Sombre

The point, as Marx saw it, is that dreams never come true. (Hannah Arendt)

  • Stratégie Zéro Covid : 42 fois moins de décès et une contraction de PIB cinq fois moindre
    https://www.les-crises.fr/strategie-zero-covid-42-fois-moins-de-deces-et-une-contraction-de-pib-cin

    Source : Institut économique Molinari L’Institut économique Molinari publie une étude inédite sur l’intérêt de la stratégie Zéro Covid dans la lutte contre la pandémie. Elle compare les pays du G10 à 3 pays de l’OCDE appliquant la stratégie Zéro Covid (Australie et Nouvelle-Zélande) ou assimilée (Corée du Sud). Après 12 mois de lutte contre la Covid-19, les données montrent l’intérêt de la stratégie d’élimination et contredisent l’idée largement répandue en France qu’il fallait nécessairement choisir entre préserver l’économie ou la santé publique. Ces deux objectifs, loin d’être antinomiques, sont complémentaires dès lors qu’on s’extrait du court terme et adopte une perspective dynamique. Lire l’étude complète sur le site de l’Institut économique Molinari L’ÉTUDE MONTRE QUE LA FRANCE EST BIEN PLUS TOUCHÉE Lire la (...)

    • Australie : 25M de personnes ; une (grosse) île 8M km2
      Nouvelle-Zélande : 5M de personnes ; une (petite) île 270k km2
      Corée du Sud : 52M de personnes ; pratiquement une (petite) île 100k km2

  • Après >1 an de pandémie, j’ai appris qu’alerter ne sert à rien. Que ce soit par déni induit par la peur, ou par malfaisance, le rassurisme l’emporte toujours même face aux données épidémiologiques..., par Claude-Alexandre GUSTAVE

    Données épidémiologiques désormais reléguées au rang « d’opinion » par le gouvernement qui préfère s’en tenir à des données « objectives » !?... c-à-d faire de la com !

    La séquence actuelle navigue entre « rigueur d’affichage » et « optimisme de rigueur » !😅

    La « rigueur d’affichage » fait suite à l’agitation récente autour du variant P.1 🇧🇷...

    C’est pourtant un variant décrit depuis fin 2020 dans l’état d’Amazonas et notamment associé à une 2ème vague tragique dans la région de Manaus.
    Les alertes étaient pourtant déjà lancées fin 2020... Il a fallu attendre >4 mois pour réagir !
    Alerter ne sert à rien...

    Et quelle est cette réaction ?
    Arrêter les vols Brésil - France !!!
    Cette mesure est insuffisante pour 3 raisons :
    A) Les voyageurs peuvent passer par des correspondances et donc facilement contourner l’interruption des vols directs...

    B) La Guyane possède >700 km de frontière avec le Brésil, particulièrement difficile à garder, et donc propice aux passages sans contrôle entre le Brésil et la France... où le variant est déjà présent à >84% pour la Guyane et 0,3% à 1% en métropole

    C) Le variant P.1 🇧🇷 est déjà présent dans 52 pays. Un cluster associé à ce variant peut donc être généré par des voyageurs provenant de quasiment n’importe où !

    Limiter les mesures de restriction au seul Brésil était donc absurde.
    Ce dimanche, de nouvelles mesures sont étendues notamment à la Guyane, au Chili, à l’Argentine...

    Mais sont-elles plus pertinentes ?

    Dans un sens oui puisqu’elles incluent une quarantaine obligatoire de 10 jours.
    Mais, comme toujours, on fait encore les choses à moitié : sans parler du délai de 10 jours, insuffisant face aux nouveaux variants plus transmissibles...

    « Quarantaine obligatoire »... est-ce une adaptation des mesures appliquées en Asie, en Océanie, au Royaume-Uni... ou du simple affichage ?

    Comment garantissons-nous l’application de cette quarantaine ? Où ? Combien de temps ?

    On parle de « contrôles policiers stricts »... Sont-ils systématiques ou aléatoires ?
    L’isolé est-il dans un hôtel dédié ? Ou bien simplement chez lui avec d’autres personnes qu’il peut contaminer et qui ne sont pas soumises à la quarantaine ?

    Ces mesures sont limitées à quelques pays d’Amérique du Sud et à l’Afrique du Sud (pour le variant B.1.351 🇿🇦).
    Le reste du monde est exempt de variants ?😅

    Prenons l’exemple du variant B.1.617 🇮🇳.
    Il a émergé en Inde, simultanément avec la plus forte vague locale...

    Les génomes associés à ce variant ne sont pourtant issus d’Inde qu’à 70% !
    23% des cas de variant B.1.617 🇮🇳 ont été identifiés au Royaume-Uni !

    https://twitter.com/Le___Doc/status/1381287555375763465?s=20

    On se rappelle de la rapidité de diffusion des variants entre 🇫🇷 et 🇬🇧 !
    Alerter ne sert à rien...

    On a également une forte présence de variant B.1.351 🇿🇦 en France, à >59% à la Réunion, et entre 1,8% et 13,6% en métropole.
    Or ce variant est associé à un fort échappement immunitaire (avec↘️de neutralisation x7 à x9 par anticorps)... 

    Des signaux d’alertes émergent déjà i) en 🇮🇱 avec l’observation d’un taux d’incidence 8x plus élevé de ce variant chez les vaccinés que chez les non-vaccinés (tendant à confirmer l’échappement immunitaire observé in vitro)

    Israeli data shows South African variant able to ‘break through’ Pfizer vaccine Strain is more effective than original COVID and the British variant at bypassing the shot, Israeli scientists find, in first-of-its-kind, real-world study https://www.timesofisrael.com/real-world-israeli-data-shows-south-african-variant-better-at-bypassi

    ii) Du 🇬🇧, avec une forte % de pop immunisée, et où le variant B.1.351 est celui qui progresse le plus rapidement :

    https://twitter.com/Dr_D_Robertson/status/1382713512452104195?s=20

    Ce qui nous amène aux 2ème axe de la séquence actuelle : « l’optimisme de rigueur »... Le fameux horizon des « 4 semaines » après lequel le gouvernement semble courir depuis plusieurs mois 😅

    Ça commence par les écoles, dont la réouverture est actée pour le 26 avril, indépendamment de la situation sanitaire...
    L’absurde commence : on a « fermé » les écoles pour raison sanitaire, alors qu’elles semblaient être un foyer épidémie hors de contrôle...

    Et nous allons donc les rouvrir alors que la situation sanitaire s’est encore dégradée ! Normal...
    Avons-nous au moins instauré un protocole sanitaire strict pour les établissements scolaires ?
    Avons-nous généralisé les tests de dépistage ?...

    Evidemment non ! Ce que nous n’avons pas fait depuis un an, nous ne le ferons pas après plus d’un an de pandémie !
    On nous promettait 300k tests salivaires dans les écoles... Quel % a effectivement été réalisé ?...

    Même à 100%, cela ne représenterait que 2,5% d’effectif scolaire testé chaque mois, alors que de nombreux pays testent 100% de l’effectif plusieurs fois par semaine ! 😅...

    Et les autotests me direz-vous... Oh ben zut alors, la HAS les a recommandé uniquement pour les >15 ans, donc inapplicables pour les maternelles, écoles, collèges ! C’est trop bête 🤡

    On parle alors de réouvertures, d’un retour à la « normale » à partir de mi-mai.
    L’absurde continue : on a mis en place des mesures sanitaires en avril, à cause d’une épidémie trop active, conduisant à la saturation des hôpitaux...

    Nous avons rempli les réanimations avec un « plateau » d’incidence évoluant entre 100 et 250 cas dépistés/100k/7j...
    Désormais nous sommes à un plateau autour de 350 à 400 cas dépistés/100k/7j !😅
    C’est ce qu’on appelle une amélioration ??? 🤡 

    Et encore... ce pseudo-plateau à 350/400 est induit par un fort recul de l’activité de dépistage, qui se traduit par une forte augmentation du taux de positivité frôlant désormais les 10% !!!

