SPIP

SPIP un jour, SPIP toujours ... Une part de manuel, une part de totomatique sur ce compte de short-blogging.

  • On est plusieurs ici à pouvoir témoigner : il ne faut jamais rien commiter sur git.spip.net quand on est bourré.

    Ça d’accord, ça semble assez évident. Mais écrire une fausse lettre de la Fée des dents, complètement bourré, ça, est-ce qu’on peut ? (TLDR : on peut, mais on devrait pas.)

    #parents_indignes

  • Démarrage aujourd’hui de l’expo De Funès à la Cinémathèque. Alors un petit #shameless_autopromo : avec Mosquito on a développé un écran interactif pour l’expo.

    Ça fait partie des 3-4 chouettes développements qu’on avait terminés et qu’on devrait livrer pour des expositions qui allaient ouvrir quasiment la semaine du confinement

    Et pour de Funès, comme pour Pompéi, malgré la réouverture des expos, ce n’est toujours pas idéal, puisque pour l’instant il n’est pas possible de toucher les écrans. Donc à la place on a installé des boucles vidéos qui « jouent » à la place du visiteur (en attendant une période plus propice).

    L’interface est baptisée « La machine à mimiques » : il s’agit de 24 courts extraits de De Funès, « renfrogné », « colérique », « anxieux », « exaspéré »… « extatique », « modeste », « étonné », « attendri »… que l’on déclenche simplement avec des gros boutons répartis en « Bonne humeur / Mauvaise humeur » avec un gros slider pour passer de l’un à l’autre.

    Est-ce que c’est du #SPIP ? Bien sûr que c’est du SPIP.

    L’originalité, ici, c’est que c’est affiché grâce à un player BrightSign connecté à un écran tactile vertical. C’est une direction qu’on essaie de développer, parce que ça permet de proposer des supports moins chers qu’un PC complet pour faire tourner des médias HTML/CSS/JS, et c’est extrêmement facile à configurer : on met une carte SD dans le player et ça tourne tout seul (avec un PC sous Windows, créer un mode kiosque robuste, c’est casse-pied). Pour les clients, ça abaisse considérablement le prix du matériel.

    • Ah mais c’est pas mal, ça !

      Je viens d’essayer à la maison : ça fonctionne très bien avec un de mes vieux stylets à bout mou (je pense un Belkin, donc un peu cher), et pas du tout avec un autre (Bic 2 en 1), très bien avec un très ancien FiftyThree.

      Faudrait trouver le modèle qui va bien et qui coûte 50 centimes sur le Web. Parce prêter des modèles à 5 euros pièce, c’est un peu extravagant. Mais à 50 centimes le truc, c’est beaucoup plus jouable.

    • Sinon on me dit que la Cinémathèque va certainement remettre en place la version interactive. Et sinon on me parle aussi de films anti-bactériens (je ne sais pas trop ce que c’est), qu’on va tester demain.

    • Je vais voir ça vendredi prochain à 14h, j’ai eu l’immense honneur de pouvoir acheter mon billet au guichet et pas en ligne. Maintenant qu’on sait que le virus se propage sur les aérosols, on va peut-être mettre tous nos efforts sur le port du masque et arrêter la psychose sur les surfaces ?

      PS : Sinon, je m’en fous un peu, de pouvoir décider moi-même quelle tête faire faire à #Louis_de_Funès mais j’avoue qu’une fonction aléatoire m’agrée plus qu’un défilement dans l’ordre et une boucle qui ne change jamais. Ça me titillerait plus l’impatience.
      #exposition #musée #muséographie

  • Suite à un article sur la publication d’un guide à destination des organisations de l’#ESS, le directeur de @framasoft répond à une critique sur le fait que le logiciel libre, c’est un peu la zone, on n’y comprend souvent rien, on ne sais pas par où rentrer dedans et c’est chronophage...

    Un texte inspirant partagé par @nicod_ sur la communauté #spip

    Ca fait plus de 20 ans que j’entends cette critique du « Le libre, c’est trop le bordel, on voudrait un point d’entrée clair et bien foutu, svp ». J’ai moi-même émis cette critique, d’ailleurs.

    C’est légitime, mais … ça n’est pas comme ça que fonctionne le libre, et j’ai mis des années à comprendre pourquoi.
    Je partage donc ma réflexion, qui ne vaut que pour moi (d’où l’utilisation du « je » ci-dessous), mais qui peut être t’aidera à comprendre mon point de vue.

    Je ne voulais à l’époque qu’une distribution Linux (et non des milliers), un seul annuaire (celui de Framasoft tant qu’à faire), un seul guide, un seul logiciel de retouche d’images, etc.
    Mais ça m’aura pris des années pour comprendre que le côté « bazar » du libre ne vise pas aux mêmes objectifs que ceux que la société de consommation/compétition essaie de nous imposer (relire https://archive.framalibre.org/IMG/cathedrale-bazar.pdf même si ça a plus de 20 ans peut être utile).

    1. Je ne pense pas que le libre ait besoin de « gagner » : ça n’est pas une lutte du bien contre le mal. On est dans un monde de compétition, mais je m’intéresse plus aux valeurs défendues par le libre que par ses parts de marché. Ca a été difficile pour moi de faire le deuil du « Mais enfin, il faut qu’on fasse croître le taux d’adoption du libre ! » et autres « On se bat pour #lesgens, donc il faut que le maximum de #lesgens utilisent du libre ». Non, me concernant je ne fais pas du libre pour passer de 2% de postes de travail sous linux à 20% puis 50% puis 100%. Je le fais parce que le modèle et les valeurs portées m’intéressent. Parce que, même avec 2%, on y fait des choses formidables. Parce que ça m’apporte, ça m’enrichit. Si pour passer à 20% de part de marché, cela signifiait utiliser des méthodes marketing/management qui sont à mon sens délétères, alors je préfère rester à 2%. Comme dit le proverbe : « Assied toi au bord de la rivière et tu verra passer le corps de ton ennemi ». Le temps joue en notre faveur, nous n’avons pas d’actionnaires qui nous mettent sous pression. Alors nous sommes au bord de la rivière, à faire nos « trucs ». Nous rejoins qui veut. Mais nous ne sommes pas une entreprise de propagande.

    2. Le libre est un moyen, non une fin. Pour moi, c’est un moyen vers une société libre. Mais même si on était à 100% de taux d’adoption du libre (bye bye Microsoft, Google, Zoom, etc). Ca ne signifie pas que la société elle même serait libre. Il s’agit donc d’opposer en quelque sorte des « forces centrifuges » (qui tendent vers l’extérieur, le collectif et la diversité) face à des « forces centripètes » (qui tendent vers l’intérieur, l’individualisme et la normalisation). « Pousser » le libre permet d’ajouter une force à d’autres, mais la prétendre comme une fin en soi est à mon sens une erreur de jugement, où l’on reste dans sa tour d’ivoire, sans voir que d’autres forces doivent être actionnées. Le coeur du problème est donc de jouer notre part dans ce rapport de force. Mais ça ne signifie pas que nous devons gagner à tout prix.

    3. La diversité est une force supérieure à la faiblesse qu’elle comporte intrinsèquement. Par exemple : gérer du collectif (dans une association, une colocation, une équipe projet, voir une famille 😛 …) c’est … chiant, c’est relou Souvent ça bouscule, ça provoque de fortes émotions. Mais c’est aussi ce qui fait qu’en tant qu’humain⋅es, on apprend, on change, on évolue. Ca serait parfois *tellement* plus simple de dire : « Je décide, vous appliquez », ou « Toi, tu es trop différent⋅e, je préfère ne pas me prendre la tête et ne pas m’occuper de toi ». Et parfois, on le fait, d’ailleurs, parce qu’on est humain⋅es et faillibles. Mais je suis convaincu (c’est même un moteur pour moi) que l’intelligence collective et les solidarités spontanées sans attentes de retour non seulement existent, fonctionnent, mais qu’elles sont notre seul avenir. Avoir 1001 distribution Linux, ça fait chier, c’est relou. MAIS ça nous permet d’apprendre ensemble, d’expérimenter, de tester. On est sur un côté presque organique, où la vie cherche son chemin. Il y aura évidemment énormément de déperdition d’énergies, c’est vrai. Mais au moins on est pas avec un seul projet, autoritaire, prêt à penser.

