Sombre

« Ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. » (Hannah Arendt)

  • affordance.info : La cagnotte Leetchi, le philosophe abruti, et la faillite de la démocratie.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/01/cagnotte-leetchi-philosophe-abruti-faillite-democratie.html

    Ils sont devenus fous. Et clairement l’hypothèse psychiatrique n’est plus à exclure.

    L’histoire est donc celle de cette fameuse cagnotte Leetchi supposée permettre de payer les frais de justice du boxeur ayant attaqué des CRS, ou des gendarmes, je ne sais plus.

    Cagnotte « indigne » pour Mounir Mahjoubi, et cagnotte pour laquelle Marlène Schiappa voudrait que l’on puisse disposer du nom des donateurs, tous selon elle coupables de « complicité ». Carrément.

    Pendant ce temps, un autre qui n’a de philosophie que celle de la mise en scène de sa propre fatuité éructe sur Radio Classique qu’il faut que gendarmes et CRS n’hésitent plus à faire usage de leurs armes. Il s’appelle Luc Ferry. Il a été ministre de la république. Ministre de quoi ? De l’éducation. De l’éducation. Et aujourd’hui il n’est qu’un dingue de plus, pour qui la saillie audimateuse a remplacé toute forme de pensée. Demain il nous expliquera probablement que bien sûr c’était simplement une « posture », ou une « provocation ». Mais aujourd’hui il a demandé à ce que les gardes et l’armée de la république n’hésitent pas à faire usage de leurs armes létales sur cette foule haineuse de militants d’extrême droite ou d’extrême gauche. D’autres ont mis la philosophie dans le boudoir, lui ne doit rêver que de se faire greffer un Tonfa en guise de pénis.

    #mouvement_social #plateforme #démocratie #répression


  • Schiappa et Leetchi : violer la #loi c’est open bar - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2019/01/schiappa-leetchi-violer-loi-cest-open-bar

    Résumons-nous : la #cagnotte a été lancée pour venir en aide à Christophe Dettinger dans la procédure intentée contre lui (frais de défense) et à sa famille mise en difficulté par l’incarcération. C’est bien sur cette base que les sommes ont été versées par les donateurs et sont désormais entre les mains de Leetchi. Et c’est la raison pour laquelle elles doivent être remises à l’organisateur qui les utilisera sous sa responsabilité. En violant ses propres règles, et en disposant à sa guise à l’encontre de la volonté des donateurs, ce qui constitue un détournement, Leetchi semble bien avoir commis le délit d’ABUS DE CONFIANCE prévu et réprimé par l’article 314-1 du code pénal. L’organisateur et les donateurs devraient immédiatement saisir le procureur de la république pour déposer plainte entre ses mains.

    Au-delà de l’impact commercial que l’on espère désastreux pour Leetchi on peut s’interroger sur ce zèle à exécuter des ordres aussi manifestement illégaux émis par Marlène Schiappa lors d’une émission de télévision.

    #démocratie


  • ATTENTION : PROPAGANDE !
    https://www.bfmtv.com/societe/le-soutien-des-francais-aux-gilets-jaunes-est-il-en-train-de-basculer-1607891

    #Gilets_jaunes : l’approbation du mouvement s’effrite. Moins 10 points en l’espace de trois semaines.C’est un sondage ELABE pour BFM-TV. 60% , tout de même, des sondés l’approuvent alors que seuls 31% soutienne réellement le mouvement. L’autre enseignement de ce sondage : 78% des personnes interrogées condamnent les violences contre 22% qui ne les condamnent pas

    (Ite, missa est ...)

    Et dans l’article, on te met en exergue les « foulards rouges » qui vont t’organiser (vite fait, après la messe, sûrement) une « marche républicaine » pour dénoncer les « violences » (des manifestants, hein !).
    En guise de conclusion, on t’assène derrière le bulbe un grand frisson « populiste » en te persuadant que MLP et JML, ben, en fait même combat ... par la mise en danger des « institutions républicaines »

    Merci à Jeanne Bulant pour cette bonne grosse rasade de #pâtée_BFM (bien tiède) ...

    #abjection


  • Kazakhs et Ouïgours dans l’enfer du goulag chinois
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/28/au-xinjiang-dans-l-univers-concentrationnaire-des-camps-chinois_5402864_3210


    Une femme tient le portrait d’un de ses proches disparu en Chine, dans les locaux de l’association Atajurt, à Almaty (Kazakhstan), le 4 décembre 2018.
    ROMAIN CHAMPALAUNE POUR LE MONDE

    Le régime chinois déporte en masse ces minorités dans des camps. « Le Monde » a pu recueillir les rares témoignages d’anciens détenus.

    En rangée, deux par deux, ils sont 500 détenus, que des gardes font monter dans des bus, cagoule sur la tête. Au bout du trajet, ils découvrent un nouveau camp d’internement, assez similaire à celui d’où ils viennent :
    « Il y avait des bâtiments neufs, et d’autres qui n’étaient pas finis. Il devait y avoir 3 000 personnes, beaucoup de Kazakhs comme moi, qui étaient nés en Chine et à qui on disait qu’ils n’auraient pas dû changer de nationalité. Des gens qui avaient utilisé WhatsApp. D’autres qui avaient dit “Assalamu alaykum” [“Que la paix soit sur vous” en arabe]. »

    Orinbek Koksebek, 38 ans, a passé cent vingt-cinq jours en détention en Chine début 2018 – mais il est incapable de dire combien dans l’un et l’autre des deux camps où il a été envoyé, à Tarbaghatay (Tacheng, en chinois), une sous-préfecture de l’ouest de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, là où la frontière chinoise avec le Kazakhstan fait un angle droit.

    Lui qui parle très mal le mandarin doit apprendre par cœur trois chansons : La Marche des volontaires (l’hymne national chinois) et deux chants maoïstes, L’Orient est rouge et Sans le Parti communiste, il n’y a pas de Chine nouvelle. Sinon, lui disent ses interrogateurs, il restera cinq ans en détention. A six reprises, il est envoyé au cachot, un espace noir, très étroit, pour vingt-quatre heures, nourri d’un seul beignet, sans eau.

