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	<title>Pays-Bas : plusieurs arrestations apr&#232;s des manifestations anti-migrants et l'incendie d'un centre&#8230;</title>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
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	<published>2026-05-15T08:30:48Z</published>
	<updated>2026-05-15T08:30:48Z</updated>
	
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	<summary>Pays-Bas : plusieurs arrestations après des manifestations anti-migrants et l'incendie d'un centre d'accueil - InfoMigrants
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❝ Pays-Bas : plusieurs arrestations après des manifestations anti-migrants et l'incendie d'un centre d'accueil
Par Louise Huet Publié le : 14/05/2026
Aux Pays-Bas, plusieurs manifestants ont été arrêtés ces derniers jours après des rassemblements anti-migrants parfois violents devant des centres d'accueil pour demandeurs d'asile. Ces manifestations interviennent alors qu'une nouvelle loi, qui oblige les municipalités de tout le pays à se répartir une part proportionnelle de demandeurs d’asile, doit entrer en vigueur le 1er juillet.
Depuis plusieurs jours, les manifestations anti-migrants s'enchaînent aux Pays-Bas, certaines émaillées de violences. Mercredi 13 mai, la police néerlandaise a arrêté quatre hommes et dispersé des manifestants avec des canons à eau, après une nouvelle soirée de protestations contre l'arrivée de demandeurs d'asile dans un centre d'accueil d'urgence à Loosdrecht, à 35 km au sud d'Amsterdam. Selon le média Dutch News, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à proximité du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. D'abord pacifique, la manifestation a ensuite dégénéré lorsque des feux d'artifice ont été lancés sur les forces de police.La veille, mardi, Loosdrecht a été le théâtre d'une autre violente contestation. D'après la chaîne publique néerlandaise NOS, environ 400 personnes ont manifesté devant le centre d'hébergement d'urgence. Un incendie s'est déclaré après que des émeutiers ont lancé des feux d'artifice dans les buissons situés devant le bâtiment.
Les manifestants ont d'abord tenté d'empêcher les pompiers d'éteindre le feu et ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont, de leur côté, arrêté plusieurs personnes. À Loosdrecht, une partie de la population proteste contre le projet d'hébergement de 70 hommes demandeurs d'asile pendant six mois, dans une partie inoccupée du bâtiment municipal de la ville. L'objectif initial était de loger 110 personnes mais le nombre a finalement été ramené à 70 le mois dernier, après les manifestations à répétition contre leur arrivée. En début de semaine, les 15 premiers demandeurs d'asile ont rejoint le centre et étaient à l'intérieur au moment de l'incendie mardi. Aucun d'entre eux, ni le personnel du lieu, n'a été blessé.Dans la foulée, le maire de Loosdrecht, Mark Verheijen a décrété l'état d'urgence en raison de "graves troubles à l'ordre public devant la mairie, liés au centre d'hébergement d'urgence temporaire", et a déployé la police anti-émeute pour disperser la foule, qui se rassemble de manière répétée devant le centre d'accueil depuis plusieurs jours, indique la chaîne NOS. Il a pris plusieurs mesures pour empêcher de futures émeutes, notamment le contrôle des voitures entrant dans la ville et l’interdiction de se couvrir le visage.Ces tensions ont un "impact profond" sur les résidents du centre d'accueil et sur les habitants du quartier, a déclaré Mark Verheijen, qui accuse en outre les manifestants de créer un sentiment d'insécurité au sein de la communauté.
Ces tensions répétées ont suscité une vague d'indignation du côté des autorités néerlandaises. Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a qualifié cette nouvelle manifestation violente anti-migrants de "tout à fait scandaleuse" dans un message sur X."Ce que nous avons vu ce soir n'a rien à voir avec une manifestation", a affirmé de son côté le ministre de l'Asile et des Migrations, Bart van den Brink, qui a également annoncé ouvrir une enquête sur ces rassemblements violents pour déterminer les personnes et groupes à leur initiative. "Il s'agit d'actes de vandalisme et de violence, totalement inacceptables", a-t-il condamné. À l'origine de la colère des manifestants : une nouvelle loi qui oblige les municipalités de tout le pays à accueillir une part proportionnelle de demandeurs d’asile, et qui doit entrer en vigueur le 1er juillet.
L'agence néerlandaise qui gère l'hébergement des réfugiés, l'Organe central d'accueil des demandeurs d'asile (COA), doit trouver des places pour 103 000 demandeurs d'asile cette année. Environ 80 000 places ont déjà été attribuées, laissant encore un déficit de 23 000 places, rapporte Dutch News. Des bâtiments désaffectés ou peu utilisés dans certaines villes ont été trouvés comme solution temporaire.Aux Pays-Bas, les délais d'attente moyens pour obtenir l'asile sont longs. Un demandeur peut attendre 11 semaines pour le premier entretien et jusqu'à 79 semaines pour le deuxième. Le COA gère environ 300 centres d'accueil pour les demandeurs d'asile dans le pays. Le principal centre se trouve à Ter Apel, dans le nord-est, près de la frontière allemande. C’est là-bas qu’une personne doit se présenter pour déposer sa demande avant d’y être hébergée pendant trois à dix jours. Après avoir passé un examen médical, les demandeurs peuvent être transférés et répartis vers d'autres centres plus adaptés dans différentes communes. En 2024, les Pays-Bas ont reçu 3,3 % de toutes les demandes d'asile déposées en Europe. Mesuré par rapport au nombre d’habitants, le pays se classe au 14e rang.
Geert Wilders, le leader du parti anti-immigration et d'extrême droite PVV, a appelé à l'abrogation de cette nouvelle loi et a exhorté les conseils municipaux à refuser de s'y conformer. Simon Ceulemans, député du parti d'extrême droite JA21, a pour sa part déclaré que le gouvernement confrontait les habitants "du jour au lendemain à quelque chose qu'ils ne veulent pas". De son côté, le député Ismail el Abassi du parti Denk, anti-raciste et anti-discrimination, a dénoncé un climat de haine et des violences attisées par les députés de droite et d'extrême droite.
Des rassemblements contre cette mesure ont éclaté dans tous les Pays-Bas. Mardi, à Apeldoorn, au centre du pays, une manifestation d'une centaine de personnes a eu lieu pour la cinquième soirée consécutive à un rond-point du quartier de De Maten, où la municipalité prévoit d'héberger 240 demandeurs d'asile dans un ancien bâtiment scolaire. Selon la police locale, au moins cinq personnes ont été arrêtées pour avoir allumé des feux d'artifice. Les jours précédents, 41 autres personnes avaient déjà été arrêtées lors d'émeutes violentes dans la ville. À La Haye, des groupes anti-migrants et d'autres groupes pro-asile se sont fait face devant un centre d’hébergement mardi. Même constat à Ter Apel, où une contre-marche en faveur de l'immigration s'est déroulée samedi devant le centre d'enregistrement pour demandeurs d'asile. En septembre dernier, une manifestation anti-immigration, à l’appel d’une activiste et influenceuse d’ultradroite de 26 ans, à l’approche des élections de fin octobre, avait déjà causé de nombreux dégâts à La Haye.
