ValK.

@val_k : photos ~ @karacole : fils de luttes & infos ~ @kolavalk : bijoux, talismans et oripaux

  • Violences sexistes et sexuelles : l’impunité est révolue, place à la relève féministe
    Nous sommes 558 à avoir signé cette tribune en non-mixité choisie
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/violences-sexistes-et-sexuelles-limpunite-est-revolue-place-a-la-releve-f
    https://www.liberation.fr/resizer/2yRvkMjhvwoJ8WgkazoMaKiX-DA=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(1710x3724:1720x3734)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/OLKKEMYDPRETXD4TNOY6QRXEN4.jpg
    Relève Féministe : https://twitter.com/ReleveFeministe
    Déferlante #ReleveFeministe : https://twitter.com/hashtag/ReleveFeministe?src=hashtag_click&f=live

    Lorsqu’un groupe politique porte un programme féministe, on est en droit d’attendre qu’il cesse de protéger les agresseurs. Surtout quand on sait qu’en France, au moins 213 000 femmes sont victimes de violences conjugales par an.
    /.../
    Doubles voire triples victimes, les personnes racisées et/ou LGBT+ ne sont pas épargnées, et sont souvent asphyxiées par la charge sexiste et raciale. Fétichisation, violences islamophobes, agressions racistes, invisibilisation en politique et dans le débat public. Le défi unique auquel elles font face est l’impossibilité de séparer ce qui relève du sexisme et du racisme.
    /.../
    Etre féministe, c’est également soutenir les luttes antiracistes, antivalidistes et en faveur des droits des personnes LGBT+.
    /.../
    Les agresseurs et auteurs de violences ne peuvent représenter nos combats politiques et nous refusons catégoriquement de militer avec des hommes auteurs de violences, ou leurs ami·e·s complices.

    #feminisme

  • Pour éviter des #JoursCouchés après les #NuitDebout
    Grands soirs et petits matins
    documentaire brut de William Klein
    https://archive.org/details/GRANDS_SOIRS_mai68/GRANDS_SOIRS.mp4


    William Klein filme au jour le jour assemblées, débats improvisés, manifestations, barricades, bagarres de rues, palabres, utopie en marche, espoirs, résignations, malentendus.

    #1968

  • Le 20 Juillet 2001 mourrait Carlo Giuliani, un militant italien de 23 ans, poète et anarchiste, tué par la police pendant les manifestations contre le sommet du Groupe des Huit, le #G8 qui s’est tenue à Gênes du 19 Juillet au 21 Juillet 2001.

    Il a été tué lors d’un affrontement entre les manifestants et les carabiniers italiens (police militaire). Les policiers se trouvaient dans une jeep et se sont engagés dans un conflit avec les manifestants ; la police a lancé des gaz lacrymogènes tandis que les manifestants jetaient des pierres. #Carlo_Giuliani tenait un extincteur et quelques photos suggèrent qu’il avait l’intention de le jeter à la jeep. La police a estimé que Carlo était armé et l’a abattu d’une balle dans la tête puis la jeep lui roula 2 fois dessus.
    photos :


    vidéo : https://youtu.be/OSsil6pok0Q
    / https://invidio.us/watch?v=OSsil6pok0Q&hl=fr&local=true&autoplay=0&subtitles=%2C%2C

    Toutes les accusations contre le policier qui lui a tiré dessus, Mario Placanica, ont été abandonnées, la commission d’enquête a conclu que la balle mortelle qui a frappé Giuliani a été déviée par une pierre. La Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH), après un premier verdict plutôt favorable à la victime en 2009 (rapport complet : http://www.dirittiuomo.it/sites/default/files/AFFAIRE%20GIULIANI%20ET%20GAGGIO.pdf / https://web.archive.org/web/20170824051335/http://www.dirittiuomo.it/sites/default/files/AFFAIRE%20GIULIANI%20ET%20GAGGIO.pdf ) a fini par donner raison aux robocops italiens. Cette conclusion a fait l’objet de vives critiques, de même que la décision de ne pas charger le pilote de la jeep sur la base que Giuliani était déjà mort quand il lui a roulé dessus ; le médecins qui à tenté de réanimer Giuliani après avoir été écrasé a témoigné que son cœur battait encore. Si on avait conclu que la réaction du policier était de l’auto défense, un procès aurait été nécessaire, mais la conclusion que la balle n’a pas été destinée directement à Giuliani a supprimé la nécessité d’un procès.
    Au sujet de la pierre magique qui dévie la trajectoire de la balle lire l’article très complet : https://reflets.info/mort-de-carlo-giuliani-genes-2001-une-pierre-magique-blanchit-la-police-de / https://web.archive.org/web/20160531151316/https://reflets.info/mort-de-carlo-giuliani-genes-2001-une-pierre-magique-blanchit-la-police

    Un certain nombre de questions au sujet de la mort de Giuliani restent en suspens, en particulier après que le policier Placanica a déclaré aux médias en 2003 : " j’ai été utilisé pour couvrir la responsabilité des autres. " Après avoir fait cette déclaration, Placanica a été impliqué dans un accident « suspect » de voiture, quelques jours après avoir prétendument observé quelqu’un détériorer sa voiture. Blessé, Placanica aurait également été maintenu en isolement après l’incident, et ses parents n’ont pas été autorisés à lui rendre visite à l’hôpital.

    La place où Carlo a été abattu, Piazza Alimonda, a été officieusement rebaptisée "Piazza Carlo Giuliani" par les militants, qui ont érigé un mémorial là pour le souvenir, des photographies, des écrits et des fleurs. Ce mémorial a depuis été brûlé deux fois par des vandales inconnus. Une autre place, à Berne, en Suisse, a également été nommé "Carlo Giuliani-Platz" in memoriam, le changement de nom a eu lieu lors d’une exposition d’art commémoratif appelé les géométries de mémoire.

    Bien que d’innombrables personnes, manifestants inclus, ont été tués et continuent d’être tué par la police à travers le monde, Carlo Giuliani est souvent présenté comme un martyr pour ce qui est communément appelé le mouvement altermondialiste.

    note : cette présentation (un peu corrigée et beaucoup complétée) est issue de la vidéo de l’organisation punk "CONFLICT", "dédiée à sa mémoire et sa cause" : https://youtu.be/M2utJ6tALrI_

    / https://invidio.us/watch?v=M2utJ6tALrI&feature=youtu.be&hl=fr&local=true&autoplay=0&subtitles=%

    images issues essentiellement de http://art-and-anarchism.tumblr.com/post/92344957273/never-forget / https://web.archive.org/save/https://art-and-anarchism.tumblr.com/post/92344957273/never-forget et quelques autres sources

    compléments :

    – La lettre de la mère de Carlo Giuliani : http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article169 / https://web.archive.org/save/http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article169
    – La lettre du papa de Carlo Giuliani : http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article172 / https://web.archive.org/save/http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article172
    – Lettre de de Haidi Giuliani, la maman de Carlo Giuliani ( _pendant sa tournée pour mobiliser en europe
    ) : https://nantes.indymedia.org/articles/825 / https://web.archive.org/web/20190815143710/https://nantes.indymedia.org/articles/825

    archives (Carlo Giuliani participait à indymedia)
    – diggest en anglais de indymedia Italy sur le G8 : https://publish.indymedia.org/en/2001/07/101170.shtml / https://web.archive.org/web/20190815144313/https://publish.indymedia.org/en/2001/07/101170.shtml
    – documentaire en italien de indymedia italy : https://archive.org/details/indy1

    – film Carlo Giuliani, Ragazzo : http://www.fulltvmovies.fr/carlo-giuliani-ragazzo.html ou http://www.imdb.com/title/tt0317216 et autres videos : https://invidio.us/search?q=%22carlo+giuliani%22&page=1&hl=fr

    – texte "2001/2014 : Hommage à Carlo Giuliani - De Nantes en février 2014, faire retour à Gênes en juillet 2001… (Partie I)" : https://nantes.indymedia.org/articles/29033 / https://web.archive.org/web/20140621103907/https://nantes.indymedia.org/articles/29033

    A (re)voir aussi : DIAZ, un crime d’Etat : « La plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale » : selon les mots de Amnesty International au sujet de l’attaque ultra violente de la police contre le média center au lendemain de la mort de Carlos Giuliani : http://www.voirfilms.org/diaz-un-crime-detat.htm ou http://www.imdb.com/title/tt1934234 & critique de Telerama : http://www.telerama.fr/cinema/films/diaz-un-crime-d-etat,435975.php

    #carlo_giuliani #geneve #g8 #anarchie #anticapitalisme

  • Pourquoi Expansive suspend la publication des articles proposés par Deep Green Resistance
    + notes sur les combats anti-trans de Nicolas Casaux & ses relais dans le media « le partage », sir le blog Floraison et sur Margueritte Stern qui, par son refus categorique d’intégrer les femmes trans aux collages contre les feminicides et ses propos ultra trash, incarne désormais la figure de proue des Terfs.
    – expansive.info - https://expansive.info/Pourquoi-Expansive-suspend-la-publication-des-articles-proposes-par-Deep

    Intro :

    Deep Green Resistance (DGR) est une organisation internationale principalement basée aux Etats-Unis, dans un courant qu’on peut qualifier d’"écologie profonde". Un groupe local s’est monté à Rennes il y a quelques mois. Les positions de DGR sur la question des transidentités sont problématiques et Expansive a choisi de ne plus donner de visibilité à ce groupe pour cette raison, comme l’explique la lettre ouverte ci-dessous (qui leur a aussi été adressée directement).

    Notes :

    Pour dresser un panorama complet des idées transphobes que drainent DGR, il faut aussi citer les groupes ou réseaux proches de DGR, parmi lesquels on trouve le site https://www.partage-le.com, dont Nicolas Casaux est le principal animateur, qui fait la promotion des idées de DGR (leurs liens sont confirmés par un post Facebook de DGR France du 17 septembre) et a été accusé de transphobie à de nombreuses reprises. Ce site fait la promotion d’idées transphobes, dont celle de la super-star de la transphobie Janice Raymond, qui a publié un ouvrage clef « L’Empire transexuel ».
    On trouve aussi le blog Floraisons, avec, dernièrement, la promotion d’un mouvement nommée "Les Amazones" (qui font des collages du style « Féministes, agresser et harceler des femmes vous rend complice du patriarcat » censés dénoncer le harcèlement que subirait les "féministes" qui prennent des positions transphobes ou « Thank you detrans for your courage », ) et de Marguerite Stern, figure de proue de la transphobie en France qui dit : « mes projets sont de continuer à me battre contre le transactivisme, j’en fait une affaire personnelle. Je trouve que c’est actuellement l’une des plus grandes menaces pour les droits des femmes. » (dans le podcast « Au salon du livre féministe » https://floraisons.blog/au-salon-du-livre-feministe ).

    Ceci est vraisemblablement mon dernier billet sur seenthis. Je vais desactiver toutes les notifications par mail et laisser faire...

  • La pensée libertaire a-t-elle été trop longtemps été mise au placard ?
    https://www.youtube.com/watch?v=OM03TQPJ-rQ

    Capitalisme, écologie, féminisme... La pensée anarchiste moderne est bien-là, prenant des formes diverses, répondant à des questions actuelles. Elle est partout et progresse dans notre société, sur Internet notamment.

    Élève de Derrida et spécialiste de la philosophie hégélienne, Catherine Malabou s’intéresse dans son dernier ouvrage “Au voleur ! Anarchisme et philosophie” (PUF, 2022) à l’anarchisme dans l’histoire de la pensée philosophique. Elle pointe la manière dont des philosophes contemporains, comme Foucault ou Levinas, ont développé une pensée libertaire qui ne dit pas son nom, que ce soit par déni ou par inconscience.

    Pourquoi l’anarchisme a-t-il été mis si longtemps au placard de la pensée philosophique ? Qui sont les anarchistes d’aujourd’hui ?

    La philosophe et professeure de philosophie Catherine Malabou était l’invitée des Matins de France Culture le 5 janvier 2022 pour en parler.

    (Pas encore écouté, mais je référence.)

