vazy

L’espace d’un instant, et inversement.

  • Le Défenseur des droits s’inquiète de l’effet de la dématérialisation sur l’accès aux services publics
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/17/le-defenseur-des-droits-s-inquiete-de-l-effet-de-la-dematerialisation-sur-l-

    Alors que fin octobre, le premier ministre a redit son ambition « que 100 % des services publics soient accessibles en ligne à l’horizon 2022 », le Défenseur des droits a publié, jeudi 17 janvier, son premier rapport entièrement consacré à la #dématérialisation, dans lequel il alerte sur le risque que cette mutation crée de nouvelles #inégalités d’accès aux #services_publics. « Aucune organisation administrative, aucune évolution technologique ne peut être défendue si elle ne va pas dans le sens de l’amélioration des #droits, pour tous et pour toutes », prévient le Défenseur des droits en introduction.

    Or, c’est justement ce que souligne le rapport par des exemples concrets : l’amélioration des droits d’une majorité de Français – grâce à la simplification des démarches administratives, accessibles en ligne – ne rime pas avec l’amélioration des droits de tous. Comment font ceux qui vivent dans une zone blanche, dépourvue de toute connexion Internet et mobile ? Certes seuls 0,7 % des Français sont concernés, mais c’est tout de même 500 000 personnes. Sans compter les zones grises, où le débit de la connexion est trop faible pour réaliser de longues procédures correctement : l’inscription sur le site de #Pôle_emploi prend entre vingt et quarante-cinq minutes avec téléchargement de pièces jointes.

    Outre cette fracture territoriale, il y a aussi une fracture sociale : le rapport souligne que 19 % des Français n’ont pas d’ordinateur à domicile et 27 % pas de smartphone. Sans compter ceux qui n’ont pas non plus de scanner, équipement incontournable pour l’envoi de pièces justificatives. Il y a, en outre, une fracture culturelle : si une majorité de Français sont très à l’aise dans l’univers numérique, un tiers s’estiment peu ou pas compétent pour utiliser un ordinateur. Or, parmi eux, se trouvent ceux qui en sont les plus tributaires pour toucher les allocations auxquelles ils ont droit : personnes âgées, personnes handicapées, #allocataires de minima sociaux.

    Pannes, blocages, dérives
    Les entraves viennent aussi de problèmes techniques, défauts de conception ou manque d’ergonomie des sites hébergeant les procédures. En cela, la catastrophique mise en œuvre du Plan préfectures nouvelle génération qui, depuis novembre 2017, oblige à faire les demandes de carte grise ou de permis de conduire uniquement en ligne, semble l’exemple à ne pas suivre. Pannes, blocages, lenteurs, erreurs, ont occasionné parfois des situations préjudiciables : faute de permis, certaines personnes ont saisi le Défenseur des droits après avoir perdu leur emploi.

    Un autre exemple concerne les #droits_des_étrangers. Le dépôt des demandes de titre de séjour occasionnant d’interminables files d’attente, trente préfectures ont rendu obligatoire la prise de rendez-vous en ligne. Mais le nombre de rendez-vous étant limité, les sites bloquent toute demande dès que le quota est atteint, rendant parfois leur prise impossible.
    S’ajoutent d’autres dérives : s’engouffrant dans ces failles, des prestataires privés proposent désormais moyennant finances d’effectuer certaines démarches de carte grise comme de titres de séjour, à la place des demandeurs. Avec même parfois, dénonce le Défenseur des droits, un accès privilégié à des procédures accélérées.
    Face à ces fractures, ces loupés, ces dérives, la première recommandation du Défenseur des droits est simple : « Qu’aucune démarche administrative ne soit accessible uniquement par voie dématérialisée. »

    • #Dématérialisation des #services_publics : le #Défenseur_des_droits contre le « tout numérique » | Banque des Territoires
      https://www.banquedesterritoires.fr/dematerialisation-des-services-publics-le-defenseur-des-droits-

      Si la dématérialisation des services publics permet d’améliorer l’accès aux services publics pour une majorité d’usagers, elle conduit à en exclure d’autres. Bien souvent les plus en difficulté, les moins équipés, les plus précaires, regrette le Défenseur des droits dans son rapport présenté ce 17 janvier. Maintenir une voie #papier et téléphonique, identifier et accompagner les publics en difficulté figurent parmi les principales recommandations du Défenseur des droit qui s’oppose donc au principe du « tout #numérique ».

    • Ah oui, le défenseur des droits est merveilleux, gloire à lui, cessons de lutter contre l’informatisation, sûr que les institutions vont nous rendre plus libres.

    • Péripétie toute fraîche, peu connue et pas vraiment commentée, me semble-t-il.

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      dans un souci d’amélioration de la qualité du service rendu aux contribuables (j’imagine…) et de suppression de pas mal de postes de fonctionnaires (ça, c’est sûr !)

      Les autres moyens de paiement | impots.gouv.fr
      https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/les-autres-moyens-de-paiement

      Vous pouvez payer par chèque dans la limite de 1 000 €.
      En 2018, les montants supérieurs à 1 000 € doivent obligatoirement être payés par prélèvement mensuel ou à l’échéance ou par paiement direct en ligne sur le site impots.gouv.fr ou par smartphone ou tablette.

      Ce montant sera abaissé à 300 € en 2019.
      Votre chèque doit être libellé à l’ordre du TRESOR PUBLIC et envoyé au centre d’encaissement accompagné du TIPSEPA (pour servir de référence à votre paiement) sans le signer, ni le coller, ni l’agrafer. Le TIPSEPA ne doit être accompagné d’aucun autre document.

      Les chèques sont encaissés au fur et à mesure de leur réception.

      (au passage, on appréciera la clarté des instructions pour le paiement par chèque…)

      Le non respect du paiement direct par internet est (était ?) sanctionné d’une pénalité de 0,2% du montant avec un montant minimum de 15 €

      –-------------

      Devant le triomphe de cette obligation et l’énorme afflux « d’incidents fiscaux » en découlant, il a bien fallu se résoudre :

      Gérald Darmanin annonce la suppression des pénalités de 15 euros minimum en cas de paiement des impôts par chèque
      https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=E60720DB-31A2-4808-BE93-73FDF1C296C0&filename=511

      GERALD DARMANIN
      MINISTRE DE L’ACTION ET DES COMPTES PUBLICS
      Communiqué de presse

      Paris, le 7 décembre 2018 – N°511

      Lorsqu’un contribuable ne paye pas ses impôts par un moyen prévu par la loi (par exemple un paiement par chèque pour un montant supérieur à 1 000 €), il est prévu, en application d’une disposition adoptée dans la loi de finances pour 2016, qu’il reçoive une lettre de relance comportant une pénalité de 0,2 % avec un minimum de 15 €.

