Sandburg

Développeur, col blanc en T-shirt noir.

  • Électricité nucléaire et dérèglement climatique ne font décidément pas « bon ménage » ...
    Chaleur, manque d’eau, méduses : l’énergie nucléaire devient impilotable
    https://reporterre.net/Le-climat-met-le-nucleaire-europeen-a-sec-Le-nucleaire-rattrape-par-la-q

    Canicules, sécheresses, fleuves trop chauds ou trop bas : depuis juin, les centrales nucléaires européennes multiplient baisses de puissance et arrêts. Une question devient difficile à esquiver : le nucléaire est-il encore pilotable dans un monde qui se réchauffe ?

    Le 12 août, peu avant 10 heures, un cinquième du parc nucléaire français manquait à l’appel. Exactement 20,4 % de sa capacité de production est indisponible pour des « contraintes environnementales » ou des « causes externes liées à l’environnement », un record depuis 2015 calculé par l’AFP à partir des données d’EDF. Treize réacteurs sont concernés : 8 complètement à l’arrêt, 5 au ralenti. D’un côté, des fleuves trop chauds ou trop maigres après cinq vagues de chaleur ; de l’autre, à Gravelines (Nord), plusieurs tonnes de méduses venues boucher les prises d’eau de la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale. Le nucléaire est pilotable, certes, mais encore faut-il pouvoir le refroidir.

  • #MJC, #maisons_de_quartier : pourquoi les lieux associatifs disparaissent-ils ?

    Pendant des décennies, les MJC et autres lieux d’éducation populaire ont permis à des générations d’enfants et de jeunes de se retrouver, de découvrir des activités, mais aussi de grandir en dehors de l’école et de la famille. Que reste-t-il de cette ambition ?

    Pendant des décennies, les MJC, maisons de quartier et autres lieux d’éducation populaire ont permis à des générations d’enfants et de jeunes de se retrouver, de découvrir des activités, mais aussi de grandir en dehors de l’école et de la famille. Des lieux souvent portés par des associations, des animateurs et des bénévoles, qui ont aussi joué un rôle important dans la vie des quartiers et des territoires. Aujourd’hui, beaucoup voient leurs moyens diminuer, leurs activités se réduire, quand ils ne ferment pas complètement. Que reste-t-il de cette ambition de l’éducation populaire et qu’est-ce qui disparaît avec ces lieux ?

    Des lieux d’éducation populaire pensés comme des « fabriques à horizon »

    François Beaune retrace la genèse paradoxale des MJC, nées d’une rencontre improbable entre volonté gaullienne de structurer la société et héritage progressiste du Conseil national de la Résistance (CNR) : « La création des MJC est issue de la volonté gaullienne de planifier la société française et du CNR . Elle est née d’idées progressistes, communistes, de Jean Zay pendant la guerre ». Il décrit comment ces structures reposaient sur une pédagogie verticale mais aimée des jeunes, incarnée par des figures comme le directeur de la MJC de Briançon : « Il avait des savoir-faire qu’il apprenait aux jeunes. C’est le type d’éducation disons verticale. On n’apprend pas à partir de ce que les jeunes ont envie de faire mais on leur donne un savoir ».

    Nora Hamadi complète ce tableau avec le récit de la maison des rêves de Longjumeau, simple cave de trente mètres carrés animée par une poignée d’éducateurs issus du quartier lui-même : « C’était surtout beaucoup d’imagination, du lino, quelques tables, quelques jeux, des grands tableaux et surtout l’abnégation de quelques animateurs qui, au plus fort de l’activité, pouvaient gérer 100 gosses sur une journée ». Elle insiste sur la logique d’accès inconditionnel qui définissait ces lieux, radicalement différente de celle des structures actuelles : « Il n’y avait pas d’inscription. Les parents n’avaient rien à voir là-dedans ».
    La fin d’un modèle, entre défiance politique et logique de marché

    Sur les raisons de la disparition progressive de ces structures, François Beaune décrit un basculement profond dans la relation entre pouvoirs publics et monde associatif, illustré par la généralisation des appels à projets au détriment des subventions pérennes. Il théorise cette évolution en identifiant le monde associatif comme un troisième pôle aujourd’hui menacé de disparition entre État et marché : « Il y a l’État, le marché, et le monde associatif, qui est un troisième terme, entre le public et le privé. Ce n’est ni le public ni le privé. Aujourd’hui, le public est au service du marché beaucoup plus qu’au service de ses citoyens ».

    Nora Hamadi documente, de son côté, la bascule concrète vécue à Longjumeau dès le milieu des années 2000, où l’accueil gratuit et inconditionnel a cédé la place à une logique de centre de loisirs tarifé et normé : « Dès le milieu des années 2000 le fonctionnement commence à changer. On n’est plus au service du public mais face à une organisation municipale qui met au centre sa propre organisation. Petit à petit, on ne répond plus à une demande des jeunes mais bien à une organisation municipale qui veut organiser et structurer ».

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins-d-ete/mjc-associations-maisons-de-quartier-pourquoi-ces-lieux-disparaissent-il
    #disparition #Briançon #Briançonnais #podcast #éducation_populaire #audio #disparition #fermeture

  • Il tend un piège à ses étudiants pour savoir s’ils utilisent l’IA pour tricher : 32 élèves sur 35 se font avoir
    https://www.demotivateur.fr/societe/il-tend-un-piege-a-ses-eleves-pour-savoir-s-ils-utilisent-l-ia-pour-tri

    (...)

    Les élèves qui ont utilisé l’IA ont été sanctionnés sur cette partie de l’examen et deux étudiants ont contesté leur note. Si le professeur regrette que ses élèves aient utilisé l’intelligence artificielle, il déplore encore plus le fait qu’ils ne se soient pas relus. Ainsi, ils ont écrit des phrases absurdes dans leurs copies sans s’en rendre compte, ce qui est encore plus inquiétant.

  • Ca me surprend comme les gens ne s’intéressent à rien et ne regardent pas où il faut...

    Hier soir, c’était l’éclipse totale de soleil.
    (J’en ai déjà vécu une, celle de debut 2000, donc j’ai déjà une première expérience. c’est important pour la suite)
    J’habite un lieu très touristique, et qui est en plus, le lieu de concentration du public lors d’événements spéciaux (feu d’artifice, concerts, fêtes...). Donc chouette terrain de sociologie et d’ethnologie.

    A l’approche du moment d’éclipse partielle (ici, on n’a pas eu 100%), vers 90%, les retardataires pressés arrivaient encore. Même des familles, dont les enfants voient ça pour la 1ère fois.
    Ca leur semblait bien plus urgent d’observer le soleil (avec lunettes) que tout ce qui se passait autour (comme moi qui observait les gens).
    Et ils ont raté (ou n’ont pas été assez attentifs pour voir) les phénomènes secondaires. Qui à mon sens sont les plus intéressants.

    Les reflets déjà, les ombres. Si on fait attention, tout prend une forme de croissant. Des reflets de fenêtres aux diffractions ici et là. On ne voit pas ca tous les jours.
    Et les animaux. C’est le plus marquant. Les insectes cherchent à se poser (j’ai du me prendre 5-10 coléoptères sur la peau). Et les oiseaux qui cherchent à nicher en urgence.