    4. Je ne peux pas préjuger de ce dont #lesgens ont besoin. J’ai mes biais et un point de vue situé. Tu aime le site « Dégooglisons Internet » ? Tant mieux (moi aussi :P). Mais est-ce que parce que ça te convient à toi ou à moi, ça signifie que [RESOLU], qui est avant tout un guide papier avant un site web, ne conviendra pas mieux à d’autres publics (par exemple moins connectés) ?

    5. Enfin, le plus important pour moi : ne voir et ne vouloir qu’une seule tête, c’est mettre en place des mécanismes de pouvoir. Favoriser des projets multiples, même foutraques, c’est donner la possibilité à des gens lambdas, « non spécialistes », d’apprendre en faisant, en construisant, en se plantant. Et donc de sortir d’un système où seuls « ceux qui savent », « ceux qui ont les moyens », « ceux qui ont les compétences » font.

    Rapporté à [RESOLU] (qui est un projet sur lequel je n’ai pas travaillé, en plus 😛 ) ça me pousse donc à te répondre qu’on est ici sur un projet sur lesquelles des personnes qui n’avaient jamais travaillées ensemble ont pu penser, écrire, décider, rédiger, repenser, faire et défaire ensemble. Une expérience qui les a rapporchées, et qui ont qu’elles feront sans doutes d’autres projets ensemble par la suite.

    Que le résultat ne te convienne pas, c’est tout à fait entendable. Que cette énergie aurait pu être mise ailleurs, c’est probable. Mais je veux insister sur le fait que, malgré tout, le monde (oui oui carrément !) avait besoin de ce projet. Même s’il termine dans un tiroir dans 3 mois. Même s’il ajoute de la confusion pour certain⋅es d’entre vous. Parce qu’il n’a rien à vous vendre. Parce qu’il ne cherche pas à être un projet « dominant », parce qu’il a exploré d’autres pistes et d’autres façons de faire, parce qu’il a permis à des gens de se rencontrer et de « faire ensemble », parce qu’il ajoute sa pierre à l’édifice même si cette pierre à la taille d’un grain de sable.

    Voilà, désolé du côté un peu lyrique de ma réponse. Mais il me semblait important de prendre un peu de hauteur pour répondre à la frustration que tu exprimais.
    Il est d’ailleurs probable que cette frustration existe encore pour toi (« Mais c’est pas comme ça qu’il faut faire, comment voulez vous que [insère ici les objectifs qui TE paraissent importants] »). Mais au moins j’espère que ces éléments de réponse, même à l’arrache, t’auront fait comprendre que notre façon de faire n’est pas erratique, mais bien le résultat d’une pensée murement réfléchie.

    Librement,
    pyg

    #framasoft #logiciel_libre

  • On vient de livrer, avec Mosquito, la bande dessinée numérique La Méthode Curie pour le Musée Curie
    https://lamethodecurie.fr

    C’est évidemment sous #SPIP, et c’est réalisé avec mon plugin permettant de fabriquer des cases animées dans l’espace privé (#shameless_autopromo donc).

    La Méthode Curie : la bande dessinée numérique du Musée Curie
    https://curie.fr/actualite/notre-histoire/la-methode-curie-la-bande-dessinee-numerique-du-musee-curie

    Le Musée Curie dévoile, ce lundi, un roman graphique au dessin soigné, qui décrit « La méthode curie », une méthode expérimentale, mise en place pour mesurer la radioactivité. Le fonctionnement des appareils utilisés par Marie et Pierre Curie est expliqué avec clarté, humour, et pédagogie. Ce document digital unique a pour vocation de rendre accessible l’histoire et le fonctionnement de la méthode Curie de façon ludique. Grâce à ces explications autour de ce dispositif, il s’agit aussi de rappeler que la recherche scientifique ne s’appuie pas seulement sur des intuitions scientifiques, mais sur la maîtrise d’outils technologiques. L’ambition est triple pour le musée : rendre le visiteur autonome lorsqu’il visite l’exposition sans guide ou animation, sortir des murs du musée et toucher un public plus large, notamment en interessant les adolescents et jeunes adultes.

    Depuis leur ordinateur, smartphone ou leur tablette, les lecteurs découvrent ainsi “La méthode Curie” et plongent dans l’univers augmenté de la BD. Ils ont ainsi accès à des archives numérisées, mais aussi à des textes d’approfondissement rédigés par les experts du Musée Curie. Une bonne occasion de « visiter » le Musée Curie de manière renouvelée et virtuelle, en attendant que cette méthode Curie soit accessible « in situ » lors de la réouverture du musée en septembre 2020.

    Mon outil d’animation permet d’empiler des images, et pour chaque d’indiquer une position de départ et une position d’arrivée, une durée d’animation… et tout cela est traduit en animations CSS, donc sans Javascript. Les images sont responsive pour s’adapter aux dimensions et résolutions d’écrans, et avec les nouvelles version du #plugin image_responsive, les versions WebP des images sont également fabriquées automatiquement :

    Notre première réalisation avec cet outil, c’était Le Portrait d’Esther :
    http://portrait-esther.fr

    • Ennemi de la routine - Muzeodrome - par Omer Pesquer
      https://muzeodrome.substack.com/p/ennemi-de-la-routine

      2) La bonne méthode 💻💬👌

      “A la croisée de la BD, de l’animation, du roman historique et d’une leçon de science, « la méthode Curie » tente de mettre en valeur les instruments scientifiques utilisés par les Curie et faire comprendre leurs recherches sur la radioactivité.”

      Basé sur une proposition originale d’Emmanuel Rouillier (directeur de l’atelier Mosquito), ce projet a été réalisé pour le Musée Curie dans le cadre de l’appel à projet 2019 en faveur du tourisme culturel de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de la région Île-de-France. Les cinq auteur·e·s du projet sont : Marion Augustin (spécialiste de la médiation culturelle) - Camilla Maiani (physicienne) - Guillaume Reynard (illustrateur) - Emmanuel Rouillier (designer interactif) - Arnaud Martin (développement technique).

      Arnaud Martin a été un des pionniers du web français aussi bien du coté technique que du coté social. Je l’ai d’abord connu sous le nom de Arno* en 1997 à l’époque d’uZine et du "Manifeste du Web indépendant" (dont il est un des co-auteurs). A la mi-2000, dans le cadre des évolutions d’uZine, Arno* créait un nouveau gestionnaire de contenu Web (CMS), identifié plus tard sous le nom de SPIP (lire cet entretien avec David Dufresne, autre co-auteur du Manifeste du Web indépendant). Rarement dans la lumière médiatique, Arnaud Martin a continué de développer à sa façon des "choses" avec des technologies Web (comme l’outil de short-blogging SeenThis en 2009).

      Arnaud Martin travaille régulièrement avec Emmanuel Rouillier. En janvier 2016, ils mettaient en ligne pour les Musées d’Angers le premier épisode du "Portrait d’Esther", une bande dessinée numérique multi-dispositifs qui utilisait SPIP avec le plugin spécifique CMS COMICS. Plus 500 scènes dessinées ont ainsi été animé pour les 5 épisodes du "Portrait d’Esther" ! Le fait qu’Arnaud Martin soit le concepteur principal de SPIP lui a permis de développer ce projet singulier. “La méthode Curie”, bande dessinée « augmentée » qui s’adresse particulièrement aux adolescents et aux jeunes adultes, a été mise en mouvement avec CMS COMICS.

