Sombre

The point, as Marx saw it, is that dreams never come true. (Hannah Arendt)

  • Covid-19 : Olivier Véran annonce un « protocole » pour dépister massivement le Covid-19 chez les élèves et enseignants
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/14/covid-19-olivier-veran-annonce-un-protocole-pour-tester-massivement-eleves-e

    Le premier ministre, Jean Castex, avait expliqué, le 7 janvier, qu’il faudrait « vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles », car les conséquences sont « absolument dramatiques ».

    Car c’est bien connu, les contaminations n’ont lieu qu’au sein du cercle familial.

    • – Tout ce qui peut permettre d’entamer le système du silence, à l’échelle des individus, des familles et de la société, doit être encouragé.

      Premier axe à mettre en œuvre par les pouvoirs publics : il faut réfléchir à un moyen d’informer les enfants incesteurs et les adultes incesteurs sur le fait que la sexualité avec quiconque est âgé de moins de quinze ans (la majorité sexuelle) est une infraction grave. Dans toutes les familles où il y a de l’inceste, les incesteurs savent très bien que l’inceste est interdit, que le viol est interdit, qu’abuser de son enfant est interdit. Les incesteurs contournent l’interdit, et contournent la mésestime d’eux-mêmes, en utilisant d’autres mots (« les bêtises », « ça », « faire l’amour »), ou aucun mot, pour définir ce qu’ils font avec l’enfant. En entreprise, dans l’espace public par voie d’affichage, à la télévision, il faut informer les adultes et les enfants, en évitant les périphrases et en communiquant sur l’idée qu’une situation ou un geste avec un mineur qui provoque une excitation sexuelle chez l’adulte, est interdit.

      Deuxième axe : il faut responsabiliser davantage tous les adultes, et pas seulement dans les familles où il y a de l’inceste. Nous avons tous – c’est statistiquement inévitable – connu des gens, collègues, amis, compagne ou compagnon, qui nous ont fait part d’une histoire d’inceste, qui les a concernée directement ou qui a concerné des proches. Si nous arrivions à dépasser notre gêne (légitime) pour en reparler, poser des questions, amener la personne qui nous en parle à aller questionner sa famille et révéler l’inceste, nous aiderions à faire circuler la parole sur l’inceste, et peut-être nous permettrions de prévenir d’autres incestes. Les révélations d’inceste sont souvent faites incidemment, sans qu’on réalise vraiment qu’on vient de nous révéler une situation d’inceste. Les personnes qui révèlent l’inceste à leur entourage, que ce soit au fil d’une conversation qui n’a rien à voir, ou quand elles racontent une période de leur vie, parviennent à le dire mais à étouffer la révélation dans l’œuf. Et nous ne les accompagnons pas dans la révélation, parce que nous sommes gênés. Nous devrions tous être responsabilisés davantage.

      Troisième axe : favoriser la circulation de la révélation d’inceste dans la famille incestueuse, pour prévenir d’autres incestes dans la famille. De nombreuses études menées au Québec et en Amérique du nord montrent l’efficacité de la parole pour prévenir les récidives d’inceste et de violence domestique. Je schématise mais grosso-modo, on sait que si on rassemble les membres de la famille et qu’on dit, publiquement, devant tout le monde : untel a incesté untel, ou bien, untel bat sa compagne, ses enfants, alors les violences ne sont pas reconduites car on est sorti du système silence. Ce qui, au passage, bat en brèche la notion de pulsion, qui peut être totalement inhibée dès lors que les infractions sont étalées au grand jour.

  • Comprendre la défiance envers le #vaccin pour sortir de l’épidémie de #Covid
    https://www.frustrationmagazine.fr/comprendre-la-defiance-envers-le-vaccin

    Ce n’est pas un hasard si les #femmes sont les plus inquiètes des effets indésirables – si l’on en croit l’étude de la fondation Jean Jaurès. Les scandales sanitaires les plus récents ont eu des femmes pour principales victimes. Le scandale du Mediator a provoqué des milliers de morts, majoritairement des femmes. Ce médicament commercialisé par le laboratoire Servier a été prescrit pendant 33 ans comme complément alimentaire à des personnes diabétiques alors même qu’il provoquait des atteintes cardiaques graves. La complicité des autorités sanitaires, le lobbying et les manipulations menées durant des décennies par le laboratoire ont depuis été largement prouvées et documentées.

    D’autres scandales ont eu principalement pour victimes des femmes : les prothèses mammaires commercialisées par l’entreprise française Poly Implant Prothèse se sont révélées défectueuses et dangereuses. Là encore, la complicité des autorités sanitaires a été prouvée et reconnue. Plus récemment, le scandale des implants contraceptifs Essure, commercialisé par Bayer, détruit la santé de milliers de femmes sans réelle action des autorités de santé. A chaque fois, le scénario est globalement le même : des femmes alertent leurs médecins sur les effets de leurs implants ou traitements et ne sont ni écoutées ni prises au sérieux. Ce qui fait dirent aux journalistes Delphine Bauer et Arianne Puccini, auteures d’une enquête sur le sujet, que « le souci des effets secondaires liés aux médicaments est une problématique très féminine ». Pour elles, l’avis des femmes est moins pris au sérieux que celui des hommes en matière de santé. Et leur corps est traité avec dédain par une corporation médicale encore très masculine.

  • Un an après le début de la #pandémie, 65 000 morts en un mois aux États-Unis - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/12/30/pers-d30.html
    https://www.wsws.org/asset/9563d9c4-07c3-401a-974a-327738ae0af7?rendition=image1280

    D’ici la fin de la semaine, le nombre total de décès dépassera 350.000 aux États-Unis et le nombre de personnes testés positifs au COVID-19 atteindra 20 millions. 193.000 autres personnes pourraient mourir dans le pays ces deux prochains mois, selon les prévisions de l’Institut de mesure et d’évaluation de la santé de l’Université de Washington.

    Les experts ont averti que même ce scénario pouvait être optimiste. « Nous pourrions très bien assister à une poussée post-saisonnière – au sens de Noël et du Nouvel An », a déclaré dimanche le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses. « Les projections sont tout simplement cauchemardesques », a déclaré à CNN Peter Hotez, spécialiste des maladies infectieuses au « Baylor College of Medicine ».

    Comme avertissement au reste du monde, le nombre de nouveaux cas quotidiens a atteint le record historique de 42.000 au Royaume-Uni lundi, du à l’émergence d’une nouvelle souche de la maladie 56 pour cent plus transmissible, selon les experts médicaux, que la souche originale.

    Le secrétaire d’État américain à la Santé et aux Services sociaux, Brett Giroir, a déclaré lundi que la nouvelle souche du virus, plus dangereuse, était « probablement » déjà présente aux États-Unis. Il était réduit à faire des conjectures, car, contrairement au Royaume-Uni, les États-Unis ne disposent pas d’un système de surveillance génétique pour vérifier la présence de différentes souches de la maladie.

    Pendant ce temps, la pandémie de COVID-19 continue de s’étendre dans tout le pays. « La Californie est maintenant le seul endroit (état ou pays) au monde » ayant plus de 1.000 nouveaux cas de COVID-19 par million de personnes, a noté le médecin Eric Topol.

  • Comprendre la défiance envers le vaccin pour sortir de l’épidémie de Covid
    https://www.frustrationmagazine.fr/comprendre-la-defiance-envers-le-vaccin

    Il faut être aveugle pour ne pas voir que la défiance envers le vaccin se nourrit du discours pro-vaccin. Réduits à la condition d’ « antivax » hystériques et illettrés, qui s’informent sur les réseaux sociaux plutôt que de lire le Monde ou d’écouter Karine Lacombe sur TF1, la population défiante envers le vaccin subit une nouvelle fois la violence que les sachants aiment infliger aux autres car il grandit d’autant leurs prétentions. Le discours hostile aux vaccins comporte de nombreuses idées reçues, affirmations fausses et exagérations multiples. Mais que dire du discours pro-vaccin quand il balaye du revers de main le lien entre industrie pharmaceutique et volonté de s’enrichir, qu’il affirme la neutralité et l’objectivité des autorités sanitaires ?

