Supergéante

Retoquée profesionnelle.

  • Alcool, l’ivresse collective

    L’alcool est une drogue qui, en Suisse et dans un grand nombre de pays, est légale. La consommation d’alcool est même banalisée dans les sociétés occidentales. A l’heure de l’apéro, lors d’une fête ou d’un dîner aux chandelles, l’alcool devient rituel social. A tel point que celles et ceux qui ne boivent pas sont amenés à se justifier, et se sentent parfois exclus. Mais si, en général, cette consommation est dite maîtrisée, certain.e.s peuvent se faire dépasser par l’alcool et tomber sous son emprise. L’alcoolisme est responsable d’environ 10% des décès chez les hommes et 5% chez les femmes, d’après des chiffres de 2017 relayés par l’Observatoire suisse de la santé. Comment expliquer l’importance de la place de l’alcool aujourd’hui, malgré ses effets délétères ?

    https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/12477417-alcool-livresse-collective.html

    #radio #alcool #addiction

    • Je regardais un doc l’autre soir sur Arte, diffusé à pas d’heure.
      ARTE Regards - Les conséquences de l’alcoolisme sur les enfants
      https://www.arte.tv/fr/videos/090637-031-A/arte-regards-les-consequences-de-l-alcoolisme-sur-les-enfants

      En Irlande du Nord, la consommation d’alcool est très répandue chez les femmes enceintes, ce qui a de terribles conséquences sur les enfants à naître. À ce jour, rien n’est fait pour sensibiliser et soutenir les familles concernées. Une mère a donc décidé de s’engager pour faire changer les mentalités. « ARTE Regards » la suit le 9 septembre, Journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF).

      Il dure que 30 mn mais je ne suis pas allé au bout, trop déprimant.

    • @monolecte c’est mon quotidien... non seulement tu dois toujours te justifier et les gens te regardent mal, mais en plus il n’y a que très peu d’alternatives dans des bars... car tu passes vite aux seuls alternatives des boissons super-sucrées de marques que je boycotte par ailleurs.
      Pour cela, en Allemagne je trouvais que c’était plus facile...
      En fait, je ne bois pas d’alcool, car j’aime pas (ou que très rarement - une fois par an ?- et que certaines boissons spécifiques qui « passent »...). Mais à chaque fois c’est : « Tu es malade ? », « Tu es enceinte ? »... Bordel, non ! J’aime pas, c’est tout.

      #rituel #rituel_social #exclusion #justification #drogue #alcoolisme

    • Je suis assez amateur de boissons alcoolisées mais clairement quand on n’a pas envie de boire (ce qui m’arrive) c’est assez compliqué car comme cela a été dit il n’y pas vraiment d’alternatives proposées, que ce soit au bar ou chez les gens (à part verre d’eau égayé d’un peu de sirop ou soda/cocktail trois fois trop sucré) et deuxièmement on se retrouve vite sollicité pour boire de l’alcool (même par le barman). Quelques bars font l’effort de servir de la bière sans alcool pas trop mauvaise (et même en pression !) mais c’est trop rare. La ginger beer pourrait aussi être une alternative intéressante, aucun bar autour de chez moi n’en sert et je n’en trouve pas à la supérette du coin non plus (le point positif c’est que ça me pousse à parfois préparer des infusions de gingembre maison).

    • En France c’est exactement ce que dit l’article : un rituel social. A tel point que quand tu refuses, c’est presque une insulte d’où l’insistance des gens et leur étonnement.
      C’est extrêmement pénible et particulièrement exclusif. Tu es jugé « bizarre », barbant, trop sérieux (enfin ça c’est quand tu prends de l’âge, avant c’est juste que t’es encore ado). Bref les gens t’évitent.
      J’ai lu récemment qu’au Moyen Age les européens préféraient boire de l’alcool car l’eau était réputé porteuse de germes. Soit.
      Je n’arrive quand même pas à m’enlever de l’idée que l’industrie de l’alcool a réussi là où l’industrie du tabac ne l’a fait que partiellement.
      L’alcool est profondément ancré dans notre culture. A tel point que l’on mobilise énormément de terrains pour sa production là où, il y a une centaine d’année, on produisait du blé (je ne parle pas des cépages de grands crus bien sûr). Mais l’alcool c’est pas comme le biocarburant, c’est de l’agriculture, ça alimente donc tout le monde s’en fout.
      Dans ma famille ça a surtout alimenté la destruction. Je n’arriverai jamais à me dire que les familles détruites valent bien tout ceux qui s’en servent pour se désinhiber (où s’imbiber comme disait ma mère ;) ).

    • Oui, j’adore la ginger beer et la ginger ale , mais pas évident d’en trouver, surtout de la pas trop sucrée. Ma préférée est la Fiver Tree. Sinon, il y a la root beer , encore plus rare, un peu trop sucrée et avec un gout de Trophires très prononcé.

      Sinon, j’aime bien le virgin mojito et socialement, ça passe pas trop mal.

      Cela dit, je trouve que rien ne vaut une Guiness pression, de temps à autre.

    • Et bien... Je dois dire que depuis que j’évolue professionnellement dans les milieux dits culturels et artistiques (positions non artistiques ouf), j’en suis revenue à une forme de sobriété militante comme dans ma jeunesse, mais en version moins bourrine que quand j’admirais Rollins et Mckaye.

      Je considère toujours que mon désintérêt pour l’ivresse et les états modifiés de conscience m’ont sauvé la vie face aux vissicitudes et claques de mon parcours perso. J’avoue que j’apprécie les bières de qualité, en petite quantité, puisque j’ai fini par réaliser qu’on pouvait boire de l’alcool sans s’enivrer.

      Mais progressivement depuis le début du covid-19 et les difficultés engendrées par la pandémie, j’ai décidé de tout virer, parce que j’ai constaté qu’avec la réduction de ma vie sociale, je n’avais même pas envie de ces petites bières fraîches.

      Je rejoins tout ce que vous avez évoqué au dessus sur la culture de l’alcoolisation, les difficultés de trouver de bonnes boissons n-a non sucrées jusqu’à l’écoeurement et la non disponibilité des bières sans alcool agréables, dans les bars.