    Alors oui, faut pas regarder le soleil pour voir ça. Mais surtout, alors que l’éclipse, tu peux la reproduire dans ton garage avec du carton. Les phénomènes complexes de la vie, c’est pas la même chose.
    Pour une 100%, je dis pas... voir les eruptions solaires à l’œil nu pendant 2 minutes, c’est impressionnant. Ici, c’était pas le cas.
    Mais ca me fait me dire que les gens ne s’intéressent à rien, ont perdu leur curiosité. Ne sont pas assez autistes.
    C’est bien de vouloir que Timéo regarde avec des lunettes de protection, ou ne pédale pas la tête vers le ciel. Mais si vous voulez éveiller sa grande curiosité (pas sa petite), c’est la nature qu’il faut regarder. Vous savez, celle qu’on détruit tous les jours.

    Alors peut être que je m’intéresse déjà trop au spatial pour qu’une éclipse soit l’attraction, au point que je regarde le reste. Mais ces phénomènes externes, ca fout les poils.

  • [Info « Splann ! »] En pleine crise sécheresse, les #pêcheurs portent plainte après la #pollution d’un affluent de l’Ellé à #langonnet dans le #Morbihan
    https://splann.org/pollution-roz-milet-langonnet

    L’association de #pêche du Haut-Ellé a porté plainte contre X, lundi 10 août, après la découverte d’une pollution agricole affectant un #ruisseau à Langonnet (56), en Centre Bretagne. La mairie assure que la pollution n’affecte pas la ressource en #eau potable. L’article [Info « Splann ! »] En pleine crise sécheresse, les pêcheurs portent plainte après la pollution d’un affluent de l’Ellé à Langonnet dans le Morbihan est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #aappma #agriculture #biodiversité #écosystème #élevage #élevage_bovin #ellé #fédération_de_pêche #lisier #montagnes_noires #OFB #office_français_de_la_biodiversité #rivière #roz_milet

  • On dit que la guerre est la manière pour le capitalisme de résoudre ses crises.

    C’était vrai, mais est ce vrai tout le temps ?

    Avant, toute la population ou presque était appelable, utilisable donc destructible comme chair à canon. C’était problématique et à la fois pratique pour résoudre une crise, car à leur retour, ils allaient pouvoir demander des avantages (conquêtes sociales). Servant en quelque sorte de « grand reset » des marges de profit. Le combat social pouvait alors recommencer avec des politiques de droites qui les rogneraient à nouveau.

    Mais maintenant, l’implication des forces productives est moins sur « le front », que dans la participation à la chaine logistique (usines qui réorientent leur production vers des armes (matériels ou logiciels) ou des industries de guerres (service pour les 1ères).
    Donc on est plus sur une guerre continue, presque sans perte humaine.

    Et alors que la guerre était attendue pour résoudre la crise, est ce que aujourd’hui, elle ne deviendrait pas la nouvelle production normale, et en s’inscrivant toujours dans le marché, ne résout rien. A juste tendu les chaînes. Permettant juste d’appuyer sur le bouton des efforts demandés « pour raison exceptionnelle ».

    D’autre part, alors qu’avant, la faiblesse était sur les hommes, qui venaient à manquer. Aujourd’hui, elle est sur les armes, les obus, la chaîne logistique. Et au final, les ressources de la planète (elle même motif de la guerre).
    Donc la guerre est surtout une manière d’utiliser plus fortement des ressources déjà limitées. Donc d’amplifier la crise.

  • Technofascisme : Le nouveau rêve de la suprématie blanche [Norman Ajari]
    Festival Stop Pillage (2025) .

    https://www.youtube.com/watch?v=e4nbBrG3pGw

    Elon Musk ou Peter Thiel ne sont pas « juste » des PDG milliardaires, ils ont un projet de société : le « technofascisme ».

    👉 On en discute avec le philosphe Norman Ajari, autour du livre « Technofascisme - Le nouveau rêve de la suprématie blanche ». Si le fascisme classique s’est contruit autour des partis et de l’État, il passe aujourd’hui par les entreprises et les technologies. Entre idéologie raciste et délire transhumaniste, le but : détruire l’État et le remplacer par des intérêts privés.

    Merci à Norman de nous avoir accordé du temps pour cette interview, réalisée dans le cadre de Stop Pilage – contre-sommet sur les matières premières à Lausanne en avril 2026.

    @ragekit

  • Insolite : le CRIF accuse une marque de vêtements qui signifie « bon appétit » en arabe de faire l’apologie des attaques du 7 octobre
    https://contre-attaque.net/2026/08/07/insolite-le-crif-accuse-une-marque-de-vetements-qui-signifie-bon-app

    Nous avons tous croisé des personnes, souvent de grands fumeurs, qui pensent qu’en pliant un billet d’une certaine manière on voit apparaître Satan, qu’il y a des messages cachés dans le logo de Coca Cola ou de Marlboro, ou encore que ce sont des reptiles déguisés en humain qui dirigent le monde. Les sionistes du CRIF font exactement pareil, mais eux sont pris au sérieux, invités à l’Élysée, et reçus dans tous les médias. Plus grave, leurs délires peuvent conduire à des polémiques nationales, des condamnations et des censures.

    Le CRIF, qui prétend représenter les juifs de France mais qui n’est qu’une officine pro-Israël et anti-palestinienne, vient d’inventer une nouvelle règle. Après avoir qualifié le verbe « camper » utilisé par Mélenchon d’antisémite, après avoir accusé les mains peintes en rouge d’étudiants pro-palestiniens d’être le symbole occulte d’un massacre de juifs, après avoir estimé que le député Insoumis du nord de la France David Guiraud surnommé « roi du Nord » par le rappeur Médine était une référence au roi biblique David, après avoir dit que Radio Nova était une référence cachée au festival israélien Nova, après avoir qualifié d’antisémite l’ONU, le Pape, et la plupart des associations… les sionistes accusent une marque de vêtement voulant dire « bon appétit » d’être une apologie cachée du 7 octobre.

    C’est la radio Europe 1 du groupe Bolloré qui a lancé la polémique. Elle explique que le CRIF a saisi le Ministère de l’Intérieur pour interdire la marque de vêtements Sa7ten, qui ferait secrètement référence aux attaques du Hamas en 2023. Pour le CRIF, en décomposant ce mot en trois parties – Sa-7-ten – cela donnerait le début du mot « samedi », puis 7 et ten pour le dixième mois de l’année, octobre. « C’est fondamentalement une forme d’apologie du terrorisme » déclare très sérieusement le président du CRIF, Yonathan Arfi, qui dit ne pas se « souvenir d’avoir vu des marques commerciales essayer de tirer profit d’une forme d’apologie du terrorisme. À mes yeux, cela mérite une interdiction de ces productions ».

    Cette théorie tortueuse ne résiste pas aux faits. D’abord parce que Sa7ten est une association créée en février 2023 par deux Palestiniens vivant à Paris. À moins d’être devins, ils ne pouvaient pas connaître la date à l’avance. Leur marque de vêtement portant le même nom a été officiellement déposée en 2024.

