• Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés – Annick Le Douget (édité par Annick Le Douget)
    http://annick.ledouget.fr/index.php/2018/02/24/nouveaute-le-livre-guerisseurs-et-sorciers-bretons-au-banc-des-accus

    Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés Finistère, 1800-1950

    À partir de 1803, la médecine, la pharmacie ou l’art des accouchements ne peuvent plus être exercés sans diplôme. La médecine populaire passe alors dans la clandestinité. Guérisseurs, rebouteux, sorciers de campagne et autres empiriques se retrouvent au banc des accusés, rejoints par les matrones, ces accoucheuses de campagne, et, un peu plus tard, par les sœurs de charité.

    Mais le banc des accusés n’est pas celui de l’infamie, tant s’en faut. La population reste attachée à la médecine populaire, conforme à ses traditions, et elle soutient sans faillir les « praticiens de l’ombre ». D’ailleurs, elle n’a guère le choix, car la campagne du Finistère est à peu près un désert médical au 19e siècle !

    Les témoignages sur les divers modes traditionnels de soin, extraits des archives judiciaires, défient souvent l’imagination. Mais qu’ils fassent frémir ou qu’ils prêtent à sourire, ils sont tous émouvants, car ils expriment les angoisses de la mort et sont forts des croyances et des espoirs partagés. La maladie n’est jamais éloignée du mauvais sort, et les procès de sorciers au petit pied dévoilent aussi un champ inattendu de pratiques superstitieuses.

    Ce cheminement dans le passé sanitaire de notre région donne à voir la difficile médicalisation des campagnes. Et en laissant la parole aux gens du peuple, l’étude permet, par le biais de la santé et de l’intime, de pénétrer l’univers mental des Bretons et d’affiner nos connaissances sur la vie et la culture de nos aïeux.

    • XIXe. Médecines clandestines en Bretagne - Histoire - LeTelegramme.fr (25/02/2018)
      https://www.letelegramme.fr/histoire/xixe-medecines-clandestines-en-bretagne-20-02-2018-11859947.php


      En Bretagne, il existait une fontaine pour chaque problème ou chaque maladie.
      Photo Archives départementales du Finistère/2FI31/178

      Depuis le début du XIXe siècle, la justice s’est employée à poursuivre les guérisseurs traditionnels, particulièrement en Basse-Bretagne. En étudiant plusieurs procès finistériens, l’écrivain Annick Le Douget éclaire sous un jour nouveau la société rurale bretonne de l’époque.

      C’est en 1803 que la loi organise l’exercice de la médecine et le conditionne désormais à l’obtention de diplômes. Il s’agit alors de lutter contre les désordres de la Révolution et les charlatans. Cependant, très vite, ces mesures se retournent contre les médecines traditionnelles et populaires, les seules auxquelles a alors accès une partie de la population bas-bretonne. Comme le souligne Annick Le Douget dans son livre (*), jusqu’au milieu du XXe siècle, les départements des Côtes-du-Nord, du Finistère et du Morbihan restent très sous-médicalisés, à l’exception de Brest et Lorient, grâce à la Marine et à l’administration pénitentiaire.
       
      Croyances populaires
      Depuis des lustres, les Bretons, en cas de maladie, s’en remettent à leurs saints, qu’ils ont particulièrement nombreux, la plupart n’étant d’ailleurs pas reconnus par l’Église. La maladie est d’abord perçue comme un châtiment divin. À l’occasion de l’épidémie de choléra de 1832, Émile Souvestre écrit que les gens s’écriaient : « Dieu nous a touchés de son doigt ! Dieu nous a livrés au démon ! » Les saints ont chacun une spécialité médicinale. On peut également leur faire bénir les chevaux, comme à Goudelin, ou le beurre, comme à Spézet. Quelques-uns ont une vocation généraliste, à l’instar de saint Diboan qui préserve de la douleur. Des pratiques religieuses mais pas toujours catholiques. Ainsi, on croit au pouvoir des pierres, comme les anciennes stèles gauloises, aux formes oblongues qui sont censées favoriser la fertilité des jeunes femmes. On utilise des grimoires et des livres magiques ou l’on fait appel à « Saint-Yves-de-Vérité » pour souhaiter la mort de quelqu’un.
       
      Rebouteux, bandagistes, uromantes
      Au XIXe siècle, la justice commence à lutter contre les pratiques traditionnelles, saisie notamment par les officiers de santé et les médecins qui y voient une concurrence déloyale. Les différents procès, analysés par Annick Le Douget, permettent de dresser un étonnant florilège de guérisseurs plus ou moins sérieux.
      Ainsi, les rebouteux se distinguent par une certaine force physique et la capacité à remettre les membres en place. D’autres, comme Yves Tourmen, dénoncé à La Feuillée en 1854, sont bandagistes. Il prétend guérir les hernies grâce à des bandages. Les guérisseurs d’Urlou soignent certains rhumatismes, les problèmes de jambes ou la goutte. 
      C’est particulièrement le cas de la « sorcière de Carhaix ». En 1907, la veuve Merle, âgée de 75 ans, est condamnée pour avoir provoqué une sévère hémorragie sur l’un de ses patients. On trouve aussi des spécialistes de la rage ou, plus étonnant, des jugeurs d’urine. Ces « uromantes » peuvent déceler des traces de diabète, de grossesse ou de problèmes rénaux dans les liquides. Les coupeurs de feu sont spécialisés dans les brûlures. À côté des guérisseurs traditionnels, Annick Le Douget relève la présence de nombreux affabulateurs, particulièrement actifs dans les foires et les marchés. Vers 1850, à Saint-Ségal, un certain « Louis-Philippe » vend du « louzoù San Sebastian », « le médicament de saint Sébastien », un mélange d’absinthe et d’anis censé guérir plusieurs maux. En fait, un charlatan. Dans les marchés, on trouve également de nombreux opticiens, plus ou moins sérieux.
       
      Mages et sorcières
      Plus inquiétants, on recense également des cas de mages et de sorcières auxquels on prête des pouvoirs magiques, dont celui d’intercéder auprès des puissances surnaturelles. Énigmatique, tantôt bienfaisant ou malfaisant, le sorcier est alors une figure familière dans les campagnes bretonnes. « Mais en tout cas, note Annick Le Douget, pour la justice, dégagée de tout discours sorcellaire la cause est entendue : c’est simplement un délinquant coupable d’escroquerie, délit puni d’un emprisonnement de un à cinq ans, jusqu’à dix ans en cas de récidive. » Comme l’historienne le remarque fort justement, les procès révèlent surtout l’état d’angoisse et de superstition de la société rurale.
      L’ouvrage d’Annick Le Douget révèle les dangers de ces médecines traditionnelles. Nombre de patients succombent aux traitements, d’où les procès. Mais elle relève également le fort soutien dont les guérisseurs disposent dans la population. À plusieurs reprises, les notables prennent parti pour eux et les témoignages en leur faveur sont légion. Quant aux accusés, ils ont beau jeu de proclamer que ce sont les patients qui viennent vers eux et qu’ils refusent d’être payés pour leurs « dons ». Sans être laxiste, la justice se montre d’ailleurs généralement clémente.
      Au-delà du seul aspect juridique ou médicinal, le travail d’Annick Le Douget se révèle une passionnante étude sociologique sur la Bretagne rurale des XIXe et XXe siècles.


  • " Si les archives de #Vivian_Maier n’avaient pas été découvertes par un homme après sa mort, elle ne serait jamais devenue photographe. " C’est peu ou prou ce qu’un homme nous a expliqué il y a un peu plus d’un an lors d’une soirée consacrée à, tadaaaa : les #Femmes & la #Photographie ! Depuis, j’essaye de ne pas trop m’énerver devant la mauvaise foi qui consiste à confondre l’Etre et l’Avoir quand des hommes, professionnels ou amateur "avertis" interviennent sur le sujet (tu sais, les hommes sont toujours avertis pour t’expliquer la vie !). Du coup la lecture de cette réponse bien sentie m’a décroché un petit sourire ;)

    Vue sur le salon du Monde

    Le 16 novembre 2018, le rédacteur en chef culture du journal Le Monde a publié une chronique intitulée : « Tout ira mieux quand une artiste aura le droit d’être aussi mauvaise qu’un homme ». #LAPARTDESFEMMES, collectif de professionnel·les de la photographie l’a lue et commentée :
    https://blogs.mediapart.fr/la-part-des-femmes/blog/181118/vue-sur-le-salon-du-monde

    Seulement voilà, ce que les photographes femmes sont venues défendre sur la scène de Paris Photo n’est pas la revendication de leur différence socialement construite, mais bel et bien la fin de la confiscation des moyens, symboliques, institutionnels et financiers par une minorité souvent aveugle à ses privilèges.

    Je vais donc essayer de penser à mettre par ici, en complément dans le texte ou en commentaire, des trucs sur le sujet (je crois que c’est pas la première fois que je tente de faire ça...)

