vazy

L’espace d’un instant, et inversement.

  • Des niveaux alarmants de pesticides mesurés dans les #sols et les #vers_de_terre
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/29/des-niveaux-alarmants-de-pesticides-mesures-dans-les-sols-et-les-vers-de-ter

    Conclusion : la totalité des prélèvements analysés contiennent au moins une des substances recherchées, et 90 % contiennent un mélange d’au moins un #insecticide, un #fongicide et un #herbicide. Si un tel constat est inédit, c’est que les auteurs ne se sont pas arrêtés aux surfaces cultivées. Ils ont prélevé leurs échantillons sur des parcelles agricoles conduites en #agriculture conventionnelle, en agriculture biologique, mais aussi sur des #prairies et des #haies n’ayant jamais reçu de traitements. « Dans 40 % des cas, on retrouve plus de dix #pesticides différents », explique l’écologue Vincent Bretagnolle (CNRS) et coauteur de ces travaux.

    sous #paywall

    Residues of currently used pesticides in soils and earthworms : A silent threat ?
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0167880920303534

  • How a fake persona laid the groundwork for a Hunter Biden conspiracy deluge
    https://www.nbcnews.com/tech/security/how-fake-persona-laid-groundwork-hunter-biden-conspiracy-deluge-n1245387

    The author of the document, a self-identified Swiss security analyst named Martin Aspen, is a fabricated identity , according to analysis by disinformation researchers, who also concluded that Aspen’s profile picture was created with an artificial intelligence face generator.

    c’est le #progrès

  • Érosion de la biodiversité et pandémies : le pire est à venir
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/biodiversite-pandemies-rapport-ipbes-36397.php4

    Les conclusions de l’atelier organisé en juin dernier par le Giec de la biodiversité sur les liens entre dégradation de la nature et pandémies sont inquiétantes. Révélées ce jeudi 29 octobre, elles montrent que les futures pandémies seront plus fréquentes, se propageront plus rapidement, impacteront davantage l’économie mondiale et feront plus de victimes que l’actuelle pandémie de Covid-19.

  • Données de santé : « La plate-forme “Health Data Hub” pose des questions de sécurité majeures », Marcel Goldberg, Marie Zins, épidémiologistes
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/29/donnees-de-sante-la-plate-forme-health-data-hub-pose-des-questions-de-securi

    Le gouvernement a lancé un très ambitieux projet de « Health Data Hub » (HDH) visant à réunir l’ensemble des données disponibles sur la santé des Français, pour développer l’intelligence artificielle (IA) en santé. En effet, la situation actuelle est largement insatisfaisante en raison de la dispersion en de multiples systèmes d’information gérés sans coordination par de nombreux acteurs : hôpitaux, Sécurité sociale, organismes de recherche, universités, registres et enquêtes épidémiologiques, cohortes… On ne peut que souscrire aux objectifs de partage de données et de développement de l’IA en santé et se féliciter de la volonté politique de fournir des moyens conséquents.
    Mais si l’intention est louable, réunir toutes les données dans une infrastructure informatique unique est extrêmement dangereux et largement inutile. Le fait de confier sa gestion à Microsoft a suscité de nombreux débats, mais on n’a pratiquement pas évoqué les très graves problèmes que pose le dispositif prévu, même s’il était géré sur une infrastructure nationale.

    Exposition aux attaques

    En effet, le HDH entend centraliser toute donnée collectée dans le cadre d’un acte remboursé par l’Assurance-maladie dans les hôpitaux, en médecine de ville, médecine du travail, pharmacies, services de protection maternelle et infantile, dépistage, enquêtes de santé… La centralisation des données concernant les aspects les plus intimes de la vie des 67 millions d’assurés sociaux chez un hébergeur unique pose des questions majeures de sécurité, car il suffit de croiser quelques données simples pour identifier une personne, avec des conséquences potentiellement très lourdes.

    La centralisation des données dans une seule infrastructure informatique peut permettre des mesures de sécurité accrues, mais les rend plus exposées aux attaques venant de l’extérieur comme de l’intérieur, avec des impacts plus grands en cas de rupture de confidentialité. Faire courir un tel danger aux personnes ne peut se justifier que si cela est indispensable. Or ce n’est pas le cas : non seulement un système centralisé est dangereux, mais il est largement inutile pour deux raisons essentielles.

    La première tient à la qualité des différentes bases de données concernées. Construites dans des buts, des circonstances et avec des méthodes qui, pour la plupart, n’ont rien à voir entre elles, leur qualité et leur validité sont extrêmement variables : « big data » n’est pas synonyme de « good data ». Or les algorithmes d’intelligence artificielle ont besoin de données valides. Avant d’utiliser une base de données, un examen minutieux de ses caractéristiques et de sa qualité, impliquant ceux qui l’ont construite, est indispensable, sans quoi son intégration dans le HDH est inutile.

    Aberration scientifique et technique

    La seconde raison est l’hétérogénéité de ces bases de données. Il ne suffit pas de regrouper des données de droite et de gauche pour les « faire parler ». Encore faut-il que les données soient interopérables, c’est-à-dire homogènes sur le plan sémantique. Par exemple, si on s’intéresse à l’insuffisance cardiaque, on peut trouver des données dans diverses sources : dossier de service de cardiologie, diagnostic de généraliste ou de cardiologue en ville, déclaration d’un sujet dans une enquête, réseaux sociaux… Mais, selon la source, ce terme n’a pas la même signification, ni la même validité.

    Il faut connaître le contexte et les méthodes du recueil des données, la population dont elles sont issues, etc., le cas échéant le type d’appareil utilisé car on rencontre, par exemple, des électrocardiogrammes ou des images IRM provenant d’appareils différents. Et dans de nombreux cas, cette harmonisation s’avère impossible. C’est pourquoi les algorithmes d’IA sont le plus souvent développés sur une base de données unique.

    Il arrive cependant que plusieurs bases de données puissent être rassemblées. Il faut alors les harmoniser. Mais ceci n’a de sens que pour des objectifs spécifiques de recherche et ne peut donc être réalisé qu’au cas par cas ; et implique un travail de comparaison et de définition des données, qui ne peut être réalisé que par les responsables des données concernées, qui disposent de l’expertise et de la connaissance approfondie des données, des conditions de leur recueil, des modalités de validation… Imaginer qu’il sera possible de développer des algorithmes d’IA à partir des données extrêmement hétérogènes uniquement parce qu’elles sont stockées dans un système informatique centralisé est donc une aberration scientifique et technique.

    Et même si toutes ces difficultés sont résolues et qu’on dispose de plusieurs bases de données véritablement interopérables, il n’est pas indispensable de les réunir dans la même infrastructure informatique. Il existe des méthodes d’analyse « distribuée » où des données gérées dans des systèmes informatiques différents sont exploitées en commun ; ces méthodes sont largement utilisées dans les cas où, pour des raisons de sécurité ou des raisons légales, les données ne doivent pas être transférées hors de leur propre environnement.