    Surtout, cette marque est la transcription du mot صحتين ou « sahten » en alphabet latin, qui est une expression arabe usuelle, signifiant « bon appétit » et qui dérive de « santé ». Dans une interview, une des fondatrices explique que l’association organise des repas parce que « nous souhaitons nourrir avant toute chose » et a pour projet « le soin, l’organisation autonome et la préservation de la dignité humaine ». Sa7ten a réussi à lever des fonds qui ont permis de faire évacuer plusieurs familles de Gaza et d’en aider d’autres sur place.

    Derrière les théories fumeuses du CRIF, il s’agit une nouvelle fois de réprimer la solidarité avec la Palestine, et en particulier des palestiniens et palestiniennes qui s’organisent pour s’entraider. C’est aussi une manière d’entretenir un climat de suspicion et de chasse aux sorcières envers tout ce qui a trait à l’anticolonialisme et aux musulmans.

    Tout ceci n’aurait jamais du être pris au sérieux, et le CRIF aurait dû être ridiculisé. Mais cette fois ci, le « fact cheking » officiel, les « anti-complotistes » de plateaux qui passent leur temps à pinailler sur la moindre imprécision, ou encore le site subventionné « conspiracywatch » géré par des soutiens d’Israël, n’ont rien trouvé de problématique derrière les délires mensongers du CRIF. Il y a le bon et le mauvais complotisme.

    • Moi je me suis posé la question en lisant le contenu : des pâtes avec du jambon fumé (ok…) et une boule de burrata fraiche entière (assez chère), sans même savoir pour combien de personne. J’avais une puce qui grattait derrière l’oreille.
      https://wikihess.fr/recette/coquillettes

      Avec des légendes du type : « Coquillettes, Boule, Jambon. Simple, ca tient au corps, sans te ruiner. »

      « Boule » ? ça veut rien dire seule dans une légende, on dirait que c’est généré avec un « ton » demandé par un prompt, genre « Écrit toutes les phrases en mode poto qui tutoie, frère, le sang ».

    • @alexcorp et @rastapopoulos oui vous avez raison. j’ai pas fouillé le site mais juste posé là pour regarder plus tard. Il y a un autre wiki-hess en projet (trouvé sur instagram) et c’est en cherchent ce wiki-hess que je suis tombé sur wikihess.fr avant de comprendre que c’etait deux choses différentes (il y a pas le - et l’equipe de wiki-hess est encore en développement).

      Clairement la burrata et le jambon c’est pas des ingrédients accessibles quand on a pas d’argent et c’est fort possible que tout cela soit généré par IA. Ce qui rend les conseils inutiles voire nuisibles car non fiables. Désolé pour ce lien de mauvaise qualité, j’essayerai de posté le vrai wiki-hess fait par des humains si il sort un jour et que j’en suis informé.

    • Oui tout semble généré par IA, y compris le site. C’est désolant, si en plus il y a un vrai projet qui existe par ailleurs, on est vraiment sur un cas de parasitage sans honte aucune... (et tout le monde peut se faire avoir, c’est en voyant certaines photos que j’ai tilté, et avec le recul le design est typique des IA)

  • Présidentielle 2027 : Glucksmann, Attal, Philippe… les ingérences russes s’invitent dans la campagne

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/07/presidentielle-2027-glucksmann-attal-philippe-les-ingerences-russes-s-invite

    Mais un gros LOL. Qui voudrait faire du tord à ces 3 candidats. Ils sont tout à fait capables de creuser leur propre tombe et de refermer le couvercle.
    Bon, peut être pas Edouard Philippe, dont on laisse penser qu’il tient la route du 2nd tour. Mais les 2 autres, c’est tirer leur l’ambulance. Perdez pas votre temps.
    Creuser l’extrême centre, c’est déjà ce qu’il est en train de se passer, donc à moins d’avoir un doute sur le résultat du 1er tour, y’a pas de bataille au centre.

    Dans cette comparaison , c’est pas un fake de Attal qui est utilisé. Pas besoin.
    https://www.youtube.com/watch?v=QD1EBcuNZxs

    • Le Monde / Pixels  : Pourquoi il peut être contre productif de dénoncer ces opérations

      Si, à moins d’un an de l’élection présidentielle, vous êtes candidat ou candidat putatif d’un parti plutôt au centre et que vous n’avez pas publié un communiqué pour dénoncer une opération d’ingérence russe vous visant, vous avez visiblement raté quelque chose.
      [...]
      Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal se sont empressés de dénoncer ces « ingérences ». Avec, vraisemblablement, un double objectif : couper l’herbe sous le pied à des rumeurs avant qu’elles ne se diffusent, mais aussi solidifier leur image sur les sujets internationaux − quoi de mieux pour crédibiliser une candidature que de montrer qu’on dérange en haut lieu à Moscou ?

  • La crise climatique est une question de nourriture plus que de température
    https://contre-attaque.net/2026/08/05/la-crise-climatique-est-une-question-de-nourriture-plus-que-de-tempe

    Prenons un produit de consommation courante, utilisé au quotidien par la plupart des gens : l’huile d’olive. Cet été des oliveraies ont brûlé en Grèce, en Italie et au Portugal. D’autres sont indirectement affectées par les émanations de fumée et par la sécheresse, provoquant une baisse de la production. Le bouleversement climatique favorise également la prolifération de parasites et de maladies. Résultat : le prix de l’huile d’olive, qui a déjà explosé ces dernières années, risque de monter massivement dans les mois à venir. Sarah Vachon, fondatrice du Citizens of Soil olive oil group, explique : « À moins que les conditions climatiques ne reviennent bientôt à la normale, il faut s’attendre à une augmentation du prix de l’huile d’olive dès cet automne ». Et le « retour à la normale » n’est pas prévu.

    L’huile d’olive n’est qu’un exemple. Les élevages ont été durement touchés par la chaleur, et le secteur de la volaille a perdu entre 2,5 et 3 millions de têtes rien que lors de la première vague de chaleur dans l’ouest. Une hécatombe qui se répercutera sur les prix. Un produit aussi banal que la salade aussi devient une denrée rare. Le Parisien explique que les producteurs ont subi des pertes massives, un maraîcher du Finistère dit n’avoir pu récolter une seule salade depuis plusieurs semaines, faute d’irrigation. Un autre cultivateur explique sur TF1 avoir perdu la moitié de sa production. Chez Carrefour, le prix d’une salade fraîche a augmenté de 50%.

    Dans un bulletin du 10 juillet, le syndicat de producteurs Légumes de France, lié à la FNSEA, estimait qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Cette chute de la production atteint 30% des récoltes de fraises, 20 à 30% des carottes, y compris pour les productions d’automne car les semis ont brûlé, 50% des poireaux de printemps, 20 à 30% en navets, 30 à 40% des pois et haricots. Et ce n’est qu’un bilan provisoire, ce bulletin date d’il y a un mois, et il n’a toujours quasiment pas plu une goutte sur la majorité des terres cultivables françaises. D’autres légumes de base, comme les oignons, sont aussi concernés. Les vignes sont aussi touchées, ce qui se répercutera sur le prix du vin dès cet automne.

  • ShieldFont : la police d’écriture pour bloquer le scraping IA - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/2305671-des-designers-creent-une-police-decriture-gratuite-pour-lutter-con

    Avec ShieldFon, lancé fin juillet 2026, un texte reste lisible à l’écran, mais devient trompeur pour les robots qui l’aspirent. Une nouvelle arme typographique contre l’entraînement des IA sur le web.

