vazy

L’espace d’un instant, et inversement.

  • Bref /.../ l’insouciance du monde d’avant #Covid_19, les bars avec 5 personnes au m², etc., ça va bien 2 secondes. On peut se voir, on peut s’amuser sans être dans le n’importe quoi total avec zéro effort.

    Maitre Pandaï a fait un fil twitter très long et très explicatif sur la situation contradictoire actuelle en France alors que la pandémie donne des signes de potentielle reprise :
    source rassemblée https://threadreaderapp.com/thread/1290755509394509826.html
    source directe https://twitter.com/Panda31808732/status/1290755509394509826

    1. Bon, ils vont regarder combien de temps la courbe grimper avant de réagir ?

    2. On est repartis en croissance exponentielle depuis plus d’un mois. Cela signifie que plus le temps passe, plus notre position se dégrade. Avec pour horizon la rentrée dans 4 semaines, et 6 mois de saison froide en intérieur.

    Visiblement, les bases sur ce qu’est une exponentielle de SARS-CoV-2 ne sont toujours pas acquises.

    • Ça ne se calme pas tout seul
    • Ça empire si on ne fait rien
    • Ça finit, au bout d’un certain temps, par faire de gros dégâts

    Exponentielle SARS-CoV-2 = bombe à retardement

    /.../

    • Encore parlé ce midi avec les festivals et rassemblement de plus de 5000 personnes de nouveau autorisés… et toutes les contradictions du genre « avec un siège d’écart » (et toutes les musiques actuelles debout ?), « avec un masque » (pourtant au cinéma tout le monde l’enlève une fois assis, alors même que dans les transports on doit l’avoir en continue) etc. Bref tout le monde s’en bat apparemment, faut que tout reparte… tout ça pour s’arrêter dans 2 mois de nouveau… Ce qui me fait le plus chier c’est pour mon fils, qui va galérer encore si enfermé sans profs en face à face pour réellement apprendre des choses (pas juste faire des exos).

    • Je suis 100% d’accord. Et je vous dit pas comment c’est géré en Belgique... Ex : quarantaine obligatoire quand tu rentres de Suède. Sauf si tu atterris en France puis que tu rentres en Belgique. Option surveillance sécuritaire priorisée (amendes à 250€, plus de police dans les quartiers populaires...) et toujours pas de tests rapides en pharmacie alors que pas assez de capacité globale de testing. Résultats centres de tests encombrés par des personnes non contaminées... etc.

    • Merci @val_k pour ce (très bon) thread de Twitter.

      Et au risque de me répéter, je continue à observer les courbes de la France en comparaison à celles de l’Italie. J’observe les courbes des cas toujours actifs, celles qui intègrent les nouveaux cas jours après jours. Qu’est-ce qui fait que, en Italie, la propagation du virus reste basse et stable alors qu’en France (et dans d’autres pays aussi), l’épidémie flambe à nouveau ?

      Liens vers les données (à la date du 06/08/2020) :
      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france
      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/italy

  • Antarctic Survey sur Twitter : “Scientists discover new penguin colonies from space! New study using ESA satellite mapping technology reveals there are nearly 20% more emperor #penguin colonies in #Antarctica than was previously thought. Exciting research @PeterTFretwell & Phil Trathan: https://t.co/5J6Kz4y9Zo https://t.co/5RZCCmk8pB” / Twitter
    https://twitter.com/BAS_News/status/1290912005902262272

    https://pbs.twimg.com/media/Eeo9m61XoAEkGPb?format=jpg&name=small
    #manchots #antarctique

  • « Apporter de l’aide à Matzneff a longtemps servi la réputation d’élus », tribune de Cloé Korman, romancière
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/30/apporter-de-l-aide-a-matzneff-a-longtemps-servi-la-reputation-d-elus_6047651

    En 2015 est sorti un film magnifique, sobre comme ses personnages, Spotlight, qui raconte comment une équipe de journalistes d’investigation du Boston Globe a mené une enquête sur des prêtres pédophiles ayant fait des centaines de victimes dans leur ville, au vu et au su de la hiérarchie ecclésiastique, de la police et de la justice, et ce à partir de la fin des années 1970. Conduite au tournant des années 2000, l’enquête qui est dépeinte par le réalisateur Tom McCarthy n’est pas seulement difficile à mener, elle l’est aussi et surtout à publier : des amis, des alliés, vont se retrouver exposés pour ces crimes, ou pour leur absence de réaction devant ces crimes. Il y a vers le milieu du film un échange saisissant entre deux journalistes, à propos du proverbe « It takes a village to raise a child » (« pour élever un enfant, il faut tout un village ») dont ils sont en train de découvrir l’envers cauchemardesque : « It takes a village to molest one » (« il faut aussi tout un village pour abuser de lui. »)

    Il faut des silences, des complicités, des tolérances, des indifférences. Dans l’affaire Gabriel Matzneff, l’effort collectif est encore plus remarquable puisque l’écrivain a non seulement revendiqué ses actes, mais qu’il en a fait son fonds de commerce, dès 1974 et la parution des Moins de seize ans (Julliard). D’après ses propres mots dans ce livre, il aime les jeunes gens à partir de 10 ans, alors qu’il en a déjà 38. L’idée qu’on ne savait pas qui était Gabriel Matzneff, qui on aidait quand on l’aidait, est obsolète à partir de 1974, quand il commence à publier ses récits pédophiles autobiographiques.

    Parler d’ordre moral est assez consternant

    En 1987, treize ans plus tard, il trouve sur son chemin des mécènes pour lui payer ses notes d’hôtel. En 2002, il obtient que le Centre national du livre lui accorde une sorte de pension de retraite définitive. Ceux qui signent les chèques ne sont pas les mêmes que ceux qui accordent les subventions, qui ne sont pas les mêmes que ceux qui l’invitent à la télévision, etc. – ceci car « il faut tout un village ».
    En 2020, une enquête de Mediapart et du New York Times met en cause Christophe Girard comme acteur de ce soutien financier, d’abord en tant que secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent dont il signait les chèques, puis pour une lettre de soutien qu’il a signée alors qu’il était déjà adjoint à la culture à la Mairie de Paris.

    Suite aux pressions de militantes féministes et écologistes, Christophe Girard vient de choisir de démissionner de ce poste qu’il a si longtemps occupé. Certains voient dans cette démission une injustice, invoquent une atmosphère de « tribunal populaire » ainsi que « d’ordre moral ». Parler d’ordre moral est assez consternant.

    L’ordre moral désigne le mouvement politique qui a suivi la Commune de Paris et encouragé la piété catholique en France, l’édification du Sacré-Cœur, le maintien des femmes à la maison, à des fonctions reproductives et domestiques. Historiquement, l’ordre moral, c’est exactement le contraire de ce à quoi aspirent les militantes féministes, qu’elles soient lesbiennes militantes soi-disant « hystériques » ou plus modérées.

    A moins que cette expression ait changé de sens et que l’ordre moral désigne désormais un monde où l’on ne peut plus violer tranquillement les enfants, ou les femmes de ménage, ou les prostituées, sans que cela fasse de vagues, à moins que l’ordre moral, ce soit quand on ne peut plus préserver le bien-être libidinal de certains au détriment de tous les autres. L’ordre moral, dans ce cas, ne serait peut-être plus ce qu’il était.

    Hypocrisie

    Quant à l’idée que Christophe Girard serait victime d’une exécution publique, injuste, arbitraire, parce que sa situation ne relève pas de la justice judiciaire mais « uniquement » de l’opinion publique, elle me paraît d’une incroyable tartufferie.

