Sombre

The point, as Marx saw it, is that dreams never come true. (Hannah Arendt)

  • Juifs, musulmans. Le grand complot contre la civilisation occidentale
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/juifs-musulmans-le-grand-complot-contre-la-civilisation-occidentale,5118

    Il y a bien sûr des différences entre antisémitisme et islamophobie, mais deux éléments majeurs unissent ces idéologies : la religion assimilée à une race et la vision d’une grande conspiration mondiale visant à détruire l’Occident. C’est ce que rappelle le livre de l’historien Reza Zia-Ebrahimi, Antisémitisme et islamophobie. Une histoire croisée, paru fin août 2021 aux éditions Amsterdam.

    Sarra Grira > 21 octobre 2021

    (...) Iranien d’origine, anglais de formation et francophone d’éducation, c’est à la fois un regard d’historien et d’observateur extérieur que l’auteur pose sur le monde occidental et en particulier sur la France — terre propice à l’expansion des deux phénomènes étudiés : « Cette France, confie l’auteur, je l’admire souvent, elle me méduse régulièrement, et parfois, je dois l’avouer, elle me révulse »

    Une généalogie des racismes

    Comme le rappelle Zia-Ebrahimi dans son introduction, l’étude croisée qu’il a choisi d’entreprendre ne lui a pas valu que des amis. Il faut souligner que les deux concepts dont il est ici question ne bénéficient pas du même statut : « Le déni de l’islamophobie est généralisé, et l’emploi du terme considéré comme rien de moins qu’un soutien au djihadisme ». Les motifs officiels pour lesquels le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a été dissout ne peuvent que confirmer ce propos.

    Bien que l’idée d’une civilisation « judéo-chrétienne » soit devenue assez récemment un dogme, l’auteur remonte « la généalogie intellectuelle » de ces racismes et rappelle, contre « l’amnésie historique », toute la littérature du Moyen-Âge qui a alimenté les croisades et les pogroms. Associés du fait de leurs pratiques religieuses communes, juifs et « sarrasins » sont accusés de poursuivre le même objectif : « l’annihilation de la chrétienté ». (...)

  • A Thread from petaramesh : « pourquoi et comment chiffrer votre disque dur ou vos fichiers dans le cloud »
    https://threader.app/thread/1450396509153935361

    Votre ordi portable peut être perdu ou volé, avec dedans toutes vos précieuse données, et vous ne voudriez pas que le voleur ait accès à vos mails, vos fiches de paie, vos documents fiscaux, vos mots de passe enregistrés dans votre navigateur, vos précieuses photos...
    #Thread

    • Votre ordi portable peut être perdu ou volé, avec dedans toutes vos précieuse données, et vous ne voudriez pas que le voleur ait accès à vos mails, vos fiches de paie, vos documents fiscaux, vos mots de passe enregistrés dans votre navigateur, vos précieuses photos...
      Vous avez des sauvegardes de vos documents personnels dans “le cloud” mais vous n’avez pas une confiance immodérée dans Dropbox ou Google Drive et vous ne voudriez pas que des inconnus puissent avoir accès à vos fichiers...
      Vous avez des sauvegardes de documents précieux sur une clé USB ou un disque externe mais vous craignez qu’elle tombe de votre poche ou qu’on vous vole votre sac...
      Dans tous ces cas de figure il est important de chiffrer (“crypter” veut dire la même chose, mais est incorrect) vos supports ou vos précieux fichiers.
      Mais comment ? Les outils adaptés sont souvent inconnus du grand public, ou mal utilisés, alors un petit guide...

      Ce guide parlera de #Linux (évidemment), mais un grand nombre d’outils indiqués ici sont également disponibles sous Windows, Mac...
      On va voir ça dans l’ordre par cas d’usage.
      Le principe fondamental en premier : Utilisez une phrase secrète sûre et complexe que vous seul pouvez connnaître, rien qui puisse se deviner, évitez votre plaque d’immatriculation ou les prénoms de vos enfants.
      Ne la notez nulle part sinon dans votre esprit.
      Et sachez que si l’outil de chiffrement que vous utilisez est de bonne qualité, il n’existera aucun moyen pour personne de récupérer vos données si vous oubliez votre phrase secrète.
      Pas la peine de solliciter votre pote informaticien ce jour-là !
      S’il le pouvait, un voleur aussi