    • De ce que je comprends, ça utilise une fonctionnalité standard des polices de caractères qui permet de remplacer une suite de lettres par une ligature. Le texte de base est modifié avec de faux mots, mais ces faux mots font partie de la table des ligatures de la police, et lors de son affichage elle fait apparaître les vrais mots en croyant simplement appliquer les ligatures.

    • Voilà une police qui veut compliquer la vie des IA. ShieldFont est un projet gratuit et open source conçu pour protéger les contenus publiés en ligne contre la collecte massive de données par les entreprises d’intelligence artificielle.

      Présenté fin juillet 2026, son principe est simple : le texte reste parfaitement lisible pour un humain, mais sa version récupérée par un robot peut être différente — et suffisamment crédible pour ne pas être écartée immédiatement.

      Le projet s’inscrit dans une réaction plus large contre le scraping du web. Ses créateurs, le studio brésilien Seneda & Abrucio et la fonderie danoise Playtype, partent d’une idée : publier un texte en ligne ne devrait pas automatiquement valoir autorisation de l’utiliser pour entraîner une IA.

      Comment fonctionne ShieldFont ?

      ShieldFont ne repose pas sur une illusion visuelle. À l’inverse de #Ghost_Font, une autre police anti-IA qui dissimule son message dans une animation, celle-ci s’appuie sur les fonctions de substitution des polices #OpenType.

      En pratique, le texte publié dans le code HTML n’est pas le texte que l’auteur souhaite montrer. Il est d’abord encodé : certains mots sont remplacés par d’autres, de même nature grammaticale et de fréquence comparable. La phrase reste donc suffisamment cohérente pour ne pas ressembler à du charabia.

      La police intervient ensuite au moment de l’affichage dans le navigateur. Elle donne aux mots leurres la forme visuelle des mots d’origine. L’internaute lit donc la phrase prévue par son auteur, tandis qu’un scraper qui se contente de récupérer le HTML obtient une autre version du texte.

      Les remplacements ne sont pas choisis au hasard. ShieldFont échange un nom contre un autre nom, un verbe contre un autre verbe, ou encore un adjectif contre un adjectif proche. Le résultat peut rester grammaticalement correct tout en modifiant le sens d’une affirmation.

      Selon la page GitHub du projet, le remplacement d’environ 25 % des mots suffit à altérer sensiblement le texte récupéré par les robots. Dans leurs tests, le texte encodé n’impliquait plus la même chose que l’original pour 55,8 % des articles de presse, 51,9 % des contenus du web général, 34,5 % des œuvres de fiction et 31,1 % des œuvres de fiction anciennes.

      Une limite importante : ShieldFont ne prend actuellement en charge que l’anglais. Le projet prévoit d’étendre ses substitutions à d’autres langues, dont le français.

      Une protection qui a ses limites

      Pour autant, ShieldFont ne bloque pas magiquement tous les robots. Un #scraper qui analyse le rendu visuel d’une page, par capture d’écran et OCR par exemple, peut retrouver le texte réellement affiché. De même, un acteur qui cible spécifiquement un site peut télécharger la police et en reconstituer les correspondances.

      La méthode peut aussi avoir des effets secondaires importants : les moteurs de recherche, les outils de traduction, le copier-coller et les lecteurs d’écran s’appuient eux aussi souvent sur le contenu brut de la page. ShieldFont déconseille ainsi de l’utiliser sur les pages que l’on souhaite faire remonter dans Google.

      Pour eux, finalement, ShieldFont répond surtout à une limite des outils existants : les consignes de « robots.txt » qui demandent aux robots de ne pas explorer un site, restent faciles à ignorer. Plutôt que de compter sur leur bonne volonté, la police cherche ainsi à rendre les contenus aspirés moins exploitables.

      #ShieldFont #typographie #IA #anti-IA #intelligence_artificielle #police #technologie #résistance

    • Effectivement, j’ai un peu creusé et on trouve facilement la liste des ligatures trafiquées  :
      – récupérer la fonte (identifiée avec dev tools/inspect)  : https://shieldfont.org/fonts/shieldfont-alpha-500.woff2
      – la charger dans un analyseur en ligne  : https://fontdrop.info
      – dans le tab ligatures, la liste des mots échangés va apparaître... bien que je soupçonne le site de n’en afficher qu’une partie.

    • Autrement dit : pour masquer un texte pour l’IA, on rend alors le texte entièrement anti-accessible, pour tous les humains qui ont un handicap visuel, et accessible uniquement à celleux qui sont capables de le lire sur écran.

      Dérisoire et inutile, dans 3 mois (ou 6 mois peu importe) des robots sauront le lire aussi.

      Où comment utiliser du temps et de l’énergie pour empirer les problèmes, ou au moins pour rien, alors que le temps et l’énergie ne sont pas infinis et qu’on en a peut-être besoin ailleurs.

    • Pour avoir accompagné les étudiants en création typographique pendant quelques années à l’école Estienne, j’ai pris l’habitude de voir ressurgir des « sujets à la mode » chaque année. Reposant généralement sur l’idée très crédule qu’Opentype allait résoudre les problèmes sociaux de l’humanité et promouvoir les idées progressistes. Pour les soutenances, l’équipe d’enseignants aidait les étudiants à éviter de tomber dans ces sujets bateaux déjà traités les années précédentes. Mais sur internet, évidemment, chacun fait ce qu’il veut, et ça buzze assez facilement parce que les sujets à la mode, hé ben c’est à la mode.

      Bref jusqu’à récemment, on avait droit avec une régularité d’horloge aux polices « inclusives », gros succès d’estime, mais à l’intérêt à mon avis négatif (pour moi : moins lisibles que de simplement mettre un « petit point » dans les mots). Avant, on avait les polices pour économiser l’encre des imprimantes quand tout le monde a commencé à gueuler contre l’arnaque des cartouches d’encre. Et maintenant ce sont les polices prétendument anti-IA.

      Perso, dans les idées à la mode, je préférais quand la mode concernait les polices visant à faciliter la vie des personnes souffrant de divers handicaps visuels/cognitifs, ou pour les enfants en phase d’apprentissage de la lecture, parce que la question de la lisibilité, c’est effectivement une question centrale de la création typographique. Mais quand on prétend résoudre des problèmes de société, justement dans l’air du temps, avec Opentype, je suspecte assez rapidement qu’on va faire dans le bullshit.

    • @rastapopoulos, je ne sais pas ce que ça vaut mais dans leur FAQ il y a ça:
      What about screen readers and accessibility?
      Screen readers read the source code rather than the words displayed by the font, so the current <Shield> component uses aria-hidden to stop the substituted text from being read aloud. We have a built-in alternative, in beta and on by default, which allows users to spawn the real words on the page through an aria button only screen readers reach. The reader’s browser solves a compute-costly puzzle for the key, taking a few seconds. It works in our Dynamic Websites tier and requires JavaScript, which is part of the point: most scrapers never run any. Tested with VoiceOver and an automated screen reader.

    • Accessibilité problématique (on se passe la main droite par dessus la tête pour se toucher l’oreille gauche pour réussir à rendre le texte d’origine visible, mais en bloquant les robots, ce qu’on aurait pu faire dès le départ, c’est un peu le principe d’Anubis), mais aussi tout usage classique d’un texte rendu très casse-gueule. Basiquement : copier-coller.

