• Le Thalys, le harcèlement de métro et l’héroisme ordinaire | Les raisons de la colère
    https://puisquejevousledis.wordpress.com/2015/08/22/le-thalys-le-harcelement-de-metro-et-lheroisme-ordinai

    Les mecs – bah oui, que des mecs, déso – des exemples que j’ai donnés n’étaient pas armés, sauf ceux avec la bouteille et encore. Et personne n’a bougé. PER-SONNE. Je sais que ça fait cliché, mais tout le monde s’est retranché derrière son journal, FB, ses écouteurs ou la dernière daube de Marc Levy. Tout le monde a prié dans sa tête pour que ça cesse vite, que les agresseurs s’en aillent d’eux-mêmes, qu’il n’y ait plus besoin de faire semblant de ne rien voir, alors qu’on est un groupe de personnes enfermées dans 30m2 et que l’un d’entre nous (ou plus vraisemblablement l’une d’entre nous) est agressé (e) et que peut-être – éventuellement- si on s’y met à dix, le mec va se barrer.

    Du coup, vos conneries de héros et de ha-bah-moi-c’est-clair-j’aurais-réagi-direct-non-assistance-à-personne-en-danger-tribunal-populaire-de-l’héroisme-ordinaire, ça me fait bien gerber. Cordialement.


  • La découverte de la socio et de la couleur des collants chair #1 | Les raisons de la colère
    https://puisquejevousledis.wordpress.com/2015/05/29/la-decouverte-de-la-socio-et-de-la-couleur-des-collant

    Et puis, on a parlé odd-ratio (en fait, tous les outils techniques les passionnent, ne me demandez pas pourquoi) et elles ont réalisé que les Blancs étaient le groupe de référence. C’est-à-dire qu’on calcule la probabilité qu’a un non-Blanc, par rapport à un Blanc, de se faire contrôler par les forces de l’ordre sur les lieux de l’enquête. En inscrivant leur découverte au tableau, j’ai lâché, en rigolant, que les Blancs étaient toujours le groupe de référence, tout le temps. En me retournant, j’ai cru lire de l’incompréhension sur certains visages. Je sais, quand je dis ça, je suis un peu hors cadre, peut-être trop dans le militantisme, je ne sais pas, surement. En tous cas, j’ai décidé d’illustrer avec l’exemple des collants – un des avantages d’une classe composée uniquement de filles c’est qu’on peut aborder le sexisme, les règles, le fond de teint, sans craindre de se faire reprendre par un mansplainer poilu. Au final, les collants « chair », c’est la chair de qui ? Les fonds de teint « naturels », c’est la nature de qui ?

    #domination


  • Le chômage et l’espérance de vie - lesirritantsdepoleemploi.net
    http://www.lesirritantsdepoleemploi.net/article-le-chomage-et-l-esperance-de-vie-125457663.html

    Le chômage tue : « Après un an d’inactivité, l’#espérance_de_vie diminue »

    INTERVIEW – Le nombre de #chômeurs sans activité a progressé de 5,7% sur l’année 2014. Un pourcentage inquiétant selon le psychiatre Michel Debout, qui alerte sur le risque de #traumatisme engendré par le chômage.

    En 2014, le chômage a fortement augmenté. Le nombre de chômeurs sans activité a progressé de 5,7% sur l’année. Le chômage de longue durée s’est lui aussi amplifié : le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi depuis plus d’un an a bondi de 9,3% en un an. Concernant les chômeurs inscrits depuis trois ans ou plus, la hausse atteint 19,1% sur un an. Pour le professeur Michel Debout, auteur avec Gérard Clavairoly de l’ouvrage "le traumatisme du chômage - Alerte sur la santé de 5 millions de personnes (Éditions de l’Atelier, janvier 2015), le chômage est un problème de #santé publique.

    Qui dit chômage, dit forcément problème de santé ?
    Non, il ne s’agit pas de dire que tous les chômeurs sont malades. En revanche, on peut parler de risque sur la santé. La perte d’emploi peut constituer – ce n’est pas automatique – un psycho-traumatisme et engendrer un état de stress. Celui-ci se traduit par une perte d’appétit, de sommeil, d’irritabilité et autres signes d’anxiété et ainsi aboutit à une perte d’estime de soi. À tel point que l’augmentation du chômage est corrélée à l’augmentation du nombre de suicides.

    L’absence d’emploi peut-elle entraîner des pathologies autres que psychiques ?
    Oui, cet état anxieux peut aussi causer des maladies circulatoires (hypertension, infarctus), une chute des défenses immunitaires et des rechutes de maladies comme le cancer. Quand on est fragilisé par ce genre de situation, on est plus exposé au développement de pathologies. Résultat : après un an de chômage, les personnes sans emploi voient leur espérance de vie diminuer d’une année par rapport aux travailleurs.

    Quels sont les signes qui doivent alerter ?
    Le « syndrome de la robe de chambre » est un signe d’alerte. Quand les chômeurs ne prennent plus la peine de s’inscrire dans le quotidien, n’organisent plus leur journée, ne mangent plus à des horaires réguliers, ne sortent plus et se replient sur eux-mêmes, c’est qu’ils entrent dans une spirale qui les tire vers l’isolement et peut être mortifère. Idem quand on constate une augmentation du tabac ou de la boisson.

    Quelles solutions proposez-vous ?
    Aux chômeurs, je dis que ce n’est pas de leur faute, qu’il ne faut pas culpabiliser et qu’ils ne doivent pas s’isoler. Gardez du lien humain et social, en pratiquant par exemple une petite activité sportive, culturelle ou associative. Aux politiques, je suggère de rendre obligatoire un rendez-vous médical dans les deux-trois mois qui suivent la perte d’emploi. Ce serait l’équivalent du médecin du travail pour les chômeurs. Ils ne sont pas tous malades mais puisqu’il y a un risque il faut qu’il y ait prévention. On leur signifierait que leur santé intéresse la société entière et qu’on ne les abandonne pas .

    #médicalisation et #abandon

    • Le chômage n’est pas l’envers du travail mais l’un de ses moments.

      Le chômage tue 14 000 Français par an. Le Point
      http://www.lepoint.fr/emploi/le-chomage-tue-14-000-francais-par-an-04-02-2015-1902276_30.php

      Privé d’emploi, on boit, on fume et on mange plus. Les chômeurs sont ainsi confrontés à une #surmortalité qu’une très sérieuse étude met en lumière.

      Selon une étude, la mortalité des chômeurs est en effet trois fois supérieure à celle des travailleurs [car, c’est bien connu, les chômeurs ne sont pas des travailleurs, et que le travail, c’est la santé, ndc]

      L’étude est passée presque inaperçue. Il est vrai qu’elle est tombée au moment de la vague d’attentats sur Paris. Publiée dans la grande revue d’épidémiologie, International Archives of Occupational and Environmental Health (1), elle révèle que le chômage tue chaque année en France 14 000 personnes. Soit presque deux fois plus que les accidents de la route. Un chiffre #effrayant et totalement inédit.

