• #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

    • J’ai vécu dans ma petite enfance en pays chelh.

      Aït Sadden, ou dans sa forme arabisée "Beni Sadden", est une tribu berbère du Moyen Atlas qui occupe une aire géographique située entre Fès, Sefrou, Taza et la province de Taounate. Elle se trouve à 35 kilomètres au nord-est de la ville de Fès, et à 70 kilomètres au sud-ouest de la ville de Taza.

      La région « Aït Sadden » s’étend approximativement de Sidi Harazem à Ouled Ayyad, en direction de Taza. Elle est entourée de deux grands barrages : Moulay Idriss au nord, et Aït Youb (dit Allal El Fassi) au sud-est. Les deux barrages sont inter-connectés par un tunnel souterrain de 18 kilomètres servant à produire de l’électricité via une chute située en aval du bassin de compensation situé à Oueled Ayyad. Les revenus des habitants proviennent essentiellement de la culture des céréales et des migrants à l’étranger. La tribu est connue pour une forte scolarisation, depuis le début du XXe siècle, et ce n’est pas une coïncidence si le premier amazigh à avoir son bac en 1949 soit de cette tribu. De même cette scolarisation a permis à de nombreux membres de cette tribu d’intégrer la fonction publique couvrant tous les secteurs qui existent au Maroc et à un degré moindre en Europe.

      La confédération Aït Sadden parle le tamazight, sa culture ne diffère pas de celle des autres tribus du Moyen Atlas, sauf qu’elle est l’une des rares à parier précocement sur la scolarisation de la femme.

      Dans la commune rurale de Ras Tabouda dans les Beni Sadden . J’ai parlé le chelh et le français jusqu’à mes cinq ans avant d’être scolarisée. Le drame de ma vie est d’avoir perdu cette langue en apprenant à lire et écrire le français.

    • Une belle histoire que la tienne @mfmb, merci !
      Il n’est jamais trop tard pour reprendre ton apprentissage :) et les souvenirs reviennent parfois en stimulant son envie de savoir.

  • Alaska Mega-Tsunami Raises Alarm for Cruise Ships in Glacier Fjords
    https://gcaptain.com/alaska-mega-tsunami-raises-alarm-for-cruise-ships-in-glacier-fjords
    https://gcaptain.com/wp-content/uploads/2026/05/Alaska-mega-tsunami.jpeg
    Aerial photo of the August 10, 2025 landslide captured during a field reconnaissance overflight on August 13, 2025. Look direction is to the west.
    USGS Photo

    A massive landslide in Alaska’s Tracy Arm fjord triggered one of the tallest tsunamis ever recorded, sending water 481 meters—about 1,578 feet—up the opposite wall of the fjord in what scientists are calling a climate-linked near miss for cruise tourism.

    The Aug. 10, 2025 event, detailed in a new study published Wednesday in Science, began when more than 64 million cubic meters of rock collapsed into the fjord near South Sawyer Glacier, about 80 miles south-southeast of Juneau. The landslide generated an initial 100-meter breaking wave traveling more than 70 meters per second, followed by a megatsunami that stripped vegetation from the steep fjord walls.

    No one was killed or injured. Scientists say that was largely a matter of timing, with the landslide striking in the early morning hours when no cruise ships or large numbers of visitors were in the immediate area.

    “The fact that the landslide occurred this early in the morning was unbelievably lucky. Next time — and there will be a next time — we may not be so lucky,” said Dan Shugar, a University of Calgary geomorphologist and lead author of the study.

    Tracy Arm is a popular destination for cruise ships, tour boats and kayakers drawn by tidewater glaciers, steep cliffs and floating ice. The study warns that those same features can amplify landslide-generated tsunamis, creating extreme local hazards with little warning.

    The U.S. Geological Survey said the landslide occurred at about 5:26 a.m. local time and was detected by seismic instruments. Kayakers camped at Harbor Island near the mouth of Tracy Arm later reported that their gear had been swept away by waves. A NOAA tide gauge in Juneau, roughly 80 miles away, recorded tsunami waves up to 36 centimeters above tide level that continued for hours.