    #paywall


  • Jérôme Laronze, paysan mort pour avoir dit non à l’agriculture industrielle

    L’éleveur Jérôme Laronze a été tué de trois balles tirées par un gendarme en mai 2017. Il fuyait les représentants d’une administration au service, selon lui, de l’industrialisation de l’agriculture. Enquête :

    « Sa mort est plus un problème politique qu’un problème d’éleveur. On l’a fait taire parce qu’il avait une grande gueule. » « On l’a abattu en disant qu’il avait la rage, comme un chien », insiste Lydie. Ses sœurs ont la même interprétation : « Le but de l’administration n’était pas dissimulé, ils voulaient l’amener à arrêter son activité », rappelle Martine. « Ils ont commencé en se focalisant sur les pertes de traçabilité ; mais à quel moment cela va-t-il empoisonner quelqu’un ? » interroge Marie-Noëlle. « Par ailleurs, ça bloquait avec la contrôleuse responsable de son dossier, cela devenait une affaire de personnes. Quand un autre agent venait, les procès-verbaux étaient beaucoup plus mesurés. S’ils n’ont pas changé l’interlocuteur, c’est qu’ils ne voulaient pas que les choses s’arrangent. »

    https://reporterre.net/Jerome-Laronze-paysan-mort-pour-avoir-dit-non-a-l-agriculture-industriel

    En octobre 2018 une lettre-témoignage de #Jerome_Laronze datant du printemps 2017 a été publiée. On y lit l’acharnement du contrôle et la montée en puissance de la violence des conditions dans lesquelles il s’execute :
    https://nantes.indymedia.org/articles/43144

    @karacole avait fait des lectures des textes du Collectif contre les Normes qui s’est monté suite à sa mort, en hommage. Ces textes m’ont énormément marquée et donné à réfléchir dans le cadre de la lutte pour la #zad #nddl. La mauvaise reception du dernier texte sur zone, à cause de la critique du choix en force du « mouvement » pour négocier, et envoyée à l’occasion des un an du décès de Jérôme Laronze et surtout le texte de certain-e-s habitant-e-s méprisant-e-s qui lui a été répondu, a été une énorme déception, une de plus qui m’a eloignée de cette lutte à laquelle j’avais consacré tant de temps ces dernières années
    https://archive.org/details/Agriculture_Collectif-contre-Normes

    #normes et #capitalisme ou #violencespolicières


  • Actualité des médias : violences policières, agressions de journalistes, menaces sur l’internet indépendant… - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Actualite-des-medias-violences-policieres

    - Maltraitances médiatiques des violences policières – Malgré toutes ces violences policières, y compris contre les journalistes, les agressions de la part de la police sont minorées par les médias dominants. Comme l’a constaté Arrêt sur images, les images de violences policières sont « vues des millions de fois sur Facebook et Twitter [mais ces] images n’apparaissent qu’à la marge dans les grands médias – à la différence des images d’origine policière, largement diffusées et rediffusées. » Ainsi, poursuit Arrêt sur images, « dans la plupart des médias traditionnels, on ne s’est pas précipité sur les vidéos, pourtant nombreuses, montrant la brutalité des forces de l’ordre durant les manifestations parisiennes ou lors des blocages de lycées qui ont commencé le 3 décembre. Au 20 heures de France 2, par exemple, on utilise volontiers les images amateur, voire celles fournies par la police, pour mettre en lumière les violences des Gilets jaunes (dégradations de monuments, violence à l’égard de la police) ou des lycéens. Jamais pour montrer la violence des forces de l’ordre envers les manifestants. »

    #liberté_de_la_presse #maintien_de_l'ordre


  • Mélenchon bannit Cocq : les enseignements très politiques d’une querelle entre Insoumis
    https://www.marianne.net/politique/melenchon-bannit-cocq-les-enseignements-tres-politiques-d-une-querelle-ent

    Peu connu du grand public, François Cocq n’en est pas moins un compagnon de route historique de Jean-Luc Mélenchon, avec lequel il a participé à la fondation du Parti de gauche (PG) en 2008. Il a ensuite occupé de nombreuses fonctions de direction dans cette formation : secrétaire national à l’éducation, porte-parole de la campagne contre la réforme territoriale, puis à partir de 2015 président de l’association des élus du PG. Elu municipal à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) depuis 2008, ce quadragénaire au léger accent du sud est surtout l’un des moteurs de la « stratégie populiste » adoptée par Jean-Luc Mélenchon. Il est l’un de ceux qui a le plus poussé le tribun à abandonner les références à la gauche et à son union, pour lui préférer l’objectif de « fédérer le peuple ».

    A cette orientation, qui a apporté un franc succès à Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle 2017, François Cocq adjoint deux piliers de sa ligne politique : le souverainisme et la défense résolue de la laïcité, des positions sur lesquelles cet enseignant ne transige pas, quitte à paraître rigide aux yeux de ses détracteurs au sein de LFI. En août, il avait publié un long texte sur son blog dans laquelle il critiquait « le basculement stratégique » en cours dans le mouvement, s’inquiétant d’un retour à une tentative d’union de la gauche...


  • Que contient la nouvelle loi « anti-casseurs » annoncée par E. Philippe ?
    https://rouendanslarue.net/que-contient-la-nouvelle-loi-anti-casseurs-annoncee-par-edouard-phil


    Bye, bye, #démocratie !

    Dans une « interview » donnée ce soir au JT de TF1, entre un énième reportage sur « l’extrême violence » de la foule haineuse des Gilets Jaunes et l’annonce – qui tombe à pic ! – de la réouverture de la prison de la Santé, le Premier Ministre Edouard Philippe a présenté les mesures qui vont être prises dans les semaines à venir pour tenter d’endiguer le mouvement qui traverse la France depuis le 17 novembre :


  • À Chamarel, vieillir ensemble, c’est politique
    https://reporterre.net/A-Chamarel-vieillir-ensemble-c-est-politique

    À Chamarel, vieillir ensemble, c’est politique
    5 janvier 2019 / Guillaume Gamblin (Silence)

    À Chamarel, vieillir ensemble, c’est politique

    Une utopie devenue réalité : cet immeuble a été entièrement conçu et autogéré par ses habitants, des personnes retraitées, près de Lyon.

    Début 2018, Reporterre avait réalisé un reportage vidéo sur une passionnante expérience collective à Vaulx-en-Velin. Nos amis de Silence y sont retournés, pour décrire plus en détail cette maison de retraite où les habitant.e.s sont actifs et maîtrisent leur vie.

    Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon), reportage

    En plein mois de juillet, Chamarel est une véritable ruche grouillante de vie. En ce début de matinée, à la fraîche, plusieurs personnes trient des graines et cueillent des plantes, tout en discutant, accompagnées par le chant des oiseaux. Nous sommes au cœur d’une cité HLM. Entre des parkings et un terrain de basket se dressent l’immeuble Chamarel et ses quatre étages, entourés d’un jardin assez sauvage.

    Commençons par un petit tour du propriétaire. Au rez-de-chaussée, qui mesure 120 m2 environ, une grande salle commune est dotée d’une immense table et d’une cuisine équipée, capable d’accueillir banquets, fêtes et spectacles divers. À côté, deux toilettes, dont une adaptée aux fauteuils roulants, et une buanderie collective. Ses trois lave-linge sont issus des anciens logements de résident·es, et le sèche-linge a été acheté collectivement. La pièce voisine est un atelier de bricolage doté d’une très grande variété d’outils. « Ce qui est apporté par chacun·e au moment de l’installation devient commun », m’explique Marcelle.

    L’immeuble Chamarel.

    Le rez-de-chaussée abrite également un vaste bureau, celui de l’association et de la société [1], et une cave. À la différence des autres immeubles, il n’y a ni couloir ni cloison entre chaque cave, ce qui permet de gagner une place importante. Un espace est simplement réservé pour chaque habitant·e, sans qu’il y ait de crainte de vol. Le local à vélos est bien rempli. « Il y a un·e responsable par espace commun », précise Patrick.

    • Je reviens de chez une amie dont le mari originaire de Guinée Conakry est marabout (ça ne se dit pas, mais personne ne le connait ici).
      De ce que j’en ai vu, cela consiste à être un conseiller psychologue, il passe la moitié de son temps au téléphone pour écouter et soutenir les uns et les autres et leur rappelle les valeurs qu’ils partagent. La tradition que raconte Ahmadou, exige qu’on ne laisse pas les vieux vieillir dans des maisons de retraite mais qu’ils restent au sein de la communauté du village, d’autant que le dernier souffle est considéré comme un héritage spirituel très important qui sera donné à celui ou celle qui accompagne. Cela créé parfois des jalousies raconte-t-il, puisqu’il est souvent appelé dans sa famille/village qui compte plus d’une centaine de personnes.
      En tout cas, c’est un bon moyen pour ne pas laisser les vieux et les vieilles crever tout seuls, même si parfois c’est eux qui demandent à y aller pour ne pas déranger. Mes amis d’origine africaine sont toujours éberlués du manque de solidarité qu’ils observent en france et du traitement réservé aux personnes malades, aux vieux ou aux mourant·es.


  • Les forcenés | Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/les-forcenes

    « L e roi fou ou la folie de Charles VI »

    Méthodologiquement, et déontologiquement, il faut maintenir les hypothèses psychiatriques dans un statut d’ultime recours quand il est question de politique, et ne se tourner vers elles qu’après avoir tout essayé. Au point où nous en sommes cependant, observant Macron, Griveaux, écoutant le défilé ininterrompu des députés LREM sur les chaînes d’information continue et les chiens de plage arrière qui font « oui oui » en leur passant les plats, on cherche en tous sens, et surtout en vain, ce qui pourrait nous sauver de ce dernier recours. Après avoir épuisé toutes les explications alternatives, il va falloir s’y résoudre : ces gens sont complètement fous.

    On savait depuis longtemps que chaque fois que l’un d’eux dit « j’ai bien entendu » ou « nous sommes à l’écoute », il utilise juste d’autres mots pour dire « nous n’en ferons qu’à notre tête et vous n’existez pas ». Cependant, il y a un point où le cynisme bonnasse de type chiraquien ou hollandiste ne fait plus une hypothèse suffisante. Quand un mouvement quasi-insurrectionnel hurle au gouvernement qu’il mettra le feu plutôt que de continuer dans cette direction, et que le gouvernement lui répond qu’il a « bien entendu » « l’impatience », qu’il a bien compris la demande, l’envie même, d’aller encore « plus loin dans le changement », de se montrer « encore plus radical dans les méthodes et les manières de faire », comment écarter l’hypothèse psychiatrique ? Quel type de rapport Benjamin Griveaux entretient-il avec la réalité quand il se prévaut d’une « envie de changement des Français », en tout cas d’une envie du type de celle qui appellerait sa réponse à lui ? Et, accessoirement, pourquoi ne se trouve-t-il pas un média pour le lui faire remarquer clairement ? En commençant d’ailleurs par lui faire observer que « ses » Français, mesurés au score réel de la présidentielle, font à peine plus de 10 % du corps électoral (1), et qu’ils n’ont porté Macron au pouvoir qu’au terme d’une gigantesque prise d’otages de deuxième tour, méthodiquement agencée de longue date avant le premier — autrement dit sans aucune des « envies » que leur délire Griveaux...

    • Au point où nous en sommes cependant, observant Macron, Griveaux, écoutant le défilé ininterrompu des députés LREM sur les chaînes d’information continue et les chiens de plage arrière qui font « oui oui » en leur passant les plats, on cherche en tous sens, et surtout en vain, ce qui pourrait nous sauver de ce dernier recours.

      Par son style « dantonesque », Lordon reste un des rares à me faire rire. Ceci dit, les « chiens de plage arrière » sont toujours des « bassets » ...

      #grand_débat (et bon débarras !)


  • Linux sur desktop : Linus se trompe - Le Blog Utux
    https://utux.fr/index.php?article216/linus-se-trompe

    Article écrit en réaction aux propos de Linus Torvalds, qui affirme que Si Linux a de la peine à s’imposer sur le desktop c’est à cause de la fragmentation de l’écosystème. Forcément c’est un titre alléchant, le papa de Linux qui ressasse un troll vieux de plus de 10 ans, y’a matière à attirer les clics et les commentaires.

    En tant qu’utilisateur de Linux depuis 12 ans, ancien prosélyte, ancien techos helpdesk, je pense fortement que ce n’est pas vrai et que le monsieur se trompe. Même s’il est un dictateur reconnu et probablement un bon développeur, je pense que le problème n’est pas technique.


