• Facebook, Google, Apple… : comment les géants de la tech gagnent-ils de l’argent ?
    http://www.numerama.com/business/260130-facebook-google-apple-comment-les-geants-de-la-tech-gagnent-ils-de-

    Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Facebook gagnent de l’argent : ce n’est pas nouveau. Mais avec quoi en gagnent-ils ? Une infographie résume tout. Chaque trimestre fiscal nous donne l’occasion de comprendre comment des entreprises comme Apple, Alphabet (Google), Amazon ou encore Microsoft et Facebook font entrer (beaucoup) d’argent dans leurs caisses. Si elles ne se dérangent jamais pour donner des noms obscurs à certaines catégories passe-partout (le fameux « Other Products » d’Apple bien (...)

    #Alphabet #Apple #Microsoft #Google #Amazon #Facebook #bénéfices #publicité #profiling

    ##publicité


  • Philippe Mangeot détaille dans cet article la référence différenciée à #Foucault par trois associations de lutte contre le #sida dans les années 1990.

    Sida : angles d’attaque | @Vacarme (2005)
    http://www.vacarme.org/article456.html

    La richesse d’une pensée se mesure souvent à l’aune des usages distincts voire contradictoires qu’on peut en faire. Une telle profusion d’usages fut en tout cas le propre de la pensée foucaldienne. Et la lutte contre le sida en France dans les années 1980-1990 en est un exemple frappant. Ses trois plus grandes associations — AIDES, ARCAT-SIDA et Act Up-Paris — ont pu ainsi s’y nourrir différemment, consciemment ou non mais à chaque fois à bon droit, tout en s’opposant, se déchirant, s’alliant à l’occasion. Foucault plurivoque ? C’est une vérité de fait.

    120 battements par minute, un film de Robin Campillo, dont Philippe Mangeot a contribué à l’écriture, a été présenté le 20 mai 2017 en sélection officielle du festival de Cannes

    https://www.youtube.com/watch?v=q4Jgg4uUVqI


  • Dans les ateliers de la #modération en continu
    http://www.humanite.fr/de-quoi-cauchemardent-les-nettoyeurs-invisibles-de-la-toile-635868

    Sarah T. Roberts, enseignante et chercheuse aux États-Unis, a rencontré ces travailleurs invisibles, qu’ils soient dans la #Silicon_Valley ou dans des centres d’appels aux #Philippines.

    Certains tentent de trouver un sens à ce qu’ils font et m’ont dit  : «  Je peux le supporter, je fais cela pour protéger les autres, que vous n’ayez pas à voir toutes ces horreurs.  » Mais je n’ai rencontré personne qui se sente bien. Cette #violence rejaillit sur leur #vie_privée, leur sommeil. Certains ont sombré dans l’alcool ou la dépression… On ne connaît pas non plus les effets à long terme de ce travail sur les gens. Et, bien entendu, aucun de ces travailleurs n’est formé, préparé à ce qu’il va devoir regarder au quotidien. Il n’y a aucun suivi, aucune aide. Le pire est qu’ils ne peuvent même pas en parler à leurs proches. Deux d’entre eux ont récemment été déclarés en incapacité totale de travailler à la suite d’une expertise médicale et psychologique. Depuis qu’ils ont dû voir des vidéos de viols de jeunes enfants, ils souffrent de stress post-traumatique et ont demandé plusieurs fois à être changés de service. Juste avant le Nouvel An, ils ont porté plainte contre Microsoft, leur employeur. Ce sont les seuls à voir pu le faire puisque dans toutes les autres plateformes, les modérateurs de contenu sont employés par des sous-traitants, ce qui permet aux géants du Web de ne pas être tenus directement responsables. Là, ils travaillaient de plein droit pour Microsoft. On ne sait pas encore quand le procès aura lieu, mais je reste assez surprise que la multinationale ne leur ait pas versé une belle somme d’argent assortie d’une clause de non-divulgation et choisisse de se risquer en justice…

    #travail #entreprise #digital_labor via @cuisineanxious

    Autre entretien avec la dame dans Usbek & Rica
    https://usbeketrica.com/article/les-eboueurs-du-web-moderateurs-invisibles-des-reseaux-sociaux
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/usb-prd-upload/images/thumb_700xh/58e498f1d5dd5.png


    • Très intéressant cette notion de cumul multitaches avec ce mot « charge mentale » qui est très fort. Le principe de burnout n’est pas loin.
      Il me semble qu’il se retrouve aussi quand une personne doit s’occuper d’un·e malade, cet·te accompagnant·e si elle n’est pas soutenue solidairement subit une forme d’épuisement dans la prise en compte de l’ensemble des contingences diverses qu’il faut gérer, en plus de sa douleur à voir se dégrader un être cher.
      D’où la nécessité de mettre en place avant des stratégies de ressources pour éviter l’épuisement, d’organiser avant, de dire avant, ça je peux le faire avec plaisir, et ça par contre non, ça va devenir réellement une charge trop lourde, donc soit je ne le fais pas, et il faut apprendre à dire non, soit effectivement je demande de l’aide.
      Cependant, franchir le pas pour demander de l’aide est difficilement accepté socialement, car culturellement celle qui se positionne en demande est jugée incapable. Même ici le « fallait demander » n’est pas entendu de la même manière suivant le genre.
      Le processus égalitaire n’étant jamais enclenché par le genre dominant, je pense qu’au contraire il est nécessaire d’apprendre à demander et d’exiger l’égalité de la répartition des tâches.

    • Sur FB, quand on est mal à l’aise avec cette BD, on dit des choses de ce genre :

      je trouve cette bd un peu trop basique dans son approche

      (homme qui écrit)

      ou on fait genre « je prends de la hauteur » :

      C’est un point de vue très intéressant mais la réalité n’est pas aussi simple.

      (homme qui écrit)
      ...

      Le sujet est bien plus complexe que ça en réalité.

      (homme qui écrit)

      Dans le fil en question, il y a tout de même une « première concernée » qui recadre, sans en avoir l’air...

      Je trouve que le point de vue d’Emma est très intéressant et ça m’a permis de relativiser : je pensais être la seule dans ce cas là ! Sans arrêt penser aux 1000 tâches domestiques, passer 2h à ranger une table car une tâche en appelle une autre et m’étonner de certaines questions qui semblent évidentes : story of my life. Cette BD je pense a le mérite d’ouvrir le débat dans le couple et de comprendre un peu le mécanisme psychique a l’œuvre. Effectivement j’ai l’impression que tout cela se met en place lors du 1er congé mater car avant les tâches (le peu qu’il y avait) étaient beaucoup plus partagées (ou peut être que comme il y en avait bcp moins cela me semblait moins fatigant je ne saurais dire)

      Et puis juste après :

      Sinon je conseille la lecture de ses planches de janvier sur le congé mat vu comme des vacances. Très clairement, comme elle je crois de moins en moins au Baby blues mais beaucoup plus à l’épuisement maternel.

      où l’on retrouve l’idée du #burn-out.

      Alors les hommes qui trouvent que c’est plus complexe que ça et que #cépapareil, je leur confirme que oui, c’est complexe, que chaque relation de couple est unique, mais que non, une BD n’a pas à rendre compte de cette complexité pour être déclarée comme valide. Et que s’ils pensent qu’ils ne sont pas représentatifs de la BD, et bien tant mieux : qu’ils fassent le nécessaire pour que leurs gamins en prennent de la graine et que les futurs hommes trouvent naturels de participer à toutes les tâches du foyer, y compris, par exemple, rester à la maison pendant 3 mois à la naissance de chaque enfant, jusqu’à ce que le congé mat’ soit terminé.

    • C’est génial, c’est exactement ça. « C’est pas de la mauvaise volonté, hein, mais au final j’ai fait le minimum, comme un enfant. » C’est tellement pénible de se charger également de la communication, du coaching et des relances... Plein de trucs sont super bien dits :

      Ils refusent de prendre leur part de la charge mentale.

      Il sera moins épuisant pour nous de [tout faire] que de batailler pour que notre partenaire prenne sa part.

      Moi aussi je m’étonne que le tag ne soit pas apparu plus tôt mais je dirais que l’expression n’a pu manquer de nous échapper car elle est en effet bien connue.

      cc @sandburg


  • Fentanyl Is So Deadly That It’s Changing How First Responders Do Their Jobs - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/health/archive/2017/05/fentanyl-first-responders/526389
    https://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/mt/2017/05/GettyImages_609942630/lead_960.jpg?1494629463
    @fil

    As the number of fentanyl overdoses in America climbed last fall, the New Hampshire State Police Forensic Laboratory released a photo to highlight the drug’s particular dangers. The photo showed two vials. One showed how big a lethal dose of heroin might be: 30 milligrams, a small scoop. The second showed the equivalent for fentanyl: 3 milligrams, a bare sprinkle.

    It was a warning to potential users, but also a visual reminder that fentanyl is so potent that it is dangerous even for people might accidentally touch or breath a tiny amount of it. People like police, EMTs, forensic labs technicians, and even funeral directors. A puff of fentanyl from closing a plastic bag is enough to send a full-grown man to the emergency room, as a police officer from New Jersey described in a Drug Enforcement Agency video last fall. The DEA made the video as part of an official warning to law enforcement about the dangers of handling fentanyl.

    The unprecedented rise of fentanyl has forced police and crime labs to change how they work. Police departments are using protective gear like Tyvek suits and respirators. Crime labs are looking for new ways to detect fentanyl without opening the bag. And both have stocked up on naloxone, the drug that reverses overdoses, for their employees.


  • Dans la tête de Macron : références et pensée-patchwork https://www.mediapart.fr/journal/france/130517/dans-la-tete-d-emmanuel-macron?onglet=full

    La passe-d’armes Macron / Balibar (« un cas presque psychiatrique ») est assez drôle. Pour le reste, c’est le portrait de Macron en intellectuel : il ne pourra que décevoir sur cette base !

    Enfin, je note que Magnaudeix, qui suivait En Marche ! pour @mediapart, s’est bien fait pigeonner tout au long de la campagne, jusqu’à l’émission d’entre-deux-tours (le 5 mai 2017) où il ne relance pas Macron sur son entourage, le laissant déverser son couplet sur l’homme « libre » qu’il serait — libre de devenir banquier d’affaires, libre de devenir conseiller du prince, puis calife à la place du calife : clair que le type a su éprouver sa liberté.

