Tradfem

La collective TRADFEM est née en 2013 autour de plusieurs projets de traductions, en particulier le texte d’Andrea Dworkin « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol ». Ce texte a été travaillé par un petit groupe de gens qui ont alors souhaité prolonger cette collaboration. Celle-ci s’est ensuite étendue avec l’arrivée de nouvelles personnes. Aujourd’hui (2016), la collective rassemble une dizaine de membres, qui ne sont pas nécessairement des professionnel.le.s de la traduction et qui s’y investissent selon leurs possibilités respectives. TRADFEM est mixte avec des personnes vivant en France, au Québec, en Espagne et en Allemagne.

  • #Janice_Turner : Si la politique identitaire a gain de cause, un homme de 69 ans peut en avoir 49…
    http://tradfem.wordpress.com/2018/11/15/si-la-politique-identitaire-a-gain-de-cause-un-homme-de-69-ans-pe

    L’animateur télé néerlandais Émile Ratelband a 69 ans, mais il a l’impression d’être un «  jeune Dieu  » de 49 ans. Ses médecins reconnaissent qu’il a la constitution d’un homme beaucoup plus jeune.

    Ratelband se bat donc devant les tribunaux néerlandais pour changer sa date de naissance légale de 1949 à 1969, afin de pouvoir obtenir une hypothèque, un meilleur emploi et, surtout, attirer davantage de jeunes femmes sur le réseau de rencontres Tinder.

    Un homme qui s’identifie comme femme, affirme-t-il, peut obtenir un nouveau certificat de naissance de sexe féminin, alors pourquoi ne pourrait-il pas effacer 20 ans de son âge  ?

    Un tribunal a fait valoir que cela voudrait dire effacer une partie de la vie de M. #Ratelband, mais est-ce si différent des personnes transgenres qui demandent que l’on ne fasse plus aucune mention de leur nom de naissance et de leur enfance  ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/if-identity-politics-win-a-man-of-69-can-be-49-bqh6rsjqw

    #Butler #trans #auto-identification #imposture


  • #Meagan_Tyler : Peut-on érotiser l’égalité ? – la politique du désir sexuel
    http://tradfem.wordpress.com/2018/11/08/megan-tyler-peut-on-erotiser-legalite-la-politique-du-desir-sexue

    La sexualité n’est pas un acte naturel. Affirmer cette idée peut sembler radical dans un climat culturel où le déterminisme biologique gagne toujours davantage de terrain.

    L’idée qu’il existe une pulsion sexuelle innée – quelque chose de profondément physiologique et immuable à propos de notre désir sexuel d’humains – est totalement intégrée dans les discours dominants de l’Occident.

    Mais la sexualité n’existe pas en dehors du contexte social dans lequel nous la pratiquons. Nous devons résister au retour du déterminisme et nous demander s’il est possible de vivre du sexe de manière éthique.

    Le retour au biologisme s’est développé sur plusieurs fronts. L’argument avancé par les premiers défenseurs de la libération des gays et des lesbiennes – selon lequel l’homosexualité n’est pas moralement répréhensible, donc qu’il importe peu qu’elle soit choisie ou prédéterminée – est de plus en plus obscurci par le recours à des analyses « né.es comme ça ». Nous assistons à la réapparition d’affirmations concernant des cerveaux intrinsèquement masculins et féminins. Et, dans l’ère post-Viagra, où les produits pharmaceutiques prennent une place prépondérante dans la psychothérapie des anxiétés sexuelles, la conviction selon laquelle notre corps contrôle nos désirs semble plus importante que jamais.

    Il est donc rafraîchissant de lire le récent essai d’Amia Srinivasan dans le London Review of Books , « Does anyone have the right to sex ? » [« La sexualité est-elle un droit ? »] Il est rare de reconnaître et d’interroger le caractère politique du désir de manière aussi pertinente.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.abc.net.au/religion/can-we-eroticise-equality-on-the-politics-of-sexual-desire/10094822

    Meagan Tyler est maître de conférences à la School of Management et au Center for People, Organization and Work de la RMIT University, à Melbourne. Cet article s’inspire des thèses initialement développées dans Selling Sex Short : The Pornographic and Sexological Construction of Women’s Sexuality in the West .

    #sexualité #féminisme_radical #lesbianisme #utopie


  • #Tanith_Lloyd : Lettre ouverte à mon ami qui pense que les transfemmes sont des femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2018/11/05/lettre-ouverte-a-mon-ami-qui-pense-que-les-transfemmes-sont-des-f

    Je t’ai récemment envoyé un article d’une lesbienne qui a travaillé à documenter l’homophobie au sein du militantisme trans. Toi, mon ami compatissant, patient et chaleureux, tu as répondu en m’écrivant : «  Désolé, pas intéressé.  » Tu m’as dit que tu ne voulais pas lire un texte appelant les transfemmes « des hommes ». Tu as dit que les transfemmes souffrent d’un «  accident de naissance  » – que ce sont des femmes « nées dans le mauvais corps ».

    Voir que mon ami*, quelqu’un qui a des principes (et qui est un étudiant brillant doté d’un master) adopte délibérément une position aussi bizarre, antimatérialiste et anti-scientifique me préoccupe vraiment. Comment peut-on être «  né dans le mauvais corps  »  ? On est son corps. Le concept d’être «  né dans le mauvais corps  » va au-delà des idées post-structuralistes sur le genre, pour échouer sur un terrain quasi religieux. Comment quelqu’un pourrait-il avoir une connaissance innée (et précédant tout vécu) de ce que signifie appartenir à l’autre sexe  ? Qu’est-ce que cela peut bien impliquer  ? Être un homme ou une femme fait référence à notre sexe génésique. Tout autre argument revient à affirmer qu’il existe des âmes sexuées.

    Cependant, tu parles d’«  identité sexuelle  » : un sentiment inné d’être un homme ou une femme. Où se trouve la preuve d’une telle identité  ? Comment la mesurer  ? Qu’est-ce que cela veut dire  ? Même si l’on acceptait qu’une partie de notre cerveau puisse se trouver «  mêlée  » à un corps «  incorrectement  » sexué, pourquoi «  l’identité sexuelle  » l’emporterait-elle sur tous les autres indicateurs physiques qui définissent que l’on est un homme ou une femme  ? Pourquoi notre impression subjective du soi l’emporterait-elle ainsi sur la réalité physique objective  ? Le transgenrisme n’est pas un diagnostic médical. La dysphorie sexuelle est une condition psychologique caractérisée par une insatisfaction à l’égard de son corps sexué ou du rôle attribué à sa classe de sexe. L’explication scientifique de la dysphorie sexuelle est peu concluante, mais cette dernière est vraisemblablement causée par différents facteurs bio-psycho-sociaux, qui diffèrent pour chaque personne trans. Il n’a pas été prouvé que la dysphorie sexuelle a une «  cause  » particulière (p. ex., un «  accident de naissance  » conduisant à être «  né dans le mauvais corps  ») – il n’existe aucune norme définissant ce que veut dire «  se sentir femme  » ou «  se sentir homme  ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@tan.ith9/an-open-letter-to-my-friend-who-thinks-transwomen-are-women-491659de2efb

    #transgenrisme #identité_sexuelle #dysphorie_sexuelle


  • #Dworkin et la fête de l’#Halloween
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/31/dworkin-et-la-fete-de-lhalloween

    L’Halloween est le bon moment où prendre l’engagement de cette solidarité révolutionnaire. Cette nuit, nous nous souvenons de nos mortes. Cette nuit, nous nous souvenons ensemble que neuf millions de femmes ont été tuées parce que des hommes les ont qualifiées de charnelles, malicieuses et méchantes. Cette nuit, nous savons que ces femmes vivent aujourd’hui à travers nous.
    Redonnons ensemble à cette nuit le nom de Veille des Sorcières. Faisons-en ensemble un moment de deuil : pour toutes les femmes victimes de féminicide, mortes, en prison, en établissements psychiatriques, violées, stérilisées contre leur gré, brutalisées. Et consacrons ensemble nos vies, cette nuit, à élaborer la sororité révolutionnaire – les stratégies politiques, les actions féministes – qui mettront fin pour toujours à la violence dévastatrice exercée contre nous.