    Développer le HDH en réunissant les données de 67 millions de Français dans une infrastructure informatique unique est donc une erreur fondamentale qui fait inutilement courir de graves dangers. Si les objectifs de partage de données et de développement de l’IA sont pleinement justifiés, plutôt que d’empiler aveuglément des bases de données hétéroclites, le HDH devrait se concentrer sur des activités réellement utiles, comme par exemple une cartographie analytique des bases de données disponibles, leur mise en réseau, la promotion de règles harmonisées de partage de données, etc.

    En gardant à l’esprit que les véritables difficultés se situent à la source même des données de santé, comme la crise sanitaire du Covid-19 l’a cruellement mis en évidence : absence de données provenant des EHPAD, insuffisance du nombre de spécialistes du codage des causes de décès, pour ne citer que les manques les plus voyants.

    #données_de_santé #IA #santé

  • Des gaz lacrymogènes très toxiques utilisés contre les manifestants à Portland - Basta !
    https://www.bastamag.net/manifestants-Portland-gaz-lacrymogenes-toxiques-hexachloroethane-repressio

    Fin mai les citoyens de #Portland dans l’Oregon commencent à manifester en réaction au meurtre de George Floyd, tué par un policier. Début juillet, la police locale est renforcée par des unités de la police fédérale dans le cadre de l’opération Diligent Valor, lancée par Donald Trump. Un rapport de l’association Physicians for Human Rights publié en octobre montre que les polices, locale et fédérale, ont fait un usage disproportionné et excessif de la force en recourant, entre autres, à des lanceurs de balles en caoutchouc et à des grenades lacrymogène à base de hexachloroéthane (HC) [1]. Ce composé chimique a longtemps été utilisé par l’industrie militaire pour créer du brouillard artificiel sur le champ de bataille. Il peut devenir hautement toxique. Et certaines de ces grenades fumigènes HC avaient expiré depuis 15 ans.

    https://phr.org/our-work/resources/now-they-just-seem-to-want-to-hurt-us-portland-oregon

    #Black_Lives_Matter #armes_chimiques #industrie_militaire

  • Dès le printemps, la guerre sur un paddle : Crise sanitaire : un rapport pointe de sévères dysfonctionnements au sommet de l’Etat | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/281020/crise-sanitaire-un-rapport-pointe-de-severes-dysfonctionnements-au-sommet-

    Commandé par le gouvernement, un rapport confidentiel pointe les dysfonctionnements au plus haut sommet de l’État dans la gestion de la crise sanitaire. Mediapart en publie de larges extraits, alors que les leçons ne semblent pas avoir été tirées de ce bilan.

    Fruit de dizaines d’entretiens avec les ministres et hauts fonctionnaires impliqués dans la gestion de la crise, ce document de 67 pages, « confidentiel » à « diffusion restreinte », souligne les dysfonctionnements institutionnels dans la gestion de la première vague de l’épidémie du Covid-19, au printemps dernier.

    La mission – conduite à la demande de l’ex-premier ministre Édouard Philippe par le général Lizurey, ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, avec l’appui d’Amélie Puccinelli, inspectrice de l’administration – a relevé que l’action de l’État ne reposait que sur quelques personnes, bien en peine pour animer une vraie stratégie interministérielle, ainsi que pour répercuter leurs décisions sur le terrain et faire appel à des compétences précises (comme pour l’achat de masques, par exemple).

    Autant de problèmes qui ne semblent pas résolus à l’heure d’affronter la seconde vague : le rapport estime en effet qu’un autre « aspect crucial pour permettre une organisation efficace de la gestion de crise en cas de rebond réside dans la conservation de l’expertise acquise lors de la première vague épidémique » . Or, en juin 2020, le général Lizurey écrit : « Des renforts ont d’ores et déjà été démobilisés sans que ne soit prévue ni organisée la possibilité d’un retour en cas de deuxième vague. »

    Les conclusions du rapport ont été révélées par Le Canard enchaîné ce mercredi 28 octobre. Mediapart en publie ici de larges extraits. Invité à réagir sur son contenu, et au fait que les recommandations n’ont visiblement pas été suivies d’effet, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a déclaré, ce mercredi, qu’il n’avait « pas vu » l’article du Canard enchaîné et s’est engagé à « apporter une réponse dans les plus brefs délais ».

    Sollicité par Mediapart, Matignon n’avait pas encore répondu à nos questions au moment de la publication de cet article. Au sein du gouvernement, le document semble n’avoir guère circulé, puisqu’un conseiller qui aurait dû en être destinataire a été informé de son contenu par voie de presse. Ce qui ne rassure pas quant au manque d’information au sein des ministères – un des griefs justement formulés par la mission d’enquête.

    Dans son rapport, le général Lizurey rappelle que « la gestion de la crise a reposé sur un nombre réduit de responsables nationaux » dont « l’engagement a été marqué par une exceptionnelle intensité » pendant plusieurs mois.

    Ce mode d’organisation a posé plusieurs problèmes. À commencer par la capacité de ces hauts fonctionnaires et membres de cabinets à tenir dans le temps et « à garder du recul sur une gestion dans laquelle ils ont été totalement engagés dans la durée ».

    Ce mode d’organisation, reposant sur peu de personnes, a aussi contribué à installer un véritable bazar institutionnel à la tête du pays. « Certains acteurs ont pu exercer indistinctement plusieurs niveaux de responsabilité, mélangeant notamment rôle stratégique et conduite opérationnelle » , note ainsi le rapport, en estimant que cette situation « soulève le risque que la conduite ait parfois pris le pas sur la stratégie pour les acteurs en charge de cette dernière, et que le niveau responsable de la conduite se soit trouvé en partie déresponsabilisé ».

    Dans les faits, la gestion de crise a donné lieu à de « très nombreuses réunions, souvent longues et ne traitant pas toujours des sujets du bon niveau » , relève le général Lizurey. Ce dernier souligne à titre d’exemple la « mobilisation permanente du directeur de cabinet du premier ministre » , qui a lui seul « a présidé 34 réunions de synthèse de la cellule interministérielle de crise (CIC) en deux mois et demi, entre mi-mars et mi-juin, certaines ayant duré jusqu’à 3 heures » .

    La confusion des rôles a aussi imprégné certaines instances stratégiques, comme le conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN) que réunit Emmanuel Macron toutes les semaines et qui occupe une place déterminante dans le dispositif actuel (lire ici). Le conseil a parfois « privilégié l’information au détriment de son rôle de décision stratégique ».

