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L’espace d’un instant, et inversement.

  • Liste vérifiée des signataires pro pédosexuels publiée le 23 mai #1977 dans Le Monde
    Recherches pour https://seenthis.net/messages/817814

    LETTRE OUVERTE A LA COMMISSION DE REVISION DU
    CODE PENAL POUR LA REVISION DE CERTAINS TEXTES
    LEGISLATIFS REGISSANT LES RAPPORTS ENTRE
    ADULTES ET MINEURS.

    Extraction réalisée à partir de

    Louis Althusser, secrétaire général de L’ENS rue d’Ulm
    Dennis Altman, écrivain
    Jean-Paul Aron, Professeur à L’Ecole pratique des Hautes Etudes
    Claude Bardos, Professeur à l’Université de Paris Nord
    Roland Barthes, Professeur au Collège de France
    André Baudry, Directeur d’Arcadie
    Simone de Beauvoir, écrivain
    Pasteur G.Berner, Président du Consistoire de Paris-Nord
    Jean-Claude Besret, ancien Prieur de l’Abbaye de Boquen
    Docteur Boegner,psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
    Michel Bon, psycho-sociologue
    Jean-Louis Bory, écrivain
    Bertrand Boulin, éducateur
    Christian Bourgois, éditeur
    Christine Buci-Glucksmann, Professeur agrégée
    Docteur Cabrol, psychiatre
    Docteur Challou, psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
    François Chatelet, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Patrice Chéreau, metteur en scéne
    Jean-Pierre Colin, Professaur à l’Université de Reims
    Copi, dessinateur, écrivain
    Alain Cuny, acteur
    Fanny Deleuze
    Gilles Deleuze, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Jacgues Derrida, Professeur à L’ENS rue d’Ulm
    Dominique Desanti, écrivain
    Jean-Toussaint Desanti, Professeur à l’Université de Paris I
    Françoise Dolto, neuro-psychiatre, psychanalyste
    Bernard Dort, Professeur a l’Universite de Paris III
    Françoise d’Eaubonne, écrivain
    Docteur Maurice Eme, psychiatre, Chef de service à l’Hopital de Beaumont Sur Oise
    Michel Foucault, Professeur au Collège de France
    Docteur Pierrette Garreau, pédiatre
    Philippe Gavi, journaliste
    Docteur R.Gentis, psychiatre
    André Glucksmann, attaché au CNRS
    Renaud Goyon, plasticien
    Félix Guattari, psychanalyste
    Daniel Guérin, écrivain
    Pierre Hahn, journaliste
    Jean-Luc Hennig, Journaliste
    Christian Hennion, journaliste
    Guy Hocquenghem, chargé de cours à l’Université de Paris VIII
    Roland Jaccard, psychanalyste
    Pierre Klossowski, écrivain
    Anne Laborit, Directrice d’Ecole
    Madeleine Laïk, Psychologue
    Georges Lapassade, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Dominique Lecourt, assistant à L’Université d’Amiens
    Jacques Lefort, Chargé de recherches au CNRS
    Michel Leiris, Conservateur du Musée de l’Homme
    Michel Lobrot, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Jean-François Lyotard, Professeur à L’Université de Paris VIII
    Michel Mardore, cinéaste
    Dionys Mascolo, écrivain
    Gabriel Matzneff, écrivain
    Docteur Michel Meignant, psychiatre, sexologue
    Gérard Molina, Professeur agrégé
    Vincent Monteil, professeur à l’Université de Paris VII, médaillé de la résistance
    Docteur Bernard Muldworf, psychiatre, médecin des Hopitaux
    Nicole Nicolas
    Docteur Jean Nicolas, gynécologue-accoucheur
    Marc Pierret, écrivain
    Jacques Ranciére, maitre-assistant a l’Université de Paris VIII
    Claude Revault d’Allonnes, professeur de psychologie sociale a l’Université de Paris VII
    Olivier Revault d’Allonnes, Professeur à l’Université de Paris I
    Jean Ristat, écrivain
    Christiane Rochefort, écrivain
    Alain Robbe-Grillet, écrivain
    Gilles Sandier, critique dramatique
    Jean-Paul Sartre, écrivain
    Renée Saurel, critique dramatique
    René Schérer, professeur à l’Université de Paris VIII
    Docteur Séguier, psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
    Docteur Pierre Simon, gynécologue-accoucheur
    Philippe Sollers, écrivain
    Victoria Thérame, écrivain
    Docteur Torrubia, psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
    Héléne Védrine, professeur à l’Universite de Paris I
    Docteur Frits Bernard, psycho sexologue Rotterdam

    1 corrections orthographique apportée
    dernier nom, Frits et non Fritz

    • @mad_meg je publie ici le texte originel de 1977 que j’ai moi même extrait (OCR + corrections manuelles) d’une source image vérifiée.
      Il me semble absolument nécessaire de vérifier par nous mêmes et de publier ce travail (qui est long).
      Par exemple, cette liste circule sans la signature de Renée Saurel, critique dramatique, omise de la plupart des recopies. D’autre part les activités qui y sont déclarées pour chacun·e ne sont jamais mentionnées correctement, pourtant c’est une base textuelle absolument nécessaire pour faire ensuite des recherches fiables.

      Merci de comprendre que je n’ajoute rien ici à cette liste puisqu’elle sert de point de départ et sera alimentée par la suite avec nos/tes annotations mais aussi des données biographiques, les relations, activités, dates, distinctions etc.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Althusser

      Par exemple, on pourra noter qu’Althusser était en 1977 secrétaire général de l’ENS (rue d’ULM) (non noté sur WP) En 1980, lorsqu’il tue sa femme, Dominique Lecourt (signataire ci-dessus) fait parti de ses proches et devient son représentant légal.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Lecourt

    • je déplace ici le post en rapport qui est un peu long (avec les images) et se trouvait initialement ici https://seenthis.net/messages/817814#message818144

      Sur le site de Dolto.fr on retrouve la pétition (mais c’est une lettre ouverte différente des termes employés sur LeMonde ?) ainsi qu’en colonne gauche une justification à …Minute et un article ou Catherine, sa fille défend ses positions (LeMonde 2001)


      http://www.dolto.fr/fd-code-penal-crp.html

    • Elle ratisse tellement large, cette pétition... La demande légitime d’une égalité d’âge de la majorité sexuelle pour les gays et les lesbiennes (accordée en 1981) mélangée avec de la liberté de prédation sexuelle sur les enfants. Confusionnisme des uns (cette extrême droite qui vomit Mai 68 mais s’en sert), effets de mode pour les autres, autant d’intellos qui ne voient pas le problème, c’est accablant.

    • (3 des signataires) Philippe Gavi, fondateur de libé, en #2009 à propos de Guattari
      à la sortie du livre de Franck Demules, la victime de Christian Hennion

      (Attention, évitez le forum)
      immedias2016.com/2009/05/viol_au_dessus_dun_nid_de_couc/

      La pression du milieu ambiant n’est pas une circonstance atténuante, pas plus qu’elle ne l’est pour un nazi, ou un khmer rouge. Rien, et encore moins le désir, n’atténue le crime du « tuteur » qui prend son pied avec l’enfant, ni celui du #psychanalyste qui fait l’amour avec ses patientes (je pense à mon ami Félix Guattari qui a laissé derrière lui une œuvre géniale et quelques suicides), ni celui de l’ancienne victime qui se fait tortionnaire. L’esprit 1968, c’est d’abord cela.

    • seenthisseuses et seenthisseurs, voici la liste des personnes pour lesquelles je vous sollicite

      pour la suite de l’enquête évoquée ici https://seenthis.net/messages/817814

      J’essaye de m’en tenir au noyau des signataires.
      La plupart des signataires des pétitions ont une page dédiée WP.
      La base se constitue avec un code de ma création qui récupère les noms, dates naissance/deces et texte d’introduction de WP. Y’a surement mieux du côté des outils de journalisme mais je ne connais pas ou n’y ai pas accès. En tout cas, pour ce que je cherche à faire, j’ai au moins besoin de connaitre leur âge.

      Evidemment je ne sniffe pas tout, mais un par un après avoir sourcé et fait les vérifications des correspondances d’identités. Sur 110 personnes, il reste environ 20 noms non vérifiés et datés.

      Par exemple, concernant la signataire Marie Rhonon (pétition du 27 janvier), ce ne serait pas Rhonon mais bien Thonon. Après recherche, personne ne semble exister sous le nom de Marie Rhonon. Sous Thonon, je trouve

      –> Dailymotion "Marie Thonon-Jacopin, entretien sur Yves Stourdzé"
      –> La page WP d’Yves Stourdzé (non signataire) signale qu’il intervient à Vincennes Paris VIII en 1979 et son lien avec Lyotard (signataire) et Deleuze (signataire) et avec Marie Thonon(signataire) ce qui me semble une correspondance correcte.

      Dès 1969 jusqu’en 1983 Yves Stourdzé enseigne à l’Université Paris IX Dauphine (1971-1982), en Sociologie des Organisations et dans le DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées) de Gestion ; il intervient à Vincennes Paris VIII (1970-1971) dans le cadre du séminaire « Cinéma & Société » et « Économie, Politique et Psychanalyse » sous la direction de Jean-François Lyotard et Gilles Deleuze.

      "Par ailleurs un grand nombre de ses articles et textes inédits ont été rassemblés dans l’ouvrage posthume « Pour une poignée d’électrons » mis en forme par Marie Thonon-Jacopin et Jean-François Blondeau-Patissier (Fayard, 1987)."