    Traduction :#tradfem
    #Andrea_Dworkin #féminicide #sorcières


  • #Meghan_Murphy : Dennis Hof est mort, mais son héritage survit grâce à ceux et celles qui prônent la légalisation de la prostitution.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/17/dennis-hof-est-mort-mais-son-heritage-survit-grace-a-ceux-et-cell

    Je ne suis jamais soulagée lors du décès d’hommes pervers. Au contraire, je me sens en colère, flouée. Ces hommes n’ont jamais eu ce qu’ils méritaient.

    Aujourd’hui, un roi parmi ces hommes est mort trop tôt. Il y a tout juste 24 heures, #Dennis_Hof fêtait son 72e anniversaire, entouré de son «  produit  », des femmes, bien sûr.


    Hof a vécu la vie dont il rêvait aux États-Unis et il est mort avant d’avoir été tenu responsable de décennies d’agressions qu’il a infligées à d’innombrables femmes.

    Hof était probablement le proxénète le plus connu au monde, bien qu’il ait travaillé très fort pour se présenter comme un propriétaire d’entreprise légitime et respectable.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/10/16/dennis-hof-dead-legacy-lives-advocate-legalize-prostitution
    #prostitution #feminist_current #gauchistes #proxénétisme #viol #troisième_vague


  • Nathsha_Chart : Le témoignage de Christine Blasey Ford est le contexte de chaque blague sur le viol
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/10/le-temoignage-de-christine-blasey-ford-est-le-contexte-de-chaque-

    #Christine_Blasey_Ford a témoigné aujourd’hui lors d’une audience de la commission judiciaire du Sénat américain sur la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des États-Unis. Madame Ford allègue qu’au cours de l’été 1982, #Kavanaugh et son ami Mark #Judge l’ont poussée dans une pièce lors d’une petite fête, l’ont agressée sexuellement, ont essayé de lui arracher ses vêtements et lui ont couvert la bouche quand elle a essayé d’appeler à l’aide.

    Mr Judge a plus tard rédigé un recueil de souvenirs à propos de son adolescence d’alcoolique. Il vient de passer la semaine planqué dans un chalet de plage au Delaware, et le parti qui détient la majorité des sièges à la commission judiciaire ne l’a pas invité à venir répondre à des questions.

    Les médias des États-Unis ne parlent de presque rien d’autre depuis une semaine, et ce blitz de nouvelles s’est avéré déchirant pour beaucoup de femmes observant sur la scène nationale une dynamique sociale que beaucoup d’entre nous connaissons trop bien, de par notre vécu.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/09/27/christine-blasey-fords-testimony-context-every-rape-joke
    https://youtu.be/kftdkDxuDJw


  • L’auto-déclaration du sexe : bonne ou mauvaise idée ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/10/lauto-declaration-du-sexe-bonne-ou-mauvaise-idee

    Au Royaume-Uni, un groupe de citoyennes – Fair Play for Women (voir leur page FB) – a acheté aujourd’hui une page publicitaire dans un grand quotidien de Londres. Elles veulent signaler à la population une proposition de réforme de la loi britannique qui permettrait à n’importe quel homme de se déclarer « femme » à son gré, inconditionnellement, et d’imposer sa présence et sa volonté dans tout espace, ressource ou concours réservé aux femmes ou aux jeunes filles. Voici une version française de leur texte:

    ___________________________________
    Pensez-y !
    #Choisissez la réalité
    Pensez-vous que n’importe qui devrait pouvoir choisir le sexe inscrit sur son certificat de naissance, inconditionnellement ?

    Pensez-vous que des hommes adultes devraient pouvoir entrer dans des locaux réservés aux femmes où celles-ci dorment ou se changent, ou dans les maisons d’hébergement de femmes aux prises avec la violence conjugale ?

    Pensez-vous que des prisonniers masculins, aux organes génitaux intacts, devraient être autorisés à cohabiter avec des femmes emprisonnées ?

    Traduction : #Tradfem
    version originale : https://fairplayforwomen.com
    #campagne #mobilisation #transgenrisme #Royaume-Uni


  • #Meghan_Murphy : Que faudra-t-il qu’il arrive pour qu’on parle franchement de la source du sadisme des hommes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/08/que-faudra-t-il-quil-arrive-pour-quon-parle-franchement-de-la-sou

    Bonjour et bienvenue à l’édition de cette semaine sur Qu’est-ce qui peut bien clocher à ce point chez les hommes ?

    Je dois vous avertir que je n’aurai probablement pas de réponse à la fin de cette enquête, mais peut-être qu’un généreux confrère se sentira inspiré à éclairer notre pauvre lanterne.

    Je suis, bien sûr, hors de mon domaine d’expertise, car je n’ai jamais joui en étouffant un homme avec ma vulve, et je n’ai jamais rêvé non plus d’inviter un groupe de copines à venir torturer avec moi un homme jusqu’à ce qu’il pleure ou qu’il vomisse, tout en me masturbant et en le traitant de sale chien. Je n’ai jamais poussé un homme saoul dans une chambre, verrouillé la porte, et couvert sa bouche pour l’empêcher de respirer ou de crier, pour ensuite le baiser devant une copine en rigolant.

    Vous me trouverez peut-être coincée, mais faire mal à d’autres personnes ne m’excite pas. L’idée d’étrangler ou de torturer quelqu’un ne m’excite pas : ça me rend malade. Cela ressemble à quelque chose qu’on ferait à quelqu’un qu’on déteste, pas à quelqu’un qu’on désire. Et qui veut avoir des relations sexuelles avec une personne qu’on déteste ?

    Oh ? Ah bon…

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/10/06/will-take-honest-conversation-root-mens-sadism

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste autonome, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012.
    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio elle aussi nommée, coïncidence, « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012. Le podcast de Feminist Current est le projet « radio » actuel de Meghan, une façon de communiquer une analyse critique féministe progressiste à quiconque s’y intéresse. Feminist Current est une émission syndiquée à Pacifica Radio et hébergée par le réseau de podcasts Rabble.
    Meghan blogue sur le féminisme depuis 2010. Elle n’hésite pas à penser à contre-courant et a été la première à publier une critique des défilés Slutwalk, en 2011. C’est l’une des rares blogueuses populaires à développer en public une critique à la fois féministe radicale et socialiste de l’industrie du sexe. Les critiques adressées par Meghan au #twitterfeminism, à la mode du burlesque, à l’auto-objectivation des selfies, et au féminisme du libre choix lui ont valu une foule d’éloges et d’attaques, mais surtout une reconnaissance comme écrivaine qui n’a pas peur de dire quelque chose de différent, en dépit de ce que le féminisme populaire et les grands médias décrètent comme ligne du parti.
    Vous pouvez trouver ses écrits en version originale dans les médias Truthdig, The Globe and Mail, Georgia Straight, Al Jazeera, Ms. Magazine, AlterNet, Herizons, The Tyee, Megaphone Magazine, Good, National Post, Verily Magazine, Ravishly, rabble.ca, xoJane, Vice, The Vancouver Observer et New Statesman. Meghan a également participé à l’anthologie Freedom Fallacy : The Limits of Liberal Feminism.
    Elle a été interviewée par Radio-Canada, Sun News, The Big Picture avec Thom Hartmann, BBC Radio 5, et Al Jazeera, ainsi que dans de nombreux autres médias.
    Isabelle Alonso a publié une interview d’elle sur son blog.
    Vous pouvez la suivre sur Twitter @MeghanEMurphy.

    #sadisme #violences_masculines #torture snuff #BDSM


  • #Harvey_Jeni : « Tu n’es pas féministe, mec… (À propos de l’enjeu du féminisme) »
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/08/harvey-jeni-tu-nes-pas-feministe-mec-a-propos-de-lenjeu-du-femini

    Pour commencer cet article, il est nécessaire de revenir aux bases. Qu’est-ce que le féminisme et quels droits défend-il ?

    La lutte féministe, présente depuis des siècles, est un mouvement politique dédié à l’émancipation des femmes de la suprématie masculine. Elle porte, en son cœur, une analyse politique : une manière de comprendre le monde et son fonctionnement. Elle étudie nos structures de pouvoir traditionnelles et demande comment nous pourrions nous organiser différemment en tant qu’êtres humains de manière à libérer les femmes de leur exploitation et oppression systémiques par les hommes. C’est un mouvement politique – le seul mouvement politique – créé exclusivement par et pour les femmes, par nécessité. Après tout, qu’un groupe subalterne essaye de faire changer les choses en s’appuyant sur ceux dont le pouvoir et les privilèges sont garantis par la subordination de ce groupe peut s’avérer pour le moins contreproductif.