    La forte centralisation des décisions a aussi « laissé une plus faible place aux initiatives locales, dans un contexte où l’épidémie connaissait pourtant une forte hétérogénéité territoriale » et a « pu également allonger les circuits de circulation de l’information » , déplore aussi le général Lizurey.
    En théorie, la stratégie gouvernementale face au Covid-19 aurait dû prendre racine dans la cellule interministérielle de crise (CIC). Mais la cellule n’a en réalité jamais endossé la responsabilité de coordonner l’action de tous les ministères.

    Plusieurs éléments expliquent ce dysfonctionnement. « Du fait de sa localisation à Beauvau et de son armature principalement par des hauts fonctionnaires du ministère de l’intérieur », la CIC a dans un premier temps été perçue « par beaucoup d’agents d’autres ministères comme une cellule majoritairement intérieure » , indique le général Lizurey. Ce dernier est bien placé pour identifier le problème, puisqu’il était à Beauvau jusqu’en 2019.

    Ce sentiment d’une cellule rattachée à un seul ministère a été, selon le général, « amplifié par l’existence » d’autres cellules qui ont continué à fonctionner « dans leurs domaines de compétences » en parallèle de la CIC. C’est notamment le cas du centre de crise santé (CSS) au ministère des solidarités et de la santé, ou celui du ministère de l’économie et des finances. Conséquence : les autres ministères n’ont pas participé à la CIC ou n’ont envoyé en réunion que des profils « junior » sans réel pouvoir décisionnel. À titre d’exemple : le ministère de la santé, pourtant au cœur de la crise, était en dehors de la cellule interministérielle jusqu’au 20 mai 2020, indique le rapport.

    À ce moment-là, la coordination entre les deux ministères (intérieur et santé), pas optimale, a souffert de plusieurs insuffisances au sein des deux cellules : des organigrammes globaux trop complexes, un circuit de validation interne des documents pas toujours formalisés, une absence de fiches de poste, etc. 


    Des risques de contamination au sein de la cellule de crise

    Cette situation a inévitablement « créé des doublons, des incompréhensions et des conflits de compétence » entre les ministères. Un problème accru par « la faiblesse des moyens techniques de visioconférence du ministère de l’intérieur », selon le rapport. « Faute de bande passante ou de ponts suffisants, plusieurs préfets ont vu leur visioconférence annulée et ont dû se reporter vers des outils de visioconférence civils ou d’audioconférence », y append-on par exemple.


    Extrait du rapport confidentiel. © Document Mediapart

    En raison de « circuits de partage de l’information et de décision flous », « plusieurs membres » du cabinet du premier ministre, la CIC, le CCS puis la mission de déconfinement menée par Jean Castex (avant qu’il devienne premier ministre en juillet), ont « parfois déploré une information insuffisante » , relève le rapport. Des membres de ces structures ont par exemple « découvert des textes législatifs ou réglementaires trop tardivement pour pouvoir y intégrer leur expertise et le résultat des travaux produits ».

    Extrait du rapport confidentiel. © Document Mediapart

    L’incapacité du ministère de l’intérieur à adapter son fonctionnement à la crise a aussi accru les risques de contamination au sein même de la cellule interministérielle de crise. Ainsi que l’avait révélé Mediapart (lire ici), « plusieurs personnes travaillant au sein de la CIC ou de cabinets ministériels ont été arrêtées car elles avaient développé des symptômes d’une infection au coronavirus entre mars et mai 2020 » , rappelle le rapport Lizurey, en pointant clairement des risques de contamination au sein même du ministère.

    « Les salles de gestion de crise utilisées à Beauvau se sont révélées peu adaptées : situées en majorité en sous-sol, elles ne peuvent être aérées avec de l’air extérieur et leur exiguïté rend difficile le maintien d’une distance d’un mètre entre les agents. Le transfert des cellules situation et anticipation de la CIC à la salle des fêtes de Beauvau (située au rez-de-chaussée et dotée de fenêtres) a amélioré la situation, sans la rendre optimale compte-tenu des dimensions de la salle, petite au regard des effectifs engagés. »

    Le ministère de l’intérieur ne disposait pas non plus, dans un premier temps, d’équipements en Plexiglas pour isoler les postes de travail les uns des autres : ils ont « finalement pu être installés le 27 mars » , soit deux semaines après l’annonce du confinement, note le rapport. De plus, « si du gel hydroalcoolique et des masques étaient à la disposition des équipes, le respect des gestes barrières n’a été qu’imparfait et s’est révélé difficile à maintenir dans la durée – par manque d’habitude et pour des questions pratiques et de confort » , écrit le général Lizurey.

    Au-delà de la coordination interministérielle défaillante, la mission de contrôle établit que « nombre d’acteurs publics et privés n’ont pas été associés à la définition de la stratégie globale de gestion de crise », quand bien même ils auraient joué un rôle déterminant sur le terrain. Ainsi, « les grands groupes gérant des Ehpad ont par exemple reçu des informations tardives et ont été peu associés aux décisions prises, alors que leurs fédérations et syndicats auraient pu constituer un relais », explique le rapport.

    D’autres acteurs privés ont souligné la difficulté à identifier les décisionnaires et les voies d’accès et d’échange avec ces responsables, rendant difficile la remontée de problèmes en dehors de contacts personnels informels. Ce fut notamment le cas sur les importations de masques. Dans ce cas précis, le cloisonnement est d’autant plus préjudiciable que « la manœuvre logistique a été complexifiée par la difficulté à mobiliser des ressources humaines qualifiées », relève le rapport. Tandis que le CCS, au ministère de la santé, a « éprouvé des difficultés à faire appel à des acheteurs qualifiés sur le champ de la santé » , Santé publique France, chargée de la gestion de la réserve sanitaire et des stocks stratégiques nécessaires à la protection des populations, a rencontré des difficultés « faute notamment de compétences et de moyens suffisants (seules 7 personnes étaient avant la crise dédiées à la manutention logistique) » , note le général Lizurey. Au même moment, de nombreux importateurs qualifiés qui proposaient leur aide à l’État pour éviter une pénurie n’ont jamais reçu de réponse (lire ici).

    En ce qui concerne les collectivités territoriales, leur information et association à la gestion de la crise « semblent avoir été inégales selon les régions et départements » , estime la mission. Ce « manque de fluidité dans les relations entre acteurs locaux a pu être source d’inefficience, en ne mobilisant pas tous les moyens disponibles », estime le général Lizurey. Certaines préfectures ont aussi fait part de leur frustration par un processus de « décision des ARS perçu comme trop bureaucratique et lent et trop centralisé » , selon le rapport. Pour essayer de corriger le tir, le rapport sollicite la constitution d’une réserve de hauts fonctionnaires mobilisables pour des missions d’appui territorial.


