Tradfem

La collective TRADFEM est née en 2013 autour de plusieurs projets de traductions, en particulier le texte d’Andrea Dworkin « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol ». Ce texte a été travaillé par un petit groupe de gens qui ont alors souhaité prolonger cette collaboration. Celle-ci s’est ensuite étendue avec l’arrivée de nouvelles personnes. Aujourd’hui (2016), la collective rassemble une dizaine de membres, qui ne sont pas nécessairement des professionnel.le.s de la traduction et qui s’y investissent selon leurs possibilités respectives. TRADFEM est mixte avec des personnes vivant en France, au Québec, en Espagne et en Allemagne.

  • #Helen_Joyce : Première recension de Trans par #Eleonor_Cowan : Quand l’idéologie rencontre la réalité, M Éditeur, 2022
    https://tradfem.wordpress.com/2022/03/24/trans-quand-lideologie-se-heurte-a-la-realite

    L’écrivaine indienne Rita Ghatourey a écrit : « Le monde souffre beaucoup, non à cause de la violence de mauvaises personnes, mais à cause du silence de bonnes personnes ! »

    Helen Joyce, journaliste et correspondante de presse irlandaise, s’est engagée à écrire cet ouvrage dans un moment d’indignation lorsqu’elle a appris que les médicaments destinés aux personnes qualifiées de « transgenres » stérilisaient définitivement des enfants dans le monde entier.
    Et Madame Joyce a fait bien peu de cas des réactions hostiles à ses questions sur ces conséquences chimiques irréversibles sur les enfants. Joyce a été menacée, insultée et harcelée pour avoir demandé pourquoi des jeunes sont incité·es à tourner le dos à la réalité au profit de diagnostics prématurés et d’opérations chirurgicales qui les stériliseront définitivement. Ils et elles ne connaîtront jamais d’orgasmes.
    Mais la hiérarchie trans a balayé du revers de la main les questions respectueuses de l’autrice en affirmant péremptoirement : « AUCUN DÉBAT N’EST POSSIBLE ! »
    Non ? C’est alors que Joyce a pris la plume

  • #Lundy_Bancroft : Le secret des hommes qui en veulent aux femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2022/03/14/le-secret-des-hommes-qui-en-veulent-aux-femmes

    Je suis connu pour rassembler les secrets des hommes violents et les transmettre à l’autre camp. Quelques personnes m’ont dit, par exemple, qu’avoir un exemplaire de Why Does He Do That ? revenait à mettre la main sur le plan de match de l’équipe adverse.
    Alors maintenant, je vais le faire à nouveau. Et ce secret est assez important :
    Les mauvaises attitudes des hommes envers les femmes ne proviennent pas de leurs expériences avec les femmes, mais avec les hommes.
    Ouais.
    Les hommes qui ont une attitude négative envers les femmes aiment en rejeter la faute sur les femmes :
    « Je ne fais pas confiance aux femmes parce que tant de mes partenaires m’ont trompé. »
    « J’ai une dent contre les femmes parce que j’ai été maltraité par ma mère. »
    « Je vois ce que sont les femmes parce que mon ex-femme a essayé de me prendre mon argent et mes enfants. »
    Comment puis-je savoir que son explication n’est pas la vérité ?

    Traduit par la collective TRADFEM
    Original : https://lundybancroft.com/the-secret-about-men-who-have-a-grudge-against-women

  • #Kathleen_Stock : Quand les féministes s’embrouillent, le patriarcat s’en sort bien.
    https://tradfem.wordpress.com/2022/03/10/kathleen-stock-quand-les-feministes-sembrouillent-le-patriarcat-s

    Le féminisme populaire au Royaume-Uni est en plein essor en ce moment, avec la journaliste Julie Bindel qui monte au front en tant que trouble-fête en cheffe. Au cours d’une longue histoire d’activisme qui a commencé dans les années 1980, militant contre la violence masculine à Leeds au moment où Peter Sutcliffe traquait dans les rues, Julie Bindel a toujours été directe, entière et peu intéressée à ménager les sensibilités petites-bourgeoises. Son nouveau livre n’est pas différent. Feminism for Women est un manifeste passionné pour le type de féminisme qu’elle défend – en fait, le seul féminisme qu’elle consent à reconnaître comme digne de ce nom.
    Le féminisme de Bindel s’attache sans honte aux femmes et aux filles du démodé genre féminin, et sur ce qui a tendance à arriver aux plus vulnérables d’entre elles – pauvres, ouvrières, noires, jeunes, vieilles, lesbiennes ou victimes de la traite – aux mains des hommes. Elle balance sur la façon dont les autres féministes (elle utiliserait des guillemets) ont rendu méconnaissable le projet initial de la deuxième vague. Dans une mosaïque d’interviews, d’anecdotes personnelles et d’argumentaires vifs, elle démontre que les femmes font face à une série d’injustices : tout d’abord par les hommes qui les agressent ; puis par un système judiciaire qui les rabaisse et les ignore ; enfin, par une culture imbibée de pornographie qui transforme leur humiliation en plaisir masculin ; et pour finir, par les féministes carriéristes et celles de la « Blue Fringe Queer Brigade », qui ne peuvent ou ne veulent pas intervenir pour changer tout cela, tant elles sont obsédées par le fait d’éviter la violence linguistique par l’utilisation d’un pronom mal placé.
    Le livre file à toute allure, truffé de blagues et de formules mémorables

    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/as-feminists-fall-out-it-s-not-just-the-patriarchy-that-s-under-fire
    Traduction : #Tradfem

  • #Finn_MacKay : Ne décriez pas le féminisme radical – il a toujours été en avance sur son temps
    https://tradfem.wordpress.com/2022/02/23/finn-mackay-ne-decriez-pas-le-feminisme-radical-il-a-toujours-ete

    En fait, loin d’être dépassé ou opposé à de telles transformations, le féminisme radical a été en avance sur son temps. Les féministes radicales des années 1970 ont été parmi les premières à prendre au sérieux les débats sur le genre et la sexualité qui secouent actuellement notre société. Nombre d’entre elles attendaient avec impatience l’avènement de relations polyamoureuses et pansexuelles fluides, où les rôles sociaux ne seraient plus définis par les caractéristiques sexuées des individus dès la naissance. Leur travail a contribué à tendre vers l’égalité structurelle pour les femmes, vers des acceptions plus larges de la famille et une plus grande liberté d’expression pour les identités de sexe et de genre qui vont à l’encontre du sens même de l’hétérosexualité.