    Pourtant, je n’ai jamais vu les objectifs et les principes aussi clairs d’un mouvement être aussi dévoyés par des malentendus et par un embrouillement délibéré. Les lignes sont redéfinies et les frontières modifiées constamment parce que le féminisme, dans son état brut et non-altéré, est profondément menaçant, non seulement pour notre système patriarcal, mais aussi pour tous les aspects d’une société mue par le profit. Notre monde repose sur le travail exploité et non rémunéré des femmes. Ce sont les femmes qui produisent les nouveaux travailleurs, qui effectuent la grande majorité du travail à domicile afin que les travailleurs existants soient aussi productifs que possible, et qui s’occupent de ceux et celles qui sont âgées et ne peuvent plus travailler. C’est pourquoi le mouvement qui lutte pour notre libération est attaqué, récupéré et renversé à chaque occasion, car la perspective de son succès est trop terrifiante.

    C’est dans ce contexte que nous voyons des hommes comme #Hugh_Hefner, le récemment décédé patron du magazine Playboy, être encensés comme « féministes » et que nombre de ses soutiens ont déclaré, le plus sérieusement du monde, que leur féminisme à eux consistait à ce que des femmes déguisées en lapins soient enfermées dans des manoirs, au nom de leur conviction envers le libre choix.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@GappyTales/you-aint-no-feminist-bruv-the-battle-for-feminism-6a6df0fb2461
    #féminisme #Playboy #Transgenrisme


  • #Rachel_Dolezal, au centre d’une tempête, lance un défi : « Je m’identifie comme noire. » [traduction d’articles du New York Times]
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/30/a-propos-du-transracialisme

    Quand elle est venue vivre au sous-sol chez son oncle à Cœur d’Alene, dans l’Idaho, une ville à la population en grande partie blanche, en 2004, Rachel.A.Dolezal était encore blonde et pâle de teint ; elle s’identifiait en tant que femme blanche ayant quitté un mari noir et ayant un enfant métis.

    Mais après quelques années, son engagement déjà bien ancré pour les causes et les cultures noires s’intensifia. Ses collègues de travail comme sa famille commencèrent à entendre dire, par elle et par d’autres, que ses origines étaient un mélange de races – et même qu’elle s’était dite noire.

    Beaucoup mirent en question la manière dont elle se décrivait, tandis que d’autres l’acceptèrent au pied de la lettre. Personne ne sembla en faire un problème, mais beaucoup virent en elle une force de caractère qui faisait d’elle une avocate puissante et passionnée au Human Rights Education Institute à Coeur D’Alene où elle commença bientôt à travailler.

    « C’est vraiment impressionnant, ce qu’elle a accompli ; elle a apporté beaucoup d’énergie en ces lieux », s’est rappellé son oncle Daniel A.Dolezal dans une interview téléphonique mardi dernier, en parlant du groupe des Human Rights, ainsi que de la section du N.A.A.C.P. de Spokane, qu’elle a fini par diriger plus tard. Il a rappellé son parcours depuis l’époque où elle était une mère célibataire malchanceuse, qui donnait des cours à temps partiel, qui essayait de vendre ses œuvres d’art, et travaillait dans son magasin de photographie à Coeur d’Alene, dans cette partie de la bande côtière de l’Idaho qui avait été autrefois le quartier général de la Aryan Nations, un groupe suprémaciste blanc.

    Alors quand Mme Dolezal (prononcer Dole-Uh-Zahl) apparut à la télévision mardi pour la première fois depuis qu’elle était l’objet d’un débat qui faisait rage sur l’identité raciale et le mensonge, ce ne fut pas une surprise, car bien qu’elle ne puisse se targuer d’aucune filiation d’origine noire, elle refusa d’admettre qu’elle avait trompé qui que ce soit. « Je m’identifie comme noire », a-t-elle dit tout sourire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.nytimes.com/2015/06/17/us/rachel-dolezal-nbc-today-show.html
    #transracialisme #antiracisme #N.A.A.C.P. #identité


  • #Sanaz_Ahmadi : Les prisonnières ont-elles des droits ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/25/les-prisonnieres-ont-elles-des-droits

    #Kajsa_Ekis_Ekman a écrit la semaine dernière un article à propos d’un Suédois, Kristoffer Johansson*, qui sera bientôt transféré de la prison pour hommes de classe 1 (sécurité maximum) à la prison de sécurité pour femmes de classe 2. Il n’y a pas de prison pour femmes de classe 1 en Suède. Devinez pourquoi… #peaktrans #féminisme radical #marxisme #swepol

    Nous ne pouvons plus dorloter les émotions des hommes. Kristoffer Johansson a violé une femme, Vatchareeya Bangsuan. Il a étalé son sperme sur sa victime, puis l’a assassinée et débitée en morceaux. Il a ensuite feint de s’inquiéter de sa disparition et s’est joint à l’équipe de recherche de son cadavre. Le massacre de Vatchareeya Bangsuan fait partie de la terreur infligée par les hommes aux femmes.

    Le meurtre de Vatchareeya illustre une terreur avec laquelle les femmes grandissent et qui est normalisée par les institutions sociales. Ce n’est pas un hasard s’il était un homme et qu’elle était une femme. Et le fait que les émotions de Kristoffer aient aujourd’hui priorité sur la vie de femmes est une conséquence naturelle du patriarcat institutionnalisé.

    Le fait que la vie de Vatchareeya en tant que femme de couleur ne valait tellement rien que la peine de Kristoffer ait été réduite de moitié et le chef de meurtre réduit à celui d’homicide involontaire n’était pas un crachat suffisamment gros jeté au visage des femmes. Maintenant, des femmes qu’il n’avait pas encore atteintes se feront également cracher dessus.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.facebook.com/martindufresne/posts/10156357997406418?__tn__=K-R
    #prison #féminicide #meurtre #trans #femme #viol

    • Oh mais non, c’est pas possible ! C’est ce qu’on peut imaginer de pire en matière de compétition entre femmes cis et trans : mettre dans les mêmes prisons des femmes cis qui ont subi des violences sexuelles et de genre et des personnes se qui disent femmes trans et qui ont infligé ces mêmes violences.

      Les femmes incarcérées ont le plus souvent subi des traumatismes sexuels depuis leur enfance. Elles ont été soumises à la pire terreur patriarcale de la part de leurs pères, de leurs frères, puis d’hommes qui prétendaient les aimer.

      L’envoi de Kristoffer dans une prison pour femmes est pour lui l’ultime confirmation psychosexuelle. Pour les détenues, c’est la continuation de la même terreur qu’elles ont endurée toute leur vie. Et maintenant, elles ne peuvent même plus s’enfuir.

      Je n’ai même pas mentionné le fait qu’aucun traitement médical n’est nécessaire pour que Kristoffer change de sexe légal. Il peut le faire parce que la Femme n’est plus une réalité biologique et matérielle. La Femme est maintenant un sentiment qu’éprouve un homme.

      Encore une fois, je ne suis pas d’accord avec cette manière de dire qu’une femme, c’est un utérus. C’est une socialisation, ce sont des rôles sociaux et il est des femmes qui découvrent ces rôles sur le tard, comme Paula qui est devenue mal-comprenante

      https://www.youtube.com/watch?v=lrYx7HaUlMY

      par la magie de se présenter au monde comme une femme. Cela ne fait pas non plus de n’importe quel abuseur ou meurtrier de femmes une femme s’il le souhaite, si dans sa tête il (pardon, elle !) pense ci ou ça et je suis atterrée de voir une telle complaisance sur cette définition individualiste des rapports sociaux de sexe (qui ne sont donc plus des rapports sociaux de sexe).

      La huitième règle de la misogynie se lit comme suit : « Les hommes sont ce que les hommes disent être, et les femmes sont ce que les hommes disent qu’elles sont. »

      Une copine qui a lu mon texte m’a dit à propos du dragueur barbu de femmes battues qui se présentait comme une femme que j’étais tombée par mégarde sur LE exemple unique et horrible. Mais il y a pire ! Et ça ne va pas s’arrêter si on assume qu’est femme n’importe qui se dit telle, par fascination morbide et toxique ou pour des raisons qui me semblent en revanche tout à fait acceptables (comme un refus depuis toujours des rôles sociaux assignés aux hommes - meurtrier de femmes, par exemple !). C’est pas avec la complaisance des camarades qui flippent de se faire traiter de transphobes qu’on va y arriver. Et je ne pense pas non plus que c’est en mettant toutes les personnes trans dans le même panier que des tueurs misogynes.