      Il m’est arrivé de faire remarquer qu’il y avait une législation cadrant la consommation d’alcool au travail et que ça s’appliquait à tous les secteurs ce qui m’a fait entrer dans la catégorie rabat-joie à vie. Je hais la culture des vernissages et de la socialisation alcoolisées obligatoire dans le monde culturel (comme je haïssais le litron et la coke sous le bureau dans la presse).

      Mais c’est la question de l’impact de l’alcool sur les enfants qui est le cœur de ma préoccupation, même si encore une fois je n’ai eu aucune pratique de l’ivresse avancée dans ma vie et peu de goût pour l’ivresse même légère. Les amis et connaissances néanmoins parents qui s’écroulent devant leurs enfants comme si ça ne les affectait pas, je ne peux plus du tout être témoin silencieux et ne souhaite pas non plus faire témoin gênant. Donc, je m’isole ou disparaît tôt.

      Le reportage d’Arte c’est la version ++ mais avant ça il y a beaucoup de conséquences psychologiques négatives sur les enfants, pas besoin d’être un grand clerc pour le voir...

    • 😔 @supergeante je pense que si tu ne veux plus être témoin silencieux et si tu ne veux pas être témoin gênant tu es dans une impasse malheureusement.
      Après avoir un peu tout tenté, j’en suis venu à 2 extrémités...un peu contradictoire (car quand tu ouvres ta bouche sur quelqu’un qui s’écroule ivre mort devant ses enfants...c’est toi qui est considéré avec un comportement inadapté et du coup c’est presque contreproductif).
      Je ne participe plus aux soirées (et oui c’est dur...mais c’est le prix de l’impasse que je viens de décrire) et pour les soirées « obligatoires » (mariage, travail, etc...) je prends le verre (et soit je le file à un pote qui me connaît et qui me juge pas, soit je le vide discrètement (dans des endroits appropriés 😅)

  • Réputé sûr, Protonmail a livré à la police des informations sur des militants climat

    Le fournisseur de courriers électroniques chiffrés suisse Protonmail a fourni sous contrainte légale des informations sur des militants français de Youth for Climate, qui ont par la suite été perquisitionnés. Une procédure qui illustre « l’acharnement » policier sur les activistes climat et les limites de la confidentialité sur internet.

    https://reporterre.net/Repute-sur-Protonmail-a-livre-a-la-police-des-informations-sur-des-milit


    #internet #fliquage

  • Dans la catégorie on vous avait prevenus

    Plébiscités pendant les confinements, les animaux de compagnie envahissent les refuges

    Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux Français ont fait le choix d’accueillir un animal de compagnie. Mais bon nombre de ces bêtes peuplent aujourd’hui les refuges des associations, qui sont à saturation depuis début juin.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/28/plebiscites-pendant-les-confinements-les-animaux-de-compagnie-envahissent-le

  • In article assez incroyable sur un secteur économique dont je ne soupçonnais pas l’existence, celui des #sneakerbots, ces programmes informatiques qui vont automatiquement essayer d’acheter des baskets. En effet, certaines sociétés fabriquent des baskets en édition limitée. Le principe est de lancer le sneakerbot sur le site Web de vente en ligne, de rafler toutes les baskets puis de les revendre plus cher. Malgré les efforts des vendeurs pour ralentir ces programmes, les acheteurs humains ne peuvent pas lutter. Cela rapporte tellement qu’il existe un marché du sneakerbot, avec différents modèles, gérés par différents groupes. « seulement 100 personnes par mois obtiennent un accès à CyberAIO, un bot populaire tout en un – il est apprécié pour sa capacité à gérer différents types de détaillants en ligne, contrairement à des logiciels spécialisés uniquement pour Nike ou encore pour les sites supportés par Shopify, comme Kith, Bape et Alife. »

    https://www.ssense.com/fr-fr/editorial/mode/sneakerbots-the-ultimate-betrayal

  • De l’éveil à l’insomnie
    https://laviedesidees.fr/Ekirch-La-grande-transformation-du-sommeil.html

    À propos de : Roger Ekirch, La grande transformation du sommeil : Comment la révolution industrielle a bouleversé nos nuits, Éditions Amsterdam. Longtemps, l’humanité a divisé ses nuits en deux étapes ; ce n’est qu’avec la révolution industrielle, et le besoin de gagner du temps de travail, que la norme s’impose d’un sommeil continu – la phase d’éveil devenant l’insomnie pathologique.

    #Histoire #culture #nature #normes #XIXe_siècle #nuit
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210630_sommeil-v2.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210630_sommeil-v2.pdf

  • Pour le pire | ARTE / mécanismes du féminicide
    https://www.youtube.com/watch?v=LksJgI-90fE

    En France, en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-compagnon. Au travers de trois affaires, une mise en lumière glaçante des mécanismes du féminicide, symptôme d’un dysfonctionnement de la société.

    En France, 84 % des victimes des 173 homicides conjugaux commis en 2019 étaient des femmes. Mais quelle réalité se cache derrière ces chiffres effrayants, que les collectifs féministes contribuent à rendre visibles ? Qui sont ces femmes dont on ne connaît souvent que le prénom, l’âge et les circonstances du décès ? Sindy, 34 ans et enceinte, a été abattue en septembre 2017 sur le quai de la gare de Noyon, avec deux de ses enfants, par son conjoint policier, à qui elle venait d’annoncer sa décision de le quitter. À Corbas, en juillet 2017, les gendarmes ont découvert dans leur appartement les corps en état de décomposition avancée de Michèle, 44 ans, et de sa fille de 18 ans, poignardées par Laurent, le père de famille, chômeur alcoolique qui menait une double vie. La même année, à Toulon, Dorothée a succombé aux coups de couteau portés par son mari au cours du déjeuner de Noël, malgré la tentative d’interposition de leurs enfants.

    Défaillances
    Pour tenter de saisir la mécanique des féminicides, qui surviennent souvent au moment d’une rupture, Aurélia Braud s’est plongée dans des affaires datant de 2017, qu’elle reconstitue au travers des témoignages d’amis et voisins des trois couples, de gendarmes, d’avocats, d’un journaliste ou d’une responsable associative. Alors que 40 % des femmes tuées par leur conjoint ont subi des violences physiques ou psychologiques avant le drame, dans la majorité des cas, l’entourage et la société tout entière n’ont pas su ou pu déceler les signaux d’alerte. Une immersion glaçante dans la violence de ces drames à huis clos, symptômes d’un dysfonctionnement de la société, dont les enfants constituent les victimes collatérales invisibles.

