Supergéante

Retoquée profesionnelle.

  • « Underground Railroad » sur Amazon Prime

    Dans la série « Underground Railroad », l’oscarisé Barry Jenkins livre une fresque stylée, hantée par l’Amérique esclavagiste.

    Composée de dix épisodes, la série suit le parcours hors du commun de Cora, 16 ans, esclave dans une plantation de coton en Géorgie, abandonnée par sa mère qui a pris la fuite. Lorsqu’elle va prendre connaissance du Chemin de fer clandestin - qui a permis à de nombreux esclaves de fuir aidés, notamment, par les abolitionnistes -, la jeune femme va enfin toucher du doigt la liberté.

    (Sur Amazon Prime à partir du 14 mai 2021). Dans la série « Underground Railroad », l’oscarisé Barry Jenkins livre une fresque stylée, hantée par l’Amérique esclavagiste.

    Composée de dix épisodes, la série suit le parcours hors du commun de Cora, 16 ans, esclave dans une plantation de coton en Géorgie, abandonnée par sa mère qui a pris la fuite. Lorsqu’elle va prendre connaissance du Chemin de fer clandestin - qui a permis à de nombreux esclaves de fuir aidés, notamment, par les abolitionnistes -, la jeune femme va enfin toucher du doigt la liberté.

    (Sur Amazon Prime à partir du 14 mai 2021). Dans la série « Underground Railroad », l’oscarisé Barry Jenkins livre une fresque stylée, hantée par l’Amérique esclavagiste.

    Composée de dix épisodes, la série suit le parcours hors du commun de Cora, 16 ans, esclave dans une plantation de coton en Géorgie, abandonnée par sa mère qui a pris la fuite. Lorsqu’elle va prendre connaissance du Chemin de fer clandestin - qui a permis à de nombreux esclaves de fuir aidés, notamment, par les abolitionnistes -, la jeune femme va enfin toucher du doigt la liberté.

    (Sur Amazon Prime à partir du 14 mai 2021).

    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/tous-les-cin%C3%A9mas-du-monde/20210507-underground-railroad-sur-amazon-prime

    On en parle avec nos 3 invités :

    – Rhoda Tchokokam, critique et fondatrice de la plateforme Atoubaa, co-autrice du « Dérangeur, petit lexique en voie de décolonisation » (Éditions Hors d’atteinte)

    – Rose Ndengue, historienne et sociopolitiste, spécialiste des mobilisations des femmes africaines et afrodescendantes en contexte colonial et postcolonial, enseignante à l’Université de Rouen

    et

    – Gregory Pierrot, enseignant en Littérature africaine-américaine à l’Université du Connecticut.

  • Vraiment super :
    De premiers embryons chimériques homme-singe ont été créés

    Deux équipes, l’une française, l’autre sino-américaine, ont cultivé durant trois à dix-neuf jours des embryons de macaques, dans lesquels ils avaient ajouté des cellules humaines. Si ces travaux offrent, à terme, la promesse de progrès biomédicaux, notamment pour la médecine régénérative, ils suscitent un profond questionnement éthique.

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/04/15/de-premiers-embryons-chimeriques-homme-singe-ont-ete-crees_6076911_1650684.h

    https://justpaste.it/838rd

    #pierreboulle

  • Très cher patriarcat... — La Déferlante
    https://revueladeferlante.fr/2021/04/09/tres-cher-patriarcat

    Mon cal­cul est très concret : j’ai mis face à face la pro­por­tion d’hommes pour chaque infrac­tion et les dépenses bud­gé­taires qui y sont liées, puis j’ai retran­ché les coûts des infrac­tions com­mises par des femmes. Ça donne une esti­ma­tion du sur­coût de la viri­li­té, sans doute sous-estimé car toutes les don­nées ne sont pas dis­po­nibles. Je fais, par ailleurs, le constat que les femmes, qui repré­sentent un peu plus de la moi­tié de la popu­la­tion, sont édu­quées loin des normes viriles, via des valeurs plus en adé­qua­tion avec notre socié­té de droit. Au final, elles ne repré­sentent que 17% des per­sonnes mises en cause par la jus­tice. J’estime donc que nous avons la solu­tion sous les yeux : il faut édu­quer les gar­çons comme on éduque les filles, leur apprendre l’empathie, contraindre leur brus­que­rie et leur faire res­pec­ter les règles communes.

  • Oppression et libération de la grosseur – dièses
    https://dieses.fr/oppression-et-liberation-de-la-grosseur

    Il n’y a pas à proprement parler d’approche sociologique de l’oppression de la grosseur. Bien qu’il existe à l’heure actuelle une sociologie du « corps », la discipline consacrée à cette problématique demeure sans voix sur la signification sociologique du corps gros3. À notre connaissance, seule l’analyse de Claude Fischler, qui se situe dans le domaine de la recherche scientifique, amorce une réflexion sur la « lipophobie » des sociétés modernes4, sans tenir compte toutefois de la situation des femmes dans ces sociétés. Il faut souligner ainsi l’un des points intéressants dans cette étude de Fischler, à savoir que la grosseur n’a jamais été à travers l’histoire en manque de signification. Le sociologue montre bien que, quelles que soient les connotations péjoratives ou mélioratives accolées historiquement à ce trait physique, la grosseur a toujours été contextuellement signifiante. Même si Fischler analyse les iconographies comme cas précis de cette pratique signifiante qu’il inscrit surtout au début du XXe siècle, il semble opportun, dans le cadre de cet article, de rapporter d’autres cas de la fin du XXe siècle et la façon dont les discours peuvent interpréter dans une conjoncture donnée le trait physique de la grosseur.