Le gouvernement néerlandais a adopté plusieurs mesures migratoires strictes et a durci sa politique en termes d'immigration ces derniers mois. Fin avril, le Sénat a validé le double statut de protection internationale, qui aura pour conséquence de restreindre le regroupement familial. Le taux de protection des Syriens - la première nationalité demandeuse d'asile dans le pays (35 %) - a aussi drastiquement chuté en un an. En outre, en septembre 2025, Amsterdam et Kampala, la capitale ougandaise, ont signé une lettre d'intention, en vue d'un prochain accord pilote, qui prévoit d'envoyer les sans-papiers présents aux Pays-Bas vers l'Ouganda. Le plan vise les personnes déboutées de l'asile et originaires de pays voisins de l'Ouganda. Ces derniers mois, des manifestations du même type, contre les demandeurs d'asile et leurs hébergements, se sont multipliées dans d'autres pays européens : dans plusieurs villes du Royaume-Uni, comme à Epping pendant l'été 2025, pour protester contre les hôtels logeant des demandeurs d'asile, ou encore en Irlande, à Dublin, en octobre 2025, où un déferlement de violence d’extrême droite a également pris pour cible un hôtel pour demandeurs d’asile❞
#Covid-19#migrant#migration#paysbas#politiquemigratoire#asile#asile#ouganda#sante#droit</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Pays-Bas&nbsp;: plusieurs arrestations après des manifestations anti-migrants et l’incendie d’un centre d’accueil - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289967'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71391/paysbas--plusieurs-arrestations-apres-des-manifestations-antimigrants-et-lincendie-dun-centre-daccueil" class='spip_out' title="Pays-Bas : plusieurs arrestations après des manifestations anti-migrants et l'incendie d'un centre d'accueil" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71391/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>paysbas--plusieurs-arrest</span><span class='lien_fin_cachee'>ations-apres-des-manifestations-antimigrants-</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/c9e4eebf021a3437f603e9353e44bdef81ad1d83.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:56.25%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L480xH270/c9e4eebf021a3437-43b9f4b4-50e87.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/c9e4eebf021a3437f603e9353e44bdef81ad1d83.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='480' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/c9e4eebf021a3437f603e9353e44bdef81ad1d83.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Pays-Bas&nbsp;: plusieurs arrestations après des manifestations anti-migrants et l’incendie d’un centre d’accueil<br>Par Louise Huet Publié le&nbsp;: 14/05/2026<br>Aux Pays-Bas, plusieurs manifestants ont été arrêtés ces derniers jours après des rassemblements anti-migrants parfois violents devant des centres d’accueil pour demandeurs d’asile. Ces manifestations interviennent alors qu’une nouvelle loi, qui oblige les municipalités de tout le pays à se répartir une part proportionnelle de demandeurs d’asile, doit entrer en vigueur le 1er juillet.<br>Depuis plusieurs jours, les manifestations anti-migrants s’enchaînent aux Pays-Bas, certaines émaillées de violences. Mercredi 13 mai, la police néerlandaise a arrêté quatre hommes et dispersé des manifestants avec des canons à eau, après une nouvelle soirée de protestations contre l’arrivée de demandeurs d’asile dans un centre d’accueil d’urgence à Loosdrecht, à 35 km au sud d’Amsterdam. Selon le média Dutch News, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à proximité du centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. D’abord pacifique, la manifestation a ensuite dégénéré lorsque des feux d’artifice ont été lancés sur les forces de police.La veille, mardi, Loosdrecht a été le théâtre d’une autre violente contestation. D’après la chaîne publique néerlandaise NOS, environ 400 personnes ont manifesté devant le centre d’hébergement d’urgence. Un incendie s’est déclaré après que des émeutiers ont lancé des feux d’artifice dans les buissons situés devant le bâtiment.<br>Les manifestants ont d’abord tenté d’empêcher les pompiers d’éteindre le feu et ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont, de leur côté, arrêté plusieurs personnes. À Loosdrecht, une partie de la population proteste contre le projet d’hébergement de 70 hommes demandeurs d’asile pendant six mois, dans une partie inoccupée du bâtiment municipal de la ville. L’objectif initial était de loger 110 personnes mais le nombre a finalement été ramené à 70 le mois dernier, après les manifestations à répétition contre leur arrivée. En début de semaine, les 15 premiers demandeurs d’asile ont rejoint le centre et étaient à l’intérieur au moment de l’incendie mardi. Aucun d’entre eux, ni le personnel du lieu, n’a été blessé.Dans la foulée, le maire de Loosdrecht, Mark Verheijen a décrété l’état d’urgence en raison de &laquo;&nbsp;graves troubles à l’ordre public devant la mairie, liés au centre d’hébergement d’urgence temporaire&nbsp;&raquo;, et a déployé la police anti-émeute pour disperser la foule, qui se rassemble de manière répétée devant le centre d’accueil depuis plusieurs jours, indique la chaîne NOS. Il a pris plusieurs mesures pour empêcher de futures émeutes, notamment le contrôle des voitures entrant dans la ville et l’interdiction de se couvrir le visage.Ces tensions ont un &laquo;&nbsp;impact profond&nbsp;&raquo; sur les résidents du centre d’accueil et sur les habitants du quartier, a déclaré Mark Verheijen, qui accuse en outre les manifestants de créer un sentiment d’insécurité au sein de la communauté.<br>Ces tensions répétées ont suscité une vague d’indignation du côté des autorités néerlandaises. Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a qualifié cette nouvelle manifestation violente anti-migrants de &laquo;&nbsp;tout à fait scandaleuse&nbsp;&raquo; dans un message sur X."Ce que nous avons vu ce soir n’a rien à voir avec une manifestation", a affirmé de son côté le ministre de l’Asile et des Migrations, Bart van den Brink, qui a également annoncé ouvrir une enquête sur ces rassemblements violents pour déterminer les personnes et groupes à leur initiative. &laquo;&nbsp;Il s’agit d’actes de vandalisme et de violence, totalement inacceptables&nbsp;&raquo;, a-t-il condamné. À l’origine de la colère des manifestants&nbsp;: une nouvelle loi qui oblige les municipalités de tout le pays à accueillir une part proportionnelle de demandeurs d’asile, et qui doit entrer en vigueur le 1er juillet.<br>L’agence néerlandaise qui gère l’hébergement des réfugiés, l’Organe central d’accueil des demandeurs d’asile (COA), doit trouver des places pour 103 000 demandeurs d’asile cette année. Environ 80 000 places ont déjà été attribuées, laissant encore un déficit de 23 000 places, rapporte Dutch News. Des bâtiments désaffectés ou peu utilisés dans certaines villes ont été trouvés comme solution temporaire.Aux Pays-Bas, les délais d’attente moyens pour obtenir l’asile sont longs. Un demandeur peut attendre 11 semaines pour le premier entretien et jusqu’à 79 semaines pour le deuxième. Le COA gère environ 300 centres d’accueil pour les demandeurs d’asile dans le pays. Le principal centre se trouve à Ter Apel, dans le nord-est, près de la frontière allemande. C’est là-bas qu’une personne doit se présenter pour déposer sa demande avant d’y être hébergée pendant trois à dix jours. Après avoir passé un examen médical, les demandeurs peuvent être transférés et répartis vers d’autres centres plus adaptés dans différentes communes. En 2024, les Pays-Bas ont reçu 3,3&nbsp;% de toutes les demandes d’asile déposées en Europe. Mesuré par rapport au nombre d’habitants, le pays se classe au 14e rang.