• Le Centre Wiesenthal à l’école de formation d’enseignants de Lausanne : « Annulez cette session haineuse qui enseigne la délégitimation d’Israël. » - Centre Simon Wiesenthal | CSW Europe

    Il s’agit d’un cours où je suis invité à animer une conférence et un atelier carto.

    Dans une lettre adressée à Guillaume Vanhulst, recteur de la Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP) de Lausanne, Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, s’est dit scandalisépar une campagne haineuse en trois étapes, intrinsèquement anti-juive, orchestrée les 29 et 30 avril prochain sur le campus de la HEP :

    Et comme le ridicule ne tue pas, vous savourez ce passage inouï qui m’aurait fait exploser de rire s’il n’était pas aussi pitoyable :

    Le Centre demandait instamment à la HEP « de ne pas accueillir cette initiative éminemment politique, composée d’activistes – en lieu et place d’universitaires de renom – déterminés à mener une campagne regorgeant d’antisémitisme ».

    La lettre remarquait en outre que, « ironie du sort, ‘‘Hep-Hep’’ était au XIXe siècle le cri de ralliement des émeutiers allemands qui lançaient des pogroms meurtriers contre les Juifs. Ces émeutes ont commencé à Wurzbourg en 1819 et se sont propagées dans les villes de Rhénanie et de Bavière. ‘‘Hep’’ serait l’acronyme du latin Hierosolyma est perdita(« Jérusalem est perdue »), utilisé auparavant par les Croisés ».

    http://www.wiesenthal-europe.com/fr/news-releases-2019/485-le-centre-wiesenthal-a-l-ecole-de-formation-d-enseignants-de-

    Le Centre Wiesenthal à l’école de formation d’enseignants de Lausanne : « Annulez cette session haineuse qui enseigne la délégitimation d’Israël. »


  • Mathilde Larrère : « Les féministes actuelles devraient se revendiquer de la Commune »
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/22/mathilde-larrere-les-feministes-actuelles-devraient-se-revendiquer-de-la-

    L’enseignante-chercheuse à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée déplore un manque d’intérêt, de la part des militantes d’aujourd’hui, pour les révolutions du XIXe siècle. Elle rappelle en quoi l’insurrection de 1871 a été un moment majeur de l’histoire des femmes. Source : Libération

    • Parce que semi #paywall :

      Mathilde Larrère : « Les féministes actuelles devraient se revendiquer de la Commune »
      Gabriel Pornet, Libération, le 22 mars 2019

      Pour l’historienne Mathilde Larrère (1), limiter le féminisme et la citoyenneté à la question du droit de vote est une erreur, conduisant à effacer des mémoires une partie essentielle de notre passé politique. Elle souligne l’importance des communardes et l’implication constante des femmes dans les révoltes populaires.

      Quelle est la différence entre le rôle joué par les femmes durant la Commune et durant les autres révolutions ?

      Ce qui progresse, avec la Commune, c’est qu’on les accepte plus comme combattantes. En 1830, il y avait quelques femmes sur les barricades, pas beaucoup, et certaines y allaient déguisées en hommes. C’était pareil en 1848 : elles préparaient les cartouches, jouaient un rôle à l’arrière. En 1871, elles réussissent à faire des bataillons de femmes et tiennent même quelques barricades. La plus célèbre est celle de la place Blanche, même si son existence est discutée.

      Certaines femmes portent un uniforme pendant la Commune ?

      Oui. Durant les procès, on leur reproche par exemple d’avoir été arrêtées avec un pantalon… Elles ne font pas partie de la garde nationale, mais le réclament, et certaines mettent un semblant d’uniforme, un pantalon, comme une revendication – sans compter que c’était effectivement plus pratique pour combattre.

      Selon Jacques Rougerie, sous la Commune, les préoccupations ne sont pas à proprement parler « féministes »… (2)

      Jacques Rougerie a fait l’erreur classique, à savoir réduire le féminisme à la question du droit de vote. Au XIXe siècle, le fait qu’on le leur refuse n’est pas le premier problème des femmes. La revendication n’est pas absente, mais elle n’est pas prioritaire. Elles se battent beaucoup plus pour le droit au travail, pour la suppression des dispositions inégalitaires du code civil et surtout pour la fin de l’incapacité civile des femmes mariées, mais aussi pour le droit à l’instruction, pour le droit d’avoir des armes… Si on prend ça en compte, alors on peut considérer qu’il y a des demandes féministes clairement formulées au cœur de la Commune. Simplement, elles ne réduisent pas le citoyen et le pouvoir politique au seul bulletin et demandent bien plus que l’accès aux urnes.

      Qu’obtiennent-elles concrètement ?

      Elles obtiennent une forme d’engagement, de la part de la Commune, à établir l’égalité salariale (difficile de savoir si ça a été mis en place ; cela semble avoir été le cas dans quelques ateliers associatifs). Elles acquièrent aussi, ce qui est très important dans leur esprit, la reconnaissance des concubines et des enfants illégitimes : les pensions pour les femmes de gardes nationaux tués doivent désormais être également versées aux femmes non mariées. C’est fondamental, surtout que dans le milieu ouvrier, on se marie très peu. Elles obtiennent aussi l’interdiction de la prostitution, un combat important contre la domination masculine : il y a de beaux textes de Louise Michel à ce sujet. Les femmes sont aussi très mobilisées dans le domaine de l’instruction. Elles créent notamment des écoles de filles et envisagent également une éducation beaucoup plus mixte.

      On connaît bien Louise Michel, mais qui sont les autres militantes sous la Commune ?

      Nathalie Le Mel, Elisabeth Dmitrieff, André Léo, Blanche Lefebvre, Victorine Brocher, Marguerite Tinayre, Aglaé Jarry… et toutes les militantes de l’Union pour la défense de Paris et les soins aux blessés, qui pour beaucoup n’ont laissé que leur nom au bas de deux affiches et dont on sait peu de choses. Sociologiquement, Dmitrieff, aristocrate russe immigrée, est une exception : s’il y a quelques institutrices, comme Louise Michel, la plupart sont des femmes du peuple, exercent des petits métiers, souvent dans le textile ou les « métiers de bouche » : blanchisseuses, couturières, chapelières, chocolatières, confiseuses…

      Les communardes ont-elles conscience d’être dominées, à l’intérieur même du mouvement, par les hommes ?

      Oui, en tout cas pour certaines, c’est clair. André Léo, par exemple, en a parfaitement conscience (3). Les hommes communards sont les produits d’une époque où l’on envisage difficilement, depuis un siècle, de donner la parole aux femmes.

      Le socialisme, sous la Commune, est moins tourné vers les femmes que ne l’étaient le saint-simonisme et le fouriérisme au début du siècle ?

      Pierre-Joseph Proudhon est passé par là… Même si c’est compliqué : on retient une phrase atroce de lui alors qu’avant, il a eu des propos beaucoup plus favorables à l’égalité. De toute façon, le mouvement ouvrier, en tout cas à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, est objectivement machiste. Au lieu de demander l’égalité, ils considèrent que les femmes sont responsables de la baisse des salaires, que ce sont des travailleuses concurrentielles, des briseuses de grève.

      Comment les communardes sont-elles traitées par les versaillais lors de la répression ?

      Dans les combats, elles sont tuées comme les hommes. Mais durant les procès, on commence par leur poser des questions différentes. On leur demande toujours, par exemple, si elles ont combattu parce qu’elles étaient amoureuses d’un homme. Impossible d’imaginer qu’elles aient pu se battre parce qu’elles en avaient envie. « Quelle était votre relation » sous-entendue sexuelle, « avec tel ou tel communard ? » etc. S’agissant des punitions prononcées par les conseils de guerre, la peine de mort reste une exception pour les femmes, et les rares peines capitales prononcées à leur encontre ont été commuées en travaux forcés. D’autre part, ce qui n’apparaît pas dans les archives des procès et qui est pourtant très présent dans la manière dont la population les voit, c’est la légende des « pétroleuses » : elles auraient provoqué les incendies à Paris, alors qu’aucune n’est inculpée pour ça.

      D’où vient cette image des « pétroleuses » ?

      Ça vient de la presse, beaucoup. Je pense qu’il y a un tel refus de la femme en politique, et pire, de la femme révolutionnaire, qu’on la rend responsable de tout. C’est une façon de leur refuser à nouveau le statut de combattante. Dans l’esprit des versaillais, ce sont les lâches qui allument les incendies. Pourtant, même Maxime Du Camp, qui est un anticommunard de première, ne reprend pas le mythe des « pétroleuses ». En revanche, c’est très présent dans l’iconographie. Ça fait aussi penser au vieux symbole de la « sorcière », d’une certaine manière. Ça fait longtemps qu’il y a cette association entre les « mauvaises femmes » et le « feu ». Surtout, les communardes sont considérées par les versaillais comme des prostituées, des femmes aux mœurs légères.

      Les féministes actuelles se revendiquent-elles de la Commune ?

      Non, mais elles devraient. Dans les milieux féministes, et même parmi les chercheuses en histoire de femmes, on s’intéresse plus à ce qui se passe après, à partir d’Hubertine Auclert : un féminisme plus bourgeois, tourné vers le droit de vote. Parmi les militantes d’aujourd’hui, pour schématiser, on garde Olympe de Gouges, et on oublie tout ce qu’il y a au milieu, toutes les femmes populaires et socialistes de 1830, de 1848 et de la Commune. Bon, il y a Louise Michel, mais enfin, c’est la seule, et encore… Pourtant, chaque révolution ouvre des possibles pour les femmes et elles s’en sont toujours saisi, notamment en s’organisant de manière non mixte, en écrivant, en prenant la parole… Les grandes revendications sociales du XIXe siècle ont été portées par les femmes autant que par les hommes, et on ne le dit pas assez. Quand les révolutions meurent, elles sont les premières victimes : il y a toujours un double retour à l’ordre, politique et sexiste.

      (1) Auteure de l’Histoire comme émancipation (avec Laurence De Cock et Guillaume Mazeau, Agone, 2019) et Des intrus en politique – Femmes et minorités : dominations et résistances (avec Aude Lorriaux, Editions du Détour, 2017).

      (2) Jacques Rougerie, Paris insurgé, la Commune de 1871, 1995, dans la Commune et les Communards, Gallimard, 2018, p.73.

