• Yémen : les soldats soudanais ouvrent le feu sur les militaires émiratis PressTV - 10 Décembre 2018
    https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/10/582533/Ymen--Soudan-en-a-assez

    Au Yémen, les militaires soudanais ont ouvert le feu sur les soldats émiratis présents dans ce pays ont informé des activistes soudanais. Des tirs qui sont signe de la désobéissance des militaires de la coalition arabe.

    L’Arabie saoudite, n’ayant pas tenu son engagement envers Khartoum et les militaires soudanais, de nombreux Journalistes, élites, parlementaires et politiciens soudanais ont à maintes reprises réclamé le retrait des forces soudanaises de la guerre au Yémen. Un non-respect d’engagement qui a suscité la colère du peuple, mais aussi celle des militaires.

    L’agence de presse iranienne Tasnim qui cite les activistes soudanais fait part de la montée des conflits entre les officiers émiratis et les forces soudanaises déployées au Yémen. Les désaccords qui existent entre les forces émiraties et soudanaises ne se résument pas aux transgressions des ordres ; ils vont bien plus loin puisque les soldats et les militaires soudanais ont tiré sur leurs commandants émiratis et yéménites. En c’est justement pourquoi Riyad craint fortement que l’insoumission des militaires soudanais se propage chez les combattants yéménites.

    Les experts estiment que les désobéissances pourraient engendrer l’effondrement d’une coalition saoudienne déjà fragilisée notamment pour la méfiance qui règne entre les États qui en font partie.

    Le mépris des Soudanais
    D’après le quotidien Al-Soudan Al-Youm, le mépris des soldats soudanais et les cruautés à leur encontre sont à l’origine de la colère des Soudanais. Les officiers émiratis traitent les soldats soudanais avec beaucoup de mépris afin de leur faire perdre la face. Ils sont traités de traîtres qui ne se battent que pour l’argent. Ils ne doivent en aucun cas discuter les ordres. Cette façon d’agir chercher surtout à atteindre et à blesser la fierté des soldats soudanais. Des soldats dont les autorités prétendent qu’ils se battent au Yémen pour défendre les saints mausolées de ce pays. 

    Les militaires soudanais, les plus grandes victimes de la guerre au Yémen
    Le montant de leurs revenus, mais aussi les retards dans les paiements peuvent également être considérés comme source de la vague de colère chez les militaires soudanais. Parmi eux certains n’ont pas été payés depuis des mois. 

    La manière dont sont traités les soldats soudanais qui se trouvent au Yémen, a conduit ces derniers vers la colère. Las, ces derniers préfèrent désobéir que d’être humiliés de la sorte. C’est pourquoi ils demandent à être rapatriés. Une revendication qui résulte d’une colère au bord de l’explosion et qui prédit que la défaite de la coalition saoudienne au Yémen n’est plus très loin.

    #guerre #Yémen #arabie_saoudite #Soudan #mercenaires #racisme #Salombo #Moyen-Orient


  • Nouvelle Calédonie : Le « Carmen » indésirable pour cause de punaises diaboliques _ Sheïma Riahi - 10 Décembre 2018 - France TV Info -
    https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/carmen-indesirable-cause-punaises-diaboliques-660203.html

    Le 7 décembre dernier, le gouvernement a décidé de ne pas autoriser le cargo "Carmen" à accoster en Nouvelle-Calédonie. En cause : la présence à bord de punaises diaboliques. Un insecte qui ferait peser une menace grave sur l’agriculture calédonienne.


    © Crew and Officers of NOAA Ship MILLER FREEMAN

    Refoulé des côtes calédoniennes, le cargo « Carmen », battant pavillon suédois, n’a pas eu d’autre choix que de faire demi tour. Il se dirige actuellement vers l’Australie. 
    A son bord : des véhicules neufs et des punaises diaboliques. https://fr.wikipedia.org/wiki/Halyomorpha_halys Le bateau est infesté par cet insecte clandestin originaire d’Asie du Sud-Est. L’alerte est donnée le 29 novembre dernier par la compagnie maritime qui gère le navire.

    L’alerte est donnée en Nouvelle-Zélande
    « C’est un cargo qui devait arriver sur la Nouvelle-Calédonie, qui venait d’être refoulé de Nouvelle-Zélande suite à la découverte à bord, lors l’inspection par les services de biosécurité néo-zélandais de la punaise diabolique, une punaise qui pose problème à l’agriculture et n’était donc pas autorisée chez eux bien entendu » indique Frédéric Gimat, chef du SIVAP, le service de l’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire de la direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales de la Nouvelle-Calédonie (DAVAR). 


    © Hectonichus Punaise diabolique

    Un impact important sur l’agriculture
    Cet insecte invasif ravage en effet les cultures en nécrosant les fruits. Le risque zéro en biosécurité n’existe pas. Raison pour laquelle le gouvernement a décidé de ne pas autoriser le cargo à accoster en Nouvelle Calédonie.
    « Elle a un impact assez important sur l’agriculture avec des pertes qui peuvent osciller entre 25 % et atteindre dans certains cas 70 % » explique Frédéric Gimat. « Le problème c’est que cette punaise possède 300 plantes hôtes, donc 300 plantes différentes sur lesquelles elle peut vivre et se nourrir. Et elle a un impact assez important sur l’agriculture, notamment par les piqûres sur les fruits et les légumes. »
    Isolé un temps au large de Koumac, hors des eaux calédoniennes, le Carmen avait précédemment effectué plusieurs touchers en Europe et aux Etats-Unis.

    #punaise_diabolique #ravageur #mondialisation #Nouvelle-Zélande #agriculture #insecte #agriculture

    Aux USA :

    Suite de https://seenthis.net/messages/641481


  • La Commission européenne vigilante face aux mesures annoncées par Macron
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/12/10/97002-20181210FILWWW00310-la-commission-europeenne-vigilante-face-aux-mesur

    La Commission européenne se montrera vigilante face à l’éventuel impact budgétaire des mesures annoncées lundi soir en France par Emmanuel Macron, a déclaré le vice-président de l’exécutif européen, Valdis Dombrovskis.

    « Nous surveillons de près les possibles nouvelles mesures annoncées, mais nous ne pouvons faire aucun commentaire avant qu’elles aient été formellement annoncées et détaillées », a dit Dombrovskis devant les parlementaires européens.

    Après trois semaines de crise des « gilets jaunes », le président français a annoncé lundi une hausse du smic de 100 euros, l’annulation de la hausse de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros par mois et la défiscalisation des heures supplémentaires.

    • On file 100 euros en pièces jaunes, et d’un coup, la commission européenne fait les gros yeux et te dit que bon, le déficit va falloir faire gaffe. Et ça discute sur « mais où on va les trouver les milliards ? ». Et ça dit qu’il va falloir réduire les services publics.
      Le pauvre gilet jaune, après tous ces gros yeux et toutes ces évidences, il se dit qu’il va les rendre les 100 euros. Il ne veut pas que la commission européenne punisse la France comme un vulgaire tsipras ou conte. Il ne veut pas que les services publics soient supprimés. Le gilet jaune, maintenant, après toute cette pédagogie, il rentre chez lui, et il se dit qu’il a bien été con de mettre en danger la France avec ses caprices.


  • Arranca nuevo Gobierno de México con más de 250 muertos en una semana - RT
    https://actualidad.rt.com/actualidad/298669-arranca-nuevo-gobierno-mexico-254-muertos

    En 24 estados mexicanos, del total de 32 que tiene el país, se registraron al menos 254 asesinatos solo durante la última semana.

    A ce rythme-là, un fléau de plus de 1500 morts par an.

    #mexique

    • … et donc un très fort ralentissement !…
      sur la base des chiffres ci-dessous, on est autour de 610 par semaine pour le premier semestre 2018 et 520 l’année d’avant pour l’ensemble du pays.

      Les 254 de la semaine ne concerne que 3/4 des états, difficile d’extrapoler (augmenter d’un tiers, soit 340), la répartition par état n’étant certainement pas « homogène » et ne connaissant pas la liste des états recensés.

      Mexique : les cartels de la drogue ont fait 11 000 morts en six mois, selon une ONG (article du 25/07/2018)
      https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/mexique-les-cartels-de-la-drogue-ont-fait-11-000-morts-en-six-mois-selo

      Des tueurs à gage, payés par des trafiquants de drogue, ont tué au total 11 241 personnes au Mexique, entre janvier et juin cette année.

      Il s’agirait d’un « record historique ». Depuis le début de l’année, 11 000 assassinats liés au trafic de drogue ont été recensés au Mexique, a annoncé l’ONG Semáforo Delictivo, mardi 24 juillet. 

