Suske

Dans LapSuske, il y a Lapsus et Suske, tu saisis ?

    • Je découvre un championnat sportif qui m’avait jusqu’ici échappé :

      « Il y a une dizaine d’années déjà, il nous avait aidés avec un chèque pour le championnat de France de karting des prêtres », raconte l’abbé Pierre Amar.

    • Vincent Bolloré, le catholique | Enquête de « La Croix » par Héloïse de Neuville et Mikael Corre (12/11/2021)

      Le grand patron est surtout « sincèrement inquiet » pour la France, selon plusieurs sources qui le disent soucieux d’en freiner la déchristianisation. « Pour lui, une certaine vision de l’homme est aujourd’hui menacée », croit savoir Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui le voit régulièrement (Vincent Bolloré possède un pied-à-terre à Saint-Tropez).

      (…) Le haut fonctionnaire se serait agacé auprès du grand patron que Pascal Praud et ses chroniqueurs parlent sans cesse des problèmes d’insécurité et d’islamisme à Trappes. Vincent Bolloré aurait alors demandé à son présentateur vedette de calmer le jeu. Et quelques semaines plus tard, la chaîne recontactait la préfecture avec comme projet de mettre en valeur des « initiatives positives » du territoire, si possible chrétiennes, et de retransmettre la messe de Noël. Un projet validé par le diocèse de Versailles.

      Mais Vincent Bolloré ne peut pas tout gérer en direct. Pour le seconder sur certains sujets, il s’est adjoint les services d’un chapelain : l’abbé Gabriel Grimaud. Ce prêtre atypique, ordonné en1977, est d’abord passé par plusieurs paroisses parisiennes avant de devenir aumônier dans l’enseignement scolaire, notamment à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur à Saint-Denis(2000-2021). Réputé bon prêcheur, il cultive la discrétion. Il n’a pas répondu à La Croix L’Hebdo et refuse toute interview, mais laisse courir sa plume sous divers pseudonymes (Défendente Génolini, Alexamenos…) dans plusieurs titres catholiques, dont ceux de Vincent Bolloré.

      (…) Ce goût pour la piété apparaît parfois loin de l’actualité. La liste des dernières émissions d’« En quête d’Esprit » en dit quelque chose. 19 septembre : « Comment sauver les églises de France. » 29 septembre : « Les anges sont-ils de retour ? » Le 10 octobre, cinq jours après la publication du rapport sur la pédocriminalité dans l’Église, l’émission est intégralement consacrée au film Fatima .

      Aucune mention de ce qui secoue alors les catholiques français. « Notre silence est-il un déni ?, s’interroge dix jours plus tard le présentateur Aymeric Pourbaix, dans un édito de France catholique intitulé « Se taire ou parler ? ». Non, bien sûr. (…) Parfois même, le silence est une indication à demeurer prudents. Et il est aussi permis de se poser la question, sans pour autant tomber dans le complotisme : quand toutes les ondes tiennent le même discours, qui leur a appris cet hymne à l’unisson ? Ne peut-il y avoir un chef d’orchestre caché, et à quelles fins ? » Et l’émission de spiritualité, tout à la piété, apporte ainsi, et par omission, sa contribution au combat contre-culturel, anti-« politiquement correct », mené plus largement sur CNews.

    • Et dans l’article du Monde :

      Qui a haussé la voix lorsque, en février 2019, il est intervenu pour annuler un projet pourtant déjà validé : l’achat de Grâce à Dieu, un film de François Ozon inspiré de l’affaire Preynat, ce prêtre reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement des enfants pendant vingt ans ?

    • Éric Zemmour escorté en gare de Marseille

      https://www.bfmtv.com/politique/eric-zemmour-escorte-en-gare-de-marseille-devant-les-huees-de-militants-antif

      Le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, qui doit annoncer sa candidature à la présidentielledans les prochains jours, a subi plusieurs déconvenues lors de sa visite à Marseille. Lors de son retour en gare ce samedi, il a été hué par des militants antifascistes et escorté par les CRS jusqu’au train.

      le charlot du chouan de l’île du Loch’ échoue

  • L’auto-entrepreneur : une utopie libérale dans la… – Lien social et Politiques – Érudit
    https://www.erudit.org/fr/revues/lsp/2014-n72-lsp01577/1027211ar
    /fr/revues/lsp/2014-n72-lsp01577/coverpage.jpg

    L’article se propose d’analyser les ressorts qui font passer l’auto-entrepreneuriat d’une utopie administrative et économique – la création d’entreprise sans formalités et sans risques – à une utopie politique et sociale – l’initiative individuelle comme pilier de l’ordre social. Il mobilise une enquête (par archives et entretiens) portant sur la genèse de ce régime dérogatoire de création d’entreprise mis en place en 2009, qui incite les chômeurs à créer leur emploi tout en institutionnalisant plus largement le cumul des revenus pour tous. L’article met en lumière la présentation de ce dispositif comme instrument de libération du travail, contre les ordres régulés du salariat et de l’artisanat. Il analyse ensuite une justification majeure de cette croisade contre les réglementations du marché du travail : la lutte contre l’exclusion. Les règles sont en effet présentées comme desservant les plus démunis socialement, et le libéralisme entrepreneurial prend alors les atours d’une « troisième voie », fédératrice d’intérêts variés, dans le champ politique et hors de ce champ.

  • La 5e vague est-elle 10 fois plus dangereuse que les précédentes pour les non-vaccinés ?

    Résumé : A incidence égale, la vaccination divise par 10 les hospitalisations. Comme on ne prend aucune mesure drastique tant qu’il y a des lits, cela permet de « supporter » une incidence 10 fois plus forte. Cela multiplie par 10 les risques pour les non vaccinés.

    NOTE : Ce document est une ébauche, car je ne connais pas précisément l’effet du vaccin sur les différents risques (infection, transmission, hospitalisation, décès) en fonction du nombre de doses et de l’ancienneté de la dernière dose reçue. Je suppose aussi que le risque est proportionnel au taux d’incidence.

    Les taux d’incidence sont repartis à la hausse, lentement comme toute exponentielle qui démarre. Mais il est à craindre que ce soit sûrement. Les autorités ne semblent pas s’inquiéter outre-mesure et comptent manifestement sur notre taux élevé de vaccination pour contenir l’épidémie pendant cette 5e vague. De fait, si les 75% de personnes vaccinées suivent correctement leur parcours vaccinal, 3e dose comprise, on peut espérer diviser au moins par 10 le nombre d’hospitalisation de ces personnes.