    Documentaire d’Aurélia Braud (France, 2020, 52mn)
    Disponible jusqu’au 03/06/2022
    #féminicide #conjugaux #violence #documentaire #vidéo #féminisme #violence_masculine

  • Echos du futur #5 : H.P. Lovecraft hier et aujourd’hui, analyse d’une certaine vision de l’Autre.

    Dans le podcast de @iselp_brussels, je parle des fondements racistes de la peur chez H.P. Lovecraft et des vertiges de la lecture selective...

    https://bit.ly/3wC78GZ

    J’évoque aussi des films et séries horrifiques ou fantastiques d’auteurs de la diaspora africaine anglo saxonne, de leurs biais créatifs, des ressorts de leurs histoires de peur. #martyrporn, #hishouse, #them, #getout #lovecraft

  • Portrait d’un homme violent, par @EllenAgreaux

    comprenez ce qu’est un mec violent. il est pas devenu ça du jour au lendemain. il a établi un pouvoir total sur son petit monde. il a toujours été « colérique » il a toujours été « autoritaire », « directif » au moins, il a TOUJOURS OBTENU CE QU IL VOULAIT de force ou à l’usure.

    c’est toujours un pervers manipulateur qui utilise TOUT ce qu’il peut trouver pour parvenir à ses fins et imposer sa volonté à tout le monde.
    infatigable, déterminé, il a usé ses parents, sa fratrie, ses collègues, ses voisins, ses potes. personne ne s’oppose plus jamais à lui.

    c’est un homme charmant, drôle, charismatique, il peut même être généreux (peu, lol)...tant qu’il a ce qu’il désire de qui le demande au moment où il le demande.
    tout son petit univers a compris cette règle.

    il est parfait. sisi, tout le monde te le dira, parce que faudrait pas dire du mal de lui si ça jamais ça remonte à ses oreilles tu vas prendre cher. et il tend l’oreille partout en permanence, c’est un paranoïaque.
    parfait tant qu’il a ce qu’il veut. tout le monde la ferme.

    sa position est liée à son rang de naissance. il est brutus mal dégrossi qui a posé sa domination aux poings dans certains milieux, maître chanteur à pouvoir financier dans d’autres, en général il finit par utiliser les deux possibilités.
    son trip c’est la toute puissance.

    pour le plaquer il faut tout perdre, à moins que ça il te détruira. pas une once de ce qu’il estime être à lui, maison, meubles, GENS, amis, relations, territoire géographique, ne doit lui échapper.
    c’est ça son trip. toute puissance totale. contrôle total. pouvoir total.

    un ENFANT lorsqu’il lui est confié même juste en simple visite, est sous son pouvoir à 100%. c’est la personne la plus faible du monde celle qui n’a aucun moyen d’échapper ou de tenter de résister. un jouet pour lui. une souris dans les griffes d’un chat.

    il n’y a aucun recours pour un enfant dans ce contexte. les adultes autour ont renoncé avant lui. il ne trouvera pas de soutien. il trouvera au contraire des trahisons, des gens qui soutiendront son père, il se prendra des engueulades publiques qui tourneront au procès d’assises.

    tout sera utilisé contre lui et les adultes autour de son père le valideront, l’enfant le sait. mon ex FILME le gosse de dos décrète qu’il BOITE ou qu’il est TORDU, ensuite il passe la vidéo en boucle jusqu’à ce que tout le monde acquiesce et affirme que c’est le cas.

    il embraye en déclarant que c’est un problème médical que je n’ai pas pris en charge (parce que je suis insère tout et rien). TOUS LES ADULTES PRESENTS confirment leur accord. l’enfant est alors interrogé. « tu es mal soigné hein ? » et il DOIT confirmer à son tour.

    ensuite il prend son téléphone (toujours avec son public il aime le public c’est un narcissique avant tout...le pouvoir ne prend sens que quand il est applaudi) et m’appelle. je suis loin et je sors de mon lit ou de ma balade. je me fais hurler dessus. je DOIS soigner ça.

    « ça » n’existe PAS. il n’y a pas davantage de problème médical que de problème scolaire. c’est une invention. une démonstration de pouvoir. ça n’existe pas, mais ça se met à exister par sa bouche. au commencement était le verbe.
    et maintenant : cela est. et je dois remédier.

    l’enfant est dans l’incapacité de se défendre. il a 8 ans, 12 ans...on lui a inventé une boiterie. une maladie génétique qui existe. une déformation. il est anormal. la faute à sa mère. c’est ce qu’il entend depuis toujours. voilà une anomalie de plus. les adultes valident.

    il faut voir l’effet du délire. tous les présents attestant, preuve vidéo mille fois repassée à l’appui, ralentis, arrêts sur images (un procès)...qu’il y a boiterie, il se passe un truc : l’enfant, 100% concentré sur sa marche tentant de contrôler le moindre pas, se met à boiter.

    la prophétie se réalise. et là, je ne peux plus me défendre. quand j’arrive chez mon toubib, l’enfant manifeste réellement une boiterie. légère mais.
    –vous ne l’aviez pas remarqué avant ? (mère indigne)
    –non (0 possibilité de défense)
    –radio des hanches
    –bah ouais

    –> ya RIEN.

    bien sûr que ya rien. y’a jamais rien eu. il délire. et à force, il persuade. en maltraitant l’enfant qui doit être ce qu’il lui dit d’être alors quand il faut être boiteux ON BOITE.
    quand il faut être soi disant nul en classe on tombe de 2 points.
    quand il faut être obèse...