      « L’année dernière a été très mauvaise, mais cette année est pire », a déploré Santiago Roel, fondateur de cette organisation menant des études de sécurité publique, lors d’une conférence de presse, mardi. Pour obtenir ce bilan, l’ONG a comparé les chiffres du gouvernement avec des enquêtes en ligne, ainsi que des données de consultants. 

      Selon son étude, des tueurs à gage payés par des trafiquants de drogue ont tué 11 241 personnes au Mexique entre janvier et juin cette année. Ces meurtres représentent une grande majorité des homicides volontaires dans le pays. Au premier semestre, 15 973 assassinats ont été perpétrés, contre 13 503 un an plus tôt, selon le ministère de l’Intérieur.


  • Generation Hate

    Dans le cadre d’une enquête, Al Jazeera s’est infiltré dans l’extrême droite française et démontre les liens entre des extrémistes violents de GI et le FN/RN ou la police. Entre comm’ publique lissée et nazisme larvé, la nausée monte...
    Et ce n’est que la première partie.

    Le reportage :
    https://youtu.be/Il2GbD4mrrk


    L’article : https://www.aljazeera.com/amp/news/2018/12/generation-hate-french-violence-racism-exposed-181208155503837.html


  • Irán critica ‘doble moral’ de Occidente tras protestas en Francia | HISPANTV
    https://www.hispantv.com/noticias/politica/395749/iran-derechos-humanos-protestas-francia

    Fourberie patentée des mollah ! Ils osent dire que « l’opinion mondiale » est beaucoup plus tendre avec la répression quand elle se passe dans un pays civilisé comme la France plutôt qu’ailleurs. Comme écrivait Angry Arab, quand est-ce qu’on demande des bombardements aériens en soutien aux révolutionnaires français ?

    “Si estas protestas y choques se hubiesen producido en un país no occidental, ahora estarían implicados Naciones Unidas y Ministerios de Exteriores para vociferar su apoyo a la gente, pero en Francia, transcurridas cuatro semanas de las protestas, vemos al pulpo mediático occidental boicotear estas noticias y a los organismos internacionales guardar silencio ante el trato violento de la Policía, equipada con vehículos blindados”, lamenta.

    Estas prácticas representan la “plena imagen de doble moral de la arrogancia mundial”, para la cual “lo importante no es lo ocurrido, sino el lugar de los hechos”, ha agregado.

    Según Amoli Lariyani, la represión policial en Francia muestra la “falsedad” de las alegaciones de Occidente sobre el respeto a los derechos humanos (DD.HH.).


  • Syrie : Retour des objets hostiles non identifiés au-dessus de l’aéroport de Damas – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1163494

    Hologrammes de génération X ? De nouveaux leurres électromagnétiques avancés ? Des drones furtifs ? Nul ne le sait.

    Le nouveau phénomène intéresse les Russes au plus haut point.

    Il s’agirait selon une source anonyme de la base aérienne de Hmeïmim d’une nouvelle approche dans les tentatives de piratage des systèmes d’information fermés, sans d’autres précisions.

    Que s’est-il réellement passé il y a peine deux heures au-dessus de l’aéroport de Damas ? Une fausse alerte positive puisque il y a eu des départs de feu, essentiellement des S1 et quelques pièces de 23 mm. Contre qui ? Des cibles fictives ayant induit en erreur les radars de la défense aérienne.

    C’est la seconde fois consécutive en moins d’un mois qu’un tel incident survient. Le hasard est désormais exclu. On est en face d’une surprise de type T (technologique) en développement.

    Quand on n’arrive pas à neutraliser les missiles Sol-Air, soit on aveugle ou on leurre les radars de la grille pour les neutraliser.

    Cela prouve que la peur inspirée par le déploiement de systèmes S-300 en Syrie a conduit le camp d’en face à élaborer des contres-mesures d’un nouveau type.

    L’intelligence artificielle sera l’ultime arbitre dans le prochain duel direct entre le F-35 et le S-300.

    #syrie


  • Tu-160 au Venezuela : la Russie se prépare au conflit
    http://www.dedefensa.org/article/tu-160-au-venezuela-la-russie-se-prepare-au-conflit

    Tu-160 au Venezuela : la Russie se prépare au conflit

    Nous sommes au niveau du symbole, mais c’est un symbole de poids, du poids du bombardier stratégique Tu-160 (surnom : Cygne blanc), le plus puissant aéronef stratégique (toutes capacités, compris le nucléaire) des forces armées russes. Deux Tu-160, accompagnés de deux avions de logistique et d’entretien (un Il-62 et un An-124) ont atterri hier à l’aéroport international Bolivar de Caracas, au Venezuela, après un vol de 12 000 kilomètres sans escale bien sûr ravitaillement en vol au-dessus des mers de Barents, de Norvège, de l’Océan Atlantique et de la mer des Caraïbes. Des F-16 norvégiens ont suivi le vol au-dessus de la Mer de Norvège.

    La visite des Russes suit un voyage du président Maduros à Moscou il y a quelques semaines. La Russie a effectué des (...)


  • Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète [du #liquide_incapacitant ? parole de flic et de journaliste, mais qui sait, ndc]
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete

    Selon nos informations, certains des blindés de la #gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris ce samedi 8 décembre étaient secrètement équipés d’une réserve de liquide incapacitant. Un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours.
    C’est dire si le pouvoir a eu peur. Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… Interrogée, la préfecture de police de Paris renvoie au #ministère_de_l'Intérieur.

    C’est le premier enseignement de la journée du 8 décembre : le préfet de police de Paris a perdu son leadership sur le maintien de l’ordre dans la capitale. La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur, sous la double commande de Christophe Castaner et Laurent Nuñez, a pris les choses en main, largement épaulé en ce sens par les #syndicats_policiers. Cette mainmise du ministère de l’Intérieur ne s’est pas faite sans friction avec la préfecture de police de Paris, où le #préfet #Michel_Delpuech a grincé à plusieurs reprises devant la mise en place d’un dispositif mobile et décentralisé, contraire aux pratiques antérieures. Selon nos informations, le préfet a d’ailleurs réclamé en fin de semaine dernière « des instructions écrites », ce qui, en mœurs préfectoraux, consiste à « se couvrir » à l’approche d’une situation controversée. « D’un point de vue policier, le #maintien_de_l’ordre de samedi à Paris a finalement été un succès, ces frictions ne sont plus d’actualité », sourit une source à la préfecture de police. Bilan en six points.

    1 - Un nettoyage sans précédent. De mémoire de policier, aucune #manifestation parisienne contemporaine n’avait mobilisé autant de préparatifs en amont. Quasiment toute la rive droite avait tiré les stores, barricadé ses vitrines et rangé ses voitures. Le mobilier urbain avait été démonté et la plupart des chantiers de voirie vidés sur un large périmètre, pas seulement autour de la place de l’Etoile. Lors de la première manifestation sur les Champs-Elysées, celle du 24 novembre, un seul chantier sur l’avenue avait servi de combustible aux barricades. Lors de la deuxième manifestation, ce sont tous les chantiers autour de l’Etoile qui ont joué le même rôle… Samedi 8 décembre, pour ne pas fournir « armes et combustibles aux manifestants », la majeure partie de la rive droite ressemblait à une ville morte.

    2 - Des mesures d’exception aux abords. Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les #fouilles_préventives. Vendredi, les #procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de #gardes_à_vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. Dans la majorité des cas, les gardes à vue étaient levées ou se soldaient par un « #rappel_à_la_loi ». Autrement dit une admonestation [non, le rappel à la loi est la reconnaissance d’une infraction suite à laquelle les dispositions prévues pour la récidive légale sont applicables : aggravation de la peine encourue, ndc] , la simple possession d’un masque de plongée ou d’une bombe à peinture ne pouvant pas, en tant que tel, constituer un délit.

    Les interpellations de Julien Coupat, figure de l’ultragauche, ainsi que d’autres activistes d’extrême droite, dès samedi matin, participent du même « dispositif préventif » inédit et controversé. Henri Leclerc, ancien président de la Lige des droits de l’Homme, dénonce un potentiel usage « liberticide très grave ». En clair, une sorte d ’interdiction de manifester qui ne dirait pas son nom .

