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L’espace d’un instant, et inversement.

  • La Malaisie renvoie 150 conteneurs de déchets vers plusieurs pays dont la France - GoodPlanet MAG’
    https://www.goodplanet.info/2020/01/20/la-malaisie-renvoie-150-conteneurs-de-dechets-vers-plusieurs-pays-dont-

    La #Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de #déchets_plastiques illégaux vers leurs pays d’origine, dont 43 vers la #France, ont annoncé lundi les autorités en soulignant que le pays d’Asie du Sud-Est ne voulait pas devenir une « #décharge » pour les pays développés.

    #retour_à_l'envoyeur

  • Safe City à Marseille : Premier recours contre la vidéosurveillance automatisée de l’espace public
    https://www.laquadrature.net/2020/01/20/safe-city-a-marseille-premier-recours-contre-la-videosurveillance-auto

    Nous venons de déposer, avec la Ligue des droits de l’Homme, un recours en référé devant le tribunal administratif de Marseille pour lui demander d’annuler l’installation dans la ville d’un dispositif de vidéosurveillance automatisée (appelé « vidéoprotection intelligente »). Ce dispositif, décidé par la ville de Marseille, prévoit la mise en place de nouvelles technologies de surveillance dans l’espace public qui, pour l’essentiel, relèvent d’une surveillance biométrique généralisée : détection de comportements anormaux, suivi de silhouettes ou d’individus, captations sonores… Source : La Quadrature du Net

  • Les amitiés particulières de Gabriel Matzneff avec l’extrême droite – Politique | L’Opinion
    https://www.lopinion.fr/edition/politique/amities-particulieres-gabriel-matzneff-l-extreme-droite-207230

    Ivanne Trippenbach
    03 Janvier 2020

    L’écrivain aux pratiques pédophiles revendiquées est adulé par des figures lepénistes et soraliennes. Il a toujours adossé ses actes à une pensée aristocratique, élitaire et non libertaire, qui exalte le rapport de domination entre l’adulte et l’enfant

    La terre tremble sous les pieds de Gabriel Matzneff. Un mois avant Noël, l’écrivain de 83 ans sait Le Consentement mis sous presse. Il participe à l’émission YouTube « Les Clochards célestes », des étudiants qui se rêvent en dandys révolutionnaires, et tient à lire, face caméra, la lettre de rupture attribuée à Vanessa Springora. « C’était sa défense », explique à l’Opinion Simon C., le chef de l’émission dans laquelle « viols à 12 ans » et pédophilie ont déjà été abordés par le passé. Il est lui-même l’ami de l’ex-chef des Jeunes d’Henry de Lesquen, co-fondateur du Club de l’Horloge et ancien président de Radio Courtoisie. « Sans lien idéologique », précise-t-il. Mais l’attelage rappelle que Gabriel Matzneff a toujours entretenu des liens privilégiés avec une partie de l’#extrême_droite.

    Certes, la gauche soixante-huitarde a porté aux nues l’écrivain quand la droite le dénonçait au nom de la morale. « Mais il est faux de réduire la pédophilie militante à un mouvement gauchiste ; elle se caractérise par une transversalité politique allant jusqu’aux anti-68 les plus durs », souligne le sociologue Pierre Verdrager. L’extrême gauche pro-pédophilie gommait l’écart d’âge au nom du libre arbitre et de la maturité sexuelle des enfants ; l’extrême droite pédophile, au contraire, exalte leur inégalité, la relation d’autorité et de domination, sur fond de références culturelles grecques ou celtes.

    Matzneff baigne dans cet univers. Son proche ami Alain de Benoist, figure de proue de la Nouvelle Droite, déplorait dans sa revue Eléments que la préférence pour « le commerce charnel des très jeunes personnes » suffise à faire passer Matzneff pour « le Diable dans le Landerneau parisien ». Il loue sa « passion des fesses fraîches » qu’il juge bien plus bénéfique aux enfants que « leur vie familiale et scolaire ». D’autres figures de l’extrême droite défendront Matzneff, comme Alain Soral, idéologue star des complotistes antisémites, expliquant avoir fréquenté une femme qui a été « la maîtresse » de l’écrivain lorsqu’elle avait 14-15 ans.

    Royaliste. Matzneff, qui affirme ne pas être républicain, a lui-même gravité dans la Nouvelle Action royaliste. Dans des archives de 1971, il se décrit « anarchiste de droite », qualifie le suffrage universel de « principe puéril » et choisit Maurice Barrès parmi les « maîtres de l’Action française ». Interviewé fin 2015 par Charlotte d’Ornellas pour le site Boulevard Voltaire, il réitère : « On peut parler de beauté ou de grandeur de la France, mais la République ? Qu’est-ce que ça veut dire les valeurs de la République ? Si moi qui suis un garçon relativement cultivé, je ne comprends pas, vous imaginez les petits banlieusards à qui ce discours est adressé ? » Cette pensée élitaire englobe et sous-tend ses agissements : pour lui, la pédocriminalité a partie liée avec un statut social.

    « Matzneff a voté Mélenchon et tente d’échapper aux classifications politiques. Mais des éléments ne trompent pas : il est animé par un profond racisme de classe et la conviction d’une supériorité », confirme Pierre Verdrager. « La civilisation européenne n’a jamais eu autant besoin d’une aristocratie, écrivait Matzneff. La luxure n’est élégante, elle ne reste pudique que si elle reste le privilège d’un petit nombre d’êtres sensibles, raffinés. Donner des loisirs aux crétins, c’est mettre un rasoir dans les mains d’un singe. » C’est au nom de la même morale aristocratique qu’il rejette le « petit-bourgeois » et juge que s’il « lève un gosse » (Cette Camisole de flamme, 1976), ce dernier s’élève aussitôt.

    Matzneff se vante très régulièrement de son amitié avec Jean-Marie Le Pen — lequel dit toutefois à l’Opinion que la pédophilie le « choque ». L’un et l’autre sont des habitués de Radio Courtoisie. En 2014, Paul-Marie Coûteaux y reçoit Matzneff, qu’il encense comme un « écrivain de talent » jusqu’au « trognon de la pomme d’Adam ». Une anecdote fait rire les deux compères : l’auteur d’Un Galop d’enfer a appris la brasse à une jeune fille de 14 ans, au mépris de la vigilance de la mère. « Elle ne devait pas avoir lu Matzneff ! », se gausse Paul-Marie Coûteaux, 63 ans, mis en examen en octobre après qu’un jeune homme de 22 ans l’a accusé de l’avoir drogué pour des faveurs sexuelles. Ces derniers jours, l’ex-conseiller de Le Pen défend activement son ami Matzneff sur les réseaux sociaux.

    Spiritualité. Mais c’est sur la religion que l’affaire divise le plus à l’extrême droite. Début décembre, l’écrivain assistait au prêche de l’abbé Guillaume de Tanoüarn, figure du catholicisme traditionaliste, à la très extrême Nouvelle Librairie du Quartier Latin. Chrétien orthodoxe, il cultive aussi sa propre « spiritualité ». « Coucher avec un ou une enfant, c’est une expérience hiérophanique, une épreuve baptismale, une aventure sacrée. Le champs de la conscience s’élargit, les ‘‘remparts flamboyants du monde’’ (Lucrèce) reculent », écrivait-il en 1974 dans Les Moins de seize ans.

    Ce 17 octobre, Matzneff doit être exfiltré d’une conférence qu’il donne au café littéraire L’Euridyce. Des jeunes catho-tradis proches de l’Action française ont déboulé : « Les pédophiles à Cayenne ! » Une opération non officielle, précise à l’Opinion le patron de l’AF. Les partisans de Matzneff répliquent. Son ami Roland Jaccard dénonce dans Causeur, où il est chroniqueur régulier, un « nouvel ordre moral totalitaire » qui ne tolère pas l’« amour pour les très jeunes filles ». En janvier dernier, Jaccard, 78 ans, faisait longuement l’apologie de la pédophilie comme « passion sexuelle », invitant à « se promener dans l’échelle des âges de manière extrêmement libre ». C’était dans « Les Clochard célestes ».

    Jaccard n’est pas seulement chroniqueur dans le torchon causeur, il en est co-fondateur.

    • The document says that only individuals who are citizens of Ukraine, legal entities established by citizens of Ukraine, the state, and local communities can be players on the farmland market.

      #régulation #état (on finirait par l’oublier celui-là)

  • “The world is not divided into countries. The world is not divided between East and West. You are American, I am Iranian, we don’t know each other, but we talk together and we understand each other perfectly. The difference between you and your government is much bigger than the difference between you and me. And the difference between me and my government is much bigger than the difference between me and you. And our governments are very much the same.”