    Faire face à l’opinion publique et tenir compte de ses attentes, c’est la base du métier de politique. Acquérir du capital symbolique en parrainant des événements, en affichant telle ou telle amitié, en étant capable de mobiliser tel ou tel réseau professionnel ou social, c’est le quotidien de ce travail.

    Dans le cas Gabriel Matzneff, l’hypocrisie va même au-delà. Il y avait sans doute plus que Matzneff dans Matzneff : lui apporter de l’aide a représenté, pendant des années, une opération réputationnelle qui allait au-delà de l’écrivain – ça a été chic, provoquant, et à sa façon, utile à ceux qui le faisaient. Aider Matzneff ou ne pas s’opposer à ce qu’il soit aidé a été le signe d’une audace morale, d’un « pas froid aux yeux » permettant de faire plaisir au sein d’une certaine élite. Si cette opération réputationnelle a pu être bénéficiaire à une époque, il n’est pas injuste que, le public ayant changé, les attentes morales ayant évolué, le seuil de tolérance aux violences sexistes et sexuelles commençant enfin à s’abaisser, la même opération puisse aujourd’hui tourner au fiasco.

    Il faut bien rappeler que Vanessa Springora, en publiant son livre, n’a pas révélé les actions de Gabriel Matzneff. En parlant de sa douleur redoublée par l’indifférence, par l’absence d’aide qui l’a entourée, ce livre est une révélation non des faits, mais de l’aveuglement devant les faits. En ce sens, son titre a eu le génie d’inscrire dans le débat public français un double sens très opérant du mot « consentement » : c’est-à-dire le « oui » ambivalent de la victime, d’un côté, et de l’autre tout un bruissement de « oui » – oui pour un chèque, oui pour un coup de main, oui pour un déjeuner, tous ces oui de l’absence de courage, ces oui qui coûtent moins cher à une carrière que de dire « non » à un allié ou un patron.

    Pour un homme politique, dont c’est le métier de gérer son capital symbolique, l’exposition publique de ses sympathies et de ses valeurs, c’est une disgrâce normale de tomber pour un « oui » de trop.

    #Ville_de_Paris

  • Zapped - Frank Zappa par Frank Zappa -| ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/048387-000-A/zapped-frank-zappa-par-frank-zappa

    Pendant presque un demi-siècle, les radios et télévisions du monde entier ont documenté les nombreuses activités et prises de position du grand Zappa. Ses commentaires décapants sur l’État et la religion, l’industrie du disque et la culture des jeunes constituent une lecture musicale, sociopolitique et plutôt radicale de son temps. À travers ces archives rares et oubliées, le film de Thorsten Schütte dessine un portrait protéiforme de Zappa : celui d’un musicien surdoué et influent, mais aussi d’un exceptionnel commentateur et critique de son époque. L’occasion de revisiter tout un pan de la culture populaire et de bousculer au passage quelques idées reçues sur l’homme et l’artiste qu’il fut.

    FRANK ZAPPA - whipping post - Live 1984
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=26&v=Mu32TgPeXM8&feature=emb_logo


    #Frank_Zappa- whipping post - Live 1984

  • Une place à soi – Chouyo’s World
    http://www.chouyosworld.com/2020/07/23/une-place-a-soi

    Cela a commencé comme ça. Un petit groupe de six filles, à la fin d’un cours. J’ai mon sac prêt pour aller remplir ma bouteille d’eau et chercher un café, dans les dix minutes de récréation qu’il reste. Je leur dis avec un sourire que, s’il s’agit d’astuces pour leur devoir de physique-chimie, c’est pas gagné mais que je ferai mon maximum. Elles sourient. Trois autres filles, déjà parties dans le couloir, reviennent dans la salle.

    L’une d’elle regarde ses camarades et commence à m’expliquer en choisissant bien ses mots. Depuis plusieurs semaines, certaines d’entre elles subissent des « remarques ». Des « moqueries ». Des « blagues ». J’écoute, hoche la tête. Vous avez vu comme cela va vite ? Elles ont 14 ans au mieux et elles ont déjà si bien intégré comment, dans le langage, édulcorer la réalité. Car ceux qui ont subi « blagues », « moqueries » et « remarques » savent de quelle réalité ces mots sont lourds.

    Mais l’élève porte-parole tourne autour du pot : je lui dit que j’ai besoin d’exemples concrets pour comprendre ce dont il s’agit, ce qui se joue ici, et surtout clarifier ce qu’elles ne savent pas ou n’osent pas, plutôt, nommer. Elles dansent d’un pied sur l’autre, hésitent, l’une d’entre elles réajuste son sac sur l’épaule et se tournant vers la porte esquisse un « Nan mais c’est rien Madame, et puis vous n’avez pas le temps ».

    Je pose mon sac et ma bouteille.

    Je pose mes clefs de salle.

    Je pose ma voix.

    – J’ai tout mon temps. Et vous aussi.

    #éducation #sexisme #empowerment #école #classe

    • Et avec cette classe, au fur et à mesure des mois, une configuration qui désormais me saute aux yeux s’était mise en place involontairement : toutes les places périphériques sont occupées par les garçons, sur les côtés et au fond de la classe, c’est-à-dire avec un mur qui rassure et permet une assise stable. Les filles, elles, sont au centre : sans assise, sans appui, exposées de toutes part.

      Je note que la répartition genrée dans l’espace s’inverse entre l’intérieur et l’extérieur : Dans la cour se sont les garçons qui occupent l’espace central (pour le foot) et les filles qui sont en périphérie. Dans la classe tout s’inverse.
      #spatialité

    • Dans cette même assemblée, il voudrait que les jeunes en prison prennent pour référence les militaires plutôt que les terroristes.
      Je ne sais pas si les djeunes font bien la différence, en ce moment, entre un militaire et un terroriste ? moi le premier et j’ai 4 ans de moins que le garde des sceaux.

    • C’est dingue comment ce type est à côté de la plaque. "Il y a aura peut-être un jour les droits de l’homme et de la femme, mais pour l’instant je dis « droits de l’homme » et puis quand je dis ""français, j’entends français et françaises" .
      C’est curieux, parce que j’ai beau le répéter plusieurs fois mais moi j’entends pas du tout « françaises » dans « français » pas plus que « femme » dans « droits de l’homme ».
      On est prévenu, un homme à ce stade qui arrive à entendre des mots au féminin sans les dire, va continuer à omettre les femmes et à dire « droits de l’homme » en place de « droits humains » et « français » en place de « françaises et français ».
      D’autre part, arriver à devenir garde des sceaux sans connaitre les chiffres des non condamnations pour viol ou tentatives, je retournerai au bac à sable garder les sots.
      #femmes #viols

    • Pour 100 viols et tentatives, une seule condamnation : Dupond-Moretti a-t-il raison de douter de ce chiffre ?

      Bonjour,

      Vous nous interrogez sur l’échange qui s’est tenu lundi 20 juillet, en commission des lois de l’Assemblée nationale, entre Hervé Saulignac, député socialiste de l’Ardèche, et le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. Le premier interroge le second sur la réponse pénale apportée aux viols et tentatives de viol. Le député a publié sur Twitter une vidéo de son intervention. Et la réponse du garde des Sceaux est visible en intégralité dans un tweet de LCP.

