SPIP

SPIP un jour, SPIP toujours ... Une part de manuel, une part de totomatique sur ce compte de short-blogging.

  • Chouette, on lance aujourd’hui Le musée déconfiné, une page qu’on prépare depuis des… mois, qu’on gardait pour annoncer la réouverture du Musée Fabre :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Le-musee-deconfine

    C’est une idée qui m’est venue en découvrant une des acquisitions du musée, représentant Palavas en 1889. L’endroit est assez évident à reconnaître pour les gens du coin, j’ai monté une vue Google Streetview à côté, et l’effet est très sympa (effet « ah oui tiens dis donc… ») :

    Je me suis donc demandé s’il y avait d’autres tableaux du musée dont je pourrais retrouver une vue StreetView qui correpondrait.

    Et… j’en ai trouvé une bonne cinquantaine ! Dont certaines sont particulièrement saisissantes.

    Et évidemment, c’est du #SPIP.

    #shameless_autopromo

  • Une question juridique, parce qu’on se pose la question avec Rasta : est-ce qu’un appel d’offre pour la réalisation d’un site Web a le droit de mentionner explicitement le choix d’un CMS ? Et si c’est autorisé, est-ce qu’il y a des critères pour y être autorisé (par exemple : solution déjà utilisée par les équipes…) ?

    Et en pratique : est-il légal d’expliciter qu’on veut du Drupal, et pas du SPIP ?

    • Lien exact du morceau précis :
      https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037731023

      Les spécifications techniques ne peuvent pas faire mention d’un mode ou procédé de fabrication particulier ou d’une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type lorsqu’une telle mention ou référence est susceptible de favoriser ou d’éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits.

      Toutefois, une telle mention ou référence est possible si elle est justifiée par l’objet du marché ou, à titre exceptionnel, dans le cas où une description suffisamment précise et intelligible de l’objet du marché n’est pas possible sans elle et à la condition qu’elle soit accompagnée des termes « ou équivalent ».

    • Ben je suis pas certain que ça s’applique aussi simplement. Parce que choisir du Drupal et refuser SPIP, alors que Drupal est une techno libre et largement disponible et documentée, ça ne privilégie pas vraiment un acteur.

      Les exemples donnés, c’est essentiellement :
      – des AO qui réclament un logiciel propriétaire, manière de filer forcément le contrat à la boîte qui l’a développé ;
      – à l’inverse, des AO qui demandent du logiciel libre et qui étaient du coup attaqués par des boîtes de logiciel propriétaire ; c’est l’essentiel du texte d’April que d’expliquer qu’on peut exiger du logiciel libre.

    • Le texte est pourtant clair : ça ne doit ni favoriser ni éliminer « certains opérateurs économiques » (ce que tu appelles « acteur ») "ou certains produits". Sans hiérarchie entre les deux.

      Un AO ne doit donc pas non plus ni favoriser, ni éliminer des produits particuliers.

      Et quand il en est fait mention, par ex pour mieux expliquer les besoins, l’AO doit indiquer la mention : « ou équivalent », c’est une obligation légale.

      C’est d’ailleurs exactement ce que je te rapportais dans notre expérience, avec des AO qui évoque notamment Wordpress, en disant « par exemple comme la fonctionnalité mutli-sites de Wordpress » ou ce genre, mais donc rajoute toujours « ou équivalent » (et là c’est légal).

  • « Non, il n’y a pas de culture du viol à Sciences Po »
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/il-n-y-a-pas-de-culture-du-viol-a-sciences-po-20210504
    ENTRETIEN - Bénédicte Durand, administratrice provisoire de Sciences Po, défend le dispositif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles mis en place par l’établissement.

    « Il n’y a pas de système particulier à notre institution qui protégerait ou qui couvrirait des actes criminels » explique Bénédicte Durand, administratrice provisoire de Sciences Po. Damien Grenon

    Nommée administratrice provisoire après la démission de Frédéric Mion, Bénédicte Durand a pris les commandes de Sciences Po le 10 février dernier.

    LE FIGARO. - Comment avez-vous réagi face à l’ampleur de l’« affaire #Sciencesporcs » ?

    Bénédicte DURAND. - Il y avait un besoin de dire sa révolte face à aux agressions sexuelles. Que cette colère ait été dite sur les réseaux sociaux de la part d’une population jeune qui s’exprime parfois de manière radicale, voire disproportionnée au regard de la réalité des violences sexistes et sexuelles à Sciences Po, ne m’a pas étonnée. Cette poussée de colère, je l’ai entendue. J’ai entrepris un tour des sept campus afin de rencontrer les étudiants et d’identifier les moyens de transformer cette colère en actions. Cela suppose un retour au calme, un diagnostic précis, une prise en charge par l’institution des victimes qui se seraient exprimées de manière anonyme sur les réseaux.

    –------
    Sans surprise le gouv à nommé une masculiniste à la tête de science po. Elle ne sais pas ce qu’est la culture du viol, elle ne s’adresse qu’aux etudiants et pas aux étudiantes qu’elle traite de menteuses. Aujourd’hui va être voté la décriminilisation automatique des viols, mais c’est un non sujet, ca intéresse strictement que les victimes.

    #sciencePo #culture_du_viol #violophilie #déni #backlash

    • https://www.village-justice.com/articles/projet-loi-pour-confiance-dans-institution-judiciaire-quelles-sont-

      Que prévoit le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire ?

      Le garde des Sceaux a présenté et défendu plusieurs projets de loi depuis son arrivée au ministère de la Justice en juillet 2020. Mais la réforme présentée en Conseil des ministres le 14 avril 2021 revêt une importance particulière, puisqu’elle correspond particulièrement à ce qu’Éric Dupond-Moretti avait annoncé sur le perron de la Chancellerie lors de la passation de pouvoirs.
      Le Village de la Justice vous propose ici une synthèse des principales mesures qui vont être soumises aux débats parlementaires. Vous trouverez les versions initiales des projets de lois en fin d’article.

      EcouterReadSpeaker webReader : Ecouter

      Un sondage IFOP faisait déjà état il y a deux ans, de ce qu’à peine un Français sur deux déclarait faire confiance à la Justice. Le projet de loi ordinaire et le projet de loi organique qui vont être discutés prochainement sont bâtis selon quatre axes, autour de cette notion de confiance.
      1. Mieux faire connaître le fonctionnement de la Justice grâce aux procès filmés

      Les réactions avaient été contrastées lorsque le garde des Sceaux avait évoqué dans la presse [1], son souhait relatif à l’enregistrement et à la diffusion des audiences.

      Cette volonté « de faire entrer la justice dans le salon des particuliers » [2] trouve une concrétisation dans l’article 1er du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire. Le texte propose la création d’un article 38 quater dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en vue d’instaurer un nouveau régime d’autorisation pour filmer les procès, à côté de celui permettant la constitution des archives historiques de la Justice.

      Motif d’intérêt public. – Les audiences pourraient être filmées pour « un motif d’intérêt public », sans qu’il puisse s’agir, du moins pour l’instant, de l’intérêt médiatique de l’affaire. Le motif pédagogique est privilégié, ce qui explique que la diffusion ne devrait pas se faire sans être accompagnée d’explications sur le fonctionnement de la Justice, pour montrer sa diversité, décrypter ses « codes », etc. Il pourra aussi s’agir d’un enregistrement/diffusion en raison de l’intérêt de l’audience pour les débats juridiques (source : Chancellerie).

      Audiences concernées et consentement.– Toutes les audiences pourront être concernées : civiles, pénales, etc., publiques et non publiques. On notera que par dérogation à l’article 11 du Code de procédure pénale, il pourra aussi s’agir des audiences intervenant au cours d’une enquête ou d’une instruction.

      Pour éviter notamment le sensationnalisme, des régimes spécifiques sont prévus : consentement exprès à la captation et l’enregistrement pour les audiences non publiques, occultation systématique des éléments d’identification de toutes les personnes filmées (parties, magistrats, avocats, etc.) avant la diffusion des images. Les personnes concernées pourront néanmoins décider de lever le floutage. La diffusion, intégrale ou partielle, ne pourra se faire qu’après que l’affaire ait été définitivement jugée, aucun élément d’identification des personnes enregistrées ne pouvant plus être diffusé après un certain délai (droit à l’oubli après 5 ans à compter de la première diffusion et 10 ans à compter de l’autorisation d’enregistrement). Les droits étant accordés pour un projet déterminé, il ne devrait pas y avoir de cession.

