• Piotr Pavlenski, portrait d’un agitateur forcené converti au « kompromat »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/14/piotr-pavlenski-portrait-d-un-agitateur-forcene-converti-au-kompromat_602963


    L’activiste russe Piotr Pavlenski, lors d’une conférence de presse dans le bureau de son avocat, le 14 février à Paris.
    LIONEL BONAVENTURE / AFP

    Le performeur russe, à l’origine de la diffusion de vidéos ayant poussé Benjamin Griveaux à retirer sa candidature à la Mairie de Paris, utilise les mêmes méthodes que les services russes pour discréditer les opposants : l’art du « dossier compromettant ».

    Devant un parterre d’étudiants en droit réunis à Paris, en décembre 2019, Piotr Pavlenski clamait que « l’art politique est un art » qui exige d’« agir pour forcer l’appareil d’Etat à se démasquer ». « Pour cela, expliquait-il, l’artiste utilise les mêmes instruments que ceux dont use le pouvoir. » Il est passé aux travaux pratiques en préparant la mise à mort du candidat La République en marche (LRM) à la Mairie de Paris, Benjamin Griveaux, avec la technique, bien connue en Russie, du kompromat (ou « dossier compromettant »).

    En publiant une vidéo vieille de deux ans attribuée à l’ancien secrétaire d’Etat en train de se masturber, Piotr Pavlenski, 36 ans dans quelques jours, n’a rien fait d’autre, en effet, que d’imiter les services de sécurité russes, qui font « tomber » quelques-unes de leurs cibles en diffusant des vidéos intimes, souvent tournées à leur insu. Vladimir Poutine y a eu lui-même recours. Alors chef des services de sécurité russes (FSB, ex-KGB), il avait utilisé ce procédé pour écarter en 1998 le procureur Iouri Skouratov, chargé d’enquêter sur la corruption dans l’entourage et la famille de Boris Eltsine. Une vidéo diffusée à la télévision montrant les ébats du magistrat avec deux prostituées avait suffi. Puis ce fut le tour de plusieurs opposants d’être victimes de kompromat.

    • Non, le GriveauxGate n’est pas qu’une question de sexe
      http://www.analysedulangage.com/index.php/2020/02/14/griveauxgate

      Puisque cet article a été refusé, comme toutes mes dernières tribunes, par la rédaction du Huffington Post, bien loin des valeurs portées par sa fondatrice Arianna Huffington, voici sur mon site le décryptage qui a été censuré. On ne peut que déplorer ce type d’agissement : le danger pour la démocratie est dans cette peur sous-jacente ayant pour conséquence une sphère médiatique à la botte du pouvoir.

      https://seenthis.net/messages/822879

    • Tout ce foin sur le revenge port et les #vils_réseaux_sociaux me gonfle puissamment.

      J’ai une copine qui a reçu des #dickpics, y compris de #grands_hommes de son domaine d’activité. Les diffuser tombe sous le coup de la loi pour une République numérique, le faire savoir, sans diffusion, ça fera quoi : rien.

      Dans cette « affaire », que sait-on de la destinataire de la vidéo ? Vu la pelletée de merde expédiée dans le ventilateur, je doute qu’elle se dévoile pour exprimer son point de vue… Et donc, tout le discours « vertueux » considère qu’elle était consentante. Ce qui me paraît, perso, hautement improbable.

      Alors, dans le sens de ce que dit Élodie Mielczareck, révéler qu’un candidat à de hautes fonctions publiques pratique ce genre d’ignominie me parait indispensable, et même de salubrité publique, pour connaître le mode de fonctionnement de l’individu. Problème : sans image, ça n’a pas de poids et ouvre la porte à des attaques en diffamation, avec image, c’est répréhensible.

      Et je ne suis que très peu réceptif à l’argumentaire de Piotr Pavlenski sur le double langage. Quand bien même BG revendiquerait publiquement ses écarts de conduite par rapport à la morale traditionnelle, ça ne rend pas plus tolérable des pratiques ignobles comme le dickpic.

      La réaction réflexe « ça relève du privé  » participe, me semble-t-il, à l’étouffement de la voix de la destinataire. En gros, elle a drôlement intérêt soit à faire comme si ça avait été une bonne surprise de recevoir ça (rôle assez difficile à assumer publiquement), soit à la boucler.

    • « On accuse les réseaux sociaux ou l’anonymat sur Internet d’avoir permis l’affaire Griveaux, mais les vidéos se sont surtout propagées grâce aux terrains fertiles que sont les groupes privés militants et des forums masculins obsédés par ce type de contenus. »
      https://www.politico.eu/article/how-kompromat-on-a-close-macron-ally-went-viral

      A close friend of prominent figures on the far left and supporter of the Yellow Jackets movement, the Paris-exiled Pavlenski first approached political activists to spread the information. Controversial lawyer and Macron opponent Juan Branco told Le Point he was aware of the upcoming publication of the videos.

      “He consulted me as a lawyer,” Branco said. “For him it was a political act. In the same way that he opposed Putin’s regime, he was ready to do whatever it takes to oppose Macron’s regime, which he considers just as repressive.”
      ’Streisand effect’ and online forums

      The blog post first popped up on Twitter on accounts close to populist groups.

      Laurent Alexandre, a businessman and essayist who has a lot of supporters among far right groups, was one of the first to tweet the link to his 74,000 followers on Twitter, before deleting his tweet.

      “This kind of action can create a ’Streisand effect,’” said Lamy, referring to the internet phenomenon whereby an attempt to hide, remove or censor a piece of information has the unintended consequence of publicizing the information more widely.

      Alexandre’s actions were imitated Thursday by his friend Joachim Son-Forget, a member of parliament with 61,000 Twitter followers who is also a former member of Macron’s La République En Marche — he was ousted after a series of scandals including sending misogynistic tweets targeting a fellow parliamentarian.

    • L’édito du Monde empile tous les poncifs.
      Toujours conditionné par l’affirmation (pour l’instant sans aucun commencement de preuve) du consentement de la destinataire.
      La relation était probablement consentie, sinon on aurait une affaire encore plus grave, mais est-ce que ça implique automatiquement le consentement à ce genre de pratique ? À mon sens, l’envoi de ce genre de message n’est pas vraiment une «  relation  » mais un geste unilatéral.

      Affaire Benjamin Griveaux : l’abaissement de la démocratie
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/15/affaire-benjamin-griveaux-l-abaissement-de-la-democratie_6029690_3232.html

      Oublié le droit reconnu aux adultes d’entretenir une relation sexuelle librement consentie, tant qu’elle ne viole aucune loi.

    • Pas vu la vidéo et pas d’avis sur le caractère consensuel (et si je me pose la question : qui peut envoyer une photo de sa bite avec le consentement de la destinataire, je me demande aussi qui peut envoyer une photo de sa bite tout court ? à part pour marquer son territoire ?). Mais dans l’hypothèse où le geste n’est pas délictueux, j’aime bien la réaction d’#Ovidie qui replace ça dans le contexte des violences en ligne majoritairement infligées aux femmes.

      Ovidie : « en se retirant, Griveaux envoie un mauvais message » - Libération
      https://www.liberation.fr/debats/2020/02/14/en-se-retirant-il-envoie-un-mauvais-message_1778509

      Lors d’actions de prévention en milieu scolaire, on me rapporte très régulièrement des situations où des jeunes filles se retrouvent harcelées après la circulation non consentie de photos ou vidéos. La plupart du temps, ce sont elles qui sont contraintes de quitter l’établissement, après avoir entendu de la part de la communauté éducative qu’il fallait « réfléchir avant d’envoyer ça ». Il me semble qu’on prend le problème à l’envers. Quel message Benjamin Griveaux envoie-t-il indirectement à ces jeunes filles en se retirant si rapidement de la course aux municipales ? Qu’il revient aux victimes de s’effacer de l’espace public.

      En tant qu’ancien porte-parole d’un gouvernement qui se targue d’avoir fait du sexisme et des violences sexuelles une de ses priorités, il aurait été bien plus courageux de montrer l’exemple en prenant publiquement la défense des victimes et en critiquant toute l’idéologie puante qui sous-tend le revenge porn. Car sans honte, ni culpabilisation autour des questions de sexualités, le revenge porn n’est rien.

    • Un tweet de Frédérique Matonti (politiste du sexe et du genre)

      L’art de mélanger tout et n’importe quoi et notamment ce qui relève du pénal (ballets roses) et ce qui relève du comportement certes éventuellement condamnable moralement mais licite

      https://twitter.com/FMatonti/status/1228601012778360833

      Elle répond à un diplomate qui la joue gauloise.

      Il est vrai que la France chrétienne de la Montespan, de la du Barry, que la France de Felix Faure, de Le Troquer et des ballets roses, des bordels et de la syphilis, du maréchal octogénaire et de ses visiteuses du soir nous rappelle d’autres valeurs...

      C’est le même mélange dans beaucoup d’affaires sexuelles : on ne sait pas si on blâme la moralité du bonhomme ou des actes violents punis par la loi (sexe avec des mineures, actes non-consensuels, etc.). Dans un cas on aimerait dire qu’on s’en fout, dans l’autre que c’est hyper grave mais il y a une manière de mettre tout ça sur le même niveau qui est assez minable et empêche de rappeler des exigences de base en matière de relations sexuelles et entre sexes.