      Voici la retranscription de leur échange :

      Hervé Saulignac : Je voudrais vous interroger sur les 93 000 femmes subissant un viol ou une tentative de viol chaque année, d’après une enquête qui a été menée par votre ministère il y a trois ans de cela […] 1 000, c’est le nombre de condamnations qui sont prononcées chaque année pour ces crimes-là. Si seulement 1% des viols et tentatives mènent à une condamnation, cela pourrait signifier que 99% ne mènent à rien. Et il y a là, vous en conviendrez, une belle marge d’amélioration pour votre ministère. Je pourrais aussi évoquer ces 20% de victimes déclarées qui portent plainte. Ou bien encore un dixième de ces plaintes qui aboutissent à une condamnation pour viol. Alors, Monsieur le ministre, vous avez dit à plusieurs reprises vouloir réconcilier les Français avec leur justice. Ma question est extrêmement simple : comment comptez-vous réconcilier les Françaises avec leur justice ? [Comment] leur redonner confiance quand 99% des viols et tentatives n’entraînent aucune conséquence pour leurs auteurs ?

      Eric Dupond-Moretti : _Monsieur Saulignac, je ne sais pas d’où vous tenez ces chiffres. […]

      HS : C’est une enquête de votre propre ministère.

      EDM : D’accord. Je souhaiterais savoir comment on les obtient, ces chiffres. Parce que c’est au fond assez curieux, de pouvoir dire qu’autant de faits ont été avérés sans que des plaintes aient été déposées. Je n’ignore pas qu’un certain nombre de plaintes n’aboutissent pas, ça, c’est une évidence. Ces chiffres-là me paraissent effrayants. S’ils correspondent à une réalité. Effrayants. […] Ces chiffres-là me paraissent quand même… je ne dis pas « infondés ». Mais je vais revoir ce que vous venez d’évoquer, je vais le regarder dans le détail, et je vous fais la promesse qu’on en reparlera la fois prochaine. Je veux voir comment 99%, selon vous, des viols ne seraient pas traités. Et si c’est le cas…

      HS : Viols et tentatives…

      EDM : Oui, ça reste un crime, la tentative est punie comme le viol. Et si 99% de ces crimes ne sont pas traités, il y a quelque chose qui ne marche pas, mais alors pas du tout. Et il faut immédiatement remédier à cela. Je ne peux pas vous en dire plus. Je suis circonspect sur ces chiffres. Je veux les regarder. Je veux voir comment ils ont été obtenus. Parce que comment peut-on savoir qu’un viol a été perpétré s’il n’y a pas de plainte ? Et s’il y a des plaintes enregistrées, je voudrais vérifier qu’à 99% elles ne sont pas traitées. Alors là, ça tient à quoi : à l’inertie des parquets ? A l’inertie de la police ? Je le dis, si ces chiffres sont avérés, je suis extrêmement inquiet. Et comptez sur moi pour le vérifier. Dès demain, on va faire cette vérification.

      CheckNews avait déjà effectué cette vérification fin 2017, puis début 2019. Quoique légèrement mal sourcés, les chiffres avancés par le député Saulignac sont globalement exacts. Quant au raisonnement qui le mène à estimer que « seulement 1% des viols et tentatives mènent à une condamnation, [ce qui] pourrait signifier que 99% ne mènent à rien », il est compréhensible, quoique discutable.

      Selon plusieurs médias, Eric Dupond-Moretti, à la suite d’une suspension de séance, serait partiellement revenu sur ses propos : « J’avais mal compris : c’est 99% des viols supposés commis qui ne font pas l’objet d’une dénonciation. » Nous n’avons pas pu l’entendre dire cela dans la vidéo disponible sur le site de l’Assemblée (l’échange avec le député a lieu autour d’1h30, et la suspension de séance a lieu peu de temps après).

      Au moins 94 000 viols et tentatives par an en France

      Le chiffre de 93 000 viols et tentatives de viols chaque année, avancé par Hervé Saulignac, est un chiffre que l’on retrouve dans la lettre annuelle de 2017 de l’Observatoire des violences faites aux femmes, rattaché à la mission interministérielle pour la protection des femmes et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof), qui dépend du ministère (à l’époque secrétariat d’Etat) chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

      Le chiffre est même supérieur dans l’édition la plus récente de cette lettre (novembre 2019) : on y lit que « 94 000 femmes majeures déclarent avoir été victimes de viols et/ou de tentatives de viol sur une année. » Et plus loin : « 0,4% des femmes de 18 à 75 ans, soit environ 94 000, ont déclaré avoir été victimes de ces faits. »

      Précisons que ce chiffre émane de l’enquête Cadre et de vie et sécurité (CVS), que mène annuellement l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee), en partenariat, notamment, avec l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), qui dépend du Premier ministre, et l’un de ses organismes indépendants, l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP).

      On notera, à cet égard, que ce n’est pas le ministère d’Eric Dupond-Moretti qui produit cette information, contrairement à ce qu’avance le député Saulignac.

      Ce chiffre de 94 000 est calculé à partir d’une moyenne sur les années 2012 à 2019 – chaque année, au premier trimestre, entre 20 et 25 000 ménages sont interrogés, précisent les auteurs de l’enquête CVS. Aussi, la lettre de l’Observatoire des violences faites aux femmes de novembre 2019 s’attache à préciser que l’enquête CVS est une étude de victimation, c’est-à-dire qui s’appuie sur les déclarations des personnes. Ce qui induit, relève la lettre, que « ces résultats sont des ordres de grandeur s’approchant de la réalité mais s’écartant légèrement de ce qu’aurait donné une interrogation exhaustive de la population. Il s’agit de ce que déclarent les personnes interrogées, certaines violences peuvent donc être sous-déclarées. »

      Et d’ajouter que « l’enquête CVS ne permet pas de rendre compte de manière exhaustive des viols et des tentatives de viol en France puisque certaines catégories de la population ne sont pas interrogées (personnes âgées de moins de 18 ans et de plus de 75 ans, personnes sans domicile ou vivant en collectivité [prisons, foyers…], personnes vivant en outre-mer) ».

      Environ 17% de plaintes

      Le député Saulignac avance également que seulement 20% des victimes déclarées de viol ou d’une tentative portent plainte. Un chiffre peut-être légèrement surestimé.

      D’après le ministère de l’Intérieur (et toujours pas le ministère de la Justice), les services de police et de gendarmerie ont enregistré 22 900 plaintes pour viol en 2019. En augmentation (+19%) par rapport à 2018. Toutefois, cette documentation ne précise pas la part de femmes parmi les plaignants.

      Il faut donc partir des chiffres de 2018. Cette année-là, « 18 800 personnes ont été enregistrées comme victimes de viols par la police et la gendarmerie en France métropolitaine, dont 88% de femmes », écrit le ministère de l’Intérieur. Soit 16 544 femmes « enregistrées », c’est-à-dire ayant porté plainte pour viol. Le service statistique de la place Beauvau reconnaît toutefois que les chiffres des atteintes sexuelles faisant l’objet de plaintes dont il dispose « [sont] affecté[s] par une forte sous-déclaration de ces faits aux forces de sécurité ».

      Si l’on rapporte ces 16 544 plaintes pour viols aux 94 000 viols et tentatives déclarés, on obtient un taux de plainte de 17,6%. Mais ce calcul est discutable. Premièrement, parce que le chiffre de 94 000 est une moyenne sur plusieurs années, alors que le nombre de plaintes ne porte que sur 2018. Deuxièmement, parce que le premier indicateur est déclaratif alors que le second est le résultat de remontées administratives. Cela permet néanmoins de se faire une idée.

