Supergéante

Retoquée profesionnelle.

  • ’The Pirate Bay of Science’ Continues to Get Attacked Around the World
    After publishers sued #Sci-Hub, Russian ISPs are now preventing users from accessing the valuable scientific data repository and paywall killer.

    https://motherboard.vice.com/amp/en_us/article/gy7d7j/sci-hub-and-lib-gen-continue-to-get-attacked-around-the-world

    Sci-Hub has shown time and again that it’s better at cat-and-mouse than the giant science publishing monopolies it undermines,” activist and author Cory Doctorow said in an email exchange with Motherboard.

    “That said, unless your science is public, it’s not science, it’s just alchemy,” Doctorow added. “With the major science funders around the world declaring war on the likes of Springer, it’s bizarre that they’re focused on Sci-Hub, rather than addressing the fact that the entire world of science practitioners and funders thinks that they’re useless and greedy parasites.”

    https://telegram.me/scihubot


  • Ursula K. Le Guin on Suffering and Getting to the Other Side of Pain
    “All you have is what you are, and what you give.”
    https://www.brainpickings.org/2018/11/29/ursula-k-le-guin-the-dispossessed-suffering
    That indelible relationship between suffering and life is what Ursula K. Le Guin (October 21, 1929–January 22, 2018) explores throughout The Dispossessed: An Ambiguous Utopia (public library) — the superb 1974 novel, part science fiction and part philosophy, that gave us Le Guin’s insight into time, loyalty, and the root of human responsibility.


  • Mafia PayPal : que sont devenus les fondateurs de l’entreprise aujourd’hui ?
    https://www.clubic.com/pro/entreprises/paypal/article-847677-1-mafia-paypal-devenus-fondateurs-entreprise.html

    De la création de PayPal en 1998 est née la « Mafia PayPal », un surnom donné aux co-fondateurs du service de paiement, dont la majorité ont fondé ou participé à la création d’entreprises technologiques particulièrement puissantes dans la Silicon Valley. Mais qui se cache derrière ce mythe, et que font réellement les co-fondateurs de la plateforme qui rassemblait plus de 203 millions de comptes d’utilisateurs actifs dans le monde début 2017 ?


  • Belgique : Des stages rémunérés pour jeunes à la police, pour susciter des vocations Belga - 26 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_des-stages-remuneres-pour-jeunes-a-la-police-pour-susciter-des-vocations

    Il sera bientôt possible pour les jeunes d’effectuer un stage rémunéré au sein de la police ou d’autres services de sécurité. Les autorités espèrent ainsi donner envie aux moins de 25 ans de prendre la voie d’un travail dans la police, selon le cabinet du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA). On espère via cette mesure attirer notamment des jeunes aux profils spécifiques, comme par exemple des spécialistes IT.

    _ « Nous voulons donner à ces jeunes l’occasion de goûter au secteur de la sécurité . Nous remarquons en effet qu’il y a actuellement de nombreux jeunes que nous ne parvenons pas à atteindre, alors que la police a besoin de ces jeunes talents » _ , indique Olivier Van Raemdonck, porte-parole du ministre.

    "Une des raisons pour lesquelles ils décrochent est qu’ils doivent parfois attendre 7 à 8 mois avant de débuter leur formation à l’école de police", ajoute-t-il. En leur proposant un stage rémunéré, il sera possible de les plonger plus rapidement dans le bain.

    Le recrutement se fera lors d’une bourse aux jobs dans le cadre d’une campagne plus large, les 19 et 20 décembre à Bruxelles. Les jeunes jusqu’à 25 ans pourront alors se porter candidat pour un tel stage rémunéré, par exemple dans la police, à l’OCAM ou au Centre de crise. Tous les services de la police devraient proposer des places, mais les stagiaires ne seront bien sûr pas amenés à effectuer des interpellations ou à utiliser une arme.

    #police #stage #Belgique #sécurité #formation


  • Violences gynécologiques et obstrétriques
    http://www.radiopanik.org/emissions/du-pied-gauche/violences-gynecologiques-et-obstretriques

    Ce mercredi, nous parlerons des différentes formes de violences gynécologiques et obstrétriques, qu’elles soient verbales ou physiques, qu’elles se passent pendant un rendez-vous gynécologique ou lors d’un accouchement...Nous verrons comment les pratiques évoluent au sein du corps médical et soignant et quelles sont les recommandations des intervenantes pour le futur.

    Les invitées :

    Mélanie Dechalotte, journaliste-documentariste, autrice de plusieurs documentaires radiophoniques sur le sujet, dont Maltraitance gynécologique et autrice du Livre noir de la gynécologie (First éditions, 2017).

    Marie-Hélène Lahaye, créatrice et animatrice du blog Marie, accouche-là et autrice du livre Accouchement. Les femmes méritent mieux ( Michalon, 2018)

    Annick Faniel, fociologue, formatrice spécialisée (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/du-pied-gauche/violences-gynecologiques-et-obstretriques_05746__1.mp3


  • Baudour : de nombreuses infractions en matière de dumping social à nouveau constatées sur le chantier Google
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_baudour-de-nombreuses-infractions-en-matiere-de-dumping-social-a-nouveau

    Lors d’une deuxième opération menée sur le chantier Google à Baudour, l’ Auditorat du travail du Hainaut a constaté de nombreuses infractions dans le domaine du dumping social . Des badges d’accès ont été bloqués.

    L’opération menée entre 7h30 et 22h30 sur le site Google a révélé plusieurs infractions sociales. L’action a mobilisé 23 inspecteurs spécialisés en dumping, venus de toute la Belgique, trois policiers et dix interprètes en langues bulgare et roumaine.

    Au terme de l’opération, l’Auditorat du travail a apposé des scellés virtuels, en bloquant des badges d’accès de 105 travailleurs qui ont donc été interdits de chantier. Vingt-neuf de ces travailleurs ont produit de faux documents de détachement « A1 » et ces faux ont été confirmés par la Bulgarie. Septante-six autres travailleurs roumains n’avaient pas de document de détachement « A1 » malgré un premier contrôle organisé précédemment qui avait déjà mis le même problème en évidence.