    • « La méthode curie » : la nouvelle bd interactive et en ligne, lancée par le musée Curie – Club Innovation & Culture CLIC France
      http://www.club-innovation-culture.fr/methode-curie-bd-interactive-musee-curie

      Le lundi 22 juin 2020, le Musée Curie a publié sur son site web un contenu numérique très original pour permettre de découvrir tout en s’amusant la vie et l’œuvre de Marie et Pierre Curie. À travers une bande dessinée numérique, à la croisée entre BD et roman graphique, ce contenu en ligne offre l’opportunité de plonger au cœur de la méthode Curie, un dispositif mis en place par les époux Curie à la fin du XIX siècle pour mesurer la radioactivité.

      Ce nouveau contenu web lamethodecurie.fr est disponible de manière autonome et via le site web du musée musee.curie.fr. Il donne l’occasion de découvrir ou revisiter avec cette fiction digitale l’histoire de cette méthode de mesure inédite et grâce à laquelle les Curie ont découvert deux nouveaux éléments chimiques radioactifs : le polonium et le radium.

    • Cet essai propose d’analyser sous un angle féministe quelques-unes des caractéristiques de la « culture populaire féminine », un terme qui regroupe les genres, formes, phénomènes, pratiques et supports culturels et médiatiques qui sont associés aux femmes et au féminin – ces deux termes sont ici envisagés comme des catégories sociales et discursives façonnées par les rapports de genre, mais aussi de classe, de sexualité et ethnoraciaux. S’ils ont jusqu’ici suscité relativement peu de travaux au sein des universités françaises (dont la culture dite populaire a déjà mis bien longtemps à pousser les portes), il existe en revanche dans les universités anglo-américaines un très riche champ de recherche autour de ces objets et pratiques, né dans le sillage des Cultural Studies (une école de pensée apparue en Grande-Bretagne à la fin des années 1950 et tournée vers l’étude des cultures et des modes de vie populaires) ainsi que des mouvements féministes des années 1970. En portant à la connaissance du public certains des débats qui ont structuré ce champ particulier de la théorie féministe, cet essai entend aussi contribuer aux discussions en cours au sein du féminisme politique. Alors que la « 4e vague » féministe apparue sur les réseaux sociaux aux alentours des années 2010 bouscule l’ensemble du corps social, il semble en effet plus que jamais nécessaire de comprendre les ressorts du succès persistant de cette culture massivement (mais non exclusivement) consommée par les femmes et généralement perçue comme conservatrice, productrice de normes oppressives, voire comme un redoutable véhicule pour la « culture du viol ».

  • Des titres numérotés dans SPIP pour classer des éléments entre eux, c’est bien pratique, mais as-tu bien pensé à les numéroter initialement de 10 en 10, de façon à pouvoir insérer des trucs entre deux éléments sans t’arracher la cheveux ?

    Sinon, pour remplacer : 1., 2., 3., 11., 25.… par 10, 20, 03, 110, 250… une commande mySQL dans Adminer et hop (ici sur les titres de rubriques) :

    UPDATE spip_rubriques SET titre =  REGEXP_REPLACE(titre, "^([0-9]+)\.(.*)", "\\10.\\2")

    Évidemment, restreindre par exemple avec :
    … WHERE id_parent=XXX

  • Pour Mosquito, j’ai développé un grand puzzle pour une belle table tactile, pour l’exposition Pompéi au Grand Palais. C’était le gros événement du printemps, et figure-toi qu’on venait de livrer l’outil la semaine même où le confinement a été décrété et que tout a été arrêté. Oui, c’est ballot.

    Finalement l’exposition va avoir lieu du 1er juillet au 27 septembre. Mais dans un premier temps, par précaution, les tables tactiles ne seront pas… tactiles.

    Du coup, on vient de livrer une adaptation Web de notre application :
    https://puzzlepompei.grandpalais.fr

    C’est donc relativement responsive, mais idéalement c’était conçu pour un grand écran format 1920x1080. Avec de très bons yeux et des doigts fins, ça doit être faisable sur smartphone, mais c’est limite…

    Bref, c’est un grand puzzle en trois parties. Ce n’est pas évident, mais ce n’est pas très difficile (mes petits y arrivent très bien), c’est juste une question de patience. Noter que, par rapport à la version de la table tactile, les pièces sont directement dans la bonne orientation, parce que c’était avec deux doigts qu’on pouvait les faire tourner (sur la table, donc, les pièces sont présentées dans n’importe quelle orientation, ce qui rend le jeu nettement plus coton – mais très jouable). De plus, le multitouch est devenu mono-utilisateur, alors que la grande table pouvait être manipulée par plusieurs usagers (tu verrais nos jumeaux…).

    Et figure-toi que tout ça est géré… sous #SPIP. Si.

    Pour définir les trois grandes zones, j’utilise mon plugin de « hotspots », qui me permet de définir des rectangles sur une grande image, par drag and drop.

    Mais le plus original, c’est que j’utilise mon plugin destiné à fabriquer des « scènes animées » pour positionner les pièces. Normalement c’est utilisé pour fabriquer des bandes dessinées en ligne, mais là, comme vous voyez, ça devient un puzzle…

    Une autre astuce vraiment originale, c’est d’avoir des pièces qui ne sont pas rectangulaires, et de pouvoir les manipuler précisément. Normalement, un PNG, même avec une couche alpha, intercepte les événements tactiles sur toute sa surface rectangulaire. Ce qui fait que, dans un tel puzzle, si tu cliques dans la partie transparente d’un PNG situé au-dessus en espérant attraper une pièce en dessous, ça intercepte et ça sélectionne la mauvaise pièce. La solution, c’est de placer au-dessus du PNG un SVG qui a exactement la même forme que la pièce détourée, et d’intercepter les interactions uniquement sur la zone remplie. Voici (enfin) une utilité au CSS suivant :

    pointer-events: fill;

    Et il y a par ailleurs le même SVG, sous le PNG, pour fabriquer une légère ombre portée sous les pièces, et un petit effet de halo blanc quand on manipule une pièce.

    (Je me rends compte que, je n’ai pas besoin du SVG du dessus, mais bon, j’ai compris le fait que pointer-events:none laissait totalement passer les événements aux pièces situées en dessous après ce développement.)

    Et donc une autre astuce (assez typiquement SPIP) : fabriquer les SVG pour chacune des pièces… Ça se fait très bien en développant deux filtres d’images :
    – un premier filtre va fabriquer une image noire et blanc de la couche alpha du fichier PNG de la pièce ; de cette façon j’obtient un PNG de même dimensions que l’image, mais qui a en blanc la zone visible de la pièce et en noir la zone invisible ;
    – un second filtre qui fabrique un fichier SVG de cette image noir et blanc, en utilisant Potracio.php. Ainsi j’obtiens un fichier SVG qui épouse parfaitement les contours du détourage du fichier PNG de chaque pièce.

    Et donc, voilà une interface qui ne ressemble particulièrement pas à un site SPIP, mais pour lequel l’outil nous a fait gagner un temps énorme. Parce qu’on se retrouve avec un back-office avec des interfaces graphiques déjà prêtes simplement en utilisant de manière détournée mes plugins conçus pour un autre usage (comme Raoult : du repurposing, et les résultats viennent de tomber : ça marche !).

    Et lorsqu’il s’est agit d’adapter une version Web (pas prévue à l’origine), a minima mon plugin image_responsive m’a permis en deux coups de cuillère-à-pot de balancer des images plus petites sur smartphone, ou adaptées aux écrans haute définition, ainsi que leurs équivalents WebP pour Android et Chrome.

    #shameless_autopromo (j’en ai pas mal en ce moment, le confinement a retardé 3 beaux développements terminés à la fin de l’hiver)

  • Création d’un site autour de l’oeuvre du philosophe Jean-Marie Vincent - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2020/06/creation-d-un-site-autour-de-l-oeuvre-du-philosophe-jean-marie-vincent.ht

    On nous signale la création d’un site entièrement dédié à la pensée du philosophe Jean-Marie Vincent (1934-2004), avec quantité d’archives de textes passionnants.