    Il s’est fait pigeonner mais il en a conscience.
    Cf. https://blogs.mediapart.fr/mathieu-magnaudeix/blog/030317/cher-ami

    La première est le legs du philosophe Paul Ricœur, rencontré par l’intermédiaire de son professeur François Dosse, et qu’il assista pour l’édition de l’ouvrage La Mémoire, l’histoire, l’oubli (Le Seuil, 2000). « Je donnais un cours d’historiographie à Sciences Po, se rappelle Dosse, auteur d’une biographie du philosophe parue en 1997. Ricœur, qui n’était pas historien, cherchait un étudiant pour aller en bibliothèque, monter l’index, chercher des références. Je lui ai dit que j’avais sous la main un étudiant fort brillant. »

    Emmanuel Macron s’est sans doute un peu poussé du col en suggérant qu’il avait « participé à l’accouchement de La Mémoire, l’histoire, l’oubli, livre qu’il venait de commencer lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois » et avait été l’assistant du philosophe, un terme qui n’existait déjà plus dans l’université à l’époque. Dosse, sollicité par Mediapart, assure pourtant avoir été témoin d’une « vraie relation, de plain-pied, quasi filiale », entre le vieil homme et le jeune étudiant, qui fut même invité aux 90 ans du philosophe en 2003. « Il avait 23 ans, mais avec Ricœur, il n’était pas un gamin : c’était un partenaire », confirme la philosophe Catherine Goldenstein, qui accompagna Ricœur jusqu’à son décès en 2005.

    Emmanuel Macron ne rate pas une occasion de rendre hommage au philosophe. Il juge que Paul Ricœur lui a amené une « culture politique » et « l’a poussé à faire de la politique », notamment grâce à sa réflexion « sur la possibilité de construire une action qui ne soit pas verticale (c’est-à-dire qui ne soit pas prise dans une relation de pouvoir), mais une action qui échappe dans le même temps aux allers-retours permanents de la délibération ». À travers Ricœur, Emmanuel Macron s’inscrit dans l’histoire de la revue Esprit, dont il a été longtemps membre du comité de rédaction, une revue créée par le philosophe Emmanuel Mounier, dont le courant d’idées, le personnalisme, recherchait, pour le dire vite, une troisième voie entre capitalisme et marxisme.

    Le philosophe Olivier Abel, spécialiste de Ricœur, se dit « embarrassé » lorsqu’on le questionne sur la proximité « philosophique » entre le nouveau président, qu’il n’a fait que croiser à l’époque où Ricœur rédigeait son ouvrage, et les usages qu’il fait d’une pensée « ample », dont « diverses lignes d’interprétations valables peuvent être tirées ».

    Il précise toutefois que « le point de plus grande proximité me semble résumé dans la fameuse formule “et en même temps” : vouloir par exemple en même temps la libération du travail et la protection des plus précaires, cette manière d’introduire une tension soutenable entre deux énoncés apparemment incompatibles, est vraiment très ricœurienne. Je dirai la même chose de l’antimachiavélisme de Macron, son refus de jouer sur les peurs et les ressentiments, ce désir d’orienter de l’intérieur la gouvernance vers le bien commun. Un troisième point que je relève, c’est une conception de la laïcité non pas identitaire mais strictement juridique, libérale, et faisant droit à la condition pluraliste de nos sociétés, des traditions inachevées qui les constituent. Un dernier point serait la priorité accordée à une éthique de la responsabilité, le refus des promesses fallacieuses, une sorte de “sagesse pratique” cherchant sans cesse à intégrer la pensée des conséquences au sens de l’initiative ».

    Abel précise toutefois, et aussitôt, que certains autres aspects, moins économicistes et pragmatiques, de la pensée de Ricœur, ont peut-être échappé au nouveau président : « La lecture de Ricœur pourrait apporter un contrepoint critique par son refus d’une apothéose du travail : les humains ont aussi besoin de parole, de libre conversation, de refaire cercle autour de toute question, de faire chœur pour s’émerveiller, d’habiter ensemble le monde. Du même mouvement, Ricœur résisterait à l’apothéose des questions économiques qui semblent aujourd’hui, comme dans le marxisme de jadis, la sphère des sphères, la sphère “totale” : il faut penser l’institution de la pluralité des sphères. Enfin, et surtout, il y a chez Ricœur une pensée de l’imagination instituante, ou de l’institution imaginante, qui prend la forme d’un éloge modéré mais résolu de l’utopie, à la fois comme critique de la réalité dominante et exploration du possible, qui fait que le monde n’est pas fini et que la radicale pluralité des formes de vie est désirable. »

    Chez Emmanuel Macron, l’utopie n’existe pas. En tout cas, elle passe inaperçue, car elle n’a pas de portée pratique. Pour lui, l’action politique se déploie au contraire dans le réel, le présent, le « faisable ». Macron refuse les « promesses qu’on ne peut pas tenir ». Il dit souvent « on ne va pas se mentir ». Il lui arrive de citer cet aphorisme qui douche les audaces : « Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes. » La formule, qu’il a faussement attribuée au génial parolier de cinéma Michel Audiard, est en réalité un gimmick… des humoristes Chevallier et Laspalès.

    Le second legs explicitement revendiqué est celui du libéralisme, toute la question restant de savoir comment Macron investit ce terme dont le signifiant flotte selon les époques où il se déploie, les préfixes qu’on lui accole et l’objet, d’abord économique ou en priorité politique, sur lequel il se porte.

    Sur France Culture, le nouveau président expliquait à propos de Saint-Simon et des saint-simoniens : « C’est une des filiations que je peux accepter […], comme j’accepte la filiation avec un libéralisme politique français […], cette exigence dans le rapport à la liberté politique, aux libertés individuelles, et dans le rapport entre le politique et l’individu, dans laquelle je me retrouve. Et Benjamin Constant. » Ce libéralisme lui fait préférer Danton à Robespierre, « parce que je pense qu’il y a chez Robespierre un rapport de brutalité de l’État et de la chose publique dans le rapport à l’individu, dans lequel je ne me reconnais pas ».

    Reste à savoir si l’éloge constant de la « liberté », aussi bien en matière sociétale qu’économique, est, dans le cerveau d’Emmanuel Macron, autre chose que la liberté du renard dans le poulailler.

    À cet égard, la polémique qui a opposé, par voie de presse interposée, le nouveau président et son ancien professeur de philosophie, le penseur d’origine marxiste Étienne Balibar, est riche d’enseignements. Ce dernier affirme ne pas se souvenir de cet ancien élève et du travail de Macron, effectué à l’université Paris X-Nanterre sous sa direction, sur Hegel et Machiavel – contactée par Mediapart, l’université confirme que Macron a bien obtenu un DEA, mais ne peut communiquer le mémoire qu’avec l’autorisation de Macron, qui n’a pas fait suite à nos demandes.

    Questionné par Le Monde, Balibar juge « absolument obscène cette mise en scène de sa “formation philosophique” », apparentée à « de la “com” ». À plusieurs reprises, Macron a évoqué sa dette à l’égard de Balibar, aujourd’hui professeur à Columbia, dont les cours, dit-il, « étaient des exercices philosophiques assez uniques ». Macron, dont un ressort psychologique consiste à tirer une grande satisfaction de l’effet qu’il produit sur ses interlocuteurs, n’en revient pas que le maître l’ait oublié, ou en tout cas feigne de l’effacer de sa mémoire. « C’est un cas presque psychiatrique, dit-il dans L’Obs. Je m’étonne qu’il ait oublié le nombre de fois où j’allais chez lui, rue Gazan à Paris, travailler mes textes avec lui. Je trouve aujourd’hui son attitude offensante. »

    Derrière cette controverse personnelle se situe le véritable enjeu, celui de l’articulation entre liberté et égalité. Étienne Balibar est en effet le théoricien d’une « égaliberté » en forme de tension entre liberté et égalité, ou, si la liberté conserve une priorité, elle trouve à la fois sa limite et son effectivité dans l’égalité. Cette « égaliberté » serait seule à même de garantir la prise en compte de l’individu, contre tous les totalitarismes, les despotismes de la majorité, mais aussi les tyrannies des minorités dominantes du type oligarchique ou ploutocratique.

    Un papier du @mdiplo sur l’entregent très « antisystème » de Macron : www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249

    cc @onecop

    • L’imaginaire intellectuel d’Emmanuel Macron
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/limaginaire-intellectuel-demmanuel-macron

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-15.05.2017-ITEMA_21324420-1.mp3

      Aux sources d’Emmanuel Macron... Un président philosophe ? Qui sont ses penseurs-référents ? Quelles sont les idées qui structurent sa pensée ? Comment les traduire ? Avec une spécialiste du libéralisme et un biographe de Paul Ricoeur, la philosophe Catherine Audard et l’historien François Dosse

      En campagne, le fondateur d’En marche réfléchissait pour le 1 à son rapport à la philosophie : « elle aide à construire », disait-il. « Elle donne du sens à ce qui n’est sinon qu’un magma d’actes et de prises de parole. C’est une discipline qui ne vaut rien sans la confrontation au réel. Et le réel ne vaut rien sans la capacité qu’elle offre de remonter au concept. Il faut donc accepter de vivre dans une zone intermédiaire faite d’impuretés, où vous n’êtes jamais un assez bon penseur pour le philosophe, et toujours perçu comme trop abstrait pour affronter le réel. Il faut être dans cet entre-deux. Je crois que c’est là l’espace du politique . »

      « Macron est un représentant d’une vision raisonnable de la politique étrangère à la vie politique française : une philosophie du dialogue. »

      « Le libéralisme est indissociable de l’Etat de droit et ses régulations : de là naîtra l’efficacité économique. »

      Catherine Audard, La Grande Table

      « Il y a chez Ricoeur comme chez Macron la même notion d’éducateur politique, conjuguée à un pan inventif, créateur. C’est une pensée du paradoxe. »

      François Dosse, La Grande Table

      Une émission ridiculement macronolâtre, où s’ébroue la forme la plus désolante de macronolâtrie : la macronolâtrie cultivée (vous remarquerez qu’à plusieurs moments l’on ne sait plus très bien si l’on parle de Ricœur ou de Macron, peu importe de toutes façons vu qu’il paraît que c’est la même chose)

      #Macronolâtrie

    • Il faut dire que la question aurait gagné à ne pas être formulée avec les mots du FN, on pouvait certainement faire mieux...

      Qu’ai-je fait ? J’ai posé une question. La question, là voilà : « Nous sommes à très peu de temps de la présidentielle, dans la situation politique que vous avez décrite au début, qui est assez troublante. (…) Ce projet, notamment en cas de second tour face à Marine Le Pen, est-ce qu’il vous permet de répondre aux attentes des classes populaires, aux attentes des classes moyennes dont vous avez beaucoup parlé, dont vous commencez à beaucoup parler. Le risque est d’être vu comme le candidat du « mondialisme », mot de Marine Le Pen, de l’UMPS, mot de Marine Le Pen aussi, finalement du cercle de la raison, des « technos » et de ce que par votre parcours vous pouvez incarner, que vous le vouliez ou non. Comment répondez-vous avec ce projet à ces questions-là ? ».