    

    Nous allons donc « rouvrir » alors que l’épidémie est presque 2x plus active que lorsqu’elle a conduit à la saturation des réanimations, aux déprogrammations de soins...
    La logique est trop subtile pour moi 😅

    Alors vous me direz « il faut vivre avec le virus », « nous aurons des protocoles sanitaires »...
    Ce que nous n’avons donc pas réussi depuis plus d’un an, nous allons miraculeusement y parvenir avec une épidémie encore plus active, avec des variants +transmissibles...

    De quels protocoles parlons-nous ?
    De protocoles qui ne tiennent toujours pas compte de la transmission par aérosols ?
    Des protocoles virtuels qui « sautent » aussitôt l’euphorie retrouvée ?...

    Nous avons donc une simple stabilisation relative de l’incidence, à un niveau très élevé, avec des mesures dites « de confinement » 🤡 et nous allons donc lever ces mesures, et grâce à la pensée magique, la situation va s’arranger ! 😅

    On parle de réouvertures par palier de 2/3 semaines, comme si la progressivité avait un quelconque effet protecteur contre la transmission virale 😂

    Avec une incidence massive comme celle qu’on observe actuellement, tout relâchement, même progressif, s’associera inexorablement à une dégradation épidémiologique rapide.
    Sans oublier que les hôpitaux sont tjs saturés et en forte déprogrammation...

    La progressivité de la réouverture peut, au mieux, retarder la 4ème vague (dénommée ainsi uniquement par souci de lisibilité puisque nous ne sommes jamais sortis de la 2ème vague)...

    Ce qui nous amène à l’impasse actuelle : rouvrir le pays pour préparer la saison touristique estivale.
    On croît alors revivre l’été « calme » de 2020 !😅
    On oublie juste quelques petits détails :...

    A) L’Europe sortait d’un confinement massif qui avait écraser la circulation virale sur tout le continent (et idem dans bcp d’autres régions du globe) ;
    B) L’incidence était au plus bas avec <800 cas dépistés par jour en France lors du déconfinement...

    A l’époque, il avait fallu moins d’un mois pour voir le virus réapparaître dans les eaux usées via les analyses du réseau OBEPINE.
    L’incidence clinique avait commencé à ↗️ dès début juillet... tout comme le discours rassuriste/dénialiste...

    Et nous avions alors à faire à des lignées virales peu transmissibles, proche de la souche D614 apparue à Wuhan.
    Désormais, le variant B.1.1.7 🇬🇧 est dominant, 70% plus transmissible, et d’autres du même « calibre » circulent...

    Et nous croyons donc que l’été va avoir un goût de vacances !?🤡
    Pensons déjà aux soignants ! Qui va leur dire qu’ils ne pourront pas prendre de congés cet été pour assurer la continuité des réas saturées ???...

    Ou alors, qui va dire aux Français qu’ils ne pourront pas avoir accès aux soins, car les soignants sont épuisés, et ne peuvent plus assurer la prise en charge de ce surplus massif et durable d’activité ???...

    Alors les rassuristes évoquent la « saisonnalité » du virus.
    Pour rappel, les fluctuations épidémiques observées ne sont que la résultante des « stop & go » appliqués depuis 1 an. Cette « saisonnalité » est donc totalement artificielle...

    L’OMM le rappelait il y a moins d’un mois : les observations mondiales ne supportent pas l’hypothèse d’une saisonnalité de la COVID !
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-lorganisation-meteorologique-mondiale-appelle-a-ne-pas-se-fond

    D’ailleurs, allez dire aux Brésiliens, au Africains du Sud, aux Indiens... que le virus ne circule pas l’été...


    Covid-19 : l’Organisation météorologique mondiale appelle à « ne pas se fonder sur les conditions climatiques pour assouplir les mesures contre la pandémie » "À ce stade, les données disponibles ne corroborent pas l’utilisation des facteurs météorologiques et de qualité de l’air pour permettre aux gouvernements d’assouplir les mesures qu’ils prennent", aff… https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-lorganisation-meteorologique-mondiale-appelle-a-ne-pas-se-fond

    On va alors me dire que nous avons désormais la vaccination, et que tel le Graal, elle va arrêter la pandémie sans rien avoir à faire de plus ! 🤡
    Alors pour rappel, le Chili a vacciné >2x plus que nous et subi sa plus forte vague, lui imposant un confinement total 

    On va alors me dire que c’est parce qu’ils ont utilisé un vaccin Chinois peu efficace.
    Ils ont également utilisé le vaccin de Pfizer/BioNTech, et la situation des plus âgés montrent pourtant que leurs vaccins sont efficaces :
    https://twitter.com/JorgeGalindo/status/1381246058915897345?s=20

    Alors on va me citer les exemples britanniques et israéliens.
    Oui, mais ces 2 pays n’ont pas limité leur réponse à la seule vaccination !
    Ils appliquent une stratégie de suppression virale !

    Ils ont d’abord écraser leur épidémie avec un confinement national.
    Même Boris Johnson le rappelle, c’est bien le confinement et pas la vaccination qui a sorti son pays de la 3ème vague, et il craint désormais la 4ème vague :
    https://twitter.com/BBCPolitics/status/1381919420101066752?s=20

    Le confinement britannique a permis d’atteindre une incidence d’environ 25 cas dépistés / 100k / 7j, ce qui est un seuil quasi parfait pour appliquer la suppression virale via le triptyque tester/tracer/isoler... Vous savez ? La stratégie que la 🇫🇷 a abandonné 🤡 

    Depuis, le Royaume-Uni teste massivement (bien plus que nous), contrôle ses frontières avec des quarantaines obligatoires, en hôtels désignés et contrôlés, avec des amendes plus que dissuasives.

    En Israël, la situation est similaire avec un confinement qui a écrasé l’incidence au même niveau qu’au Royaume-Uni 

    Et depuis, Israël applique une stratégie de suppression virale stricte, avec un testing massif, un contrôle strict de ses frontières, l’usage d’un Green Pass pour l’accès aux espaces publiques, et un contact tracing très intensif via la téléphonie

    https://twitter.com/jaimylepaquet/status/1361800083398938630?s=20

    La comparaison avec la situation française, où l’heure est à l’optimisme ferait presque rire si ce n’était pas tragique !
    Vous remarquerez qu’alors qu’Israël affiche une incidence très <<< à la nôtre, ils testent quasiment autant que 🇫🇷 où l’épidémie fait rage !😅 

    Alors oui, alerter ne sert à rien...
    Nous sommes probablement dans une phase de la pandémie où la discours sanitaire, la prudence, n’est plus audible pour une population usée par un an de « vivre avec », qui s’est accoutumée à une mortalité massive...

    Cette phase est peut-être nécessaire... même si elle ne sera pas facile, mais elle amènera peut-être à la prise de conscience !?
    Donc continuons de croire que l’été va bien se passer, continuons de croire que la ligne d’arrivée est proche...

    Continuons de voir la médecine comme la simple pratique se résumant à trouver un « cachet » pour chaque maladie... Nous avons eu l’HCQ pour 2020, l’IVM pour 2021...
    Continuons de rejeter les mesures de prévention via la suppression virale

    Continuons de croire qu’il suffit de vacciner quelques personnes dites « fragiles » pour régler le problème.
    Continuons de croire que le retour à la vie normale est pour bientôt...

    Et continuons donc à prendre du retard pour appliquer les seules stratégies qui se sont montrer efficaces contre la COVID et qui finiront par s’imposer mais dans la douleur face à l’échec vaccinal, à l’afflux incessant de variants, à la saturation durable des hôpitaux...

    Encore une fois, alerter ne sert à rien.
    Après plus d’un an passé à hurler dans le désert, cela me paraît désormais ridicule.
    Mieux vaut me taire.
    L’espoir fait vivre, advienne que pourra.