      Pendant douze ans, les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont suivi 6 000 Français âgés de 35 à 64 ans dans huit régions. Après avoir écarté tous les facteurs de risque et autres biais possibles, leurs conclusions sont sans appel : perdre son emploi fait chuter l’#espérance_de_vie ! La mortalité des chômeurs est en effet trois fois supérieure à celle des travailleurs. Non seulement les scientifiques ont découvert que les personnes sans emploi affichaient un taux de mortalité par suicide plus élevé que les actifs, mais aussi que la perte de travail favorisait l’apparition de pathologies cardiovasculaires. Les chômeurs ont ainsi un risque d’AVC et d’infarctus augmenté de 80 % par rapport aux actifs. Ils sont aussi plus nombreux à mourir de cancer. Le constat est identique chez les femmes ou les hommes.

      « La condition de chômeur induit des #conduites à #risque »

      Une hécatombe qui touche également de plein fouet les personnes socialement privilégiées, dont le profil socio-économique et le niveau d’études sont supérieurs à la moyenne, et ce, alors qu’elles prêtent naturellement plus attention à leur santé. « La condition de chômeur induit des conduites à risque, on fume plus, on boit plus, on mange plus déséquilibré, on voit donc apparaître hypertension, diabète et obésité, qui impactent la santé ; mais il existe un effet spécifique associé au chômage indépendant des autres facteurs de risque, souligne Pierre Meneton, chercheur en santé publique à l’Inserm. Une surmortalité que l’on n’explique pas bien, sans doute liée à la dimension psychologique du chômage, avec des phénomènes tels que la #dépression ou le manque de sommeil. » Comme l’écrivent les épidémiologistes, en conclusion de leur étude, « tuer des emplois [ sic , ndc] signifie tuer des gens, au sens figuré comme au sens propre ».

      (1) « Unenmployment is associated with high cardiovascular event rate and increased all-cause mortality inmiddle-aged socially privileged individuals », Pierre Meneton, Serge Hercberg, Joël Ménard, Int Arch Occup Environ Health, janvier 2014.

      #indignité #violence_auto_administrée #pauvreté #misère_existentielle_socialement_contruite #travail


  • Espérance de vie en baisse : pourquoi les Français mourront plus tôt | LE BILAN
    http://lebilan.fr/2015/05/10/esperance-de-vie-en-baisse-pourquoi-les-francais-mourront-plus-tot

    A contre-courant des considérations abstraites, l’espérance de vie est un phénomène socio-économique résultant de facteurs spécifiques. Ce n’est donc pas une surprise si elle a baissé en 2012, stagne depuis, et risque de connaître bientôt une diminution continue. L’augmentation du temps de travail et le renoncement aux soins vont finir par atrophier sérieusement la santé des Français, précisément ceux qui appartiennent à la classe ouvrière contemporaine – celle qui subit des pressions au travail dans les magasins, les centres d’appel, les administrations ou qui se trouve privée d’emploi. C’est le prix à payer de notre époque, dont l’idéologie dominante ne rencontre pas de résistance dans la population. Pour imposer un idéal profitable exclusivement aux plus riches, nos dirigeants sacrifient notre longévité. Avec le consentement général.


  • USA : Lawrence Lessig, le candidat du Web contre la corruption du système - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/16/lawrence-lessig-candidat-web-contre-corruption-systeme-260782

    Il se propose d’être un « candidat-référendum », c’est-à-dire porteur d’un seul sujet, celui de l’égalité, et, s’il est élu, de démissionner une fois qu’il aura fait passer les législations qui, selon ses termes, auront « réparé » un système politique devenu profondément « faussé » par le poids de l’argent.

    Sa campagne est profondément ancrée dans l’espace numérique : il a conclu son appel en soulignant qu’Internet pouvait faire la différence. Et si Clinton a réuni autour d’elle les « gros » du numérique, ceux qui avaient déjà aidé Barack Obama à l’emporter à deux reprises, Lessig s’appuie principalement sur les internautes, ces citoyens armés de leurs ordinateurs et smartphones, dont la force de mobilisation est potentiellement colossale.


  • En Californie, la « soif » inextinguible des « data centers » - Hebdo - RFI
    http://www.rfi.fr/hebdo/20150814-californie-data-centers-secheresse-climatisation-eau-silicon-valley-ser

    En un an, les 800 et quelques #data_centers de #Californie « boivent » l’équivalent de 158 000 piscines olympiques pour se « rafraîchir ». Pour maintenir les machines qui stockent les informations numériques à une température inférieure à 40°C, les climatisations consomment des centaines de milliards de litres d’#eau par an. Si leur « soif » commence à poser problème, c’est que, dans le berceau de la Silicon Valley, sévit depuis quatre ans une #sécheresse endémique.


  • L’article qui m’a fait le plus rire aujourd’hui, après celui-ci
    http://seenthis.net/messages/397970

    c’est celui-là : « Selon une étude, cette musique ressemble à s’y méprendre à ce que l’on entend lors de la mort »
    http://www.tryangle.fr/iasos-musique-mort-imminente

    En 1989, un scientifique du département de psychologie du Plymouth State College au New Hampshire a conduit une étude sur des gens ayant vécu une expérience de #mort imminente. Selon ses recherches, le style musical du musicien new age #Iasos a été identifié par les sujet de l’étude comme étant la plus proche de ce qu’ils ont entendu lorsqu’ils « avançaient vers la lumière ». C’est particulièrement le cas avec le morceau « The Angels of Comfort ».

    https://www.youtube.com/watch?v=GT3RiHYqSUk

    Est-ce dû à la forte ressemblance de cette #musique à un #ventilateur ? Nul ne peut l’affirmer avec certitudes.

    Via @lirographe


  • A Hollywood, pénis nulle part, symboles phalliques partout

    http://www.telerama.fr/cinema/a-hollywood-penis-nulle-part-symboles-phalliques-partout,130239.php

    Hollywood a un problème avec les pénis à l’écran, et ça ne date pas d’hier. Des femmes toutes nues à l’écran, en veux-tu en voilà, mais pour entr’apercevoir un sexe d’homme, il faut se lever tôt.

    #virilité #genre #sexualité #pénis #cinéma


  • En 1999, j’avais rédigé (à l’arrache je suis pas juriste) une proposition de loi pour pénaliser les atteintes à la liberté d’expression. En cette période de « holala la liberté d’expression est à terre vite vite créons des lois pour la limiter », il me semblerait bon qu’elle soit remise à jour, et - qui sait - portée par d’autres que moi.

    Alors je pose ça là (edit : il y a eu depuis une autre proposition, sur le même thème mais pas avec le même angle, qu’on peut lire là : http://blog.fdn.fr/?post/2013/02/17/Loi-de-d%C3%A9fense-de-la-libert%C3%A9-d-expression) :

    Proposition pour un projet de loi défendant la liberté d’expression des citoyens en France

    PROPOSITION DE LOI

    visant à défendre la liberté d’expression des simples citoyens en France.