      (3) André Léo dans la Sociale du 8 mai (via Jacques Rougerie, op.cit.) : « Beaucoup de républicains n’ont détrôné l’Empereur et le bon Dieu que pour se mettre à leur place. La femme […] doit demeurer neutre et passive sous la direction de l’homme : elle n’aura fait que changer de confesseur. »

    • C’est fatiguant ces « les féministes devraient faire comme ci ou comme ca ». Les féministes ne sont pas un troupeau d’ignorantes de l’histoire et les féministes font le travail d’historicisation. C’est aux non féministes de se mettre au boulot, chercheur·euses, enseignant·es, bibliothécaires.... En particulier aux spécialistes de la Commune qui en efface la portée féministe et méprise cet aspect de la période. C’est à ses collègues qu’elles devraient prodigué ses bons conseils, pas au féministes. C’est pas comme si les historiennes féministes n’avaient pas été l’objet de décrédibilisation, comme si c’était les féministes qui caricaturaient les luttes pour en évincé les femmes et en faire une réduction au suffragisme vis à vis de la Commune. D’ailleurs la période de la commune est bien connue aussi pour sa lutte sur l’éducation des filles et j’ai pas l’impression qu’on réduise cette période au suffragisme. Au XIXeme il y a aussi la lutte des pionnières dans les professions interdites aux femmes, médecines, avocates, jugesses, peintureuses... Celleux qui s’en tape et qui effacent l’histoire des femmes, est-ce vraiment les féministes ?

    • Les Louises - Femmes de la Commune
      https://macommunedeparis.com/2019/03/08/louises-les-femmes-de-la-commune-par-eloi-valat
      https://www.eloivalat.com

      Alphonsine, Rosine, Louise, Rosalie, Séraphine, Eulalie, Paule... couturière, ouvrière mécani­cienne, institutrice, lavandière, giletière, écrivaine... et ambulancière, cantinière, pointeuse d’artillerie, combattante... fusillée, emprisonnée, déportée... et salie, humiliée, oubliée...

      Les femmes de la Commune ont élevé le cœur de l’idéal des hommes de la Commune. Dès le 18 mars, premier jour de la révolution parisienne, au son du tocsin, les femmes et les enfants de Montmartre s’opposent vivement à l’enlèvement des canons de la butte par la troupe, obtiennent des soldats (“vous ne tirerez pas sur le peuple !”) la fraternisation avec la foule, entourent les soldats, arrêtent les chevaux, coupent les harnais…
      Privées du droit de vote et de représentation, elles ne participeront pas aux délibérations de la Commune. Organisées dans les comités d’arrondissement, les clubs, l’Union des femmes pour la dé­fense de Paris et les soins aux blessés, elles vont bousculer le paternalisme gouailleur de leurs compagnons révolutionnaires en réclamant la fin de l’exploitation, la part égale à travail égal, l’affranchissement de tous...

      Ce livre, chronique poétique en images, rend hommage aux Louises, citoyennes de la Commune qui ont voulu « considérer les douleurs générales de l’humanité comme rentrant dans la cause commune des déshérités » (Louise Michel)


  • La collapsologie ou la critique scientiste du capitalisme - Perspectives Printanières
    https://perspectives-printanieres.info/index.php/2019/03/17/la-collapsologie-ou-la-critique-scientiste-du-capitalism

    Comme un écho aux « alertes » de nombreux-ses scientifiques concernant l’extinction de la biodiversité, les dérèglements climatiques ou la raréfaction de l’eau potable à la surface du globe (entre autres), les théories de l’effondrement se diffusent rapidement dans la société, notamment grâce à un important relais médiatique où est prodigué le discours persuasif qui caractérise ce mouvement. Une communauté « effondriste » s’est progressivement constituée autour de ces théories, notamment en France après la parution d’un livre qui a fait date : Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes de Pablo Servigne – ingénieur agronome et docteur en biologie – et Raphaël Stevens – éco-conseiller. Les collapsologistes – ou collapsologues comme iels s’autodésignent, nous discuterons d’ailleurs du nom qu’il nous faut leur donner – semblent se poser en héritier-ères du mouvement pour la décroissance, dont iels reprennent nombre d’analyses et de travers. La collapsologie, la nouvelle « discipline » qu’iels pratiquent, s’avère également être une traduction politique parmi d’autres du concept d’Anthropocène, en reprenant là-aussi ses défauts et son absence de raisonnement politique critique.

    • A rajouter à la liste des articles qui critiquent un aspect de la collapsologie, mais dont j’ai parfois l’impression qu’ils jettent le bébé avec l’eau du bain. Sous prétexte que Pablo Servigne ne parle pas assez de capitalisme, on en vient presque à défendre que le monde ne va pas si mal que ça...

      Jusqu’ici, ce billet était plutôt vindicatif vis-à-vis de la collapsologie puisqu’il visait à détricoter et critiquer certaines analyses formulées (ou non-formulées) au sein de cette mouvance. Cependant, malgré un manque évident d’analyse politique et sociale, un grand nombre de bilans que dresse la collapsologie sont tout à fait dignes d’intérêt. En effet, qu’ils concernent le(s) changement(s) climatique(s), l’extinction massive de la biodiversité ou encore l’appauvrissement accéléré des sols, des constats scientifiques sont repris et les traduire dans la sphère politique est intéressant. Cependant, il semble nécessaire d’assumer le discours politique qui découle de la collapsologie. A première vue, ce travail s’avère plutôt compliqué puisque les collapsologistes semblent « rejeter les idéologies » (sic) dont iels ont des visions souvent caricaturales. Quoiqu’on pense de ce mouvement, il faut également rester prudent-es quant aux récupérations de la collapsologie par certaines personnalités politiques.

      La prédiction d’un effondrement inévitable d’ici quelques années procède d’une logique proprement historiciste, qui n’est pas sans rappeler la rhétorique marxiste d’il y a quelques décennies qui annonçait l’effondrement du système capitaliste sous le poids de ses propres contradictions ou encore qui véhiculait une marche en avant du progrès social (attention, le propos n’est pas de faire du marxisme dans son ensemble un historicisme, simplement ces idées-ci). Au moins deux aspects de l’analyse collapsologiste illustrent cet écueil.

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      quand même pour la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147


  • “It’s Not Going to Be Easy”: The Boeing Tragedy Is Just the Beginning of the Self-Driving Techpocalypse | Vanity Fair
    https://www.vanityfair.com/news/2019/03/the-boeing-tragedy-is-just-the-beginning-of-the-self-driving-techpocalyp

    Software-based accidents are still incredibly rare, Clive Thompson, the author of the new book Coders: The Making of a New Tribe and the Remaking of the World, told me in an interview. And yet, when we consider a future in which our lives are dictated by lines of code, there is vast potential for unforeseen trouble. “If we’re going to have big #robot devices zooming around us all day long, we’re going to need rigorous review of the code. That’s clear. We’re moving to a world where F.A.A.-like regulation will reach into lots of newfangled machines,” Thompson told me. “It’s not going to be easy, and there’ll always be risk. Software’s complex, so it’s hard to tell how it’ll behave in everyday life. The F.A.A. already regulates aircraft software pretty tightly, yet we got the Max 8 catastrophe.”

    #IA


  • Sciences Po censure une conférence sur l’apartheid israélien | Le Club de Mediapart
    19 mars 2019 Par Collectif L’Intersection
    https://blogs.mediapart.fr/collectif-lintersection/blog/190319/sciences-po-censure-une-conference-sur-l-apartheid-israelien

    Le 20 mars 2019 devait se tenir à Sciences Po un événement sur l’apartheid israélien dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week. Deux jours avant l’événement, Sciences Po a décidé d’annuler la conférence. Voilà la réponse des organisateurs-rices à cette censure politique. Tou-te-s au 96 boulevard Raspail le 20 mars à 19h, en soutien au peuple palestinien et contre la répression !


  • Sciences Po censure une #conférence sur l’apartheid israélien

    Le 20 mars 2019 devait se tenir à Sciences Po un événement sur l’apartheid israélien dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week. Deux jours avant l’événement, Sciences Po a décidé d’annuler la conférence. Voilà la réponse des organisateurs-rices à cette censure politique. Tou-te-s au 96 boulevard Raspail le 20 mars à 19h, en soutien au peuple palestinien et contre la répression !

    https://blogs.mediapart.fr/collectif-lintersection/blog/190319/sciences-po-censure-une-conference-sur-l-apartheid-israelien
    #apartheid #Israël #Sciences_po #palestine #France

    • Une université suisse doit annuler la « fête de la haine » anti-juive

      Demande d’annulation de la « fête de la haine » d’Israël à la Haute Ecole pédagogique Vaudoise

      Monsieur le recteur Guillaume Vanhulst,

      J’ai appris par un article publié par le centre Simon Wiesenthal, qu’HEP Lausanne a reprogrammé (sous un autre titre (1), mais sans changer le contenu), une formation antisioniste que les autorités vaudoises avaient fait annuler en octobre pour cause de « déséquilibre pédagogique ».

      C’est une formation politique clairement partisane, qui entre en conflit frontal avec les Valeurs et la Charte éthique "favorisant le développement d’une réflexion critique", et le souci d’une "approche critique parmi la diversité des courants de pensée dans le cadre de ses activités de formation et de recherche" énoncées par HEP (2).

      La formation, en effet, est composée de virulents activistes anti-israéliens engagés dans des campagnes antisémites, « qui nient le droit à l’autodétermination du peuple juif, et sont déterminés à détruire l’Etat juif » précise le Centre Simon Wiesenthal, et la lecture du nom des intervenants le confirme au-delà du moindre doute (3).

      Je ne pense pas qu’une "fête de la haine" qui vise à répandre l’idéologie anti-israélienne aux lycéens au travers de la formation que vous assurez aux professeurs, ait sa place dans une école dont la mission est de transmettre la tolérance et l’ouverture par la connaissance.

      La délégitimation d’Israël porte en elle un fruit unique : celui de la haine. Aucun autre.

      Et cette formation à la haine d’Israël est en contradiction profonde avec la charte éthique d’HEP.

      Je vous demande en conséquence et très respectueusement, monsieur le recteur, d’annuler définitivement cette formation des enseignants à la délégitimation d’Israël, ainsi que toute autre formation future qui ne serait pas honnêtement et fondamentalement équilibrée dans son esprit et ses objectifs, et qui ne prévoirait pas la présence d’académiciens pro-Israéliens et anti-Israéliens réputés en nombre égal.