    Researchers found the landslide was preceded by several days of increasing microseismic activity, raising the possibility that future collapses in glacier fjords could be detected before failure. The event also produced seismic waves equivalent to a magnitude 5.4 earthquake and generated a long-period seiche—a sloshing motion trapped inside the fjord—that persisted for up to 36 hours.

    The study links the failure to glacial retreat driven by climate change. As glaciers pull back, they can remove support from steep mountain slopes, leaving unstable rock faces exposed above narrow fjords and coastal waters.

    Alaska has a long history of extreme landslide tsunamis, including the 1958 Lituya Bay event, which produced a record runup of about 530 meters. But the Tracy Arm event is notable because it occurred in a heavily visited cruise region, turning a remote geologic hazard into a direct maritime safety concern.

    For the cruise industry, the warning is blunt: glacier fjords are becoming more unstable just as more vessels and passengers are entering them.

    The Tracy Arm tsunami was not a mass-casualty disaster. But scientists say it easily could have been.

  • Mobil-homes, cabanes, maisons sans permis : le Sénat veut armer les élus face à la prolifération des constructions illégales pour mettre fin au « business » de la cabanisation
    https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/mobil-homes-cabanes-maison-sans-permis-le-senat-veut-armer-les-elus-face

    Dans certaines communes rurales comme sur le littoral méditerranéen, les #cabanes ne sont plus seulement des abris de fortune. Elles deviennent, peu à peu, des habitations à l’année. En Pyrénées-Orientales, les services de l’État recensent plus de 500 procédures en cours contre des constructions illégales. Des caravanes transformées en résidences permanentes, des cabanons devenus maisons, des terrains agricoles morcelés et revendus sur Leboncoin comme « terrains de loisirs » : le phénomène de cabanisation, longtemps cantonné au pourtour méditerranéen, gagne désormais l’ensemble du territoire national. Face à ce qu’ils décrivent comme une situation « devenue endémique », cinq sénateurs Les Républicains ont déposé, le 23 mars dernier, une proposition de loi visant à donner aux acteurs locaux les moyens d’agir. Le texte, porté par Jean-Marc Boyer (Puy-de-Dôme), Daniel Laurent (Charente-Maritime), Anne Ventalon (Ardèche), Lauriane Josende et Jean Sol (tous deux des Pyrénées-Orientales), sera examiné [et a été adopté, ndc] en séance publique le 6 mai, après son passage en commission des affaires économiques, où la sénatrice Pauline Martin (Loiret) a été désignée rapporteure. Le texte (...) part d’un constat partagé : l’arsenal juridique actuel ne permet pas d’agir suffisamment tôt face à des installations illégales qui, une fois enracinées, deviennent difficiles à résorber.

    Des procédures qui s’étirent sur dix à quinze ans

    « Dans les Pyrénées-Orientales, les exécutions d’office interviennent habituellement dix à quinze ans après les premiers faits », déplore Lauriane Josende, auteur du texte. La sénatrice décrit un engrenage bien rodé : « Au départ, des installations qui se veulent provisoires deviennent pérennes. Des gens qui n’ont pas les moyens d’accéder au logement finissent par s’installer dans ce qui s’apparente à une cabane et peut facilement devenir une maison ». Le phénomène prospère sur un terreau de précarité, mais pas seulement. « À côté, il y a des gens qui savent que, du fait de la longueur des procédures, cette illégalité aura du mal à être poursuivie », poursuit-elle. « Certains ont fait de la cabanisation un véritable business, revendant des terrains agricoles à une valeur supérieure à celle du terrain inconstructible ». Les risques sont multiples : installations en zones inondables ou exposées aux feux de forêt, difficultés d’accès pour les secours, impossibilité d’identifier les occupants lors des incendies. « Les pompiers sont très favorables à ce texte, car ils voient les dégâts au niveau des massifs », souligne la sénatrice [_au nom du bien du commun, ndc].