  • Récits révolutionnaires
    http://www.dedefensa.org/article/recits-revolutionnaires

    Récits révolutionnaires

    Il y a dans l’air, flottant énigmatiquement, des humeurs emportés ou dissimulées qui n’attendent qu’un coup du sort pour se dévoiler comme terrifiantes et révolutionnaires. Les événements de samedi nous ont tout montré : que la violence est là parce qu’à l’exaspération populaire l’État réduit à son pseudo riposte par une non-politique de la répression travestie en parodie d’elle-même ; que les GJ sont toujours là, plus que jamais, en une force multiforme et déterminée par la colère et le désespoir. L’extraordinaire vacuité, l’aveuglement à mesure, des zombieSystème qui ont la responsabilité de prétendre nous diriger et la responsabilité tout court agissent comme un souffle puissant sur l’incendie que rien ne parvient à éteindre.

    Une civilisation entière, pourtant réduite à ses abats, à ses (...)


  • En chaque grand bourgeois qui flippe sommeille un petit fasciste assoiffé de répression - FRUSTRATION
    https://www.frustrationlarevue.fr/en-chaque-grand-bourgeois-qui-flippe-sommeille-un-petit-fasciste-

    “On ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable. Écoutez, franchement. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par terre, mais enfin ! Voilà, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois voilà, ça suffit ! A un moment, ces nervis, ces salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ! (…) on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ses saloperies, faut dire les choses comme elles sont“


  • 25 ans de l’#EZLN : Amère célébration

    Face à la menace que représente une avancée aussi brutale de l’hydre capitaliste, ici parée du masque du progressisme, la posture zapatiste s’est donc exprimée avec une extrême fermeté. « Nous n’allons pas nous laisser faire ». « S’ils viennent un tant soit peu nous provoquer, nous nous défendrons ». « Nous allons nous défendre ; nous allons nous battre si c’est nécessaire ».
    /.../ Un autre aspect des paroles de Moisés a suscité de nombreux commentaires et interrogations. Le porte-parole zapatiste a en effet martelé, tout au long de son discours, un « NOUS SOMMES SEULS ! » reçu par beaucoup comme un véritable coup de poing dans l’estomac.

    C’est une Autre Pensée qui me vient en lisant les réactions et interrogations que transmet #Jérôme_Baschet devant cette solitude assumée et même revendiquée : elle me rappelle ce qui m’a fait rentrer en France quand #El_Sub nous a renvoyé-e-s nous battre contre chaque tête de l’Hydre Capitaliste dans chaque pays en 2016. Seul moyen d’en venir à bout.
    Ce n’est qu’en nous occupant, frontalement, des chemins tortueux qu’emprunte cette hydre, partout avec l’aide des progressistes, socialistes, en marchistes, communistes même parfois, que nous pourrons venir à bout de cette folie destructrice en cours.
    Et c’est précisément pour ça que je suis mal devant l’avenir aménagé de l’ex #zad #nddl tout comme je suis mal devant les revendications des #giletsjaunes. Précisément pour ça que je suis aussi critique. Mais aussi précisément pour ça que je n’en veux pas à celleux qui luttent pour survivre quand même.
    Tenter de s’aménager une survie face à la gueule de l’Hydre, face à la guerre (car il est certain depuis avril 2018 que le gouvernement FR nous fait la guerre) c’est humain. Je suis trop couarde moi-même pour condamner ça. Mais il ne faut pas me demander d’y voir une victoire.
    La lucidité d’un #Moisés, d’un #Galeano, et de tant d’autres, souvent Indigènes, c’est à dire encore proches de l’Essence Vitale et sachant que tout est lié, sont autant de phares dans la tempête qui se déchaîne. Croire en « notre » sécurité lors d’une pause en fond de cale est un leurre : le navire sombre.

    https://lundi.am/Amere-celebration


  • Amère célébration
    Les vingt-cinq ans de l’expérience zapatiste

    Jérôme Baschet

    https://lavoiedujaguar.net/Amere-celebration-Les-vingt-cinq-ans-de-l-experience-zapatiste

    Il y a quelques jours, les zapatistes du Chiapas ont célébré les vingt-cinq ans du soulèvement du 1er janvier 1994. Un soulèvement armé qui fut un ¡Ya basta ! à cinq siècles de domination coloniale subie par les peuples indiens, à six décennies de « dictature parfaite » du Parti révolutionnaire institutionnel, à douze années de politiques néolibérales symbolisées par l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui entrait en vigueur ce jour-là et, plus largement, un démenti à la supposée « fin de l’histoire » proclamée par les thuriféraires du capitalisme omnipotent et de la pensée unique. Un soulèvement, surtout, qui, à travers de multiples péripéties, a ouvert l’espace dans lequel s’est construit une singulière expérience d’autonomie politique, à partir de la déclaration de trente communes autonomes en décembre 1994, puis, plus nettement encore, depuis août 2003, avec la formation de cinq conseils de bon gouvernement au niveau régional. Depuis, les zapatistes ont déployé leurs propres instances de gouvernement et de justice, leur propre système de santé et d’éducation, ainsi que leurs propres pratiques productives fondées sur la possession collective des terres et le développement de nouvelles formes de travaux collectifs permettant de soutenir matériellement l’organisation de l’autonomie. Celle-ci est, pour les zapatistes, à la fois une affirmation de formes de vie autodéterminées, fondées sur l’existence communautaire et le refus des déterminations capitalistes qui viendraient la nier, et l’expérimentation de modalités d’autogouvernement populaire qui se déploient en sécession complète vis-à-vis de l’État mexicain. (...)

    #Mexique #Chiapas #EZLN #zapatistes #López_Obrador


  • Bolsonaro s’attaque aux fonctionnaires de gauche et aux populations indigènes
    https://www.bastamag.net/Bolsonaro-s-attaque-aux-fonctionnaires-de-gauche-et-aux-populations-indige

    Le 1er janvier, le nouveau président du Brésil Jair Bolsonaro a officiellement été investi lors d’une cérémonie au Planalto, le palais présidentiel, à Brasilia. Tout juste en poste, il a immédiatement décrété des mesures qui s’attaquent directement aux populations indigènes et aux droits des travailleurs. Le président d’extrême droite a ainsi décidé de transférer la compétence de la démarcation des terres indigènes au ministère de l’Agriculture. Cette démarcation était auparavant du ressort d’un organisme (...)