      Veuillez accepter, monsieur le recteur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

      (1) Le titre initial était « 1948 : connaître et enseigner la Nakba palestinienne » et cela s’appelle maintenant : « 1948 : les origines du problème des réfugiés palestiniens »

      (2) https://www.hepl.ch/cms/accueil/mission-et-organisation/valeurs-et-vision/valeurs.html

      (3)
      Elias Khoury, écrivain libanais qui a rejoint l’organisation du Fatah en 1967,
      Ilan Pappe, activiste anti-israélien d’extrême gauche, qui a soutenu la thèse inventée d’un étudiant, Teddy Katz, du massacre par des juifs d’un village palestinien, et continue à la soutenir bien qu’elle ait été rétractée par son auteur et démentie par un comité universitaire.
      Elias Sanbar, actuel ambassadeur palestinien auprès de l’UNESCO,
      Et Shlomo Sand, auteur de plusieurs livres violemment anti-israéliens.


      https://actionnetwork.org/letters/une-universite-suisse-doit-annuler-la-fete-de-la-haine-anti-juive-swi

    • 1948 dans le respect de l’#objectivité scientifique

      Face à une série de #pressions et d’informations erronées liées à la tenue du cours "1948 : Aux origines du problème des #réfugiés_palestiniens", le Comité de direction de la HEP Vaud réaffirme son attachement au respect des principes scientifiques et éthiques fondamentaux, moteurs de sa #liberté_académique.

      Le cours de #formation_continue destiné aux enseignants secondaires d’histoire, intitulé "#1948 : Aux origines du problème des réfugiés palestiniens" fait l’objet, depuis l’automne 2018, d’une série de pressions et d’informations erronées quant à son contenu, ses intervenants pressentis ou de prétendues intentions politiques malveillantes.

      La direction de la #HEP_Vaud, en accord avec les organisateurs du cours, a pris les dispositions nécessaires pour garantir à ce cours une approche respectueuse de la #neutralité_politique et de l’#objectivité_scientifique légitimement attendues de l’institution qui entend en assumer l’entière responsabilité.

      Elle rappelle que ce cours, non public et destiné exclusivement à des spécialistes de la didactique de l’histoire, devra se dérouler dans un climat de réflexion, de respect, d’ouverture et d’échanges académiques. La HEP Vaud proscrira toute approche polémique, tendancieuse, partisane ou arbitraire du sujet.

      « Je sais à quel point le fait d’aborder dans les curriculums de la HEP Vaud des thématiques vives peut susciter des réactions », souligne le recteur Guillaume Vanhulst. « La seule réponse que la HEP Vaud puisse apporter à des interprétations subjectives, voire à des tentatives de manipulation et d’#intimidation, repose sur un strict respect des #principes_scientifiques et éthiques fondamentaux que la Loi sur la HEP lui confère. »

      La compétence à respecter ces principes est à la racine d’un droit fondamental que le Comité de direction de la HEP Vaud entend promouvoir : la liberté académique.

      https://www.hepl.ch/cms/accueil/actualites-et-agenda/actu-hep/1948-respect-objectivite.html
      #éthique


  • Dick Dale, the Inventor of Surf Rock, Was a Lebanese-American Kid from Boston
    https://www.newyorker.com/culture/postscript/dick-dale-the-inventor-of-surf-rock-was-a-lebanese-american-kid-from-bost

    Dale died on Saturday, at age eighty-one. It’s perhaps curious, at first glance, that a Lebanese-American kid from Boston invented a genre known as surf rock, but such is Dale’s story. He was born Richard Monsour in 1937; several decades earlier, his paternal grandparents had immigrated to the U.S. from Beirut.

    [...]

    Dale’s work was directly and mightily informed by the Arabic music that he listened to as a child. “My music comes from the rhythm of Arab songs,” Dale told the journalist George Baramki Azar, in 1998. “The darbukkah, along with the wailing style of Arab singing, especially the way they use the throat, creates a very powerful force.”

    • Puisque semi #Paywall :

      Dick Dale, the Inventor of Surf Rock, Was a Lebanese-American Kid from Boston
      Amanda Petrusich, The New-Yorker, le 18 mars 2019

      Like a lot of people in my generation, I heard Dick Dale’s “Misirlou” for the first time in the opening credits of Quentin Tarantino’s “Pulp Fiction.” It was 1994, I was fourteen, and my friend Bobby, who had both a license and a car, had driven us to the fancy movie theatre, the one with the un-ripped seats and slightly artier films. We were aspiring aesthetes who dreamed of one day being described as pretentious; by Thanksgiving, we had made half a dozen trips to see “Pulp Fiction.” Each time “Miserlou” played—and Tarantino lets it roll on, uninterrupted, for over a minute—I gripped my cardboard tub of popcorn a little tighter. I simply could not imagine a cooler way to start a movie. “Misirlou” is only two minutes and fifteen seconds long, all told, but it communicates an extraordinary amount of menace. Dale yelps periodically, as if he’s being hotly pursued. One is left only with the sense that something terrible and great is about to occur.

      Dale died on Saturday, at age eighty-one. It’s perhaps curious, at first glance, that a Lebanese-American kid from Boston invented a genre known as surf rock, but such is Dale’s story. He was born Richard Monsour in 1937; several decades earlier, his paternal grandparents had immigrated to the U.S. from Beirut. Dale bought his first guitar used, for eight dollars, and paid it off twenty-five or fifty cents at a time. He liked Hank Williams’s spare and searching cowboy songs—his stage name is a winking homage to the cheekiness of the country-music circuit—but he was particularly taken by the effervescent and indefatigable drumming of Gene Krupa. His guitar style is rhythmic, prickly, biting: “That’s why I play now with that heavy staccato style like I’m playing drums,” he told the Miami New Times, in 2018. “I actually started playing on soup cans and flower pots while listening to big band.” When he was a senior in high school, his family moved from Massachusetts to El Segundo, California, so that his father, a machinist, could take a job at Howard Hughes’s aerospace company. That’s when Dale started surfing.

      As far as subgenres go, surf rock is fairly specialized: the term refers to instrumental rock music made in the first half of the nineteen-sixties, in southern California, in which reverb-laden guitars approximate, in some vague way, the sound of a crashing wave. Though it is tempting to fold in bands like the Beach Boys, who often sang about surfing, surf rock was wet and gnarly and unconcerned with romance or sweetness. The important part was successfully evincing the sensation of riding atop a rushing crest of water and to capture something about that experience, which was both tense and glorious: man versus sea, man versus himself, man versus the banality and ugliness of life on land. Its biggest question was: How do we make this thing sound the way that thing feels? Surfing is an alluring sport in part because it combines recklessness with grace. Dale’s music did similar work. It was as audacious as it was beautiful.

      For six months, beginning on July 1, 1961, Dale set up at the Rendezvous Ballroom, an old dance hall on the Balboa Peninsula, in Newport Beach, and tried to bring the wildness of the Pacific Ocean inside. His song “Let’s Go Trippin’,” which he started playing that summer, is now widely considered the very first surf-rock song. He recorded it in September, and it reached No. 60 on the Hot 100. His shows at the Rendezvous were often referred to as stomps, and they routinely sold out. It is hard not to wonder now what it must have felt like in that room: the briny air, a bit of sand in everyone’s hair, Dale shredding so loud and so hard that the windows rattled. He was messing around with reverb and non-Western scales, ideas that had not yet infiltrated rock music in any meaningful way. Maybe you took a beer outside and let his guitar fade into the sound of the surf. Maybe you stood up close, near a speaker, and felt every bone in your body clack together.

      Dale’s work was directly and mightily informed by the Arabic music that he listened to as a child. “My music comes from the rhythm of Arab songs,” Dale told the journalist George Baramki Azar, in 1998. “The darbukkah, along with the wailing style of Arab singing, especially the way they use the throat, creates a very powerful force.”

      Dale was left-handed, and he preferred to play a custom-made Fender Stratocaster guitar at an indecent volume. (After he exploded enough amplifiers, Fender also made him a custom amplifier—the Dick Dale Dual Showman.) His version of “Misirlou” is gorgeously belligerent. Though it feels deeply American—it is so heavy with the energy of teen-agers, hot rods, and wide suburban boulevards—“Misirlou” is in fact an eastern Mediterranean folk song. The earliest recorded version is Greek, from 1927, and it was performed in a style known as rebetiko, itself a complex mélange of Orthodox chanting, indigenous Greek music, and the Ottoman songs that took root in Greek cities during the occupation. (A few years back, I spent some time travelling through Greece for a Times Magazine story about indigenous-Greek folk music; when I heard “Misirlou” playing from a 78-r.p.m. record on a gramophone on the outskirts of Athens—a later, slower version, recorded by an extraordinary oud player named Anton Abdelahad—I nearly choked on my cup of wine.)

      That a song written at least a century before and thousands of miles away could leave me quaking in a movie theatre in suburban New York City in 1994 is so plainly miraculous and wonderful—how do we not toast Dale for being the momentary keeper of such a thing? He eventually released nine studio albums, beginning in 1962 and ending in 2001. (In 2019, he was still touring regularly and had new dates scheduled for this spring and summer.) There’s some footage of Dale playing “Misirlou” on “Later…with Jools Holland,” in 1996, when he was nearly sixty years old. His hair has thinned, and he’s wearing a sweatband across his forehead. A feathery earring hangs from one ear. The dude is going for it in a big way. It feels like a plume of smoke is about to start rising from the strings of his guitar. His fingers never stop moving. It’s hard to see the faces of the audience members, but I like to think that their eyes were wide, and they were thinking of the sea.

      Amanda Petrusich is a staff writer at The New Yorker and the author of, most recently, “Do Not Sell at Any Price: The Wild, Obsessive Hunt for the World’s Rarest 78rpm Records.”

    • Dale’s work was directly and mightily informed by the Arabic music that he listened to as a child. “My music comes from the rhythm of Arab songs,” Dale told the journalist George Baramki Azar, in 1998. “The darbukkah, along with the wailing style of Arab singing, especially the way they use the throat, creates a very powerful force.”



