• « Les gens sont tellement reconnaissants ! Mettre des militaires devant les écoles, c’est la seule chose qui pouvait nous rassurer et nous permettre de reprendre une vie normale, après avoir déposé nos enfants à l’école le matin. » Ambiance...

    • Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

    • « Si c’est bien fait je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas bien. » Certes... L’échange, avec un peu de rentre-dedans et un peu plus de temps, aurait pu être passionnant.

    • A la SNCF par contre ils ont l’air d’apprécier les installations qui évitent de faire réfléchir. Bach dans l’ascenseur surtout pas mais un beau design soporifique, oui. Peux-tu m’en dire plus en ce qui concerne les installations dont tu parles sur Paris et Marseille ?

  • Aaron Swartz, l’enfant d’Internet

    Ce film raconte l’histoire de Aaron Swartz, programmeur de génie et activiste de l’information. Depuis l’aide qu’il a apportée au développement de RSS, l’un des protocoles à la base d’Internet, à la co-fondation de Reddit, son empreinte est partout sur Internet.

    Mais c’est le travail révolutionnaire de Swartz autour des questions de justice sociale et d’organisation politique, combiné à son approche sans concession de l’accès à l’information pour tous, qui l’a pris au piège dans un cauchemar juridique de deux années. Cette bataille s’est terminée par son suicide à 26 ans.

    Ce film est une histoire personnelle à propos de ce que nous perdons lorsque nous restons sourds à la technologie et à ses relations à nos libertés civiles.
    https://www.youtube.com/watch?x-yt-cl=84411374&x-yt-ts=1421828030&v=7ZBe1VFy0gc

  • La mort de l’artiste et la naissance de l’entrepreneur créatif - The Atlantic
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/108150806816

    Dans une intéressante synthèse pour The Atlantic, l’essayiste américain William Deresiewicz (@WDeresiewicz) revient longuement sur la transformation de l’artiste, génie solitaire, en professionnel, en entrepreneur de son #art. Rien de forcément très nouveau dans cette analyse, si ce n’est la façon dont Deresiewicz intègre le développement des nouvelles technologies à cette transformation.

    "La poussée de la désintégration institutionnelle [qui a conduit à transformer le statut de l’artiste] a coïncidé avec la montée des nouvelles technologies. La culture émergente de l’entrepreneur créatif a précédé la naissance du web, mais le web l’a rendu encore plus saillante. L’internet en permettant de promouvoir, vendre et livrer directement à l’utilisateur a permis de le faire d’une manière qui rivalise avec les (...)

  • Un texte de Shlomo Sand à lire attentivement, c’est salutaire !

    En intégralité : http://www.ujfp.org/spip.php?article3768

    Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ? Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l’incarnation suprême de la liberté d’expression, comme l’a déclaré le Président de la République ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ?

  • Victimes et profiteurs collatéraux
    du massacre ciblé de Charlie Hebdo —
    Quelques réflexions sur les événements en cours.], 12 janvier 2005 « Pense-bête
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=6238

    Pour ma part, je veux bien rire aux larmes ou pleurer les morts, mais pas en n’importe quelle #compagnie. C’est pourquoi, j’ai manifesté hier, sans porter de sticker, ni d’affichette #JeSuisCharlie, mais en brandissant sur un modeste écriteau de carton ce programme minimum : « CONTRE TOUS LES FASCISMES, DJIHADISTE OU LEPÉNISTE. » Qui m’a d’ailleurs valu les sourires amicaux de beaucoup et une légère désapprobation entrevue dans le regard de certains. Désolé donc, mais il sera difficile (et dangereux) de nous contenter longtemps de ce #degré_zéro_de_l’énonciation (#JeSuisCharlie) qui, il faut bien nous l’avouer, est à l’image d’une #dépolitisation alarmante des consciences. Derrière l’unanimisme émotionnel, chacun devra bientôt se rappeler que nos propres fanatiques identitaires sont là, en embuscade, à la périphérie mentale du Front National, prêts à tout pour surfer sur cette vague d’indignation, et qu’il est urgent de s’en dissocier dans la rue et dans les têtes.