    A plus d’un titre, dans l’espace francophone, Jean-Marie Vincent est le philosophe qui, dans sa lecture de la critique de l’économie politique de Marx, est le plus proche des courants wertkritik/wert-abspaltungskritik sur certains aspects. Son œuvre est évidemment complètement marginalisée en France dans un espace marxiste militant comme universitaire, baigné par le marxisme traditionnel et une lecture « sociologiste-classiste » superficielle de Marx.

    Ce site est une très bonne nouvelle, car il rassemble déjà quantité d’articles très importants de Vincent qui étaient jusque-là disséminés dans des revues, recueils et journaux aujourd’hui difficilement accessibles.

    Le site en question (SPIP au passage) :
    http://jeanmarievincent.free.fr

    #Jean-Marie_Vincent #Marx #marxisme #marxien #théorie_critique #critique_de_la_valeur #capitalisme #philosophie

    • Comment se débarasser du marxisme ?
      http://jeanmarievincent.free.fr/spip.php?article126

      Il ne faut toutefois pas s’y méprendre, s’il faut revenir sur l’œuvre de Marx, ce n’est ni pour qu’elle fournisse des réponses avant qu’on ne lui pose de nouvelles questions, ni pour qu’elle fournisse un cadre de référence invariable et rassurant. L’œuvre de Marx doit être interrogée de façon iconoclaste, irrespectueuse, sans lui accorder de privilèges particuliers. Marx en effet ne peut être complètement innocenté des fourvoiements du marxisme. Il y a chez lui comme le dit Adorno un « positivisme caché » qui se manifeste dans certaines circonstances par une surestimation de la connaissance scientifique et par une tendance à faire du travail une sorte de référent « naturel » de la théorie de la valeur (alors qu’à d’autres moments il l’analyse comme rapport social). A partir de là, il n’était que trop tentant pour les marxistes de bâtir un socialisme scientifique et de faire de la classe ouvrière prestatrice de travail l’agent prédestiné de la transformation de la société contre le parasitisme des capitalistes. A peu de frais, on pouvait opposer une classe exploitée, riche de grandes potentialités (le plein du travail comme activité) à une classe exploiteuse sans perspectives.
      C’est pourquoi il faut au besoin utiliser Marx contre lui-même, c’est à dire utiliser contre le Marx théoricien traditionnel celui qui ne veut pas créer de doctrine, mais entend trouver de nouvelles voies pour faire de la théorie en se lançant dans l’entreprise de la critique de l’économie politique.

      […]

      Sur la critique de l’économie politique qui est bien un travail sociologique/historique/anthropologique et non pas un travail économique/mathématiques/financier :

      Il va de soi que, conçue dans cet esprit, la critique de l’économie politique ne peut être limitée à une critique des théories économiques, en l’occurrence de l’économie politique classique. Elle est au premier chef mise en relief des logiques de représentation présentes dans les activités économiques, c’est à dire mise en relief des relations entre les objets de la production sociale et les représentations que s’en font les agents de cette production. En démontant l’appareil catégoriel de l’économie politique, Marx montre dès Les Grundrisse et La contribution à la critique de l’économie politique que les représentations sont des parties constitutives des objets économiques et qu’elles se déploient socialement dans la mesure où elles ne font pas que produire des connaissances utiles à la production de marchandises et de capitaux, mais contribuent aussi à organiser l’inclusion des agents dans les processus de production et de circulation. En se fixant sur des objets sociaux coupés de leurs présuppositions et sur des activités privatisées (dépense individuelle de la force de travail) elles produisent en même temps de la méconnaissance, de la naturalité artificielle à la place du socialement déterminé. Elles deviennent des « formes de pensée objectives » qui s’animent des mouvements de la marchandise et du capital, c’est à dire de la valorisation. La critique de l’économie politique est par conséquent critique de la positivité du capital et des formes d’activité qui lui sont liées. Ce qui revient à dire qu’elle est fondamentalement critique de la positivité de l’économie et de son autonomisation par rapport aux autres pratiques. Elle n’est pas seulement historicisation des catégories économiques, elle est élucidation de leurs principes et règles de construction à partir de rapports sociaux déterminés au delà de l’analyse des mouvements du capital.

      […]

      La critique de l’économie politique est à mille lieues de « l’économisme », cette conclusion qui s’impose après tout examen tant soit peu sérieux et non prévenu de l’œuvre de Marx infirme toute idée de transformation sociale identifiée seulement à des transformations économiques et à des changements de rapports de propriété.

    • J’ai appris récemment l’étymologie du mot « informer » : « mettre en forme »… je n’y avais jamais pensé. Pour moi, informer c’était simplement donner des informations. Ça a été une révélation !

      […]

      Je pratique un journalisme pas bien rentable. À Libération, vous pouviez avoir trois semaines, un mois, deux même, pour réaliser une enquête. Aujourd’hui, à part Mediapart et Le Monde, marasme économique oblige, peu de titres s’autorisent un tel élan. Ce qui ravive cette idée de journalisme au long cours, c’est le travail collaboratif des rédactions européennes, ou, par exemple, l’enquête « Féminicides » du Monde. Ils mettent le paquet, et le résultat est sans appel, c’est fantastique. Cela fait longtemps qu’un journal n’a pas pesé autant sur un sujet.

      […]

      Entre Prison Valley et son e-mail, Hans avait monté Etamin Studio, à Clermont-Ferrand, et c’est lui et son équipe qui vont ensuite construire la moulinette de data visualisation d’Allô Place Beauvau publiée par Mediapart. Il y a @fil, un pionnier du web indépendant, initiateur de @spip et du Mini-@rezo, un vieil ami, aujourd’hui cartographe, c’est lui qui va produire les cartes. Et Karen Bastien de WeDoData, croisée à la grande époque du magazine web Transfert. C’est comme un groupe de rock : toi, tu sais faire des cartes, toi, tu sais jouer de la guitare, toi, tu sais faire du code, toi, t’es un bon batteur… On va jouer ensemble !

      […]

      Aujourd’hui, la précarité économique de la presse semble renforcer un penchant naturel du monde journalistique : une vision mortifère, cynique souvent, et suffisante parfois, une vision cassée, conservatrice. Il y a une véritable souffrance au travail chez les journalistes, à la fois terrible pour eux, et cinglante pour leurs sujets.

      […]

      Je dois vous avouer que c’est étonnant… Les deux fois où je suis primé aux Assises, pour Tarnac (prix du livre de journaliste en 2012, NDLR) et Allô Place Beauvau, ce sont les deux travaux où je suis le plus frontal contre la fabrication de l’information. Tarnac se fait quand même, en partie, contre Libération. La Une de Libération « L’ultra-gauche déraille » (12 novembre 2008), ce n’est pas possible : je raconte d’ailleurs qu’à Beauvau, ils avaient sorti le champagne… Le livre est en opposition avec cette pratique du journalisme de procès-verbal. Quant à Allô Place Beauvau, c’est vraiment pour combler un manque, contre le journalisme de préfecture. Quand je reçois le prix, je suis heureux, mais ce que je vois, en face de moi, ce sont beaucoup d’étudiants et d’apprentis, et je veux leur dire : « Vous, la prochaine génération, ne faites pas la même chose que la mienne, qui tient les rênes de la presse, et qui n’a rien foutu sur les violences policières. » C’est plutôt à eux que je m’adresse, quand je dis : « Faites votre boulot, merde ! »

      […]

      Les violences policières, c’est tellement brûlant, tellement d’actualité, tellement pesant… Chaque rencontre est l’occasion d’une telle libération de parole... Reste que parmi les gens hier soir, l’un m’a dit : « C’est la première fois que j’entre dans une librairie. » Un autre : « Votre livre, c’est le seul livre que j’ai fini de ma vie. » Et un autre : « Regardez, j’achète ce livre, c’est la première fois que j’achète un livre. » Là, on se dit que, malgré tout ce que l’on voudrait faire croire, la littérature possède encore quelques vertus. Ce qui m’amène en ville, c’est le livre. C’est lui qui m’amène dans une librairie, qui amène le débat. L’objet du délit, comme diraient les policiers, c’est le livre. Avec ce biais particulier qu’à Metz, une jeune lectrice a été contrôlée par la police, devant la gare, parce qu’elle tenait dans ses mains mon roman.