    Selon l’Auditorat, ces travailleurs seraient en outre de faux indépendants. « Ils ne savent pas tous sous quel statut ils travaillent », a expliqué Charles-Eric Clesse, auditeur du travail. « Certains disent qu’ils reçoivent des ordres, d’autres ne savent pas s’ils sont indépendants ou salariés. »

    Une première intervention de l’Auditorat du travail menée il y a trois semaines sur ce même chantier à Baudour avait notamment débouché sur plusieurs auditions d’employeurs roumains et bulgares.

    #google #fraude #esclavage #Belgique #travailleurs_détachés #travail #dumping_social




  • Dans les talk-shows : le poids des éditorialistes de la droite extrême et d’extrême-droite - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Dans-les-talk-shows-le-poids-des-editorialistes

    Parallèlement au « Zemmour Tour, édition 2018 », où l’on a pu voir Éric Zemmour promouvoir son dernier livre dans de nombreux médias pendant deux semaines, plusieurs articles et émissions furent consacrées à des débats variés sur le thème « Faut-il inviter Éric Zemmour ? » Par bien des aspects, cette focalisation – quelque peu hypocrite – des médias dominants sur la personne d’Éric Zemmour, voire uniquement sur sa dernière « polémique » en date, occulte bien d’autres pans du problème : la croissance de l’espace médiatique alloué aux éditorialistes, chroniqueurs et idéologues de la droite extrême et de l’extrême-droite (dont Zemmour n’est qu’un représentant), en particulier dans les émissions dites « de débat », les conditions qui permettent une telle représentation, et, en définitive, la teneur du débat public.

    #médias #extremedroite


  • The Biggest Threat to Free Speech No One Is Talking About
    https://www.truthdig.com/articles/the-biggest-threat-to-free-speech-no-one-is-talking-about

    Since the repeal in June of Obama-era rules guaranteeing net neutrality, websites like Truthdig, Democracy Now!, Common Dreams and more risk being pushed into an internet slow lane that could severely hamper their readership, if not drive them out of business entirely. For Jeff Cohen, editor and co-founder of the media watchdog Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR), it may be the most urgent threat to the First Amendment no one is talking about.

    “The biggest issue of freedom of the press is not that Trump is mean to reporters, as he was last week with CNN’s Jim Acosta and Yamiche Alcindor of “PBS NewsHour,” he tells Robert Scheer. “The biggest freedom-of-the-press issue is that Trump is working with Comcast and AT&T and Verizon to end net neutrality. … Ownership of the media and the ownership of the internet, the fact that these big internet providers are [a] few giant companies that also produce content—it’s very, very dangerous.”

    #neutralité_du_net #filtre #bulle #médias


  • Airbnb to remove listings in Jewish West Bank settlements - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/airbnb-to-remove-listings-in-jewish-west-bank-settlements-1.6662443

    Home-renting company Airbnb Inc said on Monday that it had decided to remove its listings in Jewish settlements in the West Bank, enclaves that most world powers consider illegal for taking up land where Palestinians seek statehood. In response, Israel’s Tourism Minister Yariv Levin instructed the ministry to restrict the company’s operations across the country.
    A statement on Airbnb’s website said: “We concluded that we should remove listings in Israeli settlements in the occupied West Bank that are at the core of the dispute between Israelis and Palestinians.” 
    It did not say when the decision, which according to Airbnb affects some 200 listings, would take effect. 
    Strategic Affairs Minister Gilad Erdan called on Airbnb hosts harmed by the decision to file lawsuits against the company in accordance with Israel’s anti-boycott law and said he’ll turn to senior U.S. officials to check if the company’s decision violated the anti-boycott laws “that exist in over 25 states.”
    He said that “national conflicts exist throughout the world and Airbnb will need to explain why they chose a racist political stance against some Israeli citizens.”

    The Yesha Council of settlements said in response that “a company that has no qualms about renting apartments in dictatorships around the world and in places that have no relationship with human rights is singling out Israel. This can only be a result of anti-Semitism or surrendering to terrorism – or both.”

    Levin demanded Airbnb cancel its “discrimantory” decision, saying it was a “shameful and miserable decision.”
    Top Palestinian negotiator Saeb Erekat said that Airbnb should have included East Jerusalem and should have said settlements “are illegal and constitute war crimes.” He added: “We reiterate our call upon the UN Human Rights Council to release the database of companies profiting from the Israeli colonial occupation.”

    Airbnb came under Palestinian criticism for such listings, which some find misleading for failing to mention the property is on occupied land claimed by the Palestinians.
    The Palestinians say that by contributing to the settlement economy, Airbnb, like other companies doing business in the West Bank, helps perpetuate Israel’s settlement enterprise. 
    “There are conflicting views regarding whether companies should be doing business in the occupied territories that are the subject of historical disputes between Israelis and Palestinians,” the Airbnb statement said. 
    The statement continued: “In the past, we made clear that we would operate in this area as allowed by law. We did this because we believe that people-to-people travel has considerable value and we want to help bring people together in as many places as possible around the world. Since then, we spent considerable time speaking to various experts. We know that people will disagree with this decision and appreciate their perspective.”
    Oded Revivi, mayor of the West Bank settlement of Efrat and a representative of Yesha, described the Airbnb decision as contrary to its mission, as stated on the website, of “help(ing) to bring people together in as many places as possible around the world”. 
    Israel captured the West Bank, the Gaza Strip and east Jerusalem in the 1967 war and began building settlements soon after.
    While Israel withdrew from Gaza in 2005, the settler population in east Jerusalem and the West Bank has ballooned to almost 600,000. The Palestinians claim these areas as parts of a future state, a position that has wide global support.
    Airbnb said that as part of their decision-making framework, they “evaluate whether the existence of listings is contributing to existing human suffering” and “determine whether the existence of listings in the occupied territory has a direct connection to the larger dispute in the region.”
    The Associated Press contributed to this report

    #BDS


  • Quelles limites pour la surveillance connectée au travail ?
    https://linc.cnil.fr/fr/quelles-limites-pour-la-surveillance-connectee-au-travail

    Montres connectées, GPS et même casques mesurant l’activité cérébrale… L’usage croissant de technologies connectées de contrôle dans le monde du travail pose des questions juridiques et sociales, auxquelles s’intéresse la chercheuse étasunienne Ifeoma Ajunwa dans un récent article. Dans un article publié en septembre 2018, la chercheuse Ifeoma Ajunwa, de l’université de Cornell, s’interroge sur les conséquences sociales et juridiques de l’usage croissant des technologies connectées à des fins de (...)

