de la jeunesse et les divisions entre des protestataires plus âges et plus sages qui ont accepté le déplacement du sit-in dans un jardin de la ville alors que les plus jeunes tentaient de rester sur la place centrale afin de bloquer la circulation.
    L’article évoque aussi à la fin l’articulation avec les mouvements s’opposant au barrage de Bisri

  • Lebanon’s Tripoli rises above lingering effects of war to revolt | | Mada Masr
    https://mada21.appspot.com/madamasr.com/en/2019/10/29/feature/politics/lebanons-tripoli-rises-above-lingering-effects-of-war-to-revolt

    Très bon article sur Tripoli, qui va au-delà de la rave party sur la place al-Nour, et propose des éléments de différenciations avec les autres villes du pays.

    The demonstrations in Lebanon’s second-largest city, which is overwhelmingly Sunni Muslim, have a different feel from the rest of the country. The clarion call of the nationwide protests — “All of them means all of them” — that expresses a demand to rid the country of its entire political order has been changed in Tripoli to, “All of them means all of them … No, all of us means all of us”— a call for unity and for all Lebanese to band together, regardless of region, religion, or sect. 

    It was from Tripoli that this message of unity in the uprising sounded strongest and helped pave the way for a new kind of street activism and movement building across the country.
    [...]

    Afterward, a number of protesters took to coming to the sit-in dressed in a uniform that read “guards of the city.”

    “We have two missions,” one of the self-proclaimed city guards told Mada Masr. “First, we protect the sit-in from any potential problems and we try to kick out anyone who causes problems, but we do so calmly. Second, we organize volunteers from the sit-in to procure food and water for everyone.”
    [...]

    Tripoli has organized itself to sustain the protests, setting up encampments and selling coffee and food from stalls. Yet it is the social and political makeup of the city that forms a deeper basis for the strength of the protest movement in Tripoli and its importance as a cornerstone of the broader movement across Lebanon.

    Unlike other cities, Tripoli has no single political leader, nor even a handful of powerful politicians who exercise control. Instead, there are numerous local leaders who are often at odds with one another, even though they are all complicit in rampant government corruption.

    The lack of a centralized power structure has made it more difficult for a single politician to organize a disruption of the protest encampment, as was the case in Mazraat Yachoua, where supporters of President Michel Aoun and his son-in-law, Minister Gebran Bassil, assaulted protesters, or in cities such as Bint Jbeil, Nabatieh and Tyre, where supporters of Hezbollah and the Amal Movement attacked sit-ins.

  • Liban : un soulèvement populaire qui remet tout (ou presque) à plat – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/liban-soulevement-populaire
    Un bon article qui souligne les différences dans les logiques de mobilisation entre les différentes régions, et montre comment les logiques partisanes, notamment les priorités du Hezbollah, contribuent à miner des revendications en faveur d’un changement politique radical au #Liban

    L’éclatante mobilisation libanaise a traduit l’importante disconvenance entre la société et l’arène des grands seigneurs. La condamnation collective du pouvoir communautaire contribue à sa délégitimation, et annonce son déclin. Les exigences de dignité et de justice sociale portées par les manifestants entendent en effet bousculer un système politique sclérosé. Enfin, l’entremêlement de plusieurs échelles de conflits dans ce pays réputé être la caisse de résonance des antagonismes régionaux demeure la principale pierre d’achoppement. Dès lors, si ce bouillonnement incertain prouve la résilience et la détermination de la communauté libanaise, il ouvre également la voie à tous les scénarios.

  • Mastodon, Diaspora, PeerTube... : des alternatives « libres » face aux géants du Net et à leur monde orwellien - Basta !
    https://www.bastamag.net/Mastodon-Diaspora-PeerTube-Qwant-framasoft-logiciels-libres-open-street-ma

    Réseau social original, #Seenthis (« Vu ça » en français) a été lancé en France en 2011. Il s’apparente par certains aspects à Twitter, mais propose bien d’autres fonctionnalités. L’utilisateur peut y tenir un blog personnel constitué de billets courts, dans lesquels il recommande à ceux qui le suivent la lecture d’articles (comme ceux de Bastamag, par exemple).

  • Nature et forme des mobilisations protestataires dans les régions périphériques du Liban : quelles enquêtes, quelles ressources ?
    Liban : même à Nabatieh, le mouvement de colère n’épargne pas le Hezbollah | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/liban-meme-nabatieh-le-mouvement-de-colere-nepargne-pas-le-hezbollah

    J’ai lu peu de reportages intéressants sur les mobilisations dans les villes des régions libanaises périphériques. Celui-ci, qui date de lundi matin, enregistre à la fois la baisse (en partie forcée) de la mobilisation à Nabatiyé tout en citant plusieurs témoignages de frustration et de rancœur dans la population locale.

