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Fil d’actualités Covid19-Migration-santé (veronique.petit@ird.fr) relié à CEPED-MIGRINTER-IC MIGRATIONS.

  • Ceuta : démantèlement du dernier camp de migrants avant l’arrivée du roi d’Espagne - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/74149/ceuta--demantelement-du-dernier-camp-de-migrants-avant-larrivee-du-roi

    Ceuta : démantèlement du dernier camp de migrants avant l’arrivée du roi d’Espagne
    Par La rédaction Publié le : 12/10/2026
    Dimanche, le dernier grand camp de migrants de Ceuta a été démantelé. Une opération qui a eu lieu deux jours avant une visite très attendue du roi espagnol Felipe VI et de la reine Letizia.
    Dimanche 11 octobre, aux alentours de 8 heures, des dizaines de policiers accompagnés de soldats ont procédé au démantèlement du dernier camp de migrants de Ceuta situé sur l’esplanade d’El Guano. Ici, des centaines de migrants campaient dans des abris de fortune après le démantèlement d’autres campements sur les plages voisines.
    Plus de 350 policiers étaient mobilisés, a indiqué le ministère de l’Intérieur espagnol dans un communiqué. Les migrants – dont de nombreux mineurs, selon El Faro de Ceuta – ont été embarqués dans des bus et conduits vers des centres d’accueil. Certains ont fui vers les collines voisines pour éviter de monter dans les bus.
    Un véhicule anti-émeute de la police circule tandis que les forces de l’ordre évacuent un campement de migrants sur la plage d’El Trampolin, dans l’enclave espagnole de Ceuta, le 5 octobre 2026.
    Dans le même temps, des équipes de nettoyage ont été déployées sur ce lieu de vie créé à la suite de l’afflux massif de plus de 70 000 migrants dans l’enclave fin juillet. Car même si la grande majorité des migrants arrivés ces deux jours sont rapidement retournés au Maroc, des milliers étaient restés et vivaient depuis sur les plages de Ceuta.
    Visite royaleCette opération n’est d’ailleurs pas la première. Auparavant, les campements de l’usine de dessalement ont été évacués – le 27 septembre dernier – ainsi que ceux de la plage de Benítez – le 29 septembre – et ceux de la plage de Trampolín, en deux phases, les 4 et 5 octobre 2026, rappelle le journal local.
    Les évacuations interviennent ces dernières semaines alors que l’enclave se prépare à une visite importante. Les souverains espagnols, le roi Felipe VI et la reine Letizia, doivent se rendre à Ceuta mardi, lors d’un déplacement coordonné avec le gouvernement.Cette visite royale, qui doit être suivie mercredi d’un déplacement à Melilla, sera la première d’un monarque espagnol dans les deux villes depuis le voyage du roi Juan Carlos en novembre 2007, qui avait provoqué une crise diplomatique avec le Maroc.Toujours selon la presse locale, il n’y a donc plus de camp sur les plages de Ceuta. En revanche, quelques dizaines d’abris subsistent dans des entrepôts près de la frontière avec le Maroc, selon El Faro de Ceuta, qui précise que des « familles et des enfants » vivent dans ces rues

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#ceuta#crisemigratoire#sante#camp#droit

  • Migrants et travailleurs agricoles saisonniers en France, comment ont-ils vécu cette expérience ? - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/74143/migrants-et-travailleurs-agricoles-saisonniers-en-france-comment-ontil

    Migrants et travailleurs agricoles saisonniers en France, comment ont-ils vécu cette expérience ?
    Par RFI Publié le : 12/10/2026
    Certains étaient des étudiants, d’autres des enseignants ou encore des comptables dans leur pays d’origine. Une fois arrivés en France, ils se sont retrouvés dans les travaux agricoles saisonniers. Quelles conditions de travail ont-ils rencontrées ? Pourquoi ont-ils accepté ces emplois ? Et comment ont-ils vécu cette expérience. RFI s‘est entretenue avec ces anciens travailleurs agricoles.
    69 - FRANCE [Dossier 1/2] _Enrobé Migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France -
    Arrivés en France, beaucoup d’entre eux s’engagent dans les travaux agricoles saisonniers, le temps de trouver un emploi ou pour financer leurs études. Djibril Djire, âgé d’une quarantaine d’années est originaire du Sénégal. Il fait partie de ces anciens travailleurs saisonniers : « Je suis arrivé en France en 2010. Pendant les vacances, on travaille tous les jours dans les champs. Quand on est étudiant et qu’on n’a pas un autre travail, cela nous permet de payer au moins les frais d’inscription. Parmi nous, il n’y avait pas que des étudiants, il y avait aussi des pères et des mères de famille ».
    Mamadou Diedhiou, qui est actuellement informaticien a fait les vendanges en France. Il déplore les conditions de travail de ces migrants saisonniers dans les exploitations agricole : « Pour moi, ce n’est pas un travail humain parce que c’est comme si on était chronométrés. Ce sont des conditions qui restent dures et au-delà de cet aspect, je vois une certaine condescendance et un certain mépris de la part des propriétaires. Pour moi, ce ne sont pas des conditions de travail dignes ».En France, le nombre d’ouvriers agricoles étrangers représente plus d’un tiers de la main d’œuvre agricole. En 2024, leur nombre était estimé à 250 000 provenant majoritairement d’Europe de l’Est, du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne.

    #Covid-19#migrant#migration#france#economie#agriculture#travailleurmigrant#saisonnier#droit#sante

  • 568 migrants secourus en une journée dans trois pirogues en provenance du Sénégal et de la Gambie | Seneweb
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    568 migrants secourus en une journée dans trois pirogues en provenance du Sénégal et de la Gambie
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    La pression migratoire se poursuit sur la route atlantique vers les îles Canaries. Ce dimanche 11 octobre 2026, trois pirogues transportant au total 568 migrants ont été secourues et ont atteint l’archipel espagnol. Deux embarcations sont parties de la Gambie et la troisième du Sénégal.
    La première pirogue, en provenance du Sénégal, transportait 220 personnes, dont 7 femmes et 8 mineurs. Secourus par les garde-côtes espagnols, les passagers ont été transférés sur l’île d’El Hierro. Tous se portent bien. Le même jour, une deuxième embarcation partie de la Gambie, avec 136 personnes à bord, a également été secourue. Parmi les passagers figuraient 12 femmes et 18 mineurs. Là encore, tous les occupants sont sains et saufs.Une troisième pirogue en provenance de la Gambie, transportant 212 personnes, a également été secourue avant de débarquer aux Canaries.Au total, 568 migrants ont débarqué sur l’archipel espagnol en une seule journée. On ne compte aucun décès ni blessé

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  • Bargny : Un projet d’émigration irrégulière démantelé, 14 candidats et 3 présumés passeurs interpellés | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/bargny-un-projet-demigration-irreguliere-demantele-14-candidats-et-3-presum

    Bargny : Un projet d’émigration irrégulière démantelé, 14 candidats et 3 présumés passeurs interpellés
    Auteur : Mor Mbaye Cissé
    Une opération menée dans la nuit du samedi 10 octobre 2026 par le poste de police de Bargny a permis de faire échouer une tentative d’embarquement clandestin de migrants. Le coup de filet a conduit à l’interpellation de quatorze candidats à l’émigration irrégulière, du cerveau présumé de l’opération et de deux de ses complices.
    Tout a commencé le samedi 10 octobre 2026, aux environs de 00 h 30 min, lorsque le poste de police de Bargny a été avisé par le commissariat central de Rufisque de l’imminence d’un embarquement clandestin. Le projet prévoyait le transfert de migrants à bord de petites pirogues depuis la plage de Bargny Guedj vers une embarcation de grande capacité positionnée en haute mer.
    Dépechés immédiatement sur les lieux, les éléments de la Brigade de recherches du poste de Bargny ont surpris les suspects et procédé à l’interpellation de quatorze (14) candidats à l’émigration irrégulière. Sur place, les forces de l’ordre ont également appréhendé le principal organisateur présumé, M. CISS, dit A., âgé de 51 ans.
    Lors de sa fouille corporelle, les enquêteurs ont découvert sur M. CISS la somme d’un million soixante-dix-neuf mille (1 079 000) francs CFA, représentant l’argent collecté auprès des candidats. L’organisateur présumé a été intercepté à bord d’un véhicule de marque Peugeot 207 appartenant à A. DIALLO. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce véhicule servait à acheminer les migrants depuis leur maison d’accueil jusqu’au rivage.Entendu sommairement sur les faits, M. CISS a déclaré agir en collaboration avec un certain T., domicilié à Bargny, pour la logistique de cette expédition.
    Les 14 candidats interpellés, tous de nationalité sénégalaise et de sexe masculin, sont âgés de 19 à 53 ans. Originaires et résidant dans les localités de Médina Yoro Foula et de Vélingara, ils ont affirmé avoir versé chacun entre 400 000 et 500 000 francs CFA pour participer à ce voyage.
    La poursuite des investigations et l’exploitation du téléphone portable de M. CISS ont rapidement mené les policiers vers d’autres complices. L’opération a permis l’interpellation de A. DIALLO, âgé de 37 ans, chauffeur de taxi-bagages domicilié à Yarakh-Ferraille, et de O. SOW, âgé de 23 ans , pompiste domicilié à Keur Massar.
    Les deux hommes ont été interceptés à la station-service Star Oil de Bargny, située sur la route nationale, à bord d’un véhicule Renault Master. La fouille de ce camion a mis au jour trente (30) bidons de carburant. Interrogés sur l’usage de ce stock, A. DIALLO et O. SOW ont reconnu que ce carburant était destiné au ravitaillement de la pirogue devant effectuer la traversée organisée par M. CISS.
    À la suite de ces révélations :
    M. CISS a été placé en garde à vue pour des faits présumés de trafic de migrants.
    A. DIALLO et O. SOW ont également été placés en garde à vue pour complicité de trafic de migrants.
    Le nommé T., domicilié à Bargny et désigné comme complice présumé, est activement recherché par les services de sécurité.
    La somme de 1 079 000 francs CFA, les deux véhicules (Peugeot 207 et Renault Master) ainsi que les 30 bidons de carburant ont été saisis et placés sous scellés pour les besoins de la procédure.
    Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa, a été informé de l’évolution de l’affaire. L’enquête se poursuit afin de déterminer toutes les ramifications de ce réseau.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#sante#droit#bargny#rufisque

  • Au large de Djibouti, au moins 139 migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation
    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/10/11/au-large-de-djibouti-au-moins-139-migrants-meurent-dans-le-naufrage-d-une-em