    Présenté par : XXXXXX

    EXPOSE DES MOTIFS

    Mesdames, Messieurs,

    L’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen prévoit que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi. », il n’existe, en dehors des mesures législatives concernant la Presse, aucune loi permettant à un simple citoyen de garantir ce droit face à un tiers en position de le lui refuser (1).

    Si historiquement la protection de la Presse a suffit à garantir ce droit consitutionnel, l’évolution technologique, et l’existence d’Internet en particulier qui permet à tout un chacun d’exposer publiquement, sans passer par un organe de Presse, ses propres opinions face à un large public, a changé cet état de fait.

    Outre ce motif principal, qui découle d’un principe constitutionnel, la loi proposée ici veut répondre à certains des enjeux de société posés par l’existence d’Internet depuis quelques années. En particulier des problèmes à ce jour laissés sans réelle réponse législative, tels que la responsabilité des différents acteurs de l’Internet et la diffusion de contenus illégaux, peuvent recevoir ici cette réponse, en accord avec les principes constitutifs de notre nation.

    En effet, la reconnaissance sociale et législative d’un recours pénal contre un intervenant technique cessant de sa propre initiative la diffusion d’une pensée ou opinion revient à affirmer l’irresponsabilité d’un tel intervenant dès lors que sa propre action de diffusion reste légale. Le principe mis en place pourrait alors s’énoncer de la façon suivante : « les outils permettant la liberté d’expression relèvent d’un statut social particulier, proche de l’obligation de service public » : tout en étant ouverte aux sociétés privées, l’activité consistant à permettre à un citoyen de s’exprimer publiquement doit d’une part être soumise à un cahier des charges précis décidé par la représentation nationale via le Conseil National de la Concurrence (respectant particulièrement la transparence des moyens, des outils et des tarifs réclamée par le CNC), et d’autre part relever son prestataire de toute complicité pénale « par fourniture de moyens », moyens eux-mêmes soumis à l’obligation de service public.

    Il est clair que cette proposition ne doit pas oter toute responsabilité pénale aux organismes répondant à la définition ci-dessus. Un intervenant technique (fournisseur d’hébergement) diffusant pour un tiers des appels au meurtre, par exemple, ne pourrait plus être poursuivi pour avoir fourni les moyens de cette diffusion, mais pourrait être poursuivi pénalement s’il s’avérait n’avoir pas agi pour faire cesser un délit dont il aurait eu connaissance, dès lors qu’il est le seul, outre l’auteur du contenu, à pouvoir mettre fin au délit. La qualification pénale relevant alors, toujours pour cet exemple, de la non-assistance à personne en danger.

    En règle générale, seuls les délits relevant de la responsabilité directe d’un tel fournisseur pourraient lui être opposés. Mais toute pression légale visant à obtenir la censure d’un contenu par un intervenant technique au motif de la complicité reviendrait à un abus de droit, seul un tribunal pouvant contraindre un fournisseur à la cessation de son obligation de service, obligation garantie par l’existence de la loi ici proposée.

    Les activités connues à ce jour et qui sont concernées par la présente proposition sont celles qui fournissent à leurs clients des moyens d’expression publique. Le terme « publique » est défini comme suit : toute communication dont il est impossible de savoir, à priori de sa diffusion, l’identité et le nombre des personnes qui la recevront directement. Cette définition inclut donc, entre autres, l’hébergement de sites « Web » publics (au sens ici défini), la diffusion de forums de discussion publics (au sens ici défini) et les listes de diffusions de courrier électronique ouvertes à tous. Elle exclut, entre autres, la diffusion de courriers électroniques privés, l’hébergement de sites ’Web’ dont l’accès est limité par une clé privée.

    L’activité des « fournisseurs d’accès » à Internet ne relève pas de cette proposition directement, sauf lorsque ce fournisseur d’accès est aussi un fournisseur d’hébégergement. En fait, seule l’activité consistant à permettre à des tiers, ne disposant pas directement du moyen de le faire eux-mêmes, la diffusion d’idées ou d’opinions est concernée par cette proposition.

    Tel est l’objet de la présente proposition de loi.

    L’article 224-11 définit le délit de cessation de moyen d’expression publique. La protection du droit à la liberté d’expression devient effective dès lors qu’il est reconnu que la profession qui permet cette liberté relève d’un statut particulier, statut qui interdit pénalement la cessation d’activité pour des motifs autres que ceux définis à l’article suivant.

    L’article 224-12 limite le champ d’application de l’article précédent. Un tribunal peut dégager un fournisseur de toute obligation, comme il peut le contraindre à cesser la diffusion d’un contenu reconnu illicite. De plus tout manquement de la part du client au contrat établi (contrat dont le contenu est défini par le CNC) dégage le fournisseur de toute obligation de moyen. Cette obligation de moyen disparait avec la personne morale qui fournit ce moyen. De plus tout organisme relevant du statut d’organe de Presse, et qui de ce fait implique une responsabilité éditoriale des contenus diffusés, est exclu du champ d’application de l’article 226-23.

    L’article 224-13 relève le fournisseur de moyen d’expression publique de toute responsabilité pénale indirecte. Le fournisseur, du fait de son obligation de service, ne peut plus être complice des contenus dont il assure la diffusion.

    L’article 224-14 contraint le fournisseur le moyen d’expression publique à l’usage de contrats définis par le Conseil National de la Concurrence. La transparence des services, des coûts et des moyens est ainsi assurée.

    L’article 224-15 exclut champ d’application des articles 224-13 et 224-14 tout organisme relevant du statut d’organe de Presse, et qui de ce fait implique une responsabilité éditoriale des contenus diffusés.

    Telles sont les raisons pour lesquelles nous vous demandons de bien vouloir adopter, Mesdames, Messieurs, la présente proposition de loi.

    Proposition de loi

    Le chapitre IV du code pénal « Des atteintes aux libertés de la personne » est ainsi complété :

    Section 4 - De l’atteinte à la liberté d’expression

    Paragraphe 1 - De la fourniture de moyens d’expression publique

    Article 224-11 :

    La cessation d’un moyen d’expression publique par une personne qui fournit ce moyen soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 100 000 F d’amende.

    Article 224-12 :

    L’article 224-11 n’est pas applicable dans les cas où la loi impose ou autorise la cessation de la fourniture du moyen d’expression publique.

    En outre, il n’est pas applicable :

    1) Lorsque la cessation de la fourniture découle d’un manquement contractuel de la part du client du fournisseur ;

    2) Lorsque la cessation de la fourniture découle de la cessation légale et définitive d’activité du fournisseur ;

    3) Lorsque le fournisseur de moyen assure, soit par état soit par profession, la responsabilité éditoriale du contenu diffusé.

    Paragraphe 2 - De la responsabilité pénale et des obligations des fournisseurs de moyens d’expression publique.