    Il se produit au sujet du vaccin la même chose qu’avec le discours conspirationniste : en voulant le combattre, les autorités médiatiques, politiques et intellectuelles le renforcent. Car elles se montrent encore plus dogmatiques et violentes que d’habitude. En ne laissant aucune place aux doutes et à la discussion, elles semblent encore plus suspectes et indignes de confiance que d’ordinaire. Des photos d’enfants couverts des pustules de la varioles à cette tribune d’un médecin dans Libération qui raconte avec force détails la mort d’un homme de 42 ans du Covid pour frapper d’émotion les défiants du vaccin, en passant par cette lettre au père Noël d’un enfant de 5 ans au PDG de Pfizer, le discours de persuasion tenu par des journalistes qui se veulent responsables tiennent de l’injonction morale abstraite et non de la discussion sérieuse. On a parfois le sentiment que le climat qui s’instaure est celui de l’entre deux tours des élections présidentielles. « Faites ce que vous voulez mais faites-vous vacciner » : serait-ce la prochaine couverture de Libération ?

    Ce cercle vicieux défiance / leçons de confiance s’installe et crée des camps qui menacent effectivement la couverture vaccinale de la France face au Covid-19.

  • « La survie est quelque chose qu’on vient reprocher aux victimes de viol » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Marcia-Burnier-Les-orageuses-entretien-interview-livre-violences-sexuelles

    Je voulais donc montrer cette diversité de traumas, de réactions – et qui, en en effet, n’est pas du tout un frein pour la sororité. Ces femmes se rejoignent pour dénoncer ces hommes, et dire qu’ils n’avaient pas le droit de leur infliger ces violences-là. L’essentiel est que chaque réaction soit respectée. Virginie Despentes le dit dans King Kong Théorie : les injonctions contradictoires sont très difficiles à supporter pour les victimes. On leur en veut d’être en vie. Une bonne victime de #viol pour la société, c’est une victime tellement dévastée qu’elle en est morte. La survie est donc quelque chose qu’on vient reprocher aux victimes de viol. Non seulement on survit, mais on ne survit pas comme les gens aimeraient qu’on survive. On en parle trop, trop fort, on va trop mal, ou au contraire pas assez, on sort trop ou trop peu, notre vie sexuelle est trop impactée, ou pas assez, etc. Cela laisse une espèce d’entre-deux que j’ai essayé de décrire dans le livre : non seulement il faut arriver à survivre, mais il faut aussi réussir à naviguer entre les différentes injonctions qu’on a dans l’entourage, au travail…

  • Wolfgang J. Koschnick | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/autoren/Wolfgang-J-Koschnick-3457752.html

    Dans la série de 30 articles répertoriés ci-dessous Wolfgang J. Koschnick dévéloppe une critique acide de la démocratie de l’Ouest qui est en train de trahir tous ses promesses pour la majorité des citoyens. Sa position est décidément pessimiste car il ne voit pas les lacune dont il analyse les raisons comme résultats du disfonctionnement d’un système capitaliste qui est dépassé le dévéloppement de la productivité. Sa vision profondément bourgeoise le prive des perspectives proposées par l’analyse marxiste qui ouvre la voie vers le développements d’une organisation sociale et économique plus équitable dans une socitété nouvelle après l’effondrement du capitalisme.

    In Danzig geboren, in Bremen aufgewachsen, an den Universitäten in Kiel, Houston (Texas) und West-Berlin ausgebildet, ging der gelernte Volkswirt und Politikwissenschaftler (Diplom-Politologe) Wolfgang J. Koschnick zunächst in Deutschland und dann in den USA in den Journalismus, wo er unter anderem für den „Boston Globe“ und den „San Francisco Chronicle“ tätig war.

    Wieder in Deutschland schrieb er als Korrespondent für amerikanische und britische Zeitungen und Zeitschriften, bevor er in den 1970-er Jahren enger Mitarbeiter von Elisabeth Noelle-Neumann im Institut für Demoskopie in Allensbach wurde.

    Seit damals lebt er mit seiner Familie in Allensbach am Bodensee und behielt dort seinen Wohnsitz, auch nachdem er das Institut wieder verlassen hatte, um Chefredakteur von Medien- und Marketing-Fachzeitschriften in Frankfurt am Main und Düsseldorf zu werden. Seit Ende der 1980-er Jahre lebt und arbeitet er wieder als Unternehmensberater, Journalist und Buchautor am Bodensee. Koschnick hat über 50 wissenschaftliche Nachschlagewerke aus dem weiten Feld von Marketing, Medien, Sozial-, Markt- und Mediaforschung geschrieben, aber auch eine viel beachtete Biografie des Medienunternehmers Rupert Murdoch.

    01 - Die entwickelten Demokratien der Welt stehen am Abgrund
    https://www.heise.de/tp/features/Die-entwickelten-Demokratien-der-Welt-stehen-am-Abgrund-3362938.html

    02 - Die repräsentative Demokratie frisst ihre Kinder
    https://www.heise.de/tp/features/Die-repraesentative-Demokratie-frisst-ihre-Kinder-3362995.html

    03 - Leben wie die Maden im Speck
    https://www.heise.de/tp/features/Leben-wie-die-Maden-im-Speck-3363017.html

    04 - Parlamentarier sind Vertreter der Parteifunktionäre
    https://www.heise.de/tp/features/Parlamentarier-sind-Vertreter-der-Parteifunktionaere-3363115.html

    05 - Eine Form der milden Funktionärsdiktatur
    https://www.heise.de/tp/features/Eine-Form-der-milden-Funktionaersdiktatur-3363125.html

    06 - Berufspolitiker: Die Totengräber der Demokratie
    https://www.heise.de/tp/features/Berufspolitiker-Die-Totengraeber-der-Demokratie-3303671.html

    07 - Der Staat als Selbstbedienungsladen der Politik
    https://www.heise.de/tp/features/Der-Staat-als-Selbstbedienungsladen-der-Politik-3363221.html

    08 - Scheindemokratie voller leerer Hülsen
    https://www.heise.de/tp/features/Scheindemokratie-voller-leerer-Huelsen-3363323.html

    09 - Das große Wuseln: Hektische Betriebsamkeit als Politikersatz
    https://www.heise.de/tp/features/Das-grosse-Wuseln-Hektische-Betriebsamkeit-als-Politikersatz-3363438.html

    10 - Wenn Gremien entscheiden…
    https://www.heise.de/tp/features/Wenn-Gremien-entscheiden-3363601.html

    11 - Parlamentarier im Würgegriff des Fraktionszwangs
    https://www.heise.de/tp/features/Parlamentarier-im-Wuergegriff-des-Fraktionszwangs-3363747.html

    12 - Parlamente als Abnickvereine
    https://www.heise.de/tp/features/Parlamente-als-Abnickvereine-3363845.html

    13 - Das Kreuz mit dem Pluralismus | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Das-Kreuz-mit-dem-Pluralismus-3363967.html

    14 - Das Schattenreich der Seilschaften in Wirtschaft, Verbänden und Politik
    https://www.heise.de/tp/features/Das-Schattenreich-der-Seilschaften-in-Wirtschaft-Verbaenden-und-Politik-336409

    15 - Die Interessenverbände haben sich den Staat unterworfen | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Die-Interessenverbaende-haben-sich-den-Staat-unterworfen-3364201.html

    16 - Der Preis der repräsentativen Demokratie: Staatsschulden ohne Ende
    https://www.heise.de/tp/features/Der-Preis-der-repraesentativen-Demokratie-Staatsschulden-ohne-Ende-3502673.htm

    17 - Das Urelend der entwickelten Demokratien: Die totale Staatsverschuldung
    https://www.heise.de/tp/features/Das-Urelend-der-entwickelten-Demokratien-Die-totale-Staatsverschuldung-3364445

    18 - Der demokratische Staat ist ein macht- und geldgieriges Monstrum
    https://www.heise.de/tp/features/Der-demokratische-Staat-ist-ein-macht-und-geldgieriges-Monstrum-3502787.html