      La version initiale du projet de loi prévoyait que le choix des audiences se ferait selon un process de double autorisation : proposition/autorisation par la Chancellerie (Direction des Services judiciaires) et validation par la juridiction concernée. Il est néanmoins encore trop tôt pour connaître les modalités de la diffusion (fréquence, groupe ou chaîne retenu, etc.).

      À la suite de l’avis du Conseil d’État, le texte déposé à l’Assemblée nationale a été modifié : Il est désormais envisagé que les conditions et modalités d’application, notamment l’autorité compétente au sein des juridictions pour décider l’enregistrement de l’audience, soient précisées par décret en Conseil d’État.

      2. Le renforcement des droits de citoyens et l’amélioration des procédures pénales

      De nouvelles réformes du Code de procédure pénale sont à prévoir. Au programme : la durée de l’enquête préliminaire et l’accès au dossier de l’enquête, le secret professionnel des avocats (secret de la défense), la détention provisoire et le jugement des crimes (majorité au sein des cours d’assises et généralisation des cours criminelles).

      > Régime de l’enquête préliminaire

      Éric Dupond-Moretti l’avait affirmé en juillet dernier : « Je veillerai à ce que les enquêtes préliminaires restent préliminaires et ne soient pas éternelles, comme c’est, hélas, parfois le cas. (...) Il convient de trouver un juste équilibre entre l’efficacité de l’enquête et le principe du contradictoire sans lequel la justice n’est rien ». Engagement tenu, au moins pour partie.

      Durée de l’enquête préliminaire. – En 2020, 3 % des enquêtes préliminaires étaient ouvertes depuis plus 3 ans. Avec la réforme, la durée de l’enquête préliminaire serait encadrée : pas plus de 2 ans à compter du premier acte d’enquête (y compris en flagrance), avec une prolongation possible pendant un an par le procureur de la République si les investigations le justifient. Après trois ans, le parquet déciderait normalement, en opportunité (classement sans suite, ouverture d’une information judiciaire ou poursuites juridictionnelles ou alternatives).

      Contradictoire. – Il s’agit de permettre au procureur de la République de donner à tout moment aux personnes concernées (personne mise en cause, à la victime ou à leurs avocats) la possibilité d’accéder au dossier, lorsqu’il l’estime opportun (si « cette décision ne risque pas de porter atteinte à l’efficacité des investigations »). Une copie du dossier pourra donc être remise, avec la possibilité de formuler des observations et des demandes d’actes.

      Ce sera un droit pour les personnes interrogées (garde-à-vue ou audition libre) et/ou ayant fait l’objet d’une perquisition depuis au moins un an, ainsi que pour les personnes ayant été publiquement présentées dans des médias comme coupables de faits faisant l’objet de l’enquête (sauf si la personne est à l’origine des révélations). La communication peut être différée pour 6 mois par le parquet (1 an en criminalité et délinquance organisée), avec un recours hiérarchique après 1 mois de silence. La communication peut être seulement partielle.

      > Secret de la défense

      Pour « restaurer le secret professionnel des avocats » ainsi qu’il l’avait également annoncé en juillet 2020, le garde des Sceaux présente un projet de loi comportant des mesures relatives au renforcement du « secret professionnel de la défense ».

      Article préliminaire du CPP. – Le projet de loi prévoit l’intégration du secret professionnel de la défense au sein de l’article préliminaire du Code de procédure pénale, avec la formulation suivante : « Le respect du secret professionnel de la défense est garanti au cours de la procédure dans les conditions prévues par le présent code ».

      Perquisitions, écoutes et fadettes. – Les perquisitions et les écoutes ne pourraient être mises en place que s’il existe des « raisons plausibles de soupçonner » que l’avocat concerné aurait commis ou tenté de commettre l’infraction faisant l’objet de la procédure. Spécifiquement en ce qui concerne les documents saisis au cours d’une perquisition, la décision du juge des libertés et de la détention (JLD) sur la contestation formulée par le bâtonnier pourrait à l’avenir faire l’objet d’un recours suspensif, dans les 24 heures de la décision du JLD, devant le premier président de la cour d’appel. Le placement sur écoute d’un avocat ne pourrait être décidé que par le JLD, par ordonnance motivée, y compris dans le cadre de l’instruction préparatoire. Les réquisitions de connexion feraient enfin l’objet d’un régime propre aux avocats, en étant soumises à l’autorisation préalable du JLD.

      À noter : dans sa résolution du 12 mars 2021, le CNB a demandé que soit mis en place un groupe de travail interprofessionnel réunissant des magistrats, avocats, enquêteurs et techniciens de la téléphonie, afin d’étudier la faisabilité d’une plateforme téléphonique permettant l’interruption automatique d’une écoute et d’un enregistrement lorsqu’un client, placé sur écoute, émet ou reçoit un appel ou un message pour ou de son avocat (CNB, Résolution portant sur les dispositions relatives au secret professionnel de l’avocat dans l’avant-projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, AG du 12 mars 2021).

      > Jugement des crimes

      Quatre principales mesures sont prévues pour moderniser le dispositif actuel et améliorer les délais d’audiencement aux assises (entre 13 mois et 3 ans aujourd’hui) et réduire la durée des audiences.

      Audience préparatoire criminelle. – On notera d’abord le projet d’instaurer une audience préparatoire criminelle (sorte de mise en état) : après audition de l’accusé(e) par le président de la cour d’assises, ce dernier, le procureur et l’avocat discuteront en chambre du conseil, afin notamment « de rechercher un accord sur la liste des témoins et experts qui seront cités à l’audience et sur leur ordre de déposition ».

      Minorité de faveur. – Le projet de loi prévoit de rétablir la « minorité de faveur », afin de respecter la souveraineté populaire en première instance : la condamnation ne pourrait survenir qu’avec au moins 7 voix sur 9 (au lieu des 6 actuelles, donc une majorité de 4 jurés si on enlève les 3 magistrats du décompte)

      Cours criminelles départementales. – À compter du 1er janvier 2022, les cours criminelles pourraient être généralisées, sans attendre la fin de l’expérimentation. Pourquoi ? Un bilan d’ores et déjà positif et le besoin d’un vecteur législatif, tandis qu’il n’y en aura pas d’autre dans l’année à venir. Côté bilan, il a en effet été constaté une réduction entre 6 et 8 mois des délais d’audiencement, la bonne qualité des débats, le maintien de l’oralité (taux d’appel (21 %) inférieur à celui des cours d’assises (32 %), pour des peines identiques en quantum moyen) [3]

      Avocat assesseur (expérimentation). – Pour les cours criminelles départementales et les cours d’assises, le projet de loi prévoit également l’expérimentation de la présence d’un avocat honoraire en tant qu’assesseur (une des raisons du projet de loi organique), afin de faciliter la tenue des audiences et de mêler plusieurs expériences professionnelles dans la composition des juridictions criminelles. Des garanties quant à l’indépendance et l’expertise des avocats sont envisagées, de manière équivalente à celles prévues pour les magistrats à titre temporaire.
      3. Redonner du sens à la peine et à la détention

      La formule est désormais assez classique dans les réformes pénales, mais elle conserve… tout son sens.

      Crédits de peine automatiques. – Le projet de loi prévoit la suppression de l’automaticité des crédits de réduction de peine, aussi illisible qu’incompréhensible pour les citoyens. Ils ne seraient désormais accordés qu’en cas de preuves suffisantes de bonne conduite ou d’efforts sérieux de réinsertion, avec une liste non exhaustive prévue par le texte (réussite à un examen, apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, activité de travail, thérapie, indemnisation des victimes, etc.). Cette décision serait prise par le juge d’application des peines pour les personnes écrouées à partir du 1er janvier 2023.
      À noter également, la généralisation des aménagements en fin de peine (libération sous contrainte), sauf pour certaines infractions, afin de limiter les effets des « sorties sèches ».

      Détention provisoire. – Le principe reste celui de la détention provisoire exceptionnelle. Le caractère subsidiaire en est renforcé par une incitation des magistrats à privilégier l’assignation à résidence avec surveillance électronique (ARSE) : après 8 mois d’incarcération ou en cas de rejet d’une demande de mise en liberté, une motivation sur l’absence de recours à l’ARSE sera imposée. Dans certains cas, le refus de l’ARSE ne pourrait être justifié qu’en cas d’impossibilité liée à la personnalité ou à la situation matérielle de la personne. On notera également une saisine systématique du SPIP après le premier renouvellement de la détention provisoire, pour évaluation de la faisabilité de l’ARSE.

