• Jazz Hot (1938) Le court métrage rare avec la légende du jazz Django Reinhardt - YouTube
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=cxQxajcOyCI

    Voici un court métrage remarquable du grand guitariste de jazz manouche Django Reinhardt, du violoniste Stéphane Grappelli et de leur groupe le Quintette du Hot Club de France se produisant sur un plateau de tournage en 1938. Le film a été organisé à la hâte par l’agent britannique du groupe Lew Grade afin de pour présenter le style unique de jazz à base de guitare et de violon du groupe au public britannique avant leur première tournée au Royaume-Uni.

  • Et si les chats avaient une recette miracle anti-fascisme ?
    ▻https://actualitte.com/article/126244/avant-critiques/et-si-les-chats-avaient-une-recette-miracle-anti-fascisme

    Avec ce manuel aussi loufoque que lucide, Stewart Reynolds signe un livre réjouissant, mordant, et d’une intelligence redoutable. Derrière chaque ronron se cache une leçon politique ; derrière chaque coup de patte, un appel à ne pas plier. Les chats, en somme, ne sont pas que des compagnons domestiques : ils deviennent des maîtres de résistance.

  • Arnaud Bertrand sur X : "This is, without exaggerating, one of the most extraordinary things a US Treasury Secretary ever said. It should be mandatory viewing for all citizens of US “allies”, Europeans first and foremost. What Bessent is saying is that the US will now treat US allies’ wealth as an " / X
    ▻https://x.com/RnaudBertrand/status/1955575252324433977

    Ceci est, sans exagérer, l’une des choses les plus extraordinaires qu’un secrétaire au Trésor des États-Unis ait jamais dites.

    Cela devrait être une visualisation obligatoire pour tous les citoyens des « alliés » des États-Unis, les Européens en premier lieu.

    Ce que Bessent dit, c’est que les États-Unis traiteront désormais la richesse des alliés des États-Unis comme un « fonds souverain américain » (ses mots), en les « dirigeant », « largement à la discrétion du président [des États-Unis] », sur la manière d’utiliser leur argent afin de construire des usines américaines et de relocaliser les industries américaines.

    Même l’hôte de Fox News n’en revient pas, qualifiant cela d’"appropriation offshore", un autre mot pour vol.

    C’est exactement ce que c’est : un pillage colonial pur et simple, sans vergogne.

    C’est le schéma que nous voyons émerger : incapables d’extraire de la richesse ou de gagner des guerres contre un Sud global de plus en plus fort, les États-Unis se sont tournés vers l’intérieur pour se repaître de leurs propres « alliés » - qui ne peuvent pas résister précisément parce qu’ils dépendent de leur exploiteur pour une « protection » militaire. Ils sont aussi démunis face à l’extraction de richesse américaine que l’était n’importe quelle colonie du 19e siècle face à son « protecteur » colonial.

    ▻https://video.twimg.com/ext_tw_video/1955575201598427136/pu/vid/avc1/640x360/85vIb67uuW0Smagk.mp4?tag=12

  • Acyn sur X : “Goldstein: Hamas is responsible, when you have your headquarters under a hospital… Beinart: Where is Israel’s military headquarters located?”
    ▻https://x.com/Acyn/status/1952557352093422065

    Sans compter que l’état sioniste ment depuis 1948.

    Goldstein : Hamas est responsable, quand vous avez votre quartier général sous un hôpital…

    Beinart : Où se trouve le quartier général militaire d’Israël ?

    ▻https://video.twimg.com/amplify_video/1952557302856536064/vid/avc1/1280x720/lIDC_E2TJ4zyPyJC.mp4?tag=14

  • Il y a 50 ans, le « bouchon du siècle » : des milliers de vacanciers piégés sur la RN 10 en pleine canicule, avec de très nombreux décès
    ▻https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/il-y-a-50-ans-le-bouchon-du-siecle-des-milliers-de-vacanc

    Le 2 août 1975, une journée de cauchemar pour des milliers de vacanciers : plus de 450 km de bouchons. La RN 10, seul chemin vers l’Atlantique et l’Espagne, s’est retrouvée complètement saturée. Dans la foulée, a été créé Bison Futé.