    • 22 septembre 2012, Misère et décadence de l’esprit satirique,
      Charlie Hebdo et son fonds de commerce — De l’autodérision subversive à sa monomanie caricaturale. Pense-bête
      http://www.archyves.net/html/Blog/?p=3551

      En schématisant, on pourrait dire que cette feuille de choux se payait la gueule des « beaufs » tout en assumant sa part de beaufitude. Non pas sous la forme d’un exutoire phobique, mais d’un défouloir auto-sarcastique, qui permettait d’exagérer les pires préjugés (y compris racistes ou sexistes) qui peuvent traverser la tête de chacun d’entre nous, tout en en faisant la critique radicale. Le ressort paradoxal de cette caricature-là n’épargnait personne, mais en commençant toujours par soi, c’est-à-dire par le rapport ambivalent qu’entretient le comique avec les travers qu’il dénonce chez autrui. Il englobait ses contradictions intérieures au sein même de sa charge assassine.(...)

      Et cette semaine, Charlie remet le couvert, en nous jouant la même comédie de la « liberté d’expression ». Pourtant, ils auraient pu tirer quelques leçons du feuilleton précédent, mais non. Le scénario se rejoue à l’identique, six ans plus tard, un deuxième numéro spécial Mahomet (cul à l’air, toujours), dans le sillage, cette fois, d’une vidéo étazunienne conçue par des #évangélistes d’#extrême-droite. Et là, les collaborateurs de Charlie auront beau prendre leurs airs de vierges effarouchées, ça ne prend plus. Qu’ils se fassent leur coup de pub, mais pas au nom de l’émancipation des peuples. Leur mauvaise foi anticléricale a bon dos, ça sent le remake à plein nez, et le #cynisme_boutiquier.
      Le printemps arabe est pourtant passé par là, ouvrant d’autres issues à la subversion des conservatismes tyranniques et des traditions obscurantistes de l’autre côté de la méditerranée. Rien à foutre chez Charlie, tous dans le même sac. Et d’agiter encore le chiffon vert de l’islam, sans s’inquiéter des retours de flammes, ou pire encore, en espérant que cette prophétie catastrophiste aura des vertus auto-réalisatrices : la preuve que les barbus salafistes sont à nos portes, c’est qu’ils priaient sur la place de la Concorde samedi dernier, même s’ils n’étaient que 180. Encore un petite provoc, et ils seront dix fois plus.

  • Nous sommes tous des hypocrites, par Pacôme Thiellement

    Je reproduis ici avec l’accord de l’auteur un texte publié sur un autre réseau social le 12 janvier 2015.

    C’est peut-être ça, ce que veut dire « Je suis Charlie ». Ca veut dire : nous sommes tous des hypocrites. Nous avons trouvé un événement qui nous permet d’expier plus de quarante ans d’écrasement politique, social, affectif, intellectuel des minorités pauvres d’origine étrangère, habitant en banlieue. Nous sommes des hypocrites parce que nous prétendons que les terroristes se sont attaqués à la liberté d’expression, en tirant à la kalachnikov sur l’équipe de Charlie Hebdo, alors qu’en réalité, ils se sont attaqués à des bourgeois donneurs de leçon pleins de bonne conscience, c’est-à-dire des hypocrites, c’est-à-dire nous. Et à chaque fois qu’une explosion terroriste aura lieu, quand bien même la victime serait votre mari, votre épouse, votre fils, votre mère, et quelque soit le degré de votre chagrin et de votre révolte, pensez que ces attentats ne sont pas aveugles. La personne qui est visée, pas de doute, c’est bien nous. C’est-à-dire le type qui a cautionné la merde dans laquelle on tient une immense partie du globe depuis quarante ans. Et qui continue à la cautionner. Le diable rit de nous voir déplorer les phénomènes dont nous avons produits les causes.