    Extrait du rapport confidentiel. © Document Mediapart

    Cette proposition fait partie des 21 préconisations formulées par le général Lizurey. Les autres propositions sont principalement axées sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les ministères. « Il apparaît d’emblée indispensable de conduire un retour d’expérience (RETEX) interministériel objectivé et partagé, accompagné le cas échéant d’un ou plusieurs RETEX spécifiques, afin de préparer dans les meilleures conditions possibles une nouvelle crise de nature similaire », écrit le général. Cela lui semble, à l’époque, d’autant plus urgent que, relève-t-il alors, « certains experts, dont le président du conseil scientifique, prévoyant une possible reprise de l’épidémie à l’automne, il est indispensable de se préparer au plus tôt » .

    Interrogé par Mediapart, Matignon ne nous a pas indiqué si le premier ministre Jean Castex avait suivi la recommandation du général Lizurey et lancé un Retex pendant l’été.

  • Le Qatar « regrette la violation des libertés individuelles » après avoir fait des examens gynécologiques forcés à des passagères
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/28/mea-culpa-du-qatar-pour-avoir-effectue-des-examens-gynecologiques-forces-a-d

    Mercredi, il est apparu que le nombre d’avions concernés était plus important qu’initialement supposé. La chef de la diplomatie australienne, Marise Payne, a dit au Parlement que des femmes se trouvant « à bord de dix avions » avaient fait l’objet d’examens gynécologiques forcés, une situation qu’elle a décrite comme « gravement troublante » et « grossière ». « Nous l’avons appris hier » par la mission diplomatique australienne à Doha, a affirmé Mme Payne.

    #viols #qatar

  • Versement des bourses aux étudiants : retard et non versement
    Ma fille en deuxième année, boursière « sur critères sociaux » et boursière « au mérite » n’a toujours pas reçu ce complément (900€/an tout de même, en 9 versements)
    Suite à sa réclamation elle vient de recevoir cette réponse :
    "compte tenu du très grand nombre de messages reçus, nous sommes dans l’impossibilité de garantir une réponse individuelle à chaque demande.
    Et alors là on fait quoi ?

    #numérisation #service_public #déshumanisation

  • L’eau devient un produit financier en Californie | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/leau-devient-un-produit-financier-en-californie-1255502

    La Bourse de Chicago et le Nasdaq vont lancer des contrats à terme sur l’eau de Californie. Ces instruments financiers permettront de se couvrir contre la volatilité des prix de cette ressource naturelle sous tension dans l’Etat américain.

    Après avoir fait fortune en anticipant l’effondrement du marché immobilier américain, Michael Burry a concentré ses investissements sur une matière première : l’eau. L’investisseur rendu célèbre par le livre de Micheal Lewis « Le casse du siècle » et le film « The Big Short » expliquait en 2010 avoir investi dans des exploitations agricoles disposant de réserves hydriques sur place.

    En 2020, Wall Street lui donne une nouvelle fois raison : les opérateurs de Bourse, le Chicago Mercantile Exchange (CME) et le Nasdaq s’apprêtent à lancer d’ici à la fin de l’année des contrats à terme sur l’eau californienne. Une grande première pour cette ressource naturelle, devenue une matière première et un actif au même titre que le blé, le cuivre ou le pétrole.

  • Covid-19 : « La situation est déjà hors de contrôle », estime l’épidémiologiste Catherine Hill - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/covid-19-la-situation-est-deja-hors-de-controle-estime-l-epidemiologist

    L’épidémiologiste Catherine Hill estime qu’il faut « reconfiner, le plus vite possible, et tester massivement la population, avec les grands moyens ».

    Lundi, on a eu l’impression de se réveiller avec un coup de massue sur la tête. Peut-on affirmer que la deuxième vague est arrivée et qu’elle est massive ?
    La situation est tragique. C’était prévisible depuis longtemps, et j’ai lancé l’alerte depuis plusieurs mois. Et oui, la deuxième vague est là. À propos des 52 000 nouveaux cas détectés dimanche, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, estime que la réalité est sans doute deux fois plus importante. Je pense que c’est plutôt quatre fois plus. En mars, c’est seulement 15 jours après le début du confinement que tous les indicateurs ont cessé d’augmenter. Donc, si on confinait demain, on aurait encore 15 jours d’augmentation en face de nous.

    Quelles mesures s’imposent : durcir le couvre-feu ? Fermer les écoles à la rentrée ? Imposer un confinement ?
    Se poser encore la question de savoir s’il faut étendre le couvre-feu, ou de fermer les écoles signifie que ceux qui la posent n’ont pas saisi l’urgence du moment ! On parle d’attendre les effets du couvre-feu ? Mais c’est terrifiant d’entendre cela. Je peux vous annoncer que les effets du couvre-feu, s’il en a produits, seront à la marge. On se demande s’il faut rouvrir les écoles ? Mais ces questions ne se posent même plus. Il est déjà trop tard. Il faut reconfiner, le plus vite possible, et tester massivement la population, avec les grands moyens.

    C’est l’appel que vous aviez lancé dans nos colonnes… le 17 juillet dernier ?
    Oui ! Il faut faire appel à l’armée pour effectuer les millions de tests qui doivent, à mon sens, être pratiqués chaque semaine. Les mauvais choix ont été faits. Il ne fallait pas attendre que les cas symptomatiques se déclarent pour tester. Il fallait prospecter, et trouver tous les porteurs du coronavirus, surtout les asymptomatiques. Ces derniers représentent au moins un cas sur deux. Il faut les trouver et les isoler. On a fait le contraire ! Quand on dépistait quelqu’un, il était déjà trop tard. Il n’était généralement plus contagieux, mais il avait déjà contaminé ses contacts. Il faut changer complètement de stratégie. Il faut réaliser 20 millions de tests par semaine. Il faut les grouper, ce sera moins cher et plus rapide, et affiner ensuite, si c’est positif.

    Cela signifie que la situation est, à vos yeux, déjà hors de contrôle ?
    Cela ne fait aucun doute. 52 000 nouveaux cas dimanche, cela veut dire au moins 100 000 contaminés, voire 200 000. Cela veut dire que, mécaniquement, dans cinq à dix jours, l’état d’une partie de ces contaminés va se dégrader, on le sait, et nécessiter une hospitalisation. Retenons 5 % : cela fait chaque jour 5 000 malades qui entrent à l’hôpital ! Les établissements ne tiendront pas. Pour la létalité, c’est 0,6 %, c’est-à-dire 600 décès par jour, contre 172 en moyenne ces derniers jours (et environ 800 par jour, au plus fort de la première vague, quinze jours après le confinement, fin mars). Voilà la situation, contre laquelle on ne pourra rien, dans dix ou quinze jours ! On est déjà dans le mur.