    #sexisme #féminisme #photo #mansplaining #recension



    • On choisit sa révolution. Soit on essaye de maintenir les choses comme elles sont, avec leur cortège d’exploitation, de racisme et de sexisme, la sixième extinction de masse, et la transformation écologique pour prétendre que tout va bien se passer. Soit on accueille le changement à venir, et on tente de s’y connecter.

    • Dans ce livre (https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/documents-temoignages-et-essais-d-actualite/comment-notre-monde-est-devenu-cheap), nous évoquons les sept choses que le #capitalisme utilise pour éviter de payer ses factures. C’est d’ailleurs une définition courte du capitalisme : un système qui évite de payer ses factures. C’est un moyen de façonner et de réguler les relations entre individus, et entre les humains et la reste de la vie sur Terre. Ces sept choses sont la #nature « cheap », l’#argent « cheap », le #travail « cheap », le #care « cheap », l’#alimentation « cheap », l’#énergie « cheap » et les #vies « cheap ». Nous sommes parvenus à cette conclusion en partie grâce à un raisonnement inductif fondé sur l’histoire, mais aussi en s’intéressant aux mouvements sociaux d’aujourd’hui. Par exemple, le mouvement Black Lives Matter ne proteste pas uniquement contre l’inégalité historique qui résulte de l’esclavage aux Etats-Unis. Ses membres se penchent aussi sur le changement climatique, l’équité entre les genres, le travail, la réforme agraire ou la nécessaire mise en place de meilleurs systèmes alimentaires et de systèmes d’investissement solidaires qui permettraient à des entreprises d’émerger.

      (...) Il n’a pas toujours été possible d’obtenir un burger ou quelques chicken #nuggets pour un euro ou deux. Au XIXème siècle, les ouvriers anglais dépensaient entre 80 et 90% de leurs revenus en nourriture. Aujourd’hui, nous consacrons à peu près 20% à l’alimentation. Quelque chose a changé. Et le nugget est devenu un fantastique symbole la façon dont le capitalisme évite de payer ses factures.

      (...) J’expliquais dernièrement à mes étudiants que nous avons jusqu’à 2030 si l’on veut parvenir à une économie neutre en carbone. Et ils étaient désespérés et désemparés. Ce désespoir est un symptôme du succès du capitalisme, en cela qu’il occupe nos esprits et nos aspirations. C’est pourquoi il est, selon moi, plus facile d’envisager la fin du monde que celle du capitalisme. On peut aller au cinéma et y admirer la fin du monde dans tout un tas de films apocalyptiques. Mais ce qu’on ne nous montre pas, ce sont des interactions différentes entre les humains et la nature, que certaines civilisations encore en activités pratiquent actuellement sur notre planète.

      (...) Beaucoup pensent qu’#Elon_Musk va sauver le monde, et que nous allons tous conduire des Tesla dans la joie. Mais si on regarde ce qui rend possible la fabrication des Tesla, on retrouve nos sept choses « cheap » ! Les travailleurs sont exploités, notamment ceux qui travaillent dans les mines pour extraire les métaux rares nécessaires aux batteries. Et Musk lui-même s’attache à éliminer les syndicats... Je suis inquiet du fait que l’on fonde nos espoirs sur ces messies.

      (...) Personne n’est allé faire les courses de façon responsable pour mettre un terme à l’esclavage ! Personne n’est sorti de chez lui pour acheter de bons produits afin que les femmes obtiennent le droit de vote ! Tout cela dépasse le niveau des consommateurs. Il va falloir s’organiser pour la transformation, c’est la seule façon de combattre.

    • Personne n’est allé faire les courses de façon responsable pour mettre un terme à l’esclavage !

      Euh, c’est une faute de traduction ou quoi ?

      Le boycott à grande échelle du sucre a été le premier outil du mouvement abolitionniste en Angleterre, notamment pour convaincre et faire progresser la solidarité dans la population anglaise (lire Bury the chains)… dans les années 1980 l’embargo économique contre l’Afrique du Sud a permis de maintenir la pression et, là aussi, de marquer les esprits dans nos pays (je me souviens comme si c’était hier de la campagne d’affichage contre Outspan). Et aujourd’hui, BDS avance et marque des points… Au Maroc on boycotte Danone et ça crée du rapport de force…

      Entendons-nous bien : personne ne dit que « faire les courses » a suffi à abolir l’esclavage ou que les AMAP vont sauver la planète.

      Mais #yenamarre de cette manière hautaine qu’ont certains intellectuels (bon ok, la plupart…) d’invalider les actions militantes (des autres) au prétexte qu’elles ne sont pas assez ceci ou cela, ça fait du tort à tout le monde.

    • Je ne sais pas si le boycott et la consommation responsable peuvent être comparés. Dans le cas du boycott, il s’agit de campagnes ponctuelles (même si souvent ça dure !), ciblées et publicisées, qui sont de l’ordre de l’attaque.

      La conso responsable, c’est une éthique, un comportement positif, qui porte sur tous les domaines (manger, s’habiller, se transporter), est plus diffus, a des caractères moins collectifs et au final assez peu offensifs.

      Il y a des points communs entre les deux : des collectifs comme De l’éthique sur l’étiquette essaient de donner à la conso l’agressivité des campagnes de boycott, les écolos ciblent parfois des actes de conso, une entreprise ou une salauderie à ne pas acheter, voir la paille. Mais comparons cette histoire de paille avec la campagne BDS... force est de reconnaître que la conso responsable s’impose comme un geste de distinction sociale, de conso ostentatoire, voire de gadget à se donner bonne conscience, et que les efforts pour la rendre marché-compatibles ont été bien récompensés.

    • La paille comme argument de l’homme de paille, chapeau (de paille).

      Mon argument consistait à dire que, en tournant en ridicule les démarches qui ne sont pas maximalistes, en faisant l’hypothèse qu’elles servent exclusivement « à se donner bonne conscience », et en dénigrant celleux qui les portent, on adopte une posture de supériorité facile, fausse et nocive.

      Facile : « personne n’a aboli l’esclavage en publiant un bouquin chez Flammarion ». Prouve-moi le contraire.

      Fausse : ce n’est pas parce que je me rends compte que la paille de mon Breizh-Cola est en plastique que soudainement j’abandonne tout le reste et que je passe au Coca-Cola sans paille.

      Nocive : rejette les gens de bonne volonté (parce qu’ils sont dans l’erreur™), au lieu de les encourager à avancer dans leur raisonnement ou leur engagement.

      Bien sûr il faut critiquer les initiatives qui sont récupérées (ou créées dans un but de détournement ou de récupération), mais ramener toute la question du « pouvoir du consommateur » à cette histoire de paille c’est ignorer l’histoire.

      Mais je crois qu’on devrait parler plus sérieusement des mouvements consuméristes. D’autant plus que, comme c’est extrêmement facile à tourner en dérision, ça devient un trope systématique : le même que celui qui consiste à dire que (n’importe quel sujet) est bobo.

      Ralph Nader a forcé les constructeurs à mettre des ceintures de sécurité dans les bagnoles, il a donc consolidé l’industrie automobile et sauvé la vie de gens qui pouvaient se payer des bagnoles ? Avec James Love il a lancé le procès Microsoft, hihi le gros truc de geek et « ce n’est pas en empêchant l’installation d’Internet Explorer qu’on va sauver le monde » ?

      De fait si on connaît l’un ou l’autre, c’est une critique absurde. C’est bien le même James Love qui s’est ensuite intéressé au prix des médicaments contre le sida et a créé le montage « 1 dollar par jour », qui a révolutionné l’approche mondiale de santé en rendant opérationnel le traitement comme prévention. Ça a littéralement sauvé des millions de vies. James continue à travailler sur la question de l’accès aux médicaments, notamment sur le cancer. Et fait partie de celleux qui développent l’analyse la plus poussée sur le rôle des brevets. Est-ce qu’il y a un lien ou pas ?

      (PS : Désolé pour le pauvre Raj Patel. Si ça se trouve son bouquin est intéressant.)

    • Ce n’est pas forcément dans une optique de moquer, de tourner en dérision. Il y a quand même l’argument de dire que ça porte le débat sur le terrain moral, et que seule une infime partie de la population a les moyens de se payer des produits plus éthiques. Et qu’en plus ça crée des nouveaux marchés de niche, pour les riches gentils éthiques, un marché parallèle, toujours dans le même système, parfaitement intégré au reste.

      Les mouvements de consommation ne sont pas tous que ça, mais une bonne partie est cela, et n’est que cela.
      Les exemples donnés précédemment sont quand même loin de campagne uniquement portées sur les choix individuels des consommateurs, ce sont des luttes au niveau de groupes institutionnels, avec des ONG, MSF, etc.

