Tradfem

La collective TRADFEM est née en 2013 autour de plusieurs projets de traductions, en particulier le texte d’Andrea Dworkin « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol ». Ce texte a été travaillé par un petit groupe de gens qui ont alors souhaité prolonger cette collaboration. Celle-ci s’est ensuite étendue avec l’arrivée de nouvelles personnes. Aujourd’hui (2016), la collective rassemble une dizaine de membres, qui ne sont pas nécessairement des professionnel.le.s de la traduction et qui s’y investissent selon leurs possibilités respectives. TRADFEM est mixte avec des personnes vivant en France, au Québec, en Espagne et en Allemagne.

  • #GALLUS_MAG : LE PROGRAMME TRANSACTIVISTE
    https://tradfem.wordpress.com/2021/02/14/le-programme-transactiviste


    Personne ne prétend que les êtres trans-identifiés ne devraient pas avoir de droits humains ; ce à quoi les femmes s’opposent est le fait que le transactivisme cherche à éliminer les droits et protections suivantes, fondées sur le sexe, dont bénéficient encoreles femmes.Voici une liste des droits humains des femmes que le transactivisme souhaite éliminer ; elle a été rédigée par l’internaute Gallus Mag, dont WordPress a supprimé le blog pour l’avoir publiée.

    1. Supprimer le droit légal des femmes à s’organiser politiquement contre l’oppression fondée sur le sexe par les hommes.

    2. Supprimer le droit légal des femmes à se réunir en dehors de la présence d’hommes.

    3. Supprimer le droit légal des femmes à des programmes éducatifs créés pour les femmes en dehors de la présence d’hommes.

    4. Éliminer la collecte de données sur les inégalités fondées sur le sexe dans les domaines où les femmes sont sous-représentées.

    5. Élimination des statistiques sur la criminalité fondée sur le sexe.

    6. Élimination des programmes et des compétitions sportives dédiées aux femmes et aux filles.

  • #Meghan_Murphy : Il est temps que les féministes cessent d’être dupes des « bons gars »
    https://tradfem.wordpress.com/2021/02/06/il-est-temps-que-les-feministes-cessent-detre-dupes-des-bons-gars

    Les « bons gars » sont depuis longtemps un problème pour le féminisme. Le désir d’avoir des alliés et des partisans a conduit les femmes à valoriser les hommes aux propos encourageants. En Occident, une polarisation politique accrue donnant l’impression qu’il n’existe que deux choix – gauche contre droite – a laissé aux féministes modernes l’impression non seulement qu’elles doivent faire ce choix mais qu’il s’agit d’un choix facile et évident. Donnez-nous Matt McGorry dans un t-shirt « Voici ce à quoi ressemble un.e féministe » et dites-nous que vous adorez les avortements, et beaucoup trop de féministes se pâment. Nous aurions dû apprendre à la dure, plusieurs fois, que les types qui clament leur qualité par leurs proclamations politiques sont souvent non seulement les moins bons, mais aussi les plus vulgaires.

    La vérité n’est pas qu’aucun homme n’est bon, mais que, selon mon expérience, ce sont les hommes véritables et non ceux qui se disent conscientisés qui sont dignes de confiance.

    En 1969, les féministes radicales étasuniennes ont rompu avec la Nouvelle Gauche, quand Shulamith Firestone a annoncé : « Allez vous faire foutre, la gauche. Vous pouvez désormais vous examiner le nombril tout seuls. Nous lançons notre propre mouvement. » Fatiguées du sexisme des soi-disant camarades, qui menaient le bon combat sur le front de la race et de la guerre, mais qui avaient encore besoin de café et de faire photocopier leurs textes, les femmes ont abandonné les hommes de gauche pour mener leur propre combat. Pourquoi s’allier dans des luttes avec des gens qui ne respectaient même pas les femmes – simples créatrices de vie et moitié de la population ; source indispensable de main-d’œuvre – en tant qu’êtres humains égaux ?

    Traduction : TRADFEM. Tous droits réservés à Meghan Murphy.
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2021/02/05/its-time-for-feminists-to-stop-falling-for-good-guys

  • #Rebecca_Mott : Sur le silence imposé aux femmes sorties comme moi de la prostitution
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/31/sur-le-silence-impose-aux-femmes-sorties-comme-moi-de-la-prostitu

    J’écris en tant qu’abolitionniste et en tant que femme ayant quitté la prostitution il y a près de 20 ans.
    De nombreux obstacles ont été dressés sur mon chemin et sur celui de mes soeurs et frères qui ont quitté la prostitution. Le principal de ces obstacle est le silence constamment imposé à nos multiples voix.
    L’imposition du silence est un acte politique, ce n’est pas le fruit du hasard ou d’un manque de compréhension.
    Ce bâillonnement vient principalement du lobby de la prostitution (qualifiée de ”travail du sexe”) et des promoteurs du commerce du sexe.
    Mais malheureusement, il est aussi utilisé comme tactique par la gauche, par certaines féministes, par de grands groupes abolitionnistes.
    Nous devons prendre conscience de ce bâillonnement, ne pas fermer constamment les yeux à son sujet ou décider qu’il n’est pas fait délibérément.
    Il est facile de voir le lobby du travail du sexe et les promoteurs du commerce du sexe.
    Nous savons qu’ils veulent ou doivent détruire la voix de quiconque s’exprime contre le commerce du sexe.

