• Au sujet des générateurs d’#électricité au Liban, cette initiative de la municipalité de Dhour Choueir signalée dans l’atlas de l’ami @rumor : Atlas du Liban - Les municipalités, de nouveaux acteurs du développement local
    https://books.openedition.org/ifpo/10969

    Nombreuses sont les municipalités qui tentent de contrôler les nuisances des générateurs commerciaux. En 2010, la municipalité de Dhour Choueir (Haut Metn) va encore plus loin en choisissant de produire et de distribuer elle-même de l’électricité. Cela lui permet de fournir une couverture électrique continue, notamment pour l’éclairage public, et de diminuer la facture électrique des ménages de près de 30%. Le soutien de notables locaux contribuant au financement de l’investissement est essentiel dans le montage de cette opération.

    À ma connaissance, ça s’est fait en rachetant les générateurs privés.


  • #Liban : vers un service public de l’#électricité hybride... l’entreprise publique nationale (EDL) étant rendue incapable de se redresser par les querelles politiques, les propriétaires de générateurs qui commercialisent un service d’appoint informel, toléré, non reconnu par l’Etat, mais paradoxalement de plus en plus encadré par ce dernier, sont désormais considérés comme les garants de la continuité du service public (« de fait »), et menacés de sanctions s’ils refusent les obligations que l’Etat veut leur imposer et cessent pour cela temporairement leur activité. Quel paradoxe !
    Générateurs privés : l’État veut serrer la vis après les coupures de mardi au Liban - Philippe HAGE BOUTROS - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1142537/generateurs-prives-letat-veut-serrer-la-vis-apres-les-coupures-de-mar

    Le ministre de la Justice Salim Jreissati est entré hier dans la partie qui oppose le gouvernement aux propriétaires de générateurs privés qui fournissent du courant pendant les heures de rationnement imposées par Électricité du Liban (EDL).

    S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au ministère, M. Jreissati a qualifié de « rétorsion arbitraire » le fait que plusieurs exploitants à travers le pays ont coupé le courant à leurs clients pendant deux heures mardi pour protester contre le ministère de l’Économie et du Commerce qui les oblige à installer des compteurs individuels chez leurs clients. Le ministre de la Justice a indiqué qu’il avait demandé au procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, d’engager des poursuites contre ceux qui avaient coupé le courant, qu’il a accusés d’avoir « porté atteinte aux droits des citoyens » et de « rébellion » contre l’État. Le ministre sortant de l’Économie, Raëd Khoury, était également présent.

    La querelle des compteurs

    M. Jreissati n’a pas précisé quelles sanctions seront appliquées, assurant que la loi libanaise permettait de retenir plusieurs qualifications malgré l’absence de texte encadrant l’activité de ces exploitants. Il a en outre souligné que le fait qu’ils assuraient « de fait » la continuité d’un service public ne leur permettait plus de se réfugier derrière le respect de la propriété privée pour ne pas craindre de voir leurs équipements confisqués ou de se considérer libres de fixer leurs prix. Le ministre a également enjoint aux municipalités de signaler tous les propriétaires de générateurs qui couperaient l’électricité de façon arbitraire. « J’appelle les exploitants (en infraction) à ne pas aller plus loin », a-t-il encore affirmé.

    M. Khoury a lui rappelé que l’installation de compteurs était obligatoire pour tous et que les exceptions étaient soumises à des conditions strictes. « Il faut que le refus émane de l’usager à qui ce choix est laissé uniquement si le propriétaire de générateurs – ou la municipalité qui est en charge – lui fournit déjà du courant sans générer de profit et à des conditions avantageuses », a-t-il résumé.

    • La véritable stratégie me semble être de réduire la taille des ennemis, en cassant les cartels ou en diminuants les bénéfices. De sorte que les reformes puissent être faites. Quand les acteurs sont trop grands, il devient difficile a l’Etat d’intervenir. A ce stade, Sukleen a été remplacé par 3 grands prestataires différents, et plusieurs initiatives régionales. Il y a donc une meilleure marge de manœuvre pour l’Etat, et moins de chantage. De même, en limitant les bénéfices des générateurs (et donc les moyens/montants de corruption), les principales embûches contre la construction de grandes unités de production d’électricité sont levées.

    • Merci @rahil. C’est un raisonnement intéressant. Mais on peut interpréter certaines de ces initiatives différemment. La fin de Sukleen devait au départ donner lieu à 6 prestataires régionaux, selon une répartition qui à l’époque avait été dénoncée comme un partage du gateau, y compris en faveur des supposés réformateurs aounistes. Marge de manoeuvre pour l’Etat ou chacun ses bénéfices chez soi ?
      Pour les générateurs, où est la mafia ? L’actuel ministre de l’énergie m’a dit lors d’un entretien il y a qqs années que la mafia c’était plutôt les importateurs de carburants (en cartel) que les exploitants, souvent petits, de générateurs. Il est vrai qu’il y a des rumeurs qui circulent sur l’implication de très grands noms dans le secteur des générateurs (j’ai entendu cela au Kesrouan, au Chouf, ou en banlieue sud) mais je n’ai jamais eu d’information précise à ce sujet. Donc oui, cette réforme peut faire baisser les bénéfices de ces acteurs, mais le lien avec la construction de grandes unités n’est pas certain. Un des groupes politiques les plus hostiles à la politique de Bassil/Abi Khalil a été le Courant du Futur, notamment à travers la figure de son ex-député Mohammad Kabbani chef de la Comission de l’énergie, de l’eau et des TP. Je pense que cette hostilité n’était pas liée à la gestion des générateurs mais à la concurrence représentée par les intérêts proches des aounistes dans le développement des contrats électriques...


  • Etonnant registre de mobilisation des environnementalistes libanais opposés au barrage de Bisri : l’ennoyage des traces supposées du Christ
    Barrage de Bisri : le CDR annonce l’arrivée d’une délégation d’archéologues français pour inspecter le site - S.B. - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1137072/le-cdr-annonce-larrivee-dune-delegation-darcheologues-francais-pour-i

    Commentant le communiqué du CDR, Paul Abi Rached, président du Mouvement écologique libanais, qui suit de près ce dossier, indique à L’Orient-Le Jour que des lacunes peuvent y être décelées. « On y parle de l’église Mar Moussa qui sera transférée ailleurs en collaboration avec les autorités religieuses de la région, mais qu’en est-il des vestiges du couvent Sainte-Sophie à proximité, bien plus ancien puisqu’il est estimé qu’il a été bâti par l’empereur Constantin au IIIe siècle ? se demande-t-il. Or, la présence d’un couvent aussi important, dans un endroit aussi reculé, pose une question qui taraude des archéologues auxquels nous avons parlé : le Christ a-t-il emprunté cette voie, qui faisait partie de la route de la soie, pour se rendre à Damas ? Est-ce pour cela que le premier empereur chrétien a placé là et dans les environs des sanctuaires aussi importants ? S’il y a 1 % de chance que Bisri ait été sur la route du Christ, cela ne devrait-il pas pousser l’État à plus de recherches ? »

    #communautarisme #environnement #barrage #Liban #Bisri


  • Débat sur les #subventions à l’#électricité au #Liban
    à la suite de ma tribune pour le LCPS, reprise dans l’Orient Le Jour sur la distribution inéquitable des subventions électriques au Liban, la journaliste Viviane Aqiqi fait un sérieux travail de synthèse, traduisant aussi mes données et graphiques en arabe. Elle ouvre le débat sur la question de savoir ce que cachent les appels à la réforme des subventions et exprime sa crainte que leur suppression se traduise simplement par une augmentation du fardeau pesant sur les ménages les plus fragiles.
    Elle accorde peu d’intérêt à ce que je considère comme la principale nouveauté de cette étude, à savoir la mise en évidence de l’énorme biais en faveur des habitants de Beyrouth dans la répartition de ces subventions. Peut être habite-t-elle Beyrouth ?

