vazy

L’espace d’un instant, et inversement.

  • La France n’est pas préparée aux risques industriels, alerte un rapport
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/05/la-france-n-est-pas-preparee-aux-risques-industriels-alerte-un-rapport_60180

    Des systèmes d’alertes obsolètes, des mesures d’information préventive qui n’atteignent pas leurs objectifs, des commissions de suivi de site qui ne parviennent pas à jouer leur rôle, des blocages techniques et financiers… c’est peu dire que la France n’est pas préparée aux #risques_industriels, selon un rapport de l’Association nationale des collectivités pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (Amaris). Présenté mardi 5 novembre, ce #livre_blanc consacré à la « mise en protection des activités riveraines des sites #Seveso seuil haut » prend une résonance particulière, un peu plus d’un mois après l’incendie qui a ravagé l’usine chimique Lubrizol et les entrepôts de l’entreprise Normandie Logistique à Rouen.

    Le livre blanc
    http://www.amaris-villes.org/wp-content/uploads/2019/11/Livre-Blanc.pdf
    il y est question de la « Vallée de la chimie » ça fait pas tellement rêver !

  • Spatio‐temporal assessment of illicit drug use at large scale: evidence from 7 years of international wastewater monitoring - González‐Mariño - - Addiction - Wiley Online Library
    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/add.14767


    Figure 6: 2011–17 total average number of doses/1000 people/day

    Abstract

    Background and aims
    Wastewater‐based epidemiology is an additional indicator of drug use that is gaining reliability to complement the current established panel of indicators. The aims of this study were to: (i) assess spatial and temporal trends of population‐normalized mass loads of benzoylecgonine, amphetamine, methamphetamine and 3,4‐methylenedioxymethamphetamine (MDMA) in raw wastewater over 7 years (2011–17); (ii) address overall drug use by estimating the average number of combined doses consumed per day in each city; and (iii) compare these with existing prevalence and seizure data.

    Design
    Analysis of daily raw wastewater composite samples collected over 1 week per year from 2011 to 2017.

    Setting and Participants
    Catchment areas of 143 wastewater treatment plants in 120 cities in 37 countries.

    Measurements
    Parent substances (amphetamine, methamphetamine and MDMA) and the metabolites of cocaine (benzoylecgonine) and of Δ9‐tetrahydrocannabinol (11‐nor‐9‐carboxy‐Δ9‐tetrahydrocannabinol) were measured in wastewater using liquid chromatography–tandem mass spectrometry. Daily mass loads (mg/day) were normalized to catchment population (mg/1000 people/day) and converted to the number of combined doses consumed per day. Spatial differences were assessed world‐wide, and temporal trends were discerned at European level by comparing 2011–13 drug loads versus 2014–17 loads.

    Findings
    Benzoylecgonine was the stimulant metabolite detected at higher loads in southern and western Europe, and amphetamine, MDMA and methamphetamine in East and North–Central Europe. In other continents, methamphetamine showed the highest levels in the United States and Australia and benzoylecgonine in South America. During the reporting period, benzoylecgonine loads increased in general across Europe, amphetamine and methamphetamine levels fluctuated and MDMA underwent an intermittent upsurge.

    Conclusions
    The analysis of wastewater to quantify drug loads provides near real‐time drug use estimates that globally correspond to prevalence and seizure data.

    article en libre accès

  • The Money Farmers: How Oligarchs and Populists Milk the E.U. for Millions - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/03/world/europe/eu-farm-subsidy-hungary.html

    The European Union spends $65 billion a year subsidizing agriculture. But a chunk of that money emboldens strongmen, enriches politicians and finances corrupt dealing.

    Every year, the 28-country bloc pays out $65 billion in farm subsidies intended to support farmers around the Continent and keep rural communities alive. But across Hungary and much of Central and Eastern Europe, the bulk goes to a connected and powerful few. The prime minister of the Czech Republic collected tens of millions of dollars in subsidies just last year. Subsidies have underwritten Mafia-style land grabs in Slovakia and Bulgaria.[...]

    A New York Times investigation, conducted in nine countries for much of 2019, uncovered a subsidy system that is deliberately opaque, grossly undermines the European Union’s environmental goals and is warped by corruption and self-dealing.