    « On assume, confie une source policière. Au moins, ces gens n’étaient pas dehors. Cela a fait dégonfler les effectifs de durs potentiels ». Autre dispositif en amont, la plupart des gilets jaunes, avant de rejoindre les principaux « spots » de manifestation (Champs-Elysées, Bastille, République), étaient systématiquement fouillés. La plupart y perdaient leurs masques de protection contre les lacrymogènes. Pour parvenir jusqu’au Champs-Elysées, avec toutes les stations de métro bloquées et les barrages de policiers disposés à certains endroits autour du périmètre interdit, la plupart des gilets jaunes ont dû marcher plusieurs heures… Résultat, une grosse partie des manifestants errait d’un point à un autre, sans parvenir à rejoindre aucun « point chaud ». De fait, durant la quasi-totalité de la journée, le rapport de force sur les lieux de friction est toujours resté à l’avantage des policiers [ en jouant sur la #mobilité et une certaine rapidité "on a évite la formation de #nébuleuses" disait un type du syndicat des commissaires, ndc] .

    3 - Un dispositif mobile et décentralisé. C’est la grande nouveauté de cette journée. Les policiers et gendarmes sur Paris étaient « mobiles » et leur commandement largement décentralisé, par secteur . « Bien sûr, il y avait toujours autant de galonnés autour du préfet, dans la salle de commandement de la préfecture de police, se désole un fonctionnaire, mais pour la première fois, c’est vraiment le commissaire de terrain qui menait sa troupe en fonction de ce qu’il voyait sur place » . Avec une efficacité spectaculaire, à l’œuvre sur les Grands Boulevards, où, avançant au milieu de deux canons à eau, des policiers et gendarmes « nettoyaient » au fur et à mesure les feux de poubelles moins de cinq minutes après leur déclenchement. « Comme à l’entraînement ! On avançait vite, sans leur laisser le temps de former une véritable barricade devenant vite un point de fixation », raconte un fonctionnaire. Ce dispositif a permis d’éviter la confrontation générale du 1er décembre, avec une place de l’Etoile occupée par les gilets jaunes et des forces de l’ordre assiégées des heures durant, en direct sous les yeux des caméras du monde entier. « Samedi, dans l’après-midi, il y a eu des moments de grande tension , notamment autour de l’Etoile, mais ils se sont moins vus », admet cette source.

    Jusque-là, le maintien de l’ordre parisien « habituel » privilégiait l’absence de contact avec la foule [ heu oui, toujours très variable ce principe, ndc] . « Pour ce genre de manifestation, la mobilité était souhaitable depuis longtemps, il y aura un avant et un après samedi 8 décembre », se réjouit un commissaire parisien, saluant pour sa part l’efficacité du dernier dispositif. « On nous rétorque depuis des années que le contact risque d’augmenter le nombre de blessés, cela n’a pas été le cas », ajoute-t-il. Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. Dès vendredi, après des premiers incidents liés à des #flash-ball lors de manifestations lycéennes, 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont appelé à cesser immédiatement l’usage de ces armes.

    4 - Une mobilisation en hausse. Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. Le message envoyé par l’Elysée, selon lequel certains « venaient pour tuer » [ et que on va légitimement se défendre avec nos joujoux ; menaces de mort contre les manifestants, ndc] , n’est pas parvenu à inverser la tendance. Aucune arme n’a pourtant été saisie lors des contrôles de police. « La dramatisation n’a pas empêché le monde, de l’ordre de 10.000 personnes » [ quelle rigolade, encore une fois : qui informe les journalistes ? ndc] , admet un fonctionnaire. Ce 8 décembre, les #gilets_jaunes étaient visibles par grappes de Bastille à l’Etoile en passant par République et les grands Boulevards, quand le week-end précédent, ils n’étaient concentrés que sur l’Etoile. « Raison de plus pour se féliciter de notre dispositif », glisse un syndicaliste qui espère, sans trop y croire, « que la tension va désormais retomber ». « Si ce samedi, on avait fait comme le week-end d’avant, on aurait eu une nouvelle journée de chaos, dit-il. Mais je ne sais pas combien de samedis consécutifs on tient encore comme cela ». Face aux 136.000 gilets jaunes recensés dans toute la France, ce 8 décembre, le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers. Sans parler des effectifs d’agents municipaux pour ranger et réinstaller le mobilier urbain, et des efforts des commerçants pour barricader et débarricader leurs vitrines.

    5 - Un déséquilibre Paris-Province. Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. Ce lundi matin, en déplacement à Bordeaux, Laurent Nuñez a estimé que les effectifs (4 unités) y avaient été suffisants. Une affirmation qui fait sourire certains syndicalistes. « Le ministre ne peut pas le dire, mais certains secteurs étaient très dégarnis. Samedi, on était à notre maximum. On ne peut pas plus… Au delà, c’est l’armée qu’il faut appeler », dit un policier. C’est d’ailleurs le paradoxe de ce mouvement. Etant durable, disséminé sur tout le territoire et violent, il met les forces de l’ordre au bord de la rupture. Samedi prochain, en cas d’acte V, Paris sera-t-il délaissé de certaines unités au profit de villes de province ? La décision politique, au ministère de l’Intérieur, ne sera pas facile à prendre.

    6 - Des pillages du soir en hausse. Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les #pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de #jeunes_de_banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

    Le message émis le 1er décembre à Paris, au Puy en Velay et ailleurs a été entendu et repris le 8 décembre dans de nombreuses grandes villes et villes moyennes. Ce que l’action de la police a parfois favorisé, comme dans le cas de ces bordelais qui avaient payé leur billet de train mais ont été empêchés de « monter à Paris » par la police.

    Avec sa tête de bon élève ce soir (la pitoyable scène de contrition est la seule que j’ai vue), et sa fausse hausse du SMIC, nul doute que nombreux seront ceux pour qui Jupiter fait à minima office de tête à claque.

    • Je vous rappelle qu’en Allemagne aussi la transformation de la Bundeswehr dans une armée de guerre civile est en cours. Le journal très conservateur Tagesspiegel y dédie un dossier entier sous son propre domaine internet.

      Afghanistan-Connection
      http://www.afghanistan-connection.de

      Sie waren zusammen im Afghanistan-Einsatz. Dem längsten und gefährlichsten seit Gründung der Bundeswehr.
      Jetzt sitzen sie auf entscheidenden Posten im Verteidigungsministerium, im Einsatzführungskommando, im Planungsamt.
      Ihr Wort hat Gewicht. Sie prägen das Bild, das sich die Ministerin macht.
      Sie bestimmen Ausrichtung, Struktur und Selbstverständnis der Truppe. Ihr Blick ist geprägt vom Erlebnis des Krieges.
      Vom Kampf gegen einen unsichtbaren Gegner. Vom Töten und Getötetwerden.
      Ein einseitiger Blick, der sich ausschließlich an Afghanistan orientiert. Mit gravierenden Folgen für die Sicherheit Deutschlands,
      wie Recherchen vom Tagesspiegel und dem ARD-Magazin FAKT zeigen.

      #Allemagne #armée #guerre_civile

    • Les précisions de la gendarmerie - Le 11.12.2018 à 17h30

      A la suite de la parution de notre article, la gendarmerie nationale a souhaité préciser que le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une « poudre »… Certains blindés déployés à Paris samedi étaient bien équipés d’un dispositif de « pulvérisation » d’un produit « incapacitant », de type « lacrymogène à dose forte », qui n’aurait été utilisé que sur « ordre d’une autorité ». Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. « Cela n’a jamais été utilisé en métropole », confie à Marianne le Sirpa gendarmerie, qui reconnaît qu’en « configuration normale », un blindé peut « pulvériser » sous forme d’épandage sur l’équivalent d’une surface de « un à deux terrains de football ». Marianne maintient que lors des réunions de crise au plus haut niveau, préparatoires à la manifestation du 8 décembre, il a bien été question de ce dispositif comme d’un « dernier rempart »… et qu’il aurait été capable « d’arrêter net une foule, mettant les gens à terre, même avec des masques ».


  • Russia deploys two bombers to Venezuela for exercises
    http://www.digitaljournal.com/news/world/russia-deploys-two-bombers-to-venezuela-for-exercises/article/538683

    #Venezuela et #Russie vont effectuer des manoeuvres militaires conjointes - RTL Info
    https://www.rtl.be/info/monde/international/venezuela-et-russie-vont-effectuer-des-manoeuvres-militaires-conjointes-1083842.

    (Belga) Les armées de l’air russes et vénézuéliennes vont effectuer des manoeuvres militaires conjointes pour assurer la défense du pays sud-américain, dont le gouvernement dénonce régulièrement des projets américains d’attaques militaires, a annoncé lundi le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez.


  • Smic net = 1200€
    Cotisations salariales = 310€ (santé, retraite)
    Cotisations patronales = 200€ (santé, retraite) (exonération de 410€)

    100 euros de plus de salaire sans que cela coûte plus aux patrons... cela signifie... que les cotisations vont baisser !

    On ne change pas une recette qui fonctionne ! Jouer avec l’argent des caisses de solidarité, c’est fastoche en définitive.