    à la fin ya pas rien. ya un enfant violenté psychiquement, et ya des DOSSIERS sur LA MERE. parce que c’est la mère qui recoure derrière. c’est elle qui demandait l’analyse d’une boiterie. c’est elle qui fait du sport avec le gosse en surpoids, c’est elle qui fait faire les maths.

    c’est elle qui a la garde c’est elle qu’on voit partout c’est elle qui est en charge c’est la mère qui DOIT...gérer soigner éduquer nourrir trier les chaussettes...et c’est chez elle que ce qui n’existe PAS, ce qui est RIEN, devient quelque chose et se met à exister.

    ainsi il n’y avait aucune boiterie aucune déformation de hanche, rien, mais il y a maintenant quelque chose : une mère chez qui on a fait une vérification inutile de quelque chose qui n’existe pas la preuve on n’a rien trouvé. c’est donc elle qui est : folle/poule/mauvaise.

    ya RIEN, il fait naître quelque chose, DE FORCE, il fait attester son monde sur lequel il règne en maître incontesté, il FORCE l’enfant à se conformer à ce quelque chose, témoins à l’appui, tu boites on te dit...et c’est à MOI de résoudre le délire DONC je finis coupable.

    je n’ai pas le choix, pour défendre l’enfant, je DOIS démolir le délire, et pour faire ça ma parole ne suffira pas il me faut entrer dans le jeu et faire le poids face à papa et ses soi disant témoins, il me faut un avis professionnel extérieur incontestable.

    moi ça va, ça me fait chier je passe pour ci ça et pire encore, mais je suis une grande personne ça me dérange pas je ne dépends pas de l’opinion du radiologue du coin me concernant, jmen fous.
    en revanche, l’enfant, quand il est solo là bas...

    comprenez que ya 0 recours pour un gosse dans ce contexte. le papa tout puissant ne laissera PERSONNE ne contrarier, même pas un toubib, mon ex a déjà été capable de recourir abusivement aux urgences et de hurler 2h dans son tel sur ma gueule dans le box en présence du médecin.

    même un toubib il va le faire chier assez pour qu’il le valide. comme ça le gosse rentre avec un courrier pour un autre toubib. qui, lui, va pouvoir dire que non ya RIEN. bien sûr puisque là c’est chez moi avec moi, moi je braille pas 2h dans ton service.

    faut bien comprendre la mécanique, bien cerner le personnage et son jeu, et tu vas conclure comme moi : la meilleure chose à faire pour protéger le gosse, c’est ce qui se rapproche le plus de RIEN. rester le plus possible proche du néant, ne pas donner la moindre bille.

    si tu veux rendre service au petit, dis qu’il est PARFAIT. on sait qu’il l’est pas, personne ne l’est, et son père va bien sûr pouvoir contester et inventer un truc, mais il le fera TOUJOURS autant que ça soit PAS TA FAUTE pas TON IDEE ton initiative.

    si tu veux rendre service plus que ça et faire péter le système de papa tout puissant, c’est PAS à lui qu’il faudra parler. c’est à un flic, un juge, un psy, les trois, qu’il faudra dire tout ça et tu n’auras pas beaucoup de poids. en face ya le petit monde où monsieur règne.

    et ce qui arrivera, au meilleur des cas, si quelqu’un accepte d’entendre ta version, c’est qu’on mettra l’ENFANT au milieu du tribunal et on lui demandera de parler.
    la petite souris la plus dépourvue de défenses et de moyens de survie sera chargée de dire qui est le chat.

    la petite souris à qui on invente une réalité, qu’on force à être ce que le chat veut au moment où il le veut, l’enfant qui n’a jamais pu trouver un adulte pour contrarier son père, sera la boussole de la justice, persuadée de lui venir en aide et d’agir pour son bien.

    les enfants qui se sont retrouvés dans cette situation ont très rarement réussi à en tirer profit. la plupart du temps, la terreur des conséquences leur fait adopter la même stratégie qu’ils ont toujours eue : papa a raison, c’est un bon papa, j’aime mon papa.

    ça aboutit plus facilement à la perte de leur dernier soutien adulte, maman, qu’à autre chose. c’est pas leur faute, ils ne pouvaient rien répondre d’autre ces gosses. ils ne pouvaient pas parier aussi gros, au risque de tomber sur le même résultat mais en ayant contrarié papa.

    tu sais comment je le sais ? comme les autres femmes dans cette situation, je le sais parce que ça m’est arrivé aussi, à moi, de craindre les conséquences si fort que j’ai soutenu ce mec, publiquement, moi même. on l’a toutes fait.

    en tant qu’adultes on a vécu la position dans laquelle la justice prétend que nos enfants pourraient être sauvés. il y a dans chaque histoire de couple avec un violent un chapitre où on a été prise à partie, posée au milieu, où il a fallu se ranger du côté de notre agresseur.

    c’est exactement comme ça qu’il prend le pouvoir sur tout le monde. chaque personne autour de ce mec a été un jour dans cette position centrale où quelqu’un lui demandait d’attester, d’avouer, de dire oui c’est un connard il m’a escroqué ci ça fait subir ci ça...

    et chaque personne, à ce moment là, a eu PEUR de revivre en pire toutes les manifestations de pouvoir précédentes, chaque personne à ce moment précis a été emmenée dans ses souvenirs, brutalement, des souvenirs qu’on essaie d’oublier, de nier, chaque minute, pour pouvoir TENIR...

    et chaque personne à ce moment là, quand tous les yeux se braquaient sur elle, attendant que sortent ces souvenirs, tous, là, d’un bloc, vas y parle bordel de merde...a été tétanisée coincée dans sa mémoire assaillie de peur, a rangé la boite des souvenirs et soutenu l’agresseur.

    alors qu’on est adulte, hein. on n’a pas de problème à parler, théoriquement. on craint pas une engueulade. certains ont largement assez d’assise financière pour ne rien risquer, même. mais la violence accumulée de ce mec...le souvenir de ce dont il est capable pour MOINS QUE CA

    suffisent amplement à peser rapidement le pour et le contre et conclure que c’est vraiment pas le moment, pas le truc à faire, que ce sera juste pire, que si jamais les gens autour changent le fusil d’épaule on joue trop gros...
    alors imagine un gosse.

    et il le sait, l’autre salaud. il s’en sert. il tient ses appuis. il va t’en reparler, de ce jour où tu as été D ACCORD avec lui, de ce jour où tu as pris sa défense face à un employé, un prestataire, devant le directeur de l’école, dans une dispute avec un ami...