      En tout cas, merci pour le récit de ces erreurs, que les autres en prennent de la graine...



    • C’est la réflexion que je me fais depuis un moment sur seenthis, et que Mastodon vient de raviver.

      Aujourd’hui, Mastodon est clairement très pâle en comparaison de seenthis pour :
      – les archives structurées
      – l’organisation autour des discussions (y compris au niveau de la recherche)
      – l’édition de ses propres billets
      – l’import de flux rss
      – les tags
      – l’intégration des images / oembed
      – le design graphique et la structure des billets
      – la limitation à 500 caractères (pourquoi n’est-ce pas un réglage de l’instance ?)
      – (qu’est-ce que j’oublie ?)

      Mais, il faut voir que le petit nouveau a la structure de données et l’API qui vont bien, ce qui pourraient leur/nous permettre de l’améliorer sur tous ces points.

      De plus Mastodon a réussi à rassembler très vite une énorme communauté de développeur·es semble-t-il très motivé·es. Tandis que, côté seenthis, les devs sont <strike>fatigués</strike> occupés à autre chose…

      Bref il me paraît clair qu’on n’aura pas l’énergie de rendre notre système compatible GNU Social / Mastodon, et qu’on devrait plutôt essayer de faire avancer Mastodon pour qu’un de ses avatars puisse à terme rendre les mêmes services que seenthis. Si cela aboutit, il « suffira » le moment venu d’écrire la moulinette d’import/export des contenus de ce site vers une instance Mastodon, et zou.

      Je ne sais pas si vous partagez cette vision des choses.

    • bien que pas geek / dev je partage complèment cette vision, @fil en partant d’un autre constat : si y’a pas une dimension chat / social, il est impossible de faire bouger les gens des réseaux-sociaux-marchands... des années qu’on essaye et que ça change rien , c’est même de pire en pire côté luttes sociales et le CHT de Nantes tire la sonette d’alarme sur la disparition des mémoires de luttes...
      Bref il nous faut nous unir et concentrer sur les initiatives qui semble développer de l’enthousiasme et ça fait longtemps que j’en n’avais pas vu un aussi fort que pour #mastodon !

    • On avait évoqué le sujet avec @b_b : https://mastodon.social/@0gust1/1591122

      En plus des choses listées par @fil, l’interface même de Mastodon (inspiré de tweetdeck, je crois), les notifications temps réel, la mise à jour rapide des flux, etc.., créent une temporalité plus rapide sur Mastodon que sur Seenthis, et donc des usages différents.

      Il y a peu de longs posts sur Mastodon, et il m’est arrivé une fois ou deux, d’être gêné par la limite des 100 caractères.

    • D’accord avec les remarques de @fil

      Il manque (encore) à #Mastodon beaucoup de fonctionnalités, mais il en a de sérieuses aussi.

      Par exemple la possibilité d’être utilisé sur mobile, ce qui fait terriblement défaut à #Seenthis et qui fait qu’il y a tj des « trous » dans mon utilisation de celui-ci... Les moments, par exemple, où je ne peux réseauter que dans le métro, ou le matin en prenant mon café.

      En dehors du fait que je suis convaincu qu’il faut aider #Mastodon à se développer, ce qui serait intéressant c’est de développer des passerelles entre les réseaux indépendants et/ou alternatifs. Finalement, ne pas être prisonnier d’un seul outil, ne pas tout miser par #Mastodon parce que le vent souffle de ce côté en ce moment...

    • D’accord avec @0gust1 : la temporalité et les usages sont différents.
      Seenthis manque complètement du côté temps réel : pages web statiques et emails VS appli JS dynamique + notifications.

      Et comme tu le dis @fil, Mastodon a une API et du coup des outils qui se développent autour, plutôt que de devoir apprendre SPIP (et Seenthis) pour l’étendre.

      Mastodon c’est une expérience pour l’instant réjouissante, il faut en profiter et y participer, créer des passerelles et imaginer des usages.

      Synchroniser des fils rss ? Oui, bon, bien, mais je suis sûr qu’on peut faire mieux. Mais quoi, je sais pas encore...

    • Peut être parce qu’il n’y a pas (encore) de moteur de recherche digne de ce nom, et que ça parait difficile vu le côté décentralisé / dupliqué des contenus...

    • A force d’observer les différents réseuax et pratiques, il me semble que l’outil le plus puissant et commun demeure le hashtag : il est utilisé presque partout (il fait souvent défaut aux « medias libres » par contre" et si on réussissait à faire un outil paramétrable selon nos préférences de sources autour de ces hashtags, p’t’être on retrouverait un peu une lecture plus plurielle et transversale sur des luttes sociales, des évènements marquants... cette discussion avec le CHT m’a vraiment beaucoup fait réfléchir, ainsi que des personnes, pendant les rencontres autour des automedias, qui étaient inquiètes de la domination de l’immédiateté, au détriment de l’analyse de fond...

    • @hervelc pointe avec justesse :
      https://mamot.fr/@hervelc/304576

      Mais Seenthis a d’autres qualités. Je m’en sert comme d’un cahier de notes de mes lectures, et en plus Sentis me permet de les partager (mais pour moi, c’est un supplément d’âme).
      Alors que Mastodon, Twitter et autres sont des outils de circulation des informations que je peux lire, et parfois même des idées qui peuvent me traverser l’esprit. Je ne relis jamais et n’interroge jamais ces outils. C’est du flux quand Sentis est une mémoire. Vive Sentis.

      – Twitter comme flux, très volatil, où un post n’a qu’une existence éphémère. Ça reste superficiel : ça surfe, vite, en surface, dans l’immédiateté.
      – SeenThis comme (aide-)mémoire, perenne, propice à l’approfondissement. Ça permet de creuser, ensemble.
      – Mastodon, chépakor, me semble que ça se cherche encore. Pour l’instant, ça ressemble (visuellement) à Tweetdeck, mais je n’en cerne pas encore l’usage caractéristique. Il est sans doute trop tôt pour dire.

    • Oui et c’est délibéré : par exemple, l’envoi des notifications par email est fait avec un décalage de 10 minutes. Ça te permet d’éditer ton message tranquillement…

      Ce n’est pas forcément parfait : on pourrait imaginer des options pour rendre cette période plus longue ; d’autres options pour que les notifications ne viennent qu’une fois par jour sous forme d’un « digest », etc.

      Mais comment expérimenter si on n’a qu’une seule instance et presque plus de développeurs ? Ce qui me semblerait bien à ce stade, c’est d’essayer de documenter ce qui fait que seenthis marche bien pour nous, et voir si c’est transposable à Mastodon.

    • Je pourrais peut-être indiquer une nouvelle fois les deux principaux objectifs que j’avais en tête pour Seenthis à l’origine…

      (a) Un système de référencements commentés

      c’est ce qui donne la principale caractéristique formelle de Seenthis à mon avis, la structure de ses messages autour d’un extrait de texte : le titre, l’URL, un extrait et éventuellement un commentaire personnel (d’où, d’ailleurs, le non-recours aux « cards » de type Facebook/OpenGraph/Twitter, parce que le but est que ce soit le lecteur qui cite la partie du texte qu’il trouve pertinente ;

      (ça donne aussi des petits détails tels que : le soin apporté à la présentation des URL, la présence du petit logo du site d’origine, et l’indication de la langue de l’article lié, les traductions automatiques sur les citations, la détection de langue indépendante des blocs de citation pour leur appliquer les règles typographiques qui vont bien et non forcément celles de l’auteur du billet de référencement, le fait que la thématisation automatique utilise le texte de la page référencée et pas seulement le contenu du message local… puisque le rapport au texte référencé est fondamental)

      (b) Un outil de travail militant et collaboratif

      Je suis un peu chiant avec ça, mais c’est fondamental pour moi, comme ça l’était pour SPIP aussi. Il s’agit de favoriser un véritable travail personnel, favorisant la régularité, l’expertise et la collaboration. À l’inverse, il s’agit d’éviter le “personal branding” et le bavardage. En pratique, c’est ce qui a justifié dès le début la présence de forums sous les référencements quasiment à égalité avec le message principal, et l’usage de ces « forums » (dans la tradition d’uZine, d’ailleurs) est clairement très riche et constructif sur Seenthis (lire les “réponses” sur Twitter est juste pénible – je veux dire : humainement c’est pénible). Ou la présence du petit triangle avant un lien qui signale que ça a été déjà référencé, ainsi que le système de « partager » qui fait passer un message dont on n’est pas l’auteur dans son propre flux, sans qu’on soit clairement mentionné : ce qui pousse (force, quasiment, puisqu’on se fait vite rappeler à l’ordre par d’autres usagers) à ne pas se « brander » en récupérant les référencements des autres sans les citer, mais au contraire à faire circuler un même référencement initial et venir enrichir le « forum » de quelqu’un d’autre.

      (De fait, c’est certes une force de Seenthis, mais c’est aussi ses principaux défauts : si on n’est pas prêt à bosser régulièrement pour développer une certaine compétence sur un sujet, c’est pas du tout engageant comme endroit.)

    • Pour ce qui est du respect des sites référencés, un détail parlant : là où Seenthis accepte que les liens hypertextes vers Mastodon (en fait, vers l’extérieur en général) soient largement des liens « follow » (indiquant à Google qu’il peut suivre ces liens), tous les liens depuis Mastodon vers Seenthis sont en « nofollow » (comme chez Facebook et Twitter).

    • le fait que la thématisation automatique utilise le texte de la page référencée et pas seulement le contenu du message local… puisque le rapport au texte référencé est fondamental

      => ça ça fait belle lurette que ça ne fonctionne plus, si ça a jamais fonctionné au-delà des premiers jours.

    • Sur le fond, c’est clair qu’avec seenthis il y a un design initial (structurel, technique, graphique, et aussi thématique avec les premiers inscrits et flux rss) qui a orienté les choses d’une manière particulière, très riche et réjouissante.

      Ça en fait un lieu unique, avec une communauté unique.

      j’ajoute que l’outil est ainsi assez proche de l’idéal pour mes usages. (Pour moi le gros souci est l’absence d’une version offline synchronisée en permanence, qui ferait apparaître les seens dans mes recherches persos.)

      Mais vu le peu de développement, je m’interroge de façon ouverte sur l’avenir du logiciel, moins important à mon avis que l’avenir du lieu, de cette communauté. Et aussi sur les leçons qui pourraient aider au développement d’autres logiciels.