    #Tesco #algorithme #bracelet #casque #montre #biométrie #travailleurs #surveillance #vidéo-surveillance (...)

    ##CNIL



  • Why Sleep Apnea Patients Rely on a CPAP Machine Hacker
    https://motherboard.vice.com/en_us/article/xwjd4w/im-possibly-alive-because-it-exists-why-sleep-apnea-patients-rely-

    An Australian hacker has spent thousands of hours hacking the DRM that medical device manufacturers put on CPAP machines to create a free tool that lets patients modify their treatment.

    pour nos ami·es qui utilisent une machine à respirer, sachez qu’il existe désormais un #logiciel_libre de contrôle du bidule (appelé SleepyHead), et qu’il permet de lire ses #données soi-même, et potentiellement d’améliorer son traitement

    “I cannot tell you enough how different my CPAP experience is with this software. It’s the difference between night and day,” Lynn said. “I’m possibly alive because it exists.”

    #santé #hack #respirer


  • Jeunesse éternelle, existe-t-il une asymétrie de genre ? - Séminaires et colloques de l’Ined - Rencontres scientifiques - Ined - Institut national d’études démographiques
    https://www.ined.fr/fr/actualites/rencontres-scientifiques/seminaires-colloques-ined/jeunesse-eternelle-asymetrie-de-genre

    Le Festival des idées de Paris
    Aujourd’hui à 50 ans, nous sommes encore et toujours jeunes, mais femmes et hommes sont-ils logés à la même enseigne ?

    Table ronde avec

    Michel Bozon (Ined), sociologue et démographe,
    « Les transformations de la vie sexuelle après 50 ans : un vieillissement genré » 

    Emmanuelle Cambois (Ined), économiste et démographe,
    « L’évolution de l’espérance de vie sans incapacité » 

    Anne Solaz (Ined), économiste et démographe,
    « La formation des couples après 50 ans ».

    Un échange animé par Sylvia Zappi (Journaliste au Monde).

    Inscription obligatoire via le formulaire ci-dessous



    • j’ai commencé à le bidouiller pour passer seenthis > masto. Ça fonctionne mais il y a quelques soucis à régler :
      — il faut couper le texte (pour que le message reste en dessous de 500 caractères)
      — faire attention à ne pas couper au sein d’un mot et surtout au sein d’une url d’image
      — ajouter quelques sauts de ligne
      — supprimer les tags bizarres comportant : ou -

      cf. essais sur mamot.fr/@recifs

    • La doc en plus du tuto pour les non habitués des crontab et autres install locales de bot.

      Je note ça comme sur un bloc-notes pour le retrouver ou si ça intéresse quelqu’un.e d’autre (j’ai mis du temps à faire marcher le truc #newbie du bot).

      https://feed2toot.readthedocs.io/en/latest/use.html

      à noter deux trucs :
      – feed2toot_usercred.txt and feed2toot_clientcred.txt une fois crées doivent être copiés dans /etc/feed2toot/credentials

      – pour ne pas avoir à lancer le script manuellement à chaque fois, ajouter cette ligne dans crontab :

      @hourly feed2toot -c /path/to/feed2toot.ini

      (= /etc/feed2toot/feed2toot.ini)

      mais comment faire :
      xxx@yyy / # crontab -e (ajouter un éditeur si jamais utilisé) et ajouter la ligne dans le fichier, puis enregistrer.

      #seenthis_to_mastodon


  • Facebook a déposé un brevet pour savoir avec qui vous vivez
    https://www.numerama.com/tech/440080-facebook-a-depose-un-brevet-pour-savoir-avec-qui-vous-vivez.html

    Facebook a déposé un brevet en 2017, pour savoir qui partage votre foyer – et pour s’en servir pour du ciblage de contenus. Facebook dépose parfois des brevets un poil angoissants. C’est le cas de celui repéré par le site Buzzfeed. Déposé en mai 2017 mais rendu public seulement le 15 novembre 2018, il porte sur des technologies qui permettraient à l’entreprise de savoir avec qui vous partagez votre vie. Il ne s’agit pour le moment que d’un projet. Les hashtags #family et adresses IP analysés par (...)

    #Facebook #algorithme #brevet #publicité #famille #surveillance #profiling

    ##publicité
    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2017/12/surveillance.jpg


  • Facebook Filed A Patent To Predict Your Household’s Demographics Based On Family Photos
    https://www.buzzfeednews.com/article/nicolenguyen/facebook-household-prediction-patent

    Facebook’s proposed technology would analyze your #wifey tags, shared IP addresses, and photos to predict whom you live with. Facebook has submitted a patent application for technology that would predict who your family and other household members are, based on images and captions posted to Facebook, as well as your device information, like shared IP addresses. The application, titled “Predicting household demographics based on image data,” was originally filed May 10, 2017, and made public (...)

    #Facebook #algorithme #brevet #publicité #famille #profiling

    ##publicité


  • New York City to Amazon : drop dead
    https://www.theguardian.com/technology/2018/nov/14/amazon-hq2-new-york-protest-queens-long-island-city

    In Queens, opponents of second HQ say building plans bypass elected officials, will rip off taxpayers and harm neighborhood Politicians and advocates gathered in Queens on Wednesday to denounce a multibillion-dollar plan to bring a new Amazon headquarters to New York. One city councilman called the move “an assault on our democracy”. ’It’s obscene and wrong’ : Amazon HQ2 gets typically warm New York welcome Read more Rallying across the street from the Long Island City site where Amazon’s new (...)