<br>Geert Wilders, le leader du parti anti-immigration et d’extrême droite PVV, a appelé à l’abrogation de cette nouvelle loi et a exhorté les conseils municipaux à refuser de s’y conformer. Simon Ceulemans, député du parti d’extrême droite JA21, a pour sa part déclaré que le gouvernement confrontait les habitants &laquo;&nbsp;du jour au lendemain à quelque chose qu’ils ne veulent pas&nbsp;&raquo;. De son côté, le député Ismail el Abassi du parti Denk, anti-raciste et anti-discrimination, a dénoncé un climat de haine et des violences attisées par les députés de droite et d’extrême droite.<br>Des rassemblements contre cette mesure ont éclaté dans tous les Pays-Bas. Mardi, à Apeldoorn, au centre du pays, une manifestation d’une centaine de personnes a eu lieu pour la cinquième soirée consécutive à un rond-point du quartier de De Maten, où la municipalité prévoit d’héberger 240 demandeurs d’asile dans un ancien bâtiment scolaire. Selon la police locale, au moins cinq personnes ont été arrêtées pour avoir allumé des feux d’artifice. Les jours précédents, 41 autres personnes avaient déjà été arrêtées lors d’émeutes violentes dans la ville. À La Haye, des groupes anti-migrants et d’autres groupes pro-asile se sont fait face devant un centre d’hébergement mardi. Même constat à Ter Apel, où une contre-marche en faveur de l’immigration s’est déroulée samedi devant le centre d’enregistrement pour demandeurs d’asile. En septembre dernier, une manifestation anti-immigration, à l’appel d’une activiste et influenceuse d’ultradroite de 26 ans, à l’approche des élections de fin octobre, avait déjà causé de nombreux dégâts à La Haye.<br>Le gouvernement néerlandais a adopté plusieurs mesures migratoires strictes et a durci sa politique en termes d’immigration ces derniers mois. Fin avril, le Sénat a validé le double statut de protection internationale, qui aura pour conséquence de restreindre le regroupement familial. Le taux de protection des Syriens - la première nationalité demandeuse d’asile dans le pays (35&nbsp;%) - a aussi drastiquement chuté en un an. En outre, en septembre 2025, Amsterdam et Kampala, la capitale ougandaise, ont signé une lettre d’intention, en vue d’un prochain accord pilote, qui prévoit d’envoyer les sans-papiers présents aux Pays-Bas vers l’Ouganda. Le plan vise les personnes déboutées de l’asile et originaires de pays voisins de l’Ouganda. Ces derniers mois, des manifestations du même type, contre les demandeurs d’asile et leurs hébergements, se sont multipliées dans d’autres pays européens&nbsp;: dans plusieurs villes du Royaume-Uni, comme à Epping pendant l’été 2025, pour protester contre les hôtels logeant des demandeurs d’asile, ou encore en Irlande, à Dublin, en octobre 2025, où un déferlement de violence d’extrême droite a également pris pour cible un hôtel pour demandeurs d’asile </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/paysbas'>paysbas</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/politiquemigratoire'>politiquemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/asile'>asile</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/asile'>asile</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/ouganda'>ouganda</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>&#201;tudiants &#233;trangers en France : des manifestations dans plusieurs villes malgr&#233; l'assouplissement&#8230;</title>
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	<published>2026-05-15T08:27:04Z</published>
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	<summary>Étudiants étrangers en France : des manifestations dans plusieurs villes malgré l’assouplissement du décret sur les frais d'inscription - InfoMigrants
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❝ Étudiants étrangers en France : des manifestations dans plusieurs villes malgré l’assouplissement du décret sur les frais d'inscription
Par La rédaction Publié le : 14/05/2026
Bien que le ministre de l’Enseignement supérieur ait décidé d'atténuer le durcissement prévu à la rentrée concernant les droits d'inscription à l'université des étudiants non ressortissants de l'Union européenne, plusieurs centaines de personnes ont manifesté, mardi, contre cette mesure, à Paris et dans plusieurs villes de France.
Le ministre français de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a décidé d'atténuer le durcissement prévu à la rentrée concernant les droits d'inscription des étudiants non ressortissants de l'Union européenne (UE), en relevant le plafond d'exonération accordé aux universités, a annoncé mardi 12 mai le ministère.Malgré cette annonce, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, le même jour, à Paris et dans plusieurs villes de France, contre l'augmentation qu'ils jugent injuste des frais d'inscription à l'université pour la majorité des étudiants étrangers extracommunautaires.
À Paris, environ 500 étudiants, enseignants, personnels administratifs des universités et représentants syndicaux (Snesup-FSU, Unsa Sup-Recherhe, Unef, Fage, Union étudiante...) ont défilé, sans incident, dans le quartier Latin contre la mesure qui concernerait 100 000 étudiants. Parmi les pancartes, on pouvait lire "non au tri social", "xénophobie c'est non" ou encore "même fac, même droits"."La France va perdre beaucoup d'étudiants, elle ne sera plus attractive", prédit Boussad, 26 ans, étudiant algérien en master 1 en physiopathologie à Paris, interrogé par l’AFP, qui envisage de trouver un apprentissage dans une école privée à la rentrée, pour ne pas avoir à payer.
Kanouté, étudiant malien de 19 ans, raconte, lui, être arrivé en France en septembre en licence 1 de droit avec 5 000 euros, et travailler 15 heures par semaine dans une grande surface. "On est venu pour étudier, pas pour profiter du système", souligne-t-il, critiquant une "politique discriminatoire".
Dans le cadre d'un nouveau plan baptisé "Choose France For Higher Education", le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste avait annoncé le 20 avril vouloir faire appliquer strictement les droits d'inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu'ici peu effectifs.Le gouvernement défend une logique de rééquilibrage financier, et soutient que l'augmentation des frais renforcerait la valeur perçue des diplômes français et attirerait des profils jugés à fort potentiel ou disposant de ressources suffisantes, dans une logique proche de certains pays anglo-saxons.Dans sa nouvelle version, examinée mardi par un organe consultatif présidé par le ministre et réunissant des représentants des personnels, des étudiants et des établissements, ce projet de décret autorise désormais les universités à exonérer jusqu'à 20 % de leurs étudiants extracommunautaires des droits d'inscription.
Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne seront donc appelés à la rentrée à s'acquitter de droits d'inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd'hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. "Ces droits (...) correspondent à moins d'un tiers du coût réel de la formation, ce qui veut dire que derrière, il reste 8 000 euros qui sont aujourd'hui payés par la communauté nationale", a redit mardi devant les députés Philippe Baptiste.
Un premier projet de décret examiné la semaine dernière par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) prévoyait d'autoriser les universités à exonérer seulement 10 % de leurs étudiants extracommunautaires de ces frais d'inscription différenciés. La séance avait été boycottée par une large partie de ses membres.