  • EPR de Flamanville : selon Greenpeace, du combustible nucléaire a été livré - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/epr-de-flamanville-le-premier-convoi-d-uranium-enrichi-sur-place-26-10-


    L’EPR de Flamanville
    Photo d’archives AFP

    Selon l’ONG Greenpeace France, un premier camion transportant de l’uranium enrichi est arrivé sur le site du réacteur EPR de Flamanville.

    Un premier camion transportant de l’uranium enrichi est arrivé lundi à minuit sur le site du réacteur EPR de Flamanville (Manche) en construction, a annoncé Greenpeace France.

    « Un camion en provenance de l’usine Framatome de Romans-sur-Isère (Drôme) est arrivé à minuit à Flamanville escorté par une dizaine de véhicules de police et de gendarmerie ainsi qu’un hélicoptère », a annoncé à l’AFP Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, précisant que le précédent convoi, arrivé à 22 h, «  était un leurre ».

    • « Dans ce contexte on ne peut que s’interroger sur le transfert du combustible : pourquoi une telle précipitation alors qu’il faudra attendre au moins 2 ans pour que le combustible soit chargé dans le réacteur ? S’agit-il d’une opération de communication de la part de l’exploitant soucieux de montrer que la construction avance ou bien fallait-il désengorger le site de l’usine de Framatome de Romans-sur-Isère ? Mais aussi, à quelle date les assemblages d’uranium enrichi ont-ils été fabriqués et dans quelles conditions sont-ils entreposés dans l’usine de fabrication du combustible de Framatome où des failles dans la gestion des risques de criticité ont plusieurs fois été détectées ?

      Des demandes vont être adressées prochainement à l’exploitant et à la CLI de Framatome. »
      Source : Criirad

  • We follow the 4 stages strategy… (Yes, Prime minister: 1986-1988)
    https://www.youtube.com/watch?v=HSD1d-6P6qI

    - [Si nous y sommes contraints] nous suivons la stratégie des quatre phases. C’est la stratégie du ministère en temps crise.
    – En phase 1, nous disons que rien ne va arriver.
    – Phase 2, nous disons que quelque chose va peut-être arriver, mais que nous ne devons rien y faire.
    – Phase 3, nous disons qu’il faudrait peut-être y faire quelque chose, mais qu’il n’y a rien que nous puissions faire.
    – Phase 4, nous disons qu’il y avait peut-être quelque chose que nous aurions pu faire, mais maintenant c’est trop tard.

  • Pour le #in_retrospect : le 11 septembre dernier, on est encore dans des chiffres « maîtrisables », bien qu’inquiétants, et le conseil scientifique fait le buzz en annonçant que « le gouvernement va devoir prendre des décisions difficiles ».

    Après un recadrage par Macron (pas de dictature médicale en France, c’est moi-je qui décide !), la seule « décision difficile » annoncée par Castex, c’est la réduction de la durée d’isolement de 14 jours à 7 jours. (Cris d’horreur de l’OMS.)
    https://seenthis.net/messages/875638

    • 14 octobre (il y a moins de deux semaines) : Macron explique que le télétravail n’est pas la panacée, que les entreprises ont besoin « d’avoir de la présence au travail »…
      https://www.bfmtv.com/economie/emmanuel-macron-preconise-deux-a-trois-jours-de-teletravail-par-semaine-quand

      Emmanuel Macron a préconisé ce mercredi soir « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où cela est possible, pour « réduire un peu la pression collective ».

      « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l’entreprise », a souligné le chef de l’Etat lors d’une interview télévisée, tout en relevant qu’on « a besoin d’échanger avec les collègues de travail ».

      « On a besoin que les entreprises fonctionnent »

      Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que le travail en présentiel restait indispensable pour certaines entreprises. « On a besoin que les entreprises fonctionnent, elles ont besoin d’avoir de la présence au travail, on a besoin d’avoir des services publics ouverts et des professeurs dans les classes », a-t-il souligné. 

      Il a ainsi assuré que le télétravail n’était pas « la panacée » et qu’il pouvait aussi avoir des effets pervers en favorisant l’isolement des salariés.

    • 21 septembre : Covid-19 : le protocole sanitaire allégé à l’école à partir de mardi - Le Parisien
      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-le-protocole-sanitaire-allege-a-l-ecole-a-partir-de-mardi-21-09-

      Les règles concernant les cas contacts à un élève porteur du Covid-19 vont être assouplies dans les écoles maternelles et élémentaires à partir de mardi, a confirmé dimanche soir le ministère de l’Education.

      Lorsqu’un enfant sera testé positif, sa classe pourra « continuer de se tenir normalement pour les autres élèves, qui ne sont plus considérés comme cas contacts », a indiqué le ministère dans un communiqué.

      Jusqu’à présent, si un élève était considéré comme « cas contact », il ne pouvait revenir à l’école que si un test, réalisé sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé, était négatif.

      « Autour de 2000 classes sont fermées actuellement. Le nouveau protocole va permettre d’avoir moins » de fermeture[s], a expliqué Jean-Michel Blanquer ce lundi sur RTL. « On voit maintenant d’après de nombreuses études que les enfants se contaminent très peu entre eux et qu’il y a peu de contaminations d’enfant à adulte », a-t-il ajouté pour justifier ce nouveau protocole.

    • Un fil #in_retrospect sur les enfants...
      https://twitter.com/MmeDejantee/status/1321002277440729088

      En tant que journaliste, certes pigiste, mais journaliste non moins, je partage entièrement cet étonnement et plus généralement une incompréhension totale du traitement médiatique de la question du rôle des écoles dans la pandémie.

      Thread by MmeDejantee on Thread Reader App – Thread Reader App
      https://threadreaderapp.com/thread/1321002277440729088.html