    #Pac #fraude #agriculture #Europe #UE

  • La photo de la semaine
    02/11/2019 Le blogue de Richard Hétu
    https://richardhetu.com/2019/11/02/la-photo-de-la-semaine-3

    Paula White-Cain, conseillère spirituelle de Donald Trump, a publié sur son compte Twitter jeudi cette photo qui est vite devenue virale. On y voit Donald Trump, les yeux fermés, entouré de personnalités religieuses, dont plusieurs pasteurs évangéliques, priant pour lui. Certaines des personnes présentes posent une main sur le président pour qu’il puisse recevoir l’Esprit saint.

    #gorafi_encore_plagié

    • https://elpais.com/internacional/2019/11/03/actualidad/1572806433_452486.html

      El día que el presidente prestó juramento de su cargo, en enero de 2017, lo hizo sobre dos Biblias: una propia y otra usada por Abraham Lincoln en 1861. A su lado estaba el ultraconservador Mike Pence, que asumió como vicepresidente. Ese día, Paula White se convirtió en la primera religiosa que oficiaba la oración durante la ceremonia. Después de su aparición pública junto a los políticos, su apoyo en las redes bajó considerablemente. “Veía cómo mis seguidores en Twitter bajaban en 10.000, 20.000, 30.000...”, reconoció a The Washington Times. Ahora tiene 700.000 en esta red social y tres millones en Facebook.

      En junio, en Orlando (Florida), la asesora espiritual cambió el tono utilizado en la inauguración del mandato del presidente para pasar a uno más alarmista en un mitin del republicano. “Que cada red demoniaca que se haya alineado contra el llamamiento del presidente Trump, sea derribada en nombre de Jesús”, exclamó ante la multitud. “Declaro que el presidente Trump superará todas las estrategias del infierno y todas las estrategias del enemigo”, agregó entonces. Algunos cristianos consideran sus ideas heréticas y no faltan quienes la tildan de populista e incluso de figura divisiva en esa fe.

      White, como Trump, no siempre fue religiosa. En su libro de memorias Something Greater, publicado el pasado octubre, narra la “visita divina” que Jesús le hizo en 1986, cuando estaba con su hija recién nacida. En la visión, ella aparecía predicando en todos los continentes. La imagen fue un impulso para dedicarse por completo a la religión. Desde entonces, ha levantado un imperio, con programas de televisión, radio, libros, giras por el país y, desde 2014, como pastora principal en una iglesia evangélica en Florida.

      Eso, hasta que Jesús volvió a hablarle. En mayo, durante el sermón dominical, afirmó que el Señor le había dicho que no se podía “perder este momento” para hacer cosas más grandes. Así que abandonó su puesto de pastora en la New Destiny Christian Center en Apopka para abrir una Universidad y levantar 3.000 nuevas iglesias. Pero los ambiciosos planes de White se vieron interrumpidos por uno de sus seguidores: Trump. El presidente estadounidense, que intenta asegurarse que los evangélicos permanezcan en sus filas, la llamó para encargarse de que lo consiga desde la Casa Blanca. White todavía no ha hecho ni un comentario al respecto. Sus redes están enfocadas ahora mismo en promocionar su nuevo libro antes que al propio Trump.

  • Pour « sauver la planète », l’industrie tue les campagnes

    « Au nom de la transition énergétique, les campagnes
    s’industrialisent à grande vitesse. L’autrice de cette tribune raconte
    la métamorphose de la Haute-Marne, autrefois vivante et dorénavant
    colonisée par les éoliennes, les méthaniseurs, les plantations de
    biomasse…

    (…)

    À 200 m de la maison, deux fermes, « normales » il y a peu,
    incarcèrent désormais douze mois sur douze quelques centaines de
    vaches sous les tôles. Ventilateurs, tanks à lait, robots de traite,
    engins qui désilent, mélangent, transportent, paillent, distribuent,
    curent, et retransportent. Les bruits de moteur sont incessants.
    Vaches à méthane ou vaches à lait, toutes ont le même sort, les
    riverains aussi !

    Marie, une riveraine, est à bout, sur sa petite route de campagne.
    Sept jours sur sept, les tracteurs passent pour alimenter le
    méthaniseur voisin en fumier collecté dans un rayon de 60 km, les prés ont été retournés pour planter le maïs qui servira à nourrir le
    méthaniseur et les vaches prisonnières qui fournissent la manne. La
    paille aussi voyage. Sous la canicule, les vaches enfermées hurlent,
    tapent nuit et jour dans la ferraille qui les enferme, l’ensilage pue.