    • Un autre prédateur sexuel qui peut légitimement (puisque la loi canadienne accepte l’auto-définition) demander à être traité comme une femme. Via Meghan Murphy sur Twitter.

      High-risk sex offender Jeffrey Goddard released, will live in Surrey | The Province
      https://theprovince.com/news/local-news/high-risk-sex-offender-jeffrey-goddard-released-will-live-in-surrey/wcm/bb7955c6-0286-4c10-a6aa-d30d3ffd541d

      Goddard is described as a white man, about 5-foot-9, weighing about 170 pounds with brown hair and green eyes. In the past, he has tried to pass himself off as a woman by wearing wigs and going by the names of Jessica Goddard or Brandy Leanne Goddard.

      The 28-year-old has an extensive criminal history involving sexual assault, invitation to sexual touching and luring under age 16.

      “Goddard has maintained a pattern of sexual-offending against male youth and adults and communicating via computer to lure male and female youth, in both an opportunistic and predatory manner,” reads the public warning issued by B.C. Corrections on Tuesday, the same day Goddard was released.


  • #Julie_Bindel : Pourquoi voit-on autant d’organisations LGBT céder aux pressions des transactivistes et s’aliéner les lesbiennes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/22/pourquoi-voit-on-autant-dorganisations-lgbt-ceder-aux-pressions-d

    Partout au pays, des organisations lesbiennes et gay déçoivent les attentes des femmes lesbiennes. Il semble que la constellation de leur acronyme demeure en pleine croissance – on parle actuellement de LGBTQQIPA+ (pour Lesbiennes, Gais, Bisexuels, Transgenres, Queer, en Question, Intersexe, Polyamoureux et Asexuels) – mais qu’elle fait peu de place aux lesbiennes.
    Transphobie ?
    Non seulement les lesbiennes ont-elles le moins de poids dans le monde « queer » en raison de leur statut de simples femmes, mais on a l’impression que le mot « lesbienne » est en train de devenir synonyme de « transphobie ». Les lesbiennes ont été les critiques les plus fermes d’une idéologie transgenre au caractère Orwellien, parce que nous sommes celles qui avons le plus à perdre en concédant un terrain durement gagné à des hommes qui s’identifient comme femmes. Des organisations puissantes et amplement subventionnées, qui sont censées défendre les intérêts des lesbiennes et des gays, laissent un grand nombre d’entre nous dans leur sillage dans un effort pour se montrer aussi favorables que possible au mouvement transgenre.
    Chacune des organisations ayant déjà plaidé et fait campagne en faveur des lesbiennes et des gays a été cooptée par le programme politique transgenriste. Lorsque la cabale transgenriste leur dit « Sautez ! », ces organisations – dont beaucoup ont été mises sur pied par des lesbiennes – se contentent de demander : « Jusqu’à quelle hauteur ? »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/08/29/many-lgbt-organizations-caving-trans-activists-losing-lesbians
    #transphobie #LGBTQI #féminisme #Parti_vert #lesbiennes


  • #Andrea_Dworkin : Le coït dans un monde d’hommes (annonce de publication)
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/16/andrea-dworkin-le-coit-dans-un-monde-dhommes-annonce-de-publicati

    Même si Tradfem n’a pas travaillé à ce projet, c’est avec un immense plaisir que nous vous annonçons la sortie prochaine (début 2019) de Le coït dans un monde d’hommes d’Andrea Dworkin chez Remue-ménage & Syllepse.

    À l’opposé de l’air du temps et de la prétendue « égalité-déjà-là », de l’illusion que des pratiques sexuelles pourraient être « naturelles » et de l’oubli des rapports de domination, Andrea Dworkin aborde le coït en l’intégrant dans les rapports de pouvoir. Elle parle de « la baise » dans un monde dominé par les hommes, une certaine forme de sexe outil et matière de la domination, l’anéantissement des femmes dans la sexualité masculine, l’inégalité sexualisée des unes et des autres.

    L’auteure ne s’adresse pas à un auditoire timoré, passif ou avide de textes consensuels. Le Coït dans un monde d’hommes (Intercourse en anglais) est un livre violent qui explore le monde sexué de la domination et de la soumission. « Il procède en cercles descendants plutôt qu’en ligne droite. Comme dans un tourbillon, chaque spire plonge plus profondément dans ce monde » (Andrea Dworkin).

    Les titres des neuf chapitres ouvrent sur des analyses subversives, dérangeantes : « Répugnance », « À vif », « Stigma », « Communion », « Possession », « Virginité », « Occupation et collaboration », « Pouvoir, statut et haine », « La loi », « Saleté et mort ».


  • #Cathy_Young : Un mécontentement mal inspiré par rapport à une étude sur le transgenrisme
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/11/un-mecontentement-mal-inspire-par-rapport-a-une-etude-sur-le-tran

    Toute personne éclairée devrait se féliciter des progrès récents du monde occidental dans la reconnaissance des droits de l’homme et de la dignité des personnes transgenres. Mais l’évolution des attitudes envers l’identité de genre soulève également des questions extrêmement ardues, notamment en ce qui concerne les enfants qui s’identifient comme trans. Quand quelqu’un est-il assez âgé pour prendre des décisions qui modifieront sa vie ? Les parents et les professionnels de la santé doivent-ils toujours valider l’identité choisie par l’enfant ? Ce sont des conversations importantes. Pourtant, certains les balaieraient sous le tapis au nom du progrès.
    En juin, la revue The Atlantic a publié un article de page couverture du journaliste scientifique Jesse Singal sur les enfants et les adolescents qui s’identifient comme transgenres, puis reviennent à l’identité sexuelle correspondant à leur sexe, parfois après des changements d’apparence et des traitements potentiellement néfastes pour leur santé. Les réactions négatives à ce reportage ont été violentes, tant dans les médias sociaux et dans des publications de centre-gauche. L’auteur et la revue ont été diffamés et accusés de promouvoir le fanatisme.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.newsday.com/opinion/columnists/cathy-young/misguided-uproar-over-trans-study-1.20865722

    #transgenrisme #études_universitaires #diffamation


  • #Meghan_Murphy : Pensée grégaire Comment avons-nous laissé la recherche scientifique être redéfinie comme un discours haineux ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/07/pensee-gregaire-comment-avons-nous-laisse-la-recherche-scientifiq


    Meghan Murphy a témoigné en commission parlementaire des dangers de la notion d’ »identité de genre » pour la liberté d’expression et les droits des femmes.
    (...)Le mois dernier, une professeure adjointe de l’École de santé publique de la célèbre université étasunienne Brown, Lisa Littman, a publié une étude sur cette «  dysphorie sexuelle soudaine  » (Rapid-Onset Gender Dysphoria, ou ROGD) de plus en plus observée chez les adolescent-e-s et les jeunes adultes. En sondant ces jeunes et leurs parents, elle a constaté que les accès de «  dysphorie de genre  » se produisaient dans des groupes d’affinité où plusieurs ami-e-s devenaient dysphoriques de genre à peu près simultanément. En d’autres termes, cela ressemblait à une tendance à laquelle se pliaient ces jeunes.
    Les études universitaires et le débat public ne doivent jamais être étroitement déterminés par les gens attachés aux idéologies en question.
    Parmi les 256 questionnaires recueillis par Littman, elle a constaté que la grande majorité de ces jeunes étaient de sexe féminin (82,8 %) et que 41 % des répondant-e-s s’étaient dit-e-s non hétérosexuel-le-s avant de s’identifier comme transgenres. De plus, on avait diagnostiqué chez près des deux tiers des répondant-e-s au moins un trouble de santé mentale ou une déficience neuro-développementale avant leur signalement d’une dysphorie de genre.
    On pourrait en déduire, sur la base de ces indications, que cette majorité de filles n’étaient pas, en fait, transgenres, mais bien lesbiennes ou aux prises avec des problèmes différents de santé mentale. Et surtout, que ces facteurs doivent être explorés avant de précipiter un «  changement de sexe  », processus qui implique en fin de compte toute une vie de traitements hormonaux et une série d’interventions chirurgicales complexes.