    19 - Die Euro-Schuldenkrise und die Politik hilflosen Gehampels
    https://www.heise.de/tp/features/Die-Euro-Schuldenkrise-und-die-Politik-hilflosen-Gehampels-3364705.html

    20 - Im Sumpf der Subventionen
    https://www.heise.de/tp/features/Im-Sumpf-der-Subventionen-3364813.html

    21 - Das Delirium Subventionorum - Gruselgeschichten aus dem Irrenhaus
    https://www.heise.de/tp/features/Das-Delirium-Subventionorum-Gruselgeschichten-aus-dem-Irrenhaus-3364939.html

    22 - Die dunklen Schatten der totalen Reform-Resistenz auf allen Ebenen
    https://www.heise.de/tp/features/Die-dunklen-Schatten-der-totalen-Reform-Resistenz-auf-allen-Ebenen-3365037.htm

    26 - Zu Tode erstarrt im Netz der ewigen Neinsager
    https://www.heise.de/tp/features/Zu-Tode-erstarrt-im-Netz-der-ewigen-Neinsager-3365137.html

    24 - In Deutschland sterben die Leut’ aus...
    https://www.heise.de/tp/features/In-Deutschland-sterben-die-Leut-aus-3502828.html

    25 - Im Land der Brunnenvergifter
    https://www.heise.de/tp/features/Im-Land-der-Brunnenvergifter-3365422.html

    26 - Der geschmierte Pleitegeier
    https://www.heise.de/tp/features/Der-geschmierte-Pleitegeier-3365531.html

    27 - Die lokalen Klüngel
    https://www.heise.de/tp/features/Die-lokalen-Kluengel-3365659.html

    28 - Im Zwischenreich der Bundesländer
    https://www.heise.de/tp/features/Im-Zwischenreich-der-Bundeslaender-3365735.html

    29 - Wozu überhaupt noch Demokratie?
    https://www.heise.de/tp/features/Wozu-ueberhaupt-noch-Demokratie-3365851.html

    30 - Das Menschheitsideal „Demokratie“ ist am Ende
    https://www.heise.de/tp/features/Das-Menschheitsideal-Demokratie-ist-am-Ende-3365945.html

    #démocratie #politique #dystopie #administration #Allemagne

  • Voici pourquoi la ventilation est importante | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/info/2020/12/ventilation-mecanique-aerosols-covid-19-ecoles-bureaux-transmission


    Maintenant que c’est Radio Canada qui utilise l’analogie avec la fumée de tabac, on va mieux comprendre l’#aérosolisation  ?

    « Quand l’air n’est pas renouvelé, les aérosols s’accumulent, ce qui augmente la chance que quelqu’un d’autre inhale ou respire ces particules », explique Caroline Duchaine.

    « C’est comme avec la fumée de cigarette dans une pièce fermée où tout le monde fume, donne-t-elle comme exemple. Avec la ventilation, on s’assure de diluer ou de retirer ces particules, ce qui fait en sorte que leur concentration va demeurer beaucoup plus basse. »

  • La force des témoignages - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-force-des-temoignages

    Je suis de celles et ceux qui pensent que cette violence se déploie jusque dans notre psychisme et nos rapports intimes et que c’est important d’en parler au plus près de nos expériences. C’est pour ça que j’ai choisi (après quelques hésitations) de mettre en lumière deux témoignages très différents, celui de Gabrielle Deydier sur la haine pour les personnes obèses et celui d’Antonin Richard, sauveteur en mer.

    À propos de : Gabrielle Deydier, On ne naît pas grosse, Goutte d’or, 2020, 128 pages, 7,50 €
    https://seenthis.net/messages/727199

    Les médecins, parfois salvateurs mais en majorité toujours très mal informé·es sur l’obésité, sont souvent rien moins qu’aidant·es : incapables de comprendre les différentes causes de l’obésité (mauvaise alimentation due à la pauvreté, troubles alimentaires, problèmes physiologiques), ils et elles fournissent des solutions stéréotypées qui aggravent les maux de leurs patient·es : jadis des régimes, aujourd’hui de la chirurgie de l’estomac, efficace à court terme mais dangereuse, décevante et lourde d’effets secondaires.

    Et : Antonin Richard, Ce matin la mer est calme. Journal d’un marin-sauveteur en Méditerranée, Les Étaques, 2020, 200 pages, 9 €
    https://seenthis.net/messages/888455

    Antonin, c’est un copain. Et 2016-2019, les années qu’il raconte ici, c’est en partie la période pendant laquelle nous nous croisions régulièrement à Lille. Il était discret sur ses expériences de sauveteur en mer et nous sommes nombreux à avoir découvert par ses écrits ce qu’il faisait lors de ses séjours en Grèce ou à Malte. Sans surprise donc, son récit est à la fois intime et tourné vers les autres : camarades d’équipage, « invité·es » rescapé·es de leurs embarcations de fortune alors qu’ils et elles tentent de traverser la mer pour atteindre l’eldorado européen.

    #Aude_Vidal #recension #livre #intime #politique #obésité #grossophobie #migrants #Méditerranée #Gabrielle_Deydier #Antonin_Richard

  • La spiritualité wixárika à notre époque

    Eduardo Guzmán Chávez

    https://lavoiedujaguar.net/La-spiritualite-wixarika-a-notre-epoque

    Le peuple wixárika vient de très loin dans le temps. Les chercheurs travaillent sur les archives coloniales des missionnaires qui les ont rencontrés au XVIIe siècle et sauvegardent les témoignages onomatopéiques qui rôdent dans la parole wixárika pour décrire un peuple qui, pendant la conquête de la Sierra Madre occidentale, n’était pas remarquable par sa force politique ou sa puissance militaire à côté des Coras et des Tepehuanos voisins, mais qui se distinguait déjà à l’époque comme un bastion spirituel d’une lignée lointaine.

    Leur conquête par les Espagnols a été relativement facile et a imprimé certains traits catholiques que les Wixaritari ou Huicholes ont su honorer sans que cela perturbe la résonance originelle de leur propre cosmovision.

    De nos jours, si nous avions la chance d’assister à la célébration catholique du chemin de croix pendant la Semaine sainte dans l’une des communautés nucléaires, nous serions frappés de constater une profondeur et une dévotion dignes du christianisme primitif.

    Mais le peuple wixárika vient de bien plus loin dans le temps. C’est un lieu commun, quand on parle d’eux, de leur attribuer la qualité supérieure d’être l’une des cultures indigènes les plus pures du monde. (...)

    #Mexique #Huichol #spiritualité #cosmovision #fidélité #solaire #calendrier #pèlerinage #guérisseurs #sagesse #mégaprojets #déforestation

  • 13’12 contre les violences policières [CLIP OFFICIEL]
    https://www.youtube.com/watch?v=sm3azYvsg5k

    Paroles (par ordre d’apparition des MC’s) : L’1consolable / Djamhellvice / Monsieur M / Res Turner / Skalpel / Sticky Snake (L’Alerte Rouge) / Nodja / Nada / Ywill (La Jonction) / Tideux / Démos (ACS) / Fl-How / Turiano (HPS) / Saknes (La Jonction) / K.Oni / Gaïden / Ben Akara (HPS), Siren / Mod Efok / Fik’s Niavo (Ul’Team Atom) / VII / Temsis (ACS) / Aladoum / Original Tonio / Templar (Ul’Team Atom) / Lili (CREW Z.1.D) / Saïdou (Sidi Wacho) / E.One (Première Ligne) / Erremsi / Kaïman Lanimal / Kimo (Libres Ratures) / Akeron / Billie Brelok.

    Musique : L’1consolable
    Mix et mastering : Blanka (La Fine Equipe) @ Kasablanka
    Graphisme pochette et web : Sly2
    Voix intro : Ramata Dieng

    Merci à IanB (#Désarmons-Les) pour sa précieuse aide ainsi qu’à #Ramata_Dieng pour son aimable participation.