    Pour paraphraser une idée d’Andrea Dworkin
    – Nous (femmes prostituées/sorties de l’industrie) n’étions pas censées être en vie ou survivre au commerce du sexe. Aucune femme ne devait en échapper. Nous devrions être mortes – par maladie, par meurtre ou par suicide. Ou si nous parvenions à survivre, nous devions être si mentalement ou physiquement détruites que nous ne puissions pas nous exprimer.

    Traduction : TRADFEM
    Version originale : https://rmott62.wordpress.com/speaker

  • #Debbie_Hayton : En Espagne, l’assaut mené par le lobby trans prend un tour inquiétant
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/26/en-espagne-lassaut-mene-par-le-lobby-trans-prend-un-tour-inquieta

    Le groupe espagnol de défense des droits des femmes Contre l’effacement des femmes (CEBM) m’a dit que le gouvernement se propose de supprimer tous garde-fous et contrepoids afin de permettre à quiconque de choisir son sexe enregistré, que cette personne soit ou non transsexuelle.

    D’une manière générale, l’objectif est de remplacer le concept de « sexe » par celui de « genre », ce qui »renforcera les stéréotypes sexistes et mettra en péril les acquis en matière d’égalité », m’a déclaré une représentante du groupe.

    En Catalogne, la loi sur la violence masculine a déjà fait l’objet d’une réforme. Les militantes affirment que ce changement signifie désormais que les hommes qui s’identifient comme femmes peuvent être admis dans les foyers d’accueil pour victimes de violence conjugale. Il s’agit d’un précédent inquiétant qui pourrait faire courir des risques supplémentaires à certaines des femmes les plus vulnérables. Pourtant, en Espagne, comme en Grande-Bretagne, rares sont ceux et celles qui sont prêtes à dénoncer publiquement cette nouvelle orthodoxie trans.

    Il n’est pas difficile de comprendre les raisons de cette réticence. L’autrice espagnole Lucía Etxebarria, qui s’est exprimée en appui à la romancière JK Rowling, a été victime d’intimidation, de harcèlement et d’agressions : (...)

    Debbie Hayton est une activiste transsexuelle britannique.
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/spain-s-transgender-wars-are-turning-nasty ?
    Traduction de l’anglais : TRADFEM
    #Lidia_Falcón_O’Neill #transactivisme #lobby_réac

  • #Berta_O._Garci : Des Espagnoles protestent contre l’enseignement de la procréation assistée par donneur
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/24/des-espagnoles-protestent-contre-lenseignement-de-la-procreation-

    Ce cours, inscrit à l’École des sciences sociales, est parrainé par la Banque Santander, avec des subventions pour couvrir une partie des frais d’inscription.

    Si le titre même du cours en question déclenche déjà toutes les alarmes (cette sorte de prédiction apocalyptique de style film du dimanche dans lequel il ne sera possible de naître qu’avec l’aide de donneurs de gamètes), un coup d’œil aux objectifs, au programme et aux activités pratiques du cours révèle la profonde inattention de l’Université Complutense à cette offre de cours.

    Je voudrais souligner les deux aspects suivants : d’une part, qu’elle est publique et donc, en principe, respectueuse de la législation actuelle, et d’autre part, qu’elle a mis en place un soi-disant plan d’égalité, engagé dans les droits humains, dont le principe d’égalité entre les femmes et les hommes et contre les stéréotypes sexistes, origine d’inégalités persistantes, comme on peut le lire dans ce plan.

    Version originale : https://elcomun.es/2021/01/23/utero-animal-la-complutense-insulta-a-las-mujeres

  • #Louise_Perry : Il n’existe pas de « droit » masculin à des relations sexuelles
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/24/il-nexiste-pas-de-droit-masculin-a-des-relations-sexuelles

    Les hommes possèdent-ils un « droit » à des relations sexuelles ? Peu de questions morales ont évolué de manière aussi radicale ces dernières années. Alors que le mariage était autrefois considéré comme garant des droits du mari dans la chambre à coucher, aujourd’hui la plupart des gens perçoivent avec horreur une notion qui impliquerait que le corps des femmes constitue une ressource.

    Pourtant, comme c’est le cas pour tant d’enjeux sexuels, les anciennes normes morales sont en train d’être relookées avec de nouveaux arguments, souvent contradictoires, et l’expansion de la législation sur les droits de l’homme remet au goût du jour la notion d’un « droit » au sexe. C’est ce qu’a illustré la semaine dernière une cause soumise au Tribunal de protection, qui aborde une contradiction centrale dans les attitudes contemporaines en matière de sexe.

    Il s’agit d’un homme handicapé mental, appelé seulement « Z », pris en charge par sa collectivité locale. Z aimerait avoir des relations sexuelles, mais il estime que son anxiété sociale l’empêche de trouver une partenaire, et il demande donc à ses soignants de lui trouver une femme qui soit prête à avoir des relations sexuelles avec lui pour de l’argent.

    Version originale : https://unherd.com/2020/12/men-do-not-have-the-right-to-sex ?

  • Un homme trans accusé de « transphobie »…
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/20/un-homme-trans-accuse-de-transphobie

    Alors que le mouvement trans actuel pense un monde d’identités non-binaires avec des pronoms neutres, où on peut se définir comme femme ou homme sur simple déclaration, un homme trans comme Buck Angel, issu d’une autre génération, revendique justement cette binarité, préférant se dire transsexuel (plutôt que transgenre) afin de souligner le caractère médical de sa transition.

    Angel prend des hormones et a subi une opération mammaire, mais pas de chirurgie génitale. Il soutient évidemment l’idée que la société doit accepter que les femmes trans sont des femmes, qu’elles doivent pouvoir vivre en tant que femmes –même chose pour les hommes trans– mais il pense qu’on peut les accepter sans pour autant nier la différence biologique entre une femme trans née avec un pénis et une femme née avec un vagin.