  • Mozilla démoli par l’un de ses fondateurs pour s’être ouvert aux cryptomonnaies - Les Numériques
    https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/mozilla-demoli-par-l-un-de-ses-fondateurs-pour-s-etre-ouvert-aux-cryp

    Quel sujet divise plus la sphère tech que les cryptomonnaies ? Cette question, la fondation Mozilla aurait peut-être dû se la poser avant d’ouvrir ses dons aux bitcoins, dogecoins et compagnie. À la suite du tweet annonçant cette décision le 31 décembre, l’un des cofondateurs de l’organisation, Jamie Zawinski, s’est fendu d’un message sans équivoque à l’encontre de son ex-société. « Je suis sûr que celui qui gère ce compte n’a aucune idée de qui je suis, mais j’ai fondé @mozilla et je suis ici pour te dire d’aller te faire foutre avec cette idée de merde », éructe-t-il. « Toutes les personnes impliquées dans ce projet devraient avoir honte de s’associer aux escrocs de Ponzi qui incinèrent la planète. » Un tweet très violent qui n’est que l’écho de nombreux autres messages venus d’internautes plus ou moins anonymes, qui voient dans cette décision de Mozilla une véritable trahison des idéaux de la fondation, notamment sur le plan écologique. En difficulté face à la concurrence propriétaire et souvent défendu par les adeptes de l’open source et du logiciel libre, Mozilla se serait-il tiré une balle dans le pied ?

    • liberation.fr
      Les Covid longs, second effet pas cool d’omicron ?
      6-7 minutes

      Près de 300 000 nouveaux cas de Covid-19 diagnostiqués par jour : la France a atteint des sommets épidémiques vertigineux. Et si le gouvernement garde un œil anxieux sur le taux d’occupation des lits de réanimation, il ferait bien de suivre aussi l’évolution des cas de Covid long, ces personnes qui, plusieurs mois après l’infection ressentent toujours des symptômes de maladie, parfois de manière handicapante au quotidien.

      « L’explosion actuelle des cas de Covid est inquiétante. Même si seulement 1 % des personnes contractant omicron font un Covid long, cela fera beaucoup de personnes », relève auprès de Libération Mayssam Nehme, cheffe de clinique en charge des consultations Covid long aux hôpitaux universitaire de Genève.

      Malheureusement, « la France est un des derniers pays à ne pas avoir recensé ses Covid longs », regrette Matthieu Lestage, lui-même touché et porte-parole de l’association de patients Après J20. Une proposition de loi pour la « création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la Covid-19 » a bien été déposée à l’Assemblée nationale mi-octobre mais elle est engluée dans le calendrier parlementaire.

      Pourtant, les patients souffrant encore de symptômes, parfois graves, plusieurs mois après leur infection, existent, comme l’a rappelé le député LREM Raphaël Gérard sur les bancs de l’Assemblée lundi soir. « Ma liberté, c’est 30 cm de câbles et trois kilos de matériel que je porte 24 heures sur 24 jusqu’à la fin de mes jours », s’est-il emporté.

      Si Raphaël Gérard a fait une forme grave du Covid-19 nécessitant un passage en réanimation, qu’il a raconté à Libération, d’autres patients subissent des séquelles sans être passés par la case réa. « J’ai des patients qui ne peuvent pas rester debout plus de quarante minutes et qui souffrent de malaise post-effort », illustre Mayssam Nehme, dont le service a effectué 1 200 consultations sur le sujet depuis le début de la pandémie.
      Qu’est-ce que le Covid long ?

      L’Organisation mondiale de la Santé a proposé, en octobre, une première définition du Covid long comme étant des symptômes se développant pendant ou après une infection au Covid-19, qui continuent douze semaines après l’infection et qui ne peuvent s’expliquer par un autre diagnostic. Selon les scientifiques interrogés, la proportion de patients concernés serait de 15 à 20% après trois mois et tomberait à 10% après six mois, signe d’une évolution positive, mais lente, chez beaucoup d’entre eux.

      Surtout, ces proportions concernent des patients qui n’ont pas été hospitalisés. « Il y a une grande discordance dans le discours sur la pandémie entre les cas dits “peu graves” parce que ne nécessitant pas une hospitalisation pendant la phase aiguë et le vécu des patients atteints de Covid long qui, pour certains, sont très empêchés dans leur vie quotidienne », note auprès de Libé Olivier Robineau, infectiologue à l’hôpital de Tourcoing, qui traite des patients dans ce cas depuis juin 2020.

      Les recherches sur ces cas avancent, mais beaucoup d’interrogations restent de mise. Le spectre des cas est grand. Troubles olfactifs, problèmes intestinaux, respiratoires, neurologiques… « Il n’y a pas un Covid long mais des Covid longs ou plutôt des syndromes post-infectieux liés au Covid », souligne Olivier Robineau.
      Les femmes plus touchées

      Et l’existence de ces symptômes est un argument de plus pour la vaccination, quels que soient les effets secondaires. « Les myocardites post-infection sont beaucoup plus fréquentes et longues que les myocardites post-vaccinales », rappelle la professeure Clara Lehmann, depuis l’hôpital universitaire de Cologne, en Allemagne. Elle s’est intéressée au Covid long en mettant en place un programme de recherche pour suivre l’évolution de l’immunité de 1 000 patients. Très vite, il apparaît qu’environ 300 d’entre eux ont besoin d’un suivi médical. « Dans notre cohorte, on retrouve surtout des femmes entre 40 et 50 ans. On ne comprend pas pourquoi certains font tel symptôme et d’autres tel autre », explique-t-elle.

      Petit à petit, des facteurs de risques apparaissent. « Il semble qu’il y ait une corrélation entre la sévérité initiale de la maladie et le risque d’avoir des symptômes persistants. Les seuls facteurs de risque établis sont d’être une femme et d’avoir de nombreux symptômes durant la phase aiguë », témoigne Cédric Lemogne, chef du service de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu, à Paris, et chargé de la coordination de la prise en charge du Covid long au sein de l’établissement. Mais le Covid long n’a pas encore dévoilé tous ses mystères et les chercheurs multiplient les hypothèses. S’explique-t-il par une persistance du virus dans certains organes ? Une réponse inflammatoire du corps hors de contrôle ? Des séquelles de la maladie initiale ? Un peu de tout cela mélangé ?

      En attendant que la lumière soit faite sur le sujet, les patients souffrent et sont parfois en errance de diagnostic. Les moyens manquants à l’hôpital public n’arrangeant rien… « Nous n’arrivons pas à voir tous les patients qui s’adressent à nous », témoigne Cédric Lemogne.

      Dans ce contexte, la perspective d’un nouvel afflux de patients en raison du nouveau variant n’est pas une bonne nouvelle. « Omicron semble provoquer des phases aiguës moins graves que delta, mais comme il n’y a pas d’association entre le risque de Covid long et la gravité de la phase aiguë, je ne sais pas dire si cette vague va provoquer une résurgence importante de Covid longs », explique Clara Lehmann. En laissant courir l’épidémie, le gouvernement fait bien un nouveau pari. Malades et soignants pourraient bien en payer un prix, certes moins visible que le seul indicateur de la saturation des services de réanimation, mais bien réel.

    • « Il semble qu’il y ait une corrélation entre la sévérité initiale de la maladie et le risque d’avoir des symptômes persistants. Les seuls facteurs de risque établis sont d’être une femme et d’avoir de nombreux symptômes durant la phase aiguë », témoigne Cédric Lemogne, chef du service de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu (...)

      il n’y a pas d’association entre le risque de Covid long et la gravité de la phase aiguë, je ne sais pas dire si cette vague va provoquer une résurgence importante de Covid longs », explique Clara Lehmann (hôpital universitaire de Cologne, en Allemagne, elle suivit un cohorte de 1000 personnes avec covid long)

      Ration s’est pas trop foulé/mouillé. jusqu’à maintenant tout ce que j’ai lu conclut comme Clara Lehman. de même que le covid grave est imprédictible (on sait pas à état de santé équivalent pour quelle raison cela devient grave ou pas chez telle ou tel, et les hommes sont davantage touchés), le covid long n’est actuellement ni compris ni prédictible (mais touche davantage les femmes).

      le séquençage est cassé, les tests sont cassés, les aérosols sont ni visibles ni cités( cela viendra peut-être, voir #FFP2), les invisibles qui pâtissent de covid long, ça va finir par se savoir.

      #covid_long

  • Seine-et-Marne. Un lycée en grève face à l’explosion de cas de Covid-19 | La République de Seine et Marne
    https://actu.fr/ile-de-france/provins_77379/seine-et-marne-un-lycee-en-greve-face-a-l-explosion-de-cas-de-covid-19_47672041


    Ce mardi 4 janvier 2022, 22 professeurs et six agents du lycée Thibaut-de-Champagne de Provins se sont mis en grève pour protester contre les mesures sanitaires anti-Covid-19 mises en place par l’Education nationale (©DR)

    (...) après seulement deux jours de cours, les cas positifs fleurissent, et avec eux leur lot de cas contact. A Provins, le lycée Thibaut-de-Champagne, ses 1 000 élèves et ses 80 membres de l’équipe pédagogique et du personnel n’échappent pas à la règle.

    Ce mardi 4 janvier 2022, vingt-deux professeurs et six agents de l’établissement se sont mis en grève devant la multiplication du nombre de cas positifs.

    Les chiffres ont doublé en 24h, avec 274 absents, dont 43 cas positifs et 41 cas contact avérés. Nous comptons également une dizaine de membres du personnel en arrêt pour Covid.
    Personnels grévistes du lycée Thibaut-de-Champagne à Provins

    Réunis en assemblée générale, professeurs et personnels du lycée ont estimé « ne plus être en mesure de pouvoir assurer un projet pédagogique cohérent en menant à bien nos enseignements dans des classes qui se vident. » 

    La vie scolaire ne peut plus assurer ses missions habituelles à cause de la gestion administrative qu’implique le Covid et la situation sanitaire est particulièrement préoccupante sur le temps de restauration.
    Personnels grévistes du lycée Thibaut-de-Champagne à Provins

    La veille, ils avaient écrit au recteur de l’Académie de Créteil constatant déjà « une moyenne de 10 élèves absents par classe, soit 23 % d’élèves en moins » et redoutant « une accélération de la contamination à la rentrée avec le brassage de la population scolaire. »

    On a le sentiment d’être envoyé au casse-pipe. Il y a un écart entre le protocole éducation nationale en phase 2 et celui en phase 4 pour le reste du pays. L’Etat dit aux salariés de favoriser le télétravail, mais envoie les professeurs et le personnel scolaire en présentiel. Avec la pénurie des tests et la prise d’assaut des pharmacies, on a des collègues qui ne peuvent pas se faire tester (lire encadré ci-dessous, ndlr). Comment vont-ils revenir ? Comment peut-on contrôler tout ça ?

    [...] Face à cette situation, les grévistes demandent au rectorat « une reprise en demi-jauge par classe, des masques #FFP2 et des autotests [mauvais pioche ! fiabilité faible sur omicron, ndc] fournis par l’employeur, une adaptation des épreuves de lettres et de philosophie en raison de la crise Covid », mais aussi « le report des épreuves de spécialités du baccalauréat en juin », ces dernières étant initialement programmées à la mi-mars.

    J’espère le blocage de la première usine du pays, celle qui produit la main d’œuvre et l’évalue initialement. mais je déchante pour ce qui est de l’appropriation des techniques de prévention par qui est/serait en lutte à l’école. Sur la photo, 20 personnes mobilisées, un FPP2.

    Pendant ce temps des textes des syndicats charentaises réclament des masques « chirurgicaux ou FFP2 », comme si tout était égal à tout et quelques détails décisifs de cette pandémie inconnus. (il y a pire, dans ce que me racontent des profs à propos de nombreux collègues, mettant un masque parce que ça se fait si on est pas irresponsable, quitte à ce qu’il soit en slip. comme si le méchant ministre pouvait là-dessus avoir pris une mesure acceptable).

    #école #Lycée #covid-19 #grève #classes_dédoublées (et accessoirement, surtout si on ne considère pas que seule la parole des premiers concernés vaut : #autodéfensesanitaire)

    • Seize des vingt-deux enseignants ayant cours le mercredi ont participé au mouvement pour protester contre le « schéma dangereux » des conditions sanitaires en place dans l’établissement de Seine-Saint-Denis.