    "On ira...où tu voudras quand tu voudras..." En 1975, Joe Dassin chantonne « L’été indien » à la radio. En ce mois d’août qui démarre, il fait beau, il fait chaud. C’est samedi, le 2 août, le jour des grands départs en vacances vers la mer. Vers l’Espagne. La voiture s’est largement démocratisée au cours des dernières années. Les Français bénéficient désormais de quatre semaines de congés payés ; ils ont bien l’intention d’en profiter.

    À Poitiers, à Châtellerault, partout sur la RN 10, des files ininterrompues de voitures, de camions, de caravanes. Pare-chocs contre pare-chocs. Le 2 août 1975, une journée qui va se transformer en cauchemar. Cette journée restera celle du "bouchon du siècle".
    Autoroute en construction

    « C’est un bazar complet », atteste Aurélien Chubilleau, historien de la RN 10. « Déjà, il faut savoir que Poitiers est au carrefour des grandes routes nationales qui viennent du nord, du sud et de l’est pour aller vers l’Atlantique. » Et l’autoroute A 10 est en construction. « Elle s’achève à Tours et à partir de là, il faut quitter l’autoroute et retrouver la bonne vieille nationale telle qu’on la connaît. On passe d’une voie rapide à deux voies de circulation avec quasiment l’impossibilité de doubler. »

    450 km d’embouteillage, 50 000 voitures bloquées, à Poitiers comme ailleurs. « Ceux qui n’ont pas eu de chance ont mis entre quatre et cinq heures pour traverser la ville. Cela bloquait déjà à l’entrée de la Vienne à Port-de-Piles jusqu’en Espagne ! », relate encore Aurélien Chubilleau. « On n’a jamais revu ça au XXe siècle parce que les routes à trois ou quatre voies et les contournements se sont multipliés par la suite et la Nationale 10 elle-même va être modernisée en l’espace de 30 ans. »

    Mais en 1975, il faut encore en passer par ces interminables centres-villes minés de feux de circulation. « Inutile de dire qu’entre le rouge et le vert, plus personne ne respectait quoi ce soit », ajoute l’historien. « On passait quand on pouvait. »

    Ce 2 août 1975, Yves Naulet est un jeune policier de 22 ans en poste à Châtellerault. Il se souvient de cette journée comme si c’était hier. « Il y avait des voitures partout ! Nous avons tenté une évaluation de l’évolution du bouchon : un policier avait été envoyé sur un vieux vélo pour pouvoir circuler bien au-delà de la zone nord. Il avait noté l’heure et l’immatriculation d’une voiture que nous avons attendue à Naintré. Nous avons dû la voir passer trois à quatre heures plus tard. Quand nous sommes allés nous coucher à 2 h du matin, ce n’était pas encore résolu. »
    37 degrés à l’ombre

    Et comble de malchance : la France est assaillie par la canicule. Les températures dépassent largement les 30 degrés alors que la climatisation appartient encore à la science-fiction. « Au-delà de l’image un peu joyeuse du bouchon avec les glacières qui sont de sortie et ces grands pique-niques, il y a eu aussi l’impatience », témoigne Aurélien Chubilleau, l’historien. « On buvait à l’époque au volant, la répression n’était pas la même. Les réactions d’énervement sont exacerbées. On essaye de doubler quand ce n’est pas possible, il y a eu beaucoup d’accidents. Des gens ont fait des malaises aussi. »

    Lors de cette journée noire, 145 personnes ont perdu la vie.