  • La campagne antiscientifique selon laquelle il faudrait accepter de « vivre avec le virus » - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2021/04/14/viru-a14.html
    https://www.wsws.org/asset/f4b15be4-a83b-437c-9fd7-93e147f4ce52?rendition=image1280

    Cependant, l’utilisation récente du terme d’endémicité par la classe dirigeante et les scientifiques bourgeois a peu à voir avec sa compréhension épidémiologique et tout à voir avec une réponse fataliste à la pandémie de COVID-19. De la même manière que les fermetures et réouvertures répétées ont habitué certaines personnes à accepter la permanence du virus, le fait de parler d’endémicité du virus est utilisé contre tout autre effort d’atténuation qui empiète sur l’accumulation du profit.

    Indépendamment de ces conceptions défaitistes, la pandémie reste dans sa phase initiale et aiguë, avec un potentiel significatif d’infection d’une vaste partie de la population mondiale qui n’a pas encore été exposée au coronavirus. Une stratégie internationale cohérente utilisant les outils de santé publique à notre portée pourrait permettre de maîtriser la contagion avant qu’elle ne devienne endémique, au prix de millions de vies.

  • The new lawsuit that shows facial recognition is officially a civil rights issue
    https://www.technologyreview.com/2021/04/14/1022676/robert-williams-facial-recognition-lawsuit-aclu-detroit-police

    Robert Williams, who was wrongfully arrested because of a faulty facial recognition match, is asking for the technology to be banned. On January 9, 2020, Detroit police drove to the suburb of Farmington Hill and arrested Robert Williams in his driveway while his wife and young daughters looked on. Williams, a Black man, was accused of stealing watches from a luxury store. He was held overnight in jail. During questioning, an officer showed Williams a picture of a suspect. His response, he (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #procès #racisme #facial #reconnaissance #biais #discrimination (...)

    ##ACLU

  • Pfizer profite de la pandémie pour augmenter le prix de son vaccin (et s’en vante) | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/vaccin-covid-19-pfizer-profite-pandemie-augmenter-prix-vaccin-bourse-pro

    Initialement négocié à 12 euros la dose en novembre 2020, le #vaccin #Pfizer avait finalement été acheté à 15,50 euros par l’Union européenne. Selon Borissov, la dose devrait nous coûter à l’avenir 19,50 euros.

    La facture finale risque donc d’être salée. « 19,50 euros pour 900 millions (de doses) coûteront près de 18 milliards d’euros à l’UE », calcule-t-il, avertissant les gouvernements européens qu’il leur faudra réviser à la hausse leur budget vaccination.

    Et encore, il ne s’agit peut-être que d’un début, les négociations n’étant pas terminées, souligne le site Business AM. Par comparaison, AstraZeneca s’est engagé à délivrer son vaccin à prix coûtant, soit 1,78 euro la dose, comme l’avait fait fuiter en décembre dernier la secrétaire d’État au Budget belge Eva De Bleeker. Le vaccin de Pfizer va donc revenir 11 fois plus cher que celui de son concurrent anglo-suédois.

    #spéculation #covid19 #santé #big_pharma

  • Elizabeth Blackwell ou la botanique comme instrument de libération | Le blog de Gallica
    https://gallica.bnf.fr/blog/13042021/elizabeth-blackwell-ou-la-botanique-comme-instrument-de-liberation?mode=

    Elizabeth Blackwell voit le jour en 1707 dans une famille de marchands d’Aberdeen et elle reçoit une bonne éducation. Elle épouse en secret son cousin Alexander Blackwell (1709-1747) et ils partent s’installer à Londres. Son mari ouvre une imprimerie sur le Strand, mais ses dettes le conduisent droit à la prison de Highgate où il doit purger une peine de deux ans d’emprisonnement. Elizabeth Blackwell, qui a reçu des leçons de dessin et de peinture, ne se laisse pas abattre : elle décide de tout faire pour réunir la somme qui permettra de libérer son mari.

    #illustration #botanique #femme

  • Les conséquences de « l’airbnbisation » des #villes
    https://theconversation.com/les-consequences-de-lairbnbisation-des-villes-157004

    En mobilisant les petites surfaces, le processus Airbnb « chasse » de facto les étudiants, les personnes les plus précaires, les familles monoparentales des centres urbains, lorsque ces derniers ne possèdent pas de parc HLM suffisant.