    #parlement_canadien #transsexualité #identité_de_genre #transgenrisme #féminisme


  • #Julia_Long : La pornographie est plus que de simples fantasmes sexuels. C’est de la violence culturelle.
    http://tradfem.wordpress.com/2018/08/23/la-pornographie-est-plus-que-de-simples-fantasmes-sexuels-cest-de

    On n’a pas besoin d’être très au fait de la théorie culturelle pour saisir la signification sociale d’images de femmes pénétrées de manière répétée par tous les orifices pendant qu’on les traite de «  salopes  », de «  chiennes  » et de «  putes  ». On doit toutefois réfléchir au-delà de la rhétorique du «  libre choix  », de «  l’autonomisation  » et de la «  liberté d’expression  », invariablement utilisée par les porte-parole de cette industrie pour justifier de tels contenus. Cette rhétorique tente de détourner l’attention de la nature de la pornographie généralisée et de dépeindre celles et ceux qui s’opposent à ses méfaits comme étant des censeures, des conservatrices et, bien sûr – insulte traditionnelle – des «  frustrées  ». Toutefois l’examen des contenus de la pornographie généralisée révèle que ces arguments ne sont rien de plus qu’une défense d’intérêts lucratifs.

    En premier lieu, la pornographie habituelle consiste en actes de violence directe contre les femmes, sanctionnés par la société. Ce qui serait considéré comme des violences sexuelles et de la brutalité dans d’autres contextes devient la norme dans la pornographie, comme en témoignent des survivantes. Cependant, la pornographie ne fonctionne pas simplement comme un domaine où des violences directes sont autorisées et routinières. Elle constitue également une forme de ce que le sociologue norvégien Johan Galtung appelle la «  violence culturelle  ». Exercée dans les récits qu’une culture se raconte – dans ses textes, ses images – c’est «  un aspect de la sphère symbolique qui peut servir à justifier ou légitimer la violence directe ou structurelle  ». Une des choses que la pornographie fait extrêmement efficacement est de fournir un flot ininterrompu de récits de femmes traitées comme des objets, violées ou sur lesquelles on «  agit  ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.washingtonpost.com/news/in-theory/wp/2016/05/27/pornography-is-more-than-just-sexual-fantasy-its-cultural-violence/?noredirect=on

    Julia Long, Ph. D., enseigne la sociologie à l’Université Anglia Ruskin, à Cambridge. Elle est militante, féministe et autrice du livre Anti-Porn : The Resurgence of Anti-Pornography Feminism [Anti-Porno : La résurgence du féminisme anti-pornographie].


    #Pornographie #violences_sexuelles #viol #meurtre #misogynie #violence_culturelle


  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid


    Quelle situation tragique et tout à fait inutile  ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance  ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot «  trans  ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de «  non binaire  »… Ils se retrouvent tous sous le «  parapluie trans  ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

    • Au cours des derniers mois, j’ai vu des lesbiennes vilipendées et agressées – pour avoir tenté de définir leurs propres frontières sexuelles – et qualifiées de nazis pour avoir osé suggérer que leur sexualité n’incluait pas d’organes masculins. J’ai lu des articles dont vous auriez pu jurer qu’il s’agissait de parodies où l’on décrivait comment les lesbiennes devaient apprendre à aimer les «  bites de fille  » (girl dick) [ 2]. L’un d’eux, publié sur le site Autostraddle [ 3], prétend même instruire les lesbiennes sur la façon de stimuler un pénis en érection et de pratiquer la fellation. Il y a une vidéo sur YouTube dans laquelle une transfemme plus âgée encourage une «  babydyke  » [bébégouine] (c’est leur expression) qui rit nerveusement au fait d’avoir des rapports sexuels avec des «  dames trans  » (trans ladies) [ 4]. Le tristement célèbre Riley J Dennis affiche sur YouTube des vidéos pour dire aux lesbiennes que le rejet du pénis fait d’elle des «  transphobes  », et il assimile à une forme de racisme le fait d’avoir une «  préférence génitale  » en matière de fréquentations [ 5].

      girldickCe qui me met vraiment mal à l’aise, c’est que la plupart de ces articles et vidéos s’adressent aux jeunes. Je ne peux pas imaginer l’effet qu’ils doivent avoir sur les jeunes lesbiennes qui commencent tout juste à comprendre et à explorer leur sexualité. On fait honte aux adolescentes qui affirment leurs limites sexuelles… ?

      La conviction que les femmes doivent placer les hommes au centre de leur sexualité est la quintessence du privilège masculin. Cependant, je pense qu’il y a une autre raison très évidente derrière cette insistance continue et agressive que le lesbianisme doit inclure les hommes physiques  ; en effet, si des lesbiennes sont autorisées à refuser le pénis, nous devons alors reconnaître que le pénis n’est pas féminin. Et cela est une hérésie qui ne peut rester impunie.

      Il y a seulement quelques années, j’ignorais totalement ces enjeux et je n’avais aucune idée que la société fonçait tout droit vers un sombre et profond terrier, le «  GENRE  ». Maintenant, je suis tout à fait consciente du débat et de plus en plus inquiète de la façon dont les femmes (la classe des personnes ayant des organes reproducteurs féminins) sont en pratique effacées. Si, comme le gouvernement britannique a l’intention de le faire avec son projet d’autodéclaration de l’identité de genre, tout homme peut être une femme en s’identifiant simplement comme tel (mais il faut dire le mot magique  !), alors le mot «  femme  » perd toute signification. Et si nous n’avons plus de mot pour désigner notre sexe biologique, alors nous perdons toute possibilité de contester l’oppression et la discrimination qui y sont inhérentes.

      Ne vous y méprenez pas : il s’agit bel et bien d’une chasse aux sorcières, version 21e siècle. Une femme a des opinions qui vous déplaisent  ? Il existe maintenant un moyen puissant et très efficace de la réduire au silence, de lui imposer terreur et soumission. Ces nouveaux transactivistes constituent un groupe de pression hargneux, menaçant et tout-puissant, et les femmes doivent soit en être complètement sidérées (comme le sont clairement certaines), soit faire face aux conséquences très graves de leur non-conformité. En comparaison à eux, l’inquisiteur étasunien Joseph McCarthy n’était qu’un amateur.

      Kathleen Stock faceLa semaine dernière encore, une universitaire lesbienne respectée a dû subir un torrent d’insultes, et son poste a été ouvertement menacé pour avoir osé émettre des opinions parfaitement anodines au sujet de la réalité du sexe biologique. Ça se passe partout, tout le temps. Les femmes sont dénoncées, intimidées, leur adresse personnelle est divulguée, leur emploi et leur famille menacés, leurs conférences sont boycottées, leurs assemblées perturbées

      Les règles sont claires : toute référence à la biologie féminine comme étant inhérente au statut de femme est déclarée «  transphobe  », toute remise en question du mantra selon lequel «  les transfemmes sont des femmes  » fait de vous un ou une fasciste, tout refus de croire que des pénis peuvent être féminins vous vaudra assurément de lourdes conséquences. Celles que l’on qualifie de «  TERF  » sont les nouvelles sorcières.

      Très peu de soi-disant transfemmes ont l’intention de subir le moindre traitement médical ou la moindre altération physique. Ce sont des hommes biologiques, dotés d’un système reproducteur entièrement fonctionnel et d’organes génitaux masculins. Ce seraient des femmes simplement parce qu’ils disent en être. Il y en a même, comme Alex Drummond, qui affichent une barbe fournie. Bien sûr, cette dérive nuit énormément à la position et l’intégrité des véritables transsexuelles

      Ces «  transfemmes  » nouveau genre ne sont plus aux côtés des femmes dans la lutte contre la domination patriarcale  ; au contraire, ILS INCARNENT AUJOURD’HUI CETTE DOMINATION. Ils sont déterminés à effacer et s’approprier la féminité. Ils exigent l’accès à tous nos services, espaces, organisations et possibilités, et menacent de déchaîner l’enfer si l’on ne cède pas à leurs prétentions.