    Au large de Djibouti, au moins 139 migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation
    Le bateau de fortune transportait 305 personnes de Djibouti vers le Yémen, selon les survivants du naufrage cités par l’Organisation internationale pour les migrations.
    Le Monde avec AFP
    Au moins 139 personnes ont péri, et 84 autres sont portées disparues, en raison du naufrage d’une embarcation de fortune dans la nuit du 8 au 9 octobre, au large de Djibouti, a fait savoir l’Organisation des Nations unies (ONU), dimanche 11 octobre.
    Un précédent bilan faisait état de 109 morts, mais l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait savoir, plus tard dans la journée, que 30 corps supplémentaires avaient été découverts, ajoutant que « les opérations de recherche se poursuivent ».
    L’embarcation, qui transportait 305 personnes de Djibouti vers le Yémen, a chaviré au nord de la ville d’Obock, selon l’OIM, dont les équipes sont sur le terrain aux côtés des autorités locales pour fournir une aide d’urgence. « Cette tragédie nous rappelle brutalement les dangers auxquels sont exposés les migrants le long de cette route migratoire » qu’ils empruntent dans l’espoir de trouver de meilleures « perspectives économiques », a déclaré Alexandre Coissac, chef de mission de l’OIM à Djibouti.
    Parmi les corps retrouvés figurent 15 enfants. Plus de 80 personnes ont survécu au naufrage, toutes de nationalité éthiopienne, selon l’OIM.
    « Chaque année, des dizaines de milliers de migrants originaires de la Corne de l’Afrique transitent par Djibouti et traversent le détroit de Bab Al-Mandab pour rejoindre le Yémen, dans l’espoir d’atteindre les pays du Golfe à la recherche de sécurité, de stabilité et d’emploi », explique l’OIM. « La pauvreté, l’insécurité et les conséquences croissantes du changement climatique poussent nombre d’entre eux à entreprendre ce périple, malgré l’instabilité grandissante qui règne au Moyen-Orient », insiste-t-elle.
    Depuis le 10 septembre, l’OIM a recensé plus de 20 000 arrivées en provenance d’Ethiopie à Djibouti. Entre le 1er janvier et le 1er octobre 2026, l’organisation a comptabilisé environ 178 000 arrivées en provenance d’Ethiopie.« La majorité des personnes effectuant ces déplacements sont de nationalité éthiopienne ou somalienne », avait expliqué un porte-parole de l’OIM, Kennedy Omondi Okoth, à l’Agence France-Presse, cette semaine. « Ces voyages périlleux (…) sont principalement entrepris par des migrants en quête désespérée de perspectives économiques dans les pays du Golfe, Djibouti constituant pour eux un pays de transit. Toutefois, en raison des risques liés à ces trajets, beaucoup se retrouvent bloqués dans le pays », avait-il déclaré. L’OIM appelle à renforcer les financements pour les opérations de sauvetage et l’aide d’urgence à Djibouti, ainsi qu’à développer des voies de migration sûres. En 2025, plus de 900 migrants sont morts ou portés disparus sur la « route de l’Est », qui relie la Corne de l’Afrique au Yémen en passant par Djibouti, avant de se poursuivre vers d’autres destinations.

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  • Départ clandestin déjoué en Gambie : 11 Sénégalais parmi les 58 personnes interceptées | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/depart-clandestin-dejoue-en-gambie-11-senegalais-parmi-les-58-personnes-int

    Départ clandestin déjoué en Gambie : 11 Sénégalais parmi les 58 personnes interceptées
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration clandestine par voie maritime a été déjouée en Gambie. Ainsi, le jeudi 8 octobre 2026, la police de l’immigration gambienne (GID) a intercepté 58 candidats au départ à Brufut, localité côtière.Selon les informations reçues, le groupe comptait 38 Gambiens, 11 Sénégalais et 9 Guinéens. Parmi eux figuraient 40 hommes, 7 femmes et 10 mineurs. Deux passeurs ont également été arrêtés

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#gambie#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#guinee#sante

  • Italie : deux fois plus d’arrivées de migrants en Sardaigne cette année - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/74132/italie--deux-fois-plus-darrivees-de-migrants-en-sardaigne-cette-annee

    Italie : deux fois plus d’arrivées de migrants en Sardaigne cette année
    Par Leslie Carretero Publié le : 09/10/2026
    Depuis janvier, environ 3 200 migrants sont arrivés en Sardaigne, contre près de 1 400 sur l’ensemble de l’année 2025. Soit une augmentation de 125%. Les autorités locales disent redouter que l’île italienne devienne « un nouveau Lampedusa » et réclament l’aide du gouvernement central à Rome.
    Jeudi 8 octobre, 51 exilés sont arrivés en Sardaigne à bord de quatre embarcations. Mardi, 114 migrants avaient déjà débarqué en une seule journée sur cette île italienne située sous la Corse. Parmi eux, un groupe de sept personnes, dont quatre enfants, auraient été forcées de sauter dans l’eau par des passeurs, qui craignaient l’arrivée de la police, a indiqué l’agence de presse italienne Ansa.
    Ces débarquements sont de plus en plus fréquents sur l’île : depuis janvier, 3 200 exilés sont arrivés dans cette région italienne, contre 1 400 sur l’ensemble de l’année 2025, selon l’agence de presse Agenzia Nova. Soit une hausse de 125%.Les migrants arrivant en Sardaigne partent de l’est de l’Algérie, notamment de la ville d’Annaba, et parcourent plus de 250 km pendant huit à dix heures de navigation - quand la mer est calme - à bord de canots pneumatiques de cinq ou six mètres. La majorité des exilés sont originaires d’Algérie, d’après la presse locale, mais on compte aussi de plus en plus de Tunisiens, d’Égyptiens et de personnes originaires d’Afrique subsaharienne.
    Signe d’une augmentation des tentatives de traversée vers la Sardaigne, les autorités italiennes ont annoncé début août avoir arrêté huit hommes soupçonnés d’appartenir à un réseau de passeurs opérant entre l’Algérie, la Sardaigne et la France.
    Les accusés sont soupçonnés d’avoir fait payer environ 2 500 euros par personne des traversées qui concernaient à chaque fois entre 10 et 12 migrants. Celles-ci étaient ensuite effectuées à bord de « Phantom », une référence bien connue de bateaux semi-rigides très rapides. Au moins 50 à 60 migrants - principalement des Algériens et Tunisiens - auraient donc rejoint l’Italie via cette organisation.
    Selon un communiqué de la police, le groupe criminel prévoyait d’élargir ses activités afin d’ouvrir une « nouvelle route de trafic d’êtres humains, plus rentable », entre l’île tunisienne de La Galite et les côtes sardes.
    La hausse des arrivées en Sardaigne provoque la saturation du centre d’accueil de Monastir, petite ville de 4 600 habitants, située dans le sud, à une trentaine de kilomètres de la capitale de l’île, Cagliari. Cet été, 800 exilés étaient hébergés dans la structure, d’une capacité de 300 places."Les débarquements sont en constante augmentation et le flux de migrants nécessite plus d’attention, d’information et une gestion plus structurée", a déclaré cette semaine Paolo Dessì, maire de Sant’Anna Arresi de la province de Sulcis, dans le sud-est de la Sardaigne, cité par le média Cagliari Today. « Il est nécessaire de fournir dès que possible des outils, du personnel et des ressources adéquats pour faire face au phénomène de manière ordonnée et efficace », a insisté l’édile.
    Depuis plusieurs semaines, les autorités locales, qui craignent de devenir « un nouveau Lampedusa » réclament l’aide du gouvernement central à Rome.Si elle semble prendre de l’ampleur cette année, la route qui mène de l’Algérie à la Sardaigne n’est pas nouvelle.En 2020, un centre de rétention avait ouvert à Macomer, dans le centre de l’île, d’une capacité de 100 places, dans le but de dissuader les arrivées de migrants. Avant cette date, les exilés qui débarquaient en Sardaigne étaient envoyés dans le centre d’accueil de Monastir, où les autorités procédaient à leur identification et vérifiaient leur état de santé. Les migrants non éligibles à l’asile recevaient ensuite une obligation de quitter le territoire italien sous sept jours mais la plupart arrivaient à rejoindre le continent italien et ainsi atteindre d’autres pays européens.
    Depuis l’ouverture du site de Macomer, les migrants qui ne peuvent bénéficier de l’asile sont enregistrés à Monastir et transférés au centre de rétention avant leur rapatriement dans leur pays d’origine – le plus souvent l’Algérie.Les autorités espéraient alors que l’ouverture de cette nouvelle structure découragerait les futurs migrants de se rendre en Sardaigne. « Le bouche à oreille chez les étrangers qui tentent ce type d’entrée en Italie est très rapide : sachant qu’ils n’ont plus la possibilité de circuler librement sur le territoire, les Algériens choisiront d’abandonner la route de la Sardaigne », avait, à l’époque, déclaré Mauro Aresu, secrétaire régional du syndicat des policiers, cité par le média en ligne Sardinia Post.
    Mais le renforcement des contrôles au Maroc et le peu de surveillance au large de l’Algérie ont poussé les exilés à trouver de nouvelles voies d’entrée en Europe, notamment au départ de l’Algérie. Une autre route s’est aussi considérablement développée depuis l’an dernier : celle menant des côtes algériennes aux Baléares.
    Cet itinéraire est devenu en 2025 « la principale route de transit vers l’Espagne », affirme l’association Caminando Fronteras. Le nombre d’arrivées cette année aux Baléares frôle même celui enregistré aux Canaries, route historique vers l’Espagne qui connaît cependant une importante baisse de fréquentation depuis l’année dernière.
    Depuis janvier, 6 408 personnes ont débarqué aux Baléares - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période avec 5 844 arrivées, alors que les Canaries recensent 7 133 arrivées depuis le début de l’année (en baisse de 44%), selon les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur.

    #COvid-19#migrant#migration#italie#sardaigne#routemigratoire#mediterranee#migrationirreguliere#sante

  • Politique migratoire : « Aux immenses transformations sociales à venir devra répondre une ambitieuse politique de l’hospitalité »
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/10/09/aux-immenses-transformations-sociales-a-venir-devra-repondre-une-ambitieuse-