      Un lien donné dans l’autre conversation https://seenthis.net/messages/712158
      https://www.marxiste.org/theorie/sciences-environnement/2389-pourquoi-il-n-existe-pas-de-consommation-ethique-sous-le-capitalisme


  • On a déjà parlé ici de This is America, par Childish Gambino :
    https://seenthis.net/messages/692466

    https://www.youtube.com/watch?v=VYOjWnS4cMY

    Quelques articles soulignent qu’il s’était en partie inspiré d’un autre titre :

    Et si « This is America » était un plagiat ?
    Elisabeth Debourse, Paris Match, le 26 juin 2018
    https://parismatch.be/culture/musique/152805/childish-gambino-et-si-this-is-america-etait-un-plagiat

    Jase Harley - American Pharaoh :
    https://www.youtube.com/watch?v=QBEIDB0V4aI

    Des artistes du monde entier en font leurs versions. On a déjà parlé ici de This is Iraq, par I-NZ :
    https://seenthis.net/messages/709164

    https://www.youtube.com/watch?v=fvxZLKtkgiM

    Mais aussi, parmi d’autres :

    Falz - This is Nigeria :
    https://www.youtube.com/watch?v=UW_xEqCWrm0

    ZEF - This is France :
    https://www.youtube.com/watch?v=JTNmU7lnVC0

    #Musique #Musique_et_politique #rap #Childish_Gambino #This_is_America #Irak #Nigeria #France

    • La réponse de l’autre pour l’inspiration :

      Je suis extrêmement honoré d’être reconnu et considéré comme l’une des inspirations originales de l’une des plus importantes œuvres musicales et d’art visuel de notre époque. Ne laissez pas cette controverse diluer le message que moi-même et Childish Gambino tentons de faire passer. Nous parlons des injustices que nous avons endurées et il a contribué à fournir une plateforme pour que toutes nos voix soient entendues. Ne le discréditez pas pour ça ! L’attention devrait être concentrée sur le fait de changer nos communautés et bâtir l’égalité. C’est plus important que moi et lui et plus important que la musique.


  • Invisibilité des femmes
    L’école d’été de cartographie et de visualisation de l’enssib à Lyon

    J’ai participé à l’édition 2017, participation tardive puisque j’ai répondu à la dernière minute. Le programme étant déjà bouclé, @fil a partagé son temps d’intervention avec moi (merci Filou).
    J’avais alors noté que nous n’étions que 3 femmes pour 17 mecs. Un accident pour cette première édition ?
    http://barthes.enssib.fr/ECV-2017

    Cette année, Eric Guichard, l’organisateur, m’a invité à revenir pour l’édition 2018 sans plus de précision sur le programme et j’ai accepté pour le principe.
    Puis Eric Guichard nous a envoyé la liste des intervenant·es mais je n’ai pas regardé, occupée ailleurs que j’étais. C’est Filou qui a d’abord exprimé son regret de pas voir davantage de femmes parmi les intervenant·es. Du coup j’ai regardé la liste : nous étions 2, Patricia Loué et moi, toutes deux déjà présentes l’année précédente. Et 23 hommes. La réponse de Guichard fut un peu courte : « J’avais invité L., qui ne m’a jamais répondu. » Circulez, y’a rien à voir.

    J’ai laissé passer deux jours avant de décider quoi faire, je trouvais ce copié-collé très gênant. Y aller, était pour moi être l’exception qui confirme la règle et même si je faisais un petit speech en introduction de mon intervention pour dénoncer ce déséquilibre flagrant, cela ne me paraissait vraiment pas suffisant.

    J’avais alors deux options dont j’ai fait part à l’organisateur : soit je fais une intervention sur l’invisibilité des femmes dans ce domaine, soit je ne viens pas. Comme je n’avais pas le temps de préparer une telle intervention (désormais inscrite dans les projets futurs), j’ai décliné l’invitation.
    Je n’ai pas reçu de réponse tout de suite mais quelques jours plus tard, une fois le programme établi.

    Dans sa réponse, Eric Guichard me dit qu’il a réussi à doubler le nb de femmes invitées depuis l’année passé, en me comptant probablement, ainsi que L. En fait seulement 3 femmes contre 26 hommes étaient présentes pour l’édition 2018. C’est pire que 2017 !
    http://barthes.enssib.fr/ECV-2018
    En regardant le programme de plus près, on s’aperçoit que les deux femmes qui ont été programmées à la dernière minute interviennent en même temps et que leur intervention ne dure que 30 mn au lieu de 45 mn.

    • Oui, j’ai noté que partout où j’ai été invitée, ce ne sont jamais des femmes qui tiennent les plénières et quand cette plénière est un plateau, il est assez rare qu’il y ait au moins une femme parmi les intervenants.
      Par contre, les femmes se coltinent les ateliers et les conf’-croupions, celles qui ont lieu pendant un événement important où à une heure physiologique (en gros, trop tard, trop tôt dans la journée, pendant la pause repas ou en entracte entre deux trucs _importants).
      Mais bon, il y a le #quota_nichons, donc nous devrions être reconnaissantes !

    • En 2012 je suis intervenue lors de sudweb, ma micro conférence portait sur Les 48 pixels de l’icône anonyme si souvent masculine encore aujourd’hui, je finissais par la confondre avec la silhouette tronquée de jean-pierre pernaud. Je débutais en demandant aux femmes dans la salle de lever la main, évidemment il n’y en avait pas 10%, et c’était bien pire au niveau des intervenants.
      Je suis intervenue également sur les listes de toulibre pour demander l’usage de l’écriture inclusive. Ça a été un gros clash mais ça semble aujourd’hui acquis.

      Donc je salue les initiatives de sudweb qui a redressé la barre depuis pour avoir 50% d’intervenantes et se débrouille aussi pour inviter des femmes à venir. Et pas les femmes des geeks s’il vous plait, non ça c’est juste a big shame de faire ça, non des femmes dont l’activité a trait avec le web et qui n’osent pas toujours venir.
      Bref, merci aussi à toulibre.
      Et je ne raconte pas ça pour me glorifier (bien que hein on sait jamais) mais juste pour dire que je l’ai fait, à ma petite échelle et que ça a modifié des choses donc qu’il faut prendre la parole encore et encore, et s’il vous plait, ne restez pas seules. Dites ensuite racontez que vous n’avez pas accepté de vous taire devant les 80% d’hommes qui voudraient vous éliminer.

      Merci @odilon donc :)

    • Un jour j’ai assisté à une rencontre décroissante dans le Nord, il y avait une table ronde sur les médias. L’An 02 venait de finir sa publi mais était encore dans toutes les bonnes librairies et j’étais celle qui habitais le plus près mais je ne l’ai pas pris mal, au vu de la brochette de gars, en remarquant que je n’avais pas été invitée. Après tout, je n’avais rien de spécial à dire.

      Mais en entendant mes couilles (six ou sept gars, je crois, pour zéro meuf) raconter des trucs dont beaucoup trop étaient sans intérêt, j’ai commencé à trouver que mon absence était dommageable à l’intérêt de la rencontre et je l’ai ouverte deux fois. Rien dit sur le choix du panel et je ne me souviens plus de quoi j’ai parlé mais j’ai dû la ramener sur l’absence des meufs dans la presse politique super en avance sur son temps. Vraiment, je ne me souviens plus, je n’ai pas été traumatisée comme d’autres fois, mais j’espère que j’ai fait un peu honte à ce monde quand je me suis présentée : Aude, je coordonne la revue écolo Machin.


  • Une physicienne a rédigé 270 profils Wikipédia de femmes scientifiques
    https://siecledigital.fr/2018/07/26/physicienne-270-profils-wikipedia-femmes-scientifiques

    #Jess_Wade, une chercheuse spécialisée dans les appareils électroniques en plastique, a décidé de s’attaquer au problème de la sous-représentation des femmes dans les branches scientifiques. Afin de mettre en avant les grandes femmes scientifiques, elle rédige des fiches Wikipédia sur certaines d’entre elles.

    En six mois, Jess Wade a écrit 270 pages #Wikipédia de #femmes ayant eu une influence dans la #recherche_scientifique. De quoi susciter des vocations chez les jeunes filles. Pour sa première fiche, la physicienne a choisi Kim Cobb, une Américaine océanographe spécialisée dans le changement climatique ayant notamment travaillé dans la prévention des coraux. Sur son compte Twitter, Jess Wade publie les adresses des nouvelles pages avec le hashtag #womeninSTEM (acronyme en anglais de science, technologie, ingénierie et mathématiques).

    #invisibilité_des_femmes #sciences #femmes

    le fil twitter
    https://twitter.com/search?q=%23womeninSTEM&src=typd
    Grand merci à Françoise


  • Rire de soi a un prix. Voilà pourquoi Hannah Gadsby arrête l’humour
    https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20180710.OBS9478/rire-de-soi-a-un-prix-voila-pourquoi-hannah-gadsby-arrete-l-humour.html

    Déconstruction critique du stand-up et de l’industrie de l’humour en général, "Nanette" interroge alors le concept même de blague, qui n’aurait besoin que d’une situation initiale et d’une chute – drôle –, au détriment de la "vraie" fin d’une histoire qu’un public ne saurait supporter.