    En bref

    / #Droites_extrêmes, #Politique, #Amériques, #Droits_fondamentaux


  • Hommage à Christophe Dettinger
    https://lundi.am/Hommage-a-Christophe-Dettinger

    Si les vidéos montrant, ce samedi à Paris, un « boxeur » affronter à mains nues des gendarmes ont provoqué des réactions outrées, notamment dans la classe politique ou chez les syndicats policiers, certains Gilets Jaunes semblent avoir apprécié le courage de leur camarade (que la police semble avoir identifié comme étant un certain Christophe, ex-champion de France d’anglaise). Un exemple ici, avec cette « lettre de soutien » que nous avons reçu et accepté de publier.


  • La #violence : surtout ne pas oublier de s’en indigner - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2019/01/violence-surtout-ne-oublier-de-sen-indigner

    Et c’est exact qu’il convient de s’indigner contre la violence. L’on ne peut que cautionner cette noble indignation. La violence sociale, par exemple. Traiter mal les chômeurs, lancer contre eux d’insupportables mesures punitives, traiter mal les retraités, traiter mal les pauvres, voilà en effet une insupportable violence qu’on ne peut que condamner. Pareillement de la violence policière répressive qui a visé depuis des semaines le peuple de France, éborgnant, défigurant, estropiant, gazant, emprisonnant. Si rien ne justifie que quiconque s’en prenne à un policier, on aurait aimé que tous ceux qui se sont indignés samedi se récrient proportionnellement contre l’invraisemblable somme d’actes violents commis par les forces de l’ordre au fil des semaines à l’encontre du peuple révolté. La violence provocatrice d’un exécutif irresponsable, également, qui, histoire de bien démarrer l’année en fanfare, souffle perversement sur les braises en annonçant une « radicalisation » (sic) de ses mesures, en insultant les gilets jaunes, les qualifiant de « foules haineuses ».

    #gilets_jaunes


  • Edouard Philippe dégaine l’arsenal « ultra-sévérité » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/07/edouard-philippe-degaine-l-arsenal-ultra-severite_1701554

    Au surlendemain du rebond de la mobilisation des gilets jaunes, le Premier ministre Edouard Philippe s’est invité lundi soir au 20 heures de TF1, pour un entretien exclusivement consacré à la contre-attaque sécuritaire du gouvernement. « Je peux vous dire qu’ils n’auront pas le dernier mot », a-t-il déclaré, annonçant pour la semaine prochaine « une mobilisation considérable des forces de l’ordre », avec 80 000 agents. Il y aura, a-t-il annoncé, « de nombreuses interpellations ». De quoi gonfler encore l’impressionnant bilan comptable de la « répression » dénoncée par LFI comme le RN : 5 600 gardes à vue, plus de 1 000 condamnations et 153 incarcérations. Tout en se défendant de vouloir porter atteinte à « la liberté de manifester en France », le chef du gouvernement a promis des sanctions, via une nouvelle loi, contre « ceux qui ne respectent pas l’obligation de déclaration ».

    Le gouvernement entend prendre des mesures interdisant aux manifestants « violents » de prendre part à de futurs cortèges. Le Premier ministre a fait référence à des dispositions déjà en vigueur contre les hooligans qui peuvent être « interdits de participation » et contraints d’aller « pointer au commissariat ». Quant à ceux qui manifestent cagoulés, ils seront désormais passibles de sanctions pénales. Comme le prévoit une proposition de loi votée en octobre par la majorité sénatoriale de droite, le port d’un masque serait désormais un délit et non plus seulement une contravention. « La responsabilité civile des casseurs doit être complètement engagée de façon à ce que ce soit les casseurs qui paient et pas les contribuables », a ajouté Philippe. Selon lui, « le texte peut être discuté à l’Assemblée dès le début du mois de février ».

    « Chienlit »

    Les annonces exclusivement sécuritaires du Premier ministre couronnent une série d’appels à « l’ultra-sévérité » - expression du ministre Gérald Darmanin, lundi - issus de l’exécutif et de la majorité. Dès le 29 décembre, un télégramme du ministère de l’Intérieur invitait les préfets à procéder à la « libération complète et définitive » des ronds-points encore occupés par les gilets jaunes. Jeudi dernier, à deux jours de « l’acte VIII » du mouvement, la place Beauvau demandait aux mêmes de livrer deux rapports quotidiens, détaillant le nombre de points de blocage et les mesures prises pour y mettre fin. Les nouveaux incidents survenus samedi ont encore renforcé la fermeté gouvernementale. « Il faut se réveiller », a exhorté lundi matin sur France Inter le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux - évacué samedi de son ministère, dont des gilets jaunes ont enfoncé la porte à l’aide d’un engin de chantier.« Tout ce qui peut être entrepris et qui permettrait d’avoir moins de violence doit être examiné avec la plus grande attention », a estimé le secrétaire d’Etat, flagellant aussi des oppositions jugées trop silencieuses face aux débordements du week-end : « Ils ont l’esprit munichois, [ils] ont quitté le champ républicain », a-t-il fulminé. « Dans un Etat républicain, le monopole de la violence légitime, c’est celle des policiers et des gendarmes, a estimé le même jour le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Dans une démocratie, dans une République, ce n’est pas l’anarchie, ce n’est pas la chienlit. »

    Dans le camp présidentiel, on est d’autant plus porté à la sévérité que se sont multipliées, ces dernières semaines, les attaques visant les députés LREM : dégradations de permanences, violentes invectives sur les réseaux sociaux, courriers racistes ou menaçants. Entretenant dans la majorité un sentiment d’angoisse, voire une franche panique chez les plus directement touchés. En un mois et demi « plus de 50 députés de la majorité ont été menacés ou victimes de dégradations de leurs permanences ou domiciles », a déploré lundi sur Twitter le député LREM Matthieu Orphelin.

    Les décisions (le durcissement annoncé) présentées lundi par le Premier ministre étaient déjà au cœur de la proposition de loi votée en octobre par la majorité de droite au Sénat. Défendu par le président du groupe LR Bruno Retailleau, ce texte visait à étendre les bases légales pour interdire à certains justiciables de manifester, sans condamnation préalable. Le sénateur s’était inspiré du modèle des interdictions de stade pour les supporteurs de football : « Après les saccages du centre-ville de Nantes, les syndicats de police disaient tous qu’il leur manquait un outil juridique pour lutter contre les black blocs. On manque notamment d’un fichier comme on avait fait pour les hooligans », explique Retailleau à Libération.