  • Une grande militante québécoise :

    Qui sommes-nous pour être découragées : l’infatigable militante Lorraine Guay
    Marie-Louise Arsenault, Radio Canada, le 19 mars 2019
    https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/entrevue/110551/militante-lorraine-guay-livre-bio

    A l’occasion de la sortie du livre Qui sommes-nous pour être découragées, de Pascale Dufour (conversation militante avec Lorraine Guay), Écosociété, 12 mars 2019

    #Lorraine_Guay #Québec


    • I really believe that all the behaviors, all the values are not equal, and I believe that respect of women is better than non-respect of women. I really believe that secularism is better than bigotry. I believe that not because they are Western values but because they are values that protect and save bodies of people.

      Yeah, if you are a woman in Libya or Iran, a woman who works at a hotel in New York, whatever it is.

      [Long pause] Yeah. [Long pause]

      Sir, can you hear me?

      I’m here. I’m here.

      I just said that they deserve to be respected and heard.

      Yeah, yeah, yeah. I got it. I got it. I heard you. I heard.

      Assez jouissif...

      #Bernard-Henri_Lévy #BHL

    • Puisque semi #paywall :

      Bernard-Henri Lévy on the Rights of Women and of the Accused
      By Isaac Chotiner, The New-Yorker, March 18, 2019

      “The history of France, a permanent miracle, has the singular privilege of impassioning the peoples of the earth to the point where they all take part in French quarrels,” the French author André Maurois wrote. With Bernard-Henri Lévy, it often seems that the world’s most famous French intellectual is taking part in everyone else’s quarrels. Born in Algeria, to a Jewish family, B.H.L. (as he is known) made a name for himself as a journalist in East Pakistan, in the early seventies, during its struggle to become Bangladesh. A few years later, he was part of a group of young French writers, called the New Philosophers, who broke decisively from Marxism and the influence of Sartre. Over the past several decades, he has written philosophy and history and journalism, on subjects ranging from the war in Bosnia to the death of Daniel Pearl and the need for a strong stand against Islamic fundamentalism.

      He has also, unlike some of his forebears, evinced a passionate love for the United States. He retraced Tocqueville’s footsteps in a series of essays for The Atlantic (which became the book “American Vertigo”), speaks proudly of his “anti-anti-Americanism,” and has urged the United States to exercise its power, voicing support for military action in Libya. (He played a large role in convincing the French government to help overthrow Muammar Qaddafi.) His new book is called “The Empire and the Five Kings: America’s Abdication and the Fate of the World,” and it explains why an American “retreat” from the global stage is likely to have calamitous effects, with other, less democratic countries filling the void.

      Lévy has sparked controversy for a number of his stances, including his advocacy for France’s burqa ban, his “unconditional love” of Israel, and his criticism of the rape cases against the film director Roman Polanski, who pleaded guilty to statutory rape, in 1978, and fled to France to avoid imprisonment, and Dominique Strauss-Kahn, the former managing director of the International Monetary Fund. Strauss-Kahn, a friend of Lévy’s, has been repeatedly accused of sexual misconduct. In 2011, New York prosecutors charged him with the sexual assault of a maid at a Manhattan hotel; the charges were dropped, but not before Lévy published a piece defending Strauss-Kahn, in which he questioned why a maid would have gone into Strauss-Kahn’s hotel room alone, and claimed that his friend had been “thrown to the dogs.”

      I recently spoke twice by phone with Lévy. During our conversations, which have been edited for length and clarity, we discussed his feelings about the war in Libya, the rights of women in Muslim societies, and his support for Polanski and Strauss-Kahn.

      Has the rise of Donald Trump made you rethink anything you believed about America?

      No, because I am an admirer of the democracy in America, of the institutions in America, of the creed in America. But I always knew that there was a part of this country that was unfaithful and wary of this creed, institutions, and values. When I wrote “American Vertigo,” I knew that this America existed, this populist America, sometimes this semi-Fascist America, this America turning its back on its own glorious identity. I always knew that. It’s not a surprise. The surprise is that, because of the world’s big populist wave, No. 1, and because of the electoral college, No. 2, this America came in the White House. It makes a big difference, of course, but I am sure it does not change my admiration for America.

      Does it make you think that if America is going to elect people like Donald Trump, we should think differently about how active America should be in the world?

      No. I just think that America is currently playing against its values and its self-interests. It’s lose-lose behavior, losing on every ground, losing on principles, losing on interests. I don’t believe in this idea of America making deals and so on. I think that when America, contemporary America, turns its back on its vocation—exceptionalism, creed, and so on—it is bad for the rest of America. It is not a source of prosperity; it is the opposite. So my hope and my belief is that the time will come, sooner probably than what Americans think, when the country will match again with its creed and its self-interests.
      Video From The New Yorker
      Unearthing Black History at the Freedom Lots

      You were instrumental in pushing for action to overthrow Qaddafi. How do you evaluate that eight years later?

      It was the right thing to do. I was instrumental in France, but not only. Hillary Clinton, by the way, related it also in her memoirs. She spoke about my visit to her, my pressure with the Libyan revolutionaries. I absolutely believe it was the right thing to do for you and for us and for the Libyans. My view is that if we had not done that, we would have today not only one but two Syrias. And Syria is something else than the problem that Libya faces. In Libya, you have disorder and you have civil war of low intensity and you have some pockets of jihadism, but the pockets of jihadism were picked out and were destroyed by the Libyans themselves, in Derna, in Sirte, in Misurata. The civil war is not good, of course, but it is low intensity. Syria is the opposite. It’s a huge war against civilians. As you know, millions of refugees. Absolutely incomparable. In other words, when you [do the math], the result of noninvolvement and of involvement, the first one is much worse, the balance of noninvolvement is absolutely a thousand per cent more heavy.

      You wrote, at the time, “What is dying: an ancient concept of sovereignty in which all crimes are permitted as long as they go on within the frontiers of the state. What has been born: the idea of the universality of rights that is no longer a pious hope but a passionate obligation for all who truly believe in the unity of mankind and in the virtue of the right to intervene, which is its corollary.” Has Libya at least changed your mind about people in the West being overconfident about the ability of regime change to have long-lasting accomplishments?

      No. There are two different things. In terms of principles, we have to hold firm. It is a duty, a moral duty, to hold firm the idea that there is no people, no ethnicity, forbidding democracy. Democracy is a universal value and it can be adopted in any situation, and it is absolutely a racist point of view to say that this part of the world or that part of the world is unable to build a democracy. No. 2, to build a democracy, you don’t do that overnight—with one exception, and that is Israel, a democracy built overnight in 1948. Except for that, democracy takes time.

      You write in the book, “During the war in Libya, and then during the freeze, the convulsions, and the confusion that followed, when the very idea of an Arab democratic revolution seemed lost, I continued to make myself available—for an attempted mediation in Paris, for a summit in Tunis,” et cetera. Are you still available to play that role?

      Of course. To my last minute. I am available for two things. No. 1, to write books—when I isolate myself, and I close my ears, and I dive in the depths of my words—but, yes, I am available for what you said, for what I said in this part of the book. If tomorrow there is a call from a friend in Libya or Syria, if I can help, of course I will do it.

      Lest people think you uncritically love America—and maybe I have given that perception—it’s absolutely the case that you have criticized America. One thing you have criticized is our criminal-justice system, and particularly the cases of Roman Polanski and Dominique Strauss-Kahn. Why do you think America cracked down on these men?

      Because of the madness, because of political correctness having become mad. This is class justice reversed. Former Marxists spoke about class justice, which means there is impunity for the powerful, the famous, the rich, and heavy justice for the powerless, the poor, and the have-nots. Today, in America, you have this huge wave of political correctness, which was good at the start, which was good in principle, but which has, as often, produced some crazy effects, and this is one. You have class justice reversed. It was clear in the case of Strauss-Kahn that the fact that he was rich, he was white, and he was powerful made him be treated in a way particularly severe, with the perp walk and so on, with this big show of justice. This show.

      You stated that Roman Polanski had “perhaps had committed a youthful error” and wrote, in 2010, “The ‘illegal sexual intercourse’ that Roman Polanski acknowledged he was guilty of 32 years ago is not, for all that, the deadly crime, even crime against humanity, that the avengers hot on his heels have been denouncing for the past 10 days. Yes, it is a crime. But there are degrees in the scale of crimes. And it is an insult to good sense, an assault on reason, a door left open to all kinds of confusion, to muddle everything, to try to make everyone believe that a rape is a crime of the same nature as, for example, the one his wife Sharon Tate was a victim of.” You say, “Perhaps had committed a youthful error.” He was, I guess, thirteen at the time. Oh no, no, his victim was thirteen at the time. He was forty-three.

      What I wanted to tell you was that, a few years ago, I made a little investigation, and I discovered that the year when he committed this crime, in the same county of California, he was probably the most heavily punished among the men who did such crimes. Because he was famous and rich and so on, he was not spared by justice but exactly the reverse.

      For raping a thirteen-year-old, we are talking about?

      Yes, raping. Fourteen, fifteen, thirteen, whatever. It’s a crime, anyway. He was the most heavily punished. He went in jail and so forth. My point is that we are in a time where sometimes you have this class justice reversed. I remember, for the New York Times, I did an interview with Bill Keller [the former executive editor of the Times]. He told me that you, Bernard-Henri Lévy, generally defend minorities, ethnic minorities, the poor, and the have-nots. How can you defend a rich, powerful white man? And I told him, I’m sorry, but justice has nothing to do with being white or not white, powerful or not. Justice is justice. Law is law. The penalty has to be adapted to the guiltiness. The guiltiness has to be scrutinized first.

      Do you feel that we have this political correctness, which you said you thought was helpful at the beginning, but now people are freaking out about raping thirteen-year-old girls?

      To rape a thirteen-year-old girl is a huge crime, which deserves a huge penalty, which deserves jail and so on. But, when the penalty has been purged, the system of justice is that you have paid your debt—that’s what they tell you. To rape, in general, is a crime, and one of the good virtues of the #MeToo movement is to have imposed the idea to every single man in America and the Western world that to rape is a huge crime against the essence of humanity for a woman, or for a man when a man is raped. No, no, no, I didn’t say that. But Roman Polanski paid his debt and went to jail.

      Polanski left the country.

      He left the country after having paid his penalty. He went to jail first.