    Il ne faut cependant pas surestimer cet avantage (sans parler des 25% restant). Si on laisse filer les taux d’incidence avec des doublements hebdomadaires comme on a pu le voir par le passé, un facteur 10 correspond à environ 3 semaines d’expansion de la contagion. Si la vaccination est en fait plus efficace et nous donne plutôt une division par 20 des hospitalisations, cela ne fera gagner qu’une semaine de plus, avant d’en arriver à la saturation hospitalière. Par contre, si le doublement se fait en deux semaines, un facteur 10 correspond à 6-7 semaines d’expansion de la contagion.

    Cela correspond précisément à la situation actuelle de la France, avec une croissance de l’incidence de 40% par semaine, selon le Président Macron dans son discours du 9 novembre 2021 [1] (ce qui indique bien une croissance exponentielle, en dépit des dénégations de Gabriel Attal du 26 octobre [2]). Ces 7 semaines de gagnées ne nous auraient pas évité la saturation hospitalière au cours de certaines vagues précédentes.

    Par ailleurs ce gain de temps sur la croissance du nombre d’hospitalisations ne s’applique pas aux adultes non vaccinés.

    La diminution du nombre des hospitalisations bénéficiera aussi de la baisse de la contagion due au vaccin. Mais on sait déjà que cette baisse est très limitée. Le simple fait que les taux d’incidence remontent en dépit d’une vaccination à 75% en est la preuve manifeste.

    Quoi qu’il en soit, on peut s’attendre à ce que les autorités laissent filer la contagion, en restant sous un seuil tolérable de saturation des hôpitaux, comme ce fut fait pour les vagues précédentes, pour deux raisons : la préservation de l’activité économique et l’impopularité croissante des mesures de lutte contre la pandémie, alors que nous sommes en période d’élection.

    En supposant que le nombre de lits disponibles reste le même (ce qui ne semble pas certain selon divers reportages qui annoncent 20% de lits en moins faute de personnel), compte tenu de la proportion d’hospitalisation chez les vaccinés, on peut penser que l’on pourrait atteindre des taux d’incidence 10 à 20 fois plus élevés pour un même nombre d’hospitalisations. Si la politique de contrôle de l’épidémie repose sur le taux d’occupation des lits, comme on peut s’y attendre, il est alors très possible que ces taux d’incidence très élevés soient atteints.

    Pour les personnes vaccinées, cela sera compensé par la protection de la vaccination. Mais pour les personnes non vaccinées, cela correspondra à une épidémie 10 fois plus forte sans aucune protection nouvelle. On peut donc craindre d’avoir le même nombre de victimes que lors des vagues précédentes, mais la plupart d’entre elles (environ 9 sur 10) seraient des personnes non vaccinées.

    Il est aussi possible que, sans monter aussi haut, les taux d’incidence atteints soient très supérieurs aux pics des vagues précédentes, ce qui serait déjà particulièrement grave pour les personnes non vaccinées.

    Cette analyse est bien sûr une estimation sommaire, et devrait être affinée sur la base de chiffres plus précis.

    Il serait aussi utile de comparer cette estimation avec les ordres de grandeurs observés dans les pays vaccinés où les taux d’incidence repartent à la hausse.

    Post-scriptum. Il est possible que cette analyse soit interprétée par les antivax comme montrant que la vaccination a rendu l’épidémie encore plus virulente et meurtrière. Ce serait bien entendu une interprétation absurde. La maladie reste ce qu’elle est, et c’est notre façon de nous protéger qui est en cause.
    Toute personne qui se protège mal, que ce soit en n’étant pas vaccinée, en participant des grandes réunions, en ignorant les gestes barrières ou en portant son masque sous le nez, prend un risque pour elle-même (qui peut être accru par le contexte) et contribue à la contagion. Et c’est dramatique pour tous ceux qui, pour des raisons médicales, ne peuvent bénéficier de la protection vaccinale. Sans oublier que le risque d’apparition de nouveaux variants du virus est proportionnel à la contagion.

    [1] https://www.elysee.fr/front/pdf/elysee-module-18689-fr.pdf
    [2] https://www.vie-publique.fr/discours/282185-gabriel-attal

  • Picasso, séparer l’homme de l’artiste
    https://www.venuslepodcast.com/episodes/picasso,-s%C3%A9parer-l'homme-de-l'artiste

    Cet épisode a mis du temps à arriver, mais c’était le temps nécessaire pour digérer et retranscrire tout ce qu’il y a à dire sur Picasso (enfin presque). Figure du génie par excellence, Picasso est une icône quasi-intouchable, auréolée d’une mythologie qu’il a lui-même entretenue, que des centaines d’expositions et de records en salles de ventes continuent à alimenter. Au-delà de cette figure mythique... Source : Vénus s’épilait-elle la chatte ?

    • Au-delà de cette figure mythique, Picasso était un homme particulièrement violent et misogyne, qui a passé sa vie à écraser les personnes moins puissantes et moins privilégiées que lui. Le caractère destructeur de Picasso est loin d’être limité à sa vie privée, il a au contraire nourri une immense partie de son travail et c’est précisément pour ça qu’il est valorisé. Le cas de Picasso permet de réfléchir sur la façon dont les valeurs virilistes impactent tous les aspects de la culture occidentale, de l’esthétisation des violences sexistes et sexuelles à la fabrique des génies.

      On a parlé de tout ça avec mon invitée Sophie Chauveau, autrice de Picasso, le Minotaure, mais aussi de division sexuée du travail et de charge mentale, de Dora Maar et des artistes que Picasso a brisé·es, d’appropriation culturelle, de subversion et de l’impunité qu’on accorde aux hommes puissants.

      #misogynie #haine #violences_masculine #grand_homme #masculinité #virilité #art #amour #hétérosexualité #picasso #violophilie #boys_club #male_alphisme #homophobie #pédocriminalité #malegaze #sadisme #proxenetisme #viol #pédoviol #appropriation_culturelle

      La nature existe pour que nous puissions la violer

      Picasso

      Apollinaire s’est fait connaitre en écrivant sur Picasso, le geni et la notoriété en histoire de l’art ce sont des hommes qui écrivent leur admiration pour d’autres hommes. Plus tard Clouzot fera pareil avec « Le mystère Picasso » - le film est déclaré tresor national et il est toujours encensé.

      Paul Eluard offrit sa femme à Picasso en signe d’admiration- Picasso l’appelait (Paul) Madame Picasso pour marqué sa soumission à lui et le dévalorisé par le marqueur du féminin.

      Max Jacob vivait pendant un moment avec Picasso - les deux étaient en galère sauf que Max Jacob travaillait pour entretenir Picasso dont il était amoureux et le laisser peindre. Pendant la seconde guerre Max Jacob est déporté et Picasso qui aurait pu lui sauvé la vie a refusé de l’aider et l’a laisser mourir.