      Le Ministre de l’Action et des Comptes publics a demandé à l’administration fiscale de ne pas poursuivre les contribuables récemment concernés, à l’occasion du paiement de la taxe foncière. Ils n’auront pas à payer cette pénalité qui sera remise sans démarche de leur part.
      « Nous encourageons au paiement dématérialisé des impôts mais aucune pénalité ne sera appliquée à ceux qui paient par chèque, et j’ai demandé à l’administration fiscale de rembourser tous ceux à qui une pénalité a été appliquée récemment lors du paiement de la taxe foncière. Le rôle de l’administration est d’abord d’accompagner les usagers, pas de les sanctionner », a déclaré Gérald Darmanin.

    • Quand tu regardes les pratiques culturelles des Français et leurs usages d’Internet (voir l’enquête annuelle du ministère par Olivier Donnat), tu vois bien que les 20 % de gens qui n’ont pas d’ordi, pas de scanner, de savent pas envoyer des pièces par mail ou formulaire, ce ne sont pas les plus riches (litote).

      Je tiens donc beaucoup, pour raisons perso et politiques, à la possibilité de faire des démarches matérielles et je m’en sers autant que possible. Sauf que... même en y passant une demi-heure, même en allant en mairie, je n’ai pas trouvé l’adresse à laquelle envoyer le Cerfa pour une demande de logement social dans le 94. Je crois que le défenseur des droits s’était déjà exprimé dans ce sens.

      @touti, pas que ce soit la parole la plus intéressante qui soit produite en France aujourd’hui mais c’est une mauvaise conscience de l’intérieur et je trouve qu’il fait bien le boulot. Il s’était exprimé très vite sur les mineurs étrangers, par exemple. Dans un dîner de famille, montrer que même Jacques Toubon est catastrophé par le proto-fascisme des autorités, c’est un bon argument pour secouer ses interlocuteurs et interlocutrices.


  • NON, MERCI ! – Nous, les hommes, ne tenons pas du tout à nous voir reconnu un statut d’agresseur sexuel. | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/16/non-merci-nous-les-hommes-ne-tenons-pas-du-tout-a-nous-voir-reconnu-un-statut-dagresseur-sexuel/#more-37105

    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, vous allez examiner une Question prioritaire de constitutionnalité visant à abroger la pénalisation des clients-prostitueurs prévue par la loi du 13 avril 2016, c’est-à-dire à rendre de nouveau légal l’achat d’actes sexuels.

    Nous, les hommes, sommes l’immense majorité des clients de la prostitution. Avant la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », nous jouissions librement et sans complexes du droit, contre paiement, de disposer sexuellement de personnes dites prostituées. C’est ce même droit que certains voudraient aujourd’hui graver dans le marbre constitutionnel au nom de curieux principes : est-ce à dire que nos éventuelles difficultés sociales ou relationnelles, nos fantasmes, nos pulsions prétendument irrépressibles, ou notre simple statut d’homme nous autoriseraient à louer un être humain, le plus souvent une femme, sans aucune considération pour elle et pour son propre désir ?

    Ce privilège archaïque nous permettant de contraindre une personne à un acte sexuel contre de l’argent, nous n’en voulons pas !

    Nous n’avons rien à gagner à cet acte qui fait de nous des agresseurs ne pouvant jouir qu’en dominant l’autre. Acheter un corps, très majoritairement celui de femmes en situation de précarité ou de détresse, souvent trompées par des proxénètes ou des trafiquants, nous enferme dans un rôle de prédateur.

    Un principe de précaution élémentaire nous impose de ne pas ajouter cette violence à toutes celles qu’elles ont, le plus souvent, déjà subies : machisme, maltraitances, agressions sexuelles…

    Pénaliser depuis 2016 des clients-prostitueurs a été un puissant symbole adressé à tous les hommes. Cela nous a obligés à réfléchir à notre rapport avec les femmes, à notre sexualité.

    Voulons-nous continuer à contraindre et à violenter des femmes ? À ignorer la situation sociale, économique, culturelle qui les condamne à la prostitution, et donc les inégalités dont elles sont victimes, en France et dans le monde ?

    A l’heure où, dans le monde entier, elles sont enfin des millions à dénoncer le harcèlement sexiste et sexuel qu’elles subissent, n’y a-t-il pas d’autre urgence que celle d’inscrire dans nos principes fondamentaux un « droit de harceler » tristement négocié avec un billet ?

    Nous ne voulons plus de ce système patriarcal, inégalitaire et porteur de toutes les violences : verbales, physiques, sexuelles, psychologiques.

    En nous interdisant d’acheter le corps d’autrui, le législateur a posé comme principe que les femmes ne sont pas prédestinées à servir d’exutoires ou d’objets de défoulement aux hommes,lesquels ne sont pas davantage prédestinés à se comporter en prédateurs sexuels. C’est plutôt ce principe-là que nous voulons voir confirmé par la loi.

    Nous affirmons que les femmes sont nos égales en tous points, et qu’il ne peut y avoir d’égalité tant que des hommes pourront, en payant des femmes, leur enlever le droit de dire non, droit si chèrement acquis et aujourd’hui si unanimement célébré.

    Nous affirmons que la liberté sexuelle n’est pas à sens unique : elle ne peut se construire que dans une relation égalitaire, sur la base d’un désir réciproque. Nous voulons vivre dans une société où les infinies possibilités de la sexualité humaine s’expérimentent entre personnes libres et désirantes.

    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, ne sanctuarisez pas le statut d’agresseur sexuel ! En cette période de grands changements dans la société, offrez-nous la possibilité de changer avec elle, affirmez le principe d’égalité femmes-hommes !

    Cordialement,

    Les responsables de Zéromacho

    Il y a sûrement dans votre entourage des hommes prêts à dire publiquement NON à la prostitution et OUI à l’égalité femmes-hommes. Prière de leur proposer de signer le manifeste sur le site zeromacho.org ! L’union fait la force !


  • Les étonnantes sculptures de Matthieu Robert-Ortis changent de forme selon l’angle de vue
    Idée détectée par Thomas R. 5 janvier 2019
    https://creapills.com/matthieu-robert-ortis-sculptures-anamorphose-illusion-20190105

    Originaire de Lyon, l’artiste Matthieu Robert-Ortis crée des sculptures impressionnantes qui dévoilent un nouveau visuel quand on change d’angle de vue. Des illusions en anamorphose totalement bluffantes !