    • Une difficulté, à mon avis (ou à mon goût, c’est une de mes lubies), c’est qu’on a toujours tendance à mélanger plusieurs aspects. Et en matière de « réseaux sociaux libres », je reviens toujours à l’idée qu’on se focalise uniquement sur la technique au détriment du reste (rappel : quand j’ai ouvert Seenthis aux inscriptions publiques après des années à le faire tourner en petit comité, Cédric a trouvé malin de publier un article disant que c’était pas comme ça qu’il fallait faire ; quand on a libéré le code, alors que le réseau tournait depuis des années en produisant un contenu passionnant, sur Linuxfr les commentaires se sont focalisés sur le fait que « techniquement » ça ne pouvait pas fonctionner… et là on a un clone de Twitter, dans une logique éditoriale radicalement différente de Seenthis et on est déjà à se demander si Seenthis va mourrir faute de développements).

      Pour avancer, il faudrait (mais on le fait à chaque fois je crois) délimiter les questions :

      (1) il y a la question de la gestion, de l’économie du truc, de la responsabilité juridique/morale… dont on a parlé l’année dernière, l’idée d’une association, mais ça n’avance pas. Peut-être parce que ça retombe toujours dans la question « technique » de l’hébergement, alors qu’il faudrait insister sur la responsabilité éditoriale de la gestion d’un tel réseau social. (Pas inintéressant d’ailleurs que @biggrizzly évoque cette question en parlant des instances de Mastodon.)

      (2) il y a les aspects techniques, qu’on a plus ou moins relégués à des signalements sur Github. Perso, n’étant plus à confronté aux problèmes (notamment de charge) du serveur comme je l’ai été pendant des années, et je suppose comme beaucoup d’autres, je ne suis plus tellement au courant (ni motivé) sur les problèmes de tenue en charge, d’efficacité, etc. C’est certes fondamental, mais quand on n’a plus les mains dans le moteur, c’est difficile de savoir quoi faire ou même de se passionner pour des choses qui deviennent assez distantes. Le fait de n’avoir que deux instances en production, ça ne multiplie d’ailleurs pas les retours d’expérience de ce côté et l’investissement de développeurs.

      Après, ne pas perdre de vue que la communauté de Seenthis n’est très largement pas du tout technicienne. Ça m’avait marqué lors de la fête aux Grottes, et je trouve ça très réjouissant. Ça m’a surpris, puisque j’ai un passif dans les milieux à la fois militants et très techniques. Mais vraiment : c’est génial. (Mais ça fait aussi qu’on ramène peu de gens qui vont mettre les mains dans le cambouis pour répondre à leurs propres besoins, puisque c’est bien comme ça qu’on avait fait d’autres projets libres.)

      (3) il y a les questions des fonctionnalités, qui sont pour moi centrales. Mais : (a) quand ça commence c’est généralement ramené à des questions techniques, ce qui a tendance à faire taire les premier usagers (b) il n’y a à ma connaissance rigoureusement aucun autre réseau qui propose les fonctionnalités éditoriales qui caractérisent Seenthis ; et beaucoup d’usagers ne se rendent pas forcément compte de ces caractéristiques ; alors de là à réclamer de nouvelles fonctionnalités éditoriales, ça ne me semble pas évident de trouver des idées originales en plus (rappel : on a cette conversation, comme à chaque fois, parce qu’un nouveau clone de Twitter, très pauvre d’un point de vue éditorial, fait la Une).

      (4) ça serait bien de ramener du monde, c’est vrai et c’est encore un autre aspect ; mais je pense qu’il y a, de manière extrêmement pesante, le paradigme mortifère des « réseaux sociaux », qui fait que même avec la meilleure volonté possible, il est difficile de ne pas croire qu’on aura un impact sur le monde bien plus important et direct sur des réseaux où l’on nous promet des centaines de « likes », de « friends » et de « retweets » parce qu’il y a des millions d’abonnés. Ce n’est pas que Seenthis, c’est constaté régulièrement sur les plateformes militantes, avec les gens qui croient qu’il vaut mieux aller causer sur Facebook ; c’est sans doute aussi dans la perception de Rezo.net, dont on pourrait croire que l’impact serait extrêmement faible par rapport aux milliards de connexions de Twitter…

      Il faudrait sérieusement interroger ce paradigme. À ma petite échelle (mais je n’ai plus de « blog » avec des billets indépendants pour valider précisément cela, vu que je suis sur Seenthis :-)), mais à chaque fois que constate qu’il y a un impact extrêmement extrêmement extrêmement faible quand on est « retweeté » par une célébrité sur Facebook ou Twitter : ces réseaux sont faits pour qu’on ne les quitte pas, et les gens cliquent « like » juste pour marquer leur satisfaction et montrer socialement qui ils sont, mais en pratique ça ramène très très très peu de gens sur un article ou sur un site. Sur beaucoup de sites, il y a beaucoup plus d’intérêt à être référencé sur Rezo.net et/ou discuté sur Seenthis, même, que d’être « liké » par une célébrité sur Facebook. Je suis aussi sur Twitter, dont j’ai un usage « sérieux », mais je trouve rigoureusement impossible d’y tenir un discours constructif ou de faire reconnaître mon boulot. Sur Seenthis (sous un autre pseudo), c’est exactement le contraire : visites, référencements, citations, reprises… sur Twitter je ne suis qu’un des nombreux cons qui mettent de temps en temps un commentaire sous un message de Glenn Greenwald.

      (Sinon, autre aspect, que j’ai évoqué dans un message précédent ci-dessus : on paie à mon avis le fait que le format et le réseau humain imposent de venir avec pas mal de travail personnel, et que c’est pas évident de débarquer ici.)

    • Association : la question se pose du fait que l’hébergeur actuel souhaite changer de mode de fonctionnement. Personne ne l’a titillé directement, pour savoir comment améliorer la situation, mais il va bien falloir y répondre.

      J’ai une association sous la main, en coma dépassé, mais qui existe en Préfecture depuis (au moins) 10 ans, et qui ne demande qu’à vivre... il lui faudrait juste un Président, un Trésorier, un Secrétaire... et un compte en banque.

      La liste de diffusion pourrait permettre de discuter de tout cela.

      Globalement, sur les qualités de l’outil SeenThis, je suis de l’avis de Arno*.

    • Le seul élément qui manque essentiellement à Seenthis c’est la possibilité de partager facilement avec les mobiles - il faudrait juste un bouton « partager » après avoir marqué des éléments sur son appareil Android avec la possibilté de remplir un champs commentaire et/ou une liste des hashtags qu’on utilise d’habitude.

    • #Pitié, ne passez pas Seenthis sous Mastodon. J’ai testé j’y retrouve le vertige de l’immédiateté à la twitter, que j’ai déjà fuit pour renvoyer mon rss seenthis vers twitter. Le plus de seenthis, c’est la temporalité. Je peux revenir sur 7h36 deux semaines après et il y a toujours des choses intéressantes et d’actualité, il y a des débats de longue haleine faciles à suivre etc. A l’opposé de cette impression que l’on rate quelque chose si on n’est pas connecté en permanence. L’aspect communautaire est important aussi, si je peux me permettre ce mot.

    • @philippe_de_jonckheere @tetue @supergeante Je ne crois pas que quelqu’un ait proposé sérieusement de remplacer Seenthis par Mastodon. Les deux logiciels sont très différents, ont des cahiers des charges (cf. @arno pour sa description du cahier des charges de Seenthis) très différents. Certains préfèrent l’un, d’autres l’autre, et d’autres encore apprécient les deux, mais pour des usages différents.

      Reprocher à mastodon son « immédiateté », c’est comme critiquer un restaurant végétalien parce qu’il ne propose pas de viande. Mastodon est conçu pour l’immédiateté (« un flux, et pas une mémoire », avait dit @hlc).


  • Suite à l’interview de macron par mediapart.
    Tolérance 0 dans les quartiers.

    La mondialisation de la "tolérance zéro". Loïc Wacquant. octobre 99. Agone 22 « État, démocratie et marché »
    http://www.homme-moderne.org/societe/socio/wacquant/montoler.html
    http://agone.org/libre/ebook_326.pdf
    Depuis le début des années 80, un réseau de think tanks néoconservateurs basés principalement sur la côte est des États-Unis mène une offensive concertée visant à saper la légitimité de l’État-providence et à lui substituer, dans les régions inférieures de l’espace social, un État-pénitence capable de « dresser » les fractions de la classe ouvrière rétives à la nouvelle discipline du salariat précaire et sous-payé, et de neutraliser ceux d’entre leurs membres qui s’avèrent par trop disruptifs. C’est ainsi qu’après avoir mené campagne en faveur du démantèlement des programmes d’aide aux familles démunies (welfare) entamé par Ronald Reagan et parachevé par Bill Clinton, le Manhattan Institute, centre névralgique de la guerre intellectuelle à l’État social avec l’American Enterprise Institute et le Cato Institute, s’est employé à populariser une séries de mesures policières et judiciaires qui, en instaurant une véritable « chasse aux pauvres » dans la rue, reviennent à pénaliser la précarité résultant justement de la démission organisée de l’État sur le front économique et social.

    pointg.gif (57 octets) Parmi les notions et les dispositifs que ces intellectuels-mercenaires ont activement propagé parmi les journalistes, chercheurs et dirigeants du pays : la soit disant « théorie de la vitre cassée », opportunément exhumée du cimetière criminologique où elle gisait depuis quinze ans, selon laquelle la lutte contre la grande violence criminelle nécessite une répression sévère et tatillonne de la petite délinquance et des comportements incivils qui en seraient les signes avant-coureurs ; l’impératif de « qualité de la vie », prétexte à une politique de nettoyage de classe des espaces publics dans les villes ; et le slogan « la prison marche », bien fait pour justifier l’expansion exponentielle et indéfinie du système pénitentiaire dans lequel sont désormais entreposés les indésirables — la population carcérale des États-Unis a quadruplé en vingt ans pour frôler les deux millions alors même que la criminalité stagnait puis reculait durant cette période. Ces mesures ayant été adoptées par son nouveau maire, Rudoph Giuliani, grand partisan du remplacement de l’aide sociale par le travail forcé (workfare), la ville de New York est devenu le laboratoire où s’invente un nouveau gouvernement de la misère qui marie la « main invisible » du marché du travail déqualifié et dérégulé au « poing de fer » d’un appareil policier et pénitentiaire omniprésent, intrusif et hypertrophique.(1) De New York, ces notions et ces dispositifs se sont diffusés à travers les États-Unis avant d’être importés par un nombre sans cesse croissant de pays d’Europe et d’Amérique latine dont les gouvernements se révèlent avides d’engranger les profits électoraux promis par l’éventuel succès de la « lutte contre l’insécurité ».❞

    La tolérance zéro en France | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2009-4-page-655.htm

    S’il est un domaine où, au cours des dernières années, les élites politiques françaises ont cherché à l’étranger de nouvelles recettes d’action publique, c’est bien celui de la lutte contre l’insécurité. Nombreux sont les emprunts, les références mobilisées par les acteurs politiques français pour définir, dans leurs discours, « la » politique qu’il conviendrait de mener pour lutter contre la délinquance. L’emprunt à des programmes et des idées venant de l’étranger s’est posé à de nombreuses reprises : le plaider coupable instauré en 2002 n’est-il pas une importation du plea bargaining américain ? L’adoption du bracelet électronique et la définition de ses modalités de mise en œuvre n’ont-elles pas été précédées de fréquents voyages au cours desquels parlementaires et membres du ministère de la Justice ont observé les pratiques existantes ailleurs
     ? Les peines planchers pour les multirécidivistes adoptées par la nouvelle majorité en 2007 ne sont-elles pas la directe application des politiques américaines imposant des sanctions sévères et rigides aux délinquants les plus dangereux ?