      Au moment ou il se met en couple avec Thérèse Walter qui à 17 ans il s’identifie au Minotaure et en fait l’image du violeur ( alors que c’est un monstre devoreur d’enfant et non violeur à l’origine) et il se représente en violeur - il y a plus de 50 oeuvres de Picasso intitulée le viol.

      L’intelligence de Dora Marre était un défi pour lui et il s’est employé à la brisé et la soumettre aussi bien psychologiquement, artistiquement et socialement. Il la battait jusqu’à évanouissement - c’est la série des femmes qui pleurent. Cette série est une sublimation des violences misogynes. Lassé de sa victime il la confie à Lacan qui la fait interné et subir des électrochocs. Après elle est entrée au couvent et à disparu.

      Il a remplacé Dora Marre par Françoise Gillot et lui a fait du chantage pour qu’elle vive avec lui, lui fasse deux enfants et mette sa carrière en suspend pour le servir et lui permettre de travailler 18h par jour sur ses oeuvre. Au moment ou Françoise Gillot devait accouché il a refusé qu’on l’hospitalise car il n’avait pas que ca à faire. A chaque fois qu’il détruisait une femme il y puisait une nouvelle inspiration. Les femmes lui servaient de servantes et d’objet à détruire pour y puiser l’art qui fera tant rêver les autres hommes.

      Picasso « fit cadeau » à un ami de deux jeunes filles mineurs dont il à voler les papiers d’identité. Il etait applaudit pour cela.

      L’idée que l’art est subversif est faux, la subversion est en fait l’exercice déchainé de la domination.

      Pour son interet sur l’art africain et précolombien, il est purement formel et jamais il ne s’est interessé à d’autres, autres cultures, autres personnes, tout est uniquement tourné vers son ego.

      après les centaines et les centaines d’expo sur Picasso, avec des approche toutes plus variées pour faire valoir son oeuvre et son geni, il est temps de montrer comment son oeuvre exprime ses crimes. Ses tableaux vendus des millions sont des trophées de viols de femmes et de mineures, de passages à tabac de femmes et de mineures, et on adore toujours ca comme du grand arts.

  • Picasso, séparer l’homme de l’artiste
    https://www.venuslepodcast.com/episodes/picasso%2C-s%C3%A9parer-l'homme-de-l'artiste

    Cet épisode a mis du temps à arriver, mais c’était le temps nécessaire pour digérer et retranscrire tout ce qu’il y a à dire sur Picasso (enfin presque). Figure du génie par excellence, Picasso est une icône quasi-intouchable, auréolée d’une mythologie qu’il a lui-même entretenue, que des centaines d’expositions et de records en salles de ventes continuent à alimenter. Au-delà de cette figure mythique... Source : Vénus s’épilait-elle la chatte ?

  • Une manifestation dénonce les agissements de Picasso envers les femmes
    https://arts.konbini.com/peinture/une-manifestation-denonce-les-agissements-de-picasso-envers-les-femmes


    L’action silencieuse a eu lieu au Musée Picasso de Barcelone, dans le cadre d’un cours sur l’art féministe.

    « Picasso, agresseur de femmes » ; « Picasso, l’ombre de Dora Maar » ou encore « Picasso, Barbe bleue ». C’est avec ces inscriptions sur le dos qu’un groupe d’élèves en école d’art s’est rendu au Musée Picasso de Barcelone en compagnie de leur professeure, l’artiste Maria Llopis.

    Dans le cadre de son cours sur l’art féministe, la professeure a mis en place une action silencieuse visant « à s’exprimer. À parler de ce qui s’est vraiment passé. À dire la vérité à propos des nombreuses artistes femmes qui ne peuvent pas développer leur créativité », telle qu’elle l’a expliqué à Artnet.

    L’action silencieuse menée par les élèves de Maria Llopis, le 27 mai 2021 au Musée Picasso de Barcelone. (© Ismael Llopis)

    Le groupe a ainsi rappelé ce qui est souvent occulté lorsqu’on parle du « monstre sacré » qu’est devenu Pablo Picasso dans l’histoire de l’art : son attitude détestable envers les femmes et son ombre envahissante au-dessus de celles qui finissaient par être considérées comme de simples « muses ». Sa petite-fille écrivait qu’il « vidait les femmes de leur essence » avant « de les jeter ».

    C’est pour cela que le nom de Dora Maar revient sur les T-shirts du groupe manifestant. Photographe et peintre surréaliste de talent, l’artiste a longtemps vu son nom accolé à celui de Picasso (son compagnon pendant huit ans – sur 89 ans de vie, pas de quoi fouetter un chat en somme) sans que son travail ne soit reconnu. Ce n’est qu’en 2019 qu’une première grande rétrospective est enfin organisée en son honneur, au Centre Pompidou de Paris.

    L’action silencieuse menée par les élèves de Maria Llopis, le 27 mai 2021 au Musée Picasso de Barcelone. (© Ismael Llopis)
    Pas d’égalité au musée

    Le chemin vers l’égalité de la représentativité des artistes femmes (mais pas des modèles féminins, notamment nus) dans les collections muséales demeure cependant très lent. En 2018, l’exposition « Les femmes artistes sortent de leur réserve » détaillait les chiffres suivants concernant la France : « Sur un total de 464 329 notices, de près de 35 000 artistes, les [artistes femmes] sont au nombre de 2 082, avec 19 651 œuvres. Elles représentent donc 5,9 % des artistes de la base de données, avec 4,2 % du nombre d’œuvres. »

    « Les femmes doivent-elles être nues pour entrer au Met Museum ? Moins de 4 % des artistes des sections d’art moderne sont des femmes, mais 76 % des nus représentent des femmes. » 2012 (© Guerilla Girls)

    Maria Llopis déclare vouloir « encourager le Musée Picasso à regarder en face cette réalité et mettre en place des expositions sur le sujet ». Le directeur du Musée Picasso, Emmanuel Guigon, a quant à lui affirmé à Artnet trouver « génial que les gens s’expriment au musée. [C’est là] où les débats devraient avoir lieu ».

    L’équipe du musée a également indiqué qu’une conférence sur le thème « Picasso vu depuis une perspective de genre » devrait bientôt voir le jour. Les seuls éléments concrets qui ressortent donc pour l’instant de cette action sont les menaces de mort reçues par Maria Llopis, ainsi que la désactivation de son compte par Instagram.