      Un « danger grave et imminent » : c’est par cette formule que les personnels du collège Elsa-Triolet de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont fait valoir leur droit de retrait, mercredi 5 janvier. Pas ou très peu de cours, trois jours après la rentrée, pour les élèves de cet établissement : 16 des 22 enseignants qui ont cours d’ordinaire, le mercredi, ont participé au mouvement. Le deuxième de ce type depuis le début de la crise sanitaire. « Nous nous voyons contraints de répéter inlassablement nos faibles moyens d’action, face à l’inlassable répétition d’un schéma dangereux pour notre communauté », ont-ils écrit dans leur communiqué.

      En guise d’exemple de ce « schéma dangereux », Iñaki Echaniz, conseiller principal d’éducation (CPE), avance un « symbole » : en pleine déferlante d’Omicron, ce collège de 530 élèves – ramenés à 480 du fait de la soixantaine de jeunes comptabilisés absents, ce mardi – repose sur un « pôle médical fragile ». « Notre infirmière, en poste à mi-temps, n’est présente que le mardi et le vendredi », relève ce syndiqué au SNES-FSU. Le #contact-tracing sur lequel est censé s’adosser le #protocole_sanitaire de rentrée peut « très difficilement » être pris en charge.

      Et ce n’est pas le seul problème : la principale était également absente, mercredi, rapporte le CPE, ainsi qu’une majorité des assistants d’éducation et qu’une dizaine d’enseignants. « Pour tenir la comptabilité Covid, j’ai ouvert un tableur, et on bricole. J’espère seulement ne pas basculer positif à mon tour dans les prochains jours. »

      « Les conditions d’encadrement sont devenues dangereuses en l’état, pour nos élèves et pour nous-mêmes », souligne une enseignante de lettres, non syndiquée, sous le couvert de l’anonymat. Et de rappeler que « son » département, l’un des plus jeunes de France, est aussi l’un de ceux où la couverture vaccinale est « en retrait » et les laboratoires « débordés ».

      L’académie temporise

      Des embauches de contractuels, comme vient de s’y engager l’institution, apporteront-ils la solution ? « On trouverait en une semaine un vivier de remplaçants là où on les attend depuis des mois ? On aimerait y croire », soupire le CPE, rapportant que le collège a « dû tenir » sans professeur de musique ou de physique-chimie. « Il faudrait une réévaluation du protocole sanitaire, une réponse adaptée à chaque territoire », renchérit l’enseignante de lettres. Elle défend aussi le « retour aux #demi-jauges » : « De toute façon, par la force des choses, les effectifs fondent... » Ailleurs, des établissements semblent se préparer, d’eux-mêmes, à faire la « bascule ». Autres revendications de l’équipe : des #masques, des #capteurs_de_CO2 (le département s’est engagé à en fournir), des personnels de vie scolaire… De « vrais » recrutements.

      L’académie de Créteil temporise : « Les difficultés sont structurelles, ce collège n’est pas pour nous dans une situation plus préoccupante qu’un autre » (sic) , y défend-on. En trois jours, cinq cas d’élèves « covidés » lui ont été signalés. Une comptabilité qui ne tient pas compte des contaminations avant le 3 janvier. Quid du mi-temps à l’infirmerie ? « Depuis le début de la crise, une cellule départementale Covid peut prendre le relais. » Jeudi matin, les personnels mobilisés ont fait savoir que leur droit de retrait ne leur avait pas été reconnu. Ils n’excluaient pas, pourtant, de l’invoquer de nouveau ces prochains jours.

      Elsa-Triolet n’est pas seul établissement à commencer à donner de la voix : dans l’académie de Créteil, trois jours après la rentrée, près d’une dizaine de collèges ou de lycées ont exercé soit un droit de grève soit un droit de retrait , confirme-t-on au rectorat. Le SNES-FSU a, lui, déposé un préavis de grève courant sur tout le mois de janvier.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/06/covid-19-a-saint-denis-les-personnels-du-college-elsa-triolet-exercent-leur-

      on peut bien accélérer les "allégements" de protocole https://seenthis.net/messages/942579, ne pas avoir de test, etc, pas sûr que la lutte contre "l"absentéisme" soit efficace, et si arrêt maladies de convenance (ne pas aller dans ces clusters ni subir cette situation d’arbitraire et de laisser aller), droit de retrait et grève s’y ajoutaient...

      #droit_de_retrait

    • Grève des enseignants le 13 janvier : « On n’a jamais vu ce niveau d’exaspération et d’épuisement », alerte le syndicat SE-Unsa
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/greve-des-enseignants-le-13-janvier-on-n-a-jamais-vu-ce-niveau-d-exaspe

      La grande majorité des syndicats d’enseignants appellent à une #grève dans toute la France jeudi 13 janvier. Ils dénoncent les mesures prises par le gouvernement dans les établissements scolaires pour lutter contre le #Covid-19

      [mais c’est] pour avoir « les conditions d’une école sécure sous Omicron ».

      [la grève exige du] gouvernement à « fournir des matériels de protection alors qu’il est question de masques chirurgicaux pour la fin du mois de janvier » et réclame « un protocole sanitaire qui soit tenable et applicable ».

      terme absent FFP2...

      Edit : Face au danger OMICRON, personnels et élèves doivent être protégé·e·s ! Sud Education 69
      https://rebellyon.info/Face-au-danger-OMICRON-personnels-et-23621

      [description de la situation depuis les établissements puis]
      Nous dénonçons ce protocole inepte, qui met en danger élèves, familles et personnels. Aux collectivités territoriales et au ministère, nous demandons de toute urgence :

      la mise en place d’un protocole sanitaire, simple et applicable, qui garantisse la sécurité de toutes et tous ;
      des masques en nombre suffisant à la norme de protection FFP2 ;
      un financement complet des produits d’entretien et virucides ;
      l’équipement de chaque salle de travail en capteurs de CO2 ou en purificateurs d’air.

      #media #syndicat #éducation
      .

    • Lecture feelgood : Un enseignant retraité répond à son Dasen qui le sollicite pour revenir faire des remplacements Omicron

      edit @aurelienb93, Prof en LP. #Syndicaliste
      @sud_education sur l’oiseau bleu

      Le syndicat majoritaire des personnels de direction (SNDPEN-UNSA) appelle à la grève le 13 janvier dans le cadre d’un mouvement général des personnel de l’éducation. C’est suffisamment rare pour être signalé et ça en dit long sur la situation actuelle.

      [scoop : Jean-Michel Cluster arrive à rien et botte en touche. sauve qui peut ! à chacun son paddle !]

      le McDo du coin de la rue il peut filer des masques chirurgicaux à ses employés et l’Éducation nationale peut pas passer commande depuis deux ans ? On nous prend vraiment pour des cons avec le sourire en plus. #Greve13Janvier

      La confrérie qui force démocratiquement au travail prend position :
      @CFDT
      https://twitter.com/CFDT/status/1479782789650296832

      « Les 2 syndicats #CFDT de l’enseignement n’appellent pas à la grève, mais préparent des mobilisations. Ils sont très colère car il n’y a aucune concertation. Il y a une forme d’autoritarisme du Ministère de l’Education Nationale. »
      @CfdtBerger #FranceCulture #Politique

      #enseignant_retraité #remplacements #parodie #syndicat_jaune

    • comète. la sixième vague tombe sur l’école

      en Seine-Saint-Denis, des établissements du second degré sont en grève, droit de retrait, occupation des locaux avec le soutien des parents d’élèves depuis la rentrée de janvier.
      Une coordination inter-établissements s’est constituée et des AG se sont tenus à Bobigny [mel reçu].

      L’Ecole craque : 7 syndicats appellent à la grève pour le 13 janvier, Café pédagogique
      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2022/01/07012022Article637771372378510812.aspx?actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkN

      Un mouvement qui va se renforcer

      JM Blanquer est peut-être allé trop loin. Alors que depuis des mois il fait passer ses décisions sans résistance réelle sur le terrain, la façon dont il gère la crise sanitaire touche directement un grand nombre d’enseignants. Dans le second degré, où le taux d’incidence est au maximum, ils assistent à la multiplication des contaminations. Le nombre total d’enseignants contaminés début janvier en 4 jours, selon le ministère, est trois fois plus élevé que la dernière semaine de classe de décembre. Les enseignants voient bien que le protocole ne les protège pas. Plusieurs lycées se sont déjà mobilisés parce qu’il n’y avait plus de nettoyage par exemple. L’annonce par le premier ministre de la distribution de masques chirurgicaux, alors qu’ils sont dépassés compte tenu de l’entassement des élèves en classe, apparait à certains comme une marque supplémentaire de mépris. D’autant qu’elle n’est même pas portée par le ministre. Mais c’est dans le premier degré que la situation est devenue la pire. Le protocole crée les conditions d’une désorganisation complète de l’enseignement. Et là les enseignants sont seuls à la gérer. Son dernier allègement ne règle pas les problèmes de fonds mais augmente les risques de contamination et par suite la crise.

      Faute d’avoir rien fait depuis deux ans pour apporter des réponses durables à l’épidémie, en refusant tout dialogue au nom de l’ouverture des écoles, faute d’un minimum de considération pour les personnels, par exemple en continuant ses réformes malgré l’opposition générale, JM Blanquer exaspère la profession. Il a créé les conditions d’une mobilisation. La profession arrive au moment de vérité. La mobilisation sera t-elle suffisante ? Réponse le 13...

      Edit

      Vraie pagaille au SGEN-CFDT. Alors que la direction nationale refuse de s’associer à la grève du 13 janvier, les appels locaux, départementaux, régionaux se multiplient pour y participer. C’est ce qu’on appelle être débordé par sa base…

      https://twitter.com/chdelporte/status/1480236311520985090

    • L’« école ouverte » menacée par la défiance
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/13/l-ecole-ouverte-menacee-par-la-defiance_6109279_3232.html

      En refusant d’admettre l’irréalisme de son protocole, Jean-Michel Blanquer a mis à mal, au grand dam du président de la République, le capital politique que constitue l’indéniable réussite de son « école ouverte » pendant le Covid. La vague Omicron, sa contagiosité explosive et sa dangerosité moindre ne devraient pourtant pas remettre en cause ce mot d’ordre qui a permis à la France d’éviter la catastrophe générationnelle constatée dans certains pays. La déferlante du nouveau variant, qui suppose rapidité d’adaptation et gestion au plus près du terrain, souligne, une fois de plus, la lourdeur et l’inefficacité d’un système scolaire dont chaque acteur attend, ne serait-ce que pour les dénoncer, des consignes censées répondre à chaque situation.

      Aujourd’hui, les syndicats d’enseignants qui revendiquent des fermetures de classes dès le signalement du premier cas de Covid devraient reconnaître que cela entraînerait un lock-out généralisé de l’école dont personne ne veut. Quant à l’exécutif, il devrait admettre que son nouveau système d’autotests revient à laisser circuler le virus , faute d’un autre choix possible.

      Mais parvenir, de part et d’autre, à pareil réalisme, n’est guère possible dans un climat de tension où les acteurs de l’école ont le sentiment que personne ne comprend leur épuisement. Et où un ministre tente de jouer les parents contre les enseignants en laissant entendre que ce sont ces derniers, et non le virus [et sa gestion !!!], qui mettent l’éducation nationale sens dessus dessous

    • Suffira-t-il de lâcher du lest pour que le bateau école ne sombre pas ? Selon un représentant de Sud Éducation, la délégation qui sort de chez le général Cluster (l’entretien avec les syndicats de l’Educ. était dirigé par Castex...) annonce :

      – embauche des candidats profs sur listes complémentaires dans le 1er degré et de 1500 AED

      – fourniture de FFP2 aux profs de maternelle et de primaire qui le veulent (selon BFM Cluster annonce la distribution de 5 millions de FFP2 à l’école, alors qu’il annonçait 50 millions de chirurgicaux sur un mois)

      – une rallonge sur les 75 millions pour les capteurs que les collectivités ne commandent pas

      – une promesse de plus communiquer la veille pour le lendemain.

      diverses choses qui ne correspondent pas aux revendications immédiates (embauche de précaires, contractuels, conformément à la loi de modernisation de la fonction publique), dont un « comité de suivi » sur les question sanitaire

      un autre résume en disant que seuls 10% des recrutements seraient titulaires.