    Le cœur de la proposition de loi réside dans son article premier : permettre au préfet d’ordonner directement l’évacuation et la démolition d’installations illégales, sans passer par le juge judiciaire , lorsqu’aucune régularisation n’est envisageable. Le délai d’exécution serait ramené à un mois après constatation des faits, contre plusieurs années actuellement. « Le but, c’est d’éviter d’être obligé d’attendre une décision du juge », résume Lauriane Josende.

    Le contradictoire comme luxe nuisible.

    #habitat_léger #droit #préfet #expulsion #logement

  • Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy obtient l’aménagement de sa peine ferme
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070526/proces-libyen-les-parties-civiles-reclament-la-condamnation-de-sarkozy-pou

    Nicolas Sarkozy a obtenu l’aménagement de sa peine de six mois d’emprisonnement ferme à laquelle il a été condamné dans l’affaire de financement illégal de campagne dite « Bygmalion », lui permettant d’échapper au port d’un bracelet électronique. Dans une décision rendue mardi 5 mai et qui doit prendre effet jeudi, un juge d’application des peines du tribunal judiciaire de Paris a accédé à la demande de l’ex-président d’une « libération conditionnelle », même si celle-ci concernait non pas une détention stricto sensu mais le port d’un bracelet électronique, notamment en raison de son âge.

    Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.

    Pas de prison, pas de bracelet électronique. Récompensé, apparemment, « pour l’ensemble de son œuvre ».

    Pendant ce temps, la droite va continuer à gueuler contre les peines qui ne sont pas appliquées.

  • Projet de loi Fraudes : le Parlement élargit l’accès aux comptes bancaires pour le contrôle du RSA
    https://www.laquadrature.net/2026/05/07/projet-de-loi-fraudes-le-parlement-elargit-lacces-aux-comptes-bancaire

    Le 5 mai 2026, l’Assemblée nationale a voté une version durcie du projet de loi « relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales ». Le Sénat devrait également voter ce texte la semaine prochaine.…

    #Surveillance

    • Partout le même scénario : un·e président·e de #conseil_départemental décide d’instrumentaliser la « lutte contre l’assistanat » à des fins politiques. Un mot d’ordre qui se traduit par un renforcement des politiques de #contrôle via la mobilisation d’équipes de contrôleur·ses placé·es sous son autorité. À chaque fois, ces équipes envoient des demandes de relevés bancaires à des milliers d’#allocataires en leur demandant de justifier leurs rentrées d’argent en échange du maintien de leur allocation.

      Si les chiffres disponibles ne permettent pas d’établir avec précision l’impact de ces politiques, plusieurs éléments indiquent qu’elles renforcent les difficultés d’accès aux droits. Ainsi, le Vaucluse et le Finistère – deux des départements dont les politiques de contrôle sont les plus critiquées – ont vu leur nombre d’allocataires du #RSA baisser respectivement de 13,9 % et 9,6 % en 2024, alors qu’à l’échelon national le nombre d’allocataires au RSA augmentait de 0,2 %. Une tendance vérifiée sur la période 2021-20256. Une enquête de Ouest-France portant sur ces mêmes départements documente que cette baisse s’explique notamment par l’incapacité des allocataires à répondre aux innombrables demandes de justificatifs, se soldant par leurs radiations.

      Ces résultats sont annoncés sur un ton triomphaliste par les responsables politiques locaux qui mettent en avant le succès de leurs politiques « de retour à l’emploi » – et les gains financiers pour le département, financeur du RSA – tout en taisant la réalité des mécanismes répressifs7.

      Des contrôles réalisés en toute illégalité

      Mais il est une seconde chose que taisent les conseils départementaux : les demandes de communication des relevés bancaires sont en réalité faites dans l’illégalité la plus totale. Une preuve supplémentaire de l’arbitraire dans lequel sont réalisés ces contrôles.