      Egalement sourcé avec https://www.univ-paris8.fr/IMG/pdf/programme-stourdze.pdf
      Marie THONON - JACOPIN, sociologue, collaboratrice d’Yves Stourdzé à partir de 1975

      Je m’intéresse donc aux ignoré·es de ces pétitions qui sont moins connu·es et pour lesquels la recherche est plus longue. Peu d’info sur les femmes, notamment les femmes de comme Fanny Deleuze, qui joue Tante Eva dans le film L’amant de Lady Chatterley d’après la 2e version de « L’amant de Lady Chatterley » de D.H. Lawrence éditions Gallimard qu’elle a elle même traduit.

      Voici la liste des personnes pour lesquelles je sollicite les seenthisseuses et seenthisseurs

      Boegner Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Cabrol Docteur psychiatre
      Challou Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Fanny Deleuze traductrice
      Maurice Eme Docteur psychiatre
      Docteur R.Gentis psychiatre
      Anne Laborit Directrice d’Ecole
      Jacques Lefort Chargé de recherches au CNRS
      Michel Meignant Docteur psychiatre
      Vincent Monteil professeur à l’Université de Paris VII
      Nicole Nicolas
      Jean Nicolas Docteur gynécologue-accoucheur
      Séguier Docteur psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
      Torrubia Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
      Héléne Védrine professeur à l’Universite de Paris I
      Jean-Michel Wilhelm
      Pierre-Edmond Gay docteur psychanalyste
      Raymond Lepoutre
      Négrepont photographe (Livre les enfants de Papiers ? )
      Gérard Soulier
      Catherine Valabrègue => https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Valabregue
      Gérard Vallès Docteur psychiatre

    • Signataire

      Daniel Guérin 1904-1988

      Homosexualité et révolution, Paris, Le vent du ch’min, 1983, texte intégral

      http://kropot.free.fr/Guerin-homorev.htm

      Ce serait sous-informer le lecteur que de lui celer le revers de la médaille. Beaucoup d’homosexuels, issus des classes privilégiées, professent des opinions contre-révolutionnaires. Ils s’assurent ainsi pour leurs escapades érotiques la tolérance, voire la protection du pouvoir. Ils s’arrangent pour échapper, de par leur statut social ou leur renom culturel, aux persécutions homophobes. Leur fortune leur permet de s’approvisionner sans risque ni peine en chair fraîche. D’ailleurs on ne devrait pas trop leur en vouloir puisque l’âge ou un physique médiocre leur interdisent les conquêtes masculines gratuites.

      Mais combien déplaisante est la conduite de tels grands couturiers, de tels chorégraphes, de tels cinéastes, de tels traiteurs de luxe, de tels vétérans de l’aéronautique, de tels fleurons du Paris nocturne qui s’entourent d’un sérail de garçons, tout en versant aux caisses électorales des partis de droite. Trop souvent ils ont tendance à considérer comme du bétail - voire à faire disparaître - les beaux gosses qui ont été les délices de leurs nuits. Si d’aventure, l’un d’eux verse dans la délinquance, pour tenter de rivaliser avec leurs gros sous, ils n’esquisseront pas le moindre geste pour le tirer d’affaire et on les entendra maugréer d’avoir eu des relations trop compromettantes pour leur standing social.

      Avoués, cachés ou refoulés, des écrivains, comme le poète Robert de Montesquiou-Fezensac (modèle du baron de Charlus), Pierre Loti, Abel Hermant, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, Henri de Montherlant, Julien Green, Roger Peyrefitte, des politiciens comme les anciens ministres Abel Bonnard, Louis Jacquinot, Roger Frey, des maréchaux comme Lyautey et de Lattre de Tassigny, des philosophes comme Gabriel Marcel, des historiens comme Pierre Gaxotte et Philippe Erlanger ont été, ou sont, des homosexuels de droite.

      Bien qu’un peu plus ouverts politiquement : Marcel Proust, Jean Cocteau, François Mauriac.

      Auteur de
      Daniel Guérin, Kinsey et la sexualité, Paris, Julliard, 1955.

    • L’enquête se poursuit, le puzzle se reconstitue

      Signataire
      Gérard Vallès Docteur psychiatre, deviendra pédopsychiatre. Co-fondateur en 1973 de la Société Française de Sexologie Clinique SFSC
      sfsc.fr/cv/cv-valles.htm

      Il deviendra ensuite secrétaire général de la World Association for Sexology (WAS), puis vice-président de cette association mondiale.
      Membre du comité directeur du collège enseignant de la SFSC, pendant vingt-trois ans.
      DCD en 2004

      Citation : « Les femmes c’est le contraire du cognac : plus elles sont hors d’âge, plus elles sont imbuvables ».

      –----
      Plusieurs des co-fondateurs de la SFSC apparaissent sur une des 3 pétitions, Michel Meignant et à plusieurs reprises le patronyme Gellman .

      Premier conseil d’administration de la SFSC en
      1974 Jean COHEN Ludwig FINELTAIN Robert
      GELLMAN
      Jacqueline KAHN NATHAN Michel
      MEIGNANT
      Emile PAPIERNICK Pierre SIMON Pierre
      VELAY Gérard ZWANG BUREAU Charles GELLMAN ,
      Jacques WAYNBERG, Gilbert TORDJMAN, Gérard VALLES et GUENKINE.

      Sur Wikipédia france, une page « Robert Gellman » a été supprimée 2 fois en 2010, dont une pour « Violation de copyright : aihus.fr/… » Ce site, qui présentait « l’Association interdisciplinaire
      post-universitaire de Sexologie » a été refondu.
      On trouve les publications de Robert Gellman (1935-2008) sur Data BNF https://data.bnf.fr/fr/12608372/robert_gellman

      {{Gilbert Tordjman}} (non signataire) est co-fondateur de la SFSC avec Robert Gellman en 1973
      Médecin. - Président de l’Association mondiale de sexologie, secrétaire général de la Société française de sexologie clinique (en 1989)

      En 2002, il est accusé d’abus sexuels sur certaines de ses patientes et mis en examen pour viol. En 2003 il est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes pour ne pas avoir respecté l’interdiction d’exercer la médecine qui pesait sur lui. Il devait être jugé aux assises le 28 avril 2009 mais il décède d’un cancer début mars 2009.

      Tordjman était célèbré et il était aussi pédiatre.

      – Ok, donc 7 ans d’attente pour un jugement qui n’aura pas lieu.

    • @sinehebdo, excuse moi de reposter ma demande, mais des fois que tu ne l’ai pas vu, est-ce que tu as possibilité de trouver la liste des signataires de la « lettre en soutien à Gérard R. » parue dans Libération du 23 mars 1979 ?
      C’est l’omerta sur cette liste, il y aurait plus de 60 signataires, dont Moustaki, Rochefort, Bruckner, JL Bory
      Merci :)

  • Service Client de la Société Générale
    http://www.leparisien.fr/video/video-elle-critique-sa-banque-sur-twitter-et-se-fait-fermer-tous-ses-comp

    Après s’être plainte de sa banque sur Twitter de ne pas réussir à joindre quelqu’un en direct, Julie Goislard, libraire depuis dix ans à Clichy (92), s’est vue fermer tous ses comptes. La Société Général, sa banque, est même allée jusqu’à fermer les comptes bancaires de son conjoint et de ses enfants.

    #liberté_d'expression #commerce #banque #censure #punition #société_générale

  • Un virus mortel pour les mammifères marins se propage à mesure que la glace fond | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/2019/11/un-virus-mortel-pour-les-mammiferes-marins-se-propage-mesure-que-

    En analysant quinze années de données recueillies entre 2001 et 2016, Goldstein et son équipe de chercheurs ont pu établir un lien entre une hausse des cas de #PDV et le recul de la banquise arctique. Cette modification de l’aire de répartition des #loutres a probablement poussé les animaux plus à l’ouest, vers de nouveaux territoires où le #virus ne s’était jamais manifesté. Publiés récemment dans la revue Scientific Reports, les résultats de leur étude montrent comment le changement climatique peut ouvrir de nouvelles voies de transmission de la maladie.

    https://www.nature.com/articles/s41598-019-51699-4

    #climat #pathogène #Arctique #banquise

  • Si seulement Matzneff était le seul problème | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/301219/si-seulement-matzneff-etait-le-seul-probleme

    La grande majorité de ces crimes et délits sont commis dans le cercle familial et 70% des plaintes sont classées sans suite. Pire encore, des théories issues d’auteurs pro-pédophiles américains ont pollué le système judiciaire, portées par des associations dites « de pères ». Ainsi le « #Syndrome_d-Aliénation_Parentale » (#SAP) permet d’affirmer qu’un signalement d’agression d’un enfant par un homme de sa famille est très probablement un fantasme qui lui a été « implanté » par sa mère. Dans des milliers de dossiers, c’est donc la mère qui est remise en cause par la justice, parfois menacée de prison si elle persiste dans ses accusations, et souvent écartée de l’enfant que l’on remet à la garde de son agresseur présumé. Le tout sans enquête digne de ce nom. Parfois sans enquête du tout.

    Des « experts » qui se targuent d’enseigner à l’Ecole Nationale de la Magistrature propagent ces théories. Tel le très médiatique Paul Bensussan qui peut prendre la parole dans un procès sans avoir rencontré les victimes. Tel Hubert Van Gijseghem qui tente en permanence de démontrer que les accusations d’agressions d’enfants (parfois signalées par cinq professionnels) ne sont que des inventions. Ces gens-là donnent partout des conférences. Ils enseignent, ils forment des professionnels. Et leur idéologie finit par porter ses fruits. Comme je le démontre dans le livre, cinq propositions de lois ont été discutées à l’assemblée nationale en France pour inscrire dans la législation ces théories dont le but évident est de faire taire les victimes.