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    Matthieu Robert-Ortis
    Sculptures (en vidéo)
    https://cargocollective.com/matthieu-robert-ortis/Sculptures-en-video
    „Eléphant-Girafes“
    https://www.youtube.com/watch?v=vwF7AHTQaoc

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    10 things about: French wire sculptor Matthieu Robert-Ortis
    Published 2 years ago on 14 August 2016
    By Opalyn Mok
    https://www.malaymail.com/s/1182845/10-things-about-french-wire-sculptor-matthieu-robert-ortis


  • De la part de l’excellentissime renaud epstein @renaud_epstein sur Twitter (Tu as tout mon respect comme d’hab)

    Sur @franceinter ce matin, Blanquer a expliqué que #LeGrandDébatNational permettrait de faire de la pédagogie :

    Pédagogie = niveau 2 sur l’échelle de la participation d’Arnstein qui en compte 8. Ce qui correspond à la non-participation sur cette échelle de référence internationale

    #imposture


  • Le CEA bat un record de rendement dans le photovoltaïque
    https://www.batiactu.com/edito/cea-bat-un-record-rendement-dans-photovoltaique-55154.php?MD5email=4bcd3e4

    « Ces résultats s’inscrivent dans une feuille de route qui prévoit des rendements de 25 % en exploitation industrielle à attendre à l’horizon de 3 à 5 ans ; les rendements des cellules dans les usines photovoltaïques opérationnelles actuellement sont de l’ordre de 19 % ». Le progrès serait donc énorme (+6 points soit une amélioration relative d’un tiers).

    #photovoltaïque


  • Antibiorésistance : une simple question de contamination fécale - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/antibioresistance-une-simple-question-de-contamination-feca

    Menace croissante pour la santé publique, l’antibiorésistance présente dans l’environnement provient d’une contamination fécale à partir des eaux traitées, révèle une étude suédoise publiée mardi 8 janvier dans la revue Nature Communications.

    L’étude : https://www.nature.com/articles/s41467-018-07992-3

    #antibiorésistance #pollution



  • INSTRUCTION n° 233000/GEND/DOE/SDSPSR/BSP du 1er mars 2017
    relative à l’usage des armes par les militaires de la gendarmerie

    http://www.profession-gendarme.com/wp-content/uploads/2017/03/Instruction-233000-Usage-des-armes-par-les-militaires-de-la-gen

    1.1. Principes d’absolue nécessité et de proportionnalité
    Issus du droit européen et repris par le droit national, ces deux principes d’absolue nécessité et de proportionnalité s’appliquent dans tous les cas d’usage de la force armée.

    1.1.1. L’absolue nécessité
    L’article 2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales consacre le droit à la vie comme valeur fondamentale des sociétés démocratiques constituant le Conseil de l’Europe. Il n’y prévoit d’exception, notamment par l’usage de la force, qu’en cas d’absolue nécessité et dans des conditions strictement définies :

    Art. 2. : « Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi.
    La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans le cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :
    a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;
    b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ; c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ».

    1.1.2. La proportionnalité
    Conformément à la jurisprudence de la CEDH (5) et de la Cour de cassation (6), tout usage de la force armée doit être strictement proportionné, notamment au regard des circonstances ayant conduit à l’emploi de cette force, des buts légitimement recherchés (arrestation, obstacle à l’évasion d’une personne dangereuse, défense de soi-même ou d’autrui...), de la gravité de la menace ou de la gravité de l’atteinte.

    Ce principe juridique lié à celui d’absolue nécessité se décline notamment au sein de la gendarmerie nationale à travers le concept de l’intervention graduée.
    […]
    2.1. Conduite à tenir pour l’ouverture du feu
    Tout usage de l’arme par un militaire de la gendarmerie nationale doit être l’aboutissement d’une réflexion associant analyse et discipline de feu.

    2.1.1. Méthode d’analyse réflexe : A.M.E.R.
    Le choix de faire usage de son arme impose de prendre en considération plusieurs facteurs. Leur prise en compte sous le signe de l’urgence s’opère par le biais d’une méthode d’analyse réflexe (cf. annexe IV) permettant de vérifier si le cadre juridique est respecté.
    Ce processus se présente sous la forme de trois questions :

    • 1/ Quelle Atteinte ou à défaut Menace mon adversaire fait-il peser sur moi-même ou autrui ?
    J’analyse :
    – s’il y a une mise en danger de mon intégrité physique ou de celle d’un tiers (déplacement, attitude de l’adversaire) ;
    – ou s’il y a une menace avec arme de mon intégrité physique ou de celle d’un tiers ;
    – ou si je suis confronté à un individu dont la fuite est caractérisée et pour lequel les éléments d’appréciation disponibles font présumer de sa volonté d’attenter à l’intégrité physique d’autrui ;
    – ou si je suis confronté à un individu susceptible de réitérer un meurtre ou une tentative de meurtre.
    Donc, j’en déduis si l’usage de mon arme est proportionné à l’atteinte ou à la menace.

    • 2/ Mon Environnement est-il propice à l’usage des armes ?
    J’évalue :
    – si l’usage de mon arme présente un risque pour les tiers ; - et si l’espace est sécurisé.
    Donc, j’en déduis si l’usage de mon arme est adapté.
    • 3/ L’usage de mon arme est-il l’ultime Recours ?
    Je vérifie s’il existe une alternative immédiate à mon action.
    Donc, j’en déduis si l’usage de mon arme est absolument nécessaire.

    La mise en œuvre accélérée de cette méthode est rendue possible par la constitution de l’acronyme : « A.M.E.R. », formé à partir de la première lettre du mot pivot de chacune des trois questions de la méthode réflexe.

    (A)tteinte à l’intégrité de moi-même ou d’autrui
    (M)enace avec arme à l’intégrité de moi-même ou d’autrui
    (E)nvironnement sécurisé
    (R)ecours


  • Gilets jaunes : la Justice est là pour rendre la Justice. Pas pour rétablir l’ordre. - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2019/01/gilets-jaunes-justice-rendre-justice-retablir-lordre

    À lire intégralement !