      […]

      Dans un article, vous ne pouvez quasiment pas l’écrire ou alors en ayant recours à un off hasardeux. Mais ce que ce Lynn dit dans le roman, cela m’a été dit réellement comme ça. Ou j’aurais pu l’inventer. Les intrigues de palais à la Préfecture de police de Paris que je raconte, elles sont vraies, mais dans un article, elles deviendraient suspectes. Cela peut être un jeu pour le lecteur de se demander : « Est-ce que c’est inventé ou pas ? », mais ce n’est pas comme dans un article, où, si tu as un doute sur la véracité, tout s’effondre. Dans une fiction, ce n’est pas la véracité qui compte, mais la vérité sur laquelle repose le récit, et que son dévoilement soit plausible, crédible. Le pacte avec le lecteur, c’est : vous voyagez ou pas. Ce n’est pas : cela s’est passé exactement comme ça. Cela permet d’aller au plus près de la réalité.

      […]

      À la vérité, ces chroniques, c’est un peu de votre faute ! Lors de notre premier entretien [en novembre 2019], vous aviez mis le doigt sur quelque chose qui m’avait échappé en disant que parmi mes constantes, il y aurait l’idée de la chronique — et c’est vrai que j’aime ça. Jouer avec la durée est particulièrement stimulant, et ça l’est d’autant plus quand ceux qui racontent le monde ne s’en donnent pas le temps. Les médias sont dans quelque chose d’extrêmement fermé et immédiat, ils ne sortent pas de leur angle, un reportage chasse l’autre. La beauté de la chronique, c’est que vous pouvez évoluer, avancer, reculer, revenir, vous contredire, foncer.

      […]

      C’est probablement cette attirance pour les lieux qui m’a fasciné dans les webdocumentaires. Le webdocumentaire est avant tout une déambulation, un déplacement dans l’espace, pour le réalisateur comme pour l’internaute, alors qu’un film est un déplacement dans le temps, une séquence après l’autre. Le plus important pour moi, c’est cette idée de promenade, ce que les urbanistes appellent « les chemins du désir ». Au bas d’un immeuble, il y a un chemin tracé, bétonné, et on se dit que les gens vont aller du trottoir à l’immeuble par ce chemin-là. Le chemin du désir, c’est un chemin de traverse dans l’herbe qui, à force d’être emprunté, devient un deuxième chemin. Le webdocumentaire, c’est ça : créer des chemins du désir, donner la possibilité à l’internaute de se mouvoir dans une histoire.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9rive_(philosophie) ? :)

      La délinéarisation, elle, est liée au travail sur les notes, qui prennent une place considérable, comme un deuxième livre. Cela avait été peu vu. La référence, ici, c’est le livre Des os dans le désert (Passage du Nord-ouest, 2007), de Sergio González Rodríguez, sur les féminicides impunis de Ciudad Juárez, au Mexique. Un livre extraordinaire, avec un jeu entre le texte courant et les notes absolument époustouflant.

      […]

      In fine, ce qui fait œuvre, c’est l’implication de l’auteur.

      […]

      Je crois que le proprement, c’est la loyauté. Toujours avancer démasqué. C’est aussi dire clairement dans quel état d’esprit on se trouve quand on rencontre quelqu’un, quitte à changer d’avis, mais lui dire au départ, a priori je suis plutôt hostile, a priori je suis plutôt en empathie, a priori je suis plutôt neutre. Sinon c’est trop facile de faire ami-ami et de cartonner derrière, de dire : je vous adore, et puis après de démolir. Ce n’est pas sérieux, ce n’est pas courageux, ce n’est pas loyal. Et c’est tellement courant chez les journalistes.

      […]

      On est entré dans une phase de formatage, avec l’idée que la websérie domine, qu’il faut nourrir YouTube et Facebook. Je n’ai pas envie de participer à ça, aux algorithmes, ça ne m’intéresse pas. Je trouve que cette création de sous-télé est une défaite, au sens où il y a moins de moyens pour faire la même chose. Je trouve dommage de produire des modules de cinq minutes pour tout et n’importe quoi, d’avoir complètement oublié ou écarté la notion d’interactivité, d’hypertexte, de chamboulement de la place de l’auteur, de chamboulement de la place du spectateur, pour, finalement, revenir à des choses qui sont soi-disant efficaces, mais… Ce n’est pas pour rien que je reviens à ces formes que sont le film documentaire, le livre, le roman : quitte à être linéaire, autant aller là où il y a le plus de liberté.

      […]

      Ce qu’on fabrique aujourd’hui, c’est principalement de la websérie, des petites choses pour les réseaux sociaux qui ont un intérêt restreint, où l’on assiste à un effacement de la notion d’auteur, de la notion de perspective, pour laisser la place à la technique et aux faiseurs. Où l’on gomme cette espèce d’alchimie qui était, à mes yeux, fantastique quand j’ai rencontré Upian et travaillé avec des codeurs, des designers, cette espèce de moment garage band, peut-être le plus fou dans lequel j’ai joué...

      #journalisme #forme #David_Dufresne #information #enquête #littérature #vérité #réalité #dérive #web #hypertexte #roman

  • C’est la semaine des livraisons #shameless_autopromo… on vient donc de mettre en ligne, avec Emmanuel, le site du Frac Paca :
    https://www.fracpaca.org

    Évidemment c’est du #SPIP. Graphiquement c’est lié à la charte de l’institution, que nous avons évidemment adaptée à un site Web.

    Dans les trucs originaux :

    1. Le bandeau supérieur prend différentes formes selon la taille de l’écran :

    Ça se fait entièrement en CSS évidemment.

    2. Le menu hamburger est plus classique, mais à nouveau tout se gère en CSS (animations, accordéons…) ?

    3. Mes longforms, pour les expositions. Mais évidemment avec un traitement graphique beaucoup plus minimaliste que pour Fabre :
    https://www.fracpaca.org/Des-marches-demarches-remarche

    4. Un mini-agenda en page d’accueil, avec les prochains événements. L’aspect original, c’est que c’est responsive de façon un peu rigolote, puisque c’est un slider avec un nombre variable de cases, et que c’est réglé entièrement en CSS (si je te le dis : c’est plutôt astucieux…)

    5. Une carte des déplacements de la collection en région. Pour l’affichage, c’est du classique : Leaflet avec des clusters. L’intérêt ici c’est que ça va chercher les œuvres dans une base de donnée spécialisée (Navigart), pour les afficher sur le site. Aspect SPIP-c’est-bon-mangez-en : l’interrogation et le traitement de l’API distante se fait directement dans une boucle DATA dans le squelette, sans rien faire en PHP.

    6. Afficher automatiquement un portfolio des œuvres d’une exposition :

    Même principe, interrogation et affichage d’infos tirées de Navigart directement dans un boucle DATA. Et pour l’affichage des lignes façon Google Image, c’est mon bon vieux script tel que tu peux le récupérer dans mon plugin medias_responsive_mod… (modèle ligne.html et script portfolio_ligne.js).