      Car les textes sont clairs, comme le rappelle la Défenseure des Droits dans un récent rapport. Les politiques de contrôle des allocataires du RSA sont de la responsabilité des CAF et non des départements. À ce titre, les agents des CAF disposent de pouvoirs étendus, dont le droit de communication, qui leur permet d’accéder aux relevés des allocataires directement auprès des banques.

      Les prérogatives de contrôle des départements se limitent à la possibilité de demander des informations sur les allocataires du RSA auprès des administrations publiques (par exemple l’administration fiscale ou France Travail), et non directement auprès des bénéficiaires8. À cela s’ajoute la possibilité de déclencher « une évaluation forfaitaire des éléments de train de vie » sur la base d’éléments se limitant au patrimoine et à certaines dépenses (personnels « domestiques », voyages, …), sans que jamais ne soit évoquée la possibilité de demander l’accès aux comptes bancaires9.

      [...]

      L’objectif de l’octroi du droit de communication aux conseils départementaux est donc double. À court terme, il servira à protéger contre les poursuites juridiques les président·es de conseils départementaux qui organisent, en toute connaissance de cause, des politiques de contrôles aujourd’hui illégales. À moyen terme, il donnera les mains libres aux présidents de conseils départementaux qui le souhaitent pour mener les politiques répressives de leur choix.

      #RSA #contrôle #départements

  • « L’extension du vote électronique aux scrutins nationaux doit être envisagée »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/06/l-extension-du-vote-electronique-aux-scrutins-nationaux-doit-etre-envisagee_

    Dans une tribune au « Monde », Adrien Baborier, président d’un groupe de travail au sein de la Fédération des tiers de confiance du numérique, présente les avantages du vote par Internet qu’il considère comme un levier de revitalisation démocratique majeur face à des taux d’abstention record.

    • #les_bonnes_raisons_du_tout_numérique
      Roo, c’est très vendeur la #revitalisation_démocratique quand tu veux passer fiça à un régime autoritaire, il a oublié aussi l’argument de la nécessité pour les handicapés, ou l’assurance de l’identité du votant en gardant les mains en l’air (très pratique aussi).
      Aujourd’hui j’ai eu le droit au scan de ma pièce d’identité aux urgences d’un hopital monté par les républicains espagnols. On y voit des photos de Einstein. de Marie Curie et sa fille qui ont œuvré à son édification. Le secrétaire des urgences était presque en larmes lui qui a demandé à venir là pour cette raison (le poum et les R.E de la retirada) « oui les hopitaux sont devenus des #auxiliaires de police ».

  • Face aux contrôles des caisses d’allocations familiales : recourir ou ne plus recourir au(x) droit(s) ? - Marine Lamare
    https://hal.science/hal-05594481

    Depuis les années 2010, les discours politico-médiatiques sur la lutte contre la « fraude sociale » prospèrent fortement. Ils accompagnent une multitude de réformes venant légitimer et autoriser l’accroissement des moyens de #contrôle à disposition des agents des caisses d’allocations familiales (#CAF). L’usage de l’outil algorithmique se banalise et les transmissions de données entre les CAF et d’autres organismes comme les banques sont désormais monnaies courantes. Tout est donc fait pour détecter un maximum d’« #indus », souvent abusivement qualifiés de « fraudes ». Les #allocations reçues se transforment alors en #dettes, qui sont lourdes de conséquences pour ceux qui les avaient initialement perçues. Ils en font directement le récit dans le présent rapport, qui inclut également les retours d’expérience d’avocats, d’écrivains publics et de membres d’associations ou de collectifs de défense des droits. Si les propos recueillis témoignent ainsi des difficultés auxquelles les #allocataires contrôlés sont confrontés, ils montrent également les résistances et les contestations qui en découlent et qui peuvent aller jusqu’au #non_recours au(x) droit(s).