      Dès le mois de mai, je me suis étonnée que les médias se fassent l’écho de l’étude de l’Institut Pasteur sur la contagiosité des enfants sans en relever (ou si peu) les biais.
      ... que les médias acceptent de donner voix à la Société française de pédiatrie sans leur demander d’argumenter leurs affirmations catégoriques sur la non contagiosité des enfants, qui relevaient pourtant du pur argument d’autorité
      ... qu’alors même que des voix discordantes commençaient à se faire entendre sur la scène internationale, notamment avec l’étude de Christian Drosten en Allemagne. Le traitement médiatique n’ait consisté qu’à tempérer ses conclusions pour mieux réasséner la doxa des pédiatres
      Certes, une étude scientifique isolée ne constitue jamais une preuve scientifique suffisante pour remettre en question un consensus mais pourquoi alors ne jamais souligner que ledit consensus n’était lui-même fondé en France que sur une unique étude isolée...
      ...menée majoritairement durant le confinement, et incluant un nombre très faible d’enfant covid+ ayant été scolarisés durant leur période de contagion, et qui plus est n’a jamais passé le stade de la pré-publication
      Au mois de juillet, avec l’étude coréenne montrant le rôle très important des ados, je pensais que le vent tournerait mais là encore, on a minimisé, insisté sur les biais (comme quoi, on est capable de le faire) sans se demander s’il fallait réévaluer notre vision globale
      S’en est suivie l’expérience douloureuse d’Israël dont on sait maintenant que la seconde vague a été largement initiée par les réouvertures des établissements scolaires, mais là encore le monde médiatique n’a rien changé à son traitement.
      A l’approche de la rentrée, on a commencé à parler de masques pour les enfants. L’OMS n’a JAMAIS déconseillé les masques pour les enfants de 6 à 11 ans. Pourtant, les médias français ont choisi la formulation très douteuse selon laquelle le masque « n’était pas recommandé »
      J’ai du expliquer à un nombre incalculable de gens que « n’était pas recommandé » devait se comprendre au sens littéral de « n’avait pas émis de recommandations à ce sujet » et non pas « estimé que ce n’était pas recommandé »
      A ce moment là, j’ai contacté plusieurs rédactions pour proposer des papiers visant à donner la parole à des épidémiologistes pour faire le point sur les données disponibles tandis que continuaient à se multiplier des articles minimisant l’ampleur des alertes internationales..
      ... sur la contagiosité des enfants, et concluant systématiquement sur la sacro-sainte étude (toujours non publiée donc) de l’Institut pasteur. Pourtant, les voix discordantes devenaient de moins en moins discrètes. J’ai cité à l’époque les appels aux USA d’Anthony Fauci,
      ... les nombreux threads d’ @FLAHAULT , l’importante veille bibliographique réalisée par @itosettiMD_MBA ou encore @DrZoeHyde
      @mentions
      Je n’ai jamais eu le feu vert pour écrire ce fameux papier. Face aux refus ou absence de réponse, j’ai même alerté plusieurs collègues pour leur demander leur avis sur ce traitement médiatique. Je commençais à douter : mes inquiétudes obscurcissaient-elles mon jugement ?
      @mentions
      Sans cesse, on m’opposait que l’école était trop importante, que le confinement avait créé trop d’inégalité. Avais-je prétendu le contraire ? Mais a-t-on le droit de désinformer au prétexte que la fin justifie les moyens ?
      A chaque interview radio ou télévisée d’experts plus ou moins qualifiés, je me suis demandée hébétée pourquoi on ne leur posait jamais les bonnes questions, pourquoi on leur laissait dérouler leur discours fallacieux,pourquoi on n’interrogeait jamais l’abandon coupable du traçage
      des covid+ chez les moins de 11 ans, pourquoi on ne parlait pas d’aération des classes (pas 10 min à chaque récré, mais 5 min toutes les 20 min), pourquoi on n’abordait pas la question de l’aérosolisation pourtant bien établie. Pourquoi, pourquoi, pourquoi.
      Je pense que je n’aurais jamais les réponses. Je constate juste qu’à l’heure où l’information internationale n’a jamais été aussi accessible, on n’a pas été capable de proposer une information de qualité, conforme à l’état de la recherche, permettant de faire des choix éclairés
      Là je ne peux que constater le carnage, sanitaire, mais aussi l’ampleur du déni de science que les politiques ont instauré et que de fait, les médias on contribué à propager. Dire que je suis dégoûtée est un euphémisme.

    • Le discours sur le télétravail... L’imposer serait une mesure qui ne coûterait rien politiquement (voire serait plutôt bien vue) et quasiment rien économiquement mais même là il arrive à se faire le ventriloque du Medef et des petits chefs. C’est vraiment de la pure idéologie, crasse et stupide.
      Et donc là, dernièrement, ça gesticule pour dire qu’il faut faire « au maximum » du télétravail. Toujours pas de décret, pas de loi. L’impuissance et la connerie en action, sous nos yeux.

    • Contagiosité des enfants : un dossier explosif pour le gouvernement
      https://blogs.mediapart.fr/marc-durin-valois/blog/171020/contagiosite-des-enfants-un-dossier-explosif-pour-le-gouvernement

      En n’ayant pas imposé le masque pour 4,5 millions d’écoliers de 6 -11 ans, les pouvoirs publics ont acté des études partielles affirmant que les enfants n’étaient quasiment pas contagieux. L’explosion des contaminations familiales et le risque de double pandémie Covid 19 et grippe les amènent à un début de rétropédalage. Avec le souci d’éviter une crise majeure de confiance.

      #contagiosité_des_enfants

    • Il faut porter au crédit de la Société Française de Pédiatrie d’avoir provoqué sur ces sujets un retournement spectaculaire de l’opinion française qui, à l’issue du confinement, était tétanisée par la crainte de voir les enfants se contaminer. Face aux parents en état d’anxiété généralisée, refusant de renvoyer leur progéniture à l’école malgré les désastres psychosociaux et sanitaires provoqués par la fermeture des établissements, le professeur Robert Cohen, vice-président de cette Société savante, a scandé, à travers des formules-choc : un, que les enfants étaient exposés mais peu touchés par la maladie en raison de leurs bonnes défenses naturelles ; deux, qu’ils n’étaient presque jamais gravement malades ; trois qu’ils étaient très peu propagateurs du virus entre eux et envers les adultes (« Lorsqu’un enfant est PCR positif, le risque de contamination entre enfants ou d’enfants à adulte reste extrêmement limité » explique-t-il sur Europe 1). Profitant d’une couverture médiatique hors du commun, ce triple message a provoqué le retour salutaire des gamins à l’école, celui des parents au travail et instillé une nouvelle doxa dans la population selon laquelle les enfants n’étaient quasiment pas contagieux.

      Doxa qui, au demeurant, continue à être instillée dans l’esprit des concitoyen·es de ce pays par le biais notamment de certains pédiatres autoproclamés experts.

      Experts en outre confortés dans leur #déni grâce à l’#omerta régnant sans partage au sein de l’#éducation_nationale

      @marielle : cet article contient tellement de raisons d’être porté à la connaissance du plus grand nombre qu’il mériterait d’initier son propre fil de discussion.

  • Récit d’un mensonge gouvernemental sur les pertes de rendement de la filière betteravière - Pollinis
    https://www.pollinis.org/publications/recit-dun-mensonge-gouvernemental-sur-les-pertes-de-rendement-de-la-filiere-betteraviere/?akid=5212.292009.4SvpLp&rd=1&t=11

    Selon ces données publiées le 13 octobre, la baisse moyenne de rendement de la betterave sucrière a été d’environ 15 % lors de cette campagne par rapport à celle de 2019 (soit un rendement moyen de 72,5 t/ha contre 85,1 t/ha l’an dernier)… Un recul signifiant, mais qui demeure très loin des pertes annoncées de 30 à 50 %.