    • Troisième point, le couplet « fermeté » au début de son discours pré-enregistré, où il te dit que la violence c’est mal, et que taper sur les flics, c’est mal.

      Les flics sont payés et équipés pour résister à la violence.

      Et dans son discours, il n’a eu aucun mot pour condamner la violence gratuite contre les manifestants. Celle-ci n’existe pas, tout simplement.
      Ou pire. Un seul casseur parmi les manifestants justifie les violences contre tous.

      Autour de moi, les discussions au sujet des lycéens. C’était ça. « oh mais ils n’ont que ce qu’ils méritent, ils ont brûlé des poubelles ». Un seul qui brûle une poubelle permet de justifier la punition collective. #on_en_est_là des capacités de réflexion de nos contemporains repus (oui, j’en fréquente un certain nombre, je vis dans une grande métropole).

    • Dernier point : on apprend à la fin que le discours a été pré-enregistré en fin d’après-midi. Mais les journalistes, tous, ils se sont tous exprimés, en entretenant le suspens. Mais ils avaient tous pu écouter le discours à l’avance. Et tous, ils savaient déjà ce qu’ils allaient pouvoir faire comme commentaires et comme résumés de l’entretien ; même les infographies étaient prêtes ! Même les experts sur les plateaux étaient déjà fin prêts pour commenter. Seuls les politiques, interrogés par la suite, finalement, ont dû improviser. Peut-être.

      La palme du dispositif incompréhensible au gars, sur M6, qui est dans une rue, dans le froid, et qui parle en duplex avec le présentateur, en plateau. Pourquoi parle-t-il depuis la rue ? On ne le saura pas.

    • Le Président a parlé. Il pense qu’une distribution de monnaie peut calmer l’insurrection citoyenne qui a éclaté. C’est à ceux qui sont dans l’action de dire si cela leur convient.

      Pour notre part, comme parlementaires insoumis, voici ce que nous voyons :

      Premier point

      Une partie considérable de la population n’est concernée par aucune des mesures de Macron.
      Les chômeurs et, parmi eux, surtout les 50% de chomeurs non indemnisés.
      Les salariés à temps partiel et surtout 80 % d’eux, les femmes, qui sont, de surcroit, moins payées que les hommes, à travail égal.
      Les retraités qui touchent plus de 2000 euros restent assujettis à l’augmentation de la CSG. La désindexation des pensions de retraites sur le coût de la vie est maintenue.
      Les fonctionnaires ne sont pas pris en compte.

      Deuxième point

      Toutes les mesures décidées seront payées par les contribuables et les assurés sociaux. Aucune par les riches ni les profits.
      L’exonération des heures supplémentaires sera payée soit par la sécu soit par l’État.
      L’augmentation de la prime d’activité sera payée par les contribuables.
      La suppression de la taxe d’habitation sera payée par l’impôt sur le revenu.
      L’augmentation du smic sera payé par l’impot.

      Troisième point

      Les actionnaires sont bien protégé.
      La prime exceptionnelle versée par les entreprises n’est pas obligatoire. Mais elle est défiscalisé ce qui est un effet d’aubaine là où elle existait déjà.
      L’ISF n’est pas rétabli.
      Le CICE est maintenu.

      Quatrième point

      Aucune des revendications pour davantage de démocratie participative ne reçoit de réponse.

      Cinquième point

      Le budget est désorganisé.
      Au total il s’agit de trouver plus de dix milliards supplémentaires dans le budget de l’État. Le projet de loi de finances est donc totalement désarticulé. Le Premier ministre a déjà annoncé que cela se paierait par des économies supplémentaires c’est-à-dire par des services publics de moins.

      Il faut choisir. Faut-il continuer la politique qui compte sur le ruissellement des riches vers les autres ou bien mettre en place un budget en faveur des besoins connus du peuple et de l’investissement écologique ?

      https://melenchon.fr/2018/12/10/macron-parle-la-revolution-citoyenne-continue

    • Je n’ai pas trouvé l’allocution faussement sentimentale retranscrite par écrit, si vous la voyez passer, merci.
      Quand un chef de gouvernement te parle #amour sur un réseau où nous avons depuis longtemps travaillé à déconstruire cette manipulation relationnelle, je me marre …
      A un 3:00 il te baratine « Je les ai vu ces femmes de courage pour la première fois disant leur détresse » c’est beau comme du Victor Hugo, mais si on est un tout petit peu intéressé par ne serait-ce que ce qui se passe dans la société, y’a euh … des statistiques sur les femmes, les familles monoparentales, leurs salaires et leurs galères qui le disent déjà, et les #femmes sont au premier rang de ces inégalités. Alors aller raconter que c’est la première fois qu’elles « disent leur détresse » me parait démontrer une totale inaptitude au politique, c’est très inquiétant.

      Et si je veux le texte, c’est pour compter le nombre de travail* (9x), je pense que ça tourne autour d’une dizaine de fois. D’autant qu’il tente de diviser en bon #méritocrate ceux qui ne travaillent pas ou autrement et les salariés, les bons esclaves des mauvais.
      Non, parce que le gars sur son vélo UBER va donc lui parler de SMIC … ah ah ah

    • … et donc

      Adresse du Président de la République Emmanuel Macron à la Nation.
      SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI.
      Paris – Lundi 10 décembre 2018

      Françaises, Français, nous voilà ensemble au rendez-vous de notre pays et de notre avenir. Les événements de ces dernières semaines dans l’Hexagone et les Outre-mer ont profondément troublé la Nation. Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violences inadmissibles et je veux vous le dire d’emblée : ces violences ne bénéficieront d’aucune indulgence.

      Nous avons tous vu le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer. Nous avons tous vu les irresponsables politiques dont le seul projet était de bousculer la République, cherchant le désordre et l’anarchie. Aucune colère ne justifie qu’on s’attaque à un policier, à un gendarme, qu’on dégrade un commerce ou des bâtiments publics. Notre liberté n’existe que parce que chacun peut exprimer ses opinions, que d’autres peuvent ne pas les partager sans que personne n’ait à avoir peur de ces désaccords.

      Quand la violence se déchaîne, la liberté cesse. C’est donc désormais le calme et l’ordre républicain qui doivent régner. Nous y mettrons tous les moyens car rien ne se construira de durable tant qu’on aura des craintes pour la paix civile. J’ai donné en ce sens au gouvernement les instructions les plus rigoureuses.

      Mais au début de tout cela, je n’oublie pas qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous, beaucoup de Français peuvent la partager et celle-là, je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.

      Ce fut d’abord la colère contre une taxe et le Premier ministre a apporté une réponse en annulant et en supprimant toutes les augmentations prévues pour le début d’année prochaine mais cette colère est plus profonde, je la ressens comme juste à bien des égards. Elle peut être notre chance.

      C’est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lève chaque jour tôt et revient tard pour aller travailler loin.

      C’est celle de la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois et n’a plus d’espoir. Je les ai vues, ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !

      C’est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et souvent aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas.

      C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap dont la place dans la société n’est pas encore assez reconnue. Leur détresse ne date pas d’hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s’ils étaient oubliés, effacés.

      Ce sont quarante années de malaise qui ressurgissent : malaise des travailleurs qui ne s’y retrouvent plus ; malaise des territoires, villages comme quartiers où on voit les services publics se réduire et le cadre de vie disparaître ; malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ; malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance.

      Cela vient de très loin mais c’est là maintenant.

      Sans doute n’avons-nous pas su depuis un an et demi y apporter une réponse suffisamment rapide et forte. Je prends ma part de cette responsabilité. Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. Je veux ce soir être très clair avec vous. Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, les habitudes, les hypocrisies, c’est précisément parce que je crois plus que tout dans notre pays et que je l’aime et ma légitimité, je ne la tire d’aucun titre, d’aucun parti, d’aucune coterie ; je ne la tire que de vous, de nul autre.

      Nombre d’autres pays traversent ce mal vivre qui est le nôtre mais je crois profondément que nous pouvons trouver une voie pour en sortir tous ensemble. Je le veux pour la France parce que c’est notre vocation au travers de l’Histoire d’ouvrir ainsi des chemins jamais explorés pour nous-mêmes et pour le monde.

      Je le veux pour nous tous Français parce qu’un peuple qui se divise à ce point, qui ne respecte plus ses lois et l’amitié qui doit l’unir est un peuple qui court à sa perte.

      Je le veux aussi parce que c’est en pressentant cette crise que je me suis présenté à votre suffrage pour réconcilier et entraîner et que je n’ai pas oublié cet engagement et cette nécessité.