    • Vu qu’on n’a strictement aucune info de quelque sorte sur la relation, càd la personne réceptrice, je vois mal ce qu’on pourrait en dire. La réaction à en faire est vraiment super différente suivant le cas où c’est non-consenti (harcèlement donc etc), et le cas où c’est consenti. Je veux dire, des couples, hétéros ou homos, qui s’envoient vidéos ou photos pour s’exciter l’un l’autre lorsque les conjoints/amants/amoureux sont éloignés, c’est juste méga courant, et pas récemment, ça fait genre… 20 ans que c’est courant, avec internet. Et dans le cas où c’est consenti, je suis totalement d’accord avec Ovidie.

    • Savoir si la personne réceptrice était consentante, ou qui elle est, importe peu, on espère surtout qu’elle va bien. Si une vidéo de ce type circule au-delà du cercle intime, c’est soit un piratage soit une dénonciation de la personne qui reçoit ce type de message et qui n’a pas l’intention de se laisser faire.
      Donc non consentante, et avec ce genre de preuve, aucune hésitation à rendre public ce genre de pratique de #sale_type.

    • Le consentement importe fondamentalement pour la qualification juridique.

      Sur le fond, bien que je pense comme toi que s’il y a diffusion, c’est qu’il y a non consentement, mais on ne peut non plus exclure qu’il y ait eu une évolution dans le temps. C’est le fondement même du revenge : aux temps heureux a succédé ce qui est vécu comme une «  trahison  » entraînant la «  vengeance  »…

      Et on avance vers le dévoilement de la destinataire,
      https://seenthis.net/messages/825979

  • Quand la justice s’acharne sur un écrivain, poète, Gilet jaune | Nathalie Quintane & L.L. de mars
    https://lundi.am/Quand-la-justice-s-acharne-sur-un-ecrivain-poete-Gilet-jaune

    Ludovic Bablon, écrivain et poète, mais aussi organisateur de manifestations et Gilet Jaune à Chaumont a été l’an dernier emprisonné pendant 5 mois pour une soi-disant “apologie de crime” dans des poèmes satiriques contre la police en réaction à a vague de violences d’Etat contre les Gilets Jaunes. Aujourd’hui il est libre, mais la justice a encore 6 chefs d’accusation contre lui. Source : Lundi matin

  • Pédocriminalité : des soutiens de Matzneff confrontés à leur complaisance - Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/120220/pedocriminalite-des-soutiens-de-matzneff-confrontes-leur-complaisance?ongl

    Ces gens là savaient-ils et elles ce qu’ils et elles faisaient - Si oui, ça fait encore un peu plus de monde à boycotter.

    C’est un livre qui pourrait à lui seul résumer l’aveuglement volontaire dont l’écrivain Gabriel Matzneff a profité pendant des décennies, alors qu’il n’a jamais caché ses pratiques pédocriminelles dans ses romans, ses essais ou ses journaux intimes. Il ne s’agit pas d’un livre de Gabriel Matzneff, mais sur Gabriel Matzneff. Son titre ? Gabriel Matzneff, tout simplement. L’ouvrage a, selon nos informations, été versé à la procédure pénale pour « viols commis sur mineur » de moins de 15 ans qui vise actuellement Matzneff (lire notre enquête).

    Publiée en 2010 aux éditions du Sandre, sous la direction de l’ancien éditeur et critique littéraire Florent Georgesco, cette somme en grand format de 366 pages compile un inédit des Carnets noirs de Matzneff – son journal intime –, des textes écrits pour l’occasion par divers adorateurs (critiques, éditeurs, amis, universitaires…), mais aussi une impressionnante revue de presse retraçant près d’un demi-siècle de critiques laudatrices et d’entretiens sans prise de distance avec les aveux répétés de l’auteur.

    On y croise des noms célèbres du monde de l’édition, de la presse, de la littérature, de l’université ou de la politique tels que l’essayiste Pascal Bruckner (qui vient d’être nommé à l’académie Goncourt), l’intellectuel d’extrême droite Alain de Benoist, le fondateur du Point Claude Imbert, l’ex-journaliste du Monde Josyane Savigneau, le journaliste de l’Obs Jérôme Garcin, l’ancien chef de l’État François Mitterrand, l’ex-ministre Alain Peyrefitte, les écrivains Philippe Sollers, Frédéric Beigbeder, Jean d’Ormesson, Gilles Martin-Chauffier (également rédacteur en chef de Paris Match), etc.

    L’exemplaire de Gabriel Matzneff que Mediapart a analysé est récent. Il a été achevé d’imprimer en mai 2016, c’est-à-dire moins de quatre ans avant la sortie du Consentement (Grasset), de Vanessa Springora, directrice des éditions Julliard, qui raconte à la première personne l’emprise, les manipulations et les atteintes sexuelles dont, alors adolescente de 14 ans, elle dit avoir été victime de la part de Gabriel Matzneff. C’est ce récit qui a provoqué l’ouverture de l’enquête préliminaire du parquet de Paris.

    Dès l’avant-propos, le livre hommage à Gabriel Matzneff donne le ton. Florent Georgesco, qui l’a dirigé, le présente comme « la célébration de cette chance qui nous a été octroyée, de la joie profonde que nous donne la fréquentation du monde matznévien ».

    • Une autre énigme, c’est les critères de recrutement et/ou de choix de collaborations du Monde : Après Minc, Savigneau, BHL, Finkielkraut, il y a ce genre mecs (mais pas A. de Benoist qui a ma connaissance n’a jamais écrit dans le Monde) :

      Florent Georgesco, aujourd’hui au Monde des livres : « Quand je l’ai rencontré, il n’avait plus aucune pratique pédocriminelle. Il n’allait plus aux Philippines. C’était fini, ces saloperies »

      Alain de Benoist, "écrivain" d’extrême droite : « Quant à la gravité du délit, enfin, il me semble, selon mon échelle de valeurs personnelle, qu’il est plus “scandaleux” de regarder les jeux télévisés, de jouer au Loto ou de lire Le Meilleur, que d’avoir la passion des fesses fraîches, des émotions naissantes et des seins en bouton. »

  • Devant les députés LRM, Macron invoque Maurras pour parler du régalien
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/12/devant-les-deputes-lrm-macron-invoque-maurras-pour-parler-du-regalien_602929

    Devant les députés LRM, Macron invoque Maurras pour parler du régalien

    Lors d’une rencontre à l’Elysée, le chef de l’Etat a évoqué le « pays légal » et le « pays réel », distinction théorisée par le dirigeant de l’Action française durant la première moitié du XXe siècle.

    Par Manon Rescan , Cédric Pietralunga et Olivier Faye Publié hier à 10h49

    Temps de Lecture 2 min.

    Article réservé aux abonnés

    En septembre 2019, Emmanuel Macron réclamait aux députés de sa majorité de « regarder en face » le sujet de l’immigration. Mardi 11 février, il leur a demandé d’ajouter à leur panier les sujets de l’insécurité et du « séparatisme ». Des questions que l’Elysée estime prioritaires afin que le chef de l’Etat ne se retrouve pas submergé par le Rassemblement national (RN) en 2022. Pour convaincre ses troupes de l’urgence, le président de la République a usé d’une rhétorique pour le moins surprenante de la part du héraut revendiqué du progressisme.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Ce que Macron a dit devant les députés LRM : « Le quinquennat précédent s’est disloqué sur des aventures personnelles »

    « Le problème qu’on a politiquement, c’est qu’on a pu donner le sentiment à nos concitoyens qu’il y avait un pays légal et un pays réel, et que, nous, on savait s’occuper du pays légal – moi le premier –, et que le pays réel ne bougeait pas. Sur le sujet de la sécurité, en premier chef, il faut faire bouger le pays réel, a estimé Emmanuel Macron devant les députés de sa majorité, réunis à l’Elysée. L’insécurité, c’est le sentiment d’insécurité. Il faut y aller, s’investir sur le terrain, faire bouger les choses, faire aboutir ce Livre blanc [sur lequel travaille le ministère de l’intérieur]. Après, sur certains points, il faut faire bouger le droit. Sur le sujet immigration, sécurité du quotidien, lutte contre les séparatismes, je souhaite qu’on puisse [les] réinvestir, avec des initiatives parlementaires et avec une stratégie d’ensemble. »
    « Plan de reconquête républicaine »

    Charles Maurras, penseur nationaliste et dirigeant de l’Action française, avait théorisé durant la première moitié du XXe siècle cette distinction entre « pays légal » et « pays réel ». Une manière d’opposer des élites nécessairement déconnectées à un peuple en prise avec le « réel ». Aujourd’hui encore, cette notion de « pays réel » est régulièrement convoquée à l’extrême droite. En reprenant à son compte ce vocable, Emmanuel Macron entend montrer qu’il serait à l’écoute des catégories populaires – en partie séduites par le RN –, contrairement à l’image qui lui est accolée depuis le début du quinquennat. En septembre 2019, M. Macron avait utilisé le même argument pour justifier sa volonté de se saisir du sujet migratoire. « Les bourgeois n’ont pas de problème avec ce phénomène parce qu’ils ne les croisent pas. Les classes populaires vivent avec ça », avait-il justifié devant les parlementaires de la majorité.