    Mais, avec l’avènement des métropoles, ce processus s’accélère encore. Ces dernières bénéficient alors d’un nombre pléthorique d’équipements en termes de santé, de culture notamment. Ainsi, les personnes potentiellement discriminées, en situation de précarité et les étudiant·e·s dont les parents n’habitent pas les centres urbains, ou n’ont pas les ressources nécessaires, se retrouvent alors dans une troisième zone géographique encore plus éloignée des centres ; à plus de 30 kilomètres où les services le sont tout autant.

    En d’autres termes, nombre de logements sur la plate-forme sont entièrement dédiés à ceci et ne sont ni habités par les propriétaires, ni loués aux habitant·e·s. Ces logements sortent alors du parc de location traditionnel au bénéfice des touristes.

    #logement #territoire #exclusion

  • Déconfinement : « Il y a une illusion collective portée par la communication du gouvernement », dit le professeur Gilles Pialoux
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/deconfinement-il-y-a-une-illusion-collective-portee-par-la-communicatio

    « Le climat de réouverture me paraît complètement déconnecté de la réalité ou alors on accepte qu’on ait 300 morts par jour et on accepte qu’il y ait du ’stop and go’ qui épuise tout le monde, prévient Gilles Pialoux. Sur le plan du ressenti cette situation est difficile et on ne pourra pas maintenir ce rythme pendant une année ou plus ». Le vaccin n’est pas la solution à tout, explique le professeur. "On ne s’en sortira pas en France uniquement avec la vaccination." 

    « Les pays qui rouvrent les bars sont des pays qui ont associé une vaccination offensive avec un confinement sévère. Nous on n’est ni dans l’un, ni dans l’autre. Donc, on aura besoin des pass sanitaires, de garder des mesures de distanciation, de tracing, probablement de refermer les frontières. »
    Pr Gilles Pialoux franceinfo

    Gilles Pialoux alerte sur la situation épidémique en France. « On n’a pas à pavoiser sur la situation de circulation du virus. On est à un très haut niveau. Plutôt que d’écrire des protocoles au cas par cas avec les corporations, il faut écrire un protocole de suppression et de sortie de crise sanitaire. »

  • Décolonial, vous avez dit « décolonial » ? par Yann Moulier Boutang et Laugier Sandra
    https://www.multitudes.net/decolonial-vous-avez-dit-decolonial

    Contrairement au gloubi-boulga servi par quelques médias de droite, papiers, télévisuels ou numériques, ne mélangeons pas tout. Il n’en va pas du « #décolonial » comme de « #l’islamo-gauchisme ». Le premier, qui se dit en anglais subaltern ou post-colonial studies, est un véritable paradigme naissant de la pensée contemporaine, qui concerne les « minorités », femmes, queer, black, Amérindiens. Leurs concepts ont été forgés dans et par de nouveaux mouvements sociaux, exclus des anciennes analyses fondées sur les classes sociales, ou bien rabotés pour rentrer dans le lit de Procuste de l’orthodoxie politique de gauche comme de droite. Les sujets subjectifs de ces mouvements sortent de l’invisibilité et revendiquent une place, comme le fit le Tiers État. Le fait qu’ils deviennent des sujets de conversation, matières à débats ou à controverses scientifiques, n’implique pas de passer sous silence leur origine subjective. À la controverse qui accuse les recherches liées à ces mouvements d’être la trace d’un militantisme malséant, on a envie de répondre que c’est le jeu et la vie de la pensée. L’histoire des sciences, l’histoire tout court, la culture, la mémoire sont toujours un champ d’affrontements. Les débats que voudraient provoquer de façon récurrente les extrémistes de la République Une et Indivisible, face aux Démocrates anglo-saxons et aux multiculturalismes, sur l’usage du terme de race, de genre, d’#intersectionalité, en révèlent plus sur ceux qui les lancent que sur le sujet dont ils s’emparent. Il y a de tout dans cette querelle qui s’annonce, du symptomatique intéressant et sincère comme le dernier livre d’#Elisabeth_Roudinesco comme du prurit d’une intolérance maladive et ravageuse dans les multiples interventions médiatiques de Nathalie Heinich...

    [ Elisabeth Roudinesco, Soi-même comme un roi , Seuil, 2021.]

    ... L’universel est une exigence éthique et politique, toujours à construire, pas une rente de situation, ni l’attribution d’un strapontin tardif à ceux et celles que l’on a traités comme des domestiques pendant des siècles et que l’on continue d’exploiter dans d’autres formes de servitude.

    Voilà pourquoi #l’universel ne peut se satisfaire des vieilles catégories d’ « ouvrier », de « prolétaire », quand cela exclut les enfants (nombreux encore au travail dans le monde), les considérations de genre ou d’appartenance communautaire – qu’elle soit de couleur attribuée et assignée mais aussi vécue dans la chair -, de religion, de culture, de langue.