    L’un des principes centraux du #féminisme_radical a toujours été le rejet de l’essentialisme biologique – la croyance en des rôles sexués innés et biologiques. L’aboutissement de la révolution féministe, selon #Shulamith_Firestone, autrice de La dialectique du sexe, ne doit pas « se limiter à la suppression des privilèges masculins mais viser l’élimination même de la discrimination entre les sexes : les différences génitales entre les êtres perdraient leur importance sociale ». Comme l’écrivait la féministe radicale, poète et artiste #Kate_Millett dans son livre de 1970 devenu un classique, La politique du mâle, « quelles que soient les différences « réelles » qu’il puisse y avoir entre les sexes, nous n’aurons aucune chance de les connaitre tant que ces deux groupes ne seront pas traités autrement qu’ils ne le sont, c’est-à-dire d’une façon identique. Et nous en sommes encore bien loin ».

    Version originale : https://www.theguardian.com/commentisfree/2021/oct/17/radical-feminism-social-justice
    Traduction : #Tradfem

  • #Olivia_Broustra : Le nombrilisme trans – pourquoi des allié-e-s deviennent des TERFS
    https://tradfem.wordpress.com/2018/06/05/olivia-broustra-le-nombrilisme-trans-pourquoi-des-allie-e-s-devie

    Bien joué.

    Vous avez amené un transfemme à être considéré comme suffisamment femme pour être admis dans une prison pour femmes. Vous avez mis un violeur dans une prison de femmes, et vous avez rendu ça acceptable. Vous avez laissé des femmes se faire harceler par un violeur jusqu’à… Vous avez rendu ça acceptable. Parce que la validation de la personne trans comptait plus.

    Bien joué.

    Vous avez fait expulser deux femmes d’un refuge pour femmes. Sous prétexte qu’elles s’inquiétaient de la présence dans leur espace sécurisé d’un mâle intact (avec pénis et testicules). Parce que les sentiments de la personne trans avaient plus d’importance.

    Bien joué.

    Vous avez rendu « cool » le fait de menacer des femmes de violences. À partir du moment où vous la traitiez de « TERF », c’était normal. Elle le méritait. Une sale transphobe mérite d’être attaquée, n’est-ce pas ? Il est acceptable de battre des femmes à coups de poing lors de manifestations puisque c’étaient des TERFS…

    Bien joué.

    Vous tyrannisez les gens qui ne veulent pas baiser avec vous. Vous les qualifiez de transphobes. Parce que votre validation a plus d’importance.

    Vous avez créé de nouvelles lois qui permettent à n’importe quel homme d’accéder aux espaces réservés aux femmes. Dès que cet homme déclare : « Je suis une femme », il est cru et admis. Ainsi, les espaces féminins, créés pour des raisons de sécurité, deviennent maintenant votre territoire. Parce que les personnes trans ont plus d’importance.

    Bien joué.

    Vous imposez par vos menaces l’utilisation d’un « langage inclusif » et avez intimidé celles qui utilisent encore les mots mutilations génitales féminines, femmes enceintes, et qui osent parler de vagins. Vous avez convaincu le monde que parler de l’anatomie féminine n’est pas inclusif, mais relève du sectarisme.

    Bien joué.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://archive.is/zTrKE

    Olivia Broustra s’identifie comme écrivaine, survivante et féministe.

    #transfemme #féminisme #non-mixité #violences_masculines

  • Hé les gens, c’est de la stratégie !
    https://tradfem.wordpress.com/2022/02/03/he-les-gens-cest-de-la-strategie

    La vérité est que les journalistes, et le grand public, ont été gravement désinformés sur la réalité de ce qui arrive aux enfants et aux jeunes adultes dans le domaine de la médecine de genre. La plupart des gens ne sont pas conscients de la rapidité avec laquelle les enfants sont affirmés et étiquetés comme trans et soumis à des interventions médicales. La plupart des gens ne savent pas que des thérapeutes déclarent que des enfants et des jeunes sont trans et proposent des mesures médicales draconiennes telles que des bloqueurs de puberté, des hormones transsexuelles et des interventions chirurgicales après seulement quelques brèves visites. La plupart de ces journalistes ignorent qu’un grand pourcentage de ces enfants sont gays et lesbiennes et méritent beaucoup plus de thérapie, de soutien et d’alternatives.
    Au lieu de cela, la transition médicale leur est vendue comme une solution à chaque malaise qu’ils ressentent, une solution qui a très peu de chances de commencer à résoudre ces problèmes, et qui risque fort de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Ces journalistes, et leurs lecteurs, ne savent pas que la grande majorité de ces enfants ont des problèmes psychologiques ou médicaux sous-jacents ou concomitants qui devraient être traités en premier lieu, et que cela n’est pas le cas. Ces journalistes, et leurs lecteurs, supposent que les parents qui s’opposent et s’inquiètent pour leurs enfants sont simplement des parents conservateurs de droite qui ne se soucient pas vraiment de leurs enfants. Cette désinformation peut se poursuivre, car personne n’a été en mesure de parler à ces journalistes.
    Je ne suis pas un imbécile. Je sais qu’un grand média de gauche ne va pas se transformer en Abigail Shrier et se ranger de notre côté après une seule conversation. Ce que nous essayons de faire, et ce que nous pouvons faire, c’est amener ces personnes à s’arrêter et à réfléchir, à modérer leur message, et à permettre que la préoccupation réelle pour les enfants impliqués devienne plus importante dans cette conversation.