    Dans le climat actuel, tenir ce propos banal est considéré comme transphobe. « Les femmes trans sont des femmes, mais ce ne sont pas des femmes biologiques, explique l’ancien acteur. Je suis un homme mais je suis un homme transsexuel. On ne peut pas nier cela car nous avons des besoins médicaux différents. Si je vais chez le docteur en disant que je suis un homme, mais que je baisse mon pantalon et qu’en fait j’ai un vagin… comment on va gérer ça ? »

    Version publiée sur Slate.fr :
    https://www.slate.fr/story/196157/transphobie-redefinition-buck-angel-jk-rowling-transition-dysphorie

  • #Kajsa_Ekis_Ekman : La droite doit se couper de ses forces anti-démocratiques
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/20/kajsa-ekis-ekman-la-droite-doit-se-couper-de-ses-forces-anti-demo

    Applebaum lance son nouveau livre Twilight of Democracy – The Failure of Politics and the Parting of Friends avec un instantané de la nouvelle année 1999. L’endroit se trouve au nord-ouest de la Pologne, où Applebaum vit avec son mari, le politicien de droite polonais Radosław Sikorski, et l’ambiance est bonne . La droite anticommuniste d’Europe de l’Est porte un toast aux politiciens et journalistes occidentaux qui sont tous d’accord pour dire que le nouveau millénaire sera leur époque : liberté, privatisation, Europe !

    Mais quelque chose est arrivé. Le monde des libéraux du marché a été bouleversé et soudain, les ennemis sont de leur côté. Les populistes, les intolérants, ceux qui veulent fermer les frontières et les marchés, ne sont plus les communistes, mais la droite. Cela peut même être vos propres amis. Et soudain, une écrivaine comme Anne Applebaum vaut vraiment la peine d’être lue. Elle doit maintenant faire face à un dilemme – comment la droite pourrait-elle être divisée de la sorte ?

    20 ans plus tard, la moitié des invités ne parlent même pas à Applebaum. Les théories du complot sur les juifs, la haine des homosexuels et le fascisme pur sont devenus leur nouvelle chanson. La droite traditionnelle perd ses membres. Même l’Espagne, qui a été vaccinée contre le fascisme depuis la chute de la dictature il y a quarante-cinq ans, a maintenant aussi un parti fasciste couronné de succès, Vox, dont les ennemis sont avant tout la Catalogne et le féminisme. Le fondateur en est un transfuge du Partido Popular. Et Applebaum est obligée de réfléchir à ce qui s’est passé.

    Version originale : https://www.etc.se/ledare/hogern-maste-klippa-sina-antidemokratiska-band
    Traduction : TRADFEM

  • #Patricia_Nilsson : La porno est partout en ligne mais les pornocrates restent dans l’ombre
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/17/la-porno-est-partout-en-ligne-mais-les-pornographes-restent-dans-

    Il y a vingt ans, alors que Mario Salerni tournait un film pornographique dans une luxueuse villa de Prague, il aperçut pour la première fois les mordus d’informatique qui allaient secouer son industrie.

    ‘Le propriétaire de la villa m’a demandé si on pouvait offrir un sandwich à un jeune programmeur qui y louait une chambre,’ dit Salieri. ‘Le garçon était pâle et visiblement affamé.’

    Quelques années plus tard, Salieri apprit que ‘le garçon’ venait de s’acheter sa première Rolls-Royce Phantom. À l’instar d’autres codeurs, il avait fait fortune en vendant des publicités sur les tout premiers sites pornos en accès libre, qui attirent aujourd’hui des centaines de millions de visiteurs chaque jour.

    Longtemps menée par les magnats en peignoirs de satin comme le fondateur de Playboy Hugh Hefner, l’industrie des films pour adultes est maintenant dirigée par un groupe très discret composé d’experts en algorithmes, optimisation des moteurs de recherche et publicités ciblées.

    ‘Nous étions tous occupés à compter nos millions générés par les ventes de VHS, de DVD, et de droits télévisuels … personne ne s’est préoccupé du danger (d’une nouvelle génération de pornocrates),’ explique Salieri. https://static.ffx.io/images/$width_764/t_resize_width/e_sharpen:25%2Cq_42%2Cf_auto/c09d6c9f6d2a267ee8beea7700dc672ebe4bd2d2
    https://static.ffx.io/images/$width_764/t_resize_width/e_sharpen:25%2Cq_42%2Cf_auto/773e4f19d32255521798a7862037d103cb6f1d2b

    Traduit par TRADFEM avec l’aimable autorisation de l’autrice.
    Version originale : https://www.afr.com/companies/media-and-marketing/porn-is-everywhere-online-but-its-owners-are-out-of-sight-20201221-p56p8p

  • #Derrick_Jensen : Théorie queer, pédophilie et Jeopardy
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/11/7892

    Ce texte est la traduction d’une transcription d’un discours de Derrick Jensen qui avait été interrompu par des activistes des caprices des hommes. La vidéo n’est malheureusement plus disponible, mais le texte original en anglais peut être lu