    Certes, il ne faut jamais perdre de vue les questions de classes sociales, de niveau économique, mais si les sociologues les plus avertis ont été contraints d’aborder les questions du racisme ou de la « racialisation », du genre (sous toutes ses formes, y compris donc la transsexualité), de l’ethnie, de la religion, des communautés et des langues, c’est parce qu’elles constituaient autant de biais délibérément utilisés comme instruments de division particulièrement efficaces ; c’est parce qu’une classe ouvrière unifiée par la grâce de la sociologie n’existe plus depuis belle lurette si tant est qu’elle ait jamais existé dans l’histoire. Si le chercheur en sciences sociales n’a pas recours à ces autres catégories à côté des vénérables distinguos de Marx et de Durkheim, il ne verra plus rien dans ses lunettes et en sera réduit à faire de la paléontologie de la classe ouvrière mâle, blanche, adulte, acculturée et assimilée, et bien plus subalternisée que le lumpen-prolétariat ou que la classe ouvrière des générations passées. Comme le disait très bien Rose-Marie Lagrave : « Le genre fait quelque chose à la classe sociale et la classe sociale fait quelque chose au genre, le souligner en ces temps délétères où l’intersectionnalité est mise en cause n’est pas un luxe ».

    C’est pourquoi le reproche que font Gérard Noiriel et Stéphane Beaud aux études de genre, de « race » et à l’intersectionnalité d’oublier la culture de classe tombe à plat. On ne peut en retenir qu’une seule vérité, reconnue de tous les chercheurs du champ : ériger en hypostases substantielles, indépendantes, le genre, la race, la religion, l’appartenance communautaire, c’est en fait pousser directement celles et ceux que cela intéresse au séparatisme qu’on leur reproche.

    « Un article d’actualité remarquable de Sandra Laugier et Yann Moulier, conte une vision rabougrie et trumpienne de la religion républicaine, soyons toutes et tous des "islamo-gauchistes décoloniaux et écoféministes transgenres » !


    • Le déboulonnage des statues au nom de la lutte contre le racisme déconcerte. La violence avec laquelle la détestation des hommes s’affiche au cœur du combat féministe interroge. Que s’est-il donc passé pour que les engagements émancipateurs d’autrefois, les luttes anticoloniales et féministes notamment, opèrent un tel repli sur soi ?
      Le phénomène d’« assignation identitaire » monte en puissance depuis une vingtaine d’années, au point d’impliquer la société tout entière. En témoignent l’évolution de la notion de genre et les métamorphoses de l’idée de race. Dans les deux cas, des instruments de pensée d’une formidable richesse – issus des œuvres de Sartre, Beauvoir, Lacan, Césaire, Said, Fanon, Foucault, Deleuze ou Derrida – ont été réinterprétés jusqu’à l’outrance afin de conforter les idéaux d’un nouveau conformisme dont on trouve la trace autant chez certains adeptes du transgenrisme queer que du côté des Indigènes de la République et autres mouvements immergés dans la quête d’une politique racisée.
      Mais parallèlement, la notion d’identité nationale a fait retour dans le discours des polémistes de l’extrême droite française, habités par la terreur du « grand remplacement » de soi par une altérité diabolisée : le migrant, le musulman, mai 68, etc. Ce discours valorise ce que les identitaires de l’autre bord récusent : l’identité blanche, masculine, virile, colonialiste, occidentale.

      Identité contre identité, donc.
      Un point commun entre toutes ces dérives : l’essentialisation de la différence et de l’universel. Élisabeth Roudinesco propose, en conclusion, quelques pistes pour échapper à cet enfer.

  • Experimental City: The Sci-Fi Utopia That Never Was - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-10-17/experimental-city-the-sci-fi-utopia-that-never-was

    To forestall the continuing growth of cities as “cancerous organisms,” the Minnesota Experimental City (MXC) was conceived in the mid-1960s by epochal technologist Athelstan Spilhaus. A modular settlement of 250,000 people or more, the city was to be powered by clean energy and run on public transit. Experimental City would be a tabula rasa—a place to begin anew, free from the constraints and compromises of past cities, located in the remote marshlands of northern Minnesota.

    Spilhaus could be gruff, but maintained a patrician air, expressed in his decades-running “Our New Age” comic strip, which confidently proclaimed science fiction to be science fact just around the corner. To advance the cause, he gathered around him a progressive cadre of experts including Buckminster Fuller and civil rights pioneer Whitney Young. The world they outlined was startlingly prescient.

    #urban_matter #utopie #ville #urbanité

  • Hadopi : 30 % des adresses IP restent anonymes, mais plus pour longtemps
    https://www.nextinpact.com/article/46428/hadopi-30-adresses-ip-restent-anonymes-mais-plus-pour-longtemps

    Depuis ses origines, la Hadopi est confrontée à un problème : le développement du « nattage », soit la mutualisation d’une adresse IP entre plusieurs abonnés. Un bug juridique l’empêche en effet d’adresser ses avertissements. Cette lacune, qui a profité à certains abonnés Free notamment, est en passe d’être corrigée. Rapport annuel après rapport annuel, la Hadopi n’a eu de cesse de dénoncer la problématique dite des adresses IP nattées. Ses racines sont à rechercher dans les textes fondateurs. Dans les (...)