    Les associations « de pères » que l’on a vu en haut de nombreuses grues françaises dès 2013, soutenues activement par bon nombre de médias, propagent l’idée que les hommes sont victimes devant la justice et que les mères passent leur temps à inventer des agressions sexuelles qui n’existent pas. Tout cela sans évidemment expliquer pourquoi les 3 à 6% d’enfants victimes restent invisibles pour la justice. Ni comment, alors que le nombre de plaintes augmente, le nombre de condamnations ne cesse de diminuer.

  • [thread libéré] cc @CaptHagon : Bon je vais vous parler un peu du futur Revenu Universel d’Activité (RUA), parce que c’est un gros sujet et un véritable big bang dans les politiques de lutte contre la pauvreté et l’État social. ⬇️⬇️⬇️⬇️⬇️

    Le RUA c’est une marotte gouvernementale : la fusion des aides pour réaliser des économies de gestion sous couvert de simplification. Le gvt en parlait déjà sous Hollande (pour faire croire à un revenu de base).

    Macron l’a annoncé dès 2017 dans le cadre du plan pauvreté.

    À l’heure actuelle le projet RUA (loi en 2020, application en 2021) fusionerait les aides suivantes :
    – Le Revenu de Solidarité Active (ex-RSA socle)
    – La Prime d’Activité (ex-RSA activité)
    – Les Aides au Logement (APL, ALS, ALF)
    – L’Allocation Adultes Handicapés
    – L’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ex-minimum vieillesse)

    Ainsi que d’autres aides encore en discussion (ASS notamment).

    Toutes ces aides feront l’objet d’une demande unique avec un « RUA-socle » et des « suppléments » en fonction de la situation.

    Premier problème : les objectifs politiques de ces aides sont très différents, mais le gouvernement veut tout regrouper dans 2 objectifs uniques : la réduction de la pauvreté et le retour à l’emploi (oui, oui).

    Déjà, on sent venir la douille.

    Second problème : ces aides ont des modes de calcul très différents. Mais le gouvernement a fait le choix de tout aligner progressivement.

    Le meilleur exemple c’est les APL la mise en place du calcul sur les ressources contemporaines en cours de mise en place a pour objectif ... d’aligner le mode de calcul des APL sur celui de la Prime d’Activité. Concrètement ça va se traduire par une baisse des aides pour pas mal de monde avec des situations changeantes (en particulier les jeunes).

    Troisième problème : le gouvernement a posé un cadre à budget constant, ce qui veut dire une baisse en réel et un maintien des coups de rabots sur les APL et peu de perspective d’élargissement du RUA-socle à de nouveaux publics (les 18-25 ans exclus du RSA notamment).

    Je le disais, le RUA a pour objectif le retour à l’emploi, et il a été annoncé dès le début que le maintien du RUA-socle pourrait être conditionné à l’acceptation d’un emploi jugé « raisonnable » par Pôle Emploi (système à l’allemande).
    Une belle saloperie pour tailler dans le RSA.

    Se pose alors plusieurs questions : Que vont devenir les personnes radiées du RUA socle ? Quid des autres aides qui n’ont RIEN à voir avec l’emploi (AAH, APL) ? Elles seront conditionnées elles aussi au retour à l’emploi ?

    Le gouvernement affirme que non, pour le moment.

    Déformation pro oblige, le cas des APL me paraît très inquiétant : coupes budgétaires multiples depuis 2017, objectifs radicalement différents du RUA, versement en tiers-payant, etc.

    Il y a fort à parier que les APL soient la variable d’ajustement budgétaire du projet.

    APL dans le parc social déjà subventionné leur paraît absurde, leur disparition pour ne laisser que les APL parc privé me paraît hautement probable à moyen terme)

    (Concernant l’AAH je m’y connais très très peu, des twittos en ont pas mal parlé je vous invite à jeter un oeil)

    On est finalement plus très loin du « Universal Credit » britannique (un fiasco qui a fait exploser la pauvreté) ou du système d’allocations des Job Center allemands (centrés uniquement sur le retour à l’emploi).

    On passe du « wellfare » au « workfare » made in néolibéralisme.

    mener à nivellement par le bas doublé d’une usine à gaz colossale en terme de demande et de suivi de dossier.

    Avec en plus la réforme du chômage et celle de la retraite, l’impact social va être massif.

    Alors je sais que les mobilisations sociales en France reposent beaucoup sur les secteurs professionnels, mais il y a une vraie urgence à parler des minimas sociaux, des aides et de la pauvreté dans le mouvement social, parce que tout se détricote très, très, très vite.

    Source : https://twitter.com/CaptHagon/status/1210516805195849728
    Reader : https://threadreaderapp.com/thread/1210516805195849728.html
    Archive : https://web.archive.org/save/https://twitter.com/CaptHagon/status/1210516805195849728

    #casse_sociale #liberalisme #ultra-liberalisme #RSA #RUA #protection_sociale #solidarité

  • Dans les quartiers populaires, la « débrouille » au cœur de la survie, Louise Couvelaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/26/dans-les-quartiers-populaires-la-debrouille-au-c-ur-de-la-survie_6024056_322

    Garages à ciel ouvert, ateliers de réparation, gardes d’enfants, rénovations de logements… permettent aux exclus du marché du travail de nourrir leurs enfants.

    Elles sont dix. Dix femmes qui ne se connaissaient pas avant de se croiser dans le salon de coiffure « low cost » de Maryam (le prénom a été modifié), à Roubaix (Nord). Certaines sont mères célibataires, d’autres sont battues par leur mari depuis des années, toutes vivent sous le seuil de pauvreté et peinent à nourrir leurs enfants. Jusqu’à ce que ce qu’une petite boîte en carton vienne – un peu – alléger leur quotidien.

    C’est là qu’elles déposent, chaque semaine, leurs maigres revenus, qu’elles ont décidé de mettre en commun, soit 200 euros en moyenne. Repassage, ménage, garde d’enfants (qu’elles facturent entre 3 et 7 euros de l’heure), coiffure à domicile (15 euros la coupe et le brushing)… Depuis deux ans, Maryam (la seule à posséder une voiture), 47 ans, récupère ensuite l’argent gagné – non déclaré – et se rend au supermarché pour acheter en gros, après avoir traqué les promotions les plus avantageuses dans toutes les grandes surfaces du coin.

    C’est elle qui gère les finances du groupe. « Si on veut s’offrir un kebab – c’est arrivé une fois – on l’appelle pour savoir si on peut se le permettre, raconte Isabelle, ancienne coiffeuse de 43 ans, mariée et mère de trois enfants. Pour la première fois de ma vie, je ne me sens plus seule. Et c’est grâce à ce système que mes enfants peuvent désormais manger équilibré. »

    Qu’on l’appelle système D ou solidarité de proximité, dans les quartiers populaires, cette économie de la débrouille constitue parfois le seul moyen de survivre. « L’entraide fait partie des logiques de la classe ouvrière », rappelle Nawal Badaoui, 46 ans, ancienne directrice de l’association Solidarité, une institution roubaisienne qui a fermé ses portes en septembre.

    « Le travail de subsistance est partout »

    Sauf qu’elle prend de plus en plus de place. « Dans la forme, cette économie existe depuis longtemps, explique Cécile Vignal, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille et membre du collectif Rosa Bonheur, qui rassemble six chercheurs. Mais elle était “à côté”, en complément du salariat. Aujourd’hui, ce travail “à côté” a pris une place centrale à mesure que la protection sociale est devenue insuffisante et que le revenu salarial ne remplit plus tous les besoins, soit parce qu’il est trop faible, soit parce qu’il n’y en a pas. »

    Avec 75 % de son territoire classé quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) et plus de 44 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, Roubaix (95 000 habitants) se classe parmi les villes les plus pauvres de France. Ici, le taux de chômage dépasse les 30 % de la population active, soit près de quatre fois la moyenne nationale. « Ce qui ne signifie pas que ces habitants ne travaillent pas », souligne Cécile Vignal.

    Dans l’ouvrage La ville vue d’en bas. Travail et production de l’espace populaire (Editions d’Amsterdam, 240 pages, 18 euros), le collectif Rosa Bonheur raconte « le quotidien de ceux dont on dit qu’ils ne font rien ». A tort. « La concentration d’une population exclue du marché du travail formel fait produire des ressources et des activités propres, explique Yoan Miot, géographe et urbaniste à l’Université de Paris-Est Marne-la-vallée, membre du collectif. C’est un paradoxe fondamental : au nom de la mixité sociale, il faut déconcentrer la pauvreté, mais au risque de perdre les liens sociaux qui permettent à cette population de survivre. »

    Petites entreprises informelles à domicile, garages à ciel ouvert, ateliers de réparation d’électroménager, gardes d’enfants, rénovations de logements… « Dans les rues, le travail de subsistance est partout, dans les hangars et les parkings, sur des affichettes collées aux fenêtres… », développe Cécile Vignal.

    Mécanicien « aux mains en or »

    Fariza, 37 ans, a trois enfants, un mari handicapé qui ne peut pas travailler et 1 000 euros par mois d’allocations. Insuffisant pour s’acquitter de toutes les charges. Elle cherche depuis des années un poste de femme de ménage, sans succès. Alors elle enchaîne les petits boulots. Elle s’est improvisée traiteur pour fêtes et mariages – 100 euros en moyenne le couscous pour 200 personnes – avant de renoncer l’an dernier. « Il n’y a plus de clients, les gens n’ont plus les moyens, ils font eux-mêmes », raconte-t-elle.

    Elle a aussi fabriqué du pain pour les revendre à la boulangerie du coin, 2 euros la galette de semoule. Avant d’y renoncer aussi, faute de clients. Depuis, elle s’occupe du petit jardin potager de sa tante. Elle plante courgettes, pommes de terre, salades, patates douces, tomates, oignons, poireaux et artichauts. En échange, elle récupère une partie de la récolte.