  • Thread by chiwawa_42 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1384470005534773251.html

    Voudriez-vous savoir pourquoi un ingénieur peut être opposé à #TousAntiCOVID ? Il ne s’agit pas de dogmatisme ou d’idéologie comme le résument souvent ses promoteurs condescendants, mais de problèmes bien identifiés. Un Thread 1/18

    Source : https://twitter.com/chiwawa_42/status/1384470005534773251

  • Pour faire des économies, Carrefour remplace une partie de ses CDD par des jeunes en contrat pro | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1618828051-economies-carrefour-remplace-cdd-jeunes-contrat-pro-supermar

    Pour aider les jeunes largement impactés par un marché de l’emploi en crise, l’État subventionne les contrats de professionnalisation. Carrefour profite de l’occasion pour remplacer ses CDD et ainsi faire des économies.

    Ève (1) n’en revient toujours pas. Depuis sept mois, elle travaillait à la caisse d’un Carrefour du Nord de la France. Son CDD s’achève dans les jours qui viennent et on lui a promis qu’il serait renouvelé. Mais son manager lui propose un drôle de deal : une prolongation au même poste… en alternance. C’est ça ou rien. « Je n’ai pas plus d’explication à te donner, ça vient de la RH », lui assure son supérieur. La jeune femme refuse finalement le contrat pro moins bien payé qui lui est proposé et se retrouve au chômage.

    #profiteurs_de_crise #salopards

  • [Note] L’indécent enrichissement des milliardaires français pendant la pandémie - Attac France
    https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-l-indecent-enrichissement-des-milliardaires-francais-pendant-la-p

    Les dernières données publiées début avril par le magazine
    Forbes permettent de se faire une idée de l’évolution
    de la santé financière des ultra-riches depuis le début de
    la crise du Covid-19. De mars 2020 à mars 2021, la fortune
    des milliardaires français a augmenté de 170 milliards
    d’euros. Dans cette courte note, Attac France et Oxfam
    France analysent cet indécent enrichissement.

  • Selon Samuel Alizon, 40 ans, directeur de recherche au CNRS, au laboratoire maladies infectieuses et vecteurs (Montpellier), la stratégie choisie par la France « est de laisser circuler le virus largement ».

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-la-volonte-politique-de-controler-l-epidemie-n-est-pas-claire-

    Sur le moyen ou le long terme, la volonté politique de contrôler l’épidémie n’est pas claire. Aujourd’hui, la circulation massive en France, fait par exemple que la France est potentiellement aussi un des pays où des variants risquent d’évoluer. Le virus mute en continu. La plupart de ces mutations sont neutres. Plus vous le laissez circuler, plus il y a de risques que certaines de ces mutations aient des effets.

    Donc, la stratégie choisie par la France qui est de laisser circuler le virus largement est une stratégie qui maximise les risques, qui maximise les coûts à court terme, et qui, sur le long terme, maximise les risques aussi en termes d’évolution virale.

    • Et c’est ainsi que la laborieuse campagne de vaccination participe elle aussi à la politique de « l’immunité de troupeau » avec des variants qui éclosent un peu partout et qui vont damer le pion à toute stratégie vaccinale. Les faits sont têtus : depuis le début de la pandémie, on assiste à une lutte acharnée de notre oligarchie pour maintenir le « quoiqu’il en coûte » à un niveau acceptable pour les industriels et les échanges marchands. Plus question de revenir au blackout total de mars 2020. Par conséquent, nous sommes toujours en guerre mais « l’ennemi » est protéiforme. Entretenir la paranoïa et la bonne santé des actionnaires restera à jamais l’unique voie pour les raclures qui prétendent nous « diriger ».

  • Covid-19 : cinq questions sur l’application TousAntiCovid-Carnet, première étape vers le #pass_sanitaire
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-cinq-questions-sur-l-application-tousanticovid-carnet-premiere

    Avec cette nouvelle fonctionnalité de l’application TousAntiCovid, la France se conforme aux demandes de l’Union européenne, qui a demandé aux Etats d’avoir mis en place un système de ce genre d’ici le 17 juin. « Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du certificat européen, nous travaillons en coordination avec l’UE », assure Cédric O. L’objectif est de permettre une « opérabilité des systèmes » de chaque pays européen. « A terme, il serait logique que les résultats certifiés deviennent obligatoires pour voyager au sein de l’Union européenne », explique Cédric O.

    L’UE doit mettre en place d’ici fin juin un sésame destiné à faciliter les déplacements des Européens pouvant attester qu’ils ont été vaccinés contre le Covid-19, qu’ils ont passé un test PCR ou antigénique rapide ou qu’ils sont immunisés après avoir été infectés. Le pass sanitaire européen « ne sera pas déclaratif » et nécessitera par exemple une prise de sang pour assurer de l’immunité acquise, a affirmé le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton. Le document concerna « tout le monde », y compris les enfants, mais restera « volontaire ».

    Le projet du pass sanitaire est évoqué depuis des mois en France et doit permettre la levée progressive des restrictions de déplacements et l’accès à certains lieux et événements. « Olivier Véran et moi-même avons déjà dit que le pass sanitaire n’était pas envisagé pour des applications quotidiennes tel qu’aller au restaurant ou dans un commerce, a rappelé Cédric O. Des questions peuvent légitimement se poser pour des événements un peu différents qui rassemblent énormément de personnes comme les concerts, les festivals, les salons professionnels. Cela fait encore l’objet de discussions gouvernementales. »

    La #vaccination couplée à l’application #TousAntiCovid nous permettra de « vivre avec le virus » ...

  • La demande énergétique mondiale est sous-estimée, et c’est un vrai problème pour le #climat
    https://theconversation.com/la-demande-energetique-mondiale-est-sous-estimee-et-cest-un-vrai-pr

    Parfois appelé « paradoxe de Jevons », du nom du premier économiste à l’avoir étudié au milieu du XIXe siècle, l’effet rebond correspond à l’ensemble des mécanismes économiques et comportementaux qui annulent une partie, ou la totalité, des économies d’#énergie résultant des gains d’efficacité.

    Par exemple, si les ingénieurs parviennent à diminuer de moitié la consommation d’essence nécessaire pour parcourir un kilomètre en voiture, les automobilistes peuvent dépenser deux fois moins d’argent pour parcourir la même distance, mais ils peuvent aussi parcourir deux fois plus de kilomètres avec le même budget ! L’histoire nous montre que c’est la seconde option qui a été suivie, en augmentant au passage le poids, le confort, la vitesse maximale et la puissance des voitures.

    Ainsi, en abaissant le coût d’un service donné – s’éclairer, se déplacer, se chauffer, se nourrir, se divertir –, l’efficacité énergétique engendre un surcroît d’utilisation de ce service : on s’éclaire plus, on se déplace plus, on se chauffe, on se nourrit et on se divertit davantage grâce aux gains d’efficacité énergétique.

    Mais disposer d’un éclairage ou d’une voiture plus économe peut aussi pousser les consommateurs à utiliser une partie de leurs revenus pour acheter autre chose que de l’électricité ou de l’essence : par exemple, un billet d’avion ou bien un nouveau smartphone. Il en va d’ailleurs de même pour les entreprises, qui peuvent allouer à de nouvelles activités les revenus épargnés grâce à l’efficacité énergétique.

    À terme, ces changements de comportement peuvent modifier les prix et les incitations à investir dans telle ou telle infrastructure (le système routier plutôt que le système ferroviaire par exemple), et ainsi modifier encore un peu plus la consommation d’énergie.

    L’ampleur des effets rebonds est difficile à quantifier, mais une tendance se dégage dans les connaissances que nous avons de ce phénomène. Dans une étude récente, nous avons montré avec mes collègues que les preuves d’effets rebonds très significatifs étaient de plus en plus nombreuses : plus de la moitié des économies d’énergie résultant d’une amélioration de l’efficacité énergétique semble ne jamais se concrétiser dans la réalité…

  • Ultra vénère de lire ce témoignage de Bruno Andreotti : #Covid19, #aerosolisation et responsabilité criminelle gouvernementale...