    Elle avait commencé par dire que le garçon de l’arrêt de bus ne l’avait pas tapée parce qu’il ne "tapait pas les femmes". On avait rigolé. A la fin du spectacle, elle revient sur ses propos en expliquant qu’il l’a bel et bien tabassée, qu’elle n’a ni porté plainte ni été à l’hôpital : "J’étais persuadée que c’était tout ce que je méritais."

    Ce témoignage en guise de colonne vertébrale, "Nanette" transcende la fonction cathartique du spectacle : il n’est plus question de ménager le public, de le libérer d’une tension ou d’un stress, mais d’interroger la manière dont il se considère au sein de la société. Spectateurs, êtes-vous des oppresseurs ?

    Alors Hannah Gadsby arrête l’humour, le rire est mort et "Nanette" est le théâtre d’une colère qui s’érige notamment contre la domination de l’homme blanc hétérosexuel, dont elle relève la susceptibilité, non sans ironie, dans l’après #Metoo :
    ""Pour la première fois de l’histoire, vous êtes une sous-catégorie de l’humanité. Vous dites ’Non, on a inventé les catégories, on n’est pas censés jouer, on est neutres’. Plus du tout. Personnellement, j’ai toujours été jugée sur ce que je suis : j’ai toujours été une grosse gouine moche. Je suis morte à l’intérieur, je suis blindée, je peux gérer. Mais vous, les gars, vous êtes fragiles.""
    Avoir peur des hommes

    S’appuyant sur sa formation en histoire de l’art, elle attaque les représentations des femmes, condamnées à être "vierges" ou "putes", ainsi que "l’art majeur" dont les acteurs font bloc autour de Picasso, par exemple, "qui s’est tapé une mineure" en la personne de Marie-Thérèse Walter.

    Elle parle des hommes célèbres dont il faut "protéger la réputation". Les "Donald Trump, Pablo Picasso, Harvey Weinstein, Bill Cosby, Woody Allen, Roman Polanski". ("Ces hommes ne sont pas des exceptions, ils sont la règle.")

    Elle insiste aussi sur les dommages générés par ces réflexes patriarcaux, notamment dans le cadre de l’affaire Monica Lewinsky :
    ""Si les humoristes avaient fait leur travail correctement et s’étaient moqués de l’homme qui avait abusé de son pouvoir, peut-être que l’on aurait une femme expérimentée à la Maison-Blanche, au lieu d’un homme qui reconnaît ouvertement avoir agressé sexuellement des jeunes femmes simplement parce qu’il le pouvait.”"

    #grand_homme #humour #féminisme

    • Citation de Picasso présente dans son spectacle et dont je n’arrive pas à trouvé d’autre source :

      Dès que je quitte une femme, je devais la bruler. En détruisant la femme, on détruit le passé qu’elle représente.

      Mais quel enflure ! En cherchant des citations misogynes de picasso google m’a proposé aussi la mysogynie de Bazelitz, Kundera

      Sur la misogynie de picasso :
      http://homocoques.fr/2-articles/596-en-etudiant-picasso-j-ai-decouvert-le-monstre

      Et je m’en sens mal car Picasso fut sans conteste un génie. Je crois qu’il a basculé en psychopathe autour de Guernica et de la guerre. La gloire et l’argent alors assurés, il a vécu avec le sentiment d’une impunité totale. Au début des années 1950, par exemple, il confisque leur passeport à deux petites Américaines venues le voir. Il leur prodigue « des gâteries » - quel euphémisme sordide - pendant deux jours avant de leur rendre leurs papiers.

      ...

      Otto Van Rees, un de ses voisins à l’époque du Bateau-Lavoir, a dit de lui : « C’est un horrible Espagnol, un cinglé. Il est peut-être un artiste merveilleusement doué mais il n’a strictement que ses intérêts en vue. Nous étions tous aussi pauvres que des rats et nous nous aidions mutuellement. Picasso ne rendait jamais rien. » Françoise Gilot qui fut une de ses compagnes et lui a donné deux enfants hors mariage a eu aussi ces mots : « Picasso peint avec le sang des autres. » Cela le résume bien. Sa jouissance est prioritaire sur tout, et faire jouir l’autre n’est absolument pas son souci. Je ne pense même pas qu’il ait su que les femmes puissent éprouver du plaisir.

      ...

      L’image de Picasso est celle de la liberté absolue. Or c’était aussi un censeur. Il a fait interdire les mémoires de Fernande et a voulu récidiver quand Françoise a publié son témoignage. Il a également fait interdire de toutes les bonnes galeries parisiennes l’artiste Luc Simon qui lui succédait dans les bras de Françoise.

      ...

      Il aura haï les femmes qu’il a eues au point de les battre et de les enfermer. Marie-Thérèse a employé le mot viol. Françoise a eu une joue percée par une gauloise allumée et ne parlons pas de la tragédie sadomaso avec Dora Maar. Marie-Thérèse et Jacqueline se sont suicidées. Maya, une de ses filles, et Marina, une de ses petites-filles, ont dit des choses sur leur gêne éprouvée gamines… Tous, en particulier ses amantes, n’auront été que des esclaves à son service, n’ayant droit ni au désir ni aux sentiments. Loin de lui, elles peuvent mourir, elles le devraient même. Les seules femmes ayant tenu tête auront été son première mécène Gertrude Stein et Françoise Gilot pour laquelle j’éprouve un immense respect.

      #viol #sadisme #violences_sexuelle #violences_masculine


  • Après midi Nicolas Coltice - UNIVERSITÉ CLAUDE BERNARD LYON 1
    https://www.youtube.com/watch?v=g9Svnmp-FVU

    La première #conférence de 30 minutes sur l’ #entraide est celle de mon frère @raul - Corentin (ca commence à 19 mins et ca finit à 41 minute)
    cc @fil @baroug
    et @sinehebdo ca devrait t’intéresser.
    @simplicissimus @odilon @reka @alain1 @monolecte aussi peut être.
    #collaboration #biologie #zoologie #compétition #parcoursup

    La seconde conférence s’intitule « sciences et arts » -
    Sur le bleu Goyer voire http://www.marseilleexpos.com/blog/2018/04/10/le-bleu-lumiere-sur-le-dessin-au-bitume-et-a-la-craie
    #optique

    La troisième est sur les #drones de #géologie utilisés pour le #rugby ca pourrait interessé @lecoincoin mais je vais pas la regardé (timing 1h03 elle dure 10 mins)

    La 4eme « des bouts de vie en antarctique » récit d’une chimiste de l’ #atmosphère et glaciologue en #antarctique - ou plutot séjour scientifique en antarctique
    timing 1h14

    Le prof à 1h45 minute est rigolo ! Ca parle du filet de boeuf et de la bouteille qui l’accompagne. :) #viande #clitoris #cannibalisme


  • Propaganda - La fabrique du consentement - ARTE

    Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de “Propaganda”, un passionnant décryptage des méthodes de la “fabrique du consentement”.

    https://www.youtube.com/watch?v=FPbxJV4QKso

    Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de “fabrique du consentement” des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur. En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954.

    Source : Arte, Jimmy Leipold, 29-05-2018
    Réalisation : Jimmy Leipold - France - 2017
    https://www.arte.tv/fr/videos/071470-000-A/propaganda-la-fabrique-du-consentement
    Proposé par https://www.les-crises.fr/video-propaganda-la-fabrique-du-consentement-par-arte

    #propagande #propaganda #manipulation #médias #edward_bernays #comportementalisme #freud #adam_curtis #psychologie #chomsky #noam_chomsky #relations-publiques #capitalisme



  • Proposition d’atelier mégèriste :

    Chères seenthiennes et chers seenthiens, je voudrais commencer une nouvelle session de sorts mégèristes après la première série de l’année dernière qui sont inventoriés ici. https://seenthis.net/messages/581278

    Je voudrais vous appelé·es à contribution pour une paire de sorts que je voudrais faire prochainement. Voici deux questions auxquelles je souhaiterais avoir vos réponses selon vos sexes et genres.
    –------

    Aux seenthiennes pourriez vous me dire ce qui vous plait dans le fait d’être une femme ou une fille ?

    –---

    Aux seenthiens pourriez vous me dire ce qui vous déplait dans le fait d’être un homme ou un garçon ?

    –----

    Je ne cherche pas des réponses féministes, si vous êtes géné·es pour me répondre ici sur seenthis, voici mon mail madmeg(at)madmeg.org
    Je compte écrire deux sorts à partir des réponses que je pourrais récoltées, sans cité qui à dit quoi sauf si vous me le demandez (je trouverais un moyen de l’indiqué sous le nom que vous voulez).