    « C’est grâce à ce système que mes enfants peuvent manger des légumes », sourit Fariza, en pointant du doigt les deux patates douces posées sur le sol de la cuisine et les trois cagettes de pommes de terre empilées dans un coin du modeste trois pièces qu’occupe la famille, dans le quartier du Cul-de-Four.

    Ryslène (le prénom a été modifié), 51 ans, n’est pas peu fière de sa petite épicerie. Elle a économisé pendant près de quinze ans avant de pouvoir obtenir un prêt. Le tout, grâce aux activités informelles de son mari, mécanicien « aux mains en or », dit-elle tout sourire, qui répare les voitures pour la moitié du prix d’un garage « officiel ». « On ajuste le tarif en fonction des revenus de la personne », précise-t-elle, debout derrière son comptoir. On appelle ça un « garage de rue » ou un « garage à ciel ouvert ». Une activité très répandue dans les quartiers populaires. « Moi, j’ai longtemps été au RSA [revenu de solidarité active], j’étais vue comme un cas soc’ [cas social], personne ne voulait nous prêter de l’argent », souffle Ryslène.

    « En échange d’un service reçu »

    Pendant des années, son mari, Anthony, a opéré dans la rue, mais après plusieurs plaintes émanant de voisins et une amende de 135 euros, le couple a décidé d’investir en 2018 dans une petite arrière-cour de 20 mètres carrés où il gare tantôt la camionnette de l’épicerie, tantôt les voitures à réparer. « On a pu acheter tout le matériel de l’épicerie avec cet argent : d’abord une vitrine réfrigérée, en vente sur Leboncoin, quelques années plus tard, un petit camion… Qu’est-ce qu’on a galéré… », se souvient Ryslène.

    « Il n’est pas rare que des réparations soient effectuées sans contrepartie financière pour rendre service ou en échange d’un service reçu », écrit le collectif Rosa Bonheur dans son livre. De ces « liens de réciprocité et d’interdépendance » parfois « démarchandisés », Alain Lamourette a voulu en faire le cœur de son action. Au sein du projet Utopiats, dans le quartier Piats, à Tourcoing, il a lancé un Repair Café tous les troisièmes vendredis de chaque mois, un lieu où les habitants peuvent venir réparer leurs objets (four à micro-ondes, grille-pain, télévision, aspirateur…), et le dispositif « 1+1 = 3 », un système d’échanges de services entre résidents.

    Ici, chaque service rendu est crédité non pas en monnaie sonnante mais en temps sur un compte personnel. Aide aux démarches administratives, baby-sitting, bricolage, déménagement… Un étudiant a par exemple besoin d’utiliser une machine à laver – les tarifs de la laverie automatique étant trop élevés pour son budget –, il offre en échange une aide aux devoirs. Ou encore Aurélie, une jeune femme qui veut se lancer dans le maquillage pour enfants lors des fêtes d’anniversaire, qui a besoin d’un cours de dessin pour perfectionner son coup de crayon. C’est Angélique qui va l’aider pendant deux heures. Cette dernière voit donc son compte-temps crédité de deux heures.

    « Tout est égal en temps, une heure de ménage vaut une heure de physique quantique », précise le coordinateur du projet, M. Lamourette, qui parle d’« une forme de troc ». « On se rend vite compte qu’il y a beaucoup de savoir-faire et de compétences », insiste-t-il.

    Près de 300 résidents disposent aujourd’hui d’un compte-temps. Le bémol : « J’aimerais croire qu’on n’est pas en train d’inventer un modèle d’économie et de consommation pour les pauvres, dans lequel tout se recycle et s’échange, parallèle à celui des riches, où tout se paie, se jette et se rachète. »

    #travail #pauvres #survie

  • « Il nous faut aujourd’hui un régime de retraite “post-croissance” », Gaël Giraud
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/26/il-nous-faut-aujourd-hui-un-regime-de-retraite-post-croissance_6024118_3232.

    Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gaël Giraud estime que le projet de réforme de retraites présenté par le gouvernement Philippe est à la fois « contradictoire », « inefficace » et « injuste », et qu’il ne résoudra pas les déficits.

    Tribune. Le rapport Delevoye et les différentes déclarations du gouvernement dessinent un projet de réforme qui propose, dans les faits, le contraire de ce qu’il annonce et s’avère néfaste.

    1) Un régime qui signe la fin des régimes spéciaux ? Non : il en abroge certains mais en conserve d’autres. Les régimes spéciaux des « policiers, des surveillants de l’administration pénitentiaire et des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne » sont maintenus. Pourquoi ceux-là et pas d’autres ?
    Hypothèse irréaliste

    2) Un régime qui permettra l’équilibre budgétaire en 2025 ? Non plus. Les calculs sous-jacents à la proposition Delevoye s’appuient sur une hypothèse du conseil d’orientation des retraites (COR) de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1 % à 1,8 % à horizon 2070. Hypothèse irréaliste compte tenu, à brève échéance, de la trappe déflationniste dans laquelle se débat notre économie, de l’austérité budgétaire mise en œuvre par ce gouvernement et, à long terme, de l’impact dévastateur du dérèglement écologique face auquel la COP25 vient d’enregistrer un nouveau refus d’obstacle de la communauté internationale.

    3) Un régime plus juste ? Non : un euro cotisé ne vaudra pas les mêmes droits à la retraite du fait de l’inégalité d’espérance de vie. Un ouvrier à 60 ans a devant lui, en moyenne, près de dix ans d’espérance de vie (donc dix ans de droits) de moins qu’un cadre supérieur. La proposition Delevoye n’en tient pas compte.
    Le projet Delevoye prévoit un recentrage du pilotage de la valeur du point de retraite au niveau de l’Etat. C’est, à l’image de la manière de gouverner d’Emmanuel Macron, saper la concertation et le dialogue social

    4) Le COR chiffre le déficit de notre système de retraite entre 8 et 17 milliards d’euros en 2025. Une partie de ce déficit est creusée mécaniquement par le gel des salaires des fonctionnaires et la baisse des effectifs des salariés du public : moins de salaires à verser, ce sont aussi moins de cotisations. Pour les salariés du public, cette « justice sociale » est donc la promesse d’une double peine.
    Mais, surtout, ce déficit est facile à combler : la transformation de l’impôt de ­solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) prive l’Etat de 2,7 milliards d’euros de recettes par an, la « flat tax » [ou prélèvement forfaitaire unique] sur le capital, d’environ 1,5 milliard. Soit plus de 20 milliards d’euros de manque à gagner en cinq ans, dont les fameuses retombées positives pour l’économie n’existent pas. Il suffit donc de renoncer aux cadeaux fiscaux accordés par le gouvernement pour que l’éventuel déficit du régime de retraites en 2025 soit résorbé.

    Le vieux modèle Juppé
    En outre, l’hypothèse de croissance du PIB sur laquelle sont construits les calculs du rapport Delevoye et du COR trahissent le fait que l’on n’a toujours pas compris que l’objectif de notre société, des plus jeunes en particulier, n’est pas — n’est plus, n’aurait jamais dû être — de produire plus, de faire plus de croissance (du PIB) et, ce faisant, de détruire plus vite la planète.

    Il nous faut aujourd’hui un régime de retraite « post-croissance ». D’autant que la tendance longue, depuis deux siècles, est à la réduction du temps de travail, non pas à son allongement. Nous revoilà, au contraire, avec le vieux modèle Juppé des années 1990 à rebours du sens de l’histoire : travailler plus et plus longtemps, pour financer la retraite des plus aisés (puisqu’ils en bénéficieront beaucoup plus longtemps).
    De quoi s’agit-il, sinon d’une tactique usée, qui vise à diviser les Français entre eux en vue de neutraliser toute opposition ?

    5) Une « gouvernance innovante » ? Non : il s’agit d’une gouvernance antidémocratique. Tout comme pour l’assurance-chômage (dont le financement contrôlé jusqu’alors par les syndicats et le patronat sera désormais piloté uniquement par la CSG à la main de l’Etat), le projet Delevoye prévoit un recentrage du pilotage de la valeur du point de retraite au niveau de l’Etat. C’est, à l’image de la manière de gouverner d’Emmanuel Macron, saper la concertation et le dialogue social.
    6) Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas reculer l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans. L’issue, pour le gouvernement, est donc de reculer l’âge pivot à partir duquel un retraité pourra bénéficier du taux plein et d’allonger la durée de cotisation. Or, conjuguée à la réforme de l’assurance-chômage (laquelle durcit les conditions d’accès, diminue les indemnités, instaure la dégressivité des allocations, raccourcit les durées d’indemnisation), cette « reprise en main » du système des retraites par répartition contraindra les seniors à accepter l’ubérisation du travail plus longtemps et sans filet jusqu’à ce qu’ils puissent percevoir leur taux plein.

    Indigence et misère
    Pour une bonne partie d’entre eux, cela signifiera rester au chômage plus longtemps. Et comme ils n’auront plus droit qu’à des indemnisations chômage au rabais — voire atteindront très vite la fin de tout droit —, cela voudra dire, pour celles et ceux qui n’auront pas accès à une retraite par capitalisation, renouer avec l’indigence et la misère de l’après-guerre.