      C’est d’ailleurs aussi le choix fait par les auteurs de l’enquête CVS de 2019, qui arrivent au même chiffre : « Les viols restent des atteintes faiblement rapportées aux services de police et de gendarmerie. Sur la période 2011-2018, 17% des victimes d’un viol ou d’une tentative de viol déclarent avoir déposé plainte. »

      Ainsi, moins d’un cinquième des femmes se déclarant victimes de viol ou de tentative de viol porteraient plainte pour ces faits.

      Moins de 1 300 viols sanctionnés en 2019

      Dernière partie du raisonnement : combien de personnes sont condamnées pour ces crimes ? Pour le coup, c’est bien le ministère de la Justice qui fournit la réponse, puisqu’il produit chaque année un document au titre explicite, « Les condamnations ».

      Les dernières données disponibles sont celles de 2018. Cette année-là, 1 269 viols ont été sanctionnés. Ces crimes « constituent 44% des crimes sanctionnés », écrit le ministère. « Ils se composent des viols avec circonstances aggravantes (34,2% des crimes), des viols simples (7,3%) ou des viols commis par le conjoint ou concubin de la victime (2,4%). »

      Cette même année, le ministère de l’Intérieur enregistrait au total 18 800 plaintes pour de tels faits. Soit, pour 100 plaintes pour viol, un peu moins de 7 condamnations pour ce motif. Là encore, la comparaison est discutable, car il est hautement improbable qu’une plainte pour un crime soit jugée (et donne lieu à une condamnation) l’année même où elle est déposée. Aussi, les chiffres de la Justice ne précisent pas le sexe de la personne qui a porté plainte – impossible donc de savoir combien de plaintes de femmes aboutissent effectivement à une condamnation. Mais là encore, cela permet de se faire une idée.

      Correctionnalisation des viols

      Comme nous le rappelions dans nos précédents papiers, les condamnations pour viols sont d’autant moins nombreuses qu’existe la possibilité de « correctionnaliser » ce crime. Par ce mécanisme, le viol, un crime jugé aux assises, est requalifié en agression sexuelle, un délit jugé en correctionnelle. La correctionnalisation intervient lorsque les éléments de preuve sont insuffisants, ou pour éviter aux victimes un procès d’assises parfois difficilement supportable. Ce phénomène de correctionnalisation est critiqué par des associations de défense des victimes, certains de leurs avocats ou encore certains psychiatres. Une étude menée au sein du tribunal de grande instance de Bobigny (l’une des seules fournissant des chiffres sur le sujet) estimait qu’en 2013 et 2014, « 46% des agressions sexuelles étaient des viols correctionnalisés ».

      Avec toutes ces précautions méthodologiques, on arrive tout de même à cet ordre de grandeur : 94 000 femmes entre 18 et 75 ans déclarent avoir subi un viol ou une tentative de viol au cours d’une année (en métropole et en moyenne, entre 2012 et 2019). Or, en 2018, la justice n’a enregistré que 1 269 condamnations pour viol (sans que l’on sache combien ont été commis sur des femmes). Tout « effrayant » que soit le chiffre, on arrive bien in fine à 1,3 condamnation pour viol sur 100 viols ou tentative déclarés.

      Contactés ce mercredi matin pour confirmer, infirmer, ou commenter le calcul menant à ce chiffre, ni la mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences (Miprof), ni le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, ni le ministère chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes n’ont répondu pour l’heure.

      Fabien Leboucq

      https://www.liberation.fr/checknews/2020/07/22/pour-100-viols-et-tentatives-une-seule-condamnation-dupond-moretti-a-t-il

    • Pour qui s’intéresse un tout petit peu à la situation désastreuse des femmes en france ces chiffres sont criés par les féministes depuis trèèèès longtemps :

      2019
      https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/08/combien-y-a-t-il-de-viols-chaque-annee-combien-de-plaintes-combien-de-con

      ça s’appelle du #foutage_de_gueule, mais qu’attendre de plus d’un gvt qui met un Darmanin à l’intérreur ?

      Autre question toujours éludée : et pour regarder les chiffres des viols sur enfants, faudra attendre combien de temps ?

      En France, 165.000 enfants sont victimes de viols et violences sexuelles chaque année

      https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-enfants-victimes-de-viol-et-violence-sexuelles-en-france-ont-en-moyen

    • c’est au fond assez curieux, de pouvoir dire qu’autant de faits ont été avérés sans que des plaintes aient été déposées

      Oui, c’est curieux. On le sait parce qu’on fait des enquêtes de #victimation qui permettent d’identifier les failles (les fosses béantes) du système policier-judiciaire.

      Le mépris pour les sciences sociales dont témoigne la droite rance prive ces gens de connaissances sur la société où ils vivent... ou qu’ils dirigent.
      #raclure

  • The Climate Expert Who Delivered News No One Wanted to Hear | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2009/06/29/the-catastrophist

    Hansen, who is sixty-eight, has greenish eyes, sparse brown hair, and the distracted manner of a man who’s just lost his wallet. (In fact, he frequently misplaces things, including, on occasion, his car.) Thirty years ago, he created one of the world’s first climate models, nicknamed Model Zero, which he used to predict most of what has happened to the climate since. Sometimes he is referred to as the “father of global warming,” and sometimes as the grandfather.

    Hansen has now concluded, partly on the basis of his latest modelling efforts and partly on the basis of observations made by other scientists, that the threat of global warming is far greater than even he had suspected. Carbon dioxide isn’t just approaching dangerous levels; it is already there. Unless immediate action is taken—including the shutdown of all the world’s coal plants within the next two decades—the planet will be committed to change on a scale society won’t be able to cope with. “This particular problem has become an emergency,” Hansen said.

    Hansen’s revised calculations have prompted him to engage in activities—like marching on Washington—that aging government scientists don’t usually go in for. Last September, he travelled to England to testify on behalf of anti-coal activists who were arrested while climbing the smokestack of a power station to spray-paint a message to the Prime Minister. (They were acquitted.) Speaking before a congressional special committee last year, Hansen asserted that fossil-fuel companies were knowingly spreading misinformation about global warming and that their chairmen “should be tried for high crimes against humanity and nature.” He has compared freight trains carrying coal to “death trains,” and wrote to the head of the National Mining Association, who sent him a letter of complaint, that if the comparison “makes you uncomfortable, well, perhaps it should.”

    Hansen insists that his intent is not to be provocative but conservative: his only aim is to preserve the world as we know it. “The science is clear,” he said, when it was his turn to address the protesters blocking the entrance to the Capitol Power Plant. “This is our one chance.”

    When Hansen began his modelling work, there were good theoretical reasons for believing that increasing CO2 levels would cause the world to warm, but little empirical evidence. Average global temperatures had risen in the nineteen-thirties and forties; then they had declined, in some regions, in the nineteen-fifties and sixties. A few years into his project, Hansen concluded that a new pattern was about to emerge. In 1981, he became the director of GISS. In a paper published that year in Science, he forecast that the following decade would be unusually warm. (That turned out to be the case.) In the same paper, he predicted that the nineteen-nineties would be warmer still. (That also turned out to be true.) Finally, he forecast that by the end of the twentieth century a global-warming signal would emerge from the “noise” of natural climate variability. (This, too, proved to be correct.)