      C’est d’abord l’état d’urgence économique et sociale que je veux décréter aujourd’hui. Nous voulons bâtir une France du mérite, du travail, une France où nos enfants vivront mieux que nous. Cela ne peut se faire que par une meilleure école, des universités, de l’apprentissage et des formations qui apprennent aux plus jeunes et aux moins jeunes ce qu’il faut pour vivre libre et travailler.

      L’investissement dans la Nation, dans l’école et la formation est inédit et je le confirme.

      Nous voulons une France où l’on peut vivre dignement de son travail ? Sur ce point, nous sommes allés trop lentement. Je veux intervenir vite et concrètement sur ce sujet. Je demande au gouvernement et au Parlement de faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine. Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur.

      Je veux renouer avec une idée juste : que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenu ; les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019. Et je veux qu’une vraie amélioration soit tout de suite perceptible ; c’est pourquoi je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent, de verser une prime de fin d’année à leurs employés et cette prime n’aura à acquitter ni impôt ni charge.

      Les retraités constituent une partie précieuse de notre Nation. Pour ceux qui touchent moins de 2.000 euros par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ; l’effort qui leur a été demandé, était trop important et il n’était pas juste. Dès demain, le Premier ministre présentera l’ensemble de ces décisions aux parlementaires.

      Mais nous ne devons pas nous arrêter là. J’ai besoin que nos grandes entreprises, nos concitoyens les plus fortunés, aident la Nation à réussir ; je les réunirai et prendrai des décisions en ce sens dès cette semaine. Je sais que certains voudraient dans ce contexte que je revienne sur la réforme de l’impôt sur la fortune mais pendant près de 40 ans, il a existé ; vivions-nous mieux durant cette période ? Les plus riches partaient et notre pays s’affaiblissait. Conformément aux engagements pris devant vous, cet impôt a été supprimé pour ceux qui investissent dans notre économie et donc aident à créer des emplois ; et il a été maintenu au contraire pour ceux qui ont une fortune immobilière.

      Revenir en arrière nous affaiblirait alors même que nous sommes en train de recréer des emplois dans tous les secteurs. Cependant, le gouvernement et le Parlement devront aller plus loin pour mettre fin aux avantages indus et aux évasions fiscales. Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt, c’est la simple justice.

      Vous le voyez, nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des mesures fortes, par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses plutôt que par des reculs.

      J’entends que le gouvernement poursuive l’ambition des transformations de notre pays que le peuple a choisie il y a maintenant 18 mois ; nous avons devant nous à conduire une réforme profonde de l’Etat, de l’indemnisation du chômage et des retraites. Elles sont indispensables. Nous voulons des règles plus justes, plus simples, plus claires et qui récompensent ceux qui travaillent.

      Mais aujourd’hui, c’est aussi avec notre projet collectif que nous devons renouer. Pour la France et pour l’Europe. C’est pourquoi le débat national annoncé doit être beaucoup plus large. Pour cela, nous devons avant toute chose, assumer tous ensemble tous nos devoirs. Le devoir de produire pour pouvoir redistribuer, le devoir d’apprendre pour être un citoyen libre, le devoir de changer pour tenir compte de l’urgence de notre dette climatique et budgétaire.

      Pour réussir, nous devons nous rassembler et aborder ensemble toutes les questions essentielles à la Nation. Je veux que soient posées les questions qui touchent à la représentation ; la possibilité de voir les courants d’opinion mieux entendus dans leur diversité, une loi électorale plus juste, la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis. Je veux que soit posée la question de l’équilibre de notre fiscalité pour qu’elle permette à la fois la justice et l’efficacité du pays. Je veux que soit posée la question de notre quotidien pour faire face aux changements climatiques : se loger, se déplacer, se chauffer. Et les bonnes solutions émergeront aussi du terrain.

      Je veux que soit posée la question de l’organisation de l’Etat, de la manière dont il est gouverné et administré depuis Paris, sans doute trop centralisé depuis des décennies. Et la question du service public dans tous nos territoires.

      Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.

      Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent. Il devra se dérouler au niveau national dans nos institutions, chacun y aura sa part : gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ; vous y aurez votre part. Je veux en assurer moi-même la coordination, en recevoir les avis, prendre ainsi le pouls vivant de notre pays.

      Mais un tel débat n’est pas seulement affaire de représentants institutionnels ; il doit se dérouler aussi partout sur le terrain et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens qui doivent en recevoir les demandes et s’en faire les relais : ce sont les maires ; ils portent la République sur le terrain. C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région, pour bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation.

      Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies, comme trop souvent par le passé dans des crises semblables, sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé. Nous sommes à un moment historique pour notre pays : par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.

      Nous sommes à la tâche et je reviendrai m’exprimer devant vous pour vous rendre compte.

      Mon seul souci, c’est vous ; mon seul combat, c’est pour vous.

      Notre seule bataille, c’est pour la France.

      Vive la République, vive la France.

    • Il se fait un portrait robot masculin et classe moyenne, tant pis les femmes et les précaires pour ses mesures de défiscalisation, alias appauvrissement collectif. +1 aussi, @touti, pour l’aspect manipulateur. Et après c’est Chochon qui se fait traiter de populiste.

    • Leur opportunisme décomplexé a quelque chose de consternant. Ils se figurent que ça ne se voit pas... parce qu’ils savent qu’il leur suffit d’avoir l’air compatissant pour que leurs mesures économiques abjectes soient présentées par les comédiens qui parlent dans le poste comme des cadeaux aux plus pauvres. Ils démantibulent les protections sociales, et à chaque fois qu’on râle, ils trouvent le moyen d’en faire un peu plus.

      Ce midi, où par malheur je me suis retrouvé à comater 30 minutes devant la télé, j’ai bien pu constater combien ils prenaient tous un malin plaisir à tartiner sur « l’attentat », ce truc qu’on nomme fusillade, et qui, quand il a lieu à Marseille pour un règlement de compte, n’occupe pas plus de 30 secondes de cervelle de journaliste. Là, ce fut de la tartinade, avec l’expert en terrorisme interrogé pendant plusieurs minutes, puis les images de tous les marchés de noël de France et de Navarre, avec les policiers et les militaires en armes (images d’archives ?)...

      Les médias en seconde peau des élites. Et les élites en cyniques décomplexés appliquant leur programme même quand on leur dit que ça suffit. Comment voir les choses autrement ?

    • Ah, merci @simplicissimus, gagné :D La dernière image que cela donne est nettement plus réaliste ! les dauphins y verront un vrai robot les mains à plat enchainant des mots préenregistrés par d’autres robots.

      Et il y a bien 9 travail* (travail, travailleurs) avec une entrée de scène digne d’un dictateur orwellien juste au moment où on commence à ronfler.

      Nous voulons des règles plus justes, plus simples, plus claires et qui récompensent ceux qui travaillent.

      à la niche papa


  • Widespread Blurring of Satellite Images Reveals Secret Facilities – Federation Of American Scientists
    https://fas.org/blogs/security/2018/12/widespread-blurring-of-satellite-images-reveals-secret-facilities

    Yandex Maps—Russia’s foremost mapping service—has also agreed to selectively blur out specific sites beyond recognition; however, it has done so for just two countries: Israel and Turkey. The areas of these blurred sites range from large complexes—such as airfields or munitions storage bunkers—to small, nondescript buildings within city blocks.

    (...) By complying with requests to selectively obscure military facilities, the mapping service has actually revealed their precise locations, perimeters, and potential function to anyone curious enough to find them all.

    #satellite #flou #secret #armée

    • Le billet de Matt Korda est fort intéressant.

      Although blurring out specific sites is certainly unusual, it is not uncommon for satellite imagery companies to downgrade the resolution of certain sets of imagery before releasing them to viewing platforms like Yandex or Google Earth; in fact, if you trawl around the globe using these platforms, you’ll notice that different locations will be rendered in a variety of resolutions. Downtown Toronto, for example, is always visible at an extremely high resolution; looking closely, you can spot my bike parked outside my old apartment. By contrast, imagery of downtown Jerusalem is always significantly blurrier; you can just barely make out cars parked on the side of the road.

      As I explained in my previous piece about geolocating Israeli Patriot batteries, a 1997 US law known as the Kyl-Bingaman Amendment (KBA) prohibits US companies from publishing satellite imagery of Israel at a Ground Sampling Distance lower than what is commercially available. This generally means that US-based satellite companies like DigitalGlobe and viewing platforms like Google Earth won’t publish any images of Israel that are better than 2m resolution.