Une nouvelle mouture présentée mardi relève donc ce plafond à 20 % des effectifs d'étudiants hors Union européenne. Cette évolution passera par deux paliers transitoires : un plafond à 30 % dès la prochaine rentrée, puis 25 % en 2027. Une intersyndicale appelle à manifester à nouveau le mardi 26 mai partout en France pour obtenir le retrait du texte❞
#covid-19#migrant#migration#france#etudiant#choosefrance#cneser#droit#sante#immigration#politiquemigratoire</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Étudiants étrangers en France&nbsp;: des manifestations dans plusieurs villes malgré l’assouplissement du décret sur les frais d’inscription - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289963'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71389/etudiants-etrangers-en-france--des-manifestations-dans-plusieurs-villes-malgre-lassouplissement-du-decret-sur-les-frais-dinscription" class='spip_out' title="Étudiants étrangers en France : des manifestations dans plusieurs villes malgré l’assouplissement du décret sur les frais d'inscription" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71389/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>etudiants-etrangers-en-fr</span><span class='lien_fin_cachee'>ance--des-manifestations-dans-plusieurs-ville</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/8e0e6f15ca9e15ef059fb92ec1dcea9bf9dd400f.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.502463054187%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L406xH270/8e0e6f15ca9e15ef-c6ce9cd5-8f44b.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/8e0e6f15ca9e15ef059fb92ec1dcea9bf9dd400f.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='406' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/8e0e6f15ca9e15ef059fb92ec1dcea9bf9dd400f.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Étudiants étrangers en France&nbsp;: des manifestations dans plusieurs villes malgré l’assouplissement du décret sur les frais d’inscription<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 14/05/2026<br>Bien que le ministre de l’Enseignement supérieur ait décidé d’atténuer le durcissement prévu à la rentrée concernant les droits d’inscription à l’université des étudiants non ressortissants de l’Union européenne, plusieurs centaines de personnes ont manifesté, mardi, contre cette mesure, à Paris et dans plusieurs villes de France.<br>Le ministre français de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a décidé d’atténuer le durcissement prévu à la rentrée concernant les droits d’inscription des étudiants non ressortissants de l’Union européenne (UE), en relevant le plafond d’exonération accordé aux universités, a annoncé mardi 12 mai le ministère.Malgré cette annonce, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, le même jour, à Paris et dans plusieurs villes de France, contre l’augmentation qu’ils jugent injuste des frais d’inscription à l’université pour la majorité des étudiants étrangers extracommunautaires.<br>À Paris, environ 500 étudiants, enseignants, personnels administratifs des universités et représentants syndicaux (Snesup-FSU, Unsa Sup-Recherhe, Unef, Fage, Union étudiante...) ont défilé, sans incident, dans le quartier Latin contre la mesure qui concernerait 100 000 étudiants. Parmi les pancartes, on pouvait lire &laquo;&nbsp;non au tri social&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;xénophobie c’est non&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;même fac, même droits&nbsp;&raquo;."La France va perdre beaucoup d’étudiants, elle ne sera plus attractive", prédit Boussad, 26 ans, étudiant algérien en master 1 en physiopathologie à Paris, interrogé par l’AFP, qui envisage de trouver un apprentissage dans une école privée à la rentrée, pour ne pas avoir à payer.<br>Kanouté, étudiant malien de 19 ans, raconte, lui, être arrivé en France en septembre en licence 1 de droit avec 5 000 euros, et travailler 15 heures par semaine dans une grande surface. &laquo;&nbsp;On est venu pour étudier, pas pour profiter du système&nbsp;&raquo;, souligne-t-il, critiquant une &laquo;&nbsp;politique discriminatoire&nbsp;&raquo;.<br>Dans le cadre d’un nouveau plan baptisé &laquo;&nbsp;Choose France For Higher Education&nbsp;&raquo;, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste avait annoncé le 20 avril vouloir faire appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu’ici peu effectifs.Le gouvernement défend une logique de rééquilibrage financier, et soutient que l’augmentation des frais renforcerait la valeur perçue des diplômes français et attirerait des profils jugés à fort potentiel ou disposant de ressources suffisantes, dans une logique proche de certains pays anglo-saxons.Dans sa nouvelle version, examinée mardi par un organe consultatif présidé par le ministre et réunissant des représentants des personnels, des étudiants et des établissements, ce projet de décret autorise désormais les universités à exonérer jusqu’à 20&nbsp;% de leurs étudiants extracommunautaires des droits d’inscription.<br>Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne seront donc appelés à la rentrée à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. &laquo;&nbsp;Ces droits (...) correspondent à moins d’un tiers du coût réel de la formation, ce qui veut dire que derrière, il reste 8 000 euros qui sont aujourd’hui payés par la communauté nationale&nbsp;&raquo;, a redit mardi devant les députés Philippe Baptiste.<br>Un premier projet de décret examiné la semaine dernière par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) prévoyait d’autoriser les universités à exonérer seulement 10&nbsp;% de leurs étudiants extracommunautaires de ces frais d’inscription différenciés. La séance avait été boycottée par une large partie de ses membres.<br>Une nouvelle mouture présentée mardi relève donc ce plafond à 20&nbsp;% des effectifs d’étudiants hors Union européenne. Cette évolution passera par deux paliers transitoires&nbsp;: un plafond à 30&nbsp;% dès la prochaine rentrée, puis 25&nbsp;% en 2027. Une intersyndicale appelle à manifester à nouveau le mardi 26 mai partout en France pour obtenir le retrait du texte </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/france'>france</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/etudiant'>etudiant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/choosefrance'>choosefrance</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/cneser'>cneser</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/immigration'>immigration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/politiquemigratoire'>politiquemigratoire</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>En Tunisie, les b&#233;b&#233;s de la migration pris au pi&#232;ge, sans acc&#232;s &#224; la sant&#233; ou &#224; l'&#233;ducation</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-15T08:23:22Z</published>
	<updated>2026-05-15T08:23:22Z</updated>
	
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	<summary>En Tunisie, les bébés de la migration pris au piège, sans accès à la santé ou à l’éducation
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/05/14/en-tunisie-les-bebes-de-la-migration-pris-au-piege-sans-acces-a-la-sante-ou-a-l-education_6689112_3212.html
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❝En Tunisie, les bébés de la migration pris au piège, sans accès à la santé ou à l’éducation
Par Driss Rejichi (El Amra [Tunisie], envoyé spécial)
dans le camp du « kilomètre 31 », au nord de Sfax, les ruines des cabanes détruites par la police sont encore fumantes. L’opération de démantèlement a été menée aux aurores, le 7 mai. Une telle scène est devenue banale dans la région d’El-Amra, dont les oliveraies abritent depuis 2023 des dizaines de camps d’exilés subsahariens.Au milieu des abris détruits et des matelas brûlés, seule une cabane en bois et en sacs plastiques tient encore debout. « On a supplié en disant qu’il y avait des bébés à l’intérieur et, finalement, ils n’ont rien touché », explique Christian Mani, père camerounais de jumelles, Emmanuella et Israela, assoupies sur un matelas.Les bébés sont nés une semaine plus tôt, en pleine nuit, à l’intérieur de la tente. « L’Organisation internationale pour les migrations nous a dit que les ambulances ne pouvaient pas entrer dans le camp », explique M. Mani. Comme ses filles, des dizaines d’enfants seraient nés sans assistance au « kilomètre 31 ».
Dans les camps d’El-Amra, de nombreuses mères se déplacent désormais avec leurs nourrissons sur le dos. « Je pense qu’au moins 80 % des filles dans les oliveraies sont déjà tombées enceintes, si ce n’est 100 % », assure de son côté Naomie, une autre Camerounaise établie au « kilomètre 19 », qui a donné naissance à une fille en février.
« On a déjà du mal à avoir des médicaments, alors imaginez pour la contraception », soupire Naomie, qui préfère ne pas donner son identité. D’après la jeune mère, au « kilomètre 19 », le nombre de bébés et d’enfants en bas âge se rapproche « probablement de la centaine ».
En Tunisie, le sujet des naissances de bébés subsahariens alimente le fantasme d’un « changement de composition démographique », expression employée par le président Kaïs Saïed en février 2023. En avril 2025, le député Tarak Mahdi assurait, quant à lui, qu’au moins 6 000 naissances de migrants irréguliers avaient été enregistrées.
« Concernant ces chiffres, je crois qu’il y a beaucoup de manipulations pour prouver le récit officiel sur les dangers démographiques », tempère Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.Même s’ils bénéficient, selon la loi, des mêmes droits fondamentaux à l’éducation ou à la santé, dans les faits, « ces enfants migrants en sont privés », déplore aussi Romdhane Ben Amor, même s’agissant des familles installées dans les grandes villes. Que ce soit pour une inscription à l’école ou un suivi médical, « les parents évitent d’aller vers les autorités, pour ne pas aggraver le risque d’être arrêtés ou expulsés », explique M. Ben Amor.
Dans les oliveraies d’El-Amra, les droits fondamentaux des enfants ne sont pas plus protégés. « On avait construit une cabane école il y a plusieurs mois, avec pour projet de leur apprendre au moins l’alphabet, mais elle a rapidement été détruite », déplore Christian Mani.Dans le camp du « kilomètre 31 », Yakou, 8 mois, joue sur le sable avec son ami Mohamed, un an et demi. « On a peur d’aller à la clinique en ville, donc mon fils n’a pas de suivi médical », explique Fatime Koné, la mère de Yakou. Cette Malienne redoute les arrestations en dehors des camps, qui ciblent même les enfants et leurs parents.