    Après les violences du 1er décembre, le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, avait invité l’exécutif à s’emparer de ce texte : « Il suffit de l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. […] Nous vous faisons gagner du temps, puisque le travail est prêt. » Promettant que le texte serait « étudié », le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait pointé quelques difficultés constitutionnelles liées à l’élaboration de fichiers de manifestants et à la création d’un délit pour ceux qui dissimulent leur visage…

    En décidant de légiférer, le gouvernement démontre qu’il ne mise plus guère, comme il l’a fait avant les fêtes, sur un essoufflement du mouvement. Il est vrai que ce dernier donne quelques signes de vitalité. Placé en garde à vue, le boxeur de gendarmes Christophe Dettinger semblait bénéficier lundi soir d’un large soutien parmi les gilets jaunes.

    Alain Auffray , Dominique Albertini Photo Martin Colombet

    #violence_d'état

    • https://www.humanite.fr/gouvernement-edouard-philippe-manie-le-baton-et-oublie-la-carotte-666079

      Avec un ton moins martial qu’Emmanuel Macron, le premier ministre a délivré, lundi soir sur TF1, un message sécuritaire devenu stratégie de l’exécutif face au mouvement des gilets jaunes.

      Le terrain avait été soigneusement préparé depuis les vœux aux Français d’Emmanuel Macron le 31 décembre, où le président a dénoncé, sans nommer les gilets jaunes, les «  porte-voix d’une foule haineuse  ». Après l’acte VIII des gilets jaunes, et se situant dans la perspective d’un acte IX samedi prochain, le premier ministre, Édouard Philippe, a joué du bâton sans la carotte. S’il distingue les manifestants des casseurs, ce sont tous ceux qui défilent qui sont visés par le durcissement de l’arsenal répressif. Le visage dissimulé dans la rue, y compris avec un masque contre les lacrymogènes  ? Un délit bientôt, et non plus une simple contravention. Toute manifestation non déclarée verra les peines alourdies pour ceux identifiés comme organisateurs et participants. Enfin, dès février, le gouvernement compte instaurer un fichier d’interdits de manifestation, sans dire clairement sur quelle base  : des personnes condamnées, comme pour le fichier des ultras interdits de stade, ou sur la base de la seule suspicion, comme pour les assignés à résidence, empêchés de se mobiliser contre des projets comme Notre-Dame-des-Landes  ?
      le premier ministre s’en tient à une réponse sécuritaire

      Le dispositif policier retrouvera samedi prochain son niveau de mi-décembre, à savoir près de 80 000 policiers et gendarmes dans toute la France, a précisé le premier ministre, assurant que les manifestants violents n’auraient «  pas le dernier mot  ». Vendredi déjà, avant l’acte VIII, l’exécutif qualifie le mouvement d’«  agitateurs  » voulant «  renverser le gouvernement  ». De ce moment où sa faiblesse est évidente, le pouvoir veut la retourner en une force, en s’appuyant sur la «  légitime violence  » de l’État pour retrouver une assise politique. Laurent Wauquiez, le président des «  Républicains  », regrette toutefois des annonces «  sans efficacité immédiate. C’est tout de suite qu’il faut rétablir l’ordre  », estime-t-il, invoquant l’état d’urgence. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a réagi rapidement  : «  Le premier ministre promet plus d’arrestation  ? On veut plus de pouvoir d’achat  !  » «  8 week-ends successifs de mobilisation, des dizaines de milliers de personnes qui battaient le pavé encore samedi dernier… et le premier ministre s’en tient à une réponse sécuritaire. Absurde  », a également tweeté Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes. Même tonalité du côté de la députée FI Clémentine Autain, qui qualifie l’intervention d’Édouard Philippe d’«  hallucinante  », dénonçant des annonces focalisées sur les «  casseurs  ». «  Pour le reste, les millions de Français  ? Circulez, il n’y a rien à voir  », ajoute-t-elle.

      «  Face à l’ultraviolence, il faut de l’ultrasévérité, et il faut que cela cesse  », plaidait encore le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, hier matin sur RTL. Tout était déjà fin prêt pour que le premier ministre sorte de son silence, face à un journaliste regrettant le faible nombre des condamnations intervenues. Édouard Philippe a même pu entonner le couplet de la séparation des pouvoirs tout en insistant sur les «  5 600 gardes à vue  » et «  plus de 1 000 condamnations  » enregistrées depuis le début du mouvement.

      Au début du quinquennat, l’exécutif s’était déjà illustré en la matière avec l’adoption de la loi de «  lutte contre le terrorisme et de sécurité intérieure  », controversée du fait de ses aspects liberticides. Et la majorité ne manque pas de ressources. Si Édouard Philippe n’en a pas dit mot, son ministre de l’Intérieur a pris soin d’annoncer, un peu plus tôt lors de ses vœux aux forces de l’ordre, une future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité afin de «  fixer la vision à long terme de notre politique de sécurité intérieure  ». Le premier ministre a refusé néanmoins une demande des policiers  : le placement sous mandat de dépôt des personnes condamnées à de la prison ferme pour des violences en marge de manifestations, signifiant leur envoi en maison d’arrêt dès leur condamnation.

      La proposition d’un fichier des interdits de manifester émane, elle, de la droite sénatoriale. Le 23 octobre dernier, le président du groupe des sénateurs LR, Bruno Retailleau, voulait «  casser les casseurs  ». Édouard Philippe la reprend désormais à son compte, et la présentera début février à l’Assemblée. Piquant de l’histoire, les sénateurs LaREM avaient alors voté contre. Le gouvernement, par la voix de Laurent Nunez, avait également donné un avis défavorable. Avant de se rallier aujourd’hui à la proposition de la droite.