    Article 224-13 :

    Toute personne qui relève des deux articles précédents est dégagée de toute responsabilité pénale relevant de la complicité par fourniture de moyen.

    Article 224-14 :

    Tout contrat établi entre un fournisseur et un client dans le but de fournir un moyen d’expression publique est établi selon des modalités définies par le Conseil National de la Concurrence. Le non-respect de ces modalités est puni d’un an d’emprisonnement et de 100 000 F d’amende.

    Article 224-15 :

    Les articles 224-13 et 224-14 ne sont pas applicables dans le cas où le fournisseur de moyen assure, soit par état soit par profession, la responsabilité éditoriale du contenu diffusé.



  • « Tel-Aviv sur Seine » : comment est née la plage qui fâche
    enquête du 10/08/2015 par la rédaction
    http://www.arretsurimages.net/articles/2015-08-10/Tel-Aviv-sur-Seine-comment-est-nee-la-plage-qui-fache-id7953

    (...) L’organisateur : un ancien conseiller de l’ambassade de France en Israël

    L’idée est donc venue de la mairie de Tel-Aviv. Sa mise en oeuvre également, puisque c’est elle qui a choisi l’entreprise à qui confier l’organisation de l’événement, ”L’Agence culturelle”. “Nous avons proposé cette agence car son directeur, Lionel Choukroun, connaît très bien la culture israélienne, et a contribué à la diffuser lorsqu’il était en poste chez nous”, explique Eytan Schwartz, conseiller du maire Ron Huldai. En poste ? Choukroun a en effet été attaché culturel de l’ambassade de France en Israël (poste basé à Tel-Aviv) et directeur adjoint de l’Institut français d’Israël de 2009 à 2015.

    Contacté par @si, le directeur de l’Agence Cuturelle, en dit (un peu) plus : “Il m’a été demander de produire cet évènement. Le cahier des charges était simple : proposer une programmation à moindre coût qui permette à tout un chacun de passer un bon moment sur Paris Plages”.

    "C’est une manifestation populaire, pas la fête de l’Huma !"

    Quel genre de bons moment pourra-t-on donc passer sur les 200 mètres de plage alloués à l’évènement ? “Il y aura un food-truck, deux animateurs qui vont faire des cours de fitness, un DJ qui va mettre de la musique tout au long de la journée, un peu de danse et des animations pour gagner quelques cadeaux, faire quelques photos et les poster sur Instagram”.

    Avait-il vu venir la polémique ? “Non, c’est une manifestation populaire, culturelle, festive. Ce n’est pas politique, ce n’est pas la fête de l’Huma’ !”. Sur la question du budget alloué à cet évènement, et de son financement, Choukroune se fait moins loquace : “Ça ne sert à rien de rentrer dans des questions contractuelles”.

    La mairie de Paris, elle, assure à @si que l’événement “lui a coûté zéro euro” : “Les food trucks ne sont pas payés, ils viennent et vendent leurs produits ; les animations ludiques et les goodies à gagner sont financés par le sponsoring”, assure à @si le service de presse. Quant à l’animation musicale par un DJ, “c’est peut-être là où la mairie de Tel-Aviv a contribué”, avance-t-on côté parisien. “Effectivement, c’est sur cet aspect de l’animation musicale que l’on a contribué”, explique Eytan Schwartz, sans toutefois détailler le budget qu’y ont consacré ses services.(...)

    #TelAvivSurSeine
    via@mona

    • Asi n’a sans doute pas les moyens d’enquêter. Mais dans ce cas on s’abstient.
      Les sources de cet article : le conseiller de Ron Huldai, le maire de Tel-Aviv, la mairie de Paris, et Lionel Choukroun, le consultant en com qui organise l’évènement. Résultat l’article est une sorte de prospectus publicitaire pour « Tel Aviv sur Seine ». Avec des sources aussi diversifiées, aucun risque de découvrir quoi que soit.

      Et Asi oublie de nous dire que c’est bien la France qui paie les 500 policiers mobilisés pour protéger les communicants de l’apartheid.


  • Les Amérindiens navajo inquiets par la pollution de rivières dans l’ouest des Etats-Unis
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/08/12/inquietude-des-amerindiens-navajo-apres-la-pollution-de-rivieres-dans-l-oues

    Plus de 11 millions de litres d’#eau chargée de #métaux_lourds et d’#arsenic se répandent depuis une semaine dans plusieurs rivières de l’ouest des Etats-Unis, teintant l’eau d’une couleur orangée. Cet épisode de pollution, dû à une mauvaise manipulation d’employés de l’Agence de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency - #EPA) dans une mine d’or abandonnée, laisse craindre d’importants dégâts au niveau local, tant écologiques qu’économiques.

    Au fil des jours, la couleur s’est ternie, mais les #déchets_liquides continuent à se diffuser. L’état d’urgence a été déclaré dans le Colorado, au Nouveau-Mexique et dans la #réserve_indienne de Navajo Nation. Plusieurs villes ont cessé d’utiliser l’eau des rivières et ont interdit l’accès aux rives. Les questions se concentrent désormais sur les effets de cette #pollution sur la #santé et les #ressources_agricoles.


  • Youssef Boussoumah : Grâce à Anne Hidalgo, Paris capitale de l’apartheid israélien | Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/08/12/youssef-boussoumah-grace-a-anne-hidalgo-paris-capitale-de-lapar

    A qui fera t-on croire comme le prétend madame Hidalgo que ce partenariat n’est « qu’un évènement festif », qu’il ne concerne que la ville de #Tel_Aviv flottant au dessus du monde et des réalités alors qu’à quelques km seulement de cette bulle, un mur étrangle près de 2,5 millions de Palestiniens et que chaque jour des dizaines de check points empêchent toute vie normale ?

    Comment peut-on faire fi du fait que celle-ci est bien la capitale consentante d’un État qui occupe, colonise et saccage la vie de milliers de Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem et qui tous les 3 ans se lance dans une vaste expédition-massacre contre des hommes et des femmes sans défense de Gaza ou du Liban ?
    Comment espère t-on faire croire que #Tel_Aviv_sur_seine n’est pas un évènement politique alors que des groupes ultra pro israéliens comme la LDJ ou le BNVCA s’y donnent déjà rendez-vous et que des soutiens inconditionnels de la politique israélienne s’en réjouissent sur les réseaux sociaux ?

    Ainsi Patrick Klugman adjoint au maire de Paris chargé des relations internationales et de la francophonie qui l’an dernier justifiait l’agression contre Gaza se répand sur la chaîne pro-israélienne I24 pour se réjouir que « BDS cette fois-ci n’aura pas le dernier mot ».

    Madame Hidalgo aurait-elle dans les années 80 organisé un partenariat avec Pretoria ou Le Cap sous prétexte qu’il ne s’agissait « que de villes » et non des deux capitales de l’Etat raciste sud-Africain ?


  • Nouvelle publication sur Médiapart dans le cadre de la campagne OPEN EUROPE !

    Variations sur l’épisode migratoire de Kreuz.
    Cartographies mises en scène.