    Texte traduit et diffusé par l’Association pour une Approche Mesurée des Questionnements de Genre chez les Jeunes (AMQG)
    1200 Genève
    info@amqg.ch
    Version originale : https://pitt.substack.com/p/its-strategy-people

  • #Tish_Still : La vérité sur les meurtres de transgenres
    https://tradfem.wordpress.com/2022/01/11/la-verite-sur-les-meurtres-de-transgenres

    http://tradfem.files.wordpress.com/2022/01/veillee.webp?w=1024
    En tant que mère d’un fils qui s’identifie comme faisant partie de la communauté transgenre*, la perspective d’une épidémie de meurtres de transgenres a un poids supplémentaire : la vie de mon fils est-elle en danger ? Devrais-je être folle d’inquiétude lorsqu’il se rend au travail, et encore plus lorsqu’il sort à un concert le week-end ? Il suffit de dire que ce n’est pas une question que je peux me permettre de prendre à la légère.
    Les faits sont toujours importants, mais ils prennent une importance particulière lorsqu’ils sont utilisés pour affirmer que votre enfant pourrait être assassiné. J’ai donc décidé de me plonger dans les recherches utilisées pour étayer ces affirmations. Pour moi, c’était un enjeu personnel.
    Le gouvernement ne publie pas de données sur le nombre de personnes transgenres au Royaume-Uni, bien qu’en 2018 il ait estimé « provisoirement » que ce chiffre se situait entre « environ 200 000-500 000 personnes ». Quelle proportion de ce nombre doit avoir été tuée pour justifier les avertissements lancés d’aujourd’hui sur l’épidémie de meurtres de transgenres ? 10 ? 100 ? 1,000 ?
    Pour le savoir, j’ai analysé les données recueillies par l’organisation transgenriste Transgender Europe , qui a reçu plus d’un million de dollars de la Fondation Arcus , basée aux États-Unis et qui s’intéresse de près aux questions transgenres. En plus d’avoir donné près de 150 000 dollars au lobby Stonewall , la Fondation Arcus a remis, en 2015, 312 000 dollars à Transgender Europe , spécifiquement pour fournir des données mondiales fiables sur les meurtres de transgenres. Le site web qu’elle a créé propose une carte interactive et des liens vers des documents nommant les victimes transgenres.

    Version originale : https://unherd.com/2022/01/the-truth-about-trans-murders
    Traduction : TRADFEM

  • #Claire_Heuchan s’entretient avec #Janice_Raymond, autrice féministe lesbienne et universitaire, à propos de son nouveau livre Doublethink : A Feminist Challenge to Transgenderism .
    https://tradfem.wordpress.com/2022/01/10/doublethink-le-nouvel-essai-de-janice-raymond

    Les principes féministes lesbiens sont au cœur du travail de Raymond, ce qui n’est jamais plus clair que lorsqu’elle considère la vie des jeunes lesbiennes qui se transforment.
    Raymond s’attache à souligner le travail existant pour combler le fossé générationnel entre les lesbiennes. Grâce au travail de la militante lesbienne Mary McClintock auprès des jeunes femmes, Mme Raymond a pris conscience de l’influence des plateformes de médias sociaux telles que TikTok et Tumblr sur la vie des jeunes femmes. Et elle appelle les femmes à « poster intentionnellement des messages positifs pour les lesbiennes ». Pour Raymond, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une stratégie efficace. « Par exemple, me dit-elle, la féministe lesbienne Jen Rowray a plus de 75 000 followers et 1,3 million de « likes » pour ses posts sur TikTok. »
    Le parcours de Raymond vers le féminisme lesbien me surprend autant que notre goût commun pour les TikToks (quoique, qui n’aime pas un peu Cowboy Jen ?). Ex-catholique moi-même, j’avais présumé que Raymond avait quitté le couvent des Sœurs de la Misérisorde pour devenir une féministe lesbienne. Mais elle s’empresse de me corriger sur ce point. « Je n’ai pas quitté la communauté pour embrasser le féminisme lesbien », déclare Raymond. J’étais déjà une féministe lesbienne et – contrairement aux stéréotypes négatifs de la vie au couvent – je vivais avec des femmes qui partageaient des amitiés particulières avec des femmes, un idéalisme commun et un respect pour l’intelligence des femmes… ».

    Claire Heuchan est une autrice, essayiste et féministe radicale noire. Elle tient le blog primé Sister Outrider : A Black Radical Feminism .
    Lesbian and Gay News est une source alternative de nouvelles et d’opinions. Lesbian and Gay News s’inscrit dans une tradition historique de publications lesbiennes et gays britanniques telles que Gay News, qui a été publié de 1972 à 1983, et The Pink Paper, qui a été publié pendant 25 ans à partir de 1987.

    Traduction : TRADFEM

  • #Rebecca_Mott : Le langage de la prostitution demeure à écrire
    https://tradfem.wordpress.com/2022/01/08/le-langage-nest-pas-ecrit

    On y trouve pas de lien avec le racisme, ni avec le fait que les femmes sont des citoyens de seconde zone.
    C’est le langage de l’oppresseur qui prétend être opprimé.
    C’est pourquoi je cherche et je me bats pour trouver d’autres façons d’explorer le langage – en particulier pour exprimer le traumatisme complexe avec lequel doivent vivre les femmes sorties de ce commerce.
    Je m’inspire personnellement d’une utilisation éclectique du langage et du vocabulaire.
    J’accède au langage des arts visuels de l’Occident et aux manières de voir indigènes.
    Je puise au langage de la fiction aux narratrices peu fiables. Je cherche l’inspiration dans les contes de fées et les nouvelles d’horreur classiques.
    J’écoute le langage de la rue, j’écoute les enfants.