      Statut pour les détenus qui travaillent. – Le projet de loi propose la création d’un régime spécifique de contrat de travail et d’ouverture des droits sociaux aux personnes incarcérées, adapté naturellement aux contraintes de la détention. Le but est non seulement de favoriser la réinsertion en permettant aux personnes détenues de « raccrocher » plus facilement à une situation normale de travail en liberté et d’améliorer les conditions de travail en détention. L’enjeu est également d’embellir l’image du travail pénitentiaire à l’extérieur, pour attirer des entreprises et pouvoir proposer des activités intéressantes pour les personnes détenues (compétences utiles et employabilité).
      4. Restaurer relations citoyens et accompagnement par professions du droit

      Avec ce quatrième et dernier axe de la future « loi Dupond-Moretti », il est question d’offrir aux citoyens des garanties quant à l’exercice des professions juridiques, notamment réglementées. Le rapport de l’IGJ de décembre 2020 constatait en effet, s’agissant de la discipline des professions du droit et du chiffre, des règles anciennes, hétérogènes, mal connues, peu efficaces, sans compter une démographie qui a sensiblement changé depuis 10 ans.

      Codes de déontologie et traitement des réclamations. – Le but est de mieux protéger les particuliers (clients et public), en leur permettant de mieux faire connaître les règles grâce à la création de codes de déontologie par les professions concernées et d’accorder de nouveaux droits aux particuliers quant à leurs réclamations : organisation de circuits pour garantir leur traitement, possibilité d’organiser des conciliations, saisine directe de l’instance disciplinaire en l’absence de suite.

      Juridictionnalisation de la discipline. – De nouveaux pouvoirs seraient aussi donnés aux instances disciplinaires : mise en demeure, injonction, astreinte. Cette réforme serait accompagnée d’une modification de l’échelle des sanctions (amende par ex.). Surtout, l’instance disciplinaire deviendrait, notamment pour les avocats, une juridiction composée de professionnels et d’un magistrat (échevinage).

    • Sciences Po : n’en déplaise aux semeurs de haine
      Bénédicte Durand, administratrice provisoire de Sciences Po, réagit aux attaques contre l’institution, regrettant que l’école soit désignée comme responsable de tous les maux de la société.
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sciences-po-n-en-deplaise-aux-semeurs-de-haine_2148970.html

      Cette semaine, sur les murs de Sciences Po, la haine a pris le visage de la violence, du racisme et de l’antisémitisme. La tentative d’intimidation et la noirceur de ces inscriptions nous rappellent clairement à la vocation de notre université : l’apprentissage, la connaissance, le débat.

      À Sciences Po, 14 000 étudiants de plus de 160 nationalités, de toutes origines et religions, choisissent de construire ensemble le monde qui vient. Nos professeurs les y préparent en leur proposant de confronter avec humilité leurs arguments et ainsi dépasser leurs propres interprétations. Voilà la réponse la plus digne qu’une université de Sciences Humaines et Sociales, de rang international, doit donner à l’ignorance et à la bêtise. C’est celle que nous continuerons de donner, sans relâche, librement.

      Depuis plusieurs semaines, Sciences Po affronte l’une des crises les plus douloureuses de son histoire. Face aux révélations des agissements intolérables d’un homme et grâce à la libération de la parole, nous avons mis la défense des victimes de toutes les violences au coeur de notre avenir avec plus d’engagement encore. Nous avons d’ores et déjà lancé un important travail de transformation de nos dispositifs de lutte contre ces violences et de remise à plat de nos pratiques en matière de déontologie.
      Sciences Po est devenue une cible

      Jour après jour, nous tentons de tirer les leçons de cette crise et acceptons d’entendre tous les questionnements concernant nos pratiques. Nous comprenons parfaitement que l’ambition d’excellence exige le devoir d’exemplarité. Nous travaillons à réformer notre gouvernance, à démocratiser nos fonctionnements collectifs, à faire preuve de davantage de transparence.

      Mais sachons aussi reconnaitre le chemin déjà parcouru par notre université : la qualité de la production scientifique de nos enseignants chercheurs, l’attractivité de nos formations que les étudiants et recruteurs plébiscitent, l’ouverture sociale et le nouveau pacte de démocratisation, que la réforme des admissions en première année engage avec détermination.

      Aujourd’hui, bien au-delà des critiques légitimes, Sciences Po est devenue une cible, un objet politique, symbolique et responsable de tous les maux de la société française. Les dernières semaines ont vu se multiplier des attaques personnelles inacceptables, teintées d’idéologie ou nourries de combats politiques. La critique des élites a muté en chasse aux sorcières, nourrissant la brutalisation du débat public, loin de toute nuance et de toute honnêteté intellectuelle.
      LIRE AUSSI >> Sciences Po : « Nous ne nous reconnaissons pas dans la caricature qui est faite »

      Nous saurons faire face aux caricatures, aux faux procès et maintenant aux menaces. Et forte du travail de toutes celles et de tous ceux qui la servent avec une probité et un engagement remarquables, Sciences Po surmontera la crise et poursuivra sa route. Celle d’une université traversée par les débats de société et bien déterminée à les faire vivre, en son sein, dans le respect de la pluralité et de la liberté. « Une société ne peut sans grand dommage se passer d’une institution indépendante, vouée à la réflexion désintéressée et au jugement critique en même temps qu’à la diffusion du savoir acquis », écrivait René Rémond dans les dernières pages de son livre (1) consacré à son expérience à la direction d’une grande université en crise. C’était il y a 50 ans, une autre crise, une autre France, un monde révolu et pourtant une mission de l’Université inchangée. C’est la nôtre. N’en déplaise aux semeurs de haine.

      Toute cette haine contre les violeurs et les institution qui les protègent c’est un scandale.

  • Nous sommes heureux de vous présenter la version alpha de SPIP 4.0.

    Oh là là là là, c’est énooooorme : SPIP passe en version 4.0.0-alpha !
    Joie, émotion, tout ça. J’en ai les yeux tout humides

    #SPIPCMS cela reste malin, léger et frais !

    Attention :
    C’est une version alpha, elle peut encore contenir des bugs,
    ne l’utilisez pas sur un site en production sans savoir ce que vous faites.

    Cette nouvelle version intègre différentes évolutions concernant l’interface d’administration, la gestion des documents, une syntaxe de boucles étendue et quelques allègements.

    Retrouvez tous les détails sur l’article du blog :
    https://blog.spip.net/847

  • Google pousse le bouchon de plus en plus trop loin avec Chrome - Opting your Website out of Google’s FLoC Network - Paramdeo Singh
    https://paramdeo.com/blog/opting-your-website-out-of-googles-floc-network

    En gros, Google déporte son traçage publicitaire DANS Chrome avec la complicité des serveurs de sites web... Bien sûr il est urgent que les humains qui comprennent la vie privée cessent d’utiliser Chrome...

    The primary way an end-user can avoid being FLoC’d is to simply not use Chrome, and instead choose a privacy-respecting browser such as Mozilla Firefox .

    But website owners can also ensure that their web servers are not participating in this massive network by opting-out of FLoC.

    To do so, the following custom HTTP response header needs to be added:

    Permissions-Policy: interest-cohort=()

    Mais du coup, intervention d’utilité publique à faire sur nos serveurs... En attendant que cette boite cesse ses pratiques de monopoliste gagnant, ou qu’on la force à le faire...

    Via l’indispensable @sebsauvage

  • #SPIP : quelqu’un sait où je peux trouver un plugin qui utiliserait le nouveau SortableJS, censé remplacer la version de jqueryui ?

    Sinon je vais attendre que @rastapopoulos s’attelle à la mise à jour de Sélections éditoriales pour voir comment ça se fait proprement…

    En attendant, j’ai recodé le #plugin centre_image, mais avec une gestion maison du drag-drop de la petite croix :
    https://git.spip.net/spip-contrib-extensions/centre_image

  • Nouveau #plugin #SPIP : obfuscation_liens
    https://git.spip.net/spip-contrib-extensions/obfuscation_liens

    C’est pour faire du SEO. Ça s’utilise via un #FILTRE{obfuscation_liens} dans le squelette concerné : dans ce cas tous les liens trouvés dans ce squelette sont transformés en <span>, et le lien (href) est encodé en base64 et installé dans un data-obf.