    –Marjane Satrapi


    https://crimethinc.tumblr.com/post/190080499545/the-world-is-not-divided-into-countries-the
    #Marjane_satrapi

  • « Le capitalisme colonial est en train de devenir la règle internationale »
    https://lvsl.fr/le-capitalisme-colonial-est-en-train-de-devenir-la-regle-internationale-entreti

    Xavier Ricard Lanata est haut fonctionnaire, et surtout l’auteur d’un essai publié récemment aux Presses Universitaires de France intitulé La tropicalisation du monde. Il y décrit un phénomène de fond : le néolibéralisme reprend la forme, dans nos pays, de ce qu’il était dans les colonies il y a un siècle. Il met à son service la puissance publique au détriment de l’intérêt général. Source : Le vent se lève

    • Aujourd’hui, à l’heure de la baisse tendancielle du taux de croissance de la productivité horaire, il faut trouver de nouvelles sources d’#accumulation, hors des activités traditionnelles : par exemple les services publics, jusqu’à présent extérieurs au marché. Les détenteurs de capitaux y voient (comme dans le Royaume-Uni de Margaret Thatcher) un secteur susceptible de leur fournir des relais de croissance. Le démantèlement des services publics fait donc partie du programme, pour satisfaire les besoins des investisseurs. L’Occident industriel et post-industriel est devenu lui-même un lieu de prédation pour satisfaire les besoins des détenteurs des capitaux en matière de taux de croissance, ou de rentabilité nette du capital investi dans un monde où la taille de la production globale ne croit pratiquement plus. Comme le capitalisme est un jeu qui n’admet que des gagnants et des perdants, au sens où celui qui n’investit pas, ou retire de son investissement un rendement inférieur à celui de ses concurrents, voit la valeur de son épargne se réduire, autrement dit s’appauvrit relativement aux autres, et compte-tenu du niveau d’incertitude dans lequel baignent aujourd’hui les agents économiques, le détenteur de capitaux, où qu’il se trouve (Nord ou Sud) va chercher à maximiser à court terme la rentabilité du capital. Il aura par conséquent tendance à adopter un comportement « prédateur », autrefois caractéristique des zones coloniales : la prédation s’appliquera tantôt au facteur travail, tantôt à la nature, tantôt aux services ou aux actifs publics. C’est ce capitalisme de prédation, un capitalisme colonial, qui est en train de devenir la règle internationale. On peut parler, avec Slavoj Zizek, d’une « auto-colonisation » des anciennes métropoles coloniales.

  • Pesticides SDHI : une audition devant les députés relance la controverse
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/15/pesticides-sdhi-une-audition-devant-les-deputes-relance-la-controverse_60259

    Le compte rendu de l’audition a été adressé jeudi 9 janvier au groupe d’études santé-environnement de l’Assemblée. Pour Pierre Rustin (CNRS), l’un des chercheurs ayant lancé l’alerte sur les SDHI à l’automne 2017, l’intervention contient des affirmations erronées. « Contrairement à ce que dit la presse de façon générale, ce n’est pas un nouveau produit, ce n’est pas une nouvelle autorisation, ce sont des produits qui sont autorisés depuis plusieurs décennies aujourd’hui dans notre pays, a notamment déclaré en préambule Roger Genet, le directeur de l’Anses. Il n’y a pas de nouvelles autorisations qui ont été délivrées dans notre pays, contrairement à ce qui se répand sur les réseaux sociaux et dans la presse. »

    Or, dans son rapport de janvier 2019 sur les SDHI – préparé en réponse aux lanceurs d’alerte –, l’Anses fait un constat différent. Seules deux des onze substances appartenant à cette famille sont autorisées « depuis plusieurs décennies » (1968 et 1992). Une autre a été introduite en 2005, mais les huit autres l’ont été après 2011, les trois plus récentes en 2016, 2017 et 2018. A l’Anses, on évoque un « raccourci » lié à la « vulgarisation » d’un sujet complexe. « L’Anses minimise ou nie l’essor des SDHI dans les pratiques [agricoles] ces dernières années », observe pour sa part le député (LFI) de la Gironde, Loïc Prud’homme, qui assistait à l’audition.

    #paywall

  • A Orange, Bompard couvre les violences sexuelles et sexistes

    https://www.mediapart.fr/journal/france/150120/orange-bompard-couvre-les-violences-sexuelles-et-sexistes


    Jacques Bompard, lors de la présentation de sa liste aux régionales, le 12 novembre 2015. © AFP

    Dans cette ville de Provence où le baron de la Ligue du Sud espère obtenir un sixième mandat en mars prochain, les fonctionnaires retiennent leur souffle.

    La condamnation du directeur général des services (DGS) – à qui Jacques Bompard, âgé de 76 ans, a plus ou moins remis les clés de la mairie – pour des faits de violence particulièrement graves sur son ex-compagne, a plongé une grande partie des agents dans la consternation.

    Depuis, certains – particulièrement des femmes – nous expliquent aller au travail « la boule au ventre ». Et les langues commencent, enfin, à se délier sur le comportement de Rémy Canuti, que beaucoup décrivent ici comme « l’éminence grise » du maire, « l’homme des basses œuvres » dont Bompard ne pourrait plus se passer. À la tête de 600 agents, ce fonctionnaire occupe un poste crucial – il est le chef de l’administration de l’ensemble de la ville et de la communauté de communes.

    Le 29 octobre 2019, Rémy Canuti a été condamné par le tribunal correctionnel de Carpentras à deux ans de prison avec sursis et une inscription au casier judiciaire (B2) qui lui interdisent, de fait, de retrouver un poste dans la fonction publique. Il a désormais l’interdiction de détenir une arme pendant 15 ans et a l’obligation de suivre un stage d’une semaine sur les violences sexuelles et sexistes.

    Estimant qu’il s’agit d’une affaire privée, le maire l’a maintenu à son poste, à la surprise générale. Le récit de l’audience qu’ont pu lire les agents de la ville qui travaillent tous les jours sous ses ordres dans la presse locale les a pourtant glacés.

    • En résumé, R.Canuit reconnais devant le tribunal les faits suivants ;

      enferme dans la chambre et alors que sa compagne vient frapper à la porte pour récupérer des affaires, il lui ouvre, armé d’un revolver qu’il pointe sur sa tempe en lui lançant : « Tu vas te taire ! » Il arme le chien et pose son doigt sur la détente, selon un récit non contesté au tribunal par M. Canuti. Il la force ensuite à s’agenouiller et commence à la stranguler. « Je me suis vue mourir », explique celle dont les enfants dorment alors à quelques mètres.

      Il est condamné à 15 ans d’interdiction de port d’arme, et une semaine de stage de sensibilisation contre les violences conjugales. Pas cher la tentative d’homicide puisque c’est un feminicide.
      Le lendemain de la condamnation le maire

      Jacques Bompard réunit les agents et annonce donc que Rémy Canuti sera maintenu dans ses fonctions. « Il nous expliqué que c’était une affaire privée et que ça ne concernait en rien son travail ici », raconte une agente très choquée.

      Rapidement une petite délégation, surtout de femmes fait part de son malaise et rapporte des problèmes de comportement de R.Canuti.
      – harcelement sexuel d’une cadre catégorie A - devant son refu, rétrogradation de celle ci sous la catégorie C.
      – rétrogradation d’un agent qui s’est pleint du comportement insultant de R.Canuit

      Il se souvient, lui qui a siégé au CT et au CHSCT, de la brutalité des échanges avec le DGS : « C’est quelqu’un qui parle à tout le monde comme à des chiens », affirme-t-il. Quotidiennement, selon des témoignages que nous avons récoltés, les agents entendent des phrases comme : « Vous êtes une chieuse », « vous me cassez les couilles », « arrêtez de vous branler ». Lorsque Canuti entre en conflit avec la DGS de la communauté de communes, qui finira par partir, un agent l’entend dire à ce propos « qu’il n’a pas l’habitude d’être commandé et en plus par une femme ».

      –—
      ca fini par

      Parmi les élus d’opposition, beaucoup avaient déjà eu vent des méthodes particulières de Rémy Canuti. « On a été alertés par des personnels qu’il y avait des soucis avec le DGS mais sans trop savoir de quoi il s’agissait », raconte l’élue d’opposition Aimer ma ville, Christine Badinier.

      Lors d’une inauguration, une fonctionnaire qu’elle ne connaissait que de vue vient la voir pour lui faire part, furtivement, du fait que les agents sont en grande souffrance. « J’ai essayé de la recontacter ensuite mais cela a été silence radio », rapporte-t-elle, décrivant une mairie où sévit l’omerta depuis longtemps.

      Le maintien à son poste du DGS par Bompard s’inscrit pour elle dans la continuité des pratiques verbales du maire à l’égard des femmes élues depuis des années. « Nous nous faisons régulièrement traiter d’hystériques par le maire. On s’y est presque habituées », soupire-t-elle.

      Contacté à de multiples reprises, Jacques Bompard a fini par nous adresser un courriel succinct (à lire sous l’onglet Prolonger). Rémy Canuti n’a, lui, jamais donné suite.

      #misogynie #harcèlement #féminicide #sexisme #omerta #femmes

  • Le nouveau système de retraite est un piège pour les syndicats (Romaric Godin, Mediapart, 13 janvier 2020)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130120/le-nouveau-systeme-de-retraite-est-un-piege-pour-les-syndicats?onglet=full

    Les syndicats, limités à la gestion du désastre

    (…) Mais cela va encore plus loin. Car le dernier piège se referme avec l’article 3 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2020 voté l’automne dernier. Cet article met fin au principe de la loi Veil de 1994 qui établissait la compensation de toutes les baisses de cotisations par l’État. Le gouvernement peut désormais, sans en aviser les partenaires sociaux, décider de réduire les cotisations sociales et choisir ou non de les compenser.