    #picasso #misogynie #violences_sexuelles #violences_physiques #harcelement #haine #invisibilisation #femmes #historicisation #art #féminisme

    • Sur le Devoir c’est la quadrature du cercle :

      Un Picasso à la fois machiste et « woke » au MNBAQ

      https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/611784/arts-visuels-un-picasso-a-la-fois-machiste-et-i-woke-i-au-mnbaq

      Voici une exposition qui parle du rapport de Picasso au corps, mais qui oscille entre une vision négative et une vision positive de l’artiste. Fut-il un monstre qui a autant voulu violenter le corps des femmes dans la vie que dans ses œuvres — adéquation très simpliste —, ou bien un visionnaire d’un monde à changer ? Car c’est aussi cela qu’on pourra conclure en visitant la même expo. Un exemple : après avoir vu les œuvres de Picasso, le visiteur aboutit dans une deuxième exposition — intitulée Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle (voir l’encadré) —, volet où l’on présente l’artiste espagnol comme ayant eu « une grande ténacité à déconstruire les canons esthétiques ». Ce qui est vrai.

      L’œuvre de Picasso a défié les canons de la représentation académique du nu féminin et masculin. On se demandera d’ailleurs pourquoi les commissaires de l’expo n’ont pas montré des exemples de tableaux de nus académiques de la fin du XIXe siècle afin de souligner la contestation majeure de ce modèle par la démarche de Picasso. Celui-ci a favorisé l’esthétique de l’art primitif — dans un sens positif du terme —, celui des arts ibérique, africain ou océanien, arts purs n’ayant pas été contaminés par les valeurs occidentales. Mais ce n’est pas tout. Le catalogue — bien mieux que l’expo — souligne l’intérêt de la démarche de Picasso pour des figures androgynes, sujets peu discutés à ce jour. Même le tableau Les demoiselles d’Avignon (1907), exhibant des prostituées, n’incarnerait plus les codes de la féminité fragile et soumise, mais d’une certaine manière des figures fortes aux allures masculines.

      Voici que les violeurs et les féminicides deviennent des visionnaires qui montrent ce que la société devrait changé. C’est ce que raconte « Landru, précurseur du féminisme » un livre parodique contrairement à cet article pondu par un couillon de phallophore alias Nicolas Mavrikakis. Nicolas Mavrikakis qui pique le boulot de centaines de milliers de femmes plus pértinnantes que lui et qui voudraient bien être payés et publiées.
      Et le fait que Picasso montrait des femmes « fortes » n’a rien de féministe ni de progressiste et je compte pas les misogynes qui parlent de la force des femmes qui dominent la société. Le fait de dire que la force rend les femmes viriles c’est aussi un beau renforcement de clichés misogynes et le faire avec un pseudo discours féministe c’est le comble du cynisme.

  • Artiste et compagne de Picasso : Françoise Gilot, de l’inspiration à l’émancipation
    https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/artiste-et-compagne-de-picasso-francoise-gilot-de-linspiration-

    Pour fêter le centième anniversaire de la naissance de Françoise Gilot, Elisa Farran, la directrice du musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence, a choisi d’insister sur sa carrière de peintre avant son départ pour les États-Unis plutôt que sur sa vie auprès de Picasso. La révélation d’une belle production inspirée par Picasso mais qui s’émancipe peu à peu. À découvrir jusqu’au 23 décembre.
    Auprès de Picasso

    • C’est une bonne chose d’exposé enfin les oeuvres de Françoise Gilot, mais le faire en effaçant les violences que Picasso lui a infligé c’est révoltant. Sur le lien aucune informations sur les exactions que Picasso à commises contre Françoise Gilot ne sont évoquées. J’aurais titré « Artiste et victime des violences de Picasso » afin de montré comment ce #grand_homme a voulu brisé son ex-compagne. C’est comprehensible qu’on ait que les oeuvres de la période française de Françoise Gilot puisque Picasso a veillé à ce qu’elle soit interdite d’exposition sur l’héxagone. Son tortionnaire à réussi son coup. Elle est présenté comme sous l’influence de Picasso alors qu’il est tout aussi possible de présenté cette période en mettant en valeur ce que Picasso à pris chez elle et comment les violences qu’il a commises contre elle se reflètent dans son œuvre.
      #historicisation #révisionnisme #mâle_gaze #violences_masculines #art #femmes

  • #Pantin et #Aubervilliers, le mur de la honte

    « #Mur de la honte » : A Pantin & Aubervilliers, le mur bouchant un tunnel visant à empêcher les consommateurs de crack d’aller de #Paris vers la #Seine-Saint-Denis suscite « colère » et « écœurement » des riverains qui réclament une solution pérenne pour aider les toxicomanes

    https://twitter.com/afpfr/status/1442481048395272192

    #murs_intra-urbains #murs #barrières #toxicomanie #drogue #France #mur_de_la_honte

  • « Par définition, il n’y a pas de flux irréguliers de demandeurs d’asile » | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/definition-ny-a-de-flux-irreguliers-de-demandeurs-dasile/00100199

    #flux_migratoires_irréguliers #gisti #fabrique_de_l'opinion #mensonge_d'état

    Entretien « Par définition, il n’y a pas de flux irréguliers de demandeurs d’asile »
    Jean-Pierre Alaux Juriste, Membre du Gisti, anciennement chargé de l’asile.

    Après la prise de Kaboul par les talibans, Emmanuel Macron appelait à « anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants ». En réaction à ces propos, Jean-Pierre Alaux, juriste et membre du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), revient sur les voies légales actuelles en matière d’accueil des réfugiés afghans.

    Anciennement en charge de l’asile auprès de l’organisation, qui appelle à l’ouverture de nouvelles voies légales et effectives d’accès à la France pour la protection des Afghanes et Afghans victimes de persécutions, il déplore le manque de solidarité des pays occidentaux. Et rappelle que les signataires de la Convention de Genève, dont fait partie la France, se doivent d’accueillir les réfugiés qui entrent sur leur territoire.

    Face à la situation en Afghanistan, que peut faire la France ?

    Je dirais plutôt « que doit faire la France ? ». En effet, l’Hexagone se doit d’appliquer la Convention de Genève de 1951, tout comme les autres pays signataires. Il s’agit du texte fondateur international en matière de droit d’asile, dont le grand prêtre est le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Cette convention définit ce qu’est un réfugié, quels sont ses droits et quelles sont les obligations des Etats signataires à son égard.

    L’article 1 stipule qu’un réfugié est une personne qui est persécutée, ou qui craint de l’être, et qui, en raison de cette crainte, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité. Autre élément fondamental de la convention, spécifié dans l’article 31 : un pays ne peut pas appliquer de sanction aux réfugiés du fait de l’entrée sur son territoire sans autorisation. Les réfugiés ont ainsi le droit, garanti par l’ONU, de traverser les frontières sans y être autorisés au préalable. Enfin, l’article 31 dit également qu’il n’est pas question pour les Etats signataires de renvoyer les réfugiés dans leur pays d’origine.