    • La CAF fait clairement le travail d’élaguage du fisc et des flics, avec une obligation de déclarer tes revenus tous les 3 mois, plus le croisement des fichiers avec le NIR comme base et pire qui sert d’identifiant pour te connecter. Sans compter l’obligation de livrer la teneur de tes comptes d’épargne et de supporter des personnes qui se disent travailleurs sociaux mais dont le rôle ressemble plus à de la surveillance sociale avec des rendez-vous de conseils à te pousser au salariat une fois que tu seras passé chez le coiffeur pour la teinture. J’ai renoncé à ce monde infect de la CAF après un contrôle entre deux graves opérations (heureusement sans conséquences que le stress) mais ça faisait vraiment trop à supporter.

      J’espère un jour organiser des stages très cher et d’au moins 3 mois, avec sanction financière à la clef pour nos chers sénateurs ou députés qui voudraient goûter à cette vie d’assisté qu’ils voudraient un peu plus harceler pour augmenter le taux de suicide toujours inconnu, certaine qu’ils vont adorer ça.

  • Adieu à Marc Laimé (Les blogs du Diplo, 5 mai 2026)
    https://blog.mondediplo.net/adieu-a-marc-laime#plus_d_infos

    Lundi 27 avril 2026, sa famille, ses amis et ses anciens collègues se sont réunis au Père-Lachaise à Paris pour un ultime adieu à Marc Laimé, décédé le vendredi 17 avril. Ancien rédacteur en chef du mensuel L’Autre Journal puis du magazine La Rue — parmi ses autres collaborations comptent Libération, Le Canard enchaîné, Sciences et vie et Le Monde diplomatique —, il avait figuré parmi les pionniers de l’Internet indépendant en France avant d’entamer une reconversion au mitan des années 1990 en se spécialisant dans les questions liées à la gestion de l’eau.

  • Une première en Bretagne : une famille expulsée de son logement social car le fils aîné est un trafiquant de drogue
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes-35000/une-premiere-en-bretagne-une-famille-expulsee-de-son-logement-social-ca

    C’est une première en Bretagne. Ce mardi 5 mai, la justice a validé l’expulsion d’une mère de famille et de ses trois enfants de leur HLM de la place de Monténégro à Rennes. En cause : les activités de deal du fils aîné. Une application stricte de la « loi narcotrafic » de 2025.

    La famille, à coup sûr, va avoir une bonne raison de ne pas chercher de revenus supplémentaires pour se loger.

  • C’est ce qui s’appelle une personne morale en milieu patriarcal : le nom d’une entreprise se retrouve genré au masculin.

    Amazon annonce qu’il va investir plus de 15 milliards d’euros en France sur trois ans – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/conso/amazon-annonce-quil-va-investir-plus-de-15-milliards-deuros-en-france-sur
    https://www.liberation.fr/resizer/v2/2QFP4GB3PVB77IHKAL5YHQ2KAA.jpg?smart=true&auth=cdddd534b9806cb25cd08f5acd

    Servi avec le pipeau qui va avec cette enflure de Bezos, Amazon va nous submerger de ces merdes en plastiques, son IA et surtout de ses nouveaux data-centers ECOLOGIQUES comme de bien entendu. Préparez vous à devoir vous battre ami.es des libertés et de la nature.

  • Daniel Hubé : « la pollution héritée de la Première Guerre mondiale dépasse aujourd’hui encore toute pollution d’origine industrielle plus récente » | BRGM
    https://www.brgm.fr/fr/actualite/interview/daniel-hube-pollution-heritee-premiere-guerre-mondiale-depasse-aujourd-hui

    Daniel Hubé, ingénieur en sites et sols pollués au BRGM, a consacré une thèse à l’héritage environnemental des guerres. Spécialiste des pollutions liées aux conflits armés, de 14-18 à l’Ukraine, il met en lumière des atteintes durables qui s’inscrivent dans nos sols pour des siècles.

    Imagine ce que ça doit être à Gaza (200KT d’explosif désormais, qu’il paraît depuis 2023), au Liban, en Syrie, en Irak ou en Iran.