    On le voit, la référence aux pays anglo-saxons, et notamment aux États-Unis, apparaît ici essentielle. Si bien qu’en matière de politiques de sécurité et en matière criminelle, s’est posée de façon récurrente la question de l’importation du modèle américain. Assistet-on en France, comme dans d’autres pays occidentaux, à une américanisation des politiques publiques ?



  • Meet YouTube’s Hidden Laborers Toiling to Keep Ads Off Hateful Videos
    https://www.wired.com/2017/04/zerochaos-google-ads-quality-raters

    Taken together, the scope of the work and nuance required in assessing videos shows Google still needs human help in dealing with YouTube’s ad problems. “We have many sources of information, but one of our most important sources is people like you,” Google tells raters in a document describing the purpose of their ad-rating work. But while only machine intelligence can grapple with YouTube’s scale, as company execs and representatives have stressed again and again, until Google’s machines—or anyone else’s—get smart enough to distinguish, say, truly offensive speech from other forms of expression on its own, such efforts will still need to rely on people.

    “We have always relied on a combination of technology and human reviews to analyze content that has been flagged to us because understanding context in video can be subjective,” says Chi Hea Cho, a spokesperson for Google. “Recently we added more people to accelerate the reviews. These reviews help train our algorithms so they keep improving over time.”

    #digital_labor #google #publicité #IA


  • « La Négociation » : un film sur le « vrai » travail des politiques
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-carnets-de-la-creation/la-negociation-un-film-sur-le-vrai-travail-des-politiques
    https://vimeo.com/184824030

    Nicolas Frank, documentariste, film « La Négociation ». Documentaire en forme de thriller politique qui suit les négociations menées par Stéphane Le Foll, ministre de l’#Agriculture, sur la #Politique_Agricole_Commune pendant 9 mois à Bruxelles.

    #documentaire #technocratie #socialistes #PAC #Union_européenne @xavsch


  • The Platform Press : How Silicon Valley reengineered #journalism - Columbia Journalism Review via @opironet
    https://www.cjr.org/tow_center_reports/platform-press-how-silicon-valley-reengineered-journalism.php

    Avec une chronologie bien dense à la fin.

    2000

    October 23: Google AdWords launches.

    2002

    October 4—21: Harvard study finds 113 white nationalist, Nazi, anti-Semitic, and radical Islamic sites, and at least one fundamentalist Christian site, were removed from French and German Google listings.

    2004

    February 2: Facebook launches as a Harvard-only social network.

    2006

    January 23: Google News formally launches; had been in beta since September 2002.
    January 25: Google launches Google.cn, adhering to China’s censorship policies until March 2010.
    July 15: Twttr (later renamed Twitter) is released. “Tweets” can only be 140 characters.
    September 5: Facebook News Feed launches and displays activity from a user’s network.
    September 10: Google delists Inquisition21, a website seeking to challenge potentially incorrect child pornography convictions in the UK. Google implies the delisting is because Inquisition21 tried to manipulate search results.

    2007

    January 10: Facebook launches mobile site m.facebook.com.
    April 16: Google’s Terms of Service unveiled, including provisions granting Google “perpetual, irrevocable, worldwide, royalty-free, and non-exclusive license to reproduce, adapt, modify, translate, publish, publicly perform, publicly display and distribute any Content which [users] submit, post or display on or through, the Services.”

    2008

    October 7: Apple launches iOS App Store.
    October 22: Android OS Google Play store launches.
    December 30: Facebook removes a photo of a mother breastfeeding babies, leading to protests.

    2009

    February 4: Facebook’s Terms of Service altered to remove the automatic expiry of Facebook’s license to use individuals’ names, likenesses, and images if an account was deleted.
    February 24: WhatsApp, a mobile messaging app company, is founded, and the app is released in May of 2009.

    2010

    January 14: Links to Encyclopedia Dramatica’s “Aboriginal” article removed from Google after complaint; Google defended decision on grounds that the content represented a violation of Australia’s Racial Discrimination Act.
    March 22: Google announces it will no longer adhere to Chinese censorship policies by redirecting Chinese users to its Hong Kong domain.
    October 6: Instagram, a photo-based social network, is released.
    October 21: News Corporation axes “Project Alesia,” a potential competitor to Google News, over concerns about cost and readiness of proposed partners.

    2011

    September 26: Snapchat, a mobile app for disappearing messages, is released.
    October 12: iOS Apple Newsstand app to read a variety of publications is released.
    November 2: Twitter begins to “curate” results on its timeline.

    2012

    February 16: Facebook’s internal “Abuse Standards” leaked, including policy to filter out content containing images of maps of Kurdistan and of burning Turkish flags.
    March 1: Fundamental rewrite of Google’s Terms of Service, adding rights for Google to “use, host, [and] store” any content submitted by users.
    April 9: Facebook buys Instagram for $1 billion.
    May 31: Google launches a feature that informs Chinese users which keywords are censored. (The feature is removed in early December.)

    2013

    January 19: After backlash, Instagram scales back earlier announcement on changing Terms of Use to allow for selling user data.
    June 20: Announcement that video is coming to Instagram
    October 1: Canadian photographer Petra Collins’ Instagram account deleted because of a selfie which displayed visible pubic hair beneath her bikini bottom; challenged by Collins as it did not break Instagram’s terms.
    October 3: Snapchat Stories, a compilation of “snaps” a user’s friends see, launches.
    November 11: Update to Google’s Terms of Service, clarifying how profile name and photo might appear in Google products.
    November 20: Android OS Google Play Newsstand app to read a variety of publications launches.

    2014

    January 30: Facebook launches Paper, an effort at personalized news, and Trending.
    February 19: WhatsApp bought by Facebook for $19 billion.
    April 1: Algorithm introduced on Instagram to tailor the “Explore”/“Popular” tab to each user.
    April 14: Update to Google’s Terms of Service, including provision to automatically analyze content such as emails when content is sent, received, and stored.
    April 24: Launch of Facebook Newswire, powered by Storyful. While it was eventually folded, it allowed publishers to embed “newsworthy” content from Facebook into own material, use platform for newsgathering and storytelling.
    May 19: In Russia, Twitter blocks pro-Ukrainian accounts following threats to bar the service if it did not delete tweets violating Russian law.
    May 30: Google launches tool that enables Europeans to request “right to be forgotten” in response to ruling by European Court of Justice.
    June 13: Google ordered by Canadian court to remove search results that linked to websites of Datalink, which sold technology alleged to have been stolen from a competitor.
    June 17: Snapchat Our Story, a public Story aggregating many users’ activity around an event launches.
    June 23: Facebook News Feed algorithm altered to increase priority of video.
    July 15: Geofilters on Snapchat are released.
    July 25: Twitter blocks an account belonging to @boltai, a hacker collective that leaked internal Kremlin documents.
    August 25: Facebook News Feed algorithm altered to reduce priority of clickbait.
    October 22: German publishers concede defeat to Google in long-running dispute over attempt to charge license fees.
    December 18: Google removes links to articles that criticized Australian organization Universal Medicine, an alleged cult.

    2015

    January 12: Instagram deletes account of Australian photo and fashion agency due to a photograph with pubic hair outside bikini bottoms. (Account reactivated January 21.)
    January 20: Facebook News Feed algorithm altered to “show fewer hoaxes.”
    January 21: WhatsApp Web launches.
    January 27: Snapchat Discover launches. Selected publishers create a daily Discover channel, like a mini interactive magazine with an advertising revenue split arrangement where publishers can sell for 70 percent of revenue, or let Snapchat sell for 50 percent.
    March 3: Instagram carousel ads launch.
    March 9: Twitter acquires live streaming app Periscope.
    March 31: Twitter rolls out Curator, which allows publishers to search and display tweets based on hashtags, keywords, location, and other specific details.
    April 13: Snapchat gets rid of brand stories, also known as sponsored stories, after six months.
    April 21: Facebook tweaks News Feed to emphasize family and friends because people are worried about “missing important updates.”
    April 27: Snapchat hires Peter Hamby from CNN and announces plans to hire more journalists for the election.
    April 27: Google announces Digital News Initiative with eight European publishers.
    May 7: Facebook releases internal research on filter bubbles that finds “most people have friends who claim an opposing political ideology, and that the content in peoples’ News Feeds reflect those diverse views.”
    May 7: Snapchat will charge advertisers 2 cents per view for ten second ads in between Discover slides (up to four slots) and during videos. This plan is called Two Pennies. It was previously 15 cents.
    May 12: Facebook announces Instant Articles, faster loading articles on Facebook for iPhone,and original launch partners. Ads are embedded in article, and there is a 70/30 revenue share with publishers if Facebook sells the ad.
    June 8: Apple News app announced to replace the Newsstand app. Like Facebook Instant Articles, a 70/30 revenue share with publishers if Apple sells ads against their content.
    June 15: Facebook’s News Feed algorithm updated to prioritize time spent on a story above engagement.
    June 22: Google News Lab announced to support technological collaborations with journalists.
    June 23: Instagram changes Explore to allow users to follow real-time news more easily by sorting by location and recency.
    July 1: Automatic bans imposed on Facebook accounts using an offensive slang term for Russians. Similar Russian insults towards Ukrainians (such as ‘hohol’) were not deleted.
    July 27: Snapchat axes Yahoo! and Warner Music from Discover, replaces them with BuzzFeed and iHeartRadio.
    Late July: Snapchat’s ad team starts selling against Discover.
    August 5: Facebook Live video launches for public figures.
    August 27: Snapchat Discover expands from 12 to 15 partners. In the past, they cut old partners to add new ones so all 12 fit on one screen.
    September 9: Using the Facebook ad platform technology, Instagram’s advertising platform expands globally, allows for more targeting and ad format flexibility.
    September 22: Facebook allows publishers to create Instant Articles in their own content management systems.
    September 23: Facebook releases 360 video. Users can move their phones for a spherical view within a video.
    October 6: Twitter Moments, curated tweets around top stories, launches.
    October 7: Google announces Accelerated Mobile Pages (AMP) project, which will allow publishers’ stories to load more quickly from search results.
    October 21: Twitter announces partnerships with firms such as Spredfast, Wayin, Dataminr, ScribbleLive, and Flowics at its developer conference.
    October 22: Google announces it has signed up over 120 news organizations for its Digital News Initiative, including the BBC, The Economist, and Der Spiegel.
    October 27: Twitter announces it will discontinue video-sharing app Vine.
    October 28: Snapchat Terms of Service updated: requests right to reproduce, modify, republish, and save users’ photos, specifically in relation to Live Stories.
    October 29: Instagram allows businesses to use Facebook’s Ads Manager and to run campaigns across Facebook and Instagram.
    October 31: Instagram conducts its first video curation for Halloween.
    November 10: Instagram partner program launches; a group of 40 adtech, content marketing, and community management companies that work to help businesses on Instagram.
    November 11: Facebook Notify, a real-time notification news app, is launched.
    November 13: Snapchat launches Official Stories, Stories from verified brands or influencers.
    November 23: Snapchat launches Story Explorer, which allows users to focus on a specific moment from a story, but from additional users and perspectives.
    November 30: Snapchat allows publishers to deep link back to Snapchat content from elsewhere, like other social platforms.
    December 3: Facebook releases Live video to the public.
    December 9: Facebook tweaks News Feed so it works with poor connections, like 2G. Facebook also allows publishers to sell Instant Article ad campaigns instead of having to make those ads part of their own site package, to have one ad for every 350 words of an Instant Article (up from one ad per 500 words), and to control link outs at bottom of Instant Articles.
    December 2: Snapchat makes a Story for live/breaking news during San Bernardino.
    December 9: Google announces AMP rollout timeline; pages will go live in February.
    December 15: German government strikes deal with outlets who agree to delete hate speech from their sites within 24 hours, in response to increasing racism online.