    Entre le moment où Kreuz quitte le Congo et celui où il arrive en France, trois ans se sont écoulés. À rebours « d’une cartographie institutionnelle et médiatique responsable d’une vision trop lisse de l’espace parcouru », Lucie Bacon, doctorante en géographie au Laboratoire Migrinter (Université de Poitiers), a dessiné le voyage en 9 étapes, révélant les imprévus qui complexifient et élaborent le mouvement.

    http://www.mediapart.fr/portfolios/comment-representer-un-voyage-migratoire

    #OpenEurope #Médiapart #Migreurop #Migrants #Migrations #Cartographie #Balkans



  • La wikification de la Science comme nouvel horizon pour l’Open Access ?
    http://scinfolex.com/2015/08/12/la-wikification-de-la-science-comme-nouvel-horizon-pour-lopen-access

    En novembre dernier, je me souviens avoir participé dans le cadre du Paris Open Source Summit 2014 à une table-ronde sur l’Open Science. Lors de la séance de questions avec la salle, une discussion particulièrement intéressante a eu lieu à propos des liens entre l’Open Access et les licences libres. Lors de ma présentation, j’avais soutenu l’idée que pour aller vers une forme plus aboutie d’Open Science, il était nécessaire non seulement de rendre accessible les articles gratuitement en ligne, dans le cadre d’une démarche d’Open Access, mais aussi de les rendre réutilisables en les plaçant sous licence libre. C’est une idée que j’ai développée à plusieurs reprises sur S.I.Lex, et notamment dans cet article : « L’Open Access sans licence libre a-t-il un sens ? » Source : :: S.I.Lex (...)


  • #Isaac_Asimov - The Foundation Trilogy  : #fiction_sonore de la #BBC sur l’#Internet_Archive
    https://archive.org/details/IsaacAsimov-TheFoundationTrilogy

    The Foundation Trilogy consists of:
    1. Foundations
    2. Foundation and Empire
    3. Second Foundation
    The Foundation Trilogy is an epic science fiction series written over a span of forty-four years by Isaac Asimov. It consists of seven volumes that are closely linked to each other, although they can be read separately. The series is highly acclaimed, winning the one-time Hugo Award for “Best All-Time Series” in 1966.

    #science-fiction #histoire


  • Le racisme comme création de l’Etat, Jacques Rancière, 2010 - Oeuvres Ouvertes
    http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article2132

    Je voudrais proposer quelques réflexions autour de la notion de « racisme d’Etat » mise à l’ordre du jour de notre réunion. Ces réflexions s’opposent à une interprétation très répandue des mesures récemment prises par notre gouvernement, depuis la loi sur le voile jusqu’aux expulsions de roms. Cette interprétation y voit une attitude opportuniste visant à exploiter les thèmes racistes et xénophobes à des fins électoralistes. Cette prétendue critique reconduit ainsi la présupposition qui fait du racisme une passion populaire, la réaction apeurée et irrationnelle de couches rétrogrades de la population, incapables de s’adapter au nouveau monde mobile et cosmopolite. L’#Etat est accusé de manquer à son principe en se montrant complaisant à l’égard de ces populations. Mais il est par là conforté dans sa position de représentant de la rationalité face à l’irrationalité populaire.

    Or cette disposition du jeu, adoptée par la critique « de gauche », est exactement la même au nom de laquelle la droite a mis en oeuvre depuis une vingtaine d’années un certain nombre de lois et de décrets racistes. Toutes ces mesures ont été prises au nom de la même argumentation : il y a des problèmes de délinquances et nuisances diverses causés par les immigrés et les clandestins qui risquent de déclencher du racisme si on n’y met pas bon ordre. Il faut donc soumettre ces délinquances et nuisances à l’universalité de la loi pour qu’elles ne créent pas des troubles racistes.

    C’est un jeu qui se joue, à gauche comme à droite, depuis les lois Pasqua-Méhaignerie de 1993. Il consiste à opposer aux passions populaires la logique universaliste de l’Etat rationnel, c’est-à-dire à donner aux #politiques_racistes d’Etat un brevet d’antiracisme. Il serait temps de prendre l’argument à l’envers et de marquer la solidarité entre la « rationalité » étatique qui commande ces mesures et cet autre -cet adversaire complice- commode qu’elle se donne comme repoussoir, la passion populaire. En fait, ce n’est pas le gouvernement qui agit sous la pression du racisme populaire et en réaction aux passions dites populistes de l’extrême-droite. C’est la raison d’Etat qui entretient cet autre à qui il confie la gestion imaginaire de sa législation réelle.

    #xénophobie_d'état

    • De là un usage de la loi qui remplit deux fonctions essentielles : une fonction idéologique qui est de donner constamment figure au sujet qui menace la sécurité ; et une fonction pratique qui est de réaménager continuellement la frontière entre le dedans et le dehors, de créer constamment des identités flottantes, susceptibles de faire tomber dehors ceux qui étaient dedans.

    • Nos Etats sont de moins en moins capables de contrecarrer les effets destructeurs de la libre circulation des capitaux pour les communautés dont ils ont la charge. Ils en sont d’autant moins capables qu’ils n’en ont aucunement le désir. Ils se rabattent alors sur ce qui est en leur pouvoir, la circulation des personnes. Ils prennent comme objet spécifique le contrôle de cette autre circulation et comme objectif la sécurité des nationaux menacés par ces migrants, c’est-à-dire plus précisément la production et la gestion du sentiment d’insécurité . C’est ce travail qui devient de plus en plus leur raison d’être et le moyen de leur légitimation.

    • «  comme objectif la sécurité des nationaux menacés par ces migrants, » ??? par antiphrase ? l’objectif par encadrement de réseaux et la dictature de l’éthique (+ la répression économique insidieuse ) tourne de plus en plus à l’assistance et la garantie de la sécurité des migrants quand ils sont menacés dans leurs ambitions par les natifs ! vers l’état d’urgence permanent

    • Ce n’est pas seulement la circulation des personnes vers qui s’est tourné le #législateur, après avoir abandonné toute idée de sécurité économique et social, mais aussi l’ensemble du comportement, et notamment la santé (tant que ça ne s’oppose pas aux intérês du capital), au nom de la #prévention_du_risque : loi anti-tabac, sécurité routière, interdiction des rassemblements festifs (attention, je ne dis pas que certaines de ces lois ne sont pas utiles)... Il y a de nombreuses raisons à cela, mais il y en a une une je n’ai pas l’habitude de lire : la nécessité pour le législateur, et l’#État, de produire des lois, car comment justifier son existence autrement ?

      Ce n’est pas que le racisme que les classes dominantes font peser sur le #peuple, mais bel et bien l’ensemble des idées réactionnaires (sexisme, violence intrafamiliales, etc.) Et pourtant, ce pauvre peuple a-t-il vraiment le temps de produire de l’idéologie, ou n’est-il pas plutôt condamné à choisir parmi les productions des classes qui l’exploitent ?