Fatime reconnaît avoir eu « la chance » d’accoucher à l’hôpital de Jebeniana, à quelques kilomètres du camp. « Les médecins m’avaient donné des médicaments et un carnet de suivi médical, mais tout a été brûlé par la police », déplore la jeune mère. Plusieurs autres parents confirment que les affaires des bébés et des enfants sont rarement épargnées lors des démantèlements.
Les parents ont aussi rarement les moyens de déclarer la naissance de leurs enfants, même lorsque celle-ci a lieu à l’hôpital. Après avoir accouché à la clinique de Sfax, Naomie explique avoir réclamé un certificat médical de naissance « pendant plusieurs jours d’affilée », avant de rentrer au « kilomètre 19 » sans que le document lui soit délivré. « En Tunisie, avec des enfants, tu t’en remets seulement à Dieu », dit-elle.La jeune Camerounaise dénonce également un manque de considération des soignants. « J’ai accouché seule et dans la douleur », se remémore Naomie, qui affirme avoir été laissée sans surveillance dans son lit pendant plusieurs heures. Des allégations corroborées par Fatime Koné, qui aurait patienté dix heures seule dans une chambre avant d’être prise en charge à Jebeniana. Contactés, le ministère de la santé et les hôpitaux de Sfax et de Jebeniana n’ont pas répondu.
De nombreux migrants se tournent vers le programme de rapatriement mis en place par les autorités tunisiennes. Mais pour Fatime Koné, originaire de Bamako, où la situation sécuritaire est très dégradée, « la seule option restante, c’est la mer », soit le voyage vers l’Europe. Pourtant, même si l’arrivée du printemps lance la saison des départs, les parents et leurs enfants restent des passagers non prioritaires, les « coxeurs » (passeurs) ne faisant pas payer leurs places aux nouveau-nés. « Il est rare qu’ils acceptent d’en emmener plus de cinq sur un bateau », explique Fatime Koné. Les barques métalliques sont aussi souvent surchargées, provoquant des naufrages meurtriers pour les enfants, qui sont rarement équipés de bouées de sauvetage adaptées. Quant aux bateaux secourus ou interceptés par les garde-côtes, leurs occupants continuent d’être expulsés vers les Etats d’Afrique du Nord, même accompagnés d’enfants❞
#Covid-19#migration#migrant#tunisie#sante#mineur#camp#rapatriement#droit#subsaharien</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>En Tunisie, les bébés de la migration pris au piège, sans accès à la santé ou à l’éducation<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289952'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/05/14/en-tunisie-les-bebes-de-la-migration-pris-au-piege-sans-acces-a-la-sante-ou-a-l-education_6689112_3212.html" class='spip_out' title="Client Challenge" hreflang="en"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>lemonde.fr</span>/</span><span class='lien_off'>afrique/</span><span class='lien_off'>article/</span><span class='lien_off'>2026/</span><span class='lien_off'>05/</span><span class='lien_off'>14/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>en-tunisie-les-bebes-de-la-migr</span><span class='lien_fin_cachee'>ation-pris-au-piege-sans-acces-a-la-sante-ou-</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://img.lemde.fr/2026/05/14/0/0/5167/3445/1440/960/60/0/f844e2d_upload-1-e3fd20mwrxvd-2024-10-18t103146z-946985893-rc27maayqw9c-rtrmadp-3-tunisia-migration.JPG' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH400/f844e2d_upload-1-055f1d22-f261c.jpg' alt='' data-photo='https://img.lemde.fr/2026/05/14/0/0/5167/3445/1440/960/60/0/f844e2d_upload-1-e3fd20mwrxvd-2024-10-18t103146z-946985893-rc27maayqw9c-rtrmadp-3-tunisia-migration.JPG' data-photo-h='960' data-photo-w='1440' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://img.lemde.fr/2026/05/14/0/0/5167/3445/1440/960/60/0/f844e2d_upload-1-e3fd20mwrxvd-2024-10-18t103146z-946985893-rc27maayqw9c-rtrmadp-3-tunisia-migration.JPG </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> En Tunisie, les bébés de la migration pris au piège, sans accès à la santé ou à l’éducation<br>Par Driss Rejichi (El Amra [Tunisie], envoyé spécial)<br>dans le camp du &#171;&nbsp;kilomètre 31&nbsp;&#187;, au nord de Sfax, les ruines des cabanes détruites par la police sont encore fumantes. L’opération de démantèlement a été menée aux aurores, le 7 mai. Une telle scène est devenue banale dans la région d’El-Amra, dont les oliveraies abritent depuis 2023 des dizaines de camps d’exilés subsahariens.Au milieu des abris détruits et des matelas brûlés, seule une cabane en bois et en sacs plastiques tient encore debout. &#171;&nbsp;On a supplié en disant qu’il y avait des bébés à l’intérieur et, finalement, ils n’ont rien touché&nbsp;&#187;, explique Christian Mani, père camerounais de jumelles, Emmanuella et Israela, assoupies sur un matelas.Les bébés sont nés une semaine plus tôt, en pleine nuit, à l’intérieur de la tente. &#171;&nbsp;L’Organisation internationale pour les migrations nous a dit que les ambulances ne pouvaient pas entrer dans le camp&nbsp;&#187;, explique M.&nbsp;Mani. Comme ses filles, des dizaines d’enfants seraient nés sans assistance au &#171;&nbsp;kilomètre 31&nbsp;&#187;.<br>Dans les camps d’El-Amra, de nombreuses mères se déplacent désormais avec leurs nourrissons sur le dos. &#171;&nbsp;Je pense qu’au moins 80&nbsp;% des filles dans les oliveraies sont déjà tombées enceintes, si ce n’est 100&nbsp;%&nbsp;&#187;, assure de son côté Naomie, une autre Camerounaise établie au &#171;&nbsp;kilomètre 19&nbsp;&#187;, qui a donné naissance à une fille en février.<br>&#171;&nbsp;On a déjà du mal à avoir des médicaments, alors imaginez pour la contraception&nbsp;&#187;, soupire Naomie, qui préfère ne pas donner son identité. D’après la jeune mère, au &#171;&nbsp;kilomètre 19&nbsp;&#187;, le nombre de bébés et d’enfants en bas âge se rapproche &#171;&nbsp;probablement de la centaine&nbsp;&#187;.<br>En Tunisie, le sujet des naissances de bébés subsahariens alimente le fantasme d’un &#171;&nbsp;changement de composition démographique&nbsp;&#187;, expression employée par le président Kaïs Saïed en février 2023. En avril 2025, le député Tarak Mahdi assurait, quant à lui, qu’au moins 6 000 naissances de migrants irréguliers avaient été enregistrées.<br>&#171;&nbsp;Concernant ces chiffres, je crois qu’il y a beaucoup de manipulations pour prouver le récit officiel sur les dangers démographiques&nbsp;&#187;, tempère Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.Même s’ils bénéficient, selon la loi, des mêmes droits fondamentaux à l’éducation ou à la santé, dans les faits, &#171;&nbsp;ces enfants migrants en sont privés&nbsp;&#187;, déplore aussi Romdhane Ben Amor, même s’agissant des familles installées dans les grandes villes. Que ce soit pour une inscription à l’école ou un suivi médical, &#171;&nbsp;les parents évitent d’aller vers les autorités, pour ne pas aggraver le risque d’être arrêtés ou expulsés&nbsp;&#187;, explique M.&nbsp;Ben Amor.<br>Dans les oliveraies d’El-Amra, les droits fondamentaux des enfants ne sont pas plus protégés. &#171;&nbsp;On avait construit une cabane école il y a plusieurs mois, avec pour projet de leur apprendre au moins l’alphabet, mais elle a rapidement été détruite&nbsp;&#187;, déplore Christian Mani.Dans le camp du &#171;&nbsp;kilomètre 31&nbsp;&#187;, Yakou, 8 mois, joue sur le sable avec son ami Mohamed, un an et demi. &#171;&nbsp;On a peur d’aller à la clinique en ville, donc mon fils n’a pas de suivi médical&nbsp;&#187;, explique Fatime Koné, la mère de Yakou. Cette Malienne redoute les arrestations en dehors des camps, qui ciblent même les enfants et leurs parents.