      He was still a fugitive, just to be clear. And to turn to Dominique Strauss-Kahn—when another woman accused him of attempted rape, you wrote, “I hold it against all those who complacently accept the account of this other young woman, this one French, who pretends to have been the victim of the same kind of attempted rape, who has shut up for eight years but, sensing the golden opportunity, whips out her old dossier and comes to flog it on television.” [After Strauss-Kahn was charged with rape, in 2011, a French journalist said that he had tried to rape her several years earlier.] How do you know she was pretending?

      Where did I say that?

      You wrote an article where you said “who pretends to have been the victim of the same kind of attempted rape.”

      What is the name of this girl and where did I publish this article?

      The woman was Tristane Banon.

      O.K. O.K. And then? What I think is that these crimes, these acts are huge crimes. And you cannot—

      The Daily Beast is where you wrote it.

      So this has to be treated very seriously, and to take very seriously an alleged crime is to go to justice, is to scrutinize, is to exchange arguments and exchange witnesses, word against word. Until the moment that this crime has been proven, it is alleged or pretended.

      I asked because you said “pretend,” and you didn’t mention that a lot of women don’t come forward initially because it was a traumatic experience or they are not believed or, you know, people will say they are pretending.

      MORE FROM

      Q. & A.

      No, no, no, no. I don’t say . . . I say that “pretend” is a clear word in law, in the state of law. Until a crime is proved, it is alleged. When it is proved, it is committed and it has to be punished, any crime, according to the scale of law.

      [Levy later clarified that he meant “pretends” in the sense of the French “prétendre,” or “to claim.” The article had been translated from French, and “prétendre” appeared in the original.]

      So when you said she “shut up for eight years but, sensing the golden opportunity, whips out her old dossier and comes to flog it on television . . . ”

      O.K. It’s a quote from me. So what?

      I want to understand what you meant by that.

      I meant exactly what I said.

      So “sensing the golden opportunity” is what you meant?

      I don’t remember this text, sir. If it is in the Daily Beast, it is my text, no doubt.

      You have written a lot about troubles within Islam. You recently tweeted, “Hijab Day at Sc Po [Sciences Po]. So when is there going to be a sharia day? Or stoning day? Or slavery day?” You have also compared a head scarf to inviting rape.

      No, no, no, no. I never said that. That is a false quote which are on and on. I never said this sentence of veil and rape. Never ever.

      So it’s a fake quote?

      I never said that.

      “So when the Muslims say that the veil is to protect women, it is the contrary. The veil is an invitation to rape.”

      No, no. I never said that. What I say is that the veil for women is a sign of submission, a sign of power of the men over the women, a sign of the inferiority of the women, and what I say is that I cannot see the reason why a woman should be forbidden to show her face or her hair, and I find absolutely disgusting the idea that we men have sort of purity and that the hair of women [is a sign of] impurity. I never said this sentence.

      The quote appeared in an October, 2006, profile of you in the Jewish Chronicle, a London-based newspaper. Do you know the piece I am talking about?

      I know the piece and I said various times that I never said that.

      So they made it up?

      It is not a quote by me.

      I agree with you completely that men telling women what they should be able to wear is disgraceful. I was wondering what you think about France’s policy of also having restrictions on what women can wear, in terms of the burqa ban, and whether you think that has been a successful policy.

      I am in favor of the burqa ban because I think that the burqa is a jail—a jail of tissue, but still a jail. It is a sign of slavery. Even when a woman says that she accepts or she wishes to be a slave, I don’t think that a democratic society should bless slavery, even when it is consented to, even when it is accepted. Democratic society cannot bless slavery.

      So you think all women who wear the veil are essentially slaves?

      All women who wear the burqa are put in a state of slavery, and all the women who wear the veil accept the idea or are forced to accept the idea that they are not the equal of men, that there is something un-pure in their hair, in their freedom, in the grace of the way they move, which is only reserved to women and which is not the case for the man.

      Have you talked to women who wear a covering and who feel differently, and what do they say to you?

      Of course, I spoke with this sort of woman. Sometimes they are obliged by the law of the micro-society or big society or are compelled to do that, and if they don’t do that, they put themselves apart from the society. Sometimes they accept it really. What I see, what I hear, when I speak with them, is that they share a vision of the world which is built by the men and which creates a state of inferiority for them. They interiorize this doctrine, this theory.

      Do you think the ban was helpful for France?

      I think so, because it was healthy for the huge majority of Muslims in France who are secular, who are democrats. They found themselves helped, encouraged, in their behavior. If we had accepted the veil, it would have been as if we, the French Republic, led them to their destiny. The ban of the veil was an extended hand to this part of Muslim society that wants to embrace secular values.

      I think it’s important for different communities and faiths to embrace secular and feminist ways, in a society where, when women come forward about things like sexual assault, they are, broadly speaking, believed. All these things are very important.

      Yeah. I’m sorry. What was the question?

      I was agreeing that we need secularism and a society where women are respected—

      I really believe that all the behaviors, all the values are not equal, and I believe that respect of women is better than non-respect of women. I really believe that secularism is better than bigotry. I believe that not because they are Western values but because they are values that protect and save bodies of people.

      Yeah, if you are a woman in Libya or Iran, a woman who works at a hotel in New York, whatever it is.

      [Long pause] Yeah. [Long pause]

      Sir, can you hear me?

      I’m here. I’m here.

      I just said that they deserve to be respected and heard.

      Yeah, yeah, yeah. I got it. I got it. I heard you. I heard.

      Isaac Chotiner is a staff writer at The New Yorker, where he is the principal contributor to Q. & A., a series of timely interviews with major public figures in politics, media, books, business, technology, and more.Read more »




  • Voies Libres Drôme
    https://voieslibresdrome.wordpress.com/presentation

    Qui sommes nous ?

    L’association « Voies Libres Drôme », créée en décembre 2017 par quinze habitants de la vallée de la Drôme et domiciliée à Saillans, résulte du constat de la nécessité de l’accueil, sur notre territoire, des personnes migrantes éprouvées par leur parcours depuis le pays qu’elles ont fui. Certaines de ces personnes souhaitent se reposer quelques jours après les dures épreuves traversées (périples de plusieurs mois ou années, torture, esclavagisme, faim, froid, etc.) ; d’autres souhaitent s’installer et s’intégrer plus durablement sur le territoire.

    La situation est aujourd’hui particulièrement préoccupante dans le département des Hautes-Alpes, où des dizaines de personnes arrivent chaque semaine après une traversée épuisante des cols alpins, et peinent à trouver en France un toit et plus largement un accueil bienveillant. Les pouvoirs publics n’ont pas apporté à ce jour de solution viable aux réfugiés et l’orientation est à la fermeture de nos frontières. Des collectifs et associations locaux de bonne volonté tentent de répondre tant bien que mal à la situation très précaire des réfugiés, aggravée par l’arrivée du froid hivernal.

    #France #Italie #migrants #Frontière_sud-alpine #frontières #Alpes #Hautes-Alpes #asile #migrations #réfugiés #parcours_migratoires #montagne #résistance #Briançon #Mongenèvre #Clavière #Vercheny #Saillans #Drôme #Voies_Libres

    Voir la compilation ici :
    https://seenthis.net/messages/756096


  • Quelques “vieux” articles #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène pour la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147

    World headed for irreversible climate change in five years, IEA warns
    Fiona Harvey, The Guardian, le 9 novembre 2011
    http://www.guardian.co.uk/environment/2011/nov/09/fossil-fuel-infrastructure-climate-change

    Arctic expert predicts final collapse of sea ice within four years
    John Vidal, The Guardian, le 17 septembre 2012
    http://www.guardian.co.uk/environment/2012/sep/17/arctic-collapse-sea-ice

    Warmer still: Extreme climate predictions appear most accurate, report says
    Brian Vastag, The Washington Post, le 8 novembre 2012
    https://www.washingtonpost.com/national/health-science/warmer-still-extreme-climate-predictions-appear-most-accurate-study-says/2012/11/08/ebd075c6-29c7-11e2-96b6-8e6a7524553f_story.html

    A Less Cloudy Future: The Role of Subtropical Subsidence in Climate Sensitivity
    John T. Fasullo and Kevin E. Trenberth, Science 338:792-794 (2012)
    http://science.sciencemag.org/content/338/6108/792.abstract


  • Correction du New York Times :
    https://www.nytimes.com/2019/03/14/travel/jaffa-tel-aviv.html

    Editors’ Note: March 14, 2019

    The original version of this article, in focusing exclusively on the new high-end hotels and other additions, failed to touch on important aspects of Jaffa’s makeup and its history — in particular, the history and continuing presence of its Arab population and the expulsion of many residents in 1948. Because of this lapse, the article also did not acknowledge the continuing controversy about new development and its effect on Jaffa. After readers pointed out the problems, editors added some of that background information to this version.

    #oups


  • Le Conseil de Pitzer College approuve une résolution suspendant un programme d’études à l’étranger avec l’université de Haifa
    Claremont Students for Justice in Palestine, le 14 mars 2019
    https://www.bdsfrance.org/le-conseil-de-pitzer-college-approuve-une-resolution-suspendant-un-progra

    C’est un vote historique, qui fait de Pitzer College le premier College des États-Unis à suspendre un programme d’études à l’étranger en Israël à cause de sa politique hautement discriminatoire envers les Palestiniens et parce que cet état colonial continue ses violations flagrantes des droits humains.

    #Palestine #USA #Université #BDS #Boycott_universitaire

    A mettre avec l’évolution de la situation aux États-Unis vis à vis de la Palestine :
    https://seenthis.net/messages/752002


  • Une catastrophe sanitaire délibérément entretenue
    Entretien avec le docteur Tarek Loubani
    Ahmed Abbes, Orient XXI, le 7 mars 2019
    https://seenthis.net/messages/765506

    Video of the conference given by Dr. TAREK LOUBANI, University of Western Ontario (London, Canada): “Delivering Health Care under Fire in Gaza : The problems and the promise”, 7 March 2019, ENS, Paris:
    https://www.youtube.com/watch?v=UtF6R4ASST8

    J’ai été le premier médecin ciblé par un sniper à Gaza
    Armin Arefi, Le Point, le 15 mars 2019
    https://www.lepoint.fr/monde/j-ai-ete-le-premier-medecin-cible-par-un-sniper-a-gaza-15-03-2019-2301472_24

    #Tarek_Loubani #Musa_Abuhassanin #Palestine #Gaza #Nakba #Marche_du_retour


  • Le parti Travailliste enquête sur un journaliste de The Electronic Intifada
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 11 mars 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/03/15/le-parti-travailliste-enquete-sur-un-journaliste-de-the-electro

    Le parti Travailliste a initié des procédures disciplinaires contre Asa Winstanley, reporter à The Electronic Intifada et par ailleurs membre du principal parti d’opposition du Royaume Uni.