    إصلاح دعم الكهرباء وليس إلغاؤه
    https://al-akhbar.com/Capital/258434
    graphique en arabe : https://al-akhbar.com/ArticleFiles/2018923221424683636733376646839220.pdf

    انطلاقاً من هذه المعطيات، يجدر طرح السؤال: هل يجب إلغاء الدعم لأسعار الكهرباء وتحميل الفقراء عبء هذا «التقشّف»؟ أم يجب إصلاح الدعم وإعادة توجيهه نحو فئات الدخل الأدنى والمتوسط ومؤسّسات الإنتاج؟
    إن كلفة إنتاج الطاقة الكهربائية في لبنان مرتفعة جدّاً، بسبب عوامل كثيرة، أهمّها الاستخدام الكثيف لأغلى أنواع الوقود، واستجرار الطاقة من مصادر تجارية مؤقّتة (البواخر، سوريا)، وتلزيم عمليات التشغيل والصيانة والجباية لشركات خاصة عبر عقود سخيّة، وتقادم معامل الإنتاج والمحطّات، والهدر الكبير للطاقة المُنتجة الناجم عن عدم كفاءة شبكات النقل والتوزيع والتعدّيات الكثيرة على هذه الشبكات، بالإضافة إلى امتناع مشتركين كثر عن تسديد الفواتير المستحقّة، بما في ذلك إدارات ومؤسّسات عامّة وشركات خاصّة. لذلك، كل حديث عن خفض كلفة الدعم، من دون معالجة كل هذه العوامل، لا يعدو كونه طريقة لنقل الكلفة من الموازنة العامة إلى ميزانيات الأسر، وهذا يؤدّي إلى تعزيز التفاوتات أكثر بكثير مما يفعله الدعم القائم اليوم.

    cf. https://seenthis.net/messages/724115


  • La centrale d’éoliennes de Hawaria bloquée par des protestataires
    https://www.tuniscope.com/article

    Les autorités locales et régionales poursuivent le dialogue avec les protestataires afin de les convaincre de lever leur sit-in, proposant le rééchelonnement des factures impayées, en accord avec la STEG.

    Certains habitants refusent de payer leurs factures du fait que les éoliennes sont installées sur leurs sols.

    Il est à rappeler que les riverains réclament, depuis l’ancien régime, des indemnisations à cause de l’exploitation de leurs terres et contre les nuisances sonores engendrées par les éoliennes.

    #tunisie #électricité #éoliennes
    cf. mon billet ancien : https://rumor.hypotheses.org/3279


  • City Forgotten: The Fate of India’s Small Cities - a film by @AyonaDatta from the research platform Learning from Small Cities in India
    https://www.smartsmallcity.com

    City Forgotten: The Fate of India’s Small Cities
    Malegaon, a small town near Nashik, Maharashtra, is driven solely by the power loom industry and is forgotten by the state and private sector since the Malegaon, a small town near Nashik, Maharashtra, is driven solely by the power loom industry and is forgotten by the state and private sector since the bomb blasts of 2006. Through the eyes of its residents, local activists and civil society members, City Forgotten tells the story of Malegaon’s fall from the Manchester of India to a town in decline, where its women and minorities continue to aspire for and claim their constitutional rights to education despite the lack of any real prospects for its future generations.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=915&v=vJRLRdcujBc


    #Inde #communautarisme #hindouisme #islam #industrie #émeutes


  • Yuval Noah Harari : « On pourra bientôt pirater les êtres humains »

    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/09/19/yuval-noah-harari-on-dispose-des-technologies-pour-pirater-les-etres-humains

    Il existe un paradoxe israélien. Le pays est au sommet de l’innovation mais, en même temps, il semble s’avancer vers un tribalisme sans précédent. Pourquoi ?

    Ce n’est pas un paradoxe. On sait, grâce à l’histoire, que le fanatisme religieux, le nationalisme et le tribalisme peuvent coexister avec les innovations technologiques. Il est courant de mettre les technologies les plus avancées au service d’idées mythologiques et de passions tribales. Ce qui rend en partie Israël si innovant est son sentiment de crise existentielle permanente – cette idée que, si on n’innove plus, on sera détruit. Ce processus renforce aussi les sentiments tribaux.

    Prenons l’intelligence artificielle. L’un des laboratoires les plus importants, dans le domaine de la formation d’une dictature numérique, se trouve en Cisjordanie occupée. Là, se rencontrent les pires aspects du tribalisme israélien et juif – le fanatisme religieux – et les technologies les plus avancées. Comment contrôler de façon efficace, une population de 2,5 millions de personnes en utilisant l’intelligence artificielle, le big data, les drones et les caméras ? Israël est leader en matière de surveillance : le pays fait des expériences puis les exporte dans le monde entier.

    Ce que vivent les Palestiniens en Cisjordanie est peut-être le préambule de ce que vivront des milliards de personnes dans le monde : on sera constamment sous l’œil d’un régime de surveillance extrême. En Cisjordanie, on peut déjà difficilement passer un coup de fil, se retrouver entre amis, aller d’Hébron à Ramallah, sans être filmé et repéré. Toutes ces données sont intégrées dans des flux, des algorithmes, des ordinateurs dits intelligents qui possèdent d’innombrables informations sur vous et déterminent des modèles. On apprend à reconnaître des schémas types de comportement humain. Pas besoin d’attendre que quelqu’un écrive sur Facebook : « Je veux tuer un Israélien. »

    C’est l’une des raisons pour lesquelles l’occupation israélienne est si sophistiquée et efficace. On a besoin de beaucoup moins de soldats sur le terrain. Il y a un aspect positif : on peut lutter plus facilement contre le terrorisme et éviter la brutalité extrême que représente un flot de soldats déployés sur le territoire. Mais il y a aussi un aspect négatif : les Israéliens développent des méthodes de plus en plus complexes pour contrôler des millions de personnes, puis les exportent dans le monde entier. Toutes sortes de régimes savent qu’Israël est en pointe dans ce domaine.


  • Électricité : le privilège injustifiable de Beyrouth - Éric VERDEIL - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1135424/electricite-le-privilege-injustifiable-de-beyrouth.html

    Les récentes polémiques sur le lieu de connexion de la barge électrique Esra Gul ont à nouveau souligné l’inégalité d’approvisionnement en courant des différentes régions libanaises, au détriment des périphéries du pays. Leurs habitants doivent, plus encore que les autres, supporter les coûts de l’abonnement à un générateur, dont le poids est inversement proportionnel au revenu. Cette inégalité est donc à la fois géographique et sociale.

    Il est moins connu que cette inégalité est aggravée par un mécanisme de subvention invisible, lié à l’écart entre le coût de revient et le tarif payé par les abonnés, qui bénéficie de manière disproportionnée aux ménages les plus aisés et en particulier aux habitants de la capitale. Une nouvelle inégalité géographique et sociale s’ajoute donc à la précédente. C’est ce que démontre pour la première fois une étude que j’ai récemment menée sur le sujet.

    On trouvera ici la version anglaise, avec un titre différent:
    Electricity Subsidies: Benefiting some Regions More than Others
    http://www.lcps-lebanon.org/featuredArticle.php?id=163
    #électricité #subventions #inégalités #Liban


  • La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert ! – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2018/09/15/la-directive-copyright-nest-pas-une-defaite-pour-linternet-libre-et-ouver

    Si je comprends bien, rien à craindre pour une plateforme comme @seenthis ?

    On voit que le « rôle actif » se déduit de trois éléments : la taille de l’acteur, son but lucratif et la hiérarchisation automatisée de contenus. Ce sont donc bien des plateformes centralisées lucratives, type Facebook ou YouTube, qui devront assumer cette nouvelle responsabilité. Pour y échapper, elles devront conclure des accords de licence pour rémunérer les ayant droits et, à défaut, déployer un filtrage automatisé des contenus a priori. En pratique, elles seront certainement toujours obligées de mettre en place un filtrage, car il est quasiment impossible d’obtenir une licence capable de couvrir l’intégralité des œuvres pouvant être postées. 

    Nous avons combattu en lui-même le filtrage automatique, car c’était une mesure profondément injuste et disproportionnée. Mais une question mérite d’être posée : au nom de quoi les défenseurs d’un « Internet Libre et Ouvert » devraient-ils s’émouvoir de ce que les plateformes centralisées et lucratives perdent le bénéfice de la quasi-immunité dont elles bénéficiaient jusqu’à présent ? La directive a par ailleurs pris le soin de préciser que les « prestataires sans finalité commerciale, comme les encyclopédies en ligne de type Wikipedia » ainsi que les « plateformes de développement de logiciels Open Source » seraient exclus du champ d’application de l’article 13, ce qui donne des garanties contre d’éventuels dommages collatéraux.

    • Il est très con, le texte de Calimaq. Entre son paragraphe sur l’opération Barbarossa (sérieusement…), et l’affirmation que s’exprimer sur Youtube ou Twitter ne relève plus en rien de la liberté d’expression, ça pue la stupidité.

      …ce qui donne des garanties contre d’éventuels dommages collatéraux

      Youpi.