  • A Amsterdam et à Edimbourg, de nouvelles règles pour limiter les échanges de maisons
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/12/24/a-amsterdam-et-a-edimbourg-de-nouvelles-regles-pour-limiter-les-echanges-de-

    Le système s’est développé jusque-là sans entraves. Mais aux #Pays-Bas et en Ecosse, les pouvoirs publics s’inquiètent de le voir se déployer hors de tout contrôle, craignant d’avoir affaire à un futur Airbnb. A la différence de la plate-forme américaine, #HomeExchange n’implique cependant pas d’échange d’argent : l’accueil de personnes chez soi permet de percevoir des points (des « guest points »). Une #monnaie virtuelle utilisable pour se rendre ensuite dans une maison ou un appartement.

    Mais la municipalité d’Amsterdam estime que cette forme de transaction place le système dans la case des #locations_touristiques. La plate-forme HomeExchange recense 2 000 logements disponibles dans la métropole hollandaise, ce qui en fait un acteur majeur en termes d’offre d’hébergement. « Sauf que les logements sont loin d’être libres tout le temps ! Ils sont prêtés deux ou trois semaines par an »_, rétorque Emmanuel Arnaud, le directeur de HomeExchange. Au total, cette année, 3 900 groupes ou familles sont venus à Amsterdam par HomeExchange, soit 71 000 « nuitées touristiques » (nombre total de nuits par personne).

    #Contrôles et#sanctions

    A partir du 1er mars 2024, la ville va appliquer des restrictions similaires à celles qui concernent Airbnb. Les utilisateurs de HomeExchange et d’autres sites d’échanges devront enregistrer leur logement sur le site de la municipalité, payer un #permis_annuel (43 euros), limiter le prêt de leur logement à trente jours par an, et signaler à la ville dès lors qu’ils recevront des personnes chez eux. La ville interdit aussi d’utiliser ce système avec une résidence secondaire, et restreint à quatre maximum le nombre de personnes accueillies par logement (sauf les familles avec plus de deux enfants). Des contrôles, avec sanctions associées, sont prévus à partir de 2025.

    « Amsterdam mène depuis de nombreuses années une politique visant à lutter contre les locations touristiques, car cela a des conséquences négatives sur la qualité de vie dans certains quartiers de la ville », explique Rory van den Bergh, porte-parole de la ville d’Amsterdam, qui a déployé diverses actions pour limiter l’impact du #tourisme_de_masse. En 2023, elle a par exemple lancé une campagne sur les réseaux sociaux (« Stay away ») pour décourager la venue de visiteurs nuisibles à la tranquillité des résidents, à savoir les groupes « d’hommes de 18 à 35 ans », Britanniques en particulier.

    #prêt #échange

    • L’article parle des points comme d’une monnaie virtuelle, mais il y a aussi l’échange réciproque sans point ! Pas mal d’utilisateurs précisent qu’ils ne veulent utiliser la plateforme qu’en échanges réciproques.

      Pour Amsterdam, HE représente donc 0.5% des nuitées touristiques, avec des profils ne collant pas aux « visiteurs nuisibles » et ne se rendant pas forcément dans les quartiers les plus touristiques. Je comprends pas trop la logique, comme de taxer dans toute l’Ecosse.

      Après, la plateforme est loin d’être vertueuse - elle est par exemple utilisée par certains multipropriétaires en complément d’airbnb.

      « 30% des maisons que nous proposons sur HomeExchange sont des résidences secondaires. Les trois quarts d’entre elles sont soit déjà proposées à la location, soit leurs propriétaires sont intéressés pour le faire », nous explique Emmanuel Arnaud, fondateur de [la nouvelle plateforme de locations saisonnières] WelcomeClub.

      https://www.tourmag.com/HomeExchange-lance-WelcomeClub-la-location-entre-particuliers-sur-invitatio

    • homeexchange

      En cliquant sur le bouton ci-dessous, vous consentez à ce que Persona, notre fournisseur, collecte, utilise et fasse appel à ses prestataires de services pour traiter vos informations biométriques afin de vérifier votre identité, d’identifier les fraudes et d’améliorer la plateforme de Persona conformément à sa politique de confidentialité. Vos données biométriques seront conservées pendant 3 ans au maximum.