    Que se passe-t-il dans la magistrature française ?
    Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois a instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a bien évidemment la stratégie du ministère de l’intérieur qui pousse à la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais malheureusement la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui désormais s’apparente à une répression de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles. Cravachés par Nicole Belloubet en personne (!) se déplaçant au tribunal de Paris un dimanche, et par les interventions permanentes de la place Vendôme voire de Matignon y compris des instructions individuelles pourtant interdites par la loi, les parquets déchaînés basculent avec zèle dans la répression de masse, font procéder à des arrestations souvent préventives, par milliers, défèrent également par milliers des gens devant les tribunaux, à l’aide de procédures d’urgence dans lesquelles par des réquisitoires violents, il demande des peines folles. Et de façon stupéfiante la magistrature du siège a accepté de rentrer dans cette logique et distribue en cadence des peines ahurissantes. Depuis le début du mouvement, plus de 5000 arrestations, 1000 condamnations, 350 personnes incarcérées sur la base d’incriminations parfois farfelues. Et avec des interprétations de la loi répressive souvent audacieuses pour ne pas dire plus. Désolé, mais ceci n’est pas de la justice, c’est de l’abattage.

    Et manifestement c’est loin d’être fini.


  • Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires | chatons.org
    https://chatons.org
    https://chatons.org/fr/find

    CHATONS est le Collectif des Hébergeurs Alternatifs,Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.

    Il rassemble des structures souhaitant éviter la collecte et la centralisation des données personnelles au sein de silos numériques du type de ceux proposés par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

    Je cherche un chaton

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  • Au Japon, la prison comme maison de retraite, Philippe Pons
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/14/au-japon-la-prison-comme-maison-de-retraite_5408603_3210.html

    Pour pallier pauvreté et solitude, des Japonais de plus de 65 ans se font arrêter pour de menus larcins, contraignant les prisons à s’adapter à de nouvelles contraintes.

    Il se chauffait au soleil d’hiver dans ce petit parc désert du quartier à la population aux revenus modestes d’Arakawa, au nord de Tokyo. Agé, emmitouflé dans une parka qui avait connu des jours meilleurs, un bonnet sur le crâne, il portait une barbichette clairsemée. Echange de sourires. La conversation s’engage sur l’hiver ensoleillé japonais, la vie d’autrefois, la pension insuffisante, la #solitude des personnes âgées… « Demain j’irai à la #prison voir un ami, ce n’est pas un criminel, il a mon âge [78 ans] et il a été arrêté pour un #vol à l’étalage dans une supérette. Il voulait se faire arrêter. En prison, il a chaud, il est nourri et s’il est malade, on s’occupe de lui… Comme il est récidiviste, il en a pris pour deux ans… Un jour il faudra peut-être que je fasse comme lui. »

    Le Japon a le plus faible taux de criminalité du monde et une population carcérale relativement peu nombreuse par rapport à d’autres démocraties avancées. Mais celle-ci vieillit vite. Reflet de l’évolution démographique de l’archipel ? Pas seulement.

    Sénilité et incontinence

    Le Japon a la médaille d’or en espérance de vie mais la proportion des actifs dans la population se réduit et un quart de la population a plus de 65 ans (40 % en 2050). La délinquance de Japonais âgés (et surtout des femmes de la même tranche d’âge) est un phénomène apparu depuis une décennie qui va en s’aggravant.

    Selon le « Livre blanc sur la criminalité » de décembre 2018, 21,1 % des personnes arrêtées en 2017 avaient plus de 65 ans alors qu’en 2000, cette tranche d’âge ne représentait que 5,8 % de la population carcérale. Les délinquants âgés sont arrêtés pour de menus larcins. La majorité vole des produits alimentaires pour se nourrir ou améliorer l’ordinaire. Une minorité dit préférer la prison à une vie au seuil de la #pauvreté (ou en dessous) et à la solitude.

    L’arrivée de seniors dans les prisons a créé de nouvelles charges pour l’administration pénitentiaire. Ces détenus âgés présentent souvent les symptômes dus à la #vieillesse : ils entendent mal et tardent à exécuter les ordres ; certains sont incontinents, d’autres ont des problèmes de mobilité et il faut parfois les aider à se nourrir et à se laver : un surcroît de travail pour les gardiens. « Certains errent sans savoir où ils sont », écrit Yamamoto Joji dans Ceux qui ont élu domicile en prison, livre de souvenirs sur l’année que l’auteur a passé derrière les barreaux, publié en 2018.

    Des détenus âgés présentent en outre des symptômes de sénilité : selon le ministère de la justice, en 2016, c’était le cas d’un sur dix des plus de 65 ans. À partir de 2019 a été institué un examen psychologique pour les prisonniers de plus de 60 ans. Ceux qui sont diagnostiqués séniles bénéficient d’un traitement spécial. Des prisons ont aussi commencé à aménager des quartiers réservés aux détenus âgés. La prison devient pour certains l’équivalent d’une maison de retraite et leur incarcération revient à une sorte de prise en charge par l’Etat compensant l’insuffisance des #retraites.

    Hausse des « morts solitaires »

    Au lendemain de la guerre, trois générations pouvaient vivre sous le même toit puis la famille monoparentale s’est imposée et les seniors ont commencé à vivre seuls… et de plus en plus vieux. Divorcés ou ayant perdu leur conjoint, sans famille ou se refusant par fierté à demander de l’aide, six millions de Japonais âgés vivent dans un isolement quasi total et meurent ainsi. Les « #morts_solitaires » sont en augmentation constante : plus de 30 000 en 2016. Selon une enquête de la municipalité de Tokyo, 40 % de ces morts solitaires n’avaient pas de famille ni d’amis.

    Les #femmes sont les plus touchées par la détresse de la vieillesse : dans leur cas, la solitude se conjugue à la précarité financière. Beaucoup de Japonaises âgées vivent sous le seuil de pauvreté en raison d’une retraite insuffisante à la suite du décès du mari. Et elles seraient plus nombreuses que les hommes à chercher à se faire emprisonner : en 2017, une détenue sur cinq était âgée de plus de 65 ans. Quand elles sortent, elles récidivent plus que les hommes. Globalement, un quart des anciens détenus de plus de 65 ans récidive dans les deux ans qui suivent leur libération. Ce taux, le plus élevé toutes tranches d’âge confondues, contribue à l’augmentation des seniors dans la population carcérale.