    #AF #Maurras #royalisme

  • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés - The New York Times

    https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    Cet article est un résumé détaillé et implacable de ce qu’est cette raclure d’ordure psychopathe, et on voit au passage que deux autres immenses ordures en particulier (Josianne Savigneau et Philippe Sollers) la jouent super lâche et n’assume rien...

    Cette histoire est totalement flippante, je me dis qu’il ne faudrait pas y penser et puis finalement non, c’est mieux de savoir pour éviter les encore autres grosses ordures littéraires de merde du genre de Frédéric Begbeider (entre autre).

    Lire le fil de la discussion ici : https://seenthis.net/sites/1766047

    Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés

    #Gabriel #Matzneff écrit ouvertement sur sa pédophilie depuis des décennies, protégé par des personnalités influentes des médias, de l’édition, du monde politique et du milieu des affaires. Désormais ostracisé, il attaque leur « lâcheté » dans un entretien rare.

    #pédocriminel #pédocriminalité

    • En 2005, l’éditeur d’origine des Moins de seize ans rechignait à le republier. C’est alors, selon M. Matzneff, qu’un autre de ses vieux alliés, un puissant avocat et écrivain nommé Emmanuel Pierrat, le présenta à un nouvel éditeur, qui donna une seconde vie au livre.

      La page wikipédia de Emmanuel Pierrat donne une idée de sa gravitation
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Pierrat
      3 signataires

      Emmanuel Pierrat a assisté et conseillé de nombreux écrivains à succès tels que Guillaume Musso, Alain Robbe-Grillet, Gabriel Matzneff ou encore Pierre Guyotat .
      (…)
      En juin 2018, il est élu secrétaire général du Musée Yves Saint Laurent Paris.
      (…)
      franc-maçon depuis le début des années 2000, membre de la loge Montmorency-Luxembourg du Grand Orient de France
      (…)
      Emmanuel Pierrat est le président du jury du Prix Sade (créé par Beigbeder).

      #collusion

    • la France a beau être un pays profondément égalitaire, son élite tend à se démarquer des gens ordinaires en s’affranchissant des règles et du code moral ambiant, ou, tout au moins, en défendant haut et fort ceux qui le font.

      Il y a dix ans, Dominique Strauss-Kahn fut éjecté de son poste à la tête du Fonds monétaire international à la suite d’une accusation de harcèlement sexuel par une femme de ménage d’un hôtel. Un de ses soutiens balaya l’affaire sous prétexte qu’il s’agissait d’un « troussage de domestique », une expression qui évoque le passé féodal de la France.

      « On est dans une société très égalitaire où il y a une poche de résistance qui effectivement se comporte comme une aristocratie, » explique Pierre Verdrager, un sociologue spécialiste de la pédophilie.

      http://verdrager.free.fr/index.htm

      L’écrivain s’est éclipsé fin décembre, juste avant la publication du témoignage de Mme. Springora.

      « Enfui », non ?

      Il se dit déconcerté par le brusque revirement culturel en France et par sa chute précipitée. Il n’exprime aucun remords vis-à-vis de ses agissements et ne renie aucun de ses écrits.

      Le président signa également un article enthousiaste dans une revue culturelle éphémère, Matulu, pour un numéro spécial consacré à M. Matzneff, en juillet 1986. Qualifiant l’homme de « séducteur impénitent », le président écrit qu’il « m’a toujours étonné par son goût extrême de la rigueur et par la densité de sa réflexion. »

      La chronique fut publiée quelques semaines à peine avant que la Brigade des mineurs ne s’intéresse à Gabriel Matzneff suite à la lettre de dénonciation.

      « Sans doute, j’avais peut-être découpé l’article dans mon portefeuille, » avance Gabriel Matzneff.

      (petit souci de trad ?)

      Récemment encore, en 2018, le gouvernement a retiré d’un projet de loi un article qui établissait une présomption de non-consentement des mineurs de moins de 15 ans.

      L’académicienne Dominique Bona, seule femme de ce jury de dix personnes, admet que les « liens d’amitié » ont joué un rôle important dans l’attribution du prix à M. Matzneff.

      « Moi qui n’ai jamais eu de prix important, elle aurait dû être heureuse pour moi. Mais ça l’a mise en colère, » s’étonne M. Matzneff depuis son refuge italien.

      « Je suis trop malheureux, » explique-t-il.

      C’est fou, qu’il ne se rendre pas compte... Heureusement, la clique qui refuse en nombre des interviews au NYT a l’air assez péteuse.

  • Oui, le coronavirus est une arme biologique dont le séquençage des gènes n’est possible que s’il a été génétiquement modifié en laboratoire (Pandemic.news)
    https://www.crashdebug.fr/international/16934-oui-le-coronavirus-est-une-arme-biologique-dont-le-sequencage-des-g

    J’avais été interpellé la dessus sur Facebook, et j’attendais d’en savoir plus, la aussi ça semble confirmé c’est même ce qui à fait bannir Zero Hedge de twitter mais sachez que la Darpa entretient des liens étroit avec un labo de virologie de Wuhan, ce virus pourrait donc toutafais être une arme américaine...

    La vérité sur le nouveau coronavirus commence à sortir du domaine de la science indépendante grâce à de nouvelles recherches qui mettent en évidence d’étranges anomalies dans la structure génétique du virus qui suggèrent qu’il s’agit plus que probablement d’une arme biologique.

    Publiée dans la revue en ligne bioRxiv, l’étude a révélé que le nouveau coronavirus contient des "protéines structurelles clés" du VIH. Intitulé "Étrange similitude des (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Le cavalier mongol | ARTE
    Film de Hamid Sardar
    en replay jusqu’au 7/04/2020

    https://www.arte.tv/fr/videos/084688-000-F/le-cavalier-mongol

    En Mongolie, dans les steppes du Darhat, un cavalier héroïque se lance à la poursuite de voleurs de chevaux. Dans des décors naturels époustouflants, un documentaire épique aux allures de western oriental.

    • Vu hier soir. Paysages époustouflants et environnement très rude, tout comme les habitants (les bonshommes j’entends, car les femmes y sont plutôt discrètes). Et puis, y a un truc qui me chiffonne : t’as vu la séquence où il fabrique lui-même ses skis ? J’ai jamais essayé de couper un jeune sapin (plein de sève), le débiter en fines planches, cintrer les planches aux flammes d’un feu de branches mortes, et puis y coudre les lanières de la peau d’un cheval mort, tout ça avec une simple hache, en finissant le job tranquillou tard dans la soirée à la bonne flambée. Tiens ? J’ai pas vu d’où il tirait le fil et l’aiguille. Balaise le gars !

    • Oui, les images sont fabuleuses et transportent dans ces espaces et cette lumière ; les ciels sont de toute beauté. Bref, ça te fait sentir à quel point ça te manque…

      Ce qui m’a le plus bluffé dans la fabrication des skis, c’est le dégauchissage, ça me semble la phase où l’absence d’outil spécialisé se fait le plus sentir avec un résultat qui parait parfaitement lisse (tu m’diras, yakaponsé…) Le reste abattage, débitage et cintrage me parait réalisable (voire réaliste) sans outil spécialisé, le problème étant surtout le temps pour aboutir à l’objet fini et, accessoirement (!), la maîtrise des différentes techniques, le tout avec un matériel minimaliste et rudimentaire.

      Pour la couture, si, tu as vu mais t’as pas fait gaffe, à 58:16 il nettoie une lanière de cuir qui sera ensuite débitée en fil. Dans la steppe, tout ce qui est fil, cordage, lacet, etc. est (ou était…) issu du cuir animal et du coup, c’est un travail assez courant. Quant à l’aiguille, effectivement, on ne voit pas, mais ça ne pose guère de difficulté de l’obtenir à partir d’une esquille d’os.

      Les scènes de lutte ne sont pas chiquées, sauf bien sûr, à 11:30 où il laisse (assez) visiblement gagner son vieux maître Yura en s’en défendant comme pourrait le faire un sac de patates… Le chtar qu’il se prend à la jambe n’est pas chiqué non plus…

      Hamid Sardar est un iranien qui connait bien la Mongolie (il parle mongol…) il a concocté là une histoire haletante…

      Une biographie s’arrêtant en 2017 https://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article3402 sur le site d’Étonnants Voyageurs où il était invité en 2015 pour son film Taïga. Film tourné dans la même vallée Darhat (on reconnait clairement l’un des pics caractéristique dans la bande annonce).

      https://www.youtube.com/watch?v=4OugWXyK0bQ

    • Pas encore vu le film mais merci, ça à l’air super. Juste, si tu veux du bois lisse, faut pas le poncer, mais le raboter. C’est le vernis ou la peinture que tu ponce. Le ponçage déchire les fibres, raboté tu suis le fil. En touchant un peu (beaucoup), c’est jouable avec une hache.

    • Un autre truc qui m’a bien bluffé aussi, c’est quand Sukhert débourre les chevaux (quasi) sauvages à cru. Et c’est sûr qu’au niveau muscles des cuisses et fessiers, il assure grave. Mais ça doit quand même bien lui pourrir les lombaires.
      Sinon au niveau de la hache, même avec un tranchant bien affuté et des muscles d’acier au bout du manche, j’ai toujours quelques doutes. Faudra que je m’entraîne mais j’ai un peu peur de ruiner ma vieille carcasse.

    • Un formidable documentaire qui m’a bien fait penser au Dersou Ouzala de Kurozawa. Le mongol qui fabrique ses skis par ex. Chapeau pour les prises de vues dans des paysages somptueux.