    Or, l’article 1 du projet de loi organique sur les retraites, s’il fixe le cadre financier par la règle d’or, ne donne aucune garantie sur les ressources. On ne rétablit pas le principe de la compensation. Si donc, comme c’est hautement probable, le gouvernement poursuit sa politique de compétitivité-coût par la baisse du coût du travail, le conseil d’administration du CNRU sera chargé d’ajuster le système par des mesures qui font payer les retraités ou les futurs retraités. Ce sera d’abord l’allongement de la durée du travail grâce à l’âge d’équilibre qui reste bien dans le projet de loi pour le système par points et imposera ainsi un système de bonus/malus. L’âge d’équilibre augmentera avec l’espérance de vie (article 10).

    Ce sera ensuite la baisse du taux de remplacement des retraites par rapport au dernier salaire. De ce point de vue, le projet de loi en son article 9 offre certes une garantie en promettant une évolution positive des taux d’acquisition et de service (ou de conversion) des points acquis. Mais c’est en réalité une faible protection. D’ici à 2045, les deux taux seront compris entre l’inflation et le revenu moyen par tête. À partir de 2045, ils seront par défaut égaux au revenu moyen par tête. On assure que cette situation est meilleure que la revalorisation à l’inflation actuelle.

    Mais il existe trois réserves. D’abord, les retraites de l’ancien système continueront à être revalorisées au niveau de l’inflation, ce qui va concerner pendant longtemps une grande majorité des retraités (les premières pensions issues en partie du système par points arriveront en 2037). Ensuite, la revalorisation au salaire moyen est la règle en Allemagne et cela n’a pas empêché une forte chute du taux de remplacement des salaires et même une baisse de la moyenne des pensions versées pour deux raisons : l’éclatement du marché du travail et la modération salariale. Les réformes du marché du travail vont donc jouer contre les futurs retraités.

    Enfin, l’article 9 prévoit que le gouvernement aura finalement la main sur les taux d’acquisition et de service « en l’absence d’approbation » d’une délibération du CA de la nouvelle caisse de retraite universelle. Bref, l’État pourra, pour financer sa politique de compétitivité, réduire le taux de service du point.

    Autrement dit : le système de retraite qui sera en place dès 2022 sera un système géré par les coûts et uniquement par les coûts. C’est d’ailleurs le vrai intérêt du système par points dit à cotisations définies. Les cotisants ignorent absolument le montant de leurs pensions et le taux de remplacement jusqu’au moment de leur retraite. C’est donc ce critère qui sert de variable d’ajustement. Pour s’en convaincre, on rappellera que les régimes complémentaires par points existant en France ont vu leur taux de remplacement se réduire d’un tiers entre 1993 et 2018.

    Le système est centré sur l’équilibre financier et non sur le maintien du niveau de vie des retraités qui n’est pas évoqué dans le projet de loi. Et comme les syndicats n’auront aucune maîtrise, ni aucune garantie sur les ressources, ils ne seront que les gérants du désastre ou les accompagnateurs de l’ajustement du système par les retraités.

    Accepter un tel système revient donc purement et simplement à accepter cette logique : le maintien d’un coût du travail faible permettra de créer assez d’emplois et de richesses pour équilibrer le système sans baisser le niveau de vie des retraités. C’est donc un aveu de confiance dans la logique de la politique de l’offre et de la défiscalisation du capital comme politique économique. Cette confiance semble étrange. Les cas suédois et allemand montrent que les retraités ont fait les frais de cette logique avec l’explosion du risque de pauvreté chez les personnes âgées de ces deux pays. C’est pourtant le choix implicite de la CFDT.

    De ce point de vue, le gouvernement a remporté samedi 11 janvier une éclatante victoire. Car s’il a, pendant des mois, multiplié les concertations et chercher des compromis, ce n’est pas réellement par hésitation ou incertitude sur la réforme elle-même. Le projet de loi publié le 10 janvier reprend très largement les conclusions du rapport Delevoye dont les grands principes étaient en réalité prêts dès 2017.

    Cette recherche du compromis ne visait donc pas à modifier le projet, mais en réalité, à faire accepter une politique économique centrée sur la compétitivité externe et la protection du capital aux syndicats. Son modèle, c’était la concertation suédoise de 1991-1992 qui avait débouché sur le système qui a constitué l’inspiration de la réforme française. Cette concertation avait créé un large consensus, allant de la droite jusqu’aux syndicats, autour de la nécessité de la stabilité financière et de la préservation du coût du travail. Mais, malgré son adhésion au système par points, la CFDT ne pouvait accepter officiellement des mesures d’économies puisqu’elle défendait une réforme de « justice sociale ». C’était sa position en novembre dernier. Dès lors, elle rejetait effectivement une logique qui est celle de la gestion par les coûts. Avec la tragicomédie de « l’âge pivot », sa position a changé.

    En acceptant de discuter de mesures d’économies dans le cadre restrictif de l’équilibre financier sur cinq ans, d’une gouvernance encadrée et de la préservation du coût du travail, la confédération bascule ouvertement dans le consensus néolibéral. Jadis, le réformisme entendait contraindre le capitalisme à améliorer le sort des travailleurs. Il a aujourd’hui un autre sens : accepter de soumettre davantage les travailleurs à la loi du capital en espérant que ce dernier se montrera reconnaissant. Mais cette victoire du gouvernement pourrait n’être qu’une victoire à la Pyrrhus dans un pays qui n’est pas dupe des intentions de l’exécutif.

  • Une ville mise sur le bio et le local et devient autosuffisante en alimentation
    https://lareleveetlapeste.fr/une-ville-mise-sur-le-bio-et-le-local-et-devient-autosuffisante-en

    Afin de fournir en produits bio et locaux sa restauration collective, la ville de Mouans-Sartoux a mis en place une régie agricole et embauché trois salariés. Lancée en 2011, l’expérience a tellement bien fonctionné qu’elle est devenue un modèle en France et en Europe. Source : La Relève et La Peste

    • Pour préserver les terres de la bétonisation, la Ville est passé en 2012 de 40ha à 112ha dédiés à l’agriculture dans le Plan Local d’Urbanisation. La Ville verse une aide à l’installation pour les producteurs bio à hauteur de 20 % des investissements avec un plafond de 12 000 euros. Un nouveau maraîcher en bénéficie et la prochaine activité à être subventionnée sera un élevage de poules pondeuses bio.

      Une régie agricole pour fournir les restaurations collectives

      Située entre Cannes et Grasse, dans les Alpes-Maritimes, Mouans-Sartoux est une ville de 10 500 habitants. Sensibilisé aux enjeux sanitaires et environnementaux, l’équipe municipale de Mouans-Sartoux décide en 2008 d’approvisionner la restauration collective en produits bio et locaux. Seul souci, les quelques agriculteurs bio du département sont déjà débordés de commandes. La Ville décide alors de créer sa propre régie agricole.

      « On avait déjà le terrain parfait : Haute Combes, un ancien domaine agricole de 6 ha qu’on avait pré-empté en 2005 car on on ne voulait pas le voir partir à l’urbanisation. On a tout de suite su qu’il serait irréaliste de viser l’autosuffisance alimentaire donc on a commencé par les fruits et légumes. Nous devons nous adapter au climat, les pommes et les poires par exemple ne poussent pas du tout chez nous, il faut aller les chercher dans l’arrière-pays. » explique Gilles Pérole, adjoint au Maire chargé de l’éducation, au téléphone pour La Relève et La Peste

      La commune de Mouans-Sartoux a obtenu la certification agriculture biologique de cette propriété auprès de l’organisme de contrôle ECOCERT le 27 avril 2010. Aujourd’hui, trois salariés cultivent 4 ha sur les 6 du domaine. Ils produisent 25 tonnes de légumes qui représentent 85 % des besoins des 1300 repas servis chaque jour par la Ville (restaurants scolaires, crèches et fonctionnaires). Les 15 % manquants sont dû à un problème de saisonnalité. Pour y remédier et atteindre 100 % des besoins, la Ville a a mis en place une unité de transformation en surgélation qui fera des réserves pour l’hiver pendant l’été.

      Le système de la cantine est une tarification sociale avec taux d’effort sur le quotient familial. Il n’y a pas eu de changement du tarif de la cantine scolaire car la Ville a voulu passer en 100 % bio à budget constant, notamment grâce aux économies réalisées sur une baisse de 80% du gaspillage alimentaire.
      Sur 5 repas, les cantines scolaires servent deux repas végétariens par semaine : 1 vegan, et le deuxième avec des œufs. Il y a de la viande au menu deux fois par semaine, et du poisson une fois.

      La Ville finance la régie agricole de 30 à 40 %. Le reste des financements provient d’appels à projets comme le programme national de l’alimentation, la Fondation Daniel et Nina Carasso et un projet européen. Les fonds sont débloqués à la Ville en échange de son expertise et de mise en place de projets alimentaires territoriaux. Mouans-Sartoux accompagne ainsi des collectivités et communes en France, au Portugal, en Italie, en Belgique, en Bulgarie, en Grèce et en Roumanie.

      « On a volontairement choisi des lieux avec des contraintes géographiques, culturelles et climatiques très différentes car on veut prouver que ce modèle peut marcher partout. » précise Gilles Pérole, adjoint au Maire de Mouans-Sartoux, au téléphone pour La Relève et La Peste

      La Ville a également co-créé, avec l’Université Nice-Côte d’Azur, un diplôme universitaire de chef de projet en alimentation durable pour former les personnels des collectivités territoriales, et tous ceux qui le veulent, à établir un diagnostic des territoires pour élaborer un plan d’alimentation territorial.