  • Glaucome, en garde à vue | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-science-cqfd/glaucome-en-garde-a-vue-8249133

    Silencieux et souvent diagnostiqué tard, le glaucome détruit progressivement le nerf optique et réduit le champ de vision. Deuxième cause de cécité en France, il touche 1 à 2 % des plus de 40 ans. Mais un dépistage précoce et un traitement adéquat permettent d’en stopper l’évolution.

    Le glaucome est une maladie chronique qui détruit progressivement le nerf optique, à cause d’une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil. Un liquide, l’humeur aqueuse, circule en permanence dans l’œil et doit s’évacuer par un filtre appelé trabéculum. Quand ce drainage est perturbé, la pression monte et endommage les fibres nerveuses de l’œil de façon irréversible.

    La maladie évolue sans douleur ni symptôme visible pendant des années. La vision périphérique se dégrade en premier mais, durant un temps, l’autre œil compense, donnant l’illusion que tout va bien. Ce n’est que lorsque la vision centrale est atteinte que le patient s’en aperçoit. Il est alors trop tard pour récupérer ce qui a été perdu.

    Parmi les signaux d’alerte l’augmentation de la #pression_occulaire appelée à tord « tension occulaire » (y compris par les intervenants de cette émission, ce qui alimente la confusion : « la tension ? J’en ai pas. »)
    Une #maladie_neurologique pour laquelle l’#hérédité est un facteur déterminant.

  • Dangers de l’acétamipride : une note parlementaire rejetée après le revirement de la droite et de l’extrême droite
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/30/dangers-de-l-acetamipride-une-note-parlementaire-rejetee-apres-le-revirement

    Pour la première fois de son existence, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a voté contre son propre rapport. L’instance créée en 1983 devait rendre publique, jeudi 30 avril, une note scientifique sur les effets sanitaires et environnementaux de l’#acétamipride. Interdit en France depuis une loi de 2018, ce #pesticide néonicotinoïde pourrait être réautorisé à la faveur des discussions et amendements attendus sur le projet de loi d’urgence agricole, dont l’examen à l’Assemblée nationale a démarré mardi 28 avril. Depuis l’été 2025 et l’adoption de la loi dite « Duplomb » (« visant à lever les contraintes au métier d’agriculteur ») qui entendait le remettre en selle – une disposition censurée par le Conseil constitutionnel –, il est au centre d’une vive controverse.
    Après une vingtaine d’auditions de chercheurs, la plupart spécialistes des effets des pesticides sur la #santé humaine et la #biodiversité, et une visite de la station de recherche du CNRS de Chizé (Deux-Sèvres) dévolue à ces questions, l’Opecst entendait apporter sa voix à ces débats. Des tractations de dernière minute en ont décidé autrement.

    #paywall #neurotoxique

  • Le témoignage glaçant de Coline Berry à propos de son père, le comédien Richard Berry - 29/04/2026 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=_rY4Vl-ftY4

    « Je garde encore aujourd’hui le souvenir de l’odeur, des sensations, des images. Ce sont des traces qui restent et qui ne s’effacent pas. »

    Auditionnée par la commission d’enquête sur l’inceste, Coline Berry livre un témoignage saisissant sur les sévices subis dans son enfance. Elle accuse son père, l’acteur Richard Berry, de « vi*ls répétés » dans les années 1984-1985, alors qu’elle avait moins de 15 ans.

    Sa plainte a été classée sans suite pour cause de prescription en 2022.

  • « Le dilemme » : me faire livrer un pad thaï aux crevettes à vélo fait-il de moi un « salaud » ?
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2026/04/23/le-dilemme-me-faire-livrer-a-velo-fait-il-de-moi-un-salaud_6682747_6190330.h

    Chaque mois, nos dilemmes moraux intimes sont passés au crible. Celui qui passe commande d’un repas n’est certes pas le premier responsable de l’extrême précarité du livreur qui le lui apporte. Mais il peut agir pour que l’exploitation subie ne perdure pas.