    #Amazon #urbanisme


  • Amazon HQ2 Will Cost Taxpayers at Least $4.6 Billion, More Than Twice What the Company Claimed, New Study Shows
    https://theintercept.com/2018/11/15/amazon-hq2-long-island-city-virginia-subsidies

    Amazon’s announcement this week that it will open its new headquarters in New York City and northern Virginia came with the mind-boggling revelation that the corporate giant will rake in $2.1 billion in local government subsidies. But an analysis by the nation’s leading tracker of corporate subsidies finds that the government handouts will actually amount to at least $4.6 billion. But even that figure, which accounts for state and local perks, doesn’t take into account a gift that Amazon will (...)

    #Amazon #urbanisme


  • Zuckerberg ou Sandberg : de qui Facebook devrait-il se désinscrire en premier ?
    https://www.zdnet.fr/actualites/zuckerberg-ou-sandberg-de-qui-facebook-devrait-il-se-desinscrire-en-premier-39

    Business : Opinion : Une enquête dévastatrice du New York Times révèle un Facebook dans lequel ses deux hauts responsables se comportent de manière troublante. Zuckerberg et Sandberg, iceberg en vue. Facebook a depuis toujours été soupçonnée d’être une société singulière, dirigée par des personnes singulières de manière tout aussi singulière. Une enquête publiée mercredi par le New York Times révèle toutefois un Facebook dans lequel ses deux principaux dirigeants - le PDG Mark Zuckerberg et la directrice (...)

    #Facebook #Instagram #WhatsApp #manipulation #domination


    • L’analyse de Cathy O’Neil sur la puissance de destruction de certains algorithmes mal intentionnés vaut aussi dans le secteur de l’éducation. Aux Etats-Unis, les étudiants les plus pauvres se retrouvent ainsi inondés de pubs pour des facs de seconde catégorie, qui misent tout là-dessus pour remplir leurs amphis, quand les bonnes facs jouent plus de la réputation de leurs profs : « Apollo Group, maison mère de l’Université de Phoenix, a dépensé en 2010 plus de 1 milliard de dollars pour son marketing, focalisé presque entièrement sur le recrutement. Ce qui donnait 2 225 dollars par étudiant pour le marketing, et seulement 892 pour l’enseignement, raconte Cathy O’Neil. Un chiffre à comparer au Portland Community College, dans l’Oregon, qui dépense 5 953 dollars par étudiant pour l’enseignement et 185 pour le marketing ».

      #parcoursup ?

    • Pour ceux et celles qui ont du mal à voir l’aspect politique de leurs pratiques internet …

      Je suis sur Google, je n’utilise pas Tor ou autres proxy. Je n’ai pas besoin de me cacher : les ravages des algorithmes ne frappent pas des gens comme moi. Au contraire, le système est fait pour favoriser les gens comme moi et fragilise encore les plus fragiles

      #contrôle_social #inégalités


  • Facebook accusé dans une enquête du « New York Times » d’avoir participé au dénigrement de George Soros
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/15/facebook-accuse-d-avoir-participe-au-denigrement-de-george-soros_5384127_440

    Une longue enquête du quotidien américain révèle les méthodes de communication et de lobbying pour répondre aux différents scandales qui ont récemment touché l’entreprise. Facebook s’est défendu, jeudi 15 novembre, d’avoir orchestré une campagne de dénigrement visant le financier George Soros, afin de détourner l’attention d’affaires potentiellement dommageables pour le réseau social. Des soupçons qui émanent d’une longue enquête publiée par le New York Times, sous le titre « Delay, Deny and Deflect », se (...)

    #discrimination #manipulation #Facebook


  • Artistes plasticien·nes : toute œuvre mérite-t-elle salaire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/artistes-plasticiens-toute-oeuvre-merite-t-elle-salaire

    A l’ombre de quelques artistes-stars très reconnus et exposés dans de grandes institutions, de nombreu·seux plasticien·nes ont aujourd’hui beaucoup de mal à vivre de leur art. Quelles sont les difficultés rencontrées et pourquoi ? Peut-on vivre décemment aujourd’hui en tant qu’artiste-plasticien·nes ?

    #radio #art #revenus
    18/10/2017
    après écoute la réponse est non et il y a besoin de supprimer des artistes.

    • Débrouille et petits jobs : les artistes débutants entre coups de bol et ras-le-bol
      https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/11/18/debrouille-et-petits-jobs-les-artistes-debutants-entre-coups-de-bol-et-ras-l

      Galerie La Forest Divonne, un vendredi de novembre, à Paris. Elsa et Johanna présentent leur premier « solo show » (exposition individuelle). Deux ans à peine après leur sortie de l’Ecole nationale des arts décoratifs (Ensad) et de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA), ces deux photographes de 27 ans ont le privilège d’exposer leur travail à quelques pas des Beaux-Arts, là où Johanna Benaïnous a été formée pendant cinq ans à « pousser son univers ». Un univers troublant où son duo avec Elsa Parra entre dans la peau de personnages qui semblent familiers, mais étranges, et interrogent le spectateur sur leurs identités : femmes ou hommes ? Déguisés ou travestis ?

      Le succès de ce travail, qui n’est pas sans rappeler celui de l’artiste américaine Cindy Sherman, contraste avec le parcours semé d’embûches de nombreux jeunes artistes. Comédiens, danseurs, musiciens, peintres, sculpteurs, et tant d’autres qui ont répondu à un appel à témoignages diffusé sur le site du Monde. Le nombre et la diversité des réponses permettent de dresser, par petites touches, le portrait d’une génération de jeunes aspirants artistes. Une génération tiraillée entre l’impératif de faire des études supérieures, de s’accommoder avec le monde du travail et de s’insérer dans l’univers de la culture et du spectacle.
      Après le diplôme, le grand vide

      Parmi ces témoignages, de nombreux artistes plasticiens déplorent l’absence de professionnalisation dans les écoles d’art, même si ces dernières revendiquent la création de modules préparant à l’emploi, de séminaires ou de conférences. « Après les Beaux-Arts, personne ne t’attend, et personne ne t’a préparé non plus à ce qui t’attend. Dans les écoles, c’est un sujet un peu tabou. Vivre de son art, c’est lointain », témoigne cette jeune diplômée de l’Ecole européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB) qui vit – pour l’instant – de son travail de régisseuse.