    Il paraît que c’est la seule façon de réellement « cacher » un lien pour le crawler de Google, qui ne respecterait pas réellement les no-follow.

    • Oui alors à la base, ce genre de chose n’est pas non plus ma tasse thé… :-)

      Mais vu qu’on m’a demandé de le faire, parce qu’une spécialiste du SEO a fait un audit du site, j’ai pas trop le choix, autant partager l’outil.

      Aprrrrrrèèèèèès (mais vraiment loin après) :
      – l’utilisation première est restreinte à certains liens externes omniprésents (dans les footers notamment), qu’on est plus ou moins obligés d’avoir pour des raisons politiques, mais qui ne servent pas à grand chose, et qui d’après la spécialsite SEO, nuisent au référencement…
      – dans une interface très graphique, j’ai un bout d’interface très visuel, totalement redondante avec la navigation traditionnelle, je me dis qu’éviter de coller des liens difficiles à comprendre là-dedans pour les gens qui ne voient pas l’interface, alors qu’on a la même information, mais proprement structurée par ailleurs, ça peut se justifier (je ne vais pas le jurer, mais p’têt ben que oui).

    • un autre intérêt que je verrais à l’obfuscation, c’est si je veux referencer un site (car source pour un article que j’écris) sans pour autant augmenter son SEO (genre si je cite un texte d’un cite d’extreme droite ou du gouvernement)

    • @maieul Pour le moment, je ne suis pas allé chercher plus précisément que tous les liens dans un bout de squelette, donc là c’est pas fait pour.

      Il faudrait un autre filtre qui irait taper uniquement sur des liens avec un classe précise (.spip_obf par exemple), mais de toute façon je ne vois pas comment fabriquer des liens avec une classe spécifique dans les raccourcis SPIP.

    • @maieul Avec ce filtre on peut introduire une règle pour les auteurs d’un site. Par exemple en filtrant les champs #DESCRIPTIF, #TEXTE etc. SPIP n’afficherait en clair que les liens de la table spip_syndic ou contenus dans #PS , alors les auteurs devraient décider sur l’affichange ou non d’un lien en le plaçant ou dans le texte ou dans un contexte de publication en clair.

      Ce filtre ajoute également un argument supplémentaire à la question des liens « interdits par la loi » dont on peut questionner l’illégalité quand les « liens » sont rendus inopérants sans javascript et exclu du référencement par les crawler .

  • How to fight back against Google FLoC | Plausible Analytics
    https://plausible.io/blog/google-floc

    Google is starting to track your site visitors for advertising purposes even when you’re not using Google Analytics or having any relationship with Google.
    Here’s a closer look at Google’s Federated Learning of Cohorts (FLoC) initiative and how you can fight back and opt-out as a web user and a web developer.

    En anticipation du mouvement « privacy first », la nouvelle embrouille de Google pour tracer les internautes : directement via le navigateur (Chrome et ses dérivés)
    Pour mémoire : les stats de répartition des navigateurs (toutes plates-forme confondues) : https://www.w3counter.com/globalstats.php

    A noter :
    – ce système permet le tracking des utilisateurs de Chrome sur tous les sites et non pas seulement ceux équipés de Analytics
    – « accessoirement » cela pourrait permettre à Google de supprimer les cookies tiers de Chrome et donc de rendre les infos de tracking pour les publicitaires totalement dépendante des données collectées via ce nouveau système... (ou comment se construire un monopole)

    Le header (.htaccess ou directive du vhost) pour empêcher le tracking :

    <IfModule mod_headers.c>
     Header always set Permissions-Policy: interest-cohort=()
    </IfModule>

    Frameworks and CMS providers that care about privacy should add this header by default.

    ping #SPIP...

    #FLoC #google #Chrome #cookie-tiers #publicité #google_analytics

  • Free email template builder - Responsive mail editor and designer | Mosaico.io
    https://mosaico.io

    Via @azerttyu un outil graphique pour aider à produire un HTML d’email bien pourri (styles head + inline). Ça peut accélérer le travail, et ensuite on insère des boucles SPIP à l’intérieur pour utiliser le contenu dynamique.

    Design and code an email that works on every device and client is a huge and demanding work also for professionals.
    Mosaico allows you to realize a beautiful and effective template,
    without a team of professionals and hours of testing to make it work everywhere.

    #email #template #intégration #web

    • Débat sur l’euthanasie. Une histoire drôle du même azerttyu
      https://km.azerttyu.net/Debat-sur-l-euthanasie

      Petite histoire amusante :

      Ma femme et moi étions assis dans le lit la nuit dernière, discutant des choses de la vie.

      Nous parlions de l’idée de vivre ou mourir.

      Je lui dis :

      « Ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, dépendant d’une machine et de liquides. Si tu me vois dans cet état, débranche tous les éléments qui me maintiennent en vie. »

      Sur ce, elle s’est levée, a débranché le câble de la TV et m’a enlevé ma biére.

      La conne !!!

  • mapbox - Leaflet : How to add a text label to a custom marker icon ? - Stack Overflow
    https://stackoverflow.com/questions/34775308/leaflet-how-to-add-a-text-label-to-a-custom-marker-icon

    Leaflet L.DivIcon feature that represents a lightweight icon for markers that uses a simple div element instead of an image

    une méthode pour afficher du texte sur les marqueurs Leaflet

    Voir aussi :
    – pour SPIP + GIS : https://git.spip.net/spip-contrib-extensions/gis/src/branch/master/javascript/leaflet.gis.js#L249
    https://gis.stackexchange.com/questions/59571/how-to-add-text-only-labels-on-leaflet-map-with-no-icon
    https://leafletjs.com/reference-1.7.1.html#divicon

    #leaflet #GIS #SPIP #divicon #marqueur

    • et du coup en entre-deux pour l’instant j’ai fait ça :
      – activer les cluster + l’option singlemarker pour que même les points seuls utilisent le code des clusters (donc un divicon)
      – personnaliser la fonction qui génère les marqueurs divicon

      <script type="text/javascript">
      ;jQuery(function($) {       
              $('.carte_gis').on('load', function(){
                      this.map.options.clusterOptions.iconCreateFunction = function(cluster) {
                              var nb = 0;
                              $.each(cluster.getAllChildMarkers(), function(cle,valeur) {
                                      nb += valeur.feature.properties.nb_dossiers;
                              });
                             
                              return new L.DivIcon({ html: '<div><span>' + nb + '</span></div>', className: 'marker-cluster', iconSize: new L.Point(40, 40) });
                      }
              });
      });
      </script>

  • Identifier les mécanismes de la pédocriminalité
    https://theconversation.com/identifier-les-mecanismes-de-la-pedocriminalite-156918

    En France, une nouvelle commission sur l’inceste et les violences sexuelles a récemment vu le jour suite à plusieurs affaires très médiatiques, mettant en cause des personnalités du monde intellectuel, à l’instar des révélations de Vanessa Springora et de Camille Kouchner. Plus récemment, l’Eglise catholique a fait poser une plaque en Vendée commémorant les noms des victimes de prêtres pédocriminels.

    Au Canada, la prévalence criminelle baisse globalement pour la majorité des infractions au cours des dernières années, sauf pour les infractions sexuelles qui augmentent. La Fondation OAK a décidé de subventionner massivement un programme de prévention des agressions sexuelles à l’encontre des enfants. En France, l’État prend des mesures pour améliorer la lutte contre la pédocriminalité.

    Inceste, pédophilie, pédocriminalité : des termes qui interrogent, qui recouvrent des réalités diverses, souvent mal ou peu comprises et qui nécessitent pour une meilleure prévention de ces violences une meilleure connaissance des mécanismes à l’œuvre, mais aussi la prise en charge des auteurs, parallèlement à celle des victimes.
    Définir les termes

    La pédocriminalité est la criminalité à l’encontre des enfants. C’est un terme encore peu utilisé qui inclut la pédophilie, l’inceste et l’exploitation sexuelle des enfants (prostitution infantile, pédopornographie).

    La pédophilie est définie comme une préférence sexuelle pour les enfants (généralement d’âge prépubère ou au début de la puberté, c’est-à-dire de moins de 13 ans).