<br>Fatime reconnaît avoir eu &#171;&nbsp;la chance&nbsp;&#187; d’accoucher à l’hôpital de Jebeniana, à quelques kilomètres du camp. &#171;&nbsp;Les médecins m’avaient donné des médicaments et un carnet de suivi médical, mais tout a été brûlé par la police&nbsp;&#187;, déplore la jeune mère. Plusieurs autres parents confirment que les affaires des bébés et des enfants sont rarement épargnées lors des démantèlements.<br>Les parents ont aussi rarement les moyens de déclarer la naissance de leurs enfants, même lorsque celle-ci a lieu à l’hôpital. Après avoir accouché à la clinique de Sfax, Naomie explique avoir réclamé un certificat médical de naissance &#171;&nbsp;pendant plusieurs jours d’affilée&nbsp;&#187;, avant de rentrer au &#171;&nbsp;kilomètre 19&nbsp;&#187; sans que le document lui soit délivré. &#171;&nbsp;En Tunisie, avec des enfants, tu t’en remets seulement à Dieu&nbsp;&#187;, dit-elle.La jeune Camerounaise dénonce également un manque de considération des soignants. &#171;&nbsp;J’ai accouché seule et dans la douleur&nbsp;&#187;, se remémore Naomie, qui affirme avoir été laissée sans surveillance dans son lit pendant plusieurs heures. Des allégations corroborées par Fatime Koné, qui aurait patienté dix heures seule dans une chambre avant d’être prise en charge à Jebeniana. Contactés, le ministère de la santé et les hôpitaux de Sfax et de Jebeniana n’ont pas répondu.<br>De nombreux migrants se tournent vers le programme de rapatriement mis en place par les autorités tunisiennes. Mais pour Fatime Koné, originaire de Bamako, où la situation sécuritaire est très dégradée, &#171;&nbsp;la seule option restante, c’est la mer&nbsp;&#187;, soit le voyage vers l’Europe. Pourtant, même si l’arrivée du printemps lance la saison des départs, les parents et leurs enfants restent des passagers non prioritaires, les &#171;&nbsp;coxeurs&nbsp;&#187; (passeurs) ne faisant pas payer leurs places aux nouveau-nés. &#171;&nbsp;Il est rare qu’ils acceptent d’en emmener plus de cinq sur un bateau&nbsp;&#187;, explique Fatime Koné. Les barques métalliques sont aussi souvent surchargées, provoquant des naufrages meurtriers pour les enfants, qui sont rarement équipés de bouées de sauvetage adaptées. Quant aux bateaux secourus ou interceptés par les garde-côtes, leurs occupants continuent d’être expulsés vers les Etats d’Afrique du Nord, même accompagnés d’enfants </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/tunisie'>tunisie</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mineur'>mineur</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/camp'>camp</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/rapatriement'>rapatriement</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/subsaharien'>subsaharien</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Est de la Libye : 120 migrants d&#233;tenus par des trafiquants d'&#234;tres humains secourus par les&#8230;</title>
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		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
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	<published>2026-05-14T08:57:04Z</published>
	<updated>2026-05-14T08:57:04Z</updated>
	
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	<summary>Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d'êtres humains secourus par les autorités - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71359/est-de-la-libye--120-migrants-detenus-par-des-trafiquants-detres-humains-secourus-par-les-autorites
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❝ Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d'êtres humains secourus par les autorités
Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
Les autorités de l'est de la Libye ont annoncé lundi avoir retrouvé et libéré 120 exilés qui étaient détenus par des trafiquants d'êtres humains, au sud de Benghazi. Dans le même temps, les corps de deux migrants bangladais et d'un Égyptien provenant du même groupe ont été récupérés sur une plage des côtes libyennes.
Un lieu où "les êtres humains sont transformés en simple "marchandise" entre les mains de trafiquants qui n'ont aucune morale". C'est ainsi que la direction de la sécurité de la ville d'Ajdabiya, à l'est de la Libye et au sud de Benghazi, a annoncé lundi 11 mai avoir retrouvé et secouru 120 migrants qui étaient retenus prisonniers par des trafiquants d'êtres humains.
Dans un communiqué publié sur Facebook, la direction de la sécurité de la ville a détaillé l'opération menée pour libérer les exilés, qui a duré près de deux semaines. Tout commence début mai, quand les forces de l'ordre libyennes découvrent trois corps de migrants - deux Bangladais et un Égyptien - sur le rivage de la ville côtière de Bishr, à côté d'une embarcation elle aussi échouée sur la plage. Elles retrouvent à l'intérieur du bateau neuf passeports bangladais et égyptiens, puis décident de lancer une enquête et de déployer des patrouilles dans les environs.
Un migrant égyptien, "qui présentait des signes d'épuisement et de fatigue", est ensuite arrêté puis interrogé par la police à Bishr. Les autorités apprennent qu'il s'est échappé du lieu où il était retenu par des trafiquants, "un repaire utilisé pour torturer les migrants et faire chanter leurs familles", et que les trois corps retrouvés sur la plage proviennent du même endroit où il était retenu prisonnier. Notamment avec l'aide de l'Égyptien, la police se rend aux divers lieux où d'autres candidats à l'exil vers l'Europe sont détenus, et identifient plusieurs sites utilisés "pour le logement et la torture des migrants".
Après "plusieurs raids", 120 exilés - des hommes et des femmes de différentes nationalités, notamment bangladais et égyptiens - qui étaient en captivité sont secourus et libérés, selon le communiqué. Pendant leur détention, ces migrants ont été "contraints de supplier qu'on leur vienne en aide sous les coups et les coups de fouet, pendant que leurs souffrances étaient filmées dans des vidéos envoyées à leurs familles pour leur extorquer de l'argent", ajoutent les autorités. Ces différentes opérations ont également abouti à "la saisie d'un petit chantier naval dans la ville d'Ajdabiya, qui était utilisé par les trafiquants pour fabriquer des bateaux de contrebande" servant à la migration irrégulière, "équipé de machines de menuiserie et de matières premières nécessaires à la construction de bateaux", précisent-elles.
Dans son communiqué, la direction de la sécurité d'Ajdabiya a partagé des photos montrant plusieurs migrants assis par terre après avoir été libérés des mains des trafiquants, ainsi que des images de passeports, de moteurs de bateaux, de bidons d’eau en plastique bleu et d'embarcations en bois, certaines entièrement assemblées et d’autres encore en cours de construction, retrouvés sur les lieux de détention. En tout, six bateaux ont été saisis.
Des mandats d'arrêts ont été émis contre les trafiquants d’êtres humains "en fuite" et "le procureur a ordonné l'expulsion des migrants qui ont été arrêtés", indique encore le communiqué, sans donner plus de détails.
Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un lieu de transit pour des milliers de migrants subsahariens qui cherchent à fuir la violence et la pauvreté dans leur pays, et à trouver une vie meilleure en Europe. Le pays est miné par des divisions et la présence d'une multitude de groupes armés aux allégeances mouvantes et de réseaux de trafiquants en tout genre. 