    Version originale : https://rmottjourney.wordpress.com/2022/01/05/language-is-unwritten
    Traduction : TRADFEM
    #violences_masculines #exploitation_sexuelle #système_prostitutionnel #fiction #

  • #Fibromyalgie : La douleur impensée, un livre de #Joelle_Palmieri
    Une recension d’Anne-Marie Dufresne, pour TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2021/11/08/fibromyalgie-la-douleur-impensee-de-joelle-pamieri

    L’auteure madame Palmieri, nous convie à la suivre dans son parcours de victime de cette maladie chronique qu’est la fibromyalgie. Un véritable chemin semé d’embuches avec des périodes de répits et des moments de rechutes épuisants et surtout déstabilisants. Elle aborde l’analyse des causes, les facteurs aggravants, le travail des intervenants issus de la médecine traditionnelle et la médecine non-traditionnelle. En tant que féministe elle a choisi un éclairage féministe pour traiter de ce sujet puisqu’elle relève que plus de 80% des cas diagnostiqués le sont pour des femmes.

    La première partie du livre aborde l’histoire de l’auteure sur le plan familial, psychologique et sociale. Elle présente les différentes thérapies qu’elle a suivi auprès des différents intervenants qui offrent des soins pour soulager les maux qu’elle éprouve. Cette partie nous permet d’apprécier l’étendue des tentatives qu’elle a faites pour tenter de trouver un soulagement mais aussi, comprendre l’origine et les causes de la « douleur impensée ».

  • Pourquoi je ne suis pas à la hauteur ? par #Olivia_Vella
    https://tradfem.wordpress.com/2021/11/06/pourquoi-je-ne-suis-pas-a-la-hauteur

    1. Prends une douche, tu ne veux pas te mettre à sentir.

    2. Choisis une tenue tendance, tu ne veux pas continuer à être la risée à l’école.

    3.Mets au moins un peu de maquillage pour pouvoir montrer ton visage en public et être un peu jolie.

    Tu ne peux même plus te reconnaître toi-même et ton visage te pique furieusement mais tu ne peux pas te gratter pour te soulager sinon tu vas ruiner les heures de peinture méticuleuse que tu as appliquée sur ton affreux visage.

    4. N’oublie pas de coiffer tes cheveux en boucles élégantes. Tu ne dois pas laisser tout le monde à l’école voir comment tes cheveux frisottent comme un chimpanzé électrocuté, évidemment.

    5. Fourre tes gros pieds dans les Converse qui écrasent les orteils et font des ampoules sanguinolentes, tout le monde les porte à l’école. Tu ne peux certainement pas être celle qui détone.

    Dans le miroir de la salle de bain, tu vois une étrangère qui a réussi à te soutirer ta réflexion et la remplacer avec celle d’une fille complètement différente. Chaque item de ta tenue est inconfortable mais, malgré les heures que tu as passées à tenter d’avoir l’air jolie, tu ne seras jamais à la hauteur des autres filles à l’école.

    Tu refoules quelques larmes mais c’est vraiment un tsunami d’émotions que tu retiens, tu ne pourras jamais l’avouer à qui que ce soit sinon ils ne te respecteront plus comme avant. À moins qu’ils ne t’aient jamais respectée ?

    Pourquoi je ne suis pas à la hauteur ?

    Pour être belle, il faut souffrir.

    6. Sors du bus.
    https://youtu.be/Eu_Gl0woeOw?t=14

    Traduite par Ann pour #TRADFEM

  • Le Japon découvre « TRANS » d’#Helen_Joyce
    https://tradfem.wordpress.com/2021/11/06/le-japon-decouvre-trans-dhelen-joyce

    Alors que l’on suppose au Japon que les femmes occidentales sont beaucoup plus « égales » et « libérées » que les femmes d’autres pays, TRANS brosse un portrait concret et choquant de la manière dont les transactivistes ont subverti les intérêts sociaux des femmes en un peu plus d’une décennie. Les droits et l’égalité des femmes ne sont pas acquis et se désintègrent lorsque nous abaissons notre garde. Le développement rapide et la domination du mouvement transactiviste en Europe et aux États-Unis en sont l’illustration.

    Bien que le transactivisme ne soit pas encore très répandu au Japon, certains collèges féminins ont déjà décidé d’accepter les hommes qui s’identifient comme « femmes », et les événements féministes organisés par les universités et les groupes communautaires s’annoncent comme « réservés aux femmes, mais incluant les personnes dont l’identité sexuelle est « féminine » ». Le système d’auto-identification (dans lequel une personne est socialement reconnue comme femme dès qu’elle s’identifie comme telle, ou se déclare telle, sans diagnostic médical ni intervention chirurgicale) s’est déjà imposé dans la société japonaise, même s’il n’a pas encore force de loi.

    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2021/11/02/the-hope-of-helen-joyces-trans-when-ideology-meets-reality
    Traduction : TRADFEM

  • Traduction d’un texte d’ #Ursula_K._Le_Guin dans lequel elle se présente
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/26/traduction-dun-texte-dursula-k-le-guin-dans-lequel-elle-se-presen

    Je suis un homme. Vous allez peut-être vous dire que je me suis bêtement trompée de genre, ou peut-être que j’essaie de vous faire marcher, vu que mon nom se termine par A, que j’ai trois soutiens-gorges, que j’ai été enceinte cinq fois, et d’autres trucs de ce genre que vous avez peut-être remarqués, des petits détails en somme. Mais les détails n’ont pas d’importance. Si nous avons quelque chose à apprendre des hommes politiques, c’est bien que les détails n’ont pas d’importance. Je suis un homme, et je veux que vous le croyiez et l’acceptiez ainsi, comme je l’ai fait pendant de nombreuses années.