    Il y a un mois, je reçois un mail un dimanche après-midi de l’ANSES me demandant si je souhaite faire partie d’un comité groupe d’expertise collective en urgence (GECU) sur les risques de transmission par voie aérienne de la Covid 19, sujet sur lequel je travaille.

    Les questions posées au groupe de travail correspondent en tout point à un rapport de sécurisation sanitaire remis la veille —travaillant sur la dynamique des gouttes en aérosol dans les brumes et les nuages, me rendre utile à la société en travaillant sur la Covid était naturel.
    La lettre d’invitation me demandait une liste de noms pour compléter le comité de travail… Après avoir rempli un formulaire en ligne qui m’a pris 2h, je n’ai plus eu aucune nouvelle avant d’en demander ce soir.
    J’ai appris par retour de mail mon éviction de ce comité. Je ne crois pas que nous soyons nombreux en France à travailler sur le risque de transmission aéroportée.

    Au delà de l’incorrection, je ne comprends pas ce à quoi joue le ministère commanditaire du rapport de l’ANSES.

    J’ai passé mes jours et mes nuits à éplucher toute la littérature scientifique sur les courbes dose-réponse, les courbes de charge virale, la dynamique des aérosols qui portent les particules virales et j’aurais aimé discuté avec les virologues sur les données manquantes.
    Je suis très déçu ; travailler un mois dans un groupe multi-disciplinaire, cela m’enthousiasmait ; avoir enfin une ouverture vers l’appareil d’Etat, plutôt que les collectivités locales et les agents économiques non étatiques, cela m’enthousiasmait.
    Que le ministère ait changé le contour du groupe de travail sur le risque de contamination aéroportée en en supprimant… le risque ET la contamination aéroportée, pour le réduire aux données virologiques (dose réponse sur modèle animal et tissus cellulaires)…
    Bref.

    Pour bien apprécier la chose :
    • le milieu de la virologie a nié, partout dans le monde, la possibilité d’une transmission par voie d’aérosol.
    • le monde politique, les comités hospitaliers et les agences sanitaires ont 8 mois de retard sur l’état de l’art scientifique.
    • le milieu de la santé est très mal formé aux questions d’aérosol et d’hydrodynamique (ainsi, la responsable Covid de mon université a soutenu pendant des mois qu’ouvrir les fenêtres allait concentrer le virus…)

    On m’a fuité la composition du groupe : on n’y trouve personne qui ait travaillé sur la transmission aéroportée de Sars-Cov-2, personne qui connaisse la physico-chimie des aérosols, et nombre de collègues venus des domaines qui ont nié pendant un an la transmission aéroportée.

    Ce n’est pas comme lanceur d’alerte pénible qu’il me semblait avoir ma place, mais parce qu’objectivement, nous sommes peu à avoir, depuis une certaine discipline, avalé les centaines d’articles dans trois disciplines différentes permettant de construire.
    Les personnes qui m’ont fait évincer depuis le ministère (probablement comme lanceur d’alerte pénible) n’ont même pas conscience que le rapport sera décortiqué dès sa parution et mis en pièce s’il n’est pas à la hauteur (scientifique) des enjeux graves du moment.

    Quel type de conséquences dans le verrouillage de la composition de groupe de travail ANSES de ce type ? Par exemple de produire un rapport sur les purificateurs d’air intérieur qui… ignore les purificateurs d’air à filtre Hépa.
    –> https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2012SA0236Ra.pdf

    Le rapport ne dit rien de faux, bien sûr, mais passer à côté d’un système éprouvé en usage dans tous les trains, dans tous les avions, dans tous les immeubles modernes, cela conduit le politique à faire des erreurs aux conséquences très graves.
    –> extrait du 7/9 sur France Inter le 2 novembre 2020 avec J.M. Blanquer : "On a fait une étude sur les purificateurs d’air et ça n’est absolument pas probant. Mais chaque fois qu’on peut ouvrir les fenêtres, il faut le faire" : https://twitter.com/franceinter/status/1323171923203969026

    Je tiens pour vrai que la science repose sur des faits objectivés et des méthodes explicites, mais surtout sur l’invention de cadres régulés pour la confrontation critique. Plus un groupe de travail présente de diversité, et plus il a de chance de démêler savoirs et croyances.

    S’engueuler scientifiquement n’est jamais un problème et ne laisse aucune trace (autre qu’égotique) : quand on a tort, on a tort ; on en convient et on passe.

    Le contrôle politique de « l’expertise », je trouve que c’est l’abomination.

    Source https://twitter.com/Andreotti_B/status/1383116127652491265

  • Coronavirus: Brasil es «como un Fukushima biológico, un reactor nuclear que está fuera de control» - BBC News Mundo
    https://www.bbc.com/mundo/noticias-56739666

    «Cuando la gente me pide que haga una metáfora, digo que para mí es como Chernóbil o Fukushima, un reactor nuclear, pero uno biológico, que está fuera de control en una reacción en cadena», se explaya para BBC Mundo el reconocido neurocientífico y profesor de la Universidad de Duke (Estados Unidos) desde su casa en Sao Paulo.

    […]

    De acuerdo con el profesor, «si Brasil no está bajo control, (si hay) cientos de miles de casos todos los días, vamos a tener un depósito de nuevas variantes que pueden surgir y extenderse a América del Sur y a América Latina, y luego al mundo entero en cuestión de semanas».

    «Si se permite que tanta gente se infecte todos los días y no se hace nada para controlar esta pandemia aquí, el mundo entero sufrirá las consecuencias».

    Se trata, en su opinión, de una amenaza contra los esfuerzos de la comunidad internacional para frenar la pandemia.

  • La femme-objet ne fait pas vendre, elle rend malheureuse
    http://www.slate.fr/story/207608/publicite-vuitton-lea-seydoux-femme-objet-sac-nudite-vendre-nicolas-ghesquiere

    En mettant le corps parfait de #Léa_Seydoux dans une position lascive entre des draps pour vendre un sac, #Nicolas_Ghesquière fait comme s’il n’avait jamais entendu parler de « male gaze ».

    Avril 2021. On sait qu’on est encore loin de l’égalité mais on avance. Les femmes affirment leur parole, leur présence, leurs modes d’existence divers, leurs désirs de se représenter différemment.

    Et puis, un jour d’avril 2021, c’est l’accident. La sortie de route. Le déraillement complet. Brusquement, sur internet, on voit apparaître une nouvelle campagne de pub...

    « J’avoue que j’ai été un peu agacée par la pub avec Léa Seydoux qui se roule nue à côté d’un sac à main »
    Titiou Lecoq
    #regard_masculin

  • Salaire unique ou « salaire au besoin » : une coopérative boulangère repense la notion de rémunération - Basta !
    https://www.bastamag.net/salaire-au-besoin-egalite-salariale-alternative-cooperative-Scop-boulanger

    Une boulangerie en coopérative a imaginé une façon inédite de concevoir sa grille salariale, en expérimentant le « salaire au besoin » Après six mois de fonctionnement, les salariés livrent un premier bilan contrasté, étonnant et riche d’enseignements.

    Que doit rémunérer le salaire ? La stricte part de l’effort productif ? Ou bien doit-il intégrer les conditions sociales d’existence du travailleur ? C’est à ces questions, pour le moins fondamentales, auxquelles des boulangers grenoblois se sont frottés. Ils ont eux-mêmes tenté une expérimentation inédite : le « salaire au besoin ».

    Jusqu’alors, la boulangerie Le Pain des Cairns – une coopérative ouvrière – fonctionnait sur un principe simple : le salaire unique. Tous les salariés y travaillent à la fois comme boulanger et comme vendeur, chacun étant appelé à effectuer les mêmes tâches – en proportions égales, autant que possible – assurant ici le service au comptoir, là différentes missions administratives, quand les mains ne sont évidemment pas occupées à préparer le levain ou à surveiller la cuisson. Chacun des boulangers coopérateurs touchait donc le même salaire, 1600 euros net, auquel s’ajoutent diverses primes au cours de l’année.