    Derrick Jensen : Et puisque vous ne me croyez pas : citation, citation… Ceci est dans le document fondateur de la théorie queer :
    « Tout comme les communistes et les homosexuels des années 50, les Boy Lovers [Amants de garçons] sont si stigmatisés qu’il est difficile de trouver des défenseurs de leur libertés civiques et encore moins de leur orientation érotique. »
    Ceci est dans le document fondateur de la théorie queer. Ah désolé, j’utilise des faits !
    Audience : Rires, applaudissements.
    Derrick Jensen : Je suis infiniment désolé, on ne devrait jamais laisser des faits s’interposer !
    Ah d’ailleurs, elle a aussi comparé la pédophilie [cris de colère dans la salle], elle a comparé la pédophilie à une préférence pour de la nourriture épicée. Le truc c’est que j’ai jamais entendu personne avoir besoin d’années de thérapie pour avoir mangé une soupe harissa piquante.
    Audience : Applaudissements.
    Derrick Jensen : Ok, on est à deux cents points. Maintenant c’est, maintenant c’est pédophilie et théorie queer pour trois cents points. La réponse est : L’autrice de Macho Sluts [Putes machos], Public Sex [Sexe public].
    Audience 1 : Qui est Pat Califia !
    Derrick Jensen : Pat Califia.
    Audience 2 : Derrick Jensen est un éco-fasciste.

    Traduit par Yağmur Uygarkızı
    Version originale anglaise : https://borazansesli.com/2020/12/16/queer-theory-pedophilia-jeopardy-with-derrick-jensen

  • #Janice_Turner : Recension de « Irreversible Damage » d’#Abigail_Shrier
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/09/recension-de-irreversible-damage-dabigail-shrier

    Une expérience théorique (thought experiment) . . . Des spécialistes traitant une maladie rare observent un changement profond de leur clientèle habituelle. Historiquement composée à 90 % d’hommes, cette patientèle vient de connaître une augmentation soudaine du nombre de jeunes femmes qui, en l’espace d’une décennie, représentent maintenant trois cas sur quatre, alors que le nombre de patient-e-s a augmenté de plus de 3 000 %. Aujourd’hui, au lieu d’être des cas isolés, ils se présentent en groupes et, plus étrange encore, cette maladie qui se développe lentement frappe plus tard qu’avant et sans prévenir. On observe les mêmes changements dans le monde entier.
    Qu’arrive-t-il maintenant ?
    On s’attendrait à ce que les médecins, les épidémiologistes et des universitaires étudient les patients, explorent les données disponibles, publient des articles dans les revues savantes, se demandent s’il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie nécessitant des protocoles de traitement différents. À tout le moins, des questions seraient posées.

    Mais ce n’est pas le cas. On ne parle pas du pic mondial, indiqué plus haut, chez les adolescentes convaincues d’être « nées dans le mauvais corps ». En fait, poser de telles questions est maintenant considéré comme une censure, un « effacement » des personnes transgenres, la recherche est de l’ »intolérance » et les universités ou les revues qui en publient sont harcelées en réclamant des excuses. Ainsi, alors que des Californiennes de 13 ans à peine subissent des doubles mastectomies, les médias libéraux américains et britanniques jouent les meneuses de claque ou ne disent mot.

    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/irreversible-damage-by-abigail-shrier-review-resisting-the-transgender-c
    Traduction : #TRADFEM

  • #Solidarité avec #Lidia_Falcon !
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/05/solidarite-avec-lidia-falcon

    Nous affirmons notre solidarité avec Lidia Falcón.
    La féministe espagnole emblématique Lidia Falcón O’Neill fait l’objet d’une enquête du ministère public de Madrid sur les crimes à caractère haineux. Elle a dû comparaître et témoigner au ministère public le lundi 14 décembre 2020. Cette enquête fait suite à une plainte déposée par le représentant de la Fédération de la Plateforme Transgenriste le 16 décembre 2019, et à une plainte similaire déposée en juillet 2020 par la Direction générale de l’égalité du Département du travail, des affaires sociales et des familles, qui s’oppose aux déclarations publiques de Falcón contre la proposition de législation nationale couvrant l’auto-identification du sexe et le traitement des jeunes filles et garçons qui ne s’identifient pas à leur sexe.
    Lidia Falcón O’Neill a notamment critiqué les propositions visant à autoriser l’administration d’agents bloqueurs de puberté à des enfants prépubères (9-10 ans), à utiliser les lois sur les crimes à caractère haineux pour pénaliser les parents qui refusent d’affirmer l’identité de genre auto-déclarée de leur enfant et à obliger les enseignants des écoles à classer les enfants en fonction de comportements stéréotypés de genre.

    On peut signer cette pétition ici https://docs.google.com…/1FAIpQLSdxI…/viewform…
    (Votre nom et votre adresse électronique sont recueillis pour permettre de confirmer votre soutien, vos données personnelles ne seront pas utilisées à d’autres fins ni partagées avec quiconque).
    Traduction : TRADFEM

  • #Lundy_Bancroft : « Pourquoi fait-il cela ? » Chapitre 2 : Les mythes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/04/7843

    Dans mes présentations publiques sur le thème de la violence conjugale, je commence souvent par un exercice simple. Je demande au public d’écrire tout ce qu’ils ont déjà entendu ou ont déjà cru sur l’origine du problème d’un agresseur. Je vous invite à fermer ce livre deux minutes pour dresser votre propre version d’une telle liste, à laquelle vous pourrez retourner dans un instant.

    Je demande ensuite aux gens d’énoncer des éléments de leurs listes, et je les transcris au tableau, répartis en trois colonnes : une pour les mythes, une pour les vérités partielles, et une pour les facteurs réels. Cela donne souvent une répartition comprenant 20 ou 30 mythes, 4 ou 5 vérités partielles, et peut-être une ou deux réalités. Le public est souvent surpris et gêné de constater que les croyances habituelles sur les causes de la violence comprennent bon nombre d’idées fausses pour chaque gramme de vérité. Si vous vous rendez compte en lisant ce chapitre que votre propre liste contient plusieurs mythes, vous êtes loin d’être un cas isolé.