    Les bénéfices des ventes seront intégralement reversés aux victimes et familles de victimes de la #police. ❞

    #violences_policières #violences_d'État #rap

  • LA REVOLTE KANAKS DE 1917
    https://www.youtube.com/watch?v=q3Xauxv3xzY

    En 1917, à l’ombre immense de la Grande Guerre en Europe, dans un pays régi par le Code de l’indigénat, se fomente la dernière révolte kanak qui va secouer la région de Koné et de Hienghène et semer la panique dans tout le pays.
    Complots, trahisons, chasses à l’homme, massacres et répression... L’histoire secrète et méconnue de la dernière révolte kanak est un tourbillon qui cristallise tous les vertiges de la colonisation. De l’histoire des colons Feillet à celle des grands chefs kanak luttant pour leur liberté, et d’une administration aveugle face à une rébellion qui la dépasse, « la dernière révolte » est un docufiction qui lève le voile sur un pan de notre histoire commune.
    Cette histoire est déroulée à travers le parcours de trois personnages significatifs de cette période de troubles : le colon Ludovic Papin, fraîchement débarqué à Hienghène en 1900, le célèbre pasteur Maurice Leenhardt, qui était impliqué également dans cette révolte de manière plus directe et Noël Nea Mwa Pwatiba de la tribu de Tiamou à Koné, figure centrale des révoltés à l’époque.

    #Kanaky #colonisation #révolte

  • « Vu que ce thread est une pièce à conviction et qu’il a disparu avec mon compte, je le pose là en attendant que Twitter réalise son erreur...
    Si les vidéos ne passent pas, changez de navigateur.
    Bon visionnage ! »


    https://threader.app/thread/1238399977128370182

    Les Français n’ont pas pris la mesure du #Covid_19 parce que le gouvernement et les chaînes d’info ont relayé un discours irresponsable pour rassurer au mépris de la santé publique et des avis des spécialistes.
    Ces gens sont des criminels !
    Thread ⬇️

    #PlainteCOVID #COVID19

  • À la veille d’une nouvelle manifestation, Maria raconte son agression par des policiers à Marseille en 2018
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/a-la-veille-d-une-nouvelle-manifestation-maria-raconte-son-agression-par-

    https://twitter.com/afpfr/status/1337827055078010883

    Le 8/12/2018, Maria, 19 ans, est frappée par des policiers en marge d’une manifestation marquée par des incidents à Marseille. 2 ans + tard, malgré la vidéo d’un voisin, l’enquête se dirige vers un non-lieu, laissant la jeune fille à ses cauchemars.

    https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/retour-sur-deux-ans-apres-l-enquete-sur-des-violences-policieres-sur-maria-

    Ce samedi de 2018, une semaine après la mort de Zineb Redouane, une octogénaire décédée après avoir été touchée de plein fouet, à sa fenêtre, par une grenade lacrymogène tirée par un policier, l’ambiance est très tendue. « Gilets jaunes », militants contre le logement insalubre et manifestants pour le climat ont envahi la Canebière.

    « La situation était insurrectionnelle », décrira le chef d’état major Jean-Marc Luca, directeur du service d’ordre ce jour-là, devant l’IGPN, la police des polices.

    Quand Maria (un prénom d’emprunt, NDLR) quitte la boutique où elle travaille en alternance, à quelques mètres de là, plusieurs commerces ont déjà été vandalisés. Il est 18H30, la jeune femme est avec son ami et veut acheter à manger avant de rentrer dans le foyer pour jeunes travailleurs où elle vit.

    Coincée entre les échauffourées d’un côté, vers le Vieux-Port, et un groupe de policiers qui se met à charger vers les incidents, elle se réfugie dans une ruelle. Là, touchée par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) à la cuisse droite, elle s’effondre.

    « J’ai cru que j’avais perdu ma jambe », explique Maria à l’AFP. Mais elle ne sait toujours pas pourquoi elle a été ciblée. Tout juste se souvient-elle avoir lancé quelques petits pétards - des « claque-doigts » - avant les faits, mais jamais les policiers ne lui en parleront.

    – « Enquête +Canada Dry+ » -

    Tombée à terre, elle reçoit un coup de pied en plein visage, d’un homme chaussé de rangers. Et une pluie d’autres coups, de pieds, de matraques, qui lui fracturent le crâne : « J’avais les yeux ouverts, j’étais consciente, mais à un moment j’ai cru que j’allais lâcher ».

    Une photo prise à l’hôpital témoigne de la violence des coups : la tête partiellement rasée, elle porte sur le crâne deux énormes cicatrices.

    Ce dossier est « une non-affaire », expliquera Jean-Marc Luca, nommé depuis directeur départemental de la Sécurité publique de Vaucluse, dans un document consulté par l’AFP.

    Quant aux agresseurs, une quinzaine de policiers, dont au moins une femme, filmés par un voisin avec son téléphone, aucun n’a été identifié par l’IGPN.

    « C’est un artifice d’enquête, une enquête +Canada Dry+ », s’insurge Me Brice Grazzini, l’avocat de Maria, auprès de l’AFP.

    Interrogée par l’AFP, la Direction générale de la police nationale n’a pas souhaité faire de commentaire.

    Après l’avis de fin d’information du juge d’instruction en août, le premier vice-procureur de Marseille a signé un réquisitoire aux fins de non-lieu, le 2 septembre.

    Pour le représentant du parquet, l’information judiciaire a « démontré que ces violences illégitimes avaient été perpétrées par des fonctionnaires de police ». Et qu’elles n’étaient « ni absolument nécessaires au regard des circonstances, ni proportionnées à un comportement qui serait imputable » à Maria.

    Mais il n’y a personne à renvoyer devant un tribunal et c’est une ordonnance de non-lieu que devrait rendre le juge d’instruction d’ici à quelques jours, s’insurge Me Grazzini, pour qui « Maria a été victime d’une meute qui n’a rien à faire dans la police ».

    « Ils savent très bien qui c’était », lâche la jeune femme : « Je ne crois plus à un procès. A l’IGPN, quand j’ai raconté ce que j’avais vécu, c’était plus un interrogatoire qu’une déposition... Ils auraient au moins pu s’excuser, mais même pas ! »

    – « J’ai été abandonnée » -

    Quand Maria dépose une plainte le 19 décembre 2018 sur la plateforme de l’IGPN, à sa sortie de l’hôpital, les images des caméras de vidéosurveillance de la ville, conservées 10 jours, ont déjà été « écrasées ».

    Les échanges radios entre les policiers sur le terrain sont eux stockés deux mois, mais ils n’ont jamais été demandés avant l’ouverture de l’enquête préliminaire fin avril.

    Quant au logiciel Pegase, qui enregistre le positionnement de chaque brigade lors d’une intervention, un trou de près de neuf heures, entre 14H37 et 23H21 le jour des faits, rend son exploitation inutile. « Un bug informatique », affirme-t-on au Centre d’information et de commandement (CIC).

    « J’ai été abandonnée. Ils n’ont rien cherché », accuse Maria qui a depuis décroché son bac pro, mention très bien. Mais « les cauchemars sont toujours là », comme les cachets contre les migraines, les insomnies, les crises de colère, les troubles de la vue à l’oeil droit, les douleurs à la jambe.

    « Je survis, mais je n’y arrive plus. Je me demande si je suis folle. Je ne sors plus, je ne fais plus rien », explique-t-elle, craignant de perdre son travail une nouvelle fois : « J’aimerais juste faire mon deuil de ce jour là, je veux juste vivre ».

    #violences_policières #impunité #omerta

    • Violences policières sur Maria : le procureur de Marseille demande un non-lieu
      16 décembre 2020 Par Pascale Pascariello

      En marge d’une manifestation des « gilets jaunes » à Marseille, des policiers avaient fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Alors que notre enquête avait révélé la partialité de l’IGPN, le réquisitoire du procureur conclut au non-lieu, aucun des agresseurs n’ayant été retrouvé.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/161220/violences-policieres-sur-maria-le-procureur-de-marseille-demande-un-non-li

      e 8 décembre 2018, Maria rentrait tranquillement chez elle après sa journée de travail. Mais ce maudit 8 décembre était aussi une journée de mobilisation des « gilets jaunes » et de manifestation contre les logements insalubres. Sur son chemin, elle croisa des policiers, qui, pour une raison inexpliquée, se jetèrent sur elle, la rouèrent de coups. Et changèrent le cours de sa vie.