      Même si, évidemment, les jeunes qui s’engagent dans cette voie savent que cette filière, du point de vue de l’insertion professionnelle, est plus complexe que d’autres. « Finalement la seule chose que l’école à su me prédire, c’est la précarité inhérente à tout artiste ! Nul n’en vit décemment, et on ne peut pas prendre les quelques contre-exemples d’artistes businessmen à la Jeff Koons comme représentant de notre cause. Une fois l’école finie, j’ai pris un job alimentaire, conscient que mon diplôme ne m’ouvrirait aucune porte », explique avec amertume un diplômé des Beaux-Arts de Paris de 25 ans (qui préfère conserver l’anonymat).
      Exposer « dans un grand musée tout en étant au RSA »

      « On a à la fois le statut le plus valorisé dans notre société, créateur, et le plus méprisé, assisté » – Diane Bertrand

      Pour les artistes plasticiens, il n’y a pas d’équivalence du statut d’intermittent, qui garantit une relative sécurité dans les « périodes creuses ». Des dizaines de jeunes artistes racontent ainsi, à travers l’appel à témoignages, qu’ils touchent le revenu de solidarité active (RSA). « J’ai toujours eu du mal à vivre de mon travail, et j’alterne entre enseignement, résidences d’artistes, quelques ventes d’œuvres et des petits boulots, explique Diane Bertrand, sculptrice et céramiste, diplômée en 2008 de l’école supérieure des métiers d’art d’Arras. Concrètement, je ne pourrais pas vivre sans les minima sociaux, et je crois que c’est ce qui m’a le plus étonnée au début de ma carrière : voir que l’on pouvait avoir ses œuvres exposées dans un grand musée tout en étant au RSA. Psychologiquement, cela crée une situation étrange, car on a à la fois le statut le plus valorisé dans notre société – créateur – et le plus méprisé – assisté. »

      C’est un milieu particulier que celui de l’art, un milieu où « on est choisi plus qu’on ne choisit », résume Jean-Baptiste Boyer, jeune peintre figuratif de 28 ans, uniquement diplômé d’un bac professionnel artisanat et métiers d’art. « On ne sait pas toujours pourquoi on devient cet élu. Moi, j’ai toujours peint et puis le moment est venu. Ceux qui n’auraient jamais jeté un œil à mon travail m’ont trouvé tout à coup intéressant », raconte le peintre, qui doit sa percée fulgurante à l’œil averti d’Henri van Melle, collectionneur, commissaire et ancien directeur international des événements et expositions de la maison Hermès.

      Peu après leur rencontre, Jean-Baptiste Boyer signe avec la galerie Laure Roynette, qui organise sa première exposition, en novembre 2017. Ce fut un succès : « Toutes ses toiles sont vendues la première semaine », se rappelle Laure Roynette, et une prolongation a été organisée jusqu’en janvier. Mais l’histoire de Jean-Baptiste Boyer, artiste qui « peint pour continuer à vivre », est singulière. Les chiffres attestent d’une autre réalité. Trois ans après l’obtention d’un diplôme supérieur, un diplômé en arts plastiques sur quatre n’est pas parvenu à s’insérer dans son domaine de formation, rappelle une étude d’Anne Daras sur l’insertion professionnelle de formations artistiques et culturelles supérieures, réalisée par le ministère de la culture en 2011.
      « Soit vous êtes comédien, soit vous mourez »

      Nicolas Romain n’a jamais renoncé à devenir comédien, même s’il a cédé à un DUT technique de commercialisation pour rassurer ses parents cadres, qui l’avaient mis en garde contre un métier de « crève-la-faim ». Il a ensuite décidé de financer entièrement le cours Florent et sa chambre de bonne à Paris. Pendant sa formation, il partage son temps entre les cours de théâtre et son travail alimentaire de régisseur à l’Ecole du Louvre. Puis il suit les cours de Jean-Laurent Cochet, ancien pensionnaire de la Comédie-Française et metteur en scène, qui a formé, notamment, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Carole Bouquet, Fabrice Luchini, Gérard Depardieu…

      « J’ai fait du porte-à-porte pour vendre des contrats de gaz » – Nicolas Romain

      « J’y ai appris les fondamentaux. Depuis que j’ai terminé ma formation, j’ai multiplié les courts-métrages pour les écoles de cinéma. J’ai rencontré et travaillé avec l’équipe de Jean-Pierre Mocky. J’ai aussi fait un travail de metteur en scène de théâtre pendant un an », détaille le jeune comédien. Mais, en parallèle, il n’a jamais cessé d’avoir un « boulot alimentaire » : « J’ai fait du porte-à-porte pour vendre des contrats de gaz, donné des cours de théâtre à des enfants, eu un CDI dans une entreprise d’accueil à la Défense. Il me restait parfois sept euros pour manger à la fin du mois. Sept euros, c’est une baguette ou un cheeseburger par jour pendant une semaine. » Nicolas Romain se souvient de cette phrase de Jean-Laurent Cochet : « Soit vous êtes comédien, soit vous mourez. » « J’aime l’idée de mérite. Je pense qu’il est très important d’être confronté à la réalité de la vie pour devenir un bon comédien. La perception de cette réalité est, selon moi, sûrement faussée dès lors que l’on vit aux crochets des autres », conclut-il.

      Et pourtant, la famille, ça aide énormément. Mélanie Charvy, diplômée d’un master 2 de droit de l’université de Nanterre, remarque qu’elle n’a pas souvent croisé des fils et filles d’immigrés ou d’ouvriers pendant sa formation théâtrale au studio de Vitry (Val-de-Marne). « Le théâtre est un milieu bourgeois où règne l’entre-soi. Il faut avoir des parents qui vous soutiennent financièrement pour faire des études dans des écoles privées, sinon c’est très dur de se concentrer sur son apprentissage », explique cette jeune comédienne et metteuse en scène. Une étude du ministère de la culture publiée en 2014 lui donne raison. Ainsi presque un artiste des spectacles sur deux (47 %) est un enfant de cadre.
      Des voies royales

      Parmi tous ces aspirants comédiens, seul un infime pourcentage emprunte la « voie royale », l’une des treize écoles supérieures d’art dramatique. Blanche Ripoche, admise en 2013 au Théâtre national de Strasbourg (TNS), l’une des formations les plus prestigieuses, n’a pas eu encore à se soucier de son avenir. « J’ai la chance de pouvoir surfer sur ce réseau d’écoles nationales », explique la jeune femme, qui souligne que le rêve d’intégrer ces formations peut faire « beaucoup de mal » aux recalés de ces concours ultra-sélectifs. En 2013, elle avait été sélectionnée avec onze autres élèves parmi huit cents candidats.