    7) L’insistance du gouvernement sur le caractère prétendument « injuste » de tel ou tel régime spécial en vigueur aujourd’hui est-elle inspirée par un souci de justice ? Non plus. Celle-ci exigerait que l’on débatte de ces régimes en fonction de critères de solidarité et non pas au nom d’un déséquilibre budgétaire que l’on ne se donne pas les moyens sérieux de résorber. Encore moins en imposant des choix arbitraires sur les régimes spéciaux que l’on conserve. De quoi s’agit-il, sinon d’une tactique usée, qui vise à diviser les Français entre eux en vue de neutraliser toute opposition ?
    L’alternative n’est donc pas entre le supposé immobilisme de ceux qui voudraient que « rien ne change » et ceux qui, avec sérieux, tenteraient de sauver notre système de retraite par répartition.
    Le sérieux et la raison responsable sont aujourd’hui dans la rue. Ils luttent contre un projet qui fait le contraire de ce qu’il annonce, est injuste, inefficace, prétend remédier à un déficit en partie creusé par la politique du gouvernement lui-même et que ce dernier pourrait combler facilement en renonçant à ses cadeaux fiscaux. Un projet, enfin, qui contribue à engager davantage notre société dans l’impasse d’un productivisme qui nous tue.

    #retraites #travail

    • « Ce qui s’exprime dans la rue est désormais le ras-le-bol et la peur », Dominique Méda
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/20/dominique-meda-ce-qui-s-exprime-dans-la-rue-est-desormais-le-ras-le-bol-et-l

      La cacophonie qui entoure la présentation de la réforme des retraites proposée par le gouvernement est anxiogène, déplore la sociologue dans sa chronique.Publié le 20 décembre 2019

      Chronique. L’ampleur des manifestations du 5 et du 17 décembre, et plus généralement de la colère qui s’exprime dans le pays, ne s’explique pas seulement par le refus, partiel ou total, de la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Certes, cette dernière, et la cacophonie qui entoure sa présentation depuis plusieurs mois, est particulièrement anxiogène. D’abord, parce que personne n’y comprend plus rien.

      On assiste médusés à des querelles d’experts de plus en plus techniques, dans lesquelles on entend tout et le contraire de tout. Il a par exemple été répété ad nauseam que les femmes seraient les grandes gagnantes de la réforme, mais l’Institut de la protection sociale – composé de spécialistes des questions de retraite et d’experts-comptables – a consacré à cette question une note au vitriol.

      Celle-ci indique, en s’appuyant sur des chiffrages et des explications détaillés, que la réforme va lourdement pénaliser les femmes alors que le système actuel leur devenait justement plus favorable en raison de la forte augmentation de leur durée d’assurance : les grandes perdantes seront non seulement les mères de trois enfants (pour lesquels les pertes seront « d’une ampleur exceptionnelle », dit la note) mais aussi les mères d’un et deux enfants, notamment du fait de la disparition de la majoration de durée d’assurance de huit trimestres par enfant et de l’instauration de l’âge pivot à 64 ans – qui supprimera la nouvelle majoration de 5 % pour enfant. Les pertes pour les mères d’un et deux enfants sont estimées de 9 % à 17 %, celles des mères de trois enfants de 19 % à 25 %.

      La note rappelle également que les bénéficiaires de la pension de réversion vont perdre, par rapport au dispositif actuel, entre sept ans et neuf ans de durée de versement de la pension puisque celle-ci ne pourra plus être versée à 55 ans. Enfin, elle signale que le minimum contributif de 1 000 euros, déjà promis en 2003 pour 2008 mais jamais mis en place, aurait été atteint quasi automatiquement pour les salariés même sans la réforme.

      Mais cette dernière est également anxiogène parce qu’il s’agit d’un énorme bouleversement dont les modalités concrètes et les conséquences restent extrêmement floues : on a l’impression d’un véritable saut dans l’inconnu, insuffisamment préparé et discuté, qui aurait réclamé pour sa mise en œuvre un minimum de consensus et surtout une forte confiance des citoyens dans les maîtres d’œuvre de cette gigantesque opération. Et c’est bien sûr là que le bât blesse.

      La charrue avant les bœufs

      D’une part, parce que aucune des mesures rassurantes qui aurait pu générer de la confiance – augmenter les rémunérations des enseignants, remettre en vigueur et même améliorer l’ancien compte de prévention de la pénibilité, laisser les partenaires sociaux présenter l’ensemble de leurs solutions y compris l’augmentation des cotisations – n’a été mise en œuvre avant l’annonce de la réforme. On les promet pour après, en continuant à mettre systématiquement la charrue avant les bœufs : la flexibilité avant la sécurité, les sacrifices avant les récompenses…

      Mais surtout parce que, d’autre part, cette réforme s’inscrit dans une longue série qui lui donne malheureusement son sens. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, la plupart des réformes ont consisté à réduire les protections ou visé à réduire les dépenses publiques : les ordonnances travail, la réforme de l’assurance-chômage, le refus d’augmenter les ressources de l’hôpital à la hauteur des besoins et de l’activité… et maintenant les retraites, alors même que cette réforme n’était ni urgente ni demandée, et que les vrais problèmes quotidiens dans lesquels se débattent nos concitoyens ne sont pas traités : la dépendance, la précarité étudiante, les personnes à la rue, l’absence de moyens pour l’hôpital, les petites pensions, l’absence d’investissements massifs dans la transition écologique et sociale, etc.

      Des réformes qui détricotent les protections mises en place en 1945 et étendues lors des décennies suivantes

      Ce qui s’exprime dans la rue est désormais le ras-le-bol et la peur devant des réformes qui détricotent les protections mises en place en 1945 et étendues lors des décennies suivantes. Cet objectif avait d’ailleurs été explicitement exprimé par l’ancien vice-président du Medef, Denis Kessler, en 2007 : « Il s’agit aujourd’hui, écrivait-il, de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance (…) Cette architecture singulière est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. » Une large partie de nos responsables politiques, de droite comme de gauche, partagent cette conviction et veulent éradiquer les archaïsmes français.

      Archaïques les syndicats et le modèle social français « corporatiste-conservateur » ; archaïques les dépenses sociales élevées qui « évincent l’investissement privé » ; archaïque le souhait de voir les nombreux besoins sociaux, anciens et nouveaux, pris en charge par des services publics de qualité et notre système de Sécurité sociale plutôt que par des systèmes privés qui sélectionnent et trient leurs clients et excluent les plus modestes ; archaïque la volonté de résister aux recommandations de l’OCDE, qui continue de proposer comme idéal un Etat social résiduel, focalisant la protection sur les plus pauvres et laissant les plus aisés s’acheter leurs propres protections. « Il est nécessaire que soit mis en place un cadre cohérent pour la retraite afin d’accompagner et d’encourager le recours à des produits de rente, qui peuvent aider les particuliers à atténuer les risques d’investissement et de longévité », écrivaient les auteurs des Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2016.

      Il faut se rendre à l’évidence, les Français continuent à être fermement attachés au projet originel du Conseil national de la Résistance et à l’existence d’une vaste organisation nationale d’entraide obligatoire.

      #gouverner_par_la_peur

  • Sucre, le doux mensonge
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/sucre-le-doux-mensonge-746141.html

    REPLAY [Arte] Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a oeuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

    C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain « Mother Jones » : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

    Quarante ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

    Le lobby du sucre est désormais au banc des accusés. Sa ligne de défense, jusqu’ici, ne bouge pas d’un iota : il exige de ses détracteurs toujours davantage de preuves de la nocivité du sucre. Des manœuvres qui rappellent celles de l’industrie du tabac pour retarder coûte que coûte l’application des décisions politiques. Alors que l’industrie, la recherche et les pouvoirs publics se mènent une lutte de plus en plus dure, la bombe à retardement sanitaire approche de l’explosion... Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

  • Pesticides dans l’air : une base de données en attendant une surveillance nationale
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/pesticides-air-base-donnees-surveillance-34672.php4

    La base de données PhytAtmo, recense à ce jour quinze années de mesures des pesticides dans l’air. Pas moins de 321 substances actives sont recherchées sur 176 sites. « Au final, ce sont entre 40 et 90 substances actives (herbicides, fongicides, insecticides) qui sont quantifiées annuellement à l’échelle nationale », indique Atmo. Entre 2015 et 2017, dix substances ont été mesurées de manière récurrente sur les sites permanents de surveillance : cinq herbicides (Pendiméthaline, Triallate, s-Métolachlore, Prosulfocarbe et Diméthénamide(-p)), deux insecticides (Lindane et Chlorpyriphos-éthyl) et trois fongicides (Chlorothalonil, Folpel et Cymoxanil). Fait surprenant : le Lindane est interdit depuis plus de vingt ans (1998).

    Ça fait 20 ans qu’on s’étonne de toujours retrouver des pesticides pourtant interdit depuis des décennies, mais la lutte contre les trafiquants de ces produits semble être toujours au point mort ;-(
    Et pas plus d’enquête journalistique ...

  • Un carnet de vaccination invisible sous la peau ?
    https://www.nouvelobs.com/sciences/20191218.AFP0830/un-carnet-de-vaccination-invisible-sous-la-peau.html


    Un carnet de vaccination invisible sous la peau ? Le système, décrit mercredi dans la revue Science Translational Medicine, n’a pour l’instant été testé que sur des rats
    AFP

    Washington (AFP) - Des ingénieurs du MIT ont inventé des nanoparticules injectables sous la peau qui émettent une lumière fluorescente invisible à l’oeil nu mais visible par un smartphone, et qui pourraient un jour servir à confirmer que la personne a bien été vaccinée.

    L’idée est d’inscrire sur le corps lui-même la preuve du vaccin, dans des pays en développement où les cartes de vaccination en papier sont souvent erronées ou incomplètes, et où les dossiers médicaux électroniques inexistants.

    Le système, décrit mercredi dans la revue Science Translational Medicine, n’a pour l’instant été testé que sur des rats mais les chercheurs, financés par la Fondation Bill et Melinda Gates, espèrent les tester sur des humains en Afrique dans les deux prochaines années, dit à l’AFP la coautrice Ana Jaklenec, ingénieure biomédicale de MIT.