  • Procès Weinstein : la fiabilité de la mémoire en question, fin des audiences en vue
    https://www.ouest-france.fr/culture/cinema/affaire-harvey-weinstein/proces-weinstein-la-fiabilite-de-la-memoire-en-question-fin-des-audienc

    Les souvenirs peuvent-ils être trompeurs au point de transformer un rapport sexuel consenti en une agression ? C’est ce qu’a suggéré vendredi la défense d’Harvey Weinstein, en faisant témoigner une psychologue spécialiste des mécanismes complexes de la mémoire.

    Cette psychologue renommée, #Elizabeth_Loftus, professeure à l’Université de Californie à Irvine, était un témoin clé pour les avocats du producteur de cinéma dans ce procès emblématique du mouvement #MeToo.

    Cf. #SAP et tout le toutim.

    Ici avec un autre « expert » : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1364

    Le #déni comme expertise complexe des mécanismes complexes de la mémoire complexe.

  • Oui, les féministes sont « mal-baisées ». À qui la faute ?
    http://ellesaimentca.com/oui-les-feministes-sont-mal-baisees-a-qui-la-faute

    Pour avoir animé des groupes de parole d’hommes et de femmes, et lu d’innombrables témoignages, je peux vous le confirmer : OUI, de manière générale, les femmes sont mal baisées.

    Pour commencer, parce qu’encore aujourd’hui le premier rapport d’une femme sur cinq dans le monde est un rapport forcé (laissez cette information décanter deux minutes), qu’encore aujourd’hui un viol a lieu en France toutes les 9 minutes, qu’encore aujourd’hui les rapports sexuels n’impliquant pas de désir de la part de la femme, que ce soit dans le cadre conjugal ou prostitutionnel, restent la norme.

  • sebastien bouilleh, ancien rugbyman, victime à 11 ans, aujourd’hui fondateur de COLOSSE aux PIEDS DARGILE, asso ayant pour missions la prévention, la sensibilisation, la formation aux risques de pédocriminalité en milieu sportif et l’accompagnement des victimes :

    https://twitter.com/mikohiyama/status/1226194370828939264

    « Ça fait 5 ans que je suis sur le terrain et il n’y a pas eu une fois où je n’ai pas eu une victime en face de moi après une intervention. J’en suis à plus de 3.000 témoignages. Partout où il y a des enfants il y a des prédateurs »

  • Affaire Matzneff, par Marc Esposito
    30 janvier, 18:05

    On parle d’un mec qui a violé des centaines d’enfants.

    J’avais l’intention de lire ‘’Le consentement’’ de Vanessa Springora, à propos de sa relation avec Gabriel Matzneff quand elle avait 14 ans et lui 50, mais je ne sais finalement pas si je le lirai, car je crains trop de me mettre en colère à chaque page.
    J’ai beau être à Bali, j’ai vu et revu, grâce à facebook, l’émission d’Apostrophes de 1990 où Denise Bombardier est la seule à attaquer Gabriel Matzneff, celle, très récente, où François Morel défend Bernard Pivot tout en avouant n’avoir jamais lu Matzneff, celle où Georges-Marc Benamou confond Frédéric Beigbeder, tout péteux d’avoir soutenu Matzneff, et aussi celle de Yann Barthès où Springora parle de son livre.
    A chaque fois, j’ai été choqué par certains propos, et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel, parce que moi j’ai lu Matzneff, et parce que j’ai entendu trop de conneries insupportables.
    D’abord, Vanessa Springora. Dans l’émission de Barthès, elle traite Gabriel Matzneff de ‘’malade’’. Utiliser ce mot est pour moi une façon de l’excuser. Matzneff n’est pas un ‘’malade’’, c’est une ordure malfaisante, un serial violeur, ce qui est très différent. Je n’aime pas le mot ‘’pédophile’’, qui signifie, stricto sensu, ‘’qui aime les enfants’’. Matzneff n’aime pas les enfants, il aime sodomiser des enfants, ce qui est très différent. C’est un #pédocriminel.
    J’ai également été très choqué par cet extrait de la 4ème de couve du livre de Springora, que j’ai vue sur le site de Grasset : ‘’…elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.’’ Lire de telles conneries au dos d’un livre qui prétend dénoncer Matzneff, donner ainsi du crédit aux clichés mensongers qui ont permis à ce mec de commettre ses méfaits pendant un demi-siècle, je trouve ça ahurissant.
    Car, non, cent fois non, l’époque n’a rien à voir là-dedans, ma colère n’est pas révélatrice d’une montée de puritanisme propre à cette décennie, les premières lois punissant la pédocriminalité datent de 1791 ! Les comportements pédocriminels ont toujours été inadmissibles, ils n’étaient pas plus tolérés par la quasi-totalité des Français dans les années 1970 ou 1990 qu’aujourd’hui.
    ‘’La complaisance d’un milieu’’, oui, évidemment, mais ‘’aveuglé par le talent et la célébrité’’, non, mille fois non. Matzneff a dû avoir une érection en lisant ces deux mots associés à son nom : talent et célébrité. J’ai lu Matzneff, et je trouve, et je ne suis pas le seul, qu’il n’a aucun talent, il n’écrit pas ‘’bien’’ comme je l’ai beaucoup lu partout, pas du tout, il écrit propret, son ‘’style’’ n’a aucune personnalité, ce n’est pas pour rien s’il n’a jamais séduit les lecteurs de son époque, même avec ses quelques livres qui ne parlaient pas de ses pratiques sexuelles. Et il n’est donc pas du tout ‘’célèbre’’ - sauf peut-être depuis que Springora a écrit ce livre et que son visage est apparu partout sur les réseaux sociaux. Au moment où Springora a vécu son histoire avec lui, il n’était connu que du micro-milieu germanopratin des éditeurs et des écrivains, ses livres se sont toujours très mal vendus - son Prix Renaudot de l’essai, attribué en 2013, s’est vendu à 3 600 exemplaires. Ça veut dire que, malgré les éloges de Jean d’Ormesson, BHL ou Mitterrand, malgré ses invitations chez Pivot, le grand public n’a jamais eu envie de lire ce mec. On ne peut que lui dire bravo et merci.

    Contrairement à beaucoup de gens qui s’expriment sur ce sujet, j’ai lu, une fois dans ma vie, 40 pages d’un ‘’Journal’’ de Gabriel Matzneff, et ça explique pourquoi je n’ai aucune indulgence vis-à-vis de lui.
    C’était lors de mon premier séjour à Bali, en 1994, j’étais dans un hôtel de Candi Dasa, je n’avais plus rien à lire, je suis allé jeter un œil à la bibliothèque de l’hôtel, il n’y avait que 3 ou 4 livres français, dont un ‘’Journal’’ de Matzneff, je ne sais plus lequel (il en existe 15 tomes, publiés chez trois éditeurs différents, pendant 30 ans !), je me souvenais des polémiques au sujet de ses pratiques sexuelles, j’ai voulu voir de quoi il retournait, et j’ai vu. Et j’ai été scandalisé. Que ce mec ne soit pas en prison, et qu’il y ait des éditeurs, et non des moindres, Gallimard en tête, pour publier ces horreurs. A l’époque, internet et facebook n’existaient pas, je n’avais aucun moyen de crier ma colère.
    Ce livre est un journal intime très classique, avec des dates précises, parfois 10 lignes sur une date, parfois quelques pages, et il montre que Matzneff ne pense absolument qu’à ça : se taper des enfants et des ados, garçons ou filles. Et il n’aime que les deux choses que l’on peut faire indifféremment avec des enfants des deux sexes : enculer et se faire sucer. Il ne se fait jamais enculer et il ne suce jamais – vu que ses proies sont toujours ou des gamines ou des gamins pré-pubères, c’est tout simplement impossible. Il est toujours le seul qui jouit.
    Je ne me souviens pas d’un seul portrait d’un ami ou d’un parent, ou d’une note de lecture un peu consistante sur un livre qu’il a aimé, non, les pages que j’ai lues ne parlaient que de ses relations sexuelles avec des enfants et des ados.
    Dans tous les extraits d’émissions que j’ai vus depuis avec lui, il parle d’’’amour’’, il n’a que ce mot à la bouche, et d’après ce que j’ai lu du livre de Springora, il utilisait ce mot à propos de leur relation, mais dans les 40 pages que j’ai lues, il n’en était jamais question. Il ne parlait que de ses actes sexuels, de sa satisfaction sexuelle, et de sa jouissance à avoir ajouté une nouvelle proie à son tableau de chasse. C’était tellement dégueulasse que j’ai arrêté de le lire au bout de 40 pages, quand j’ai compris que ça ne parlerait que de ça jusqu’au bout, j’ai déchiré le livre et je l’ai jeté à la poubelle, pour que personne d’autre ne le lise.
    Si les 40 pages que j’ai lues sont révélatrices de la consommation sexuelle habituelle de Matzneff, et pourquoi ne le seraient-elles pas, ce mec se tapait des dizaines d’enfants par an, répartis en deux catégories : des collégiennes parisiennes et des jeunes prostitués asiatiques. Ce rythme frénétique, sur 50 ans de parcours, permet d’estimer, sans risque de se tromper, le nombre de ses victimes à plusieurs centaines, peut-être plusieurs milliers. Depuis, j’ai lu, par exemple, cet extrait qui confirme cette estimation : ‘’Il m’arrive d’avoir jusqu’à quatre gamins – âgés de 8 à 14 ans – dans mon lit en même temps, et de me livrer avec eux aux ébats les plus exquis.’’ (in Un galop d’enfer, 1985).