      « Tous les jours, tout est remis en question : talent, aptitudes, valeur de nos expériences » – une plasticienne

      « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées », écrivait Arthur Rimbaud dans son célèbre poème Ma bohème. Un vers qui semble correspondre à la vie que mènent certains artistes « vivotant » à coups de RSA, d’enseignement, de travail alimentaire et même de mécénat. « La vie d’un artiste n’est pas un long fleuve tranquille. Tous les jours, tout est remis en question : talent, aptitudes, valeur de nos expériences. Il faut un moral d’acier pour supporter ce doute perpétuel, et ne jamais perdre l’envie d’avancer, de se surpasser », appuie, avec un peu plus de recul, une artiste plasticienne quadragénaire. Et se rappeler, sans cesse, une évidence : « On est artiste parce qu’on ne peut pas être autre chose », suggère avec modestie Jean-Baptiste Boyer.
      Les réseaux sociaux, une aubaine pour les jeunes artistes
      « Disco Palmyre ».
      « Disco Palmyre ». FLORENT GROC

      « Je n’avais jamais imaginé être artiste », confie Florent Groc, diplômé de l’école d’art, de design et d’animation d’Aix-en-Provence en 2009. Quand il commence à poster des photos de son travail sur Instagram en 2012, Florent Groc confond le réseau social avec un logiciel de retouches de photos, sans avoir conscience de la dimension « sociale » de l’application. Il est rapidement remarqué par un jeune critique et commissaire d’art, qui lui propose de participer à sa première vente aux enchères organisée par la maison Piasa. « J’ai vendu deux œuvres. Ce n’était pas énorme, mais ça m’a donné confiance dans ma pratique », explique l’artiste, qui compte 2 500 abonnés sur son compte, et poursuit son travail à Marseille.

      Silvère Jarrosson a suivi le même chemin. Ancien élève de l’école de danse de l’Opéra de Paris, il avait l’habitude de publier « spontanément des posts sur Facebook ». Ce jeune homme de 23 ans s’est mis à peindre après un accident qui lui a coûté sa carrière de danseur classique. « J’ai commencé à vendre mes premières toiles en 2013 », explique-t-il. C’est toujours à travers Facebook qu’il est contacté par un « ami » virtuel, qui lui révèle être galeriste et s’intéresser à son travail depuis un an. En janvier 2014, sa première exposition est organisée par la galerie Hors-Champ. « Cela a été comme un signal donné. Mon travail a été accrédité. »

      Selon le rapport Hiscox sur le marché de l’art en ligne publié en 2016, Facebook et Instagram sont devenus les réseaux sociaux préférés des acheteurs d’art au cours de ces deux dernières années. Laure Roynette, qui dirige la galerie qui porte son nom, confirme : « C’est très important pour une galerie de regarder ce qui se fait sur les réseaux sociaux. Cette génération des 25-35 ans vit naturellement avec Instagram et Facebook. On arrive à découvrir des artistes comme ça. » Néanmoins, le passage en galerie reste incontournable, « les collectionneurs ont toujours besoin d’un rapport physique à l’œuvre », estime Laure Roynette.

    • « Parmi les jeunes diplômés en art, seule une petite minorité vit de ses créations »

      https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/11/18/parmi-les-jeunes-diplomes-en-art-seule-une-petite-minorite-vit-de-ses-creati

      Si je me base sur les travaux que l’on a à notre disposition, on sait que la plupart des artistes ne vivront pas de leur expression artistique de manière principale. Dans les cinq à dix ans suivant la sortie de la formation, une petite minorité seulement va pouvoir vivre de son art de manière principale en suivant son idéal artistique. Pour les autres, l’insertion professionnelle passe soit par une reconversion en dehors du monde de l’art, soit par une pluriactivité, parfois dans son monde de l’art, parfois non, la pratique artistique mue par la passion étant alors doublée d’un emploi alimentaire ou d’emplois artistiques « utilitaires ».

      Il y a bien sûr des différences selon les univers, un musicien ou un comédien aura, par exemple, plus d’opportunités à occuper des emplois artistiques, même peu valorisés, qu’un artiste plasticien. La seule étude statistique solide sur de jeunes musiciens professionnels, menée par Philippe Coulangeon en 2004, montre qu’au bout de dix ans plus de la moitié des artistes avaient arrêté toute activité musicale professionnelle.
      Lire les témoignages : Coups de bol, débrouille et petits jobs : les galères des jeunes artistes

      Cette difficulté d’insertion professionnelle dans la vie d’artiste n’est pas occultée par les écoles d’art, qui tentent de préparer leurs étudiants à affronter le monde du travail. Elles développent des ateliers en ce sens pour les former à d’autres emplois artistiques « utilitaires », comme comédien en hôpital, graphiste ou enseignant, en insistant sur l’utilité des réseaux sociaux ou en leur apprenant à faire un book. Ou encore à passer un entretien, une audition. D’ailleurs, cette façon de faire entrer des techniques de l’entreprise dans les écoles d’art ou de les former à des emplois moins valorisés sur le plan artistique est parfois critiquée par les étudiants eux-mêmes, plus intéressés par la recherche de leur voie artistique.
      Existe-t-il une voie royale ? Des formations qui permettent de mieux s’en sortir ?