    Pour les personnes trans, vos réponses sont biensur les bienvenues dans la catégorie de genre à laquelle vous vous identifiez.
    Pour les personnes neutres de genres je ne pense pas qu’elles puissent répondre à ces questions si elles ne s’identifient ni comme femme ni comme homme. Peut être que ca pourra faire l’objet d’un autre travail sur le 3 eme sexe. Si ca vous interessent mon mail vous est ouvert ou les commentaires ici si vous préferez
    J’ai choisi ces questions car les désaventages à être des femmes nous les connaissons bien et les aventages à être des hommes sont assez notoires aussi. Mes sorts fonctionnent en deux catégories, une pour donner du pouvoir aux femmes, une pour retirer du pouvoir aux hommes. Du coup j’ai pensé à ces questions dans l’idée de récolté des choses positives pour les femmes et négatives pour les hommes.
    Je vais me posé la question à moi même mais c’est pas facil d’y répondre... j’ai testé aussi la question sur une amie hier, elle m’a dit ne pas savoir quoi dire et m’en vouloir un peu de lui avoir fait réfléchir à ca. J’espère que ca sera moins douloureux pour les seenthisien·nes.
    Merci d’avance à celleux qui voudrons bien participé à cet atelier mégèriste.
    Bon courage à vous
    #mégèrisme #mad_meg

    ps @touti j’ai pas oublié notre sort sur les mères corbeau https://seenthis.net/messages/582382 je progette de m’en occupé lors de cette nouvelle session de parchemins.

    • Mes réponses à la question : ce qui me plait dans le fait d’être une femme ou une fille ?
      – J’aime bien la différence qu’implique le fait d’être une fille puis une femme par rapport à la norme dominante masculine. Ca à forgé ou renforcé mon esprit de contradiction.
      – J’aime le fait qu’en art, les femmes ont encore tant à dire de leur point de vue qui n’a jamais été dit quant les hommes sont plutot confit dans les platitudes rabachées ad nauséam.
      – J’aime bien avoir mes règles car ca me rassure sur le fait que je ne suis pas enceinte. Tout en sachant que c’est pas sur à 100% tant que je suis pas ménoposé ca me rassure quant même.
      – J’aime bien avoir accès à beaucoup de fantaisie d’apparence, coiffures, maquillage, vétements rigolos et colorés et de pouvoir jouer sur des registres d’apparence très variés.
      – J’aime inventé des jurons nouveaux que m’inspire le patriarcat et le féminisme. Pouvoir envoyé promener les règles de grammaire parcequ’elles sont sexistes et refair des règles à ma convenance.
      – J’aime le fait que le féminisme existe et toutes les découvertes que ca m’a permis et me permettra encore.
      – J’aime la comprehension que je rencontre dans certains instants de sororité.
      – J’aime le fait que ma position de femme dans le milieu d’ou je viens m’a permis de comprendre ce que c’est que d’être opprimé. C’est probablement plutot le fait d’être féministe que j’aime mais c’est lié au fait d’être fille puis femme qui m’y a conduite. Le féminisme conduit à d’autres luttes que j’aurais pas rencontré sans les questionnements féministes.
      –J’aime le fait d’être impliqué dans la plus importante et profonde révolution de notre espèce qui touche tous les aspects de nos sociétés, de nos corps, de nos mots, de nos idées...

    • J’aime bien pouvoir faire des enfants ( je considère que c’est notre super pouvoir ) et avoir le choix de ne pas en faire.
      J’aime bien faire des trucs soit disant de mec (travaux de bricolage, sport de combat,...) car ca a tendance á épater la galerie et ça me fait marrer.
      J’aime bien être mère célibataire et trouver ça parfait pour moi.
      J’aime bien avoir grandit dans une famille qui m’a transmis que je pouvais faire ce que je voulais.
      J’aime bien me moquer des mecs virils, macho, sexiste ou soit disant pro feministe.
      J’aime bien pouvoir m’habiller de plein de façon différentes selon mes humeurs.
      J’aime bien me maquiller.
      J’aime bien être belle rien que pour moi.
      J’aime bien pouvoir faire des soirée entre copines.
      J’aime bien installer le feminisme dans l’esprit de mon fils et l’entendre engueuler ses potes qui parlent mal des/aux filles.
      J’aime bien apprendre à déconstruire le patriarcat et le sexisme (merci seenthis)
      J’aime bien « faire des trucs de filles »
      Et surtout... J’aime bien être moi !
      (Liste non exhaustive)


  • Des milliers de capsules de lacrymos et de grenades récupérées sur la #zad suite à l’opération policière de ces derniers jours à #NDDL ont été déversés au matin du 19 avril 2018 devant la Préfecture, formant des montagnes accusatrices rappelant la violence de ce que M. Hulot présentait la veille comme une opération menée avec « retenue ».

    https://zad.nadir.org/spip.php?article5622#info2018-04-19-23-28


  • Honorat Rambaud (~1516-1586)— Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Honorat_Rambaud


    Une page de La Déclaration des Abus que l’on commet en écrivant et le moyen de les éviter et de représenter naïvement les paroles : ce que jamais homme n’a fait.

    Honorat Rambaud invente donc un alphabet nouveau qu’il considère comme facile à apprendre, afin que tous puisse apprendre à lire. Sa préoccupation est sociale et pour arriver à ses fins, il préconise une réforme révolutionnaire pour permettre au peuple d’accéder à la culture. Selon lui, l’alphabet est corrompu. Il invente donc son alphabet nouveau et préconise l’abandon radical de l’alphabet latin, inapte à noter 34 des 52 sons repérables dans l’usage du temps, ce qui représente une grande révolution pour la grammaire.

    Pour Jacques Leclerc, « Rambaud proposa une orthographe calquée sur la prononciation. Il considéra qu’il fallait augmenter le nombre des lettres latines si l’on voulait transcrire fidèlement les sons du français. Le traité de 351 pages de Rambaud proposait 24 nouvelles lettres de plus et atteignait les 52 lettres. Le système de Rambaud fut perçu comme l’œuvre d’un fou par les érudits de son époque.




  • Le scandale Facebook pose avant tout une question politique - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/03/23/le-scandale-facebook-pose-avant-tout-une-question-politique_1638346

    L’affaire qui touche en ce moment le réseau social aux 2 milliards d’utilisateurs n’est que le symptôme du naufrage de l’action publique.

    Le scandale Facebook pose avant tout une question politique

    D’abord il y a l’évidence. A l’évidence, quiconque peut disposer d’une partie substantielle et suffisamment ciblée des données collectées et agrégées par Facebook dispose d’un outil d’influence absolument redoutable et tout à fait inédit à l’échelle de l’histoire de l’humanité et de la manipulation de l’opinion. Quantitativement et qualitativement, jamais aucun média n’avait été en capacité de disposer d’autant de données privées et intimes sur autant de personnes en temps réel et à flux constant (plus de 2 milliards d’utilisateurs).« Une version postmoderne de la Stasi », pour reprendre la formule de Julian Assange. Mais en pire.

    Ceci étant posé en préalable, toute agence de « relations publiques » (RP) comme elles se nomment par euphémisme et antiphrase, puisqu’il s’agit surtout d’entretenir des connivences privées, Cambridge Analytica compris, aura une tendance naturelle à surestimer auprès de ses clients et des médias le pouvoir réel dont elle prétend pouvoir disposer pour façonner l’opinion. Au regard de ce que sont ses clients et ses intérêts, cette affaire est cyniquement une extraordinaire publicité pour Cambridge Analytica.
    Facebook et Cambridge Analytica n’ont pas « fait l’élection »

    Mais attention à ne pas rater l’essentiel des enjeux de cette affaire. Certes, la collecte de données est massive. Certes, le mode opératoire de la collecte est suspect (au travers d’applications tierces notamment). Certes, les soupçons de collusion entre Facebook et Cambridge Analytica méritent d’être explorés par la justice. Certes, le laissez-faire de Facebook confine à l’incurie chronique dans cette affaire. Mais n’allons pas pour autant imaginer que l’élection de Trump s’est jouée uniquement sur de l’analyse de données et du profilage marketing, même parfaitement ciblé, même à cette échelle.

    D’autant que rien n’est vraiment nouveau. Un porte-parole de la campagne d’Obama indique que lui aussi a « naturellement » travaillé avec Facebook pour avoir accès aux données personnelles d’utilisateurs d’obédience plutôt démocrate. C’est un fait : tous les candidats de toutes les élections de tous les pays travaillent et travailleront toujours avec toutes les entreprises et médias susceptibles de leur apporter des infos en termes d’analyse de l’opinion et accessoirement leur promettant d’être en capacité d’exercer des actions d’influence.

    Mais pour le reste, choisir pour qui nous allons voter est, heureusement, un processus décisionnel largement multi-factoriel qu’aucune martingale algorithmique ne peut prétendre modéliser de manière fiable, fut-elle gavée d’une immensité de données qualifiées. Et à ce titre, l’élection de Trump en est d’ailleurs la preuve éclatante. Facebook et Cambridge Analytica ont certainement une part de responsabilité dans cette élection mais ils n’ont à eux seuls pas « fait l’élection ». Loin s’en faut.