    2016

    January 5: Digiday reports that Snapchat, up to 23 Discover partners, is rumored to be building their own ad interface API, like Facebook, to target ads to users instead of publications.
    January 11: Instagram publishes its first live video curation for the Golden Globes.
    January 19: Nielsen expands Twitter TV Ratings to include Facebook conversations around TV shows, called Social Content Ratings.
    January 21: Facebook opens Audience Optimization to publishers to target specific readers.
    January 26: The Facebook Audience Network can be used by publishers to sell ads on their mobile sites.
    January 26: Apple plans to make subscription-only content available in the News app; publishers can only post free articles or excerpts that drive people to subscribe.
    January 27: Facebook reveals forthcoming “reactions” in the US, which had already been tested elsewhere in the world.
    January 28: Facebook Live expands to all iPhone users.
    January 28: Snapchat launches a show called “Good Luck America” with Peter Hamby.
    February 4: WhatsApp increases group chat user limit to 256 people, aiming to increase enterprise appeal, including to publishers.
    February 9: Google AMP announces solutions for subscription-supported publications, and Adobe Analytics integration.
    February 10: Twitter changes algorithm to make sure users see tweets they are likely to care about.
    February 10: On Instagram, publishers can now see video views and can do account switching. Instagram hits 200,000 advertisers, and 75 percent are outside of the US.
    February 12: Reports that Snapchat will let users subscribe to Discover channels and that it will go from logo button to magazine cover look by May.
    February 24: Google AMP articles go live.
    February 25: Snapchat partners with Nielsen Digital Ad Ratings to measure, transparently, the effectiveness of ad campaigns.
    February 26: Facebook Live rolled out to all Android users.
    February 28: Snapchat Live Stories, beginning with the Oscars, will be viewable on the web for special occasions.
    March 1: Facebook changes algorithm to prioritize Live Video, especially Live video that is broadcasting.
    March 15: Instagram announces that starting in May users’ feeds will be algorithmically driven, instead of real-time.
    March 15: Apple News app opens to all publishers.
    March 24: On Facebook, publishers can see daily activity around a video.
    March 29: Snapchat Terms of Service updated to add the potential to incorporate third-party links and search results in Snapchat services.
    March 31: Facebook creates option for publishers to autoplay and non-autoplay video ads in Instant; can have pre-roll video ads in any editorial video; and can have one more ad unit at the base of articles.
    April 5: Twitter announces live video deal to stream NFL games, and begins pushing for live video deals with publishers.
    April 7: Facebook allows Live Video within groups and events, live reactions from viewers, live filters, the ability to watch live with friends, a live map, and also live video in trending and search.
    April 8: Branded content will be allowed as Facebook Instant Articles with the sponsor tagged.
    April 12: Facebook makes several announcements at F8 that are relevant to publishers: the Live video API will be open for publishers who want to experiment/innovate; Instant Articles is open to all publishers; publishers will be able to use messenger bots to distribute stories.
    April 21: Facebook tweaks the algorithm to focus on articles people are likely to spend time viewing.
    April 28: Twitter moves to the News category in the Apple app store.
    May 9: Gizmodo reveals details that Facebook’s Trending Topics is actively curated by people who “suppressed” conservative news.
    May 12: Facebook releases a 28-page internal document outlining guidelines for staff curating Trending Topics, in response to media reporting suggesting potential bias.
    May 19: Instagram adds video to carousel ads.
    May 23: Facebook’s general counsel responds to Congress Republicans concerned about bias with a letter; the previous week, Facebook’s legal team met with Chairman of the US Senate Commerce Committee John Thune.
    May 24: Instagram adds media buying as fourth advertising partner category.
    May 24: Facebook says it will revise the way it curates its Trending topics section, including no longer using external websites to validate a story’s importance.
    May 24: Twitter announces changes to simplify Tweets including what counts toward your 140 characters, @names in replies and media attachments (like photos, GIFs, videos, and polls) will no longer “use up” valuable characters.
    May 26: Facebook allows for their Audience Network to be used for ads to be seen off-Facebook, a move seen as competitive with Google.
    June 2: Facebook Notify is shut down.
    June 2: Google AMP launches in France, Germany, Italy, UK, Russia, and Mexico.
    June 7: Google announces preliminary results from AMP showing that 80 percent of publishers are seeing higher viewability and 90 percent are seeing higher engagement.
    Between June 6 and 12: Intel becomes the first brand to publish content directly to Instant Articles.
    June 9: Facebook launches 360 photo. Users can move their phones for a spherical view within a photo.
    June 16: Snapchat announces an online magazine called Real Life.
    June 21: Twitter Engage launches, allowing for better insights and data. Also, the length of user video is increased from 30 to 140 seconds.
    June 22: The Wall Street Journal reports that Facebook has made deals worth more than $50 million with 140 video creators, including publishers, to use Live, since those partnerships were first announced in March.
    June 29: Facebook’s algorithm changes to place further emphasis on family and friends and on creating a feed that will “inform” and “entertain.”
    July 6: Snapchat introduces Memories.
    July 14: Facebook Instant Articles can be posted to Messenger.
    July 19: Google announces AMP for ads, to bring ads to the same load time as AMP articles.
    July 11—12: Twitter announces multiple live video deals, including with CBS, Wimbledon, and Bloomberg.
    August 2: Instagram Stories launches. A compilation of updates a user’s friends see; a Snapchat Stories clone.
    August 4: Facebook tweaks the News Feed to reduce clickbait.
    August 9: Facebook blocks ad blockers.
    August 11: Facebook’s News Feed is modified to place emphasis on “personally informative” items.
    August 26: Facebook Trending becomes fully algorithmically driven.
    August 27: Apple changes its Spotlight feature so that articles open in-app, hurting publishers.
    September 7: Snapchat axes Local Stories.
    September 8: Google releases a study of more than 10,000 mobile domains showing that speed matters for engagement and revenue.
    September 12: Twitter announces a live streaming partnership with Cheddar.
    September 15: Publishers can sell subscriptions within the Apple News app; Apple keeps 30 percent of subscriptions made through the app, and 15 percent of renewals.
    September 15: Improvements are made to call to action button on Instagram ads to make them more visible; with video, though, the destination URL opens first within Instagram with the video continuing to play at the top.
    September 20: All Google search results, not just the carousel, now show AMP pages.
    September 23: Snapchat announces Spectacles and becomes Snap, Inc.
    September 29: Twitter opens Moments to everyone.
    September 30: Updates to Google AMP so it better supports a variety of ad sizes.
    October 12: Facebook also allows for additional ad formats for publishers in Instant Articles.
    October 17: Signal, for newsgathering on Facebook, will include a Live Video column.
    October 18: Snapchat switches from a revenue sharing arrangement with publishers on Discover to an up-front licensing arrangement.
    October 20: Facebook allows 360 photo and video within Instant Articles.
    October 28: Facebook rolls out a voting planner for users where they can view and save the initiatives and candidates they will select.
    November 10: Instagram introduces ability to add “see more” links to Instagram Stories.
    November 11: After controversy, Facebook will curb ethnic affinity marketing by advertisers focused on, for example, credit or housing, who target users based on whether Facebook has determined they are likely Latino or Asian American, for example.
    November 11: Facebook buys CrowdTangle, which is used by publishers for analytics.
    November 11: Vertical ads are allowed on Instagram.
    November 16: Facebook will work with more third parties to ensure the integrity of their metrics after they miscounted publisher performance.
    November 19: In response to post-election pressure, Mark Zuckerberg addresses Facebook’s role in fake news.
    November 21: Instagram Stories introduces Live Stories for live video streaming.
    November 22: To be allowed into China, Facebook built a censorship tool into its platform.
    December 5: Facebook, Microsoft, Twitter, and YouTube partner to address terrorism content online.
    December 5: In an effort to combat misinformation, Facebook prompts users to report “misleading language.”
    December 5: Google updates its search bar so that there is no longer an autocomplete that reads “are Jews evil.”
    December 12: Facebook launches Live 360 video. Users can have a spherical view of live video.
    December 14: Facebook begins talks with video producers and TV studios for original content.
    December 20: Facebook launches Live Audio. Allows for formats like news radio.
    December 22: Business Insider reports that Twitter inadvertently inflated video ad metrics.