En Libye, les migrants sont régulièrement détenus de façon arbitraire dans des prisons, parfois clandestines et gérées par des trafiquants, où ils sont soumis à toutes sortes de violences : coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle, torture filmée puis envoyée aux familles pour extorquer de l'argent en échange de la libération de leur proche... Au fil des années, InfoMigrants a collecté de nombreux témoignages d'exilés décrivant ces exactions, notamment celui de Marie. Cette Camerounaise et sa fille de sept ans, Aya, sont passées par les terribles prisons libyennes de Zaouïa et d’Abou Salim, à l'ouest du pays, en 2024 et 2025, pendant plusieurs mois à chaque fois.
"La vie en prison est horrible. J’ai encore des cicatrices sur mon visage tellement ils me frappaient. Je ne sais même pas comment vous expliquer… Un jour, ils ont voulu me violer. Aya a hurlé, elle a pleuré, elle s’est jetée sur moi pour les empêcher de me faire ça. Elle a crié : 'Laissez ma maman, laissez-la !' Alors ils m’ont laissée, mais ils ont violé les autres femmes à côté de moi", a-t-elle confié à InfoMigrants en janvier. Dans un récent rapport publié mi-février, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a souligné que les migrants, dont des mineurs, continuaient toujours à être victimes de "violations systématiques et généralisées des droits humains" en Libye. Le rapport décrit des cas d'hommes contraints de travailler sans salaire ni nourriture suffisante, et de filles séparées de leur mère. Le document évoque aussi "une réalité brutale et normalisée" sur les migrants dans le pays et dénonce "un modèle d'exploitation" qui profite de la "vulnérabilité accrue" des exilés.
Environ 5 000 personnes détenues dans des centres officiels suite à des "interceptions illégales et dangereuses en mer" sont victimes de violences sexuelles et sexistes, de torture, d'esclavage et de disparitions forcées, précise ce rapport de l'ONU.
Par ailleurs, ces dernières semaines, les découvertes de corps de migrants se multiplient dans l’est de la Libye, alors que de plus en plus de personnes empruntent la route dite de Tobrouk pour tenter de rejoindre l'île de Crète, en Grèce, et éviter le renforcement des contrôles des autorités à l'ouest du pays. Pour Tarek Lamloum, chercheur au Centre d'études de Benghazi sur les migrants et les réfugiés, ces drames sont le résultat du trafic d’êtres humains très lucratif qui s’est développé dans la région autour de ces départs. "Toute une économie a été créée autour de la présence des candidats au départ. [...] La région tire désormais profit de ce phénomène migratoire de manière très importante", soulignait-il à InfoMigrants début mai.
"En ce qui concerne les départs en eux-mêmes, les types de bateaux varient. Il y a des bateaux en bois, relativement en bon état, équipés de radios, qui quittent les ports en étant accompagnés de vedettes appartenant aux gardes-côtes ou aux milices libyennes. [...] D'autres départs se font sur des canots pneumatiques précaires et, malheureusement, les naufrages sont fréquents et les victimes sont le plus souvent des Africains subsahariens ou des Soudanais. Ce sont les départs dans ce type de bateaux qui causent le plus de décès", expliquait-il encore. Selon le Mixed migration centre, le nombre de migrants en Libye s’élevait à 939 638 en décembre 2025. Cela représente une augmentation de 14 % par rapport à la même période en 2024 (824 131).❞
#Covid-19#migration#migrant#routemigratoire#migrationirreguliere#libye#traite#trafic#violence#sante#mortalite#subsaharien</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Est de la Libye&nbsp;: 120 migrants détenus par des trafiquants d’êtres humains secourus par les autorités - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289545'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71359/est-de-la-libye--120-migrants-detenus-par-des-trafiquants-detres-humains-secourus-par-les-autorites" class='spip_out' title="Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d'êtres humains secourus par les autorités" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71359/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>est-de-la-libye--120-migr</span><span class='lien_fin_cachee'>ants-detenus-par-des-trafiquants-detres-humai</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/84f96723134a098d1e7e14279f98495ab995c634.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L405xH270/84f96723134a098d-0b57b2b2-add97.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/84f96723134a098d1e7e14279f98495ab995c634.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='405' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/84f96723134a098d1e7e14279f98495ab995c634.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Est de la Libye&nbsp;: 120 migrants détenus par des trafiquants d’êtres humains secourus par les autorités<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 13/05/2026<br>Les autorités de l’est de la Libye ont annoncé lundi avoir retrouvé et libéré 120 exilés qui étaient détenus par des trafiquants d’êtres humains, au sud de Benghazi. Dans le même temps, les corps de deux migrants bangladais et d’un Égyptien provenant du même groupe ont été récupérés sur une plage des côtes libyennes.<br>Un lieu où "les êtres humains sont transformés en simple &laquo;&nbsp;marchandise&nbsp;&raquo; entre les mains de trafiquants qui n’ont aucune morale". C’est ainsi que la direction de la sécurité de la ville d’Ajdabiya, à l’est de la Libye et au sud de Benghazi, a annoncé lundi 11 mai avoir retrouvé et secouru 120 migrants qui étaient retenus prisonniers par des trafiquants d’êtres humains.<br>Dans un communiqué publié sur Facebook, la direction de la sécurité de la ville a détaillé l’opération menée pour libérer les exilés, qui a duré près de deux semaines. Tout commence début mai, quand les forces de l’ordre libyennes découvrent trois corps de migrants - deux Bangladais et un Égyptien - sur le rivage de la ville côtière de Bishr, à côté d’une embarcation elle aussi échouée sur la plage. 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Notamment avec l’aide de l’Égyptien, la police se rend aux divers lieux où d’autres candidats à l’exil vers l’Europe sont détenus, et identifient plusieurs sites utilisés &laquo;&nbsp;pour le logement et la torture des migrants&nbsp;&raquo;.<br>Après &laquo;&nbsp;plusieurs raids&nbsp;&raquo;, 120 exilés - des hommes et des femmes de différentes nationalités, notamment bangladais et égyptiens - qui étaient en captivité sont secourus et libérés, selon le communiqué. Pendant leur détention, ces migrants ont été &laquo;&nbsp;contraints de supplier qu’on leur vienne en aide sous les coups et les coups de fouet, pendant que leurs souffrances étaient filmées dans des vidéos envoyées à leurs familles pour leur extorquer de l’argent&nbsp;&raquo;, ajoutent les autorités. Ces différentes opérations ont également abouti à &laquo;&nbsp;la saisie d’un petit chantier naval dans la ville d’Ajdabiya, qui était utilisé par les trafiquants pour fabriquer des bateaux de contrebande&nbsp;&raquo; servant à la migration irrégulière, &laquo;&nbsp;équipé de machines de menuiserie et de matières premières nécessaires à la construction de bateaux&nbsp;&raquo;, précisent-elles.<br>Dans son communiqué, la direction de la sécurité d’Ajdabiya a partagé des photos montrant plusieurs migrants assis par terre après avoir été libérés des mains des trafiquants, ainsi que des images de passeports, de moteurs de bateaux, de bidons d’eau en plastique bleu et d’embarcations en bois, certaines entièrement assemblées et d’autres encore en cours de construction, retrouvés sur les lieux de détention. En tout, six bateaux ont été saisis.<br>Des mandats d’arrêts ont été émis contre les trafiquants d’êtres humains &laquo;&nbsp;en fuite&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;le procureur a ordonné l’expulsion des migrants qui ont été arrêtés&nbsp;&raquo;, indique encore le communiqué, sans donner plus de détails.<br>Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un lieu de transit pour des milliers de migrants subsahariens qui cherchent à fuir la violence et la pauvreté dans leur pays, et à trouver une vie meilleure en Europe. Le pays est miné par des divisions et la présence d’une multitude de groupes armés aux allégeances mouvantes et de réseaux de trafiquants en tout genre.