    A lire aussi :Scandale Facebook : les petits remèdes du Dr Zuckerberg
    Facebook et son projet politique

    Au-delà des agences de com ou de RP, la première question qu’il me semble essentiel de retenir de toute cette affaire, c’est celle de savoir comment garantir que « l’executive board » de Facebook lui-même ne cède pas à la tentation d’exploiter l’immensité des données dont il dispose pour mener une campagne d’influence sur des sujets politiques ou sociétaux. D’autant que l’on sait qu’une place était réservée pour Zuckerberg dans l’équipe Clinton si celle-ci avait remporté l’élection. Et sans pour autant avoir besoin de fantasmer sur les intentions présidentielles de Mark Zuckerberg, il est au moins acquis et avéré qu’à l’échelle qu’atteint aujourd’hui Facebook, il ne peut pas, il ne peut plus faire l’économie d’un projet politique.

    L’autre question liée est celle de l’intentionnalité de la collecte et de l’usage qui est fait de ces immenses volumes de données. L’un des ingénieurs en intelligence artificielle chez Google, François Chollet, a peut-être très opportunément, mais de mon point de vue très justement, indiqué quel était l’enjeu principal de cette intentionnalité en déclarant sur son compte Twitter (je souligne) :

    « Le problème avec Facebook n’est pas « uniquement » la question de la privacy et le fait qu’il puisse être utilisé comme un panoptique totalitaire. L’aspect le plus inquiétant à mon avis est son utilisation de notre consommation d’information comme un outil de contrôle psychologique ("The more worrying issue, in my opinion, is its use of digital information consumption as a psychological control vector"). […] En bref, Facebook est en capacité de simultanément prendre la mesure de tout ce qui nous touche et nous concerne, et de contrôler l’information que nous consommons. Quand vous avez à la fois accès à ces dimensions de perception et d’action, vous faites face à une situation classique en Intelligence Artificielle. Vous pouvez établir une boucle logique optimisée pour le comportement humain. […] Une boucle dans laquelle vous observez l’état actuel de vos cibles et déterminez l’information avec laquelle il est nécessaire de les alimenter, jusqu’à ce que vous observiez les opinions et les comportements que vous voulez obtenir. Une bonne partie du champ de recherche en Intelligence Artificielle (particulièrement celle dans laquelle Facebook investit massivement) concerne le développement d’algorithmes capables de résoudre de tels problèmes d’optimisation, de la manière la plus efficace possible, pour pouvoir clore la boucle et disposer d’un niveau de contrôle total sur le phénomène. »
    Quel impact sur les comportements ?

    Et la dernière question est celle de savoir si cette énième affaire, s’ajoutant à la liste déjà longue des casseroles qui collent à l’image de la plateforme sociale, aura ou non une incidence sur le comportement des usagers, sur nos comportements. Un article du New York Times indiquait que Zuckerberg aurait été averti de l’essentiel des révélations qui allaient être faites quinze jours avant leur sortie, et qu’il aurait sous-estimé le tollé que cela allait susciter. Il est plutôt probable que Zuckerberg ait vu dans cette affaire l’occasion d’un crash test bienvenu : voir jusqu’où les utilisateurs sont prêts à tolérer que la plateforme continue de faire et de laisser-faire absolument n’importe quoi avec leurs données, voir jusqu’où l’idée que Facebook soit reconnu comme un formidable média de manipulation de masse n’empêche en rien d’en avoir un usage trivial nous servant simultanément d’exutoire, de service de mise en relation et un peu aussi de source d’information.

    Croire que cette affaire sera un éclair de lucidité dans l’opinion et permettra une prise de conscience accrue des enjeux posés par une plateforme privée rassemblant deux milliards d’utilisateurs sur un modèle économique de régie publicitaire est une chose. Imaginer que cela impactera les comportements de ces mêmes utilisateurs en est une autre. Ceux qui le pensent font la même erreur que ceux qui pensaient que Trump n’avait objectivement absolument aucune chance de l’emporter tant l’énormité de ses prises de parole ou ses positions était une caricature de caricature.
    Ne pas se tromper de cible

    Par l’architecture de panoptique sur laquelle il repose, Facebook ne peut de toute façon pas être autre chose qu’un instrument de surveillance. L’utiliser comme tel n’est ni « bon » ni « mauvais » mais juste « logique et cohérent ». Et ses 2 milliards d’utilisateurs n’ont pas besoin d’une quelconque perversité pour se mettre à se surveiller les uns les autres dès lors qu’ils sont installés dans cette architecture panoptique. Fenêtre sur cour. La fonction crée l’organe et l’architecture crée la perversité des régimes de sur- ou de sous-veillance. N’espérons donc pas davantage un changement de mentalité, de moralité ou un exode des utilisateurs à la faveur des révélations de ce nouveau scandale ; « révélations » qui ne sont en fait que la répétition et l’incarnation de la fonction panoptique de la plateforme. Et n’espérons pas davantage que les excuses de Zuckerberg changeront quoi que ce soit. Sans changement d’architecture et sans changement de modèle économique, rien ne pourra changer dans les logiques d’usage que la plateforme autorise.

    Entre responsabilité effective et influence relative dans l’élection américaine, et qu’il s’agisse de Facebook ou de Cambridge Analytica, il ne faut pas que nous nous trompions de cible en combattant les symptômes plutôt que le mal. La solution pour empêcher l’accession au pouvoir de personnalités névrotiques ou simplement avides de leur propre suffisance ne se trouve pas dans la régulation de Facebook ou dans l’abolition de son modèle publicitaire mais dans le seul champ de l’action publique. Dans le champ du politique dont Facebook n’est que le reflet le plus souvent hors-cadre.

    C’est sur l’incurie de l’action politique et sur la perte de sens de la parole politique que se fabrique et s’entretient le modèle d’affaire des agences de RP comme Cambridge Analytica. « Building a community », comme ne cesse de le répéter Zuckerberg, n’est rien d’autre qu’un slogan marketing totalement creux. La seule chose que Facebook ait jamais permis de construire c’est une architecture de la surveillance dans laquelle Mark Zuckerberg a constitué une audience dont viennent se repaître annonceurs et agences de RP. Et la seule communauté qui vaille est celle des intérêts financiers de la firme.

    Facebook n’est que le reflet du naufrage de la publicitarisation de l’action publique et de la parole politique. De la société du spectacle de Debord, décidément visionnaire à plus d’un titre. Mais plus qu’un reflet Facebook est aussi un miroir. Le miroir qui nous est tendu de l’Hiroshima démocratique qui nous attend collectivement si nous n’arrivons pas à redresser la barre. Car quand Facebook ou Zuckerberg se mettront vraiment à faire de la politique, alors il sera en effet trop tard.

    Olivier Ertszcheid est l’auteur de l’Appétit des géants (2017, C&F éditions)
    Olivier Ertzscheid Enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes

    #Olivier_Ertzscheid #Facebook #Politique_algorithmes


  • #THREAD - Ancienne conseillère de [#Pôle_emploi], membre de Recours Radiation, je ne supporte plus les idées reçues et les mensonges du gouvernement sur la situation des chômeurs. Voici des exemples de l’humanité de @pole_emploi en matière de contrôle des #chomeurs #CHOMAGEVIE
    https://twitter.com/PechallatR/status/976186809121148928

    BFM Business Compte certifié @bfmbusiness
    La ministre du Travail assure que le contrôle des chômeurs sera “humain” http://bit.ly/2FO3vaz

    Les radiations abusives sont courantes, j’ai rencontré sur mon forum des personnes qui ont été radiées pour absence a un contrôle qui s’effectuait par téléphone et qui ont eu le malheur de rater l’appel. Elles servent aussi biensur les chiffres du #chomage et ce depuis longtemps.

    Il y a ensuite les méthodes qui visent à acculer et culpabiliser les #chômeurs : demandes de papiers deja transmis, changement de conseiller, inscription de force à des prestations non sollicitées... Tout ça sans aucune considération pour le stress que cela génère.

    Parlons des trop perçus !! Le forum de @RecourRadiation est envahit par des messages de personnes en détresse, ne comprenant pas pourquoi @pole_emploi leur réclame soudainement des sommes astronomiques, sans expliquer leurs méthodes de calculs.

    Les trop perçus sont générés par des erreurs de traitement internes mais c’est au #chômeur de prouver qu’il n’est pas coupable de #fraude. Imaginez vous apprendre que vous avez 5000euros de dettes et devoir entamer des démarches administratives contre une Institution.

    A #PoleEmploi il y a aussi le fléau du refus guichet, c’est à dire les fausses informations qu’on vous donne à l’oral et que vous croyez sur paroles alors qu’elles sont fausses. “Vous n’aurez pas d’allocations” « Ça ne sert a rien » “Vous n’avez pas assez cotiser”.