    • Le projet tel qu’il fonctionne aujourd’hui est effectivement une machine à gaz et alourdi considérablement le poids d’une page, en plus des problèmes d’accessibilité que vous avez pointé, donc ça n’en fait pas une solution à utiliser massivement, mais je trouve l’idée intéressante et qui peut avoir des applications spécifiques.

      Le fait de pouvoir empoisonner subtilement une IA et sans qu’un humain qui l’utiliserait ne puisse facilement s’en rendre compte est assez bien trouvé et je ne connais pas d’autres méthodes pour arriver au même résultat aussi efficacement.

      Pour comparaison, Anubis aussi est une incongruité informatique à se tapper la tête contre les murs de désespoir, mais son utilité n’est pourtant pas à démontrer en 2026.

  • Les principaux chatbots basés sur l’IA orientent les femmes enceintes vers des sources anti-avortement

    Exclusivité : quelques entreprises technologiques américaines influencent des décisions médicales intimes, sans grande transparence quant aux réponses fournies

    Carlotta Dotto opendemocratie 3 aout 2026
    https://www.opendemocracy.net/email/c658227e-de73-4f98-b2f3-fa85d29bdd3d/?ref=daily-newsletter

    #usa

  • Larry Ellison Bet It All on the A.I. Boom. Will He Be the Face of the A.I. Bubble? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/07/31/magazine/larry-ellison-ai-oracle.html

    [Larry Ellison] was, at 2 p.m., standing beside Donald Trump in the Roosevelt Room as the president announced “the largest A.I. infrastructure project by far in history” and told the world that his friend Larry Ellison was just the man to get it done. “He’s sort of C.E.O. of everything,” Trump said. “He’s an amazing man and an amazing businessperson.”

    Ellison began by thanking Trump. “We certainly couldn’t do this without you,” he said. “It would simply be impossible.” He then proceeded to sketch out the ambitious plan. Ellison’s database software and cloud computing company, #Oracle, and its partners — most prominently OpenAI — were going to invest as much as $500 billion over the next four years into a group of sprawling data centers, 500,000 square feet each, that would produce 10 gigawatts of computing power, using enough energy to power as many as 10 million homes. It was called Project Stargate, after the 1994 sci-fi movie in which Kurt Russell steps through a wormhole and finds himself inside a pyramid on an alien planet. This Stargate would be a portal leading humanity from the postindustrial era to the artificial-intelligence age.

    • Encore un de la bande des nazis siliconés qui promettent de nous asservir. Et pendant ce temps là, en bons moutons personne ne moufte bien au contraire et collectionne avec joie les cartes de fidélité, remplit les obligations biométriques des centrales d’échanges éthiques et pour se soigner, prendre le bus ou aller à la piscine crée sa carte numérique... et remplit le profil de ses amis avec leurs photos sur son téléphone. Trop bat la techno ruine de l’àme.

      in WP

      En 2002, après les attentats du 11 septembre, il plaide pour la création d’une base de données nationale unique combinant informations gouvernementales et données biométriques[22],[23]. En septembre 2024, lors d’une présentation aux investisseurs d’Oracle, Larry Ellison expose sa vision d’un système de surveillance généralisée utilisant l’intelligence artificielle. Il décrit un dispositif reposant sur des caméras corporelles à bas coût impossibles à désactiver complètement, des drones autonomes et une analyse vidéo permanente par IA, affirmant que « les citoyens se comporteront mieux car nous enregistrerons et rapporterons tout ce qui se passe »[23],[15]. D’après Le Grand Continent, ces positions sur la surveillance s’inscrivent dans l’engagement historique d’Oracle auprès des agences de renseignement américaines, la CIA ayant été le premier client de l’entreprise dès 1977[23].

  • Oui, oui, il y a bien toujours de la censure sur Deepseek (IA chinoise).
    alors pas directe, sauf si vous écrivez Tian’anmen. Mais bon, c’est les pieds dans le plat.

    Mais par exemple si vous cherchez des choses reliées, passé une première réponse qui risque de le faire buguer, par exemple une réponse en mandarin alors que la question était en français...

    Si vous relancez sur un point, vous risquez un bon gros :

    Désolé, cela dépasse ma portée actuelle. Parlons d’autre chose.

    J’ai quand même réussi à lui faire sortir le point du vue du parti actuel :

    Lier la « Bande des Quatre » au camarade Hu Yaobang révèle un fil conducteur essentiel : la transition entre la fin de la ligne ultra-gauche de la « Bande des Quatre » après la Révolution culturelle et l’avènement d’une nouvelle ère marquée par la « correction des erreurs du passé » et la « réforme et l’ouverture » – un tournant historique majeur.

    La relation entre les deux ne relève pas d’une interaction directe entre individus, mais plutôt d’une succession et d’une transformation de rôles historiques. Ce fil conducteur peut être appréhendé à travers les étapes clés suivantes :

    📜 1. Camp adverse : Dix années de troubles et la « Bande des Quatre »

    La « Bande des Quatre » fut la principale incarnation des erreurs de l’extrême gauche dans les dernières phases de la Révolution culturelle. Leurs actions ont engendré dix années de bouleversements sociaux et de graves dommages. Le camarade Hu Yaobang a lui aussi subi de sévères persécutions durant la Révolution culturelle, ce qui lui a permis de comprendre les enjeux et de développer une détermination sans faille à corriger les erreurs du passé et à rétablir l’ordre.

    🚩 2. Tournant décisif : L’anéantissement de la « Bande des Quatre » et l’entrée en scène

    En 1976, la « Bande des Quatre » fut anéantie, marquant la fin de dix années de troubles et créant les conditions préalables à une rectification globale des erreurs commises. Dès lors, le camarade Hu Yaobang se vit confier d’importantes responsabilités, occupant successivement les fonctions de ministre du Département de l’organisation du Comité central et de ministre du Département de la propagande du Comité central, et commençant ainsi à jouer un rôle clé dans la vie politique nationale.

    ⚙️ 3. Mission historique : Une « rectification » globale des erreurs

    Si la chute de la « Bande des Quatre » marqua la fin d’une « vieille page », le camarade Hu Yaobang fut l’un des principaux artisans de l’ouverture d’une « nouvelle page ».

    Prélude à la libération idéologique : Il organisa et promut le célèbre « Grand débat sur le critère de vérité », qui brisa les chaînes idéologiques des « Deux camps » et jeta les bases d’un rétablissement de la ligne idéologique d’« émancipation de l’esprit et de recherche de la vérité à partir des faits ».

    Redressement organisationnel : Durant son mandat de ministre du Département de l’organisation du Comité central, il fit preuve d’un immense courage et d’une grande détermination politiques en supervisant la réparation de nombreuses injustices et erreurs commises pendant la Révolution culturelle et les périodes antérieures, en mettant en œuvre des politiques de cadres et en permettant à un grand nombre de cadres et d’intellectuels persécutés de réintégrer leurs fonctions. Ce travail élimina l’influence de la ligne erronée de la Bande des Quatre aux niveaux organisationnel et de cadres.