    Il est important de noter que, pour la convention, un réfugié ne se limite pas à ceux qui ont obtenu le statut de réfugié, mais comprend également ceux qui visent la protection du statut de réfugié.

    Comment réagissez-vous au discours d’Emmanuel Macron, quand il parle de « flux migratoires irréguliers vers l’Europe » ?

    J’ai été scandalisé. Tout simplement car, par définition, il n’y a pas de flux irréguliers de demandeurs d’asile. C’est le droit qui le dit. Un Afghan qui traverse un certain nombre de pays franchit plusieurs frontières, et arrive en France par exemple, n’est pas du tout un « flux irrégulier », puisque la Convention de Genève, que la France a signée, dit que les demandeurs de protection internationale ont la particularité unique, par rapport aux autres types de migrants, de pouvoir se déplacer sans autorisation, et donc de ne pas être en situation irrégulière lors de ce déplacement. Et ça, Emmanuel Macron le sait parfaitement. Il ment en connaissance de cause.

    En France, où en est-on en matière d’asile ? Le statut de réfugié est-il facilement accordé ?

    Non, ce n’est pas du tout un statut facilement accordé. Globalement, en France, on tourne autour de 20 % de décisions positives, si on additionne les demandes de protection internationale faites auprès de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra)1 et de la Cour nationale du droit d’asile (Cnda), l’instance d’appel après les éventuels rejets de l’Ofpra.

    Ensuite, et c’est important à savoir, depuis une dizaine d’années, il y a deux statuts selon les règles européennes : le statut de réfugié – qui est le statut historique et est interprété comme devant s’appliquer aux personnes qui sont personnellement visées par des persécutions ou des risques de persécutions – et la protection subsidiaire.

    La protection subsidiaire, inventée par l’Union européenne (UE), s’applique aux personnes qui ne sont pas en mesure d’établir qu’elles sont personnellement visées par des risques, mais qui viennent de pays où « tout est dangereux », c’est-à-dire que la situation est dangereuse pour tout le monde, et que ça pourrait donc « leur tomber sur la tête » à tout moment.

    Il y a une grande différence entre ces deux statuts. Le premier donne droit à une carte valable dix ans, renouvelable à l’infini. Le deuxième, lui, se traduit par l’attribution d’une carte de séjour « vie privée et familiale », d’une année de validité, et renouvelable. La protection subsidiaire est donc un statut beaucoup plus précaire que le statut de réfugié, et a de nombreux inconvénients. Par exemple, quelle banque accorderait un emprunt à quelqu’un qui n’a pas la certitude de pouvoir reste plus d’un an sur le territoire ? De plus, théoriquement, si la situation dans le pays d’origine redevenait idyllique, la carte de séjour peut être retirée.

    A partir du moment où l’Europe a inventé un statut plus précaire que le statut de réfugié, petit à petit, et de manière assez prévisible, c’est ce statut qui a été le plus accordé. Aujourd’hui, en France, 60 % à 70 % des Afghans auxquels on donne une réponse positive reçoivent la protection subsidiaire, et c’est donc une minorité d’entre eux qui bénéficient du statut de réfugié. C’était l’inverse il y a encore cinq ans.

    Néanmoins, et il faut le préciser, la France a renvoyé bien moins de personnes en Afghanistan que le Danemark ou l’Allemagne, et se trouve parmi les pays qui en a le moins renvoyé, alors même que les Afghans étaient parmi les premiers demandeurs d’asile en 2020.

    La France peut-elle « choisir ses migrants » ?

    La France peut choisir ses migrants, sauf, justement, pour les réfugiés. Dans la mesure où quelqu’un, d’où qu’il vienne, déclare avoir été persécuté, ou affirme risquer de l’être, la France est dans l’obligation d’accepter cette personne réfugiée. Néanmoins, il existe une particularité européenne, qui constitue un nouvel obstacle : le système de Dublin.

    Celui-ci ne s’oppose pas à la Convention de Genève, mais il impose que le seul pays habilité à examiner une demande d’asile soit le pays par où la personne demandeuse d’asile est entrée dans l’UE. En pratique, il s’agit souvent du premier pays où la personne a été contrôlée par la police, et où son empreinte digitale a été prise.

    Par la suite, si cette personne demande l’asile dans un autre pays, elle sera renvoyée dans ce premier pays. C’est pourquoi les pays européens en bordure de l’UE, comme l’Italie ou la Grèce, protestent contre l’absence de solidarité des autres Etats, argumentant que leur position géographique ne devrait pas impliquer une telle différence dans la prise en charge des demandeurs d’asile.

    Par le passé, comment l’Europe et la France avaient-elles réagi lors de crises similaires ?

    A l’origine, dans les années 1950, il n’y avait pas l’UE, mais la plupart des réfugiés étaient reconnus à partir de ce que le UNHCR appelait le prima facie. Selon ce principe, toute personne qui venait d’un pays secoué par des violences manifestes, ou qui faisait partie d’une minorité qui était persécutée, pouvait obtenir le statut de réfugié, à la seule condition de prouver son appartenance à ce pays ou à cette minorité. Il n’était pas nécessaire de raconter des histoires individuelles.

    Le statut prima facie s’est appliqué aux ressortissants de l’Europe de l’Est au temps du rideau de fer. Il suffisait alors de prouver que vous étiez Hongrois, par exemple, et vous receviez le statut. C’est également ce qu’il s’est passé dans les années 1970 : sous la pression, les pays occidentaux ont décidé d’accueillir les réfugiés du sud-est asiatique (Vietnamiens, Cambodgiens, Laotiens) qui prenaient la mer, à la seule condition de prouver leur nationalité.

    Néanmoins, il faut préciser qu’il s’agissait à l’époque essentiellement de réfugiés qui appartenaient à une couche sociale bien supérieure à celle des réfugiés actuels. Les demandeurs d’asile étaient des intellectuels, des artistes, voire des militants syndicaux. Du coup, il y avait une sorte de conjugaison entre les convictions humanitaires et les facilités d’intégration dans nos sociétés.

    De plus, cette « sélection sociale » faisait qu’ils étaient peu nombreux. Aujourd’hui, les demandeurs d’asile afghans sont principalement issus de couches populaires, d’origine paysanne ou de très petits commerçants de provinces éloignées de Kaboul. Fatalement, ces personnes sont plus nombreuses que les élites.

    De manière générale, on est actuellement face à une Europe très peu généreuse. Emmanuel Macron, Angela Merkel et les pays occidentaux appliquent la même vieille philosophie de classe que celle du temps du rideau de fer : ils sont prêts à accueillir et protéger les artistes, les intellectuels, les professeurs d’université et les défenseurs de droits humains, mais à laisser sans protection les paysans, les petits artisans...