    A partir du moment où nous avons cru héroïque de cautionner les caricatures de Mahomet, nous avons signé notre arrêt de mort. Nous avons refusé d’admettre qu’en se foutant de la gueule du prophète, on humiliait les mecs d’ici qui y croyaient – c’est-à-dire essentiellement des pauvres, issus de l’immigration, sans débouchés, habitant dans des taudis de misère. Ce n’était pas leur croyance qu’il fallait attaquer, mais leurs conditions de vie. A partir de ce moment-là, seulement, nous aurions pu être, sinon crédibles, du moins audibles. Pendant des années, nous avons, d’un côté, tenus la population maghrébine issue de l’immigration dans la misère crasse, pendant que, de l’autre, avec l’excuse d’exporter la démocratie, nous avons attaqué l’Irak, la Libye, la Syrie dans l’espoir de récupérer leurs richesses, permettant à des bandes organisées d’y prospérer, de créer ces groupes armés dans le style de Al Quaïda ou de Daesch, et, in fine, de financer les exécutions terroristes que nous déplorons aujourd’hui. Et au milieu de ça, pour se détendre, qu’est-ce qu’on faisait ? On se foutait de la gueule de Mahomet. Il n’y avait pas besoin d’être bien malin pour se douter que, plus on allait continuer dans cette voie, plus on risquait de se faire tuer par un ou deux mecs qui s’organiseraient. Sur les millions qui, à tort ou à raison, se sentaient visés, il y en aurait forcément un ou deux qui craqueraient. Ils ont craqué. Ils sont allés « venger le prophète ». Mais en réalité, en « vengeant le prophète », ils nous ont surtout fait savoir que le monde qu’on leur proposait leur semblait bien pourri.

    Nous ne sommes pas tués par des vieux, des chefs, des gouvernements ou des états. Nous sommes tués par nos enfants. Nous sommes tués par la dernière génération d’enfants que produit le capitalisme occidental. Et certains de ces enfants ne se contentent pas, comme ceux des générations précédentes, de choisir entre nettoyer nos chiottes ou dealer notre coke. Certains de ces enfants ont décidé de nous rayer de la carte, nous : les connards qui chient à la gueule de leur pauvreté et de leurs croyances.

    Nous sommes morts, mais ce n’est rien par rapport à ceux qui viennent. C’est pour ceux qui viennent qu’il faut être tristes, surtout. Eux, nous les avons mis dans la prison du Temps : une époque qui sera de plus en plus étroitement surveillée et attaquée, un monde qui se partagera, comme l’Amérique de Bush, et pire que l’Amérique de Bush, entre terrorisme et opérations de police, entre des gosses qui se font tuer, et des flics qui déboulent après pour regarder le résultat. Alors oui, nous sommes tous Charlie, c’est-à-dire les victimes d’un storytelling dégueulasse, destiné à diviser les pauvres entre eux sous l’œil des ordures qui nous gouvernent ; nous sommes tous des somnambules dans le cauchemar néo-conservateur destiné à préserver les privilèges des plus riches et accroître la misère et la domesticité des pauvres. Nous sommes tous Charlie, c’est-à-dire les auteurs de cette parade sordide. Bienvenue dans un monde de plomb.

    • Nous sommes des hypocrites parce que nous prétendons que les terroristes se sont attaqués à la liberté d’expression, en tirant à la kalachnikov sur l’équipe de Charlie Hebdo, alors qu’en réalité, ils se sont attaqués à des bourgeois donneurs de leçon pleins de bonne conscience, c’est-à-dire des hypocrites, c’est-à-dire nous. Et à chaque fois qu’une explosion terroriste aura lieu, quand bien même la victime serait votre mari, votre épouse, votre fils, votre mère, et quelque soit le degré de votre chagrin et de votre révolte, pensez que ces attentats ne sont pas aveugles. C’est-à-dire le type qui a cautionné la merde dans laquelle on tient une immense partie du globe depuis quarante ans. Et qui continue à la cautionner. Le diable rit de nous voir déplorer les phénomènes dont nous avons produits les causes.
      Raison pour laquelle les principales victimes du terrorisme sont les peuples vivant sur les territoires où les groupes prospèrent, c’est-à-dire précisément les endroits où les « bourgeois donneurs de leçon pleins de bonne conscience » ne vivent pas. Qui se fait bombarder : les terroristes ou les pauvres personnes n’ayant pas réussir à fuir ? Qui se fait déchiqueter par les bombes ? Qui se fait enlever par des groupes armés ? Les terroristes manipulent les idées pour les rendre concordantes avec leur vision mortifère de la réalité. On ne peut pas fonder une quelconque ambition politique sur la mort de ses adversaires.
      A partir du moment où nous avons cru héroïque de cautionner les caricatures de Mahomet, nous avons signé notre arrêt de mort. Nous avons refusé d’admettre qu’en se foutant de la gueule du prophète, on humiliait les mecs d’ici qui y croyaient – c’est-à-dire essentiellement des pauvres, issus de l’immigration, sans débouchés, habitant dans des taudis de misère.