    Politique migratoire : « Aux immenses transformations sociales à venir devra répondre une ambitieuse politique de l’hospitalité »
    Tribune
    Sébastien Thiéry, Docteur en sciences politiques et activiste
    En matière de politique migratoire, l’extrême droite promet un regain de violence : en réponse à la « crise migratoire », et à une « submersion » fatale, il faudra de la police au centuple. A gauche, l’on crie alors à l’instrumentalisation par la peur et l’on finit par condamner les mots eux-mêmes : au sujet des migrations, tout synonyme de « catastrophe » est désormais proscrit, surtout en période électorale. Cette police de la langue se veut stratégique : il s’agit de ne pas faire le jeu, anxiogène, de l’extrême droite. Elle est inefficace : l’extrême droite déroule son discours, et gagne.
    Cette police de la langue s’arme d’une prétention à la raison. Pour « dépassionner » le débat, l’histoire est convoquée pour prouver que « de tout temps » nous avons migré. C’est comme détourner le regard du changement climatique au motif que le climat a toujours changé. Les chiffres doivent enfoncer le clou : « ils ne sont pas si nombreux », faut-il répéter. En plus d’être scabreux, ce comptage aveugle : pointer le dernier nombre de passages de la frontière, c’est répondre par la météo à la question du climat. Ces discours sont tenus pour faire taire, non pour faire voir.
    Les migrations contemporaines ne sont pas organisées par des « islamo-gauchistes » fomentant le « grand remplacement » et la ruine de l’Europe. Elles ne sont pas davantage une lubie de milliardaires cyniques et néo-fascistes réunis. Ces deux récits fabriquent une même irresponsabilité. Pour les uns, il suffirait d’enfermer les « migrationnistes » et de dresser des frontières de plus ; pour les autres, il suffirait de casser la propagande xénophobe et d’ouvrir des abris supplémentaires. Une fois l’opposant réduit au silence, cela serait donc réglé d’un simple geste, de violence ou de clémence.
    Il en est des migrations comme du climat : un déni empêche de saisir l’ampleur du bouleversement en cours. Un « migratoscepticisme » s’enracine particulièrement à gauche, où l’on combat pourtant le climatoscepticisme, et où l’on devrait savoir et faire savoir que le choc climatique annonce bien un choc migratoire.
    Il est alors urgent d’user de tous les synonymes du mot « catastrophe » pour, d’abord, faire entendre combien nos mers et nos rivages sont jonchés de cadavres. Il est urgent, et rationnel, d’alerter sur le nombre de personnes migrantes en citant, par exemple, les équipes de l’association SOS Méditerranée, qui parlent bien de sauvetage de masse. Il est urgent d’affirmer que cela est donc bien massif et s’aggrave, en prenant enfin la mesure, avec une extrême inquiétude, des millions de déplacés au Soudan, en République démocratique du Congo, en Somalie, au Tchad, en Ethiopie, au Liban, en Palestine, en Syrie, en Jordanie, en Afghanistan, en Birmanie, au Bangladesh, au Népal, et tout autour, et plus encore demain.
    Il est aussi urgent d’assumer ce que l’art politique exige : voir venir, sans attendre que l’actualité nous y expose, trop tard. Il manque aux migrations un organisme qui lui soit consacré, à l’image du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), mais des études prospectives existent. La Banque mondiale prédit d’ici à 2050 des centaines de millions de déplacés supplémentaires. Dès 2007, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés [2005-2015], Antonio Guterres [devenu depuis secrétaire général des Nations unies], annonçait que ce siècle serait celui du « déplacement humain ». En 2008, dans leur exposition « Terre natale » à la Fondation Cartier, à Paris, [le philosophe] Paul Virilio et [le photographe] Raymond Depardon prédisaient « une offensive migratoire sans précédent ».
    Dans son ouvrage Le Futurisme de l’instant (Galilée, 2009), Paul Virilio prolongeait la démonstration en annonçant un effondrement des conditions d’habitabilité et, de facto, des migrations « sans précédent », tel un processus « de repeuplement du globe terrestre ». Cet été, 60 000 personnes fuyaient l’invivable au Maroc et 220 000 fuyaient les grands feux en Gironde, toutes chassées par la violence d’un monde ressemblant à celui modélisé, il y a vingt ans, par Virilio et Depardon.
    Il ne s’agit plus de savoir combien de personnes migreront, mais comment vivre dans un monde dans lequel nous devenons toutes et tous, à des degrés divers, des déplacés. Les exodes sont et resteront régionaux davantage que mondiaux, et les destins seront bien différents entre Ceuta ou le Cap-Ferret. Mais, ici comme ailleurs, nous fuyons et fuirons l’inhabitable, en quête de territoires refuges, et d’une tout autre politique de soin et de bienveillance. Qui ne peut plus s’entendre comme « politique migratoire » de gestion de flux, plus ou moins ferme. Au bouleversement en cours, et aux immenses transformations sociales à venir, il faudra répondre par une ambitieuse politique de l’hospitalité.
    Depuis des années, en haute mer comme sur les rivages, des collectifs esquissent cette politique encore manquante en créant des lieux, des outils, des langues, de l’économie, des devenirs. Il est temps de considérer l’hospitalité non seulement comme une disposition morale, mais comme un faisceau de compétences précises, à transmettre : pratiquer l’inconditionnalité de l’accueil ne consiste pas à laisser faire, mais exige une multitude de savoir-faire dans les domaines de la santé, du droit, de l’économie, de l’architecture, du design, des langues, etc. Il est alors temps de sortir ces refuges maritimes et terrestres de leur statut d’exceptions humanitaires, et de bâtir, dans leur sillage, des infrastructures d’accueil de toute beauté, à même de consolider ces pratiques qui font tenir notre humanité. Il est temps de relever au présent les traces, éparses mais vivaces, d’un avenir désirable, et de nous organiser pour le faire advenir.
    Un travail colossal reste donc à faire, culturel et juridique, sanitaire et social, architectural et urbain, en suivant les actes d’une société civile qui, sans attendre, a ouvert le chantier. Car celles et ceux qui font aujourd’hui l’hospitalité ne sont pas des criminels, mais des chercheurs : leurs gestes techniques et sensibles – sauver, soigner, soutenir, réconforter, encourager, orienter, outiller, accompagner, co-construire – lèvent ce dont l’avenir pourrait être fait. Voilà qui devrait inspirer les missions d’un grand ministère de l’hospitalité, institution majeure d’une politique de gauche pour le XXIe siècle, malheureusement encore inarticulée.
    Sébastien Thiéry, docteur en sciences politiques, est activiste, artiste, ancien pensionnaire de la Villa Médicis- Académie de France à Rome, coordinateur des actions du Pôle d’exploration des ressources urbaines et co-concepteur du « Navire-Avenir », premier bateau de sauvetage en mer européen

    #Covid-19#migrant#migration#climat#politiquemigratoire#hospitalite#crisemigratoire#droit#sante

  • Des centaines de Britanniques, installés depuis des années, sont priés de quitter la Suède
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/09/des-centaines-de-britanniques-installes-depuis-des-annees-sont-pries-de-quit

    Des centaines de Britanniques, installés depuis des années, sont priés de quitter la Suède
    Sur les 14 200 ressortissants britanniques ayant demandé le statut de résident après le Brexit, près de 4 000 ont été déboutés, soit un peu plus de 27 %, contre 7,6 % en France. Une politique restrictive que les partis de centre gauche, vainqueurs des législatives, ont promis d’assouplir.
    Par Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)
    Agé de 74 ans, souffrant d’Alzheimer, Horace Mason, citoyen britannique, a reçu mi-août une obligation de quitter le territoire suédois, vingt-cinq ans après son installation dans le pays nordique. Il n’est pas le seul : début juillet, Joyce Thomas, 78 ans, avait été priée de faire ses valises et de rentrer au Royaume-Uni, même si elle vivait en Suède depuis vingt et un ans, que son mari, mort en 2023, y est enterré, et que son fils et ses petits-enfants y habitent. Ancien employé de la Banque mondiale, Martin Gambrill, âgé de 63 ans et marié à une Suédoise, n’a pas eu plus de chance : arrivé il y a cinq ans, sa demande de permis de séjour en Suède vient aussi d’être rejetée.
    Depuis le début de l’été, les nombreux témoignages de ces Anglais forcés de quitter la Suède créent l’émoi. Relatés par les médias britanniques et suédois, leurs parcours semés d’embûches illustrent le durcissement de la politique migratoire du royaume. Si les migrants originaires de pays tiers en sont les premières victimes, les Anglais frappés par les restrictions post-Brexit n’échappent pas au tour de vis. Selon les chiffres des services de l’immigration à Stockholm, 458 ressortissants britanniques ont déjà été expulsés. D’après la commission européenne, ils seraient 2 500 à avoir reçu une obligation de quitter le territoire sur un peu plus de 14 000 ayant déposé une demande de titre de séjour, depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), en janvier 2020. « Il est difficile d’avoir des statistiques exactes, mais quand on compare avec les autres pays, les rejets comme les expulsions sont plus élevés ici qu’ailleurs », assure David Milstead, porte-parole de l’organisation British in Sweden, qui représente les ressortissants britanniques en Suède.
    Cette singularité s’explique de plusieurs manières. D’une part, la Suède, comme la moitié des pays européens dont la France, a exigé que les citoyens britanniques vivant dans le pays fassent une demande de titre de séjour après l’entrée en vigueur de l’accord. La date limite avait été fixée au 31 décembre 2021. Mais alors que le Danemark ou les Pays-Bas, par exemple, ont informé directement les personnes concernées, Stockholm s’est abstenu. A l’époque déjà, le journal en ligne et en anglais The Local, s’adressant aux expatriés, avait alerté, critiquant le manque d’information.
    Or, dès le départ, alors que les autorités ailleurs faisaient preuve de souplesse, la Suède s’est distinguée, en déboutant les candidats, y compris ceux qui avaient déposé une demande dans les temps. C’est le cas, par exemple, de Horace Mason, qui vit pourtant dans un établissement spécialisé pour les personnes souffrant d’Alzheimer. Stockholm a estimé qu’il « n’avait pas fourni de documents prouvant qu’il remplissait les conditions requises pour bénéficier du droit de séjour ».
    Ses proches ont fait appel, en vain. « Après avoir mis en balance l’intérêt de l’Etat en matière d’immigration réglementée et les éléments qui ont été mis en évidence concernant la vie privée de Horace Mason et son adaptation à la Suède, le tribunal des affaires d’immigration conclut, tout bien considéré, que son expulsion semble proportionnée », rapporte le journal The Guardian, qui cite son dossier. Il y a aussi les cas de tous ceux qui ont manqué la date limite. Joyce Thomas en fait partie : ce n’est qu’en 2022, au retour d’un voyage au Royaume-Uni, qu’elle et son mari, décédé l’année suivante, ont découvert qu’ils auraient dû faire une demande de permis de séjour après le Brexit. La police des frontières les a laissés entrer. Mais la demande de Mme Thomas a été rejetée en 2024. Comme pour beaucoup dans sa situation, les services de l’immigration ont estimé qu’elle n’avait pas de « motifs raisonnables » justifiant le dépôt tardif de son dossier.
    D’autres, comme John Sellers, 38 ans, dont vingt-quatre passés en Suède, se sont trompés dans la procédure, payant leur erreur au prix fort. Au lieu de demander un permis de séjour, cet enseignant remplaçant, marié à une Suédoise, a tenté d’obtenir la naturalisation. Comme il ne pouvait pas présenter de permis de séjour valide, elle lui a été refusée, et il a été expulsé en janvier, après avoir épuisé tous les recours.Selon le dernier rapport annuel de la Commission européenne sur la mise en œuvre de l’accord de retrait, publié en novembre 2025, près de 4 000 Britanniques ont été déboutés sur les 14 200 ayant demandé le statut de résident en Suède après le Brexit, soit un peu plus de 27 % : un taux trois fois supérieur à n’importe quel autre Etat membre de l’UE. La France, par exemple, n’a rejeté que 7,6 % des demandes, tandis que le Danemark, doté d’une des politiques migratoires les plus restrictives d’Europe, n’en a refusé que 6,2 %. D’après David Mistead, Londres s’est plaint du traitement réservé à ses ressortissants en Suède, sans aller pour le moment jusqu’à provoquer une crise diplomatique entre les deux pays. Le sort des Britanniques a également été discuté pendant la campagne électorale dans le pays nordique, où l’opposition sortante de centre gauche a dénoncé un nouvel exemple des dérives de la politique migratoire menée par la droite et l’extrême droite.
    Vainqueurs des élections, le 13 septembre, les sociaux-démocrates, le Parti de gauche, les centristes et les Verts ont promis de trouver une solution. Mais il faudra d’abord que les quatre formations politiques parviennent à négocier un accord de coalition, ce qui semble compliqué pour le moment

    #Covid-19#migration#migrant#suede#royaumeuni#brexit#expulsion#politiquemigratoire#sante#droit

  • New York : l’ICE, la police de l’immigration, tire sur une voiture, un enfant de 5 ans sur la banquette arrière
    ▻https://www.lemonde.fr/international/video/2026/10/09/new-york-l-ice-tire-sur-une-voiture-un-enfant-de-5-ans-sur-la-banquette-arri