    Qu’en est-il des autres pays, tels les Etats-Unis ou le Canada ?

    Les Etats-Unis ont des paroles relativement tolérantes en ce moment, et sont plutôt décontractés, car ils savent qu’ils ne recevront qu’une très petite minorité du flux afghan, du fait de leur position géographique. Ils feront donc avec. Mais je suis méfiant, car ce dernier mois, Joe Biden est en train de revenir à la politique de Donald Trump à la frontière mexicaine.

    Le Canada prévoit d’accueillir 20 000 réfugiés. Néanmoins, ça fait très longtemps que le pays applique une politique d’acceptation sur dossier, afin que les qualifications des personnes admises dans le pays correspondent aux besoins du marché de l’emploi du moment. La protection est donc donnée à condition que ça leur serve à quelque chose. Le Royaume-Uni prévoit de faire pareil sur une période de quatre ou cinq ans, et d’accepter principalement les personnes qualifiées ou formées.

    De manière générale, le bilan est le même : les individus qui courent des risques dans le monde sont de plus en plus nombreux, mais le premier réflexe des pays occidentaux est de déclarer vouloir se protéger avant de protéger les Afghans eux-mêmes. Il n’y a aucun pays qui se démarque réellement pour sa solidarité.

    Note 1.22 % de réponse positive de l’Ofpra en 2018, 15 % en 2020.

    Propos recueillis par Margot Vermeylen

  • « #Délit_de_solidarité » : nouveau procès en appel d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne [Alerte presse Emmaüs France/Anafé]

    Le 15 septembre 2021, #Loïc comparaîtra de nouveau devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, poursuivi pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.

    Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience se tiendra le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence.

    Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ».

    Alors que la cour d’appel de Grenoble vient de relaxer, le 9 septembre dernier, les 7 personnes solidaires dites, les « 7 de Briançon », également poursuivies pour « délit de solidarité », l’Anafé et Emmaüs France appellent à la relaxe de Loïc et à la fin de toutes les poursuites engagées contre des militant.e.s solidaires pour aide à l’entrée sur le territoire.

    Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s. La solidarité n’est pas un délit !

    Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews.

    Complément d’information

    Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

    À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

    Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

    Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. La Cour a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui se tiendra le 15 septembre 2021.

    Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

    http://www.anafe.org/spip.php?article606=
    #asile #migrations #réfugiés #solidarité #justice (well...) #Italie #France #frontière_sud-alpine

    –—

    Un fil de discussion datant de 2019 autour de l’affaire "Loïc" :
    https://seenthis.net/messages/771987

    • Sans même parler de l’ignominie de ces « législations », l’énergie mise par l’Etat et son appareil judiciaire pour les appliquer me stupéfie.

    • « #Délit_de_solidarité » : nouvelle #condamnation d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne

      Le 3 novembre 2021, #Loïc a de nouveau été condamné par la #cour_d’appel d’#Aix-en-Provence pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.

      Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience s’est tenue le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence.

      Ce 3 novembre 2021, la cour d’appel a donc de nouveau condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « délit de solidarité ». Or, rien dans le dossier ne fait état de l’identité précise de la personne qui avait été arrêtée avec Loïc et aucun élément de l’enquête n’a permis de révéler la situation administrative de cette personne (demandeuse d’asile, avec ou sans titre de séjour).

      C’est donc sans aucun élément matériel permettant de savoir si la personne était ou non « étrangère en situation irrégulière » que la cour d’appel s’est une nouvelle fois exprimée dans cette affaire. Loïc et son avocat ont donc décidé de former un nouveau pourvoi en cassation contre cette condamnation pénale.

      Emmaüs France et l’Anafé soutiennent leur militant dans cette démarche. Nos associations appellent le législateur à mettre enfin un terme à ce délit et les autorités judiciaires à cesser les pressions à l’encontre des personnes solidaires des exilé.e.s.

      Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s.

      La solidarité n’est pas un délit !

      *
      Complément d’information

      Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

      À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

      Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

      Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ». La Cour a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui s’est tenu le 15 septembre 2021.

      Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

      http://www.anafe.org/spip.php?article612
      #frontières #solidarité #migrations #réfugiés #asile

  • « On l’a en travers de la gorge » : la grande désillusion des fabricants de masques français | LCI
    https://www.lci.fr/societe/video-masques-un-fabricant-francais-appelle-a-l-aide-2196902.html

    Lancée au plus fort de la pandémie, cette production 100% française voit ses clients lui tourner le dos. Hôpitaux ou collectivités optent pour la concurrence chinoise. Selon le syndicat du secteur, plus de 95 % des masques achetés viennent aujourd’hui d’Asie. « S’il n’y a pas de changement dans les appels d’offre publics, nous allons devoir arrêter les lignes de production par manque de débouchés », affirme le syndicat des Fabricants français de masques (F2M), qui regroupe la moitié de la trentaine de sociétés qui se sont mises à fabriquer dans l’urgence des masques chirurgicaux ou FFP2 au début de la crise sanitaire. « Si la production française n’est pas soutenue, que se passera-t-il en cas de nouvelle maladie infectieuse à risque épidémique ? », s’interroge-t-il encore auprès de l’AFP.

    Alors tu vois coco, pour économiser quelques centaines d’euros par an, on va te détruire tout un outil industriel essentiel en cas de pandémie. Parce que tu comprends, le truc qui coûte déjà pas bien cher mais qui est très utile, c’est 5 fois moins cher de l’acheter puis de le faire venir de l’autre bout de la planète... Et c’est là que tu te poses des questions sur les mécanismes de formation des prix, et en particulier de celui du transport.

  • Série Le projet Nellie Bly - Axelle Mag
    https://www.axellemag.be/serie/le-projet-nellie-bly

    Le #projet_Nellie_Bly, développé par #axelle, souhaite outiller les journalistes, les étudiant·es et toutes les personnes intéressées par le traitement médiatique des #violences_envers_les_femmes.

    Comment raconter les multiples violences dont les femmes sont victimes ?
    Quel vocabulaire, quelles pratiques, entre journalistes, avec associations de terrain, avec les femmes ?
    Comment mettre un terme à la maltraitance médiatique des violences envers les femmes et comment utiliser, enfin, des mots justes ?

    Femmes journalistes face au #sexisme

    https://soundcloud.com/axellemag/femmes-journalistes-face-au-sexisme

    Le premier webinaire, « Vie ma vie de femme journaliste », organisé dans le cadre du projet Nellie Bly, a été préparé et animé par Camille Wernaers, journaliste et formatrice à axelle magazine, le 27 avril 2021.