      Dans un réquisitoire définitif révélé ce mercredi par l’AFP, le procureur de Marseille évoque ces « violences illégitimes » commises sur « une plaignante dont il ne ressort nulle part qu’elle ait manifesté une quelconque violence justifiant l’intervention des policiers ». Ce réquisitoire conclut cependant au non-lieu : aucun des agresseurs n’a été mis en cause. « Les investigations très poussées réalisées par le juge d’instruction n’ont pas permis d’identifier les auteurs, qui demeurent inconnus », conclut le parquet de Marseille.

      « Très poussées » les investigations ? Il faut relire notre enquête (ci-dessous) pour s’en faire une idée plus juste. Deux autres articles complétaient l’enquête :

      – Maria : « Les policiers m’ont enlevé ma vie »

      – Le 8 décembre à Marseille, un dispositif « de guerre » face aux « gilets jaunes »

      *

      Blanchir les policiers. Dédouaner les responsables. Et ne retrouver sous aucun prétexte les auteurs du tir et des coups qui ont changé la vie de Maria, 19 ans, qui rentrait chez elle après sa journée de travail à Marseille, le 8 décembre 2018, samedi de mobilisation des « gilets jaunes » et de manifestation contre les logements insalubres. À la lecture des pièces du dossier, que Mediapart a pu consulter, ce sont les seuls objectifs que semble s’être donnés l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices.

      Le 30 avril, le procureur de la République de Marseille a ouvert une enquête préliminaire pour « violences aggravées » par trois circonstances : elles auraient été commises par des personnes dépositaires de l’autorité publique, en réunion et armées. Dans ce cadre, l’IGPN a été saisie, puis son enquête versée à l’information judiciaire enclenchée fin juillet.

      Il y a quelques jours, le 31 octobre, le ministère de l’intérieur vantait encore la transparence de l’IGPN en annonçant que sur les 313 enquêtes judiciaires pour violences policières pour lesquelles elle avait été saisie, la police des polices avait transmis les deux tiers à la justice. Mais transmis quels éléments ? Après quelles enquêtes ?

      Aucune mesure n’a à ce jour été prise à l’encontre du moindre policier. Cet été, déjà, la cheffe de l’IGPN, Brigitte Jullien, réfutait « le terme de violences policières » et déclarait au Parisien que s’il n’y avait pas de policier suspendu, c’était « parce qu’aucune enquête n’a[vait] permis de conclure que la responsabilité d’un policier était engagée à titre individuel ».

      À la lecture de « l’enquête » menée à Marseille, on comprend mieux comment il est possible de ne jamais aboutir.

      Le fait que ce soit la section marseillaise de l’IGPN qui ait été saisie et non une antenne délocalisée (comme celle de Paris ou de Lyon) a-t-il accentué ce manque d’empressement à identifier les responsables ? Pour rappel, c’est déjà à Marseille que tout a été fait pour que le policier ayant causé la mort de Zineb Redouane le 1er décembre 2018, une semaine avant le drame de Maria, ne soit jamais identifié (à lire ici).

      Dans le cas de Maria, l’autoprotection des policiers a commencé par une obstruction. La jeune femme de 19 ans se serait d’abord vu opposer deux refus de dépôt de plainte dans deux commissariats en décembre, à sa sortie de l’hôpital. Elle n’a pu le faire qu’en avril. (voir et entendre ici son récit complet).

      L’IGPN est alors saisie. Mais près de cinq mois après les faits, les images de vidéosurveillance de la ville ont été écrasées selon les délais d’usage, de même que les écoutes des échanges radio de la police (Acropol), qui sont, elles, conservées deux mois.

      Maria à terre entourée de policiers, aux alentours de 18 h 40, le 8 décembre. Maria à terre entourée de policiers, aux alentours de 18 h 40, le 8 décembre.
      L’IGPN dispose donc seulement de deux vidéos et de quelques photos prises par des témoins.

      Le problème est que d’autres preuves, qui auraient pu être exploitées par la justice, ont disparu : le précieux rapport informatique faisant état de l’ensemble des mouvements et des interventions des policiers la journée du 8 décembre a été tronqué entre 14 h 37 et 23 h 21. Plus un mot de disponible.

      Auditionnée sur ce dysfonctionnement majeur, la fonctionnaire en charge de ce logiciel policier nommé Pegase, n’en revient pas : « C’est particulièrement étonnant. Cela fait deux ans que je suis au CIC [centre d’information et de commandement – ndlr] et c’est la première fois que je vois une fiche avec un tel défaut. Je ne suis jamais tombée sur une fiche qui présentait un tel “trou” dans les commentaires ». Selon cette fonctionnaire, il ne peut en aucun cas s’agir d’un bug informatique. Seulement d’une intervention humaine.

      Pourtant la conclusion que l’IGPN livre au procureur de la République est radicalement différente : le « rapport de synthèse Pegase […] apparaissait comme tronqué sur la tranche horaire 14 h 37-23 h 21 en raison d’un dysfonctionnement informatique, incident s’étant produit ponctuellement par le passé ».

      Interrogée par Mediapart sur cette contre-vérité, l’IGPN est restée silencieuse sur ce point, se réfugiant derrière « un nombre important d’auditions et d’actes d’enquête ». Comme si le volume du dossier d’enquête pouvait en masquer les incohérences.

      D’autres dysfonctionnements apparaissent vite. Alors que Maria a reçu un tir de LBD dans la cuisse, Philippe Combaz, le commissaire divisionnaire, qui supervise les opérations sur le terrain, concède n’avoir « peut-être même pas fait de sommations » ce samedi 8 décembre. Selon le code de la sécurité intérieure (ici et là) et le code pénal, il lui incombe pourtant impérativement de le faire avant que la force ne soit employée. Seule exception, si les policiers sont violemment attaqués et en danger – cas de figure qu’exclut la vidéo de Maria.

      Au cours des auditions, les responsables de police disculpent les agents placés directement sous leur commandement. Plusieurs d’entre eux rejettent la faute sur des policiers appartenant aux « compagnies de marche ». (lire ici notre article Un dispositif de « guerre »). Reconstituées à l’occasion des mouvements des gilets jaunes, ces brigades sont composées de huit à dix agents, en tenue ou en civil et recrutés dans différentes unités, comme la brigade anticriminalité (BAC), le service de sécurité des transports en commun, des fonctionnaires de bureaux, ou de la sûreté départementale.

      Certains policiers portent donc un brassard et un casque identifiable. D’autres n’ont ni insigne ni brassard, ont le visage masqué et sont affublés de matériels non réglementaires comme des casques de skate. Leur hiérarchie va se dire incapable de les authentifier.

      Lorsqu’il est auditionné, l’ami de Maria∗ rappelle qu’il a essayé de lui venir en aide, lorsqu’elle était rouée de coups, à terre, mais que d’autres policiers « l’ont poussé contre le mur […] et [lui] ont donné un coup de genou dans la tête ». Quand il a enfin pu porter secours à son amie, « consciente. Elle tremblait. Elle était pleine de sang, sa veste était pleine de sang. On voyait qu’elle était blessée gravement. Aucun policier n’est venu pour l’aider […] ou pour appeler des secours ».

      Il précise que si « les trois policiers du début qui donnent des coups de pied étaient en civil […] portaient des jeans, certains avec des rangers, d’autres des chaussures normales », ils ont ensuite été rejoints « par des policiers » identifiables à leur casque qui, eux aussi « ont frappé » Maria.

      Une partie des difficultés est là : certains des policiers ont sciemment masqué leur visage et ne portaient aucun signe indiquant leur appartenance à la police comme les y oblige pourtant le Règlement général d’emploi (RGE) de la police nationale.