    2017

    January 9: Recode reports that Facebook will allow mid-roll video ads, with 55 percent of revenue going to publishers.
    January 11: Facebook announces the Facebook Journalism Project, to work with publishers on product rollouts, storytelling formats, promotion of local news, subscription models, training journalists, and, on the fake news front, collaborating with the News Literacy Project and fact checking organizations. On the same day, TechCrunch reports Facebook agrees to censor content in Thailand at government’s request.
    January 11: Instagram Stories will now have ads, and insights are increased, as the platform hits 150 million users.
    January 12: Snapchat releases a universal search bar.
    January 17: News that Facebook will end Live video deals with publishers in favor of longer more premium video.
    January 19: Snapchat will allow ad targeting using third-party data.
    January 23: Snapchat updates publisher guidelines: content must be fact checked and cannot be risqué, and will offer some an “age gate” and will require graphic content warnings.
    January 24: Instagram makes Live Stories available globally.
    January 25: News that Facebook begins testing Stories, like those on Instagram and Snapchat, at the top of the mobile app in Ireland. Facebook also updates Trending to show publisher names, identify trends by number of publishers and not engagement on a single post, and show everyone in a region the same content. In Thailand and Australia, Facebook will have ads like the ones that are in News Feed inside of Messenger.
    January 25: Recode reports that more than 200 publishers have been banned from Google’s AdSense network in an effort to combat fake news.
    January 26: Facebook’s News Feed algorithm will reward publishers/videos that keep people watching and mid-roll ads won’t play until 90 seconds.
    January 26: Twitter’s Explore tab will allow users to see trends, Moments, Live, and search.
    January 30: Twitter’s VP of engineering announces an effort to combat harassment.
    January 30: Snapchat announces IPO.
    January 31: Facebook updates the algorithm to prioritize “authentic” content and will surface posts around real-time/breaking news. Facebook also announces new and expanded partnerships with Nielsen, ComScore, DoubleVerify (for a total of 24 third-party entities) to give better insights into performance of ads.
    February 1: Instagram introduces Albums feature in limited release. Widespread release later in the month.
    February 2: Snapchat IPO documents show that media partners were paid $58 million, and that Snap-sold ad revenue was 91 percent.
    February 6: Google allows for AMP articles URL to indicate the publisher’s name and not just Google.
    February 6: News surfaces that a Syrian refugee identified as a terrorist pursues legal action against Facebook on grounds of “fake news.”
    February 7: Twitter continues efforts to combat harassment and improve quality, by “stopping the creation of new abusive accounts, bringing forward safer search results, and collapsing potentially abusive or low-quality Tweets.”
    February 8: News surfaces that French publishers complain of effort required for anti-fake news partnership with Facebook.
    February 10: Facebook further pushes for transparency around ads and says it will allow for a third-party audit.
    February 13: The Washington Post joins Snapchat Discover as Discover shifts to allow for breaking news.
    February 13: TechCrunch reports that Twitter will reduce its support for ad products that are not drawing advertisers.
    February 14: Facebook announces an app for Apple TV and Amazon Fire that will allow people to watch Facebook videos on their TVs.
    February 14: Autoplay videos on Facebook will play with sound.
    February 14: Google pulls two anti-Semitic sites off its ad platform.
    February 16: Mark Zuckerberg writes a nearly 6,000 word manifesto, “Building Global Community,” on the future of Facebook and global civil society.
    February 17: Facebook invites media companies to its offices to talk about products to come throughout the year.
    February 20: Facebook allows users to send photos and videos from the in-app camera.
    February 20: WhatsApp launches Snapchat clone, Status.
    February 23: Mid-roll video ads begin on Facebook, following an announcement in January.

    #journalisme
    #médias_sociaux


  • Irak ou Syrie : le gâteau a-t-il rendu Trump gâteux ?
    https://fr.sputniknews.com/international/201704141030898885-trump-gateau-bombardement-syrie-irak

    « Nous étions à table et nous mangions le dessert. Nous avions la plus belle part de gâteau au chocolat que vous puissiez voir. Et le président Xi Jinping la savourait (…) J’ai dit : Nous venons de tirer 59 missiles en direction de l’Irak », a expliqué le leader US lors d’une interview avec Fox News.

    « En direction de la Syrie ? », s’est inquiétée la journaliste.

    « Oui, en direction de la Syrie », s’est corrigé M. Trump.

    Quant on sait que nombre d’Etasuniens confondent Libye et Liban, je m’inquièterais si j’étais à Beyrouth...


  • #seenthis_fonctionnalités : les référencements négatifs

    D’accord, ce n’est pas une « fonctionnalité », mais c’est encore une caractéristique fondamentale de Seenthis : Seenthis est un outil qui permet et favorise le référencement d’articles pour en dire du mal de manière argumentée. Dans une logique similaire, l’outil est également conçu pour pouvoir référencer un article pas tellement bon, mais permettant d’expliciter un point positif qu’on en a tiré qui justifie le référencement.

    Ce n’est pas une conséquence de la forme de Seenthis, c’est au contraire un élément qui a déterminé la forme de Seenthis de manière centrale…

    Ça semble évident, mais pourtant les autres outils ne sont vraiment pas pratiques pour ça. Sur Twitter, 140 caractères ne permettent pas d’expliquer un référencement négatif, on ne peut que s’indigner d’un article évidemment navrant. Sur Facebook, le milieu et la forme (et le principe initial de « Like », d’ailleurs) ne favorisent pas non plus les référencements négatifs au-delà de l’indignation évidente. Et Delicious ne me semblait franchement pas le bon outil non plus. Et, pour l’outil qu’on avait alors à notre disposition : Rezo.net ne le permet pas non plus, en dehors de l’évidente parodie (« l’édito à 2 balles »).

    Or c’est un besoin incontournable. Maintenant qu’on le fait ici, c’est évident, mais je vais tout de même t’exposer le cheminement intellectuel qui m’y a poussé.

    D’abord parce que notre vieille militance sur le Web est largement influencée par la critique sociale et de gauche des médias (Chomsky, Bourdieu…) et que référencer des médias sans pouvoir y associer la critique, c’est pas trop l’idée…
    http://www.uzine.net/article60.html

    Parce qu’uZine était, largement, un média critique (au sens où une grosse partie des articles étaient la critique d’une autre position ou le démontage d’une banalité médiatique)… Et parce que l’important travail éditorial ouvert et semi-public de préparation des articles dans son espace privé (au sens de SPIP) permettait largement d’apporter et commenter des sources.
    http://www.uzine.net

    Et parce qu’une partie très riche mais rigoureusement invisible de Rezo.net consiste en d’épisodiques échanges pour supprimer un référencement ou justifier un référencement qui déplaît.
    https://rezo.net
    Même s’il y règne une ambiance de cellule maoïste revendiquant fièrement le droit à l’éradication de la déviance petite-bourgeoise (et donc la pratique assumée d’une forme de censure totalitaire qui ne souffre nulle contestation), quand les gens ne sont pas d’accord sur un article, ça donne lieu à des échanges que j’ai toujours trouvés passionnants : la personne qui critique explique pourquoi tel article devrait être retiré, et souvent la personne qui a référencé explique que, certes c’est pas totalement glorieux comme article, mais que tel point original en particulier l’a intéressé.e. Et parfois encore plusieurs intervenants répondent pour aller dans un sens ou dans l’autre, suggèrent des articles alternatifs sur le même sujet, développant le point intéressant sans les défauts du premier, etc. Je pensais qu’on avait besoin d’un espace pour que de tels échanges soient publiés.

    Pour la forme, j’étais aussi très influencé par le blog d’un certain « Angry Arab », dont l’activité quotidienne consiste à critiquer absolument tout ce que les médias publient sur le monde arabe :
    http://angryarab.blogspot.fr

    Au final, ce sont ces besoins de référencement critique qui ont orienté les principales fonctionnalités de Seenthis :
    – des messages structurés autour d’un lien hypertexte, avec un extrait mis en évidence pour faire ressortir le point à critiquer, ou au contraire le point intéressant, et un commentaire tout aussi important pour expliquer le pourquoi du référencement (négatif, ou parce qu’un détail est intéressant),
    – et, comme dans un échange de messages internes à Rezo, des forums « à égalité » avec le message initial pour que différents points de vue se répondent.

    • J’adore que finalement partant de fonctionnalités techniques tu finisses par parler de l’aspect politique de ton projet, #Agora grecque of course et #philosophie d’autre part, ça rafraichit !
      Quoique le maoïsme …
      Ne connaissant pas les arcanes de rezo.net, à mon premier abord de seenthis il m’a semblé que l’intérêt était d’avoir des discussions plus riches médiatiquement parlant mais du même type des classiques forums publics des débuts d’internet (que l’on s’interdit aujourd’hui à cause de la maintenance épouvantable des spammeurs et des trolls et des serveurs qui tombent …) comme l’affaire danone, d’ailleurs n’est-ce pas le forum internet qui est à la base de la présentation des pages de seenthis ? avec en sus une réappropriation (si propriété il y a) du texte premier.
      (Et du coup en tentant de reprendre le code, je me suis emmêlée à comprendre pourquoi ce ne pouvait pas être le même objet.)
      C’est certain que ceux qui te rétorquent ah mais je ne lis jamais les forums sous l’article ont tout faux :)

    • J’ai souvent pensé que ce qui m’a permis de croire en seenthis relevait plus de sa population que de son fonctionnement.
      Mais à présent, je vois que son fonctionnement est ce qui m’a vraiment permis d’y rester.

      Seenthis est absent de Wikipédia. Sa « notoriété » est faible (inexistante d’après wiki). C’est un deepweb qui plaît aux connaisseurs (mais apparemment pas aux journalistes ni aux mainstreameux).

      https://seenthis.net/messages/571252

      Les questions que tu soulèves dans ta chronique #seenthis_fonctionnalités laissent entrevoir comme il est important de se questionner à ce point sur les objectif d’un réseau social, de sa conception à son utilisation. C’est un boulot de documentation tellement énorme.

      On en parlera à notre prochain atelier informatique lillois anarco-autonomico-libéralo-nimportequoitesque Atelili n°18 :
      https://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:18

      Dont voici un plan temporaire :
      https://atelili.tuxfamily.org/wiki/themes#utiliser_facebook_intelligemment_ou_bien_ses_alternatives



  • L’endogamie État-entreprises induite par les Grands Corps (Inspection des finances, Corps des mines) : pour en finir avec ces institutions.

    Par Alexandre Moatti (j’archive)
    https://blogs.mediapart.fr/alexandre-moatti

    1. Propos introductif, définitions
    https://blogs.mediapart.fr/alexandre-moatti/blog/140417/les-zelites-episode-1

    2. Le domaine d’action : du cabinet ministériel à l’entreprise.
    https://blogs.mediapart.fr/alexandre-moatti/blog/140417/les-zelites-episode-2

    3. L’extension du domaine d’action de ces Corps.
    https://blogs.mediapart.fr/alexandre-moatti/blog/170417/les-zelites-episode-3

    Etc.