    Nous y interrogeons le sexisme que subissent de nombreuses femmes journalistes, les stratégies qu’elles ont trouvé pour y faire face ... et pour le pulvériser. Deux femmes passionnantes dressent pour nous des constats et pointent des outils de résistance précieux. #pulvériser_le_sexisme

    Nos invitées sont :
    • Lise Ménalque, doctorante à l’Université Libre de Bruxelles et assistante à l’école universitaire de journalisme de Bruxelles. Elle travaille sur les #rapports_sociaux_de_genre dans les processus de #féminisation de la profession de journaliste en Belgique francophone.
    • Sarah Frères, journaliste, spécialiste des thématiques Nord-Sud et des migrations. Elle travaille pour le magazine Imagine Demain le monde.

  • Nulle Part Ailleurs - Les meilleurs lives (env 60 vidéos)
    https://www.mowno.com/articles/playlists-zoom/nulle-part-ailleurs-meilleurs-lives

    toute notre enfance/ado avec ma sœur, des centaines de live audacieux dans une émission quotidienne, en plein prime time, c’est vrai que c’était déjà pas courant, et encore moins maintenant (maintenant ya youtube, mais ça force pas pareil à écouter des trucs vraiment inconnus)

    Nulle Part Ailleurs allait ainsi durer quatorze ans et chaque jour, pendant son heure et demie d’antenne, un créneau tout particulier était attendu par des mélomanes alors peu conscients de vivre l’exception. En effet, comme jamais auparavant, nos musiques – le plus souvent bruyantes et spécialisées – bénéficiaient d’une diffusion à heure de grande écoute. Sur l’invitation de Stephane Saunier, programmateur d’alors, un nombre incalculable de groupes qui ne se produiront ensuite plus jamais en live à la télé française, défilaient le soir sur le plateau de Nulle Part Ailleurs. Qu’ils viennent de l’étranger (At The Drive In, Grandaddy, Rancid, Beastie Boys, Chokebore, Jesus Lizard, Helmet…) comme de France (Burning Heads, Les Thugs, Sloy, Prohibition…), souvent avant même de devenir des mythes, tous avaient ainsi le droit de perturber les diners familiaux, pour notre plus grand bonheur, et au grand désarroi de parents médusés. Histoire de remuer le passé, et de le comparer au passage avec un présent télévisuel totalement débarrassé de prise de position artistique, on vous liste ci-dessous les lives de l’émission les plus improbables au regard de ce que la télévision nous offre aujourd’hui.

    #musique #Nulle_Part_Ailleurs #live #rap #rock #années_90

  • Les mérites de l’exemplarité
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Les-merites-de-l-exemplarite

    Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… Alors que la situation sanitaire qui s’impose à nous depuis plus d’un an requiert des changements de comportement importants et que changer est difficile (même quand les efforts demandés sont moindres, c’est en soi un effort que d’acquérir de nouvelles habitudes), les personnes qui prétendent la gérer nous imposent le spectacle de leur incapacité à adopter elles-mêmes les comportements auxquels elles nous contraignent avec plus d’autoritarisme que jamais.

    #politique #exemplarité #santé #pédagogie #morale #Aude_Vidal

    • Paragraphe génial:

      En s’accordant des passe-droits aux règles sanitaires, ceux qui prétendent nous gouverner ne font pas que normaliser leur non-respect aux yeux de chacun·e, ils rendent en outre désirable le fait de les outrepasser. Car la course à la distinction est féroce et si ne pas respecter des procédures de réduction des risques est perçu comme un privilège, alors ce non-respect gagne en prestige (quand bien même dans un monde idéal il devrait signaler un incivisme et une bêtise crasseuses) et devient une manière d’affirmer un statut social élevé… ou dont on aimerait qu’il le fût. C’est ce qui peut arriver de pire à la mobilisation générale pour la sauvegarde d’un bien commun, faire des entorses un signe extérieur de prestige.

    • Tiens, j’en ai une bien bonne.
      Comme j’ai refusé l’invitation de me rendre à un cabaret d’une centaine de personnes avec concerts et banquets dans une ferme des environs de Toulouse, j’ai le droit à un cuisant « Comme toi tu as peur tu n’es pas allée au cabaret, alors que moi je n’ai pas peur, j’y suis allé. » Cela revient à un affrontement stupide et soldatesque masculiniste, puisque pour combattre l’adversaire (rappelle toi que nous sommes en guerre) il faut bien sûr « être téméraire » et non pas peureux ou peureuse. Combattre ainsi, sans peur et sans reproche en jouant à celui qui sera le plus viril, pour démontrer et s’assurer d’être un homme, un vrai, celui qui va au front et porte le masque sur l’oreille. Or, confondre un virus (qui tue surtout les hommes) avec un adversaire simiesque en lui faisant le coup du « j’ai pas peur » et je te le montre en frappant sur ma poitrine pour te faire fuir Oh grand méchant virus c’est juste pitoyable. Du coup je trouve excellent le paragraphe sur les couilles de macron le gorille.

    • Oui mais … tu sais que l’on se pose toujours la question du « Pourquoi les pauvres votent à droite » et donc celles également sous tendues par cette société de compétition individuelle seraient de l’ordre de « Pourquoi toutes les femmes ne sont pas féministes ? » ou « Pourquoi les dominés adoptent les comportements des dominants ? »
      et donc « Comment la fraternité viriliste des dominants va faire perdurer le covid dans toute la société ? »
      #culture_covid

  • Le mythe participatif de la Smart city et de sa #Surveillance
    https://www.laquadrature.net/2021/06/11/le-mythe-participatif-de-la-smart-city-et-de-sa-surveillance

    La smart city en fait rêver certains. Les ingénieurs qui la convoitent parlent dorénavant d’une « citoyenneté augmentée ». Ce nouveau concept de la ville connectée et sûre aspire à ce que « les civic tech transforment le…

    #général

  • « Je trouve qu’on a une idée super industrielle des sites personnels.

    On a en tête de performer en audience, on veut avoir une ligne éditoriale et une cadence de publication défini…

    Cette façon de penser s’est petit à petit installée comme une norme.

    À tel point que l’on voit des personnes qui bloggent par pur hobby abandonner, parce qu’elles n’ont pas assez d’audience ou qu’elles n’arrivent pas à publier régulièrement.

    Et c’est dommage, parce que cette façon de penser on l’a hérité du web commercial et industriel. »

    https://serveur410.com/ton-coin-de-web-tattends

    Un éloge du site Web perso. Plein d’idées personnelles avec lesquelles vous ne serez pas forcément d’accord mais ce n’est pas grave, c’est le but.