    Matzneff n’est donc pas un pédocriminel parmi tant d’autres, c’est un pédocriminel hors normes, un serial #violeur de grande envergure. Et les détails de ses modes opératoires montrent qu’il serait un être humain haïssable, même si ses victimes étaient majeures. Il y a deux passages du livre que je n’ai jamais oubliés, et qui expliquent pourquoi j’écris ça.
    1. Matzneff est à Manille ou Bangkok, il vient de sodomiser un petit prostitué de 10 ou 12 ans, et le gosse a le malheur de lui réclamer le double du prix ‘’normal’’ de la passe, un prix dont je me souviens qu’il était ridiculement bas, le gosse avait dû réclamer l’équivalent de 10 dollars au lieu de 5, ou 20 au lieu de 10, pas plus. Et Matzneff raconte tout fiérot qu’il a refusé de payer ce prix démesuré, qu’il a jeté sans ménagement le gosse hors de sa chambre, et il se vante de ne pas avoir été un pigeon victime de cette petite salope.
    2. Matzneff est invité à un dîner chez des ‘’amis’’ qui veulent lui montrer leur ouverture d’esprit et leur tolérance en l’invitant à leur table malgré sa réputation sulfureuse. C’est Matzneff qui l’écrit et décrypte ainsi cette invitation. Et pour montrer à quel point ils lui font confiance, leur fille de 14 ans participe au dîner. Le paragraphe d’après, Matzneff se vante d’avoir sodomisé la gamine les jours qui ont suivi et rigole du bon tour qu’il a joué à ces intellos de gauche stupides qui lui ont fait confiance.

    Donc, quand j’entends des François Morel ou des Frédéric Beigbeder, dire avec un petit sourire : ‘’eh oui, il y a des gens qui ont du talent et qui sont des salauds…’’, ça me met très en colère. Parce que Matzneff n’a aucun talent, je l’ai déjà dit, et parce qu’il n’est pas juste un ‘’salaud’’, il est l’un des pédocriminels les plus malfaisants de tous les temps, et il est toujours en liberté. Je répète : on parle d’un mec qui a violé des centaines d’#enfants.
    Si tous ceux qui lui ont serré la main, lui ont donné des prix, l’ont invité à leurs émissions, lui ont filé des subventions, ou un appartement de la ville de Paris à loyer ultra modique, ont lu ce que j’ai lu, ce sont des ordures aussi.
    Je suis peut-être naïf, mais je préfère penser que leur seule ‘’excuse’’ est de n’avoir jamais lu ces journaux intimes.

    Ceux qui sont impardonnables, ce sont ses éditeurs. Eux, c’est sûr, ont lu ces horreurs, et ils lui ont même donné des sous en échange !
    Antoine Gallimard en tête, qui a eu le culot, récemment, de retirer les livres de Matzneff de la vente, façon vierge outragée, comme si c’était le livre de Springora qui lui avait révélé l’ignominie du personnage, après l’avoir accueilli dans sa grande maison en 1990 alors qu’il avait déjà publié une dizaine de ses journaux intimes, pour lui permettre de continuer ce magnifique travail, et qui l’a mensualisé jusqu’en 2004 !
    Et son ‘’éditeur’’ personnel, Philippe Sollers, que je m’honore de n’avoir jamais lu, parce que je l’ai toujours trouvé débectant dans toutes ses interventions à la télé, bien avant de savoir qu’il éditait Matzneff. Rappelons que ce Philippe Sollers, qui est une icône de l’intelligentsia parisienne – forcément, éditeur chez Gallimard, c’est un pouvoir énorme – est aussi celui qui a élégamment traité Denise Bombardier de ‘’mal baisée’’ quand elle a osé attaquer Matzneff chez Pivot en 1990.
    L’’’éditeur’’, le grand public ne le sait pas forcément, c’est celui qui aide l’auteur à améliorer son texte. Ça signifie que Sollers a eu avec Matzneff des conversations du genre :
    – Dis-moi, dans ta phrase : ‘’je suis rentré dans son petit trou comme dans du beurre’’, tu préfères pas ‘’entré’’ plutôt que ‘’rentré’’ ?
    – Non je préfère ‘’rentré’’, c’est plus explicite.
    – Oui, tu as raison, c’est mieux.

    Ces gens me dégoûtent. Il y a beaucoup d’hommes enfermés dans les prisons françaises qui ont commis des actes bien moins répugnants.

    https://www.facebook.com/marc.zaffran/posts/10157848653093150?notif_id=1581079808340952&notif_t=feedback_reaction_gene

    • Qu’il ait été protégé, édité, félicité et qu’il n’ait jamais été inquiété restera une des plus grandes énigmes judiciaires de la fin du siècle dernier. Quand on sait que le parquet est capable de poursuivre et potentiellement de faire incarcérer une citoyenne qui vient en aide à un migrant, il y a de quoi légèrement douter de notre démocratie humaine.

    • euh juste : springora utilise le mot #pédocriminel dans son livre et ça arrive de mal s’exprimer en direct live à la télé quand tu raconte ton viol. Visiblement, le mec qui écrit ce texte ne pense pas à ça. Sinon, c’est les éditeurs qui écrivent le quatrième de couv’. Donc je vois pas trop l’intérêt de « commencer » ses griefs par springora, qui a écrit un très bon livre, mais surtout qui joue gros, et pour nous tous, en s’exposant comme ça... Juste un peu de respect quoi.

    • ça doit être pour poser une sorte de gage d’objectivité que le mec commence par s’attaquer à Springora. Eh bien c’est naze. Et le mystère qu’il expose n’en pas un, les violeurs à répétition, ça fucking court les rues.

    • Je rejoins @reka
      Ce qu’il faut mettre à jour dans cette histoire, ce sont les raisons du succès médiatique de Matzneff.
      Parce que oui il a eu un succès médiatique. Je me souviens l’avoir vu dans beaucoup d’émissions de télévision avec son physique si particulier, et le vertige que ses paroles provoquaient : « C’est réel ce qu’il raconte ? On dirait. Mais alors si c’est réel, pourquoi a-t-il le droit de parler à la télé ? »

      Est-ce seulement la curiosité pour la monstruosité qui ont fait son succès, ou y a-t-il eu des complicités plus profondes ?

      On aimerait une vraie enquête sur Pivot, les producteurs de Pivots, etc...

    • Je rejoins @reka pour dire qu’on ne peut vraiment que douter de nos « démocraties » devenues des coquilles vides de la gouvernance de nos sociétés.
      J’ai suivi le « 28 minutes » sur ARTE du 6 février dernier. Pardon s’il y en a parmi vous que cette « chaîne franco- allemande » saoule grave mais il m’arrive fréquemment de suivre cette chronique assez inégale suivant sûrement les thèmes qui y sont abordés et aussi surtout à cause des intervenant·es qui y sont invité·es.

      Dans l’émission de ce mercredi, le débat portait sur l’opportunité ou non de rendre les crimes à caractère sexuel imprescriptibles. La séquence commence par rappeler les faits concernant Sarah Abitbol qui dut subir les agressions répétées de son entraîneur pendant toutes ses années d’entraînement en tant que patineuse.

      Participaient au débat :
      – Muriel Salmona : psychiatre spécialiste des violences sexuelles, présidente de l’association Mémoires Traumatiques et Victimologie
      - Carole Ardouin-Legoff : maître de conférence en droit privé et science criminelle à l’université Panthéon Assas
      – Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro.

      Voici un court extrait du débat où intervient Carole Ardouin-Legoff en réponse à une question de Renaud Dély :

      Renaud Dély :
      -- Ça signifie, quand on écoute Muriel Salmona, que le droit à l’oubli n’existe pas pour les victimes de crimes sexuels. Or, ce droit à l’oubli c’est une justification de la prescription pour les auteurs de crimes sexuels. Pourquoi est-ce que ça fonctionnerait pour les auteurs et pas pour les victimes ?

      Carole Ardouin Legoff :
      -- La prescription de l’action publique a effectivement pour fondement l’oubli, de l’infraction, l’oubli du crime, mais pas pour l’auteur ni pour la victime, mais pour la société tout entière. Lorsqu’une action publique est intentée, un procès pénal est conduit et la société est représentée par le Ministère Public. Le ministère public agit au nom de tout un chacun, pour la simple et bonne raison que lorsqu’une infraction est commise, en particulier lorsqu’il s’agit d’un crime, ce crime trouble l’ordre public. La société tout entière est troublée par l’existence de cette infraction et donc, l’action publique a vocation de réparer ce trouble à l’ordre public. Autrement dit, en raison de l’écoulement du temps, si beaucoup d’années se sont passées depuis la commission du crime, et bien le trouble à l’ordre public a pu se réparer tout seul, du fait de cet évènement naturel qu’est le cours du temps. Et donc un droit pénal moderne n’a alors aucune raison d’entrer en jeu. On ne sanctionne pas pour sanctionner. On punit simplement quand il y a un intérêt à punir, à répare un trouble à l’ordre public. Ce qui n’est plus le cas lorsque c’est prescrit. Donc certes, la mémoire de la victime peut demeurer, la mémoire du criminel aussi. L’action publique n’est pas là pour protéger un criminel mais une victime.