    Le Hezbollah critiqué par la base chiite
    À Nabatieh, ils ne sont plus qu’une grosse centaine de manifestants à se rassembler devant le Sérail (siège du gouvernement) de la ville chaque après-midi. Les premiers jours de la contestation, ils étaient des milliers dans les rues, après avoir coupé le centre-ville de Nabatieh. 

    « Nous vivons dans la pauvreté avec six heures d’électricité par jour, alors que certains membres des partis paradent dans de belles voitures avec chauffeurs ou envoient leurs enfants faire des études à l’étranger »

    – Hussein, 50 ans

    « Un certain nombre d’électeurs du Hezbollah, qui portaient des revendications sociales depuis 2006, les ont pour la première fois exprimées publiquement, encouragés par un mouvement similaire dans tout le Liban. L’alliance électorale du Hezbollah avec l’autre parti chiite Amal a terni son image de probité », explique Chiara Calabrese, une spécialiste du Hezbollah, chercheuse à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Amal est en effet notoirement corrompu.

    Présent près du Sérail, un manifestant ne dit pas autre chose. « Toute notre famille a voté pour Amal et le Hezbollah aux dernières élections législatives. Ils m’avaient dit qu’ils feraient tout pour trouver un emploi pour mon fils, mais n’ont rien fait », affirme Hussein, 50 ans. 

    « Nous vivons dans la pauvreté avec six heures d’électricité par jour, alors que certains membres des partis paradent dans de belles voitures avec chauffeurs ou envoient leurs enfants faire des études à l’étranger. La direction du Hezbollah ne fait rien pour les rappeler à l’ordre. » 

    Une nouvelle génération 
    On retrouve aussi les mêmes griefs chez des plus jeunes chiites qui ne sont pas nécessairement des électeurs du Hezbollah. Ils se plaignent de ne pas être pris en considération. 

    « Ils n’aident que leurs militants à trouver un emploi via des wasta [piston], mais je cherche désespérément du travail, et personne ne m’a jamais donné un coup de main », râle Hussein, 21 ans, qui ne s’est pas déplacé aux élections législatives de 2018. Le jeune homme, qui fume la chicha, a effectué des études d’hôtellerie, mais « reste toute la journée à la maison ». 

    « Il existe toute une nouvelle génération de chiites nés entre 1995 et 2000 qui n’ont pas connu la libération du sud du Liban par Israël, ou qui étaient trop jeunes pour voir de leurs yeux les sacrifices du Hezbollah lors de la guerre de 2006 contre Israël », explique Aurélie Daher. 

    « Ils ne voient plus seulement un parti qui les protège d’Israël, mais attendent aussi de lui des services clientélistes, comme avec les autres partis confessionnels libanais. En conséquence, ils sont plus critiques. » 

    Le Hezbollah sonne la fin du mouvement dans le sud
    La mobilisation actuelle à Nabatieh n’est plus que l’ombre d’elle-même. Depuis quatre jours, la police municipale de la ville, sous la coupe du Hezbollah, a contraint les manifestants à dégager les voies d’accès principales.

    Elle a tabassé des dizaines de manifestants dont une quinzaine ont été blessés. « Trois membres du conseil municipal ont démissionné pour protester contre ces violences, mais depuis, les gens ont peur de venir manifester », souffle un homme dans une rue à l’écart de la foule. 

    « On est obligés de suivre les ordres du Hezbollah et d’Amal ici, on n’est pas libres de s’exprimer. »

    « Une partie des manifestants s’est détournée du mouvement après quelques jours, estimant que dans le reste du pays, elles étaient politisées, et récupérées par d’autres partis chrétiens libanais comme les Forces Libanaises [dont les ministres sont les seuls à avoir démissionné du gouvernement] », note Chiara Calabrese. 

    « De nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux ont également circulé sur une planification supposée des manifestations par les Israéliens », ajoute la spécialiste.

    Aussitôt après le discours de Nasrallah, des dizaines d’hommes en mobylettes dévalent en trombe dans l’artère principale de Nabatieh, brandissant haut et fort le drapeau jaune de la milice chiite dans un concert de klaxons.

    Séparés des motocyclettes par un cordon de soldats libanais, les manifestants ont pris soin d’étaler sur la route jouxtant le Sérail un large drapeau israélien et américain, que les voitures écrasent sur leur passage. 

    « Nous manifestons contre la corruption, mais nous n’oublions pas qu’Israël est notre principal ennemi et que c’est le Hezbollah qui nous a toujours protégés », rappelle une manifestante.

    Les aînés n’oublient pas que la milice chiite a libéré le sud du Liban d’Israël en 2000 et a défendu la ville contre les chars israéliens lors de la guerre de 2006, au prix du sang.

    Samir, un vendeur de vêtements de 26 ans, pourtant un irréductible des manifestations, pense désormais « rentrer à la maison ». 