    New York : l’ICE, la police de l’immigration, tire sur une voiture, un enfant de 5 ans sur la banquette arrière
    vidéo Dans cette ville, il s’agit des premiers coups de feu impliquant la police de l’immigration. Le maire, Zohran Mamdani, a dénoncé « une situation d’une gravité exceptionnelle », et a appelé à « abolir l’ICE ».
    Par Service vidéo du Monde (avec AFP et Reuters)
    Publié aujourd’hui à 16h35, modifié à 16h38
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    Des agents de l’ICE, la police de l’immigration américaine, ont ouvert le feu, jeudi 8 octobre, sur le conducteur d’une voiture dans le Bronx, à New York. Un enfant de cinq ans se trouvait sur le siège arrière du véhicule au moment des tirs.Les faits se sont déroulés en milieu d’après midi dans le quartier de Marble Hill, à la limite entre le Bronx et Manhattan, le long de la Harlem River. Dans des vidéos capturées par des témoins, on peut notamment voir un homme interpellé, au sol, à côté d’un SUV gris.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#immigration#sante#violence

  • En Pologne, l’instrumentalisation des peurs nourrit les ressentiments à l’égard des réfugiés ukrainiens
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/09/en-pologne-l-instrumentalisation-des-peurs-nourrit-les-ressentiments-contre-

    En Pologne, l’instrumentalisation des peurs nourrit les ressentiments à l’égard des réfugiés ukrainiens
    Les agressions contre les Ukrainsiens se sont multipliées en Pologne, au cours de l’été, sur fond de peur des migrants et de manipulation russe.
    Par Florent Georgesco (Varsovie, correspondant régional)
    Les agressions à l’encontre de réfugiés ukrainiens, en progression continue en 2026 en Pologne, ont connu un pic durant l’été. En juillet, à Legnica, deux filles de 13 ans et un garçon également mineur ont été violentés par une femme, parce qu’ils parlaient ukrainien sur un terrain de sport. En août, un frère et une sœur également adolescents ont été frappés par deux adultes sur une aire de jeux de Bydgoszcz pour le même motif. A la fin de juillet, c’est un couple de jeunes gens, qui se sont fait rouer de coups à Wroclaw par un groupe d’hommes qui n’avaient rien d’autre à leur reprocher que leur nationalité.
    Souvent filmées, ces agressions, parmi beaucoup d’autres, physiques et verbales, ont contribué à mettre en évidence l’hostilité croissante des Polonais à l’égard des près de 1 million et demi d’Ukrainiens installés dans le pays – dont un peu plus de 950 000 sont accueillis au titre de réfugiés, selon Eurostat. Au point que, comme le racontait le quotidien Wyborcza au début de juillet, les femmes ukrainiennes ont commencé à affluer dans les cours d’autodéfense. « Pas un jour ne passe sans qu’on me dise de retourner en Ukraine », témoignait l’une d’elles. « Je ne me sens plus en sécurité. Je dois me défendre moi-même », lançait une autre.
    Les sujets de tension sont de différents ordres, allant des conflits mémoriels entre les deux pays autour des massacres de Polonais commis par des Ukrainiens pendant la seconde guerre mondiale à la crise qu’avait suscitée, en 2023, l’afflux de céréales ukrainiennes sur le marché polonais – crise résorbée par l’instauration de quotas d’importation au niveau européen –, en passant par l’instrumentalisation de ces questions par certains politiques et par la Russie. Cependant, cette hostilité est, à certains égards, paradoxale. C’est ce que rappelle Myroslava Keryk, la directrice de la Maison ukrainienne, à Varsovie : « Les Ukrainiens sont installés depuis longtemps en Pologne. Nous étions autour de 300 000 quand la Maison a été créée, en 2004, et près de 900 000 en 2021. Donc, quand le flux de réfugiés est arrivé, après le déclenchement de l’invasion à grande échelle, les liens étaient déjà profonds et étroits. Et, globalement, ça se passait bien, et ça a continué. »
    Elle cite une enquête publiée par le Centre polonais de recherche sur l’opinion publique, le 20 août, selon laquelle 63 % des Polonais accepteraient un ou une Ukrainienne comme gendre ou belle-fille, ou 55 % comme supérieur hiérarchique. Mais ces chiffres sont en baisse depuis 2023, signe, selon Myroslava Keryk, que certains discours incendiaires, à droite et à l’extrême droite, ont contribué à dégrader la situation. « On voit que, à l’échelle de la vie des gens, la perception reste majoritairement bonne, remarque-t-elle. Mais ces discours ont installé une réalité parallèle. »
    La « guerre cognitive » menée par Moscou a, elle aussi, participé de ce mouvement, note Edwin Bendyk, journaliste et politologue, président du conseil d’administration de la Fondation de défense de la démocratie Stefan-Batory. « Les Russes attaquent la société polonaise à différents niveaux, par la peur que suscite une guerre si proche de nous, à notre frontière, aussi bien que par les incursions de drones ou les sabotages, comme par la désinformation », décrit-il. Cette désinformation porte régulièrement sur les réfugiés ukrainiens. Par le biais de faux comptes sur les réseaux sociaux, de faux sites Internet ou d’images produites par l’intelligence artificielle, elle tente de faire croire à l’opinion polonaise que ce sont les agressions commises par les Ukrainiens qui se multiplient. Comme lorsque, à la fin de juillet, des photos d’un homme menotté, censé représenter un Ukrainien arrêté après avoir violé et torturé une Polonaise, se sont mises à circuler à grande échelle, avant que la police en démente formellement la véracité.
    En 2022, l’élan de solidarité politique et sociale des Polonais envers les réfugiés ukrainiens a d’abord été massif, même de la part du parti Droit et justice (PiS) – au pouvoir entre 2015 et 2023 –, pourtant à la pointe dans la lutte contre l’immigration. Mais, bien que, depuis, le soutien militaire et diplomatique à Kiev n’ait jamais faibli, les élections législatives de 2023 et la présidentielle de 2025 ont vu, chez les politiques de droite et d’extrême droite, « une recrudescence des discours xénophobes, généralement construits autour de l’idée que les réfugiés ukrainiens représenteraient un poids économique insupportable », remarque Edwin Bendyk.
    Il ajoute que l’afflux de réfugiés qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, même s’il a été en partie compensé par le retour dans leur pays de nombreux hommes ukrainiens ayant choisi d’aller se battre, a créé une situation propice à ce genre de manipulation.
    Le nouveau président de la République, Karol Nawrocki, proche du PiS, répète ainsi qu’il faudrait réserver l’allocation d’aide aux réfugiés aux Ukrainiens qui travaillent. De manière plus directe, le député et ancien vice-ministre Janusz Kowalski, membre du PiS, a déclaré au début de juillet : « Les Ukrainiens pillent le budget polonais, et ensuite ils partent en vacances. Qu’ils y restent ! » Un discours encore amplifié à l’extrême droite par les partis Confédération Liberté et indépendance et Confédération de la couronne polonaise.« Toutes les études montrent que, loin de profiter du système, les Ukrainiens apportent beaucoup à l’économie polonaise », corrige Edwin Bendyk. C’est le cas, en particulier, du rapport publié le 1er octobre par le think tank Deloitte et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui estime l’apport des réfugiés ukrainiens à 2,4 points de produit intérieur brut (PIB) polonais, et relève que la part des revenus des ménages réfugiés provenant du travail est de 87 %.
    La confrontation des chiffres et des déclarations politiques montrent que les causes de la recrudescence des attaques contre les réfugiés sont en partie artificielles, jugent Myroslava Keryk comme Edwin Bendyk. Ce que les politiques ont contribué à créer, pourront-ils pour autant le défaire ? Edwin Bendyk l’espère, qui note qu’un « apaisement » s’est produit en septembre, avec beaucoup moins de cas d’agressions recensés. Il y voit la conséquence d’une forme de « prise de conscience » de la part de la majorité de centre droit.
    Le premier ministre, Donald Tusk, « a lui aussi longtemps joué avec les peurs des Polonais. Bien sûr, il n’a rien fait pour accroître l’hostilité. Mais il sentait que les arguments de la droite prenaient, et il a voulu se montrer ferme, notamment en durcissant les conditions d’accueil des réfugiés », rappelle le journaliste. Mais la multiplication des agressions durant l’été a changé la donne, estime-t-il. « Je crois qu’il s’est rendu compte qu’on courait à la catastrophe. Depuis lors, lui et ses ministres sont beaucoup plus stricts dans leurs discours, de même qu’ils ont incité la police à agir plus fortement, ce qui a payé », conclut Edwin Bendyk, qui se montre toutefois d’un optimisme très relatif pour la suite.La campagne des élections législatives de l’automne 2027 est déjà engagée, avec d’autant plus d’intensité, et de risques de débordements verbaux, que, selon beaucoup de sondages, le PiS pourrait l’emporter, allié avec l’extrême droite.

    #Covid-19#migration#migrant#pologne#ukraine#asile#refugie#election#sante

  • Méditerranée : une centaine de migrants secourus par l’Ocean Viking dont plusieurs enfants - InfoMigrants
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    Méditerranée : une centaine de migrants secourus par l’Ocean Viking dont plusieurs enfants
    Par La rédaction Publié le : 08/10/2026
    Le navire humanitaire affrété par l’ONG SOS Méditerranée a porté secours dans la nuit de mardi à mercredi à 101 migrants, dont plusieurs enfants, au cours de deux opérations. Une femme enceinte a été évacuée pour raisons médicales vers Lampedusa à bord d’un patrouilleur des gardes-côtes italiens, accompagnée de son mari.
    Dans la nuit du mardi 6 octobre au mercredi 7 octobre, 101 migrants ont été secourus lors de deux opérations de sauvetage menées par l’Ocean Viking, le navire humanitaire de l’ONG SOS Méditerranée."Le premier sauvetage s’est déroulé [...] dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne, à la suite d’une alerte d’Alarm Phone", précise l’ONG sur X. Un appel de détresse a aussi été diffusé par l’Osprey 2, un avion de Frontex. Soixante personnes se trouvaient à bord de l’embarcation pneumatique : « 27 hommes, 21 femmes dont cinq enceintes et 12 enfants, dont quatre âgés de un à quatre ans ». Selon l’Ocean viking, ces migrants ont passé deux jours en mer, sans eau ni nourriture.
    « Beaucoup présentent des brûlures causées par le carburant ». Le mélange de l’eau de mer avec l’essence provoque une réaction chimique et cause de grave brûlures. Les victimes sont généralement les femmes et les enfants placés au centre des canots, au sol, près du carburant.Une femme enceinte a également été évacuée « pour raisons médicales » vers Lampedusa à bord d’un patrouilleur des gardes-côtes italiens, accompagnée de son mari.
    Le deuxième sauvetage a eu lieu tôt mercredi matin dans la zone de recherche et de sauvetage maltaise. « Alarm Phone a alerté qu’une autre embarcation, partiellement dégonflée, était en détresse avec 41 personnes à bord : 18 hommes, sept femmes et 16 mineurs non accompagnés. Elles aussi disent avoir passé deux jours en mer sans eau ni nourriture », écrit l’ONG.Le navire humanitaire doit désormais rejoindre le port de Naples pour débarquer les rescapés. « Un long trajet qui aggrave inutilement la condition fragile des personnes secourues, en particulier celle des femmes enceintes ».
    La cause de ce long trajet : le décret Piantedosi qui avait introduit en 2022 une série de mesures pour régir les activités des navires de sauvetage en Méditerranée. Et en premier lieu, celle qui oblige les ONG à se rendre « sans délai » au port de débarquement assigné par les autorités italiennes juste après un premier sauvetage. Impossible donc pour les bateaux de procéder à une autre opération de secours - sauf accord exceptionnel de Rome.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#humanitaire#sante#italie#frontex