      Julia Hamlaoui, Olivier Morin et Lionel Venturini


  • Navettes d’endives à la crème de #Betterave
    https://cuisine-libre.fr/navettes-d-endives-a-la-creme-de-betterave

    Bouchées rafraichissantes qui ont belle gueule. Préparer la crème en mixant la betterave avec la ricotta. Ajouter l’huile de noix, mélanger, saler et poivrer à votre goût. Réserver au frais. Préparer les autres ingrédients Écraser les noix pour les concasser. Débiter la ciboulette en petits bâtonnets égaux. Couper la tomme en lamelles, fines et petites. Nettoyer les endives, couper le trognon et détacher les feuilles, en jetant celles qui sont abîmées. Montage Dans une feuille d’endive, déposer une…

    #Endive, Betterave, #Amuse-gueules / #Sans_viande, #Végétarien, #Sans_œuf, #Sans_gluten


  • La Défenestration de Griveaux Librairie Tropique - 6 Janvier 2019

    Vue d’artiste, inspirée de témoignages journalistiques convergents, sur les événements spectaculaires qui ont émaillé ce week-end le quartier des ministères parisiens
(et mis en péril la République).

    NdE : La ministre du travail n’était pas officiellement présente à cette réunion de travail, mais elle a été intégrée au rapport, conformément aux consignes graphiques gouvernementales en vue de garantir le respect des usages (inclusifs) désormais promus comme bonne pratique paritaire par le CSA. L’impact dramatique en est renforcé, contribuant ainsi à l’authenticité ressentie du reportage, ce qui rend l’information plus rapidement accessible au public disposant d’un faible temps de cerveau disponible.

    La suite : http://www.librairie-tropiques.fr/2019/01/la-defenestration-de-ben-griveaux.html


  • « Gilets jaunes » : Un niveau jamais atteint de violences policières | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040119/gilets-jaunes-le-gouvernement-est-determine-en-finir

    Un niveau jamais atteint de violences policières

    L’usage de la force comme le niveau, jamais atteint jusqu’alors, des violences policières sont parfaitement assumés par le pouvoir. Selon les chiffres officiels, 1 407 manifestants ont été blessés, dont 46 grièvement, de la mi-novembre à la mi-décembre. 717 policiers, gendarmes et pompiers ont aussi souffert de violences durant cette période. Des dizaines de personnes ont été gravement blessées, mutilées parfois, par des tirs de flashball (ou LBD40) et de grenades GLI-F4 contenant de l’explosif.

    Dans un rapport publié le 17 décembre, Amnesty International dénonce une telle escalade de violence et « de nombreux cas de recours excessifs à la force par des policiers ».

    « Les forces de l’ordre ont utilisé des flashball, des grenades de désencerclement et des gaz lacrymogènes contre des manifestants majoritairement pacifiques », ajoute l’ONG, qui demande des « enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces ». Amnesty avait déjà enquêté, en 2017 et en 2015, sur les nombreuses restrictions apportées au droit de manifester et sur l’augmentation de violences policières. « L’application de l’état d’urgence et un usage disproportionné de la force ont restreint ce droit fondamental de manière préoccupante dans ce pays », notait l’organisation.

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    Une autre association, l’ACAT (Association chrétienne contre la torture et la peine de mort), a rappelé qu’elle alertait depuis 2017 « les autorités françaises sur la dangerosité des armes dont elle se dote et sur le caractère contre-productif et possiblement contraire au droit international du recours à ces armes ». « Notre police est surarmée. Ces armes sont-elles vraiment adaptées au maintien de l’ordre lors de manifestations ? Sont-elles indispensables ? »

    À l’occasion des manifestations des gilets jaunes, l’association a rappelé ses recommandations et publié le catalogue des armes aujourd’hui utilisées en maintien de l’ordre (à voir ici) :

    la création d’un organe d’enquête indépendant ;
    l’interdiction des lanceurs de balles de défense ;
    la publication annuelle de chiffres relatifs à l’usage de la force par les policiers et gendarmes : sur les utilisations d’armes, les sanctions disciplinaires pour des faits de violences et le nombre de personnes blessées ou tuées dans le cadre d’opérations de police ou de gendarmerie.

    Les ONG ne sont pas seules à s’inquiéter de la violence disproportionnée des forces de l’ordre. Le Défenseur des droits, autorité indépendante présidée par Jacques Toubon, a choisi d’ouvrir plusieurs enquêtes sur des cas de violences (en particulier les interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie en décembre). L’autorité rappelle, elle aussi, qu’elle demande depuis 2017 :

    le retrait des lanceurs de balles de défense de la dotation des forces chargées du maintien de l’ordre au cours des manifestations ;
    la réalisation d’une expertise sur les armes dites de force intermédiaire, notamment la GLI-F4, visant à mieux encadrer leur usage ;
    le renforcement de la communication et du dialogue dans la gestion de l’ordre public, avant et pendant le déroulement des manifestations ;
    la conduite d’une étude sur la mise en œuvre en France de la doctrine dite de la « désescalade de la violence ».

    L’arme qui suscite les plus vives critiques est le LDB40, qui a succédé en 2015 au Flash-Ball. Interrogé par Le Parisien, son fabricant Jean-Verney Carron reconnaît que cette arme tire des balles en caoutchouc « d’un calibre de 40 mm… c’est beaucoup plus dangereux que le Flash-ball. C’est un calibre de guerre ». Sur de courtes distances, le risque existe de traumatismes graves, voire de décès dans des cas exceptionnels.

    Car le fameux maintien de l’ordre « à la française » est de plus en plus critiqué. « Il est largement perçu comme contre-productif. Bien loin d’apaiser les tensions et de maintenir l’ordre, le recours conséquent à la force publique génère une escalade de la violence. Une autre approche, basée sur le dialogue et la désescalade, se développe chez nos voisins européens », note Aline Daillère, l’une des responsables de l’ACAT (texte à lire ici).

    Dès le mois de mai 2016, deux des meilleurs spécialistes universitaires des stratégies de maintien de l’ordre, Fabien Jobard et Olivier Fillieule, notaient « le splendide isolement » de la France. « En Allemagne, en Suède, en Suisse, l’interaction entre police et manifestants se distingue par la maîtrise et le dialogue. La police française résiste aux nouveaux modèles de maintien de l’ordre, articulés autour de la notion de désescalade », écrivent-ils dans ce texte.

    Autre spécialiste de la police et du maintien de l’ordre, Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, notait récemment que dans le contexte du mouvement des gilets jaunes, « la moindre des choses semble d’essayer d’apaiser la colère plutôt que de l’exacerber ». « Le pouvoir politique, ajoute-t-il, serait bien avisé de donner à ses forces de maintien de l’ordre les mêmes consignes claires de retenue et de stratégie de désescalade que celles qu’il a manifestement données aux forces locales de police et de gendarmerie par le biais des préfectures. »

    Le journaliste David Dufresne, auteur du livre Maintien de l’ordre, tient depuis le 4 décembre une chronique méticuleuse de ces violences policières sur Twitter et sur Seenthis. Les vidéos, témoignages et situations décrites sont accablantes pour le pouvoir et le ministre de l’intérieur, qui n’a à aucun moment rappelé aux forces de sécurité les règles basiques de déontologie, d’engagement et de proportionnalité des réponses.