    c’est comme ça qu’il tient un par un, chacun par son fil, tout son entourage. et dans cet entourage à la fin chacun a une bonne raison d’en vouloir à l’autre. parce qu’il y a eu pour chacun ce moment là. la trahison. le présumé allié qui finalement n’est pas allé au bout.

    c’est comme ça qu’il ISOLE chacune de ses petites souris-jouets dans sa petite cage personnelle où elle se retrouve contrainte quasiment par elle même de satisfaire monsieur tout puissant. parce qu’elle l’a fait UNE FOIS. cela vaut allégeance à vie.

    chaque faiblesse, chaque opportunité de prendre en tenaille, de mettre en déséquilibre, d’abuser, chaque possibilité d’utiliser une situation random, il s’en sert. la caissière s’est trompée d’un euro il hurle fait un esclandre fait adhérer 4 personnes dont toi.

    elle était juste dans une mauvaise journée ça aurait pu se résoudre autrement il aurait pu s’asseoir sur son euro on s’en fout, ça ne se passe JAMAIS comme ça avec ces mecs là. il a vu qu’elle était dans une mauvaise journée, ça va lui servir, il va la pousser, l’utiliser.

    d’une erreur banale il fera un drame et d’une personne fatiguée il fera son agresseur, contraignant les témoins présents à le valider qu’on en finisse et qu’on puisse payer son yaourt nom de dieu. il s’en servira encore 10 ans plus tard.

    c’est comme ça pour tout et rien, sa vie est sa scène il écrit son théâtre, son psychodrame permanent, les autres sont ses marionnettes. c’est très fatiguant. tout le monde cède tôt ou tard. ça le sert. il s’en sert.
    les enfants là dedans...n’ont aucune chance de s’en tirer.

    il ne faut pas le nourrir, il ne faut pas tenter quoi que ce soit, tout sera aggravant, chaque personne soumise à son pouvoir ne peut que souffrir davantage, la seule solution c’est la fuite, quand on est enfant on n’en a pas le droit.

    les choses ne vont moins mal que si on obéit. si on se soumet. bonjour, sourire, oui monsieur, oui chéri, oui papa, compliments, déclarations d’amour, validations permanentes, rampage...et là il a des moments de calme (mais c’est JAMAIS permanent non, plus sinon tu vas oublier).

    tu MEURS psychiquement. tu te suicides toi même à l’intérieur. tu butes toi même par avance tout ce qui est toi et qui a une chance de déclencher une merde. sinon même payer un yaourt à carrouf peut devenir une merde géante.
    imagine vivre ça enfant.

    le jaf qui a tamponné mon « amiable » avec connard savait ça et voyant la tronche du planning de dvh que monsieur avait exigé m’a dit « attention. des gamins qui vivent ça j’en retrouve 15 ans plus tard dans l’autre bureau. ça finit en schizophrénie. »
    je sais merci.

  • Présentéisme pour maladie : une conséquence de l’organisation du travail ? | CEET | Cnam
    https://ceet.cnam.fr/publications/connaissance-de-l-emploi/presenteisme-pour-maladie-une-consequence-de-l-organisation-du-travail--12

    En 2016, venir travailler en étant malade concerne un peu plus de deux salariés sur cinq, et le phénomène est en hausse depuis 2013. Il apparaît que ce sont d’abord des caractéristiques de l’organisation du travail qui en sont à l’origine, plutôt que les caractéristiques individuelles des salariés.

    #travail

  • Sarah Schulman

    Fin 2018 pénible, grosse fatigue en 2019. Je me rends compte que je ne seenthis plus tellement. Par exemple, je n’ai quasi rien posté sur la sortie en français de "Gentrification of the mind la gentrification des esprits", de Sarah Schulman. Bon, l’éditeur, avait déjà commis une version sans #lyber des écrits d’Aaron Swartz, ce qui me le rend assez suspect, avec comme prétexte comme toujours des questions de rentabilité, ce qui est ridicule (voir éditions #zones). Bref. Sarah Schulman a accompagné la sortie française de son livre en donnant pas mal d’interviews et en participants à de nombreuses rencontres dont une ci-dessous dans l’école où j’interviens. Je fais le porte micro, alors qu’il n’y a besoin de rien, elle parle seule et c’est très intéressant. Je vais rassembler ici certaines des articles autour de son bouquin.

    Pour ceusses qui ne connaissent pas son travail, Sarah Schulman est une journaliste, écrivain et militante américaine, qui a initié entre autres choses le projet d’archives orales d’Act-up, le festival MIX et est une membre active du Jewish Voice for Peace une asso pro-BDS. Elle est aussi auteure d’essais (dont le fabuleux Conflict is not abuse) et de romans.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Sarah_Schulman

    Sarah Schulman : "La ville ne voulait pas aider les gens elle voulait les punir"
    https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/claude-leveque


    http://rf.proxycast.org/1494916272826097664/13954-24.10.2018-ITEMA_21865834-0.mp3
    Sarah Schulman Explains How Rent Straightwashed Queer Lives and AIDS Activism
    https://www.them.us/story/sarah-schulman-rent
    Sarah Schulman à L’erg, Bruxelles
    https://vimeo.com/297743653

    Sarah Schulman : « La gentrification est une domination blanche » (La gentrification des esprits)
    https://diacritik.com/2018/10/19/sarah-schulman-la-gentrification-est-une-domination-blanche-la-gentrifica
    https://en.wikipedia.org/wiki/Sarah_Schulman

    Existe-t-il une « gentrification des esprits » ?
    https://www.vice.com/fr/article/kzjvky/existe-t-il-une-gentrification-des-esprits

    « Si tu vis dans un quartier gentrifié, est-ce que tu connais tes voisins ? Est-ce que tu frappes à leur porte pour leur dire bonjour ? Est-ce que tu es bénévole dans une maison de quartier ? »

    En lien donc avec : https://seenthis.net/messages/792946

    #Sarah_Schulman

  • L’IA ne comprend rien aux images – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/9739

    Alors que l’analyse automatique s’attaque à la détection des émotions, l’absence d’une interprétation correcte de la nature des messages visuels fait apparaître les limites de la simplification algorithmique. Le principe de l’identification des expressions faciales les réduit à un vocabulaire dont il suffirait d’établir le relevé. Mais les jeux expressifs, comme les emojis, sont des modalisateurs qui ne prennent sens qu’au sein d’une interaction. Leur compréhension relève d’une analyse du discours en contexte, que chacun effectue spontanément – mais qui est hors de portée des machines.