    La #dematerialisation des services publics à des conséquences graves sur les usagers. Peu importe que vous ayez besoin d’un suivi plus particulier, que vous cherchiez des renseignements, que vous ne soyez pas à l’aise avec un ordinateur=tout se passe sur http://poleemploi.fr

    Le point commun le plus flagrant de toutes les personnes qui sollicitent mon aide c’est l’état d’angoisse dans lequel ils se trouvent. Souvent ces états de stress et d’impuissance s’additionnent à la précarité et certains ont craqués.

    Si j’ai décidé de faire ce témoignage c’est qu’un message que j’ai reçu aujourd’hui m’a, à mon tour, fait craqué. La réalité c’est que le #controledeschomeurs par #PoleEmploi est déjà bien là et n’a rien d’humain. Le témoignage en question :
    https://www.recours-radiation.fr/observatoire_pole_emploi/viewtopic.php?f=24&t=11715#p63264

    Voici des articles sur la question
    Pôle Emploi : bientôt la fin des radiations abusives ? (2013...)
    http://www.liberation.fr/futurs/2013/06/11/pole-emploi-bientot-la-fin-des-radiations-abusives_909670
    Landes : Pôle Emploi aurait-il recours à des radiations dites abusives ?
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/landes-pole-emploi-aurait-elle-recours-des-radiations-dites-abusives-1466
    Pôle emploi trop perçu
    https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1199723-pole-emploi-trop-percu
    La justice, nouvelle arme des chômeurs face à Pôle emploi
    https://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/la-justice-nouvelle-arme-des-chomeurs-face-a-pole-emploi_1578452.html


  • Inégalités entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture
    La proportion des femmes artistes représente

    • 6/10ème des étudiant.e.s
    • 4/10ème des artistes effectivement actif.ve.s
    • 2/10ème des artistes aidé.e.s par des fonds publics
    • 2/10ème des artistes programmé.e.s
    • 2/10ème des dirigeant.e.s
    • 1/10ème des artistes récompensées

    Voir le graphique page 3, assez parlant...
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/184000096.pdf

    #inégalité #féminisme #art #sexisme #patriarcat

    • Merci @soseen à la page 42 :

      Inégalités entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture

      FOCUS – Une étude du HCE sur la programmation des principaux musées et lieux d’exposition français
      Dans son étude sur la programmation des musées (cf. p 73 de ce rapport),
      le HCE dénombre que le Centre Pompidou a consacré 12 expositions sur 108 à une artiste femme sur la période 2012-2016, soit 11 % du total des expositions. Et pourtant, il est le premier à avoir organisé en 2009, une exposition composée à 100 % d’artistes femmes : « Elles@centrepompidou »
      sur « elles, et seulement elles ». Depuis, l’exposition « Les papesses » à Avignon en septembre 2013 a également été consacrée uniquement à des artistes femmes contemporaines.
      La faible programmation de plasticiennes contemporaines tord le cou à l’idée d’une marche à l’œuvre naturelle vers l’égalité, au fil des générations. Elles demeurent moins aidées, moins programmées, moins récompensées.

      Ce phénomène était déjà dénoncé notamment par le groupe d’artistes féministes Guerrilla Girls en 1985, à New-York, pointant la quasi inexistence des femmes artistes dans le monde contemporain, avec le slogan : « Faut-il que les femmes soient nues pour entrer au Metropolitan Museum ? ». Elle notait alors que 5 % des artistes exposé.e.s dans les sections d’art moderne étaient des femmes, alors qu’elles faisaient l’objet de 85 % des nus

      Sur un total de 108 exposition au centre Pompidou de 2012 à 2016, 12 sont consacrées à des artistes femmes soit 11%.


  • Les confidences (alarmistes) de certain·es climatologues et un commentaire de Pablo Servigne :
    « Des climatologues commencent à s’exprimer publiquement (enfin !) sur leurs peurs, leur tristesse, la dépression, leur choix de faire des enfants ou pas, etc.
    Croire que ça les rend moins objectifs est une idée totalement absurde et ridicule. Et même dangereuse. »

    https://www.youtube.com/watch?v=cS9AmOO9Jc4

    #climat #effondrement #global_collapse #collapsologie

    • En quelques mots : Les résultats de leurs travaux les inquiètent au plus au point… dépression, réflexions sur la parentalité, sur où habiter pour moins subir les fortes chaleurs, sur comment s’adapter (être mobile, bilingue...)…

      Et #ineluctable peut être…

    • Je suis pas dépressive, je suis pas chercheuse, mais depuis l’âge de 5 ans je sais que nous pédalons dans le mur que les terriens ont fabriqué. Je n’ai rien d’exceptionnel, mais je me demande si nous ne nous sommes pas éloignés tout seuls de notre capacité à ressentir la vie et à transmettre l’humanité, seule moyen de la sauvegarder. Et c’est particulièrement ici quand je vois qu’il y a des spécialistes, des sachants (mais bordel, 3 passeports ça ne sauve que ta petite gueule), que ce système considèrent les autres humains comme tout juste bons à être confinés dans l’ignorance et dans le mépris

      Il y a un problème politique, dans le sens où il n’est plus possible de faire croire que le savoir (qui ne serait que scientifique ou que autoritaire) est réservé à certain·es et de persévérer dans cet égoïsme. Il faut reconnaitre la capacité humaine de chacun·e à anticiper et à percevoir la vie au lieu de perdre son temps à apprendre l’ignorance pour ne pas souffrir.

    • Tu étais précoce @touti :)

      Et oui, il y a un côté individualiste à réfléchir à se sauver en premier, mais ça a aussi je crois quelque chose d’humain si tu te sens accolé à un danger, si tu admets qu’il n’y a pas de solution pour contrer l’emballement de ces événements climatiques, que tu as un peu de moyens pour déménager. C’est certainement regrettable, surtout lorsque ça laisse les autres derrière soi, mais on peut comprendre que les gens cherchent avant tout à protéger leur famille.

      Aussi, je ne pense pas que ces scientifiques climatologues cherchent à maintenir des gens ignorants ; mais je te rejoins sur la futilité d’avoir 3 passeports si le monde s’écroule autour de toi, et permettre d’anticiper au mieux… Mais savoir ne donne pas forcément les moyens d’agir non plus. Notre société est complexe avec une énorme inertie, on va devoir s’adapter malgré nous faute d’avoir pu anticiper ensemble.

    • Notre société est complexe avec une énorme inertie ...

      Et plus nous ferons confiance à la technologie, plus nous serons vulnérables en tant qu’individu. Collectivement, nous devrons accepter de vivre contraints pour nous adapter aux menaces que font peser sur nous les dégradations (inéluctables) de l’environnement. Pour certains « solutionistes », consentir à ces contraintes est la seule planche de salut mais ça ne leur pose pas trop de problèmes éthiques car ils se sont déjà adaptés à vivre « hors-sol ».
      Depuis un bout de temps, je pense « low tech ».

      Ceci dit, je viens de lire un article que je trouve intéressant. Je ne sais pas trop ce que vaut la source (pas pris le temps de passer ça à la moulinette), mais bon ...
      https://www.buzzfeed.com/karlazabludovsky/parts-of-mexico-city-have-already-run-dry

      (Et sinon, je n’ai pas non plus les moyens de vivre avec trois passeports et d’être « mobile » en ayant plusieurs points de chute en cas de grabuge. Donc, c’est vrai que les angoisses de ces Messieurs-dames les expert·es, me laissent un peu, comment dire ... froid ?)

    • @marcimat j’essayais de dire qu’il faut se questionner sur le fait que les enfants ont un cerveau clair que notre société s’applique à détruire pour y coller du préformaté angoissé et une scientificité pompeuse qui éloigne des personnes aux grandes capacités de changement. Je suis pour qu’on écoute les enfants et pourquoi pas dans les prises de décisions politiques, mais surtout pas pour leur faire singer les adultes. Je n’étais pas précoce, il suffit d’observer et d’avoir confiance en son ressenti pour faire des déductions, un enfant de 5 ans peut le faire. Je « savais » juste que nous nous trouvions à un moment de basculement de l’humanité et je croyais que ma génération agirait. Je regardais les enfants de ma petite classe et j’espérais sincèrement que nous ne grandirions pas étriqués comme les adultes. Cette génération s’est laissé pourrir par les NT comme dit @sombre soit la télé, le sucre et un égo démesuré.

      Je ne comprends pas si il y a une stratégie à diffuser les paroles égoïstes de ces scientifiques de haut niveau qui ne peuvent anticiper que quand ils ont amassé au bout de cinquante ans les preuves que la banquise fond, y’a un sacré problème. Il n’y a donc plus que ce moyen là, je veux dire, tout d’un coup on voit ceux qui sautent du bateau avec leurs 3 passeports et il faudrait commencer à s’inquiéter maintenant ?
      Et là, tu comprends qu’il leur manque une case politique. Mais c’est pas leur spécialité.