      Foreign mapping services like Russia’s Yandex are legally not subject to the KBA, but they tend to stick to the 2m resolution rule regardless, likely for two reasons. Firstly, after 20 years the KBA standard has become somewhat institutionalized within the satellite imagery industry. And secondly, Russian companies (and the Russian state) are surely wary of doing anything to sour Russia’s critical relationship with Israel.
      […]
      My complete list of blurred sites in both Israel and Turkey totals over 300 distinct buildings, airfields, ports, bunkers, storage sites, bases, barracks, nuclear facilities, and random buildings—prompting several intriguing points of consideration:

      • Included in the list of Yandex’s blurred sites are at least two NATO facilities: Allied Land Command (LANDCOM) in Izmir, and Incirlik Air Base, which hosts the largest contingent of US B61 nuclear gravity bombs at any single NATO base.
      • Strangely, no Russian facilities have been blurred—including its nuclear facilities, submarine bases, air bases, launch sites, or numerous foreign military bases in Eastern Europe, Central Asia, or the Middle East.
      • Although none of Russia’s permanent military installations in Syria have been blurred, almost the entirety of Syria is depicted in extremely low resolution, making it nearly impossible to utilize Yandex for analyses of Syrian imagery. By contrast, both Crimea and the entire Donbass region are visible at very high resolutions, so this blurring standard applies only selectively to Russia’s foreign adventures.
      • All four Israeli Patriot batteries that I identified using radar interference in my previous post have been blurred out, confirming that these sites do indeed have a military function.

      lien vers le billet mentionné dans le dernier paragraphe : repérage des sites de batteries de Patriot en Israel https://seenthis.net/messages/743998


  • Sebastian Roché : « Le dispositif policier hors norme contre les “gilets jaunes” signale la faiblesse de l’Etat », j’ai graissé quelques expressions de ce policier académique qui fait appel au dialogue démocratique
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/10/sebastian-roche-le-dispositif-policier-hors-norme-contre-les-gilets-jaunes-s

    Inédites par leur synchronisation sur tout le territoire français, les manifestations des « gilets jaunes » ont été jugulées sans drame par le ministère de l’intérieur. Mais cette démonstration de force révèle un Etat faible, explique, dans une tribune au « Monde », le sociologue

    Tribune. Les représentants du peuple, président en tête, sont accusés par les « gilets jaunes » de ne plus le représenter. Une colère #populaire s’exprime à Paris, mais aussi dans toutes les villes de France, de Brest à Strasbourg, de Lille à Marseille, de Besançon à Bordeaux. Spectaculaire. Massive. Inédite par sa synchronisation sans chef. Si la forme n’est pas nouvelle – battre le pavé, bloquer, affronter la #police, détruire le mobilier et piller, cibler bâtiments officiels et symboles –, son extension géographique et la diversité des publics assemblés le sont.
    La force de cette #révolte horizontale, qui dure depuis mi-novembre, « ni de gauche ni de droite », aux revendications peu formatées politiquement, est mal comprise par le gouvernement, et son ampleur méconnue. Ce défaut d’analyse oriente son choix vers un dispositif de maintien de l’ordre d’une taille suffisante pour provoquer du ressentiment et insuffisante pour saturer le terrain.

    Après deux semaines de #blocages, filtrages, #manifestations et heurts, un point haut est atteint le samedi 1er décembre. Les images font le tour du monde : l’incendie d’une préfecture au Puy-en-Velay, des barricades (obstacles plus symboliques que réels au progrès des policiers), des graffitis et une statue endommagée dans l’Arc de triomphe, et des groupes qui réussissent à s’approcher des palais gouvernementaux. Serait-ce une insurrection qui se dessine ? Le gouvernement est aux abois.

    La cote de popularité du jeune « président des riches » est au plus bas. Celle des “gilets jaunes”, au zénith, ne faiblit pas. La tentation est trop forte, même le chef du parti Les Républicains endosse un gilet jaune. Il est décidé d’afficher la fermeté : le 8 décembre, l’Etat sera plus fort que les « factieux », selon le mot de M. Castaner, « ceux qui veulent le chaos », selon ceux de M. Macron.

    En démocratie, ce sont le gouvernement et ses représentants, les préfets, qui décident de la stratégie policière, et non les policiers. Les décisions sont prises par le ministre lui-même lorsque la crise a cette ampleur. Le préfet de police de Paris dirige l’action de ses services, les divers services de police locaux (en civil et en tenue), les sapeur-pompiers, les unités de forces mobiles (UFM) – les CRS et les gendarmes mobiles. Cela suppose une intégration de toutes les directions policières et non policières dans un dispositif, lui-même piloté depuis un « centre opérationnel ». En province, l’architecture du dispositif est comparable, mais doté de moins de moyens.

    La stratégie retenue est « mixte » : le blocage de l’accès à certains espaces (par exemple la place de l’Etoile ou le palais de l’Elysée) par des moyens conséquents de forces mobiles, et la dispersion des groupes qui s’en approchent ; la création de ce que la presse a appelé des « fan-zones », c’est-à-dire des lieux autorisés de rassemblement après fouille des participants, (comme les Champs-Elysées) ; l’interpellation des pilleurs, auteurs de destructions ou de violences par des équipes « légères » ; l’utilisation d’un hélicoptère et de drones pour repérer, et des blindés de la gendarmerie pour supprimer les éventuelles barricades ; filtrage et contrôle en amont : le préfet a le droit d’interdire d’accéder à des morceaux de ville, le procureur celui de faire ouvrir les coffres de voitures aux lieux-clés, – les points d’entrée dans la capitale –, les médias sociaux sont scrutés par les services de renseignement, ce qui conduit à des arrestations dites « préventives » (les "" qui permettent de se démarquer de la compréhension ordinaire, c’est d’la science, ndc) . Mais la principale modification est numérique.

    Beaucoup plus d’agents sont mobilisés dans toute la France, notamment à Paris, avec un doublement des effectifs. Les chiffres officiels sont de 89 000 et 8 000 contre 60 000 et 4 000, respectivement. C’est considérable. Enorme même. A Paris, jamais autant d’UFM n’ont été mobilisées, soit 60 au complet, en plus des unités spécialisées de la préfecture de police. Jamais autant de blindés n’ont été positionnés dans les rues. Le nombre d’interpellations est sans précédent depuis #Mai_68.
    Alors, qui sort vainqueur de ce test-match ? La « casse » est encore inconnue. La priorité policière était d’éviter de relever un mort (il n’y en a pas eu) et de limiter le nombre de blessés (environ 118, dont 17 policiers, contre 220 et 284 respectivement la semaine précédente) (en revanche les chiffres préfectoraux qui montrent des progrès vers une répression moins sujette au procès d’illégitimité sont pas entre guillemets ou critiqués, relativisés, ici on ne veut rien dire de tous ceux qui sont pas recensés par l’#État, ndc) . On peut y voir un effet des intentions des protestataires : dans leur masse, ils voulaient se faire entendre sans violence, et ils ont réussi. Mais aussi un effet des timides premiers pas vers un dialogue fait par le gouvernement, qui ont pu aussi contribuer à apaiser les esprits. Et enfin de la tactique policière qui a eu ses effets à Paris, et moins nettement à Bordeaux, par exemple, signe qu’il ne faut pas réduire les effets à une seule cause.

    Reste que la bataille critique pour sa légitimité, son droit moral à #gouverner, est mal engagée par le gouvernement : celle des “gilets jaunes” semble plus établie, motivée par les injustices subies. On dénombre 136 000 participants en France, autant que la semaine dernière. Et ce malgré la dramatisation de la communication du ministre de l’intérieur sur les risques de violence (on nous a menacés de mort urbi et orbi pendant une semaine tout en exhibant un niveau de violence incroyable contre les lycéennes en lutte, mais ce fonctionnaire du voyage de poissons dit "dramatisation", ndc), malgré les ressources policières, malgré la présence de véhicules blindés à Paris. Oui, la police et la gendarmerie ont été présentes.

    Oui, un arbitrage convenable mais perfectible entre protection des institutions et droits des manifestants a été trouvé (faut passer de la pommade pour pouvoir conseiller les princes ? bientôt une meilleure police avec Jobard, Rocher, etc., ndc) . Pourtant, loin de manifester sa force, ce dispositif hors norme signale la faiblesse de l’Etat. La répétition des heurts avec la police, certaines images d’actions comme la centaine d’élèves à Mantes-la-Jolie à genoux ou l’usage inutile des Flash-Ball illustrent le fait que l’obéissance résulte de la force et non la légitimité. L’ordre policier dans les rues ne vaut pas légitimité du pouvoir. S’il ne doit s’appuyer que sur lui, le gouvernement est menacé : le dispositif policier est à son point de rupture. Surtout, sa fonction n’est pas de se substituer à la légitimité politique. La cohésion nationale résulte d’un compromis politique issu d’un dialogue. C’est au gouvernement de trouver le moyen de l’établir.