      (les syndicats ont pas encore pigés que tendanciellement les profs, c’est comme les chômeurs, des carrières qui ne durent pas nécessairement longtemps au même poste/statut, y compris parmi les titulaires)

      c’est parti pour une grève saute-mouton (un sur par semaine) au niveau national, jusqu’à la mobilisation du 27 janvier ; agrémenté de grèves et débrayages locaux. des consignes d’utilisation du droit de retrait circulent, ce qui est pas mal car tant que les rectorats n’ont pas répondu non (et dommage, ils manquent aussi de personnel), l’utilisateur du droit de retrait est payé. voilà de quoi ajouter à la thrombose.
      ça se promet de bollosser Blanquer au maximum tant qu’il est là

      il y a eu quelques boites privés (Amazon Nord) où des mots d’ordre de gréve avaient été lancés pour aujourd’hui

      le sort fait à des lycéennes de plusieurs villes par les polices va pas contribuer à calmer les esprits dans leurs rangs :-)

      bref, là, on est à pas à l’abri d’une bonne surprise

      Ecole : Jean-Michel Blanquer promet le recrutement de 3 300 #contractuels et 5 millions de masques FFP2 pour les enseignants
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/13/ecole-jean-michel-blanquer-promet-le-recrutement-de-3-300-contractuels-et-5-

      Le ministre de l’éducation, qui souhaite également étudier la possibilité d’un report des épreuves d’enseignement de spécialité du bac [le Bac Blanquer end prend un ] , a aussi annoncé le report à une date ultérieure des #évaluations de milieu d’année pour les CP, qui devaient débuter la semaine prochaine.

      #précarisation

  • Lecture audio
    Alors, on te voit plus aux soirées ? Pour une santé communautaire.
    + ajout d’un commentaire personnel à la fin de la lecture, en espérant ne pas trahir la parole de Toma
    https://archive.org/details/sante-communautaire

    Lettre ouverte de Toma par temps de pandémie.
    « A tou-te-s les camarades insouciant-e-s qui se demandent pourquoi je n’agis plus avec elleux. »

    Publiée sur Paris-Lutte info le 3 janvier 2022
    https://paris-luttes.info/alors-on-te-voit-plus-aux-soirees-15592
    seenthisé par @tintin : https://seenthis.net/messages/942233
    /.../
    photo d’illustration : @val_k
    Sur la route de ma seule rencontre militante de 2021 où un protocole sanitaire avait été un tant soit peu prévu - Nantes, octobre 2021.

    #audio/opensource_audio #covid | #handicap | #auto-organisation | #coronavirus | #sante | #soin | #care | #sante-communautaire | #auto-defense-sanitaire

  • Covid-19 : l’appel des patients immunodéprimés « face à l’hécatombe qui les menace »
    https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/covid-19-lappel-a-macron-des-patients-immunodeprimes-face-a-lhecatombe-qui-les

    les personnes immunodéprimées sévères, qu’elles soient transplantées, dialysées, atteintes de certains cancers ou prenant certains traitements, sont actuellement en grand danger en raison de l’ampleur de la pandémie de Covid en France (...). Dès à présent, elles représentent jusqu’à 30% des séjours en réanimation dans certains hôpitaux, (...) le risque encouru par chacune d’entre elles est très largement supérieur à celui des non-vaccinés du fait de leurs fragilité. (...) Cette situation est d’autant plus préoccupante que, dans le contexte d’une forte tension hospitalière, les immunodéprimés dont l’état va s’aggraver en raison de la non-disponibilité de ces traitements risquent de se voir refuser l’accès des services de réanimation. Source : Dans la (...)

    • Covid-19 : les immunodéprimés, l’autre population de patients en réanimation

      Ils sont pour la plupart triplement vaccinés – voire plus – contre le Covid-19, ont théoriquement accès à des traitements préventifs, mais restent parmi les plus exposés aux formes sévères d’infection du SARS-CoV-2. Transplantés, traités par des médicaments immunosuppresseurs puissants pour une tumeur ou une maladie auto-immune…, les patients avec des défenses immunitaires affaiblies sont de plus en plus inquiets, tout comme ceux qui les prennent en charge.
      Ces dernières semaines, il est martelé que les personnes hospitalisées pour le Covid-19 en réanimation sont surtout des non-vaccinés. Mais ce message essentiel fait passer au second plan une autre réalité : les patients avec une immunodépression sévère y sont aussi surreprésentés. Alors que leur nombre est évalué à 230 000 en France, ils représentent actuellement, dans certains hôpitaux, jusqu’à 30 % des malades hospitalisés pour Covid-19 en réanimation ou en soins intensifs.

      [...] Depuis l’arrivée du nouveau variant, l’infirmière redouble de précautions et fait un test PCR par semaine. Elle ne prévoit pas d’arrêter de travailler dans les prochaines semaines, mais porte scrupuleusement un masque FFP2, qu’elle est d’ailleurs la seule à avoir adopté dans son service. Une chose est sûre : « Jusqu’à la prochaine injection, ma fille de 4 ans ne retournera pas à l’école », affirme TatianaKaczmarek. Un réflexe de prévention loin d’être exceptionnel dans un tel contexte. « Nous avons beaucoup de témoignages de personnes qui ont retiré leurs enfants de l’école avant les vacances de Noël et ne les remettront pas en janvier »,assure Yvanie Caillé, fondatrice de Renaloo, association signataire de la tribune parue dans Le JDD.

      [...]
      Après quatre injections de vaccin, qui ont induit un taux suffisant d’anticorps, Rodolphe Toletti, 60 ans, greffé des poumons depuis huit ans et demi, ne s’est, lui, pas vu proposer de traitement prophylactique. « Optimiste de nature », ce Breton d’adoption estime être plutôt dans des conditions favorables : « Je ne travaille pas ; et mon entourage, qui a pris conscience que je suis un miraculé, a fait une petite bulle autour de moi », raconte-t-il. Depuis le début de la pandémie, et plus encore depuis l’arrivée du variant Omicron, le virus pèse cependant lourdement sur son quotidien : Rodolphe Toletti ne fait plus les courses, limite au strict minimum ses contacts sociaux et a renoncé à sa séance hebdomadaire de piscine.

      Dans les services de réanimation destinés aux malades du Covid-19, les immunodéprimés sont loin d’être exceptionnels. A l’échelle de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), leur proportion est actuellement de 10 % à 15 %. « Sur l’ensemble de nos hôpitaux, les malades atteints du Covid-19 en réanimation ou en soins critiques sont, dans 70 % des cas, des non-vaccinés. Parmi les 30 % de personnes vaccinées par au moins deux doses, les immunodéprimés représentent 40 % des cas, les autres étant principalement des patients avec des comorbidités sévères, détaille le professeur Matthieu Schmidt, du service de médecine intensive réanimation (hôpital de la Pitié-Salpêtrière). Parmi les malades ayant eu trois doses de vaccin, cette proportion d’immunodéprimés est encore plus importante avec plus de 70 % des cas. » Au début de la pandémie, Matthieu Schmidt avait coordonné un registre national des formes graves de Covid-19, mais cette base prospective n’a pas été poursuivie après la première vague, faute de moyens humains et logistiques.

      [...] « Dans mon groupe hospitalier, on avait évalué à 1 500 le nombre de patients relevant d’une thérapie par Ronapreve en accès précoce, ceux qui y ont eu accès se comptent seulement en dizaines », pointe aussi Gilles Pialoux, chef du service de maladies infectieuses de l’hôpital Tenon (AP-HP) . Il y a, selon lui, un vrai problème organisationnel, qui a limité l’accès à ces anticorps monoclonaux, en préventif mais aussi comme traitement du Covid-19.

      [...] « Même au sein d’une pathologie donnée, l’immunodépression est variable selon la personne, le traitement, le moment… », poursuit le professeur Couraud. En pratique, selon lui, une bonne approche est de contrôler la sérologie après vaccination, pour savoir si celle-ci a induit suffisamment d’anticorps (séroconversion). Tout en sachant que l’interprétation n’est pas toujours évidente et que la sérologie ne mesure pas l’immunité cellulaire, qui participe aussi à la protection vaccinale.

      « Avec la diffusion d’Omicron, nous sommes plus attentifs, pour proposer, si besoin, un rappel. Il est possible que cela relance l’utilisation de plasma de convalescents[un traitement en cours d’évaluation], assure le pneumologue. Aujourd’hui, nos patients sont légitimement inquiets, ils ont peur d’un tri en réanimation. C’est bien que les associations s’organisent pour alerter. »

      Leurs appels au secours au président Macron seront-ils entendus ? « Il ne faut pas être fataliste, les immunodéprimés peuvent être protégés », appuie Hélène Rossinot, médecin de santé publique, elle-même traitée par immunosuppresseurs pour une maladie rhumatismale. Parmi les mesures qu’elle estime les plus urgentes : la prise en charge des masques FFP2, dont le prix est prohibitif pour certains. Et une communication plus active des autorités de santé sur la problématique des immunodéprimés, auprès de ces patients, de leur entourage et même de la population générale. « Il faut sensibiliser sur ce handicap parfois invisible », insiste la docteure Rossinot.
      https://justpaste.it/5bkhx

      #covid-19 #immunodéprimés #Ronapreve

  • #COVID19 , les dégâts sociaux ?

    Un fil de « Petite Loutre » récupéré sur l’oiseau bleu qui tente de répondre à cette question :
    source : https://twitter.com/TAtterre/status/1477540324696285185
    archive : https://threadreaderapp.com/thread/1477540324696285185.html

    #COVID19 , les dégâts sociaux ? Je vais essayer de répondre à ça. Ça va être un peu long.

    On parle énormément de l’impact immédiat de la pandémie, celui sur la santé physique. C’est normal, ça saute aux yeux, c’est déjà gravissime pour certains.
    Derrière cet impact évident, il y a d’autres conséquences plus larges qui mériteraient d’être prises en compte par nos gouvernants. Je fais qq détours pour m’expliquer.

    Je ne suis pas soignante. Mais pendant 10 ans j’ai été conjointement assistante sociale et conseillère en insertion professionnelle. (Si vous pensez que ces métiers ont pour objectif « d’aider les gens », détrompez-vous. Leur but c’est de réduire l’impact des galères de la population sur le fonctionnement de la société. Ça passe par une forme d’aide, mais c’est pas pour ça que l’état y injecte des thunes.)

    Au début de ma carrière je me disais naïvement que je ne bosserai pas dans le champ de la santé. Sauf que... derrière 70% des situations de galère, il y a une problématique santé. Plus cette problématique prend de place, plus il est difficile d’améliorer les choses.

    Si vous avez une vision réac des allocataires RSA (j’entends « ces feignasses qui ne veulent pas bosser »), dites vous qu’une proportion impressionnante fait face à des problèmes de santé/à un handicap. J’ai un jour décompté les allocataires que je suivais pour constater qu’environ 30% auraient plutôt dû ouvrir des droits à l’AAH. J’en ai accompagné certains dans la démarche, ils ont tous obtenu au minimum une RQTH, et pour la plupart l’AAH. (La France est aussi un pays de non recours aux droits...)

    La crise que nous vivons aujourd’hui est sanitaire. J’essaie de la comprendre au mieux, et j’en profite pour remercier l’énorme travail effectué ici. Merci donc @Le___Doc @EricBillyFR @SaiyanBio @mimiryudo @C_A_Gustave @LehmannDrC @corinne_depagne @FLAHAULT 7/n
    @nicolasberrod @nathanpsmad @nousaerons @Cote_Science @gforestier @GuillaumeRozier (j’en ai oublié évidemment) de nous apporter une vision bien moins bordélique de la situation que celle diffusée par les autorités. ❤️.

    Et donc, bien que toutes les conséquences de cette crise ne soient pas encore connues, on voit s’en dessiner certaines.
    Ce qu’on a aujourd’hui (hors hôpitaux)
    – Un nombre mal connu, non négligeable de #CovidLong, de séquelles diverses
    – Des personnes vivant avec les séquelles (physiques ou psychologiques) d’un passage en réa
    – Des familles ayant perdu un ou plusieurs membres
    _⚠️Cela ne représente pas une part importante de la population, mais cela s’ajoute à un contexte compliqué de manière SIMULTANÉE _
    – une méfiance envers le corps médical pour une part de la population
    – une économie pas franchement folichonne, ce qui n’aide en rien

    Quoi de neuf ? Hormis les spécificités dues au #covid, pas grand chose, puisque tout ça existait déjà auparavant.
    Ce qui change aujourd’hui, c’est que ces phénomènes sont massifs. Que l’arrivée d’omicron, qu’elle qu’en soit la gravité (ça c’est hors de mon champ de compétences) va encore les augmenter.
    Qu’ils vont donc entraîner des répercussions bien plus invalidantes pour la société.
    Le COVID19 a aggravé de nombreuses choses préexistantes. Omicron sera sans doute le level supérieur de cette aggravation.