      Impliquer les habitants pour protéger les terres de la bétonisation

      Pour préserver les terres de la bétonisation, la Ville est passé en 2012 de 40ha à 112ha dédiés à l’agriculture dans le Plan Local d’Urbanisation. La Ville verse une aide à l’installation pour les producteurs bio à hauteur de 20 % des investissements avec un plafond de 12 000 euros. Un nouveau maraîcher en bénéficie et la prochaine activité à être subventionnée sera un élevage de poules pondeuses bio.

      « On accompagne les porteurs de projets dans le sens où il ne suffit pas de classer des surfaces agricoles pour qu’elles soient cultivées du jour au lendemain, surtout quand ces surfaces sont privées. Notre constat au bout de 7 ans : il y a eu longtemps un accaparement foncier dans l’espoir que ça redevienne constructible, et depuis un an ça se débloque un peu, on a motivé 11 propriétaires de louer ou vendre des terres pour des projets agricoles. » détailleGilles Pérole, adjoint au Maire de Mouans-Sartoux.

      Le classement des terres agricoles a été pensé de façon à générer le moins de crispations possibles. Avec la Maison d’Éducation à l’Alimentation Durable, Mouans-Sartoux veut structurer le projet d’autosuffisance alimentaire du territoire pour le pérenniser dans le temps, et s’assurer que les habitants soient partie prenante du projet, avec un accès à de la nourriture saine quel que soient leurs revenus. Ils sont encouragésà faire des petits potagers.
      La Ville a mis à disposition 30 jardins familiaux, et chaque nouveau logement social comprend un jardin partagé. Des grandes jardinières ont été offertes aux habitants dans le village, beaucoup d’entre eux en ont choisi de planter des légumes.

      A priori, la recette marche, car de nombreux habitants se déclarent attachés à la nourriture bio et locale, comme en témoigne une enquête où 87 % des parents de cantines scolaires ont précisé avoir modifié leurs habitudes alimentaires pour un régime plus végétal, bio et local. Dans un ménage, le coût des aliments bio est souvent rééquilibré par le fait de manger moins de produits issus d’animaux et ultra-transformés.

      Les deux prochains projets pour Mouans-Sartoux : « le citoyen nourrit la ville » pour encourager l’autoproduction et la production solidaire en donnant des récoltes à l’épicerie sociale. Et la mise en place de la plateforme « viens jardiner chez moi » pour mettre en relation des propriétaires de jardin qui ne peuvent pas s’en occuper et des personnes motivées pour faire un potager et partager leurs récoltes. De belles promesses de lien social autour de la Terre.

  • Slayer, Striker, Shooter and the Rise of the Extreme Baby Boy Name
    https://melmagazine.com/en-us/story/extreme-boys-names


    Parents tend to be more conservative about naming baby boys. But when they do get creative, they turn them into throat-ripping action heroes

    Is there a better way to change everything about your life than by changing your name? Because while it might not completely erase your circumstances, it definitely allows for a new you, if in name only. So this week, we’re looking at what’s in a new name — for yourself, for your favorite TV characters, for your boat, for your stripper, for your son and for nearly everybody (and thing) in between.

    In a recent article for the Guardian titled “I’m No Jaxon or Albie. But a Boring Name Has Its Own Rewards,” novelist Andrew Martin weighs the pros and cons of having a common, unimaginative name. On the one hand, it’s simple and well-liked. On the other, he’s constantly confused for other people in his trade, can’t think up an original username or password for the life of him, and by his calculations would be earning “at least 20 percent more” if his name were “interesting, or even memorable.”

    But alas, he’s but one drop of water in an endless ocean of other similarly named Andrews and an unfortunate byproduct of the centuries-long tradition of giving boys names so drab and quotidian that they border on the anonymous.

    Meanwhile, girls can be named after any person, place or thing, and the more unique, the better. Recently, there’s been a surge in female babies being named things like Echo, Victory and Ireland, and the girls’ names coming out of Hollywood are even more flamboyant. We all know Beyoncé’s daughter Blue Ivy, but have you met Hilary Duff’s spawn Banks Violet Bair, Cardi B’s Kulture Kiari Cephus or Kylie Jenner’s mononymous child accessory Stormi?

    Whereas it’s rare to see boys with more expressive names that set them apart, it’s normal — expected, even — to see girls with names or spellings that make them stand out (lookin’ at you, Maddisyn). Laura Wattenberg, a naming expert and self-proclaimed “Baby Name Wizard” who combs through annals of Social Security Administration (SSA) data to suss out naming trends, says the most popular “unique” girls’ names in recent years have been Genesis, Serenity, Heavenly, Promise, Legacy, Treasure and Egypt. Basically, she says, if it’s a word, it can — and will be — a girl’s name.

    By contrast, expressive naming practices don’t seem to apply to baby boys at all. According to research from the SSA, parents are three times more likely to give girls “unusual” names than they are boys, a phenomenon often referred to by naming experts as the “originality gap.” The result of this gap is hordes of boys named Andrew. And Greg, and Michael, and Matt, Sam, Mark, Chris and Ryan — humble, simple and inoffensive names that convey neither the expressiveness nor poetry of feminine monikers like Eden, Phoenix or Diva Muffin, the label Frank Zappa so kindly applied to his daughter.

    “For most of recent history, Western boys have been given drab, biblically informed names like Brian, John or Nicholas,” says Matthew Hahn, a professor of biology and informatics at the University of Indiana who co-authored a 2003 study comparing baby name trends to evolutionary models. “In general, they’ve been nowhere near as ‘creative.’” They’ve also been extremely patriarchal — it’s an honor to be named after the (male) head honcho of your family, and first-born boys are particularly prone to being gifted with grandpa’s nominative legacy.

    To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

    Of course, it’s not just young boys who are bullied for having “creative” names. “Anyone who’s different in any way can be targeted,” says Barbara Coloroso, a parenting, bullying and teaching expert who specializes in nonviolent conflict resolution. “It’s girls, kids from a different country or culture or anyone whose name sets them apart.” Though, she admits, she has seen plenty of boys get picked on for having unusual or feminine names. “There does seem to be a lot less variation in boys’ names, especially in white, more middle-class areas.”

    But that’s all changing. According Wattenberg, a new breed of rugged, hyper-macho and blatantly “action-oriented” names for boys has exploded in popularity in recent years, and their inventiveness is starting to match the creativity and expressiveness that girls names have always enjoyed. Combing through pages of recent Social Security Administration data, she found that the usage of “doer” names like Racer, Trooper and Charger have risen more than 1,000 percent between 1980 and 2000, and have increased exponentially ever since.
    Laura Wattenberg’s “doer name” data from Namerology

    In a recent Namerology article on the topic, she lists several of the burlier, more aggressive names that have been picking up steam: Angler, Camper, Tracker, Trapper, Catcher, Driver, Fielder, Racer, Sailor, Striker, Wheeler — deep breath — Breaker, Roper, Trotter, Wrangler — still going — Lancer, Shooter, Slayer, Soldier, Tracer, Trooper — wait, “Slayer”? — Blazer, Brewer, Charger, Dodger, Laker, Pacer, Packer, Raider, Ranger, Steeler, Warrior — kill me — Dreamer, Jester and — wait for it — Rocker.

    The majority of these names take inspiration from stereotypically “masculine” interests, but while they might seem modern — no one’s grandpa is named Rocker — they’re actually not. According to Wattenberg, these hyper-masculine boys’ names were spawned from the primordial ooze of 1990s-era Britain during a time she calls the “great surname boom.”

    Whereas most surnames were family names passed down through generations, the boom inspired Brits to start DIY-ing their own last names, and it was the snappier ones — particularly ones ending in “-er” — that became popular, in part due to how “active” they sounded. Most of the “doer” names started out as obsolete occupational names like Tucker or Spenser, but a few, like Hunter and Rider (which, it should be pointed out, are the first names of Guy Fieri’s sons) packed the punch of what she calls a more “energetic avocation.”

    “The result,” she writes, “was a two-fer.” You got the zippy style of a self-made surname and the roundhouse throat-punch of a vigorous action-name, a killer combo which sent the popularity of brawny last names like Saylor and Stryker soaring. Eventually, she says, last names became first names, and soon, any doer name became fair game, especially for boys. And though they’d previously been conservative and biblical in their naming habits, parents began naming their wriggly, fat-headed little boy babies after pretty much anything you’d see during a Super Bowl halftime commercial: rugged SUVs, lethal combat positions, and you guessed it, condoms (apparently, the names “Magnum” and “Maxx” are gaining popularity, the extra “x” in the latter signifying a next-level extremeness never before seen in tiny, blubbering male humanoids too young and cartilaginous to understand just how much extra beer that means they’re going to have to shotgun at parties).

    For today’s parents, it seems the more aggressive and bloodthirsty the name, the better. Wattenberg’s research found that 47 boys were named “Raider” in 2018, and “Hunter” tops the brawny baby charts as the country’s most popular hypermasculine name. According to Hahn, names like these give parents a way to be creative without breaking the masculinity mold. They’re expressive, vivid and undeniably unique, but they’re also pulsating with testosterone and so certifiably burly that he suspects some parents are using them as anti-bullying shields. “Who’s going to make fun of Striker?” he says. By the same token, names like “Shooter,” “Gunner” or “Slayer” seem particularly resistant to playground taunting.