    Il s’agit d’une paraphilie (qu’on appelait avant une « perversion sexuelle ») qui est définie comme un intérêt sexuel « atypique » ou « déviant » (désirs, fantasmes récurrents, extrêmes ou non conformes à la société), spécifique et constant (durée d’au moins six mois), nécessaire à l’excitation et la satisfaction sexuelles de la personne pédophile.

    On parlera de trouble pédophilique lorsque la personne est passé à l’acte ou que la paraphilie provoque une altération importante de plusieurs domaines de sa vie (familial, scolaire ou professionnel, social), avec une détresse (souffrance, désarroi) ou qu’elle présente un risque de nuire à autrui.

    La pédophilie concerne des auteurs de violences sexuelles adultes (sujets de plus de 16 ans et d’au moins 5 ans de plus que la victime), mais l’intérêt sexuel déviant (paraphilie) existe souvent depuis l’adolescence (notion de « déviance sexuelle »). Sa prévalence est estimée à 3 à 5 %.

    Elle concerne presque exclusivement des hommes (plus de 95 %), dont l’activité peut être exclusive (10 %) ou compatible avec une activité sexuelle dite conventionnelle. La pédophilie ne s’accompagne pas nécessairement de passages à l’acte sexuel. Elle peut se limiter par exemple à des visionnages d’images pédopornographiques (les liens entre pornographie juvénile et pédophilie restent complexes).

    La pédophilie rend compte d’une hétérogénéité clinique importante, notamment en fonction de l’âge des victimes ou de leur sexe. Le risque de récidive sexuelle pour l’ensemble des auteurs d’infraction à caractère sexuel est de 14 % sur 5 ans, 20 % sur 10 ans, 24 % sur 15 ans et 27 % sur 20 ans.

    En cas de pédophilie, le risque de récidive augmente, particulièrement pour la pédophilie dite homosexuelle (c’est-à-dire avec une victime du même sexe que l’auteur) : de l’ordre de 35 % sur 5 ans.
    Inceste et pédophilie ?

    L’inceste se définit par des relations sexuelles au sein de la famille (entre parents très proches, c’est-à-dire des personnes d’une même famille dont le degré de parenté ou d’alliance ne permet pas le mariage). Si on distingue habituellement les agresseurs d’enfants intrafamiliaux (qualifiés d’agresseurs incestueux) des agresseurs d’enfants extrafamiliaux (pédophiles), il serait préférable de parler plutôt de pédophilie intra ou extrafamiliale.
    Podcast d’Arte radio sur l’inceste et la pédocriminalité.

    Les agresseurs d’enfants intrafamiliaux (incestueux) qui représentent 20 % des pédophiles ont plus d’antécédents de difficulté dans l’enfance (carences affectives précoces, maltraitance, perturbations familiales avec séparations, survenue d’évènements traumatiques, faible attachement aux figures parentales, etc.). Leurs passages à l’acte pourraient être favorisés par des situations de pertes affectives ou de situations aversives (deuil des parents, décès d’un enfant, « crise » conjugale, rupture, chômage ou accident grave). Les deux tiers de ces agresseurs incestueux ont aussi pu agresser un enfant en dehors du cadre familial.

    Les agresseurs d’enfants extrafamiliaux (pédophiles) présentent généralement un niveau plus élevé de paraphilie pédophillique, une plus grande difficulté de régulation sexuelle, plus de déni et de distorsions cognitives (croyances erronées relatives à la sexualité des enfants).

    Ils présentent également plus de traits antisociaux et ils ont plus souvent affaire à la Justice. Près d’un quart d’entre eux a aussi agressé une victime au sein de leur famille.
    Facteurs déterminants ?

    Les déterminants sont probablement multiples : biologiques, expérientiels (antécédents), d’ordre psycho-environnemental, etc. Le trouble paraphilique (pédophilique) tel que défini au début, autrement dit la « maladie » (équivalence du terme anglais « disorder ») qui implique généralement une souffrance ou détresse psychologique ou des dysfonctions majeures de la vie quotidienne reste sans doute rare, à l’inverse de la paraphilie (attrait sexuel à l’égard des enfants) qui pourrait être plus fréquente. Les causes de la pédophilie sont encore mal connues.

    Le risque de passage à l’acte sexuel contre les enfants est lié de manière générale à l’attrait sexuel envers les enfants. La genèse de cette paraphilie (« déviance sexuelle ») est difficile à expliquer. Elle peut être en lien avec des violences sexuelles subies (environ 1/3 des cas chez tous les auteurs de violences sexuelles, mais jusqu’à 42 % en cas de pédophilie).

    Un homme sur deux ayant subi des violences sexuelles dans l’enfance agressera à son tour des victimes des deux sexes et parfois de plusieurs groupes d’âges différents. Elle peut aussi résulter d’autre types de rencontres précoces et inappropriées avec la sexualité et être plus largement favorisée par des carences, des maltraitances physique et psychologiques.

    Le rôle des distorsions cognitives est majeur. Elles vont à la fois (i) justifier la paraphilie (« les enfants ont aussi le droit à une sexualité »), (ii) voire le passage à l’acte pédophile en mettant en avant que c’est l’enfant ou le préadolescent qui était demandeur d’une relation sexuelle (« il/elle m’a séduit » ; « il/elle m’a sollicité » ; « il/elle semblait curieux(se) »), mais aussi (iii) contribuer à minorer la responsabilité de l’auteur une fois l’infraction réalisé (« je ne lui ai pas fait mal » ; « il ne s’agissait que de caresses », etc.).
    Des troubles d’ordre neuropsychologique

    Il a été mis en évidence des troubles d’ordre neuropsychologique, en particulier un dysfonctionnement exécutif (impulsivité comportementale, difficulté d’inhibition). Des régions cérébrales pourraient être impliquées (cortex frontal et certaines régions sous-corticales temporales, notamment le complexe amygdalien) dans l’absence d’inhibition des comportements pédophiles. Un déficit d’empathie a également été mis en évidence chez les agresseurs d’enfants.

    Il faut distinguer le niveau d’empathie cognitive (qui réfère à la capacité de se mettre à la place d’une autre personne) qui serait normal, voire élevé et qui pourrait servir une capacité d’identification aux enfants, de compréhension et d’anticipation de leurs besoins (dans le but d’établir avec eux des relations de séduction et d’emprise) du niveau d’empathie affective (qui réfère à la capacité de ressentir les mêmes émotions qu’une autre personne, de souffrir avec elle par exemple) qui serait abaissé.

    On doit questionner plus largement la difficulté des sujets présentant une paraphilie (pédophillique) à établir des relations « sécurisées » avec les autres adultes (qui sont perçus comme hostiles) et le fait qu’ils préféreraient porter leur attention sur des enfants (ressentis comme moins menaçants, plus manipulables).

    Cela pourrait être en lien avec des difficultés des habiletés sociales, une moins bonne image de soi (dévalorisation, sentiment de ne pas mériter l’amour d’autrui), des troubles anxio-dépressifs et pose plus largement la question des difficultés de construction de soi et une auto-centration sur ses besoins affectifs et sexuels.
    Prise en charge de la pédophilie

    La paraphilie pédophilique (attrait sexuel à l’égard des enfants, préférence sexuelle) va demeurer présente toute la vie du sujet, mais on peut l’aider à réduire son intensité et ses conséquences et tenter d’éviter les passages à l’acte ou leur récidive.
    Témoignages de pédophiles recueillis par l’AFP dans le cadre d’un reportage.

    Les traitements des troubles paraphiliques pédophiliques associent habituellement des prises en charge d’ordre psychothérapeutique (indiquée dans tous les cas) et médicale. Une prise en charge pharmacologique peut être recommandée, notamment pour réduire les fantasmes sexuels déviants et/ou l’activité sexuelle.

    Ces traitements sont codifiés. Il peut s’agir d’antidépresseurs pour leurs effets secondaires de réduction de la libido ou des traitements dits anti-hormonaux (anti-androgènes ou agonistes de la GnRH) pour les cas les plus sévères (niveau de risque élevé de récidive). Ces traitements requièrent l’accord du sujet et ils ont des effets secondaires importants.

    La prise en charge des personnes présentant un trouble paraphilique (pédophilique) se fait le plus souvent dans un cadre de soins pénalement ordonnés, c’est-à-dire après une condamnation à une injonction de soins, avec suivi socio-judiciaire assuré par un conseiller du Service pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP).