    Les ingénieurs ont passé beaucoup de temps à trouver des composants à la fois sûrs pour l’organisme, stables et capables de durer plusieurs années.

    La recette finale est composée de nanocristaux à base de cuivre, appelées des boîtes quantiques ("quantum dots" en anglais), de 3,7 nanomètres de diamètre, et encapsulés dans des microparticules de 16 micromètres (1 micromètre égale un millionième de mètre, et 1 nanomètre égale un milliardième). Le tout est injecté par un patch de microaiguilles de 1,5 millimètre de longueur.

    Après avoir été appliquées sur la peau pendant deux minutes, les microaiguilles se dissolvent et laissent sous la peau les petits points, répartis par exemple en forme de cercle ou bien d’une croix. Ces petits points sont excités par une partie du spectre lumineux invisible pour nous, proche de l’infrarouge.

    Un smartphone modifié, pointé sur la peau, permet de faire apparaître, fluorescent sur l’écran, le cercle ou la croix. Les chercheurs voudraient qu’on puisse injecter le vaccin contre la rougeole en même temps que ces petits points. Un médecin pourrait des années plus tard pointer un smartphone pour vérifier si la personne a été vaccinée.

    La technique est censée être plus durable que le marquage par feutre indélébile — les chercheurs ont simulé cinq années d’exposition au Soleil. Et elle requiert moins de technologie qu’un scan de l’iris ou que la maintenance de bases de données médicales.

    La limite du concept est que la technique ne sera utile pour identifier les enfants non-vaccinés que si elle devient l’outil exclusif. En outre, les gens accepteront-ils de multiples marquages sous la peau, pour chaque vaccin ? Et qu’adviendra-t-il des points quand le corps des enfants grandira ?

    La Fondation Gates poursuit le projet et finance des enquêtes d’opinion au Kenya, au Malawi et au Bangladesh pour déterminer si les populations seront prêtes à adopter ces microscopiques boîtes quantiques, ou préféreront en rester aux vieilles cartes de vaccination.

    • article accessible en ligne

      Biocompatible near-infrared quantum dots delivered to the skin by microneedle patches record vaccination | Science Translational Medicine
      https://stm.sciencemag.org/content/11/523/eaay7162.full

      On the record
      Vaccines prevent disease and save lives; however, lack of standardized immunization recordkeeping makes it challenging to track vaccine coverage across the world. McHugh et al. developed dissolvable microneedles that deliver patterns of near-infrared light-emitting microparticles to the skin. Particle patterns are invisible to the eye but can be imaged using modified smartphones. By codelivering a vaccine, the pattern of particles in the skin could serve as an on-person vaccination record. Patterns were detected 9 months after intradermal delivery of microparticles in rats, and codelivery of inactivated poliovirus led to protective antibody production. Discrete microneedle-delivered microparticle patterns in porcine and pigmented human skin were identifiable using semiautomated machine learning. These results demonstrate proof of concept for intradermal on-person vaccination recordkeeping.

      Abstract
      Accurate medical recordkeeping is a major challenge in many low-resource settings where well-maintained centralized databases do not exist, contributing to 1.5 million vaccine-preventable deaths annually. Here, we present an approach to encode medical history on a patient using the spatial distribution of biocompatible, near-infrared quantum dots (NIR QDs) in the dermis. QDs are invisible to the naked eye yet detectable when exposed to NIR light. QDs with a copper indium selenide core and aluminum-doped zinc sulfide shell were tuned to emit in the NIR spectrum by controlling stoichiometry and shelling time. The formulation showing the greatest resistance to photobleaching after simulated sunlight exposure (5-year equivalence) through pigmented human skin was encapsulated in microparticles for use in vivo. In parallel, microneedle geometry was optimized in silico and validated ex vivo using porcine and synthetic human skin. QD-containing microparticles were then embedded in dissolvable microneedles and administered to rats with or without a vaccine. Longitudinal in vivo imaging using a smartphone adapted to detect NIR light demonstrated that microneedle-delivered QD patterns remained bright and could be accurately identified using a machine learning algorithm 9 months after application. In addition, codelivery with inactivated poliovirus vaccine produced neutralizing antibody titers above the threshold considered protective. These findings suggest that intradermal QDs can be used to reliably encode information and can be delivered with a vaccine, which may be particularly valuable in the developing world and open up new avenues for decentralized data storage and biosensing.


      Fig. 4 Smartphone modifications and NIR marking detection in skin.
      (A) Photograph of disassembled LED used for NIR illumination at 780 nm combined with an 800-nm short-pass filter and aspheric condenser. (B) Photograph of disassembled NIR imaging smartphone consisting of a Google Nexus 5X smartphone with the internal short-pass filter removed and replaced with two external 850-nm long-pass filters set in a 3D-printed phone case. Images of a 16-needle microneedle patch containing PMMA-encapsulated QDs were collected with the adapted smartphone under ambient indoor lighting (C) without the 850-nm long-pass filters and (D) with the pair of 850-nm long-pass filters under LED illumination from the same distance. Inset shows an image at a higher exposure. (E) Optical and (F) SEM images of fluorescent microparticle-loaded microneedles before skin application. (G) Optical and (H) SEM images of microneedles after administration to explanted pig skin. Adapted smartphone images of pig skin before microneedle application (I) without and (J) with 850-nm long-pass filters. Adapted smartphone images of pig skin after application (K) without and (L) with 850-nm long-pass filters. Adapted smartphone images of pigmented human skin before microneedle application (M) without and (N) with the 850-nm long-pass filters. Smartphone images of human skin after application (O) without and (P) with the 850-nm long-pass filters. Note: Scale bars in NIR-filtered images are approximate with (J), (L), (N), and (P) taken at about the same distance. Components in (A) and (B) cropped for clarity

  • Retraites
    Muleta et contre-feu

    Louis

    https://lavoiedujaguar.net/Retraites-Muleta-et-contre-feu

    Le sens du présent projet de laminage des retraites n’est bien entendu pas celui d’acter un « droit au non-travail », mais bien celui de finaliser la reconstruction et l’adaptation de la contrainte politique du travail aux conditions économiques nouvelles de la crise de la globalité capitaliste.

    Lors de sa présentation du contenu de ce projet de réforme, le monde médiatique a, avec une belle unanimité, souligné une prétendue erreur stratégique du Premier ministre, qui, en repoussant de deux ans l’âge de départ à la retraite au taux plein, aurait malencontreusement fâché son principal soutien syndical. Il s’agit au contraire d’une stratégie délibérée : c’est la technique de la muleta, qui consiste à détourner l’attention du taureau de la contestation sociale en agitant un énorme chiffon rouge, pour focaliser l’attention sur l’âge de la retraite et faire passer à l’arrière-plan le cœur de la réforme, à savoir la baisse globale des pensions à travers la mise en place du système à points. Le gouvernement aura beau jeu, à très court terme, d’organiser une fausse capitulation (provisoire) sur ce point technique précis, en montrant qu’il est ouvert à la négociation et au dialogue. Par la même occasion il redonnera le beau rôle aux syndicats dits réformistes qui pourront se targuer de leur efficacité à faire plier le gouvernement, tout en stigmatisant les autres…

    #retraites #non-travail #syndicats #gouvernement #capitulation #contre-feu #fumée #carrière #smic #collectif #cotisations

  • Les femmes sous pilule présentent « une différence spectaculaire » dans leur cerveau
    https://www.francetvinfo.fr/sante/contraception/la-pilule-et-ses-risques/les-femmes-sous-pilule-presentent-une-difference-spectaculaire-dans-leu

    Pour leurs travaux, les chercheurs ont fait appel à 50 femmes en bonne santé, dont 21 prenaient une pilule contraceptive. Toutes ces volontaires ont passé une IRM du cerveau et les chercheurs ont calculé le volume de leur hypothalamus. « Nous avons constaté une différence spectaculaire dans la taille des structures cérébrales entre les femmes qui prenaient des contraceptifs oraux et les autres » déclare le docteur Michael Lipton, co-auteur de ces travaux, dans un communiqué de la RSNA.

  • Le nucléaire, une option de plus en plus fumeuse contre le réchauffement - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/12/17/le-nucleaire-une-option-de-plus-en-plus-fumeuse-contre-le-rechauffement_1

    Trop cher, trop lent… l’atome ne fait plus le poids face aux énergies renouvelables pour lutter contre l’urgence climatique, selon le rapport Mycle Schneider 2019.

    • Il manque, dans cet article, une évaluation de l’impact en terme d’émission de CO2 des différentes technologies de production d’énergie (nucléaire, solaire, éolien).
      C’est un critère très important des choix stratégiques à faire.

    • Également non décompté dans le bilan carbone du nucléaire :
      – le cout de la construction (fabriquer des km3 de béton...)
      – le cout du démontage/recyclage (quand on voit où en est le démantèlement de Brennilis, on est même pas encore en mesure de la moindre estimation complète...)
      ...qui sont nettement supérieurs à ceux de toutes les sources d’énergies renouvelables

    • @cy_altern je ne suis pas certain que pour une production énergétique équivalente l’éolien et le solaire soient vraiment beaucoup moins chers (tant en coûts qu’en matériaux). Il reste un problème fondamental, c’est que la nuit il n’y a pas de soleil (et en hiver les nuits durent longtemps) et une bonne partie de l’année le vent ne souffle pas bien fort. N’oublions pas que dans les pays où on a mis beaucoup d’éolien, ce sont les centrales à gaz (Espagne) ou à charbon (Allemagne) qui prennent le relais quand ça ne souffle pas dehors. Les Allemands s’en mordent les doigts d’avoir mis autant d’argent et d’énergie (si je peux me permettre) dans cette « transition ». Quoiqu’il en soit, si on veut croire à cette chimère de transition énergétique avec éolien et solaire il va falloir accepter d’avoir des coupures d’électricité régulières (pourquoi pas, mais il faut que ce soit conscient). Pour ma part je suis assez d’accord avec Jancovici : on a réglé au moins provisoirement (en France en tout cas) le problème de l’électricité décarbonée (via nucléaire et barrages), maintenant ce serait bien de se concentrer sur les énergies fossiles...