    « Nasrallah a dit que ce mouvement pouvait être dangereux, et nous savons que le Sayyed [titre donné à Hassan Nasrallah] ne ment jamais. » 

    « À chaque fois que Hassan Nasrallah donne des consignes, elles sont toujours respectées sur le terrain. Il sait jouer de son aura auprès de sa communauté », assure Aurélie Daher.

    Des dizaines de personnes continuent pourtant chaque jour de rester au Sérail, pour la plupart des militants de gauche libanaise, essayant encore d’y croire, agitant leurs drapeaux à l’emblème du Cèdre, entonnant des chansons. 

    « C’était la première fois qu’il existait une révolution décentralisée dans le pays depuis 1944. Ce serait tellement triste que la mobilisation tourne au vinaigre », lâche l’un d’eux, amer.

    Alors que nous sommes saturés d’images et de reportages sur le centre-ville de Beyrouth, où effectivement la ferveur est très forte et où se donnent à voir les capacités militantes de nombreux groupes qui ont émergé ces dernières années, je suis à la recherche de toute analyse qui mettrait en évidence l’activité de tels réseaux militants, et non pas seulement les plaintes individuelles des habitants, ou les raves parties, aussi intéressantes que puissent être ces fêtes dans des villes conservatrices comme Tripoli. Je ne parle pas seulement de Nabatiyé et Sour, où l’implantation de ces réseaux est certainement plus difficile qu’ailleurs, mais aussi à Tripoli (voir néanmoins cet article de Laure Stéphan : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/29/liban-tripoli-retrouve-sa-fierte-dans-la-contestation_6017306_3210.html), Zgharta, ou même Zahlé, complètement absente et où les blocages ont été d’après mes informations organisé essentiellement par les Forces libanaises. Je sais qu’à Saïda le groupe Lil Madina est actif et mène des actions comparables à ce que font Beirut Madinati ou Nahnoo, même si je n’ai rien lu sur cela ces jours ci. Mais ailleurs, comment s’est structuré le mouvement de protestation ?

    #Liban #protestations #périphéries #militants.

  • La feuille de route constitutionnelle pour installer un nouveau gouvernement indépendant et civil. Document qui circule sur twitter, publié par Beirut madinati


    Démission du gouvernement : trois moyens : démission du Premier ministre ; démission d’un tiers du gouvernement ; vote de défiance à l’assemblée

    Nomination d’un gouvernement de crise

    Elections générales non confessionnelles (en revenant à la lettre de constitution et non à la loi électorale).

  • Charbel Nahas au Sayyed Hassan Nasrallah : Soyons clairs …
    https://libnanews.com/charbel-nahas-au-sayyed-hassan-nasrallah-soyons-clairs

    Le discours du Sayyed Nasrallah prend comme point de départ une lecture avançant que l’évènement majeur est la descente du peuple dans la rue ; et par conséquent, il cherche à examiner comment gérer cet évènement avec ses points forts et ses points de faiblesse, et de ce fait, par ce qu’il présente comme défis et opportunités ; il aboutit aux mêmes conclusions en tant qu’issues de sortie à cette situation, les mêmes promues par le président Michel Aoun et le président du Conseil des ministres Saad Hariri, bien que soutenu par une meilleure crédibilité de la part du peuple, résultant du cumul des exploits opérés par son parti, à savoir la résistance, la libération, la dissuasion face à l’ennemi israélien.

    Notre mouvement « Citoyens et Citoyennes dans un Etat » est en désaccord avec les principes et la prise de position du Sayyed Nasrallah par rapport aux circonstances actuelles que nous vivons aujourd’hui au Liban, et par conséquent, il est naturel que nos conclusions diffèrent.

    Le peuple est descendu dans la rue à cause de la crise financière qu’il a commencé à subir, que ce soit à cause des crédits dus aux banques, aux jougs énormes pesant sur la vie des gens en raison du tandem Livre/Dollar et l’existence de deux taux de change sur le marché, aux restrictions sur les retraits et les transferts, et enfin aux faillites des petites et des grandes entreprises, etc.

    Ceci est une donnée politique, loin d’être d’ordre technique ou économique séparé de la politique, parce que la politique est la gestion des affaires du peuple en tant que société et non en tant qu’individus, dans toutes ces facettes ; ce qui était remarquable dans le discours du Sayyed Nasrallah, c’était de faire en sorte d’assurer que la dimension politique soit sujette à suspicion.

    Si ce qu’il veut dire par #politique c’est la relation entre les partis du pouvoir sectaire avec ce qu’elle comprend comme alliances, oppositions, et rationnements, au sein du système politique qui a gouverné le Liban depuis trente ans, eh bien ce n’est pas cela la politique ; c’est un système de répartitions de bénéfices et d’inquiétudes imposant des revenus extérieurs continus. Or ce système a expiré non pas grâce à ceux qui s’y opposent, ni à la descente du peuple dans la rue, mais en raison d’une cause objective qui est le tarissement de ses sources d’approvisionnement. C’est la raison de la crise actuelle dans ses deux volets, financier et revendicateur.

    #Liban