    #Asa_Winstanley mais lié aux accusations d’antisémitisme contre #Jeremy_Corbyn :
    https://seenthis.net/messages/719714

    #Royaume-Uni #Grande-Bretagne #UK #Labour #Parti_Travailliste #antisémitisme #antisionisme #Palestine #censure #IHRA


  • De Coke La Rock à Run-DMC : Les phases poétiques du hip-hop Old School
    Jason Savard, Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, 14:79-88 (2013)
    http://id.erudit.org/iderudit/1023742ar

    Le 1 er juillet 1982 paraît la chanson « The Message » de Grand Master Flash and The Furious Five. Le texte, interprété par le MC Melle Mel, se démarque fortement de « Hard Times » que Kurtis Blow avait lancé sur son album éponyme de 1980. Bien que dans les deux cas soit abordé le thème de la difficulté de vivre dans le ghetto américain de l’époque, la perspective est différente, tout comme l’objectif visé. Alors que Blow, dans « Hard Times », ne cherche pas vraiment à définir ce que sont ces moments difficiles (hard times), mais plutôt à les surmonter – « Je vais utiliser ma forte mentalité/ Comme la crème de la crème/Vaincre les temps durs, voilà mon rêve » (Blow, 1980) –, Mel, dans « The Message », les met en scène : « Du verre cassé partout/Des gens pissent sur les escaliers/Tu sais qu’ils s’en foutent » (Grandmaster Flash and The Furious Five 1982).

    #Musique #Rap #Historicisation #Histoire


  • Il est temps pour moi de faire une #recension sur #appropriation_culturelle et #Palestine, qui recouvre des sujets aussi larges que : #Houmous #Hummus #rrroumous #Chakchouka #falafel #couscous #Shawarma #zaatar #Nourriture #Cuisine #Danse #dabke #vêtements #langage #arabe #Art #Cinéma #Photos #Littérature #Poésie #Photographie #Documentaire ...

    Le Rrrizbollah aime le rrroumous
    @nidal, Loubnan ya Loubnan, le 10 octobre 2008
    https://seenthis.net/messages/97763

    Israel’s cuisine not always kosher but travelling well
    Stephen Cauchi, The Age, le 22 mai 2011
    http://seenthis.net/messages/493046

    Make Hummus Not War
    Trevor Graham, 2012
    https://seenthis.net/messages/718124

    NYC Dabke Dancers respond to ZviDance "Israeli Dabke"
    Dabke Stomp, Youtube, le 3 août 2013
    http://seenthis.net/messages/493046
    https://www.youtube.com/watch?v=JM9-2Vmq524

    La Chakchouka, nouveau plat tendance (PHOTOS)
    Rebecca Chaouch, HuffPost Maghreb, le 15 avril 2014
    http://seenthis.net/messages/493046

    Exploring Israel’s ‘ethnic’ cuisine
    Amy Klein, JTA, le 28 janvier 2015
    http://seenthis.net/messages/493046

    International Hummus Day : Israeli Entrepreneur’s Middle Eastern Food Celebration Is Still Political For Some
    Lora Moftah, IB Times, le 13 mai 2015
    http://seenthis.net/messages/493046

    Israel’s obsession with hummus is about more than stealing Palestine’s food
    Ben White, The National, le 23 mai 2015
    http://seenthis.net/messages/493046

    Palestine : étude d’un vol historique et culturel
    Roger Sheety, Middle East Eye, le 15 juillet 2015
    https://seenthis.net/messages/646413

    La « guerre du houmous »
    Akram Belkaïd, Le Monde Diplomatique, septembre 2015
    https://seenthis.net/messages/718124

    L’appropriation culturelle : y voir plus clair
    LAETITIA KOMBO, Le Journal En Couleur, le 31 août 2016
    https://seenthis.net/messages/527510

    Hummus restaurant
    The Angry Arab News Service, le 5 novembre 2016
    https://seenthis.net/messages/539732

    Le Houmous israélien est un vol et non une appropriation
    Steven Salaita, Al Araby, 4 September 2017
    https://seenthis.net/messages/632441

    Looted and Hidden – Palestinian Archives in Israel (46 minutes)
    Rona Sela, 2017
    https://seenthis.net/messages/702565
    https://www.youtube.com/watch?v=0tBP-63unME


    https://www.youtube.com/watch?v=KVTlLsXQ5mk

    Avec Cyril Lignac, Israël fait découvrir son patrimoine et sa gastronomie
    Myriam Abergel, Le Quotidien du Tourisme, le 27 janvier 2018
    http://seenthis.net/messages/493046

    Why does Virgin find “Palestinian couscous” offensive ?
    Gawan Mac Greigair, The Electronic Intifada, le 10 février 2018
    https://seenthis.net/messages/668039

    Maghreb : une labellisation du couscous moins anodine qu’il n’y paraît
    Le Point, le 13 février 2018
    https://seenthis.net/messages/764021

    Medieval Arabic recipes and the history of hummus
    Anny Gaul, Recipes, le 27 mars 2018
    https://seenthis.net/messages/744327

    Que font de vieilles photos et de vieux films de Palestiniens dans les archives de l’armée israélienne ?
    Ofer Aderet, Haaretz, le 2 juillet 2018
    https://seenthis.net/messages/612498

    En Israël, une exposition montre des œuvres arabes sans le consentement des artistes
    Mustafa Abu Sneineh, Middle East Eye, le 17 juillet 2018
    https://seenthis.net/messages/708368

    Yalla
    https://seenthis.net/messages/716429

    Houmous, cuisine et diplomatie
    Zazie Tavitian, France Inter, le 21 août 2018
    https://seenthis.net/messages/718124

    Pourquoi un éditeur israélien a-t-il publié sans agrément un livre traduit d’essais en arabe ?
    Hakim Bishara, Hyperallergic, le 13 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/723466

    La nouvelle cuisine israélienne fait un carton à Paris
    Alice Boslo, Colette Monsat, Hugo de Saint-Phalle, Le Figaro, le 26 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/725555

    Cuisine, art et littérature : comment Israël vole la culture arabe
    Nada Elia, Middle East Eye, le 3 octobre 2018
    https://seenthis.net/messages/726570

    Pins Daddy - Israel Costume
    https://seenthis.net/messages/726570

    Shawarma, the Iconic Israeli Street Food, Is Slowly Making a Comeback in Tel Aviv
    Eran Laor, Haaretz, le 8 janvier 2019
    https://seenthis.net/messages/493046

    What is Za’atar, the Israeli Spice You Will Want to Sprinkle on Everything
    Shannon Sarna, My Jewish Learning, le 7 mars 2019
    https://seenthis.net/messages/767162

    #Vol #appropriation_culinaire #racisme #colonialisme #Invisibilisation #Histoire #Falsification #Mythologie #Musique #Musique_et_Politique #Boycott_Culturel #BDS

    ========================================

    En parallèle, un peu de pub pour la vraie cuisine palestinienne ou moyen-orientale :

    Rudolf el-Kareh - Le Mezzé libanais : l’art de la table festive
    https://seenthis.net/messages/41187

    Marlène Matar - Ma’idat Marlene min Halab
    https://seenthis.net/messages/537468

    La cuisine palestinienne, c’est plus que ce qu’on a dans l’assiette
    Laila El-Haddad, Electronic Intifada, le 15 Juin 2017
    https://seenthis.net/messages/612651

    Palestine : la cuisine de Jerusalem et de la diaspora
    Alain Kruger, France Culture, le 25 février 2018
    https://seenthis.net/messages/671981

    La Palestine, ce n’est pas seulement de la géographie, c’est notre façon à nous de faire la cuisine, de manger, de bavarder
    Shira Rubin, Eater, le 9 novembre 2018
    https://seenthis.net/messages/737305

    Une écrivaine décrit la cuisine palestinienne et le monde qui l’entoure
    Mayukh Sen, The New-York Times, le 4 février 2019
    https://seenthis.net/messages/760255

    La Troika Libanaise
    https://www.facebook.com/LaTroikaLibanaise

    Les Ptits Plats Palestiniens de Rania
    https://lesptitsplatspalestiniensderania.wordpress.com

    Une Palestinienne à Paris
    https://unepalestinienneaparis.wordpress.com

    Hind Tahboub - Bandora
    https://www.bandoracuisine.com/bandora-cuisine

    Askini
    Karim Haidar, 195 rur Saint Maur, Paris 10eme
    https://askiniparis.business.site

    #Livres_de_recettes #Restaurants #Traiteurs #Cheffes


  • Informatique, astronomie ou chimie : toutes ces inventions de femmes attribuées à des hommes - Politique - Numerama
    https://www.numerama.com/politique/469570-informatique-astronomie-ou-chimie-toutes-ces-inventions-de-femmes-a

    Le Wi-Fi, la fission nucléaire ou le pulsar : quel est le point commun entre ces inventions ? Elles ont toutes été créées par des inventrices, éclipsées dans l’ombre de leurs confrères masculins. Nous rappelons leur histoire ce 8 mars 2019.

    Où sont les femmes dans les technologies et les sciences ? Dans l’ombre de leurs homologues masculins, pour nombre d’entre elles. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019, nous avons décidé de revenir sur le parcours d’inventrices éclipsées par l’Histoire, dont les exploits ont été notamment attribués à des hommes.

    On parle d’effet Matilda pour désigner la manière dont la contribution de nombreuses femmes scientifiques a été minimisée, voir attribuée à des confrères masculins.

    Son manuscrit en atteste encore aujourd’hui : Ada Lovelace, née en 1815 et décédée à 37 ans, a réalisé le premier programme informatique. Entre 1842 et 1843, la comtesse traduit en anglais un article du mathématicien Federico Luigi, qui décrit la machine analytique de Babbage. Sur les conseils de ce dernier, elle va enrichir cette traduction avec ses propres notes, dont le volume est plus imposant que le texte de départ.