  • Djiffère : 124 migrants secourus par la Marine nationale au large des côtes sénégalaises | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/djiffere-124-migrants-secourus-par-la-marine-nationale-au-large-des-cotes-s

    Djiffère : 124 migrants secourus par la Marine nationale au large des côtes sénégalaises
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    La Marine nationale sénégalaise a porté secours, ce jeudi 8 octobre 2026, à une pirogue transportant 124 migrants, en difficulté à environ 37 kilomètres au large de Djiffère, dans la région de Fatick.
    Après leur sauvetage en mer, les 124 migrants ont été acheminés à la Base navale Amiral Faye Gassama. Ils ont ensuite été remis aux services compétents pour les procédures de prise en charge et les vérifications nécessaires

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#fatick#djiffere#routemigratoire#migrationirreguliere#atlantique#sante

  • Les entraves à la libre circulation au sein de l’espace Schengen se multiplient
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/08/les-entraves-a-la-libre-circulation-au-sein-de-l-espace-schengen-se-multipli

    Les entraves à la libre circulation au sein de l’espace Schengen se multiplient
    Plusieurs Etats membres ont rétabli des contrôles aux frontières, à commencer par la France et, plus encore, l’Allemagne. Dans un contexte de poussée de l’extrême droite sur le Vieux Continent, la Commission européenne, pourtant « gardienne des traités », ne lutte que très modérément contre ces violations des règles.
    Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen)
    La liste est encore bien longue. Jeudi 8 octobre, pas moins de neuf Etats européens maintiennent des contrôles à leurs frontières, au sein de l’espace Schengen. Si l’Allemagne les a réintroduits de manière massive depuis l’attaque au couteau de Solingen à l’été 2024, revendiquée par l’Etat islamique, la France, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, la Pologne, la Norvège, le Danemark ou la Suède y ont aussi recours de manière partielle ou aléatoire, que ce soit dans des ports, des aéroports ou des points de passage terrestres.
    De quoi fragiliser toujours plus cette zone de libre circulation, qui couvre 25 Etats membres de l’Union européenne (UE) (hors Malte et l’Irlande), ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Les coups de canifs constants et répétés aux accords de Schengen, qui sont entrés en vigueur il y a trente ans en 2025, menacent ce qui est pourtant devenu l’un des plus « grands atouts » de l’UE, comme le rappelait encore, le 1er octobre, Magnus Brunner, le commissaire chargé des affaires intérieures.
    Début octobre, The Good Lobby a déposé une plainte contre la Commission européenne, cosignée par plus d’une centaine d’universitaires, ainsi que des anciens commissaires européens, notamment Josep Borrell, Laszlo Andor, Joaquin Almunia, Nicolas Schmit. L’organisation non gouvernementale accuse Bruxelles de ne pas avoir assez protégé l’espace Schengen, en tolérant la réintroduction de contrôles aux frontières par les gouvernements italien et espagnol depuis le 1er août, et ce « en l’absence de toute menace réelle ».
    Après l’entrée, les 30 et 31 juillet, de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave autonome espagnole de Ceuta, l’Italie de Giorgia Meloni avait rétabli des contrôles dans ses ports et aéroports pour tous les passagers en provenance de la péninsule Ibérique. Madrid avait répliqué en soumettant à son tour les Italiens à des contrôles. Au rang des raisons invoquées par les deux pays, des « menaces persistantes pesant sur l’ordre public, la sécurité intérieure et la gestion des flux migratoires », après les événements de Ceuta. L’enclave ne fait pourtant pas partie de l’espace Schengen, et l’Espagne comme la Commission ont confirmé, début août, qu’aucun migrant arrivé à Ceuta ne l’avait rejoint.
    Cette décision italienne et sa réplique espagnole, toutes deux très politiques, ont été prises au détriment de la libre circulation des salariés, des étudiants, des familles et des patients qui voyagent entre les deux pays méditerranéens, déplore Alberto Alemanno, le fondateur de The Good Lobby. Pour lui, la Commission aurait dû jouer son rôle de « gardienne des traités » et engager des procédures d’infractions contre Rome et Madrid.
    Depuis 2015, et les attentats terroristes qui ont traumatisé la France et la Belgique, « plusieurs Etats membres, dont la France, ont rétabli les contrôles aux frontières, et depuis, les reconduisent de manière continue et permanente », rappelle Stefan Salomon, spécialiste de droit européen à l’université d’Amsterdam. Légalement, ils en ont le droit. « En cas de menace grave pour l’ordre public et la sécurité intérieure, les pays concernés peuvent exceptionnellement réintroduire le contrôle à leurs frontières », précise le code des frontières de Schengen.
    En Allemagne, la réintroduction des contrôles physiques aux frontières, décidée par le gouvernement d’Olaf Scholz, avait exaspéré ses voisins, qu’il s’agisse des Pays-Bas, du Luxembourg, de la France ou de la Pologne, où de nombreux frontaliers, travaillant en Allemagne, ont vu les queues aux frontières s’allonger. A son arrivée à la chancellerie, en 2025, Friedrich Merz, dont le parti, la CDU, a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités, a reconduit les mesures de son prédécesseur, tout en assumant certaines pratiques de refoulement des demandeurs d’asile aux frontières.
    Toute reprise des contrôles aux frontières doit être signalée et justifiée à Bruxelles. C’est là que le bât blesse. Les notifications, qui arrivent à la Commission, ressemblent à de véritables listes à la Prévert. Pour se justifier, la France évoque ainsi, pêle-mêle, « la persistance de la menace djihadiste, la recrudescence des agressions antisémites, l’expansion des réseaux criminels facilitant l’immigration clandestine et la traite des êtres humains », mais aussi « la détérioration du contexte sécuritaire mondial, notamment l’instabilité en Iran, au Moyen-Orient, en Afghanistan et en Somalie, ainsi que la guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine ».
    Tout est donc bon pour maintenir les contrôles en place, tandis que « la Commission reste totalement inactive », regrette M. Salomon. Quand des contrôles ont été rétablis depuis plus d’un an, l’exécutif européen est cependant tenu de publier une « opinion », une analyse sur la nécessité et la proportionnalité de ces contrôles. Mais, en pratique, Bruxelles ne respecte pas cette obligation. Tant s’en faut.
    Justifications peu convaincantes
    La Commission a publié, le 2 juin, ses opinions pour 9 pays, dont la France, l’Allemagne ou l’Italie. Elle juge les justifications des capitales pour la réintroduction des contrôles peu convaincantes. Et les appelle à retirer les contrôles aux frontières, arguant de la chute des entrées irrégulières aux frontières de l’Union. Elle les enjoint également à cesser certaines pratiques illégales. A l’Allemagne, elle a ainsi rappelé ses obligations d’« appliquer les règles européennes d’asile » et de cesser « les refoulements directs [de sans-papiers] à la frontière intérieure en dehors du cadre des accords ou arrangements de réadmission existants ». Les règles sont violées, mais « aucune opinion de la Commission n’ose appeler un chat un chat et conclure que les mesures de contrôle sont disproportionnées et, partant, incompatibles avec le droit de l’UE », constate Stefan Salomon. Sur fond de poussée de l’extrême droite en Europe, et notamment de l’AfD en Allemagne, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, refuse d’aller à la confrontation avec les capitales sur ces sujets.
    « Le respect du bon fonctionnement de Schengen relève de l’UE, mais, dans les faits, ce sont bien les Etats qui gardent la main, grâce à l’invocation de leur clause de sécurité », relève une source communautaire. Or, s’il est facile d’imposer des contrôles aux frontières intérieures, pour donner des gages de fermeté à l’électorat, il est bien plus difficile, politiquement, d’annoncer leur retrait. En coulisse, Bruxelles cherche à convaincre les pays de faire évoluer leurs pratiques. Depuis l’été, elle assure avoir convaincu la Slovénie et les Pays-Bas de cesser leurs contrôles, tandis que l’Allemagne a réduit les siens à la frontière luxembourgeoise. Et puis, minimise cette source, « les frontières internes de Schengen ne sont pas bloquées pour autant. Entre l’Italie et l’Espagne, il n’y a pas de queues dans les aéroports. De même, le passage des frontières allemandes est plus rapide. De plus en plus, les Etats recourent en fait à des contrôles alternatifs, plus ciblés, qui permettent de laisser la circulation plus libre ».Ces solutions posent d’autres problèmes. « L’alternative aux contrôles, c’est la surveillance de masse, notamment à travers la reconnaissance automatique des plaques, qui est en Allemagne, par exemple, interdite pour un usage préventif », rappelle Stefan Salomon, qui fustige ce type de « technosolutionnisme ». De nombreux pays ont déjà recours à ces pratiques à leurs frontières, à l’image de la France, de la Belgique ou du Luxembourg.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#librecirculation#schengen#politiquemigratoire#frontiere#droit#sante

  • France : Paris ouvre un canal de discussion avec les Taliban pour expulser des Afghans - InfoMigrants
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    France : Paris ouvre un canal de discussion avec les Taliban pour expulser des Afghans
    Par La rédaction Publié le : 08/10/2026
    La France a entamé des discussions avec les Taliban pour « faciliter » l’expulsion vers l’Afghanistan de ressortissants afghans en situation irrégulière, a appris mercredi l’AFP auprès d’une source diplomatique. Cette-ci précise qu’il s’agit d’une « démarche nécessaire pour assurer la sécurité des Français ».
    La France a engagé des discussions « techniques » avec les Taliban afin de faciliter le renvoi en Afghanistan de ressortissants afghans en situation irrégulière présentant une « menace » à la sécurité des Français, a appris mardi 7 octobre l’AFP d’une source diplomatique et d’une source informée du dossier. « À l’instar d’autres pays européens, un dialogue technique a été initié avec les Taliban afin de faciliter l’éloignement direct vers l’Afghanistan de ressortissants afghans en situation irrégulière représentant une menace à l’ordre public », a déclaré la source diplomatique, qui a requis l’anonymat en raison de la sensibilité du sujet. Et de préciser : « C’est une démarche nécessaire pour assurer la sécurité des Français ».
    Elle a souligné que ces discussions « ne remet[tent] pas en question » la position française sur l’Afghanistan. La France n’entretient plus de relations diplomatiques avec les Taliban depuis leur retour au pouvoir en août 2021, et son ambassade à Kaboul demeure fermée.
    Mais aux côtés de l’Allemagne, de la Belgique ou encore de la Suède, elle fait partie d’une vingtaine de pays de l’Union européenne favorables à une accélération des renvois d’Afghans en situation irrégulière, notamment ceux condamnés pour leur participation à des trafics ou à des violences contre les personnes.
    Les Taliban cherchent à renforcer leur présence à l’internationale
    Les autorités talibanes, qui ne sont pas reconnues officiellement par l’Union européenne, cherchent de leur côté à renforcer leur présence internationale.
    Cet été, Berlin avait ainsi annoncé avoir autorisé l’entrée sur son territoire de représentants du gouvernement taliban pour traiter exclusivement de questions « techniques » liées aux expulsions d’Afghans vers leur pays d’origine. Si le gouvernement allemand ne reconnaît pas non plus officiellement le régime des fondamentalistes religieux, il négocie néanmoins avec eux pour faciliter les expulsions vers Kaboul, notamment en bénéficiant de leur aide pour l’établissement de documents administratifs.
    Le ministère allemand des Affaires étrangères, critiqué, avait pris soin de préciser que ces représentants, soumis à un contrôle de sécurité, n’étaient « pas des diplomates accrédités en Allemagne ». En clair, cette ouverture ne constituait pas une normalisation des relations diplomatiques. Le ministre de l’Intérieur Alexandre Dobrindt avait déclaré fin juillet que les expulsions vers l’Afghanistan ne se limiteraient plus aux seuls criminels et « terroristes potentiels ». D’autres déboutés de l’asile sont donc susceptibles d’être renvoyés vers Kaboul.
    Interrogé par l’AFP sur l’éventuelle venue en France de représentants du régime fondamentaliste afin de faciliter les procédures d’expulsion, le ministère français des Affaires étrangères n’a pas répondu. La source diplomatique n’a, elle, pas souhaité préciser le nombre d’Afghans susceptibles d’être concernés.
    Des représentants en France ? Une source proche du dossier en France évoque toutefois un volume important, « des centaines » de personnes potentiellement visées par ces mesures. « Les modalités concrètes sont en cours d’étude », a par ailleurs indiqué la source diplomatique. En juin, une réunion à Bruxelles entre responsables européens et représentants talibans avait aussi suscité de vives critiques d’organisations de défense des droits humains et d’élus de gauche au Parlement européen. Ceux-ci dénonçaient tout contact avec un régime qui a imposé, depuis son retour au pouvoir, une interprétation rigoriste de la loi islamique et privé les femmes et les filles de droits fondamentaux.
    Déchues de leurs droits, les Afghanes sont exclues de nombreux emplois ainsi que de la plupart des lieux publics, tandis que l’accès à l’enseignement est interdit aux filles au-delà de 12 ans. Selon l’Unesco, quelque 2,4 millions de jeunes Afghanes sont aujourd’hui privées d’enseignement secondaire. En 2024, les Taliban ont imposé de nouvelles restrictions aux femmes afghanes, leur interdisant de chanter, de réciter de la poésie et même de lire à voix haute en public. Parallèlement à ces démarches visant les Afghans sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), Paris affirme maintenir son soutien à la population afghane, en particulier aux femmes.La France continue d’acheminer une aide humanitaire via les ONG et les agences des Nations unies présentes sur le terrain. Elle accueille également des Afghanes et Afghans menacés dans leur pays au titre du droit d’asile."Depuis 2015, la France est devenue l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés afghans, dans le sillage de la crise syrienne, des politiques de fermeture au nord de l’Europe et de l’effondrement du régime afghan", relevait en juin 2025 Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). « Avec plus de 100 000 Afghans présents en 2024, cette migration s’est imposée comme un phénomène massif, récent, inattendu par son ampleur », ajoutait-il. L’Allemagne compte pour sa part environ 450 000 ressortissants afghans sur son territoire, selon sa diplomatie.