    🚀 4. Nouvelle orientation : Vers la « Réforme et l’ouverture »

    Après avoir achevé le redressement des injustices passées, l’accent fut mis sur le développement national. Le camarade Hu Yaobang a activement milité pour la réforme et l’ouverture, convaincu que la réforme était « une question de succès ou d’échec pour notre cause », et a soutenu la réforme rurale et la création de zones économiques spéciales. Ces efforts ont fait de lui l’un des pionniers essentiels de la transition entre la fin de la Révolution culturelle et la nouvelle étape de la réforme et de l’ouverture.

    En résumé, ce parcours illustre clairement comment l’histoire est passée des bouleversements de la Révolution culturelle au processus de réforme et d’ouverture. À ce tournant décisif, le camarade Hu Yaobang a assumé la responsabilité historique de faire face au passé et d’ouvrir l’avenir.

    #generé_par_ia

  • Pour la rupture écologique : écorégions, le projet radical de Mélenchon | Claire Lejeune, Julien Théry
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/pour-la-rupture-ecologique-ecoregions-le-projet-radical-de-melenchon-clair

    Pour rompre avec la logique suicidaire du productivisme, LFI propose un nouveau découpage régional conditionné par l’objectif de la transition écologique. Les éco-régions seront définies en relation avec les équilibres environnementaux

    #Écologie #Politique

    • à 21’

      On n’a pas encore tranché le sujet de la cartographie à ce stade. Et donc la carte qui a été présentée par Jean-Luc Mélenchon, c’est une des hypothèses possibles. Mais il pourrait aussi y avoir une cartographie qui suive les bassins versants de rivières, et donc ça correspondrait davantage à 23-24 écorégions qu’à 13...

      Claire Lejeune est en charge du dossier à LFI

    • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et LFI proposent de « restructurer les régions françaises autour des fleuves » – franceinfo
      https://www.franceinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/jean-luc-melenchon-et-lfi-veulent-restructurer-les-regions-autour-des-fle

      Dans le projet imaginé par le binôme, les limites des nouvelles collectivités seraient calquées sur celles des 24 sous-bassins qui structurent la métropole. « Les fleuves, les rivières et les affluents déterminent des formes de paysage et des géologies spécifiques. Mais aussi différents types d’organisation de l’activité et de l’installation humaine, justifie Claire Lejeune. Ça donne donc une cohérence en termes de protection des rivières et des fleuves tout le long de leurs tracés. »

    • Hello ! ah non, je n’ai pas suivi ni étudié leur projet, mais il faudrait que je le fasse et que je confronte leurs idées avec mon petit background de géographie régionale. J’ai passé les 5 années de mes études de géo avec des géographes qui discutaient de la taille pertinent et des paramètres qui faisait une région la plus gouvernable. Et on a fait plu d’une analyse multifactorielle :-) sur cette question, en fait complètement fascinante et qui me donne une idée pour un billet visionscarto d’ailleurs.

      Merci pour l’inspiration !

    • J’essaie de mettre ci-dessous quelques idées, un peu en vrac (veuillez en excuser) et rapidement...

      L’origine de cette idée est intéressante. Le concept de #biorégion (pensé comme #bassin_versant) est né aux Etats-Unis à la fin des années 1970 sous la plume de #Peter_Berg et #Raymond_Dasmann. C’est le texte fondateur du #biorégionalisme (aujourd’hui très à la mode en Italie, par ailleurs, voir notamment #Alberto_Magnaghi) :
      https://cascadiaunderground.org/reinhabiting-california

      Le mouvement biorégionaliste se rattache à la #deep_ecology, qui a connu des dérives racistes... en effet, on tombe vite dans « tout ce qui est de la biorégion est bon, tout ce qui vient de l’extérieur est mauvais », pour la faune et la flore, mais aussi pour les êtres humains.

      Personnellement, je ne pense pas que la solution est dans les « bonnes frontières », je ne pense pas que les « bonnes frontières » existent, les découpages sont toujours arbitraires, toujours « artificiels », la question est politique, et ce qui doit guider c’est le projet commun à l’intérieur du découpage choisi et en lien (de manière non coloniale, non violente, non extractiviste, etc.) avec les autres territoires.

      Des chercheureuses ont fait des analyses critiques intéressantes du concept.

      Meredith fait une critique en 6 points du biorégionalisme, dont le danger des dérives fascistes :

      The micro-regional focus of bioregionalism is a small unit of physical space, typically a watershed region. In bioregional discourse, natural systems become metaphors for cultural coherence. However, when we look for laws embedded in the natural world, those that are found do not then reveal themselves as principles which apply to systems of culture. Further, within most individuals, the sense of regional identity spans several scales because our past narratives and present affiliations span several localities. Humans are not immersed in singular niches, nor is the bioregionalist an existential, primordial localist, for his or her choice has been crafted.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13668790500115755

      Olsen en a également fait une critique dans un autre article scientifique :
      The Perils of Rootedness : On Bioregionalism and Right Wing Ecology in Germany

      https://www.jstor.org/stable/43324334

      Sur les #frontières_artificielles (en Afrique) l’édifiante analyse de #Camille_Lefebvre :
      https://seenthis.net/messages/868129#message868130

      Et aussi cet autre article édifiant de Gonon et Lasserre :
      Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l’Asie centrale

      Depuis la disparition de l’URSS, en 1991, l’Asie centrale est partagée entre cinq États. Complexes, ses frontières sont passées brutalement du statut de frontières intérieures à celui de frontières internationales. Certains auteurs n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour les décrire. Pourtant, ce concept est fort réducteur et contestable, tout autant que celui de « frontière naturelle » : tous les deux renvoient à des représentations très idéologiques des frontières étudiées. Par ailleurs, l’histoire des tracés témoigne des préoccupations qui ont présidé au découpage de l’Asie centrale à l’époque soviétique : elle révèle des critères de gestion qui ne font pas des frontières de l’Asie centrale des tracés ontologiquement différents des autres frontières du monde. Les États nouvellement indépendants d’Asie centrale ont, certes, hérité de frontières complexes, mais la question de leur gestion pacifique relève beaucoup plus des volontés politiques des gouvernements que d’une prétendue nature artificielle des tracés.

      https://www.erudit.org/fr/revues/cgq/2003-v47-n132-cgq720/008090ar

      >> En gros, je pense que c’est une illusion et une idée simpliste celle de croire qu’on peut résoudre les problèmes écologiques (mais également sociaux et politiques) juste en déplaçant les frontières.

      #écorégions

    • Une réponse plus structurée de #Frédéric_Giraut :

      Le géographe Frédéric Giraut réagit aux « écorégions » promues par Jean-Luc Mélenchon : « Le biorégionalisme ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs »

      La proposition du candidat « insoumis » à l’élection présidentielle de redessiner la carte de France autour de 13 nouvelles zones s’inscrit dans une tradition de pensée qui fait primer les données naturelles et de supposés héritages culturels sur les réalités sociales et économiques, estime le géographe dans une tribune au « Monde ».