  • Facebook expose les mécaniques d’une campagne de discrédit contre deux vaccins
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/08/11/facebook-demantele-et-analyse-une-campagne-de-discredit-contre-deux-vaccins_

    Le réseau social a publié un rapport détaillant comment une campagne orchestrée fin 2020, selon lui depuis la Russie, a tenté de décrédibiliser les vaccins AstraZeneca et Pfizer-BioNTech.

    Spams, faux documents, création de hashtags, de mèmes ou tentatives de recrutement d’influenceurs… Facebook a publié mardi 10 août un rapport dans lequel le réseau social expose le démantèlement d’une campagne de désinformation. Le document permet de comprendre les mécaniques mises en œuvre en ligne pour interférer dans des débats nationaux sur la vaccination dans de nombreux pays, comme aux Etats-Unis, en Inde, en France ou au Brésil.

    Les campagnes en ligne visaient à discréditer les vaccins AstraZeneca et Pfizer-BioNTech contre le Covid-19. Menées à partir de novembre 2020, elles ont été repérées en mai 2021 par des influenceurs français et allemands. Elles ont été orchestrées par une agence de marketing d’influence en ligne appelée Fazze, basée au Royaume-Uni, mais Facebook affirme, sans expliquer comment ils sont arrivés à cette conclusion, que cette opération a été lancée « depuis la Russie ».

    Une première campagne de désinformation est menée entre novembre et décembre 2020 : elle consiste alors principalement à publier des mèmes et des commentaires grâce à de faux profils Facebook, ceux-ci racontant que le vaccin AstraZeneca « transforme les personnes vaccinées en chimpanzés ». De nombreuses images tirées des films La Planète des singes sont ainsi diffusées et commentées en ligne. « La désinformation n’est pas toujours subtile », relevait ironiquement Ben Nimmo, directeur d’un des services de cybersécurité de Facebook, lors d’une conférence de presse mardi.

    Soixante-cinq comptes Facebook et 243 Instagram ont ainsi été identifiés par l’entreprise, qui estime que leur audience cumulée, située principalement en Inde et en Amérique latine, est de plus de 24 000 personnes. La campagne sur Instagram était « grossière » et « organisée autour d’une poignée de hashtags » comme #AstraZenecakills (AstraZeneca tue), #AstraZenecalies (AstraZeneca ment) ou #StopAstraZeneca, mentionne le rapport, qui considère que ces hashtags n’étaient pas présents sur la plate-forme avant l’opération.

    Des influenceurs donnent l’alerte
    La deuxième phase de l’opération remonte à mai 2021. Fazze s’attaque alors à un autre vaccin, celui de Pfizer, en prétendant que celui-ci entraînerait un fort taux de mortalité. Leurs arguments se basent sur de faux documents fabriqués, prétendument issus du piratage des infrastructures d’AstraZeneca. Fazze les utilise dans des articles trompeurs et des pétitions lancés sur différents forums et réseaux (dont Reddit, Medium, Change.org, Facebook, Instagram, etc.). Ces articles sont ensuite relayés sur les réseaux sociaux par de faux comptes.

    Fazze entre alors en contact avec des influenceurs en leur proposant de diffuser les faux documents à leur audience contre une rémunération de 2 000 euros. C’est à ce moment-là que la campagne est mise au jour grâce au « rôle clé » d’influenceurs venant d’Allemagne puis de France, selon Facebook.

    • le rapport détaillé
      July 2021 Coordinated Inauthentic Behavior Report
      https://about.fb.com/wp-content/uploads/2021/08/July-2021-CIB-Report.pdf

      pour l’origine, il faut se contenter de choses comme celle-ci :

      It originated in Russia and targeted audiences primarily in India, Latin America and, to a much lesser extent, the United States. Our investigation found links between this campaign and Fazze, a subsidiary of a UK-registered marketing firm, whose operations were primarily conducted from Russia. Fazze is now banned from our platform.

      … en plus, ça ne marche pas vraiment…

      The vast majority of this campaign fell flat among the audiences it targeted, with nearly all its Instagram posts receiving zero likes. At the time of this writing, its English-language petition on Change[.]org gained only about 550 signatures, and its Hindi-language petition gained less than 900 signatures. Only the paid influencers’ posts attracted some limited attention. However, this reliance on external influencers became the operation’s undoing— in May, a handful of them exposed the anti-Pfizer efforts.

      … et le démarchage des influences est tellement grossier que c’est uniquement comme ça que FB a l’information. Parce que 243 comptes Instagram et 65 comptes Facebook (je ne prends que les russes) dont les posts ne reçoivent aucun like, je ne vois pas trop comment on pourrait les repérer dans le torrent du flux (ah, c’est vrai, les signaux faibles, toussa, toussa ! ha, ha, ha !) ni quel est l’intérêt de le faire vu l’immense impact…

      Pas comme le compte d’un gugusse avec plusieurs dizaines de millions de followers qui pond des fake news pendant plus de quatre ans, et qui reste indétectable …

      Mais là, c’est bon, on peut être rassuré Facebook veille à la qualité de l’information sur son réseau !

      Bonus : #encore_un_coup_des_Russes !

  • Guadeloupe : le tri des patients Covid en réanimation se fait désormais à partir de 50 ans
    https://www.lavoixdunord.fr/1057833/article/2021-08-17/guadeloupe-le-tri-des-patients-covid-en-reanimation-se-fait-desormais-p

    C’est le cas de ces deux infirmières du CH de Dunkerque, arrivées en Guadeloupe la semaine dernière dernière et qui témoignent de l’extrême dureté de leur travail à l’hôpital de Pointe-à-Pitre et de la mise en place de tri : « Les malades au-dessus de 50 ans et ceux en dessous ayant au moins un facteur de comorbidité ne sont plus intubés... La perte humaine sera énorme malgré toutes les bonnes intentions. Plus les jours passent, plus on se rend compte que la situation est catastrophique ! Les gens meurent dans les couloirs faute de place ».

  • Quand on fait une recherche Google sur le covid, en plus des résultats habituels, il affiche des graphes de stats, des boites d’infos en plus etc, sûrement pour contrer les mauvaises infos. Mais… aujourd’hui 19 août 2021, voici ce qu’il y a dans la boite (en donnant comme source la WHO) :

    Le virus qui entraîne la COVID-19 se transmet ‎principalement par des gouttelettes produites ‎lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, ou ‎lors d’une expiration. Ces gouttelettes sont trop ‎lourdes pour rester dans l’air et tombent ‎rapidement sur le sol ou sur toute surface proche.‎

    Voilà, après des mois à savoir que ça se propage par aérosol et qu’on peut le choper à l’autre bout d’une pièce fermée, ça marque ça à des milliards d’utilisateurices. C’est pas criminel ?