    7. Une page d’agenda par semaine :
    https://www.fracpaca.org/?page=tout_agenda&id_rubrique=1&date_p=2020-07-23

    Pour le mini-calendrier en javascript, j’ai joué avec Pignose Calendar :
    https://www.pigno.se/barn/PIGNOSE-Calendar

    8. Pour les plugins importants ici :
    – plugin agenda
    – sélections éditoriales
    – plugin GIS (mais l’affichage des cartes côté public, je le refais moi-même, comme ça je vois directement ce que je fais).
    Et sinon, ma trousse à outil habituelle :
    – image_reponsive
    – centre image
    – css imbriqués
    – insertion avancée d’images

    • Pour info, nos échanges (oct 18) :

      > https://github.com/CliffCloud/Leaflet.Sleep

      – sur ordi : le déclenchement au hover est sensible et peut donc se faire même si on est en train de scroller et qu’on s’arrête juste pour regarder la carte.
      – sur tel (Android + FF et Chrome) : Ne fonctionne pas sur mon tel : j’ai bien le bouton « Clic or hover... » mais il ne disparait pas au clic et la carte se déplace dessous.

      > https://github.com/elmarquis/Leaflet.GestureHandling

      J’ai retrouvé mon retour de l’époque : https://www.mail-archive.com/spip-zone@rezo.net/msg45809.html

      C’est mieux aujourd’hui :
      – sur ordi : le 1er ctrl+scroll ne déclenche plus le zoom de FF mais ne zoome pas la carte pour autant (c’est mieux qu’avant). Le 2e ctrl+scroll déclenche le zoom carte.
      – sur tel (Android + FF et Chrome) : c’est ok sauf que le zoom à 2 doigts déclenche parfois (pas souvent mais je n’arrive tjs pas à reproduire) le zoom du navigateur

      Donc je dirais que le 2nd (Leaflet.GestureHandling ) est mieux...

    • La carte est activée dans tous les cas, mais elle est sous un <label > qui recouvre toute sa surface, et qui est semi-transparent histoire de renforcer l’impression que la carte est inactive. Toucher ce label déclenche un <input checkbox> qui est positionné immédiatement avant. Et une fois cet input décoché par le label, le label lui-même disparait, par un simple CSS.

      Sinon, la carte est en fin de page, à la fois parce que c’est logique dans la hiérarchie de l’information, mais aussi parce que ça évite que l’usager soit bloqué dans son scroll. Et aussi : la hauteur de la carte est proportionnelle à la hauteur de l’écran (60vh), ce qui fait que dans tous les cas (même sur smartphone), l’usager pourra toujours trouver moyen de scroller en attrapant une zone de l’écran en dehors de la carte.

  • On vient de livrer, avec Diala, le site Fabre dans mon canapé :
    https://fabre.montpellier3m.fr

    On est particulièrement enthousiastes, parce que c’est un beau bébé, un concept qu’on trouve intéressant (une plateforme de musée hors-les-murs), et on espère que ça va marquer notre installation professionnelle dans la région, puisque c’est un site pour le musée de Montpellier (et qu’on a fondé notre boîte, https://23forward.com, à Montpellier… #shameless_autopromo)

    L’idée est née, évidemment, pendant le confinement, quand les musées ont tenté de continuer à faire vivre leurs collections sur le Web, mais avec des solutions très décevantes : soit des trucs balancés sur Facebook, soit en refilant leurs collections à Google Arts & Culture.

    Comme l’a fait remarquer Diala, le British Museum a un énorme site sous Drupal, parce que Drupal-c’est-bon-mangez-en, mais pour valoriser leurs collections, ils t’envoient sur Google Arts & Culture. De « notre » côté (#SPIP), notre client du Musées des Arts décoratifs (désormais nommé MAD Paris) a pu valoriser des visites virtuelles, beaucoup de contenus, pendant le confinement, – et vous savez pourquoi ? – parce que tout est sous SPIP et que depuis des années ils ont énormément de choses sympas pour présenter leurs collections dans leur site.

    Alors j’ai eu l’idée de monter une démonstration d’une plateforme, sous SPIP, qui permettrait de valoriser des contenus en ligne, rapide à déployer, et qui évidemment constituerait toujours un excellent support à la fin du confinement.

    J’ai donc monté une démonstration, que j’ai fait circuler, basée essentiellement sur trois formats :

    1. des « accrochages virtuels », qui respectent les dimensions relatives des œuvres, et même leurs emplacements dans les salles :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Galerie-des-Colonnes-103

    Notez le petit personnage (qui change à chaque chargement) qui permet d’indiquer l’échelle des tableaux dans la salle. (Il y a quelques easter eggs cachés, là…)

    C’est un outil très pratique, parce qu’il permet de créer un « accrochage » rapidement, sans nécessiter des outils lourds à mettre en place. Il suffit d’avoir les cartels des œuvres, idéalement avec leurs dimensions, pour que ça se fabrique automatiquement.

    2. mes fameux “longforms”, qui permettent de créer des présentations évoquant les magazines papier, qui donnent vraiment envie de lire des textes longs, et qui s’adaptent à plein de types de contenus différents, et mêmes à des ambiances graphiques différentes :

    https://fabre.montpellier3m.fr/L-histoire-de-la-collection-italienne
    https://fabre.montpellier3m.fr/Art-et-anatomie
    https://fabre.montpellier3m.fr/Soulages-a-Montpellier
    https://fabre.montpellier3m.fr/Le-Realisme

    Ça permet même de reproduire des fiches pédagogiques autour des paysages et des émotions, avec des maquettes assez particulières :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Paysage-etat-d-ame

    3. des vidéos, présentées en plein écran pour que ce soit un peu spectaculaire :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Vincent-Bioules

    Le dernier concept de l’outil étant de tout rendre accessible sur une unique longue page d’accueil, parce qu’on ne prévoyait pas de faire un monstre en une ou deux semaines…

    –----

    Avec cette démo, j’ai commencé à montrer ça à différents contacts. Tout le monde très enthousiaste, mais tout le monde avait trop d’incertitudes (est-ce que le confinement va durer ? est-ce que la priorité c’est de mettre des sous dans l’internet alors qu’on n’a même pas de masques…). Vous voyez l’idée…

    Et finalement c’est le Musée Fabre, avec qui on a déjà un excellent contact (tu penses bien, mes enfants sont les vedettes des lieux, ils squattent l’endroit dès qu’il pleut), qui a décidé de monter un site sur ce modèle. Et entretemps, le musée a rouvert.

    Du coup, j’ai encore enrichi la plateforme par rapport à ce qu’on fait prévu initialement.

    1. des audioguides. Comme j’ai réussi à aspirer l’intégralité de la base de données du musée, j’ai récupéré les fichiers MP3 des audioguides associés aux œuvres. On a donc décidé de faciliter l’utilisation du nouveau site comme support alternatif aux audioguides prêtés par le musée. Les gens qui craindraient d’emprunter du matériel pour raison sanitaire peuvent ainsi utiliser leur smartphone pour visiter le musée. On a du coup monté une page dédiée, qui ne présente que les éléments qui servent de support de visite en salle :
    https://fabre.montpellier3m.fr/audioguide

    2. tout… Comme j’ai tout aspiré, du coup ça n’était pas (tellement) plus compliqué de proposer l’intégralité des salles du musée. Une cinquantaine de salles, plus de 800 œuvres…

    Et voilà, finalement, c’est un peu un monstre quand même…

    3. une frise chronologique. Puisqu’on a toutes les œuvres, et qu’elles sont datées, pourquoi ne pas faire une belle frise chronologique ?

    Et donc c’est du SPIP, et ce qui est marrant, c’est que la maquette est en pur CSS. Le scroll horizontal passe par Javascript, mais la maquette compliquée des petites cases est calculée côté serveur, et l’affichage se fait sans une ligne de JS.

    4. automatiser les scrolls infinis. J’en ai profité pour me développer un javascript personnel qui fabrique et gère tout automatiquement les scrolls horizontaux infinis, éventuellement avec des flèches de navigation gauche/droite, et une barre de scroll en dessous, que j’utilise à de nombreux endroits du site (dont les accrochages virtuels et la frise chronologique). Dans mon code, il suffit que j’attribue la classe .loop_auto à un élément pour qu’il se transforme en scroll infini.