  • 27 villes du C40 auraient atteint le pic d’émissions. Pourquoi à ce stade je me méfie de cette annonce ?
    https://www.c40.org/press_releases/27-cities-have-reached-peak-greenhouse-gas-emissions-whilst-populations-increas

    27 of the world’s greatest cities, representing 54 million urban citizens and $6 trillion in GDP have peaked their greenhouse gas emissions. New analysis reveals that the cities have seen emissions fall over a 5 year period, and are now at least 10% lower than their peak. City Halls around the world have achieved this crucial milestone, whilst population numbers have increased and city economies have grown. These 27 cities have continued to decrease emissions by an average of 2% per year since their peak, while populations grew by 1.4% per year, and their economies by 3% per year on average.
    The cities are: Barcelona, Basel, Berlin, Boston, Chicago, Copenhagen, Heidelberg, London, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, New Orleans, New York City, Oslo, Paris, Philadelphia, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sydney, Toronto, Vancouver, Warsaw, Washington D.C.

    Comme c’est beau ! Comme par hasard, aucune ville des pays actuellement en voie d’industrialisation, tel que la Chine par ex. n’est dans ce groupe. On peut se demander comme sont calculées ces émissions. Mon hypothèse est que ces données ne prennent pas en compte le cycle de vie des matières et des services produits dans les villes en question, seulement les émissions locales. Ce qui est sale est aujourd’hui en Chine, au MO, etc. Merci la mondialisation...
    D’autre part, des questions se posent également sur les contours des villes prises en considération, par ex. est-ce uniquement Paris intra muros ou bien la Métropole, voire l’IdF ? Probablement la première option. A ce stage les informations disponibles ne répondent pas à ces questions de base.
    Pour aller plus loin sur la question des méthodes de calcul, et notamment la différence entre la méthode territoriale et celle basée sur la consommation des ménages prenant en compte le cycle de vie, voir par ex. Pichler, Peter-Paul, Timm Zwickel, Abel Chavez, Tino Kretschmer, Jessica Seddon, and Helga Weisz, ‘Reducing Urban Greenhouse Gas Footprints’, Scientific Reports, 7 (2017), 14659 <https://doi.org/10.1038/s41598-017-15303-x>

    #changement_climatique #fake_news_possible


  • Lebanese military warns #Israel against oil exploration on borders - Xinhua | English.news.cn
    http://www.xinhuanet.com/english/2018-09/07/c_137450302.htm

    The statement was released following a meeting between the United Nations Interim Force in Lebanon (UNIFIL) Head of Mission and Force Commander Stefano Del Col and a senior delegation from the LAF.
    It also came after Lebanese Parliament Speaker Nabih Berri expressed his worry on Wednesday about Israel’s intention to start oil exploration in July 2019 in the Karish field, which is very close to the Lebanese waters.

    Berri also voiced concern over the intention of the French oil and gas giant Total S.A. to postpone its oil exploration in Lebanon’s Block 9, which borders Israel’s maritime zone and contains waters claimed by both sides.
    Total was supposed to start operation in 2019 but has postponed it till the spring of 2020, said Lebanon 24, a local news agency.

    “This is a very dangerous step,” Berri was quoted as saying.

    On December 14, 2017, the Lebanese Council of Ministers approved two exclusive licenses for oil exploration and production in blocks 4 and 9 for a consortium composed of Total S.A, Eni International BV and JSC Novatek.

    #Liban #France #Total #


  • Heat: the next big inequality issue | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2018/aug/13/heat-next-big-inequality-issue-heatwaves-world

    But air conditioning will remain out of reach for many, even as it increasingly becomes a necessity. In 2014, Public Health England raised concerns that “the distribution of cooling systems may reflect socioeconomic inequalities unless they are heavily subsidised,” adding that rising fuel costs could further exacerbate this. And when we need to use less energy and cool the planet, not just our homes and offices, relying upon air conditioning is not a viable long-term plan – and certainly not for everyone.

    ‘In Cairo everything is suffocating’


    Most of the research into heatwaves and public health has focused on western countries; Benmarhnia says more studies have been done on the city of Phoenix, Arizona, than the entire continent of Africa. But the problem is global, and especially pronounced across urban slums such as the ashwiyyat in Cairo, where temperatures during the city’s five-month-long summers have peaked at 46C (115F).

    Traditionally Egyptians built low buildings close together, forming dense networks of shaded alleyways where people could keep cool during summer. But the rapid construction of high-rises and decreasing green spaces have made one of the fastest-growing cities in the world increasingly stifling. Subsidy cuts have brought about a rise of 18-42% in electricity costs, affecting many poor residents’ options for cooling down.

    Um Hamad, 41, works as a cleaner and lives with his family in a small flat in Musturad in the city’s north. Though he considers them lucky to live on the relatively cool first floor, “in Cairo everything is suffocating”, he says. Hamad use fans and water to keep cool inside, but the water bill is becoming expensive . “There’s always that trick of sleeping on the floor, and we wear cotton clothes ,” he says. “The temperatures are harder to deal with for women who wear the hijab, so I always tell my daughters to wear only two layers and to wear bright colours.”

    In a tight-knit cluster of urban dwellings in Giza, to Cairo’s south, Yassin Al-Ouqba, 42, a train maintenance worker, lives in a house built from a mixture of bricks and mud-bricks. In August, he says, it becomes “like an oven”. “I have a fan and I place it in front of a plate of ice so that it spreads cold air throughout the room. I spread cold water all over the sheets.”

    Compounding the threat posed by the changing climate is the refugee crisis. The two are intimately linked, with extreme weather events often a factor in social, political and economic instability. A paper published in the journal Science in December found that if greenhouse gas emissions were not meaningfully reduced global asylum applications would increase by almost 200% by the end of the century.

    On a plain north of Amman, some 80,000 Syrians live in the Za’atari refugee camp, a semi-permanent urban settlement set up six years ago and now considered Jordan’s fourth-largest city. Hamda Al-Marzouq, 27, arrived three years ago, fleeing airstrikes on her neighbourhood in the outskirts of Damascus.

    Her husband had gone missing during the war, and she was desperate to save her young son and extended family. Eight of them now live in a prefabricated shelter, essentially a large metal box, which Al-Marzouq says turns into an oven during the summer.

    It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them

    Hamda Al-Marzouq, Za’atari camp resident
    “It’s a desert area, and we’re suffering,” she says by phone from the camp. “We have different ways of coping. We wake in the early morning and soak the floor with water. Then we sprinkle water on ourselves.” There is no daytime electricity, so fans are useless. When power does arrive at night, the desert has already cooled.

    Many days, her family will wait until the evening to walk outside, wrapping wet towels around their heads. But the biggest problem are sandstorms, which can arrive violently during the summer months and engulf the camp for days. “We have to close the caravan windows,” she says, adding the room then gets hotter. “It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them.”

    Al-Marzouq’s five-year-old son suffers respiratory problems and keeps getting infections, while asthma is rife across the camp.

    Water has also been an issue, with demand in northern Jordan – one of the most water-scarce countries in the world – surging following the refugee arrivals. A Unicef-led operation will see all households connected to a water network by October, which Al-Marzouq says has been a significant help.

    “We used to collect water with jerry cans and had to carry it for long distances. Now, with the water network being operational, things are much easier. We don’t have to fight in a long queue to get our share of water. Now there is equity.”

    #climat #Amman #Le_Caire #réfugiés


  • Arabie saoudite : ce que révèle la réapparition du prince héritier MBS aux côtés de Poutine pour l’ouverture de la Coupe du monde 2018 | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/arabie-saoudite-que-revele-reapparition-prince-heritier-mbs-aux-cotes-pout

    Le coup d’envoi de la coupe du monde en Russie a été l’occasion, pour Mohammed ben Salman, de faire sa première apparition publique depuis près de deux mois, et ce malgré les inquiétudes qui entouraient son état de santé

    Peu importe ce qu’on dit le commentaire, l’important c’est la réapparition de #MBS. Ou j’ai raté qqchose ? On attend les révélations et les réflexions sur les équilibres politiques internes à l’Arabie Saoudite pour mieux comprendre cette séquence.