      Et là je dois bien avouer que je suis resté interloqué. La mission du Ministère Public n’est donc pas de dire le droit, de reconnaître des droits à réparation aux victimes et de punir d’éventuels coupables mais de protéger la société tout entière contre de possibles « troubles à l’ordre public ». C’est compliqué la « Justice » non ?

      Le lien vers l’émission (à partir de la 14e minute)

      https://www.arte.tv/fr/videos/088472-117-A/28-minutes

    • Et personne ne se questionne sur le pourquoi et comment Matzneff a pu être interviewé (par l’extrême droite) dans le quartier latin fin 2019 et puis mystérieusement s’évaporer et quitter la france, sans qu’aucune police ne le retrouve ?
      Pas plus que tu n’as à te demander pourquoi Epstein a pu sortir librement de france où il y violait régulièrement des enfants et des femmes avec ses amis dans ses nombreux appartements proches des champs élysées.
      Comme tu es prié d’oublier que David Hamilton a vécu jusqu’à sa mort à Paris sans être inquiété, et que le gouvernement actuel comme les instances tel le CNC ont soutenu et financé Polanski pour son dernier film alors qu’il n’a pas purgé sa peine aux USA.

      Nan, nan, tu retiendras seulement que c’était une autre époque.

      Merde, c’est juste aujourd’hui.

    • @sombre il y a une #aporie ici. Ce qui a été pris ne sera jamais rendu. Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup ». Il n’y a donc pas, d’un point de vue radical, de #justice possible. C’est toujours trop tard. Comme un assassinat. Effectivement la société s’achète une conscience, avec des punitions. Les punitions sont de la #vengeance. Et les #interdits n’empêchent rien. Il faut donc inventer autre chose, et je n’ai pas la moindre idée de quoi. La seule chose qu’on peut se dire, dans l’état actuel des choses, et c’est ce qui motive toutes ces anciennes victimes à agir, qu’au moins, certains s’arrêtent. Parce que mtnzf, même à 80 ans, est toujours actif et dangereux. Les autres aussi.

      On peut imaginer changer la société, radicalement, notamment en transformant la sexualité masculine, qui me semble moteur dans toutes ces histoires. Imaginer une autre sexualité où l’érotisation des rapports de domination euh... disparaitrait. C’est tellement énorme que presqu’ inimaginable.

    • Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup »

      @tintin Bien sûr, je comprends ta position, mais ce n’est pas seulement punir dont il est question, c’est dénoncer cet aveuglement pour protéger d’autres enfants en arrêtant les violeurs récidivistes et leurs soutiens. Pour Hennion, pote de Mtzneff, entre autres de ses amis violeurs, c’est plus de 200 enfants en Thaïlande dont la justice l’a accusé.
      Il faudrait déjà, (à commencer par qui ? qui accepte de voir ses horreurs ?) qu’une partie de la société accepte de voir en face que le combat contre les violences sexuelles est face à la force des réseaux de soutien de la pédophilie du proxénétisme et de la pornographie, qu’ils soient médiatiques, juridiques, philosophiques, littéraires, politiques ou policiers. Aujourd’hui. Maintenant.

      Sauf que soit culturellement soit face à l’ampleur du désastre, soit par lâcheté, personne ne veut entendre parler de ces collusions.

    • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés :

      Il a été invité à déjeuner à l’Élysée par François Mitterrand et a fréquenté Jean-Marie Le Pen , le dirigeant d’extrême-droite.

      Il a bénéficié des largesses du couturier Yves Saint Laurent et du compagnon de ce dernier, le puissant homme d’affaires Pierre Bergé .

      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est . Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, un privilège rarement attribué, comme l’a révélé son directeur actuel, Vincent Monadé, au quotidien L’Opinion.
      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • Ce n’est pas la première fois que je vois le nom de #Harlem_Désir (en photo avec matzf)

      #Christophe_Girard, socialiste, actuellement chargé de la culture à Paris (si si) est cité dans l’article pour avoir fait l’entremetteur pour #Yves_Saint_Laurent et #Pierre_Bergé.

      WP :

      En 1998, [C.Girard] devient membre des Verts. Il est présent en 1999 en position non éligible sur la liste de Daniel #Cohn-Bendit aux élections européennes. En 2001, après l’élection de Bertrand Delanoë, il est nommé adjoint au maire de Paris chargé de la culture3. Il occupe son poste tout en restant chez LVMH

      En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est. Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre

    • Pour éviter l’accusation de délire ou de complotisme concernant des réseaux qui n’existent évidemment pas … je recopie seulement cette page Wikipédia, encyclopédie en ligne qui a pourtant une facheuse tendance à empêcher toute participation des lanceurs d’alerte dénonçant les pédocriminels et leurs soutiens.
      Faites en ce que bon vous semble mais arrêtons de fermer les yeux svp.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_pédophilie

      En 2013, la remise d’un prix à Daniel Cohn-Bendit suscite une nouvelle polémique en Allemagne ; le Parti vert allemand, auquel appartient Daniel Cohn-Bendit, décide alors de se pencher sur son propre passé et de commander au politologue Franz Walter une étude sur l’influence qu’ont pu avoir les militants pédophiles sur le mouvement écologiste allemand. Les travaux de Franz Walter mettent au jour d’anciennes positions pro-pédophiles des Verts allemands, poussant notamment l’ancien ministre Jürgen Trittin - responsable en 1981 d’une plate-forme électorale qui prônait la dépénalisation des actes sexuels entre enfants et adultes - à s’expliquer et à reconnaître ses erreurs. Un article du Frankfurter Allgemeine Zeitung accuse les Verts allemands d’avoir, dans le passé, « créé une idéologie qui favorisait l’abus d’enfants », Daniel Cohn-Bendit étant notamment dénoncé comme « le porte-drapeau le plus éminent des pédophiles ». Franz Walter souligne par ailleurs que les pédophiles ont, dans le passé, également influencé le Parti libéral-démocrate.

  • ’A Change Is Gonna Come’, un hymne de la lutte pour les droits civiques
    https://pan-african-music.com/black-history-month-a-change-is-gonna-come-sam-cooke

    Au milieu des années 60, Cooke devient aussi l’ami de Malcom X, du footballeur afro-américain Jim Brown et de Cassius Clay, le futur Mohammed Ali. Cette brochette de célébrités noires américaines, qui dessine les contours de ce qui deviendra le Black Power, se retrouve lors du fameux combat de boxe opposant Clay à Sony Liston. Quand Cassius Clay devient champion du monde des Poids Lourds, ses premiers mots sur le ring sont pour Sam Cooke, qu’il invite à le rejoindre devant les caméras.

    Malcom X, Cassius Clay, Jim Brown et Cooke fêteront d‘ailleurs cette victoire ensemble. De quoi rêver à d’autres lendemain pour leur pays, mais aussi inquiéter certains.

    https://www.youtube.com/watch?v=wEBlaMOmKV4

    #musique #politique #musique_et_politique #États_Unis #Sam_Cooke #soul #ségrégation #Histoire

  • Le projet Starlink d’Elon Musk menace la recherche astronomique – Autour du Ciel
    https://www.lemonde.fr/blog/autourduciel/2020/02/06/le-projet-starlink-delon-musk-menace-la-recherche-astronomique


    Avec le lancement de milliers de satellites de communication, le ciel pourrait prochainement être entièrement quadrillé d’éclats artificiels en mouvement rendant l’observation et la photographie des astres de plus en plus difficile. Image provenant de l’appel lancé par les astronomes professionnels du monde entier pour la protection du ciel.

    En mettant en orbite des milliers de satellites, la société SpaceX va rendre l’observation scientifique du ciel de plus en plus difficile.

    Le 23 mai 2019, le lancement en une seule fois d’une soixantaine de satellites de télécommunication par la société américaine SpaceX a fait l’effet d’un grand coup de flash en pleine nuit pour la communauté astronomique internationale, tant amateur que professionnelle ! Le projet Starlink imaginé par Elon Musk et ses ingénieurs pour vendre des connexions à Internet à haut débit sur l’ensemble de la planète était pourtant en gestation depuis 2015, mais il faut croire que personne ne s’était sérieusement inquiété de l’impact qu’auraient ces petits engins – chacun de la taille d’une grosse malle (hors panneau solaire) et d’une masse de 260 kg – sur la visibilité des astres.

    Après tout, il existe déjà quelques milliers de satellites en fonctionnement autour de notre planète et s’il n’est pas rare d’en voir passer quelques-uns à l’œil nu en début et en fin de nuit lorsque leur altitude de plusieurs centaines de kilomètres leur permet d’être encore éclairés par le Soleil, cela reste anecdotique et même plutôt spectaculaire lorsqu’il s’agit de la Station spatiale internationale et que l’on pense aux astronautes qui habitent cette « étoile artificielle ». Les astrophotographes et les chercheurs professionnels détectent évidemment bien plus de satellites grâce à la sensibilité de leurs capteurs, mais leur nombre total demeure suffisamment petit pour qu’il soit possible d’éliminer ces visiteurs nocturnes importuns lors du traitement des images astronomiques. Au final, les satellites existants sont plutôt moins dérangeants que les nombreux avions qui traversent le ciel étoilé avec leurs éclats multiples souvent très puissants et leurs grandes dimensions apparentes.