  • #Raoul_Peck, auteur de “Exterminate All the Brutes”, sur le suprémacisme blanc : “Je mets sur la table la vraie histoire”
    https://www.telerama.fr/ecrans/raoul-peck-auteur-de-exterminate-all-the-brutes-sur-le-supremacisme-blanc-j

    Salué par la critique américaine après sa diffusion sur #HBO début avril, le documentaire choc “Exterminate All the Brutes” de Raoul Peck s’attaque sans détour aux fondements racistes du suprémacisme blanc en Europe et aux États-Unis. Le cinéaste haïtien nous dévoile en avant-première la genèse de cette œuvre personnelle et universelle, à découvrir cet automne sur Arte.

    C’est certainement l’une des œuvres les plus ambitieuses de Raoul Peck. Son nouveau documentaire Exterminate All the Brutes, dont la diffusion sur la chaîne HBO les 7 et 8 avril a été saluée par la critique aux États-Unis, porte un regard cru et sans détour sur les racines du #suprémacisme_blanc européen et ses ravages à travers les siècles et les continents.

    https://blogs.mediapart.fr/jean-jacques-birge/blog/130421/exterminate-all-brutes-nouveau-chef-doeuvre-de-raoul-peck

    • (Suite de l’article de Télérama)

      Salué par la critique américaine après sa diffusion sur HBO début avril, le documentaire choc “Exterminate All the Brutes” de Raoul Peck s’attaque sans détour aux fondements racistes du suprémacisme blanc en Europe et aux États-Unis. Le cinéaste haïtien nous dévoile en avant-première la genèse de cette œuvre personnelle et universelle, à découvrir cet automne sur Arte.

      C’est certainement l’une des œuvres les plus ambitieuses de Raoul Peck. Son nouveau documentaire Exterminate All the Brutes, dont la diffusion sur la chaîne HBO les 7 et 8 avril a été saluée par la critique aux États-Unis, porte un regard cru et sans détour sur les racines du suprémacisme blanc européen et ses ravages à travers les siècles et les continents. Mettant en relation l’esclavage, le génocide amérindien et la Shoah, le cinéaste haïtien (Je ne suis pas votre nègre, Lumumba) s’attaque aux mythes raciaux nés sur le Vieux Continent.

      Le film, qui mêle graphiques, animations, images d’archives et scènes de fiction, déconstruit en quatre épisodes l’Histoire, telle qu’elle a été écrite par les « vainqueurs » – des stéréotypes sur les Amérindiens dans Alamo (1960) de John Wayne à la révolution haïtienne de 1804. Soit la première révolte d’esclaves réussie de l’ère moderne, pourtant largement ignorée dans les manuels occidentaux. En avant-première pour Télérama, Raoul Peck se confie sur cette nouvelle œuvre à la fois personnelle et universelle, qui devrait être diffusée en France sur Arte en septembre ou en octobre prochain.

      Vous avez décrit ce documentaire comme l’un de vos plus grands défis de cinéaste. Pourquoi ?
      En présentant mon film Je ne nuis pas votre nègre, sur l’auteur afro-américain James Baldwin, dans plusieurs pays, je me suis rendu compte qu’il y avait une grande propension au déni en Europe, et notamment en France, où le suprémacisme blanc était vu comme un problème américain. Je me suis également aperçu d’une certaine « tribalisation » des combats au sein des communautés de la diversité qui ont du mal à trouver un discours commun et créer un front uni, laissant trop de place aux amalgames « souverainistes » et racistes.
      À travers ce documentaire, j’ai donc voulu remonter aux origines du racisme, du privilège blanc et de l’euro-centricité de l’Histoire en mettant en relation éléments historiques, moments personnels et travaux d’universitaires. Ce n’est pas une mince entreprise que de s’attaquer à une déconstruction de plus de sept cents ans d’histoire européenne dans un seul film ! Raconter et mettre ainsi en relation le génocide amérindien, l’esclavage, la Shoah et d’autres crimes collectifs, représente une approche unique au cinéma. Cette communauté humaine porte les blessures d’une histoire commune qui s’est répétée d’un continent à l’autre à des époques différentes.

      HBO vous a donné carte blanche, c’est rare pour une chaîne américaine…
      Ce film est un miracle. C’est en partie le résultat de ma relation personnelle avec Richard Plepler, l’ancien PDG de HBO. Après Je ne suis pas votre nègre, il m’avait gentiment houspillé pendant dix minutes pour ne pas avoir fait le film avec HBO. Il avait fini par me demander ce qu’il en était de mon prochain projet. À l’époque, je n’en savais encore rien. Je lui ai répondu que j’avais besoin de temps, de moyens pour des recherches, de lire et surtout de beaucoup de liberté. Il a dit oui à chacun de ces points.
      Le projet a vraiment pris corps quand j’ai découvert le livre de l’auteur suédois Sven Lindqvist, Exterminez toutes ces brutes !, sur la reconstruction du processus génocidaire, que m’avait passé Laurent Beccaria, éditeur des Arènes. Ça a été un déclic. Tout était là. Puis j’ai complété cette base avec les livres de Roxanne Dunbar-Ortiz sur l’Amérique des peuples indigènes, et de Michel-Rolph Trouillot sur la réécriture de l’Histoire par l’Occident. Avec ces ouvrages, je possédais désormais une solide structure historique. Ajoutez à cela trois ans de travail avec une formidable équipe… et quarante-cinq années de vécu personnel entre Haïti, l’Allemagne, le Congo, la France et les États-Unis.