  • La laïcité - Construction d’un racisme respectable
    http://radiorageuses.net/spip.php?article525

    La laïcité - Construction d’un racisme respectable A lire : Les filles voilées parlent de Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tévanian L’affaire du foulard islamique construction d’un racisme respectable de Saïd Bouamama L’an V de la révolution algérienne de Franz Fanon Histoire de la laïcité (...) — Fréquence Furies Furieuses, Discriminations, HistoireS, Normes et Pressions Sociales


  • Espagne : la loi 1984

    Argelaga

    http://lavoiedujaguar.net/Espagne-la-loi-1984

    Le 1er juillet 2015, moment de l’entrée en vigueur de la « ley mordaza » (la « loi bâillon ») et de la dernière réforme du Code pénal, la monarchie espagnole s’est transformée en un État policier, achevant ainsi une étape de populisme punitif qui démarra dans la décennie des années 1990 avec la « ley de la patada en la puerta » et le Code pénal « de la démocratie » en vigueur depuis 1995 : le plus dur en Europe et digne héritier du code franquiste. Ce qui avait été jusqu’à aujourd’hui un État de partitocratie caractérisé par un autoritarisme rampant émanant d’un « pouvoir » législatif qui peu à peu foulait aux pieds les droits et supprimait les libertés, avec la complicité d’un « pouvoir » judiciaire dépendant des partis, est dorénavant un État d’exception déclaré grâce à un système juridique fait à la mesure de l’appareil répressif. La différence n’est pas mince : jusqu’à avant-hier, la partitocratie s’appuyait principalement sur le conformisme des masses ; maintenant, elle le fait avant tout sur « les forces et les corps de sécurité ». Cela veut dire que les problèmes politiques sont de plus en plus considérés comme des problèmes de sécurité, c’est-à-dire des problèmes d’ordre public (...)

    #Espagne #LoiBâillon #État-policier #postfranquisme




  • CMU complémentaire : 500 000 contrôles de comptes bancaires par an
    http://www.leparisien.fr/economie/cmu-complementaire-les-comptes-bancaires-controles-13-05-2015-4767331.php

    D’ici à cet été, l’Assurance maladie va vérifier les #comptes_bancaires des bénéficiaires de la #CMU-C. 10 % des assurés seront contrôlés chaque année. Une première.
    (...) 500 000 vérifications par an
    Les agents vont scruter les comptes courants et d’épargne des bénéficiaires de la CMU-C et comparer les revenus déclarés et les mouvements sur ces comptes. Une première.

    Jusque-là, seuls le fisc, les douanes, Tracfin, les caisses de retraite, Pôle emploi ou la Répression des fraudes étaient habilités à réclamer aux banques des relevés de compte. Et si la Caisse d’allocations familiales y a parfois recours, ce n’est que dans le cadre de contentieux sur le versement d’une pension alimentaire.

    Selon nos informations, la Caisse nationale d’assurance maladie, qui a vérifié à titre expérimental les comptes d’un millier de bénéficiaires de la CMU-C, a constaté des « anomalies significatives ». Son directeur général, #Nicolas_Revel*, a décidé de lancer un contrôle de tous les comptes bancaires des bénéficiaires de la CMU-C. Pas question pour autant de réduire la voilure de ce dispositif : « Ce n’est pas parce qu’il existe des phénomènes minoritaires d’abus ou de fraudes qu’il faut renoncer à aider l’immense majorité des assurés dans l’accès à leurs droits », précise Nicolas Revel, qui veut améliorer l’accès à ce dispositif loin de faire le plein.

    3 millions de bénéficiaires potentiels en plus

    Au 31 décembre dernier, 5,2 millions de personnes bénéficiaient de la CMU-C. Mais près de 3 millions de personnes restent à l’écart du dispositif. Pour eux, la Caisse nationale d’assurance maladie a mis en place des stratégies de repérage et d’aide qui portent leurs fruits. « La responsabilité de l’Assurance maladie, c’est de promouvoir l’accès à la CMU-C de tous ceux qui y ont vocation et de contrôler strictement le respect des conditions pour en bénéficier », résume le directeur de la Cnam. La carotte et le bâton, donc, pour mettre de l’ordre dans ce dispositif devenu indispensable depuis sa création en 1999 mais dont les failles donnaient encore du grain à moudre à ses détracteurs.

    * Nicolas Revel, inspecteur des finances, ex directeur de cabinet de Delanoé à la Ville de Paris, ex cour des comptes, ex conseiller présidentiel...

    Ici, la résorption du #non-recours prétexte à... sa fabrication. L’exemple du du #RSA offre un précédent dont on peut systématiser les effets (5,3 milliards d’euros par an d’économies dues au non recours). On avait introduit dans le formulaire de demande d’allocation des questions sur l’épargne disponible, avec un barème de calcul du RSA qui les prend en compte.
    Le principe c’est d’avoir toujours en réserve une menace, par exemple celle d’une « obligation alimentaire » qui viendrait à frapper parmi les proches, menace qui dissuade et inhibe la #demande.

    Les pauvres sont tellement malades qu’ils coûteraient plus cher que les autres si ils étaient soignés :

    #contrôle_des_ressources #management #peur

    • Avec l’"évaluation du train de vie" des allocataires, la gauche-HEC applique une dispositions restée essentiellement « théorique » (ces lois contiennent souvent des munitions en #réserve : on a jamais déduit d’argent du RMI pour cause de potager, comme le prévoyais le texte). Le contrôle des comptes bancaires des allocataires du RSA va-t-il lui aussi devenir effectif ?

      Avec ces économies programmées sur la CMU-C, comme avec celles projetées sur l’APL, on poursuit une #contre-réforme fiscale rampante, régressive (cf. la hausse de la TVA), sous couvert d’équité. Il s’agit de mieux lire et contrôler le disparate des formes de revenu des pauvres : épargne, droits d’auteur, vente de prestations, économie informelle, etc.

      Circulaire DSS/2A no 2008-181 du 6 juin 2008 relative aux modalités d’application de la procédure d’évaluation des ressources selon les éléments de train de vie pour le bénéfice de certaines prestations sociales, BO Santé – Protection sociale – Solidarités no 2008/6 du 15 juillet 2008

      http://www.cmu.fr/fichier-utilisateur/fichiers/CIRCULAIRE_DSS_2A_2008-181%20du%206%20juin%202008_train_de_vie.pdf

      3. la procédure applicable à la procédure d’évaluation selon les éléments de train de vie

      (...) De l’inviter à renvoyer, dans un délai de trente jours, le questionnaire adressé par l’organisme visant à évaluer les différents éléments de son train de vie accompagné de toutes les pièces justifica- tives, en précisant qu’à défaut de réponse complète dans ce délai, le droit à prestation peut lui être refusé (procédure dans le cadre de l’instruction d’une demande) ou que le renouvellement de ce droit sera remis en cause (procédure dans le cadre d’un contrôle) en application de l’article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale.