    Throughout the nineteen-eighties and nineties, the evidence of climate change—and its potential hazards—continued to grow. Hansen kept expecting the political system to respond. This, after all, was what had happened with the ozone problem. Proof that chlorofluorocarbons were destroying the ozone layer came in 1985, when British scientists discovered that an ozone “hole” had opened up over Antarctica. The crisis was resolved—or, at least, prevented from growing worse—by an international treaty phasing out chlorofluorocarbons which was ratified in 1987.

    “At first, Jim’s work didn’t take an activist bent at all,” the writer Bill McKibben, who has followed Hansen’s career for more than twenty years and helped organize the anti-coal protest in D.C., told me. “I think he thought, as did I, If we get this set of facts out in front of everybody, they’re so powerful—overwhelming—that people will do what needs to be done. Of course, that was naïve on both our parts.”

    What is now happening, Hansen explained to the group in New Hampshire, is that climate history is being run in reverse and at high speed, like a cassette tape on rewind. Carbon dioxide is being pumped into the air some ten thousand times faster than natural weathering processes can remove it.

    “So humans now are in charge of atmospheric composition,” Hansen said. Then he corrected himself: “Well, we’re determining it, whether we’re in charge or not.”

    Among the many risks of running the system backward is that the ice sheets formed on the way forward will start to disintegrate. Once it begins, this process is likely to be self-reinforcing. “If we burn all the fossil fuels and put all that CO2 into the atmosphere, we will be sending the planet back to the ice-free state,” Hansen said. “It will take a while to get there—ice sheets don’t melt instantaneously—but that’s what we will be doing. And if you melt all the ice, sea levels will go up two hundred and fifty feet. So you can’t do that without producing a different planet.”

    Once you accept that CO2 levels are already too high, it’s obvious, Hansen argues, what needs to be done. He displayed a chart of known fossil-fuel reserves represented in terms of their carbon content. There was a short bar for oil, a shorter bar for natural gas, and a tall bar for coal.

    “We’ve already used about half of the oil,” he observed. “And we’re going to use all of the oil and natural gas that’s easily available. It’s owned by Russia and Saudi Arabia, and we can’t tell them not to sell it. So, if you look at the size of these fossil-fuel reservoirs, it becomes very clear. The only way we can constrain the amount of carbon dioxide in the atmosphere is to cut off the coal source, by saying either we will leave the coal in the ground or we will burn it only at power plants that actually capture the CO2.” Such power plants are often referred to as “clean coal plants.” Although there has been a great deal of talk about them lately, at this point there are no clean-coal plants in commercial operation, and, for a combination of technological and economic reasons, it’s not clear that there ever will be.

    Hansen continued, “If we had a moratorium on any new coal plants and phased out existing ones over the next twenty years, we could get back to three hundred and fifty parts per million within several decades.” Reforestation, for example, if practiced on a massive scale, could begin to draw global CO2 levels down, Hansen says, “so it’s technically feasible.” But “it requires us to take action promptly.”

    “In nearly all areas, the developments are occurring more quickly than had been assumed,” Hans Joachim Schellnhuber, the head of Germany’s Potsdam Institute for Climate Impact Research, recently observed. “We are on our way to a destabilization of the world climate that has advanced much further than most people or their governments realize.”

    Scientifiques et responsablité : une véritable question à dépasser. Si on se limite à ce qui est « acceptable politiquement », est-on encore un scientifique quand la réalité de l’évolution de la planète est en jeu ? C’est à ce moment là qu’on devient un sciento-politique conservateur. La « communauté scientifique » a peur de son ombre, et pas seulement dans ce domaine. Hansen a raison de dire les conséquences politiques de ce que son travail scientifique lui a permis de découvrir.

    But if Hansen’s anxieties about D.A.I. and coal are broadly shared, he is still, among climate scientists, an outlier. “Almost everyone in the scientific community is prepared to say that if we don’t do something now to reverse the direction we’re going in we either already are or will very, very soon be in the danger zone,” Naomi Oreskes, a historian of science and a provost at the University of California at San Diego, told me. “But Hansen talks in stronger terms. He’s using adjectives. He has started to speak in moral terms, and that always makes scientists uncomfortable.”

    Hansen is also increasingly isolated among climate activists. “I view Jim Hansen as heroic as a scientist,” Eileen Claussen, the president of the Pew Center on Global Climate Change, said. “He was there at the beginning, he’s faced all kinds of pressures politically, and he’s done a terrific job, I think, of keeping focussed. But I wish he would stick to what he really knows. Because I don’t think he has a realistic view of what is politically possible, or what the best policies would be to deal with this problem.”

    #Climat #Jim_Hansen #Science_et_politique

  • Anonymat sur les réseaux sociaux : les contre-vérités de Jean Castex et Eric Dupond-Moretti
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/anonymat-sur-les-reseaux-sociaux-les-contre-verites-de-jean-castex-et-eric

    Le Premier ministre, Jean Castex, et son ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, sont tous deux hostiles à l’anonymat sur les réseaux sociaux, qu’ils souhaitent interdire pour "lever l’impunité en ligne". Mais les deux ministres confondent le pseudonymat et l’anonymat, oublient que des lois existent déjà pour punir les propos illicites sur Internet, et ignorent qu’il est tout à fait possible, et assez facile, de retrouver leurs auteurs. Le vrai problème est le temps de la réponse judiciaire, ce qui soulève la question des moyens mis à sa disposition. Explications.

    Le remaniement d’Emmanuel Macron est-il synonyme de retour en arrière sur les sujets numériques ? Au-delà du fait que le chef de l’Etat n’ait pas jugé bon de créer un véritable ministère du Numérique, les positions du nouveau Premier ministre, Jean Castex, et de son ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, sur les réseaux sociaux et l’anonymat en ligne, montrent que leur maîtrise de ce sujet est très approximative.

    Pour Jean Castex, l’anonymat sur les réseaux sociaux est « quelque chose de choquant ", " un sujet dont il va falloir qu’on s’empare ", a-t-il déclaré mi-juillet au Parisien. N’hésitant pas à basculer directement dans le point Godwin -une comparaison avec le nazisme-, le Premier ministre estime que " si on se cache, les conditions du débat sont faussées. [...]. On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. Dans ces conditions, les réseaux sociaux, c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! ", s’est-il enflammé. Quelques jours plus tard, rebelote de la part, cette fois, du nouveau ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. Lors de son audition devant l’Assemblée nationale, le 20 juillet, le Garde des Sceaux a révélé l’étendue de son ignorance sur le sujet. " Est-ce que technologiquement on peut intervenir pour interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux ? Si vous pouvez m’aider à résoudre cette question, je suis preneur ", a-t-il demandé, après avoir fait part de son expérience avec un cyber-harceleur qui serait prétendument protégé par son anonymat. Eric Dupond-Moretti n’en est pas à sa première sortie sur…

    #paywall

  • Coronavirus : « les chiffres sont inquiétants », la France peut « basculer », selon Delfraissy
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-les-chiffres-sont-inquietants-la-france-peut-basculer-20200721

    Interrogé par RMC-BFMTV, Jean-François Delfraissy s’est inquiété d’« une série de clusters particulièrement importants » dans « des zones très peu touchées en particulier dans l’Ouest ». « On est sur une ligne de crête un peu instable. Les chiffres ne sont pas bons, ils sont inquiétants », a-t-il répété plusieurs fois.