    Yves Naulet, lui, se souvient d’automobilistes détendus qui se sentent déjà en vacances. Les autorités sont débordées et n’ont pas encore les moyens de communication d’aujourd’hui ; elles parent au plus pressé. « Sur le boulevard Blossac, il devait y avoir huit à dix bistrots. La préfecture leur a donné l’autorisation de rester ouverts toute la nuit. Tout le monde était saturé : les boulangers, les charcutiers. »

    Et difficile pour ces premiers naufragés de la route de prendre des chemins de traverse. « Ils n’ont pas d’information », précise Aurélien Chubilleau. « En 1975, les voitures équipées d’autoradio restent un luxe. Il faut attendre une dizaine d’années pour voir se généraliser cet équipement qui permet d’avoir de l’information en direct et des itinéraires conseillés. »

    Mais ce bouchon fera date. Dans la foulée, est créé Bison futé et ses précieux conseils. C’était le 2 août 1975, c’était il y a 50 ans, un siècle, une éternité.

  • Al-Jazeera révèle les tortures infligées au Dr Abu Safiya et les abus systématiques commis à l’encontre des détenus
    16 juillet 2025 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/al-jazeera-reveals-torture-of-dr-abu-safiya-systematic-abuse-of-detainees

    Un article d’Al-Jazeera a mis en lumière la détérioration de l’état de santé, les tortures et les mauvais traitements infligés aux détenus palestiniens, en particulier au Dr Husam Abu Safiya, un médecin détenu dans la prison israélienne d’Ofer, près de Ramallah.

    Le 24 juin, des gardiens de prison israéliens ont fait irruption dans sa cellule et l’ont soumis à une demi-heure de violentes agressions physiques, visant notamment sa tête.

    Depuis son arrestation fin décembre 2024, alors qu’il travaillait à l’hôpital Kamal Adwan dans le nord de Gaza, le Dr Abu Safiya a perdu plus de 40 kilos et a subi de multiples problèmes de santé. Il a été classé comme « combattant illégal » en vertu de la loi israélienne.

    L’avocat Gheed Kasem, qui lui a rendu visite le 9 juillet, a déclaré que son poids était passé de 100 à 60 kilos.

    Il souffre désormais d’arythmie cardiaque et les autorités pénitentiaires auraient rejeté ses demandes de traitement médical et d’examens spécialisés.

    Dans un message publié sur Facebook, Kassem a écrit : « Le Dr Hossam est toujours vêtu de vêtements d’hiver, alors qu’il est privé de nourriture, isolé et torturé. Lui et tous les prisonniers palestiniens ne vont pas bien. »

    Ala’ Al-Skaafi, directeur de la Fondation Ad-Dameer pour les droits humains, a confirmé à Al Jazeera que le Dr Abu Safiya était détenu dans de mauvaises conditions, avec une alimentation limitée et un manque de ventilation et de produits d’hygiène.

    Il a souligné que ce traitement exposait les détenus à un risque accru d’infections cutanées et d’autres maladies.

    M. Skaafi a déclaré que cette loi permettait une détention illimitée sans inculpation officielle sur la base de dossiers secrets des services de renseignement. Son équipe juridique a déposé un recours et une audience de révision est prévue début septembre.

    Adoptée à l’origine par la Knesset israélienne en 2002, la loi dite « loi sur les combattants illégaux » permet la détention illimitée de personnes considérées comme une menace pour la sécurité, même en dehors des frontières reconnues d’Israël.

    Depuis le désengagement israélien de Gaza en 2005, cette loi a été utilisée pour détenir des Palestiniens sans procès.

    Des sources citées par Al-Jazeera rapportent que les familles des détenus de Gaza ont été menacées par les services de renseignement israéliens si elles parlaient publiquement des actes de torture présumés, ce qui alimente un climat de peur et de silence.

    Les organisations palestiniennes des droits humains continuent d’enquêter sur les conditions de détention de centaines de prisonniers gazaouis, dont beaucoup sont détenus sans inculpation et dont le lieu de détention reste inconnu.

    Le Centre Al-Mezan pour les droits humains, qui s’occupe du cas du Dr Abu Safiya ainsi que d’autres, a rapporté que les mauvais traitements commencent souvent dès le moment de l’arrestation, notamment la nudité forcée, les coups et l’utilisation des détenus comme boucliers humains lors d’opérations militaires.

    Le centre a également souligné les conditions de détention difficiles : privation de sommeil, surpopulation, accès insuffisant à la nourriture et à l’eau, manque de literie et refus des visites régulières des familles et des avocats, qui constituent toutes des formes de mauvais traitements au regard du droit international.