    Pourquoi parler de dégâts sociaux ?

    Parce que les difficultés de santé, physiques ou psychologiques, sont un important facteur d’exclusion et que les personnes malades/handicapées par la pandémie n’arrivent pas au compte goutte mais toutes en même temps. Répercussions possibles : l’éloignement de l’emploi, l’isolement social, une baisse des ressources/du niveau de vie par ex.
    La maladie et le handicap sont aussi des facteurs favorisant la maltraitance (conjugale, familiale, infantile...) ou des facteurs éloignant du soin (plus grande difficulté à s’occuper de soi, donc à consulter si nécessaire). Il faut imaginer qu’une partie de la population va rejoindre celle qui était déjà avant « en difficulté », et que les personnes en difficulté au préalable ne verront pas leur situation s’améliorer. Que cette pandémie touche en particulier les classes sociales défavorisées, qui voient leur situation s’aggraver. Que cela ne peut qu’augmenter le nombre de personnes ayant recours à des aides sociales diverses, aux allocations chômage, à l’assurance maladie et/ou ne contribuant plus, ou moins, à l’impôt sur le revenu. N’oubliez pas qu’aux victimes directes du covid, il faut ajouter les victimes de déprogrammation et de saturation des hôpitaux, dont il est impossible d’évaluer le nombre aujourd’hui. N’oubliez que pour 1 victime c’est l’entièreté du foyer qui est souvent impacté, enfants y compris.
    N’oubliez pas que les dégâts sur la santé mentale sont invalidants également parce que notre système de santé est dans un état déplorable, que cela ne peut qu’entraîner une difficulté d’accès aux soins accrue, donc une prise en charge de la santé publique dégradée.

    Conséquences ? Les mêmes que précédemment. Ajouter une raréfaction des pro de santé dont certains iront grossir sans aucun doute les rangs des personnes en difficulté, pour cause de burnout ou de toute autre pathologie se développant dans un environnement de travail dégradé.
    Cette dégradation du système de santé viendra aussi aggraver la perte de confiance dans le monde médical si toute demande de soin s’apparente à un parcours du combattant. Donc une nouvelle fois, éloignement du soin des personnes en besoin, conséquences sur la santé physique et mentale, sur le niveau de vie, sur le contexte familial, etc.

    Toutes les personnes touchées par la pandémie ne vont pas automatiquement se retrouver sous le seuil de pauvreté (ou tout autre indicateur de galère), mais toutes risquent de subir au moins une part des difficultés évoquées. Et plus il y a de « maillons faibles » dans un système, plus le système rame, et plus il cherche à exclure ces « maillons faibles » pour retrouver un fonctionnement idéal. D’ailleurs, qui est chargé de faire en sorte qu’on en arrive pas là ? Le secteur social. Qui n’en est pas au point du secteur médical, mais qui alerte depuis des années sur le manque de moyens, de personnel, les conditions de travail dégradées et l’impossibilité de faire face à la charge de travail. Bien avant le covid. Donc de nombreux travailleurs en souffrance avec une charge de travail augmentée. Prochain secteur à imploser ?

    N’oublions pas que les enfants, moins touchés par les conséquences du virus, n’en sont pas moins victimes. Leur propre maladie (car il y a des covidlong pédiatriques) les impacte, mais aussi : les maladies ou les décès de proches, par covid ou par déprogrammation. Ces conditions favorisent d’éventuelles difficultés scolaires.
    Le secteur de l’enseignement est abîmé par la pandémie, ce qui entraîne des conséquences (voir plus haut again)

    Donc quand on fait semblant de croire que cette pandémie ne touche que les covid+ ou fragiles...

    #social #crise #effondrement

  • 2022-01-02 20:21 c’est l’heure du flooood de la #PlayList 2021 !!!

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLzeUbPp-G1_KVI36XuuypOZzg9m2KTNeT

    1er janvier 2021
    Tired of them
    Ani Westendorp x @DogisgoD
    https://www.youtube.com/watch?v=5HKGwJGeEmY

    4 janvier 2021
    Aborta el Sistema
    Batallones Femeninos
    https://www.youtube.com/watch?v=A2fWuEsSkWE

    28 janvier 2021
    Progresso Adequadament
    Maio
    https://www.youtube.com/watch?v=BNQrlqV8LHM

    28 janvier 2021
    Todo Tiene Su Fin
    Dom La Nena
    https://www.youtube.com/watch?v=oQXsa7rDViw

    10 février 2021
    BLACK BLOC DANS LE CLUB
    POESIE ZERO
    https://www.youtube.com/watch?v=GttJXfg7bCQ

    15 février 2021
    ⚡Freestyle
    ClausTinto
    dans #LeHipHopCestMaPote de Radio Canut !
    https://www.youtube.com/watch?v=y7y8a7uKiMI

    10 mars 2021
    Terminus
    Lylice MC
    https://www.youtube.com/watch?v=fw663_q4ObM

    1er avril 2021
    Barbapapa
    Médine ft. Massoud
    https://www.youtube.com/watch?v=7dW8alUAouc

    22 avril 2021
    Libérez Britney
    Joey Glüten
    https://www.youtube.com/watch?v=pTkitOuo9Hw

    25 juin 2021
    SLEXTAPE
    SLEX (ft Britney, bitch !)
    https://www.youtube.com/watch?v=geo7m73xwXs

    2 juillet 2021
    Tout casser
    Rok & Dudu
    https://www.youtube.com/watch?v=9F5Ad_VLKxk

    11 juillet 2021
    LIKE A CHILD
    Inaï
    https://www.youtube.com/watch?v=1FpSGPLoMZg

    24 juillet
    Bella Ciao
    Trio Mandili
    https://www.youtube.com/watch?v=gtpMjBXrckE

    28 juillet 2021
    سوراخ موش
    توماج / Toomaj
    https://www.youtube.com/watch?v=k0XMnGrDy-w

    8 septembre 2021
    Bonne conduite / Comme une Ombre / Crapule
    AUSGANG (Live)
    CASEY / Anfalsh
    https://www.youtube.com/watch?v=Zj5t6i-CnEY

    24 septembre 2021
    Les fauves
    Marc Nammour et Loïc Lantoine
    https://www.youtube.com/watch?v=iMWk29c9U6k

    4 octobre 2021
    Free The Vaccine
    Dubamix ft. Daman
    https://www.youtube.com/watch?v=WmIeZpzuqaY

    5 octobre 2021
    [content warning / attention / viol / violences]
    BLURRED LINES + RAPE ME MASHUP
    AMANDA PALMER & REB FOUNTAIN
    https://www.youtube.com/watch?v=N7ZDbBsjMt8

    6 octobre 2021
    Flares Are Burning
    Moscow Death Brigade
    https://www.youtube.com/watch?v=LeKXdRo0ddA

    10 octobre 2021
    Arraché
    Krav Boca Ft. Ratur
    https://www.youtube.com/watch?v=UtnLTm9iIqk

    28 novembre 2021
    Qu’est-ce que j’fais ?
    Claustinto
    https://www.youtube.com/watch?v=HmWllErbXTQ

    1er décembre 2021
    Oshan Song
    Light in Babylon
    https://www.youtube.com/watch?v=d1j9Lmmo29Q

    3 décembre 2021
    The Truth, the Glow, the Fall
    Anna von Hausswolff
    https://www.youtube.com/watch?v=bn91mW2XLn8

    18 décembre 2021
    ALL I WANT FOR CHRISTMAS
    (is la chute du grand capital)
    Joey Glüten, Rachel Von Doom & Gueul 2 Boi
    https://www.youtube.com/watch?v=iFVHBPBXnVE

    19 décembre 2021
    An-dro courtois
    (An-dro d’hommage à Kalki, Courtois et Thiolet, 36 ans après la prise d’otage de la cours d’assise de Nantes.)
    Les Tabanards
    https://www.youtube.com/watch?v=pKN-GgthP5I

    19 décembre 2021
    L’amour de l’essence
    (OrelSan - L’odeur de l’essence remix)
    Irracible
    https://www.youtube.com/watch?v=TpvQPezIusQ

    31 décembre 2021
    TODAY’S NUMBER IS...
    DAVID LYNCH THEATER
    https://www.youtube.com/watch?v=itR-TZ0-mUg

    #playlist2021 #musique

  • Internet sinon rien : Pôle emploi radie un chômeur qui postulait par courrier, Cécile Hautefeuille

    Un chômeur a été radié pour avoir envoyé des candidatures à des employeurs par courrier postal recommandé. Pôle emploi lui reproche de n’avoir pas utilisé les canaux numériques et conclut à un manque de sérieux dans ses démarches. Le demandeur d’emploi a saisi le tribunal administratif.

    Un mois sans allocation chômage. Un mois de privation totale de revenus pour avoir envoyé des candidatures jugées pas assez modernes, c’est-à-dire sous format papier et par La Poste, en recommandé simple. Patrick* a en effet été radié par Pôle emploi entre septembre et octobre 2021, à la suite d’un contrôle de sa recherche d’emploi.

    Dans la décision, que Mediapart a pu consulter, l’opérateur lui reproche d’avoir transmis des candidatures « ne correspondant plus aux standards adoptés par les entreprises depuis de nombreuses années » et le sanctionne pour « insuffisance d’actions en vue de retrouver un emploi », constatant « l’absence de caractère sérieux des démarches » entreprises pour retrouver un travail. Sollicitée par Mediapart pour commenter cette sanction, la direction générale de Pôle emploi n’a pas donné suite. 

    Au chômage depuis de nombreuses années, Patrick recherche un emploi en région parisienne dans un secteur de niche qu’il préfère ne pas dévoiler. « Les offres y sont peu nombreuses », indique-t-il. Ayant épuisé ses droits à l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi, versée par l’Unédic), il perçoit 507,30 euros mensuels d’allocation de solidarité spécifique (ASS, versée par l’État). Une somme dont il a donc été privé pendant un mois.

    Quelques semaines plus tôt, au déclenchement de son contrôle, il s’était pourtant plié à toutes les exigences et avait adressé « un pli de 66 pages » à Pôle emploi. « J’y apportais des réponses exhaustives au questionnaire ainsi que la copie de 29 candidatures envoyées à des employeurs, accompagnées des avis de recommandés », souligne le quadragénaire.

    Pôle emploi a d’ailleurs reconnu « la fourniture de très nombreuses candidatures » dans le cadre du contrôle. Ce qui démontre que Patrick est en recherche active. Mais c’est bien son choix de postuler par courrier postal qui a été balayé. L’opérateur n’est jamais revenu sur sa décision, à la suite du recours du demandeur d’emploi. Le directeur régional adjoint, chargé des opérations, a en effet maintenu la radiation, jugeant que la transmission des candidatures sous format papier « ne permet pas de garantir la recevabilité de celles-ci auprès des recruteurs » et répétant que le format numérique est devenu « le modèle standard »

    « Le recommandé, c’est au contraire l’assurance que mon courrier a été reçu, rétorque Patrick, insistant sur l’investissement financier que représentent, pour lui, ces envois postaux. Ça me rend visible auprès des employeurs. »

    Il brandit d’ailleurs l’extrait d’une formation en ligne à laquelle il a participé pour « dynamiser son évolution professionnelle ». Le livret recommande, comme « ultime astuce de la candidature spontanée », d’envoyer des courriers postaux pour se distinguer dans le flux des dizaines « voire centaines de mails » reçus chaque jour par les managers. Ironie de l’histoire, l’organisme de formation préconisant ces démarches est référencé sur le portail de... Pôle emploi.