    5. Et cerise sur le gâteau : des visites virtuelles avec des panoramiques 360, avec des cartels interactifs, une navigation de salle en salle, directement dans SPIP :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Salle-1-2

    qui se gère dans l’espace privé de SPIP (avec des glisser-déposer pour définir les zones) :

    6. Vignette automatiques pour les PDF. Les fichiers PDF insérés dans les articles ont leur vignette calculée automatiquement par le serveur (et c’est bien pratique…).

    7. Easter egg en page d’accueil. L’image du haut de page, qui illustre « Fabre dans mon canapé », ce n’est pas qu’une image : les tableaux sont choisis aléatoirement toutes les cinq minutes, ils sont cliquables, et c’est même un scroll horizontal infini…

    8. Easter egg : la page d’erreur 404. Jarnicoton ! Elle est trop cool… Le fond est un tableau différent à chaque fois, choisi aléatoirement dans les collections du musée. Et à chaque rechargement de page, tu auras droit à un juron différent… (Du coup je me demande si ce n’est pas ma page préférée du site…)
    https://fabre.montpellier3m.fr/dfgdfg

    • Non, pas que amour de l’art : certes initialement la démo était déjà très complète, mais ensuite ce qu’on livre à Fabre c’est devenu un vrai boulot. Mais de manière assez amusante, ce que je détaille dans la seconde partie, ajouté après qu’on a signé avec Fabre (audioguides, aspiration de la base complète, panoramiques 360°…), c’est plus ou moins en bonus, parce que je me suis rendu compte que je pouvais le faire, et que dans la logique « PoC », c’est aussi bien de faire un peu étalage de ce que la plateforme peut produire en très peu de temps.

    • @vazy : Proof of Concept. C’est une démo, normalement très préliminaire, pour tester le fait que ton idée est réalisable et que ça vaut le coup de continuer à la développer. Là on était déjà nettement plus avancé que pour un « PoC », j’avais en fait un outil complet et fonctionnel.

      C’est largement la difficulté de mon boulot : comme je fais du « sur mesure », on répond à des demandes des clients, et c’est dans ces demandes qu’il faut qu’on arrive à proposer des choses originales et rigolotes, mais en réponse à une demande déjà écrite noir sur blanc par le client (avec parfois quelqu’un qui a déjà totalement délimité ce que le client attend dans la rédaction du cahier des charges). Tu ne peux jamais pousser tes propres concepts au bout dans ces conditions.

      Et donc, de temps en temps, j’ai besoin (ou envie) de monter une démonstration complète d’un nouvel outil, ou d’une nouvelle manière d’assembler mes outils, pour en faire une démonstration complète. Parce qu’il n’y a en gros que comme ça que je peux tenter de convaincre quelqu’un de me l’acheter (avec ses variantes et adaptations, mais sur la base de ce concept).

      Par exemple il y a quelques années, je me suis développé plusieurs outils pour réaliser des « longforms » dans SPIP. Et quand j’expliquais, personne ne voyait l’intérêt, ni à quoi ça ressemblerait. Surtout que je ne voulais pas faire les trucs à la mode du moment, avec plein de parallaxes, parce que je n’aimais pas ça du tout (ça fait vomir). Bref une semaine je me suis pris un article de Wikipedia sur la NASA, et j’en ai fait un {très long} longform avec d’énormes images. Le côté PoC : l’outil fonctionne, on voit que l’usage est pertinent (on a envie de lire un truc très long, parce que c’est beau et rythmé), je teste les aspects techniques (les images responsive recadrées différemment selon les écrans par exemple). Et quand tu montres au client, il se dit « ah oui, j’ai très envie de ça ».

  • Reboot the extension (#41) · Issues · Siltaar / meta-press-ext · GitLab
    https://framagit.org/Siltaar/meta-press-ext/-/issues/41#note_737899
    /uploads/-/system/project/avatar/20415/logo-metapress-256px-sq.png
    En corrigeant un problème sur l’agrégateur meta-press, on en est venu à parler de l’intégration des flux #RSS de #SPIP.

    Monolecte
    Monolecte @Monolecte · 19 hours ago

    Pour ajouter des sources, ce serait bien d’avoir un modèle pour les sites sous SPIP qui ont tous les mêmes caractéristiques de flux, mais j’écris probablement une grosse connerie, là.

    Basta est sous SPIP, comme https://www.revolutionpermanente.fr/spip.php?page=backend
    Edited by Monolecte 19 hours ago
    Siltaar
    Siltaar @Siltaar · 1 hour ago
    Maintainer

    L’idée est très bonne au contraire.

    Toutefois, si on compare le Monde Diplo et Basta (deux sites sous SPIP), on constate que la structure de leurs pages de résultats de recherche n’est pas la même. Je ne peux donc pas reprendre le code du premier pour utiliser le 2nd comme source dans Meta-Press.es.

    À l’opposé, les sources s’appuyant sur le moteur de blog Wordpress disposent (sûrement sans le savoir) d’un flux RSS pour leurs résultats de recherche. Du coup, toutes ces sources sont récupérées en ré-utilisant le même code d’analyse du flux RSS (qui est pareil partout lui). Définir une nouvelle source de « type RSS » demande donc moins de travail.

    Si SPIP proposait également ce flux RSS, se serait très pratique pour Meta-Press.es.

    Si tous les journaux proposaient ce flux RSS, le code Meta-Press.es en serait grandement simplifié !

  • Guide égalité femmes-hommes
    http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pour_une_communication_publique_sans_stereotype_de_s

    10 RECOMMANDATIONS pour une communication publique sans stéréotype de sexe

    · 1 Éliminer toutes expressions sexistes
    · 2 Accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions
    · 3 User du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes
    · 4 Utiliser l’ordre alphabétique lors d’une énumération
    · 5 Présenter intégralement l’identité des femmes et des hommes
    · 6 Ne pas réserver aux femmes les questions sur la vie personnelle
    · 7 Parler « des femmes » plutôt que de « la femme », de la « journée internationale des droits des femmes » plutôt que de la « journée de la femme » et des « droits humains » plutôt que des « droits de l’homme »
    · 8 Diversifier les représentations des femmes et des hommes
    · 9 Veiller à équilibrer le nombre de femmes et d’hommes
    · 10 Former les professionnel.le.s et diffuser ce guide

    Éliminer toutes expressions telles que « chef de famille », « mademoiselle », « nom de jeune fille », « nom patronymique », « nom d’épouse et d’époux », « en bon père de famille »

    #2016 #SPIP

  • Hello @SPIP. Après avoir un peu galéré avec Git, j’arrive maintenant à mettre à jour mes plugins sur git.spip.net.

    Mais : comment je fais pour que mes mises à jour soient prises en compte dans le téléchargement automatique des plugins ?

    Par exemple, image_responsive a été mise à jour hier :
    https://git.spip.net/spip-contrib-extensions/image_responsive

    Mais sur plugins.spip.net ça m’indique toujours une antique version « mise à jour le 20 février » :
    https://plugins.spip.net/image_responsive.html

    Et évidemment, la nouvelle version n’est pas proposée non plus dans les mises à jour automatiques de mes sites (/ecrire).

    Y’a une étape qui a dû m’échapper (surtout que j’ai fait pas mal de mises à jour ces derniers temps, c’est ballot).

  • @spip, je viens d’installer un #SPIP_3.2.7, sur un serveur où il est possible que j’ai des droits un peu bizarres (c’est pas moi qui héberge). Et ça m’indique :

    Le cache est temporairement désactivé.

    Le bouton « réactiver le cache » n’y fait rien. J’ai vu un message dans les archives de la liste, mais pas de réponse. Il y a des pistes ?

  • Hello #SPIP : est-ce que vous avez de l’expérience avec SPIP branché sur un base PostGreSQL ? Est-ce que ça induit des changements ou est-ce que c’est totalement transparent ? Est-ce qu’un outil comme Adminer dans SPIP continue de fonctionner, ou bien est-il totalement lié à mySQL/MariaDB ? Sinon est-ce qu’il y a un équivalent à Adminer ?