      Premièrement, le disque dur de votre portable.
      Il est largement préférable qu’il soit entièrement chiffré (full disk encryption) car cela empêchera un voleur d’accéder à quoi que ce soit s’il dérobe votre machine. Il ne pourra pas démarrer le système, et...
      S’il en extrait le disque pour l’analyser, il n’aura accès à absolument rien et aucune visibilité sur le contenu, ni le nombre, ni le nom, ni la taille des fichiers contenus dessus, sans la phrase secrète de déchiffrement.
      C’est donc la solution idéale.
      L’excellente nouvelle est que la majorité des distributions #Linux récentes proposent le chiffrement intégral du disque dur (ou SSD) à lors de l’installation, et ce n’est généralement pas plus difficile qu’une case à cocher !
      (Le système utilisé s’appelle cryptsetup LUKS)Alors pourquoi ne pas le faire ? Cette méthode comporte des inconvénients mineurs :
      – Il vous faudra taper votre phrase secrète à chaque démarrage de la machine, et elle ne pourra pas être démarrée en votre absence (par exemple si vous souhaitez y accéder à distance).
      – Un PC peut puissant sera légèrement ralenti dans l’ensemble de son fonctionnement.
      Et un inconvénient plus ennuyeux : Si vous partagez votre PC (famille), TOUS les utilisateurs devront connaître la phrase secrète pour pouvoir utiliser la machine, ce qui n’est jamais très bon.
      Vous pouvez toujours définir plusieurs phrases secrètes différentes, mais si vous le faites, n’importe laquelle déverrouillera le système et permettra à l’utilisateur, s’il a de plus les droits “administrateur”, d’accéder à l’ensemble des fichiers présents sur la machine.
      Donc, ce n’est pas idéal pour un PC partagé. Pour un PC partagé, l’idéal est de ne pas chiffrer la totalité de la machine, mais seulement votre répertoire personnel (home)
      Cette méthode est proposée par de nombreuses distributions #Linux, et est là aussi très facile à mettre en œuvre. Il suffit généralement de cocher [Chiffrer le répertoire personnel de l’utilisateur] lors de l’installation du système ou de la création d’un utilisateur.
      Dans ce cas, le déchiffrement de l’ensemble de votre répertoire personnel est contrôlé par votre connexion avec votre mot de passe - qui doit donc être choisi robuste.Les avantages de cette méthode sont le chiffrement intégral de votre répertoire personnel, incluant donc vos mails, les mots de passe enregistrés dans votre navigateur, votre historique de navigation, etc.
      De plus, un autre utilisateur de votre ordinateur ne peut avoir aucun accès à vos données quand vous n’êtes pas connecté (loggué) à votre compte utilisateur, s’il ne connaît pas votre mot de passe, et même s’il a les droits administrateur sur la machine.
      Cette méthode semble idéale sur un ordinateur partagé, mais a quand même quelques inconvénients :
      L’outil employé, ecryptfs est ancien et plus maintenu, sa sécurité future n’est donc pas garantie, et il n’est plus proposé par défaut sur certaines distributions #Linux récentes.
      Dans certains cas il peut même ne pas être disponible du tout, et il peut être problématique de l’utiliser si vous pensez mettre votre système à jour vers des versions ultérieures : il est voué à disparaître et vous pourriez ne plus avoir accès à vos données dans le futur.
      D’autre part, il ne chiffre pas l’espace d’échange (swap), et certaines données (portions de documents en cours de travail, etc...) peuvent se retrouver “en clair dans le swap”, à la merci de l’analyse par un spécialiste.
      (La plupart des distros proposant ecryptfs proposent également de chiffrer facilement le swap, mais c’est au prix de la fonctionnalité de “veille prolongée” (hibernation) qui ne pourra plus être utilisée dans ce cas, alors qu’elle peut l’être sur un disque entièrement chiffré)
      Enfin, ecryptfs protège le contenu et le nom de vos fichiers, mais restent visibles le volume qu’ils occupent, leurs tailles individuelles, l’arborescence de répertoires.
      Ceci peut être sans aucune importance pour vous, si tout ce qui vous intéresse est de protéger le contenu de documents (factures, fiches de paie, mails) mais un attaquant pourra voir facilement à la taille et à l’organisation de vos fichiers, si vous avez une collections de films...
      ou d’albums de musique par exemple. Gênant ou pas pour vous, tout dépend de votre cas d’usage et de votre modèle de menace.
      Si maintenant vous ne voulez pas faire de chiffrement complet de votre disque (PC partagé par exemple), ou de chiffrement ecryptfs de votre répertoire personnel, parce qu’il est obsolète, il existe de nombreuses solutions permettant de chiffrer un support externe, un répertoire,ou les données que vous mettez “dans le cloud”.
      Mais attention ! Sachez que dans ce cas vous aurez nécessairement un GRAND nombre de données qui ne seront pas chiffrées sur le disque dur de votre PC !Pour ce que vous mettrez dans le cloud, si c’est chiffré, c’est bon, pour ce que vous mettrez sur une clé USB, si c’est chiffré, c’est bon, mais sur le disque dur de votre PC il y aura des fuites !Par exemple, si vous mettez des documents confidentiels dans un répertoire chiffré “Confidentiel”... ça ne protègera pas...- Les mots de passe stockés dans votre navigateur web.- Votre historique de navigation- Les “documents récents” dont le nom peut être retenu par le menu “documents récents” du sytème ou d’une application, bureautique, lecteur de PDF, lecteur de musique ou vidéo...- Les miniatures (thumbnails) d’images ou de vidéos qui peuvent être créées par votre gestionnaire de fichiers en dehors du répertoire chiffré, et qui resteront en clair même quand celui-ci sera fermé...- Les fichiers temporaires créés par une application bureautique etc......et être supprimés, mais demeurer récupérables, en clair.Bref si vous ne chiffrez pas TOUT le disque de votre PC, ou a minima TOUT votre répertoire personnel et le swap, vous protégerez des choses, mais en laisserez d’autres fuir comme par une passoire.Là encore, tout dépend de votre modèle de menace. Si vous voulez vous protéger du vol intégral de votre thèse ou de votre manuscrit, que quelque morceaux hachés traînent en clair n’est pas bien grave.Si vous voulez protéger vos documents perso de la curiosité de vos enfants, OK.Mais si vous avez des informations hautement confidentielles à protéger d’une personne qualifiée qui s’emparerait de votre machine, c’est un no-go, seul le chiffrement intégral du disque sera efficace face à un tel adversaire.Ceci posé, si vous voulez tout de même chiffrer uniquement le contenu de certains répertoires - ce qui reste très pertinent pour un répertoire à synchroniser par le cloud ou sur une clé USB par exemple, pour protéger non votre PC mais ce seul périphérique - voici quelques outils.- Si vous voulez chiffrer tout un disque dur ou une clé USB que vous n’utiliserez que sur des machines #Linux, le mieux est encore d’utiliser cryptsetup/LUKS.Votre disque pourra même se monter automatiquement en le branchant !Inconvénients :- Il faudra taper quelques lignes de commande au terminal pour chiffrer et formater le disque.- Il ne sera pas utilisable sur une machine non-Linux.Si donc vous voulez chiffrer un disque ou une clé USB intégralement, sans taper de commandes en console, et pouvoir aussi l’utiliser avec #Windows par exemple,l’outil qu’il vous faut est : Veracrypt.Les avantages de Veracrypt : Il peut soit chiffrer un périphérique entier (la clé USB), soit créer un volume chiffré (de taille fixe réservée à l’avance) sur un périphérique pouvant par ailleurs contenir des répertoires et fichiers non chiffrés, ordinaire.- Veracrypt camoufle complètement l’arborescence de répertoires, les tailles et noms des fichiers stockés, en plus de leur contenu. Tout ce qui est visible est un périphérique chiffré, ou un container de “n” Go chiffré sur un périphérique, dont le contenu est inconnu.- Inconvénients : La taille du volume chiffré est fixée à sa création et ne peut pas être modifiée. S’il le faut, il faut créer un autre volume chiffré de taille différente et y transférer tout le contenu.- On a un seul gros volume chiffré, et si on modifie de petits fichiers chiffrés “à l’intérieur du container” et qu’on sauvegarde ce dernier sur un cloud, c’est à chaque fois TOUT le gros container qui devra être re-uploadé, et non pas les petits fichiers individuels.Pour cette raison, Veracrypt est très bien adapté à une clé USB par exemple, mais très mal adapté à un stockage sur “le cloud”.Pour stocker sur le cloud, il vous faut un outil de chiffrement à la volée qui travaille fichier par fichier - comme le faisait fort bien ecryptfs - mais on va devoir s’en passer, alors qu’y a-t-il d’autre ?J’ai examiné divers outils et j’en ai retenu deux, qui m’ont semblé meilleurs et plus crédibles que les autres :- Gocryptfs- CryfsCe deux outils sont simple d’utilisation et peuvent tous deux être utilisés depuis une interface graphique commune qui s’appelle Sirikali.Quelles sont leurs principales différences et pourquoi utiliser l’un plutôt que l’autre ?- Cryfs masque complètement la structure de répertoires, les noms et les tailles des fichiers contenus- Gocryptfs masque les noms et contenus des fichiers, mais laisse les tailles des fichiers et l’arborescence visible (pas les noms)- Gocryptfs est notablement plus rapide que Cryfs (ce qui, pour des fichiers, n’est pas un problème sauf si votre PC est horriblement lent)- Selon les cas d’usage, (en cas de nombreux petits fichiers), Cryfs utilisera beaucoup plus d’espace de stockage que Gocryptfs, ce qui peut être à considérer si votre espace Cloud gratuit est petit.- Avec Cryfs, vous devez absolument éviter de monter le répertoire chiffré simultanément sur deux machines différentes, au risque de corruption du filesystem.- Avec Gocryptfs, c’est possible à condition de ne pas travailler simultanément sur les mêmes fichiers.Donc cas d’usage typiques : Vous synchronisez un répertoire sur le cloud, avec UNE SEULE machine simultanément, et vous ne voulez pas que votre prestataire cloud puisse connaître le nombre et le type de fichiers que vous stockez (musique, vidéos), vous utiliserez CryfsVous synchronisez plusieurs machines sur le cloud, elles peuvent être en fonction simultanément (mais vous ne travaillez pas des deux côtés sur les mêmes fichiers), il est sans importance que votre prestataire cloud connaisse le nombre et la taille de vos fichiers : GocryptfsEt bien sûr, avec ces outils, il est possible de chiffrer des répertoires sur votre PC, mais soyez conscient de la possibilité de “fuites de données” vers votre répertoire personnel ou le swap, comme indiqué plus haut.Mais c’est une solution très pertinente (à défaut d’ecryptfs) si vous voulez faire une double couche de chiffrement, par exemple un PC familial au disque entièrement chiffré - et tout le monde connaît le mot de passe de démarrage......sur lequel vous souhaitez par-dessus le marché protéger des fichiers personnels de la curiosité de vos enfants, qui ont peu de chances d’aller explorer le swap ou “undeleter” des fichiers temporaires supprimés, surtout s’ils n’ont normalement pas accès à votre répertoire persoVoilà c’est à peu près tout, j’espère que ce petit tour d’horizon aura pu vous être utile et vous donner quelques idées, pour les questions c’est dessous 😁Ah et pour gérer et chiffrer votre base de mots de passe, c’est keepass ou keepassxc, sinon, rien.Un dernier truc qui-n’a-rien-à-voir-mais-quand-même : les outils “d’effacement sécurisé” fichier par fichier, efficaces sur des disques durs, sont inefficaces sur des SSD, sachez-le. Un SSD déplace tout le temps les données de lui-même...Avec un SSD, réécrire 13 fois du garbage “au même endroit” ne sert absolument à rien. Avec un SSD, la seule méthode efficace et certaine est l’effacement sécurisé de l’ensemble du SSD avec la commande ATA ou NVME spécifique, ou le passer au micro-ondes...Ah tiens y’a même la recette pour chiffrer intégralement le /home/toto avec Gocryptfs, comme on le faisait avec ecryptfs... Marcherait aussi avec Cryfs évidemment. https://wiki.archlinux.org/title/User:Lukeus_Maximus …HEADS UP : J’ai copié une arborescence de 9500 fichiers divers d’un container Gocryptfs en parfaite santé vers un container Cryfs, j’ai direct 4 fichiers corrompus sur le container Cryfs à l’arrivée.Ça élimine direct Cryfs de mes options, d’autant qu’il ne dispose pas d’un fsck.You can follow @petaramesh. (Source : https://threader.app/thread/1450396509153935361)

  • L’équipe de campagne d’Éric Zemmour : le listing secret | #MediaPart
    http://www.davduf.net/l-equipe-de-campagne-d-eric-zemmour-le-listing

    Un document confidentiel que Mediapart s’est procuré dévoile une équipe de campagne de onze personnes au service du futur candidat : ex-collaborateurs LR, ancien cadre du mouvement de Bruno Mégret, militants de la Manif pour Tous, attachée de presse des éditions Ring, journaliste à RT France, mais aussi un banquier ou des spécialistes d’intelligence économique. Sous la supervision de Sarah Knafo, ils s’activent déjà « dans l’ombre ». Un listing confidentiel que Mediapart s’est procuré, daté du 4 (...) Revue de presse, du web & veille en tous genres

    / Une, MediaPart, #Extrème_Droite

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres

  • Mise a jour 72 "#macronades", la dernier n’est pas piquée des hannetons, par Gérard Filoche

    72, toutes éloquentes :