    Mais les projets de constellations de satellites de télécommunication comme Starlink de SpaceX sont d’une nature très différente. Leur principe de fonctionnement est de saturer l’espace proche – entre 340 et 1 200 km d’altitude – de milliers de satellites pour assurer une couverture globale de notre planète, à l’exception des régions polaires. En restant à proximité du sol, le temps de réponse des satellites, leur délai de latence, peut rivaliser avec celui que l’on peut obtenir dans les réseaux au sol, alors que les satellites actuellement utilisés pour Internet sont placés sur des orbites géostationnaires à près de 36 000 km d’altitude et offrent des délais de latence très supérieurs, ce qui les rend incompatibles avec nombre d’applications, comme le jeu ou la finance en ligne.


    Image du groupe de galaxie NGC 5353/4 réalisé le 25 mai 2019 avec un télescope de l’observatoire Lowell en Arizona (États-Unis). Encore proches les uns des autres moins de deux jours après leur lancement du 23 mai, vingt-cinq des soixante premiers satellites Starlink sont passés dans le champ du détecteur lors de la pose photographique rendant l’image inexploitable.
    Crédits : Victoria Girgis/Lowell Observatory

    La première phase de déploiement de Starlink prévoit le lancement d’ici à 2021 de près de 1 600 satellites qui se répartiront sur 72 orbites à 550 km d’altitude. Avec le lancement du 29 janvier 2020, il y en a déjà 240 en orbite et SpaceX prévoie d’augmenter la cadence avec, à terme, un rythme de 180 nouveaux satellites par mois en moyenne jusqu’en 2025 pour la mise en orbite de 12 000 satellites ; un total qui pourrait être porté à plus de 42 000 durant les années suivantes ! En quelques mois à peine, le nombre total de satellites opérationnels autour de notre planète va donc doubler et, en quelques années, il pourrait être décuplé car l’entreprise d’Elon Musk n’est pas la seule sur le créneau. OneWeb (Royaume-Uni) a déjà lancé en 2019 les premiers éléments d’une constellation de 5 260 satellites et les suivants arrivent, Amazon annonce plus de 3 200 satellites pour son projet Kuiper à partir de 2021, Lynk et Facebook parlent de milliers de satellites entre 2021 et 2023, et ce décompte n’intègre même pas les projets de la Chine, de la Russie ou de la Corée du Sud.

    Si ces projets se concrétisent, même partiellement, le ciel tel que nous le connaissons disparaîtra. Avec des dizaines de milliers de satellites circulant sur des orbites basses un rapide calcul montre en effet qu’il y en aurait des centaines potentiellement visibles en permanence de chaque point du globe (hors régions polaires). En ville ou sous un ciel éclairci par la pollution lumineuse, seuls les satellites les plus proches et donc les plus brillants seraient perceptibles à l’œil nu chaque nuit, mais un observateur situé sous un ciel sombre pourrait assister à un véritable défilé de lumières artificielles. En hiver aux latitudes européennes, ce défilé se produirait seulement au début et à la fin de la nuit, lorsque le Soleil n’est pas trop enfoncé sous l’horizon et qu’il éclaire les objets qui passent au-dessus de nous, mais à partir du printemps et jusqu’à l’automne, quand le Soleil ne s’enfonce plus aussi profondément sous l’horizon, la voûte céleste se métamorphoserait en une mouvante guirlande lumineuse tout au long de la nuit. Les satellites les plus éloignés seraient peu ou pas visibles à l’œil nu – mais tous seraient visibles aux jumelles – et les plus proches, les milliers placés sur des orbites vers 350 km d’altitude, pourraient être aussi brillants que l’étoile Polaire ou les étoiles de la Grande Ourse (magnitude 2 environ), voire bien plus lors de leur déploiement et avant qu’ils n’atteignent leur orbite de travail. Et avec des lancements très réguliers, cela signifierait un flux presque continu de grappes de satellites éclatants.

    L’impact de ces constellations artificielles, énorme pour les observations du ciel à l’œil nu déjà très perturbées par la pollution lumineuse croissante et le trafic aérien, serait catastrophique pour les astrophotographes et pour la recherche astronomique. Elon Musk et sa société SpaceX prétendent que les nouveaux satellites seront peints en noir pour moins réfléchir l’éclat du Soleil vers le sol ; un test est d’ailleurs en cours sur un satellite qui atteindra son orbite à 550 km dans les prochains jours et s’il est positif SpaceX promet d’appliquer la recette sur tous les futurs engins. Cette solution technique permettra probablement de diminuer le nombre d’objets visibles à l’œil nu dans un bon ciel, mais cela ne modifiera vraiment pas la donne pour les observations et les photographies qui seront assaillies par ces intrus plus ou moins lumineux quadrillant la voûte céleste à un rythme soutenu. Il sera alors extrêmement difficile de parvenir à les éliminer totalement des images et d’innombrables champs d’investigations de l’astrophysique seront condamnés.


    Le matin du 18 novembre 2019, certains des satellites Starlink lancés une semaine avant et qui se déplaçaient encore à moins de 300 km d’altitude sont passés dans le champ du détecteur du télescope Blanco de 4 mètres de diamètre installé sur le Cerro Tololo au Chili. Pratiquement tous les capteurs du détecteur ont été balayés par ces éclats lumineux durant la pose de six minutes qui devait servir à la recherche de nouvelles galaxies naines à côté du Grand nuage de Magellan.
    Crédits : NSF’s National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory/NSF/AURA/CTIO/DELVE

    Lorsque vous cherchez à identifier des astres ou des événements cosmiques tellement peu lumineux qu’ils sont à la limite de perception des capteurs électroniques des meilleurs télescopes de la planète et que le ciel est parcouru en tous sens par des « phares artificiels » vos chances de succès tendent inéluctablement vers zéro. Là encore, Elon Musk tente de rassurer en prétendant que les paramètres orbitaux de tous les satellites Starlink seront disponibles, ce qui permettrait aux astronomes de programmer leurs prises de vues pour les éviter, mais ce qui est possible pour quelques dizaines de satellites par nuit devient pratiquement impossible quand il y en a des milliers et que les champs couverts par les télescopes sur le ciel sont grands. Et cela ne fait référence qu’à l’observation dans le domaine du visible alors que ces milliers de satellites communiqueront bien évidemment en permanence avec des centaines de milliers de stations au sol sur des fréquences radio de plus en plus nombreuses à mesure que le nombre de constellations augmentera, ce qui condamnera également de très larges pans de la recherche en radioastronomie.

    Le plus exaspérant dans tout cela, c’est que quelques compagnies peuvent décider de déposséder l’humanité de la possibilité d’admirer et de comprendre l’Univers apparemment en toute légalité. Chaque mois ou presque, les organismes chargés de réguler l’accès à l’espace et l’attribution des fréquences radio des satellites – International Telecommunication Union et Federal Communications Commission – autorisent actuellement des centaines voire des milliers de nouveaux lancements parce que les entreprises qui en font la demande respectent les règles qu’on leur impose. Le problème est que ces règles ont été créées à une époque où l’on pensait lancer au mieux quelques dizaines de satellites par an et qu’elles ne sont manifestement plus adaptées à la réalité d’un marché en croissance exponentielle ; il est donc urgent de les faire évoluer pour tenir compte des dégâts innombrables qui s’annoncent.

    Dégâts pour les astronomes qui pourrait rapidement perdre la possibilité de mener à bien de grandes campagnes de recherches au niveau mondial comme celle, par exemple, qui a permis de publier récemment la première image d’un trou noir supermassif dans une autre galaxie à partir d’observations radio extrêmement longues et délicates que des interférences trop nombreuses condamneraient. Sans parler des pertes financières conséquentes pour les pays qui ont investi des milliards d’euros ou de dollars dans la construction d’observatoires et d’instruments exceptionnels dont l’utilisation deviendra problématique ou impossible. Dégâts également, même s’ils sont plus difficiles à quantifier, pour la perte du lien intellectuel et émotionnel qui unit l’humanité au cosmos et qui nous permet de concevoir notre place dans l’Univers et de prendre conscience des limites de notre planète à l’heure où l’équilibre de celle-ci n’a jamais été autant menacé. Dégâts matériels et humains enfin, potentiellement énormes, puisque les réseaux de télescopes bâtis ces dernières décennies pour réaliser une surveillance de plus en plus précise du ciel à la recherche d’astéroïdes susceptibles de percuter la Terre ne seront plus à même de fonctionner aussi efficacement et de nous signaler un danger éventuel. Sans parler des problèmes liés à la pollution atmosphérique engendrée par les centaines de lancements de fusées qui seront nécessaires pour la mise en orbite de ces milliers de satellites, et des problèmes de « circulation spatiale » et de déchets spatiaux qui seront inévitablement amplifiés par la multiplication du nombre de satellites devenus incontrôlables. Il y en aura forcément avec une telle prolifération et, de fait, trois des soixante premiers satellites de Starlink sont hors de contrôle. Ils finiront par se désintégrer en retombant dans l’atmosphère, mais d’ici là ils sont potentiellement dangereux pour d’autres satellites avec lesquels ils pourraient entrer en collision.