    Il est aussi important d’aider les personnes ayant une paraphilie (attrait sexuel) n’étant jamais passé à l’acte. C’est dans ce cadre qu’en France, la Fédération des CRIAVS (Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) a mis en place un dispositif de prévention sous la forme d’un numéro de téléphone unique pour les personnes attirées sexuellement par les enfants : 0806 23 10 63.

    Pour les enfants victimes de violences ou d’abus, appelez le 119.

    pas encore lu

  • Reprise d’un message de Maieul sur Mastodon
    https://framapiaf.org/@maieulr/105975333118229567

    Gros chantier de doc de certains plugins majeurs de #SPIP ces derniers jours :

    Doc d’intro de saisies mise à jour pour refléter les bonnes pratiques https://contrib.spip.net/Saisies
    Doc publiée sur « comment créer ses propres saisies » https://contrib.spip.net/Creer-ses-propres-saisies

    Doc de champs extra réorganisée pour séparer :
    – la doc de l’API https://contrib.spip.net/Champs-Extras
    – la doc de l’interface graphique https://contrib.spip.net/Champs-Extras-Interface

    En bonus, un petit tuto https://contrib.spip.net/Creer-des-champs-extras-depuis-un-plugin

  • Mise à jour de maintenance :  sortie de SPIP 3.2.11

    Si vous suivez l’actualité de git.spip.net, vous avez certainement constaté une grande activité à l’approche de la sortie de SPIP 3.3. Comme discuté sur la liste spip-dev cf https://www.mail-archive.com/spip-dev@rezo.net/msg71320.html cette version nécessitera PHP 7.3 au minimum, en accord avec notre nouveau cycle de release.

    Toutefois, afin de chouchouter les personnes souhaitant rester sur la branche 3.2, nous avons décidé de sortir une version de support étendu (ou LTS) qui améliore la compatibilité jusqu’à PHP 7.4 dans cette branche.

    SPIP 3.2.11 est donc compatible avec les versions de PHP 5.4 à 7.4.

    La version 3.2.10 fut écourtée par la découverte d’une absence de report de quelques modifications intéressantes.

    Lire l’annonce complète : https://blog.spip.net/Mise-a-jour-de-maintenance-sortie-de-SPIP-3-2-11.html

    L’équipe

  • On vient de livrer avec Manu (de Mosquito) un nouveau serious game pour le MAD Paris (Musée des Arts décoratifs) : Une histoire des styles et des tendances
    https://histoiredesstyles.madparis.fr

    Il s’agit de reclasser chacun des 5 éléments de mobilier (horloge, lumière, chaise, commode, table) dans sa période (parmi 20 périodes). Et une fois placé le bon meuble dans la bonne période, tu te fais ton agencement qui va bien. Si tu es punk, tu mets les chaises sur les tables, sinon tu fais comme il faut. Si tu as envie de te faire des noeuds dans la tête, tu tentes le mode « Expert », quasiment infaisable… :-)

    Tu as des aquarelles pour représenter l’appartement-témoin de chaque période (ohhh), et des dessins de Floc’h pour les portraits des donateurs du musée.

    C’est donc une Web app entièrement en HTML/javascript/CSS, et devine quoi : ben oui c’est du #SPIP.

    #shameless_autopromo

  • En préparation d’un (potentiel) projet avec une compagnie de théâtre dont le site fera partie intégrante de la création finale, j’ai commencé à recenser des exemples et outils (dont certains trouvé ici même) pour mettre en place une narration sur le web.

    Si vous avez des exemples et des outils à ajouter, je suis preneur.

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    LES EXEMPLES

    http://www.framescollection.com/tunnelrats.html
    Peu de technique, mais une narration forte illustrée et rythmée graphiquement

    http://www.framescollection.com/manly.html
    essentiellement graphique mais peu adaptable sur mobile

    https://projects.lukehaas.me/scrollify/examples/apple
    principalement des animations visuelles et peu de texte

    https://projects.lukehaas.me/scrollify/examples/layered-scrolling
    joue principalement sur les fonds (image ou vidéos) et peu de texte

    http://computer-grrrls.gaite-lyrique.net
    joue principalement sur le rythme des blocs de contenu

    https://brest1937.kubweb.media/episode/heritage
    alterne animations et contenus textes/vidéos

    https://www.nytimes.com/interactive/2015/09/17/nyregion/st-patricks-cathedral-pope-francis-visit.html
    très simple, repose sur l’image

    https://www.liberation.fr/apps/2019/02/paris-populaire
    moins linéaire, on doit se balader sur la carte pour avoir accès aux contenus

    https://fabre.montpellier3m.fr/Correspondance d’@arno
    pour l’alternance de texte à lire (défilement vertical) et des photos des pages manuscrites (défilement horizontal)

    https://www.bloomberg.com/graphics/2015-auto-sales
    haut niveau, avec animation de #SVG et tout

    https://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2015/oct/19/homan-square-chicago-police-detainees
    idem, gros niveau, The Guardian quoi

    https://geoculture.fr/musiques-et-danses-traditionnelles-du-limousin tout en SPIP / Noizetier par @rastapopoulos et @drbouvierleduc (cf commentaire)

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    LES OUTILS

    How to implement #scrollytelling with six different libraries partagé par @fil
    https://pudding.cool/process/how-to-implement-scrollytelling

    Scrollama is a modern & lightweight #JavaScript library for scrollytelling using IntersectionObserver in favor of scroll events.
    https://github.com/russellgoldenberg/scrollama

    Scrollify , A #jQuery plugin that assists scrolling and smoothly snaps to sections.
    https://projects.lukehaas.me/scrollify

    ScrollStory is a jQuery plugin for building scroll-based stories. Rather than doing a specific task, it aims to be a tool to help solve general problems.
    https://sjwilliams.github.io/scrollstory

    Vivus is a lightweight JavaScript class (with no dependencies) that allows you to animate SVGs, giving them the appearence of being drawn.
    https://maxwellito.github.io/vivus

    graph-scroll takes a selection of explanatory text sections and dispatches active events as different sections are scrolled into to view. These active events can be used to update a chart’s state.
    https://github.com/1wheel/graph-scroll

    enter-view . Dependency-free JavaScript library to detect when element enters into view. See demo. It uses requestAnimationFrame in favor of scroll events for less jank.
    https://github.com/russellgoldenberg/enter-view

    Projects | Knight Lab partagé par @klaus
    https://seenthis.net/messages/792645

    revealjs The HTML Presentation Framework partagé par @alexcorp en commentaire
    https://revealjs.com

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    TAGS SUR SEENTHIS

    #art_directed_article / #scrollytelling, #narration et #Nouvelles_narrations / #webdoc / #longforms

    #webdev #spip_recette

    • Un jour il faudra que je développe ces idées, parce que ça me tient à cœur, mais rapidement, sur les limites de ces formats :

      – les longforms ont été popularisés vers 2011 à partir du NY Times ; donc toute une partie des développements techniques s’est fait sans trop se poser la question du responsive, pas encore totalement à la mode à l’époque ;

      – faire ça bien, ça coûte bonbon. Donc le NY Times n’en fait presque plus ; et les autres ont repris les usages les plus simples et plus « automatisables ». Genre des effets de parallaxe et les images en fond fixed, souvent pas bien jolis, et qui donnent plus envie de vomir qu’autre chose. Les longforms du Monde, à un moment, c’était quasiment que ça.

      – et on est toujours dans une logique de CMS tout-automatique et de réduction des coûts. Les « art directed articles », comme le nom l’indique, ça implique qu’il y a une direction artistique (donc une personne dont c’est le métier) pour chaque article. Et mon constat : il n’y a pas vraiment de gens prêts à payer pour ça.

      – l’idéologie de l’édition sur le Web n’est plus de faire des pages Web super-belles avec de super-articles longs qui attireraient les gens, mais de partager sur les supports avec un maximum d’audience. Une grosse partie des médias, ces dernières années, s’est engouffré d’abord sur les formats courts (à une époque, on a même eu l’idée de découper les articles en plusieurs pages pour multiplier les paves vues…), puis les « pages » Facebook, puis que les formats « AMP » de Google ; certes ils en reviennent, mais c’est plus avec ce genre de tendances que tu vas avoir des développements du côté de la narration enrichie sur le Web…

      – et dernier écueil : ça demande des graphistes avec des compétences techniques, et des informaticiens avec des compétences graphiques, et ça ce sont des animaux mythologiques dont l’existence est encore discutée par les archéologues du Web.