    Depuis le début du génocide à Gaza, des milliers de Palestiniens ont été arrêtés, notamment du personnel médical, des personnes déplacées et des patients hospitalisés.

    Les autorités d’occupation israéliennes ont refusé de divulguer le nombre total de détenus, tandis que les rapports faisant état de personnes disparues continuent d’augmenter, ce qui soulève des inquiétudes quant à des disparitions forcées.

    Al-Mezan a en outre révélé qu’Israël détient actuellement 362 travailleurs de la santé dans ses prisons et a tué au moins 1 580 membres du personnel médical depuis l’escalade des hostilités. Trois médecins seraient morts en détention.

    Un documentaire retraçant le calvaire du Dr Abu Safiya sera diffusé sur Al-Jazeera le 17 juillet.

  • oPt (Gaza) Protection Analysis Update | Global Protection Cluster
    ▻https://globalprotectioncluster.org/publications/2289/reports/protection-analysis-update/opt-gaza-protection-analysis-update

    134,105 people including over 40,500 children have new war-related injuries. 25 per cent are estimated to have new disabilities requiring acute and ongoing rehabilitation. Over 35,000 people are believed to have significant hearing damage due to explosions. Ten children per day lose one or both of their legs.

  • In Memphis, Elon Musk Pilots a Corporate Takeover Strategy
    ▻https://jacobin.com/2025/07/elon-musk-memphis-pollution-colossus

    1.7.2025 by Keshaun Pearson - To build Colossus, Elon Musk’s pollution-spewing AI data center in Memphis, Musk used gag orders to silence city officials and bypass input from residents, whose asthma rates have since soared. Now Musk wants to take this strategy national.

    In early June, the close personal relationship between Donald Trump and Elon Musk unraveled in spectacular fashion. But while Musk may have spun out of Trump’s immediate orbit, it would be optimistic to celebrate his ouster from government. He spent the first four months of Trump’s second presidency embedding his own enterprises into the functioning of the bureaucracy. His government influence is now deeply entrenched, built to withstand the president’s emotional storms.

    Musk got exactly what he wanted from his time in Washington and his $200 million investment in President Trump’s reelection: expanded federal contracts, widespread deregulation of his industries, renewed backing from Wall Street and venture capital, and the mass firing of government officials who work to protect people harmed by his business practices.

    In my hometown of Memphis, Tennessee, where Musk runs a massive AI data center he calls Colossus, we’re seeing how intractable Musk’s corporate capture of democratic institutions can be. Colossus is a power plant running thirty-five methane gas turbines to power a warehouse of supercomputers. It’s pumping out pollution and making residents sick, adding to the health burden of a community that has a cancer rate four times the national average. But Musk has his hands on so many levers of government that closing it has been an uphill battle.

    In a healthy democracy, Musk wouldn’t be able to do what he’s doing in South Memphis. We know that if he succeeds here, he’ll be moving on to other American cities and towns next, so we’re studying his playbook and fighting him at every step.

    When Musk’s team built out the Colossus site last year, they did so with no approval from the city council and zero input from residents. We now know that he pushed Colossus through by pressuring fourteen of our city officials into signing nondisclosure agreements (NDAs) before the project was even announced. These officials are supposed to answer to the people of Memphis, not Elon Musk.

    But when Musk dangled $12 billion in front of them — money that Memphis desperately needs after decades of federal disinvestment and generations of systemic racism and economic exploitation — they signed away their right to tell us what was happening. Musk has used NDAs as tools to repress dissent and subvert democracy from the federal level down to local municipalities, hiding critical information to prevent backlash from constituents.

    After coercing Memphis public officials into NDAs, Musk flagrantly broke the law. The dozens of gas turbines that run Colossus were installed illegally, without permission or permits. These turbines release deadly pollution in the form of nitrogen oxides, formaldehyde, and particulate matter, which cause chronic obstructive pulmonary disease, cancer, heart attacks, strokes, and aneurysms. My neighbor Alexis describes waking up one night, thinking there was a gas leak, only to run outside and find their neighbors were all investigating the stench as well. That stench, of course, was from Colossus.