    1 : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »
    2 : « Il y a dans cette société (Gad) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »
    3 : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler ».
    4 : « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »
    5 : « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »
    6 : « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »
    7 : Tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé : « J’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans »
    8 : « Certains au lieu de foutre le bordel feraient mieux d’aller regarder s’il peuvent pas avoir des postes »
    9 : « Les salariés français sont trop payés »
    10 : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
    11 : « Le compte pénibilité ? « Je n’aime pas le terme donc je le supprimerais car il induit que le travail est une douleur »
    12 : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité »
    13 : « Ceux qui défendent les emplois aidés sont ceux qui n’en voudraient pas pour eux »
    14 : « Je vais faire un CICE durable »
    15 : « La tranche d’impôt de Hollande à 75 % ? C’est Cuba sans le soleil »
    16 : « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »
    17 : « Je suis pour une société sans statuts »
    18 « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »
    19 : « Dans les motifs de rupture du contrat de travail, [la rupture conventionnelle] est aujourd’hui le premier »
    20 : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »
    21 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »
    22 : « Les jeunes générations veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires »
    23 : « Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »
    24 : « Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes »
    25 : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».
    26 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »
    27 : « Une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».
    28 : « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »
    29 : « Le libéralisme est une valeur de gauche »
    30 : « Je ne céderais rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes » qui se dressent contre les ordonnances anti travail.
    31 : « Dans les gares, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien »
    32 : « J’ai été élu par des gens qui ne m’ont pas choisi »
    33. : « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »
    34 : « La démocratie ne se fait pas dans la rue »
    35 : « Etre populaire ne m’intéresse pas, mon pays doit avant tout être réformé car nous avons 10 % de chômage ».
    36 : Les fainéants sont « ceux qui n’ont pas fait les réformes pendant 15 ans pas les Français »
    37 : « La France n’est pas un pays qui se reforme parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne, nous sommes ainsi faits ».
    38 : « Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent »
    39 : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort.
    40 : « Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel"
    41 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »
    42 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale » « La politique c’est mystique »
    43 : « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »
    44 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa 1° loi (308 articles dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ».
    45 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs »
    46 : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »
    47 : « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »
    48 : « Le kwassa kwassa pêche peu, il amène du comorien »
    49 : « La passion triste de la France, c’est la jalousie ». (à propos de ceux qui veulent imposer l’ISF)
    50 : « Je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre [...] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c’est toute la cordée qui dégringole"
    51 : « Je ne sais pas ce que c’est une politique pour les riches »
    52 : « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée ».
    53 : « Les Français sont bien des gaulois, réfractaires aux réformes » « Le français s’est émancipé de son lien avec la nation française »
    54 : « « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport »
    55 : « Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France »
    56 : « Cette séquence remaniement n’intéresse personne à part les journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire »
    57 : « Présentez-moi la femme qui, en étant parfaitement éduquée, a décidé d’avoir 7, 8 ou 9 enfants. »
    58 : « Le maréchal Pétain a été pendant la Première guerre mondiale aussi un grand soldat » « Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l’armée à la victoire, comme chaque année."
    59 : « Le carburant, c’est pas bibi »
    60 « Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants » (tu m’étonnes)
    61 : « Je traverse la rue, et je vous trouve un travail »
    62 « On met un pognon de dingues dans les minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres »
    63 : " Nous sommes de vrais populistes, nous sommes avec le peuple"
    64 : "Le capitalisme ultra libéral et financier va vers sa fin"
    65 : « Beaucoup trop de français pensent qu’on obtenir quelque chose sans effort »
    66 : "Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent"
    67 : « Penser une amélioration par le rétablissement de l’ISF "c’est de la pipe"
    68 : ""Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même"
    69 : " Si je ne pensais qu’à moi-même, je n’aurais pas été candidat pour être président"
    70 : « Certains ont plus intérêt à travailler quatre à six mois, se remettre au chômage et trouver des combines à côté »
    71 : « J’ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m’a scarifié... ».
    72 : sur les plateaux télé, « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre. »

  • Changement climatique : Total savait
    https://reporterre.net/Changement-climatique-Total-savait

    Un demi-siècle. Cela fait cinquante ans, au moins, que Total est au courant de l’existence du changement climatique, de ses causes et de ses conséquences. Mais la majeure pétrolière a longtemps nié ces alertes et semé le doute sur l’état des connaissances scientifiques afin d’extraire toujours plus de combustibles fossiles. Voilà les conclusions d’une étude menée par des chercheurs en sciences humaines sur le positionnement adopté par Total — et par Elf, absorbée par Total en 1999 — à l’égard de sa contribution au changement climatique ces cinq dernières décennies.

  • #Répression
    Les opposant-e-s aux grands projets industriels dénoncent un « climat de haine » dans l’estuaire de la Loire

    Publié le 19 octobre 2021 par Samy Archimède chez le tout renouveau @bastamag !
    https://basta.media/climat-de-haine-ZAD-opposants-aux-grands-projets-industriels-Le-Carnet-Surf

    #Audio : Climat de haine, réponse solidaire et des terres !
    https://archive.org/details/climat-de-haine

    Les actes de répression se multiplient à l’encontre de militants écologistes opposés à plusieurs grands projets industriels, dont un « parc éco-technologique » de 110 hectares en aval de Nantes. Enquête sur une violence sociale devenue ordinaire.

    Extraits :

    Trois mois après les faits, Hubert Morice n’en revient toujours pas : « J’ai été menotté, j’ai subi sept interrogatoires en garde à vue, j’ai eu plusieurs semaines d’arrêt de travail et vingt séances de kiné. Et maintenant, je vais voir un psychiatre. »
    Lutte contre l’implantation d’une centrale nucléaire au Carnet dès les années 1980, lutte contre les OGM puis contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Depuis qu’il milite, le sexagénaire affirme n’avoir jamais subi un tel traitement.
    /.../
    Le militant écologiste comparaîtra le 8 novembre prochain au tribunal d’instance de Saint-Nazaire, pour « menaces de commettre un crime ou délit sur personnes dépositaires de l’autorité publique. »
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    Depuis le 31 août 2020, date d’installation d’une nouvelle zone à défendre (ZAD) à l’entrée du Carnet, la tension est montée d’un cran. « Je ne compte plus le nombre de gendarmes qui patrouillent sur ma ferme et celle de mon père, ni le nombre d’hélicoptères qui passent au-dessus de nous », lâche le trentenaire. Gabriella Marie, une des porte-parole du collectif, a elle aussi assisté à la multiplication des vols stationnaires au-dessus de sa maison : « Un jour, j’ai cru qu’il allaient arracher la croix qui est sur le toit tellement ils étaient bas ! » se rappelle-t-elle.
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    En Loire-Atlantique, la grande peur des pouvoirs publics, c’est de voir une nouvelle ZAD prendre racine. Le 23 mars 2021, plus de 400 gendarmes sont intervenus pour déloger les quelques dizaines de zadistes installés au Carnet.
    /.../
    « Nous avons vu arriver une vraie milice. Ils voulaient clairement s’en prendre à moi », assure Yoann Morice. Les faits se déroulent en présence de plusieurs élus locaux et sous les yeux de la gendarmerie qui tarde à s’interposer. L’opération est pilotée par la FNSEA du département, comme le prouve ce surprenant communiqué. Une sorte d’opération « Demeter » avant l’heure. Cinq mois plus tard, en effet, le ministère de l’Intérieur annonçait la création de la cellule Demeter, dispositif national de coopération entre la gendarmerie et la FNSEA, visant à « assurer la sécurité des agriculteurs ».
    /.../

    Lisez l’article sur Basta ! pour les compléments et différentes sources qui enrichissent l’article.

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    Appel à construire/soutenir la résistance près du Carnet !
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  • Crachats officiels sur le 17 octobre 1961 : la mémoire des assassins au pinacle de la République - HIYA !
    https://hiya.fr/2021/10/19/crachats-officiels-sur-le-17-octobre-1961-la-memoire-des-assassins-au-pinacle-d

    Cette scène obscène vient parachever l’ignominie du message présidentiel de la veille qui, en rappelant « l’interdiction de manifestation » (du 17 octobre 1961) sans préciser que cette interdiction était illégitime et discriminatoire, fait reposer la responsabilité sur les manifestants qui ont bravé l’interdit. Le communiqué présidentiel va plus loin : il invoque un « décret du 5 octobre » qui n’existe pas. Il y a eu ce communiqué de la préfecture : « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs musulmans algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20 h 30 à 5 h 30 du matin. »
    Communiqué de l’Élysée du 16 octobre 2021, capture d’écran

    La confusion entre décret et communiqué peut paraître bénigne, elle est gravissime : l’Élysée a donné un atour légal à une décision qui ne l’a jamais été. Un décret relève de la législation quand un communiqué n’est qu’une information, une note de service. Il s’agissait d’une décision prise dans une réunion interministérielle qui, précisément, n’a donné lieu à la publication d’aucun acte légal.

  • Décomposition idéologique de la gauche française : un article de Philippe Marlière qui vient éclairer l’ouvrage de Philippe Corcuff sur le #confusionnisme politique

    Prendre au sérieux le « confusionnisme politique » - AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2021/10/06/prendre-au-serieux-le-confusionnisme-politique