    #Covid-19#migrant#migration#france#afghanistan#asile#expulsion#sante#droit#OFII#OQTF

  • Les accords entre l’UE et l’Afrique permettent d’arrêter deux pirogues sur trois en route vers les Canaries - InfoMigrants
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    Les accords entre l’UE et l’Afrique permettent d’arrêter deux pirogues sur trois en route vers les Canaries
    Par La rédaction Publié le : 07/10/2026
    Les différents accords signés avec les pays de départ sur la route des Canaries - Maroc, Mauritanie, Sénégal - permettent d’arrêter deux pirogues sur trois se dirigeant vers l’archipel espagnol, indique l’agence de presse Efe. Depuis l’an dernier, les arrivées de migrants diminuent nettement dans ces îles espagnoles.L’Espagne se félicite des conséquences des accords signés ces dernières années avec les pays de départ en Afrique sur la route des Canaries. Selon l’agence de presse Efe, les partenariats noués avec le Maroc, la Mauritanie ou encore le Sénégal ont permis d’arrêter la progression en mer de deux pirogues sur trois se dirigeant vers l’archipel espagnol.
    Alors qu’en 2023 et 2024, les Canaries ont enregistré des arrivées records avec respectivement 40 000 et 47 000 migrants débarqués sur ces îles, l’année 2025 a connu une nette chute avec 17 500 personnes arrivées. Et cette baisse se poursuit en 2026 : les autorités comptabilisent un peu plus de 7 000 arrivées du 1er janvier au 30 septembre, contre près de 13 000 à la même période de l’an dernier.
    Depuis plus de 20 ans, la Mauritanie, qui est devenue ces dernières années le premier pays de départ des pirogues vers l’archipel, reçoit des sommes conséquentes de l’Espagne et de l’Union européenne (UE) pour la gestion des migrants. Pour la période 2022-2027, l’allocation de l’UE s’élevait à 12,5 millions d’euros. Mais face à la hausse des arrivées dans l’archipel en 2023, l’UE a débloqué une enveloppe de 200 millions d’euros pour la Mauritanie en mars 2024 afin d’intercepter davantage de migrants dans l’Atlantique. L’été suivant, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a effectué une visite à Nouakchott afin de signer un autre accord migratoire avec la Mauritanie - et la Gambie.Entre janvier et avril 2025, la Mauritanie a ainsi intercepté plus de 30 000 migrants, avaient indiqué des sources gouvernementales en mai. Et lors d’une rencontre tenue à Madrid le 17 octobre, l’Espagne et la Mauritanie ont annoncé avoir déjoué 3 500 tentatives de migration irrégulière en 2025 sur le sol mauritanien.
    En 2026 encore, les interceptions au large des côtes mauritaniennes se sont multipliées. Les autorités ne cessent de communiquer sur des pirogues arrêtées ou secourues dans l’Atlantique ces derniers mois - sans donner de chiffre global sur l’ensemble de l’année.
    À titre d’exemple, en seulement une semaine fin août, 1 046 migrants partis de Gambie ont été secourus au large de la Mauritanie et du Sénégal, avait indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué début septembre. Dakar, aussi, a reçu des sommes considérables pour intercepter les migrants en mer. Second pays de départ vers les Canaries, le Sénégal a obtenu, en octobre 2024, une aide de 30 millions d’euros de la part de l’UE pour lutter contre l’immigration clandestine.
    Cet accord, comme celui avec la Mauritanie, a commencé à porter ses fruits en 2025 : au premier trimestre, les forces sénégalaises ont interpellé plus de 1 900 personnes qui tentaient de prendre la mer, « dont une majorité d’étrangers - 1 000 personnes - utilisant le Sénégal comme point de départ » avait indiqué en septembre le secrétaire permanent du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), Modou Diagne.
    Le Maroc, quant à lui, a reçu en décembre 2024 une enveloppe de 2,5 millions d’euros afin de renforcer ses capacités en matière de surveillance des frontières, de mieux contrôler les points d’entrée, de lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains et de protéger le sud de l’Europe des flux migratoires venus de ce pays du Maghreb. En parallèle, depuis 2013, l’UE a déboursé plus de 360 millions d’euros - dont 234 millions proviennent du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union pour l’Afrique, indique une note de l’UE datée de février 2022 - pour aider le Maroc dans sa lutte contre l’immigration irrégulière.
    Les accords noués entre Madrid et ses partenaires africains ont contribué à empêcher le départ vers les Canaries d’au moins 17 000 personnes en 2026, selon les autorités espagnoles citées par Efe.
    Hormis les interceptions en mer, les partenariats entre l’Espagne et le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal consistent en une meilleure collaboration sur le terrain. La Garde civile échange en permanence avec les services des pays concernés afin de mieux coopérer sur les enquêtes et les poursuites des réseaux de trafiquants. Ainsi, de nombreuses arrestations de passeurs sont effectuées dans les pays de départ les jours suivants l’arrivée d’une pirogue aux Canaries, signale à Efe le chef des opérations de ce centre de coordination, le commandant Agustín Barroso.Le chef du gouvernement canarien estime que cette collaboration est « un exemple international » en matière de gestion des migrations.
    Grâce à la « collaboration très intensive des autorités des pays d’origine et de transit » des migrants, 50% des « pateras » ou « cayucos » [termes désignant des pirogues] ont été arrêtés avant de prendre la mer, en 2024 et 2025, selon le responsable des Canaries. Et cette année, ce taux a augmenté pour frôler les 70%. Mais face au renforcement des contrôles, les réseaux se sont adaptés et de plus en plus de départs se font désormais depuis la Gambie, située à près de 2 000 km de l’archipel espagnol. Un itinéraire qui rallonge considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique.
    « La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants. Conséquences : les drames se multiplient dans cette zone maritime. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.

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  • Migration irrégulière : Plus de 100 migrants partis de la Gambie secourus au sud d’El Hierro | Seneweb
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    Migration irrégulière : Plus de 100 migrants partis de la Gambie secourus au sud d’El Hierro
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Les garde-côtes espagnols ont secouru, ce mercredi, une pirogue transportant plus de 100 migrants au sud de l’île d’El Hierro, dans l’archipel des Canaries.Selon les témoignages recueillis auprès des migrants, l’embarcation avait quitté Batu Kunku, en Gambie, et dérivait depuis cinq jours avant leur sauvetage. À bord se trouvaient des ressortissants gambiens, sénégalais, guinéens et camerounais. Les migrants ont été pris en charge par les services espagnols à leur arrivée sur l’île

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#gambie#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#guinee#cameroun#gambie

  • El Hierro : Des Sénégalais parmi les 41 migrants secourus après cinq jours en mer depuis la Gambie | Seneweb
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    El Hierro : Des Sénégalais parmi les 41 migrants secourus après cinq jours en mer depuis la Gambie
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Une pirogue transportant 41 migrants a été secourue ce mercredi matin au large de l’île d’El Hierro, aux Canaries, après plusieurs jours de traversée depuis la Gambie.Selon les informations disponibles, l’embarcation avait quitté la Gambie il y a cinq jours. Elle a été repérée à environ 10 km des côtes d’El Hierro, avant d’être secourue par le navire de sauvetage « Salvamar Navia ». Les migrants ont ensuite été conduits au port de La Restinga.Le groupe de migrants est composé de 41 personnes, dont trois femmes et un mineur, originaires de Gambie, du Sénégal, de Guinée et du Cameroun. Ils ont été pris en charge par la Croix-Rouge, la garde civile et la police. Leur état de santé a été jugé satisfaisant et aucune hospitalisation n’a été nécessaire

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#routemigratoire#canaries#migrationirreguliere#sante