    #HADOPI #surveillance #copyright

  • Une filière néonazie au sein de l’armée française - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160321/une-filiere-neonazie-au-sein-de-l-armee-francaise

    Bon nombre de ces nouveaux cas se retrouvent dans les rangs de la #Légion_étrangère mais pas uniquement. En plus des six régiments métropolitains que compte cette célèbre institution, le 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa), le 35e régiment d’infanterie (35e RI) et le 132e régiment d’infanterie cynotechnique (132e RIC) sont concernés à la marge. À noter que la plupart des cas identifiés ne sont pas isolés. Les uns sont en contact avec les autres. On les retrouve souvent réunis sur des photos de groupe.

    Le précédent article de Mediapart révélait la présence de #militaires #néonazis au sein du 13e bataillon de chasseurs alpins (13e BCA), du 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP), du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa), etc. Nos nouvelles révélations portent à 14 le nombre de régiments de l’armée française comptant de tels individus dans leurs rangs. Comparée à l’ensemble des 210 000 militaires, la soixantaine de cas désormais identifiés en quelques mois par Mediapart pèse peu mais notre enquête, menée essentiellement en sources ouvertes (c’est-à-dire en consultant les publications sur les réseaux sociaux accessibles à tous) avec les moyens qui sont ceux d’un journal et non de l’État, ne saurait être exhaustive.

    #armée #fascisme

  • Véra Nabokov Was the First and Greatest Champion of “Lolita”

    https://www.newyorker.com/books/page-turner/vera-nabokov-was-the-first-and-greatest-champion-of-lolita

    The long-suffering wife who stands at her husband’s side, lending moral cover, reliably serves to blot out another woman’s agony. Véra did just the opposite. She alone emphasized Lolita’s plight from the start. In interviews, among her husband’s colleagues, with family members, she stressed Lolita’s “complete loneliness in the whole world.” She had not a single surviving relative! Reviewers searched for morals, justifications, explanations. What they inevitably failed to notice, Véra complained, was “the tender description of the child’s helplessness, her pathetic dependence on monstrous Humbert Humbert, and her heartrending courage all along.” They forgot that “ ‘the horrid little brat’ Lolita was essentially very good indeed.” Despite the vile abuse, she would go on to make a decent life for herself. Readers, too, ignored Lolita’s vulnerability, her pain, the stolen childhood, the lost potential. Lolita was not a symbol. She was a defenseless child. The subversive book, as Donald Malcolm wrote in his New Yorker review of the novel, in 1958, “coolly prodded one of the few remaining raw nerves of the twentieth century.” No less transgressive, shockingly more familiar, it strikes different nerves in the early twenty-first. Véra complained of Lolita, “She cries every night, and the critics are deaf to her sobs.” We hear her loud and clear today, when, finally, she has come to stand at the center of the story that bears her name."

    • Un élément qui est toujours escamoté par les analyses que j’ai pu lire ou entendre autour de #lolita c’est que Humbert Humbert est l’assassin de la mère de Dolorès. C’est lui qui fait d’elle une orpheline et c’est lui qui deviens son tuteur légale, ajoutant l’inceste à la pédocriminalité. L’inceste est un autre élément oublié systématiquement. #inceste

    • Even the best of readers had a difficult time separating Nabokov from Humbert. Nadezhda Mandelstam, the writer and widow of the great poet Osip Mandelstam, insisted that the man who wrote “Lolita” “could not have done so unless he had in his soul those same disgraceful feelings for little girls.” Maurice Girodias assumed Nabokov to be Humbert Humbert. After all was said and done, having defended the novel in the most adoring and erudite terms, Lionel Trilling informed his wife, having observed the couple in action, that Véra was Lolita

    • Largely lost in the shuffle, in the manifold discussions of perversion, obscenity, and indecency, was the title character herself. Most found Lolita as unlikable in her way as they found Humbert deplorable in his. A writer for The New Republic dismissed her, alluding to “fragile little girls who are not really fragile.” Many blamed Lolita and felt sorry for Humbert. Few seemed willing to forgive her for being a spoiled, non-virginal nymphet. To Robertson Davies, the theme of the book was “not the corruption of an innocent child by a cunning adult, but the exploitation of a weak adult by a corrupt child.” The seduction would become hers, as the monster would become Frankenstein. Headlines wrote her off as a “naughty” girl or “an experienced hoyden.” In 1958, Humbert’s real perversity seemed to be that he could find himself drawn to “a Coke-fed, juke-box-operated brat with a headful of movie mags for a brain,” according to a reviewer for Time. The New York Post noted that Lolita generally came off as “a fearsome moppet, a little monster, a shallow, corrupt, libidinous and singularly unattractive brat.” Dorothy Parker found the book brilliant, funny, and anguished, but the anguish to which she responded was Humbert’s. Of Lolita, Parker wrote, “She is a dreadful little creature, selfish, hard, vulgar, and foul-tempered.” A Cornell colleague found her unrealistic: a self-respecting American girl would never have passively submitted to Humbert. She would have had the good sense to call the police.