    Pour la partenaire d’un homme violent ou contrôlant, le fait de voir débusquées toutes ces fausses théories peut être accablant. Mais pour chaque brique retirée de la fausse perception des agresseurs, il existe une réalité pour la remplacer. Une fois cette étape terminée, il sera bien plus difficile pour votre partenaire de vous déstabiliser, et vous analyserez votre relation beaucoup plus clairement qu’auparavant.

    LES MYTHES SUR LES AGRESSEURS

    1. Il a été maltraité dans son enfance.

    2. Sa partenaire précédente l’a terriblement maltraité.

    3. Il maltraite les personnes qu’il aime le plus.

    4. Il retient beaucoup trop ses émotions.

    5. Il a une personnalité violente, explosive.

    6. Il perd tout contrôle de lui-même.

    7. Il est trop colérique.

    8. Il a un désordre mental.

    9. Il déteste les femmes.

    10. Il redoute l’intimité et l’abandon.

    11. Il a une faible estime de soi.

    12. Son patron le malmène.

    13. Il n’est pas doué pour la communication et la résolution des conflits.

    14. Il existe autant de femmes agresseures que d’hommes agresseurs.

    15. Son comportement de maltraitance est aussi néfaste pour lui que pour sa partenaire.

    16. Il est victime de racisme.

    17. Il est alcoolique / narco-dépendant.

    Traduction : Collective TRADFEM
    Version originale : Why Does He Do That ?, chapitre 2 – https://www.docdroid.net/py03/why-does-he-do-that-pdf

    • Dans « Est-ce qu’il le fait exprès ? »

      [...] Une intuition importante m’est graduellement apparue au début de ma pratique avec mes premiers clients : un agresseur ne fait presque jamais quelque chose que lui-même considère comme moralement inacceptable. Il peut dissimuler ce qu’il fait par conviction que d’autres personnes le désapprouveraient, mais en son for intérieur, il se sent dans son bon droit. Je ne crois pas qu’un client m’ait jamais dit : « Je ne peux d’aucune façon justifier ce que j’ai fait. J’ai vraiment mal agi. » L’agresseur considère toujours avoir une raison suffisante pour ses actes. Pour résumer, le problème central de l’agresseur est une vision tordue de ce qui est ou non équitable.

      [...]

      On découvre donc que même ceux qui sont physiquement violents savent se contrôler. À l’instant où la police se gare devant chez lui, par exemple, l’agresseur redevient d’habitude très calme, et lorsque les agents entrent dans la maison, il leur parle de manière amicale et raisonnable. La police ne constate presque jamais d’altercation en cours.

      Et la conclusion de cette introduction du livre :

      DES POINTS-CLEFS A GARDER À L’ESPRIT

      Les problèmes affectifs d’un homme agressif ne sont pas à l’origine de son agressivité. Vous ne pouvez pas le changer en découvrant ce qui le tracasse, en l’aidant à se sentir mieux, ou en améliorant la dynamique de votre relation avec lui.

      Ce ne sont pas des émotions qui déterminent les comportements agressifs ou dominateurs des hommes violents ; ce sont leurs croyances, leurs valeurs, et leurs habitudes qui en sont les éléments moteurs. Les raisons invoquées par un agresseur pour expliquer son comportement ne sont que des excuses.

      Il n’existe aucune façon de surmonter un problème de violence au moyen de digressions comme l’estime de soi, la résolution des conflits, la gestion de la colère, ou le contrôle des pulsions.

      Les agresseurs prospèrent en créant de la confusion, y compris de la confusion sur les agressions elles-mêmes.

      #violences #hommes

  • Anonyme : Ma semaine de travail – « Je me demande qui achète du sexe aux femmes vulnérables que j’essaie d’aider. »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/22/ma-semaine-de-travail-je-me-demande-qui-achete-du-sexe-aux-femmes

    Lundi

    Je regarde sur le mur du bureau la liste de toutes les femmes que je soutiens, toutes impliquées dans la vente de sexe de rue. C’est notre réunion d’équipe hebdomadaire et je raconte à mes collègues comment l’équipe d’approche du vendredi soir a rencontré Marcia, une femme sans-abri captive d’une relation violente. Elle couche avec son copain agresseur parce que c’est plus sûr que de dormir seule dans la rue. Il l’oblige à partager des seringues et à vendre des services sexuels.

    Nous discutons des moyens de la soutenir, mais sans téléphone ni adresse, c’est une tâche ardue. Il est difficile de trouver des endroits où je puisse rencontrer des femmes comme Marcia – de nombreux cafés où nous établissions des relations et des liens de confiance sont aujourd’hui fermés. J’ajoute son nom à ma liste et j’adresse une volée de courriels à la police et aux équipes d’aide aux sans-abri.

    Mardi

    J’ouvre mon ordinateur portable et je trouve des courriels urgents de la police et des services de probation concernant Sally, une femme que je soutiens. Il y a quelque temps, j’ai reçu des courriels similaires pour m’informer qu’une de mes clientes s’était suicidée. Mon cœur bat la chamade quand j’ouvre ces messages. Mes pires craintes se confirment : Sally est morte, apparemment d’une overdose. Je me sens engourdie.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/society/2020/dec/21/my-working-week-who-buys-sex-vulnerable-women-help#img-1

  • #Alisa_Roth : Une épidémie de violence passée sous silence
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/09/alisa-roth-une-epidemie-de-violence-passee-sous-silence

    Un an et demi après l’éruption du mouvement #MeToo, les femmes ont raconté les agressions sexuelles – et des hommes ont été dénoncés pour leurs comportements – des studios d’Hollywood, aux cuisines de restaurants en passant par les plateaux des grands médias. Cependant, l’endroit de prédilection pour ces comportements odieux a été écarté de la conversation : le domicile familial.