    Despite Musk’s company xAI’s clear violation of the Clean Air Act, the turbines continue to run. And Musk plans to open another massive data center nearby in the coming months. Memphis now has one of the highest rates of toxic air releases of any American city, and the area around Colossus leads the state in emergency department visits for asthma. Local, state, and federal officials have taken no decisive action.

    South Memphis is a majority black neighborhood. The people now breathing in Colossus’s noxious fumes were systematically denied full participation in our democracy for generations and have a long and proud history of fighting for our rights, life, and liberty. Musk thinks we’re disposable and that corporations should own the government rather than people.

    At a community meeting this April, hundreds of residents of all ages, races, and political affiliations showed up to demand the closure of Colossus. In response, an xAI representative read a short prepared statement and immediately walked out of the building.

    When a powerful man breaks the rules, flouts local government, and puts people’s health at risk, the federal government is supposed to be the backstop. Instead, the richest man in the world went to Washington and captured the federal government, just as he captured Memphis.

    In a cruel irony, he used Colossus to do it. With the assistance of xAI chatbot Grok, powered by the data center in my own backyard, Musk’s Department of Government Efficiency (DOGE) slashed initiatives that exist to protect everyday people. At the same time, encouraged by Musk and DOGE, the Environmental Protection Agency (EPA) eliminated the office that assists heavily polluted communities like mine. It canceled billions of dollars of funding for addressing pollution. The EPA has now begun what it calls the “biggest deregulatory action in U.S. history,” and announced “AI investment and development” as a key priority.

    What Musk did to advance his business interests in Memphis is a playbook that tech oligarchs like him use to protect and grow their wealth. We would do well to study it closely. Memphis offers a glimpse of the future that Musk and the Big Tech billionaires want for us all: a corporate-governed society that amounts to a plantation economy for the rest of the world.

    While Musk pushes forward a future of technology that exploits our communities and our planet, communities like ours are developing our own strategies to fight for a future where technical innovation does not come at the cost of people’s health or the environment, but rather accelerates ethical progress. Technological change can contribute to abundance and human flourishing — but only if it is guided by true democracy rather than billionaire rule.

  • Une nouvelle période de la Préhistoire peut-être identifiée
    ▻https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-billet-sciences-du-week-end/une-nouvelle-periode-de-la-prehistoire-peut-etre-identifiee_7271247.html

    On connaissait l’Âge de pierre, on commence à découvrir l’Âge du bois, grâce à des découvertes de plus en plus marquantes d’outils et de structures en bois construits par d’anciennes espèces humaines, comme ces dizaines de lances en épicéa et en pin, retrouvées dans le centre de l’Allemagne qui viennent d’être analysées par des archéologues(Nouvelle fenêtre). Elles ont vraisemblablement été fabriquées par des Néandertaliens il y a près de 200 000 ans.

    Ces lances ont été conçues avec une très grande maîtrise, bien équilibrées pour être projetées à longue distance comme un javelot, avec une essence de bois choisie soigneusement dans les montagnes alentour. Visiblement elles étaient utilisées pour la chasse aux chevaux.

    L’année dernière, des chercheurs avaient révélé dans la même zone l’existence de 35 objets en bois utilisés a priori pour des usages domestiques. Là encore, les chercheurs avaient été impressionnés par le savoir-faire technique de ces ébénistes préhistoriques, qui savaient comment fendre le bois, l’arrondir, l’aiguiser, le durcir et même le réparer. Un savoir-faire d’un niveau comparable aux fabricants d’outils en pierre de l’époque.
    Homo Erectus pouvait-il traverser des détroits ?