    Où aller ? Au fond des bois ? Quels bois ? Ceux qui n’ont pas encore
    été rasés sont dépouillés depuis qu’on ne parle plus de forêts, mais
    de biomasse. De mes fenêtres, je vois clair au travers des collines.
    Plus de sous-bois, des champs de troncs. Le long des chemins, les
    arbres trop jeunes, condamnés à ne pas devenir des chênes centenaires, s’alignent, en attendant d’être déchiquetés avec beaucoup d’énergie, recollés en pellets, voire transformés en carburant ! Il y a quelque temps, un bûcheron s’inquiétait : « Dans dix ans, il n’y aura plus rien ! » Sur les photos aériennes, une bande boisée au bord des routes, pour tromper le peuple, mais c’est une coquille vide. Dix ans, c’était optimiste. Qui ose encore signer les pétitions contre la déforestation de la forêt amazonienne ? Le poumon vert de la France, ça ne compte pas ? (…)

    https://reporterre.net/Pour-sauver-la-planete-l-industrie-tue-les-campagnes

  • Aguahoja I by Mediated Matter Group | Dezeen Awards | Winners
    https://www.dezeen.com/awards/2019/winners/aguahoja-i-mediated-matter-group

    Fabricated from the molecular components found in tree branches, insect exoskeletons and human bones, Aguahoja I demonstrates the application of water-based robotic fabrication at a scale close to those of natural ecologies.


    #impression_3D #bio-composite #design

  • #ViolencesJudiciaires #FreeAnto / Interview d’Antonin Bernanos :
    « Une volonté de cibler des personnes, de faire des exemples, pour faire peur aux gens qui luttent »

    | NPA - https://npa2009.org/actualite/politique/antonin-bernanos-une-volonte-de-cibler-des-personnes-de-faire-des-exemples-

    Absolument rien ne va dans cette histoire d’acharnement judiciaire flagrant, mais alors ça ... une "obligation de soins psychiatriques" ?!!!

    Et par ailleurs, dernier point, dans mon contrôle judiciaire il y a une obligation de soins et de suivi psychiatrique. Je vais devoir me soigner, avec obligation de médicamentation si on me l’impose, et obligation de soins psychiatriques, comme si l’engagement des gens et leur investissement dans les luttes étaient liés à des problèmes psys, et n’étaient pas une réponse politique à un ordre social injuste…

    Donc finalement en reprenant le dossier on comprend les raisons de l’acharnement contre moi, un acharnement qui, je tiens à le dire, n’est pas nouveau et ne me concerne pas que moi, mais plein d’acteurs du mouvement social. On le voit par exemple avec Assa Traoré qui est poursuivie pour des motifs qui n’auraient jamais été utilisés contre d’autres avant. Il y a une volonté de cibler des personnes, de faire des exemples, en espérant que ça fera peur aux gens qui luttent, que ça permettra de stopper les contestations, de freiner les mobilisations sociales.

    • #Soutien à #Antonin_Bernanos et aux militant.e.s antifascistes inculpé.e.s
      https://www.lepotcommun.fr/pot/mz9rjmn6

      Le 18 avril 2019, une confrontation a opposé des militant.e.s antifascistes aux fascistes de Génération Identitaire, des Zouaves Paris et de la Milice Paris. Expulsés de la rue, les fascistes ont porté plainte, ce qui a conduit à la mise en examen de militants antifascistes et à l’incarcération de l’un d’entre eux, Antonin Bernanos.

      Pendant plus de six mois, Antonin a subi un véritable acharnement judiciaire de la part de l’institution judiciaire et de l’administration pénitentiaire. Malgré l’absence totale d’éléments à charge contre lui, Antonin a été maintenu en détention par les appels systématiques du parquet de Paris pour contrer les ordonnances de mise en liberté prononcées à plusieurs reprises par la justice.

      Le 24 octobre, le juge des libertés et de la détention, Charles Prats, a ordonné la libération provisoire d’Antonin, dans un contexte où l’instruction était bien incapable d’apporter le moindre élément nouveau, du fait de l’incompétence prononcée de la juge d’instruction et du vide flagrant de ce dossier. Charles Prats, magistrat dont les positions réactionnaires et la haine des antifascistes ont été révélées dans la presse, a conditionné, entre autre, la libération d’Antonin :

      - au cautionnement du montant délirant de 10 000 €, fait rare en dehors des affaires de droit financier, assumé à demi-mot comme une volonté d’attaquer les diverses formes de solidarité et de dons qui se sont exprimés durant la campagne de soutien de ces derniers mois.
      - à une assignation à résidence loin de la région parisienne où Antonin et ses proches résident et où il suit ses études.
      - à une interdiction de manifestation alors même que l’affaire pour laquelle il est mis en cause ne s’inscrit aucunement dans le cadre d’une manifestation.
      - à une obligation de « soins psychiatriques » qui est une vieille manière d’individualiser la lutte sociale et de lui assigner un caractère pathologique.