    #boulangerie #coopérative #SCOP #autogestion #revenu #salaire

    • À sa façon, la coopérative boulangère rejoue les grands débats sur la valeur du travail, mais se refuse à les trancher. « Dès lors qu’on essayait de « factualiser » tout ça dans une grille, ça bloquait. C’était trop contradictoire avec notre approche des choses » abonde Myriam, 32 ans. C’est ainsi que surgit l’idée de renverser la perspective, en dissociant les tâches accomplies de la rémunération obtenue. Autrement dit, décorréler le salaire du travail, en ne se focalisant plus sur la production et l’activité exercée, mais plutôt sur les besoins revendiqués du salarié. Le nom en découle naturellement – le « salaire au besoin » – sans qu’il ne soit inspiré d’aucune théorie ou expérience particulière. Le collectif établit pour cela son propre mode d’emploi et ses propres règles, le temps d’une expérimentation fixée à six mois à partir d’octobre 2020.

    • Si le principe du salaire unique apparaît bel et bien séduisant pour ce qu’il incarne comme valeur d’égalité, le vécu commun de cette boulangerie raconte aussi qu’il ne permet pas certaines solidarités – en l’occurrence, à l’égard de l’âge et d’une situation familiale, mais il pourrait en être de même vis-à-vis de problématiques de santé ou de handicap. Alors, salaire unique versus salaire au besoin, et si la « vérité » était entre les deux ?

      Il y a une autre question qui n’est pas abordée : et si ce n’était PAS à l’activité précise de la personne qui a ces besoins de le prendre en charge ?

      En effet, là illes font des expérimentations légitimes, car la société générale dans laquelle illes vivent ne prend pas en charge, ou mal, ces besoins. Du coup illes se rabattent sur l’entreprise où illes travaillent pour cela. C’est légitime sur le cours terme, car c’est uniquement sur ça qu’illes ont la main !

      Mais… c’est le principe de la sécu à la base : ça ne devrait surtout pas être propre à telle entreprise, mais mutualisé (et donc lissé) sur beaucoup plus de monde. Pas forcément un pays entier d’ailleurs, on peut très bien imaginer des expériences de sécu à échelle communale, régionale…

      À partir du moment où ces besoins courants et qui peuvent toucher tout le monde (enfants, maladie, chômage, etc), sont pris en charge « par la communauté » plus généralement (pays ou région ou commune, ce sont des choix très différents mais en tout cas : pas dans chaque entreprise !), et bien à l’intérieur même de telle entreprise (ou service public), le salaire peut bien rester au salaire égal.

  • Sebastian Roché : « Les gens croient en l’efficacité de la police lorsqu’ils ne la voient pas agir »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/16/sebastian-roche-les-gens-croient-en-l-efficacite-de-la-police-lorsqu-ils-ne-

    Avec deux autres universitaires, le sociologue, spécialiste des questions de police et de sécurité, a déchiffré près de dix années d’enquêtes de victimation, un indicateur jugé fiable de l’état de l’opinion à l’égard de la police.

    Le sociologue Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po Grenoble, s’est penché sur les enquêtes de victimation, menées auprès de la population, pour connaître l’état de l’opinion à l’égard de la police. A rebours des idées reçues, il démontre que c’est l’absence de contact avec les forces de l’ordre qui garantit, aux yeux des Français, son efficacité.

    La police est-elle, comme le soulignent de fréquents sondages, une institution très majoritairement appréciée ?
    Les instituts de sondage continuent de fonctionner avec une approche trop simplificatrice. En se contentant de demander « Avez-vous confiance en la police ? », on n’obtient pas de réponse sur la légitimité de la police mais sur l’utilité de l’existence d’une telle organisation. Or, très peu de gens rejettent radicalement le fait qu’il puisse y avoir une police. Une telle question ne dit rien de la confiance dans ses pratiques. Pour donner une image fidèle de la situation, la confiance doit être mesurée à trois niveaux : le caractère juste de son action, le fait qu’elle ne cause pas de dommages, et des modes d’action efficaces. Il faut mieux évaluer ces modes d’action, les replacer dans des contextes précis.

    Quelles sont les raisons habituelles de la confiance dans la police ?
    Les gens croient dans son efficacité lorsqu’ils ne la voient pas agir, n’ont pas de contact avec elle, et n’ont pas besoin d’elle parce qu’ils ne sont pas exposés à des troubles. Les responsables politiques et policiers affirment que leur mandat consiste à lutter contre la délinquance. Les victimes de cette délinquance et des incivilités imputent donc la responsabilité de ce qui leur arrive à ceux qui se disent responsables. Sans prévention des troubles, la confiance chute dans tous les types de contextes ou de populations.

    La visibilité de l’action policière n’entraîne-t-elle pas une hausse de la confiance dans son efficacité ?
    C’est exactement l’inverse qui se produit : plus les Français voient la police conduire des interventions autour de chez eux, moins ils la trouvent efficace. Et, ce n’est pas parce qu’on est victime ou à cause des incivilités dans le quartier : ces paramètres sont déjà pris en compte.

    Comment expliquer une conclusion aussi contre-intuitive ?
    Les résultats nous poussent à penser qu’une faible confiance provient des modes d’action, des façons de faire la police. En France, le ministère de l’intérieur privilégie une stratégie agressive : des interventions très visibles, qui mobilisent des effectifs nombreux, souvent lourdement équipés. La littérature internationale indique que ce mode d’action érode souvent la légitimité.

    N’est-ce pas au contraire la preuve que, dans certains quartiers, le travail de la police gêne ?
    Non, hélas. Il existe en fait une demande de police dans les quartiers défavorisés, qui sont très loin de la rejeter par principe. Ce travail suggère que ce qui n’est pas admis, en revanche, c’est la « mauvaise police » : les démonstrations de force, les raids, l’usage détourné des contrôles d’identité. Le contraire de la police de proximité.

    La confiance dans la police varie-t-elle en fonction des territoires ?
    Une fois pris en compte les effets de la victimation, des incivilités et des modes d’intervention, nous montrons que la confiance est plus faible dans les quartiers qui cumulent les désavantages en matière d’éducation, de transports, de revenus… Cette variable est beaucoup plus importante que l’origine ethnique ou les revenus du ménage. Elle renvoie aux politiques scolaires et économiques. Elle abrite aussi un effet de mémoire collective : les quartiers pauvres ont le plus subi les violences policières et s’en souviennent.

    Point positif, l’accueil en commissariat : deux tiers des Français s’en disent satisfaits…
    Nous pensions que ce contact pouvait améliorer la légitimité de la police chez les victimes. Ce n’est finalement pas le cas. Ici, le traitement de la plainte est probablement en cause : les auteurs ou les biens volés sont rarement retrouvés. Pire, pour les victimes de violences, aller au poste de police entraîne un affaissement supplémentaire de la confiance si elles ont un statut économique modeste.

    Votre étude ne couvre pas les questions liées aux contrôles d’identité et aux violences policières…
    Ces données ne figurent pas dans cette enquête, les ministères en charge ne s’y sont pas intéressés. Mais, on sait que le contrôle d’identité dégrade, et très nettement, la confiance dans la police.

    #police #violence_d'_État #violences_policières

  • The Uranium Atlas
    https://beyondnuclearinternational.files.wordpress.com/2020/09/uraniumatlas_2020.pdf (PDF)

    The global map of uranium that looks at where it was mined and processed; how & where it was used; and who suffered as a result. The inescapable conclusion is that this energy pathway has led to global discrimination against indigenous peoples and communities of color.

    A noter (entre autres) l’usage créatif de la projection Bertin, y compris pour positionner des pays dans un graphe sans fond de carte).