      Il est évident que le fait de passer par une école réputée augmente les chances d’accéder à des emplois valorisés. C’est un cercle vertueux, on rencontre des professeurs qui sont des professionnels réputés, qui peuvent vous choisir et vous offrir vos premières opportunités. Dans ces formations, des réseaux efficaces peuvent être constitués. L’école fonctionne aussi comme preuve de votre légitimité, et renforce votre réputation lors des rencontres ou des auditions. Pour autant, la vie de ces jeunes artistes issus des écoles réputées n’est pas non plus un long fleuve tranquille, et beaucoup peinent à trouver un chemin. Les mondes de l’art sont des mondes compétitifs et saturés, les places sont rares, et beaucoup se joue au travers des réseaux et des affinités.
      Peut-on dire que « le talent n’est qu’un élément parmi d’autres » ?

      Si on ne s’intéresse qu’aux personnes qui réussissent, il peut paraître évident que tout arrive grâce à leur talent. Mais, en réalité, il y a très peu d’emplois disponibles qui correspondent à l’idéal artistique, et le talent n’est qu’un élément parmi d’autres. Pour accéder à ces emplois, il faut un ensemble de savoirs et de connaissances, mais aussi des liens sociaux efficaces.

      Si vous avez fait une école prestigieuse, que vous venez d’une famille d’artistes qui vous aura appris à vous comporter, que vous connaissez des gens du milieu et si vous êtes un homme, ce sera plus facile. Pour autant, on peut être comédien et faire de l’art-thérapie, ou être valorisé pour sa créativité sur d’autres modes, et être finalement plus épanoui qu’un comédien « en haut de l’affiche ».

      La réussite par les réseaux est toujours considérée comme une injustice, car on estime que le professionnalisme doit être le premier critère de jugement. C’est une constante dans tous les milieux professionnels. Mais les réseaux sociaux, les affinités, et parfois même le physique jouent un rôle démesurément important dans les mondes de l’art. Et dans l’art, cette réalité est vécue de manière douloureuse, car c’est une activité vécue sur le mode de la vocation, où seul le talent devrait compter. Cela dit, quand on interroge les personnes qui ont choisi ces parcours, elles ne découvrent pas la difficulté de l’insertion en école ou à sa sortie. Elles ont été mises en garde et se sont engagées dans cette voie par passion ou par vocation, et veulent « tenter leur chance » quand même.
      Lire aussi Les réseaux sociaux, une aubaine pour les jeunes artistes
      Les inégalités entre hommes et femmes sont aussi très criantes. Les femmes sont moins représentées dans les galeries, leurs films sont moins sélectionnés dans les festivals.

      Ce n’est pas plus criant dans les mondes de l’art que dans les autres environnements professionnels masculins, mais comme on part du présupposé que les mondes de l’art sont ouverts, tolérants, et à l’avant-garde, on s’étonne qu’ils fonctionnent de la même façon.

      Il y a évidemment des milieux plus masculins, comme la réalisation de films, où les femmes ont d’emblée plus de difficultés que les hommes. Dans le jazz, elles sont confrontées à l’entre-soi masculin, à des stéréotypes féminins péjoratifs ou des normes de fonctionnement masculines. Difficile alors pour elles de se projeter dans ce monde et de s’y maintenir.

      Dans la danse, le théâtre ou les arts plastiques, qui sont pourtant des mondes plus féminisés, la situation n’est pas tellement plus facile, dès lors qu’elles souhaitent grimper en haut de la pyramide. La compétition entre femmes est féroce, et celles-ci doivent adopter des codes masculins pour réussir.

      En arts plastiques, elles se trouvent confrontées aux mêmes mécanismes négatifs que dans le jazz ou le cinéma. En théâtre et en danse, les femmes sont sursélectionnées, souvent enfermées dans des normes physiques contraignantes, et elles doivent se plier aux règles de la séduction. En effet, elles sont bien plus nombreuses que les hommes, alors même qu’on recrute autant, si ce n’est plus, de rôles masculins et de danseurs hommes que de rôles féminins ou de danseuses.
      On observe aussi que l’ouverture sociale s’est réduite dans le milieu artistique. Pourquoi ?

      Les personnes d’origine sociale favorisée et qui n’appartiennent pas aux « minorités visibles » sont privilégiées à toutes les étapes : elles ont été plus souvent formées aux pratiques artistiques dans leur famille, elles disposent plus souvent de comportements et de physiques proches des normes attendues, elles sont plus souvent aidées financièrement dans les cinq à dix ans après la sortie de formation… Les enfants d’origine sociale défavorisée ou appartenant aux minorités visibles, à l’inverse, ressemblent moins aux normes attendues, ont moins de ressources financières et ont un réseau moins efficace. C’est en jouant sur ces mécanismes que les écoles de formation artistiques peuvent essayer de compenser ces inégalités.

    • Merci pour les précisions @colporteur

      –-------

      Le travail doit être une souffrance. Un travail qui ne fait pas souffrir ne mérite pas de rémunération.
      Les artistes sont sensé·es prendre du plaisir dans leur activité, illes ne méritent donc pas de rémunération.

    • Ma fille est entrée dans une seconde générale, mais contingenté → création et culture design. Alors qu’elle est au lycée du Mirail, avec toute sa diversité, sa classe (dite des artistes) est composée presque exclusivement de filles blanches. Ce qui est vraiment frappant.
      Sur l’origine sociale, pour l’instant, ça a l’air assez varié, mais je pense que la donne change profondément après le bac.

    • Au niveau sociale il y a des chances qu’après le bac ca change en pire.
      J’étais en bac arts plastiques mais dans un lycée catho non mixte ce qui fait que c’etait 100% féminin, bouge et très très blanc.
      De mon souvenir des beaux-arts il y avait surtout des blanc·hes et des classes favorisées. J’avais pas pu faire de comptage du ratio femmes/hommes, mais les profs étaient surtout des hommes. Un atelier était « interdit aux connasses du MLF (ce qui voulait dire femmes) et a ceux qui parlent une langue de metèques (ce qui désignait un élève italien) ». L’école a justifié ces propos en disant que ce prof prennait sa retraite l’année prochaine. Ca faisait donc plus de 20 ans que cet ordure pratiquait ce mode de recrutement avec la bienveillance de l’institution et c’était en 2001. Un de mes prof se ventais aussi de choisir ses étudiantes sur des critères physiques et de faire faire son travail d’artiste par ses élèves.
      Les femmes sont majoritaires dans ce cursus mais ne sont pas exposées, pas achetés, pas valorisées, pas cités. On les retrouve par contre en majorité sous le seuil de pauvreté.