      Une fois de plus, les antifascistes sont la cible d’un acharnement judiciaire qui s’inscrit dans la criminalisation croissante des mouvements sociaux. Alors que les derniers mois ont rappelé l’importance de l’antiracisme au sein de nos combats, mobilisons-nous dans la rue et tous les espaces de lutte pour renforcer nos solidarités et nos alliances face à la répression !

      Nous en appelons aujourd’hui à votre contribution financière pour aider les antifascistes à faire face aux nombreuses dépenses qui ont déjà été faites (frais d’avocats, frais liés à la détention, frais logistiques...) et qui restent à faire jusqu’au procès.

  • Nucléaire : pas besoin d’arrêter les réacteurs présentant des anomalies (ASN)
    https://www.batiactu.com/edito/asn-57831.php

    Après avoir été alertée par EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) estime que les réacteurs atomiques présentant des anomalies peuvent continuer à fonctionner en l’état.

    Il faut s’y faire, l’anomalie c’est juste l’état normal du nucléaire.


    #nucléaire

  • Le dimanche soir
    https://emmaclit.com/2019/10/24/le-dimanche-soir

    Pour célébrer la sortie de mon dernier tome, je publie sa 3ème histoire 🙂🙂🙂 Ca parle de mon expérience au travail, et c’est la raison pour laquelle je ne suis pas seulement féministe, mais aussi anticapitaliste. Dans le livre, c’est une histoire assez longue, alors j’ai dû couper la 2ème partie pour que ça soit réseaux-sociaux-compatible. J’espère que le message reste clair ! Source : Emma

  • How Scientology doubled its downtown Clearwater footprint in 3 years | Investigations | Tampa Bay Times
    https://projects.tampabay.com/projects/2019/investigations/scientology-clearwater-real-estate

    THE CHURCH OF SCIENTOLOGY and companies run by its members spent $103 million over the past three years buying up vast sections of downtown Clearwater.

    They now own most commercial property on every block within walking distance of the waterfront, putting the secretive church firmly in control of the area’s future.

    Most of the sales have not previously been reported. The Tampa Bay Times discovered them by reviewing more than 1,000 deeds and business records, then interviewed more than 90 people to reconstruct the circumstances surrounding the transactions.

    enquête #cartographique très bien réalisée (à base de #google_earth).

  • L’Etat souhaite porter plainte pour diffamation contre un drômois qui dénonce un “climat raciste et islamophobe” - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/etat-souhaite-porter-plainte-diffamation-contre-dromois

    Pour la préfecture de la Drôme, ces faits relèveraient du délit de diffamation publique à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique. Le préfet Hugues Moutouh estime que ces « propos inacceptables conduisent à dresser les Français les uns contre les autres, et à créer, dans notre pays, un climat dangereux de haine et de violence​​​​​​​ ».

    Le Procureur n’a pas encore donné suite à la demande du préfet.

  • Abandon de poste
    http://autographie.org/blog/2019/10/12/abandon-de-poste

    Tout a échoué. Le capitalisme, ses réformes, la république, ses normes, le travail, ses syndicats, les collectifs sympas et leurs modes de vie cool. Tout. La citoyenneté, le supermarché, les élections, l’éducation, la police, les éco-villages, les pesticides et les panneaux solaires, logent dans une grande fosse commune dont il y aurait de quoi se réjouir. Ça devrait être la joie, la liesse, la foire. Car plus rien ne tient. Source : Autographie.org

    • Il suffirait de ne pas se lever, de ne pas aller travailler, pour une fois… D’aller faire une balade en forêt, de prendre une vague ou un verre, de s’étreindre, de crier, de souffler et d’abandonner son poste. Personne n’y croit plus, ni au système ni à son changement. Même les riches, ces exploiteurs esclavagistes écocidaires, ont perdu le goût de vivre et sont terrassés par la peur du soulèvement. Et nous, on attend, on persiste sans conviction, alors que l’air est vicié, que l’eau manque, que les usines toxiques explosent, que la forêt crame, que pôle-emploi nous flique et que les flics nous éborgnent. Il n’y a pas besoin d’être convaincu de quoi que ce soit ou de rallier les masses. Il n’y a plus besoin de faire de la pédagogie, le chaos parle de lui-même, il suffit de tendre l’oreille. Tout, autour de nous, est déjà parti en fumée, les murs en poussière, les croyances aux oubliettes, les sols et les plafonds se sont dérobés sous nos yeux et nos pieds. Le champ est ouvert, même si l’herbe est grillée.