  • « L’incesteur mène une vie que rien ne différencie des autres » | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/lincesteur-mene-une-vie-que-rien-ne-differencie-des-autres

    L’#inceste se révèle avant tout être un rapport paroxystique de #domination qui s’exprime dans l’érotisation et la sexualité. L’appropriation sexuelle des vulnérables dans la famille est une façon d’exprimer qui est le patron.

    Ça a le mérite d’être parfaitement clair  !

    • l’inceste n’a rien à voir avec une pulsion de pédophile. Mon enquête a montré que l’immense majorité des incesteurs n’ont pas spécialement de désir sexuel pour les plus jeunes. Jusqu’au viol d’un enfant, ils ont une vie sexuelle d’homme adulte normal, sont mariés ou divorcés, ont eu une ou plusieurs épouses, éventuellement des maîtresses. L’inceste se révèle avant tout être un rapport paroxystique de domination qui s’exprime dans l’érotisation et la sexualité. L’appropriation sexuelle des vulnérables dans la famille est une façon d’exprimer qui est le patron .

    • Finalement, le plus difficile n’a pas été de rencontrer des incesteurs ou de travailler auprès des victimes, mais de restituer mon enquête auprès de mes collègues.

      Pourquoi avez-vous rencontré des difficultés dans la restitution de votre travail ?
      D. D. Il y a une vingtaine d’années, quand j’ai présenté mes premiers exposés sur l’inceste, les cadres de l’anthropologie – comme dans les autres disciplines – étaient sauf exception des hommes, quinquagénaires ou plus, qui ne portaient aucun intérêt intellectuel ou émotionnel à la question des violences sexuelles. Ils étaient rétifs à trouver légitime de s’y intéresser et le témoignaient parfois de façon grossière, par exemple en quittant la salle au milieu de mon exposé, ou en prenant un appel téléphonique au moment des questions. Je n’avais jamais vécu pareilles interactions dans mon chantier de recherche précédent, sur les questions urbaines en Océanie.

    • On parle de mieux former les professionnels pour débusquer les enfants incestés mais le problème tient aux relais. À qui on en parle, sachant qu’on n’est jamais sûr de la réalité des faits ? Sachant que moins de 2 % des affaires portées en justice aboutissent en faveur d’une condamnation, ça ne sert pas à grand-chose, à part faire entrer un enfant et sa famille dans un enfer judiciaire dont personne ne sort indemne.

      Tant qu’il n’y aura pas une réforme en profondeur des modes d’administration de la preuve, ça ne sert qu’à innocenter l’incesteur. Je pense qu’on gagnerait plus à agir en amont et à s’adresser aux auteurs d’inceste.

  • Verizon’s NFL Covid-19 Screening Cameras Are Based on Bad Science
    https://theintercept.com/2021/03/03/covid-verizon-nfl-fever-thermal-imaging

    Verizon’s 5G-powered fever-detecting cameras appear to be sourced from a company under State Department sanctions and probably don’t work. Technology companies have spent the past year in a manic sprint to reimagine (or at least re-market) their wares as coronavirus response tools, with often less than stellar results. Next up is telecom mammoth Verizon, whose latest initiative cashes in on 5G hype and Covid-19 fears and is not only technologically pointless, according to experts, but based (...)

    #Verizon #FDA #algorithme #CCTV #température #vidéo-surveillance #COVID-19 #santé #surveillance (...)

    ##santé ##Zyter

  • Clubhouse Is Recording Your Conversations. That’s Not Even Its Worst Privacy Problem
    https://www.inc.com/jason-aten/clubhouse-is-recording-your-conversations-thats-not-even-its-worst-privacy-prob

    The popular new social media platform is scooping up more data than you might think. Clubhouse was sort of perfectly made for the pandemic. People aren’t going out, and they’re desperately searching for social connections and entertainment. The app provides both in a way, while also capitalizing on the draw of celebrity influencers on the platform. It’s also built on one of the most effective strategies for generating buzz and excitement—scarcity. In order to join Clubhouse, you have to have (...)

    #consentement #données #écoutes #microtargeting #profiling #SocialNetwork #Clubhouse_

  • ByteDance, le nouvel ogre de l’Internet en Chine, ne cesse de grossir
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/03/02/bytedance-le-nouvel-ogre-de-l-internet-en-chine-ne-cesse-de-grossir_6071706_

    Le propriétaire de TikTok a embauché 40 000 employés en 2020 et pourrait faire de l’ombre aux deux géants chinois Alibaba et Tencent.

    ByteDance ne s’arrête pas : après 40 000 embauches en 2020, l’entreprise qui détient TikTok vient d’annoncer 13 000 créations de postes pour sa section éducation. Un appétit impressionnant pour une entreprise fondée il y a neuf ans. Aujourd’hui, avec 100 000 personnes à son bord, ByteDance a 30 000 employés de plus que Facebook, ou Tencent, le géant chinois des réseaux sociaux avec WeChat et QQ, et numéro un mondial des jeux vidéo.