    Wattenberg agrees that this might be intentional. “When parents choose names that sound like an automatic weapon, a condom or a skateboard, they’re saying something about who they hope their child becomes,” says Wattenberg. “Judging by some of the names I’ve been seeing, they want an action hero.” The practice of naming a kid based on who you hope they become falls under the umbrella of what’s called nominative determinism, a hypothesis that examines the degree to which someone’s name influences the course they take in life. Though there’s limited evidence that names dictate reality — i.e., not all Bakers are bakers — Hahn suspects that many parents name their children with the subconscious hope that they live up to their name, but without thinking about the effect that’ll have on them as they mature. “That’s a lot of pressure to put on kids,” he says. “Imagine being named Racer. You could never get away with being slow!”

    It’s also possible, he says, that the action-name trend for boys is a backlash to the evolving definition of masculinity. As the concept of masculinity evolves into something more dynamic, personal and sensitive than the John Wayne stereotype of the past, groups of conservationist parents are staking a claim on the increasingly endangered species of traditional manhood by naming their children after the most stereotypically masculine things possible. “It could be a backlash to changing norms around what it means to be a man, and a staking of a position about masculinity and traditional values,” he suggests.

    In any case, there’s little question about the message that these Vin Diesel-y boys’ names send: It’s okay for females to be expressive, unique and even androgynous, but it’s only okay for males to be so if what they’re expressing is brute-force testosterone that rains down from the heavens while a muscle-y football player shreds out Kenny Loggins’ “Danger Zone” on an electric guitar in front of a massive poster of tits and ice-cold beer. So even though boys names have become light-years more expressive than they used to be, they’re still upholding the aggressive, active and power-based ideals of traditional masculinity, perhaps even more so than the wearisome but undeniably guy-flavored “Andrew.”

    Coloroso’s not timid about how far-reaching an effect she believes this can have. “The impact of how much linguistics, semantics and names can influence beliefs and behaviors can’t be understated,” she says. “When you start to categorize names as either masculine or feminine, or you give a child a name that can only be one of those things, what you’re really doing is reinforcing gender stereotypes,” she says. “That’s a slippery slope. Stereotyping can lead to prejudice, which can, in turn, lead to intolerance, bigotry and hate.”

    This isn’t just true for masculine and feminine-sounding names, of course: Any name that falls outside the range of what’s “normal” for white, middle-class America can be used as a tool to otherize and promote hate. Ethnic names are particularly subject to this, and as Coloroso notes in her upcoming book about genocide — an admitted topical stretch for a parenting and early education expert — it’s a “short walk” from hateful rhetoric to tragedy.

    That’s not to say parents who dub their kid “Trooper” are intentionally propagating gender roles — or more broadly, bigotry — with their macho name choices, though. It’s doubtful they even breach that territory when thinking about names; they’re likely just trying to think of something familiar and fun. “The kind of parents that name their son ‘Magnum’ aren’t necessarily reacting to philosophical shifts or trends in gender roles,” Wattenberg says. “The names parents choose are usually just a reflection of their culture and values.” Still, it’s interesting to note how those choices both reflect and enforce the norms that confine people to a limited style of expression.

    At the same time, it would be remiss not to note the bajillions of exceptions to this trend. While baby names can be indicative of larger cultural beliefs and social systems that promote stereotypes and inequality, they’re not necessarily prescriptive on an individual level. You can be named Charger, and turn out to be a gentle, Prius-driving, gender anarchist. At the same time, you can have a dull-boy name like Greg and be the most creative, expressive person in your hemisphere. And you can be named Crescent Bongwater and have the personality of an expired Saltine cracker.

    It’s less about the name itself and more about who wears it. But still, here’s to hoping all the “Slayers” of the world don’t live up to theirs.

    #prénom #féminicide #backlash #culture_du_viol

    • To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

      Si les parents ne veulent pas risqué que leurs fils soit tourné en dérision, si les parents ne veulent pas que leur fils soient taquiné, harcelé ou dévalorisé à cause de son prénom, cette préoccupation n’est pas valable pour les filles. Pour les filles les parents s’en fichent globalement qu’elle soit tourné en ridicule, harcelé, dévalorisés... Les parents leur donne des noms d’objets pour qu’elles soient traité comme des objets.

      Ca me fait pensé à une remarque de Titiou Lecoq sur son fils et la pression qu’elle se met sur son role de mère dans son education. Elle dit que c’est comme si elle risquait de changer son génial fiston en tueur psychopathe si elle ratait un truc. Elle dit bien que c’est une vision caricaturale, mais c’est le cliché qu’elle a identifié comme sa peur d’être une mauvaise mère.

      Génie, c’est un mot qui n’existe pas au féminin car le génie est un individu qui as marqué son époque mais aussi d’autres époques que la sienne, or les femmes peuvent marqué leur époque mais elles sont effacées de l’histoire, le génie leur est structurellement inaccessible car on leur interdit de marqué d’autres époques que la leur. Pour les psychopathes, les clichés autour des serial killers mettent toujours le role de la mère en avant comme origine de la pathologie des tueurs (meme si cela est discutable puisque les tueurs en série sont souvent fils de militaires et de flics mais ca se fait pas de le dire). A cela s’ajoute que les tueurs psychopathes sont souvent associé à de grands QI mais c’est encore une fois une déformation patriarcale, car il est génial en patriarchie de tuer des quantité de femmes dans des conditions atroces. Jack l’éventreur correspond à la définition du génie, il a marqué au dela de son époque et constitue le model des tueurs en série. Les femmes tueuses psychopathes sont par contre un peu moin rare que les femmes génies mais il n’y en a pas beaucoup et les tueuses en série ne sont pas qualifiés de génies. Il n’y en a de toute façon pas assez pour que les mères aient peur que leurs filles géniales deviennent des serial tueuses psychopathes si elles n’ont pas été bien élévés. Je me suis demandé quels sont les craintes des mères par rapport à leurs filles, car j’ai du mal à croire que les mères aient peur que leurs filles deviennent des tueuses psychopathes si elles n’arrivent pas à devenir les génies qu’elles sont. Je pense que les mères vis à vis de leurs filles sont toujours dans la dichotomie maman-putain. Elle ne veulent pas que leurs filles soient violés ou/et cognés par leur compagnon/clients et/ou qu’elles n’aient pas d’enfants et elles espèrent simplement qu’elles aient un boulot décent pas trop sous payé...

      Les filles on peu leur donner des noms de sexes de plantes qui attendent qu’on les butinent. Des sexes de plante qu’on coupe pour les mettre dans des vases pour faire jolie et sentir bon dans la demeure d’un dominant. Pour les garçons la nouvelle mode c’est de leur donner des noms de tueurs psychopathes comme ca ils pourrons s’amuser à arracher les pétales des fleurs qui tomberons entre leurs mains. « Je t’aime, un peu, à la folie, passionnément, à mort »...
      #éducation #amour #maternité #famille #féminicide #domination_masculine #sexisme #fleur #génie

  • Arjowiggins : le projet des anciens salariés pour relancer leur usine
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/11/arjowiggins-le-projet-des-anciens-salaries-pour-relancer-leur-usine_6025531_

    Liquidée en mars 2019, l’usine du papetier Arjowiggins de Bessé-sur-Braye (Sarthe) est en quête de repreneurs. Fin 2019, une partie des 568 anciens salariés ont imaginé un projet qui tourne notamment autour d’un papier permettant de remplacer le plastique dans la fabrication de vaisselle jetable. Le projet industriel est jugé sérieux et rentable par une société d’expertise.

  • Il serait temps d’admettre que les violences sexuelles sont un problème collectif
    http://www.slate.fr/story/186176/agressions-sexuelles-mineurs-revolution-societe-matzneff-springora

    À votre avis, combien va-t-il falloir de révélations sur des histoires de violences sexuelles avant qu’on admette que nous avons un problème ?

    Je veux dire : un problème collectif. Un problème qui dépasse le cadre du cas particulier, de la vie privée, de l’exception terrible, du « elle a vraiment pas eu de chance », du « en même temps, elle aurait pu s’y attendre », voire du « bah tout ça, c’est la faute de sa mère » (affirmation employée aussi bien pour parler des victimes que des agresseurs).

    L’autre jour, j’ai lu cet article de l’Obs racontant le combat d’Eva Thomas, qui a parlé publiquement de l’inceste par son père dont elle avait été victime quand elle avait 15 ans. Son témoignage a été considéré comme un tournant. Le silence autour de l’inceste était fini. La parole se libérait. Plus rien ne serait comme avant. C’était en 1986.