    Pour expliquer son choix, Patrick poursuit : « Je n’aime pas que mes données numériques traînent sur le Net. Et surtout, comme je rogne sur tout, je n’ai pas d’abonnement Internet, je n’avais pas d’ordinateur personnel à l’époque du contrôle et je détiens un simple forfait téléphonique à quelques euros par mois. »

    Une « précarité numérique » sur laquelle il a insisté dans son recours gracieux. Un argument, là encore, rejeté par Pôle emploi. « Votre situation ne permet pas de justifier de l’impossibilité d’utiliser les modes de communication dématérialisés (téléphone portable, email, ordinateur) tel (sic) que les services de Pôle emploi vous l’ont recommandé afin d’optimiser vos chances de recrutement », lui a répondu le directeur régional adjoint.

    Ne souhaitant pas en rester là, Patrick a saisi le tribunal administratif, le 17 novembre, pour contester la décision. Pôle emploi a reçu sa requête le 30 novembre. « A priori, ils ont un mois pour répondre, mais ça peut traîner », précise le demandeur d’emploi. 

    « Je suis tombé dans une trappe à pauvreté, souffle-t-il, pudiquement. Pour Pôle emploi, je suis un méchant chômeur de longue durée et je sais bien que je suis dans le collimateur. Pour me pousser à rechercher autre chose, sur des métiers en tension. Et me forcer la main, pour passer au numérique. »

    Trois contrôles en cinq ans

    Il y a une dizaine d’années, Patrick avait déjà été radié 15 jours au motif qu’il ne se connectait pas assez à son espace personnel sur Internet et que ce dernier n’était pas assez enrichi. Pôle emploi avait finalement annulé la sanction, après une action de la coordination des intermittents et précaires.

    Ces cinq dernières années, il a également été contrôlé à trois reprises sur sa recherche d’emploi. Sans jamais, jusqu’alors, être sanctionné. « L’avant-dernière fois, c’était en 2017, indique-t-il, document à l’appui. J’avais procédé exactement de la même manière, en adressant mes candidatures papier, envoyées en recommandé. Ça n’avait posé aucun problème ! Pôle emploi avait reconnu que je respectais mes obligations de recherche d’emploi. Aujourd’hui, ils me disent que les employeurs favorisent les canaux numériques “depuis de nombreuses années” . Mais 2017, ça n’est pas si loin. »

    Patrick ne manque pas de rappeler cet épisode, dans sa requête devant le tribunal administratif. « Dans les faits, Pôle emploi vient se déjuger et se contredire, montrant encore plus ici le caractère totalement arbitraire de cette décision de radiation. »

    Il souligne également « qu’aucun texte n’interdit l’usage des services postaux » ou « n’impose de recourir obligatoirement au numérique, pour démarcher sérieusement des entreprises » et dénonce « une erreur manifeste d’appréciation des faits par rapport au droit existant ». Patrick s’appuie sur le Bulletin officiel de Pôle emploi, citant une instruction de 2019 selon laquelle « le demandeur d’emploi justifie ses recherches et démarches par tout moyen ».

    Outre la contestation de la sanction sur le fond, Patrick interpelle également sur des irrégularités dans sa procédure de radiation. Des bizarreries kafkaïennes, comme Pôle emploi sait parfois en produire. D’abord, il a été radié le 15 septembre mais la notification de la sanction ne lui est parvenue que sept jours plus tard. Le cachet de la poste du courrier de Pôle emploi, que Mediapart a pu vérifier, étant daté du 20 septembre.

    Or, depuis 2012, les chômeurs ne peuvent plus être radiés rétroactivement [https://www.lemonde.fr/emploi/article/2012/12/27/pole-emploi-abolit-la-retroactivite-des-radiations-administratives_1810981_1, à la date du manquement constaté, mais bien à la date de la notification de la sanction au demandeur d’emploi, comme indiqué dans cette instruction du Bulletin de Pôle emploi [http://www.bo-pole-emploi.org/bulletinsofficiels/instruction-n2012-166-du-10-dece.html?type=dossiers/2012/bope-n2012-131-du-19-decembre-20].

    La seconde irrégularité, pointée par Patrick, porte sur le courrier « d’avertissement avant sanction », que Pôle emploi est tenu d’envoyer avant de conclure à une radiation. Il expose les griefs de l’opérateur et accorde au demandeur d’emploi un délai de dix jours pour se justifier.

    Or, dans le cas de Patrick, le courrier d’avertissement ne lui reprochait pas ses envois de candidatures en recommandé mais... de n’avoir fourni aucun élément pour prouver ses démarches de recherche !

    Pour une raison obscure, ses 66 pages de justificatifs n’avaient pas toutes été prises en compte. « Sur mon espace personnel, Pôle emploi avait uniquement enregistré et validé sept pages ! Les dizaines d’autres étaient notées comme “réceptionnées mais non prises en compte” », s’étrangle le quadragénaire qui avait immédiatement contesté. « Je suis surpris de votre lettre d’avertissement, dans laquelle vous prétendez ne pas disposer d’éléments vous permettant d’évaluer mes recherches d’emploi, alors qu’ils apparaissent tous réceptionnés depuis plus d’un mois par vos services, mais qu’ils n’ont pas été pris en compte », avait-il écrit, en réponse à l’avertissement.

    Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, quinze jours plus tard, qu’il était bel et bien radié. Mais cette fois, à cause des fameuses candidatures envoyées par La Poste. « Ils ont changé le motif en cours de route », s’indigne Patrick. Dans sa requête administrative, il regrette donc de n’avoir « pas été en mesure de présenter [ses] observations écrites dans le respect du contradictoire » puisque la sanction reposait sur d’autres griefs que ceux pour lesquels il a été amené à s’expliquer.

    Les contrôles de la recherche d’emploi vont s’intensifier

    « Tout ceci est absurde, rien ne tient la route ! », commente Camille, membre de la CGT des Privés d’emploi qui a publié un communiqué de soutien à Patrick, co-signé par plusieurs autres organisations, dont Solidaires Sud, Culture Sud ou encore la Quadrature du Net. L’association, qui « promeut et défend les libertés fondamentales dans l’environnement numérique », a d’ailleurs évoqué le sort du demandeur d’emploi dans ce billet de blog sur Mediapart [https://blogs.mediapart.fr/la-quadrature-du-net/blog/221221/pole-emploi-dematerialisation-et-controle-social-marche-forcee] pointant « la marche forcée vers la dématérialisation et le contrôle numérique des personnes privées d’emploi ».

    Un appel à témoignages est également lancé à destination « de celles et ceux ayant fait l’objet d’un contrôle Pôle emploi ou CAF ou auprès des agent·es du service public qui en ont été témoins » [https://solidaires.org/Controles-radiations-pole-emploi-caf-Appel-a-temoignages-et-a-AG]. Camille, de la CGT des Privés d’emploi, indique avoir déjà reçu des témoignages « de gens qui sont dans de grosses batailles individuelles, parfois depuis plusieurs années » et espère « créer un espace collectif, avec des relais locaux » autour de ces questions de contrôles, y compris numériques.

    Si Patrick a su trouver la force et les armes pour se défendre face à une sanction qu’il juge injustifiée, beaucoup de demandeurs d’emploi baissent les bras « alors qu’ils pourraient contester et obtenir gain de cause », souligne encore Camille. Elle rappelle que les contrôles de la recherche d’emploi vont s’intensifier. Depuis le 1er décembre, et pour les six prochains mois, 250 000 contrôles seront réalisés. Soit 25 % de plus par rapport à la moyenne habituelle.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/291221/internet-sinon-rien-pole-emploi-radie-un-chomeur-qui-postulait-par-courrie

    #Pôle_emploi #contrôle_des_chômeurs #radiations #revenu (dématérialisé) #dématérialisation

  • Le seul article qui ne soit pas bêtement rassuriste

    Omicron : l’alarmante mise en garde des épidémiologistes britanniques
    https://www.letemps.ch/sciences/omicron-lalarmante-mise-garde-epidemiologistes-britanniques

    Les chiffres donnent le tournis. « Il est hautement probable qu’il y aura entre 1000 et 2000 admissions hospitalières par jour en Angleterre d’ici la fin de l’année », peut-on lire. Et les experts de souligner que « beaucoup de ces hospitalisations sont déjà « dans les tuyaux » du fait du décalage entre les infections, le début des symptômes et le recours ultérieur aux soins de santé ».

    [...]

    Ils estiment que, si de nouvelles restrictions ne sont pas rapidement mises en place, le nombre d’hospitalisations pourrait atteindre 3000 à 10 000 par jour au moment des pics (avec 600 à 6000 morts par jour)

    [...]

    si des mesures restrictives devaient être mises en place seulement après avoir observé une augmentation notable des admissions à l’hôpital, il serait trop tard pour diminuer matériellement les pics d’hospitalisation ».

    Le professeur Enrique Casalino, directeur médical à l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), ne dit pas autre chose : « il ne faut pas attendre que le système de soins soit saturé avant de prendre des décisions, d’autant que le temps d’inertie est long entre la mise en place de mesures et le début de leur impact » et de saluer la décision des Pays-Bas de rapidement confiner sa population qu’il juge « très courageuse ».

    [...]

    Selon les experts britanniques, le nombre des formes modérées de Covid-19 devrait augmenter. Cela se traduira par des absences dans les entreprises et les écoles, mais également par des arrêts de travail parmi le personnel hospitalier, que ces personnes soient obligées de s’arrêter de travailler du fait d’une infection symptomatique ou parce que détectées positives pour le SARS-CoV-2. Ce risque élevé de perturbations dans le fonctionnement d’infrastructures critiques (dont les télécommunications et l’approvisionnement en énergie) a également été exprimé par Expertenrat Corona, le conseil d’experts du gouvernement allemand.

  • Deux ans d’épidémie et quelques constats :

    – le niveau de base des milieux alternatifs en matière de fonctionnement du corps humain sont pathétiques, bac -12000, un peu comme si il ne s’était rien passé depuis la théorie des humeurs,
    – Big Pharma est un problème, mais les vendeurs de molécules diluées et de vitamines inutiles à prix fort (sauf carences liées à une mauvaise/sous alimentation ou une maladie la supplémentation n’est pas nécessaire dans une société de surabondance), pas du tout, eux, ce sont des saints, pas des capitalistes du tout, ce sont des bienfaiteurs de l’humanité,
    – penser et lutter contre les défauts de notre époque, ce n’est pas se mobiliser pour l’accès au traitement pour les plus pauvres, ni en occident ni ailleurs, c’est diffuser des opinions personnelles non documentées sur le fonctionnement du système immunitaire, et se targuer de leur succès en milieu populaire - au sein desquelles pour différentes raisons sociales - l’épidémie fait un carnage,
    – à part dans certains milieux médicaux, où se mettent en place des groupes de travail incluant les patients/covid long et leur expertise, on a rien appris de la dernière épidémie mondiale toujours en cours, le sida, tant en terme de mobilisation que de pensée et d’action solidaire, de soutien aux malades longue durée et aux familles,
    – en Occident, on est toujours persuadé de notre supériorité vis à vis du reste du monde et on a toujours honte de rien, parce qu’on a tout (ie, des connaissances décédées en Algérie, qui auraient bien voulu être vaccinées, mais qui ne le pouvaient pas faute de stocks disponibles),
    – le covid, c’est les Autres (donc on s’en fout, non ? ),
    – les mobilisations à gauche sont pathétiques, individualistes (mon masque, ma liberté...) et peu pensées en terme de commun, de santé publique, de protection des plus vulnérables,
    – le covid, dans les médias c’est beaucoup de faux-débats auto-alimentés, et une maladie toujours sans visage, abstraite, des longues listes de chiffres,
    – plutôt que de faire des choses simples, maintenant qu’on connaît les modes de transmission du virus, on préfère les arsenaux techniques et la surenchère de surveillance informatisée, en grande partie parce que la prévention, c’est plus compliqué, c’est long, c’est cher de rendre des bâtiments ventilables, c’est pénible de faire que les gens se lavent les mains et mettent leur masque sur leur nez (après deux ans, c’est dingue),
    – les mesures indifférenciées, globales, qui ne sont pas ancrées dans des réseaux locaux, sans relais communautaires, ne marchent pas, on le sait (depuis... l’épidémie de VIH, mais j’ai l’impression de me répéter là) ... mais pourquoi tenter de mettre en place des trucs qui fonctionnent hein, ça serait vraiment dommage,
    – des médecins continuent à prescrire des antibiotiques pour lutter contre des virus, les études ça ne préserve pas de l’imbécilité,

    Bref, tout va toujours bien. Vive les milieux alternatifs, tellement indépendants, critiques et à contre-courant qu’ils en oublient qu’on a pas fait reculer la peste avec des éponges au vinaigre, ni des saignées.