    Tencent, entreprise la plus chère de Chine, vaut pourtant quatre fois plus que ByteDance, dont la valeur est estimée à environ 150 milliards de dollars (125 milliards d’euros). Une inflation des équipes due en partie à la nature de son activité, sensible : rien qu’en Chine, l’entreprise compte 20 000 employés spécialisés dans la « vérification des contenus ».

    Mais grâce à ses vaches à lait TikTok et sa version chinoise, Douyin, ByteDance peut prendre des risques et s’introduire dans des nouveaux secteurs d’activité : commerce, éducation en ligne et jeux vidéo. ByteDance est le fruit de l’imagination de Zhang Yiming, un ingénieur informaticien qui lance, en 2012, l’agrégateur d’information Jinri Toutiao. Le site démontre déjà la capacité de l’entreprise à utiliser l’intelligence artificielle pour proposer à ses utilisateurs des contenus adaptés à leurs centres d’intérêts.

    Mais la véritable percée intervient avec Douyin et TikTok, sa version internationale, en 2017. Trois ans plus tard, à l’été 2020, ByteDance revendiquait 1,3 milliard d’utilisateurs au total pour ces deux plates-formes. Grâce aux revenus publicitaires générés par ce trafic impressionnant, l’entreprise peut s’étendre : « Leur trésorerie est positive, grâce à leur activité publicitaire très lucrative. Donc ils peuvent financer leur propre expansion et, quand ils vont voir des investisseurs, ils peuvent lever des fonds à des conditions favorables », explique Matthew Brennan, consultant et auteur de Attention Factory : The Story of TikTok and China’s ByteDance (2020, non traduit).

    La culture d’entreprise encourage cette prise de risque. « Ils expérimentent beaucoup pour trouver leurs prochains relais de croissance et semblent avoir choisi l’éducation, le commerce en ligne et les jeux vidéo. Ce que confirme l’abandon d’autres projets, comme les smartphones ou une application de tchat : ils essaient et abandonnent vite ce qui n’est pas prometteur », analyse Michael Norris, chef de la stratégie pour Agency China, un cabinet de conseil à Shanghaï. ByteDance ne semble se mettre aucune barrière. L’entreprise développe les achats sur Douyin, déjà largement utilisé pour faire la promotion de produits en Chine, quitte à s’aventurer sur les terres d’Alibaba, qui domine le commerce en ligne.

    Tencent a encore plus de soucis à se faire

    Tencent a encore plus de soucis à se faire. Le géant a déjà vu ByteDance grignoter une partie de la croissance de ses revenus publicitaires, grâce à ses plates-formes qui mobilisent l’attention des Chinois, aux dépens de WeChat. Désormais, ByteDance s’attaque aux jeux vidéo, autre royaume de l’empire Tencent. Depuis fin 2019, ByteDance s’est mis à l’édition de jeux, avant de racheter des studios pour développer sa propre offre.

    « Le jeu vidéo est une activité qui leur correspond bien : les gens vont sur Douyin pour se détendre et passer le temps, et les jeux vidéo répondent à la même attente, analyse Matthew Brennan. Donc Douyin est la plate-forme parfaite pour faire la promotion de jeux. C’est ce qui rend Douyin et TikTok si intéressants : c’est un moyen d’acquérir des utilisateurs pour n’importe quel service qu’ils souhaitent promouvoir dans le monde. » Le jeu vidéo est un secteur particulièrement lucratif en Chine, avec un chiffre d’affaires de 68 milliards de yuans (8,8 milliards d’euros) au troisième trimestre 2020, en hausse de 15 %, et avec 661 millions de joueurs.

    Dernier pari pour ByteDance, l’éducation, dans laquelle l’entreprise est présente depuis 2016. Mais la pandémie de Covid-19 a changé la donne : la suspension des classes pour des centaines de millions d’enfants en Chine a donné un coup de pouce à un secteur déjà dynamique.

    En octobre 2020, ByteDance a lancé une lampe de bureau connectée, avec écran permettant aux parents d’interagir avec l’élève et une caméra qui peut estimer sa concentration. ByteDance offre aussi plusieurs applications éducatives, avec ou sans enseignant humain, pour un public allant de la maternelle aux professionnels. Et l’entreprise est bien décidée à accélérer : alors que cette section employait déjà 10 000 personnes en octobre dernier, ByteDance a annoncé, vendredi 26 février, la création de 13 000 nouveaux postes dans les mois à venir.

    Mais cette croissance extrême n’est pas sans poser problème. Plusieurs employés témoignent d’une culture d’entreprise extrêmement agressive. Vera Ma (elle ne donne que son prénom anglais, par discrétion) a travaillé au marketing pour une des plates-formes de l’entreprise.

    « Mon travail consistait à passer entre 200 et 500 appels par jour pour trouver des annonceurs. A chaque fois qu’on obtenait quelque chose, par exemple 10 000 yuans de renouvellement, le chef d’équipe criait : “Untel a renouvelé un contrat !” et tout le monde applaudissait. Mais ceux qui n’atteignent pas leurs objectifs étaient rapidement poussés à démissionner. » « Cela conduit à une culture des heures sup : tout le monde reste tard le soir, souvent jusqu’à 22 heures, à faire semblant de travailler », raconte Barney Zhou, ancien graphiste dans l’entreprise. Le stress est permanent.
    #Alibaba #ByteDance #Tencent #TikTok #WeChat #QQ #algorithme #jeu #domination #bénéfices #enseignement #GigEconomy #publicité (...)