  • L’éternel retour de la loi anticasseurs
    https://www.nouvelobs.com/justice/20181210.OBS6865/tribune-gilets-jaunes-l-eternel-retour-de-la-loi-anticasseurs.html

    Par Vincent Tolédano, avocat au barreau de Paris.

    Qui s’en souvient ? Le 5 mai 2009, Christian Estrosi et un groupe de députés UMP, dont son ancien collaborateur Eric Ciotti, déposent sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public ».

    Un an plus tard, la proposition des parlementaires devient la loi du 2 mars 2010 promulguée sous la signature de Nicolas Sarkozy, François Fillon, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux. Elle insère dans le Code pénal un article 222-14-2 ainsi rédigé :

    « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »

    A défaut des 35 heures, la droite vient de renverser l’un des totems de la gauche en rétablissant de fait la loi anticasseurs dont l’abrogation en décembre 1981 réalisait l’une des 101 propositions de François Mitterrand.

    Elu deux ans après, François Hollande n’abrogera pas le texte qui permet aujourd’hui d’arrêter et poursuivre les « gilets jaunes » pourtant soutenus par Christian Estrosi et Eric Ciotti, qui ne sont plus amis, du seul fait de leur présence à une manifestation. Et tant pis si les « faits matériels » sont des plus ténus. A charge pour les juges, dernier rempart de la démocratie, de faire primer les principes fondamentaux du droit sur la communication du pouvoir exécutif. « Il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre », dit aussi le Code pénal.

    En finir avec la chienlit

    Promulguée sous la signature de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas et René Pleven, la loi du 8 juin 1970 tendait « à réprimer certaines formes nouvelles de délinquance ». Elle punissait jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, outre les organisateurs, les participants volontaires à une manifestation ayant entraîné des violences ou des dégradations. Après le joli mois de mai, le retour à l’ordre. Sous les pavés, la prison.

    « Les casseurs seront les payeurs », plaidait Chaban. Cette mauvaise loi limite le droit de manifester en introduisant une responsabilité collective, répondit Mitterrand qui fit de l’abrogation de la loi anticasseurs l’un de ses chevaux de bataille vers la victoire finale.

    Après les violences du 1er mai 2018, la droite qui a la mémoire courte demandait encore le rétablissement de la loi anticasseurs pourtant effectué huit ans plus tôt par Nicolas Sarkozy. Eternel retour. Président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau qui vote la loi mais ne la lit pas, proposait d’introduire « dans notre droit une responsabilité pénale et pécuniaire collective de ceux qui, en bande, cassent et brûlent ce qui leur tombe sous la main ». Les Black Blocs seront les payeurs. Il faut en finir avec la chienlit.

    50 ans après mai 68, le débat demeure. Responsabilité collective ou personnelle. Délit intentionnel ou restriction du droit de manifester. Politique pénale ou communication gouvernementale. Les arrestations « préventives » du week-end dernier réalisent la prophétie du François Mitterrand de 1970 qui sonne comme un avertissement à Emmanuel Macron : « Craignez que demain l’opinion ne se retourne contre vous. Un jour, elle saura qu’elle a été trompée. Elle voulait réduire la violence. Vous lui avez offert en prime la fin du droit de rassemblement. Bientôt la somme des injustices réveillera ceux qui vous approuvent aujourd’hui ».

    #gilets_jaune #état_d'urgence


  • Un point de vue exotique…

    Des « gilets jaunes » helvétiques : impossible ! - Le Temps
    https://www.letemps.ch/opinions/gilets-jaunes-helvetiques-impossible

    En Suisse, la notion de province n’existe pas, le provincialisme non plus, parce que le territoire est découpé en entités autonomes, chacune levant l’impôt et veillant donc au bien-être de sa population. Dans une certaine mesure, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou la Belgique sont également construites sur ce modèle. Dès les années 1980, la France a entrepris d’apporter des corrections à cet état de fait mais sans y associer l’autonomie fiscale qui leur aurait donné du sens. En outre, à peine arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a privé les collectivités territoriales de la taxe d’habitation et leur a imposé des programmes d’économies que l’Etat central, lui, ne semble pas adopter. Rien ne va donc dans le bon sens pour autonomiser, donc responsabiliser, les régions.

    Une deuxième cause de la révolte des « gilets jaunes », plus directe celle-là, tient à la lourdeur de la fiscalité française. Même si les comparaisons sont très délicates dans ce domaine, il est largement admis qu’elle dépasse celles de tous ses voisins européens, ce qui prouve que la centralisation n’amène aucune économie d’échelle à ce niveau. Le contribuable français ne se détermine pas sur l’impôt comme il le fait en Suisse, où le système du frein à l’endettement lui donne l’entière main sur la charge fiscale qu’il est d’accord d’accepter. Pour mémoire, rappelons que les budgets annuels proposés par les gouvernements cantonaux ou la Confédération doivent être contenus dans une étroite fourchette, sinon ils sont retoqués ou soumis au vote du peuple, qui doit décider de l’augmentation d’impôt associée à leur dépassement, ce qu’il n’accepte généralement pas ! Il y a ainsi une grande différence entre un peuple de contribuables qui subit l’impôt et un peuple de citoyens-contribuables qui en décide.

    Troisième cause du mal-être profond exprimé par les « gilets jaunes », l’absence de démocratie réelle, vécue, exercée. Tout concourt à ce que le peuple ne se sente pas représenté, voire s’estime méprisé par des instances éloignées et hautaines. En effet, dans une démocratie représentative comme la France, rien ne justifie que l’élection des députés se déroule selon un système majoritaire et non pas proportionnel. En conséquence, le pouvoir législatif est en général accaparé par deux grands partis qui, s’ils conviennent bien en période faste, ne traduisent pas forcément l’opinion de la population lorsque la colère monte. Alors que le dialogue reste le meilleur outil de gestion des problèmes, la France refuse une parole institutionnelle aux deux partis dits populistes qui, à droite et à gauche, traduiraient les revendications actuelles du peuple. Du coup, puisqu’ils n’ont pas d’autre moyen de se faire entendre, les citoyens sont dans la rue, ce dont la France tire parfois, à tort, sa fierté de pays révolutionnaire. Or rien n’est pire que la révolution car, au-delà du romantisme des grandes causes, c’est un aveu d’échec de la démocratie, qui entraîne avec elle désordre, violence, appauvrissement économique et dislocation du corps social. Pas de quoi se vanter !


  • Who Is Paying for the War in Yemen? - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/politics/archive/2018/12/pentagon-refueling-controversy-saudi-led-war-yemen/577666

    The Pentagon says that “#errors_in_accounting ” mean Saudi Arabia and the United Arab Emirates have not been properly charged for  refueling.

    President Donald Trump, who repeatedly complains that the United States is paying too much for the defense of its allies, has praised Saudi Arabia for ostensibly taking on Iran in the Yemen war. It turns out, however, that U.S. taxpayers have been footing the bill for a major part of the Saudi-led campaign, possibly to the tune of tens of millions of dollars.

    The revelation—detailed in a Defense Department letter obtained by The Atlantic—is likely to raise further ire among senators who have grown ever-more critical of Saudi conduct in the war, which has resulted in a growing number of civilian casualties, and U.S. support for it.

    Since the start of the Saudi-led intervention, in March 2015, and up until last month, the United States provided mid-air refueling for Saudi-led coalition aircraft that then flew missions related to the Yemen campaign. Getting heavy U.S. tankers into the air and carrying out this job is enormously expensive. The recipient country is required by law to pay the costs, but that isn’t what happened here. In a mea culpa of sorts, the Pentagon’s November 27 letter states that while the Defense Department “believed” Saudi Arabia and the United Arab Emirates “had been charged for the fuel and refueling services, they in fact had not been charged adequately.” How inadequately, the Pentagon will not yet say; it is “currently calculating the correct charges,” the letter states.

    #erreur_comptable !


  • #Miss_France 63 était prof de maths à Angoulême - Charente Libre.fr
    http://www.charentelibre.fr/2018/12/09/miss-france-63-etait-prof-de-maths-a-angouleme,3356017.php

    Un des épisodes [de la saga des reines de beauté] est consacré à notre sublime enseignante angoumoisine, dont l’élection n’avait pas fait que des heureux. « Quand on enseigne les mathématiques, on n’emploie pas ses loisirs à courir les prix de beauté, mais à faire des intégrales », avait réagi à l’époque sa directrice au Lycée Marguerite de Valois, à la reprise des cours, le 4 janvier. Muguette Fabris venait, pendant les vacances de Noël, de décrocher le titre de Miss France.