      Ils manipulent également le langage en fonction de leur programme politique, dictant aux femmes que nous ne devons pas faire référence à notre biologie comme spécifiquement féminine. Nous ne serions plus des femmes, mais devrions maintenant nous désigner comme des «  porteuses d’utérus  » ou des «  menstruatrices  ». Nous ne devrions plus parler de «  femmes enceintes  » ou d’«  allaitement au sein  », mais bien de «  personnes enceintes  » et «  d’allaitement de poitrine  ». Les femmes devraient prétendre que les règles, la grossesse, l’avortement, la fausse couche, l’accouchement, l’allaitement, la ménopause, etc. ne sont pas des expériences spécifiquement féminines.

      Vous remarquerez qu’il est rarement fait mention dans ce discours des transhommes (qui demeurent biologiquement féminines). On ne voit jamais d’exigence adressée aux hommes pour les accueillir dans la condition masculine, pour leur céder leurs espaces, leurs rôles, leur pouvoir, leur autorité et leurs possibilités. Les hommes demeurent des hommes, sans être rebaptisés «  porteurs de testicules  » ou «  propriétaires de prostate  ». Quant aux établissements réservés aux hommes, ils restent exactement cela  ; ils ne sont ouverts à personne d’autre qu’aux hommes biologiques.

      les femmes sont toujours vues et traitées comme des femmes, quelle que soit leur prétendue «  identité de genre  ». Alors que les hommes disposent maintenant d’une carte maîtresse à utiliser en toute impunité au moment où ils choisissent de «  s’identifier comme femme  ». Ce mouvement incarne la plus complète misogynie, mais il le fait sous la bannière arc-en-ciel de l’«  inclusivité  ».

      Les lesbiennes sont étiquetées «  fétichistes du vagin  » si elles osent définir leurs frontières sexuelles pour exclure le pénis. Mais la réalité est que le sexe biologique est réel. Il existe des différences discernables et importantes entre les sexes biologiques, dont la plus évidente est l’anatomie et la capacité de reproduction. Et cela a de l’importance. Une importance énorme.

      Inquisition Gibet de femmes

      Il y a des millénaires que la classe des personnes ayant une vulve, un utérus, etc. (appelons-les les FEMMES…) sont opprimées, discriminées, subjuguées, assassinées, violées, maltraitées, agressées, défigurées, retenues, écrasées et terrorisées par la classe de personnes ayant un pénis, des testicules, etc. (appelons-les les HOMMES…) Et pourquoi  ? En raison de cette chose même dont nous sommes censées faire semblant qu’elle n’existe pas ou est sans valeur : notre sexe biologique.

      Si nous prétendons maintenant que les gays peuvent et devraient être amenés ou en quelque sorte «  éduqués  » à se mettre en quête de relations sexuelles avec des personnes ayant un vagin, en quoi cela diffère-t-il des épouvantables thérapies de conversion qui leur ont longtemps été imposées  ? Si nous prétendons maintenant que les lesbiennes peuvent et doivent être amenées ou en quelque sorte «  éduquées  » à chercher des relations sexuelles avec des personnes ayant un pénis, en quoi cela diffère-t-il du «  viol correctif  » qui leur est encore si souvent infligé  ?

      Liens vers
      https://www.youtube.com/watch?v=2X-PgHSZh6U


      qui mélange un peu un a priori sur les personnes trans ("would you date a trans person?) et une sexualité qui se porte exclusivement sur un sexe (je ne sais pas comment le dire mais oui, au final ça veut dire qu’une lesbienne qui ne veut pas coucher avec une personne qui a un pénis fait de la discrimination à l’entrée de sa chatte... dangereux !)

      https://medium.com/@transphilosophr/what-is-girldick-9363515e0bfd
      qui explique qu’un pénis de femme trans est plus doux en bouche après transition mais que c’est quand même un pénis de femme au naturel, avant tout changement hormonal (‘Personally, I am attracted to the constructivist position’) et ça sent l’injonction à sucer

      https://www.autostraddle.com/how-to-have-trans-woman-lesbian-sex-with-a-penis-414839
      ‘The default model of pleasuring a penis involves an up-and-down motion, whether with hands or a mouth or other types of penetration.’
      “The tip of the penis is extremely sensitive, and a good strategy is to spend a lot of time there. Try using your tongue on the underside of the tip. Try moving your tongue in circles or figure eights around the tip. Try putting your mouth around the tip with your tongue cupping the bottom of it. Now suck.”
      ‘When my prostate is stimulated this way, I don’t feel like I have a penis anymore.’
      Le meilleur moyen de ne pas se rappeler qu’on a un pénis, c’est peut-être la chirurgie...
      La personne qui a écrit ça propose aussi de mater des films de cul (mais féministes) pour voir comment on fait et ne voit pas le problème, de poser des injonctions pareilles. Un mec noir qui écrit sur son blog ‘Now suck’ se fait trasher mais une personne trans, respect.

      Why are women who discuss gender getting bomb threats? | Coffee House
      https://blogs.spectator.co.uk/2018/06/why-are-women-who-discuss-gender-getting-bomb-threats

      In Britain in 2018, women trying to hold public meetings to talk about politics and the law are being subjected to intimidation and threats. The police are investigating a bomb threat against one of those meetings. Yet politicians and large sections of the media are silent. Would that be the case if any other group or community were subject to such threats and intimidation? Why aren’t politicians, of all parties, shouting from the rooftops about this?

      It’s not as if they don’t know or don’t care. Since I started writing about the gender debate in February, I’ve lost count of the number of MPs and other political people (of all parties and ranks, from policy advisers to Cabinet ministers) who have privately told me they are worried about the nature of this debate and worried about the implications of policy. Yet almost all of those people have also said they are not willing to talk about this publicly, for fear of the criticism and vitriol they believe they would face from people who believe the interests of transgender people are best served by shouting down questions with allegations of transphobia and bigotry.

      Trans-identified male, Tara Wolf, convicted of assault after Hyde Park attack
      https://www.feministcurrent.com/2018/04/27/trans-identified-male-tara-wolf-charged-assault-hyde-park-attack

      Earlier this month, Tara Wolf (also known as Tara Flik Wood), a trans-identified male, stood trial for striking 60-year-old Maria MacLachlan three times in Hyde Park on September 13th 2017, where women had gathered to attend a meeting called “We Need to Talk About Gender” at a yet-to-be-disclosed location. Wolf was found guilty of “assault by beating,” more commonly known as “battery.”

      Two dozen individuals — mostly men with masks on, some in full combat gear — accompanied Wolf to court. Many were wearing the all black uniform of Antifa, replete with bandanas and sunglasses. Most were recognized by a member of our group as belonging to Class War, an anarchist organization that Wolf is also a member of. Others were members of Sisters Uncut, a group originally formed (ironically) to fight cuts to domestic violence services but that now focuses its energy on protesting and trying to shut down meetings women have been organizing, of late, to discuss gender identity legislation and women’s sex-based rights. Many of those present on the first day of the trial had also been at the original Hyde Park incident where MacLachlan was attacked.

      Voilà...

    • On est devant un truc assez grave : violences contre féministes, injonctions à sucer des bites (les qui ont la peau douce après transition hormonale et les autres), refus de la non-mixité de la part d’un groupe minorisé. Tout ça serait le fait d’hommes cis, ce serait monstrueux. Mais là, c’est le fait de femmes trans (mais pas que, aussi d’hommes que vous pourriez identifier comme tels mais qui dans le secret de leur intimité sont ci ou ça et entretiennent une fascination qui les regarde pour la gent féminine) dont il faut accepter les injonctions au motif de qui est le groupe le plus malheureux qui a des droits sur les autres... Je ne suis pas d’accord avec plein de meufs essentialistes qui sont en désaccord sur ça pour des raisons que je ne partage pas toutes mais rien ne justifie la violence, l’intimidation et de forcer une minorité à ouvrir ses rangs.

      J’ai vu plein de gens bien céder au chantage, à l’effet de mode et ouvrir leur porte à n’importe quoi (et y compris un loup dans la bergerie, un barbu-couillu qui drague des femmes dans un accueil de femmes battues, ce qui est plus qu’inapproprié, c’est une violence et qui m’a choquée, inquiétée et finalement poussée à rompre avec toutes les féministes à la mode ou qui ne pensent pas par elles-mêmes et qui ne savent rien trouver entre l’auto-définition et le vagin 100 % bio). Ouaip, c’est grave et c’est pas complètement étranger au fait que je ne trouve pas d’éditeur ! C’est pas l’esprit du temps, de parler de classes sociales, on préfère les trucs liquides et la définition individuelle.