  • Le #Conseil_constitutionnel acte la #gratuité de l’enseignement supérieur

    La plus haute juridiction a précisé que les #droits_d’inscription universitaires doivent rester « modiques ». Il avait été saisi par des associations étudiantes opposées à l’#augmentation des frais pour les #étudiants_étrangers.

    L’écho devrait parvenir bien au-delà de nos frontières. Vendredi 11 octobre, le Conseil constitutionnel a rendu publique une décision très attendue entérinant le #principe_de_gratuité à l’université. L’annonce risque de constituer un sérieux revers pour le gouvernement qui avait décidé en novembre 2018 d’augmenter les droits d’inscription universitaires pour les étudiants étrangers extracommunautaires. Cette réforme avait entraîné une large contestation chez les étudiants, les enseignants ou encore les présidents d’université.
    « Le Conseil constitutionnel déduit de façon inédite du treizième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 que l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public », indique l’institution.
    En juillet, celle-ci avait été saisie d’une question prioritaire de constitutionnalité, à la suite du #recours de plusieurs organisations étudiantes – l’Union nationale des étudiantes en droits, gestion, AES, sciences économiques, politiques et sociales (Unedesep), l’association du Bureau national des élèves ingénieurs et la Fédération nationale des étudiants en psychologie. Une démarche à laquelle s’étaient associés d’autres syndicats étudiants et enseignants.
    Les associations avaient attaqué, devant le Conseil d’Etat, l’arrêté du 19 avril 2019, qui fixe les nouveaux droits d’inscription pour les étudiants étrangers extra-européens, à hauteur de 2 770 euros en licence (contre 180 euros pour les étudiants français et européens) et 3 770 euros en master (contre 243 euros). La juridiction administrative avait décidé de surseoir à statuer, le 24 juillet, jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel tranche la question de #constitutionnalité soulevée.
    « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction »
    Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 du prévoit en effet que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction » et que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat », défendaient les associations étudiantes. Mais il n’avait jamais été, jusqu’ici, précisé si l’enseignement supérieur était concerné par ce principe, au même titre que l’enseignement primaire et secondaire, ni de quelle manière. C’est chose faite. La plus haute juridiction précise, pour la première fois, comment cette obligation de gratuité s’applique dans un monde universitaire particulier, puisque y sont pratiqués des droits d’inscription. « Cette exigence ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus, écrivent les juges constitutionnels. En tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. » Prochaine
    étape sur le terrain juridique : le Conseil d’Etat devra examiner de nouveau cet arrêté au regard de l’exigence de gratuité fixée par le Conseil constitutionnel.
    Ce dernier, en revanche, n’a pas jugé inconstitutionnelles les dispositions contestées de la loi de finances de 1951, qui prévoient que le pouvoir réglementaire fixe les montants annuels des droits perçus par les établissements publics d’enseignement supérieur et acquittés par les étudiants. « Il juge qu’il appartient aux ministres compétents de fixer sous le contrôle du juge les montants de ces droits. »

    Sept universités ont mis en place des droits « différenciés »
    La stratégie « #Bienvenue_en_France », dans laquelle figure cette augmentation des droits, a été annoncée par le gouvernement en novembre 2018, avec l’objectif de développer l’attractivité de la France, et d’atteindre 500 000 étudiants internationaux à l’horizon – contre 324 000 actuellement.
    Seules sept universités (sur environ 75 établissements) ont mis en place dès cette rentrée des droits « différenciés » pour les étudiants extracommunautaires. La majorité des établissements ont choisi d’utiliser la possibilité d’exonération ouverte par un décret de 2013. Chaque université peut dispenser de droits d’inscription 10 % de ses étudiants. Un dispositif utilisable, si les établissements le décidaient, en faveur des étudiants extracommunautaires.
    L’inquiétude demeure de savoir si ce quota permettra encore aux universités qui le souhaitent d’exonérer leurs étudiants étrangers, l’an prochain. Encore plus en 2021.