  • Notes de lecture – Shakk par Emma Boltanski-Aubin
    https://shakk.hypotheses.org/category/notes-de-lecture
    Un carnet à suivre

    Pour l’heure, c’est l’ouvrage de Samar Yazbek, Dix-neuf femmes. Des Syriennes racontent (2018) qui nous intéresse. Ce livre donne la parole à des femmes qui bien que prises dans un faisceau de contraintes (régime de terreur, environnement ultraconservateur, ascension fulgurante des salafistes), se sont engagées dans la révolution et illustrées dans différentes actions – éducation, aide médicale, journalisme, évènements artistiques, plus marginalement brigades armées -, chacune animée par une même espérance, celle de transformer leur société pour y établir une nouvelle réalité articulée autour de trois axiomes : « liberté », « dignité » et « justice » (hurrîya, karâma et ‘adâla, les trois mots d’ordre du soulèvement). Pour la plupart un double combat a dû être mené : contre un régime dictatorial implacable et contre une société qui limite le rôle des femmes sous prétexte de les protéger. L’engagement dans le soulèvement leur a donc imposé d’opérer de multiples déplacements : déplacements hors de l’ordre politique prescrit ; déplacements hors de l’environnement où elles évoluaient (leurs sphères familiales, leurs quartiers, leurs villes natales et, lorsque l’exil est devenu nécessité, leur pays) ; déplacements, enfin, hors du carcan imposé par des normes sociales souvent intériorisées et acceptées. Invitées à revenir sur leurs expériences, les dix-neuf témoins de l’ouvrage de Samar Yazbek racontent leur stupéfaction de découvrir des pans entiers d’une société qu’elles méconnaissaient, leurs interrogations, parfois leur colère, face à des hommes qui tentent, au nom de la religion (le plus souvent la leur pourtant) et de la bienséance, de les marginaliser et de réduire leurs activités ; leur rage de voir les plus démunis abandonnés à leur sort et sombrer dans une violence inouïe.


  • Il y a dix ans déjà ... 2 juin 2006 à Paris. En commémoration du premier anniversaire de l’assassinat de Samir Kassir
    https://www.facebook.com/jad.tabet.37/posts/236349126746578
    Jad Tabet #Liban

    Il y a dix ans déjà ... 2 juin 2006 à Paris. En commémoration du premier anniversaire de l’assassinat de Samir Kassir.

    « Nous voilà donc rassemblés à nouveau, en ce 2 juin 2006, pour commémorer cette fois ci le premier anniversaire de l’assassinat de Samir Kassir.

    Commémorer…Que ce terme paraît étrange dans ces circonstances…

    Je me souviens d’une discussion avec Samir, il y a de cela quelques années déjà, dans l’une de ces séances que nous nous plaisions à appeler les séances « roues libres » qui duraient parfois des heures, attablés dans un café du bord de mer ou du centre-ville de Beyrouth. Ce jour là, je ne sais à l’initiative de lequel d’entre nous deux, la discussion portait sur les notions d’espace et de temps que nous abordions, lui à travers sa formation d’historien et moi à travers ma pratique d’architecte.

    Je soutenais que la notion d’espace était étrangère à la culture arabe, et j’en voulais pour preuve qu’il n’existe pas de terme spécifique dans notre langue pour désigner cette notion, qu’on devait se contenter d’approcher à travers des détours approximatifs : le terme de fada’a par exemple, qui désigne le vide, ou celui de mada qui désigne l’étendue, ou encore celui de majal qui désigne le domaine. Je soutenais aussi que la notion d’espace avait été phagocytée par la notion de temps, le temps de l’histoire bien entendu, mais aussi celui de la vie quotidienne, le temps des cinq prières journalières, le temps du cycle lunaire qui règle le jeûne et sa rupture, le temps du pèlerinage et des transhumances, qui existait déjà bien avant l’islam.

    Samir n’était pas d’accord. Le drame des sociétés arabes contemporaines disait-il, résidait tout d’abord dans leur rapport au temps. Prisonnières d’une lecture fétichiste de leur histoire, elles se sont enfermées dans l’idolâtrie d’un supposé âge d’or, après lequel il n’y aurait plus eu qu’échecs et malheurs. La victimisation qui caractérise le regard que les arabes portent sur eux même aujourd’hui procède de cette lecture an-historique et constitue l’une des composantes de ce qu’il appellera plus tard « le malheur arabe ». Et il ajoutait que l’un des signes les plus évidents de ce regard tronqué sur l’histoire se manifeste dans la propension maladive des sociétés arabes contemporaines à se complaire dans les commémorations rituelles.

    Anniversaires de coups d’état ou de prise du pouvoir par tel ou tel dictateur, élevés au rang d’évènements historiques, mais aussi commémoration des défaites : celle de la partition de la Palestine tout d’abord, puis celle de la débâcle de 1967, celle de la chute de Jérusalem et peut-être demain disait-il, celle de la chute de Bagdad.

    C’est à travers ces commémorations rituelles, me disait-il alors, que s’exprime peut-être le mieux ce mal endémique dont souffrent les sociétés arabes contemporaines dans leur incapacité à générer un processus d’accumulation historique.

    Que dirait Samir aujourd’hui s’il était parmi nous ?

    Peut-être prendrait-il son air ironique, pour nous prévenir que nous risquons de succomber à notre tour au mimétisme des commémorations rituelles.

    Ou peut-être nous rappellerait-il que le temps des commémorations n’est pas encore venu, que la dynamique du 14 mars s’est heurtée aux compromissions des politiques et à la barbarie des tueurs, et qu’il reste devant nous un long chemin à parcourir, pour que la promesse d’une nouvelle modernité arabe, qui a éclos à Beyrouth il y a un an, puisse surmonter les blocages de nos sociétés, coincées entre la tyrannie des régimes autoritaires et le rigorisme du fondamentalisme religieux.

    D’ici là, il nous faudra continuer à résister de toutes nos forces.

    Il faudra continuer à nous rassembler à nouveau comme aujourd’hui, non pour commémorer, mais pour témoigner que, malgré la profondeur de la nuit arabe, la promesse de l’aube reste toujours intacte. »


  • Paris, quelle ville-monde ?
    par Michel Agier
    | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2018/05/31/paris-ville-monde

    Paris, par son histoire, sa démographie et sa géographie, est tout à la fois une ville frontière, une ville refuge et une ville carrefour. C’est avec Calais et Vintimille (deux villes littéralement frontalières) l’un des trois véritables points de cristallisation d’une « crise » (le terme resterait à préciser) régulièrement déclenchée par un goulet d’étranglement dans la gestion des passages des migrants en France : ce sont, à des degrés divers, des hypertrophies de frontière, sans que les projets des migrants puissent être considérés comme établis, sûrs et définitifs.

    [...]

    Sur le versant « global », quelle ville-monde est Paris ? Pour l’heure, le « monde » auquel la ville se relie avec beaucoup d’attention est celui des touristes et les démarches sont nombreuses pour accueillir toujours plus de touristes, quitte à faire de Paris un spectacle vendant son décor en noir et blanc, vendant ou louant des appartements sur ce décor de carte postale. C’est la « gentrification » globale et bien au-delà, la fictionnalisation de Paris-vitrine pour le monde.

    La situation illustrée par ce énième démantèlement de campements de migrants à Paris peut donc se lire comme un défi posé à la Ville de Paris sous la forme d’un « jeu d’échelles ». Si elle ne veut pas être perdante dans ce face-à-face lamentable avec le gouvernement dont elle ne cesse de s’alimenter puis d’essayer de se déprendre, il lui faut monter d’un cran ou deux dans l’échelle de la grandeur pour atteindre celle d’une ville-monde, dialoguer avec les maires de Barcelone, Londres, New York, Amsterdam ou Sao Paulo, plutôt qu’avec Gérard Collomb. D’autres modèles existent, villes-refuges, villes accueillantes, villes-sanctuaires, qui forment des bases réalistes à partir desquelles s’élaborent des politiques d’accueil et de logement adaptée aux conditions actuelles et à venir de la mobilité internationale populaire.

    #Paris #frontières #migrants #refuge


  • Le projet nucléaire jordanien abandonné, ou du moins reconfiguré à la baisse sans certitude que la nouvelle solution sera plus réaliste financièrement.
    Auteurs: Ali Ahmad is director of the Energy Policy and Security in the Middle East Programme at the Issam Fares Institute at the American University of Beirut in Lebanon. M. V. Ramana is the Simons Chair for Disarmament, Global and Human Security at the School of Public Policy and Global Affairs at the University of British Columbia in Canada and author of “The Power of Promise: Examining Nuclear Energy in India” (Penguin Books, 2012).
    HTRs will not help establish nuclear power in Jordan | Jordan Times
    http://www.jordantimes.com/opinion/ali-ahmad-and-m-v-ramana/htrs-will-not-help-establish-nuclear-power-jordan

    Chairman of Jordan Atomic Energy Commission (JAEC), Khaled Toukan, has announced that the organisation is in “serious and advanced” talks with China National Nuclear Corporation (CNNC) to build a 220 megawatt High Temperature Gas-Cooled Reactor (HTR) in the Kingdom. Viewed in light of earlier announcements by JAEC and its failure to realise any of its proposed plans since 2007, this pronouncement suggests that the Kingdom is downsizing its nuclear plans in a desperate bid to keep alive the possibility of building a nuclear plant in the country. But this effort is as misguided as prior ones and the best option is to stop investing any more effort, or money, into developing nuclear power.