  • Des transsexuelles contestent l’autodéclaration sexuelle et la misogynie des transactivistes - par TRANSSEXUAL VOICES MATTER
    http://tradfem.wordpress.com/2018/08/19/des-transsexuelles-contestent-lautodeclaration-sexuelle-et-la-mis

    Nous représentons un groupe croissant de ‘femmes transsexuelles’ qui cherchons à susciter d’autres voix pouvant enrichir des débats continus sur l’autodéclaration sexuelle sans recourir à des propos diffamatoires ou péjoratifs.

    Nous nous objectons à l’effacement de l’identité ‘transsexuelle’ au profit de termes plus ambigus et expressionnistes comme ‘transgenre’. Nous rejetons l’idée que le mot ‘transsexuel’ est un terme désuet et archaïque. C’est un terme correct pour désigner les personnes qui, comme nous, ont reçu un diagnostic médical et complété une transition.

    Nous ne nous opposons aucunement au droit personnel d’exprimer sa variance de genre, mais cela ne doit se faire ni au détriment des droits et libertés des femmes ni en sacrifiant nos protections juridiques et nos droits spécifiques.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.facebook.com/tsvoices
    #transgenre #transsexuelle #femme #misogynie

    • Nous appelons à l’arrêt immédiat des conduites de harcèlement, de menaces, d’intimidation, de misogynie et de violence adressées aux femmes qui ont exprimé des préoccupations à propos de l’autoidentification sexuelle.

      Nous nous objectons au manque de respect des transactivistes pour les besoins spécifiques des jeunes filles, des mères, des lesbiennes et d’autres groupes exclusivement féminins, à leur création active de statistiques inexactes et d’une propagande de l’idéologie trans auprès d’enfants.

      Important et rassurant !


  • #Mickey_Meji : Vers une dépénalisation sélective du commerce du sexe
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/19/mickey-meji-vers-une-depenalisation-selective-du-commerce-du-sexe

    Le ministre adjoint de la police, Bongani Mkhongi, a récemment fait une déclaration en faveur d’une dépénalisation complète de la prostitution en Afrique du Sud. Les survivantes conviennent qu’une décriminalisation des personnes aux prises avec la prostitution est essentielle, mais beaucoup d’entre nous s’opposent fermement à une décriminalisation des proxénètes, des propriétaires de bordels et des hommes qui achètent du sexe.

    Le système prostitutionnel est lui-même une incarnation de la violence et de l’exploitation sexuelle. C’est une cause et une conséquence de l’inégalité entre les sexes et une violation de nos droits humains fondamentaux. Ni moi ni les nombreuses survivantes du commerce du sexe que je connais ne nous sommes réveillées un jour et avons «  choisi  » d’être prostituée. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité des personnes prostituées en Afrique du Sud sont des femmes noires pauvres. La prostitution a été «  choisie  » pour nous à cause de plusieurs raisons, notamment notre passé colonial, l’apartheid, la pauvreté, les agressions sexuelles et physiques subies auparavant et d’autres facteurs d’inégalité qui nous mettent dans des situations vulnérables.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : https://www.news24.com/Columnists/GuestColumn/towards-the-partial-decriminalisation-of-the-sex-trade-20180809

    – Mickey Meji est défenderesse des droits à Embrace Dignity, une organisation qui lutte pour mettre fin à l’exploitation sexuelle commerciale en Afrique du Sud.

    #système_prostitutionnel #Afrique_du_sud #féminicides #violences_masculines #modèle_nordique


  • #Thérèse_Lamartine : Qui a peur d’Andrea Dworkin ? (Une recension de Thérèse Lamartine, publiée dans la revue québécoise Nuit Blanche)
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/16/qui-a-peur-dandrea-dworkin

    Quelque trente ans après la parution de ses ouvrages essentiels, on aurait pu croire que son œuvre avait pris quelques rides. Il n’en est rien. Andrea Dworkin demeure une figure capitale de la pensée féministe radicale, à la source de la deuxième vague, la plus puissante des trois que compte maintenant le mouvement des femmes.

    Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas nous offre quatorze textes expurgés de tout compromis, de toute faiblesse, de tout sentimentalisme. Il n’est pas innocent que l’anthologie s’ouvre sur Premier amour, révélateur de la trajectoire intime de l’écrivaine qui connaît avec un jeune Grec les plaisirs et les dérives de la chair, ses ascensions lumineuses et ses descentes en enfer. Saisie par ce qu’elle nomme une pulsion d’advenir, elle parvient à s’arracher du lien fusionnel où se meurt son pouvoir créateur.

    Doté d’une « immense ambition de vivre, de savoir, de sentir », cet être humain né avec un vagin et en raison de cette seule caractéristique, sera par la suite violé, battu par un conjoint, parfois réduit à la quasi mendicité, ce qui le mène à troquer son sexe pour un toit. Corps et âme à l’agonie, voilà que, mû par une force secrète, cet être se relève, trempe sa plume dans le sang de son aliénation, et construit une des œuvres fondatrices des luttes contre les systèmes d’oppression d’humain à humain. Andrea Dworkin, celle qui a tout vécu, saura désormais, sinon tout écrire, explorer avec un sang-froid et une lucidité indéfectibles les espaces les plus funestes où les femmes sont tenues prisonnières.

    Ethnologue de la violence, #Andrea_Dworkin n’aura de cesse de fouiller la condition universelle du sexe féminin. Viol, inceste, violence conjugale sont radiographiés strate par strate. Déjà, elle balise la culture du viol, et met au jour le fait que les femmes vivent l’équivalent d’un couvre-feu militaire imposé par les violeurs. Sa main écrivante assène des gifles cinglantes au système prostitutionnel et à celui de la pornographie dont elle démonte la mécanique pièce par pièce, chacune nettoyée sans pitié de ses innombrables mythes et bêtises. Elle secoue nos doutes, nos indifférences, nos paresses. Chemin faisant, elle conspue le déterminisme biologique qu’on lui a pourtant reproché, et se détache de cette « pourriture idéologique » qui ferait des hommes et des femmes une espèce différente. Elle la Juive américaine, marquée en profondeur par la Shoah, appelle de ses vœux la création d’un État capable d’accueillir les femmes opprimées du monde entier. Un refuge, un espace de liberté autrement impensable. L’Israël des femmes martyres.

    #éditions_syllepse #éditions_remue-ménage #féminisme #kate_millett #john_stoltenberg #Louky_Bersianik #christine_delphy


  • #Thérèse_Lamartine : Qui a peur d’Andrea Dworkin ? (Une recension de Thérèse Lamartine, publiée dans la revue québécoise Nuit Blanche)
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/16/qui-a-peur-dandrea-dworkin

    Quelque trente ans après la parution de ses ouvrages essentiels, on aurait pu croire que son œuvre avait pris quelques rides. Il n’en est rien. Andrea Dworkin demeure une figure capitale de la pensée féministe radicale, à la source de la deuxième vague, la plus puissante des trois que compte maintenant le mouvement des femmes.

    Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas nous offre quatorze textes expurgés de tout compromis, de toute faiblesse, de tout sentimentalisme. Il n’est pas innocent que l’anthologie s’ouvre sur Premier amour, révélateur de la trajectoire intime de l’écrivaine qui connaît avec un jeune Grec les plaisirs et les dérives de la chair, ses ascensions lumineuses et ses descentes en enfer. Saisie par ce qu’elle nomme une pulsion d’advenir, elle parvient à s’arracher du lien fusionnel où se meurt son pouvoir créateur.

    Doté d’une « immense ambition de vivre, de savoir, de sentir », cet être humain né avec un vagin et en raison de cette seule caractéristique, sera par la suite violé, battu par un conjoint, parfois réduit à la quasi mendicité, ce qui le mène à troquer son sexe pour un toit. Corps et âme à l’agonie, voilà que, mû par une force secrète, cet être se relève, trempe sa plume dans le sang de son aliénation, et construit une des œuvres fondatrices des luttes contre les systèmes d’oppression d’humain à humain. Andrea Dworkin, celle qui a tout vécu, saura désormais, sinon tout écrire, explorer avec un sang-froid et une lucidité indéfectibles les espaces les plus funestes où les femmes sont tenues prisonnières.