    ##publicité ##SocialNetwork

  • COVID-19 : Travailleurs ou toute personne soucieuse de prendre soin de sa santé psychologique | APSAM

    https://www.apsam.com/theme/risques-biologiques/covid-19-coronavirus/sante-psychologique/travailleurs

    L’APSAM vous propose différentes pratiques et stratégies individuelles qui sont favorables au maintien d’une bonne santé psychologique.

    Sommaire :
    – Conseils généraux
    – Quelques trucs pour cultiver sa résilience
    – Pour une saine gestion de ses préoccupations et inquiétudes
    – Lorsque l’anxiété ou le stress frappe
    – Lorsque la déprime paralyse ou empêche d’agir
    – Lorsque la solitude ou l’ennui s’empare de soi

    #psychologie #stress #anxiété #travail #santé #recherche

    Un des liens cité contient de nombreuses ressources et un outil en ligne et pdf :

    https://allermieux.criusmm.net « Aller mieux à ma façon »

    Aller mieux… à ma façon est un outil de soutien à l’autogestion qui peut vous être utile pour retrouver l’équilibre et vous sentir bien à nouveau.

    Offert gratuitement, cet outil vous permet d’identifier des moyens pour aller mieux et prendre soin de votre santé.

    Il a été initialement développé pour venir en aide aux personnes qui vivent des difficultés en lien avec l’anxiété, la dépression ou le trouble bipolaire.

  • « Comme vous avez pu le voir sur Twitter, j’ai récemment mis en place une infrastructure complète en Data Center. De l’installation des serveurs à la configuration du réseau, venez découvrir comment j’ai mis en place ma nouvelle infra ! »

    Un très détaillé compte-rendu de l’installation de serveurs et de leur connexion réseau. Pour se rappeler que l’Internet (SeenThis, par exemple), ne fonctionne pas dans un nuage !

    https://blog.ataxya.net/une-infra-en-datacenter

    #centre_de_données #Internet

  • l’histgeobox : Les bayous de la Louisiane, conservatoire de la musique cajun et zydeco.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2020/03/les-bayous-de-la-louisiane.html

    Le pays des bayous est un monde amphibie, une vaste zone où s’entremêlent les bras morts du Mississippi. La végétation étrange se compose de cyprès, de palétuviers recouverts de rideaux de mousse espagnole. En langue amérindienne, "bayou" signifie serpent, sinuosité. C’est bien ce que semblent dessiner les méandres des bras de rivières glissant lentement vers la mer.
    Les bayous constituent un réservoir de biodiversité d’une grande richesse ; un véritable paradis pour les oiseaux, les poissons, les tortues, les alligators ou les écrevisses ; un garde manger indispensable à la survie des habitants des marais.
    Avant même que la Louisiane ne devienne américaine, en 1803, ces terres inhospitalières servirent d’ultime refuge à des peuples dont personne ne voulait. Dans son ouvrage In the Creole Twilight, l’écrivain Josh Caffery décrit cet espace comme une "sorte de zone frontière entre les USA et la Caraïbe, entre le « Deep South » et le « Wild West », entre les langues française et anglaise, entre la terre et l’eau..." Rejetés dans ces terres hostiles, les Hommes s’unirent pour survivre. Les souffrances communes permirent, sinon de se comprendre, tout au moins d’échanger et se mélanger.

  • #Covid-Linked Syndrome in #Children Is Growing and Cases Are More Severe - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/02/16/health/covid-children-inflammatory-syndrome.html

    Fifteen-year-old Braden Wilson was frightened of Covid-19. He was careful to wear masks and only left his house, in Simi Valley, Calif., for things like orthodontist checkups and visits with his grandparents nearby.

    But somehow, the virus found Braden. It wreaked ruthless damage in the form of an inflammatory syndrome that, for unknown reasons, strikes some young people, usually several weeks after infection by the coronavirus.

    Doctors at Children’s Hospital Los Angeles put the teenager on a ventilator and a heart-lung bypass machine. But they could not stop his major organs from failing. On Jan. 5, “they officially said he was brain dead,” his mother, Amanda Wilson, recounted, sobbing. “My boy was gone.”

    Doctors across the country have been seeing a striking increase in the number of young people with the condition Braden had, which is called Multisystem Inflammatory Syndrome in Children or MIS-C. Even more worrisome, they say, is that more patients are now very sick than during the first wave of cases, which alarmed doctors and parents around the world last spring.

    “We’re now getting more of these MIS-C kids, but this time, it just seems that a higher percentage of them are really critically ill,” said Dr. Roberta DeBiasi, chief of infectious diseases at Children’s National Hospital in Washington, D.C. During the hospital’s first wave, about half the patients needed treatment in the intensive care unit, she said, but now 80 to 90 percent do.