    Vous savez, j’ai grandi à l’époque des guerres entre les Mèdes et les Perses, et quand je suis allée au lycée juste après la guerre de Cent ans, puis quand j’ai élevé mes enfants pendant les guerres de Corée, la guerre froide et celle du Vietnam, eh bien il n’y avait pas de femmes. Les femmes sont une invention très récente. J’ai précédé l’invention des femmes de plusieurs dizaines d’années. Enfin bon, si vous tenez à la précision pédante, je dirais que les femmes ont été inventées plusieurs fois, en des lieux extrêmement variés, mais les inventeurs ne savaient tout simplement pas vendre le produit. Leurs techniques de distribution étaient rudimentaires et leurs études de marché étaient nulles, donc évidemment le concept n’a pas décollé. Même si un génie l’a mise au point, une invention doit trouver son marché, et tout s’est passé comme si, pendant longtemps, l’idée de femmes n’avait tout simplement pas franchi la ligne de départ. Les modèles comme l’Austen ou les Brontë étaient trop compliqués, les gens se moquaient des suffragettes, et la Woolf était bien trop en avance sur son temps. Donc, quand je suis née, il n’y avait vraiment que des hommes. Les gens, c’étaient des hommes. Ils avaient tous un seul pronom, le pronom il ; c’est ce que je suis.

    Traduction collaborative (par ordre alphabétique) : goofy, Milou, mo, Numahell

  • #TANITH_CAREY : Le meurtre prévisible de Sarah Everard par un obsédé du porno meurtrier
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/13/le-meurtre-previsible-de-sarah-everard-par-un-obsede-du-porno-meu

    Cela fait à peine deux semaines que Wayne Couzens a été condamné à perpétuité pour le meurtre de Sarah Everard. A juste titre, au cours des quinze derniers jours, d’importantes questions ont été posées.

    Principalement, comment un officier de police, qui s’était exhibé devant des femmes et que ses collègues appelaient « le violeur », a-t-il pu rester en poste ?

    Mais une autre question essentielle n’a pas été soulevée. Quel genre de pornographie extrême Couzens regardait-il avant d’enlever, violer et assassiner Sarah Overard, une directrice marketing, alors qu’elle rentrait chez elle en mars dernier ?

    Probablement parce que Couzens a plaidé coupable, nous n’avons pas su autant que nous le devrions son historique de recherches en ligne, si ce n’est qu’il aimait la pornographie « brutale ».

    Pourtant, quels qu’aient les fétiches de Couzens, on pourrait espérer que, depuis le meurtre de Sarah, les vidéos gratuites en ligne mettant en scène l’enlèvement, le viol et le meurtre de femmes ne soient plus aussi disponibles qu’elles l’étaient devenues ces dernières années.

    Traduction : #TRADFEM
    Version originale : https://www.mailplus.co.uk/edition/comment/114912/pretending-murder-porn-doesnt-exist-keeps-women-in-immediate-danger

  • #Kathleen_Stock commente la guerre menée contre elle à l’Université d’Essex
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/10/kathleen-stock-commente-la-guerre-menee-contre-elle-a-luniversite

    Déclaration de Mme Kathleen Stock, lue in absentia lors de la conférence intitulée « Hate, Heresy and the Fight for Free Speech », Battle of Ideas, samedi 9 octobre, au Royaume-Uni
    Je suis philosophe universitaire à l’Université du Sussex, féministe, et j’ai écrit sur des questions controversées concernant le sexe biologique, l’identité de genre, les droits des femmes et les revendications transactivistes. J’avais espéré m’adresser à vous personnellement lors de cette session, et je suis vraiment désolée de la manquer. Malheureusement, les événements survenus sur mon campus cette semaine m’en ont empêchée. Depuis le début de la semaine, je fais l’objet d’une campagne de harcèlement, explicitement destinée à me faire renvoyer pour mes opinions académiques. J’en ai eu la première impression lorsque j’ai trouvé des autocollants dans tout mon bâtiment parlant de la « merde transphobe qui sort de la bouche de Kathleen Stock ». Le lendemain, je suis tombée sur des affiches qui me nommaient, me diffamaient et demandaient mon renvoi, placardées sur mon chemin vers le campus. Les choses ont dégénéré à partir de là et maintenant la police est impliquée et traite cela comme du harcèlement.

    La personne qui fait cela n’est pas du tout typique du type d’étudiant de Sussex auquel j’enseigne normalement. La plupart de mes étudiants sont les mêmes qu’ils ont toujours été : curieux, idéalistes, perspicaces, passionnés, pleins d’idées brillantes, désireux de faire ce qu’il faut, et très amusants auxquels enseigner. Mais ce qui a changé sur le campus au cours de la dernière décennie, c’est la façon dont la technologie – et plus particulièrement les médias sociaux – a permis à quelques étudiants aux tendances totalitaires d’avoir un effet de censure disproportionné sur les autres. Les jeunes ont maintenant peur de dire ce qu’ils et elles pensent. Dans une étrange inversion de la devise des suffragettes « des actes, pas des mots », sur les campus et dans la vie de la classe moyenne en général, on insiste intensément sur les mots et non sur les actes. Si vous vous trompez de mot, vous risquez une humiliation sociale, de la pire espèce : celle qui implique que vous êtes une mauvaise personne.

    Version originale : https://kathleenstock.com/statement-read-in-absentia-h
    Traduction : #Tradfem

  • #miranda_yardley : Comment le féminisme « moderne » ou « de la troisième vague » profite aux hommes.
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/10/comment-le-feminisme-moderne-ou-de-troisieme-vague-profite-aux-ho

    On m’a demandé de vous expliquer pourquoi je pense que le féminisme « moderne » ou « de la troisième vague » profite aux hommes. Voici le résultat. C’est une esquisse, ou un « brain-dump », imparfait et teinté d’opinions.

    Connu sous le nom de féminisme « de la troisième vague » ou du « libre choix », le mouvement féministe populaire contemporain est fondé sur les concepts d’égalité, d’intersectionnalité et de choix personnel. À ces trois égards, il diffère du mouvement féministe « de la deuxième vague », qui a débuté dans les années 1960.