      J’avais trouvé une étude sur le milieu de la danse, très très féminisé chez les enfants et la pratique amatrice et majoritairement masculine dans la professionnalisation, avec des très fortes discriminations sur les grossesses et une mise au placard très jeune et plafond de verre. J’avais mis ca sur seenthis je vais voire si je retrouve.

    • J’ai une copine qui vit de son métier (ou à peu près) et justement je voulais vous montrer ça @odilon et @mad_meg et les autres.

      Galerie Alain Gutharc
      7 rue Saint Claude - 75003 Paris - T 00 33 (1) 47 00 32 10 - F 00 33 (1)
      40 21 72 74
      http://alaingutharc.com

      SUZANNE HUSKY

      KHLORIS, CLOROX

      Vernissage le samedi 24 novembre 2018
      Exposition du 24 novembre au 12 janvier 2019

      (Ici normalement une tapisserie inspirée par la Dame à la licorne et la ZAD.)
      La noble pastorale, 203 x 247 cm, Tapisserie, 2017 © Suzanne Huksy

      « Les Déesses et les Dieux ne sont pas de simples entités psychologiques,
      existant dans l’âme comme si l’âme était une grotte retirée du monde ; aux
      aussi sont réels, ils sont les moyens de penser-en-choses des forces
      réelles, des expériences réelles. »

      Starhawk – Rêver l’obscur (1982)

      Dans la mythologie grecque, Khloris (ou Chloris) est la nymphe des fleurs,
      aimée de Zéphyr, le dieu du vent. Au XVe siècle, Sandro Botticelli lui
      attribue une représentation devenue célèbre à la fois dans Le Printemps
      (1478-1482) et dans La Naissance de Vénus (1484-1485). Entourée de fleurs,
      elle incarne le monde végétal. Le prénom mythologique est choisi par
      Suzanne Husky pour sa première exposition personnelle à la galerie Alain
      Gutharc. Un choix qui s’inscrit pleinement dans un engagement politique qui
      prend ses racines dans l’écoféminisme. Alors, le prénom convoque une
      histoire, non seulement celle d’une femme qui a pris soin de la nature,
      mais aussi celle des sorcières d’hier et d’aujourd’hui. Une histoire où le
      care et l’activisme forment une alliance. Khloris est l’un des visages du
      panthéon de l’immanence (une pensée vivante, en mouvement) incarnée la
      Déesse, une entité plurielle, un cercle qui réunit les mythologies, les
      croyances et les savoirs. L’histoire ancestrale de la Déesse est fondée sur
      un ensemble de luttes et de contre-pouvoirs. Starhawk, figure iconique de
      l’écoféminisme, écrit : « Oui, le pouvoir-du-dedans est le pouvoir du bas,
      de l’obscur, de la terre ; le pouvoir qui vient de notre sang, de nos vies
      et de notre désir passionné pour le corps vivant de l’autre. »
      Suzanne Husky donne des formes et des matériaux au pouvoir-du-dedans. Ses
      œuvres traduisent une attention inquiète envers un ensemble de
      comportements, de décisions politiques et de dérives menant à la
      destruction du Vivant. Ces dérives, structurées par le système patriarcal
      et néolibéral, sont activées par des choix et des gestes quotidiens : faire
      ses courses au supermarché, conduire une voiture, faire la lessive, faire
      le ménage, acheter des vêtements, construire une maison ou partir en
      vacances.
      La manière dont nous agissons et consommons au quotidien comporte un
      ensemble de conséquences dont l’impact est plus ou moins visible, plus ou
      moins pérenne sur notre environnement. En ce sens, Suzanne Husky travaille
      à partir de bouteilles de détergent (lessives, eau de javel) et produits
      alimentaires (huiles). En respectant les objets originaux (formes,
      couleurs, textes, motifs), elle réalise ainsi des vases en faïence
      émaillée. Parce qu’elle utilise des terres locales, des teintures et des
      couleurs naturelles, l’artiste manifeste une conscience des enjeux éthiques
      et politiques de sa réflexion plastique. Chaque vase accueille des bouquets
      de fleurs sauvages qui exacerbent les paradoxes. Le champ lexical, les
      motifs floraux et les couleurs participent d’une séduction trompeuse :
      promesse d’exotisme, de senteurs rares, de bien-être, de santé et de
      voyage. Les représentations florales et végétales subliment les ingrédients
      chimiques. Le packaging truffé de contradictions mêle l’exotisme aux
      principes de précautions. Les logos noirs, rouges et orange présentent des
      flammes, des têtes de mort et autres signes de danger auxquels la grande
      majorité des consommateurs ne prêtent pas attention.
      Lorsque Suzanne Husky revisite la tapisserie historique de La Dame à la
      Licorne pour représenter une scène de destruction de la forêt, elle
      manipule à son tour la stratégie de la sublimation (La Noble Pastorale).
      L’œuvre nous séduit, puis nous amène à réfléchir à la brutalité de la
      pensée dominante.
      Il en est de même avec les tapis Jérôme et Mars Bitches, qui pour l’un
      raconte l’histoire de Jérôme Laronze, un paysan abattu par un gendarme le
      20 mai 2017 ; et pour l’autre traite de la violence des classes à San
      Francisco. Les œuvres de Suzanne Husky attestent ainsi de la conscience
      d’un rôle et d’une responsabilité en tant que citoyenne, en tant que
      qu’artiste, en tant que femme. L’artiste dénonce une banalisation de la
      dérive, une indifférence généralisée et une participation paresseuse et
      aveugle à un système mortifère. Sa pratique nous invite au sursaut et à la
      résistance. En investissant les champs ancestraux de l’art en pratiquant
      notamment la céramique et l’art tissé, l’artiste tend à fabriquer de
      nouveaux récits, de nouvelles images, de nouvelles pratiques visant à
      célébrer le pouvoir-du-dedans dont nous sommes les acteurs et les actrices.

      Julie Crenn