    Perhaps the most important earlier announcement worth recalling is from three years ago, when, amid much fanfare, Jordan signed an inter-governmental agreement with Russia to build two 1,000-megawatt reactors, at a total cost of $10 billion. The two reactors were “expected to be operational by 2022”. Reports suggested that Russia was to finance 50.1 per cent of the project and Jordan would find financing for the other half. But Jordan struggled to come up with its share.

    Although there has been no official announcement to that effect, the project is likely dead. This is presumably why there is now talk of a smaller reactor.

    #énergie #nucléaire #jordanie #électricité


  • La communauté orthodoxe au Liban divisée, des ministres chiites dans le différend : le confessionnalisme au-delà du confessionalisme
    L’avant-dernier Conseil des ministres adopte une série de décisions et vante ses propres réalisations - Jeanine JALKH - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1116084/lavant-dernier-conseil-des-ministres-adopte-une-serie-de-decisions-et

    Évoqué en Conseil des ministres le 3 mai, le projet d’université avait suscité une opposition de la part du ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, qui avait estimé que l’édification d’une nouvelle institution universitaire orthodoxe portait atteinte à l’Université de Balamand, ralliant à son camp les ministres Ali Kanso et Ali Hassan Khalil, respectivement du PSNS et du mouvement Amal. Face à eux, les ministres Ghassan Hasbani, Michel Pharaon, mais aussi Melhem Riachi et Ghattas Khoury, proches du 14 Mars, avaient défendu l’initiative, avant que le débat ne soit ajourné. 

    Ce dossier, qui était au départ un problème d’organisation ecclésiastique au sein de la communauté orthodoxe, opposant le patriarche de l’Église orthodoxe d’Antioche, Mgr Youhanna Yazigi, basé à Damas, au métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a fini par être récupéré en politique, suscitant des divisions entre pro et antisyriens. 

    L’Université de Balamand relève du patriarche Yazigi qui s’oppose à l’édification d’un nouveau campus, alors que l’ensemble des institutions orthodoxes à Beyrouth dépendent de l’évêque Élias Audi qui, en aspirant à la construction d’une université dans la capitale, « réclame en quelque sorte son autonomie et son indépendance de Balamand », explique Antoine Courban, professeur à l’USJ. 

    Avant la réunion du Conseil des ministres, M. Kanso a tenu à réitérer devant la presse son opposition à ce projet. « Tant que le patriarche Yazigi n’est pas d’accord, je ne vois ce qui nous obligerait à aller à l’encontre de son souhait », a-t-il dit, alléguant le risque d’une division au sein de l’Église orthodoxe. Une position qu’il maintiendra lors de la réunion, sachant que le ministre de la Défense s’est opposé cette fois-ci, non plus à l’édification de l’université en tant que telle, mais à la création d’une nouvelle faculté de médecine. 

    M. Sarraf a motivé sa position par le problème que poserait une nouvelle faculté de médecine aux étudiants de Balamand qui, jusque-là, effectuaient leur stage à l’hôpital Saint-Georges à Achrafieh sur la base d’un contrat conclu entre les deux institutions. Or, le risque serait que l’hôpital Saint-Georges révoque ce contrat pour laisser la place aux stagiaires en provenance de la nouvelle université. Une objection qui n’a vraisemblablement pas bloqué l’adoption du projet.


  • « Ramener le gouvernement israélien au respect du droit n’est en rien une manifestation d’antisémitisme »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/15/ramener-le-gouvernement-israelien-au-respect-du-droit-et-a-la-raison-n-est-e

    L’Europe doit cesser de regarder ce conflit comme une séquelle de ses responsabilités dans le génocide des juifs et de la manière dont y ont été traités les survivants. Ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison, dénoncer sa politique, n’est en rien une manifestation d’antisémitisme. Antisémitisme, dont nous combattons les manifestations insupportables qui se produisent partout en Europe.

    Nous appelons l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’Etat de Palestine. La France doit agir en ce sens, en procédant elle-même à cette reconnaissance sans délai.

    #justice #Israël #palestine

    • voilà

      Israël fête ses 70 ans d’existence. Sa proclamation en 1948 au lendemain de la seconde guerre mondiale marquée par le génocide des juifs d’Europe, a été accueillie dans le monde comme un refuge pour les survivants et comme un espoir. En même temps, elle a dépossédé les Palestiniens d’une partie importante de leur pays et représenté pour eux une catastrophe, la Naqba. Soixante-dix ans plus tard, l’Etat d’Israël est une réalité, comme l’est aussi le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

      Depuis 1948, ces deux réalités s’entrechoquent entraînant du sang et des larmes, entravant l’avenir des peuples de la région et produisant ses effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde. L’occupation et la colonisation poursuivies par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières internationalement reconnues aggravent une situation régionale, par ailleurs, bouleversée par de nombreux conflits et fait peser de lourdes menaces sur la paix mondiale.

      Ce qui n’est pas supportable, c’est la négation assumée des droits du peuple palestinien par la force brute de la répression et des armes. S’appropriant les terres, cantonnant les Palestiniens à des territoires de plus en plus réduits, les différents gouvernements israéliens détruisent de plus en plus sûrement tout espoir que deux Etats puissent vivre en paix, côte à côte, avec Jérusalem comme capitale commune. Le résultat de leur politique interroge, certes, sur la possibilité de cette solution.

      Peser sur les deux parties
      La poursuite continue de la colonisation, conduisant à l’installation de quelque 700 000 colons en Cisjordanie, a sapé les espoirs suscités par le processus d’Oslo. Mais il est clair que l’hypothèse louable d’un seul Etat ouvert à tous avec les mêmes droits se heurte aux aspirations nationales des deux peuples. L’établissement de deux Etats dans les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, reste, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

      Il est illusoire de penser que laisser le gouvernement israélien et l’autorité palestinienne face à face permettrait d’avancer dans cette voie. Seule l’intervention de la communauté internationale permettra de peser sur les deux parties, en particulier sur les autorités israéliennes qui se sentent revêtues de l’impunité que leur confère le soutien indéfectible des Etats-Unis.

      C’est donc à l’Union européenne d’agir. L’Europe doit cesser de regarder ce conflit comme une séquelle de ses responsabilités dans le génocide des juifs et de la manière dont y ont été traités les survivants. Ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison, dénoncer sa politique, n’est en rien une manifestation d’antisémitisme. Antisémitisme, dont nous combattons les manifestations insupportables qui se produisent partout en Europe.

      Nous appelons l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’Etat de Palestine. La France doit agir en ce sens, en procédant elle-même à cette reconnaissance sans délai.

      Les signataires de la tribune : Tewfik Allal, militant associatif ; Jean-Christophe Attias, directeur d’études à l’EPHE ; Bertrand Badie, professeur à l’IEP Paris ; Françoise Basch, universitaire ; Sophie Basch, professeur à Sorbonne Université ; Esther Benbassa, sénatrice EELV, universitaire ; Sophie Bessis, historienne, Françoise Blum, ingénieure CNRS ; Barbara Cassin, chercheur CNRS ; Mouhieddine Cherbib, militant associatif CRLDH Tunisie ; Alice Cherki, psychanalyste ; Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne ; Michel Deyfus, directeur de recherche au CNRS ; Dominique Guibert, président de l’AEDH ; Christiane Hessel, présidente d’honneur de Les enfants, le jeu, l’éducation ; Alain Joxe, directeur d’études à l’EHESS ; Robert Kissous, militant associatif ; Abdelatif Laabi, écrivain ; Nicole Lapierre, socio-anthropologue, directrice de recherche émérite au CNRS ; Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH ; Jean-Claude Lefort, député honoraire ; Catherine Lévy, sociologue CNRS ; Gilles Manceron, historien ; Michel Mousel, militant politique ; Fabienne Messica, sociologue ; Bernard Ravenel, historien ; Vincent Rebérioux, LDH ; Malik Salemkour, président de la LDH ; Abraham Ségal, documentariste ; Taoufiq Tahani, universitaire, président d’honneur de l’AFPS ; Athéna Tsingarida, professeure à l’Université libre de Bruxelles ; Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH ; Marie-Christine Vergiat, députée européenne ; Georges Vigarello, EHESS ; Sylviane de Wangen, comité de rédaction de Confluences Méditerranée.