    jeudi 7 octobre 2021
    Politique
    Prendre au sérieux le « confusionnisme politique »
    Par Philippe Marlière
    Politiste
    À la suite de Philippe Corcuff, on peut définir le confusionnisme comme le développement d’interférences rhétoriques et idéologiques entre des postures et des thèmes d’extrême droite, de droite, de gauche modérée et de gauche radicale, le plus souvent au profit des thèmes que l’extrême-droite cherche à imposer dans le débat public. Mais il ne s’agit pas seulement d’objectiver ce phénomène : il faut le comprendre dans toutes ses conséquences, élucider la manière dont la trame confusionniste se construit et chercher à s’en prémunir, sous peine de voir la gauche abandonner ses valeurs fondamentales.
    Notre socialisation politique tient pour acquis que les débats d’idées s’organisent selon des clivages idéologiques clairement identifiables : le socialisme, le conservatisme, le libéralisme, le fascisme, l’écologisme, le féminisme, etc. En réalité, le contenu de ces catégories s’est non seulement affadi, mais les repères et valeurs propres à chacune d’entre elles sont aujourd’hui indistincts. 
    Avec le politiste Philippe Corcuff, qui vient de consacrer une étude stimulante au phénomène du « confusionnisme » politique, on peut essayer de comprendre les raisons et les conséquences de cet affadissement. L’exercice est utile à l’heure des réseaux sociaux et de la déconfiture des partis politiques. 
    Corcuff estime que nous sommes entrés dans l’ère des « bricolages idéologiques confusionnistes » qui comprend des « intersections et des interactions avec la trame idéologique ultraconservatrice » (p. 14). L’ultra-droite serait parvenue à rendre hégémonique son interprétation de questions identitaires (la nation, la laïcité, la république) ou à saturer le champ des débats de guerres culturelles incessantes (sur les migrants, l’islam, l’homophobie, l’antisémitisme, le climatoscepticisme, l’opposition au vaccin contre le Covid-19 ou au pass sanitaire).
    Une dynamique politique
    Le confusionnisme n’est pas un état confus ou chaotique du débat public (même si nombre de débats politiques sont, de fait, cacophoniques). Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, les études sur le confusionnisme ne mettent pas au pilori des acteurs politiques ou des chercheurs qui s’écarteraient d’un récit idéologique « politiquement correct ». La notion sert à décrire, non un état, mais un processus ou une dynamique de recoupements de récits issus de traditions politiques différentes, souvent antagoniques. Et c’est dans ce clair-obscur discursif que surgissent des monstres idéologiques.
    Corcuff analyse ce processus de la manière suivante : « Le confusionnisme est le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche/droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite, gauche modérée et gauche radicale. Confusionnisme, au sens retenu ici, n’est donc pas synonyme de “confusion”, mais revêt un sens politico-idéologique précis. La trame confusionniste a pour principal effet, dans le contexte politico-idéologique actuel, de faciliter l’extension de postures et de thèmes venant de l’extrême droite » (p. 31).
    On le voit, le confusionnisme n’est pas synonyme d’égarement étourdi de la part des acteurs concernés, mais de dynamique politique[1]. Cette dernière tend à revêtir la forme d’une critique sociale (qui se veut, notamment, anticapitaliste) et se niche, dans une large mesure, dans l’espace nébuleux des réseaux sociaux. Il comporte des relais éditoriaux avec la publication de livres ou d’articles à portée scientifique ou de vulgarisation. Il est repris et amplifié par les acteurs politiques et les médias. Le confusionnisme pose les jalons d’une hypercritique vaguement « antisystème », visant principalement les « élites » (politiques, économiques, médiatiques).
    Le confusionnisme met en scène un radicalisme verbal, qui personnalise ses cibles et supplante peu à peu la critique sociale issue du mouvement ouvrier. Cette dernière, principalement de facture marxiste, se penche sur des structures sociales impersonnelles (le capitalisme, l’étatisme, les rapports de classe, de genre, de race, le nationalisme, le colonialisme ou l’impérialisme). À l’inverse, le confusionnisme enfante une critique sociale qui met davantage à l’index des personnes (par exemple, Emmanuel Macron, objet de toutes les détestations) que les structures sociales et économiques qui les produisent.
    Philippe Corcuff utilise la notion de « formation discursive », empruntée à Michel Foucault[2], pour indiquer que les récits confusionnistes s’inscrivent dans une « trame idéologique impersonnelle tendant à échapper aux intentions des divers locuteurs » (p. 37). En d’autres termes, un locuteur de gauche peut inconsciemment articuler un discours confusionniste dans un domaine et, dans d’autres, participer pleinement à un récit émancipateur de gauche.
    L’étude du confusionnisme ne met pas en cause des personnes. Ceci dit, s’intéresser de près aux trames confusionnistes nécessite de se pencher sur des trajectoires personnelles. Il faut bien nommer les locuteurs et leurs propos, sinon la démonstration serait abstraite et stérile. Notons que le « brouillard confusionniste », qui enveloppe des acteurs politiques de gauche et de droite, bénéficie, à la fin, aux idées ultraconservatrices (c’est-à-dire à une droite illibérale, libertarienne ou autoritaire).
    Une « guerre de position » idéologique
    On peut voir dans le confusionnisme une « guerre de position » idéologique (dans le sens gramscien) dans laquelle l’extrême droite mène une offensive avec le concours, volontaire ou pas, de forces de droite et de gauche. Les exemples de « déplacements confusionnistes » sont légion : Alain Soral, Éric Zemmour, Renaud Camus ou Hervé Juvin sont, entre autres individus d’extrême droite, et selon des modalités différentes, aux avant-postes de ce mouvement. Des personnalités venues de la gauche lancent des passerelles entre la gauche et l’extrême droite : l’économiste Jacques Sapir, Jean-Claude Michéa et, de plus en plus nettement, Michel Onfray, sont parmi les cas les plus probants.
    Les interactions entre les deux camps se réalisent autour de quelques thématiques-clés : la valorisation patriotique de la nation, la critique du niveau international (qui se traduit par un discours aux accents europhobes et anti-migrants sous couvert de critique de l’Union européenne et de la mondialisation néolibérale) et la promotion d’un « universalisme républicain » théorique qui disqualifie tout discours examinant les apories pratiques du républicanisme français (allergie au multiculturalisme, désintérêt pour les discriminations raciales et liées au genre, racisme et islamophobie). Les contributions au débat de personnalités de gauche aussi diverses que Frédéric Lordon, Jean-Pierre Chevènement, Emmanuel Todd, Arnaud Montebourg, François Ruffin ou Jean-Luc Mélenchon, pour ne citer que les cas de figure les plus connus, favorisent la pénétration des thématiques patriotique et nationaliste dans les schèmes idéologiques de la gauche.
    Le dénigrement du cadre international permet des rapprochements indirects mais réels entre Mathieu Bock-Coté, essayiste ultraconservateur québécois qui met en scène la nation comme « enracinement », Jacques Julliard, ancien penseur de la Deuxième gauche passé à un républicanisme autoritaire et pourfendeur de « communautarisme », et Frédéric Lordon qui discourt sur « l’appartenance nationale ». L’exaltation du cadre national est souvent synonyme de glissements progressifs (revendiqués ou pas) vers le nationalisme.
    La valorisation du cadre national aux dépens du cadre européen ou international induit des incursions sur le terrain du chauvinisme. On se souvient de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen en juillet 2016 à propos du « travailleur détaché, qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place ». Aujourd’hui, la candidature aux accents para-pétainistes d’Arnaud Montebourg à l’élection présidentielle magnifie le terroir (refus de la ville et « retour à la terre » dans le cadre du « Made in France »).
    Un confusionnisme de gauche prend appui sur une hypercritique du « système » et des « élites mondialisées », en défense de la « souveraineté du Peuple » (toutes ces notions n’étant jamais définies ou précisées). Il place la gauche sur la pente savonneuse du complotisme, souvent à connotation antisémite comme ce fut le cas lors des manifestations contre le pass sanitaire. Depuis 2017, ce mantra a été réactivé dans une gauche verbalement radicale qui concentre sa colère contre des personnes (« Macron le tyran », « Macron, le banquier de Rothschild »), plutôt qu’elle n’analyse les structures de domination et d’exploitation du capitalisme.
    Cette tendance a été perceptible au sein du mouvement des Gilets jaunes, puis plus clairement dans le mouvement anti-pass sanitaire. Le « populisme de gauche » théorisé par Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, popularisé en France par Jean-Luc Mélenchon, a contribué à davantage affadir le clivage gauche/droite. Dans ce schéma de pensée, un « Peuple », aussi indéfini que magnifié, est censé s’unir contre des « élites », au-delà des clivages de classe et des dominations liées au genre ou à la race. Cette construction politique a permis nombre de bricolages confusionnistes autour des thèmes de la nation, du rapport aux niveaux national et international ; elle a renforcé la personnalisation du pouvoir autour de la figure du leader ou, encore, elle a dénigré les combats contre le sexisme ou le racisme considérés comme des champs de lutte secondaires par rapport au champ des luttes économiques. 
    Le confusionnisme est transpartisan, dans le sens où il parcourt toutes les familles et les mouvements politiques (de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par les divers dégradés de gauche, du centre et de droite), mais aussi dans le sens où il fusionne des pans de culture de gauche avec d’autres, de droite ou réactionnaires.
    Le métadiscours républicain
    Le constat de départ de l’analyse du confusionnisme par Philippe Corcuff est que « l’extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au cœur du débat ». Nous assisterions donc à une offensive de l’extrême droite, soutenue par les forces réactionnaires dans le monde politique, médiatique et intellectuel. Une analyse minutieuse de la situation montre au contraire que la situation est plus dialectique qu’il n’y paraît au premier abord. En d’autres termes, le confusionnisme naît également au sein de la gauche et de la gauche radicale.
    Il est ici important d’observer de près le rôle joué par le métadiscours républicain en France. Le républicanisme en France est une idéologie qui ne propose plus de pistes de réflexion politiques ou programmatiques, mais qui est devenu, ces dernières années, un outil de contrôle qui exprime des rappels à l’ordre normatifs (le « respect des valeurs républicaines », un « comportement républicain », et son envers, le « communautarisme », le « séparatisme »).
    Les protagonistes majeurs de ce « discours sur le discours » républicain apparaissent dans l’ouvrage de Corcuff – Jean-Pierre Chevènement, Laurent Bouvet ou Pierre-André Taguieff – mais sans que le fil conducteur de ce confusionnisme néo-conservateur ne les réunissent. Or, pour comprendre le point de départ de nombre de sous-récits confusionnistes aujourd’hui, il convient de partir des péroraisons réitératives (pour ne pas dire obsessives) sur le républicanisme (et ses corollaires : l’universalisme et la laïcité).
    C’est bien sûr l’interprétation illibérale et de l’usage néoconservateur de ces notions politiques qui sont en cause, non les concepts eux-mêmes. On pourrait résumer la trajectoire du confusionnisme néo-républicain de la manière suivante : lors du tournant néolibéral du Parti socialiste en 1983, le CERES, son ex-aile gauche jacobine et marxiste, abandonne le socialisme et trouve refuge dans un républicanisme reposant sur le patriotisme, l’invocation de la grandeur de la France, la discipline et la souveraineté des grands corps (et non celle des citoyens). Le retour à la république d’une partie de l’ex-gauche marxiste (Régis Debray en est l’exemple type), participe de la première acclimatation de la gauche aux idées de droite, notamment le nationalisme.
    Cette inflexion ne fera que se renforcer au sein du PS, puis elle gagnera la rive droite à partir de la campagne présidentielle de Chevènement en 2002 lors de sa tentative de rassembler les « républicains de deux rives ». À partir des années 2000, elle s’enrichit de deux leitmotiv : la promotion du cadre national qui prend appui sur une critique radicale de l’Union européenne, et l’exaltation d’un universalisme abstrait, hostile à la nature multiculturelle de la France. Ce courant « républicain de gauche » va progressivement afficher une islamophobie décomplexée au motif de lutter contre les « dérives communautaristes des quartiers » (le réseau d’élus Gauche populaire au PS, Manuel Valls, le Printemps républicain, Henri Peña-Ruiz, etc.).
    La droite et l’extrême droite vont profiter de l’aubaine : elles vont surinvestir la thématique d’une république et d’une laïcité autoritaires. Ce récit va esquisser les contours d’une citoyenneté qui épouse les valeurs autochtones dominantes (l’athéisme et le catholicisme), et rejette toute autre forme d’altérité, surtout quand elle est musulmane.
    Les attentats terroristes contre les dessinateurs de Charlie Hebdo, puis contre Samuel Paty, les controverses sur les caricatures de Mahomet vont définitivement arrimer ce métadiscours républicain à droite. De supposés opposants aux « valeurs républicaines » vont être désignés comme « ennemis de la République ». Plus récemment, la controverse portant sur le soi-disant « islamogauchisme » au sein de l’université française a été orchestrée par plusieurs ministres du gouvernement et relayée par l’extrême droite.
    On le voit, les débats épars sur les « valeurs de la république » structurent aujourd’hui les débats publics ainsi que les représentations idéologiques. Ces discussions posent les bases d’un confusionnisme épais et peu argumenté. Identifier cette problématique permettrait de montrer que les notions de république et de la laïcité, nées à gauche, sont passées à droite avec le concours actif de personnalités de gauche.
    La dynamique confusionniste est une agency
    La notion de confusionnisme, une fois définie, a des vertus heuristiques : elle éclaire des trames et des repositionnements idéologiques insoupçonnés. Il convient maintenant de préciser le modus operandi du confusionnisme. Se livre-t-on, notamment à gauche, au confusionnisme de manière inconsciente et involontaire ou, au contraire, peut-on aussi être confusionniste consciemment et volontairement ?
    Philippe Corcuff est prudent sur ce dernier point. Il n’aborde pas la question en ce qui concerne le confusionnisme de droite, et il ne la tranche pas non plus à propos des motivations propres aux confusionnistes de gauche. Dans les sciences sociales, il est de coutume d’opposer l’agency (« agentivité », c’est-à-dire la capacité d’action d’un individu sur le monde, les choses, les autres personnes, pour les influencer ou les transformer) à une interprétation structurelle (l’environnement social s’impose aux individus et restreint d’autant leur capacité à modeler leur vie de manière consentie et autonome). En réalité, la sociologie (par exemple celle de Pierre Bourdieu) s’intéresse à la fois à l’agency et aux structures.
    Avec l’exemple du glissement des notions de république et de laïcité de la gauche vers la droite, nous avons vu que des acteurs politiques, des journalistes et des intellectuels avaient fait, sciemment, le choix de recouper et de fusionner des thèmes de gauche avec d’autres de droite. Ils ont, ce faisant, objectivement prêté main forte aux forces réactionnaires. D’autres choix et interprétations de la république et de la laïcité étaient possibles.
    C’est ici que la définition du confusionnisme proposée par Philippe Corcuff (citée supra) pourrait être davantage précisée (la partie en italique est mon ajout) : « Le confusionnisme est le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche/droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite gauche modérée et gauche radicale. Confusionnisme, au sens retenu ici, n’est donc pas synonyme de “confusion”, mais revêt un sens politico-idéologique précis. La trame confusionniste est construite, consciemment ou pas, par des agents qui se positionnent à droite et à gauche du champ politique. En recoupant et fusionnant des idées de gauche et de droite, ces agents (qu’ils soient de droite ou de gauche) créent des schèmes de pensée hybrides dont le centre de gravité penche à droite ou à l’extrême droite. »
    La tolérance du confusionnisme à gauche : un fait nouveau
    En définitive, étudier le confusionnisme, tel qu’il a été défini en rapport aux travaux de Philippe Corcuff, c’est jeter une lumière crue sur l’état intellectuel de la gauche française. On peut multiplier à l’infini les exemples de situations confusionnistes, en comparant directement des agents de droite et de gauche aux trajectoires très différentes. L’exercice est utile car il constitue une banque de données très riche. Il n’est cependant pas suffisant d’un point de vue heuristique. Quelles conclusions tirer, en fin de compte, de l’objectivation de tant de situations confusionnistes ?
    Une approche thématique (la république, l’hypercritique anticapitaliste, la promotion du cadre national vs. le cadre international, universalisme vs. multiculturalisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, etc.), semble offrir des cadres de réflexion clairs et tangibles. Elle permet surtout de constater que le confusionnisme est un phénomène qui touche profondément la gauche et lui pose problème.
    Que la droite et l’extrême droite soient confusionnistes n’est pas une surprise. Le confusionnisme est même consubstantiel à des traditions politiques souvent faibles et mouvantes sur le plan idéologique. De tout temps, la droite a tenté de s’approprier des auteurs de gauche (Marx, Gramsci, Jaurès), afin d’en dévoyer le message égalitaire et émancipateur.
    Ce qui, par contre, est nouveau, c’est l’acceptation résignée du confusionnisme ou, à tout le moins, le refus de reconnaître l’existence du confusionnisme à gauche. Celui-ci existait déjà dans les années 1930 et 1940. Mais les confusionnistes d’alors (le socialiste Marcel Déat ou le communiste Jacques Doriot) furent exclus de leur parti pour avoir tenté d’orienter le combat révolutionnaire de la classe ouvrière vers les thématiques fascistes de l’époque. D’une certaine manière, le danger d’un effondrement de tout ou partie des schèmes et valeurs de la gauche est plus élevé aujourd’hui que dans l’entre-deux guerres. Dans les années 1930, le mouvement ouvrier reposait sur des forces partisanes fortement mobilisées qui se référaient à un corpus idéologique homogène. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
    La volumineuse étude de Philippe Corcuff, qui a inspiré l’objectivation de la notion de « confusionnisme politique », laisse entrevoir la décomposition idéologique de la gauche française. Les idéologies politiques sont en évolution constante. Certaines des valeurs propres à une idéologie sont, au fil du temps, critiquées, écartées ou réagencées. C’est le cas, notamment, des idées socialiste et communiste depuis plus d’un siècle. Mais une idéologie a une élasticité limitée : si les valeurs périphériques d’une idéologie peuvent être transformées, on ne saurait remettre en cause ses valeurs cardinales (core values). Que deviendrait le socialisme si on lui retirait la valeur d’égalité ? Le libéralisme devenu indifférent aux libertés pourrait-il continuer d’exister ? En réalité, non.
    À force de bricolages confusionnistes divers, la gauche pourrait, sans le vouloir, renier ses valeurs fondamentales, et cesser ainsi d’être la gauche. C’est une bonne raison pour prendre au sérieux la notion de « confusionnisme politique », ainsi que ses conséquences.
    Philippe Marlière
    Politiste, Professeur de science politique à University College London