    #apocalypse #révélation dans le monde, tout arrive :-)

    • Ces questionnements métaphysiques et infantiles arrivent le même jour que ces évènements :

      Deliveroo et Uber Eats visés par une plainte pour « traite d’êtres humains » à l’égard de leurs livreurs en France
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/23/deliveroo-et-uber-eats-vises-par-une-plainte-pour-traite-d-etres-humains-env

      Plusieurs associations dénoncent les « conditions de travail indignes » et les « revenus de survie » de ces travailleurs souvent immigrés. Uber Eats est également sous la menace d’une action de groupe pour « discriminations ».

    • Et tu n’oublieras d’inclure dans cette traite d’êtres humains, qu’elle est verrouillée par l’état et par le decret de dernière minute de retailleau (qui fait la course au plus facho).
      Tu dois travailler en clandestin.e 7 ans, mais payer tes impôts en france, te loger mais sans papiers et ensuite peut-être si tu as lu Victor Hugo et Lautréamont pendant que tu te fais exploiter, on te donnera une carte de séjour temporaire.
      Ils ont un boulevard les UBER et autre profiteurs saigneurs.

      On dénombre entre 70 000 et plus de 100 000 livreurs en France, selon les sources. D’après une enquête menée en 2025 par Médecins du monde (MdM) et plusieurs centres de recherche auprès d’un millier de livreurs, 98 % d’entre eux sont nés à l’étranger et 64 % sont sans titre de séjour. Ils travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour 1 480 euros brut mensuels, d’après cette étude.

    • @mfmb, pitié, il n’y a pas un jour où nous ne soyons pas obligé d’utiliser ces chiasses de GAFAMSSS. Hier, je confie deux oisillons blessés à l’école vétérinaire, mais pour prendre des nouvelles de l’animal il faut passer par google et un QRCode.
      Si tu peux recopier ce qui te semble important ici, y’a pas de souci, mais on est plusieurs à éviter d’y aller, kiss merci

    • D’accord @vide ! Mais bon je n’avais pas d’autres liens. Après je refuse d’être bloquée par des principes rigides. Kiss merci.

    • je refuse d’être bloquée par des principes rigides

      Je note, je sais que je ne suis et ne serais ni jamais reconnu ni ni jamais remercié. J’assume mon statut de rigide et d’emmerdeuse qu’on me colle à la place. Je paye cher mes choix : pas de whatsapp = pas de sorties (les mails c’est ringard), pas de carte vitale = pas de remboursement facile, pas de carte d’identité numérique = pas de formation professionnelle, pas de compteurs de surveillance = une « amende » de près de 20 euros par mois. Et quand je signale que je ne vais pas sur facebook, on me parle de principe rigide, c’est tellement plus simple de collaborer avec l’ennemi, on mange mieux tranquillous hein, c’est confortable de ne pas se poser de questions pénibles. Et pour continuer à alerter et à me battre contre la numérisation de nos vies et l’augmentation de la pensée fasciste j’ai droit à des sarcasmes.
      Franchement, avff.
      La liberté ça coute cher et la démocratie c’est bisounours tous les jours, no problemo, les resistantes sont les emmerdeureuses.

    • Pour les dernières et prochaines cousinades, on m’a parlé de Facebook et de Whatsapp. Et j’ai constaté que je loupais des choses et que la plupart n’avait pas encore commencé à en bouger. On m’a transféré les infos par SMS. J’ai fait installé Signal à certain·e·s. Et devoir expliquer le pourquoi du comment est tjs épuisant. C’est un petit peu déprimant même. Mais tant pis. Et d’ailleurs, tu vois. J’ai pas encore partagé mes photos des deux derniers évènements. Si c’est pour que ça se retrouve dans les IA...

      https://www.forbes.com/sites/zakdoffman/2026/04/20/google-starts-scanning-all-your-photos-as-new-update-goes-live