    L’accent mis sur l’ »égalité » constitue un écart fondamental par rapport à la philosophie libératrice du féminisme de la deuxième vague. La libération est synonyme de liberté, tandis que l’égalité est un terme relatif (« dans une prison, tout le monde est égal, mais pas libre »). Les avantages (même pour les hommes) de la libération des femmes de l’oppression masculine ne sont pas une idée nouvelle ; voir « De l’assujettissement des femmes » de John Stuart Mill, rédigé en 1858. Le concept d’égalité déplace donc l’objectif de la lutte contre un problème structurel (l’oppression) vers une lutte contre la discrimination. Étant donné que cette dernière se rapporte à des détails plutôt qu’à des structures générales et qu’elle peut être aussi bien positive que négative, aucun avantage n’est de ce fait conféré aux femmes et elles ne peuvent que maintenir le statu quo ou aggraver leur situation ; les femmes n’ont de contrôle que sur les droits qu’elles souhaitent abandonner. Le féminisme de la deuxième vague attribue la racine de l’oppression féminine à la biologie féminine ; le sexe biologique des femmes est instrumentalisé en vue de l’oppression des femmes. Une distinction est établie entre le sexe biologique (rôle reproducteur) et le genre (attentes culturelles basées sur le sexe), et le genre est l’outil que les hommes utilisent pour opprimer les femmes sur la base de leur potentiel reproducteur.

    Miranda Yardley est un homme transgenre proféministe.
    Traduction : #Tradfem
    Version originale : mirandayardley.com/en/how-modern-or-third-wave-feminism-benefits-men/ ?

  • #Helen_Joyce : Pourquoi je crois que laisser des athlètes qui ont grandi en tant qu’hommes concourir dans des sports féminins provoquera une réaction négative du public
    https://tradfem.wordpress.com/2021/07/11/pourquoi-je-crois-que-laisser-des-athletes-qui-ont-grandi-en-tant

    Dans un nouveau livre percutant sur l’un des sujets les plus controversés de la société contemporaine, Helen Joyce, journaliste senior pour The Economist, affirme que « l’auto-identification sexuelle » est décrite à tort comme la bataille des droits civiques de la présente génération. Dans cette deuxième partie de notre série, amorcée le 3 juillet avec l’article “Why it’s wrong – and profoundly damaging – to make us all agree that someone is whatever gender they say they are” (https://www.dailymail.co.uk/news/article-9753017/HELEN-JOYCE-argues-gender-self-identification-lobby-harming-children-wo), elle affirme que le retour de bâton a déjà commencé dans le sport féminin.

    Chaque année, dans presque toutes les disciplines sportives, des hommes battent des milliers de fois le record du monde féminin. Le temps le plus rapide jamais réalisé par une femme sur 400 mètres est battu plus de 15 000 fois chaque année par des hommes et des garçons. Au tennis, le service le plus rapide enregistré par un homme est de 263 km/h ; par une femme, il est de 204 km/h.

    L’homme adulte moyen a 41 % de masse corporelle non grasse (sang, os, muscles, etc.) de plus que la femme moyenne, 50 % de masse musculaire en plus dans les jambes et 75 % dans les bras.

    Traduit par #TRADFEM
    VERSION ORIGINALE : https://www.dailymail.co.uk/news/article-9775491/HELEN-JOYCE-Letting-athletes-grew-men-compete-womens-sports-cause-publi

  • Amérique du Nord – Grands pas en avant dans la lutte contre l’exploitation sexuelle
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/18/amerique-du-nord-grands-pas-en-avant-dans-la-lutte-contre-lexploi

    #Dawn_Hawkins nous informe aujourd’hui de grandes avancées dans la lutte contre l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes. Mme Hawkins est présidente directrice générale du National Center on Sexual Exploitation (NCOSE), un organisme de bienfaisance qui s’est imposé comme chef de file dans la dénonciation des liens entre toutes les formes de sévices sexuels et d’exploitation basée sur le sexe. Le communiqué fait part de trois (3) changements législatifs aux États-Unis qui reflètent les efforts des législateurs pour doter de cohérence le discours des sociétés modernes néo-libérales au sujet de leurs systèmes économiques et des impacts des industries les plus nocives. À la lumière des drames humains au cœur des industries de l’exploitation sexuelle, ces nouvelles lois repositionnent la base même des pratiques de ces industries non seulement sur les producteurs de ces prétendus services, produits et échanges, mais aussi sur les acheteurs, ceux qui en créent la demande et les profits, et maintiennent ce lucratif modèle économique. Pas d’acheteur, pas de marché, pas de profit.

    On peut lire ici la version originale de ce communiqué du NCOSE : https://ncose.salsalabs.org/06172021_general_highlight_policywinsinmeandtx1?wvpId=b7e62ef3-379a

    Traduit par #Ann_Leduc pour TRADFEM

  • Des Espagnoles descendent massivement dans la rue pour contrer les féminicides :
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/16/les-espagnoles-descent-dans-la-rue-pour-contrer-les-feminicides

    Des manifestations spontanées ont eu lieu vendredi dans toute l’Espagne pour rejeter la violence sexiste, après que le corps d’une fillette de six ans nommée Olivia ait été retrouvé par les équipes de recherche au fond de la mer au large de l’île canarienne de Tenerife. Olivia et sa sœur Anna, âgée d’un an, avaient disparu depuis le mois d’avril et on suppose qu’elles ont été tuées par leur père, Tomás Gimeno. Le suspect dans cette affaire a appelé la mère des fillettes le jour de leur disparition pour lui dire qu’elle ne les reverrait jamais.

    Dans le centre de Santa Cruz de Tenerife, environ 800 personnes sont venues protester vendredi soir. « Nous sommes tristes, nous sommes indignées », ont déclaré Saray et Verónica, deux étudiantes en droit qui étaient présentes. À quelques kilomètres de la place, le navire Ángeles Alvariño a poursuivi ses recherches pour retrouver le corps d’Anna. La majorité des personnes qui sont venues exprimer leur répulsion face à ces meurtres étaient des jeunes femmes.

    Au cours de la seule semaine du 17 mai, cinq femmes ont été tuées dans des affaires de violence sexiste en Espagne. L’une de ces victimes était enceinte, tandis qu’un enfant est également décédé dans ce type d’incident. Plus de la moitié du total des meurtres liés à la violence de genre en 2021 pmt eu lieu depuis la mi-mai. Depuis 2013, ce sont 41 enfants et 1 096 femmes qui ont perdu la vie depuis 2003 dans de tels incidents.