    [1] Comme l’explique Philippe Corcuff dans un article publié le 10 mars 2021 dans AOC, « La grande confusion ou les gauches dans le brouillard ».
    [2] Michel Foucault, L’archéologie du savoir, Paris, Gallimard, 1969. 

    http://ovh.to/AHFjgYN

  • affordance.info : Le Resto U n’est pas rentable. Alors on le ferme.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/10/le-resto-u-nest-pas-rentable.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef026bdef9b92e200c-600wi

    Ce matin sur France Inter, alors que la réalité de la situation dans les universités c’est que désormais chaque campus est devenue une succursale des restos du coeur (merci à eux d’ailleurs puisqu’eux, ils filent à bouffer à nos étudiant.e.s), ce matin sur France Inter j’ai appris que le resto U de l’université Paris 8 en Seine Saint-Denis, plus précisément celui de l’IUT de Montreuil, n’avait pas ouvert depuis un an et ne réouvrirait probablement pas. Parce que ce n’était pas "rentable. La présidente de l’université y était rapidement interviewée et elle avait l’air presque aussi résignée que désabusée.

  • L’appel de la cagette - Agnès Stienne - Visionscarto
    https://visionscarto.net/l-appel-de-la-cagette

    Et moi je regardais les cagettes. Avec soudain un regard nouveau. Quelle industrie peut bien se cacher derrière cet emballage anodin qu’on jette d’un geste négligé ou que l’on brûle après un unique usage ? Et les palettes ? Et les allumettes ?