  • The biography of the founder of the Palestinian Popular Front makes it clear: The leftist leader was right -

    Israelis considered George Habash a cruel airline hijacker, but Eli Galia’s new Hebrew-language book shows that the PFLP chief’s views would have been better for the Palestinians than Arafat’s compromises

    Gideon Levy Apr 13, 2018

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/palestinians/.premium-biography-makes-it-clear-this-palestinian-leftist-leader-was-right

    George Habash was Israel’s absolute enemy for decades, the embodiment of evil, the devil incarnate. Even the title “Dr.” before his name — he was a pediatrician — was considered blasphemous.
    Habash was plane hijackings, Habash was terror and terror alone. In a country that doesn’t recognize the existence of Palestinian political parties (have you ever heard of a Palestinian political party? — there are only terror groups) knowledge about the man who headed the Popular Front for the Liberation of Palestine was close to zero.
    What’s there to know about him? A terrorist. Subhuman. Should be killed. Enemy. The fact that he was an ideologue and a revolutionary, that his life was shaped by the expulsion from Lod, changed nothing. He remains the plane hijacker from Damascus, the man from the Rejectionist Front who was no different from all the rest of the “terrorists” from Yasser Arafat to Wadie Haddad to Nayef Hawatmeh.
    Now along comes Eli Galia’s Hebrew-language book “George Habash: A Political Biography." It outlines the reality, far from the noise of propaganda, ignorance and brainwashing, for the Israeli reader who agrees to read a biography of the enemy.
    Presumably only few will read it, but this work by Galia, a Middle East affairs expert, is very deserving of praise. It’s a political biography, as noted in its subtitle, so it almost entirely lacks the personal, spiritual and psychological dimension; there’s not even any gossip. So reading it requires a lot of stamina and specialized tastes. Still, it’s fascinating.
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    Galia has written a nonjudgmental and certainly non-propagandistic biography. Taking into consideration the Israeli mind today, this isn’t to be taken for granted.
    Galia presents a wealth of information, with nearly a thousand footnotes, about the political path of Habash, a man who was considered dogmatic even though he underwent a number of ideological reversals in his life. If that’s dogmatism, what’s pragmatism? The dogmatic Habash went through more ideological changes than any Israeli who sticks to the Zionist narrative and doesn’t budge an inch — and who of course isn’t considered dogmatic.

    The exodus from Lod following an operation by the Palmach, 1948.Palmach Archive / Yitzhak Sadeh Estate
    In the book, Habash is revealed as a person of many contradictions: a member of the Christian minority who was active in the midst of a large Muslim majority, a bourgeois who became a Marxist, a tough and inflexible leader who was once seen weeping in his room as he wrote an article about Israel’s crimes against his people. He had to wander and flee for his life from place to place, sometimes more for fear of Arab regimes than of Israel.

    He was imprisoned in Syria and fled Jordan, he devoted his life to a revolution that never happened. It’s impossible not to admire a person who devoted his life to his ideas, just as you have to admire the scholar who has devoted so much research for so few readers who will take an interest in the dead Habash, in an Israel that has lost any interest in the occupation and the Palestinian struggle.
    The book gives rise to the bleak conclusion that Habash was right. For most of his life he was a bitter enemy of compromises, and Arafat, the man of compromise, won the fascinating historical struggle between the two. They had a love-hate relationship, alternately admiring and scorning each other, and never completely breaking off their connection until Arafat won his Pyrrhic victory.
    What good have all of Arafat’s compromises done for the Palestinian people? What came out of the recognition of Israel, of the settling for a Palestinian state on 22 percent of the territory, of the negotiations with Zionism and the United States? Nothing but the entrenchment of the Israeli occupation and the strengthening and massive development of the settlement project.
    In retrospect, it makes sense to think that if that’s how things were, maybe it would have been better to follow the uncompromising path taken by Habash, who for most of his life didn’t agree to any negotiations with Israel, who believed that with Israel it was only possible to negotiate by force, who thought Israel would only change its positions if it paid a price, who dreamed of a single, democratic and secular state of equal rights and refused to discuss anything but that.
    Unfortunately, Habash was right. It’s hard to know what would have happened had the Palestinians followed his path, but it’s impossible not to admit that the alternative has been a resounding failure.

    Members of the Palestinian National Council in Algiers, 1987, including Yasser Arafat, left, and George Habash, second from right. Mike Nelson-Nabil Ismail / AFP
    The Palestinian Che Guevara
    Habash, who was born in 1926, wrote about his childhood: “Our enemies are not the Jews but rather the British .... The Jews’ relations with the Palestinians were natural and sometimes even good” (p. 16). He went to study medicine at the American University in Beirut; his worried mother and father wrote him that he should stay there; a war was on.
    But Habash returned to volunteer at a clinic in Lod; he returned and he saw. The sight of the Israeli soldiers who invaded the clinic in 1948 ignited in him the flame of violent resistance: “I was gripped by an urge to shoot them with a pistol and kill them, and in the situation of having no weapons I used mute words. I watched them from the sidelines and said to myself: This is our land, you dogs, this is our land and not your land. We will stay here to kill you. You will not win this battle” (p.22).
    On July 14 he was expelled from his home with the rest of his family. He never returned to the city he loved. He never forgot the scenes of Lod in 1948, nor did he forget the idea of violent resistance. Can the Israeli reader understand how he felt?
    Now based in Beirut, he took part in terror operations against Jewish and Western targets in Beirut, Amman and Damascus: “I personally lobbed grenades and I participated in assassination attempts. I had endless enthusiasm when I was doing that. At the time, I considered my life worthless relative to what was happening in Palestine.”
    “The Palestinian Che Guevara” — both of them were doctors — made up his mind to wreak vengeance for the Nakba upon the West and the leaders of the Arab regimes that had abandoned his people, even before taking vengeance on the Jews. He even planned to assassinate King Abdullah of Jordan. He founded a new student organization in Beirut called the Commune, completed his specialization in pediatrics and wrote: “I took the diploma and said: Congratulations, Mother, your son is a doctor, so now let me do what I really want to do. And indeed, that’s what happened” (p. 41).
    Habash was once asked whether he was the Che Guevara of the Middle East and he replied that he would prefer to be the Mao Zedong of the Arab masses. He was the first to raise the banner of return and in the meantime he opened clinics for Palestinian refugees in Amman. For him, the road back to Lod passed through Amman, Beirut and Damascus. The idea of Pan-Arabism stayed with him for many years, until he despaired of that as well.
    He also had to leave medicine: “I am a pediatrician, I have enjoyed this greatly. I believed that I had the best job in the world but I had to make the decision I have taken and I don’t regret it .... A person cannot split his emotions in that way: to heal on the one hand and kill on the other. This is the time when he must say to himself: one or the other.”

    Militants from the Popular Front for the Liberation of Palestine, Jordan, 1969.1969Thomas R. Koeniges / Look Magazine Photograph Collection / Library of Congress
    The only remaining weapon
    This book isn’t arrogant and it isn’t Orientalist; it is respectful of the Palestinian national ideology and those who articulated and lived it, even if the author doesn’t necessarily agree with that ideology or identify with it. This is something quite rare in the Israeli landscape when it comes to Arabs in general and Palestinians in particular. Nor does the author venerate what’s not worthy of veneration, and he doesn’t have any erroneous romantic or other illusions. Galia presents a bitter, tough, uncompromising, very much failed and sometimes exceedingly cruel struggle for freedom, self-respect and liberation.
    And this is what is said in the founding document of the PFLP, which Habash established in December 1967 after having despaired of Palestinian unity: “The only weapon left to the masses in order to restore history and progress and truly defeat enemies and potential enemies in the long run is revolutionary violence .... The only language that the enemy understands is the language of revolutionary violence” (p.125).
    But this path too met with failure. “The essential aim of hijacking airplanes,” wrote Habash, “was to bring the Palestinian question out of anonymity and expose it to Western public opinion, because at that time it was unknown in Europe and in the United States. We wanted to undertake actions that would make an impression on the senses of the entire world .... There was international ignorance regarding our suffering, in part due to the Zionist movement’s monopoly on the mass media in the West” (p. 151).
    The PFLP plane hijackings in the early 1970s indeed achieved international recognition of the existence of the Palestinian problem, but so far this recognition hasn’t led anywhere. The only practical outcome has been the security screenings at airports everywhere around the world — and thank you, George Habash. I read Galia’s book on a number of flights, even though this isn’t an airplane book, and I kept thinking that were it not for Habash my wanderings at airports would have been a lot shorter. In my heart I forgave him for that, for what other path was open to him and his defeated, humiliated and bleeding people?
    Not much is left of his ideas. What has come of the scientific idealism and the politicization of the masses, the class struggle and the anti-imperialism, the Maoism and of course the transformation of the struggle against Israel into an armed struggle, which according to the plans was supposed to develop from guerrilla warfare into a national war of liberation? Fifty years after the founding of the PFLP and 10 years after the death of its founder, what remains?
    Habash’s successor, Abu Ali Mustafa, was assassinated by Israel in 2001; his successor’s successor, Ahmad Saadat, has been in an Israeli prison since 2006 and very little remains of the PFLP.
    During all my decades covering the Israeli occupation, the most impressive figures I met belonged to the PFLP, but now not much remains except fragments of dreams. The PFLP is a negligible minority in intra-Palestinian politics, a movement that once thought to demand equal power with Fatah and its leader, Arafat. And the occupation? It’s strong and thriving and its end looks further off than ever. If that isn’t failure, what is?