    « La prison est une oasis pour moi. J’ai perdu ma liberté mais je n’ai plus à m’occuper de rien. Je peux parler avec d’autres détenues, je mange trois fois par jour, disait une détenue de 78 ans interrogée par l’agence Bloomberg en mars 2018. Ma fille me rend visite une fois par mois. Elle me trouve pathétique. Elle a sans doute raison. »

    L’homme à la barbichette du parc est pensif : « On peut comprendre les récidivistes. La vie est dure dehors. Mon ami dit qu’en prison au moins, il ne se préoccupe de rien… Et dehors, personne ne l’attendra quand il sortira. Sinon moi, si je suis en vie. » Des détenus âgés meurent en prison. Après la crémation (obligatoire au Japon), leurs cendres sont envoyées à un parent – s’il en existe un connu de l’administration.




  • En Arctique, la banquise fond et de nouvelles espèces apparaissent | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/en-arctique-la-banquise-fond-et-de-nouvelles-especes-apparaissent

    Avec le réchauffement climatique, les espèces végétales et animales du sud de l’Arctique ont commencé à se déplacer vers le nord, rencontrant d’autres espèces. Résultat : elles se reproduisent entre elles, créant ainsi de nouvelles espèces. [...]

    Le pizzly – croisement entre l’ours blanc et l’ours brun – parcourt déjà l’Arctique. Des études génétiques montrent que les ours blancs ont commencé à diverger des bruns au cours des 500 000 dernières années. Le réchauffement climatique menace de réunir les deux espèces.

    « Il ne s’agit pas simplement d’un changement écologique, affirme Kelly. Il s’agit d’un changement évolutionniste – profondément accéléré. »

    #climat #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène


  • Loi sur la prostitution : « Dépénaliser serait une catastrophe »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/09/loi-sur-la-prostitution-depenaliser-serait-une-catastrophe_5406832_3232.html

    Saisi par neuf associations, en novembre 2018, le Conseil d’Etat a transmis au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité portant sur la loi de 2016 qui pénalise les clients de la prostitution. Un collectif de médecins dans une tribune au « Monde » s’alarme d’une possible abrogation du texte.

    Rien ne permet en 2019 d’affirmer qu’il y a plus de violences envers les personnes en situation de prostitution depuis la loi du 13 avril 2016 qui visait à renforcer la lutte contre le système « prostitutionnel » et à accompagner les personnes prostituées. Par contre, la loi a permis d’inverser la charge pénale et, ce faisant, oriente vers les vrais responsables de l’existence de la prostitution. Dépénaliser serait une catastrophe, tant sur le plan des violences que sur celui de la prise en charge sociale et sanitaire.

    Médecins du monde et d’autres associations réglementaristes questionnent le Conseil constitutionnel : la disposition de la loi pénalisant les clients n’est-elle pas contraire au droit au respect de la vie privée et à la liberté d’entreprendre ? Mais de quelle vie privée s’agit-il ? Sans doute pas de la vie privée des personnes en situation de prostitution dont la vie sexuelle et relationnelle est saccagée.
    Lire aussi La pornographie comme vengeance

    De quelle liberté d’entreprendre s’agit-il ? Probablement celle des proxénètes et des passeurs, au détriment du principe d’inaliénabilité et d’indisponibilité du corps humain, défini par le code civil et garanti par la Constitution à chaque citoyen et citoyenne, protégeant les plus vulnérables et précaires du commerce de leur corps.
    Violence

    « La prostitution, c’est la bouche, le vagin, le rectum, pénétrés d’habitude par un pénis, parfois par des mains, parfois par des objets, pénétrés par un homme et un autre et encore un autre et encore un autre et encore un autre. Voilà ce que c’est. » Ainsi s’exprimait Andréa Dworkin, survivante de la prostitution dans Pouvoir et violence sexiste (Ed. Sisyphe, 2017).

    Dans son essence même la prostitution est une violence pour retirer toute dignité humaine à la personne achetée en en faisant un simple objet de plaisir pour autrui. A cette violence initiale perpétrée sur des personnes vulnérables s’ajoutent les viols, les coups, les insultes, les actes de barbarie, les meurtres, et ce quelles que soient les formes de prostitution. Les clients achètent, ils exercent leur domination et se permettent tout. Toutes les survivantes de la prostitution en témoignent.

    Les violences du système prostitutionnel ont des conséquences dramatiques sur la santé physique, psychique et sexuelle des personnes prostituées quand elles ne sont pas à l’origine d’un décès. Dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), un gynécologue hospitalier ayant examiné de nombreuses femmes victimes constatait : « Des cicatrices consécutives au fait d’avoir été attachées, traînées, griffées, ainsi que des arrachages de cheveux et des brûlures de cigarette. Au niveau vulvo-vaginal, l’examen retrouve des vulves très déformées, et parfois des vagins cicatriciels durs et très douloureux, notamment dans la partie haute du vagin où il existe parfois des cicatrices rétractiles en diminuant nettement la longueur. »
    Santé publique

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) dénonce les conséquences de la violence et de la coercition sexuelles sur les femmes, car elles constituent un problème de santé publique de toute première importance. Ces violences vécues multiplient par cinq ou six les risques d’être à nouveau la cible de nouvelles violences, les risques de dépressions, et par dix-neuf les tentatives de suicide, selon Patricia Romito, professeuse de psychologie à l’université de Trieste.

    Vivre la prostitution, c’est avoir une espérance de vie très écourtée : 40 ans, contre 85 ans chez les femmes de la population générale

    Vivre la prostitution, c’est avoir une espérance de vie très écourtée : 40 ans, contre 85 ans chez les femmes de la population générale. Les personnes en situation de prostitution ont un taux de mortalité très supérieur à ce qu’il est dans la population générale dû notamment à des meurtres mais aussi à l’usage de drogues pour supporter la prostitution, à des accidents, à des maladies chroniques non traitées.

    C’est être six fois plus victime de viols qui font le lit du stress post-traumatique et de la mémoire traumatique (enquête Prosanté, 2010-2011).
    Lire aussi Le Conseil constitutionnel appelé à se prononcer sur la conformité de la loi sur la prostitution

    Et on le sait aujourd’hui, les conséquences du stress post-traumatique vont au-delà de l’impact neurologique pour diffuser leurs effets sur tout l’organisme, système cardiologique, endocrinologique, immunitaire… L’IGAS, dans son rapport sur la santé des personnes prostituées, avait déjà alerté sur la diversité et la gravité des problèmes liés à l’exercice de la prostitution. On ne peut donc s’en tenir à la prévention des risques infectieux évidemment nécessaire, il convient aujourd’hui de prévenir la violence inhérente à la prostitution qui est le premier facteur de mortalité et de morbidité.