    #nucléaire #armement #atlas #datasource

  • Tuer l’indien dans le coeur de l’enfant - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/093799-000-A/tuer-l-indien-dans-le-coeur-de-l-enfant
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/093799-000-A/1920x1080?ts=1618391296&watermark=true&text=true

    Adopté au #Canada en 1876, l’#Indian_Act avait pour but de faire des #Amérindiens des citoyens de seconde zone séparés de la population blanche, et de sédentariser un #peuple_nomade pour mieux contrôler ses territoires et ses ressources. Un #génocide_culturel, des générations d’enfants violentés : une enquête implacable sur l’origine des traumatismes qui hantent les communautés autochtones du Canada.

  • « Ils m’ont pris ma main ! » - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Ils-m-ont-pris-ma-main

    Dans Cinq mains coupées, Sophie Divry donne la parole à autant de manifestants fluo ayant perdu une main dans l’explosion d’une grenade Gli-F4. Quand l’Histoire fera le procès de la Macronie, ce livre figurera en bonne place au rayon des pièces à conviction.

    #violences_policières #droit_de_manifester #répression #macronie #gilets_jaunes

    (Merci @mona d’avoir relayé cet article sur Twitter).

  • Spreading faster, hitting harder – why young Brazilians are dying of Covid | Coronavirus | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/apr/16/spreading-faster-hitting-harder-why-young-brazilians-are-dying-of-covid
    https://i.guim.co.uk/img/media/248d01b68f9d9c9c0fb18beff820df37904dec47/0_48_4674_2805/master/4674.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    “I saw everything in there. Children, adults, young people, bodybuilders – the lot. All of them going through the same thing,” Castro recalled, rubbishing the idea that only elderly people were in danger. “If you’re a human being you’re at risk,” he said. “This disease is a total game of Russian roulette.”

    When Covid first hit Brazil last February it was, as elsewhere, considered mainly a threat to the ageing or infirm. A year later, as Brazil grapples with by far the most traumatic phase of its epidemic, a troubling trend has emerged, as intensive care units fill with younger patients such as Castro, some seemingly battling more severe forms of the disease. An unusually high number of infant fatalities has also been reported with more than 1,000 Brazilian babies dying last year compared with 43 in the US.

    Brazilians have been particularly shocked by the case of Paulo Gustavo, a 42-year-old television star who has spent the past month fighting for his life in a Rio ICU despite being previously fit and healthy. Last week, the Brazilian Association of Intensive Care Medicine said that for the first time, most Covid patients in ICU were under 40 – a finding echoed by frontline doctors.

    • Boulos said the vaccination of older Brazilians partly explained the increasing proportion of younger patients in ICU. “But there’s no doubt young people are being [physically] more affected by this new variant. It’s unquestionable.”

      “Sometimes … these young people will die after just a few hours or days with very acute, severe illnesses – and you won’t find any comorbidity or factor to explain why. It’s dramatic,” added Boulos, pointing to similar suspicions that the South African variant might be affecting the young more.

      Bressan suspected behavioural factors were also at play, with younger Brazilians more likely to be frequenting places where they might be exposed to greater doses of the virus, more often. “It’s younger people who are going out to work, to parties, restaurants and nightclubs,” said Bressan, adding that many of the patients she was now seeing in their 40s were domestic workers, cleaners, retail workers and waiters. “People who absolutely have to leave home to work.”

  • Frankfurt/Rhein-Main : Unterm Pflaster wachsen die Gewinne
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1150756.frankfurt-rhein-main-unterm-pflaster-wachsen-die-gewinne.h

    Quelques explications à propos de la qualité du marché de l’immobilier et des mesures contre l’augmentation illimitée des loyers

    16.04.2021 von Bernd Belina - In der Finanzmetropole zeigt sich besonders deutlich, warum Wohnungspolitik gegen Bodenspekulation so wenig ausrichten kann.

    Boden ist eine spezielle Ware. Anders als etwa die Gebäude, die auf ihm stehen, wird Boden nicht hergestellt. Er ist einfach da, und zwar in genau dem Umfang, den die Erdoberfläche hergibt. Zur Ware, die ge- und verkauft werden kann, wird Boden nur dadurch, dass er jemandem gehört. Zugleich ist Boden die – im Wortsinn – Grundlage für alles, was in einer Gesellschaft stattfindet, denn alles muss irgendwo sein: offensichtlich etwa Wohnraum oder Infrastrukturen, aber auch zum Beispiel die Server und Leitungen, die den vermeintlich »virtuellen Raum« des Internets ermöglichen, oder die geheimen Militäranlagen, die Regierungen am liebsten aus dem Blickfeld verschwinden lassen würden.

    Außerdem unterscheidet sich Boden im Hinblick auf die Nutzungsmöglichkeiten ebenso wie auf den Preis nach seiner Lage. Ein Hafen ergibt nur am Wasser Sinn und Büros werden dort errichtet, wo das Geschäft stattfindet. Die Lage des Bodens wird so zu einer seiner wesentlichen Eigenschaften. Diese drei Eigenschaften des Bodens – unvermehrbares Gut, notwendige Grundlage von allem und nach Lage differenziert – machen ihn zu einer speziellen Ware; und sie bestimmen seinen Preis. Je höher die zahlungsfähige Nachfrage nach Boden an einem bestimmten Ort, desto höher die dortigen Bodenpreise; und damit auch die Pacht- und Mietkosten.

    In der Konkurrenz um Boden setzt sich auf dem Markt stets der dickste Geldbeutel durch. Weil es in Städten aber auch Parks und Parkplätze, Kitas und Kunstmuseen sowie viele weitere zahlungsschwache Nutzungen an geeigneten Orten braucht, greift der Staat im Rahmen festgelegter Regeln planend ein. Die wichtigsten finden sich im Baugesetzbuch (BauGB). In ihm ist z. B. geregelt, wie die Bodennutzung festgelegt wird (grob in Flächennutzungsplänen, detailliert in Bebauungsplänen), wie und wo die Gemeinde ein Vorkaufsrecht ausüben und welche speziellen Gebiete sie ausweisen kann, um dort Sanierungs- oder Entwicklungsmaßnahmen einzuleiten, dass und wie die »Bodenrichtwerte« berechnet werden sowie schließlich auch, unter welchen Bedingungen Grundstücke im Dienste des Gemeinwohls (gegen Entschädigung) enteignet werden können.
    Insbesondere in prosperierenden Städten und Regionen lässt sich viel Geld damit verdienen, Boden zu verpachten oder ihn nur spekulativ zu kaufen, um ihn mit Profit weiterzuverkaufen. Beide Arten, Geld zu erwirtschaften, werden als »leistungslose Profite« bezeichnet, weil mit dem Handelsgut Boden nichts getan wird, außer es zu verpachten (dann heißt das Einkommen Grundrente oder Bodenrente) bzw. es zu kaufen, zu warten und zu verkaufen (dann heißt es Spekulationsgewinn).

    Die andere Seite der leistungslosen Profite ist immer und notwendig, dass irgendjemand für sie aufkommen muss. Bei Pacht oder Miete sind das Wohnungsmieter*innen, die sie aus Lohn oder Transferleistungen, ferner Unternehmen, die sie aus ihren Gewinnen, oder staatliche Einrichtungen, die sie aus Steuern und Abgaben bezahlen. Bei spekulativ hochgetriebenen Kaufpreisen sind es dieselben Geldquellen. Hinzu kommen fast immer Kredite, die mit Zins zurückzuzahlen sind, womit zusätzlich auch Banken und Finanzinstitutionen profitieren. Ein spezifischer Typus von Unternehmer*innen im Feld des Wohnens sind Vermieter*innen. Diese kaufen Boden (meist mit Gebäuden darauf) nicht für sich selber, sondern um Grundrente einzunehmen. Nicht-profitorientierte Vermieter*innen wie Genossenschaften werden die Mieten dann nur so hoch ansetzen, dass sie Instandhaltung, Rücklagen und dergleichen abdecken (Kostenmiete). Profitorientierte hingegen werden sie so weit hochtreiben, wie es angesichts zahlungsfähiger Nachfrage und staatlicher Regulierung irgend geht (wobei zur Umgehung letztgenannter regelmäßig unlautere Methoden zur Anwendung kommen).