    J’allais faire de ces cagettes, si pratiques mais si maltraitées, des boîtes précieuses enrichies de graines récoltées à l’automne dernier, des écrins, des œuvres d’art. Puis vint le temps de se pencher sur leur production.

    #peuplier #arbre #recyclage #emballage #écologie #environnement #art #cagette_qui_en_jette :)

  • Je suis prof et je m’autocensure : où est le problème ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/thomasvescovi/blog/171021/je-suis-prof-et-je-mautocensure-ou-est-le-probleme

    Ai-je le droit de considérer que montrer un homme nu à quatre pattes, qu’il soit prophète d’une religion ou Président de la République, que cela me fasse rire ou non, n’est pas la meilleure manière d’échanger avec mes élèves de collège ? C’est en tout cas le choix que j’ai fait. Est-ce que pour illustrer la liberté d’expression je devrais faire lire à mes élèves des extraits de Rivarol ou Valeurs actuelles ?

    • A titre personnel, je suis effaré par les reportages dans les collèges, avec au tableau le cul, les couilles et l’étoile jaune. Qu’en tant qu’adulte, tu prennes plaisir à t’infliger de la pornographie avilissante, je n’ai pas à juger, tu achètes bien ce que tu veux en kiosque... Mais qu’on inflige ça à des enfants qui n’ont rien demandé, je ne comprends pas. Et qu’une profession qui risque un blâme si elle laisse trainer un tract syndical sur son bureau rien que 5 minutes, n’ait pas d’autre choix que de se laisser instrumentaliser afin de faire le service après vente d’un journal raciste et fasciste, c’est d’un paradoxal et d’une tristesse sans nom. Je lis sur les réseaux sociaux les commentaires sous les posts des profs qui font valoir leur droit à parler de liberté d’expression autrement qu’en affichant des images avilissantes et impudiques, et j’y lis, dans ces fils de commentaires, l’interdiction de la réflexion, j’y lis les injonctions à obéir, et j’y entends parler de capitulation. L’extrême droite est aux portes du pouvoir (elle y est déjà, mais faut pas le dire), mais il faudrait craindre l’arrivée au pouvoir des fondamentalistes religieux musulmans...

      J’ajoute que ces images, d’êtres humains en positions avilissantes et impudiques, ça me fait penser à ces gens qui s’offusquent parce que les gamins se harcèlent entre eux à base de violences avilissantes...
      Ces images, présentées comme légitimes, me mettent aussi profondément mal à l’aise de ce point de vue. L’humiliation et l’avilissement d’autrui est-elle vraiment consubstantielle à la liberté d’expression ? Et par extension, le harcèlement n’est-il pas présenté, de ce fait, comme une liberté aussi importante que la liberté d’expression ? Par ricochet, cela me fait penser à Squid Game, et à l’effet qu’on nous dit que cela a sur les jeux à l’école, le 1-2-3-soleil de la bande annonce, qui se termine par de la violence (les commentateurs semblent tous oublier de rappeler que Battle Royal date déjà de 21 ans en arrière).

  • « Les écarts d’âge homme/femme dans les castings irritent une critique de plus en plus attentive à leur signification sociale … »

    Pourquoi on n’ira pas voir le film Eiffel avec Romain Duris et Emma Mackey
    https://www.numero.com/fr/cinema/eiffel-romain-duris-emma-mackey-sexisme

    En tête du box-office cette semaine, le film français Eiffel a beau être d’une ambition monumentale, il nous donne surtout envie de monter dans les tours. Et ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un énième biopic…

    Il faut l’avouer : la bande-annonce d’Eiffel de Martin Bourboulon, avec ses gros plans sur la majestueuse tour parisienne en construction et ses acteurs en costumes presque aussi monumentaux que la Dame de fer, s’avère vertigineuse. Comme ses premières images mirobolantes, le biopic à 23,4 millions d’euros sur l’inventeur Gustave Eiffel a séduit les spectateurs, puisque, d’après Le Film Français, il a attiré la matinée de sa sortie, ce mercredi 13 octobre, plus de 1610 curieux. Une prouesse par temps de pandémie qui place le film en tête du box-office hexagonal, devant Le Dernier duel de Ridley Scott, Julie (en 12 chapitres) et tous les autres long-métrages qui étaient très attendus cette semaine.

    Le problème c’est que si l’on apprécie particulièrement Romain Duris et Emma Mackey, l’héroïne rock de Sex Education, l’idée de les voir réunis à l’écran pour vivre une folle liaison ne nous réjouit pas vraiment. Dans cette histoire romancée de Gustave Eiffel, l’ingénieur centralien français se lance dans un projet pharaonique pour l’Exposition universelle de 1889 qui aura lieu à Paris. Il veut construire une tour « haute de plus de mille pieds » en forme de A (comme amour), symbole phallique et dominant s’il en est, pour impressionner celle qui le passionna dans sa jeunesse et qu’il retrouve enfin. Nous sommes en 1887 et Eiffel, âgé de 55 ans à ce moment-là, est incarné par Romain Duris, qui en a 47. L’objet de son affection est, pour sa part, joué par Emma Mackey qui n’a que 25 printemps. On vous laisse imaginer, s’il s’agit de son amour de jeunesse, l’âge qu’elle avait lors de leur première rencontre, sans doute celui d’une adolescente donc. Dans la vraie vie, l’inventeur de génie à l’égo aussi surdimensionné que sa création et celle qui l’aimantait, Adrienne Bourgès, n’avaient que neuf ans d’écart. Et non pas plus de vingt, comme dans cette version romancée.

    Ce choix de casting agace d’autant plus qu’il est devenu systématique et ce même après #MeToo et les plaintes des actrices de plus 40 ans sur leur manque d’opportunités. On continue de donner des rôles de compagnes d’hommes de 50 ou 60 ans à des comédiennes de 20 ou 30 ans, comme si passé la ménopause, les femmes n’intéressaient plus personne. Si on s’attarde sur les sorties cinématographiques récentes, James Bond (Daniel Craig, 53 ans) craque pour Léa Seydoux (36 ans) dans les dernières aventures de l’agent 007. La même Léa Seydoux sera à l’affiche, le 29 décembre prochain, d’une adaptation de Philip Roth par Arnaud Desplechin, Tromperie. Et, quelle chance, l’actrice y entretiendra une relation avec Denis Podalydès, fringant jeune homme de 58 ans.

    Vous en voulez encore ? On pourra bientôt, en 2023, se délecter d’un nouveau film de Ridley Scott, Kitbag, dans lequel Jodie Comer (Killing Eve) incarnera Joséphine de Beauharnais, la compagne de Napoléon (interprété par Joaquin Phoenix). Historiquement, l’Impératrice avait 6 ans de plus que son illustre époux alors que Jodie Comer a presque 20 ans de moins que le héros du Joker (2019). Les casteurs et les cinéastes n’ont donc absolument aucune justification, autre que leur propres « daddy issues », pour continuer à nous abreuver de leurs remakes à peine déguisés et peu inspirés de Lolita qui n’excitent plus personne à part eux.

  • How to Build a Low-tech Solar Panel? - LOW-TECH MAGAZINE
    https://www.lowtechmagazine.com/2021/10/how-to-build-a-low-tech-solar-panel.html
    https://krisdedecker.typepad.com/.a/6a00e0099229e888330282e126ea7c200b-600wi

    George Cove, a forgotten solar power pioneer, may have built a highly efficient photovoltaic panel 40 years before Bell Labs engineers invented silicon cells. If proven to work, his design could lead to less complex and more sustainable solar panels.

  • Et voilà la dégueulasserie bien explicite de reinfocovid sur les vieux (15 octobre).
    reinfocovid.fr/science/levidente-disproportion/

    (je n’ai pas réussi à retrouver le service pour masquer les URL et que ça n’aide pas l’indexation ni n’aide leurs stats)

    Que tous les ans ils emportent ceux qui sont arrivés à l’âge où semble se finir la vie par une sensibilité accrue aux infections respiratoires, et des plus jeunes hélas qui souffrent de pathologies variées

    Le refus d’accepter la finitude de la vie humaine et notamment que chaque personne vieillit et finit par mourir.
    L’extraordinaire mise en jeu de la vie physique, psychique et sociale des plus jeunes pour sauver les plus vieux

    Je trouve pas le bon mot-clé c’est pas #eugénisme mais dans le genre mais pour les vieux.
    #hygiénisme #reinfocovid #Louis_Fouché et consorts

  • « S’ils voient le jour, les petits réacteurs nucléaires modulaires produiront une électricité ruineuse »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/14/energie-s-ils-voient-le-jour-les-petits-reacteurs-nucleaires-modulaires-prod

    Avec un parc vieillissant et le désastre de l’EPR, industriels et politiques misent sur les petits réacteurs modulaires. Une illusion, selon Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire.

    #nucléaire #SMR

    • Tribune.
      Vous avez probablement vu les images saisissantes de poulets dont la tête a été coupée et qui continuent à courir pendant quelques instants de façon erratique. Eh bien cette image est une assez bonne illustration de l’état de l’industrie nucléaire et de ses plus fervents partisans comme Emmanuel Macron.

      Un jour, ils assurent que l’avenir est aux « mastodontes » comme le fameux EPR (en anglais european pressurized reactor) d’une puissance de 1 650 mégawatts (MW), et ce malgré les incroyables déconvenues des chantiers de Finlande et de Flamanville qui devaient respectivement entrer en service en 2009 et 2012, qui ne sont toujours pas terminés et dont les surcoûts insensés ont largement contribué à placer leurs opérateurs dans la panade : Areva a carrément fait faillite, et EDF est dans une situation financière critique.