    80 % à 95 % des personnes prostituées ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance et adolescence

    Cette prévention doit mobiliser les professionnels de santé, mais aussi l’ensemble de la société. La loi de 2016 le permet. En pénalisant l’achat d’acte sexuel elle montre l’origine de la prostitution, la demande des prostitueurs, et sans cet interdit il serait impossible d’éduquer les jeunes au respect de l’autre et à l’égalité entre les femmes et les hommes.

    La prévention, c’est aussi et d’abord celle des mauvais traitements infligés aux enfants : 80 % à 95 % des personnes prostituées ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance et adolescence. La loi de 2016 est équilibrée en ce qu’elle pénalise les prostitueurs (proxénètes et clients) ; elle met en place des moyens pour l’accompagnement des victimes à la sortie de la prostitution et organise la prévention auprès des jeunes notamment dans l’éducation nationale.

    Nous médecins refusons la marchandisation des corps et demandons à l’Etat de mobiliser tous les moyens pour appliquer cette loi et réduire les violences et les conséquences destructrices sur les victimes.


  • Juste comme ça, « Notre-Dame-des-landes ou le métier de vivre. » N°873 | Radio Univers | Radio Univers
    http://www.radio-univers.com/juste-comme-ca-notre-dame-des-landes-ou-le-metier-de-vivre-n873

    Ce Notre-Dame-des-Landes ou le métier de vivre livre un témoignage inédit sur les constructions et les modes d’habiter qui y ont été expérimentés. En rassemblant outre les dessins et photographies, des textes et témoignages recueillis en 2016.

    #nddl #architecture


  • Qui a tué cet homme ? Sarkozy, Hollande et Macron - FRUSTRATION
    https://www.frustrationlarevue.fr/qui-a-tue-cet-homme-sarkozy-hollande-et-macron

    On nous en a informé dans les rubriques “faits divers”, c’est pourtant d’un meurtre qu’il s’agit : un ouvrier de 68 ans, auto-entrepreneur, est tombé d’un toit et mort de ses suites de ces blessures à Versailles. Ce lieu emblématique du mal que les puissants font au travail – le fameux palais de Louis XIV a provoqué la mort de milliers d’ouvriers durant sa construction – n’est pas le seul indice qui nous doit pousser à voir des responsabilités hauts placés derrière cette mort injuste. Qui a tué cet homme ? Plusieurs décideurs politiques peuvent être directement reliés à cet accident mortel :

    Nicolas Sarkozy, président de la République, et son ministre du travail Eric Woerth sont les artisans de la dernière grande réforme des retraites, qui repousse de deux ans l’âge de départ, avec ce message, si cher aux gens de droite “le travail c’est la santé”. C’est à cause de cette augmentation de la durée de cotisation que des gens sont contraints de travailler plus longtemps s’ils ont mal ou peu cotisé au cours de leur vie, et se retrouver, à 68 ans, sur un toit. Et c’est aussi cette réforme qui explique en partie la baisse de l’espérance de vie que nous avons connu en 2016 : en travaillant plus longtemps, notre santé se dégrade plus vite.

    On peut ajouter à la responsabilité de Sarkozy et ses sbires la création du statut d’auto-entrepreneur : il a permis à nombre d’entreprises, notamment dans le BTP, de sous-traiter à leurs propres salariés des responsabilités qui leur incombaient jusqu’alors, de tout ce qui est lié au rôle d’un employeur, dont l’obligation de veiller à la santé et la sécurité des salariés…

    François Hollande, président de la République, et sa ministre du travail Myriam El Khomri ont aussi pris leur lot de décisions qui ont conduit à ce que la mortalité au travail soit celle-ci : dans la loi de réforme du code du travail de 2016, ils ont totalement diminué le rôle de la médecine du travail. Moins de visites médicales, moins de contrôles, moins de professionnels qualifiés : la médecine du travail, conquête sociale essentielle, a été vidée de sa substance. De quand date le dernier contrôle médicale de cet ouvrier de 68 ans ? Certainement pas récent, vu les changements pris en 2016.

    Emmanuel Macron, président de la République, et sa ministre du travail Muriel Pénicaud ont parachevé la démolition des gardes-fous et des protections qui auraient été susceptibles d’empêcher qu’un ouvrier de 68 ans se retrouve seul sur un toit, et y trouve la mort. Dans leur réforme prise par ordonnances en septembre 2017, ils ont supprimé le compte pénibilité, qui permettait de prendre en compte la dureté et la dangerosité d’un travail pour partir en retraite anticipée : cet ouvrier y était certainement éligible, mais ce dispositif, mis en place sous Hollande pour compenser les effets les plus dramatiques de la réforme de Sarkozy, a été tué dans l’oeuf sur demande du MEDEF. N’était-ce pas Macron qui avait dit devant les patrons français « Je n’aime pas le mot de pénibilité, car il induit que le travail est une douleur » ?

    Et ils ne se sont pas arrêtés là : en refusant toute remise en cause du statut d’auto-entrepreneur, malgré ses dérives patentes (les coursiers à vélo, qui n’ont aucune protection maladie, en sont l’un des exemples les plus parlant), en supprimant les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), Macron et Pénicaud ont réalisé le rêve du patronat : faire en sorte que la santé au travail devienne la seule responsabilité du travailleur, “auto-entrepreneur” ou salarié sans droit, et qu’un accident du travail devienne un fait divers tragique et non un fait de société qui mérite débat et sanctions.

    A lire les comptes-rendus laconiques et froid sur la mort injuste de cet ouvrier à Versailles, on se dirait presque qu’ils ont réussi. Mais ils n’en sont pas moins coupables, et si leurs décisions sont discutées dans le cadre doré et tout plein de velours de l’Assemblée et des cabinets ministériels, leurs résultats sont bien là, sur le bitume glacé de Versailles, dans le sang déjà froid d’un homme qui travaillait pour manger, vivait dans le monde qu’ils ont fait pour lui, est mort à cause de ce qu’ils ont décidé.


  • « Gilets jaunes » : la violence du pouvoir attise la violence du pays | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070119/gilets-jaunes-la-violence-du-pouvoir-attise-la-violence-du-pays?onglet=ful

    Profondément pacifiste, un évêque catholique brésilien, Hélder Câmara, auteur d’un essai qui fit date au début des années 1970, Spirale de la violence, sut parfaitement résumer cette bien-pensance destinée à immobiliser le présent en fermant la porte du futur.