    Lorsqu’il s’agit de célébrités, la violence conjugale se trouve reléguée au domaine des difficultés personnelles, comme un problème de dépendance ou un divorce. Pour le commun des mortels, cette violence est rarement racontée dans les médias ; même les meurtres conjugaux – qui sont souvent l’aboutissement de violences physiques et psychologiques subies pendant des années – ne seront mentionnés qu’hâtivement dans les nouvelles locales. Parallèlement, plusieurs des tueries de masse trouvent leur origine dans la violence conjugale. Nous ignorons ce phénomène à nos risques et périls.

    Rachel Louise Snyder démontre dans son livre choc que la violence conjugale constitue maintenant une véritable épidémie aux États-Unis. Tous les mois, cinquante femmes sont assassinées par leurs conjoints. La violence conjugale est la troisième cause de l’errance. Et 80% des prises d’otages impliquent un conjoint violent. On ne parle pas seulement de blessures physiques : dans 20% des relations violentes, l’abuseur exerce un contrôle total sur la vie de sa victime. (Certains pays, dont la Grande-Bretagne et la France, ont adopté des lois visant à protéger les victimes ce types de violence mais elles n’existent pas aux États-Unis.)

    Une version de cet article a été publié en version papier le 9 juin 2019 en page 15 du Sunday Book Review du New York Times avec le titre : When Home Is the Most Dangerous Place
    Traduction : #EnOcéanie pour #Tradfem

  • #Nicholas_Kristof : LES ENFANTS DE #PORNHUB
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/08/les-enfants-de-pornhub

    Des vidéos de Nicole nue à 15 ans ont été postées sur Pornhub. Maintenant âgée de 19 ans, elle essaie depuis deux ans de les faire retirer.

    « 

    Pourquoi des vidéos de moi filmées quand j’avais 15 ans et soumises à du chantage, c’est-à-dire de la pornographie enfantine, sont-elles continuellement remises en ligne ? Nicole a protesté plaintivement auprès de Pornhub l’année dernière, en leur écrivant. « Vous avez vraiment besoin d’un meilleur système. … J’ai essayé de me suicider à plusieurs reprises après m’être retrouvée téléchargée à nouveau sur votre site. »

    L’avocat de Nicole, Dani Pinter, dit qu’il y a encore au moins trois vidéos de Nicole nue à 15 ou 16 ans sur Pornhub, qu’ils essaient de faire retirer.

    « Ça ne finira jamais », a déclaré Nicole. « Ils tirent tellement d’argent de notre traumatisme. »

    Pornhub a introduit un logiciel qui est censé pouvoir « prendre les empreintes digitales » des vidéos de viol et empêcher qu’elles soient à nouveau téléchargées. Mais le magazine Vice a démontré à quel point il est facile de contourner ce dispositif sur Pornhub.

    Un des scandales qui ont discrédité Pornhub concernait la société de production Girls Do Porn, qui recrutait des jeunes femmes pour des contrats de mannequinat en vêtements et les poussait ensuite à se produire dans des vidéos sexuelles, en prétendant que les vidéos ne seraient vendues que sous forme de DVD dans d’autres pays et ne seraient jamais mises en ligne. Rassurées que personne ne le saurait jamais, certaines des femmes ont accepté – et ont ensuite été brisées lorsque leurs images ont été agressivement commercialisées sur Pornhub.

    Version originale : https://www.nytimes.com/2020/12/04/opinion/sunday/pornhub-rape-trafficking.html
    Traduction : #TRADFEM

  • Victoire de la jeune #Keira_Bell contre les médecins britanniques d’une « clinique du genre »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/01/victoire-de-la-jeune-keira-bell-contre-les-medecins-britanniques-


    Analyse du jugement par le groupe de défense des droits Transgender Trend :
    Keira Bell : La Haute Cour rend un arrêt historique pour protéger les enfants vulnérables

    Dans un jugement historique qui aura des répercussions dans le monde entier, la Haute Cour a statué aujourd’hui que l’administration d’agents bloqueurs de puberté et d’hormones de l’autre sexe sont des traitements expérimentaux qui ne peuvent être administrés aux enfants dans la plupart des cas sans demande au tribunal.

    Nous sommes ravis que la Haute Cour ait rendu un jugement visant à protéger les enfants contre les interventions médicales expérimentales comportant des risques graves, connus et inconnus, et des conséquences pour toute la vie.

    Le jugement a conclu qu’il est très peu probable qu’un enfant âgé de 13 ans ou moins soit jamais compétent au vu du critère « Gillick » pour consentir à être traité avec des bloqueurs de puberté et très douteux que des enfants âgés de 14 et 15 ans puissent comprendre les risques et les conséquences à long terme d’un traitement de manière à avoir une compréhension suffisante pour donner leur consentement à un tel traitement.

  • #Barbara_Kay : La précipitation que met le gouvernement canadien à instituer « l’identité de genre » risque de rendre un très mauvais service aux jeunes.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/03/la-precipitation-que-met-le-gouvernement-canadien-a-instituer-lid

    A la fin du mois dernier, 306 députés ont donné leur accord de principe au projet de loi C-6 sur la « thérapie de conversion », avec seulement sept votes d’opposition du Parti conservateur (leur chef Erin O’Toole a soutenu le projet de loi, mais a permis à ses députés de voter librement). Le Comité de la justice de la Chambre des communes examine actuellement les réactions du public à ce projet.