    #technocratie #pantouflage


  • L’Affaire Bolivar ou Les Insoumis face aux #éditorialistes (Acte III)
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/150417/l-affaire-bolivar-ou-les-insoumis-face-aux-editorialistes-acte-iii

    Tout commence avec une passe d’arme entre Patrick Cohen et Alexis Corbière dans l’émission C à vous. La France Insoumise, accuse Cohen, veut sortir de l’OTAN pour entrer dans l’Alliance bolivarienne. Le second rétorque que les deux mesures n’ont aucun rapport puisque l’Alliance bolivarienne n’est pas une alliance militaire mais un espace de coopération économique. Cohen s’énerve, agite ses notes et ne trouve rien à répondre. La deuxième étape est le piège tendu par RTL à Clémentine Autain. On lui passe un extrait de C à vous amputé de la réponse de Corbière pour qu’elle réponde à son tour : mais pourquoi Mélenchon voudrait-il quitter l’OTAN pour entrer dans l’Alliance bolivarienne ? Clémentine Autain n’en sait rien et perd momentanément ses moyens. Les journalistes de RTL, qui ont entendu Corbière, connaissent bien sûr la réponse à leur question mais ils se gardent bien de la communiquer à leurs auditeurs. Le moteur est en marche et les courroies de transmission vont tourner à plein régime.

    Le Huffington Post commence par effacer Clémentine Autain du tableau et titre que l’Alliance bolivarienne « met mal à l’aise les porte-paroles de Jean-Luc Mélenchon ». Le Parisien, le JDD, le Figaro, Libé, tout le monde relaie l’incroyable nouvelle : Jean-Luc Mélenchon projette de renverser le système des alliances de la France et de l’enrôler dans l’empire du mal. Libération écrit que l’Alliance bolivarienne « compte trois pays observateurs : Haïti, l’Iran et la Syrie. Pas franchement démocratiques… En 2009, la Russie avait aussi été invitée au sommet de l’Alba au titre d’observateur. » L’auteur conclut sur un exposé de la géopolitique de #Mélenchon :

    #éditocratie

    • Construire un avenir cohérent pour les territoires d’outre-mer ? S’il faut commencer pour cela par critiquer la Commission européenne, c’est sans doute trop demander à Patrick Cohen, Jean-Michel Apathie, Laurent Joffrin et toute la clique des menteurs et manipulateurs qui ont monté de toute pièce la cabale. Les mots ne sont pas trop forts. Les faits sont là : depuis le début de l’affaire, tous avaient entendu la réponse d’Alexis Corbière et tous savaient qu’ils mentaient. Toute la question est de savoir si la manœuvre a réussi. L’affaire ALBA va donc être l’occasion de mesurer l’état du rapport de force entre la France Insoumise et les médias et de voir si la stratégie élaborée par Mélenchon et son équipe depuis des années a porté ses fruits. En tous les cas, cette affaire démontre que cette stratégie, qui a choqué tant de bons esprits, était absolument indispensable.

      Dès avant 2012, Mélenchon affirmait que les médias étaient « la deuxième peau du système ». Pour fracturer le mur de l’idéologie néolibérale dont l’atlantisme et l’européisme béat sont deux aspects parmi d’autres, il fallait d’abord s’inscrire dans la logique du système, c’est-à-dire celle du profit, et faire du buzz : ainsi fut forgé le personnage haut en couleur incarnant « le bruit et la fureur ». Mais une fois entré dans le système, il fallait encore ne pas s’y laisser réduire à une caricature. Les médias n’étant « pas un miroir mais une arène », il fallait débusquer les journalistes de leur position de prétendue neutralité. Les formats médiatiques étant impropres à la discussion de fond, il ne fallait cependant pas trop en attendre : on ne pouvait qu’y lancer des « mots obus » qui ouvriraient des failles dans les certitudes des auditeurs. Il importait enfin d’ouvrir à ces auditeurs d’autres espaces de réflexion. C’est ce qui fut préparé dès 2013 avec la lancée des blogs « 6e République » et patiemment consolidé grâce notamment à la chaîne youtube. Ceci fait, on ne pouvait qu’attendre et voir s’il se trouverait des gens pour s’emparer des informations données et les transmettre par le moyen de communication qui sera toujours le plus efficace : le téléphone arabe.

      Tous les outils de communication de la France Insoumise tournent aujourd’hui à plein régime. Le système médiatique est, pour sa part, fragilisé de l’intérieur. Les journalistes ne sont pas des veaux et l’on compte beaucoup d’insoumis parmi eux, prêts à placer quand ils le peuvent des contre-feux. Il est étonnant – et navrant – de constater qu’ils y ont plus de facilité dans les médias privés que dans le service public, comme en atteste l’excellent article de BFMTV cité plus haut mais encore deux articles de LCI. Le premier revient sur l’intox Evo Moralès et le second, auquel j’eus le plaisir de contribuer, sur le lien Mélenchon-Chavez. C’est à croire que le pouvoir des réseaux du Parti Socialiste et de son succédané En Marche est encore plus néfaste à la qualité de l’information que celui du capital.

      Bien que la presse Française soit aux mains des milliardaires, il serait évidemment absurde de croire que ceux-ci dictent tous les matins des articles à leurs employés – ils ont bien d’autre chose à faire. Le système médiatique n’est pas une vaste organisation complotiste dont toutes les parties agiraient de façon parfaitement synchronisée : il est composé d’une multitude d’agents dont les actions ne font système que jusqu’à un certain point parce qu’elles obéissent à des logiques contradictoires. Si les services politiques sont mobilisés pour abattre Mélenchon, les autres n’obéissent qu’à la logique du profit, c’est-à-dire de l’audience. Or on ne se fait pas aimer du public en tapant sur Mélenchon quand ce dernier est devenu la personnalité politique préférée des Français. Ainsi s’explique le revirement spectaculaire de Yann Barthès, expert en sensationnalisme que l’on devine dénué de toute morale politique : lui qui multipliait en 2012, avec le Petit Journal, les vidéos ridiculisant Mélenchon, tourne aujourd’hui Le Figaro en ridicule pour le plus grand plaisir de ses fans.

      Soutenus par les journalistes dissidents et par les mouches du coche portées par l’air du temps, les Insoumis pourraient donc bien gagner leur bras de fer contre les éditorialistes. En montant la cabale bolivarienne, ceux-ci ont joué leur va-tout. Si nous parvenons à la désamorcer, leur discrédit sera complet, notre élan renforcé, et la pièce ira au dénouement que j’espère de tout cœur et en lequel je crois chaque jour plus fermement. Rendez-vous les 23 avril et 7 mai pour les quatrième et cinquième actes.


  • « Trump a donné 1000 raisons à Daech de lancer des attaques chimiques » – Le Saker Francophone
    http://lesakerfrancophone.fr/trump-a-donne-1000-raisons-a-daech-de-lancer-des-attaques-chimiqu

    Une interview de Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie – Le 7 avril 20127 – You Tube.

    (...)

    Mais je reviens au point principal : ça ne va pas s’arrêter ici, et nous sommes probablement destinés à y être entraînés, car Trump vient de donner aux djihadistes 1000 raisons d’organiser des opérations sous faux drapeau, voyant à quel point il est efficace et facile, avec des médias crédules, de pousser l’Occident à des réactions outrancières. En toute probabilité, ils vont mettre en scène une opération semblable à celle qu’ils ont montée, et cela a été prouvé par l’ONU en août dernier ; ils ont monté une attaque au gaz de chlorine contre des civils et ont essayé de faire en sorte qu’elle ait l’air d’une opération du régime.

    Souvenez-vous bien de ce que je vous dis ici, car cela se produira (infailliblement), et on aura tous les va-t-en guerre qui viendront nous dire qu’Assad nous défie et que nous devons intervenir encore plus lourdement en Syrie. Ce sera des attaques sous faux drapeau.

    #syrie #faux_drapeau



  • Le comportement jamais encore observé de fourmis blessées sur un champ de bataille récupérées et transportées jusqu’à la fourmilière par leurs congénères

    http://www.gurumed.org/2017/04/15/le-comportement-jamais-encore-observ-de-fourmis-blesses-sur-un-champ-de-bat

    Pour la première fois, des fourmis ont été filmées portant secours à leurs camarades blessés sur un champ de bataille afin de les ramener à la fourmilière pour qu’elles s’en remettent.

    https://www.youtube.com/watch?v=BTLxu7ZZPDk

    Après avoir étudié les fourmis en détail, les chercheurs ont appris que celles blessées ou en difficultés demandaient de l’aide en diffusant deux signaux chimiques, du disulfure de diméthyle et du trisulfure de diméthyle, qui sont sécrétés par les glandes dans les mandibules. Le comportement des hormones est très influencé par les produits chimiques, et ces signaux obligent un soldat proche à saisir son compagnon en détresse et à le ramener à la fourmilière. Les fourmis blessées ou mutilées utilisent ce temps pour récupérer, même si leurs membres manquants ne repousseront pas, et elles retournent ensuite sur le champ de bataille. Dans certains cas, les “soins à domicile” impliquent l’élimination des termites encore accrochés à la fourmi.

    Comme le montre la nouvelle étude, les fourmis blessées qui ont réussi à retourner au nid sans aucune aide sont mortes dans environ 32 % des cas. Mais lorsqu’elles ont été secourues, environ 95 % d’entre elles ont pu se remettre pour ensuite participer aux raids suivants, parfois moins d’une heure après avoir été blessées. Les chercheurs estiment que ce comportement de sauvetage entraîne une taille de colonie environ 29 % plus grande qu’elle ne le serait autrement.


  • #MMA : Bleu blanc rouste
    http://www.liberation.fr/sports/2017/04/12/mma-bleu-blanc-rouste_1562353

    Il gagne ses premiers combats aux points, malgré un style vibrionnant. « Mais en face, ça tombait pas », dit-il. Il sait bien que les KO font de meilleurs « highlights » sur YouTube, alors il part travailler ses coups de coude dévastateurs à Albuquerque (Nouveau Mexique). « Une ville connue pour la série Breaking Bad, à 1 500 mètres d’altitude », précise-t-il. Il y trouve du « sparring de luxe », comme on dit dans le milieu. On revient à l’opéra. « De l’Italien, Puccini. Je préfère ça que le son va-t-en-guerre quand je m’entraîne. » Il veut devenir acteur, faire du mannequinat. Il prend déjà des cours de piano et de tango. Et court les vernissages, où Pierre et Gilles l’ont rencontré. Tout ça fait sens pour lui : « Le martial artist, il est artiste, c’est dans le nom. Dans un combat, j’expose ma création, dans une forme qui s’appelle l’UFC. » Et les arcades pétées ? « La violence de l’UFC n’est pas celle de la rue. Ni la violence mentale que tu t’infliges en faisant ce qui te rend malheureux. »

    #art_martial




    • j’ai commencé à le bidouiller pour passer seenthis > masto. Ça fonctionne mais il y a quelques soucis à régler :
      — il faut couper le texte (pour que le message reste en dessous de 500 caractères)
      — faire attention à ne pas couper au sein d’un mot et surtout au sein d’une url d’image
      — ajouter quelques sauts de ligne
      — supprimer les tags bizarres comportant : ou -

      cf. essais sur mamot.fr/@recifs