  • « Ce ne sont pas les néonicotinoïdes qui vont résoudre le problème de la betterave » - Pollinis
    https://www.pollinis.org/publications/ce-ne-sont-pas-les-neonicotinoides-qui-vont-resoudre-le-probleme-de-la-betterave/?akid=5212.292009.4SvpLp&rd=1&t=13

    Le poids de la betterave dépend du nombre de jour en terre, et le prix d’achat très bas impose aux agriculteurs conventionnels de jouer la carte du rendement. Ils n’ont donc pas d’autre choix que de semer très tôt, dès la fin de l’hiver, vers le mois de février ou mars, ce qui expose ensuite les betteraves aux vols de pucerons qui ont lieu en avril.

    Dans votre région, la betterave sucrière en bio, produite sans pesticides de synthèse, a-t-elle été affectée par ce virus ?

    S. L. : Non, ici la betterave bio n’a pas été touchée par la jaunisse, à part peut-être un pied de temps en temps. Nos semis en bio ont lieu entre début, voire mi-avril, ils sont bien plus tardifs et ont donc lieu après les vols de pucerons, c’est sans doute l’une des raisons. Nous avons même pu observer des parcelles en bio parfaitement indemnes, à proximité de parcelles en conventionnel très atteintes.

  • Au Chili, le oui à une nouvelle Constitution l’emporte largement
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/26/au-chili-le-oui-a-une-nouvelle-constitution-l-emporte-largement_6057360_3210


    Manifestation de joie après les premiers résultats du vote pour la réforme de la constitution chilienne, le 25 octobre à Santiago.
    PEDRO UGARTE / AFP

    78 % des votants se sont prononcés dimanche en faveur d’une Constitution qui remplacera celle adoptée sous la dictature du général Pinochet. Le texte sera rédigé par une Assemblée spécialement élue.

    Le résultat a dépassé les plus folles espérances des manifestants qui dénoncent, depuis un an déjà, les inégalités sociales au Chili. Dimanche 25 octobre, 78 % des votants se sont prononcés en faveur d’une nouvelle Constitution. Le pays va donc en finir avec le texte actuel, qui avait été adopté en 1980 sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990) et qui a été le premier au monde à refléter les théories néolibérales.

  • Masques chirurgicaux: La décontamination par enveloppe possible
    Adios corona | Cyberacteurs
    https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=6475

    « Une étude parue dans le Lancet a montré qu’après 7 jours, malgré une concentration de départ élevée aussi bien sur la face externe que sur la face interne du masque, 99,9 % des particules virales n’étaient plus actives », explique Virginie Courtier-Orgogozo, directrice de recherche au CNRS, chercheuse à l’institut Jacques-Monnot et membre d’AdiosCorona.

  • PERSONNEL NON PAYÉ - AP-HP RENDEZ L’ARGENT Thread by Jeannus
    https://threadreaderapp.com/thread/1320015194710560769.html

    [PERSONNEL NON PAYÉ - #AP-HP RENDEZ L’ARGENT]

    Alors tout commence vers mars quand l’épidémie explose, confinement, tout ça vous savez. A l’époque je suis en 5e année de médecine à Paris Descartes. Rapidement la fac en coopération avec l’aphp commence à recruter des étudiants pour
    Aller dans diverses missions COVID. Pour ma part, je débute une première mission sous la direction de la responsable du Bureau du Personnel Médical (= BPM) de l’HEGP, mon taff consiste à lister tous les #étudiants recrutés, les heures faites etc dans un but de RÉMUNÉRATION
    (les étudiants recrutés à l’HEGP je précise)

    Assez vite finalement je dois abandonner mes fonctions car les étudiants recrutés passent sous la responsabilité du Bureau du Personnel Non Médical (= BPNM) pour des raisons d’administration (pas possible de payer autrement)

    Le but étant que les étudiants soit rémunérés selon le #salaire horaire d’un.e IDE niveau 1 ou 2 (je me rappelle plus) mais globalement 12€/h.

    Et moi, je me retrouve dans mon ancien service de rea parce qu’ils ont besoin d’externes pour faire du travail aide soignant,
    Infirmier, de secrétariat, d’appel des familles etc....

    J’y reste pendant plus de 6 semaines, (je vois pas ma famille, je suis explosée au COVID tous les jours mais bref), je fais en tout plus de 100h, dont des weekends, parfois je fais deux semaines d’affilée sans pause
    J’abrège pour en arriver au total de ce que je suis censée toucher : 1500€ de salaire COVID à peu près (en plus de la prime COVID).

    En parallèle, pendant ces 6 semaines, la fac et les chefs de sevice nous garantissent qu’on va être payés, et merci, et vous êtes formidables, et
    Qu’est ce qu’on ferait sans vous etcetcetc

    Avril arrive, pas de salaire COVID, mais je suis pas la seule. Ok les élus étudiants nous disent que ça va arriver y’a du retard.
    Mai arrive, pas de salaire COVID.
    Juin arrive, prime COVID ok comme tt le monde mais pas de salaire COVID
    Donc là je commence à m’impatienter, avec les externes d’autres services concernés on va voir la responsable du BPNM qui nous dit qu’effectivement c’est bizarre, qu’on devrait être payés. Elle prend nos noms, nos heures, nos RIB, tout ce qu’il faut.

    Là, je vous avoue que je sais plus ce qui s’est passé exactement à chaque mois mais le résumé est le suivant :

    On retourne demander où est notre salaire. Et là d’un seul coup la responsable du BPNM dit qu’on nous avait jamais dit qu’on allait être payés, qu’on a pas signé de
    Contrats (!!!!!!!!!!!!!!!! on est externes !!!!!?!), qu’il est hors de question qu’on soit payés, que les consignes de « là haut » s’y opposent formellement, que la fac nous a promis ça sans l’accord de l’aphp.

    Nous sommes plus de 50 étudiants concernés seulement sur l’HEGP
    (et je reçois encore des messages toutes les semaines de nouvelles personnes qui se manifestent)
    J’estime environ 50000€ de salaires non versés...

    #covid-19 #externes #médecine #hôpital #soignants #cost-killers #toctoc

  • La Fin de la mégamachine. Sur les traces d’une civilisation en voie d’#effondrement

    Énorme succès à l’étranger, ce livre haletant nous offre enfin la clé de compréhension des #désastres climatiques, écologiques, pandémiques et économiques contemporains. Accuser Sapiens, un humain indifférencié et fautif depuis toujours, est une imposture. Notre histoire est sociale : c’est celle des structures de #domination nées il y a cinq mille ans, et renforcées depuis cinq siècles de #capitalisme, qui ont constitué un engrenage destructeur de la Terre et de l’avenir de l’humanité, une #mégamachine.
    Mais ces forces peuvent aussi être déjouées et la mégamachine ébranlée. Alors que les #alternatives ne manquent pas, quel déclic nous faut-il pour changer de cap et abandonner une voie manifestement suicidaire ? La réponse est dans ce récit. Car seul celui qui connaît sa propre histoire peut être capable de l’infléchir.

    https://www.seuil.com/ouvrage/la-fin-de-la-megamachine-fabian-scheidler/9782021445602
    #livre #collapsologie #dominations

  • Harcèlement sexuel, violences morales : le cauchemar des stages des internes en médecine générale, Soazig Le Nevé
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/23/harcelement-sexuel-violences-morales-le-cauchemar-des-stages-des-internes-en

    Deux thèses décrivent la « culture de la violence » qui sévit envers les internes en médecine générale, notamment dans les hôpitaux universitaires.