      Le lendemain, voilà subitement que la solution passerait par les SMR, c’est-à-dire en anglais small modular reactors et en français petits réacteurs modulaires (PMR) dont la puissance est comprise entre 10 et 300 MW. EDF aurait d’ailleurs déjà en projet son SMR de 170 MW, baptisé « Nuward ». La panique qui s’empare ainsi des tenants de l’atome s’explique par une donnée incontournable : les réacteurs actuels sont en fin de vie et la plupart vont être définitivement arrêtés dans les dix à vingt ans, c’est-à-dire, lorsque l’on parle d’énergie, demain matin.

      Un parc pléthorique de réacteurs délabrés

      Les prolongations de durée de fonctionnement, accordées de façon inconsidérée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), et les travaux ruineux que doit faire EDF (programme dit du « grand carénage » et mesures post-Fukushima) vont seulement permettre de gagner un peu de temps – tout en augmentant encore le risque de catastrophe comparable à celle de Fukushima.

      Il faut aussi prendre en compte une donnée cruciale : dans les années 1970 et 1980, la construction en peu de temps d’une bonne cinquantaine de réacteurs nous a été présentée comme un gigantesque exploit, ce qui est d’ailleurs effectivement le cas sur le strict plan industriel. Mais il s’agissait surtout d’une terrible erreur stratégique : tous ces réacteurs vont de fait arriver en fin de vie quasiment en même temps.

      Si EDF a finalement accepté de fermer ses deux plus vieux réacteurs, ceux de Fessenheim, c’est parce que l’électricien se sait totalement incapable de continuer à entretenir un parc pléthorique de près de 60 réacteurs passablement délabrés. C’est aussi pour cela que la fermeture d’au moins quatorze autres réacteurs est actée.

      Le désastre de Flamanville

      Si EDF se dit publiquement opposée à ces fermetures, c’est pour ne pas perdre la face : il est plus facile de prétendre qu’il s’agit de « décisions idéologiques » prises « sous la pression des antinucléaires » – lesquels ignoraient qu’ils avaient tant d’influence ! – que de se reconnaître incapable de maintenir le parc nucléaire.

      Mais, contrairement à ce que prétendent divers candidats à l’élection présidentielle, ce ne sont assurément pas de nouveaux réacteurs nucléaires qui pourront prendre le relais du parc actuel, même si la construction de six EPR est envisagée : comment croire qu’EDF, incapable de construire l’EPR de Flamanville, pourrait en fabriquer plusieurs autres ?

      Il est certes prétendu que les enseignements tirés des précédents déboires permettront enfin de réussir les prochains chantiers, mais c’est déjà ce qu’avait assuré EDF à propos de l’EPR finlandais… ce qui n’a pas empêché le désastre de Flamanville.

      Pas de filière industrielle pour les SMR

      C’est alors que l’industrie nucléaire et son premier VRP, Emmanuel Macron, sortent du chapeau une « solution » miraculeuse : les SMR. Mais si la communication de la macronie peut enfumer l’opinion sur tel ou tel sujet, elle se révèle incapable de faire pousser des réacteurs nucléaires, fussent-ils petits et modulaires.

      Il n’existe en effet pas à ce jour de filière industrielle permettant l’émergence des SMR, lesquels pourraient au mieux être disponibles vers 2040 : pas de quoi répondre à l’actuelle envolée des prix de l’énergie. Et ce d’autant que, s’ils voient le jour, les SMR produiront une électricité ruineuse : il est impossible d’assurer la rentabilité de petits réacteurs, lesquels ne produiront pas assez d’électricité pour cela.

      D’autre part, le choix de l’emplacement d’un SMR est insoluble. Notons d’abord qu’il est impossible de nos jours de créer une centrale nucléaire dans un nouveau site, particulièrement proche d’une agglomération : les habitants se révolteraient, à commencer d’ailleurs par les pronucléaires !

      Le risque d’une impasse énergétique pour la France

      Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les projets de nouveaux réacteurs sont tous dans des centrales déjà existantes, et c’est donc la seule option disponible. Mais quel intérêt de placer un SMR, par exemple, dans la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), perdue dans les marais à 60 km de Bordeaux ? La puissance du SMR, 170 MW, serait dérisoire pour remplacer les actuels quatre réacteurs de 900 MW, soit 3 600 MW.
      On entend alors dire que les SMR pourraient être construits par « grappes ». Mais la rentabilité de dix SMR serait catastrophique pour une production à peu près comparable à celle d’un seul EPR. Ce serait alors moins absurde de faire un EPR, mais l’on retombe sur l’incapacité d’EDF à construire ce modèle.

      De toute façon, l’électricien national est en situation financière dramatique et est parfaitement incapable de financer un nouveau parc de réacteurs, qu’ils soient petits ou gros, modulables ou archaïques. Mais comme les alternatives au nucléaire, en particulier les énergies renouvelables, ne sont développées qu’à la marge, le plus probable est que la France se retrouve dans une totale impasse énergétique d’ici quelques années. Il ne restera alors qu’à pleurer en se remémorant les ridicules harangues pronucléaires de la plupart des candidats à l’élection présidentielle 2022…

      Stéphane Lhomme
      Directeur de l’Observatoire du nucléaire
      http://www.observatoire-du-nucleaire.org

    • Il y a vraiment encore des gens qui font leur site Web en tapant un point tout seul à la ligne entre les paragraphes, au lieu de faire de vrais paragraphes avec un style qui te ferait le graphisme ad hoc ?

    • Tribune probablement suffisante pour convaincre les convaincus mais quand même très pauvre d’un point de vue argumentatif, qui repose quasi entièrement sur le fait qu’on ne saurait plus construire de centrales (même en admettant qu’EDF ne sait plus, d’autres pourront s’y coller à la place) et qui ne questionne pas l’envolée des prix (qui n’a rien à voir avec la maintenance du parc nucléaire).

      Et j’avais jamais vu cette technique du point pour le saut de ligne, sans doute un copier-coller un peu hâtif.

  • Planquer la poussière fasciste sous le Tapie de la bourgeoisie. Hommage à Nanard, l’escroc de la « république ».

    Tous les bourgeois sont des voleurs, légaux ou non - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/tapie-bourgeois

    Bernard Tapie a incarné en France la figure de « l’entrepreneur » dans les années 80. « Entrepreneur » est le concept qui a remplacé celui de patron et avec lui tout ce qu’il pouvait charrier de représentation négative. Quand le patron domine et exploite, l’entrepreneur entreprend… quoi ? Rien de différent : l’exploitation du travail d’autrui, le démantèlement et la revente à la découpe d’industries, les licenciements de masse… Dans quel but ? « Le goût du challenge », explique Tapie au sujet de son rachat de Manufrance. Quelle différence avec les patrons d’antan ? Aucune, le récit change, l’objectif reste : engranger du fric. Tapie, escroc ? Non, bourgeois comme les autres. Il exploite le travail d’autrui, il dupe l’adversaire syndicaliste, il charme le journaliste, il se met le politique et les lois dans la poche, et il encaisse, s’engraisse.

  • Pandora papers : arrêtez de vivre au-dessus de nos moyens ! | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/h-sabbah/blog/101021/pandora-papers-arretez-de-vivre-au-dessus-de-nos-moyens

    Mais qu’est-ce qu’un enfer fiscal ? Un pays qui finance sa santé, son école, sa justice, sa police, son armée, sa recherche, sa diplomatie, ses routes et ses trains ? Alors allons tous gaiement en enfer ! D’ailleurs, cet enfer a été défini, non pas par Dante mais par… la déclaration (pas encore universelle) des droits de l’homme et du citoyen qui posait dès la Révolution : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. L’impôt n’est rien de moins qu’un des droits de l’homme et du citoyen.

  • La "coopération", c’est bien ! ...

    « Mieux vaut que tu ne saches pas » : les confortables revenus des dirigeants des coopératives agricoles - Basta !
    https://basta.media/enquete-Salaires-dirigeants-cooperatives-triskalia-coop-de-France-inegalite

    11 500 euros : c’est le revenu moyen mensuel des dix personnes les mieux payées en 2020 au sein d’Eureden, l’une des plus grosses coopératives agricoles de France (20 000 membres), dont le siège social se situe dans le Finistère, en Bretagne. Au sein de Triskalia (qui a fusionné avec d’Aucy en 2020 pour donner Eureden), le top 10 des salaires était encore plus important : 16 382 euros par mois, en moyenne (en 2019), en augmentation de 26 % depuis 2017. « Ces chiffres, certes très élevés, ne sont pas vraiment représentatifs, estime Serge Le Quéau, membre de l’Union syndicale Solidaires Bretagne et engagé aux côtés des salariés du secteur agroalimentaire depuis une quinzaine d’année. En faisant la moyenne, on masque les plus hauts de ces salaires, notamment ceux des DG, sans doute encore plus impressionnants. »

    #agroindustrie #indécence

  • Voilà, c’est aujourd’hui jeudi 7 octobre la sortie du livre

    « Cartographie radicale : explorations »
    par Nepthys Zwer @nepthys et @reka de chez
    @visionscarto
    disponible dans toutes les librairies avec une semaine d’avance sur le planning (on a de la chance).

    https://www.editionsladecouverte.fr/cartographie_radicale-9782373680539

    C’est un ouvrage à quatre mains, un dialogue entre l’historienne (Nepthys) et le géographe (Reka) qui abordent les mille et une façons cartographiques de parler, dessiner, représenter le monde, nos espaces de vie. Nous y présentons une multiplicité d’approches théoriques et conceptuelles, et nous exposons le résultat de trois décennies de pratiques et "d’expérimentations" cartographiques.