    Dans la note G, elle présente un algorithme particulièrement détaillé. Ce travail est considéré comme le premier programme informatique du monde, rédigé dans un langage exécutable par une machine. Charles Babbage, qui a consacré sa vie à la construction de cette fameuse machine analytique, a bien bénéficié du travail sur l’algorithme mené par Ada Lovelace.
    Ada Lovelace. // Source : Wikimedia/CC/Science Museum Group (photo recadrée)
    Hedy Lamarr et le Wi-Fi

    On ne doit pas seulement à Hedy Lamarr, actrice autrichienne naturalisée américaine, une trentaine de films. L’inventrice, née en 1914 et décédée en 2000, a aussi joué un autre rôle important dans l’histoire de nos télécommunications. Le brevet qu’elle a déposé en 1941 (enregistré l’année suivante) en atteste encore : Hedy Lamarr avait inventé un « système secret de communication » pour des engins radio-guidés, comme des torpilles. La découverte, à l’origine du GPS et du Wi-Fi, était le fruit d’une collaboration avec George Antheil, un pianiste américain.

    Le brevet ainsi déposé permettait à l’Armée des États-Unis de l’utiliser librement. La technologie n’a pourtant pas été mobilisée avant 1962, lors de la crise des missiles de Cuba. La « technique Lamarr » a valu à l’actrice un prix en de l’Electronic Frontier Foundation… en 1997.
    Hedy Lamarr en 1944. // Source : Wikimedia/CC/MGM (photo recadrée)
    Alice Ball et le traitement contre la lèpre

    Pendant 90 ans, l’université d’Hawaï n’a pas reconnu son travail. Pourtant, Alice Ball a contribué au développement d’un traitement efficace contre la lèpre au cours du 20e siècle. Cette chimiste, née en 1892 et morte en 1916 à l’âge seulement de 24 ans, est devenue la première afro-américaine diplômée de cet établissement. Plus tard, elle y est devenue la première femme à enseigner la chimie.

    Alice Ball s’est penchée sur une huile naturelle produite par les arbres de l’espèce « Chaulmoogra », réputée pour soigner la lèpre. En isolant des composants de l’huile, elle est parvenue à conserver ses propriétés thérapeutiques tout en la rendant injectable dans le cops humain. Décédée avant d’avoir eu le temps de publier ses travaux, Alice Ball est tombée dans l’oubli tandis qu’Arthur L. Dean, le président de l’université d’Hawaï, s’est attribué son travail.
    Alice Ball (1915). // Source : Wikimedia/CC/University of Hawaii System
    Grace Hopper et le premier compilateur

    En 1951, Grace Hopper a conçu le premier compilateur, c’est-à-dire un programme capable de traduire un code source (écrit dans un langage de programmation) en code objet (comme le langage machine). Née en 1906 et décédée en 1992, cette informaticienne américaine a fait partie de la marine américaine où elle s’est hissée au grade d’officière générale.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a travaillé sur le Harvard Mark I, le premier grand calculateur numérique construit aux États-Unis. Le mathématicien John von Neumann est présenté comme celui qui a initié l’un des premiers programmes exécutés par la machine. Grace Hopper faisait pourtant partie de l’équipe des premiers programmateurs du Mark I.
    Grace Hopper (1984). // Source : Wikimedia/CC/James S. Davis (photo recadrée)
    Esther Lederberg et la génétique bactérienne

    Cette spécialiste de microbiologie était une pionnière de la génétique microbienne, une discipline croisant la microbiologie (l’étude des micro-organismes) et le génie génétique (l’ajout et la suppression de l’ADN dans un organisme). La génétique microbienne consiste à étudier les gènes des micro-organismes.

    Esther Lederberg est née en 1922 et décédée en 2006. Elle a découvert ce qu’on appelle le « phage lambda », un virus qui infecte notamment la bactérie E.coli. Le phage lambda est très étudié en biologie et il est utilisé pour permettre le clonage de l’ADN. Esther Lederberg l’a identifié en 1950. Elle collaborait régulièrement avec son mari Joshua Ledeberg : c’est lui qui a obtenu le prix Nobel de médecine en 1958, récompensant ces travaux sur la manière dont les bactéries échangent des gènes sans se reproduire.
    Esther Lederberg. // Source : Wikimedia/CC/Esther M. Zimmer Lederberg
    Jocelyn Bell et le pulsar

    En 1974, le prix Nobel de physique est remis à l’astronome britannique Antony Hewish. Pourtant, ce n’est pas lui qui a découvert le pulsar, un objet astronomique qui pourrait être une étoile à neutrons tournant sur elle-même. Antony Hewish était le directeur de thèse de Jocelyn Bell : il s’est contenté de construire le télescope nécessaire à ces observations. C’est bien l’astrophysicienne, née en 1943, qui a identifié la première le pulsar.

    En 2018, elle a finalement reçu le Prix de physique fondamentale. Elle a choisi d’utiliser les 3 millions de dollars qui lui ont été offerts pour encourager les étudiants sous-représentés dans le domaine de la physique.
    Jocelyn Bell (2015). // Source : Wikimedia/CC/Conor McCabe Photography (photo recadrée)
    Chien-Shiung Wu et la physique nucléaire

    Chien-Shiung Wu, née en 1912 et décédée en 1997, était une spécialiste de la physique nucléaire. En 1956, elle démontre par l’expérience la « non conservation de la parité dans les interactions faibles », au cours de ses travaux sur les interactions électromagnétiques. C’est une contribution importante à la physique des particules.

    Deux physiciens théoriciens chinois, Tsung-Dao Lee et Chen Ning Yang, avaient mené des travaux théoriques sur cette question. Tous deux ont reçu le prix Nobel de physique en 1957. Il faut attendre 1978 pour que la découverte expérimentale de Chien-Shiung Wu soit récompensée par l’obtention du prix Wolf de physique.
    Chien-Shiung Wu en 1963. // Source : Wikimedia/CC/Smithsonian Institution (photo recadrée)
    Rosalind Franklin et la structure de l’ADN

    La physico-chimiste Rosalind Franklin, née en 1920 et décédée en 1958, a joué un rôle important dans la découverte de la structure de l’ADN, notamment sa structure à double hélice. Grâce à la diffraction des rayons X, elle prend des clichés d’ADN qui permettent de faire cette découverte. Elle présente ses résultats en 1951 au King’s College.

    Un certain James Dewey Watson assiste à cette présentation. Ce généticien et biochimiste informe le biologiste Francis Crick de la découverte de Rosalind Franklin. En utilisant les photos de la physico-chimiste, ils publient ce qui semble être leur découverte de la structure de l’ADN. En 1953, ils publient ces travaux dans la revue Nature. Ils obtiennent un prix Nobel en 1962, sans mentionner le travail pionnier de Rosalind Franklin.
    Rosalind Franklin. // Source : Flickr/CC/retusj (photo recadrée)
    Lise Meitner et la fission nucléaire

    Nommée trois fois pour recevoir un prix Nobel, cette physicienne autrichienne n’a jamais reçu la précieuse distinction. C’est pourtant une collaboration entre Elise Meitner et Otto Frisch, son neveu, qui permis d’apporter la première explication théorique de la fusion, en 1939.

    La scientifique, née en 1878 et décédée en 1968, n’a jamais reçu du comité remettant la distinction la même estime que celle que lui portaient ses collègues. En 1944, le prix Nobel de chimie fut donné à Otto Hahn, chimiste considéré à tort comme le découvreur de la fission nucléaire.
    Lise Meitner (1906). // Source : Wikimedia/CC (photo recadrée)
    Katherine Johnson et la navigation astronomique

    L’action déterminante de Katherine Johnson dans les programmes aéronautiques et spatiaux de la Nasa a fait l’objet d’un film, Les Figures de l’ombre. Née en 1918, cette physicienne et mathématicienne a calculé de nombreuses trajectoires et travaillé sur les fenêtres de lancement de nombreuses missions. Véritable « calculatrice humaine », elle a vérifié à la main des trajectoires de la mission Mercury-Atlas 6, qui a envoyé un homme en orbite autour de la Terre.

    En 1969, elle calcule des trajectoires essentielles lors de la mission Apollo 11. C’est à cette occasion que des humains — des hommes — se sont posés pour la première fois sur la Lune. En 2015, elle est récompensée et reçoit la médaille présidentielle de la Liberté.
    Katherine Johnson en 1966. // Source : Wikimedia/CC/Nasa (photo recadrée)

    #femmes #historicisation #effet_Matilda #sexisme #discrimination #invisibilisation #science


  • The Female Fossilist Who Became a Jurassic Period Expert | JSTOR Daily
    https://daily.jstor.org/the-female-fossilist-who-became-a-jurassic-period-expert

    In the early 1800s, visitors to the English coastal town of Lyme Regis may have been stopped by a curious sight—a young lady climbing the steep cliffs. Dressed in a petticoat and bonnet, she held a hammer in her hand, chiseling things out of the cliffs.

    The lady’s name was Mary Anning, and she was one of the first female fossilists—what we would now call a paleontologist. Anning was looking for remains of prehistoric creatures in the cliffs of Lyme Regis, which harbor marine fossil beds from the Jurassic period.

    Anning inherited her interest in bone collecting from her father. Also a fossil collector, he unearthed the “curiosities,” which he then polished and sold to the tourists visiting the area. He died young, and Mary, along with her mother and brother, had to continue their fossil business to survive. For Anning, however, fossil hunting was more than a way to make ends meet. Over time, she became an expert in describing and classifying fossils.

    This was not an obvious career path for a woman of her era. Throughout history, women have had to overcome numerous barriers in their pursuit of scientific disciplines. But for those interested in natural sciences, the bar was even higher. Unlike in more traditional fields like nursing or midwifery where women operated within the secure confines of homes and estates, pursuing field sciences meant venturing outdoors to all the hazards it harbored—from natural perils to man-made dangers.

    “Nursing historically has fit with traditional gender expectations for women and their role as caregivers,” says Jenna Tonn, visiting assistant professor at Boston College. Tonn’s research focuses on the history of women and gender in modern science. “Many women had their medicinal gardens and they were in charge of making medicines to treat their family.” But pursuing science outside of the socially-accepted norms was more difficult. Even women’s fashion at the time wasn’t conducive to outdoor exploration. Corsets made bending difficult. Puffy bloated petticoats were a nuisance. Fluffy bonnets restricted visibility. Ankle boots weren’t made for climbing precipices—and especially not the crumbling Lyme Regis’s reefs, known for falling rocks and sudden mudslides. And yet, Mary excelled at finding fossils and recovering them from the crumbling cliffs.