      Faire porter la responsabilité aux « compagnies de marche » est dès lors pratique pour la haute hiérarchie policière.

      Loin de les disculper, les principaux chefs d’unité répondent souvent « je ne sais pas ». Impossible, par exemple, de savoir s’ils avaient des casques personnels. Ni de quel type d’armes ils disposaient. « C’est possible qu’ils aient été porteurs de grenades, mais je n’en suis pas sûr du tout. »

      Au terme de l’enquête préliminaire ouverte le 30 avril pour « violences aggravées par personnes dépositaires de l’autorité publique, en réunion, avec arme », le procureur de la République de Marseille a requis, le 25 juillet, l’ouverture d’une information judiciaire pour que soit saisi un juge d’instruction. Cette instruction a aussi été ouverte pour « non-assistance à personne en danger » et « violences aggravées ».

      Brice Grazzini, l’avocat de Maria, n’est pas rassuré pour autant. Il souhaite que les investigations ne soient plus menées par l’IGPN. « Quand on entre dans le détail, on s’aperçoit que les questions qui fâchent ne sont pas toujours posées, que les personnes “ambiguës” ne sont pas toujours interrogées ! Après avoir essuyé deux refus de plainte, une enquête partiale de l’IGPN, il faut continuer à se battre même au niveau judiciaire. J’ai dû de nouveau porter plainte pour tentative de meurtre contre les policiers… »

      Interrogé par Mediapart, le ministère de l’intérieur est catégorique : « L’IGPN déploie toutes les investigations pour faire la lumière sur cette affaire. » Le ministère assure aussi que l’IGPN a pris des mesures administratives sans préciser lesquelles.

      Des sanctions peut-être ? Le chef d’état-major Jean-Marc Luca, principal responsable de ce dispositif, en salle de commandement au moment des faits, a bien connu une évolution de carrière au cours de l’enquête. Mais pas celle qu’on aurait pu imaginer. Il a été promu directeur départemental de la sécurité publique du Vaucluse , le lundi 3 juin, en cours d’enquête.

    • Deux lycéennes portent plainte pour violences et humiliation sexuelle lors de leur arrestation, mais ce sont elles qui sont mise en examen
      https://mars-infos.org/deux-lyceennes-portent-plainte-5530

      Ce 23 décembre, une des deux lycéennes de 15 ans arrêtées et blessées par les flics à la manif du 12 décembre a été replacé en garde à vue. Toutes deux avaient initialement été relâchées sans charge, en effet la première avait dû être hospitalisée, et la garde à vue de la seconde était bourrée de trop d’irrégularités. Non seulement elles avaient été blessée, l’une d’entre elle souffrant d’un trauma crânien et de blessures à la mâchoires, mais aussi traitées de « petite pute », de « salope », menacées de fouille au corps par les policiers hommes.

      Et, comme par hasard, une semaine après leur dépôt de plainte respectif pour violences et humiliation sexuelle par les flics, les voilà mise en examen pour violences et rébellion. Une tactique tristement classique des flics qui ont « dérapé ». Dissuader leurs victimes de porter plainte en attendant qu’elles portent plainte pour le faire à leur tour, en sachant pertinemment qu’une plainte de keuf a plus de poids.

      Joyeuses #ACAB !

  • Sept militants de l’ultragauche mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste », Samuel Laurent et parquet national antiterroriste
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/12/11/sept-militants-de-l-ultragauche-deferes-devant-un-juge-antiterroriste_606310

    Arrêtés en début de semaine, ces militants sont soupçonnés de projets d’actions violentes ciblant éventuellement des policiers, sans qu’un projet précis de passage à l’acte ait été identifié à ce stade.

    Sept personnes soupçonnées d’avoir voulu préparer une action violente ont été mis en examen, vendredi 11 décembre, pour « association de malfaiteurs terroriste » criminelle a indiqué une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP). Le parquet national antiterroriste (PNAT) a requis le placement en détention provisoire pour six de ces personnes, qui étaient en cours de présentation vendredi soir à un juge des libertés et de la détention.
    Ces sept personnes avaient été présentées vendredi à un juge d’instruction antiterroriste, selon les informations du Monde de source judiciaire, confirmant celles de BFMTV.

    Lire aussi « Gilets jaunes » : la crainte d’une convergence avec des militants adeptes de la stratégie du black bloc [avril 2020]
    https://seenthis.net/messages/844871

    Ces militants de gauche radicale, six hommes et une femme, âgés de 30 à 36 ans, sont soupçonnés d’avoir envisagé des actions violentes, ciblant éventuellement des policiers, sans qu’un projet précis de passage à l’acte ait été identifié à ce stade.

    Information judiciaire ouverte en avril

    Mardi, neuf personnes avaient été arrêtées dans plusieurs lieux en France : à Toulouse (Haute-Garonne), en Dordogne, dans le Val-de-Marne, ou encore à Rennes (Ille-et-Vilaine). Une opération de police a ciblé un squat toulousain fréquenté par les mouvances de gauche radicale [https://seenthis.net/messages/890522]. Les perquisitions ont permis de saisir des éléments pouvant être utilisés pour la fabrication d’explosifs, ainsi que des armes blanches et des armes à feu.

    Ce coup de filet a eu lieu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en avril par le Parquet national antiterroriste (PNAT) et menée par la direction générale de la sûreté intérieure (DGSI). Deux des personnes mises en cause ont été remises en liberté à l’issue de leur garde à vue. La détention provisoire a été requise pour six des sept personnes présentées au juge d’instruction.
    Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, s’est félicité sur Twitter de cette « action contre ces activistes violents de l’ultragauche ».

    Pas de saisine connue depuis l’affaire de Tarnac

    La dernière saisine connue de la justice antiterroriste pour des faits liés à l’ultragauche remonte à l’affaire de Tarnac en 2008, pour des soupçons de sabotage de lignes de TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d’un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès.
    Lire aussi Comprendre l’affaire Tarnac, désormais sans « terrorisme »
    A la fin de 2017, la revendication par des groupes d’ultragauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avait suscité des déclarations inquiètes de la part de l’exécutif quant à une possible résurgence de velléités terroristes de cette mouvance.

    Au début de 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l’ultragauche : une quinzaine d’incendies dans sa région commis en trois ans visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).

    Il y a quelques jours on lisait en presse "Macron ordonne à Darmanin de « régler le problème [Black blocs] par tous les moyens ».

    Edit ces propos de Macron suite aux manifestations du 5 décembre ont été rapportées par le Canard enchainé https://seenthis.net/messages/891037#message891103

    #association_de_malfaiteurs_terroriste #police #justice

  • Macron Watch
    https://macron.watch

    Cette liste est une tentative de recensement des mesures et prises de parole du gouvernement Macron portant atteinte aux avancées sociales et/ou écologiques. Elle est maintenue aussi à jour que possible (et aussi fréquemment que possible par quelques copains sur leur temps libre)
    On espère qu’elle sera utile et instructive, et bien sûr n’hésitez pas à la partager autant que vous le voulez, bien au contraire

  • L’islamophobie d’Etat à son paroxysme – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2020/12/12/lislamophobie-detat-a-son-paroxysme
    https://blogs.mediapart.fr/collectif-du-10-novembre-contre-lislamophobie/blog/091220/lislamophobie-detat-son-paroxysme

    Le projet de loi « confortant les principes républicains » est une machine de guerre contre les musulmans. Après la loi sécurité globale, l’Etat de droit est en train d’être démantelé. Contre ces lois liberticides, meeting en ligne ce soir 19H avec des historiens, avocats, religieux, militants antiracistes. Retransmission en direct sur Mediapart et le BondyBlog.


    https://supertraceroyale.fr/categorie-produit/cartes-postales

    La fermeture d’associations qui ne respecteraient pas les principes et « valeurs » de la République est inique. Qui décide des valeurs de ladite République ? Le ministre de l’intérieur ? Macron ? Zemmour respecte-t-il les valeurs de la République ? Las, il s’agit en fait de terroriser toute une partie de la population afin qu’elle se « tienne tranquille ». * La dissolution inique du CCIF (qui conteste cette décision au Conseil d’Etat), est un signal annonciateur des objectifs du gouvernement que cette loi lui permettra de systématiser. Il n’y a rien dans le dossier du CCIF que des faits grossièrement fallacieux. Sur le fond, ce qu’on lui reproche c’est de contester l’islamophobie et d’aider les citoyens à défendre leurs droits, ce qui est considéré par le ministre de l’intérieur comme une incitation au terrorisme. On en est là.