    Le projet de loi C-6 définit la « thérapie de conversion » comme « toute pratique, tout traitement ou service visant à modifier l’orientation sexuelle d’une personne vers l’hétérosexualité ou l’identité de genre vers le cisgenre, ou à réprimer ou réduire l’attirance non hétérosexuelle ou le comportement sexuel ». Elle ajoute cinq infractions au code pénal, dont trois sont passibles d’une peine maximale de cinq ans de prison.

    Le projet de loi est profondément problématique, à commencer par son préambule, qui affirme que c’est un « mythe » que l’identité de genre « peut ou doit changer ». Ce n’est pas un mythe que l’identité de genre peut changer. Si un ou deux des meilleurs experts canadiens en matière de recherche sur la dysphorie de genre avaient été consultés lors de la création du projet de loi, les auteurs du projet de loi auraient appris que, sans intervention invasive, 80 % ou plus des enfants dysphoriques qui s’identifient comme étant du sexe opposé retrouvent le confort de leur sexe natal après la puberté. Un nombre significatif de ces enfants deviennent gays ou lesbiennes. Mais ces experts scientifiques n’ont pas été consultés. Cela ne nous dit rien de bon sur les rédacteurs de cette loi.

    Un autre problème sérieux est la confusion trompeuse entre les concepts d’homosexualité et d’identité de genre, qui entraîne une imprécision cruciale autour du mot clé « conversion ».

    Version d’origine : https://nationalpost.com/opinion/barbara-kay-the-problems-with-bill-c-6-and-the-gender-affirmation-mode

  • Manuel de répression économique des femmes : le cas de l’Australie
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/04/7721

    Trois spécialistes révèlent comment s’opère la répression économique des femmes en usant du déni, de la dépossession et des mensonges, par le biais du cas de l’Australie et de son régime d’épargne-retraite qui dépossède systématiquement les femmes depuis trente ans.
    Ces spécialistes dénoncent un manquement aux des droits de la personne et décrivent les mécanismes du droit international qui permettraient d’y remédier.

    Un reportage datant de 2018, qui est toujours d’actualité alors que la pandémie expulse les femmes du marché du travail.(...)

    Alors commençons avec deux gros mensonges qu’il nous faut confronter.

    Mensonge no 1 : Le travail non rémunéré n’est constitué que des tâches ménagères – il n’a aucune valeur économique.

    Version originale : https://womensagenda.com.au/latest/big-lies-womens-security-angry-yet
    Traduction et reproduction par #TRADFEM autorisées.
    #économie #pauvreté #exploitation_des_femmes

  • #Linda_MacDonald et #Jeanne_Sarson : Ne laissons pas le gouvernement Trudeau légaliser le proxénétisme !
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/29/ne-laissons-pas-le-gouvernement-trudeau-legaliser-le-proxenetisme

    Le 29 octobre, le Comité permanent de la justice et des droits de l’homme (JUST) de la Chambre des communes canadienne a rencontré David Lametti, ministre fédéral de la Justice. Un bref échange a eu lieu entre Lametti et le député Randall Garrison. Garrison a déclaré en Comité que « les défenseurs de l’industrie du sexe estiment que la législation actuelle est très préjudiciable et dangereuse pour les personnes qui se livrent au travail du sexe ». Le ministre Lametti a répondu : « Le travail du sexe est légal, aux termes de l’arrêt Bedford. Un tas de choses l’entourant ont été criminalisées par le gouvernement précédent. C’est ce que nous devons examiner. J’espère être en mesure de le faire. Encore une fois, je ne peux pas vous promettre une date, étant donné l’actualité. »

    Cela nous alerte au fait que la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, la version canadienne du « modèle nordique ou suédois », pourrait bientôt subir des pressions en vue d’une révision patriarcale misogyne.

    Traduction : #TRADFEM

  • #Brendan_O’Neill : La disgracieuse campagne de diffamation menée
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/29/la-disgracieuse-campagne-de-diffamation-menee-contre-lalliance-lg

    En Grande-Bretagne, en 2020, un groupe de défense des droits des homosexuels et des lesbiennes est traqué pour avoir osé promouvoir les vertus de l’attirance de même sexe. Des foules de personnes en colère tentent de le détruire. Elles l’ont qualifié de haineux, de dégoûtant, de dangereux. Elles ont même essayé de le pousser à la faillite. Pour le « crime » consistant à dire qu’il est bien que des gens du même sexe soient attirés les uns par les autres, ce groupe est devenu la cible d’une des campagnes les plus destructrices de l’année.

    Seulement, ce ne sont pas des homophobes à l’ancienne, avec leurs permanentes teintes en bleu et leurs crucifix, qui font la guerre à cette organisation de défense des droits des homosexuel-le-s ;c’est le contingent de la rectitude politique, des gens qui se disent de gauche. Il s’agit de commentateurs, de transactivistes et d’autres personnes qui se targuent d’être progressistes et équitables. Ceux qui auraient pu être autrefois des fondamentalistes brandissant la Bible ou des skinheads homophobes sont aujourd’hui des gens de la génération du Millénaire, qui se disent conscientisés.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/the-disgraceful-crusade-against-the-lgb-alliance/amp

  • Une avocate américaine démonte la stratégie transgenriste, une menace existentielle aux droits des femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/27/une-avocate-americaine-demonte-la-strategie-transgenriste-une-men
    Recension par #EnOcéanie de l’article « Women’s Spaces, Women’s Rights : Feminism and the Transgender Rights Movement » par Me Christen Price, Marquette Law Review

    Me #Christen_Price, avocate spécialisée dans la défense des droits humains, se penche sur un phénomène qui n’a de cesse de surgir au cours des travaux qu’elle mène dans la lutte contre l’exploitation sexuelle. Dans un article étoffé et clairvoyant qui suscitera certainement des réactions, elle retrace l’histoire du mouvement transgenriste et en expose les tenants et aboutissants pour les droits des femmes et les lois qui devraient les protéger.