      Entre les images de votre famille, votre voix off et le récit de vos expériences, vous faites partie intégrante du documentaire. D’ailleurs, vous dites dans le premier épisode que “la neutralité n’est plus une option”. Comment en êtes-vous arrivé là ?
      Cela fait quarante ans que je fais des films dits « engagés », mais je ne peux pas dire qu’ils ont changé le monde. Encore récemment, l’ancien sénateur américain Rick Santorum déclarait qu’il n’y avait personne aux États-Unis avant l’arrivée des colons. Cet homme est collaborateur de la chaîne CNN ! On se demande comment rester diplomate et pédagogue quand d’autres tiennent des propos aussi ostensiblement négationnistes. Il faut arrêter d’être « gentil » et commencer à dire les choses crûment s’il le faut. C’est une question de vie ou de mort, pour l’avenir de tous.

      Le documentaire s’appuie sur des images très variées : graphiques, animations, archives de films, scènes de fiction avec l’acteur Josh Hartnett, qui joue le rôle d’un raciste blanc générique qu’on retrouve dans différents siècles, lieux… Pourquoi recourir à une telle palette ?
      Ma doctrine sur ce plan, c’est celle de Malcolm X : « Par tous les moyens nécessaires. » Je n’ai pas d’autre choix. Compte tenu de mes origines, je n’ai malheureusement pas le privilège de posséder ma propre banque d’archives historiques. Si je veux raconter mon histoire, je suis condamné à utiliser ce qui existe déjà, à déconstruire les archives et à en « fabriquer » lorsqu’elles n’existent pas.
      Comment faire sentir la douleur et la promiscuité d’esclaves dans une cale de bateau ? Comment représenter les dizaines de milliers de cadavres de victimes de la traite négrière reposant au fond des océans ? Il faut inventer ces images, car il n’y en a pas. Mon travail consiste aussi à déconstruire les images existantes, même lorsqu’elles se trahissent elles-mêmes, comme pour la comédie musicale Un jour à New York, de Stanley Donen, avec Frank Sinatra, où les protagonistes dansant dans un musée imitent des personnages africains et amérindiens sur une chanson intitulée Prehistoric Man (« homme préhistorique »). Il y a aussi des images délicates à utiliser, notamment de femmes abusées par les colons. Il fallait faire attention à ne pas les victimiser une nouvelle fois.

      Ce documentaire s’adresse-t-il avant tout aux Blancs ?
      Sur ce plan, je suis proche d’un James Baldwin : il n’a jamais écrit contre les Blancs ou pour les Noirs... Il décrivait l’état des lieux et mettait le doigt là où ça blessait, en déconstruisant comme un psychanalyste ce regard euro-centré. L’extermination n’est pas une affaire de Blancs, de Noirs, de Jaunes ou de Rouges. C’est l’Europe impérialiste qui l’a définie ainsi et mise en action. Mon récit n’est ni une demande de comptes, ni une agression gratuite. Je mets simplement sur la table la vraie histoire, une fois pour toutes, pour ceux qui veulent s’en saisir. Comme l’écrit Sven Lindqvist : « Ce ne sont pas les connaissances qui nous manquent. Ce qui manque, c’est le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer les conclusions. »

      Après les années Trump et le meurtre de George Floyd en mai dernier par un officier de police blanc, les États-Unis sont-ils plus avancés que l’Europe dans la reconnaissance du suprémacisme blanc ?
      L’Europe et l’Amérique sont profondément ancrées dans le déni, chacune à sa manière. Les États-Unis sont une continuité historique de l’Europe : les Anglais, les Espagnols et les Portugais ont colonisé l’Amérique et ont été les premiers génocidaires. La plus grande puissance au monde a été bâtie sur deux génocides : les Indiens d’Amérique et les Noirs qu’on a transportés comme esclaves. Tant que l’on n’accepte pas les conséquences de ces deux crimes, on ne pourra pas s’entendre. Ce n’est certainement pas une question de dirigeants politiques. On a bien eu Obama… et il a mené à Trump.

  • The Urgent Need for Indoor Air Quality Regulation | The Regulatory Review
    https://www.theregreview.org/2021/05/17/blanc-urgent-need-indoor-air-quality-regulation

    A year ago, I noted that in the early stages of the COVID-19 pandemic, many governments had struggled to effectively assess and communicate risks, and regulatory systems had difficulties with unexpected risks and handling uncertainty. SARS-Cov-2 contagion was not fully understood––even though strong findings in support of aerosol transmission already existed as well as research that showed that surface transmission was very unlikely.

    Since the initial research findings from summer 2020, the scientific picture has grown ever clearer and stronger about the essential importance of aerosol transmission, but regulation has largely remained based on outdated science and ends up being dangerously inadequate or even counterproductive.

    The problem of inadequate rules and guidance started with the wearing of masks, which governments were slow to encourage or mandate—possibly deliberately downplaying it to avoid panic buying ­­­­or to limit costs. But inadequacy extends to “safe” distances, hand disinfection, “sanitizing” of objects and premises, installation of plexiglass panels, requirements on ventilation, regulation on the use of outdoor space. Some jurisdictions get some of these measures right, but many do not, or only partially. As a result, resources are spent on useless, sometimes harmful, and at best marginally helpful “mitigation” measures.

    People are placing confidence in “protection” that does not protect. This false protection allows the virus to spread further, claiming lives and harming societies. Eventually, that false protection will further damage trust in government and institutions as it becomes clear that unfounded measures were imposed.

    Governments should address vital short-term remedies first. Some of the feasible regulatory remedies include strengthening mask mandates indoors, improving information on face masks, facilitating the use of public space for open air food service, and mandating short-term measures to improve ventilation. In addition, some practices should be phased out, including the use of plexiglass shields—which do not protect from aerosol transmission. Widespread sanitation of surfaces should be de-emphasized as the practice is useless, costly, impractical, and environmentally harmful. Governments should also develop and implement long-term remedies.

  • Après l’annonce du divorce de Bill Gates, les révélations se multiplient sur le créateur de Microsoft

    Procédure de séparation lancée il y a deux ans, proximité avec Jeffrey Epstein, liaison avec une salariée du géant informatique et tentatives avec d’autres… La presse américaine a lancé un grand déballage sur le milliardaire et philanthrope.

    https://ghostbin.co/paste/hc7a38

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/18/bill-gates-apres-l-annonce-de-son-divorce-les-revelations-sur-le-createur-de

    #grands_hommes

    • L’article référencé est intéressant en ce qu’il montre comment les différents cercles de très riches et super riches hommes surtout mais femmes aussi se cotoient au point d’être intimement liés et interconnectés.