      J’imagine que vous êtes contre les caricatures de toutes les religions ? Doit-on interdire Molière, Voltaire, Nietzsche et tant d’autres ? Doit-on sacraliser la foi pour mieux admettre ce qu’elle sous-tend ? Pourquoi lutter contre le créationnisme si cela heurte la sensibilité ?
      Ce n’était pas leur croyance qu’il fallait attaquer, mais leurs conditions de vie.
      Ce n’est pas la croyance qui est attaquée, mais l’expression de celle-ci. Pourquoi opposer croyance et conditions de vie ? La pauvreté et la religiosité ont souvent partie liée, signe d’un certain fatalisme ou d’une échappatoire face à une vie morose. Et il y a une différence entre le respect nécessaire à la dignité d’un culte et la méfiance face à ses tentatives d’hégémonie, quel que soit ce culte.
      Pendant des années, nous avons, d’un côté, tenus la population maghrébine issue de l’immigration dans la misère crasse, pendant que, de l’autre, avec l’excuse d’exporter la démocratie, nous avons attaqué l’Irak, la Libye, la Syrie dans l’espoir de récupérer leurs richesses, permettant à des bandes organisées d’y prospérer, de créer ces groupes armés dans le style de Al Quaïda ou de Daesch, et, in fine, de financer les exécutions terroristes que nous déplorons aujourd’hui.
      Qui a tenu les populations étrangères dans une misère crasse ? Qui a fait venir ces gens en ne leur offrant que des perspectives bloquées ? Récupérer les richesses d’Irak et de Lybie ? Ah bon ? Vous croyez que sur des terrains de combat on peut tranquillement exploiter des ressources ? Cette théorie du complot est stupide : pourquoi aller dépenser des milliards de dollars dans une guerre en Irak pour récupérer du pétrole qu’on pourrait obtenir en graissant à moindre frais la patte d’un vulgaire dictateur ? Le développement du gaz de schiste quelques années plus tard rend par ailleurs complètement hors de propos cette analyse. Une guerre qui a fait exploser la dette des Etats-Unis pour quelques barils qui aujourd’hui ne valent quasiment plus rien ?
      On se foutait de la gueule de Mahomet. Il n’y avait pas besoin d’être bien malin pour se douter que, plus on allait continuer dans cette voie, plus on risquait de se faire tuer par un ou deux mecs qui s’organiseraient. Sur les millions qui, à tort ou à raison, se sentaient visés, il y en aurait forcément un ou deux qui craqueraient. Ils ont craqué. Ils sont allés « venger le prophète ». Mais en réalité, en « vengeant le prophète », ils nous ont surtout fait savoir que le monde qu’on leur proposait leur semblait bien pourri.
      Remplacez Mahomet par le Pape et imaginez un catho qui va tuer des gays pour venger Dieu face à la menace que représente le mariage homosexuel et le monde « bien pourri » qu’il représente…
      Nous ne sommes pas tués par des vieux, des chefs, des gouvernements ou des états. Nous sommes tués par nos enfants. Nous sommes tués par la dernière génération d’enfants que produit le capitalisme occidental. Et certains de ces enfants ne se contentent pas, comme ceux des générations précédentes, de choisir entre nettoyer nos chiottes ou dealer notre coke. Certains de ces enfants ont décidé de nous rayer de la carte, nous : les connards qui chient à la gueule de leur pauvreté et de leurs croyances.
      Et le meilleur moyen de se sortir de ce cercle vicieux c’est de tuer aveuglément des gens ? Se soumettre à une loi divine ? Il n’y a que sur Terre qu’on sort les gens de la pauvreté et de la crasse intellectuelle et sociale.
      Alors oui, nous sommes tous Charlie, c’est-à-dire les victimes d’un storytelling dégueulasse, destiné à diviser les pauvres entre eux sous l’œil des ordures qui nous gouvernent ; nous sommes tous des somnambules dans le cauchemar néo-conservateur destiné à préserver les privilèges des plus riches et accroître la misère et la domesticité des pauvres. Nous sommes tous Charlie, c’est-à-dire les auteurs de cette parade sordide. Bienvenue dans un monde de plomb.
      Vous participez vous-mêmes à ce que « storytelling dégueulasse » en rajoutant une couche supplémentaire à cette mascarade. Au fond, les terroristes auraient raison de nous tuer pour nous rappeler ô combien nous sommes méchants. C’est toujours plus simple d’être une victime qui accuse ; tellement plus dur d’être le coupable et le responsable. Le meilleur moyen de dire merde aux néo-conservateurs c’est justement de ne pas rentrer dans le piège idéologique qu’ils tendent entre les méchants toujours si heureux d’être des méchants et les gentils, 1000 fois enchantés d’avoir le bon rôle. C’est urgent, relisez « L’homme révolté » de Camus : « Il y a des crimes de passion et des crimes de logique. La frontière qui les sépare est incertaine. Mais le Code pénal les distingue, assez commodément, par la préméditation. Nous sommes au temps de la préméditation et du crime parfait. Nos criminels ne sont plus ces enfants désarmés qui invoquaient excuse amour. Ils sont adultes, au contraire, et leur alibi est irréfutable : c’est la philosophie qui peut servir à tout, même à changer les meurtriers en juges ».