      En outre, il vous appartient d’informer le demandeur ou le bénéficiaire de la prestation que ses déclarations portant sur ses éléments de train de vie feront l’objet d’un contrôle systématique notamment par l’exercice du droit de communication prévue aux articles L. 114-19 à L. 114-21 du code de la sécurité sociale. Cette nouvelle prérogative qui a fait l’objet d’instructions particulières commentées par la circulaire du 20 février 2008 vous permet d’obtenir directement des informations de la part d’organismes ou entreprises tiers notamment les fournisseurs d’énergie, de téléphonie et les établissements bancaires.

      #évaluation_du_train_de_vie #data_mining

    • Le décret sur le train de vie des Rmistes va-t-il assez loin ?
      AC ! Paris, janvier 2008
      http://www.ac.eu.org/spip.php?article1842

      Depuis le début de son ascension, on avait bien compris que Nicolas Sarkozy avait une dent contre les Rmistes, ces salauds qui méritent bien qu’on les punisse d’être pauvres et de survivre avec 380 euros par mois. Quand on est un bon Français, on a le bon goût d’éviter d’étaler sa misère ou ses problèmes de logement (un allocataire des minima sociaux sur deux est mal logé ou SDF).

      Aujourd’hui, un nouveau pas est franchi avec le décret sur le train de vie des allocataires de minima sociaux.

      (...) Mais finalement, ce décret sur le train de vie va-t-il assez loin ? Est-il vraiment normal, est-il acceptable quand on connait l’état de notre planète et la raréfaction des ressources naturelles, qu’on laisse encore les pauvres respirer en toute liberté ? Ne serait-il pas temps de vérifier que certains ne profitent pas de leur oisiveté subventionnée par le contribuable, pour aspirer à plein poumons l’air des parcs et jardins, pendant que d’autres s’empoisonnent consciencieusement dans les embouteillages pour augmenter la croissance ?

    • Février 2009 : Six personnes condamnées pour avoir touché le RMI sans déclarer leur patrimoine
      http://bordeaux.blogs.liberation.fr/2009/02/12/six-personnes-c

      Déclarés coupables de #fraude, les prévenus devront rembourser le Revenu minimum d’insertion (RMI) qu’ils avaient perçu en omettant de déclarer leur #patrimoine. Ils ont été condamnés à reverser au Conseil général de Dordogne des sommes comprises entre 3.000 et 12.000 euros, ainsi qu’à des #amendes allant de 1.000 à 4.000 euros.

      Plaidant la bonne foi, les personnes concernées, toutes en période de transition professionnelle au moment des faits, ont déclaré ne pas savoir qu’elles devaient déclarer leurs biens immobiliers ou leurs titres placés à la banque lors d’une demande de RMI.

      Le citoyen Britannique avait de son côté acheté en 1991 une maison en Dordogne pour la transformer en gîte. Il doit désormais rembourser 3.000 euros au Conseil général et 3.800 euros à la Caisse primaire d’assurance maladie pour avoir bénéficié de la couverture maladie universelle (CMU)

    • Contre tous les allocataires, le « droit de communication » Sécu (<=> Trésor Public), Banques
      CIRCULAIRE N°DSS/2011/323 du 21 juillet 2011 relative aux conditions d’application par les organismes de sécurité sociale du droit de communication institué aux articles L. 114-19 et suivants du code de la sécurité sociale.
      http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-08/ste_20110008_0100_0151.pdf

      Les agents des organismes de sécurité sociale peuvent user du droit de communication prévu à l’article L.114-19 pour l’ensemble des prestations qu’ils sont amenés à servir y compris les prestations servies pour le compte de tiers tels que l’Etat (notamment CMU-C, AME, allocations logement, ASPA) ou les conseils généraux (RSA).

    • Le scandale du contrôle bancaire par l’Assurance maladie, SMG (syndicat de la médecine générale)
      http://www.smg-pratiques.info/Le-scandale-du-controle-bancaire.html?var_hasard=2019873767555f10ce5

      L’Assurance Maladie annonce fièrement il y a 2 jours généraliser son dispositif de contrôle des comptes bancaires des bénéficiaires de la CMU-c.
      Elle s’appuie sur l’article L114-19 du code de la Sécurité Sociale mentionnant depuis 2011 le droit de communication, opposable à tout organisme disposant d’informations utiles, et ce par-delà le #secret_professionnel, à des fins de contrôle.
      Le SMG dénonce cet article comme toutes ses formes d’application.
      Le secret professionnel est un droit fondamental de protection des citoyens, sans distinction. Nous devons combattre l’idée qu’il puisse être levé par des administrations en dehors de procédures judiciaires ou fiscales, parce que cette idée est une prémisse à des atteintes graves aux personnes.
      Nous condamnons cette rupture du #secret_bancaire actuel, qui est orientée vers les plus modestes, et donc constitue un procédé discriminatoire et illégal.
      Ce contrôle n’a aucun fondement. L’Assurance Maladie maintient un discours sur le problème des dépenses, mais elle manque d’abord cruellement de recettes, ce qui est le fait de cadeaux injustifiés aux entreprises depuis plusieurs années.

    • Le non-recours aux soins de santé, Héléna Revil
      http://www.laviedesidees.fr/Le-non-recours-aux-soins-de-sante.html

      Pour d’autres personnes potentiellement éligibles, la #stigmatisation n’est pas en lien avec les comportements des professionnels de santé, mais davantage avec ceux des agents des organismes d’Assurance maladie. Elle peut ainsi être induite ou renforcée par une forme de « #culture_du_soupçon » qui s’est progressivement déployée au sein des caisses, et au delà. La légitimité de la CMU C a très vite été questionnée par les agents de l’Assurance maladie, davantage habitués à la gestion de droits assurantiels connectés au monde du travail (Leduc, 2008). Dans sa thèse intitulée Les ressentiments de la société au travail. La Couverture maladie universelle en quête de légitimité , Sacha Leduc explique dans quelle mesure une #logique_de_ressentiment s’est installée au sein des CPAM par rapport à la prestation assistancielle de la CMU C, poussant certains agents à discriminer les bénéficiaires potentiels et à différencier les demandeurs légitimes de ceux qui ne le seraient pas (Leduc, 2008).

      Certaines dispositions prises par les pouvoirs publics sont en outre venues attiser la suspicion ; la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2006 a par exemple permis aux CPAM d’évaluer « le #train_de_vie » des demandeurs de la CMU C et de l’ACS lorsque les agents constatent, à l’occasion de l’instruction d’un dossier, une disproportion marquée entre « le train de vie » de ceux-ci et les ressources qu’ils déclarent. Bien que très complexe à mettre en œuvre et finalement peu appliquée, cette disposition tend toutefois à apporter une légitimation aux contrôles informels effectués par certains agents d’accueil (Leduc, 2008).