    Dans l’intro nous écrivons :

    « C’est en imaginant ces nouvelles approches, en se hasardant à inventer de nouvelles formes, en bravant les contraintes techniques et surtout en osant défier, voire pervertir les conventions que la cartographie fait émerger une réflexion alternative riche. Non seulement elle produit un savoir nouveau sur le monde, mais elle instaure aussi un autre rapport à la connaissance. Car le savoir « -politique- » des simples citoyennes et citoyens subissant diverses formes d’aliénation sociale, économique et politique devient un outil d’émancipation quand il prend la forme d’une carte. Même si elle semble, de prime abord, moins engagée, la carte sensible qu’une personne produit sur sa propre vie ou ses propres émotions actionne les mêmes ressorts de la prise de conscience et d’une nouvelle confiance en soi »

    « Cette autre façon de concevoir les cartes constitue, même si elle la bouscule un peu, un prolongement de la cartographie conventionnelle. Cette dernière revendique un statut de science exacte, s’appuyant sur des données réputées fiables, et croit produire des images neutres et fidèles de la réalité. Au mieux, ces cartes s’approchent au plus près de la réalité du terrain, en le représentant le plus fidèlement possible, ce qui les rendabsolument nécessaires : il faut pouvoir se repérer, se déplacer d’un point à un autre, il faut que les avions puissent voler, que les bateaux puissent naviguer. La cartographie alternative se veut plus modeste, car elle questionne en permanence les données et les informations dont elle se nourrit et, surtout, assume – et revendique même – sa nature subjective : les images cartographiques ne sont que des visions, des interprétations du réel. »

    #cartographie #cartoexperiment #truc_super_chouette

  • L’entrepreneur grotesque | PrototypeKblog
    https://prototypekblog.wordpress.com/2021/06/30/lentrepreneur-grotesque

    À la fin des années 1990s, le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, et son bras droit Denis Kessler décident de transformer le vieux CNPF (« Conseil National du Patronat Français ») en un MEDEF tout neuf, tout beau et tout moderne. Le sigle veut encore dire « Mouvement des Entreprises De France ». Mais le ton et les mots du discours fondateur, le 27 octobre 1998, sont clairs :

    Nous voici rassemblés, nous les entrepreneurs de France, venus de toutes les régions, représentant tous les métiers et toutes les tailles d’entreprises. (…) Nous sommes un million quatre cent mille hommes et femmes qui nous sommes mis à risques pour créer, maintenir, développer une entreprise, afin de produire avec les 14 millions de salariés avec lesquels nous travaillons, les biens et les services qui constituent la richesse nationale.

    Combien de fois, dans ces années, le baron Seillière, l’héritier de la dynastie Wendel, l’héritier d’une des plus emblématiques dynasties capitalistes d’Europe occidentale (pour les coulisses, voir « Les Grandes Familles » de Maurice Druon, brillamment adapté au cinéma avec Jean Gabin et à la télévision avec Michel Piccoli, édifiant), combien de fois cet hyper-héritier a-t-il commencé une phrase en disant, sans rire, sans rougir : « Nous les entrepreneurs » ?

    Le personnage de Seillière était grotesque et prêtait à sourire, mais le mouvement était réel. Les gens qui animaient ce mouvement étaient sérieux et décidés. Ils croyaient en leur idéologie. Ils venaient de loin. Ils sont allés loin. Ils ont massacré ce monde. Ils n’ont pas été assez pris au sérieux.

  • La fabrication de Z par les médias de milliardaires. Une histoire de la fabrique du consentement.
    Zemmour : un artéfact médiatique à la Une
    https://www.acrimed.org/Zemmour-un-artefact-mediatique-a-la-Une

    Campagne présidentielle naissante, les grands médias propulsent Éric Zemmour – candidat non déclaré – sur le devant de la scène. Et avec lui, un cortège d’idées fascisantes. Retour sur le rouleau compresseur de septembre 2021, à travers un balayage partiel de son défilé, visible et invisible, dans les grands médias.

    Aux trousses d’Éric Zemmour depuis deux décennies, les grands médias n’avaient encore jamais égalé la performance qu’ils ont livrée en septembre 2021. Sans doute l’idée selon laquelle Éric Zemmour est fait par et pour les médias n’a-t-elle jamais été plus vraie qu’aujourd’hui. Il faut dire que la surexposition dont il a bénéficié à intervalles réguliers n’a jamais été sérieusement remise en question par les rédactions – ou alors à la marge, entre parties prenantes acritiques, et en tout cas, sans aucune espèce de conséquence si l’on considère l’ensemble des « Zemmour tour », réglés comme du papier à musique, que nous critiquons depuis 2010.

    Remorques promotionnelles automatiques à chaque nouvel ouvrage, vacarme garanti autour de ce que les médias appellent encore aujourd’hui des « polémiques », le terrain était déjà parfaitement labouré. De telle sorte qu’en cette rentrée, Éric Zemmour a exploité son capital médiatique à plein : à travers la publication d’un livre et l’entretien d’une rumeur sur une possible candidature à l’élection présidentielle de 2022. Deux cartes maîtresses, qui allaient immanquablement lui assurer une campagne d’ampleur dans les médias dominants.

    Point de complot là-dedans ! Suffisent (entre autres) : des pratiques journalistiques moutonnières ; un traitement de l’actualité politique et des élections présidentielles uniformisé dans l’ensemble des médias (sous la forme de match de catch et d’une course de petits chevaux) ; une dépendance accrue et délétère aux sondages et au commentaire artificiel, tous deux prompts à faire exister le rien (rappelons que Zemmour n’a pas déclaré de candidature) ; et last but not least, une normalisation générale de l’extrême droite, processus désormais largement abouti dans les médias dominants.

    Tant et si bien qu’au cours de cette séquence, les médias ont fait de Zemmour un « candidat » en soi, tout à la fois « comme les autres » (ses idées fascisantes étant totalement banalisées) et « hors norme » (compte tenu de l’ampleur de la couverture dont il a bénéficié). Nous reviendrons dans un prochain article sur le premier versant de ce diptyque. En attendant, essayons de parcourir le second…

  • Présidentielle – Un premier sondage place Cthulhu au second tour
    https://www.legorafi.fr/2021/10/06/presidentielle-un-premier-sondage-place-cthulhu-au-second-tour

    C’est un coup de tonnerre pour tous les candidats avec la confirmation de la montée en puissance du Grand Ancien, même s’il ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat.

    La première victime de la percée surprise du Grand Ancien est le Rassemblement national qui, bien que ayant fait campagne sur la diabolisation de l’immigration et des étrangers, doit désormais se renouveler. « Cthulhu est très malin car au lieu de parler simplement de diabolisation, il n’hésite pas à parler ouvertement de damnation éternelle, voire de possession démoniaque d’autrui, ce qui est complètement nouveau » souligne un expert qui affirme qu’on est loin d’avoir tout vu. « Peu à peu le Grand Ancien prend mentalement et psychiquement le contrôle des masses depuis R’lyeh, personne ne pourra résister à son Avènement et sa Toute-Puissance Cosmique ».

    Pour d’autres, c’est aussi le choix des Français qui lassés des promesses non-tenues sont désormais prêts à accepter d’être dirigés par une entité ouvertement démoniaque qui avalera leur âme et détruira leur santé mentale en les tourmentant de mille terreurs. « Bah franchement, par rapport à maintenant, je me dis, pourquoi pas, il n’y a que ça qu’on a pas encore essayé » constate laconiquement ainsi un jeune homme qui dit qu’il votera pour Cthulhu au premier tour.

    Face à lui, les autres candidats sont dépourvus. Ainsi, Xavier Bertrand en difficulté dans les sondages, pourrait annoncer le ralliement surprise du démon mésopotamien, Pazuzu. « Les discussions sont très avancées, un ticket Bertrand – Pazuzu peut changer la donne dans l’esprit des Français » estime les analyste. Quant au candidat écologiste, des pourparlers seraient engagés avec Gozer le Destructeur.

    J’ai rigolé. C’est tellement ça.

  •  » Le totalitarisme tranquille

    "L’Art, c’est bien.

    Attention, hein, je parle de l’Art en général, pas de Maître Gims, soyons sérieux. Mais tout de même : l’Art, c’est par exemple la possibilité d’écrire, de dessiner, de sculpter, filmer ou que sais-je encore, ce qui vous passe par la tête. Comme espace de liberté, on fait difficilement mieux. Par ailleurs, l’Art, c’est une pensée : quand vous lisez la page de n’importe quel livre, il faut se rappeler que chaque phrase était, à un moment donné, dans la tête de quelqu’un qui si ça se trouve est mort il y a des siècles (bon, si vous lisez juste Public, on va oublier). C’est un peu l’archéologie de la pensée.

    Mais visiblement, c’est mal. Mal, parce que les gens d’il y a plusieurs siècles ne pensaient pas comme nous, aussi ces derniers temps commence-t-on à vouloir effacer ou réécrire les traces de ce passé qui n’est pas toujours glorieux. Alors, altérer des œuvres d’art au motif qu’elles ne nous correspondent plus, ne serait-ce pas un tout petit peu dangereux ? (...)"

    https://www.les-crises.fr/le-totalitarisme-tranquille

    #art #politique #censure #histoire #révisionnisme #totalitarisme