    #islamophobie

  • Pour vivre heureux, vivons égaux ! - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Pour-vivre-heureux-vivons-egaux

    Depuis quelques années, les libraires témoignent de la part prise par les ouvrages de développement personnel dans leurs rayons, parce qu’ils se vendent mieux. Les livres de sciences sociales ou de philosophie ont laissé peu à peu la place à d’autres qui proposent non plus de comprendre, de remettre en question l’ordre du monde et d’œuvrer à le changer mais de faire avec et d’agencer sa vie au mieux pour ne pas (trop) souffrir de sa condition d’être humain surnuméraire ou pas loin dans des sociétés toxiques. Cette approche « pragmatique » constitue en soi une idéologie, individualiste et rétive au politique, comme l’a bien montré le sociologue belge Nicolas Marquis. Il est illusoire d’imaginer s’en sortir seul·es, nous disent Pickett et Wilkinson en dressant le tableau clinique de la situation : nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à développer des angoisses sociales, des angoisses liées à notre statut, à la crainte de déchoir ou de ne pas réussir. Plus les inégalités sont fortes et plus les enjeux sont importants, plus l’appréciation des autres compte.

  • L’un des derniers « travaux d’Hercule » : le démantèlement d’#EDF.
    Une analyse des impossibles « retours sur investissement » concernant le développement des « renouvelables » dans la production d’#électricité. #Extractivisme décomplexé et gabegie généralisée dans l’utilisation des installations éoliennes et solaires, la facture risque fort d’être salée tant pour nos porte-monnaie que pour notre environnement.

    Nucléaire : le talon d’Achille de l’Hercule d’EDF
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/nucleaire-le-talon-d-achille-de-l-hercule-d-edf-830766.html

    Le plan Hercule doit casser en deux le modèle intégré d’EDF : production d’électricité nucléaire, au gaz et hydraulique d’un côté ; réseau de distribution, vente et renouvelables de l’autre. Mais ce plan angoisse pour trois raisons : l’organisation, l’indépendance énergétique et l’environnement

    • Hercule : un projet de pillage insupportable

      À l’appel des syndicats, les salariés d’EDF se sont massivement mobilisés contre le projet « Hercule ». Ils font bien. De quoi s’agit-il ? Démanteler le géant public français. Il avait été créé en 1946, dans la foulée de la loi de nationalisation de l’énergie. Un projet venu du Conseil National de la Résistance. Le ministre communiste Marcel Paul le portait.

      L’énergie est un secteur stratégique pour la vie d’un pays. La stabilité et la fiabilité de son système d’approvisionnement est une question capitale. L’énergie est un bien commun. Sa gestion publique est primordiale. L’urgence écologique implique de garder la maîtrise de toute la chaîne de production et de distribution. Autrement, il sera impossible de planifier sur le long-terme la bifurcation. Un pôle public de l’énergie est donc nécessaire. Quoi que décide aujourd’hui Macron, nous reconstituerons le pôle public le moment venu. Et sur ce dossier comme sur d’autres une enquête approfondie permettra d’établir la responsabilité de chaque personne ayant participé au pillage du domaine public.

      La situation est grave. Le projet « Hercule » porterait le coup fatal à EDF. Il est l’aboutissement d’un plan de la Commission européenne ourdi de longue date. Obsédée par la concurrence, aiguillonnée par les lobbies, celle-ci s’emploie à déréguler le secteur de l’énergie française depuis de longues années. Il y a encore vingt ans, EDF était en situation de monopole sur toute la chaîne de l’électricité française. Mais la Commission européenne n’est pas seule fautive. Les gouvernements successifs, de droite et socio-libéraux ont empilé les lois pour casser ce monopole public. Depuis le début, leur but est de permettre l’émergence d’acteurs privés. C’est toujours le même mythe : là où l’État se retire, le marché fait pousser cent fleurs odorantes, efficaces et compétitives. Naturellement c’est une vue de l’esprit. Surtout en France où le capitalisme national est très faible et peu audacieux. À quelques exceptions près il s’agit d’un capitalisme parasitaire de l’État et souvent purement tributaire.

      En tous cas le zèle et l’activisme ont été au rendez-vous de tous les gouvernements. En 2004, les entités EDF et GDF sont séparées et deviennent des sociétés anonymes. Deux ans plus tard, GDF est privatisée par sa fusion avec Suez. En 2007, le secteur du gaz et de l’électricité est entièrement ouvert à la concurrence.
      En 2011, le gouvernement Fillon vote la loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité (NOME). Cette loi introduit un mécanisme complexe : l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh). Celui-ci impose à EDF de revendre à prix coûtant 25% de sa production d’électricité à ses concurrents privés. Le mécanisme arrive à échéance en 2025. La Commission européenne fait pression pour permettre ensuite à l’ensemble des fournisseurs d’accéder à 100 % de la production nucléaire d’EDF à un prix de vente régulé par les pouvoirs publics.

      Les libéraux sont actuellement pris au piège de leurs propres obsessions. D’un côté, ils s’entêtent dans l’obsession idéologique d’ouverture à la concurrence. Elle était censée faire baisser les prix. Cela ne s’est jamais vérifié. Au contraire, le prix de l’électricité a depuis augmenté de 50%. Mais l’introduction du mécanisme de l’Arenh a fait perdre de nombreux clients à EDF. De l’autre, les libéraux tentent quoiqu’il en coûte de sauver le soldat nucléaire. Les problèmes sont majeurs et multiples. EDF est accablé d’une dette de près de 60 milliards d’euros dont la moitié résulte du fiasco des EPR. Six nouveaux réacteurs sont en projet pour la modique somme de 46 milliards d’euros. Opérer le grand carénage des centrales pour prolonger leur utilisation va coûter au moins 100 milliards d’euros dans les 15 ans à venir. Et il faut également investir massivement dans les énergies renouvelables pour atteindre les objectifs fixés.

      Comment faire ? Les libéraux appliquent toujours la même recette : socialiser les pertes, privatiser les profits. Le projet « Hercule » n’y échappe pas. Il vise à scinder EDF en plusieurs parties : les dettes d’un côté et les profits de l’autre. La SNCF a par exemple a déjà fait les frais de cette méthode. Concernant l’énergie, le projet est le suivant. Un EDF « bleu » 100% à la charge de l’État contiendrait le nucléaire. Un EDF « vert » devrait regrouper les activités jugées rentables : les énergies renouvelables, les réseaux de chaleur, la distribution (Enedis, ex- ERDF) et les activités commerciales. Il serait dans un premier temps ouvert à des investisseurs privés à hauteur de 35 %. Bien sûr, on sait comment ce genre de manœuvre finit : en privatisation complète de l’entreprise nationale. Cela promet de juteux bénéfices pour les acteurs privés investissant dans ces secteurs.