    https://www.lemonde.fr/education/article/2019/10/11/le-conseil-constitutionnel-acte-la-gratuite-de-l-enseignement-superieur_6015
    #enseignement_supérieur #justice #université #frais_universitaires #taxes_universitaires #frais_d'inscription

    • Reçu par mail d’une amie juriste :

      Malheureusement, je pense qu’il faut rester prudent.e.s, le conseil constitutionnel n’a pas jugé inconstitutionnelle la disposition sur la hausse des frais d’inscription, il s’agit d’ailleurs de ce qu’ils appellent « une décision de conformité » (à la Constitution). Le Conseil constitutionnel fait seulement une sorte de rappel sur le principe de gratuité. Et en effet, la chose un peu bonne et nouvelle, c’est qu’il l’étend à l’enseignement supérieur mais par ailleurs, et toute de suite après, il fait une réponse toute pourrie en remplaçant ’gratuit’ par ’modique’... sans dire ce qu’il en advient.
      Il explique aussi qu’il n’y a pas vraiment de droits méconnus ... (quid du droit à l’éducation...?!)... laissant (selon moi) une certaine marge de manœuvre..
      Bref, c’est super mal rédigé et plein d’incertitudes planent !

      Donc, maintenant tout va se jouer devant le Conseil d’État qui prendra la mesure de cette décision QPC ou pas pour répondre au recours de l’union nationale des etudiant.e.s.

  • Climat : le scepticisme au sommaire des programmes scolaires - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/climat-le-scepticisme-au-menu-des-programmes-scolaires,1003

    Pour améliorer le contenu climatique des manuels, le conseil supérieur des programmes fait appel à un climatosceptique notoire, dont les théories ne reposent sur aucune base scientifique. Une pratique bien ancrée dans le monde universitaire français.

  • Stalker attacks Japanese pop singer – after tracking her down using reflection in her eyes • The Register
    https://www.theregister.co.uk/2019/10/10/stalker_japan_eyes

    A Japanese man indicted on Tuesday for allegedly attacking a 21-year-old woman last month appears to have found where his victim lived by analyzing geographic details in an eye reflection captured in one of her social media photos.

    via @maliciarogue

  • Aux arbres citoyens ! Francis Hallé
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-16-octobre-2019

    Les arbres seraient-ils intelligents ? C’est l’une des questions abordées par cette exposition à la Fondation Cartier pour l’art contemporain et pour y répondre, l’invité de l’Heure Bleue, le botaniste-voyageur Francis Hallé.

    Le grand botaniste et dessinateur Francis Hallé, est le principal inspirateur de l’exposition. A travers des dessins d’une grande rigueur scientifique infusée par un style très personnel, ce passionné de forêts tropicales témoigne de la richesse et de la fragilité du monde végétal face à la prédation humaine.

    Francis Hallé fut notamment l’initiateur dans les années 80 du « radeau des cimes » pour explorer la canopée, largement méconnue à l’époque.

  • Forum du cinquantenaire du 1er accident de la centrale nucléaire de St. Laurent-des-Eaux
    https://www.sortirdunucleaire.org/Forum-du-cinquantenaire-du-1er-accident-de-la

    Le forum commémoratif du cinquantenaire du premier accident nucléaire de St Laurent-des-Eaux survenu le 17 octobre 1969, se déroulera au théâtre d’Orléans les samedi 19 et dimanche 20 octobre 2019.

    Cet accident, et celui de 1980 plus grave (Le jour où la France a frôlé le pire), équivalent à celui de Three Mile Island, ont été recouverts d’une chape de silence et n’ont, à notre connaissance, jamais fait l’objet d’un colloque ou même d’une conférence. Et c’est pourquoi le forum devrait à priori constituer un évènement.


    #nucléaire

  • JANIK & ARNAUT : La danse du serpent - wallonica.org
    https://wallonica.org/blog/2019/08/29/janik-arnaut-la-danse-du-serpent-annees-50

    Les danseurs français Janik & Arnaut ont eu un succès fort mérité, dans les années 1950, avec cette troublante Danse du serpent où Janine JANIK (1931-1985) et Christian ARNAUT (1912-2003) forment un ensemble rare, érotique et sinueux : contrairement aux numéros de Music-Hall du genre, Arnaut soulève rarement sa partenaire avec l’aide des bras, il semble plutôt la guider et influencer ses contorsions reptiliennes. Voyez plutôt…

    https://www.youtube.com/watch?v=tL4417-33Q0


    #sérendipité

  • Nucléaire : comment le gouvernement travaille en catimini à la construction de six nouveaux EPR
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/14/nucleaire-comment-le-gouvernement-travaille-en-catimini-a-la-construction-de

    Dans une lettre adressée au président d’EDF, le gouvernement donne une feuille de route précise conduisant à la construction de six réacteurs EPR sur les quinze prochaines années.