  • Le Royaume-Uni intercepte 25 canots pneumatiques destinés à des réseaux de passeurs pour la traversée de la Manche - InfoMigrants
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    Le Royaume-Uni intercepte 25 canots pneumatiques destinés à des réseaux de passeurs pour la traversée de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 07/10/2026
    Les agents de la National crime agency (NCA) ont saisi 25 canots pneumatiques, qui étaient en transit à l’aéroport d’East Midlands, dans le centre de l’Angleterre. La cargaison était en provenance de la Turquie à destination des Pays-Bas. Ces small boats « auraient pu transporter environ 1 700 » migrants à travers la Manche, selon les autorités britanniques.
    C’est une saisie importante dans la lutte contre les traversées irrégulières de la Manche. Dans un communiqué publié mardi 6 octobre, la National crime agency (NCA) a indiqué que ses agents avaient mis la main sur 25 bateaux pneumatiques vendredi 2 octobre à l’aéroport d’East Midlands, dans le centre de l’Angleterre.
    Ces canots, en transit au Royaume-Uni après « un envoi de fret aérien transféré de la Turquie vers les Pays-Bas », étaient destinés à des réseaux de passeurs faisant traverser la Manche à des migrants en situation irrégulière."Les bateaux d’environ neuf mètres de longueur, s’ils étaient entrés entre les mains de contrebandiers, auraient pu être chacun utilisé pour transporter environ 70 personnes à travers la Manche", précise le communiqué. Ainsi, au total « les bateaux auraient pu transporter environ 1 700 » personnes dans la Manche.
    « Cette saisie de 25 petites embarcations porte un nouveau coup aux gangs de contrebande maléfiques », s’est félicitée la ministre de la Sécurité des frontières et de l’asile, Anna Turley, citée dans le communiqué.
    C’est la deuxième fois cette année qu’un envoi de small boats est saisi au Royaume-Uni, « mais [c’est] la première fois qu’une telle détection est effectuée dans le fret aérien », signale la NCA. Fin juillet, des embarcations et 25 moteurs avaient été saisis sur un bateau à Felixstowe, dans le sud-est de l’Angleterre, et qui avait fait un arrêt en Allemagne. « Nous continuons de cibler des groupes ou des individus directement impliqués dans la fourniture de bateaux et de moteurs utilisés dans la Manche pour la contrebande de personnes », a déclaré Craig Turner, directeur adjoint des enquêtes de la NCA. « Ce travail se déroule à la fois à l’étranger, avec des partenaires internationaux, et ici au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, cela a conduit à la saisie de plus de 1 600 bateaux et moteurs ».
    Les arrestations pour « crime d’immigration » sont en hausse de 74% cette année, par rapport à la même période de 2025, notent les autorités."Nous faisons des progrès, avec cet été le plus faible nombre d’arrivées de small boats depuis 2020", a ajouté la NCA. Depuis le début de l’année, 20 478 migrants sont parvenus à atteindre la Manche à bord de petits canots, contre 34 401 à la même période de 2025, selon les chiffres du ministère britannique de l’Intérieur.
    Depuis plusieurs années, les gouvernements britanniques successifs – conservateurs comme travaillistes – se sont donnés comme priorité de mettre fin aux arrivées de migrants en small boats au Royaume-Uni. Pour décourager les candidats à l’exil, des lois de plus en plus dures sur l’accueil et l’asile dans le pays ont été adoptées récemment. Le gouvernement britannique avait ainsi annoncé à la fin de 2025 une vaste réforme afin de durcir sa politique d’asile. Fin juin, un texte a été présenté devant le Parlement afin d’inscrire toutes ces réformes dans la loi.En vertu de ces réformes, le statut de réfugié n’est plus accordé que pour une durée de 30 mois renouvelable, au lieu de cinq ans précédemment, pour tous les nouveaux demandeurs.Le gouvernement veut également obliger les réfugiés à payer un forfait pour rembourser leurs frais de subsistance pris en charge par l’État britannique quand ils étaient demandeurs d’asile. En cas de refus, ils s’exposent à ne jamais obtenir le statut de résident permanent au Royaume-Uni. L’aide financière accordée aux réfugiées est désormais soumise à conditions.
    Londres a cependant subi un revers la semaine dernière. Paris a décidé de mettre fin à l’accord « one in one out » conclu avec Londres. Ce programme, mis en place à l’été 2025 pour dissuader les migrants de traverser la Manche, prévoyait le renvoi en France de personnes arrivées à bord de small boats en Angleterre, en échange de l’accueil au Royaume-Uni d’exilés se trouvant sur le sol français.
    Qualifié de « révolutionnaire » par l’ancien Premier ministre britannique, Keir Starmer, ce partenariat n’a pas eu les effets escomptés. Au total, 1 500 migrants ayant rejoint irrégulièrement le Royaume-Uni ont été renvoyés en France dans le cadre de cet accord, selon les derniers chiffres de Londres, et quelque 1 500 personnes ayant fait une demande en France ont été admises légalement au Royaume-Uni en échange. Loin donc de l’objectif fixé.
    Cet accord a été régulièrement critiqué par les associations de défense des droits des migrants qui dénonçaient « un marchandage migratoire honteux » allant à l’encontre des textes internationaux sur les droits des réfugiés.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#smallboat#trafic#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Migration irrégulière : 60 migrants, dont 41 Sénégalais, interpellés lors de deux opérations en Gambie | Seneweb
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    Migration irrégulière : 60 migrants, dont 41 Sénégalais, interpellés lors de deux opérations en Gambie
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Le Département de l’immigration de la Gambie (GID) a interpellé plusieurs migrants en situation irrégulière lors de deux opérations menées les dimanche 4 et lundi 5 octobre 2026.Le lundi 5 octobre, l’unité de patrouille frontalière (BPU), basée à Tanji, a intercepté 47 migrants irréguliers à Brusubi et à Sambuyang, dans la région de la Côte-Ouest. Le groupe est composé de 38 Sénégalais, six Gambiens et trois Guinéens. Il comprend 32 hommes, 15 femmes et trois mineurs. La veille, dimanche 4 octobre, une autre opération menée par la BPU dans la région du Nord a permis d’intercepter 13 autres migrants irréguliers à Essau.Selon les informations communiquées, le groupe comprend cinq Guinée-Bissau, trois Sénégalais, deux Guinéens, deux Ivoiriens et un Malien, dont neuf hommes et quatre femmes. Au total, 60 personnes en situation irrégulière ont été interpellées.

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#senegal#guinee#malie#cotedivoire#guineebissau#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Frontière franco-italienne : à Oulx, la fermeture du seul refuge pour personnes exilées met en difficulté migrants et humanitaires - InfoMigrants
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    Frontière franco-italienne : à Oulx, la fermeture du seul refuge pour personnes exilées met en difficulté migrants et humanitaires
    Par Adèle Surprenant Publié le : 06/10/2026
    En Italie, le seul refuge pour personnes exilées d’Oulx, dernière escale avant la frontière française et la traversée des Alpes, a fermé ses portes, le 1er septembre. La Croix-Rouge italienne, des associations et des citoyens se relaient pour assurer la continuité des services. À l’approche de l’hiver, ils redoutent des conditions d’accueil inadaptées.
    Les bénévoles de l’association Sentieri Solidali ("sentiers solidaires") servent le repas du soir sous la lumière exiguë d’une lampe frontale. Le vent s’engouffre sous la tonnelle, bouscule la vapeur qui s’échappe des gamelles chaudes, dans l’air frais de la montagne. Une douzaine de personnes mangent en silence, éprouvées par la journée d’attente sur le parking jouxtant la gare italienne d’Oulx, dans le Val de Suse, à une quinzaine de kilomètres de la frontière française, prochaine étape de leur route pour trouver refuge en Europe.Les exilés sont désormais accueillis sur un parking, réinvesti par des citoyens et des associations depuis la fermeture du Refuge Fraternità Massi, le 1er septembre 2026. Les gestionnaires du lieu, l’association Talita Kum, accusaient d’importants problèmes financiers après le retrait de subventions publiques, en 2023.
    Depuis le début du mois de septembre, 35 personnes en moyenne arrivent quotidiennement à Oulx, selon les estimations de Sentieri Solidali. À ces nouveaux arrivants s’ajoutent ceux dont la tentative de passage vers la France a échoué, interpellés en montagne par la police aux frontières (PAF) de Montgenèvre, puis remis aux autorités italiennes. Tous passent leurs journées suspendues à l’attente, au « refuge » improvisé sur ces quelques mètres carrés de béton, appartenant à la compagnie ferroviaire italienne (RFI)."Nous faisons comme avant, mais tout est beaucoup plus difficile", admet Marco Terragno, bénévole de Sentieri Solidali, association fondée en août dernier par des citoyens jusqu’alors impliqués au Refuge Fraternità Massi.
    L’aide juridique, les soins médicaux, la distribution de nourriture, de vêtements, la transmission d’"informations vitales" sur la sécurité en montagne… Ces services sont désormais dispensés en collaboration avec les associations No Name Kitchen, On Borders ou Rainbows for Africa. Le tout, entre deux Algéco installés sur le parking, une poignée de chaises en plastique, de bancs, et deux tonnelles tendues au-dessus de réchauds isothermes. Les nuages bas reflètent l’ennui qui pèse sur le site, coincé par les Alpes comme entre quatre murs.Une situation « très inconfortable », reconnaît Marco Terragno, craignant les effets du manque d’intimité sur les personnes exilées et sur leur accès aux soins médicaux et psychologiques.
    Abdallah* attendra demain avant de continuer sa route. « Mes jambes ont besoin de repos », concède le jeune Soudanais, l’orgueil érodé par des jours - il ne sait plus combien - de trajet à pied, depuis la Grèce. Six à huit heures de marche en haute montagne, dans le froid glacial de l’hiver, avec la crainte d’être repérés par des agents de la PAF, le séparent encore de la France. La traversée des Alpes n’est pas le seul chemin envisagé par les migrants pour entrer illégalement sur le sol français, mais c’est le plus discret. Il y a des trains qui partent d’Oulx pour aller en France mais ils sont presque toujours contrôlés.
    Pardis Jalali, 27 ans, a fait le chemin inverse : il raconte être parti de Belgique à cause de problèmes de papiers, ruiné par l’avarice de son avocat. Rejeté par la France en vertu du règlement de Dublin, il espère aujourd’hui pouvoir demander l’asile en Italie.L’ex-militaire, contraint de fuir Kaboul après le départ des troupes américaines d’Afghanistan, en 2021, a entendu parler du Refuge Fraternità Massi. Là, il espérait trouver un toit où s’abriter quelques jours, le temps de reprendre des forces et de clarifier sa situation administrative.
    À la place, Pardis écoule les heures à longueur de cigarette, les yeux rivés sur l’écran de son téléphone, où s’affiche le paysage de désolation d’un jeu vidéo guerrier. Sous les boules de Noël qui décorent son pull vert sapin, Pardis a « le cœur noir », dit-il, « j’ai vécu trop de racisme en Europe ». Entre deux parties, il prend le rôle de lanceur d’alerte, « n’allez pas en France ! », prêchant des convaincus, déterminés à atteindre le Royaume-Uni.
    L’arrivée imminente de l’hiver est, sans conteste, la première préoccupation partagée par l’ensemble des acteurs de terrain rencontrés par InfoMigrants. Au plus fort de la saison, les températures peuvent chuter jusqu’à moins douze degrés.À demi-mot, tous s’entendent aussi pour dire que la situation aurait pu être pire : à l’annonce de la fermeture de Fraternità Massi, la Croix-Rouge italienne a été mandatée par la préfecture de Turin pour ouvrir un hub d’hébergement d’urgence. En l’espace de trois jours est sorti de terre un campement de 50 lits, ouvert de 20h30 à 8h du matin - « pour pratiquement autant d’argent que ce que coûtait le Refuge », souffle une militante.Les chambres sont chauffées, et le dîner devrait y être distribué sous peu, se félicite Fiorella, une cigarette Vogue entre deux doigts gantés de violet, au bout des manches rouges de son uniforme. Elle assure que l’installation devrait être maintenue au moins jusqu’à 2028, « le temps de trouver une solution plus pérenne ».
    Le bâtiment qui abritait le Refuge, à un jet de pierre du hub de la Croix-Rouge italienne, est en cours de réfection : des financements avaient été accordés à l’association Talita Kum, exclusivement pour sa remise aux normes. Pour le moment, sa réouverture sous la gestion d’une autre structure associative ou humanitaire semble compromise.Le mois de septembre tire à sa fin, les températures baissent et la fatigue grandit dans les rangs des bénévoles. Des financements ont été demandés à la préfecture de Turin pour s’équiper d’une tente chauffée et de quelques Algéco supplémentaires. L’incertitude s’installe, comme la vie sur le parking. À tour de rôle, Yared et Abera* posent devant la caméra, les sommets vertigineux en fond. Le jeune Tigréen et son compatriote Ahmara, rencontré en Libye, ne se feront pas interpeller une troisième fois à la frontière française, ils ont « changé d’avis ». Dans quelques heures, ils prendront un train pour la Suisse. « C’est la dernière photo en Italie ».