  • L’Ecole polytechnique partiellement privatisée au profit de Total
    10 janvier 2020 Par Laurent Mauduit

    C’est un pas de plus dans la privatisation de l’enseignement supérieur : Total va installer sa direction Recherche et innovation sur le campus et va financer une chaire d’enseignement, au mépris de la mission de l’école, qui est de former des ingénieurs au service de l’intérêt général. La neutralité scientifique de la formation est menacée.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/100120/l-ecole-polytechnique-partiellement-privatisee-au-profit-de-total

    Compte tenu de l’ampleur du projet, il n’est pas exagéré de parler de privatisation partielle de l’École polytechnique. Au terme de la délibération du conseil d’administration de l’école, le groupe Total a en effet été autorisé à procéder à la construction (qui devrait démarrer dans le courant du premier trimestre de 2020) d’un bâtiment au cœur même du campus de Saclay, où est implantée l’école. Ce bâtiment a vocation à accueillir la direction de la Recherche et innovation du groupe, ainsi que des laboratoires de recherche pour un effectif d’environ 250 personnes employées par le groupe pétrolier.

    Le document ci-dessous montre à quoi ressemblerait le bâtiment :

    #privatisation

  • Témoignage de Charlotte Boniteau, journaliste pigiste, sur un gros chantage et abus de pouvoir de la part de policiers qui ont voulu la forcer à porter plainte :

    [THREAD] Beaucoup d’images sur les violences policières circulent, mon histoire à côté n’est pas si grave. Mais je pense que ce type d’intimidations et de menaces de la part des forces de l’ordre doivent cesser et être dénoncées. On ne doit pas s’y habituer. 1/13 ⬇️

    Dimanche dernier, après une soirée d’anniversaire bien arrosée, ns sortons d’une boîte parisienne vers 6h du mat. Un homme me tend mon portefeuille qu’il venait de me voler. Il m’explique que la police l’a vu et ne veut pas d’ennuis. Je ne me pose pas plus de questions. 2/13 ⬇️

    Quelques minutes après, des policiers de la BAC débarquent et menottent deux personnes. Parmi eux, celui qui m’a volé mon portefeuille. Les policiers ont vu ce qu’il s’est passé et nous demandent si tout va bien.
    Et là… 3/13 ⬇️

    Ils me demandent de porter plainte. Je refuse. Ils insistent. Le ton monte. Je refuse encore. Pas envie de finir ma soirée au commissariat. J’ai récupéré mon portefeuille. L’histoire est close. Mais pas pour eux visiblement. 4/13⬇️

    Ils me menacent : « Si vous ne portez pas plainte, on vous arrête pour état d’ébriété sur la voie publique. » Consciente, je n’apprécie pas la méthode et refuse encore une fois. C’est alors que deux d’entre eux, bien baraqués, me poussent de force dans leur voiture. 5/13 ⬇️

    Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Ils indiquent à mes amis le nom du commissariat où ils m’emmènent. Dans la voiture, ils essayent de me convaincre, d’abord calmement, puis beaucoup plus fermement, de porter plainte pour le vol de mon portefeuille. 6/13 ⬇️

    Je me retrouve vers 7H30 dans un bureau avec un policier. Il commence par m’amadouer, puis me menace, m’intimide. Il passe même par le chantage : il me dit qu’il va me mettre en cellule de dégrisement et qu’il va appeler mes parents. J’ai 22 ans. Bref je résiste. 7/13 ⬇️

    Je ne comprends toujours pas pourquoi il veut me forcer à porter plainte. Sur son ordinateur, alors que je ne dis rien, il commence à rédiger le procès verbal en mon nom. Face à mon entêtement, il finit par me faire patienter à l’accueil du commissariat. 8/13 ⬇️

    Je décide de sortir et retrouve mes amis qui m’ont rejoint en vélib. Dehors, je réalise que les policiers ont gardé ma carte d’identité. Je sonne à l’interphone, je suis polie. Je veux juste récupérer ma CI. Pendant 1h, ils refusent de m’ouvrir. 9/13 ⬇️

    A l’autre bout de l’interphone, ils nous narguent, jouent la montre « encore une demi-heure, on arrive… » Mes amis et moi perdons patience. Deux policiers finissent par sortir. A la porte, nous les supplions pour récupérer ma CI. Ils refusent. Le ton monte de nouveau. 10/13 ⬇️

    Là, un policier sort une bombe lacrymo. Il nous gaze à bout portant. Avec mon pote, on s’effondre à terre, en larmes. On n’arrive plus à respirer. 10 minutes plus tard, le policier de la BAC qui m’avait intimidée dans son bureau sort. 11/13 ⬇️

    Il me tend ma carte d’identité et mon permis de conduire « Tenez mademoiselle, ça vous apprendra à ne pas porter plainte. » 12/13⬇️

    Bilan : il est 9h du mat. On est très choqués. C’est la première fois que ça m’arrive. A la base j’étais juste victime d’un vol de portefeuille. 13/13

    source : https://twitter.com/chaboniteau/status/1215695698403954688
    thread : https://threadreaderapp.com/thread/1215695698403954688.html
    archive : https://web.archive.org/web/20200110232509/https://twitter.com/chaboniteau/status/1215695698403954688

    #temoignage #police #abus_de_pouvoir #abus_policiers #violences_policieres #violences_faites_aux_femmes #chantage

  • À Saint-Brieuc, la transition écologique à l’épreuve des aménageurs de pavillons et des élus incompétents – Le Comptoir
    https://comptoir.org/2020/01/09/saint-brieuc-transition-ecologique

    Pour montrer l’incompétence des élus et fonctionnaires à (essayer de) répondre à la catastrophe climatique en cours, il n’y a qu’à se pencher : à tous les échelons, ils abondent. Exemple en Bretagne, à Saint-Brieuc, ville qui se dépeuple mais où la municipalité fait construire des lotissements résidentiels riquiqui, contre le bon sens, contre les recommandations de la Région… et à rebours de ses annonces.


    Vue zénithale du quartier de la Ville-Jouha. Une partie de la zone verte est menacée par un projet pavillonnaire inutile, dans une ville qui perd des habitants et dispose d’un parc de logements anciens suffisant pour accueillir de nouveaux résidents.

  • De la ville intelligente à la ville capturée

    « Dès l’origine, le projet de ville intelligente a été défini de
    manière ambiguë : « il promet d’habiliter la planification urbaine en
    faisant de la ville un centre de données en temps réel sur tous les
    aspects de son fonctionnement et d’optimiser l’infrastructure urbaine
    via des capteurs reliés dans un réseau centralisé ». Son enjeu est
    profondément économique : il vise avant tout à produire une efficacité nouvelle, pour un coût moindre ; il vise à introduire « l’esprit d’entreprise à l’hôtel de ville » explique Jathan Sadowski
    (@jathansadowski) doctorant à l’école d’architecture et de design de
    l’université de Sydney dans RealLife mag (@_reallifemag).

    Les intérêts des entreprises à l’origine des « villes intelligentes »
    – dont IBM ou Cisco, récemment rejoints par Sidewalk Labs – « ne
    cherchent pas seulement à vendre une variété de solutions
    technologiques et de services de gestion de la ville comme les salles
    de contrôle qui ont été installées de Rio de Janeiro à Jakarta : ils
    vendent aussi la toile de fond idéologique qui les justifie. Il s’agit
    de construire un récit – visant à la fois à convaincre les
    planificateurs, les politiciens et le public – sur les crises
    auxquelles les villes sont confrontées, les changements qui s’imposent et les avantages qu’il y aura à laisser les entreprises prendre les commandes. »

    (…)

    « L’aspect le plus insidieux de la ville capturée repose sur la façon
    dont son pouvoir militariste est caché à la vue du public ». Il ne
    s’agit plus de patrouilles de police à la vue de tous, mais d’une
    boîte noire du contrôle fait d’une collecte de données opaques et
    d’algorithmes invisibles qui influencent les pratiques policières. La
    militarisation de la police (.pdf) (que dénonçait récemment l’ACLU, la
    principale association américaine de défense des libertés civiles)
    masque des armes et des tactiques de guerre qui pénètrent nos maisons et l’espace public. Pour Stephen Graham, l’auteur de Villes en état de siège, tout devient une cible. Et Sadowski d’évoquer les propos d’Os Keyes que nous évoquions récemment sur l’idéologie de la surveillance.

    S’extraire de l’idéologie de la ville capturée nécessite de démanteler
    les nombreuses couches de l’infrastructure technique et idéologique
    qui se mettent en place par-devers nous. « Il est temps de déclarer
    que le fantasme d’entreprise de la ville intelligente est mort » et
    que celui de la ville capturée devrait subir le même sort (…). »

    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/de-la-ville-intelligente-a-la-ville-capturee

  • Un livre pour « décontaminer les mots »
    https://lafabrique.fr/le-nucleaire-cest-fini
    La Parisienne Libérée

    Aujourd’hui le risque « acceptable » pour un enfant japonais est le même que pour un travailleur du nucléaire en France.

    Toute l’industrie atomique s’est édifiée sur les solides fondations d’un silence nucléaire qui a recouvert jusqu’à la mémoire des oppositions – comme en témoigne l’histoire, largement méconnue en France, de la lutte basque contre la centrale de Lemoiz.

    #nucléaire

  • Nous toutes...