    • Une chèvre pour @taggle ! Une chèvre pour @taggle ! Avec un beau postérieur et une vraie sodomie laïque et poilante et libre et fraaaaaançaise ! Viiite !

      Si j’étais doué dans le dessin scatologique et engagé, moi aussi j’aimerais qu’on publie mes dessins. Comme cela, je pourrais moi aussi dire combien c’est méchant de tuer des gens et combien c’est gentil d’apprendre aux gens qui s’expriment mal qu’ils s’expriment mal.
      @taggle, tu es gentil. Mais n’empêche que tu pourrais utiliser les outils fournis par SeenThis pour correctement effectuer des citations. Comme cela, on comprendrait mieux là où tu fais ton catéchisme et là où il y a du texte que tu ne comprends pas.

      #troll

    • @biggrizzly :

      tu pourrais utiliser les outils fournis par SeenThis pour correctement effectuer des citations. Comme cela, on comprendrait mieux là où tu fais ton catéchisme et là où il y a du texte que tu ne comprends pas.

      J’ai ri :)
      (et du coup j’ai pas lu le commentaire de taggle vu que sans les jolies citations ça fait un gros pavé infâme)

    • Ouais c’est vrai je reconnais ne pas avoir faire attention à ces contraintes de formes qui rendent illisibles ce que j’ai écrit. De toute façon je ne compte pas m’éterniser sur ce site donc je suis allé au plus vite.

      Il n’empêche. Face aux arguments ou à un début de discussion c’est toujours facile de mobiliser le scatologique, la sodomie, le prout et caca d’oie.

      Quant au catéchisme, en effet il est difficile d’admettre les contradictions qu’on est soi-même obligé de porter pour être cohérent. Au fond toute pensée est hypocrite.
      La gauche entretient avec la violence un rapport très étrange. Un homme qui bat sa femme est un affreux salopard méritant la peine de mort car sa faute est inexcusable. Un terroriste se défend contre les attaques qui sont menées contre lui indirectement, et son crime est donc logique.
      Je n’ose imaginer à quelle contradiction vous pourriez venir en défendant un terroriste qui bat sa femme.

    • @taggle : tu continues à dérailler. Sans doute l’émotion. Une caricature qui t’a troublé à n’en pas douter ! Le pipi-caca-prout, ça s’mérite ! Tiens, tu devrais demander à la Caisse des dépôts de mettre un de leurs nouveaux abonnements à Charlie à ton nom...

      Il est possible de modifier ses commentaires, il y a un lien « Modifier » en dessous du commentaire. Et quand on le modifie, on peut sélectionner des bouts de texte, et cliquer sur le lien « citation » (maj+tab) pour que le texte apparaisse ensuite convenablement. Faute d’émettre des idées qui se tiennent, fais en sorte qu’il soit agréable à regarder.

    • Moi j’ai jamais cautionné les caricatures de Mahomet. Ca m’a toujours mise très mal à l’aise.