    A mourning procession for George Habash, Nablus, January 2008. Nasser Ishtayeh / AP
    To where is Israel galloping?
    Yet Habash always knew how to draw lessons from failure after failure. How resonant today is his conclusion following the Naksa, the defeat in 1967 that broke his spirit, to the effect that “the enemy of the Palestinians is colonialism, capitalism and the global monopolies .... This is the enemy that gave rise to the Zionist movement, made a covenant with it, nurtured it, protected it and accompanied it until it brought about the establishment of the aggressive and fascistic State of Israel” (p. 179).
    From the Palestinian perspective, not much has changed. It used to be that this was read in Israel as hostile and shallow propaganda. Today it could be read otherwise.
    After the failure of 1967, Habash redefined the goal: the establishment of a democratic state in Palestine in which Arabs and Jews would live as citizens with equal rights. Today this idea, too, sounds a bit less strange and threatening than it did when Habash articulated it.
    On the 40th anniversary of Israel’s founding, Habash wrote that Israel was galloping toward the Greater Land of Israel and that the differences between the right and left in the country were becoming meaningless. How right he was about that, too. At the same time, he acknowledged Israel’s success and the failure of the Palestinian national movement. And he was right about that, too.
    And one last correct prophecy, though a bitter one, that he made in 1981: “The combination of a loss of lives and economic damage has considerable influence on Israeli society, and when that happens there will be a political, social and ideological schism on the Israeli street and in the Zionist establishment between the moderate side that demands withdrawal from the occupied territories and the extremist side that continues to cling to Talmudic ideas and dreams. Given the hostility between these two sides, the Zionist entity will experience a real internal split” (p. 329).
    This has yet to happen.
    Imad Saba, a dear friend who was active in the PFLP and is in exile in Europe, urged me for years to try to meet with Habash and interview him for Haaretz. As far as is known, Habash never met with Israelis, except during the days of the Nakba.
    Many years ago in Amman I interviewed Hawatmeh, Habash’s partner at the start and the leader of the Democratic Front for the Liberation of Palestine, which split off from the PFLP in 1969. At the time of the interview, Habash was also living in Amman and was old and sick. I kept postponing my approach — until he died. When reading the book, I felt very sorry that I had not met this man.


  • Punir Damas  ? - Jean Christophe Ploquin dans La Croix
    https://www.la-croix.com/Debats/Editos/Punir-Damas-2018-04-08-1200930066

    Washington et Paris pourraient ainsi se retrouver, dans les prochains jours, en situation de sanctionner le régime de Bachar Al Assad mais sans que cela leur donne un levier supplémentaire dans un conflit où ils ne jouent pas les premiers rôles, ni dans la recherche d’une solution négociée. Le message sur l’interdiction de recourir à des armes chimiques serait certes fort. Mais il témoignerait aussi d’une forme d’impuissance. Au risque d’apparaître comme un coup d’épée dans l’eau.


  • Lebanon’s oil & gas sector is stepping into the implementation phase
    https://www.mesp.me/2018/04/09/lebanons-oil-gas-sector-stepping-into-implementation-phase

    The Ministry of Energy and Water published the full text of the exploration and production contracts signed with the consortium made up of Total, Eni and Novatek. Lebanon is the first country in the Eastern Mediterranean to disclose signed agreements, and – regardless of the provisions in this agreement – this is a welcome move that deserves to be highlighted. Click here for Block 4’s EPA, and here for Block 9’s EPA.

    There were indications that the LPA and Ministry of Energy intended to disclose the contracts, but it’s all in the timing: It’s one thing to make them available at the beginning of the process and another thing to disclose them further down the road.

    #pétrole #gaz #Liban


    • Qualifier Israël de régime d’apartheid est-il erroné ou excessif ? La Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale des Nations Unies a voulu en avoir le cœur net en confiant une étude sur le sujet à deux universitaires. Publié en 2017, le rapport de Richard Falk, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur les territoires occupés, et de Virginia Tilley, professeure étasunienne spécialisée dans les conflits à caractère racial ou ethnique, est pourtant passé presque inaperçu.

      Et pour cause : postée sur le site des Nations Unies, l’étude en a vite été retirée : « Notre rapport a été validé par les Nations Unies et nous n’avons reçu aucune critique sur le fond. Mais, mis sous pression par Israël et ses soutiens, le secrétaire général de l’ONU a prétexté que le texte n’avait pas été soumis selon les règles de procédures. Ce qui est faux », assure Virginia Tilley au Courrier. La spécialiste était de passage fin mars à Genève pour y donner une conférence à l’Institut des hautes études internationales et du développement.
      « Actes inhumains »

      Il faut dire que les conclusions du rapport n’y vont pas par quatre chemins : « Les preuves disponibles établissent au-delà de tout doute raisonnable qu’Israël est coupable de politiques et de pratiques qui constituent le crime d’apartheid tel que défini juridiquement dans le droit international. » Pour les auteurs de l’étude, l’apartheid s’applique selon eux tant aux Palestiniens des territoires occupés et de la bande de Gaza, à ceux qui vivent à Jérusalem-Est et en Israël, qu’aux réfugiés demeurant dans d’autres pays. « Tous ces éléments que nous voyions au départ comme séparés, compartimentés, proviennent d’une même logique première : la discrimination raciale », précise Virginia Tilley.

      C’est dans les territoires occupés et à Gaza, où vivent quelque 4,6 millions de Palestiniens, que l’apartheid apparait plus clairement, estime la professeure : « Là, il y a deux systèmes très distincts : un mur qui sépare les populations, des routes réservées aux juifs (colons), des lois civiles pour les juifs, d’autres – militaires – pour les arabes, des tribunaux pour les juifs, d’autres pour les Palestiniens. C’est une séparation totale ». A cela s’ajoutent « une gestion discriminatoire de terres et de l’aménagement du territoire par des institutions nationales juives chargées d’administrer les ‘terres d’Etat’ dans l’intérêt de la population juive », et les « actes inhumains quotidiennement et systématiquement pratiqués par Israël en Cisjordanie », constate le document.

      Et c’est là que la similarité avec l’Afrique du Sud est la plus forte, estime Virgina Tilley, qui a vécu et mené des études sur l’apartheid dans ce pays : « Les Israéliens ont appris énormément sur le système des bantoustans et ont importé les méthodes d’Afrique du Sud. Quand j’y travaillais, des membres du gouvernement me racontaient que chaque fois qu’Ariel Sharon leur rendait visite, il posait beaucoup de questions sur ces régions autonomes réservées aux Noirs. » La séparation de la Cisjordanie en zones A, B et C s’inspirerait directement du système sud-africain. « De nombreuses dispositions des accords d’Oslo sont calquées sur les Constitutions des bantoustans, point par point. »
      Lois discriminatoires

      La situation des quelque 1,7 million de Palestiniens qui résident en Israël même est très différente de celle qui prévalait en Afrique du Sud. Mais les « arabes » y sont également soumis à l’apartheid selon les deux experts. « Leur situation peut porter à confusion car ils sont des citoyens d’Israël et peuvent voter, prévient Virgina Tilley. Mais ils sont soumis à des lois discriminatoires, lesquelles assurent que les citoyens juifs ont des privilèges : accès aux terres et à des emplois, à des logements subventionnés, de meilleurs salaires, des protections diverses, etc. Tous types d’avantages basés sur le fait d’être juif. Les Palestiniens et arabes en sont exclus. »

      Le rapport ajoute : « Cette politique de domination se manifeste aussi dans la qualité inférieure des services, dans des lois de zonage restrictif et des allocations budgétaires limitées pour les collectivités palestiniennes. » Les citoyens juifs disposent d’un statut supérieur à celui de leurs homologues non juifs, ils ont la nationalité (le’um), alors que les autres n’ont « que » la citoyenneté (ezrahut).

      Si les arabes israéliens ont le droit de vote, ils ne peuvent contester la législation qui maintient le « régime racial », précise l’étude. « C’est illégal en Israël car ils n’ont pas le droit de créer un parti politique qui s’oppose aux lois qui font d’eux des citoyens de seconde classe », précise Virginia Tilley.