    • Autre exemple, ce que l’on avait fait il a quelques années avec @drbouvierleduc pour la région Limousin, des « expos virtuelles » dans le site Géoculture (toute la rubrique Focus) :
      https://geoculture.fr/musiques-et-danses-traditionnelles-du-limousin

      En gros 100% avec le Noizetier. Dans l’idée ça peut soit être un unique contenu SPIP avec des centaines de noisettes, soit comme on l’a fait là, une page qui agrège les noisettes de plusieurs Rubriques/Sous-rubriques ce qui permet de gérer le chapitrage plus simplement (cf le menu chapitre en haut).
      Et c’est responsive :p

      Pour moi le noizetier est une des manières les plus souples/complètes de faire ça. Vu que tu peux en inventer autant que tu veux, suivant ce qui a été décidé avec la direction artistique de permettre de faire.

      Ça évite d’être lié à un contenu SPIP, et à seulement 2 ou 3 choix possibles, car sinon faudrait ajouter 12000 champs. On doit pouvoir reproduire les long forms de @arno assez facilement à priori.

      Par ailleurs tu peux les utiliser aussi bien vraiment toutes seules (le contenu vient de champs de config des noisettes) ou en utilisant le « vrai » contenu éditorial du site (le contenu de telle noisette venant du contenu d’un article, d’un événement, etc).

      Le plugin ne fait rien lui-même hein : tout dépend vraiment de ton « jeu de noisettes », càd ce que vous permettez de faire aux gens. C’est à peu près infini comme possibilités, vu que tu peux parfaitement avoir des noisettes « cartes », des noisettes « frise chrono », ou tout autre animation kikou un peu complexe, que tu intercales avec d’autres contenus plus simple, des textes, des images, etc.

    • Purement graphique et avec un travail de design sonore mais seulement dans une app
      Phallaina, le roman graphique
      https://youtu.be/GIqQIpmhJGQ



      j’ai en ai développé plusieurs avec des étudiant.es des Beaux-arts de Bordeaux ou j’enseigne.
      Ce ne sont que des images et ce n’est pas connecté à une base de donnée, par manque de temps pour un simple projet pédagogique, mais c’est faisable.
      https://design-ebabx.fr/webapp/seahot
      https://design-ebabx.fr/webapp/affluence

  • Taxi-Gewerbe: Lohnraub ist gängige Praxis (nd aktuell)
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1149593.taxi-gewerbe-lohnraub-ist-gaengige-praxis.html


    „An der Halte“ von Till Krech https:// flickr.com/photos/extranoise/ Lizenz CC BB 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0

    15.03.2021 von Peter Nowak - Soziallotse Klaus Meier über systematische Ausbeutung und Betrug im Berliner Taxi-Gewerbe

    Was macht ein Taxi-Soziallotse ?

    Meine wichtigste Aufgabe besteht darin, den Berliner Taxifahrer*innen Hilfestellung dabei zu geben, Auswege aus ihren wirtschaftlichen und sozialen Problemen zu finden. Es geht zum Beispiel darum, ob sie Arbeitslosengeld II als Aufstocker*innen erhalten können. Auch selbstständigen Kolleg*innen vermittle ich Beratungen.

    Welche Auswirkungen haben die Corona-Pandemie und der Lockdown auf die Berliner Taxifahrer*innen?

    Die Maßnahmen zur Eindämmung der Covid-19-Pandemie haben die Einnahmen zeitweise fast auf null gebracht. Die Zahl der Berliner Taxis ist im vergangenen Jahr um etwa 1000 auf unter 7000 gesunken. Etwa 400 von über 2000 Solo-Selbstständigen haben aufgegeben. In der Pandemie wurde die bis dahin gut versteckte systematische und illegale Ausbeutung sichtbar, die sich mangels Umsatzvolumens nicht mehr mit Buchhaltungstricks verschleiern ließ. Leider haben sich weder die Taxi-Aufsichtsbehörde noch das Finanzamt oder der Zoll dafür interessiert.

    Zurzeit wird vor dem Berliner Arbeitsgericht ein Fall von besonders schwerem Lohnraub im Taxigewerbe verhandelt. Worum geht es dabei?

    Der Kollege befand sich in akuten finanziellen Nöten, sodass ihm sogar der Wohnungsverlust drohte. Der Abgleich seiner Arbeitszeitaufzeichnungen und der Lohnabrechnungen zeigte, dass ihm sein Chef nur einen Bruchteil des ihm zustehenden Lohns bezahlt hatte. Ihm wurden über Jahre bis zu 70 000 Euro vorenthalten. Vor Gericht wird jetzt über die genaue Höhe seines Anspruchs verhandelt. Bisher kam es zu keiner Einigung. Am 22. Juli wird das Verfahren fortgesetzt.

    Kommt so etwas häufiger vor?

    Das Ausmaß des Lohnraubs ist ein Extremfall. Doch es ist bekannt, dass fast alle Berliner Taxibetriebe Löhne zahlen, die weit unter dem Mindestlohn liegen. Sie nutzen ein Zusatzgerät zum Taxameter, um die Warte- und Bereitschaftszeiten an Halteplätzen als Pausen und nicht als Arbeitszeit zu erfassen. Dabei hat das Berliner Arbeitsgericht bereits 2018 in einem Urteil festgestellt, dass die Erfassung von Arbeitszeiten auf diese Weise unzulässig ist. Die Kolleg*innen werden um einen großen Teil ihres Lohns betrogen.

    Könnte das derzeit im Bundestag diskutierte Taxibeförderungsgesetz die Lage der Berliner Taxifahrer*innen verbessern?

    Die Diskussion darum lenkt vom Wesentlichen ab: Solange den Taxibetrieben gestattet wird, ausschließlich eine Umsatzbeteiligung zu zahlen, gibt es keinen gesetzeskonformen und armutsfesten Stundenlohn.

    Welche Rolle spielen die Gewerkschaften?

    Die AG-Taxi bei Verdi macht seit Jahren auf das Problem aufmerksam. Ich beginne durch meine Gespräche mit Taxifahrer*innen zu verstehen, warum sich so wenige gewerkschaftlich organisieren. Viele sehen ihre Situation als alternativlos und haben Angst vor negativen Folgen, wenn sie sich wehren. Deshalb richtet sich ihr Protest gegen Uber und so gut wie nie gegen ihre eigenen Betriebe.

    Verschärft Uber die Situation?

    Im Jahr 2018 sind die Einnahmen der Berliner Taxis durch Uber um 20 bis 30 Prozent gesunken. Anfangs konnte ich nicht glauben, dass Uber hier Fuß fassen würde. Seit CSU-Bundesverkehrsminister Andreas Scheuer die Ortskundeprüfung für Mietwagen abgeschafft hat, finden sich Menschen in Notlagen, die bereit sind, für noch weniger Geld als die Taxifahrer*innen zu arbeiten.


    28.5.2015 „Uber-Reklame auf Taxi“ von Alper Çuğun https:// flickr.com/photos/alper/ Lizenz CC BB 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0

    #Berlin #Taxi #Medien #TXSL

    • j’ai appuyé sur le bouton traduire et ça m’a dit ça :

      15/03/2021 par Peter Nowak - Guide social Klaus Meier sur l’exploitation systématique et la fraude dans l’industrie du taxi berlinois

      Que fait un guide social de taxi ?

      Ma tâche la plus importante est d’aider les chauffeurs de taxi à Berlin à trouver des solutions à leurs problèmes économiques et sociaux.

    • Le vol de salaire est une pratique courante
      L’assistant social Klaus Meier à propos de l’exploitation systématique et de la fraude dans l’industrie du taxi à Berlin*

      Que fait un assistant social pour taxi ?

      Ma tâche la plus importante est d’aider les chauffeur·es de taxi berlinois·es à trouver des solutions à leurs problèmes économiques et sociaux. Il s’agit par exemple de savoir si elles ou ils peuvent bénéficier de l’allocation de chômage II en tant que complément. J’organise également des consultations pour les collègues indépendant·es.