      Cela n’a rien à voir de cracher sur les religions des dominés, de ceux qui sont massacrés en masse depuis 1990, la première guerre du Golf, et de cracher sur les religions des dominants , de ceux qui envoient les bombes depuis des avions high-tech.

      C’est aux gens de ces pays là de faire évoluer leurs propres rapports aux religieux, et à leur rythme, et selon leurs propres chemins.

      Il y a ici de multiples textes qui en parlent, qui essaient de nous donner les moyens de comprendre les sentiments et les émotions de ces populations exotiques, de nous mettre un tout petit peu à leur place.

      Sinon un texte qui date de 2013 critique sur Charlie-Hebdo, même après la période Philippe Val. Personnellement j’ai détesté la période Val donc je n’ai plus lu Charlie, je ne sais pas ce qu’il y avait dedans après cette époque. Il n’est pas question de chercher le moins du monde à amoindrir la condamnation ou à justifier les assassinats. Mais juste d’amoindrir l’hagiographie, qui n’est pas le respect.
      http://www.article11.info/?Charlie-Hebdo-pas-raciste-Si-vous

    • Ecoute @taggle, puisque tu confonds manifestement le fait de chercher des explications avec le fait de justifier/excuser un phénomène, je considère avoir gagné le droit t’ignorer.

      Je ne confonds pas le deux simplement je ne supporte pas les gens qui utilisent les morts pour défendre leur vision du monde.

      Qui est mort pendant cet attentat ? Frédéric Boisson, un agent d’entretien. Un pauvre mec qui a rien demandé à personne qui était là au mauvais endroit au mauvais moment et qui est mort d’une balle dans le fion tiré presque au hasard.
      Les trois flics morts. Des mecs qui gagnent pas lourds et qui font un boulot de merde en plus. Loin des bourgeois dominateur et néo-conservateurs.
      Les quatre juifs. Pareil, des mecs qui vont faire les courses et qui meurent comme ça parce qu’ils sont juifs.
      Quant aux mecs de "Charlie", peu importe qu’on les soutiennent. Perso j’aime l’humour irrévérencieux et caricatural mais je suis très conscient qu’ils sont allés trop loin parfois c’est-à-dire qu’ils ont dépassé l’humour pour devenir simplement diffamant. Donc je comprends qu’ils aient blessé des gens.

      Quant aux trois djihadistes force est de constater qu’ils ont raté leurs cibles. S’ils voulaient vraiment faire mouche fallait s’attaquer à ceux qui sont responsables : les néo-cons comme vous dites.

      Au fond le plus difficile c’est d’essayer d’intervenir dans le domaine politique sans utiliser la violence. Je suis aussi très conscient que faire la guerre pour la démocratie est stupide car elle ne mène à rien. Moi ce qui m’intéresse c’est les peuples pas leurs dirigeants. Qui a souffert le plus de la guerre en Afghanistan ? Les talibans ou les Afghans ? Qui souffre de la déliquescence de la Libye ? La réponse est évidente. On peut justifier n’importe quoi par la violence y compris la liberté et l’émancipation. Le colonialisme est aussi une hypocrisie totale, le fardeau de l’homme blanc tout comme l’axe du mal permet de justifier tous les excès et couvre bien des hypocrisies.
      La question qu’on peut se poser, à la lumière des révolutions arabes dont l’attentat à Charlie Hebdo est aussi un contrecoup selon moi, c’est qu’est-ce qui peut pousser un peuple à se mobiliser et à défendre certaines valeurs. Des millions de français sont sortis dans la rue. Pas pour réclamer la guerre (ça c’est leurs dirigeants qui le réclament) mais pour défendre des valeurs qui les soudent. Pourquoi les Afghans, les Irakiens, les Égyptiens ne sortent-ils pas dans la rue pour défendre la liberté ? Ils ne sont pas plus cons que nous, ni en retard de quoique soit, simplement ils ont des rapports au monde différents et que l’on peut aussi comprendre. Il ne s’agit pas d’intervenir pour leur octroyer une liberté qu’ils n’ont pas ; ni d’avoir un « double standard » en n’étant pas émus par les attentats terroristes qui ont lieu là-bas ou les privations qu’ils subissent. Simplement l’émancipation d’un peuple ne peut qu’être intérieur et elle est affaire de conviction et d’adhésion pas de violence, de terreur ou de domination. Et ça va dans les deux sens.