    Que peuvent faire les astronomes contre la puissance des sociétés qui profitent d’un vide réglementaire pour se ruer sur un marché qu’elles envisagent comme très lucratif ? Les analystes de SpaceX prévoient en effet que son chiffre d’affaire annuel engendré par la vente de connexions à Internet par satellite pourrait atteindre 30 milliards de dollars dès 2025. La mise en orbite de la constellation Starlink devrait coûter près de 10 milliards de dollars et même si les coûts de fonctionnement et de renouvellement de milliers de satellites grèveront certainement le chiffre d’affaire annuel, les dirigeants de SpaceX estiment que les revenus engendrés par Starlink devraient financer le développement des projets martiens d’Elon Musk, même s’il semble plutôt paradoxal de détruire l’environnement de la planète Terre pour favoriser le développement d’une hypothétique infrastructure de colonisation de la planète Mars. Après le lancement des premiers satellites de la constellation Starlink au printemps 2019, les astronomes du monde entier se sont mobilisés par le biais d’un appel de l’Union astronomique international qui a eu le mérite de révéler l’ampleur du problème. Plus récemment, des astronomes italiens ont publié un article de fond qui fait le point sur les risques de ces projets de constellations de satellites pour l’astrophysique et ils ont lancé un appel, déjà signé par plus de 1 500 astronomes, pour alerter l’opinion et demander que les gouvernements prennent ce problème en considération et mettent fin au « Far West » spatial. La société SpaceX annonce qu’elle est entièrement ouverte à la discussion avec les astronomes professionnels pour essayer de diminuer l’impact de Starlink, mais les semaines passent et les lancements continuent…

  • Admirable petit mot glissé par une serveuse sous l’assiette de Belloubet qui banquetait !

    Alors on va lui dire la chose suivante : « Camarade,
    Ce mot est tellement beau, tellement clair, tellement digne.
    Il nous rend fier d’être à vos côtés.
    On vous embrasse. »

    « Il est grand temps que vous preniez conscience que sans le peuple que vous malmenez, vous n’êtes rien. C’est lui qui paie votre repas aujourd’hui, vous le cuisine et vous le sert. Ce peuple à qui vous mentez, que vous volez et battez. Alors symboliquement j’ai décidé de ne pas vous servir. Je serai sûrement seule, car beaucoup ont encore peur de perdre ce qu’ils croient posséder mais n’en pensent pas moins… […] Perdre mon travail me fait moins peur que de vivre dans le monde que vous nous préparez. »

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/02/04/des-gilets-jaunes-ont-ils-glisse-un-mot-sous-l-assiette-d-edouard-philipp

  • Bac : Un pas de plus dans l’inacceptable
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/02/04022020Article637163983199660629.aspx
    Et si vous n’êtes pas contents, vous pouvez toujours essayer la dictature.

    N’oubliez pas de mettre une couverture et un slip propre dans le cartable de votre enfant qui part au lycée. Il pourrait rentrer très tard et en avoir besoin. Avec les deux journées de garde à vue pour aucune poursuite infligée aux lycéens parisiens de 16 ans, on pensait avoir atteint le maximum de la répression contre les lycéens mobilisés contre la réforme du bac. La journée du 3 février nous détrompe : on en est maintenant à l’arrestation préventive avant tout blocage. La fuite des responsabilités a elle aussi progressé.

  • La propension à saturer « le temps de midi » avec des réunions diverses et variées est une monstruosité qu’il faut réduire à néant. Que chacun retire 15 minutes à sa réunion, cela fera de la place pour les autres, et que l’on déclare « l’heure de table » patrimoine mondial de l’humanité et Basta.

  • J’accuse - ♀ le genre & l’écran ♂
    https://www.genre-ecran.net/?J-accuse

    J’accuse, 12 nominations aux Césars, un record ! Le dernier film de Polanski est-il esthétiquement éblouissant ? S’agit-il d’un regard d’une complexité inédite sur l’affaire Dreyfus ? Le scénario témoigne-t-il d’une habileté particulière ? Est-ce qu’il nous touche par la peinture subtile des relations humaines ? Assiste-t-on à des performances d’acteur/trice hors du commun ? Si je suis obligée de répondre négativement à toutes ces questions, qu’est-ce qu’il reste pour expliquer cette unanimité de la profession ? Serait-ce la manifestation du soutien indéfectible à un cinéaste dont le prestige arrive de moins en moins bien à camoufler des comportements qui tombent sous le coup de la loi ? Serait-ce une façon de rappeler que, malgré #MeToo, les (grands) artistes en France sont au-dessus des lois ?

    • Au-delà de l’académisme de ce film historique, qui nous fait nous interroger sur les véritables raisons du soutien qu’il a reçu de la part de la critique cinéphilique, d’habitude si soucieuse de la forme et de l’originalité esthétique, le personnage qu’incarne Dujardin renvoie à un type de masculinité qu’on peut qualifier d’hégémonique, pour reprendre le concept élaboré par la sociologue australienne R.W. Connell [2]. En effet, il a tous les attributs qui permettent de légitimer le patriarcat. Droit dans ses bottes, vêtu d’uniformes impeccables, la moustache conquérante, il n’a jamais besoin de personne pour mener sa barque, rien ni personne ne peut l’impressionner, et même sa maitresse est une présence contingente. Jamais la moindre manifestation de vulnérabilité, pas la moindre faille : il traverse la tempête qu’il a déclenchée sans jamais plier, même en prison. Il prend ses décisions seul, uniquement mu par la recherche de la vérité (et de l’efficacité : c’est un militaire moderne). Un homme, un vrai ! Inutile de préciser que la mise en scène ne prend jamais la moindre distance avec ce parangon de masculinité héroïque et solitaire.

      Quel est l’intérêt, plus d’un siècle après l’Affaire, et après les dizaines d’ouvrages historiques écrits sur ses aspects les plus complexes, de faire un film parfaitement linéaire, totalement focalisé sur un seul protagoniste transformé en héros, aussi monolithique, aussi univoque, aussi hagiographique, et aussi académique, esthétiquement parlant ? Je ne vois qu’une véritable raison : faire oublier la face obscure de son réalisateur, et suggérer son identification avec un autre « persécuté », une autre victime illustre d’une « erreur judiciaire », alors même que les innombrables appuis complaisants qui lui permettent de continuer à faire des films depuis des décennies, peinent de plus en plus à entretenir sa légende. Mais au-delà de cette raison de circonstances, ce qui transparaît dans ce film, c’est une adhésion aux « valeurs » masculines les plus désuètes, les plus réactionnaires, les plus sexistes…

      #Geneviève_Sellier

      J’en profite pour poster ça :

      (4) Pour en finir avec la domination masculine dans le cinéma - Libération
      https://www.liberation.fr/debats/2019/12/06/pour-en-finir-avec-la-domination-masculine-dans-le-cinema_1767218

      Si les coups d’éclats des censeurs reçoivent l’attention médiatique, la fin de la domination masculine dans le cinéma passera par un travail de fond pour changer les regards et les représentations.

      Et au milieu des preuves de #proféminisme, l’auteur en profite pour une belle #mecsplication de ce que les féministes devraient penser de Polanski !
      (Je connais le mec depuis quinze ans, mes amies depuis trente ans, nous avons découvert son proféminisme à cette occasion !)

  • La fin de l’omerta sur les violences sexuelles : la jeunesse volée des patineuses
    Trois anciennes patineuses de haut niveau témoignent pour la première fois des violences sexuelles que leurs entraîneurs leur auraient fait subir lorsqu’elles étaient mineures. Et brisent l’omerta qui règne dans le milieu du patinage artistique.
    https://www.lequipe.fr/Tous-sports/Article/La-fin-de-l-omerta-sur-les-violences-sexuelles-la-jeunesse-volee-des-patineuses/1103759

    À la fin des années 1970, Hélène Godard est sélectionnée pour rejoindre les meilleurs espoirs du patinage artistique français à l’Insep, à Paris. Ses jeunes entraîneurs au pôle d’excellence sont trois récents champions de France, Didier Gailhaguet (1974 et 1975), Jean-Roland Racle (sept titres en couples de 1967 à 1975) et Gilles Beyer (1978). Elle rêve alors des Jeux Olympiques. Au lieu de cela, la jeune patineuse s’est retrouvée « isolée » et « vulnérable ». Elle se confie à L’Équipe et affirme que Gilles Beyer, de huit ans son aîné, aurait eu deux rapports sexuels avec elle, alors qu’elle avait entre 13 et 14 ans. Une fois dans la chambre de la jeune patineuse, à l’Insep, où l’homme se serait invité, de jour. Et une autre dans l’appartement où il habitait, avec ses parents, à Paris. « J’étais très admirative, se souvient-elle. Sauf que lui était adulte et consentant. Moi, j’étais mineure. »

    Livre ’Un si long silence’ de Sarah Abitbol
    #1979

  • Manif des ’gilets jaunes’ : « Moi, dircab du Préfet, de leur point de vue, j’ai basculé dans le camp de l’ennemi »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/manifs-changer-de-camp

    Laurent est passé dans « l’autre camp ». Il était directeur de cabinet du Préfet en charge du maintien de l’ordre. Il dit aujourd’hui manifester avec les ’gilets jaunes’ au « nom des mêmes valeurs qui lui ont fait servir l’Etat ». Laurent et Philippe racontent leurs choix et leur changement de camp.

    Beau #témoignage #violences_policières #Gilets_jaunes