    « Il y a trois sortes de violence, écrivait-il. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième, qui la tue. »

    Face à sa contestation dans la rue, tout pouvoir sera enclin à affirmer que la seule violence légitime est celle de l’État et de ses forces de police. Mais cette revendication d’un monopole étatique de la violence n’est défendable qu’à condition qu’elle soit accompagnée d’une défense intraitable de l’État de droit, c’est-à-dire de droits individuels et collectifs, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation, opposables par les citoyen·ne·s à l’État qui les bafoue, les piétine ou les réprime. De ce point de vue, la pédagogie de ce pouvoir est totalement déséquilibrée, assumant une radicalisation sans précédent du maintien de l’ordre sans, jamais, l’accompagner d’un seul mot pour en condamner les excès, sans une seule consigne pour la réfréner, sans une seule précaution pour la modérer.

    Parti d’une révolte contre la vie chère, le mouvement des gilets jaunes porte l’exigence confuse d’une respiration démocratique, d’un partage et d’un échange, en lieu et place de la verticalité présidentielle. Y répondre par un surcroît de répression, c’est prouver sa faiblesse et démontrer son irresponsabilité. Oui, leur irresponsabilité, car loin d’apaiser et de rassembler, c’est ainsi que l’on divise et que l’on aggrave.

    #Gilets_jaunes #Violence


  • Pollution de l’air : de premiers signes d’Alzheimer chez des adolescents - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/pollution-de-l-air-de-premiers-signes-d-alzheimer-chez-des-

    Liée à la pollution de l’air, notamment aux particules fines, la maladie d’Alzheimer pourrait apparaître très tôt chez les citadins les plus exposés, ceux vivant dans de grandes métropoles. Publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease, une étude menée à Mexico révèle même de premiers signes biologiques chez des enfants et adolescents.

    #paywall
    l’étude en question : https://content.iospress.com/articles/journal-of-alzheimers-disease/jad180853
    #Alzheimer #pollution



  • Pierre Desproges – Arielle de Claramilène | Des mots en passage
    https://desmotsenpassage.wordpress.com/2017/05/30/litterature-mise-en-musique-4-pierre-desproges-arielle-d

    Arielle de Claramilène s’ébaudrillait nuquelle et membrissons en son tiède et doux bain d’algues parfumil. Molle en chaleur d’eau clipotillante, chevelyre aquarelle, charnellolèvres de fraise extase, chavirée de pupille à rêve écartelé d’humide effronterie, murmurant ritournelle enrossignolée, elle était clatefollement divine.

    La brune esclavageonne émue, qui l’éventait un peu de son parcheminet soyeux, comptemplait ébloussée les blancs dodus mamelons de bleu nuit veinelés, les petons exquis de sang carmin teintés, les fuselines aux mollets tendres, le volcanombril cloquet et la mortelle foressante du sexiclitor…

    Perversatile et frissonnitouche, Arielle sentit bientôt ce libidœil lourd à cils courbés tremblants, que la madrilandalouse mi-voilée, presque apoiline posait sur l’onde tiède où vaguement aux vaguelettes semblottaient se mouvoir les chairs dorées à cuisse offerte à peine inaccessiblant, si blancs, au creux de l’aine exquise.

    Lors, pour aviver l’exacerbie de l’étrangère, elle s’empara du savonule ovoïdal et doux à l’eau, l’emprisonna de ferme allégresse dans ses deux manucules aigles douces ongulées cramoisies, et le patinageant en glissade de son col à son ventre, s’en titilla l’échancrenelle.

    “E pericoloso branletsi !” rauqua la sauvagyne embrasée, qui se fondait d’amouracherie volcanique indomptable et qui s’engloutissant soudain les deux mains à la fièvre sans prendre le temps de slipôter, bascula corps et âme dans l’éclaboussure satanique de cette bénie-baignoire pleine d’impure chatonoyance et de fessonichale prohibité fulgurante.

    Quand l’étincelle en nuage les eut envulvées, ces étonnantes lesboviciennes se méprisèrent à peine et s’extrablottirent en longue pelotonnie, de Morphée finissant, jusqu’à plus tard que l’aube, sans rêve et sans malice, quoique, virgines et prudes, elles n’avaient naguère connu l’onanaire qu’en solitude.

    #poésie #érotisme


  • Trump’s Steel Slat Barrier for Mexican border lampooned by designers
    https://www.dezeen.com/2018/12/24/donald-trump-steel-slat-barrier-mexican-border-wall

    US president Donald Trump has tweeted details of the design for the proposed $5 billion wall along the Mexican border, prompting ridicule from designers.


    Trump posted a graphic of the barrier on 21 December 2018, along with the words: “A design of our Steel Slat Barrier which is totally effective while at the same time beautiful!”
    twitter.com/realDonaldTrump/status/1076239448461987841/photo/1

    In response, designers pointed out that the barrier is “technically not a wall” and that if to scale, it would be over 12 metres high and the gaps between the slats would be wide enough for people to squeeze through.

    parmi les propositions alternatives je retiens la table de banquet de 3144 km ;)


    https://www.dezeen.com/2017/03/21/no-to-scale-donald-trump-wall-us-mexico-border-1954-mile-long-dinner-table


  • Avide d’hydrocarbures, la France occupe illégitimement des îles malgaches
    La Relève et La Peste
    https://lareleveetlapeste.fr/avide-dhydrocarbures-la-france-occupe-illegitimement-des-iles-malg

    Les #îles_Eparses sont un archipel de cinq îles situées tout autour de #Madagascar. Depuis la sortie de cette dernière de l’empire colonial français dans la seconde moitié du XXème siècle (d’abord en 1960 avec la Guerre d’Indépendance puis de manière définitive en 1972) cet archipel est l’objet de tensions entre les deux pays. Pourquoi cette discorde qui dure depuis presque 40 ans pour de minuscules îles quasiment désertiques ? La raison est simple : la potentielle existence de sources d’#hydrocarbures qui pourrait rapporter gros au pays qui en bénéficie.

    C’est Didier Ratsiraka, le président malgache de l’époque, qui, en 1973, revendique la souveraineté de l’archipel en appuyant qu’il appartient à Madagascar et que la #France doit se retirer de ce territoire. Le gouvernement malgache, face à la non-réponse du gouvernement français, porte le dossier jusqu’aux Nations Unies qui lui donnent raison en demandant à la France de discuter avec Madagascar pour trouver un terrain d’entente sur la gestion de cet archipel.