    • Le fond du problème (et personne ne va se jeter dessus), c’est qu’il faut diversifier et surtout décentraliser la production… un peu comme avant le monopole d’EDF. En gros, déployer des solutions locales et adaptées et interconnecter les mini réseaux pour les échanges d’énergie en fonction des variations de productions.

      Le transport d’énergie sur de longues distances est notoirement inefficace, mais le despotisme hydraulique est fondé dessus. Cela s’est beaucoup vu en Grèce où pour pouvoir racler les fonds de tiroirs des pauvres, le gouvernement a adossé ses taxes à la facture d’électricité : « Ne paie pas l’impôt injuste et je te renvoie à l’âge de pierre ».

      L’autre face de problème, c’est que la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas. Ce qui revient à totalement changer de société, celle-ci étant fondée sur le gaspillage énergétique : logement produisant plus que sa propre énergie, aménagement du territoire pour limiter les transports inutiles, production ajustée aux besoins…

    • Revenir aux fondamentaux de la #sobriété :

      Une baisse majeure de la consommation, préalable au scénario tout renouvelable
      Après la publication de précédents scénarios en 2003, 2006 et 2011, la vingtaine d’experts de l’association négaWatt a actualisé sa feuille de route énergétique pour la France, toujours marquée par ses trois principes fondateurs « sobriété, efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables »(1). Leur approche consiste en premier lieu à identifier les gisements d’économies d’énergie envisageables aux différents postes de consommation : chauffage, transports, process industriels, etc.

      https://www.connaissancedesenergies.org/negawatt-actualise-son-scenario-tout-renouvelable-pour-la-f

      C’est « pointu ». Pas eu le temps de tout décortiquer. Je pose ça là quand même.

      L’association #négawatt existe depuis 2001.

      [edit]
      Ah, tiens ? @reka l’avait déjà posté en 2018 : https://seenthis.net/messages/718074

    • Pour le nucléaire, c’est pas aussi simple que de dire « son prix est élevé »… rapporté à la production électrique gigantesque qu’apporte 1 seule centrale. À côté de ça, le solaire et l’éolien, énergie intermittente, nécessiterait pour la même production une surface (et des matériaux) immense et des capacités de stockage de l’énergie produite (qui se fait essentiellement en France actuellement avec des systèmes hydrauliques : on pompe de l’eau en hauteur lorsqu’il y a excédent électrique).
      Déjà que personne ne veut la moindre éolienne à côté de soi, et qu’en plus leurs emplacements possibles sont très limitées, en dehors de l’off-shore)

      Bref, à moins de réellement diminuer considérablement nos besoins électriques — et a priori, ça sera pas le chemin pris volontairement par la société — et en considérant que la priorité est d’éviter de balancer du CO² dans l’atmosphère — là encore c’est pas gagné —, le nucléaire reste une bonne option faute de mieux... (et ça me fait bien chier de le dire !).

      Mais sinon je redis, il y a cette série du Réveilleur sur les énergies, qui apporte un éclairage très intéressant sur l’ensemble des méthodes de production et leurs problématiques respectives :

      https://www.youtube.com/watch?v=eruVCRrIkCY&list=PLhgpBc0hGjSu5ZuZC6pqQq8L7H_udR-Ql

    • Déjà que personne ne veut la moindre éolienne à côté de soi

      C’est un peu plus compliquer, j’ai été voir les écolos qui soit disant ne veulent pas d’éoliennes. Leurs arguments est que l’installation des grosses éoliennes vers Lézignan a détruit le paysage des montagnes (routes, bétonnage, bitume etc et gigantisme) cela dans des zones naturelles pour fabriquer de l’électricité qui n’est pas consommée sur place mais envoyée en Espagne.
      Il y a un choix politique de ne pas favoriser l’autonomie énergétique des communes ou des particuliers. Faire de l’électricité à consommer sur place, ça permet à chaque personne de la communauté de se rendre compte que nous sommes en dépendance et qu’il y a peut-être moyen de réduire chacun·e les dépenses. Même si ce sont les industriels et l’armée les plus gros bouffeurs d’énergie.

    • Leurs arguments est que l’installation des grosses éoliennes vers Lézignan a détruit le paysage des montagnes (routes, bétonnage, bitume etc et gigantisme) cela dans des zones naturelles pour fabriquer de l’électricité qui n’est pas consommée sur place mais envoyée en Espagne

      Les grandes éoliennes terrestre c’est compliqué ; il leur faut un site venteux, loin des habitations, et ça tombe fréquemment sur les quelques zones naturelles qui restent encore ; du coup, ça passe mal. En plus c’est la plupart du temps des promoteurs, et non une communauté de commune ou d’habitants qui en seront propriétaires et bénéficiaires ; on a bien alors une production locale certes, mais redistribuée directement sur la grille du réseau national (enfin je sais pas comment on la nomme) (de toutes façons, y a pas vraiment d’autre choix pour les grandes éoliennes).

    • L’éolien offshore a le vent en poupe. S’il est favorisé par les circonstances, sa mise en oeuvre et ses résultats ne sont pas un succès.


      éolien offshore de Blyth, EDF Energies, en Mer du Nord
      https://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-la-france-n-a-aucun-parc-eolien-offshore-au-contraire-des-au
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/saint-nazaire/saint-nazaire-c-est-parti-premier-parc-eolien-offshore-
      http://parc-eolien-en-mer-de-saint-nazaire.fr/le-parc-eolien-en-mer/ou-ca-se-situe
      Ma fille me racontait ses journées chez Général électric (GE) en 2016. Sous contrat (CSP+) en logistique, elle a très vite déchanté. Je ne comprenais pas toutes ses explications mais nous arrivions à la même conclusion : ces « moulins à vent » avaient tout l’air d’une usine à gaz. Depuis elle a changé de crèmerie et bosse pour les paquebots des chantiers de St Nazaire. Une autre forme de gâchis industriel de fabrication de #poubelles_flottantes pour CSP++ et autres gogos.

    • Concernant la production locale consommée localement et reliée à un réseau global, c’est sympa sur le papier mais les gens qui bossent dans l’électricité nous disent que ce serait parfaitement inefficace. On est pas obligé de les croire mais sur ces questions d’énergie, au delà des discours militants, ça me semble intéressant d’écouter les ingénieurs qui bossent dans le domaine. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui un Jancovici, bien que pro-nucléaire (et peut-être un poil réac sur les bords) m’apparaît comme plus radical que n’importe quel militant des Verts (pas compliqué, me direz-vous ?) car il ne s’en laisse pas conter sur ces solutions « magiques ».

    • je suis d’accord avec toi @alexcorp J-M Jancovici n’a pas usurpé sa place de membre du Haut conseil pour le Climat. Je n’ai pas suivi ses cours ou regardé entièrement la vidéo proposé par @marcimat mais je trouve que son discours nous invitent à sauter ensemble et à pieds joints dans le problème. Où de ne pas y réfléchir avec ses pieds.

    • wawawa, le nucléaire c’est du radicalisme écologique, ça c’est du super discours de militant #pronucléaire

      Pour les personnes de passage qui tomberaient sur cette conversation rappelons juste les points sur lesquels aucune personne censée ne peut revenir :
      – évidence à moyen terme d’accident majeur de type explosion/fusion de n’importe quel réacteur nucléaire (58 en france)
      – évidence à long terme de l’absurdité de l’enfouissement des déchets nucléaires, instabilité des sous_sols, coût, pollution
      – évidence des dépassements des coûts des constructions de centrales nucléaires
      – évidence de la production militaire via le nucléaire civil
      – évidence du coût faramineux et non évaluable au KWh du nucléaire car sur des dizaines de générations
      – évidence de l’impossibilité du démantèlement et du retraitement propre des matériaux des centrales
      – évidence du réchauffement des fleuves et rivières et de la destruction des écosystèmes en dépendant
      – évidence du totalitarisme démocratique pour imposer le nucléaire depuis 1970

      D’après l’article, même la chine ne construit plus de centrale nucléaire et le programme mondial était à son pic en 1974. Voila, à part sur seenthis, aujourd’hui c’est fini le rêve nucléaire. Et pour les simplifications éhontées que je lis, j’en ai une bien bonne : Quand je vivais dans les Corbières, les villages se retrouvaient parfois plusieurs jours sans électricité ou sans eau : figurez vous que les habitants y survivaient et s’organisaient pour s’entraider. #incroyable_mais_vrai #la_vie_après_le_nucléaire

    • Et pour les simplifications éhontées que je lis, j’en ai une bien bonne : Quand je vivais dans les Corbières, les villages se retrouvaient parfois plusieurs jours sans électricité ou sans eau : figurez vous que les habitants y survivaient et s’organisaient pour s’entraider.