    « Aucun des indicateurs n’est totalement au rouge. On voit très bien comment la France peut rester sur cette ligne de crête avec difficulté pour les semaines qui viennent, en étant très armée, en utilisant les tests, en entourant les clusters de façon très massive, ou au contraire basculer dans quelque chose qui ressemblerait plus à l’Espagne, à la Catalogne », a déclaré le président du Conseil scientifique.

  • Les abstractions noires de Cali Rezo
    https://www.laboiteverte.fr/les-abstractions-noires-de-cali-rezo

    Cali Rezo est peintre, basée en région parisienne. Dans cette vidéo documentaire réalisée par Marilyn Mugot & Camille L’Hermite, on rencontre une artiste sensible au processus créatif fascinant, dans son atelier.
    Cali explique comment elle est passée du figuratif à l’abstrait, dans ces formes graphiques noires qu’elle étudie sans relâche. La vidéo met bien en valeur le travail de textures qui est le sien, les principes de reflets et de rendus qui la guident.

    https://www.laboiteverte.fr/wp-content/uploads/2020/07/calirezo-01-1536x864.png
    https://youtu.be/lAa7-65TmkU

    • Macron et Darmanin, d’homme à homme
      15 juillet 2020
      https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/macron-et-darmanin-dhomme-a-homme

      Mais si ce n’est pas une provocation, c’est presque pire. Cela signifie qu’il n’a pas mesuré à quel point cette expression, « d’homme à homme », a changé de sens depuis #Metoo, et est devenue justement excluante pour la moitié de l’humanité. ""Nous avons eu une discussion de dominant à dominant, et nous en avons conclu que notre domination était juste". « Nous avons eu une discussion de Blanc à Blanc, et nous avons conclu que l’esclavage était une nécessité économique »". Comment faut-il vous l’expliquer ?

    • « Tout d’un coup, il n’est plus question de présomption d’innocence et encore moins de grande cause du quinquennat. On parle de solidarité masculine, de cet entre-soi qui est au coeur du combat pour l’égalité femmes-hommes. Et c’est tout le problème »

    • C’est de l’#entre-couillisme à l’état pur. Rappelons que Bayrou n’avait pas été condamné, que Sarnez n’avait pas été condamnée, que Goulard n’avait pas été condamnée, que Rudy n’avait pas été condamné et qu’ils et elles ont dû malgré tout rendre leur portefeuille. Parce qu’ils et elles étaient accusé·es de choses bien plus graves (abus de biens sociaux) que de baiser des femmes sous chantage, menace ou contrainte. Comme si le viol, tellement accepté, donnait des allures d’acte normal à la corruption.

      « Le gouvernement assoit l’impunité des hommes violeurs » - Page 1 | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/160720/le-gouvernement-assoit-l-impunite-des-hommes-violeurs

      Selon la militante féministe Valérie Rey-Robert, la formule d’Emmanuel Macron sur sa conversation « d’homme à homme » avec Gérald Darmanin renvoie à un imaginaire où les hommes sont solidaires et loyaux, et les femmes manipulatrices et vicieuses.

      Darmanin : 167 parlementaires de la majorité défendent la présomption d’innocence du ministre de l’Intérieur
      https://www.lefigaro.fr/politique/darmanin-167-parlementaires-de-la-majorite-defendent-la-presomption-d-innoc

      « Lorsqu’un individu, quel qu’il soit et quel que soit son statut, n’a jamais été condamné, il a le droit, comme tout citoyen, à la présomption d’innocence. Le ministre de l’Intérieur, qui de surcroît n’est ni mis en examen ni placé sous contrôle judiciaire, ne fait pas exception », concluent les signataires du texte. Avant de rappeler l’engagement de la majorité présidentielle pour la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, et le principe d’égalité entre les femmes et les hommes, dont Emmanuel Macron a fait la « grande cause du quinquennat ». « Dans les pays où la présomption d’innocence est bafouée, les victimes de violences sexuelles, et plus généralement les femmes, ne sont jamais mieux protégées. Au contraire », soulignent-ils.

      Interrogé sur TF1 et France 2 mardi, le président de la République avait déjà réagi à la polémique autour de la nomination de Gérald Darmanin à la Place Beauvau. « Garant de la présomption d’innocence », le chef de l’État a refusé de basculer « dans une démocratie d’opinion », où « les jugements de rue ou de réseaux sociaux » feraient la loi. Et ce même s’il « respecte » et « partage » les combats de la cause féministe.

    • Je tiens quand même à préciser que je ne remets pas le recyclage en question : dès lors que l’objet a eu une utilité et une vie longue, il est tout à fait normal de vouloir le recycler ! Le problème, c’est l’instrumentalisation de ce processus. Une partie de la responsabilité pèse sur les acteurs économiques qui ont fondé leur modèle sur le jetable et qui, logiquement, mettent en avant le recyclage. Les premières campagnes de sensibilisation sur le tri ont d’ailleurs été menées par des industriels de la boisson aux États-Unis, mais aussi en France. Leurs intérêts économiques sont tellement liés au jetable que le recyclage est pour eux le seul moyen de préserver leur fonctionnement. Aujourd’hui, la marque H&M donne non seulement des bons d’achats pour chaque ancien vêtement rapporté afin de pousser à la consommation, mais elle déculpabilise sa clientèle en expliquant que ces vêtements seront recyclés. Or, à l’échelle globale, moins de 1 % des vêtements sont recyclés pour devenir de nouveaux vêtements. Enfin, il y a en effet ce biais, expliqué dans les travaux de Monic Sun et Rémi Trudel, deux chercheurs de l’université de Boston, qui ont fait des expériences sociales pour montrer que le recyclage avait une connotation tellement positive qu’elle pouvait nous amener à surconsommer une ressource qui nous était proposée.

  • Bruno Le Maire sur France Inter :
    https://twitter.com/franceinter/status/1283660166475505664

    https://video.twimg.com/amplify_video/1283660102948589570/vid/1280x720/yTWbKNc_wWZVZPwg.mp4


    « Nous sommes l’un des pays européens où l’on travaille le moins longtemps, où le volume global de #travail n’est pas suffisant pour renforcer la prospérité des générations qui viennent » #réforme #retraites #le69inter @LN_Roussel44

    Réponse des Économistes Atterrés :
    https://twitter.com/atterres/status/1283764454228926465

    Non, non et non toujours pas ! Contre les #FakeNews quelques chiffres

    ⤵️⤵️⤵️

    Sur le temps de travail en 2018 (source eurostat) :

    – France : 37,3h de travail par semaine
    – Moyenne européenne : 37,1h
    – Grande Bretagne : 36,5h
    – Allemagne : 34,9h

    Et surtout, la « particularité » française c’est notre productivité (l’efficacité de la main d’œuvre) :

    – Référence productivité UE à 28 : base 100
    – France : 114,8 (près de 15 points de plus !)
    – Allemagne : 106,3
    – Royaume-Uni : 100,2
    – Italie : 107
    – Pays-Bas : 111

    Les français sont donc parmi les plus productifs d’Europe (8e sur 28). C’est d’ailleurs le « problème » français... Comme le dit @TheEconomist :

    « Les français pourraient être en congés le vendredi, ils produiraient encore davantage que les Britanniques en une semaine »

    Si nous étions aussi « improductifs » que les allemands, avec le même PIB, nous aurions (avec les chiffres de 2018), 2,8 millions d’emplois en plus (3,4 millions si nous étions comme les britanniques)