    Allamgne #Francfort #spéculation #capitaliyme #logement #immobilier #politique #impôt #urbanisme

  • Accumulation de richesses et de profits, pulsion de mort, taux d’intérêts et croissance exponentiel·les, le capitalisme passé au crible de la cancérologie

    Le capitalisme contient-il les germes de sa propre destruction ? > Le Monde Moderne
    https://www.lemondemoderne.media/le-capitalisme-contient-il-les-germes-de-sa-propre-destruction

    D’après les analyses de Margrit Kennedy, la singularité du taux d’intérêt est qu’il suit un modèle de croissance exponentielle et tend vers l’infini. Il augmente très lentement au début, puis de plus en plus rapidement, pour finalement monter en flèche de façon presque verticale. Dans le domaine physique, ce modèle de croissance se manifeste lors d’une maladie ou à l’approche de la mort. Le cancer, par exemple, suit un schéma de croissance exponentielle. Il se développe d’abord lentement, même si en constante accélération, et souvent, au moment où il est découvert, il est entré dans une phase de croissance que l’on ne plus arrêter. Dans le monde physique, le schéma de croissance exponentielle s’achève généralement avec la mort de l’organisme vivant et de son hôte. (4)

  • Notes anthropologiques (LIX)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LIX

    La civilisation de l’argent opposée à la civilisation du don

    À la fin des notes anthropologiques précédentes, j’en étais arrivé en conclusion à la reconnaissance de deux modes de vie sociale, un mode reposant sur le don, l’autre reposant sur l’argent. Ces deux modes de vie en société sont, tous les deux, l’expression de la pensée, l’un est la réalisation de la pensée en tant que pensée non aliénée, l’autre, la réalisation de la pensée comme aliénation de la pensée. Je me montrais moins optimiste que Hegel ou que Marx en me disant que la non-aliénation de la pensée ne pouvait pas se présenter comme un aboutissement de l’aliénation. Nous retrouvons cette idée d’une fin glorieuse de l’aliénation dans la non-aliénation, comme un fleuve débouchant dans la mer, au centre des religions monothéistes, juive, chrétienne et musulmane, toutefois ces religions ont l’intelligence de présenter cette fin glorieuse de l’aliénation dans le giron de la pensée subjective comme un au-delà dont elles garderaient la nostalgie. Les mouvements millénaristes ont pris au mot ces religions de l’au-delà en cherchant à réaliser sur terre le paradis qu’elles ne pouvaient promettre que dans l’au-delà d’une nostalgie.

    La plus abjecte « nostalgie » dérobe la « nostalgie du paradis » a écrit Mircea Eliade en avant-propos de son livre Images et symboles, dans lequel l’auteur se livre à la fois à une critique du positivisme et de la psychanalyse selon Freud pour retrouver derrière l’homme d’aujourd’hui l’importance occulte des mythes dont celui du paradis (...)

    #civilisation #argent #don #religions #monothéisme #millénarisme #aliénation #Mircea_Eliade #Hegel #Marx #idéologie #zapatistes #Jean_de_Léry

  • (Devinette)

    Le néolibéralisme est-il mauvais pour la santé ?
    https://theconversation.com/le-neoliberalisme-est-il-mauvais-pour-la-sante-153493

    La nature des débats publics est parfois surprenante pour qui explore les sciences économiques ; s’il est bon de discuter des croyances et des dogmes, certaines idéologies semblent rarement faire l’objet de grands débats : c’est le cas du néolibéralisme.

    Alors que la mentalité dite « libérale », caractéristique de la tradition rationaliste des Lumières, place au cœur des textes de notre Constitution les principes de liberté, d’égalité, de solidarité ou encore de démocratie, une idéologie semble avoir « furtivement » (selon les termes de la politologue Wendy Brown) mené sa révolution. Cette idéologie néolibérale, reposant sur une forme de rationalité marchande généralisée, est bien connue des chercheur·e·s en gestion.

    #néolibéralisme #ultralibéralisme #idéologies #marchandisation

  • Aires d’accueil — les données
    https://visionscarto.net/aires-d-accueil-les-donnees

    « Où sont les “gens du voyage” ? » — le livre de William Acker publié par les Éditions du Commun est le premier inventaire (critique) des aires d’accueil en France. Les données collectées par l’auteur sont disponibles ci-dessous, sous forme d’une cartographie interactive, et d’un fichier à télécharger.

    Ce n’est pas un hasard si les plus proches riverains de l’usine Lubrizol, partie en fumée toxique fin septembre 2019 à Rouen, étaient les habitant·es de l’aire d’accueil des « gens du voyage » de Petit-Quevilly. Partout en France, les lieux « d’accueil » attribués aux personnes relevant de cette dénomination administrative se trouvent à l’extérieur des villes, loin de tout service, ou dans des zones industrielles à proximité de diverses sources de nuisances. Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, William Acker a décidé de les recenser, département par département, dans son livre Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d’accueil, Éditions du Commun, 2021 (parution le 16 avril).

    Nous partageons ci-dessous cette base de données, sous forme d’une cartographie interactive, et d’un fichier à télécharger pour que chacun·e puisse faire ses propres analyses. Il est possible que cet inventaire, que nous voulons aussi précis que possible, comporte des erreurs ; n’hésitez pas à nous les signaler, ou d’ailleurs à nous contacter pour toute question. Le fichier sera mis à jour régulièrement à partir des informations nouvelles et de l’évolution de la situation.

    #cartographie #France #relégation #pollution #santé #inégalités_environnementales #voyageurs #datasource

  • Une mosquée française vandalisée par un graffiti fasciste dans le cadre de la campagne antimusulmane de Macron - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/04/14/frmm-a14.html
    https://www.wsws.org/asset/07bd012b-5db5-4e16-b9b6-0ac1b5791555?rendition=image1280

    Plus largement, le gouvernement Macron a mené une campagne toujours plus ouverte restreignant les droits de la population musulmane de France et favorisant une atmosphère antimusulmane. Vendredi, la police d’Angers a indiqué qu’elle avait arrêté un homme de 24 ans soutenant l’idéologie nazie, après un reportage selon lequel il avait menacé de mener une attaque contre la mosquée du Mans et de tuer plusieurs personnes. La police a découvert plusieurs armes chez lui, dont un fusil à pompe. Il a admis avoir proféré la menace et a déclaré qu’il avait une « haine des Arabes ».

    Macron cherche actuellement à faire passer la loi « anti-séparatisme », ainsi nommée pour faire référence au danger supposé du « séparatisme » islamique, qu’il a ensuite rebaptisée loi « de protection des principes républicains ».

    Cette loi établit une « Charte des principes » que les associations musulmanes sont juridiquement tenues de signer, en prêtant allégeance à l’État. Elle confère au gouvernement de vastes pouvoirs sur les associations religieuses et toutes les autres associations, telles que les associations politiques, y compris le pouvoir de les dissoudre sur la base de la conduite des membres individuels. La loi interdit les discussions politiques à l’intérieur des mosquées, et elle qualifie de diffamatoire toute déclaration qui dénonce l’État français comme étant raciste.

    Le mois dernier, Amnesty International a dénoncé la loi « anti-séparatisme » comme étant incompatible avec les droits démocratiques fondamentaux. Katja Rouge d’Amnesty a déclaré que « conditionner le financement public des associations à leur acceptation des symboles fondamentaux de la République constitue une restriction illégale du droit à la liberté d’expression. » L’organisation a demandé la suppression de l’article 6 de la loi, qui prévoit un « contrat d’engagement républicain » auquel toute association doit se soumettre.