      Klaus Meier :
      Il a été chauffeur de taxi pendant plus de 30 ans jusqu’à ce qu’il tombe gravement malade. Klaus Meier a trouvé un emploi d’assistant social pour taxi, qu’il a lui-même créé, grâce au revenu de base de solidarité. Peter
      Nowak s’est entretenu avec lui au sujet de son travail._

      Quels sont les effets de la pandémie de Corona et du confinement sur les chauffeur·es de taxi de Berlin ?

      Les mesures prises pour contenir la pandémie de Covid 19 ont temporairement ramené les revenus à un niveau presque nul. Le nombre de taxis berlinois a chuté d’environ 1000 à moins de 7000 l’année dernière. Environ 400 des plus de 2000 indépendants en solo ont abandonné. La pandémie a mis en lumière l’exploitation systématique et illégale qui était bien cachée jusqu’alors et qui ne pouvait plus être dissimulée par des astuces comptables en raison de l’absence de volume de ventes. Malheureusement, ni l’autorité de surveillance des taxis, ni le bureau des impôts, ni les douanes ne s’y sont intéressés.

      Une affaire de vol de salaire particulièrement grave dans le secteur des taxis est actuellement examinée par le tribunal du travail de Berlin. De quoi s’agit-il ?

      Le collègue connaissait de graves difficultés financières, si bien qu’il était même menacé de perdre sa maison. Une comparaison de ses relevés de temps de travail et de ses fiches de paie a montré que son patron ne lui avait versé qu’une fraction du salaire auquel il avait droit. Il avait été privé de jusqu’à 70 000 euros sur une période de plusieurs années. Le montant exact de sa demande est actuellement en cours de négociation au tribunal. Jusqu’à présent, aucun accord n’a été trouvé. Le procès se poursuivra le 22 juillet.

      Est-ce que ce genre de chose arrive fréquemment ?

      Par son ampleur, ce vol de salaire est un cas extrême. Mais il est bien connu que presque toutes les compagnies de taxi berlinoises versent des salaires bien inférieurs au salaire minimum. Ils utilisent un dispositif complémentaire au taximètre pour enregistrer les temps d’attente et de garde aux arrêts comme des pauses et non comme du temps de travail. En 2018, le tribunal du travail de Berlin a jugé que l’enregistrement des heures de travail de cette manière est illégal. Les collègues sont floués d’une grande partie de leur salaire.

      La loi sur le transport par taxi, actuellement en discussion au Bundestag, pourrait-elle améliorer la situation des chauffeurs de taxi berlinois ?

      La discussion à ce sujet détourne l’attention de l’essentiel : Tant que les compagnies de taxi ne seront autorisées à payer qu’une partie du chiffre d’affaires, il n’y aura pas de salaire horaire conforme à la loi et à l’épreuve de la pauvreté.

      Quel rôle jouent les syndicats ?

      L’AG-Taxi de Verdi attire l’attention sur ce problème depuis des années. Grâce à mes conversations avec les chauffeurs de taxi, je commence à comprendre pourquoi si peu s’organisent en syndicats. Beaucoup ne voient aucune alternative à leur situation et ont peur des conséquences négatives s’ils se défendent. C’est pourquoi leurs protestations sont dirigées contre Uber et presque jamais contre leurs propres entreprises.

      Uber exacerbe-t-il la situation ?

      En 2018, les recettes des taxis berlinois ont chuté de 20 à 30 % à cause d’Uber. Au début, je ne pouvais pas croire qu’Uber s’implanterait ici. Depuis que le ministre fédéral des transports de la CSU, Andreas Scheuer, a supprimé le test de connaissances locales pour les voitures de location, des personnes en grande difficulté se sont retrouvées prêtes à travailler pour un salaire encore plus bas que celui des chauffeur·es de taxi.

      Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    • Pour info, @seenthis utilise translate shell https://github.com/soimort/translate-shell pour les traductions cf https://github.com/seenthis/hebergement/wiki/Installation-de-translate-shell

      L’outil en question ne prend plus en charge deepl depuis que ce service a mis en place des restrictions à l’accès de son API cf https://github.com/soimort/translate-shell/issues/268

      Voilà pour le contexte, toutes propositions alternatives sont les bienvenues dans le repo de seenthis cf https://github.com/seenthis/seenthis_squelettes/issues

    • @b_b : pas de problème. Je prends plaisir à proposer des traductions (quel que soit l’outil). J’adapte aussi les résultats proposés par le traducteur automatique pour améliorer certaines expressions. Merci pour ton dévouement à ce réseau. :-)

    • der Lotse, c’est le pilote, au sens maritime du terme


      Lotsenboot "Elbe 4’ vor Cuxhaven
      mason_bay

      Pilote (profession maritime) — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pilote_(profession_maritime)

      Le pilote de navire est le conseiller du commandant d’un navire qui entre ou sort du port ou encore qui navigue sur une voie maritime difficile (par exemple le fleuve Saint-Laurent). Il travaille pour une station de pilotage et est licencié pour un ou plusieurs ports particuliers ou encore une ou plusieurs voies fluviales.

      pilote social ne signifiant pas grand chose en français, on pourrait proposer pilotage social, ou, en m’aidant d’une liste de synonymes http://www.synonymo.fr/synonyme/pilote
      – expérimentateur social
      – mentor social
      – cicérone social (pour le plaisir de ce mot totalement désuet)
      – ou encore, mais la connotation en allemand est assez moyenne (!) : guide social

    • En aparté pour @simplicissimus :

      DeepL m’avait proposé « pilote » mais cela me paraissait ambigu. Alors j’ai pensé au nom « assistant » en rapport au métier d’assistante sociale en français. J’ai hésité à choisir entre ce mot et celui de « conseiller ».

      Sinon pour le nom « cicérone » qui est très peu usité de nos jours, voici ce que propose le CNTRL :
      https://www.cnrtl.fr/definition/cicerone

      Ce mot d’origine italienne a servi à L.L. Zamenhof pour créer le mot « ĉiĉerono / prononcer tchitchèrono » de l’Espéranto :
      https://vortaro.net/#%C4%89i%C4%89erono_kd

    • Pour info - après les tâches les plus urgents le site https://txsl.de aura des secteurs en français et anglais. Le turc et l’arabe seront réalisés plus tard car il faudra payer des traducteurs.
      #merci pour vos idées de traduction.

      Le terme « Lotse » est le résultat d’une ruse pour faire financer par la ville un projet du type « organizing » cad de création de syndicats pour les chauffeurs taxi et uber.

      La genèse du projet

      Dans le cadre d’un projet pilote intitulé Solidarisches Grundeinnkommen (SGE), la ville de Berlin promeut des « Lotsendienste THP », qui visent à améliorer la cohésion sociale et à faciliter l’accès aux structures officielles de soutien pour les personnes qui en sont exclues par des facteurs linguistiques, sociaux et ethniques.

      Dans la capitale du néolibéralisme européen, la municipalité n’a pas le droit de créer un service pour les nécessiteux, mais doit recourir à une ruse consistant à lancer un appel d’offres auprès des associations et des administrations. Dans ce contexte, le maire de Berlin a lancé un programme pour l’emploi des chômeurs, le SGE, qui est censé ouvrir la voie à une amélioration du système Hartz IV.

      J’y ai présenté l’idée du projet avec l’aide de l’association Berliner Arbeitslosenzentrum (BALZ), qui joue le rôle de contenant, de gestionnaire administratif et financier du projet. L’association prend son rôle au sérieux et fournit des contacts aux autorités et aux politiques afin de contribuer à la réussite du projet. L’intégration dans le BALZ assure avant tout le suivi pragmatique continu et l’adaptation des tâches du projet aux nouveaux développements.

      L’état des lieux après un an de travail dans le cadre de la pandémie Covid-19 peut être résumé en une phrase : Les graves problèmes matériels doivent être résolus et des possibilités d’action doivent être créées pour les conducteurs afin de les motiver à prendre leur destin en main. Ceux qui sont accablés par une misère sans fin ne peuvent pas voir plus loin que le prochain feu rouge.

      S’attaquer aux pires abus s’est avéré tout à fait cohérent avec les définitions du poste subventionné. Pour ce faire, j’utilise toutes mes compétences et mon expérience pour aider le service de base à atteindre son plein impact en faisant du lobbying pour les employés dépendants, en travaillant avec les syndicats et les associations industrielles, et en impliquant les agences municipales et associations indépendantes.

  • OpenSeaMap

    http://openseamap.org/index.php?id=31&L=3

    Open Street Map, mais pour la mer.

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