    Elle dévoile les mécanismes de consolidation du pouvoir masculiniste à l’œuvre au cœur du mouvement transgenriste sous la guise de valeurs d’inclusion et de diversité apparemment bénignes, et la menace existentielle qu’en représentent pour les droits des femmes les revendications de droits humains basés sur l’identité de genre. Nous faisons part ici des grandes lignes de cet exposé magistral, avec l’aimable autorisation de l’autrice.

    Me Price commence par retracer les grandes étapes de l’apparition du phénomène de l’identité de genre avant d’expliquer les réactions issues des rangs féministes, et certaines de leurs erreurs de parcours. Ensuite, elle énonce et explique les objectifs recherchés par les transactivistes : la redéfinition du concept de discrimination fondée sur le sexe ; la protection de comportements non reliés à la dysphorie du genre ; la déconstruction des espaces exclusifs aux femmes ; le fait de rendre obligatoire l’identification identitaire.

    Le tour de force de Me Price est qu’elle parvient à faire la lumière sur la cohérence interne, violemment misogyne, du mouvement transgenriste et sur les conséquences tragiques de ces revendications pour les droits humains des femmes.

  • La protection des hommes dans les refuges pour femmes, par A.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/28/la-protection-des-hommes-dans-les-refuges-pour-femmes

    Je travaille à temps partiel depuis 2016 dans un refuge pour femmes sans-abri de l’État du Maine aux USA. Le refuge a été conçu à l’origine comme une alternative au plus grand refuge mixte de notre ville, où de nombreuses femmes avaient trop peur de rester. Peur des viols et des agressions qui y étaient commis et de la facilité avec laquelle les maris, copains et maquereaux violents qu’elles avaient fuis pouvaient les retrouver, les femmes choisissaient plutôt de dormir dans la rue. C’est ainsi qu’un refuge distinct réservé aux femmes a été créé, afin d’offrir aux femmes vulnérables un refuge plus sûr contre la violence masculine. (...)
    Au refuge pour femmes où je travaille, une décision politique a été prise, bien que cette politique soit tacite, et je doute que mes superviseurs ou collègues admettent son existence si on leur met la pression à ce sujet. Néanmoins, afin de se conformer aux caprices de l’idéologie du moment, d’être de bonnes féministes progressistes qui ne font pas de vagues, d’être attentionnées et sensibles, politiquement averties, c’est maintenant la politique du refuge d’accorder la priorité à la protection des illusions des hommes, même si cela signifie que nous ne pouvons plus protéger les femmes. Les femmes sont, après tout, bien habituées à faire des sacrifices pour le confort et les sentiments des hommes. Partout, tout le temps, les hommes passent en premier. Il serait donc insensé de s’attendre à ce que la situation soit différente dans un refuge pour femmes. En tant que femmes dans un monde d’hommes, nous devrions au moins savoir ceci : il n’y a de sécurité nulle part.

    Pas pour nous.

    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/09/13/protecting-men-at-the-womens-shelter

    Traduction : #TRADFEM

  • L’invention du « transboy »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/28/linvention-du-transboy

    Ce qui suit est notre traduction d’un extrait du tout nouvel ouvrage d’Heather Brunskell-Evans, Transgender Body Politics, publié par Spinifex Press .

    La croyance selon laquelle il existe, au contraire, une identité transgenre ancrée « dans le corps » imprègne désormais de multiples aspects de notre culture : elle est propagée par des émissions de vulgarisation dans les médias, des programmes pédagogiques à l’école, des conseils donnés aux parents par le ministère britannique de la Santé (National Health Service) et spécifiquement par le Service de développement de l’identité de genre (GIDS). Collectivement, ces éléments constituent la toile de fond de la vie quotidienne des enfants et se combinent pour leur imposer un ensemble définitif de « vérités ». Ces « vérités » reproduisent les stéréotypes de genre qui confirment aux enfants différents qu’ils doivent être transsexuels, que la réaffectation médicale résoudra tout malaise aigu et que sans « thérapie » hormonale, ils risquent de s’automutiler et probablement de se suicider.

    Le mépris postmoderne de la réalité biologique du sexe dimorphe et le langage du « sexe assigné à la naissance » amène la jeune fille à chercher de la cohérence dans le fantasme irréalisable qu’elle pourra changer de sexe. En fait, l’administration de fortes doses d’hormones de l’autre sexe (comme la testostérone) la privera de sa capacité future à devenir mère, éprouver du plaisir sexuel sans douleur, se libérer d’une dépendance à vie aux autorités sanitaires et aux risques inconnus à long terme de médicaments non autorisés. De plus, elle ne deviendra jamais un homme et n’aura jamais les organes génitaux de l’autre sexe. La modification chirurgicale d’un corps féminin pour façonner un pénis ne peut pas créer un organe fonctionnel et sensible. Les hormones sexuelles exogènes ne feront que créer l’apparence de caractéristiques sexuelles différentes de celles que son corps produirait en l’absence d’intervention.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/11/23/inventing-the-transboy