    Ethnologue de la violence, #Andrea_Dworkin n’aura de cesse de fouiller la condition universelle du sexe féminin. Viol, inceste, violence conjugale sont radiographiés strate par strate. Déjà, elle balise la culture du viol, et met au jour le fait que les femmes vivent l’équivalent d’un couvre-feu militaire imposé par les violeurs. Sa main écrivante assène des gifles cinglantes au système prostitutionnel et à celui de la pornographie dont elle démonte la mécanique pièce par pièce, chacune nettoyée sans pitié de ses innombrables mythes et bêtises. Elle secoue nos doutes, nos indifférences, nos paresses. Chemin faisant, elle conspue le déterminisme biologique qu’on lui a pourtant reproché, et se détache de cette « pourriture idéologique » qui ferait des hommes et des femmes une espèce différente. Elle la Juive américaine, marquée en profondeur par la Shoah, appelle de ses vœux la création d’un État capable d’accueillir les femmes opprimées du monde entier. Un refuge, un espace de liberté autrement impensable. L’Israël des femmes martyres.

    #éditions_syllepse #éditions_remue-ménage #féminisme #kate_millett #john_stoltenberg #Louky_Bersianik #christine_delphy


  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste


  • #JULIE_BINDEL : La dépénalisation de la prostitution était censée protéger les travailleuses du sexe – au contraire, elle les met en plus grand danger.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/30/la-depenalisation-de-la-prostitution-etait-censee-proteger-les-tr

    Je fais campagne contre l’industrie mondiale du sexe depuis plus de 20 ans. J’ai passé de longues journées dans des bordels légaux ou semi-légaux en Australie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et au Nevada.

    J’ai également visité des « quartiers chauds » dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique du Sud et en Asie, où le même libéralisme bien intentionné mais erroné a conduit les autorités locales à décriminaliser l’exploitation de la prostitution.

    Dans tous ces endroits, tout comme dans le quartier de Holbeck à Leeds*, au Royaume-Uni, la déréglementation a non seulement échoué à actualiser ses promesses, condamnant la majorité des femmes impliquées à une vie de dégradation physique et mentale épouvantable, mais elle a également provoqué une augmentation de la demande masculine et considérablement aggravé le problème.

    Dans les pires cas, maintenant évidents en Europe et dans une grande partie du monde en développement, cela a entraîné une explosion de la traite de jeunes femmes et de jeunes filles.

    Pour chaque prostituée heureuse (s’il en existe vraiment), il y en a des milliers pour qui la vie est sordide et dangereuse.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.telegraph.co.uk/news/2018/07/23/decriminalising-prostitution-supposed-keep-sex-workers-safe

    Julie Bindel est une auteure et commentatrice féministe de premier plan et elle est l’auteure de The Pimping of Prostitution, Abolishing the Sex Work Myth (Palgrave Macmillan, 2017).
    #prostitution #travail_du_sexe #réglementarisme #abolition #modèle_nordique

    • La dépénalisation, c’est une société entière qui explique aux gosses, aux femmes et aux hommes que la prostitution, c’est bien, qu’imposer du sexe à une personne qui a besoin de pognon, c’est une relation acceptable à autrui. Je suis persuadée qu’on peut dire, comme société, que la prostitution est une forme de coercition et dans le même temps s’inquiéter de la qualité de vie des personnes prostituées... mais ça passe par des politiques plus fines que la dépénalisation.


  • #LIDIA_LIDIA : Pourquoi ne considérons-nous pas la violence faite aux femmes et aux filles comme du terrorisme ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/26/pourquoi-ne-considerons-nous-pas-la-violence-faite-aux-femmes-et-

    Avec un accès mondial toujours croissant à Internet et aux médias sociaux, la communication entre les pays, même les plus reculés, est devenue une réalité quotidienne pour la plupart des gens. Cette communication en temps réel signifie que la discrimination, l’injustice et la violence, qui ont été cachées, tolérées, institutionnalisées et même défendues comme faisant partie de nos cultures pendant des siècles, sont aujourd’hui de plus en plus publiques et apparemment moins tolérées.

    Mais malgré cette prise de conscience accrue et une certaine réaction, la violence envers les femmes et les filles reste une menace mondiale : la moitié de l’humanité devrait être féminine, mais 117 millions de femmes et de filles «  manquent à l’appel  » (sont mortes) à cause de la discrimination, de l’injustice systémique et d’un manque de droits humains sous le régime patriarcal. Le Fonds des Nations Unies pour la population signale que cela représente plus de décès en tout que le bilan de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Selon la Global Terrorism Database (GTD), 171 personnes sont décédées à la suite d’attaques terroristes en 2015. En comparaison, dans seulement 20 pays européens cartographiés par Eurostat en 2015, 1014 femmes et jeunes filles sont mortes de féminicides, soit près de six fois plus. En 2016, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié un rapport sur la lutte contre la violence faite aux femmes, qui révélait des chiffres alarmants : 43 600 femmes et jeunes filles ont été tuées en 2012 par un membre de leur famille ou un partenaire intime. La même année, 11 133 personnes ont été victimes du terrorisme dans le monde entier. La violence faite aux femmes et aux filles façonne la société telle que nous la connaissons, mais les gouvernements locaux et internationaux ne la traitent toujours pas comme une crise nécessitant des mesures particulièrement urgentes, contrairement au terrorisme.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/07/19/dont-consider-violence-women-girls-terrorism

    #terrorisme #féminicide #violences_masculines #avortement #patriarcat


  • Allocution de la philosophe #Kathleen_Stock à Brighton
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/23/allocution-de-la-philosophe-kathleen-stock-a-brighton

    La philosophe britannique Kathleen Stock s’est adressée il y a quelques jours à un auditoire réuni à Brighton par l’organisation féministe A Woman’s Place UK pour discuter des droits des femmes et des transfemmes. Elle nous a accordé la permission de traduire et afficher ses propos, qualifiés d’inacceptables par un lobby qui a cherché à empêcher par des pressions et du piquetage la tenue de cette conférence. Jugez-en, et veuillez diffuser ce texte dans votre réseau si vous en aimez la qualité.
    On trouvera plus bas une entrevue de Mme Stock accordée à un journal local.

    Bonjour à toutes et à tous.

    Je suis universitaire à l’Université du Sussex, au département de philosophie.

    L’un de nos domaines est celui de la philosophie politique, le fait de discuter de ce qui est juste ou injuste dans les conventions sociales et politiques, y compris les lois. Avoir des opinions, mais aussi soutenir ces opinions avec des arguments rationnels.

    Au cours des derniers mois, j’ai décidé de faire un peu de philosophie politique publique. J’ai commencé à écrire sur les problèmes que posent des changements proposés à la Loi sur la reconnaissance de l’identité sexuelle, et sur leur interaction avec la Loi sur les égalités.

    J’ai affiché une série d’essais sur la plate-forme Medium, qui se trouve facilement en cherchant mon nom et le mot «  Medium  », ou en cliquant sur le tweet épinglé en haut de mon fil Twitter. J’ai aussi écrit un certain nombre de textes pour le journal The Economist, qui sont aussi épinglés sur mes pages Internet.

    J’énonce clairement dans mes écrits que j’appuie entièrement les droits des personnes trans à vivre sans subir de violence, de discrimination ou de haine.

    Je tiens également à faire la distinction entre les transactivistes et les personnes transgenres.

    Par «  transactivistes  », je désigne des organisations comme Stonewall, Gendered Intelligence, etc., qui sont socialement très visibles, politiquement puissantes et ont beaucoup d’argent. Elles ont un message politique central, assez simpliste. Elles promeuvent agressivement le mantra «  les transfemmes sont des femmes  », qui signifie apparemment pour elles «  littéralement des femmes, dans tous les sens possibles  », et elles sont partisanes du critère d’auto-identification. Il est important de noter que ce ne sont pas toutes les personnes trans qui sont d’accord avec ces organisations ou considèrent qu’elles parlent en leur nom.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/notes-for-my-talk-to-a-womans-place-uk-brighton-17th-july-2018-f1b607414119 et https://medium.com/@kathleenstock/full-text-of-interview-with-brighton-argus-45a23acfe92e

    #transfemme #genre #allocution #discrimination #débat #philosophie