    Pour aller plus loin :
    – Pourquoi le temps de travail en France n’est pas un handicap
    https://www.alternatives-economiques.fr/temps-de-travail-france-nest-un-handicap/00089165
    – Non, les salariés français ne travaillent pas moins que leurs voisins
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/29/non-les-salaries-francais-ne-travaillent-pas-moins-que-leurs-voisins_5456229

  • Bricolez vos aliens génétiques vous-mêmes (DIY)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1325

    Vous voulez bricoler un génome dans votre salle de bain ? Expérimenter un virus plus performant ? Fini les commandes de séquences génétiques auprès de fournisseurs trop lents, grâce à l’imprimante génétique personnelle. Ce n’est pas de la blague, mais le prospectus de Codex DNA, boîte de biologie synthétique qui vend aussi des clones synthétiques du SARS-CoV2 (lire « Un virus d’origine scientifreak ? »). Voyez vous-mêmes :

    Permettez-moi de vous contacter, il semble en effet que vous pourriez être intéressée par notre technologie. Chez CodexDNA nous commercialisons un instrument – le BioXp 3200™ – qui peut être considéré comme une imprimante génétique personnelle. Est-ce que cela pourrait vous être utile ? Le BioXp 3200™ vous permet de synthétiser dans votre laboratoire et en une seule nuit jusqu’à 32 gènes (ou (...)

    #Service_compris

    • Ces deux textes du 3 avril 2020 publiés au Journal Officiel du 5 avril constituent les deux volets d’un même projet qu’on doit bien considérer comme un dispositif général rendant l’anglais obligatoire dans l’enseignement supérieur. Le premier, un décret du premier ministre, subordonne l’obtention du BTS à une certification du niveau en anglais. Le second, un arrêté de la ministre de l’Enseignement Supérieur, porte sur les certifications en langue dans le cadre des licences, licences professionnelles et DUT. Ils imposent une mise en place dès l’année 2020/2021 pour les licences spécialisées en langues (LEA, LLCER et Lettres Langues) — c’est un comble ! puis pour l’ensemble des licences professionnelles et pour cinq spécialités de DUT. Les autres licences et DUT seront tous concernés l’année suivante, le dispositif étant généralisé.

    • Si j’ai bien compris, non seulement l’anglais devient obligatoire (adios l’espagnol, même les profs en lycée français à Madrid vont devoir prouver qu’ils et elles parlent bien anglais) mais en plus le cadre est celui fourni par des entreprises privées qui vendent de la certification, d’abord aux institutions françaises qui y passeront un petit budget, ensuite aux personnes à qui on dit qu’un #TOEFL #TOEIC est invalide après deux ans (ce qui est assez éloigné de notre connaissance des apprentissages de langues).

      J’ai déjà passé un TOEIC au labo de langues de Paris Diderot à tarif préférentiel (soutenu par la fac ?), je ne suis pas contre ces certifications privées, puisqu’elles sont bien faites et reconnues internationalement et que le public n’en fait pas (et n’a pas vocation à en faire), mais les imposer pour des parcours universitaires ou professionnels nationaux...

  • Stress et maladies cardio-vasculaires : comment les nuisances sonores touchent la santé
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/11/stress-et-maladies-cardio-vasculaires-comment-les-nuisances-sonores-touchent

    Le bruit environnemental cause au moins 12 000 morts prématurées par an en Europe. Une forte exposition peut favoriser l’apparition de pathologies. Par Ulysse Bellier

    En Ile-de-France, les habitants des zones densément peuplées perdent en moyenne dix mois de vie en bonne santé en raison du bruit. Ces données sont connues depuis longtemps, mais le confinement, marqué par une baisse du volume sonore inédite pour beaucoup de Français, a fait prendre conscience de l’impact de ce type de nuisances sur la qualité de vie.

    L’Organisation mondiale de la santé identifie ces nuisances sonores comme la deuxième cause de morbidité parmi les facteurs de risque environnemental, derrière la pollution de l’air. Il ne s’agit pas là d’effets directs sur l’audition, comme pourraient le subir un ouvrier travaillant dans le bâtiment ou une personne qui écoute de la musique trop fort. « Ce qui menace la santé dans les bruits qui nous préoccupent, c’est la gêne occasionnée, qui entraîne des difficultés à de nombreux niveaux », note le médecin spécialiste Paul Avan, enseignant-chercheur à l’université Clermont-Auvergne.

    Durant le sommeil, l’oreille est le principal système d’alarme encore actif. Dans ce temps de repos indispensable, l’audition est alors un « gage de survie », explique la responsable du bruit routier à l’Office fédéral de l’environnement suisse, Sophie Hoehn. Un bruit qui se distingue dans la nuit provoque une poussée d’hormones, similaire à l’adrénaline. « Si pendant la nuit, vous avez 50 fois un véhicule bruyant qui passe, détaille cette docteure en biologie, ce n’est pas forcément suffisant pour vous réveiller, mais ça provoque cinquante pics d’hormones de stress. » Ce qui, en cascade, va augmenter le rythme cardiaque et la tension.

    Troubles du sommeil

    Ces poussées de stress « peuvent diminuer la durée du sommeil, mais aussi sa qualité en touchant aux phases les plus profondes », qui sont aussi les plus réparatrices, explique Jean-Claude Normand, maître de conférences en médecine et santé au travail à l’université Claude-Bernard Lyon-I. Ces troubles du sommeil augmentent la survenue de certaines pathologies, au premier rang desquelles les maladies cardio-vasculaires, jusqu’à l’infarctus. Des liens plus faibles ont été établis entre exposition à des nuisances sonores et affaiblissements du système immunitaire ou apparition de diabètes.

    Selon une publication, au début de l’année, de l’Agence européenne de l’environnement, le bruit environnemental provoque environ 12 000 morts prématurées et 48 000 nouvelles maladies cardio-vasculaires par an dans l’Union européenne. A cela s’ajoutent 6,5 millions de personnes soumises à des troubles du sommeil chronique – et l’agence juge ces chiffres « très probablement sous-estimés ».
    Ces troubles du sommeil ne s’estompent pas avec le temps, car les alertes hormonales sont produites « de manière réflexe », note le docteur Paul Avan. L’idée selon laquelle on s’habituerait au bruit est « un mythe », confirme Sophie Hoehn.
    « Si vous arrivez dans une nouvelle maison où il y a du bruit, les premières nuits on se réveille, mais plus au bout d’un moment. Le phénomène physiologique, lui, ne s’arrête jamais. »

    Et le bruit ne nuit pas uniquement au sommeil. En plus des nuisances fortes au travail – 558 cas de surdité ont été reconnus comme maladies professionnelles par la sécurité sociale en 2018 –, « il y a la gêne pour se concentrer », poursuit Jean-Claude Normand. Dans un open space, un centre d’appel, à l’école, la gène par les nuisances sonores « est un modificateur de la vigilance, qui modifie les réactions psychiques et les opérations mentales ». Ainsi ont été prouvés à de multiples reprises (ici ou là) les effets négatifs du bruit sur les apprentissages de l’enfant.

    « L’oreille mesure en permanence »

    « Il ne s’agit pas d’un retentissement pur et dur sur la santé », nuance Jean-Claude Normand. Mais faire répéter dans un open space bruyant, devoir parler plus fort en classe ou refaire des calculs en raison du bruit est pénible. Ce qui peut, en cascade, « avoir un effet indirect sur la santé, par des facteurs de stress ».