    Anning made several important paleontological discoveries. In 1812, she and her brother Joseph unearthed a nearly-complete skeleton of a prehistoric marine reptile that looked like a cross between a dolphin and a lizard. Henry Hoste Henley, Lord of the Manor of Colway, bought the skeleton and sent it to the then-new London Museum, where it quickly became one of the most popular items, inspiring learned men to debate whether it had been a fish, crocodile, or a “lizard porpoise.” Today the creature is classified as the ichthyosaur, which roamed the seas for 150 million years.
    Letter concerning the discovery of plesiosaurus, from Mary Anning
    Letter from Mary Anning concerning the discovery of plesiosaurus via Wikimedia Commons

    In December 1823, Anning dug up another ancient swimming reptile that had a body “shaped like a turtle’s, but without a shell,” with a tiny head and a thin neck that was as long as the rest of the body. The Geological Society of London called it a “magnificent specimen.” It was later dubbed the plesiosaurus.

    Five years later, Anning made another great discovery. She found the first skeleton of a pterosaur or the “winged-lizard.” The Geological Society described it as an “unknown species. . .a monster resembling nothing that ever been seen or heard-of upon earth.” The creature was so unlike anything previously found that it made waves among the fossilists. French naturalist and zoologist Georges Cuvier, who is often called the founding father of paleontology, wrote that “of all the ancient beings which have been discovered, these were undeniably the most extraordinary, and those which, if one could see them alive, would seem the most unlike anything.”

    But perhaps Anning’s most interesting discovery was a creature that looked like a cross between a reptile and a bird. After debating for four years, scholars finally deemed it a fish, calling it Squaloraja—a transitional animal between sharks and rays. But when Anning dissected a modern ray, she realized her find was a creature of an entirely different species. “It is quite unique, analogous to nothing,” she wrote—and after quarreling amongst themselves, the best scientific minds of the time finally agreed with her.

    More than once, Anning escaped a narrow death from the falling rocks or surging waves. In one accident, an avalanche of collapsing rocks crushed her dog, missing Anning by a miracle. But nothing could stop her digging. By the time she died in 1847, she had found hundreds, if not thousands, of prehistoric bones, advancing human knowledge of natural history.

    Tonn says that Anning’s contributions to the field of paleontology may have been even greater than we know. Unlike gentlewomen of a higher societal statue, who had better resources and access to books and educational materials, Anning came from a working-class family. While Mary Somerset, the British botanist who preserved her life-long efforts in a twelve-volume herbarium, lived comfortably as a duchess, Anning had to make a living. She therefore sold most of the fossils she found, and while many of her specimens ultimately landed at museums or private collections, her name was rarely, if ever, included on the specimen lists. For this reason, according to Tonn, “it’s much harder to reconstruct her contribution to the field.”


  • « Un public éloigné des traits sociologiques des gilets jaunes » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/14/un-public-eloigne-des-traits-sociologiques-des-gilets-jaunes_1715170


    « Un public éloigné des traits sociologiques des gilets jaunes »
    Infographie Julien Guillot

    Le directeur du Cevipof livre en exclusivité les résultats d’une enquête d’observation de plus de 200 débats en France.

    Professeur des universités à Sciences-Po et directeur du Centre d’études de la vie politique (Cevipof), Martial Foucault a coordonné un réseau d’observateurs qui se sont penchés sur 240 débats sélectionnés chaque semaine par tirage au sort dans l’ensemble de la France métropolitaine. Au total, 2 500 questionnaires ont pu être exploités.

    Quels enseignements pouvez-vous tirer de votre enquête ?
    J’insisterai à ce stade sur une question majeure : qui a pris part aux 10 000 débats déclarés officiellement ? Chiffre qu’il faudra réviser à la baisse, d’environ 10 %, en raison de doublons et de faux débats. A l’arrivée, près de 70 % des participants ont accepté de répondre aux questionnaires que nous avons administrés sur place, un chiffre très élevé. Grâce à ces réponses, nous pouvons dresser à grands traits un portrait sociologique. Ce sont majoritairement des hommes (55 %), âgés (60 ans en moyenne), retraités (50 %) et actifs de plus de 50 ans (34 %), dotés d’un fort capital humain (64 % déclarent détenir un diplôme de l’enseignement supérieur) et propriétaires de leur logement (75 %).

    En quoi cette sociologie est-elle singulière ?
    Tout d’abord, elle n’est pas un miroir de la société française dans son ensemble. Ensuite, elle semble, même s’il faut rester prudent, éloignée des traits sociologiques des gilets jaunes et par extension du soutien des gilets jaunes. Par exemple, sur le terrain des caractéristiques sociales subjectives, les participants au débat nous ont indiqué s’en sortir soit « plutôt facilement » (55 %) avec leurs revenus, soit « très facilement » (11 %). Mais allons plus loin sur le terrain des attitudes mesurées par leur rapport à leur propre existence sociale. Il est frappant d’observer qu’ils sont nombreux à être satisfaits de la vie qu’ils mènent et plus encore très satisfaits de leur lieu de résidence.

    Les participants sont-ils des soutiens du Président, qui fut l’initiateur du grand débat ?
    C’est loin d’être évident. Car par rapport à cette impression de bien-être personnel, plus de 80 % d’entre eux anticipent que leur propre situation économique et sociale va se dégrader dans les prochaines années. Ce n’est donc pas la France des électeurs optimistes, heureux, qui avaient contribué à la victoire d’Emmanuel Macron qui s’est empressée de participer aux débats pendant deux mois. Mais ce n’est pas non plus une France défiante, conservatrice, fermée sur elle-même qui s’est mobilisée. Il y a clairement une France plurielle qui se sent soit menacée par le contexte de crise des gilets jaunes, soit déboussolée par les choix d’action publique de l’exécutif et qui souhaite proposer des alternatives. Je précise que cette inquiétude n’est pas psychologisante. Elle est bien réelle et verbalisée.
    […]
    La cartographie du grand débat est-elle différente de celle des « vrais débats » organisés par des gilets jaunes ?
    Lorsqu’on cartographie les débats officiels, on observe qu’ils sont organisés dans des territoires où la mobilisation des gilets jaunes a été la plus faible.

    A l’inverse, sans trop vouloir généraliser, on a observé l’organisation de « vrais débats » dans des départements où la mobilisation est la plus forte. Il s’agit de territoires plus enclavés, précarisés, dépendants fortement de l’Etat et dépourvus de métropole : le Loiret, l’Yonne, la Picardie, le Puy-de-Dôme ou la Haute-Loire. Dans ces territoires, il y a moins d’appétence pour le débat officiel, avec moins de 10 % de gilets jaunes dans ces réunions. Par souci de transparence, il serait intéressant de pouvoir indiquer la hiérarchie et la nature des doléances qui émanent de participants au grand débat national et celles, plus spontanées, issues des « vrais débats ».


    Infographie Clara Dealberto et Julien Guillot


  • Michel Wieviorka pour le NYT

    Opinion | There Really Is a French Exception - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/15/opinion/macron-gilets-jaunes-debate.html


    Ian Langsdon/EPA, via Shutterstock

    But will the government rise to the occasion created by the Gilets jaunes movement?
    […]
    But it’s worth noting that the government hardly set up any meetings or direct exchanges with the Gilets jaunes as such. Instead of reaching out to them, Mr. Macron preferred to engage with local officials or other ordinary citizens.

    Nor has the great debate spawned any real representatives among the Gilets jaunes — a vacuum that makes concrete negotiations difficult. The movement’s very nature contributed to this, of course, since time and again the Gilets jaunes themselves pushed back against any attempt to structure or formalize their efforts. For a brief moment there seemed to be an impulse to create a political party from the movement or at least let emerge some official spokespeople. But that no longer seems remotely possible.

    Mr. Macron, even when faced with the breakdown of the political system itself, has continued to tackle problems from the top down and without resorting to intermediaries. Instead of moving away from this vertical approach, he has exploited it. His only credible political opponents now are parties at the extremes, on the far left (Jean-Luc Mélenchon and La France Insoumise) and the far right (Marine Le Pen and le Rassemblement National). According to polls, the president’s party is leading the race for the European elections.

    Was all this a strategic calculation? Quite probably. In any event, the situation today is a far cry from auguring the renewal of this democratic system. The most that has emerged so far is a handful of proposals from civil society — for example, the program for a greener economy jointly put forward by Nicolas Hulot, a former environment minister, and Laurent Berger, the head of France’s leading (and reformist) union, the Confédération française démocratique du travail (the French Democratic Confederation of Labor).

    France, unlike other countries, has been fortunate enough to experience a popular upheaval that has raised serious economic, social and institutional questions. Elsewhere — in Britain, the United States, Italy, Poland, Hungary — the discontent immediately lapsed into populism, nationalism or withdrawal. But if the French government doesn’t adequately address the legitimate, or at least reasonable, concerns of the Gilets jaunes, it runs the risk of pushing them, as well as other French people, toward the pitfalls France has avoided so far.


  • The World’s Recycling Is in #Chaos. Here’s What Has to Happen | WIRED
    https://www.wired.com/story/the-worlds-recycling-is-in-chaos-heres-what-has-to-happen

    Even before China’s ban, only 9 percent of discarded plastic was being recycled, while 12 percent was burned. The rest was buried in landfills or simply dumped and left to wash into rivers and oceans. Without China to process plastic bottles, packaging, and food containers—not to mention industrial and other plastic waste—the already massive waste problem posed by our throwaway culture will be exacerbated, experts say. The planet’s load of nearly indestructible plastics—more than 8 billion tons have been produced worldwide over the past six decades—continues to grow.

    [...]

    Over the coming decade, as many as 111 million tons of plastics will have to find a new place to be processed or otherwise disposed of as a result of China’s ban, according to Brooks and University of Georgia engineering professor Jenna Jambeck. However, the places trying to take up some of the slack in 2018 tended to be lower-income countries, primarily in Southeast Asia, many of which lack the infrastructure to properly handle recyclables. Many of those countries were quickly overwhelmed by the volume and have also now cut back on imports

    #déchets #plastique #recyclage #Chine