      La proposition de revoir le gabarit et la taille moyenne des régions françaises n’apparaît pas comme exaltante pour une campagne électorale présidentielle, sauf à la lier à une philosophie du rapport à l’#environnement. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon en s’inscrivant dans un courant idéologique états-unien, celui du biorégionalisme.
      En effet, c’est dans le contexte américain, c’est-à-dire d’une société de pionniers, qu’a été formalisé dans les années 1970 ce courant de réforme radicale et utopiste, antimoderne et anti-urbain. Il propose de substituer au découpage en Etats fédérés, largement fondé sur des blocs géométriques constitués au fur et à mesure de la conquête, un découpage naturel censé être également plus proche des cadres de peuplement amérindiens.
      Il s’agit, autrement dit, de retrouver une logique territoriale organique pour effacer le cadre abstrait imposé par la colonisation, et fonder une société régionale solidaire, en harmonie avec les cadres de vie à préserver. La figure la plus fameuse d’une telle écorégion est la #Cascadia, qui réunirait des espaces de la côte Pacifique jusqu’au cœur des Rocheuses à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. C’est donc aussi le cadre national qui est remis en cause dans une sorte de panaméricanisme de petites éco-nations.

      Ce courant de pensée utopiste, jamais repris par les grands partis, postule l’#autarcie comme idéal social et environnemental. Il a certainement le mérite de pousser à prendre en compte les #bassins_versants [ensembles naturels drainés par un fleuve ou une rivière avec les crêtes ou les lignes de partage des eaux comme frontières] et les massifs comme des entités incontournables pour une gestion environnementale, au-delà du seul aménagement des fleuves par les grands travaux, et de mettre en débat les logiques productivistes, extractivistes et fonctionnalistes. Mais il ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs. C’est bien là sa limite fondamentale, y compris pour les projets politiques transformateurs, décoloniaux et écologistes.

      En Europe, la #régionalisation, ou division des territoires en régions, a combiné références historiques héritées et aires de polarisation des grandes villes, ceci aussi bien dans les systèmes fédéraux, régionalistes que centralisés. Le biorégionalisme reste cantonné aux questions de gestion des ressources naturelles, avec notamment les agences de l’eau françaises (ex-agences de bassins) qui constituent un modèle et se déclinent au niveau local en périmètres de contrats de rivière ou de milieu.

      Mais vouloir faire du bassin versant l’alpha et l’oméga de l’#organisation_territoriale régionale promeut cette figure « naturelle » hors de sa fonction actuelle. Elle devient alors une alternative radicale à l’organisation territoriale fondée sur des solidarités historiques et culturelles et sur des réalités fonctionnelles (emplois, transports, échanges économiques, fournitures de grands équipements) autour de #métropoles étendues et polarisantes. Ce deuxième point était au centre de la définition initiale des périmètres de régions françaises.
      Les « #métropoles_d’équilibre », dotées de grands équipements aux grandes heures de l’#aménagement_du_territoire, trônaient alors au cœur de régions polarisées, dont les dénominations ne s’interdisaient plus des références aux provinces historiques. L’agrandissement-fusion des régions en 2016 a éloigné le lien systématique à la métropole chef-lieu, mais le cadre de référence reste celui des solidarités historiques qui ont pu construire des bassins économiques couplé aux logiques métropolitaines.

      Dès lors, quel serait l’enjeu de refonder un découpage régional sur le principe biorégional ? Changer d’échelle pour concevoir la #transition_écologique impérative ? Mais cela est plus une question de changement institutionnel que de découpage, et nécessiterait plutôt d’instaurer des sortes de puissantes régions-Länder sur le modèle allemand ou régions-generalidades sur le modèle espagnol. Ceci en supprimant les départements et en instaurant une tutelle sur les municipalités. Ce n’est pas dans le projet mélenchonien.

      La #coopération_métropolitaine dans le viseur

      S’agit-il de mettre les logiques environnementales au cœur des politiques publiques ? Mais la question centrale est la question énergétique et, sauf à croire que l’on reviendra à l’âge des grands travaux hydrauliques et nucléaires de la source à l’embouchure des fleuves comme priorité d’aménagement, les enjeux sont avant tout métropolitains, qu’il s’agisse du logement et des systèmes de mobilités décarbonées.

      Or, dans le découpage esquissé en écorégions, les cadres départementaux subsistent et des espaces métropolitains sont éclatés entre plusieurs régions, comme la métropole lyonnaise et la partie française de l’aire genevoise notamment, ou restent coupés de leur arrière-pays comme Nantes, ou encore sont dissous dans un gigantesque ensemble comme la région parisienne rattachée aux confins normands bien éloignés de la Seine.

      Outre ces aspects liés au découpage, une telle réforme attaquerait avant tout l’idée de gouvernement métropolitain, qui a déjà tant de mal à exister en France. La proposition mélenchonienne rejoint, par cet aspect, la vision territoriale de la droite et de l’extrême droite, qui ont également la coopération métropolitaine dans le viseur. Ceci pour des raisons très différentes : promotion de clubs de communes nanties, refus des solidarités dans l’allocation des ressources et de la localisation des équipements, et plus fondamentalement croyance dans l’idéologie de la fragmentation concurrentielle des aires urbaines par « communautés d’intérêts » avec recours massif aux services privés à la carte.

      A d’autres échelles, on sait la pensée de Jean-Luc Mélenchon adepte de concepts « réalistes », qui expliquent les logiques géopolitiques par les seuls rapports de force et les supposées légitimités culturelles de grandes puissances. Particulièrement celui de « zone tampon légitime » pour certains impérialismes, à condition qu’ils s’appuient sur l’argument de la proximité culturelle et historique.

      Ainsi, le Donbass et une bonne partie des pays baltes pour la Russie ou Taïwan pour la Chine, et leurs millions de citoyens, pourraient légitimement basculer dans les pires dictatures en exercice à l’issue de « conférences des frontières ». Celles-ci étant forcément dominées par ces mêmes concepts réalistes censés fonder les principes de légitimité indépendamment du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On pense alors aux funestes expériences qui constituent les modèles : Berlin (1885), Yalta (1945) ou récemment Dayton pour la Bosnie-Herzégovine (1995) et ses déplacements de population.

      La campagne sera territoriale à toutes les échelles, et certaines convergences paradoxales sont à noter. A la social-démocratie maintenant de décliner son projet territorial et environnemental loin des facilités simplificatrices qui pourraient dissoudre les rares cadres métropolitains de redistribution et de planification de la transition, et loin du fantasme mortifère des zones tampons impérialistes légitimes.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/22/le-geographe-frederic-giraut-reagit-aux-ecoregions-promues-par-jean-luc-mele

    • Je ne suis pas sur qu’une fois au pouvoir, ils veuillent le faire.

      Et si j’ai bien compris, c’est pas un découpage uniquement selon les bassins versants (t’as vu la gueule des formes que ca fait), ca prend en compte plus de critères (comme les bonnes vieilles distances aux sous préfectures, mais de nos jours, on s’en fout. Et puis on accepte que les gens fassent 200km pour un hôpital, alors ... (troll) ).
      C’est plus dans le cadre d’une grande décentralisation. Si des régions doivent s’auto gérer, alors autant de pas leurs donner de contraintes trop artificielles.
      Déjà, ils veulent garder les départements (pas vu d’avis contraire). Or les départements de Napoléon ont souvent leurs limites sur les courts d’eau, donc ca contredit la création de zone par bassin versant.

      Je suis surpris que ca prenne une tournure fasciste directement. A croire que tout peut devenir fasciste quand c’est utilisé par des fascistes. Limite vs frontière...