    Version originale : https://english.elpais.com/society/2021-06-14/spontaneous-demonstrations-spring-up-across-spain-in-outrage-over-ge
    Traduit par Simon Hunter et TRADFEM

  • #W._Alexander_Bell : Voici pourquoi les enjeux du genre sont beaucoup plus importants que les questions d’accès aux toilettes, les compétitions sportives et l’étalage d’émotions fragiles.
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/05/voici-pourquoi-les-enjeux-du-genre-sont-beaucoup-plus-importants-

    Avec les nouvelles qu’un haltérophile transgenre participera probablement aux Jeux olympiques de cette année, des questions sont une fois de plus soulevées sur la façon dont le fait de permettre aux hommes biologiques d’entrer dans les espaces féminins pourrait affecter l’intégrité de la compétition sportive et la sécurité des femmes.

    De nombreux experts de gauche considèrent qu’il n’y a là aucun problème ; il n’y a tout simplement pas beaucoup d’athlètes transgenres, disent-iels. et la plupart des femmes transgenres veulent juste utiliser les toilettes en paix (d’un point de vue purement quantitatif, ils ont raison).

    D’autres, comme l’humoriste Sarah Silverman, affirment voir là une nouvelle campagne d’extrême droite alarmiste, s’en prenant même à Caitlyn Jenner qui est maintenant dans le coup. Certains diront même que les transfemmes n’ont aucun avantage physique sur les femmes qualifiées de « cis », ou que la notion même de binarité sexuelle est d’une façon ou d’une autre liée à la suprématie blanche. Beaucoup d’entre vous, qui ont des réserves au sujet de ces deux dernières assertions, garderont probablement le silence pour éviter de blesser les sentiments de quelqu’un ou de subir une vague d’intolérance.

    Combien de fois avons-nous entendu des assertions audacieuses telles que « les femmes trans sont des femmes » et « le sexe n’est qu’un construit social » ? Nous savons tous et toutes que ces déclarations ne sont pas totalement vraies, mais les gens qui les lancent semblent généralement avoir de bonnes intentions, alors nous leur laissons le bénéfice du doute. Nous savons tous et toutes que les transfemmes sont en fait des trans (d’où la nécessité de le préciser par un ajout), et que certains aspects du genre sont liés au fait qu’il existe des différences biologiques réelles entre les hommes et les femmes. Notre incapacité à reconnaître la réalité évidente sur ces sujets indique que nous avons peur de dire la vérité ou que nous croyons à tort que la compassion, la tolérance et l’exactitude scientifique ne peuvent pas coexister dans un même espace.

    Traduction : Néli Busch et TRADFEM
    Tous droits réservés à W.A. Bell et Minding the Campus : https://www.mindingthecampus.org/2021/05/31/why-the-trans-issue-is-much-bigger-than-bathrooms-sports-and-fragi.

  • #Julie_Bindel : Le féminisme libéral a tourné le dos aux femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/04/julie-bindel-le-feminisme-liberal-a-tourne-le-dos-aux-femmes

    Être une féministe libérale n’est pas un travail très compliqué. Rien ne doit changer, aucune contestation du statu quo n’est nécessaire et les hommes n’ont pas besoin d’être critiqués. En d’autres termes, les choses restent les mêmes et la quête de la révélation et de la libération individuelles devient la clé.

    « Mon corps, mon choix » est l’un des slogans les plus reconnus du féminisme de la deuxième vague. Car, avant les nombreuses avancées du mouvement de libération des femmes, la vie des femmes était définie par l’absence de choix. Les femmes avaient peu ou pas du tout leur mot à dire sur le fait de se marier ou d’avoir des enfants, ou même sur la pratique sexuelle et le plaisir. Le féminisme a créé un contexte dans lequel les femmes pouvaient, dans une certaine mesure, exercer un choix. Mais dernièrement, le concept de « choix » a été repris par les libéraux pour signifier l’acquiescement à des pratiques destructrices qui profitent aux hommes.

    Posez-vous ces questions : s’il était légal pour les femmes de se promener seins nus comme le font les hommes, le feriez-vous ? Est-ce que vous choisiriez de vous balader poitrine nue en public un jour de grosse chaleur ? Ou de vous assoir seins nus dans un parc, d’aller faire vos courses seins nus ? Et pourquoi pas ? En réalité, se promener seins nus est légal pour les femmes à New York, mais personne ne le fait.

    Version originale : https://www.aljazeera.com/opinions/2020/11/16/feminisms-second-wave-has-failed-women
    Traduction : #Tradfem
    #féminisme_libéral #féminisme_radical #transactivisme #système_prostitutionnel

  • #FRANCINE_SPORENDA : REHABILITATION DES HOMMES VIOLENTS : EFFICACE OU POUDRE AUX YEUX ?
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/28/rehabilitation-des-hommes-violents-efficace-ou-poudre-aux-yeux

    Le concept à partir duquel opère la justice réparatrice c’est que, lorsqu’une infraction est commise, ce n’est pas seulement la victime qui subit un dommage, c’est toute la communauté où a lieu cette infraction qui est affectée, et toutes les personnes qui en font partie. Un des exemples de cet axiome que donnent les partisan.es de la justice réparatrice, c’est le cas du viol : quand un viol se produit dans une communauté, c’est la sécurité de toutes les femmes de cette communauté qui est menacée.
    Dans cette approche, l’infraction ne concerne pas seulement l’Etat, la police et la justice, mais l’ensemble du groupe auquel appartiennent les personnes en cause, les relations interpersonnelles à l’intérieur de ce groupe, et celles de la victime et de l’agresseur. Dans la justice réparatrice, l’objectif est de réparer ces relations compromises : la communauté est fracturée et perturbée par ces infractions, son unité doit être restaurée, et la relation entre agresseur et victime doit également être amendée. De ce fait, la responsabilité de l’infraction n’appartient pas seulement au perpétrateur, elle est aussi collective ; par exemple, dans un cas de viol, on pourra intégrer la notion de culture du viol dans la prise en compte de l’agression. Dans cette approche, l’agresseur est, d’une certaine façon, victime de cette culture au même titre que l’agressée.
    On voit ce qui dérange les féministes dans la justice réparatrice : la protection de la victime, de son bien-être et de ses besoins, l’importance de sa reconstruction, la reconnaissance du tort grave, matériel et psychologique, qui lui a été causé, la profondeur et la persistance de son trauma ne sont plus le focus ; ce qui est mis en avant, c’est la réparation du tort causé à la communauté, la restauration de sa cohésion, et la réhabilitation de l’agresseur, de façon à ce qu’il puisse de nouveau en faire partie.