    Moi femme et journaliste de terrain
    Par Emma Audrey – Derrière la caméra

    Merci à Emma pour ce terrible et courageux témoignage. Enormes pensées pour toutes les femmes photographes avec qui j’ai échangé ces dernières années. Et toutes les autres que je ne connais pas.
    Énormes regrets aussi quand aux nombreux « chouettes » collegues qui ne se mouillent pas, qui ne comprennent pas ou, pire, qui refusent de voir tant l’agressivité et l’attaque sont considérés comme des qualités professionnelles. J’ai finalement, tristement, fait le choix de ne plus m’organiser avec eux.
    #Sororité vitale.

    http://emma-audrey.fr/moi-femme-et-journaliste-de-terrain

    Quand on écrit ce genre de billet, c’est toujours un peu le cœur serré car on est tellement conditionnées à ne pas exprimer ces choses là. Et c’est aussi du domaine de la thérapie. Détailler des événements traumatisants, revient à les revivre. Et quand on a été traumatisée par des violences de ce type, c’est rare qu’on veuille revenir dessus. Dans mon cas, je commence à peine à me relever des agressions subies, mais le chemin de la guérison est long.

    #sexisme #machisme #predation_sexuée

  • How strong is your favorite knot? MIT Scientists Invent New Rope Fibers To Study Knots – gCaptain
    https://gcaptain.com/mit-knot-study-science


    Thermal Rope Developed at MIT

    How secure is your favorite knot? “Although knots have been around for thousands of years,” says applied mathematician Vishal Patil of MIT, “not much is known about why they work the way they do.

    Scientists at MIT have invented a new type of stretchable fiber that changes color in response to strain or pressure. According to NPR and the journal Science, a team at MIT used this new fiber to tie simple knots. Then the team observed the color changes to understand what was going on. They used this information to fine-tune computer simulations and discover why some knots work better than others.

    Previous to this study, many believed that it was the friction between two ropes bent together that prevented slip, but this new research discovered the key feature of a great knot is twist within the core. Twist is also a reason why some knots capsize and fall apart.

    In comparing diagrams of knots of various strengths, the researchers were able to identify general “counting rules,” or characteristics that determine a knot’s stability. Basically, a knot is stronger if it has more strand crossings, as well as more “twist fluctuations” —changes in the direction of rotation from one strand segment to another. Other important factors include the amount of friction in the knot and its overall complexity.

    Twist is quite important in how knots behave,” says Patil, who explained to NPR that having lots of twists going in opposite directions along the knot can kind of lock it. “But if lots of twists are going in the same direction, then the whole thing can roll out.

    The twist in a knot explains why two knots, like the granny and reef knot, perform differently. While the two look similar, the reef knot has a higher number of twist “fluctuations”, making it more stable.

  • Liste vérifiée des signataires pro pédosexuels publiée le 23 mai #1977 dans Le Monde
    Recherches pour https://seenthis.net/messages/817814

    LETTRE OUVERTE A LA COMMISSION DE REVISION DU
    CODE PENAL POUR LA REVISION DE CERTAINS TEXTES
    LEGISLATIFS REGISSANT LES RAPPORTS ENTRE
    ADULTES ET MINEURS.

    Extraction réalisée à partir de

    Louis Althusser, secrétaire général de L’ENS rue d’Ulm
    Dennis Altman, écrivain
    Jean-Paul Aron, Professeur à L’Ecole pratique des Hautes Etudes
    Claude Bardos, Professeur à l’Université de Paris Nord
    Roland Barthes, Professeur au Collège de France
    André Baudry, Directeur d’Arcadie
    Simone de Beauvoir, écrivain
    Pasteur G.Berner, Président du Consistoire de Paris-Nord
    Jean-Claude Besret, ancien Prieur de l’Abbaye de Boquen
    Docteur Boegner,psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
    Michel Bon, psycho-sociologue
    Jean-Louis Bory, écrivain
    Bertrand Boulin, éducateur
    Christian Bourgois, éditeur
    Christine Buci-Glucksmann, Professeur agrégée
    Docteur Cabrol, psychiatre
    Docteur Challou, psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
    François Chatelet, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Patrice Chéreau, metteur en scéne
    Jean-Pierre Colin, Professaur à l’Université de Reims
    Copi, dessinateur, écrivain
    Alain Cuny, acteur
    Fanny Deleuze
    Gilles Deleuze, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Jacgues Derrida, Professeur à L’ENS rue d’Ulm
    Dominique Desanti, écrivain
    Jean-Toussaint Desanti, Professeur à l’Université de Paris I
    Françoise Dolto, neuro-psychiatre, psychanalyste
    Bernard Dort, Professeur a l’Universite de Paris III
    Françoise d’Eaubonne, écrivain
    Docteur Maurice Eme, psychiatre, Chef de service à l’Hopital de Beaumont Sur Oise
    Michel Foucault, Professeur au Collège de France
    Docteur Pierrette Garreau, pédiatre
    Philippe Gavi, journaliste
    Docteur R.Gentis, psychiatre
    André Glucksmann, attaché au CNRS
    Renaud Goyon, plasticien
    Félix Guattari, psychanalyste
    Daniel Guérin, écrivain
    Pierre Hahn, journaliste
    Jean-Luc Hennig, Journaliste
    Christian Hennion, journaliste
    Guy Hocquenghem, chargé de cours à l’Université de Paris VIII
    Roland Jaccard, psychanalyste
    Pierre Klossowski, écrivain
    Anne Laborit, Directrice d’Ecole
    Madeleine Laïk, Psychologue
    Georges Lapassade, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Dominique Lecourt, assistant à L’Université d’Amiens
    Jacques Lefort, Chargé de recherches au CNRS
    Michel Leiris, Conservateur du Musée de l’Homme
    Michel Lobrot, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Jean-François Lyotard, Professeur à L’Université de Paris VIII
    Michel Mardore, cinéaste
    Dionys Mascolo, écrivain
    Gabriel Matzneff, écrivain
    Docteur Michel Meignant, psychiatre, sexologue
    Gérard Molina, Professeur agrégé
    Vincent Monteil, professeur à l’Université de Paris VII, médaillé de la résistance
    Docteur Bernard Muldworf, psychiatre, médecin des Hopitaux
    Nicole Nicolas
    Docteur Jean Nicolas, gynécologue-accoucheur
    Marc Pierret, écrivain
    Jacques Ranciére, maitre-assistant a l’Université de Paris VIII
    Claude Revault d’Allonnes, professeur de psychologie sociale a l’Université de Paris VII
    Olivier Revault d’Allonnes, Professeur à l’Université de Paris I
    Jean Ristat, écrivain
    Christiane Rochefort, écrivain
    Alain Robbe-Grillet, écrivain
    Gilles Sandier, critique dramatique
    Jean-Paul Sartre, écrivain
    Renée Saurel, critique dramatique
    René Schérer, professeur à l’Université de Paris VIII
    Docteur Séguier, psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
    Docteur Pierre Simon, gynécologue-accoucheur
    Philippe Sollers, écrivain
    Victoria Thérame, écrivain
    Docteur Torrubia, psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
    Héléne Védrine, professeur à l’Universite de Paris I
    Docteur Frits Bernard, psycho sexologue Rotterdam

    1 corrections orthographique apportée
    dernier nom, Frits et non Fritz

    • @mad_meg je publie ici le texte originel de 1977 que j’ai moi même extrait (OCR + corrections manuelles) d’une source image vérifiée.
      Il me semble absolument nécessaire de vérifier par nous mêmes et de publier ce travail (qui est long).
      Par exemple, cette liste circule sans la signature de Renée Saurel, critique dramatique, omise de la plupart des recopies. D’autre part les activités qui y sont déclarées pour chacun·e ne sont jamais mentionnées correctement, pourtant c’est une base textuelle absolument nécessaire pour faire ensuite des recherches fiables.

      Merci de comprendre que je n’ajoute rien ici à cette liste puisqu’elle sert de point de départ et sera alimentée par la suite avec nos/tes annotations mais aussi des données biographiques, les relations, activités, dates, distinctions etc.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Althusser

      Par exemple, on pourra noter qu’Althusser était en 1977 secrétaire général de l’ENS (rue d’ULM) (non noté sur WP) En 1980, lorsqu’il tue sa femme, Dominique Lecourt (signataire ci-dessus) fait parti de ses proches et devient son représentant légal.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Lecourt

    • je déplace ici le post en rapport qui est un peu long (avec les images) et se trouvait initialement ici https://seenthis.net/messages/817814#message818144

      Sur le site de Dolto.fr on retrouve la pétition (mais c’est une lettre ouverte différente des termes employés sur LeMonde ?) ainsi qu’en colonne gauche une justification à …Minute et un article ou Catherine, sa fille défend ses positions (LeMonde 2001)


      http://www.dolto.fr/fd-code-penal-crp.html

    • Elle ratisse tellement large, cette pétition... La demande légitime d’une égalité d’âge de la majorité sexuelle pour les gays et les lesbiennes (accordée en 1981) mélangée avec de la liberté de prédation sexuelle sur les enfants. Confusionnisme des uns (cette extrême droite qui vomit Mai 68 mais s’en sert), effets de mode pour les autres, autant d’intellos qui ne voient pas le problème, c’est accablant.

    • (3 des signataires) Philippe Gavi, fondateur de libé, en #2009 à propos de Guattari
      à la sortie du livre de Franck Demules, la victime de Christian Hennion

      (Attention, évitez le forum)
      immedias2016.com/2009/05/viol_au_dessus_dun_nid_de_couc/

      La pression du milieu ambiant n’est pas une circonstance atténuante, pas plus qu’elle ne l’est pour un nazi, ou un khmer rouge. Rien, et encore moins le désir, n’atténue le crime du « tuteur » qui prend son pied avec l’enfant, ni celui du #psychanalyste qui fait l’amour avec ses patientes (je pense à mon ami Félix Guattari qui a laissé derrière lui une œuvre géniale et quelques suicides), ni celui de l’ancienne victime qui se fait tortionnaire. L’esprit 1968, c’est d’abord cela.