    Le dénigrement, l’humiliation, le harcèlement et la violence : la souffrance constituerait un passage obligé lors des stages des étudiants en médecine à l’hôpital et, dans une moindre mesure, en cabinet libéral.

    « On a réussi à faire pleurer tous les internes » , s’est ainsi vanté un praticien, selon des propos rapportés par un étudiant que Sara Eudeline et Amélie Jouault ont cité dans leurs thèses sur les violences subies par les étudiantes et étudiants en médecine générale et les facteurs qui en sont à l’origine. Soutenus jeudi 22 octobre à la faculté de médecine de Sorbonne Université, leurs travaux ont reçu une mention très honorable avec félicitations du jury.

    Les deux jeunes médecins, qui ont mené l’enquête auprès de plus de deux mille internes en médecine générale, issus de trente-sept universités, soit près de 20 % de l’effectif, ont souhaité documenter une situation qu’elles avaient elles-mêmes vécue dans des hôpitaux universitaires. Le livre de la médecin Valérie Auslender, Omerta à l’hôpital. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé (Michalon), publié en 2017, les a encouragées à libérer une parole ressentie comme honteuse.

    « La quasi-totalité des étudiants en médecine ont subi des violences, qu’elles soient d’ordre physique, verbal, sexuel, liées à un bizutage ou à un dépassement des horaires de travail , affirme Amélie Jouault. Cela n’a rien d’un problème à la marge. » Les étudiants en médecine seraient même particulièrement vulnérables, plus de la moitié d’entre eux estimant leur état de santé comme moyen ou mauvais, et 31 % ayant déjà eu des idées suicidaires.

    La perversion et la lubricité de certains médecins et personnels soignants ne connaît pas de limite. Comme ce praticien qui, dans la chambre d’un patient, lance à une interne n’ayant pas répondu correctement à sa question : « Tu vois la fenêtre ? Tu l’ouvres et tu sautes. » Ou celui-là, qui s’enquiert auprès de la stagiaire dont il est responsable de comment « [s]a chatte est épilée » , et de « quand on s’organise [une] partouze ? ». Ou encore cet autre qui lâche : « Tu vois cette patiente, elle a eu quatre enfants, mais toi à ton âge je suis sûre que ta chatte est pas comme ça. »

    Parcours quasi sacrificiel

    Sara Eudeline souligne que les internes n’ont pas forcément conscience de ce qu’ils vivent, tant ils ont « intériorisé » la violence : « Ils savent que s’ils en parlent, on leur dira qu’ils sont faibles. » Au cours de leur cursus, 93,6 % des étudiants de l’échantillon ont déclaré avoir subi des violences psychologiques de façon occasionnelle ou répétée, 53 % des violences de nature sexuelle et sexiste, 49,6 % des violences physiques, et près de 20 % un bizutage.

    De ces statistiques jaillit « la culture de la violence intégrée aux études de médecine », analyse Amélie Jouault. Pour faire médecine, il faudrait ainsi accepter un parcours quasi sacrificiel. « Si tu n’en as pas “chié”, tu ne peux pas faire partie de la corporation », résume l’auteure.

    Bloc opératoire, chambre de patient, salle de pause, cabinet du maître de stage en médecine ambulatoire : aucun lieu n’est épargné par le phénomène, mais les débordements sont plus nombreux dans les services où les situations de travail sont dégradées. « Dans un système qui dysfonctionne, l’étudiant est une cible facile, tout en bas de la structure pyramidale qu’est l’hôpital », décrit Amélie Jouault. « Une chirurgienne m’a jeté des ciseaux sur la tête parce que j’ai donné les ciseaux à fil et non [les ciseaux] de dissection lors de l’opération. J’ai eu du sang du patient sur la tête », raconte une interne citée dans la thèse.

    Plus loin, une autre énumère les humiliations répétées qu’elle a subies : « Me faire jeter une compresse de sang dans la figure, me faire menacer de me crever les yeux, me faire taper sur les doigts avec une pince. Le chirurgien m’a littéralement jeté l’utérus dessus une fois celui-ci retiré. »

    Malgré la gravité des faits, le nombre de dépôts de plainte est quasi nul. Car ceux qui harcèlent, agressent ou humilient sont aussi ceux qui évaluent les futurs médecins. « Dans un rapport de stage, l’étudiant ne peut rien dire. Il ne se confie pas. S’ils l’ont fait avec nous, c’est parce que le questionnaire était anonyme », relève Amélie Jouault. De même, alors que les dépassements d’horaires sont légion (68 % des étudiants en ont fait part), seuls 30 % osent les signaler dans leur rapport.

    « Un moment particulier »

    « La culture des médecins doit évoluer de toute urgence, commente Agnès Hartemann, responsable de la cellule « Bien-être et paroles étudiantes » de Sorbonne Université. L’esprit carabin n’est plus du tout d’actualité. » Pour la première fois cette année, à la demande du doyen de la faculté, les chefs de clinique, dont l’une des missions est d’encadrer les étudiants dans leurs stages, seront formés à la pédagogie et bénéficieront d’une séance d’une heure sur la maltraitance et le harcèlement sexuel. Un groupe de travail œuvre également sur la définition d’une procédure précise amenant à des sanctions en cas de violence.

    « Le message de la tolérance zéro est majeur, abonde la docteure Donata Marra, présidente du Centre national d’appui à la qualité de vie des étudiants en santé, qui forme des enseignants et des représentants des internes. Nous vivons un moment particulier où des jeunes nous demandent de diffuser ce qui se passe pour les aider à identifier ce que sont un comportement maltraitant, prédateur ou simplement vraiment maladroit, et comment y faire face. »

    D’après elle, de nombreux enseignants sont désormais prêts à contribuer à faire évoluer les pratiques. « Ils veulent être en mesure de former leurs étudiants à la gestion du stress, à la communication et à la façon de réagir en cas de problème à travers l’empowerment. » Mais la docteure Marra le reconnaît : il reste « beaucoup à faire pour améliorer la bientraitance des étudiants en santé ».

    #travail #santé #médecine #médecins #internes #apprentissage #harcèlement #harcèlement_sexuel #maltraitance