    Contrairement au bronze, à la pierre ou au fer, il est très difficile pour les archéologues d’identifier des objets fabriqués en bois ou des végétaux sur les sites de découverte. C’est une matière organique qui se conserve très mal et qui se décompose très rapidement, contrairement aux pierres taillées. On peut seulement trouver des restes de bois dans des sites particuliers, des sols tourbeux, des sédiments gorgés d’eau qui empêchent la décomposition. Les microscopes et des nouvelles méthodes d’analyses permettent aux scientifiques, désormais plus attentifs, de détecter les fragments organiques. Il y a deux ans, des chercheurs ont identifié en Zambie deux branches enchâssées par le biais d’une encoche suggérant l’existence d’une petite plate-forme en bord de rivière, façonnée il y a près de 500 000 ans par un lointain cousin, alors que Sapiens n’existait pas encore.

    Le travail du bois demande de la patience, de la planification. Les scientifiques devinent tout un pan de vie qui leur échappait jusqu’à présent. Il faut peut-être imaginer d’autres constructions en bois, des armes, des cordes, de la colle, peut-être même des radeaux, voire des bateaux assez sophistiqués. Ces découvertes amènent à se demander si Homo Erectus pouvait traverser des détroits à bord d’embarcations. Des études parues ces dernières semaines montrent que les chasseurs-cueilleurs Homo Sapiens traversaient la Méditerranée il y a plus de 8 000 ans. Depuis l’école élémentaire, les élèves apprennent l’Âge de pierre, l’Âge de bronze, puis l’Âge de fer. Peut-être faut-il maintenant considérer l’existence d’un Âge du Bois ?

  • Pour les 60 % des ménages américains, un « niveau de vie minimal » est hors de portée.

    Most Americans don’t earn enough to afford basic costs of living, analysis finds
    ▻https://www.cbsnews.com/news/cost-of-living-income-quality-of-life

    The findings? For the bottom 60% of U.S. households, a “minimal quality of life” is out of reach, according to the group, a research organization focused on improving lower earners’ economic well-being.

    […]

    From 2001 to 2023, the cost of affording what amounts to a basic level of economic security doubled, according to LISEP’s analysis. Housing and health care costs surged, while the amount of savings required to attend an in-state, public university soared 122%.

    Meanwhile, median earnings for the bottom 60% of income earners fell 4% over that span when adjusting for the cost of goods tracked by the group’s index, according to LISEP. Income growth for these households has also lagged, rising 0.37% per year during the same period — less than half as much as for the top 40% of earners, the group found.

  • #Microplastiques : de premières études laissent craindre un impact inquiétant sur notre organisme

    Des chercheurs ont observé des troubles du comportement chez des animaux exposés aux microplastiques. Chez l’humain, leur présence dans le #cerveau soulève de plus en plus de questions.

    Les microplastiques sont partout. Ces minuscules particules, mesurant moins de 5 millimètres de diamètre, sont invisibles à l’œil nu et proviennent de la dégradation d’objets en plastique plus volumineux, comme les sacs ou les bouteilles. Avec le temps, ces déchets se fragmentent et se dispersent dans l’ensemble de notre environnement.

    Selon le magazine en ligne New Scientist (▻https://www.newscientist.com/article/mg26635421-000-what-are-microplastics-doing-to-your-brain-were-startin), nous consommons environ 52.000 particules de microplastique par an ; 121.000 si l’on inclut celles que nous inhalons. On retrouve ainsi ces petits fragments dans les reins, le foie et d’autres organes humains. Les scientifiques ont récemment découvert que notre cerveau n’était pas protégé par la barrière hémato-encéphalique, qui l’isole du reste de l’organisme, et que des particules étrangères pouvaient y être retrouvées.

    Tamara Galloway, écotoxicologue à l’Université d’Exeter au Royaume-Uni, explique que l’on ne sait pas encore précisément si les microplastiques peuvent perturber notre cerveau, ni comment s’illustreraient ces perturbations. Elle estime cependant que leurs effets sur les humains pourraient être graves. Ce sont principalement les recherches menées sur les animaux qui nous permettent, pour l’heure, de mieux comprendre les effets des microplastiques sur le cerveau et le comportement.