      Quant aux 300 000 Palestiniens de Jérusalem-Est, ils sont encore plus mal lotis : « Ils sont victimes d’expulsions et de démolitions de leurs maisons décidées par Israël dans le cadre de sa politique ‘d’équilibre démographique’ en faveur des résidents juifs. » Ses habitants arabes ne disposent que du statut de « résident permanent » et peuvent être expulsés vers la Cisjordanie, et perdre jusqu’à leur droit de visite dans la ville, « s’ils s’identifient politiquement, de manière ostentatoire aux Palestiniens des territoires occupés », indique la professeure.
      La solution d’un Etat démocratique pour tous

      Les Palestiniens réfugiés à l’étranger, entre 5 et 8 millions, seraient victimes d’apartheid en raison du refus d’Israël de les laisser rentrer chez eux, expliquent Richard Falk et Virginia Tilley : « Cela fait partie intégrante du système d’oppression et de domination du peuple palestinien dans son ensemble, estiment-ils. Le refus du droit au retour fait en sorte que la population palestinienne ne croisse pas au point de menacer le contrôle par Israël du territoire [occupé] ni de fournir aux Palestiniens citoyens d’Israël le poids démographique nécessaire pour obtenir les pleins droits démocratiques, éliminant par là le caractère juif de l’Etat d’Israël. »

      Pour les deux universitaires, seul l’établissement d’un Etat démocratique pour tous sur l’ensemble du territoire d’Israël et de Palestine est à même d’en finir avec l’apartheid, et donc, de régler la cause du conflit (lire ci-dessous). Une solution que préconise Virginia Tilley depuis la publication de son livre sur la question en 2005, The One State solution.

      #apartheid #Israël #mots #terminologie #rapport #ONU #discriminations #vocabulaire

    • ESCWA Launches Report on Israeli Practices Towards the Palestinian People and the Question of Apartheid

      United Nations Under-Secretary-General and Executive Secretary of the UN Economic and Social Commission for Western Asia (ESCWA) Rima Khalaf pointed out today that it is not an easy matter for a United Nations entity to conclude that a State has established an apartheid regime. In recent years, some have labelled Israeli practices as racist, while others have warned that Israel risks becoming an apartheid State. A few have raised the question as to whether in fact it already has.

      Khalaf’s remarks were given during a press conference held this afternoon at the UN House, in Beirut, when she launched a report by ESCWA on “Israeli Practices towards the Palestinian People and the Question of Apartheid.”

      Khalaf noted that Israel, encouraged by the international community’s disregard for its continual violations of international law, has succeeded over the past decades in imposing and maintaining an apartheid regime that works on two levels. First, the political and geographic fragmentation of the Palestinian people which enfeebles their capacity for resistance and makes it almost impossible for them to change the reality on the ground. Secondly, the oppression of all Palestinians through an array of laws, policies and practices that ensure domination of them by a racial group and serve to maintain the regime.

      The Executive Secretary stressed that the importance of this report is not limited to the fact that it is the first of its kind published by a United Nations body, clearly concluding that Israel is a racial State that has established an apartheid regime. It also provides fresh insight into the cause of the Palestinian people and into how to achieve peace.

      Khalaf maintained that the report shows that there can be no solution, be it in the form of two States, or following any other regional or international approach, as long as the apartheid regime imposed by Israel on the Palestinian people as a whole has not been dismantled. Apartheid is a crime against humanity. Not only does international law prohibit that crime, it obliges States and international bodies, and even individuals and private institutions, to take measures to combat it wherever it is committed and to punish its perpetrators. The solution therefore lies in implementing international law, applying the principles of non-discrimination, upholding the right of peoples to self-determination and achieving justice.

      Khalaf concluded that the report recognizes that only a ruling by an international tribunal would lend its conclusion that Israel is an apartheid State greater authority. It recommends the revival of the United Nations Centre against Apartheid and the Special Committee against Apartheid, the work of both of which came to an end by 1994, when the world believed that it had rid itself of apartheid with its demise in South Africa. It also calls on States, Governments and institutions to support boycott, divestment and sanctions initiatives and other activities aimed at ending the Israeli regime of apartheid.

      The report was prepared, at the request of ESCWA, by two specialists renowned for their expertise in the field: Richard Falk, a former United Nations special rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian territories occupied since 1967 and professor emeritus of international law at Princeton University; and Virginia Tilley, a researcher and professor of political science at Southern Illinois University with a wealth of experience in Israeli policy analysis.

      Two former special rapporteurs on the situation of human rights in the occupied Palestinian territory, Falk and his predecessor, John Dugard, raised in their reports the issue of whether Israel has actually become an apartheid State and recommended that it be examined more closely. About two years ago, member States requested that the ESCWA secretariat prepare a study on the matter. At the Commission’s twenty-ninth session, held in Doha, Qatar in December 2016, member States adopted a resolution stressing the need to complete the study and disseminate it widely.

      The report concludes, on the basis of scholarly enquiry and overwhelming evidence, that Israel has imposed a regime of apartheid on the Palestinian people as a whole, wherever they may be. A regime that affects Palestinians in Israel itself, in the territory occupied in 1967 and in the diaspora.

      During the press conference, Khalaf gave the floor to Falk and Tilley who participated by video conference. Falk said that this study concludes with clarity and conviction that Israel is guilty of the international crime of apartheid as a result of the manner in which exerts control over the Palestinian people in their varying circumstances. It reached this important conclusion by treating contentions of Israeli responsibility for the crime of apartheid by rigorously applying the definition of apartheid under international law.

      Falk added that the study calls, above all, on the various bodies of the United Nations to consider the analysis and conclusions of this study, and on that basis endorse the central finding of apartheid, and further explore what practical measures might be taken to uphold the purpose of the Convention on the Suppression and Punishment of the Crime of Apartheid. It should also be appreciated that apartheid is a crime of the greatest magnitude, treated by customary international law as peremptory norm, that is a legal standard that is unconditionally valid, applies universally, and cannot be disavowed by governments or international institutions.

      For her part, Dr Tilley noted that it has become entirely clear that “we are no longer talking about risk of apartheid but practice of apartheid. There is an urgency for a response as Palestinians are currently suffering from this regime. There are many references to apartheid in polemics on the Israel-Palestine conflict.” She added that reference for a finding of apartheid in Israel-Palestine is not South Africa but International Law. She concluded that the key finding is that Israel has designed its apartheid regime around a strategic fragmentation of the Palestinian people geographically and legally.

      https://www.unescwa.org/news/escwa-launches-report-israeli-practices-towards-palestinian-people-and-ques

      Lien pour télécharger le rapport:
      https://www.middleeastmonitor.com/wp-content/uploads/downloads/201703_UN_ESCWA-israeli-practices-palestinian-people-apartheid-oc


  • SyrianObserver.com: Assad Confiscates Properties of Absentees Through Legislation
    http://syrianobserver.com/EN/News/34055


    Apr 5th, 2018 by Al-Hal (opposition website)

    Syrian lawyer and rights activist Michel Shammas said that Decree 10 for the year 2018, which was issued by the Syrian regime’s President Bashar al-Assad, “opened the door wide for demographic change and legitimizing the confiscation of the properties of millions of displaced and expelled people.”

    Shammas said on his Facebook page that the decree had a basic aim of preventing displaced and refugees from returning to their homes. He called on all Syrians living in countries of refuge and those in contact with the authorities with whom Syrians have taken refuge to inform them of the decree which deprives refugees of their properties and will therefore prevent them from returning to Syria.

    The lawyer said that the timing of the decree’s issuance will deprive millions of refugees and displaced from establishing their ownership, as most of them are wanted by security forces, adding, “The decree must be stopped from being implemented now, because a safe and calm environment is required after the return of every refugee and displaced person to their homes and areas is ensured and they are able to exercise their rights.”

    Assad issued a decree last Monday which stipulated allowing “for the establishment of one or more organizational zone within the general organizational plans for administrative units by a decree based on the proposal of the minister of local administration and environment and the amendment of some articles of legislative Decree No. 66 for the year 2012.”

    According to experts the new decree will allow for new organizational zones to be established in any province the regime government wants, like the Khalaf al-Razi zone in Damascus, or what is known as the Marotta City project.

    #RECONSTRUCTION #réfugiés #spoliation


  • Carte mondiale d’accessibilité des villes
    https://visionscarto.net/carte-accessibilite

    par Philippe Rivière Cette carte représente l’« accessibilité » des villes, c’est-à-dire le temps de trajet vers la ville la plus proche depuis tout point de la surface de la Terre. Elle est restituée sur une projection conçue par John Paul Goode en 1923, en empruntant les codes topographiques. L’œil y lit de façon naturelle la pente plus ou moins élevée qu’il faut « gravir » ou non pour atteindre chaque point. Les zones urbaines forment les plaines, de couleur vert foncé, et les régions désertiques ou (...)

    #Billets