    • En écho, ce texte que m’a signalé @xavsch, qui n’est pas une réponse directe à Thiellement (puisqu’il date du 8 janvier) mais résonne néanmoins avec son propos, signé Bruce Bégout (et tout cela se passe toujours avec l’accord de l’auteur, bien sûr) :

      Il y a un autre amalgame tout aussi insupportable que l’identification des terroristes avec l’ensemble des musulmans, le « nous sommes tous responsables ». Il est étrange de voir comment certains sont, dans un premier temps, incapables de reconnaître la culpabilité et ses échelles, et s’accusent aussitôt en tant qu’occidentaux nantis et privilégiés. Au fond, disent-ils dans une confusion de pensée totale, « tout ça c’est de notre faute », et nous méritons ce qui nous arrive : la soumission de 2022, le terrorisme islamiste, la dégradation du climat, l’extinction des espèces. Ils se détestent tellement qu’ils voudraient qu’on périsse tous, de sorte que les terroristes leur apparaissent comme des médecins pratiquant l’euthanasie. Cette version postmoderne du fardeau de l’homme blanc est ridicule dans sa position nihiliste. Bien sûr que l’hypercapitalisme, l’inégalité mondiale de la répartition des richesses, l’hypocrisie des démocraties-libérales, la fabrique dans les ghettos de banlieue de la misère et de la haine, l’insignifiance abyssale de la pseudo-culture médiatique et consumériste n’aident pas à la formation d’un monde plus sain et plus juste et servent de terreau à l’émergence de ces mouvements radicaux. Mais, si nous sommes parfois complices de ces agissements, nous ne sommes pas que cela. Et Charlie-Hebdo, ce n’était pas cette hypocrisie et cette complicité avec le monde inique. A lire certains commentaires de ceux qui se veulent les grands esprits éclairés de derrière l’écran et cherchent à prendre de la distance avec cette émotion qu’ils trouvent naïve et ridicule (il y a quand même un temps pour pleurer non ?), on ne lit que l’autodétestation d’une société qui ne sait même plus ce en quoi elle croit. Ils sont incapables de faire la part des choses entre les nuisances, et mettent tout dans le même sac pour s’en prendre essentiellement à eux-mêmes dans une culpabilité diffuse et abjecte qui est le contraire de l’esprit critique. Alors, en conclusion, si vous pensez que c’est bien fait pour nous (quel est ce nous d’ailleurs ?), il y a des parapets d’immeuble et des ponts d’autoroutes à votre disposition. Les autres savent pourquoi ils se battent, et luttent contre deux fronts : Monsanto et Daech.

    • Denis Robert poste ceci sur son compte facebook :

      Je sais, on va dire que je règle de vieux comptes, que la période est au deuil. Mais je viens de voir passer sur ma page ce joke (ci-dessus) concernant Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo. Et je vous le balance tel que je le reçois. Je suis d’accord avec le contenu de ce qui est écrit. Mon propos n’a strictement rien à voir avec le fait que Malka qui a trusté depuis une semaine tous les plateaux télé, était l’avocat de Clearstream et m’a pourri la vie. Il a fini par perdre. Et je n’ai aucune rancoeur le concernant. La haine ou la colère sont de très mauvais conducteurs. Donc je suis zen.

      Non, si je passe sur ma page ce montage d’Yves Lespagnard (un scénariste et réalisateur belge de mes amis), c’est parce que j’ai beaucoup travaillé cette année sur et avec Cavanna, ses amis, ses ennemis. Mon premier film ("Cavanna même pas mort", 52 minutes) est prêt pour Angoulême. Le second -90 minutes pour le ciné- est en préparation. Bref, en travaillant sur ce sujet (Charlie, HK), je peux vous affirmer ici que ni Val, ni Malka ne sont légitimes pour représenter ne serait-ce qu’un pour cent de l’énergie et de l’esprit de Charlie Hebdo.

      Sur ce, que ceux qui continuent à vomir continuent. Ce n’est pas très grave. C’est sur eux qu’ils vomissent. Pour les autres, merci.