    • Hum… l’esprit humain a une résistance naturelle au changement. C’est déjà un effort à réaliser pour accepter de modifier ses comportements, actions individuelles, même sur des trucs qui paraissent faciles (au hasard, reféminiser la grammaire…) … alors collectivement…

      Il me semble au contraire qu’il y a eu des tentatives d’actions politiques, civiles, depuis longtemps (au moins depuis le rapport « Meadows », même avant avec la peur d’un hiver nucléaire), mais tentatives tellement peu écoutées, tellement peu suivies de concret, à peine quelques belles paroles parfois de hauts dirigeants… Alors oui, on peut dire qu’on a échoué et la génération d’avant nous aussi… De là à blâmer tout le monde ou les NT je sais pas.

      Mais il y a un côté effectivement où on est assez peu à observer ou écouter de nos émotions, sensations intérieures ; on les refoule facilement… C’est dommage, il y aurait certainement plus de belles choses en écoutant autant ou plus le corps que la tête. On tolèrerait certainement moins le stress permanent et le béton…

      Toujours est-il qu’on est fichtrement dans une belle mouise :)

    • Disons que ce qui est assez inédit c’est que l’humanité se trouve confrontée à sa propre finitude et notre « civilisation » à son infinie vacuité. Maintenant, « humanité », « civilisation », qu’est-ce donc au juste ?

    • Dans le pire des cas, je ne suis pas sur que leurs passeports soient utiles. De leur vivant, peut-être mais pour leurs enfants, petits enfants ça m’étonnerais. Peut-être, aussi, seront-ils pucés comme les brebis. J’ai pas le souvenir de voir des papirs d’identity dans #Mad_Max. Je viens de lire "Saison Brune" de Philippe Squarzoni et je suis de son avis sur sa conclusion et sur les trois choses qu’il croit en restant honnête avec lui-même :
      1 - Il existe une porte par laquelle passer. Techniquement, il
      est encore possible d’éviter les conséquences les plus graves du #changement_climatique. Et de prendre les mesures d’adaptation nécessaires pour affronter les bouleversements qui sont déjà inévitables.
      2 - Cette porte n’est pas très large. Elle se referme chaque jour un peu plus. Et il nous reste peu de temps pour la franchir.
      3 - Il ne croit pas qu’on la prendra.
      Moi non plus !
      https://seenthis.net/messages/126815
      https://seenthis.net/messages/499739
      à pied, à cheval ou en voiture ces climatologues peuvent se coller leurs papiers au cul si la planète devient un désert, la signification de frontière en aura plus beaucoup. Un gourdin sera plus utile qu’un #passeport.
      https://www.youtube.com/watch?v=SMO1OutlC1U


      Léo Ferré - Poète...vos papiers !!!

    • Je crois au contraire que plus ça avance dans la merde plus la notion de frontière est prégnante, justement parce que les zones où ça se passe mieux qu’ailleurs font tout pour se murer et filtrer, puisque les conséquences climatiques, ce sont des milliers (puis millions) de réfugié⋅es climatiques, d’émeutes de la faim, de nouvelles guerres, etc. Donc que ce soit des frontières à l’échelle d’un pays ou à l’échelle d’une ville de riches plus ou moins autonomes, à mon avis les frontières ont encore de mauvais jours devant elles…

    • Bon, en tout cas, vortex ou pas, je me pèle dans ma cagna (chauffée électriquement). Il faut dire que je mets un point d’honneur à mettre EDF-ENEDIS-ERDF en faillite et mon stock de bois a drastiquement diminué avec ces vagues de froid . Dis maman, c’était comment le printemps avant ?


  • Pourquoi le #Ghana ne veut plus de l’argent du FMI
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/pourquoi-le-ghana-ne-veut-plus-de-l-argent-du-fmi-1375215.html

    « Notre reprise économique va financer notre budget ». C’est le raisonnement du président ghanéen #Nana_Akufo-Addo, élu fin 2016. Ce chef d’État a décidé de ne pas solliciter de renouvellement du programme du #FMI qui arrive à échéance dans deux mois.

    Devant le parlement, il a fait part de sa détermination à assurer l’irréversibilité de la stabilité économique, de sorte à n’avoir « aucune raison de demander à nouveau l’aide de ce puissant organe mondial ». Cet avocat de métier, ancien ministre des Affaires étrangères, considère que la croissance de son pays le permet dorénavant.

    Nana Akufo-Addo recadre complètement Macron sur les objectifs de l’#Afrique !
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=196&v=NU0Zzp2KPJw

    #hi_hi_hi avec macron qui fait le chien de plage arrière en secouant la tête avec ennui :)


  • Une Chambre à soi - #art_thérapie et #shamless_autopromo

    En 2015 j’ai entrepris une thérapie psy pour résoudre mes problèmes de troubles post-traumatiques. Mon psy m’a encourager à dessiner et si possible en couleur. J’en ai fait une série des grands dessins avec des encres légèrement colorées (j’appele ca ma période rose) regroupé sous le titre de Virginia Wolf « Une chambre à soi ».


    Le premier la clé de ma chambre est un portrait de ma mère avec Landru. http://madmeg.org/clef


    Le second la chambre du Roy est un portrait de mon père avec sa mère. http://madmeg.org/roy


    Ensuite Va DATA chambre parle des agressions sexuelles que j’ai subie - Celui là est violent vu le sujet - TW http://madmeg.org/data


    Enfin le dernier La chambre du réacteur - Fukushima dans ma tête - est un autoportrait. http://madmeg.org/fukushima
    Ce dessin dispose d’une bande son qui se trouve ici http://www.madmeg.org/base/fukushima.html

    –-------


    Dans une autre série - Une Charogne - @Fil à mis en ligne Le Phoque mort http://madmeg.org/phoque
    qui accompagne Une Charogne aux Fezouata
    http://www.madmeg.org/fezouata

    –------


    Enfin il y a un sort qui est venu rejoindre les 8 premier -
    http://madmeg.org/ma3
    On en parle en détail ici : https://seenthis.net/messages/586025

    –------

    Merci @fil pour toutes ces applis fabuleuses et ses mises à jour en cascade. Bonne exploration et bon dimanche @seenthis

    #mad_meg




  • Un monde sous perfusion métallique (4/4) : Multinationales versus Etats : à qui revient la rente ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/cultures-monde-jeudi-1-fevrier-2018

    Cuivre, or, cobalt, zinc... le Congo - Kinshasa est une mine à ciel ouvert mais cette richesse des sols profite rarement à la population congolaise malgré les réformes du #code_minier. Alors, entre #multinationales, Etats et population, comment se répartissent les bénéfices de l’extraction ?

    #RDC #extraction_minière

    • 1

      Un monde sous perfusion métallique (1/4) : Terres rares : le nouvel instrument de domination de la Chine
      29 janvier 2018 à 11:53
      durée : 00:58:17 - Cultures monde - par : Florian Delorme - L’industrie chinoise produit 83 % des terres rares du monde, ces métaux devenus indispensables à la fabrication de produits de hautes technologies et plus encore de technologies vertes. Alors à quel point ce monopole permet-elle à la Chine de s’imposer sur la scène mondiale ? - réalisé par : Luc-Jean Reynaud

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-29.01.2018-ITEMA_21570376-0.mp3

      2

      Un monde sous perfusion métallique (2/4) : Le marché des métaux sous tension
      30 janvier 2018 à 11:53
      durée : 00:59:00 - Cultures monde - par : Florian Delorme - Depuis les années 2000, le cours des métaux (cuivre, aluminium, nickel, zinc, cobalt, or...) ne cesse d’augmenter en bourse. Métaux industriels, métaux précieux, voitures électriques, demande chinoise, comment fonctionne le marché des métaux ? - réalisé par : Luc-Jean Reynaud

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-31.01.2018-ITEMA_21572845-0.mp3

      3

      Un monde sous perfusion métallique (3/4) : Amérique latine : désastre écologique et luttes sociales
      31 janvier 2018 à 11:53
      durée : 00:58:21 - Cultures monde - par : Florian Delorme - Au Chili, au Pérou, en Argentine, les conflits se sont multipliés ces dernières années entre les populations locales et les multinationales minières, accusées de violences et de dégâts environnements. Alors quelles sont ces revendications environnementales et sociales ? - réalisé par : Luc-Jean Reynaud

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-31.01.2018-ITEMA_21572845-0.mp3

      4

      Un monde sous perfusion métallique (4/4) : Multinationales versus Etats : à qui revient la rente ?
      1 février 2018 à 11:53
      durée : 00:58:47 - Cultures monde - par : Florian Delorme - Cuivre, or, cobalt, zinc... le Congo - Kinshasa est une mine à ciel ouvert mais cette richesse des sols profite rarement à la population congolaise malgré les réformes du code minier. Alors, entre multinationales, Etats et population, comment se répartissent les bénéfices de l’extraction ? - réalisé par : Luc-Jean Reynaud

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-01.02.2018-ITEMA_21574032-0.mp3