    • seenthisseuses et seenthisseurs, voici la liste des personnes pour lesquelles je vous sollicite

      pour la suite de l’enquête évoquée ici https://seenthis.net/messages/817814

      J’essaye de m’en tenir au noyau des signataires.
      La plupart des signataires des pétitions ont une page dédiée WP.
      La base se constitue avec un code de ma création qui récupère les noms, dates naissance/deces et texte d’introduction de WP. Y’a surement mieux du côté des outils de journalisme mais je ne connais pas ou n’y ai pas accès. En tout cas, pour ce que je cherche à faire, j’ai au moins besoin de connaitre leur âge.

      Evidemment je ne sniffe pas tout, mais un par un après avoir sourcé et fait les vérifications des correspondances d’identités. Sur 110 personnes, il reste environ 20 noms non vérifiés et datés.

      Par exemple, concernant la signataire Marie Rhonon (pétition du 27 janvier), ce ne serait pas Rhonon mais bien Thonon. Après recherche, personne ne semble exister sous le nom de Marie Rhonon. Sous Thonon, je trouve

      –> Dailymotion "Marie Thonon-Jacopin, entretien sur Yves Stourdzé"
      –> La page WP d’Yves Stourdzé (non signataire) signale qu’il intervient à Vincennes Paris VIII en 1979 et son lien avec Lyotard (signataire) et Deleuze (signataire) et avec Marie Thonon(signataire) ce qui me semble une correspondance correcte.

      Dès 1969 jusqu’en 1983 Yves Stourdzé enseigne à l’Université Paris IX Dauphine (1971-1982), en Sociologie des Organisations et dans le DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées) de Gestion ; il intervient à Vincennes Paris VIII (1970-1971) dans le cadre du séminaire « Cinéma & Société » et « Économie, Politique et Psychanalyse » sous la direction de Jean-François Lyotard et Gilles Deleuze.

      "Par ailleurs un grand nombre de ses articles et textes inédits ont été rassemblés dans l’ouvrage posthume « Pour une poignée d’électrons » mis en forme par Marie Thonon-Jacopin et Jean-François Blondeau-Patissier (Fayard, 1987)."

      Egalement sourcé avec https://www.univ-paris8.fr/IMG/pdf/programme-stourdze.pdf
      Marie THONON - JACOPIN, sociologue, collaboratrice d’Yves Stourdzé à partir de 1975

      Je m’intéresse donc aux ignoré·es de ces pétitions qui sont moins connu·es et pour lesquels la recherche est plus longue. Peu d’info sur les femmes, notamment les femmes de comme Fanny Deleuze, qui joue Tante Eva dans le film L’amant de Lady Chatterley d’après la 2e version de « L’amant de Lady Chatterley » de D.H. Lawrence éditions Gallimard qu’elle a elle même traduit.

      Voici la liste des personnes pour lesquelles je sollicite les seenthisseuses et seenthisseurs

      Boegner Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Cabrol Docteur psychiatre
      Challou Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Fanny Deleuze traductrice
      Maurice Eme Docteur psychiatre
      Docteur R.Gentis psychiatre
      Anne Laborit Directrice d’Ecole
      Jacques Lefort Chargé de recherches au CNRS
      Michel Meignant Docteur psychiatre
      Vincent Monteil professeur à l’Université de Paris VII
      Nicole Nicolas
      Jean Nicolas Docteur gynécologue-accoucheur
      Séguier Docteur psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
      Torrubia Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
      Héléne Védrine professeur à l’Universite de Paris I
      Jean-Michel Wilhelm
      Pierre-Edmond Gay docteur psychanalyste
      Raymond Lepoutre
      Négrepont photographe (Livre les enfants de Papiers ? )
      Gérard Soulier
      Catherine Valabrègue => https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Valabregue
      Gérard Vallès Docteur psychiatre

    • Signataire

      Daniel Guérin 1904-1988

      Homosexualité et révolution, Paris, Le vent du ch’min, 1983, texte intégral

      http://kropot.free.fr/Guerin-homorev.htm

      Ce serait sous-informer le lecteur que de lui celer le revers de la médaille. Beaucoup d’homosexuels, issus des classes privilégiées, professent des opinions contre-révolutionnaires. Ils s’assurent ainsi pour leurs escapades érotiques la tolérance, voire la protection du pouvoir. Ils s’arrangent pour échapper, de par leur statut social ou leur renom culturel, aux persécutions homophobes. Leur fortune leur permet de s’approvisionner sans risque ni peine en chair fraîche. D’ailleurs on ne devrait pas trop leur en vouloir puisque l’âge ou un physique médiocre leur interdisent les conquêtes masculines gratuites.

      Mais combien déplaisante est la conduite de tels grands couturiers, de tels chorégraphes, de tels cinéastes, de tels traiteurs de luxe, de tels vétérans de l’aéronautique, de tels fleurons du Paris nocturne qui s’entourent d’un sérail de garçons, tout en versant aux caisses électorales des partis de droite. Trop souvent ils ont tendance à considérer comme du bétail - voire à faire disparaître - les beaux gosses qui ont été les délices de leurs nuits. Si d’aventure, l’un d’eux verse dans la délinquance, pour tenter de rivaliser avec leurs gros sous, ils n’esquisseront pas le moindre geste pour le tirer d’affaire et on les entendra maugréer d’avoir eu des relations trop compromettantes pour leur standing social.

      Avoués, cachés ou refoulés, des écrivains, comme le poète Robert de Montesquiou-Fezensac (modèle du baron de Charlus), Pierre Loti, Abel Hermant, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, Henri de Montherlant, Julien Green, Roger Peyrefitte, des politiciens comme les anciens ministres Abel Bonnard, Louis Jacquinot, Roger Frey, des maréchaux comme Lyautey et de Lattre de Tassigny, des philosophes comme Gabriel Marcel, des historiens comme Pierre Gaxotte et Philippe Erlanger ont été, ou sont, des homosexuels de droite.

      Bien qu’un peu plus ouverts politiquement : Marcel Proust, Jean Cocteau, François Mauriac.

      Auteur de
      Daniel Guérin, Kinsey et la sexualité, Paris, Julliard, 1955.

    • L’enquête se poursuit, le puzzle se reconstitue

      Signataire
      Gérard Vallès Docteur psychiatre, deviendra pédopsychiatre. Co-fondateur en 1973 de la Société Française de Sexologie Clinique SFSC
      sfsc.fr/cv/cv-valles.htm

      Il deviendra ensuite secrétaire général de la World Association for Sexology (WAS), puis vice-président de cette association mondiale.
      Membre du comité directeur du collège enseignant de la SFSC, pendant vingt-trois ans.
      DCD en 2004

      Citation : « Les femmes c’est le contraire du cognac : plus elles sont hors d’âge, plus elles sont imbuvables ».

      –----
      Plusieurs des co-fondateurs de la SFSC apparaissent sur une des 3 pétitions, Michel Meignant et à plusieurs reprises le patronyme Gellman .

      Premier conseil d’administration de la SFSC en
      1974 Jean COHEN Ludwig FINELTAIN Robert
      GELLMAN
      Jacqueline KAHN NATHAN Michel
      MEIGNANT
      Emile PAPIERNICK Pierre SIMON Pierre
      VELAY Gérard ZWANG BUREAU Charles GELLMAN ,
      Jacques WAYNBERG, Gilbert TORDJMAN, Gérard VALLES et GUENKINE.

      Sur Wikipédia france, une page « Robert Gellman » a été supprimée 2 fois en 2010, dont une pour « Violation de copyright : aihus.fr/… » Ce site, qui présentait « l’Association interdisciplinaire
      post-universitaire de Sexologie » a été refondu.
      On trouve les publications de Robert Gellman (1935-2008) sur Data BNF https://data.bnf.fr/fr/12608372/robert_gellman

      {{Gilbert Tordjman}} (non signataire) est co-fondateur de la SFSC avec Robert Gellman en 1973
      Médecin. - Président de l’Association mondiale de sexologie, secrétaire général de la Société française de sexologie clinique (en 1989)

      En 2002, il est accusé d’abus sexuels sur certaines de ses patientes et mis en examen pour viol. En 2003 il est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes pour ne pas avoir respecté l’interdiction d’exercer la médecine qui pesait sur lui. Il devait être jugé aux assises le 28 avril 2009 mais il décède d’un cancer début mars 2009.

      Tordjman était célèbré et il était aussi pédiatre.

      – Ok, donc 7 ans d’attente pour un jugement qui n’aura pas lieu.

    • @sinehebdo, excuse moi de reposter ma demande, mais des fois que tu ne l’ai pas vu, est-ce que tu as possibilité de trouver la liste des signataires de la « lettre en soutien à Gérard R. » parue dans Libération du 23 mars 1979 ?
      C’est l’omerta sur cette liste, il y aurait plus de 60 signataires, dont Moustaki, Rochefort, Bruckner, JL Bory
      Merci :)