    L’exemple le plus marquant est celui du bernard-l’ermite. Le chercheur Andrew Crump, du Royal Veterinary College de Londres, a exposé ces crustacés à deux environnements : l’un contenant de l’eau propre, l’autre de l’eau polluée par des fragments microscopiques de polyéthylène, un plastique très répandu dans les emballages. Après cinq jours, chaque bernard-l’ermite devait choisir entre deux coquilles : l’une plus petite, l’autre plus grande que celle qu’il occupait. Résultat, les individus exposés aux microplastiques semblaient confus et optaient plus fréquemment pour la coquille la moins adaptée. De quoi suggérer que ces particules altèrent potentiellement leur faculté à prendre des décisions essentielles à leur survie.

    Des indices alarmants

    Malheureusement, le nombre de particules de microplastiques présentes dans notre environnement est en pleine explosion. Matthew Campen, chercheur à l’Université du Nouveau-Mexique, affirme que les cerveaux de personnes décédées en 2024 contenaient environ 50% de microplastiques en plus que ceux de personnes mortes en 2016. Aujourd’hui, on retrouve en moyenne 7 grammes de plastique par cerveau, soit « l’équivalent de quelques bouchons de bouteille d’eau », souligne le média.

    Malgré les restrictions expérimentales (il est compliqué de disséquer des cerveaux d’humains encore en vie), il existe quelques indices d’effets néfastes chez des personnes vivantes. Une étude publiée dans la revue scientifique Sage Journals (▻https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.3233/JAD-240746) a révélé que les chinois de 60 ans et plus, affirmant être fortement exposés aux microplastiques (notamment en utilisant de la vaisselle en #plastique et en buvant régulièrement de l’#eau_en_bouteille) présentaient un risque accru de #troubles_cognitifs légers.

    Ces résultats soulèvent des préoccupations quant aux effets neurologiques potentiels des microplastiques chez l’humain, bien que des études plus approfondies soient nécessaires pour établir d’éventuels liens supplémentaires.

    En attendant d’en savoir plus, certains gestes simples permettent de limiter notre exposition quotidienne. Cela passe par l’utilisation de contenants en verre ou en céramique, le choix de produits issus de l’agriculture biologique et la préférence pour les aliments non emballés.

    ▻https://www.slate.fr/sciences/microplastiques-pollution-organisme-corps-humain-environnement-probleme-sante-
    #microplastique #santé

  • Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt sur X :
    ▻https://x.com/FranceskAlbs/status/1923350848425333209

    Versus Piers Morgan (qui rejoint la meute des bonnes âmes soudaines.)

    When someone feels entitled to ask any Palestinian to condemn the horrors and crimes of October 7—after decades of brutal occupation, dispossession, massacres after massacres, torture and humiliation—I stop taking them seriously. Moral authority doesn’t come from selective memory.

    Also, Piers, if nothing else, out of humility and decorum—and given your country’s historic responsibility—some questions should not be asked.

  • Mort de Fatima Hassouna : la photojournaliste palestinienne a été la « cible » d’une attaque de l’armée israélienne, selon Forensic Architecture
    ▻https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/festival-de-cannes/mort-de-fatima-hassouna-la-photojournaliste-palestinienne-a-ete-la-cible-

    . La réalisatrice iranienne Sepideh Farsi regarde un portrait de Fatima Hassouna qui est l’objet de son documentaire « Put Your Soul on Your Hand and Walk ». (JOEL SAGET / AFP)

    Le 16 avril dernier, Fatima Hassouna, ainsi que plusieurs membres de sa famille, étaient tués, lors d’une frappe israélienne sur le nord de Gaza. La photojournaliste palestinienne de 25 ans a été « la cible » d’une attaque de l’armée israélienne, selon un rapport de Forensic Architecture que franceinfo a pu consulter jeudi 15 mai. La Gazaouie est au cœur du documentaire de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, Put Your Soul on Your Hand and Walk, projeté jeudi soir au Festival de Cannes.