    Le journaliste a feuilleté le numéro 718, daté du 12 janvier 1963, de Paris Match, avec en couverture la miss angoumoisine, qu’on « prendrait aisément pour une sœur cadette de Sophia Loren, mais que ses élèves de cinquième préfèrent surnommer Cléopâtre... ».


  • Nicolas Sarkozy explique qu’il pourrait « être obligé de revenir » en politique
    https://www.rtl.fr/actu/politique/nicolas-sarkozy-explique-qu-il-pourrait-etre-oblige-de-revenir-en-politique-7795

    « Carla me dit : ’Nicolas, j’espère que tu vas rester sage’ », a-t-il dit selon Le Parisien à un élu qui lui rendait visite avant même la naissance des « gilets jaunes ». « Mais vous avez vu la situation ? Je ne vais pas avoir le choix, je vais peut-être être obligé de revenir », a-t-il lancé.


  • Brazil makes official intervention in state bordering Venezuela | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-brazil-politics-immigration-idUSKBN1O918M

    Brazilian President Michel Temer has signed a decree making official a federal “intervention” in the state of #Roraima which borders Venezuela, the government’s official newspaper said on Monday.

    Waves of Venezuelan migrants have entered the border area in recent months, seeking refuge from poverty and hunger in the neighboring country. The thousands of refugees are straining public services and the state’s finances.

    The person in charge of the intervention will be Antonio Denarium, the governor-elect of Roraima, who is set to take office on Jan. 1. It will last until Dec. 31, said the decree published in Brazil’s Diario Oficial.

    The intervention means federal resources can be used to deal with public security issues and state legislature can be bypassed.


  • « Justice morte, démolition en cours » : les avocats mobilisés contre la réforme de Belloubet
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/10/justice-morte-demolition-en-cours-les-avocats-mobilises-contre-la-reforme-de

    Le projet de réforme de la justice prévoit la fusion controversée des tribunaux d’instance et de grande instance et l’accroissement des pouvoirs du parquet.

    « Justice en danger, avocats en colère » : les robes noires bloquent lundi 10 décembre des tribunaux à Rouen, Nice et en Ile-de-France pour dénoncer une réforme de la justice qui « porte atteinte aux droits des justiciables ».

    L’examen du projet de réforme de la justice est actuellement en cours de discussion en première lecture à l’Assemblée nationale qui a déjà voté plusieurs mesures, dont la fusion controversée des tribunaux d’instance et de grande instance.


  • Honneur aux lycéens | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/laurence-de-cock/blog/081218/honneur-aux-lyceens

    Qui n’est pas enseignant ne peut mesurer l’effroi que ces images de Mantes produisent chez nous qui accompagnons les jeunes quotidiennement dans l’apprentissage de savoirs critiques, émancipateurs. Nul angélisme ici, des élèves violents, décrocheurs, insaisissables, nous en avons tous eus. Nous avons connu les classes revêches, le sentiment d’impuissance et d’inutilité qui submergent l’enseignant dépassé par la tâche. Et pourtant nous sommes nombreuses et nombreux – et je crois même que nous sommes une grande majorité – à ne pas supporter que l’on court-circuite notre fragile tâche par des excès d’autoritarisme et de répression bien burnée. Nous ne le supportons pas car elle nous humilie à notre tour. Et la petite phrase du vidéaste amateur en témoigne : « Voilà une classe qui se tient sage, je pense qu’ils n’ont jamais vu ça, on va faire voir ça à leurs profs ». Ils ont donc aussi voulu s’adresser à nous, et nous faire prendre la mesure de leur efficacité à soumettre nos élèves comme des criminels, menottés, face au mur, sommés de regarder droit devant ». IIs ont cru sans doute que nous allions applaudir, remercier, fondre en larmes de gratitude. Mais c’est toute une profession qu’ils ont piétinée. Nous n’oublierons pas non plus.


  • Venezuela : 72,6% d’abstention aux élections municipales (41,6% en 2018)
    96,1% des mandats nominatifs et 91,0% des mandats par liste pour le PSUV (au pouvoir)

    CNE anunció que participación fue de 27,4% en elecciones municipales
    http://www.el-nacional.com/noticias/politica/cne-anuncio-que-participacion-fue-274-elecciones-municipales_262777

    Tibisay Lucena, presidente del Consejo Nacional Electoral (CNE), anunció este domingo en horas de la noche que la participación de las elecciones de Concejos Municipales fue 27,4%.

    La rectora del CNE acotó que los resultados emitidos corresponden a 92,30% de la transmisión de votos.

    De acuerdo con cifras del organismo, para este proceso de votación el Registro Electoral fue de 20.704.612 electores, por lo que aproximadamente 5.673.063 millones de ciudadanos ejercieron su derecho al sufragio durante los comicios de este 9 de diciembre.

    El porcentaje de participación de este año 2018 disminuyó en relación con las elecciones municipales del año 2013, cuando se situó en 58,36% del Registro Electoral.

    Lucena informó que los cargos quedaron adjudicados de la siguiente manera: De 467 cargos nominales, 449 son adjudicables para el Partido Socialista Unido de Venezuela (PSUV). De 156 cargos lista adjudicables, 142 son para el PSUV.

    También indicó que de 69 circunscripciones indigenas 45 son adjudcables.

    Al terminar de leer los resultdos, Lucena autorizó a las juntas municipales para adjudicar a los ganadores del proceso,

    • Maduro’s grip on Venezuela tightens, warns of Trump threat - The Washington Post
      https://www.washingtonpost.com/world/the_americas/maduros-grip-on-venezuela-tightens-warns-of-trump-threat/2018/12/09/4a148f70-fc29-11e8-a17e-162b712e8fc2_story.html

      Socialist President Nicolas Maduro further consolidated power in Venezuelan local elections Sunday, while accusing President Donald Trump of plotting to overthrow him.

      The majority of nearly 2,500 council seats spread across the crisis-stricken country went to members of Maduro’s United Socialist Party of Venezuela, election officials loyal to Maduro said.

      After casting his ballot, Maduro spoke on state TV scoffing at Trump and other foreign leaders who have labeled him a dictator.

      An attempt is under way today coming straight from the White House to destroy our way of life in Venezuela and to overthrow our constitutional democracy,” Maduro said.
      […]
      Little more than 27 percent of some 20 million eligible voters cast ballots in Sunday’s council races, said Tibisay Lucena, president of the National Electoral Council, praising the election as strengthening Venezuela’s democracy.


  • Gilets jaunes. Ces voix si discrètes - Saint-Brieuc - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/gilets-jaunes-ces-voix-si-discretes-09-12-2018-12157002.php

    Ils sont là, et on ne les entend pas. Ou si peu. Ces gilets jaunes sont à la fois discrets, solidaires du mouvement, et tellement concernés par la situation dénoncée. Ils s’appellent Camille, Anthony et Serge. Ils ont 22, 30 et 71 ans. Ils forment, avec tant d’autres, la majorité silencieuse d’un mouvement qui ne peut exister sans eux.

    Camille, 22 ans, Saint-Brieuc. « _Oui, je me sens plus que jamais solidaire des gilets jaunes. Même si je n’ai pas participé à toutes les actions. Je me reconnais dans ce mouvement où se mêlent aussi bien des jeunes, des parents, des personnes âgées. Forcément, on se pose tous les mêmes questions sur notre pouvoir d’achat, sur notre avenir, celui de nos enfants. Moi par exemple, je travaille à temps plein dans un commerce de la zone de Langueux. Je touche le Smic (1 188 € nets mensuels, NDLR). Quand j’ai payé le loyer, l’électricité, l’eau, le prêt de la voiture, l’alimentation et qu’il faut parfois ajouter les imprévus, bah je ne m’en sors pas. Je ne ...

    #paywall

    La PQR peut-être beaucoup plus proche de la base que la presse nationale. Article du 9/12 au soir…



  • Gilets jaunes. La moitié des radars automatiques mis hors service - France - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/france/gilets-jaunes-la-moitie-des-radars-automatiques-mis-hors-service-10-12-


    Ce radar installé sur la RD783 [au lieu-dit Kerilin] a été incendié au cours de la semaine passée.
    Stéphane Cariou

    Les attaques contre les radars automatiques sont au plus haut.
    Depuis le début du mouvement des gilets jaunes le 17 novembre, la moitié des radars automatiques ont été mis hors service. C’est ce que révèle Europe 1 . « Dans certains départements ruraux, cela touche même la quasi-totalité des appareils », précisent nos confrères. Au moins 250 appareils ont ainsi été détruits ; la plupart du temps, ...

    #paywall