    Officiellement, rien n’est décidé : la France n’a pas décidé de construire – ou non – de nouveaux réacteurs EPR, et le débat est toujours ouvert. Le président de la République, Emmanuel Macron, a simplement demandé à EDF de présenter, mi-2021, un dossier complet, pour pouvoir prendre une décision sur ce sujet épineux.

    Pourtant, en coulisses, les choses avancent, et le gouvernement défend une option très claire. Dans une lettre envoyée au président d’EDF, le 12 septembre, que Le Monde a pu consulter, la ministre de la transition écologique et le ministre de l’économie, Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, donnent une feuille de route précise à Jean-Bernard Lévy pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts ». Et le courrier de détailler que la construction de chaque paire sera « espacée de quatre ans et les tranches au sein d’une même paire de dix-huit mois ».

    « Un état des lieux »

    Le courrier précise le calendrier imaginé par le gouvernement pour dessiner ce nouveau départ pour le nucléaire français : d’abord, mi-novembre 2019, « un état des lieux intégrant le retour d’expérience de la construction des premiers EPR ». Face aux difficultés du réacteur de troisième génération en cours de construction à Flamanville (Manche), le gouvernement stipule :

    Puis, dès la mi-décembre 2019, EDF devra fournir au gouvernement « une analyse des capacités de la filière », pour accomplir les nouveaux réacteurs. Ce travail devra être basé « sur une liste de conditions à réunir pour que la filière puisse garantir la tenue d’un tel programme dans les délais et les coûts impartis ». Le document doit être assez détaillé, puisqu’il devra regrouper « l’ensemble des besoins de la filière en contrats, investissements, recrutements, formations ou autres ».

    Enfin, en mars 2020, l’électricien devra communiquer « la liste des plans d’action de la filière lui permettant, pour chacune des compétences ciblées, d’atteindre le niveau requis ». Ils devront, « dans la mesure du possible, atteindre leur plein effet pour la mi-2021 ».
    Pourquoi se lancer dans une vague de constructions de six réacteurs alors que celui de Flamanville n’est toujours pas en mesure d’être connecté au réseau – et ne le sera pas avant 2023 ? La filière nucléaire estime qu’une construction en série est le seul moyen de faire baisser les coûts et de donner de la visibilité aux sous-traitants.

    « Aucune mise en doute »

    Contacté par Le Monde, le ministère de la transition écologique et solidaire déclare que « cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021 » et assure que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR est uniquement « une hypothèse de travail » – c’est pourtant la seule mentionnée dans le courrier adressé à M. Lévy. Chez EDF, on rappelle que ce courrier fait suite à une réunion qui s’est tenue à Matignon avant l’été, et que cette lettre « formalise ce qui y a été discuté ».

    Une démarche qui a de quoi indigner les opposants au nucléaire. « Le gouvernement a déjà pris sa décision : appuyer les projets de fuite en avant d’EDF, au mépris de la démocratie et de la majorité des citoyens, opposés à la construction de nouveaux réacteurs », estime Charlotte Mijeon du Réseau Sortir du nucléaire, qui interroge :

    Le courrier n’aborde pas de front la question, pourtant essentielle, du financement de ces nouveaux réacteurs.
    « Ce courrier est inquiétant : il donne le sentiment que des décisions ont déjà été prises », déplore la députée LRM Barbara Pompili, présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, qui se dit « très surprise ».

    « C’est un quasi-engagement à faire trois paires d’EPR, s’étonne un très bon connaisseur du sujet. Cela n’était jamais allé aussi loin. Aucune mise en doute n’existe dans la rédaction. »
    Ce planning prévisionnel tranche avec les discours officiels chez EDF ou au gouvernement. En faisant l’annonce de la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années, en novembre 2018, Emmanuel Macron s’était bien gardé d’annoncer la construction de nouveaux réacteurs. Il avait remis cette décision à plus tard, en fixant une borne à la mi-2021, date à laquelle EDF devra présenter un dossier complet pour convaincre de sa capacité à construire des réacteurs dans les délais et dans le budget impartis.