      Vu que l’ancien couple Gates est aux rênes de l’organisation la plus puissante du monde dans le domaine de la gestion de l’intervention dans la recherche médicale, je propose de jeter un regard sur le comportement des institutions culturelles, politiques et médicales des États Unis pour découvrir leur éthique et comportement pratique par rapports aux éthnies considérées ouvertement comme inférieures par les puissants du monde dans le passé récent.

      Bombing Of Osage, Special | 57m 26s
      https://seenthis.net/messages/915966

      Quand les États Unis récupèrent les dechets des victimes de l’expérimentation humaine conduite par les Mengele japonais
      https://seenthis.net/messages/915980

      A mon avis on peut dessiner une ligne ligne directe entre les exactions étatsuniennes historiques et les interventions actuelles de la Bill & Melinda Gates Foundation . Ceci n’est pas le résultat du mauvais caractère des personnes responsables mais une conséquence incontournable de l’optimisation capitaliste et médicale mis en oeuvre par les acteurs historiques et présents.

  • Radio : Julien Mattern, Le mythe du progrès en sociologie , 2016

    Pour #Julien_Mattern, maître de conférences en #sociologie à l’Université de Pau, « l’idée que jusque dans les années 1980, la société occidentale était dans une forme d’extase progressiste est une idée reconstruite ». En effet, dès le XIXe siècle, les sociologues classiques constatent les effets néfastes du progrès tout en se résignant à l’embrasser.

    Ce rapport paradoxal de la sociologie au #progrès est illustré par la pensée d’#Émile_Durkheim : alors que ce sociologue français de la seconde moitié du XIXe siècle observe l’explosion du taux de suicides à son époque, il établit que le progrès est une loi de la nature qui s’impose aux hommes. Si le présent semble si chaotique, c’est parce que le monde est en transition. De même, #Georges_Friedmann, sociologue du XXe siècle, déplore la perte de contact avec la Nature, même s’il juge lui aussi qu’elle est inéducable.

    « L’adhésion des classiques au mythe du progrès relève d’un pari : celui que l’on peut sortir par le haut en opérant la transition la plus harmonieuse possible humanisant le progrès. »

    Le texte de cette conférence, revu et augmenté, est disponible dans la revue L’Inventaire n°9, automne 2019 (éd. La Lenteur), avec pour titre “La #transition perpétuelle ou le pari perdu de la sociologie dominante”. Voici un paragraphe d’introduction de cet article :

    « La notion de transition, bien que très à la mode actuellement, n’est pas neuve. Jean-Baptiste Fressoz à montré [cf. RMU n°49, “Le mythe de la transition énergétique”, 2018] que le concept de “transition énergétique” est né aux États-Unis dans les années 1970, comme réponse “positive” au thème alors omniprésent de la “crise énergétique”. Il s’agissait surtout de rassurer la population, de garantir qu’il existait bien des solutions techniques et que tout serait mis en œuvre pour les réaliser. L’idée de transition énergétique est devenue un thème central du discours prospectiviste en Occident. Mais cela faisait en réalité plus d’un siècle que les sociologues parlaient de transition pour décrire les transformations de leur époque et leur donner un sens. Même s’il a été utilisé dans des perspectives parfois divergentes durant toute cette période, le mot renvoie presque toujours à l’idée que nous serions dores et déjà engagés dans un processus serein et consciemment assumé nous menant d’un stade de développement à un autre – en général vers une société qui serait tout à la fois de masse, technicienne et en harmonie avec la nature. »

    https://sniadecki.wordpress.com/2021/05/06/rmu-mattern-sociologie

    #Racine_de_Moins_Un, #Radio_Zinzine, #technocritique

    • CT : Vous parlez d’une tendance de plus en plus fréquente à « surestimer le préjudice » qui nous est fait lors d’un conflit en l’interprétant comme une agression, comment expliquez-vous cela ?

      S.S : Je pense qu’il y a deux dynamiques importantes qui participent souvent d’une escalade de la violence : l’une est liée à une situation de domination et l’autre au traumatisme. Lorsqu’une personne en situation de domination s’installe dans l’idée qu’elle ne devrait pas être remise en question et que quelqu’un exprime sa différence, l’inconfort vécu par la première est souvent interprété comme une attaque. Différemment, lorsque vous avez vécu des traumatismes, la différence que l’autre incarne dans le cadre d’un conflit est parfois si difficile à gérer émotionnellement qu’elle en vient à son tour à être perçue ou présentée comme une menace.

      Dans tous les cas, nous transformons des situations de conflits en prétendant qu’elles sont des agressions afin de nous positionner comme une victime irréprochable. À notre époque, pour être digne de compassion, nous devons incarner cet idéal de pureté. Si l’on participe d’une quelconque manière à un conflit, nous ne sommes plus éligibles à la compassion. Je pense pourtant que tout le monde devrait être digne de compassion sans condition.

    • #Sarah_Schulman

      Le conflit n’est pas une agression
      Rhétorique de la souffrance, responsabilité collective et devoir de réparation

      https://editions-b42.com/produit/le-conflit-nest-pas-une-agression

      Traduit de l’anglais par Julia Burtin Zortea et Joséphine Gross.

      Des relations intimes aux politiques globales, Sarah Schulman fait le constat d’un continuum : individus comme États font souvent basculer les situations conflictuelles dans le registre de l’agression, criminalisant leurs opposants pour couper court à la contradiction et échappant ainsi à leur propre responsabilité dans les conflits. En distinguant conflit et agression, l’autrice interroge notre culture de la stigmatisation. Ce travail profond, aussi courageux qu’impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l’auto-analyse à l’échelle individuelle et collective, et comment l’altérité sert de justification à la violence et à l’exclusion. Ce livre intentionnellement polémique offre un aperçu des dynamiques contemporaines et historiques qui prennent les différences intimes, raciales et géopolitiques pour des éléments déclencheurs de la course à l’injustice, à l’exclusion et à la répression. Le conflit n’est pas une agression est un virulent plaidoyer contre le phénomène culturel de l’accusation, révélant combien les personnes en situation de pouvoir exacerbent et manipulent la crainte de l’« autre » pour éviter toute remise en question.