    Version originale : https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/05/23/rehabilitation-des-hommes-violents-efficace-ou-poudre

  • #Debbie_Hayton : Comment la propagande transgenre détruit de jeunes adolescentes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/24/comment-la-propagande-transgenre-detruit-de-jeunes-adolescentes

    Dans un superbe effort de journalisme d’investigation, Abigail Shrier se concentre sur des adolescentes, la plupart sans antécédents de dysphorie de genre, qui deviennent captivées par la conviction qu’elles sont transgenres. Derrière l’extérieur alléchant et glamour dépeint dans les médias, elle rencontre des enfants traumatisés, dont beaucoup sont éloignés de leur famille, en mauvaise santé mentale et confrontés à la perspective de l’infertilité et de la prise de médicaments à vie.
    Shrier, journaliste du Wall Street Journal, ne cache aucun détail sordide dans la description de la phalloplastie, la construction d’un pénis artificiel. Les complications peuvent être horribles. Elle rapporte l’expérience d’un adolescent de 19 ans « dont la phalloplastie a entraîné une gangrène et la perte de l’appendice. » À l’aube de l’âge adulte, ce jeune s’est retrouvé sans organes génitaux normaux, que ce soit de l’un ou l’autre sexe, et branché à un cathéter.
    Je suis une personne transgenre, mais j’ai fait la transition en tant qu’adulte, lorsque j’ai pu comprendre les implications sur mon corps et ma relation avec la société. De plus, j’avais déjà eu mes propres enfants. Pourtant, des enfants que la loi juge trop jeunes pour donner leur consentement à un tatouage se retrouvent enfermés dans un processus qui les amène à prendre des décisions qui bouleverseront réellement leur vie.

    publié initialement sur https://blogs.mediapart.fr/le-cri-des-peuples

  • #Louise_Armstrong : Émergence de l’enjeu de l’inceste
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/20/emergence-de-lenjeu-de-linceste

    Allocution livrée à New York en 1987, lors de la conférence-événement “The Sexual Liberals and the Attack on Feminism”, publiée sous ce titre par Dorchen Leidholdt and Janice G. Raymond. 1990.

    Quand, il y a 10 ans, nous avons commencé à parler de l’inceste, des sévices subis dans l’enfance de la part de nos pères et beaux-pères, des viols par nos frères aînés, nos demi-frères, nos oncles étranges, nos grands-pères – il y avait, dans toute cette douleur, parfois un certain humour.
    Et il y avait, même à travers l’angoisse, une disposition enthousiaste à l’exubérance, un espoir fantastique. Non seulement était-il stimulant d’accéder à une clairvoyance et à une clarté dans le chaos, mais à ce moment-là – à la fin des années 70 – il y avait ce sentiment d’autonomie grandissante, de possibilité de changement réel.
    Au cours des dix dernières années, les choses se sont incroyablement détériorées – pour les enfants victimes, aujourd’hui, et pour les femmes, leurs mères, qui tentent de protéger ces enfants. Ce l’est également pour les survivantes, qui découvrent maintenant que le contenu même de leur traumatisme, de leur avilissement, de leur violation en tant qu’enfants, dégénère en talk-shows d’ « experts » et de « professionnels » invités ; elles découvrent que leur courageuse prise de parole ne devient rien de plus qu’une nouveau créneau d’intrigue pour des séries dramatiques au long cours.
    Les gens me disent : « Oui mais, au moins, désormais on en parle… ».

    Oui. Mais notre intention n’était pas simplement d’entamer une longue conversation.

    Tiré de : The Sexual Liberals and the Attack on Feminism Directrices de publication : Dorchen Leidholdt et Janice G. Raymond. 1990
    Traduction : TRADFEM (tous droits réservés à l’autrice)

  • #Nina : Recension du nouvel ouvrage de Kajsa Ekis Ekman – Om könets existens
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/19/recension-du-nouvel-ouvrage-de-kajsa-ekis-ekman-om-konets-existen

    « Alors que vous retiriez les robes des enfants ayant un pénis, vous voulez maintenant retirer leur pénis aux enfants qui aiment les robes. »
    J’ai lu ce livre décisif. Comment a-t-il pu ne pas s’enflammer entre mes mains ?

    Comme je connais la façon dont les gens, principalement les féministes, sont maintenant généralement traitées lorsqu’elles examinent les théories sur le genre, je tiens à préciser que vous pouvez le faire sans être transphobe. Non pas que l’on diffuse des propos haineux à l’égard de personnes ou sur des personnes, mais parce que l’on se met souvent en colère lorsqu’on se sent menacé-e, soi-même ou ses ami-e-s.

    Je soupçonne que j’ai moi-même été déraisonnable dans les discussions sur la race et le racisme et que j’ai certainement « joué la carte du racisme » dans l’affect. Mais plus je vieillis, plus l’état des choses m’apparaît complexe. Il n’y a bientôt plus de règle qui tienne sauf une chose : les discussions, conversations, enquêtes et histoires sont toujours bonnes.

    Que l’on arrête de s’intéresser au discours sur le genre et le genre ou qu’on ne réagisse pas à une nouvelle théorie du genre, pour ne pas risquer de blesser les personnes transgenres, je considère cela comme une exigence déraisonnable.

    SOURCE : https://karenina.se/om-konets-existens-av-kajsa-ekis-ekman
    Traduction automatique relue par TRADFEM