  • Covid-19 : au Brésil, la majorité des patients en réanimation ont moins de 40 ans, selon une étude
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-au-bresil-la-majorite-des-patients-en-reanimation-ont-moins-de


    Des patients affectés par le coronavirus dans un hôpital de campagne installé dans un gymnase, à Santo Andre, dans l’état de Sao Paulo, au Brésil, le 26 mars 2021.
    MIGUEL SCHINCARIOL / AFP

    Les personnes âgées entre 30 et 40 ans contractent le plus de formes graves du Covid-19 et non plus les personnes âgées, selon une étude. En cause : le variant brésilien.

    Au Brésil, plus de 4 000 personnes décèdent du Covid-19 chaque jour dans le pays. La pandémie a fait plus de 353 000 morts en un an, le pire bilan au monde après les États-Unis. Et les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler : la majorité des Brésiliens souffrant du coronavirus en soins intensifs ont désormais moins de 40 ans, a révélé dimanche 11 avril le coordinateur d’une étude de l’Association brésilienne des soins intensifs (AMIB).

    Près de 11 000 patients hospitalisés en soins intensifs sont âgés de moins de 40 ans. Ils sont devenus majoritaires (52,2%) au mois de mars, alors qu’ils n’étaient que 14,6% au début de la pandémie il y a un an.

    "Cela pourrait être dû au nouveau variant local"
    Pour le docteur Ederlon Rezende, l’un des auteurs de cette étude, le variant brésilien serait responsable de ces changements. « On peut dire que le profil des patients en thérapie intensive est très différent actuellement de ce qu’on a connu au début de la pandémie dans notre pays, explique-t-il. Ce sont des patients plus jeunes qui arrivent dans un état plus grave en thérapie intensive, et cela pourrait être dû au nouveau variant local puisqu’il a été prouvé qu’il était plus contagieux mais aussi plus virulent et provoque une maladie plus grave. »

    Les plus jeunes s’exposent davantage aux risques que leurs aînés, soit parce qu’ils doivent travailler, soit parce qu’ils se croient moins vulnérables. Les personnes de plus de 80 ans ne représentent plus que 7,8% des malades en soins intensifs grâce à un confinement plus strict et surtout après la vaccination.

    • il ne s’agit pas à proprement parler d’une étude – le mot n’est pas employé dans les articles brésiliens – mais de statistiques issues de l’association des urgentistes brésiliens, commentées par le « coordinateur des plateformes de soins intensifs brésiliennes » et ancien président de l’association (AMIB), Ederlon Rezonde.

      Jovens na UTI já são maioria e necessidade de ventilação mecânica bate recorde - cotidiano - ACidade ON
      https://www.acidadeon.com/cotidiano/brasil-e-mundo/NOT,0,0,1602057,Jovens-na-UTI-ja-sao-maioria-e-necessidade-de-ventilacao-

      Pela primeira vez desde o início da pandemia da Covid-19, as internações em UTI (Unidade de Tratamento Intensivo) de pessoas com menos de 40 anos são maioria absoluta.Houve ainda um salto expressivo no número de pacientes graves com necessidade de ventilação mecânica e que não apresentam nenhuma comorbidade (como obesidade ou diabetes).Os dados sugerem não apenas uma mudança do perfil dos doentes que necessitam de UTI, mas um agravamento do quadro geral dos pacientes em relação aos meses anteriores.Em março, 52,2% das internações nas UTIs do Brasil se deram para pessoas até 40 anos; e o total de pacientes que necessitaram de ventilação mecânica atingiu 58,1%.Ambas as taxas são recordes, segundo dados da plataforma UTIs Brasileiras, da Amib (Associação de Medicina Intensiva Brasileira).No caso da necessidade de aparelhos de ventilação, houve salto de quase 40% em relação ao patamar do final do ano passado.Entre setembro de 2020 e fevereiro deste ano, o total de internados em UTIs que necessitavam desse tipo de equipamento variou entre 42% e 48%.Já os pacientes graves sem comorbidades que agora acabam na UTI são praticamente 1/3 do total —até fevereiro os doentes graves sem condições adversas prévias eram 1/4 dos casos.O novo marco da epidemia no Brasil sugere pelo menos três conclusões, segundo Ederlon Rezende, coordenador da plataforma UTIs Brasileiras e ex-presidente da Amib:1) as novas variantes do vírus devem ser mais agressivas; 2) a falta de cuidado de parcelas da população pode estar afetando sobretudo os mais jovens; e 3) a imunização dos mais velhos tem ajudado a conter os casos graves entre os idosos.Segundo a pesquisa, antes de os jovens serem a maioria dos internados nas UTIs em março, entre dezembro de 2020 e fevereiro último os até 40 anos representavam 44,5% do total -percentual quase idêntico ao de setembro a novembro.De lá para cá, o aumento das internações nessa faixa mais jovem foi de 16,5%.Como a imensa maioria dos brasileiros tem menos de 40 anos, o incremento, embora possa parecer modesto, engloba milhões de pessoas. A tendência sugere ainda que há espaço para um agravamento da situação.No mesmo período de comparação (e na contramão), as internações de pessoas acima de 80 anos despencaram 42%. Elas representam agora apenas 7,8% do total, pouco mais da metade do que vinha sendo registrado anteriormente.Na faixa de idades intermediárias, as internações em UTI permaneceram mais ou menos no mesmo patamar, somando cerca de 40% do total.O levantamento da Amib é feito a partir de uma amostra expressiva, englobando 20.865 leitos de UTI no país, o que representa cerca de 25% de todas as unidades, sendo 2/3 privadas e 1/3 públicas."Embora os dados mostrem que a vacina pode estar tendo o efeito esperado entre os mais velhos já imunizados, eles também revelam que, ao se acharem imbatíveis, os jovens, muitos sem qualquer comorbidade, são agora as maiores vítimas da epidemia", afirma Rezende.Além de estarem se expondo mais em baladas e reuniões, há levantamentos e relatos de médicos na linha de frente dando conta de que os mais jovens, quando na UTI, ocupam por mais tempo os leitos -diminuindo o giro de vagas e contribuindo para saturar o sistema, como tem-se visto.Com as novas variantes do vírus (como a P1), no entanto, não só as festas, frequentemente apontadas como as principais vilãs, podem estar por trás do aumento da infecção entre os mais jovens.Com o fim do auxílio emergencial pago em 2020 (e que voltou só em abril e em proporção muito menor), muitas pessoas foram obrigadas a circular novamente atrás de alguma renda, sobretudo os informais -cerca de 34 milhões de pessoas, ou quase 40% da força de trabalho.Em 2020, o auxílio emergencial foi pago entre abril e dezembro (R$ 600 ao mês a 66 milhões de pessoas) e foram empregados R$ 293 bilhões. A nova rodada (R$ 250 a 45,6 milhões) está prevista para durar apenas quatro meses e somar R$ 44 bilhões -15% do valor do ano passado.No final de 2020, o contingente de informais na economia ainda era de 4,7 milhões de pessoas a menos do que um ano antes. Isso pode ser explicado porque, em função do auxílio emergencial robusto, muitos não estavam precisando sair de casa atrás de alguma renda.Neste começo de 2021, isso mudou dramaticamente, levando milhares de informais a circularem novamente no pior momento da epidemia no Brasil.

      PS : mais je ne trouve pas, non plus, une publication officielle ou les chiffres de l’AMIB sur le sujet.

    • l’article du 10/04 vers lequel pointe le site de l’AMIB
      https://www.amib.org.br (en bas à droite, l’AMIB dans les médias) publie ce graphique

      https://www1.folha.uol.com.br/equilibrioesaude/2021/04/jovens-na-uti-ja-sao-maioria-e-necessidade-de-ventilacao-mecanica

      (le journal protège son contenu des copier/coller et limite très fortement le nombre d’accès -> un peu compliqué de récupérer le texte… mais c’est foncièrement le même que celui qui est recopié dans les autres journaux brésiliens)