  • Editor.js
    https://editorjs.io

    Un éditeur de texte pour appli web, structuré en mode « blocs » et avec une sortie en JSON (semblerait un bon candidat pour un éditeur moderne pour SPIP...)

    Key features:
    – It is a block-styled editor
    – It returns clean data output in JSON
    – Designed to be extendable and pluggable with a simple API

    What does it mean «block-styled editor»
    Workspace in classic editors is made of a single contenteditable element, used to create different HTML markups. Editor.js workspace consists of separate Blocks: paragraphs, headings, images, lists, quotes, etc. Each of them is an independent contenteditable element (or more complex structure) provided by Plugin and united by Editor’s Core.
    There are dozens of ready-to-use Blocks and the simple API for creation any Block you need. For example, you can implement Blocks for Tweets, Instagram posts, surveys and polls, CTA-buttons and even games.

    What does it mean clean data output
    Classic WYSIWYG-editors produce raw HTML-markup with both content data and content appearance. On the contrary, Editor.js outputs JSON object with data of each Block. You can see an example below
    Given data can be used as you want: render with HTML for Web clients, render natively for mobile apps, create markup for Facebook Instant Articles or Google AMP, generate an audio version and so on.

    #éditeur #editorjs #SPIP #edition_bloc #json #WYSIWYG

  • J’ai besoin, pour un site #SPIP sur lequel je travaille, d’interdire l’utilisation de couleurs trop vives dans l’interface. J’utilise beaucoup de couleurs, chaque titre de la page d’accueil est de la couleur a sa propre couleur, alors si on affiche des couleurs vives, ça devient un arbre de Noël (et ce n’est pas l’esprit du truc). Je veux que l’ensemble reste dans des tons « éteints ».

    Pour cela, il suffit de limiter la valeur S (saturation) quand on passe la couleur en mode HSL (ou TSI en français).

    Voici un bleu ni trop vif ni trop terne (valeur de S : 60% ; dans SPIP, on codera 0.6) :

    Si on pousse la saturation à 100% (dans SPIP : 1), on obtient une belle couleur qui pète :

    Et si on passe à 0%, on arrive au gris :

    On notera que, tant qu’on ne modifie pas L (ou I), je continue donc à avoir des couleurs très lumineuses ou très foncées, et il faut donc que je prenne cela en compte dans mon interface (avec les usuels |couleur_foncer_si_claire et autres outils bien pratiques pour gérer des interfaces qui changent de couleur).

    C’est juste qu’ici, je veux limiter la valeur maximale de la saturation (le côté « couleur éteinte / couleur vive »). Pour cela, une petite fonction qui va bien :

    function couleur_desaturer($couleur, $val) {
            include_spip('filtres/images_lib');

            $couleurs = _couleur_hex_to_dec($couleur);
            $r = $couleurs["red"];
            $g = $couleurs["green"];
            $b = $couleurs["blue"];

            $couleur = _couleur_rgb2hsl($r, $g, $b);
            $h = $couleur["h"];
            $s = $couleur["s"];
            $l = $couleur["l"];

            $rgb = _couleur_hsl2rgb($h, min($val,$s), $l);
            $r = $rgb["r"];
            $g = $rgb["g"];
            $b = $rgb["b"];

            $retour = _couleur_dec_to_hex($r, $g, $b);

            return $retour;
    }

    Ça ne dénature donc pas systématiquement : ça fixe un seuil maximum.

    La fonction est facile à modifier si, par exemple, on veut travailler uniquement avec des couleurs dans des tons pastel, on supprime la variable $val, et on remplace la ligne :

            $rgb = _couleur_hsl2rgb($h, min($val,$s), $l);

    par
            $rgb = _couleur_hsl2rgb($h, 0.4, 0.7);

    (on fixe arbitrairement toutes les couleurs avec une saturation de 0.4 (légèrement terne mais pas trop) et une luminosité intermédiaire.

    • 1. c’est quoi vive ? C’est saturée ? C’est un choix éditorial/artistique.
      2. Vu comme les couleurs RVB (rgb en anglais) 24/32 bits atteignent les limites des écrans actuels qui peuvent vraiment plus en terme de Gamut et de nombre de couleur. J’aime à penser que le changement de repère en TSL (hsl en anglais) (tiens, spip c’est plus francophile ?) permet un peu plus de précision là où ca se voit et un peu moins la ou ca se voit moins... Donc j’aime à penser qu’il vaut mieux exprimer ses couleurs en TSL plutôt qu’en RVB tant que le nombre de bits n’aura pas été augmenté (40 serait pas mal, mais il doit y avoir des recherches là dessus).

    • 1. Oui, « vive » c’est « saturée ». Moi je dis « couleur qui pète », mais c’est moi.

      2. Ici le passage en TSI n’est qu’un outil dans la fonction, pour effectuer une modification mathématique facilement. Mais le retour est encore une couleur codée en RVB héxadécimale. Parce que c’est ce que les filtres de manipulations des couleurs de SPIP vont utiliser ensuite.

      Après, c’est pour des éléments d’interface, qu’en plus on génère dynamiquement. Alors la précision liée au Gamut de l’écran, ici, ça me semble moins pertinent, qui concernerait plus, à mon avis, les images.

    • Tout à fait d’accord. Les interfaces, c’est souvent des aplats, alors à +/-5 sur chaque canal RVB, osef.

      Sinon, le RGB étendu, ça doit bien exister... un truc genre 10/11/11 bits par canal (sur 32 bits)... Vu que ca existant déjà du temps du 8 / 16 bits y’a pas de raison qu’on réserve de la place pour l’Alpha quand c’est le framebuffer.
      Faudrait que je révise. C’est con d’être spécialisé en imagerie numérique et ne pas en faire depuis 15 ans.

      J’ai trouvé, au délà de 24 bits (donc 32 avec alpha) (qui s’appelle True-color), cela s’appelle Deep-color, et ça inclut 30, 36 et 48 bits... (bizarre qu’on ne fasse plus de dissymétrie chromatique, ça a peut être moins de sens avec autant de précision). Et apparemment les nouveaux formats vidéo (H.265) ou les nouvelles infrastructures HDMI 1.3 supportent ça. Ca me parait cohérent... faut vraiment être bigleux pour pas voir les artefacts en 24 bits.

  • J’ai un peu galéré pour la trouver : dans #SPIP, lorsqu’on a un fichier audio (mp3) en documents joints, on dispose d’une balise :

    #DUREE

    C’est la durée en secondes, c’est-à-dire juste un chiffre. Pour obtenir un affichage découpé en heures, minutes, secondes, il faut passer par le filtre :
    [(#DUREE|duree_en_secondes)]
    • La seconde difficulté que j’ai rencontrée, c’est que sur ce site précis, j’ai aspiré un ancien site, et récupéré une tripotée de fichiers MP3, et donc fait une moulinette pour alimenter le site SPIP en fabriquant les spip_documents qui vont bien, mais sans prendre le soin d’insérer la durée dans la base. Du coup, mes squelettes affichaient des durées de 0s.

      Une petite fonction vite torchée pour corriger ça :

      <BOUCLE_mp3(DOCUMENTS){extension=mp3}{tous}>
      <li>#FICHIER [(#DUREE|duree_en_secondes)]</li>
              [(#FICHIER|corriger_duree{#DUREE,#ID_DOCUMENT})]
      </BOUCLE_mp3>

      et la fonction PHP qui va bien :

      function corriger_duree($fichier, $duree, $id_document) {
              if ($duree > 0) return;

              include_spip('lib/getid3/getid3');
              $getID3 = new getID3;
              $getID3->setOption(array('tempdir' => _DIR_TMP));
              $file_info = $getID3->analyze($fichier);
              if (isset($file_info['playtime_seconds'])) {
                      $duree = round($file_info['playtime_seconds'], 0);
                     
                      sql_query("UPDATE spip_documents SET duree=$duree WHERE id_document=$id_document");
                      return $duree;
              }
      }