    • Le droit de communication élargi et les échanges dématérialisés, tels que présentés par la CAF
      http://www.caf.fr/ma-caf/caf-du-gard/qui-sommes-nous/la-lutte-contre-la-fraude/le-droit-de-communication-elargi-et-les-echanges-dematerialises

      - Qu’est ce que le droit de communication élargi ?
      Le « droit de communication élargi » (DC) institué par la Loi de finances de la Sécurité Sociale de 2008, étend aux Organismes de Sécurité Sociale les pouvoirs d’investigation afin de contrôler l’exactitude des déclarations ou l’authenticité des pièces produites en vue de l’attribution et du paiement des prestations.
      – Dans quels cas peut on y avoir recours ?
      Cette démarche peut être mise en oeuvre dans le cadre de la lutte contre la fraude, ou pour la poursuite d’un contrôle, si l’agent de contrôle le juge nécessaire, notamment s’il n’a pas pu obtenir les informations nécessaires auprès de l’allocataire. Les informations sont alors recueillies directement auprès des tiers, après en avoir informé l’allocataire sauf s’il s’agit d’une suspicion de fraude.
      – Auprès de quels organismes ?
      – Les organismes bancaires : le secret professionnel, y compris bancaire, n’est plus opposable.
      – Les employeurs.
      – Les fournisseurs d’énergie : EDF, GDF, et les autres fournisseurs privés, les distributeurs d’eau.
      – Les opérateurs de téléphonie fixe et mobile, les opérateurs d’accès Internet : France Télécom et autres opérateurs privés.
      – Les services de messageries : La Poste et les services privés de messageries.
      – D’une façon générale : tous les commerçants.
      – Quelles informations peuvent être recueillies ?
      Toutes les informations qui permettent à votre Caf de vérifier la situation des allocataires et d’étudier leurs droits. Sont donc concernés : les ressources, le domicile, la résidence en France et à l’étranger, l’état civil, la composition de la famille, la condition d’isolement, l’existence d’un logement, les coordonnées financières, etc.

    • Cour des comptes : la CMU-C doit être « plus contrôlée »
      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/06/03/97002-20150603FILWWW00173-sante-la-cmu-c-doit-etre-plus-controlee.php

      Les deux dispositifs d’aide à la santé destinés aux plus démunis (CMU-C et ACS) doivent être davantage contrôlés, leur #gestion simplifiée et les #conditions_d'accès examinées, préconise la #Cour_des_comptes dans un rapport présenté aujourd’hui au Sénat.

    • Prestations sociales : l’écran de fumée et les vrais chiffres
      http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/06/03/prestations-sociales-lecran-de-fumee-et-les-vrais-chiffres_3

      « RSA, aide au logement… : les fraudes détectées par la CAF font un bond de 56 % en 2014. » Ce titre d’un quotidien reflète ce qu’on voudrait faire dire aux chiffres de la Caisse nationale d’allocations familiales : les « #assistés » coûteraient cher.

      La hausse peut sembler vertigineuse, mais à regarder de plus près, on voit tout autre chose. En premier lieu, cette augmentation n’est nullement provoquée par une recrudescence de la fraude elle-même. Aux dires même de la CAF, celle-ci resterait stable, à environ un milliard d’euros par an. Même si on ne sait pas très bien comment elle est calculée.

      En fait, ce qui a changé, ce sont les contrôles accrus auprès des bénéficiaires des aides sociales, RSA, aides au logement, etc. Dorénavant, les 647 contrôleurs de la CAF pratiquent systématiquement le croisement des données informatiques. Ils peuvent interroger le fisc, l’Urssaf, Pôle emploi, les caisses de retraite, et même demander aux banques des relevés bancaires pour vérifier le niveau des revenus.

      Grâce à ce meilleur #flicage, la CAF a détecté en 2014, le résultat mirobolant de 32 000 fraudes pour un montant total de 210 millions d’euros, soit un montant moyen de 6 500 euros.

      La CAF elle-même est obligée de constater que nombre de ces « fraudes » découlent d’omissions, de déclarations diminuant les ressources du ménage, ou de non-déclarations de situations de concubinage, souvent le fait de personnes très modestes, bénéficiaires de prestations sous conditions de ressources, ou de #minima_sociaux.

      Et puis, même si trop de chiffres tuent les chiffres, il faut relativiser ce montant de 210 millions d’euros. Il ne représente que 0,23 % du budget annuel de la CAF. Par contre, le montant des RSA non réclamés par des ayants droit est estimé à 5 milliards par an.

      Enfin, il faut rappeler que la Cour des comptes a estimé à 20 milliards d’euros par an, le montant des fraudes patronales aux cotisations sociales.


  • La fabuleuse histoire du clitoris / Revue Genre, sexualité et société - Idées - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-l-essai-et-la-revue-du-jour-la-fabuleuse-histoire-du-clitoris

    Il faut dire que le #clitoris, s’il est repéré depuis longtemps, reste dans l’angle mort des manuels cliniques et des séminaires de sexologie. Il y a seulement quelques années, l’urologue australienne Helen O’Connell dénonçait le fait que lors des opérations de la prostate, toutes les précautions sont prises pour préserver les nerfs érecteurs alors que dans les interventions chirurgicales gynécologiques on ne se préoccupe aucunement de la neurologie intime des femmes. La raison en est que ce système nerveux n’est tout simplement pas décrit dans les traités d’anatomie.

    Et pourtant, il fut un temps pas si lointain où les médecins considéraient l’orgasme comme un remède à la neurasthénie et à l’hystérie, suivant en cela la mécanique des fluides de haute époque hippocratique : pour maintenir les équilibres garants d’une bonne santé, point de rétention des humeurs corporelles et va pour l’orgasme médicalement assisté. Tout au long du XIXème siècle les femmes seules et dépressives, réputées inaccessibles à ces orages désirés, se faisaient manuellement stimuler la vulve par leur praticien préféré afin d’atteindre le nirvana. « Cette activité – nous dit l’auteur, sexologue clinicien, avec une pointe de nostalgie – représentait environ un tiers du chiffre d’affaires des médecins ». Une véritable rente sur un marché très stable, puisque les hystériques ne risquent pas de mourir de leur maladie, pas plus qu’elles ne peuvent en guérir. En revanche la pratique pouvait se révéler chronophage, certaines femmes nécessitant jusqu’à une heure de stimulation thérapeutique.

    C’est sans doute pourquoi on imagina en contexte thermaliste un dispositif plus efficace pour ce siècle industriel, une machine qui peut à bon droit être considérée comme l’ancêtre du vibromasseur, d’abord à manivelles ou à pédales, puis à vapeur et enfin, grâce à la fée électricité, dotée d’une miraculeuse autonomie. L’auteur note au passage que le vibromasseur allait être le quatrième appareil électrique à apparaître sur le marché, bien avant l’aspirateur. Sinon c’était la douche, le jet orienté par un opérateur entre les cuisses, on appelait ça la « physiothérapie » et l’on croit savoir que ce massage vulvaire hydraulique, communément appelé douche clitoridienne, contribua grandement à la prospérité des établissements de cure thermale.