    Une filière totalement déboussolée

    Cette date avait été choisie opportunément : le réacteur EPR de Flamanville 3 était censé avoir démarré quelques mois auparavant, ce qui aurait permis de s’appuyer sur cette expérience. Mais le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu : des défauts sur des soudures situées à des endroits cruciaux ont obligé EDF, sous pression de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), à décaler le démarrage de Flamanville à 2023 et à revoir son coût à 12,4 milliards d’euros – contre 3,5 milliards à l’origine.

    La loi relative à l’énergie et au climat, votée en septembre, a repoussé à 2035 le moment où la France devra avoir un mix électrique composé à 50 % de nucléaire et à 50 % d’énergies renouvelables. D’ici là, l’Hexagone devra avoir fermé quatorze réacteurs nucléaires, et développé fortement l’éolien et le solaire – et l’ASN devra avoir autorisé la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels pour au moins dix ans.

    « Mais atteindre 50 % de nucléaire ne veut pas dire atteindre 0 % », souligne un conseiller ministériel. Autrement dit : pour tenir cet équilibre, il va falloir construire de nouveaux réacteurs, argumentent les dirigeants d’EDF. Le parc actuel a été construit dans les années 1980 et 1990 et ne sera pas éternel. Il fait face au risque de l’« effet falaise » : devoir fermer rapidement un grand nombre de réacteurs qui ne pourront plus être prolongés. Pour faire face à ces arrêts en cascade, la France devrait reprendre la construction de réacteurs dès 2021, selon une étude de la Société française d’énergie nucléaire.
    Un impératif pour une filière totalement déboussolée par les graves difficultés rencontrées sur le chantier de Flamanville ou dans les usines de Framatome, filiale d’EDF qui construit les principaux composants des réacteurs. Le président de l’ASN a déjà mis en garde à plusieurs reprises la filière, en soulignant les risques de la perte d’expérience et de l’affaiblissement des compétences. Cette difficulté est un enjeu majeur pour une filière qui emploie plus de 200 000 personnes et mène une intense campagne de lobbying auprès des pouvoirs publics pour reprendre la construction de réacteurs.

  • RSA & artistes-auteurs : pour certains départements, soucieux de faire des économies, de la « lutte contre la pauvreté » à lutte contre les pauvres, il n’y qu’un pas, vite franchi ! - CAAP
    http://caap.asso.fr/spip.php?article745

    En application des articles L.111-4 et L.121-3 du code de l’action sociale et des familles, le conseil départemental adopte un règlement départemental d’aide sociale définissant les règles selon lesquelles sont accordées les prestations d’aide sociale relevant du département dans les conditions définies par la législation et la réglementation sociales.

    Plusieurs Conseils départementaux en France agissent comme s’ils avaient le pouvoir d’imposer unilatéralement des « contrats d’engagements réciproques ».
    Or, légalement, ce contrat doit être « librement débattu ».

    Plusieurs Conseils départementaux en France agissent comme s’ils avaient le pouvoir d’évaluer forfaitairement et arbitrairement les revenus professionnels d’un artiste-auteur pour servir de base au calcul du montant du RSA versé par la CAF.
    Or la prise en compte d’un revenu forfaitaire non perçu pour calculer à la baisse le montant du RSA versé par la CAF est illégale. Le mode de calcul applicable est prévu nationalement par décret

  • Cancers pédiatriques : mystérieux cas dans l’Eure et en Loire-Atlantique - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/cancers-pediatriques-nouvelle-serie-de-cas-dans-l-eure,1001

    Des habitants de trois communes de l’Eure s’inquiètent d’un nombre élevé de cancers pédiatriques survenus au cours des 10 dernières années. Alertée, l’agence régionale de santé (ARS) de Normandie a saisi Santé publique France, qui a diligenté une étude sur le sujet. L’agence met en cause le radon dans le déclenchement d’une quinzaine de cas, dans la région de Nantes.

    A Sainte-Pazanne (6.700 habitants, à 28 km au sud-ouest de Nantes) et sur ses communes mitoyennes, Santé publique France recense 9 cas récents de cancer pédiatriques, dont six du sang, tandis que l’ONG « Stop aux cancers de nos enfants » en évoque 17. Parmi les causes suspectées, la présence d’un ancien site industriel à proximité de l’école où sont scolarisés des enfants, ainsi que le passage sous la cour de cinq lignes électriques, dont quatre à haute tension

    #radon #radioactivité_naturelle #cancer #pollution_industrielle