      Mais je pense qu’ils vont dérouler tout le programme de la FI au fil des mois avant les elections, surtout pour montrer qu’ils ont bossé.
      Et ils commencent par les sujets sûrement les moins névralgiques. Y’en a au moins 40... on a le temps.
      https://melenchon2027.fr/livrets-2022

    • Pour moi l’objectif 1 de ce projet, c’est de faire rallier EELV rapidement pour enfoncer le clou de « la gauche c’est nous et c’est nous qu’on a une dynamique de rassemblement », pour le vote utile y compris législatives. Objectif électoral à court terme.

      L’objectif 2, c’est de faire sauter les baronnies LR et PS et que LFI (+ verts) gagnent une poignée de régions. C’est un projet qui va pousser encore plus le PS à s’allier avec LR pour les achever. Une telle refonte entraînerait au passage le rebrassage de gouvernance des agences de l’eau, ARS, CA d’hôpitaux, chambres consulaires, PNR, ONF, etc... Sans compter que la redéfinition des compétences régionales entraîne un redispatching de compétences sur les autres échelons (départements : lycées, formation et développement économique par ex...). Objectif électoral à moyen et long terme.

      Le reste c’est les objectifs tertiaires, mais de façade (résilience et régénération, air, santé...) Objectifs politiques. Mise en œuvre et efficacité pas garantie, c’est un euphémisme.

      M’enfin dans le contexte de verrouillage socio technique et politico économique dans lequel nous baignons et qui nous mène à l’extinction, je trouve ça sympa des gens qui veulent faire (un peu) bouger les lignes du business as usual. Pas de quoi sauter au plafond, mais sympa.

  • Off-Grid Communication For Everyone | Meshtastic

    Off-Grid Communication For Everyone

    An open source, off-grid, decentralized mesh network built to run on affordable, low-power devices. No cell towers. No internet. Just pure peer-to-peer connectivity.

    readme sur GIThub https://github.com/meshtastic

    Meshtastic® is a project that lets you use inexpensive LoRa radios as a long range off-grid communicator for areas without reliable cellular service. These radios are great for hiking, skiing, paragliding - essentially any hobby where you don’t have reliable internet access. Each member of the mesh can send and view text messages and enable optional GPS based location features.

    The radios automatically create a mesh to forward packets as needed, so everyone in the group can receive messages from even the furthest member. The radios will optionally work with your phone, but no phone is required.

    Signalé ici https://seenthis.net/messages/1146305

    • 3 concurrents pour l’instant (sur les mêmes appareils LoRa) :
      – Meshstatic
      – Meshcore
      – Reticulum

      Les 2 premiers sont des réseaux de messagerie, comme SMS, mais chiffré et sans FAI, indépendant de toute infra existante (internet, GSM) mais par les antennes de particuliers.
      Le 3ème est plus généraliste, c’est le plus prometteur car il peut s’intégrer à Internet, mais aussi le plus complexe à configurer.
      Reticulum est finalement un nouveau protocole réseau basé sur la radio. Il peut théoriquement tout transporter.

      Mais pour moi, tout ca, c’est du radio amateur sans plus value (à part Reticulum).
      Ce sont actuellement des Non réseaux. Aucune couverture, juste un entre soi d’amateurs. A suivre, donc.
      Et important : ça ne transporte que du texte (sauf Reticulum). Donc pas un protocole à faire n’importe quoi, ce qui aurait pu être une meilleure approche.

      Si vous y pensez comme « alternative » ou « communication de secours »... oui, quand le territoire sera bien couvert, ou si vous avez des passe droits pour en installer sur des clochers ou des pylônes...
      Et si vous pensez passer « sous les radars » grace à ca. Heu, non ! Au contraire... c’est chiffré, mais on voit bien qui communique à qui.
      Et en période de guerre... c’est pire. C’est de la radio, donc un vrai phare dans la nuit, parfait pour guider des tirs.

      Bon à noter aussi : certains secteurs sont investis par des faf royalistes. Ce qui n’est pas grave en soi, l’infra est juste une porteuse, mais ça dit un peu qui y trouverait un intérêt.

      Je peux te brancher sur une meuf à Lens qui connait bien tout ça.

  • On ne vous félicite pas !!!!!

    Canicule : 33 000 climatiseurs mobiles ont été livrés dans les hôpitaux et les Ehpad, se félicite le gouvernement

    https://www.lavoixdunord.fr/1725744/article/2026-07-31/canicule-33-000-climatiseurs-mobiles-ont-ete-livres-dans-les-hopitaux-e

    C’est pas ce qu’on demandait quand on voulait la clim dans les Ehpad.
    On veut la VRAIE clim, pas des saloperies de clim mobiles.

    La vraie clim, c’est une pompe à chaleur, un dissipateur externe au batiment, des souffleries internes (faute de mieux).
    Le tout couplé à une refection de l’isolation et des fenetres (source inadmissible de chaleur).

    Donc vous vous cassez, et vous revenez demain.

    –—

    On voit bien que vous réagissez après la bataille en regardant le calendrier. L’été dure 3 mois. Déjà 3 canicules en 1 mois. Or comme à chaque canicule, on vous dit que vous êtes des merdes... Alors pour éviter d’être critiqués, car vous êtes des champions dans votre estime de vous, et que vous estimez devoir être aimés. Donc vous cherchez à limiter la casse sur les 2 derniers mois.

  • Le guide PDF de la Facturation Electronique sur Dolibarr
    https://www.dolicloud.com/fr/livre-blanc-facturation-electronique-dolibarr.php

    Choisir sa Plateforme Agréée (PA)

    À ce jour, il existe une centaine de Plateformes Agréées auxquels les logiciels peuvent plus ou moins bien se connecter (Voir la liste du gouvernement ici).

    L’erreur principale est de choisir sa plateforme en fonction des pressions faites par sa banque ou son comptable (ces derniers ayant souvent des intérêts avec certaines plateformes données, commissions ou accès direct aux plateformes). Une plateforme décidée par votre banque ou votre comptable “fonctionnera” mais la gestion sera en grande partie manuelle et non seulement vous ne bénéficierez pas de l’intérêt de tous les automatismes promis par la facturation électronique mais cela sera une charge supplémentaire à devoir gérer 2 systèmes (Exemple : Les #PA les plus influentes proposées par les comptables récupèrent vos factures clients de Dolibarr pour les envoyer, mais ne poussent pas vos factures fournisseurs reçues dans Dolibarr, il faudra les copier manuellement).

    ⚠️ Ne cédez surtout pas au lobbying ! Une plateforme agréée se choisit en fonction du logiciel de facturation que vous utilisez VOUS et non en fonction du logiciel ou accord entre PA et votre comptable. C’est à lui de s’adapter à votre choix. S’ il privilégie ses intérêts aux vôtres, changer de comptable !

    Pour le logiciel #Dolibarr, la #plateforme_agréée 100% compatible, sans intermédiaire, est #SuperPDP.

    La plateforme #EsaLink est aussi déjà supportée mais requiert de passer par un intermédiaire (basculer sur le guide de l’association #PDPLibre pour ce cas).

    D’autres plateformes seront ajoutées courant 2027, ce qui permettra d’offrir encore plus d’alternatives aux utilisateurs plutôt qu’une plateforme imposée.