      Le destin des concessions hydroélectriques n’est pas encore scellé. La Commission européenne somme depuis plusieurs années la France d’ouvrir également ce secteur à la concurrence. En mars 2019, le gouvernement proposait de privatiser 150 barrages. Pourtant, de multiples raisons les rendent stratégiques. Ils ont un rôle d’équilibre dans le système électrique. Leur place est cruciale aussi dans la gestion de la ressource en eau. La sûreté est aussi un enjeu. Une gestion privée serait catastrophique. La Commission européenne revient à la charge dans le projet Hercule. Elle veut ajouter une troisième filiale dite « Azur » sous la forme d’une holding indépendante pour contenir spécifiquement les barrages. C’est la porte ouverte à la privatisation. Les barrages sont une poule aux œufs d’or pour le secteur privé. Leur sort est sans aucun doute au cœur des négociations en cours. Les macronistes souhaitent une hausse du prix du nucléaire pour couvrir les coûts des centrales. Vont-ils se servir des barrages comme d’une monnaie d’échange dans les négociations avec la Commission ? Il semble que oui. Le pire est à craindre.

      https://melenchon.fr/2020/12/12/hercule-un-projet-de-pillage-insupportable

  • « Les chiffres sont absolument hallucinants » : la gauche du Sénat s’empare d’un nouveau rapport sur la suppression de l’ISF | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/les-chiffres-sont-absolument-hallucinants-la-gauche-du-senat-s-empare-d-

    Le deuxième rapport du comité d’évaluation des réformes de la fiscalité, publié ce 8 octobre, est sans appel. Les réformes du début du quinquennat sur la fiscalité du capital ont eu comme corollaire un enrichissement très marqué des 0,1% les plus fortunés du pays. Réalisé sous l’égide de France stratégie, organe de prospective rattaché au Premier ministre, le rapport note que les dividendes ont augmenté « fortement », de 60% en 2018, pour atteindre en volume 23,2 milliards d’euros. La tendance haussière se poursuit en 2019. « Les 0,1 % de Français les plus aisés sont un quart de fois plus riches que les 0,1 % de 2017 », constate l’étude. « Ce rapport souligne de façon caractérisée et solide : pour les très hauts revenus, le gain est considérable », note le sénateur socialiste Vincent Eblé, ex-président de la commission des finances au Sénat. « Les chiffres sont absolument hallucinants. En une seule année, l’inflexion est énorme. C’est un changement de nature démentiel. »

    En 2017, le Parlement avait adopté une suppression de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) pour le remplacer par un IFI (impôt sur fortune immobilière), centré seulement sur l’immobilier, et avait instauré une « flat tax » ou prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur les revenus du capital, pour se rapprocher des niveaux d’autres pays, et encourager les investissements dans les entreprises.

    « Macron est devenu le président des très très riches »

    Le comité d’évaluation note de plus, dans son rapport que la concentration de ces revenus tirés du capital est de plus en plus marquée. Si en 2017 0,1% des foyers fiscaux (38 000 personnes) percevait la moitié du total, la part du même groupe est passée aux deux tiers en 2018. Quant aux 0,01% de foyers les plus fortunés (3 800 personnes), leur part est passée dans le même temps d’un cinquième à un tiers. « Macron est devenu le président des très très riches, c’est confirmé », analyse le sénateur communiste Éric Bocquet, membre de la commission des finances du Sénat.

    L’élu du Nord s’inquiète de voir l’écart des richesses « continuer à se creuser ». « Une enquête du Secours populaire nous apprend qu’il y a de plus en plus de monde à solliciter l’aide alimentaire, les départements sont assaillis de nouvelles demandes de RSA. La pauvreté s’enkyste dans la société et quelques jours plus tard, on apprend que les riches deviennent encore plus riches », s’indigne-t-il. « C’est une distorsion assez lourde », constate également Vincent Éblé.

    « Cela confirme tout à fait ce que nous disions il y a un an »

    Comme dans le précédent rapport, le comité se dit « incapable de répondre par oui ou par non à la question de savoir si la réforme de 2018 a eu un impact positif sur l’économie ». Mais il donne déjà des éléments avec l’étude d’une réforme qui allait dans le sens inverse, en 2013, impulsée sous le quinquennat de François Hollande. Celle-ci avait accru l’imposition des revenus du capital, pour les aligner sur le barème de l’impôt sur le revenu. Or, le rapport note que cette réforme n’a pas eu d’effet sur l’investissement vers les entreprises. « Cela confirme tout à fait ce que nous disions il y a un an, c’est même pire que ça », s’exclame le sénateur Vincent Éblé, auteur d’un rapport avec l’ancien rapporteur général du budget au Sénat, le sénateur LR Albéric de Montgolfier. Selon le sénateur de Seine-Marne, la réforme de 2013 s’est traduite par un fléchissement dans la distribution de dividendes, ce qui a amélioré les fonds propres des entreprises.

    « Il faut s’emparer de ça pour enfoncer le clou »

    À l’approche du débat budgétaire du projet de loi de finances pour 2021, les deux sénateurs de gauche ne comptent pas en rester là, et devraient reposer la question sur la table, comme à chaque PLF. « On va évidemment utiliser ça politiquement », annonce Vincent Éblé. « Le sujet est considérable ». Le groupe socialiste au Sénat pourrait très vite se saisir de cette information pour une prochaine question au gouvernement, dont Vincent Éblé égratigne « une vision absolument idéologique, contredite par les faits. »

    « Il faut s’emparer de ça pour enfoncer le clou », estime à son tour le sénateur Éric Bocquet, promettant que son groupe portera encore des amendements pour réintroduire un ISF. « Ce n’est pas un combat d’arrière-garde, c’est une des mesures de nature à donner des moyens pour s’attaquer à la pauvreté. La théorie du ruissellement qu’on nous revend depuis trois ans ne tient pas. »

  • Le préfet Lallement, un allié inattendu - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/12/10/le-prefet-lallement-un-allie-inattendu_1808262

    Le préfet de police aurait été en droit de refuser le bénéfice de la protection fonctionnelle à ces agents s’il avait considéré qu’ils avaient commis une faute « personnelle », une faute qui révèle l’homme avec ses faiblesses, ses passions, ses imprudences. A la place, il a estimé que, si faute il y avait, elle était « de service », c’est-à-dire une faute impersonnelle. Plus encore, il s’agirait d’une faute compatible avec le service public, ou compatible avec les pratiques administratives normales.

    Pour le dire autrement, Didier Lallement reconnaît que les coups et blessures infligés à Michel Zecler relèvent des pratiques administratives normales de la police ! Un aveu inespéré pour tous ceux qui, comme nous, dénonçons les violences policières comme n’étant pas le fait d’individus isolés, de déviants, mais bien comme étant le fruit du fonctionnement normal de la police. C’est bien l’institution policière qui a violenté le producteur Zecler, pas des individus.

    Alors, non sans malice, nous pouvons dire merci au préfet Lallement de donner crédit à nos thèses. Qui aurait cru que celui qui avait déclaré « nous ne sommes pas du même camp » finirait par devenir notre allié objectif, à l’insu de son plein gré ?

    #violences_policières #violence_d'état #état_policier

  • BALLAST | Élisée Reclus : les animaux, ces autres exploités
    https://www.revue-ballast.fr/elisee-reclus-les-animaux-ces-autres-exploites

    On doit au géo­graphe fran­çais #Élisée_Reclus d’a­voir, le pre­mier, pen­sé l’é­man­ci­pa­tion sociale de l’hu­ma­ni­té en même temps que celle des ani­maux. Parce qu’il est notam­ment un lien direct entre la façon dont les humains les traitent et se traitent entre eux, toute ambi­tion socia­liste se doit de tour­ner la page de l’ex­ploi­ta­tion ani­male. Plus d’un siècle après, l’ou­vrage Le #Bestiaire_liber­taire d’Élisée Reclus, signé Roméo Bondon aux édi­tions Atelier de créa­tion liber­taire, revient dans le détail sur la pro­po­si­tion poli­tique majeure du végé­ta­rien et com­bat­tant volon­taire, en 1871, de la Commune de Paris. Nous en publions un chapitre.

    #animaux #végétarisme #anarchisme

  • « L’architecture naturelle » de Kengo Kuma
    https://topophile.net/savoir/larchitecture-naturelle-de-kengo-kuma

    Tokyo, début des années 1990, explosion de la bulle immobilière et brutal coup d’arrêt de la construction. Kengo Kuma, architecte trentenaire ayant ouvert à la fin de la décennie passée une agence qui compte déjà à son actif quelques réalisations conséquentes, part sillonner les territoires japonais à la recherche des commandes qu’il ne trouve plus... Voir l’article