    « On ne peut pas séparer la dimension physique du bruit de sa dimension psychique, répète ce médecin, car l’oreille mesure en permanence, mais le traitement est fait au niveau cérébral. » Autrement dit, les mécanismes de déclenchement d’alerte ne se font pas au niveau de l’oreille interne, mais bien du cerveau – ce qui laisse la place à de plus grandes différences entre les individus.

    « On n’est pas égaux face au bruit », estime Valérie Rozec, docteur en psychologie de l’environnement et responsable de projet au centre d’information sur le bruit. Plusieurs facteurs influent ainsi sur la manière dont l’environnement sonore affecte les individus :
    « L’acoustique ne représente que 30 à 40 % de la gêne exprimée, le reste correspond à des facteurs individuels – âge, éducation, etc. – et contextuels : occurrence du bruit, activité en cours, le fait de pouvoir contrôler la source de bruit notamment. »

    S’ajoute enfin une composante sociale : les personnes les plus exposées aux bruits dans leur environnement résidentiel – autoroute, aéroport – ont davantage tendance à être les travailleurs contraints à travailler dans des espaces de travail les plus pénibles, les plus bruyants, note Jean-Claude Normand. « En ce sens, le bruit est un marqueur d’inégalités sociales. »

    #bruit #pollution_sonore #santé #morbidité #villes

    • Après 12 ans avec 50 000 véhicules/jour sous mes fenêtres (supérieur à 70dB en moyenne) je confirme les stress, l’impact sur la vie sociale,etc. Je suis parti avant de devenir fou (enfin j’espère...)

  • Des traces de coronavirus détectées dans les eaux usées de 5 pays avant l’annonce des premiers cas en Chine (Espagne, Italie, Brésil,…)

    Coronavirus : cómo el hallazgo de rastros de covid en aguas residuales de 5 países (antes del brote en China) aumenta el misterio sobre su origen
    https://www.elnacional.com/bbc-news-mundo/coronavirus-como-el-hallazgo-de-rastros-de-covid-en-aguas-residuales-de-

    Investigadores de al menos cinco países, incluyendo Brasil, detectaron la presencia del nuevo coronavirus en muestras de aguas residuales recolectadas semanas o meses antes del primer caso registrado oficialmente en la ciudad china de Wuhan, considerado como el origen de la actual pandemia

    Es un hallazgo que genera muchas preguntas y que podría modificar sustancialmente lo que se conoce hasta ahora sobre el virus causante del covid-19.

    Investigadores de al menos cinco países, incluyendo Brasil, detectaron la presencia del nuevo coronavirus en muestras de aguas residuales recolectadas semanas o meses antes del primer caso registrado oficialmente en la ciudad china de Wuhan, considerado como el origen de la actual pandemia.

    Pero, ¿cómo afectan estos descubrimientos de virus en las heces lo que sabemos sobre el virus SARS-CoV-2?

    Los científicos señalan tres ejes principales:
    • Monitoreo: la detección en aguas residuales puede servir como una herramienta amplia y económica para monitorear el progreso de covid-19. Hay al menos 15 países donde esta estrategia ha sido adoptada o está siendo estudiada.
    • Posible riesgo para la salud: la presencia del material genético del virus en las heces indica que las aguas residuales pueden ser una vía de contagio.
    • Origen de la pandemia: el virus puede haber circulado mucho antes de lo indicado en la cronología oficial.

    En relación con el tercer punto, el estudio que llamó más la atención fue dirigido por investigadores de la Universidad de Barcelona.
    Según ellos, hubo presencia del nuevo coronavirus en muestras congeladas, recolectadas en España, desde el 15 de enero de 2020 (41 días antes de la primera notificación oficial de un contagio en el país) y desde el 12 de marzo de 2019 (nueve meses antes del primer caso reportado en China).

    Pero, ¿cómo un virus con potencial de causar una pandemia podría haber circulado sin llamar la atención o crear una explosión de casos, como sucedió en Wuhan?

    Los expertos citan al menos cinco hipótesis.

    Una es que los pacientes pueden haber recibido diagnósticos incorrectos o incompletos de enfermedades respiratorias, algo que habría contribuido a la propagación inicial de la enfermedad.

    Otra es que el virus no se había propagado con suficiente fuerza como para causar un brote.

    También hay dos posibilidades de problemas en el análisis: una posible contaminación de la muestra o un resultado falso positivo, debido a la similitud genética con otros virus respiratorios o a fallas en el kit de prueba.

    Finalmente, hay quienes hablan de un virus que espera a ser activado.

    Tom Jefferson, un epidemiólogo vinculado al Centro de Medicina Basada en la Evidencia de la Universidad de Oxford, dijo al diario británico The Telegraph que hay un creciente cuerpo de evidencia de que el SARS-CoV-2 estaba muy extendido antes de que surgiera en Asia.

    Tal vez estamos viendo un virus latente que ha sido activado por las condiciones ambientales”, señaló.

    Para Fernando Spilki, presidente de la Sociedad Brasileña de Virología, es necesario esperar más estudios sobre el tema antes de sacar conclusiones sobre la incidencia del virus meses antes del origen conocido de la pandemia, en diciembre.

    Todos estos resultados deben evaluarse con precaución. La característica del SARS-CoV-2 de generar casos de alta gravedad y con una letalidad relativamente alta en la población hace que sea poco probable que este virus circule en una región sin evidencia de casos clínicos“.

    Los hallazgos en Brasil
    En Brasil, un equipo dirigido por investigadores de la Universidad Federal de Santa Catarina (UFSC) analizó seis muestras de 200 ml de aguas residuales crudas congeladas, recolectadas en Florianópolis del 30 de octubre de 2019 al 4 de marzo de 2020.

    El resultado de la investigación se plasmó en un artículo, que aún no ha sido sometido a la revisión de otros académicos, en el que señalan que la presencia del virus se detectó a partir del 27 de noviembre.

    En esa muestra, según ellos, había 100.000 copias del genoma del virus por litro de aguas residuales, una décima parte de la identificada en la muestra del 4 de marzo. Santa Catarina registró oficialmente los dos primeros casos el 12 de marzo, en Florianópolis.

    Según los investigadores, el virus se identificó en las muestras de aguas residuales utilizando la prueba RT-PCR, capaz de detectar la presencia de SARS-CoV-2 a partir de las 24 horas después de la contaminación del paciente. Esta prueba básicamente convierte el ARN del virus (material genético) en ADN para identificar su presencia o no en la muestra examinada.

    Esto demuestra que el SARS-CoV-2 circulaba en la comunidad meses antes de que se denunciara el primer caso” en el continente americano, escriben los autores del artículo.

    La bióloga Gislaine Fongaro, líder de investigación y profesora del departamento de microbiología, inmunología y parasitología de la UFSC, dijo que los primeros resultados despertaron escepticismo en el equipo.

    Por esta razón, se pusieron en contacto con otros departamentos de la universidad para recopilar y repetir todas las pruebas con varios marcadores virales (lo que sirve para para evitar que otros virus similares confundan la detección).

    Según ella, la presencia del virus meses antes del registro oficial puede explicarse, por ejemplo, por el hecho de que las personas pueden o no haberse enfermado o atribuido los síntomas a otras enfermedades.

    Pero, de acuerdo con Fongaro, solo los estudios futuros pueden explicar cómo el virus terminó en la alcantarilla de Florianópolis en noviembre.

    Una secuenciación genética del virus que se encuentra en las aguas residuales podría, por ejemplo, compararse con otras pruebas similares realizadas en todo el mundo para estimar la fecha precisa de origen del SARS-CoV-2.