    • C’est pas du mépris de regarder les choses en face et dire dans les milieux alternatifs on raconte absolument n’importe quoi sur le corps et la santé, sûrement encore plus qu’il y a 30 ans. Tout en disant dans le même texte que le solutionnisme technocratique n’a aucune raison de fonctionner et que ce qu’il faut c’est de l’éducation populaire et des mouvements experts+patients, qui font monter le savoir des deux côtés.

      Pensez-vous qu’il faut obliger les soignant.e.s à se faire vacciner, sans quoi ils perdent leur taff ?

      Bah… oui. La majorité des soignants le pense, et la majorité de la population le pense aussi. Qu’est-ce qu’il y a de compliqué à comprendre ? T’es soignant = tu t’occupes TOUTE la journée des personnes parmi les PLUS fragiles de la société : les malades, les vieux, etc. Donc tu te dois de faire toutes les actions qui réduisent la transmission d’un virus mortel chez ces personnes fragiles. Et c’est pas que telle action ou telle autre : c’est TOUTE les actions à la fois (masque + vaccin etc), pour réduire au plus infime les risques de transmettre (le fameux emmental). Si tu veux pas tout faire pour réduire ces risques malgré toutes les preuves du consensus (et non pas de tel ou tel expert) des gens de ton domaine (la santé), bah tu vas faire un autre métier, basta… Ya rien de réactionnaire à ça, et c’est même fou qu’on finisse par trouver réac de faire… le B.A.BA des choix de santé publique, et qu’on trouve inversement super radical de promouvoir le libertarisme individualiste (ma petite liberté de merde dans mon coin même si en travaillant j’ai X fois plus de risque d’infecter ceux que je suis censé soigner).

    • (Je m’égare mais… sortirez-vous dans la rue quand ils confineront les seules personnes non vaccinées ?) Sortirez-vous dans la rue un jour ??

      Je ne sais pas comment s’appelle cet effet de style, mais c’est assez grostesque : parce que oui je sors tous les jours dans la rue, et grosso merdo tout le monde sort tous les jours dans la rue (c’est juste qu’en ce moment ça caille). Non je n’ai pas peur d’aller dans la rue. Par contre j’en ai plus que ma claque des abrutis qui agitent le thème « ah ah, alors comme ça en vrai t’as peur de mourir, hein, c’est pas de l’altruisme c’est le contraire ».

      Alors le « drame » de confiner les « seules personnes non vaccinées », ça me fait doucement marrer comme posture progressiste. Quand on en arrive au point où un confinement serait nécessaire, il n’y a que deux alternatives au confinement des gens qui sont en train de remplir les hôpitaux alors qu’il existe un vaccin efficace et gratuit :

      – confiner tout le monde - et non ça me semble vraiment difficile, et moralement bien plus indéfendable que confiner/protéger les gens qui pourraient simplement se faire vacciner ;

      – et donc l’alternative qui reste, qu’on a déjà expérimentée avec succès grâce à Épidémiologiste 1er, et qu’on va subir quasiment à coup sûr : on s’arrange pour tenir avec l’équivalent en cadavres de deux avions de ligne qui s’écrasent par jour, pendant d’interminables mois, et ça c’est la ligne qu’elle est vachement solidaire et progressiste.

      Et ce qui est fabuleux avec cette solution qui éviterait de « discriminer » les non-vaccinés, c’est qu’elle va tuer chaque jour 10 fois plus de personnes non-vaccinées que de vaccinées. La discrimination se fera d’elle-même, ça aussi c’est un aspect vachement solidaire et progressiste.

    • Je sais bien, mais là c’est comme Rasta, marre de voir venir ici les mêmes foutaises que sur Twitter, et de se faire systématiquement inverser les valeurs morales et le vocabulaire :
      – tuer les vieux par paquets de cent pour surtout ne pas réclamer aux gens une piqûre de vaccination, c’est progressiste,
      – ne pas vouloir tuer les vieux et contaminer ses enfants, c’est pas altruiste, c’est être peureux et avoir peur de la mort,
      – trouver que se laver les mains, ne pas fumer pendant qu’on opère et se faire vacciner, c’est un peu le minimum vital quand on est soignant, c’est du mépris.

    • @noun il n’y a pas vraiment de rapport entre ce que j’ai posté plus haut et l’article que tu réfères.
      – A savoir, qu’on pourrait faire appel aux expériences glanées au cours de l’épidémie du sida, pour faire ce qu’on appelle de la santé communautaire, qui a montré son efficacité dans différents contextes,
      – A savoir que l’épidémie en cours révèle que l’éducation au corps et à la santé est pathétique et qu’on pourrait travailler à ça aussi,
      – Que pour beaucoup cette maladie est abstraite car il n’en voient ni les malades longs, ni les morts et que par conséquent, s’en protéger leur semble inutile et liberticide (un masque, liberticide, well),
      – Que protéger les autres, c’est massivement après moi le déluge, que penser en terme individuel, ce n’est pas faire de la santé publique,
      Qu’il y a un problème d’accès aux traitements (des antipyrétiques déjà, à oui, aux vaccins aussi) et à la santé en général, qui se réparti entre riches et pauvres, entre les nords et les suds, et que cette question de l’accès aux traitements - un beau combat de gauche non ? - apparaît très peu...

      Rien ici pour soutenir la méthode CST actuelle.

    • @noun
      Ps : sur la vaccination obligatoire de certains professionnels, ou pour se rendre dans certains pays c’est déjà le cas, car on ne peut pas travailler dans le secteur hospitalier sans certains vaccins (diphtérie, polio, tétanos etc.) ou aller dans certains pays sans être vaccinés, par exemple contre la fièvre jaune, ou même la méningite parfois.

    • @monolecte là, je craque un peu, je dois dire, j’ai arrêté beaucoup de choses, pour ne pas avoir à m’énerver, mais ça devient grave, mais grave. Comme quelqu’un qui m’a avoué prendre des antibios préventivement, mais comme est-ce possible ? Entre ça et la surconsommation de vitamines, c’est à se taper le crâne partout.

  • Trop de photographes nature troublent les animaux sauvages
    https://reporterre.net/Trop-de-photographes-nature-troublent-les-animaux-sauvages


    Grâce à du matériel photo plus accessible et une diffusion par les réseaux sociaux, la photographie naturaliste s’est démocratisée. Mais entre renouveau de l’intérêt pour la nature et pression accrue sur les espèces sauvages, cet élargissement questionne les spécialistes et professionnels de la nature.

    Autrefois réservée aux naturalistes, cette activité s’est largement démocratisée, ce qui peut être problématique pour la biodiversité : « Il y a vingt ans, j’étais seul à photographier le hibou des marais. Maintenant, il y a dix voitures autour du spot. Dès qu’un individu est repéré, ça va sur les réseaux sociaux », dit à Reporterre Louis-Marie Préau, photographe naturaliste et président de jury du concours de cette année. « Le danger, c’est qu’une personne qui n’est pas naturaliste ne va pas percevoir le signal d’un animal qui alarme, signe de dérangement. »

    #photo #photographie #relous

  • Compter le coût neurologique du COVID-19
    Counting the neurological cost of COVID-19

    The neurological deficits caused by COVID-19, which were first reported in the early months of 2020, continue to intrigue neurologists and health-care professionals worldwide. As two new studies highlight, these manifestations are frequent and are expected to increase the burden of morbidity and mortality in the acute and chronic phases of COVID-19.

    vo [en] https://www.nature.com/articles/s41582-021-00593-7
    vf (traduction automatique google) : https://www-nature-com.translate.goog/articles/s41582-021-00593-7?error=cookies_not_supported&code=308d9

    Commentaires :

    #SARSCoV2 induit la mort cellulaire par apoptose dans des neurones. Une perte lente de neurones par ce mécanisme pourrait être à l’origine des caractéristiques neurologiques du #COVIDLong Cela peut provoquer d’énormes handicaps.

    https://twitter.com/Cote_Science/status/1474833784591818759

    Pour ceux qui n’ont toujours pas compris pourquoi il fallait éviter le virus, même si l’on ne finit pas à l’hôpital.
    Et rappel : la politique criminelle du laissez-circuler consiste basiquement à programmer, chez un individu moyen, 20 ? 30 ? 40 infections tout au long de sa vie.

    https://twitter.com/Panda31808732/status/1474867794252607493

    #covid #covid19

  • #fait_divers
    Cadavres découverts près de Toulouse : persuadé d’être le fils de Dieu, le magnétiseur « croyait aux théories apocalyptiques » - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2021/12/24/macabre-decouverte-chez-un-magnetiseur-pres-de-toulouse-persuade-detre-le-

    Au lendemain de la macabre découverte de deux femmes mortes depuis plusieurs semaines, les questions sont nombreuses. Comment Christian et sa femme Cécile ont pu vivre avec le corps de Madeleine, 91 ans, à l’étage de cette grande maison, située à Saint-Jory, une commune du nord du département de la Haute-Garonne ? Puis lorsque Cécile est décédée à son tour, à l’âge de 66 ans, pourquoi Christian n’a pas donné l’alerte ? Sans un coup de téléphone du frère de Madeleine à la police municipale, parce qu’il s’inquiétait de ne pas avoir de nouvelle de sa sœur, les corps auraient pu être découverts bien plus tard.

    Lorsque les gendarmes l’ont sorti de sa maison ce jeudi 23 décembre vers 18 heures, Christian, un homme à l’apparence hirsute, était en pyjama. Avec ces longs cheveux blancs ébouriffés, il paraissait avoir pris 10 ans, n’arrivait pas à marcher, encore moins à entrer dans le véhicule des forces de l’ordre.

    Ces entretiens avec les psychiatres commencés jeudi soir ont confirmé son état de fragilité. Ce magnétiseur de 63 ans n’a pas vraiment donné d’explication. Il jongle entre le rationnel et le délire. Il semblerait que cet homme, très réputé pour ses dons, soit persuadé d’être un envoyé de Dieu. Avec la pandémie du Covid, il aurait, selon plusieurs témoins, tenu des propos apocalyptiques. « Cécile et lui annonçaient que la fin du monde était très proche », assure un témoin. Sur place ce jeudi soir, les enquêteurs de la communauté de brigades de la gendarmerie de Saint-Jory et ceux de la brigade de recherches de Toulouse Saint-Michel ont d’ailleurs constaté que le couple conservait des kilos de nourriture dans un coin de la maison. Une réserve susceptible de les faire vivre plusieurs semaines sans voir le jour.
    Sa femme était sous-alimentée

    Ces derniers mois, cet ancien accordeur de piano, sa mère et son épouse se faisaient d’ailleurs très discrets. Les voisins pensaient que Madeleine avait été placée en maison de retraite. La vérité serait bien plus glauque. Selon l’une des hypothèses les plus probables, Christian aurait découvert le décès de sa mère entre les mois de septembre et celui d’octobre. Ce malvoyant aurait alors refermé la porte de son appartement à clé.

    Durant cette période, sa femme Cécile semblait elle aussi en perdition. Ceux qui l’ont croisée assurent qu’elle avait perdu des dizaines de kilos en peu de temps. Avait-elle cessé de s’alimenter ? Si oui, quel rôle Christian a-t-il joué ? Ce sexagénaire, visiblement conscient que sa mère était décédée depuis des mois, assure qu’il n’a découvert la mort de sa compagne que jeudi matin.