    #Covid-19#migration#migrant#italie#france#alpes#routemigratoire#sante#humanitaire#migrationirreguliere

  • Crète : quatre opérations de sauvetage menées par les gardes-côtes, 195 migrants secourus - InfoMigrants
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    Crète : quatre opérations de sauvetage menées par les gardes-côtes, 195 migrants secourus
    Par La rédaction Publié le : 06/10/2026
    Épaulés par Frontex, les gardes-côtes grecs ont porté secours à 195 migrants en mer Égée, lundi soir et mardi matin. La Crète est devenue la principale voie d’accès pour les migrants originaires du Moyen-Orient, du sous-continent indien et d’Afrique qui se dirigent vers la Grèce.Quatre opérations de sauvetage d’étrangers ont été menées au sud de la Crète, en Grèce, depuis le lundi 5 octobre dans la soirée jusqu’au mardi 6 octobre. Au total, 195 migrants ont été secourus lors de ces quatre opérations, mais on ignore pour l’instant si des femmes et des enfants figurent parmi les rescapés, explique le média grec EPT News.
    Le dernier bateau secouru transportait 50 étrangers. Il a été localisé, mardi matin, par un drone de l’agence européenne des gardes-frontières Frontex, à 40 milles nautiques (75 km) du village de Kali Limenes, par un navire de sauvetage des garde-côtes. Peu avant, toujours au sud de Kali Limenes, 65 étrangers ont également été secourus et transportés en toute sécurité jusqu’au port de la région par un navire des gardes-côtes. Par ailleurs, deux autres opérations de sauvetage ont eu lieu au large d’Agia Galini, non loin de Kali Limenes, lundi soir. Dans les deux opérations, 40 personnes ont été secourues, soit un total de 80 migrants. Localisées par un drone de Frontex, elles ont été ramenées saines et sauves au port d’Agia Galini.
    La Crète a été placée la semaine dernière en « alerte rouge », le niveau le plus élevé, à cause de forts orages et d’intenses précipitations.
    Mise sous tension des structures d’accueil localesLa Crète est devenue la principale voie d’accès pour les migrants originaires du Moyen-Orient, du sous-continent indien et d’Afrique qui se dirigent vers la Grèce, dans l’espoir de trouver une vie meilleure au cœur de la prospère Europe. Jusqu’à présent, cette année, plus de 16 000 personnes ont débarqué sur l’île après être parties de l’est libyen à bord d’embarcations de fortune fournies par des réseaux de passeurs – sur un total de près de 29 000 arrivées à l’échelle nationale, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Ces arrivées à répétition mettent sous pression les structures d’accueil locales (notamment le centre surchargé d’hébergement temporaire crétois d’Agia Chania) et les services d’urgence en Crète mal adaptés à un tel flux de migrants.
    Dans ce contexte, le gouvernement avait annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île. Le premier doit être construit dans l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième dans l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil (le centre d’Agia Chania). Les deux nouveaux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Mais pour l’heure, le projet est au point mort. La mairie d’Héraklion freine des quatre fers. Selon l’édile Alexis Kalokairinos, qui a rencontré le ministre des Migrations Thanos Plevris le 8 septembre à Athènes, plusieurs lacunes persistent autour de l’ouverture d’un centre d’accueil dans sa commune : le manque d’information à la population locale, le manque de transparence des critères d’aménagement et d’implantation, l’absence d’infrastructures d’assainissement et d’approvisionnement en eau... Depuis, le dossier est toujours en suspens.

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  • Ceuta : démantèlement du camp de migrants de Trampolin, 600 Marocains rentrent « volontairement » dans leur pays - InfoMigrants
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    Ceuta : démantèlement du camp de migrants de Trampolin, 600 Marocains rentrent « volontairement » dans leur pays
    Par La rédaction Publié le : 05/10/2026
    Une opération d’évacuation de migrants d’un vaste campement illégal situé sur la plage de Trampolin à Ceuta a été lancée dimanche et continuait ce lundi, à un peu plus d’une semaine de la visite des souverains espagnols dans cette enclave en Afrique du Nord. Environ 3 000 personnes y étaient installées. Parmi eux, de nombreux Marocains ont préféré rentrer dans leur pays.
    Une opération d’évacuation de migrants du campement illégal de la plage de Trampolin, à Ceuta, a été lancée dimanche 4 octobre et continuait lundi 5 octobre, à un peu plus d’une semaine de la visite des souverains espagnols dans cette enclave en Afrique du Nord.
    Cette plage a accueilli le plus grand campement illégal de migrants de la ville autonome, depuis l’entrée massive de personnes en provenance du Maroc, fin juillet. Les autorités estiment que 3 000 migrants y étaient installés. Elles dormaient dans des abris de fortune faits de morceaux de bois et de bâches et recevaient quotidiennement de la nourriture de la Croix-Rouge.
    Selon El Pais, « à 8 h [dimanche] une cinquantaine de fourgonnettes, trois véhicules anti-émeutes et une douzaine de véhicules militaires ont bloqué l’accès. Les forces de l’ordre ont ensuite divisé le campement en secteurs pour évacuer les personnes de leurs tentes ».
    « L’opération a duré environ 12 heures, durant lesquelles les forces de l’ordre ont évacué des groupes de personnes. Plusieurs migrants ont tenté de s’échapper à la nage », peut-on lire dans la presse espagnole.
    Deux options s’offraient aux exilés. Ils pouvaient choisir entre fournir leurs informations personnelles et s’enregistrer au Centre de rétention temporaire pour étrangers (CATE) situé sur place, afin d’être ensuite hébergés dans des structures gouvernementales selon leur profil admnistratif ; ou retourner au Maroc sans être enregistrés. Selon El Pais, près de 600 personnes avaient opté pour la seconde solution en milieu d’après-midi, dimanche. Se faire connaître est la première étape d’une procédure d’expulsion qui aboutira « presque certainement à une déportation », continue El Pais, car le Maroc est considéré comme un pays « sûr » par l’Union européenne et l’asile n’est accordé que dans des cas spécifiques.
    Lundi, la police locale a continué à boucler l’accès à la plage « empêchant la circulation automobile dans le secteur. » Avec des bus déployés sur le site, « la procédure d’hier [dimanche, ndlr] se poursuit, et le démantèlement de ceux qui vivaient encore ici [se poursuit] dans la zone de Trampolín jusqu’à Loma Colmenar », écrit El Faro de Ceuta. « Beaucoup de migrants ont fui vers les montagnes après avoir vu le déploiement. Ils veulent éviter d’être identifiés et conduits vers les centres ».
    Parallèlement, les mineurs présents sur la plage ont été conduits au commissariat pour être enregistrés et placés dans des centres d’accueil. En vertu de leur statut d’enfant, les migrants de moins de 18 ans sont inexpulsables. D’autres opérations sont prévues dans les prochains jours jusqu’au démantèlement complet du lieu de vie informel de Trampolín. Ce bidonville était le dernier camp de plage subsistant dans la ville autonome après le démantèlement complet du campement voisin de Benítez.L’évacuation du campement de Trampolín intervient avant la visite à Ceuta, prévue le 13 octobre, du roi Felipe VI et de la reine Letizia.Ce voyage, le premier du roi à Ceuta depuis son accession au trône en 2014, présente des enjeux diplomatiques délicats, le Maroc revendiquant sa souveraineté sur Ceuta et sur Melilla, l’autre enclave espagnole en Afrique du Nord que le couple royal visitera également. Ceuta, qui compte un peu plus de 80 000 habitants, a connu les 30 et 31 juillet un afflux de plus de 70 000 migrants venus du Maroc. Plus d’une centaine d’entre eux ont perdu la vie, principalement en mer, selon les autorités de Madrid et de Rabat. Si l’immense majorité est repartie dans les heures qui ont suivi, plusieurs milliers sont restés dans la petite ville autonome. La situation s’y est dégradée, suscitant des tensions et des manifestations de la population locale, qui réclame un retour à la normale.

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  • Maroc : Le consul général du Sénégal au chevet des migrants secourus à Argoub | Seneweb
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    Maroc : Le consul général du Sénégal au chevet des migrants secourus à Argoub
    Le consul général du Sénégal au Maroc s’est rendu, hier, au centre d’accueil d’Argoub où sont pris en charge plusieurs ressortissants sénégalais dont les pirogues ont été secourues par la Marine royale marocaine. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission d’identification des ressortissants sénégalais présents dans le centre.
    Le diplomate a également tenu une séance d’échanges avec les compatriotes durant plusieurs heures, afin de s’enquérir de leur situation et de recueillir les informations nécessaires à leur prise en charge. À l’issue de cette rencontre, les autorités consulaires ont indiqué que les dispositions appropriées sont prises pour faciliter le retour des ressortissants sénégalais au pays dans les meilleurs délais. Cette démarche intervient alors que les opérations de secours et d’interception de pirogues de migrants se multiplient au large des côtes marocaines, sur la route migratoire vers les îles Canaries.

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  • Maroc : plus de 300 Sénégalais candidats à l’émigration irrégulière dans des centres d’accueil | Seneweb
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    Maroc : plus de 300 Sénégalais candidats à l’émigration irrégulière dans des centres d’accueil
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Plus de 300 ressortissants sénégalais, candidats à l’émigration irrégulière, se trouvent actuellement dans les centres d’accueil de migrants de Bir-Guindouz et d’Al Argoub, dans le sud du Maroc. Cette situation intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des tentatives de départ au cours des mois d’août et de septembre, aussi bien depuis les côtes gambiennes que depuis le littoral sénégalais. ​Les 2 et 4 octobre derniers, trois embarcations transportant au total 190 Sénégalais sont arrivées à Dakhla, après avoir été secourues en mer. Selon les témoignages recueillis auprès des migrants, ces pirogues avaient pris le départ depuis la Gambie et Saint-Louis. ​Parmi les personnes secourues figurent environ 60 mineurs et une femme. La forte présence d’enfants parmi les candidats à la traversée suscite de vives préoccupations. Certains mineurs ont effectué ce voyage périlleux en compagnie de leurs pères biologiques, de leurs oncles ou de leurs frères, tous ayant pour objectif de rejoindre l’Espagne par la voie maritime.
    ​Par ailleurs, les mois d’août et de septembre ont également été marqués par plusieurs tentatives de départ depuis le littoral marocain. Certaines opérations ont été déjouées par les autorités, menant à l’arrestation d’une trentaine de personnes présentées comme des organisateurs ou des capitaines d’embarcations. Des ressortissants sénégalais figureraient également parmi les personnes interpellées.
    ⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
    – Plus de 300 Sénégalais candidats à l’émigration irrégulière se trouvent dans les centres d’accueil de Bir-Guindouz et d’Al Argoub, dans le sud du Maroc.
    – Les 2 et 4 octobre, trois embarcations transportant 190 Sénégalais sont arrivées à Dakhla après avoir été secourues en mer, parties de Gambie et Saint-Louis.
    – Parmi les secourus figurent environ 60 mineurs et une femme ; une trentaine de personnes présentées comme organisateurs ou capitaines ont été arrêtées.

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