    Le groupe de recherche Forensic Architecture, reconnu pour la qualité de ses investigations, affirme que la jeune femme a été prise pour « cible ». D’après ses conclusions, le domicile de la famille était situé au deuxième étage d’un immeuble de la bande de Gaza qui en comptait cinq. Sur les images satellites prises après l’attaque menée à l’aide de deux missiles, Forensic Architecture constate que l’immeuble est encore debout : les frappes ont dévasté les deux premiers étages, dont l’appartement de la journaliste palestinienne. Six membres de la famille de Fatima Hassouna ont été tués sur le coup, deux autres ont été hospitalisés dont l’un est décédé quelques jours plus tard, indique le rapport de Forensic Architecture.

    #Fatima_Hassouna #Forensic_Architecture

  • It’s all hallucinations

    ▻https://tante.cc/2025/03/16/its-all-hallucinations

    > But I think that this discourse misses an important thing : Anything an LLM generates is a hallucination.

    On parle d’hallucinations quand une intelligence artificielle générative produit une phrase contenant de fausses informations.

    Or, la machine n’ayant aucune notion de vrai ou de faux, la vérité est qu’elle ne produit que des hallucinations, dont certaines s’avèrent être accidentellement vraies.

  • « Le Rapport Brazza », le document qui réfute la thèse d’une France coloniale civilisatrice
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/12/le-rapport-brazza-le-document-qui-refute-la-these-d-une-france-coloniale-civ

    Les éditions du Passager clandestin publient en version « poche » ce texte révélant dès 1905 les exactions du système colonial français. Longtemps dissimulé au public, il avait été redécouvert grâce au minutieux travail de l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch, qui en actualise la préface.

    […]

    En mars 1905, l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza embarque pour le Congo sous protectorat français afin d’y enquêter sur une affaire qui secoue l’opinion publique française, la mort cruelle d’un prisonnier tué par un fonctionnaire colonial à l’aide d’une cartouche de dynamite.

    […]

    La charge est sévère contre l’Etat français et le régime concessionnaire, mis en place pour limiter l’investissement public. La mission découvre ainsi l’organisation de prises d’otages afin d’obliger les populations à payer l’impôt en nature réclamé par l’administration. A Bangui, 45 femmes sont mortes de faim en 1904 alors qu’elles étaient enfermées à plus de 60 dans une case de 6 mètres de long, pour contraindre leurs maris à fournir une partie de leur récolte de caoutchouc. Dans une autre région, 119 « femmes et fillettes » sont enlevées pour les mêmes raisons, avant d’être relâchées sur intervention de Brazza.

  • Fin de vie : une loi inutile et dangereuse | Elisa Rojas
    ▻https://auxmarchesdupalais.wordpress.com/2025/02/16/fin-de-vie-une-loi-inutile-et-dangereuse-partie-1

    C’est pour cette raison que de nombreuses personnes malades et handicapées potentiellement visées, comme moi, par cette large définition font part de leurs vives inquiétudes face à ce projet de loi qui prévoit de leur faciliter « généreusement » le suicide. Source : auxmarchesdupalais

  • Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt sur X :
    ▻https://x.com/FranceskAlbs/status/1885747629402755344

    My detractors cannot wrap their head around it: I am not paid by anyone for my work on #Palestine, not even the UN. Special Rapporteurs serve pro bono. And I have so much fun at doing what I do, you know why? Because I despise bullies, mafias and apartheid. It is in my DNA, and I will fight all three happily till my last breath. Now, minions, get a life.

    #respect

  • DIY Web Archiving

    Un « webzine » qui parle d’archivage du web, opération nécessaire en raison de la disparition des contenus du web.

    Il est notamment questions d’une extension (seulement pour les navigateurs basés sur Chromium malheureusement) qui enregistre toutes les données visionnées lors d’une session de surf web et qui les transforme en archives consultables ultérieurement, hors ligne.

    Zine Bakery Bakeshop #2, by Quinn Dombrowski, Tessa Walsh, Anna Kijas, Ilya Kremer, and Amanda Wyatt Visconti

    ▻https://zinebakery.com//homemade-zines/bakeshop-2-diywebarchiving

    Le site de l’extension de navigateur est ▻https://archiveweb.page

    Le sire de l’organisation derrière cette initiative est ▻https://webrecorder.net

    #archivage