    Lorsque les policiers municipaux sont entrés, il aurait immédiatement dit qu’il risquait d’avoir des soucis avec les gendarmes. Un aveu ? L’enquête devra le déterminer. Les deux corps retrouvés ne présentent pas de blessures apparentes mais la piste d’un empoisonnement n’est pas totalement exclue. Il faudra attendre les résultats de l’autopsie, normalement ce lundi, pour en savoir plus. En attendant, Christian devrait de nouveau être auditionné par les militaires.
    Un client du magnétiseur témoigne : « Il avait changé, persuadé que la fin du monde était proche »

    Alain , commerçant à Saint-Jory, a du mal à comprendre ce qui s’est passé. Atteint de multiples douleurs au dos, il était un client du magnétiseur Christian qui dit-il « était au fil du temps devenu aussi un ami » . Bien que ne l’ayant plus fréquenté depuis un an, il se souvient de cet « homme très gentil, à l’écoute avec lequel on parlait de tout. C’était une belle personne qui aimait faire du bien. On ne le voyait cependant que très peu à l’extérieur. Il faisait des séances dans un cabinet à lui ; son épouse, Cécile, en faisait autant dans le sien. Il nous recevait bien dans une salle d’attente. Certains même lui amenaient des animaux où il se rendait sur place pour leur apporter des soins. Il ne demandait rien,on lui donnait la somme qu’on voulait, dix euros, vingt euros.... Parfois, certains ne le payaient pas ou donnaient quelque chose en échange. Pour ma part, c’était de la viande ou autre chose, de la nourriture en tout cas car, de toute évidence, il aimait bien manger ».

    Le commerçant se remémore sans problème ces moments passés dans « cette maison qui recevait beaucoup de monde. Au point qu’il y avait eu des problèmes de stationnement car les voitures étaient nombreuses sur le bord de la route », dit-il. Mais pour Alain, « les choses avaient changé ces derniers temps » . Et d’expliquer : « Christian ne sortait quasiment plus en ville avec son épouse qui venait seule au marché. Puis elle aussi a vraiment changé au fil des mois. C’était une femme qui se portait bien mais qui, en quelque temps, avait beaucoup maigri. Elle était squelettique ! Elle s’était coupé les cheveux, on ne la reconnaissait pas. Elle ne venait plus me voir non plus alors qu’on discutait avant, je n’ai jamais trop su pourquoi ».

    Le commerçant avoue aussi avoir entendu le magnétiseur évoquer" la fin du monde". « Il parlait de cela depuis le covid mais aussi avant. On ne sait pas ce qui se passait alors dans sa tête. Je le laissais dire car il soignait très bien, ce qui m’importait le plus. Cette affaire m’attriste, c’est épouvantable de terminer sa vie ainsi... ».

  • Un tilleul, des tonneaux, une tombe, un fusil qui fait courir et un renne. | Un mug
    https://unmug.wordpress.com/2012/09/25/un-tilleul-des-tonneaux-une-tombe-un-fusil-qui-fait-courir-et-un-re

    Même lorsqu’il n’y a pas de vent, les branches ondulent légèrement. Il y a toujours une feuille pour vous tomber sur le coin du nez au moment le plus saugrenu, lorsqu’il ne faudrait surtout pas être dérangé, quand l’instant est solennel, sacré ou tellement éphémère et insaisissable qu’il mériterait qu’on lui lâche un peu la grappe afin d’être conservé tel quel ad vitam eternam dans les mémoires, plutôt que d’entreposer à sa place le souvenir d’une feuille qui vous tombe sur le museau. Sur la plus grosse branche, une corde à nœuds pend. Les traces noires sur chaque nœud montrent la pugnacité de chacun à atteindre cet objectif. Le premier nœud est tout crotteux ; le dernier est quasi intact.

    Ce grand tilleul de la cour de récréation a toujours été le repère des plus grands, des CM2. Les autres se partagent le grand préau, la balançoire, les rigoles en ciment dans lesquelles les billes roulent aisément jusqu’à la bouche d’égout ou presque, si l’on parvient à les en empêcher. Cette année, les plus grands, c’est Magali et moi. Je ne suis pas la plus grande en âge, il y a Pierre qui a redoublé deux fois ; je ne suis pas la plus grande en taille non plus, il y a Damien le géant, mais Magali et moi sommes les seules CM2 donc nous jouissons du tilleul pour nous seules. C’est l’heure des confidences. J’annonce à Magali ma liste de cadeaux au Père Noël. Elle m’égraine la sienne, mais un détail me chiffonne dans son récit. Je la laisse continuer, le salon de beauté Barbie oui, une tenue de princesse d’accord, mais qu’est-ce qu’elle a dit qui me dérange autant ?, des cours d’équitation tiens drôle d’idée, des Talkie-Walkie oui c’est bien ça, oh ça y est je sais.

    « Pourquoi tu as dit que tu avais demandé à tes parents ? C’est au Père Noël qu’il faut demander, pas aux parents. »

    Magali me toise de ses 10 cm de plus que moi, soit un Empire State Building. Elle semble hésiter un peu. Le vent balance la corde à nœuds. Elle soupire et lâche l’info.

    « Mais parce que le Père Noël, ça n’existe pas. C’est les parents qui font les cadeaux. »

    N’im-por-te-quoi. Qu’elle est bête, cette Magali. Les parents. Même en cherchant pendant des années, elle n’aurait pas pu dire quelque chose de plus stupide. Oh, elle peut croire ça pour elle si elle veut, mais pour moi, c’est impossible. Maman m’achète un seul cadeau : pour mon anniversaire. Le reste de l’année, si je demande quelque chose, elle répond « Avec quel argent ? » Alors que le Père Noël, lui, il m’apporte deux, voire trois cadeaux ! Trois cadeaux ! Et de gros cadeaux ! Je suis consternée par la stupidité de cette girafe de Magali. Je le lui fais subtilement comprendre.

    c’est un récit (avec suspens) de la très remarquable @Nordengail sur oiseau bleu (elle oscille entre compte public et privé, sans doute pour couper avec les fafs et autres racistes qui viennent polluer sa TL)

  • Personne ne doit être oublié ni mis de côté - Anarchie, confinement et crypto-eugénisme
    https://archive.org/details/anarchisme_et_crypto-eugenisme

    Personne ne doit être oublié ni mis de côté - Anarchie, confinement et crypto-eugénisme
    Publié le 23 décembre 2021 sur paris-luttes.info
    Publication initiale en mars 2021 sur montreal contre-info [en]

    Alors que la #5emeVagueBlanquer submerge actuellement les enfants et qu’un nouveau variant à fort échappement immunitaire connait une croissance inédite, la ritournelle crypto-eugéniste du déni reprend de plus belle, du sommet de l’État aux plateaux télé du libéralisme autoritaire, et ce jusqu’à trouver des relais au sein des milieux militants. Dans ce texte, des anarchistes proposent une autocritique des tendances du mouvement qui assimilent toutes mesures de prévention à de la répression, et légitiment ainsi des positions ultralibérales et validistes. Il nous a semblé que les questions soulevées ici pouvaient résonner bien au-delà du seul mouvement anarchiste, car prendre au sérieux la gravité de l’épidémie est la seule voie pour sortir de notre impuissance politique.

    Un texte soumis anonymement à Montreal Counter-Info en mars 2021, critiquant les idées covidonégationnistes, conspirationnistes et "anti-confinement" au sein du mouvement anarchiste.

    Anarchie, confinement et crypto-eugénisme : Une réponse critique de quelques anarchistes du Pays de Galles et d’Angleterre

    "La crise du Covid19 a présenté un défi pour les anarchistes et les autres personnes qui croient en une vie pleinement autonome et libérée" – c’est ce que déclare une récente contribution à Montreal Counter-info. Ces mots résonnent assurément avec nos expériences. Le mouvement anarchiste au Royaume-Uni n’est pas seulement confronté à un défi, il est lui-même en crise. Flics infiltrés, interdiction de squatter, agresseurs, corbynisme, TERFs – la liste est longue, et le virus a déjà trouvé la "scène" dans un triste état. Mais le Covid-19 représente quelque chose de différent, et sur ce point nous sommes d’accord avec l’analyse de Montréal. C’est aussi là que notre accord s’arrête. Dans le texte qui suit, nous critiquons cette analyse – car ses arguments sont similaires à ceux que nous avons entendus parmi nos amis et même nos camarades au cours des derniers mois. Bien que l’épidémie au Royaume-Uni semble être en baisse, les tendances qui lui sont associées demeurent. Le texte appelle des critiques sérieuses, et nous offrons donc ce qui suit dans un esprit de lutte contre le présent.
    /.../

    Là où le texte appelle les anarchistes à s’interroger et à critiquer la gravité du Covid-19, nous appelons les anarchistes à réfléchir de manière critique à l’eugénisme en tant que logique du capital et de l’État. Nous devons également nous attaquer sérieusement à son histoire pénible dans la tradition anarchiste, des écrits d’Emma Goldman aux courants de pensée primitivistes et anti-civilisation. Alors que les pandémies deviennent de plus en plus présentes et que les écofascismes se banalisent, les anarchistes doivent se battre pour s’assurer que personne ne soit "mis de côté".

    /.../

    Nous devons définir nos cibles et reconnaître nos ennemis. Le business libre n’a rien à voir avec notre liberté. S’opposer simplement aux « décrets d’en haut » du confinement est aussi vide que de soutenir toutes les protestations. Au Royaume-Uni, nous avons vu de grandes manifestations tapageuses de conspirationniste dirigées par des célébrités antisémites, mais nous avons également vu des rassemblements non politiques combattre la police – ainsi que des manifestations organisées pour les vies noires. Les États-Unis présentent une dichotomie encore plus simple. Rien ne pourrait être plus clair que la différence entre les manifestations pro-business de la fin du printemps contre les gouverneurs démocrates, et le soulèvement noir de l’été contre la police. Le premier défendait les droits des petites entreprises et a fusionné avec le mouvement des milices de droite. Le second a fait exploser la colère contre les flics, exproprié des biens et créé des espaces autonomes temporaires. En tant qu’anarchistes, nous savons où nous nous situons.

    Lire le texte complet sur paris-luttes.info

    Pour aller plus loin, autres lectures audios :
    Interview de Valérie Gérard : Tracer des lignes : sur la mobilisation contre le pass sanitaire : archive.org/details/tracer-des-lignes
    Pandémie, vaccin, pass sanitaire : pour une position révolutionnaire : archive.org/details/pandemie-revolutionaire
    Vaccinée, troisième dose de solidarité offensive à la rentrée : archive.org/details/je-suis-vaccinee
    Interview de Olivier Tesquet : Épidémie de surveillance : archive.org/details/epidemie_de_surveillance
    Lecture du témoignage de Yasmina Kettal : "Probablement qu’on y est, l’hôpital s’effondre..." : archive.org/details/l-hopital_s-effondre
    Savoir et prévoir - Première chronologie de l’émergence du #Covid19 : archive.org/details/chronologiecovid19

    photo d’illustration : ValK.
    ☆ autres photos : https://vu.fr/valkphotos
    ☆ infos / audios : https://frama.link/karacole
    ☆ oripeaux : https://frama.link/kolavalk
    ☆ agenda militant namnète : https://44.demosphere.net
    ☆ m’aider à prouver que j’ai une activité : https://liberapay.com/ValK

    #audio/opensource_audio #covid #covid19 #anarchisme #autodefense-sanitaire #solidarité-populaire #santé-communautaire #confusionnisme #conspirationnisme

  • Antivax - Les marchands de doute - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/103025-000-A/antivax-les-marchands-de-doute
    vu hier soir #effarant

    Alors que se déroule la plus grande campagne de vaccination de l’histoire, la contestation enfle partout dans le monde. Suscitant espoir mais aussi crainte et colère, les injections anti-Covid fracturent l’opinion. Victime de ses succès, qui rendent le danger moins tangible, critiquée pour ses effets secondaires, la vaccination, qui engage de manière intime la confiance des citoyens dans les institutions, s’est toujours attiré des adversaires. Reste que le mouvement antivax, ultraminoritaire, mais très actif, prospère aussi sous l’influence de personnalités parfaitement intéressées à qui la pandémie actuelle offre un tremplin. Figure de proue du mouvement, Andrew Wakefield, un gastro-entérologue britannique radié en 2010, s’est fait connaître par une étude frauduleuse, publiée dans « The Lancet » en 1998, établissant un lien entre le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et l’autisme. Le scandale qui a suivi va paradoxalement lui donner des ailes. Il quitte l’Angleterre pour les États-Unis, où il monte un business en exploitant les peurs liées à la vaccination. Aujourd’hui, Wakefield, devenu prospère jet-setteur, et ses pairs, comme le producteur Del Bigtree, surfent sur l’épidémie de Covid-19 et sèment la désinformation en propageant des théories complotistes sur les réseaux sociaux afin de faire basculer les hésitants dans le camp de l’opposition vaccinale systématique.