    #colonisation #colonialisme #Françafrique


  • Biodiversité. Le #conseil_constitutionnel interdit la vente de #semences paysannes | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/biodiversite-le-conseil-constitutionnel-interdit-la-vente-de-semences-paysa

    Le 2 octobre 2018 dernier, la loi #Egalim avait été adoptée par l’Assemblée nationale, après plus de 9 mois de débats parlementaires intensifs. Cette loi Agriculture et Alimentation offrait d’encourageantes perspectives pour obtenir une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Pourtant, 23 des 98 articles viennent d’êtres censurés par le Conseil Constitutionnel, mettant un coup d’arrêt aux avancées saluées par les défenseurs de la biodiversité.

    Lors de l’adoption de la loi Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous) autorisant la vente de semences libres ou paysannes, de nombreuses organisations paysannes et défendant l’environnement s’était réjouies de la victoire apportée par l’article 78. Jusqu’ici réservée aux grands groupes semenciers tels Monsanto, DuPont et Dow Chemical, la vente aurait ainsi été permise à des associations comme Kokopelli ou le Réseau Semences Paysannes. La loi prévoyait l’autorisation de la vente de semences anciennes à tous. Les géants des semences allaient perdre leur hégémonie sur ce gigantesque marché très lucratif.

    Le 25 octobre, le Conseil Constitutionnel a finalement décidé de censurer 23 des 98 articles de la loi Egalim, soit plus d’un quart du texte de loi.

    En plus de l’article 78, des avancées majeures ont ainsi été perdues comme l’article 86 sur l’intégration de la biodiversité et de la préservation des sols à l’enseignement agricole, et l’article 43 sur l’étiquetage des miels composés de mélanges ou l’article 56 sur la représentation des associations de protection de l’environnement dans les comités nationaux de l’Institut national de l’origine et de la qualité.

    #cavalier_législatif

    • Justifier la décision du Conseil Constitutionnel par la légitimité de “ cavaliers législatifs “ cela ne relève t-il pas de la part de ces « sages », de partialité ?

      Dès lors que l’on constate que ces fameux “ cavaliers législatifs ” ont été repérés , en l’occurrence, uniquement sur les articles de la Loi Egalim, qui concernent certains enjeux manipulés par les lobbys de l’agro-alimentaire.

      Les " cavaliers législatifs " sont par définition des dispositions particulières d’une loi, au cadre de laquelle ils seraient, " hors sujet ". Il est donc légitime de censurer à ce titre certains articles, mais il ne me semble pas possible de rejeter toute une loi sur cette base, ça n’aurait aucun sens.

      Le fait est que les dispositions censurées ne sont pas justifiées : comment en effet défendre une décision qui estime que, dans une "Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous", l’interdiction des pailles ou couverts en plastiques a tout à fait sa place alors que le droit de revendre des semences paysannes seraient hors sujet ?

      Cela est tout simplement absurde.

      Facebook e brezhoneg !
      https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2221353314592399&set=a.173029756091442&type=3


  • ANTS : Vers une privatisation (monétisation) des actes administratifs ?

    Après plus d’un mois de combat avec le site ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés),[je ne vous met pas le lien... vous me remercierez plus tard ;)] nous avons réussi (avec @jacotte) à finaliser une demande de transfert de carte grise ! D’après ce qu’on peut lire sur le net nous pouvons donc espérer avoir le Certificat d’immatriculation en mains d’ici... 4 mois environ !
    Bon il faut dire qu’on est cons, on a pas suivi les conseils répétés par les un·e·s et les autres : “Te prends pas la tête, ton garagiste te fait ça pour 15€ !” Manque de bol notre garagiste ne fait pas... (pas fou !).
    Mais de nombreux “entrepreneurs” (au sens Macronien du terme) savent le faire et le font savoir. D’ailleurs les sites officiels confirment :
    www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F22675
    “La démarche peut être effectuée directement par un professionnel de l’automobile habilité par le ministère de l’intérieur (garage, professionnel du commerce de l’automobile, loueur par exemple), que ce soit pour un véhicule neuf ou d’occasion.”
    « Le professionnel agréé peut, en plus des taxes à régler (taxe régionale, taxe CO₂...) et redevance d’acheminement, demander le versement d’une somme (non plafonnée par le ministère de l’intérieur) en contrepartie des frais engagés pour effectuer la démarche d’immatriculation. »

    Nous voilà donc parti dans une galère dont nous n’imaginions pas l’ampleur. Et pourtant, peu de temps avant j’avais bien entendu sur France Culture un chercheur en informatique relatant sa propre expérience, menée pour rendre service à un ami, qu’il avait conclu par :
    "On se demande quel esprit malade a élaboré un truc pareil"
    Quand je vous dit qu’on est cons !
    Bon je vais vous la faire courte, je n’ai pas le talent de @monolecte ( https://blog.monolecte.fr/2018/07/12/ministere-des-demarches-interminables )
    Juste un exemple de message envoyé à l’ANTS après plusieurs essais infructueux (qui génèrent chacun un délai de réponse de plusieurs jours !) :
    « Bonjour, suite à votre demande, voici les deux pages intégrales de la dévolution successorale.
    Le site considérant qu’un pdf de deux pages n’est pas un document conforme, j’ai du générer deux fichiers séparés au format jpg.
    Par ailleurs, le site n’acceptant pas l’ajout de deux documents dans un champ, j’ai du créer deux champs. Par ailleurs, le site n’acceptant pas que ces deux pages reçoivent le même libellé, j’ai du libeller la page 2 “autre pièce”. Et les shadock pompaient... »

    Les fichiers envoyés avec ce message ont également été invalidés !

    Ah j’oubliais, certaines démarches ne sont accessibles que par une double identification via France Connect
    https://app.franceconnect.gouv.fr
    sinon le couperet tombe “vous n’avez aucune démarche en cours” et là, après des heures passées devant l’écran on devient blême.
    Bref, on voudrait transférer la charge du travail administratif vers le privé qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
    [edit:orthographe]

    • Cette volonté de transfert au privé des actes administratifs est parfaitement illustré par la réforme du prélèvement à la source par laquelle les entreprises deviennent collectrices de l’impot (tiers collecteur, en jargon Trésor Public).
      La différence c’est que les entreprises ont des ressources professionnelles, alors que face à l’ANTS, FranceConnect et compagnie la grande majorité des particuliers sont dans une situation de désarroi insurmontable.
      D’où l’émergence de « tiers démarcheur » payants sorte d’écrivains publics 3.0 , béquille de la « démarche » administrative boiteuse, d’une administration soit-disant dématérialisée mais surtout totalement déshumanisée.
      #illectronisme