    Les « factieux », selon Castaner, les « insurrectionnels », selon Griveaux, mettent aujourd’hui en tête de leurs revendications le respect du droit de manifester, l’arrêt des violences et de l’impunité policière. « La répression que vous menez sans aucune retenue sur l’ensemble des lanceurs d’alerte et des citoyens de ce pays est une déclaration de guerre sans cesse renouvelée », écrivent les auteurs des « vœux » au chef de l’État. L’escalade est en route. Le gouvernement le sait et mise à nouveau sur cette stratégie du pire pour tenter d’en finir avec les gilets jaunes.

    #maintien_de_l'ordre


  • ELO#351 - Gilets Jaunes et Musique
    Dror, Entre Les Oreilles, le 12 décembre 2018
    https://entrelesoreilles.blogspot.com/2018/12/elo351-gilets-jaunes-et-musique.html

    Sur les platines, la fièvre jaune :

    Le blues des gilets jaunes, par Aiello, le 20 novembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=gLaWBZnWhMk

    Gilet Jaune, par Kopp Johnson, le 23 novembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=9i3alzuVFXo

    Président Maquereau - Hymne des Gilets Jaunes, par Aliane Nouredine, le 1er décembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=quPzi5CJdbM

    Les Gueux, par Thomas Gaëtan, le 10 décembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=6rBegeryaW8

    L’insurrection qui tient, par La Vie Manifeste, le 1er décembre 2018
    https://soundcloud.com/laviemanifeste/linsurrection-qui-tient-chanson

    Vivre libre sans compter, par La Vie Manifeste, le 6 décembre 2018
    https://soundcloud.com/laviemanifeste/vivre-libre-sans-compter-chanson

    Macron maquereau du populo, par Brigitte Fontaine, le 7 décembre 2018
    https://www.facebook.com/Brigitte-Fontaine-198966566783729

    Maquereau du populo
    va te faire voir
    v’la le grand soir
    grand capital promis au pal
    tu es fini, vive la chienlit
    petit pays on t’aime beaucoup
    petit marquis toi tu t’en fous
    frères humains
    prenez nos poings
    sisters brothers
    adieu misère
    Macron maquereau du populo
    Macron maquereau du populo
    Macron maquereau du populo
    Macron maquereau du populo

    Autres vidéos, pour rire jaune :

    De l’actu
    Haroun, Youtube, le 4 décembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=ApgfqrO7NvI

    Gilets Jaunes
    Jason Brokerss, Youtube, le 11 décembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=D-Dn20oYeTc

    A l’école primaire, le péril jaune :

    Les écoliers scandent « Macron Démission » pendant la récréation dans le 19ème arrondissement à Paris, le 6 décembre 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=4q_IDpLeuIA

    #Musique #Musique_et_politique #Humour #Gilets_Jaunes #France


  • Sexualité et spiritualité (5/5) : Envie de ne pas faire l’amour !
    https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser/sexualite-et-spiritualite-55-envie-de-ne-pas-faire-lamour

    L’#asexualité est un phénomène très récent. Ce n’est que depuis 1990 (Rapport Kinsey sur le comportement sexuel humain) qu’on a noté sur une échelle un grade 0 de la sexualité, ce qui signifie : ni homosexuel, ni hétérosexuel, ni bisexuel. (...) Quand j’ai commencé mon travail en 2008, j’ai compris en lisant les études scientifiques sur le sujet que l’asexualité n’est pas du tout une maladie mais le degré 0 de la sexualité. (Peggy Sastre)

    Pas inintéressant mais ça m’a permis de découvrir Sastre et ça, c’est moche.


  • « Lettre à mes amis gilets jaunes »
    https://rouendanslarue.net/lettre-a-mes-amis-gilets-jaunes

    Ce qui est en jeu, c’est ce que certains appellent la démocratie qui désigne en fait une forme de puissance collective : une puissance de dire, de décider et de faire. Nous avons refusé les représentants, certains nous trahissent déjà en préparant des listes pour les élections. C’est à la base et de manière horizontale que nous devons construire notre force. C’est cette exigence de démocratie-là que les uns et les autres expriment quand ils demandent le RIC. Pour ma part, je pense que ce RIC est un piège. Il faudrait au moins un an pour qu’il soit mis en place et inscrit dans la constitution, et au moins un an encore pour que des premiers RIC voient le jour. Et il faudrait alors qu’ils soient conformes à la constitution. Or c’est ici et maintenant qu’il faut arracher quelque chose. Et nous y arriverons par le rapport de force que nous construisons depuis le 17 novembre. Réclamer tout le pouvoir au RIC, ou en faire notre revendication première, c’est abandonner notre force actuelle pour de lointains référendums. LE RIC est un piège mais je partage l’exigence de cette démocratie-là : pour peuple et par le peuple. Sans jamais rêver d’un peuple blanc ! Sans jamais s’en prendre aux plus faibles et les plus écrasés par ce système : les immigrés ou leurs enfants et les migrants. De tout ça aussi, il faudrait discuter.

    (Il se passe des choses intéressantes à #Rouen)

    • https://rouendanslarue.net/caen-une-assemblee-de-gilets-jaunes-se-tient-dans-un-squat-de-migran

      Ah ! Pas loin de 400 personnes se sont retrouvées au squat du Marais vendredi 22 décembre. Ce squat il s’est ouvert pendant la lutte des cheminots au printemps dernier, il fait bien 50000m² et plus de 200 personnes y vivent. Il s’est ouvert pour les sans-papiers et pour la convergence des luttes. Il trouve ici une application bien concrète. Les demandes de salle pour la réunion ont été refusées tant et si bien que comme le rappelle une personne, d’entrée de cette AG, « l’Etat ne permet pas nos AG alors ce sont les migrants qui nous accueillent ici. » Ce retournement est accueilli sous les bravos et les quelques fachos ronchonnent de se voir mis à l’amende.

      (A Caen aussi)