      Très bien, maintenant demande à ton entourage qui est prêt à ça. On y sera probablement contraint un jour, en attendant un système électrique centralisé nous permet d’éviter ça et les discours sur les éoliennes et les panneaux solaires c’est juste pour cacher cet avenir fait de coupures électriques (par cynisme ou pure ignorance).
      Il faudrait aussi interdire les barrages, n’oublions pas qu’un barrage qui cède ce sont des milliers de morts (mais des morts propres, c’est vrai). Les mines dans lesquels on va chercher les matériaux utiles à nos éoliennes et panneaux solaires font plus de morts chaque année que l’ensemble des morts dues au nucléaire civil depuis son invention. Fermons ces mines immédiatement.
      Par ailleurs, il y a encore un paquet de réacteurs en construction, notamment en Chine (qui attend juste la livraison de ceux commencés en 2016 pour en construire d’autres) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires_en_construction

    • @touti que je sache, les personnes à l’origine de ce rapport cité dans l’article n’ont pas inventé la lumière la nuit ni le vent les jours de temps calme donc je ne vois pas en quoi cela réfute ce que je dis. Leur vision est quasi purement économique, pas technique (c’est cette même vision économique des choses qui met en péril l’humanité).

    • ça grésille dans le poteau. Histoires de la lutte contre la T.H.T. Cotentin-Maine 2005-2013
      https://editionsmerecastor.wixsite.com/publications

      Enfin ! Après cinq longues années d’aventures, les Recueils sonores sur la lutte contre la ligne THT Cotentin-Maine sont sortis, sous l’oeil bienveillant des éditions Mère Castor !
      Vous allez pouvoir vous replonger dans l’univers de la clé à molette, parcourir les routes de la Manche et de la Mayenne, écouter les voix de celles et ceux qui se sont battus contre l’Etat nucléaire, l’entreprise RTE et ses pylônes.

      une #série_radiophonique en 7 épisodes
      https://antitht.noblogs.org
      source : https://expansive.info/Ca-gresille-dans-le-poteau-1922
      #livre_audio #THT

    • « Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique »
      entretien avec Sezin Topçu / observatoire des multinationales
      @observatoiremultinat
      https://multinationales.org/Minimiser-les-impacts-catastrophiques-d-un-accident-nucleaire-est-e
      Sezin Topçu est historienne et sociologue des sciences, chargée de recherche au CNRS. Elle est membre du centre d’étude des mouvements sociaux à l’EHESS. Son ouvrage La France nucléaire, l’art de gouverner une technologie contestée a été publié en 2013 au Seuil.

    • @touti à rajouter dans les « évidences » celles liées à l’uranium, d’une part qu’il s’épuise, et d’autre part qu’il est obtenu « pas cher » parce qu’il est volé à une population africaine (au Niger en particulier) opprimée grâce à la corruption de ses dictateurs, donc s’il fallait le payer au bon prix, le nucléaire serait beaucoup plus cher (et profitable à l’Afrique)...

  • SDHI : la réponse de l’ANSES à "l’appel des coquelicots"
    Madame, Monsieur,
    Vous nous avez écrit pour relayer l’appel des Coquelicots à interdire sans attendre les SDHI « au nom de la science ».
    Nous le répétons et tenons à vous en assurer : au regard des connaissances aujourd’hui disponibles, il n’y a pas de raison scientifiquement valable de craindre un risque sanitaire pour l’Homme et l’environnement, dans les conditions d’usage autorisées en France pour ces produits.
    Il n’y a pas aujourd’hui d’alerte sanitaire !
    Vous pouvez trouver des informations détaillées concernant les travaux de l’Agence sur le traitement de l’alerte sur les SDHI en cliquant sur les liens suivants : #SDHI1 #SDHI2


    #SDHI1 https://www.anses.fr/fr/content/sdhi-l%E2%80%99anses-fait-le-point-sur-les-travaux-lanc%C3%A9s-suite-%C3%A0-l%
    #SDHI2 https://www.anses.fr/fr/content/point-sur-les-sdhi

  • « Le plus grand défi pour les femmes aujourd’hui, c’est de ne pas se taire » | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/photographie/2019/11/le-plus-grand-defi-pour-les-femmes-aujourdhui-cest-de-ne-pas-se-t

    #Pénélope_Bagieu, 37 ans, est #dessinatrice de #bandes_dessinées, auteure notamment des Culottées, ouvrage en deux tomes comprenant des courtes biographies de femmes ayant bravé des interdits ou des normes sociales relevant du sexisme ou du patriarcat. En juillet 2019, elle a reçu le #prix_Eisner de la meilleure édition américaine d’une œuvre internationale – l’une des plus hautes distinctions mondiales de la bande dessinée.

    Quel est le plus grand défi pour les #femmes d’aujourd’hui ?

    Celui de ne pas se taire. Bien qu’on vous rappelle, chaque jour un peu plus, que votre parole ne vaut pas autant que celle d’un homme, il ne faut pas avoir peur de prendre la parole, de nous énerver contre des choses qui nous semblent injustes. Et ce, dans tous les domaines.

  • Amérique centrale : le corridor de la sécheresse

    « Nos deux journalistes ont parcouru en septembre le bien nommé « 
    couloir de la sécheresse » en Amérique centrale, du Guatemala au
    Honduras en passant par le Salvador. Parce qu’aux causes entendues et entremêlées de la migration centraméricaine vers le nord — violence, chômage, corruption — s’en greffe une autre, de plus en plus déterminante : la crise climatique, qui frappe de plein fouet le monde rural.

    (…)

    Pour une grande partie de la population de ces trois pays — encore
    largement ruraux — qui forment le « triangle du Nord », le sentiment
    est prégnant qu’il y a peu ou pas d’espoir de s’en sortir en restant
    là. « Tout le monde veut partir », entendrons-nous dire partout, tout
    le temps. Et tout le monde semble connaître quelqu’un ou quelqu’une qui est parti.

    (…)

    Insécurité et absence de perspectives d’emploi : maux connus et
    profonds. S’y superpose aujourd’hui une sécheresse qui dure depuis au moins cinq ans et dont peu doutent qu’elle soit aggravée par le
    dérèglement climatique. Aussi, cette météo dérangée est devenue une cause majeure de la migration en milieu rural, sinon de la migration tout court. De l’insécurité alimentaire à la migration, la corrélation est claire. »

    Source : Le Devoir, 13 décembre 2019.

    https://www.ledevoir.com/documents/special/19-12_arpenter-corridor-secheresse/index.html

  • Spomenik. L’Utopie de la mémoire
    œuvre photographique d’Alberto Campi @albertocampiphoto
    Editions — La Cité
    https://www.lacite.info/editions

    A commander sans modération !

    Spomenik. Ce mot à la sonorité ronde et métallique signifie mémorial en serbo-croate. Sous le leader yougoslave Tito, il est devenu synonyme de monument antifasciste. Un modèle qui a fleuri entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la dissolution de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, divisée en sept républiques. Majestueux et captivants, les #spomeniks matérialisent les vestiges d’une mémoire collective.


    #livre #photo #histoire #Yougoslavie

  • GRAIN | L’Asie sous la menace de l’UPOV 91
    https://grain.org/e/6376

    L’Asie, qui compte 60 % de la population et 74 % des paysans du monde, est depuis longtemps la cible d’une campagne de plus en plus intensive qui vise à privatiser les semences à coups de nouvelles lois et réglementations.1 Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes.2 Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation. Pour beaucoup de paysans et de groupes d’intérêt public, cette évolution est extrêmement dangereuse, car quiconque a la main sur les semences peut contrôler l’approvisionnement alimentaire.

    #semence #Asie

  • JEAN-PAUL DELEVOYE : PETITS ET GROS ARRANGEMENTS DU BÉNÉVOLEUR

    « Jean-Paul Delevoye rentré en politique en 1974 a collectionné,
    mandats et fonctions, étant successivement dans le désordre conseiller général, maire, député, sénateur, président d’intercommunalité, ministre, président de l’Association des Maires de France (AMF), Médiateur de la République, président du Conseil Économique, Social et Environnemental, etc. etc. à quoi s’ajouteront présidences et missions diverses. La plupart de ces activités ont été rémunérées et ont produit des retraites spécifiques. Jean-Paul Delevoye bénéficie donc d’un statut matériel probablement très confortable, tant mieux pour
    lui. »

    (…)

    A priori, jusqu’au 3 septembre de cette année, Jean-Paul Delevoye
    n’était pas ministre, il est par conséquent justiciable des tribunaux
    ordinaires. Personne ne peut douter que le PNF se saisisse prestement de cette « atteinte à la probité » (c’est le titre du chapitre du Code pénal concerné) et sollicite en urgence l’ouverture d’une information judiciaire du Pôle d’instruction financier. Ceux que l’on peut entendre ricaner jusqu’ici sont de mauvais citoyens qui pensent
    négatif. La Justice est indépendante on vous dit ! Et surtout
    impartiale !

    (…)

    Toutes les démissions tardives, les remboursements d’opportunités ne changent rien à cette situation. Bénévolat ou pas, démission ou pas, remboursement ou pas, les infractions pénales semblent bien avoir été commises, et il serait normal qu’une juridiction ait à l’apprécier.

    De la même façon, il serait peut-être intéressant de savoir en quoi
    consistait l’emploi privé à 5300 € par mois qui sent quand même
    l’emploi de complaisance à 100 km. Mais on va s’en tenir là pour ne
    pas charger la barque.

    Dans tous les cas, on voit mal comment Jean-Paul Delevoye pourrait
    rester au gouvernement. Et l’on doit se poser la question de savoir
    comment une telle situation a pu se produire. Ont pu exister une telle désinvolture, un tel sentiment d’impunité, ou une telle ignorance des conditions de la responsabilité personnelle des décideurs publics.

    Il se trouve que lorsqu’il était sénateur à la fin des années 90,
    Jean-Paul Delevoye a conduit un groupe d’études sur la responsabilité pénale des décideurs publics. Praticien de la matière, que j’enseignais également à l’université, je fus donc plusieurs fois
    auditionné.

    J’avais pourtant gardé le souvenir de quelqu’un d’attentif. »

    https://www.vududroit.com/2019/12/jean-paul-delevoye-petits-et-gros-arrangement-du-benevoleur