<br>En Libye, les migrants sont régulièrement détenus de façon arbitraire dans des prisons, parfois clandestines et gérées par des trafiquants, où ils sont soumis à toutes sortes de violences&nbsp;: coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle, torture filmée puis envoyée aux familles pour extorquer de l’argent en échange de la libération de leur proche... Au fil des années, InfoMigrants a collecté de nombreux témoignages d’exilés décrivant ces exactions, notamment celui de Marie. Cette Camerounaise et sa fille de sept ans, Aya, sont passées par les terribles prisons libyennes de Zaouïa et d’Abou Salim, à l’ouest du pays, en 2024 et 2025, pendant plusieurs mois à chaque fois.<br>&laquo;&nbsp;La vie en prison est horrible. J’ai encore des cicatrices sur mon visage tellement ils me frappaient. Je ne sais même pas comment vous expliquer… Un jour, ils ont voulu me violer. Aya a hurlé, elle a pleuré, elle s’est jetée sur moi pour les empêcher de me faire ça. Elle a crié&nbsp;: ’Laissez ma maman, laissez-la&nbsp;!’ Alors ils m’ont laissée, mais ils ont violé les autres femmes à côté de moi&nbsp;&raquo;, a-t-elle confié à InfoMigrants en janvier. Dans un récent rapport publié mi-février, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a souligné que les migrants, dont des mineurs, continuaient toujours à être victimes de &laquo;&nbsp;violations systématiques et généralisées des droits humains&nbsp;&raquo; en Libye. Le rapport décrit des cas d’hommes contraints de travailler sans salaire ni nourriture suffisante, et de filles séparées de leur mère. Le document évoque aussi &laquo;&nbsp;une réalité brutale et normalisée&nbsp;&raquo; sur les migrants dans le pays et dénonce &laquo;&nbsp;un modèle d’exploitation&nbsp;&raquo; qui profite de la &laquo;&nbsp;vulnérabilité accrue&nbsp;&raquo; des exilés.<br>Environ 5 000 personnes détenues dans des centres officiels suite à des &laquo;&nbsp;interceptions illégales et dangereuses en mer&nbsp;&raquo; sont victimes de violences sexuelles et sexistes, de torture, d’esclavage et de disparitions forcées, précise ce rapport de l’ONU.<br>Par ailleurs, ces dernières semaines, les découvertes de corps de migrants se multiplient dans l’est de la Libye, alors que de plus en plus de personnes empruntent la route dite de Tobrouk pour tenter de rejoindre l’île de Crète, en Grèce, et éviter le renforcement des contrôles des autorités à l’ouest du pays. Pour Tarek Lamloum, chercheur au Centre d’études de Benghazi sur les migrants et les réfugiés, ces drames sont le résultat du trafic d’êtres humains très lucratif qui s’est développé dans la région autour de ces départs. &laquo;&nbsp;Toute une économie a été créée autour de la présence des candidats au départ. [...] La région tire désormais profit de ce phénomène migratoire de manière très importante&nbsp;&raquo;, soulignait-il à InfoMigrants début mai.<br>&laquo;&nbsp;En ce qui concerne les départs en eux-mêmes, les types de bateaux varient. Il y a des bateaux en bois, relativement en bon état, équipés de radios, qui quittent les ports en étant accompagnés de vedettes appartenant aux gardes-côtes ou aux milices libyennes. [...] D’autres départs se font sur des canots pneumatiques précaires et, malheureusement, les naufrages sont fréquents et les victimes sont le plus souvent des Africains subsahariens ou des Soudanais. 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	<summary>Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée - InfoMigrants
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❝ Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée
Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
Le navire de sauvetage de SOS Méditerranée a porté assistance à 131 migrants lors de deux opérations de sauvetage au large des côtes libyennes, mardi et mercredi. Dans une des embarcations se trouvait une personne "inconsciente", selon l’ONG qui n’est pas parvenue à la réanimer. Ces derniers jours, deux autres ONG ont secouru plus de 200 exilés en détresse dans la même zone maritime.
L’Ocean Viking a secouru mercredi 13 mai 56 migrants d’une "embarcation surchargée en fibre de verre, en détresse dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) libyenne", a indiqué sur le réseau social X SOS Méditerranée, qui affrète le navire humanitaire.
"Une des personnes secourues était inconsciente et ne respirait pas", a ajouté l’ONG. Malgré une prise en charge rapide, l’équipe médicale n’est pas parvenue à la réanimer. Selon les témoignages de survivants, la personne décédée aurait subi des violences en Libye et "aurait perdu connaissance plusieurs heures avant le sauvetage".
D’autres rescapés souffraient par ailleurs d’hypothermie.
La veille, mardi, l’Ocean Viking avait déjà porté assistance à 75 exilés après avoir été alerté du cas de ce canot en difficultés en mer par le Seabird, l’avion de repérage de l’ONG allemande Sea-Watch.
"Après avoir passé cinq jours et quatre nuits en mer, beaucoup souffrent de déshydratation", avait précisé SOS Méditerranée après le sauvetage.
Au cours de la même période, le Sea Watch 5 de l’ONG éponyme, a également pris en charge 166 exilés lors de trois opérations de sauvetage. La dernière, celle de lundi, a été émaillée de violences.
Alors que le navire humanitaire venait de secourir 90 personnes en mer Méditerranée, Sea-Watch affirme avoir été visée par des tirs de la part de gardes-côtes libyens. "Par radio, la milice a ordonné au Sea Watch 5 de mettre le cap sur la Libye. Lorsque l'équipage a refusé, les assaillants ont menacé d'aborder le navire", détaille Sea-Watch qui dit avoir réagi en envoyant un message de détresse et en informant les autorités italiennes et allemandes de la situation. L’équipage explique avoir ensuite été poursuivi par plusieurs bateaux libyens. Ce week-end aussi, une autre ONG a sillonné la Méditerranée centrale. Samedi et dimanche, le Sea-Eye 5 a porté secourt à 72 personnes lors de deux opérations au large des côtes libyennes. "Plusieurs rescapés ont nécessité des soins médicaux et une évacuation par hélicoptère a été demandée pour une femme enceinte", rapporte Sea-Eye.
Depuis le début de l'année, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes. Un chiffre jamais enregistré aussi tôt dans l'année depuis les premiers recensements de l'Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014. Canots surchargés et en mauvais état, distances de traversée rallongées, politique d'interceptions en mer, entraves aux activités des navires de sauvetage... sont autant de facteurs permettant d'expliquer cette hausse des morts en Méditerranée.
Les accords conclus ces dernières années entre l’Union européenne et les pays de départ, tels que le Maroc, la Tunisie ou la Libye, pour stopper les canots de migrants, sont aussi régulièrement pointés du doigt. "Les autorités européennes ont créé des forces d'interception de l’autre côté de la rive [méditerranéenne]", expliquait le mois dernier Arnaud Banos, directeur de recherches au CNRS, spécialiste des migrations maritimes, interrogé par InfoMigrants. "Les Tunisiens et les Libyens ne sont pas des marins, ils ne font pas de sauvetage. Or, toute interception en mer comporte des risques. Il est impossible de mener une interception sans avoir recours à la force. (…) Beaucoup d'interceptions entraînent des décès, dont nous n'avons pas toujours connaissance", estimait le chercheur❞
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	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Mer Méditerranée&nbsp;: l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289542'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71374/mer-mediterranee--locean-viking-porte-secours-a-131-migrants-dont-une-personne-decedee" class='spip_out' title="Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71374/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>mer-mediterranee--locean-</span><span class='lien_fin_cachee'>viking-porte-secours-a-131-migrants-dont-une-</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/77bd0dcd4ffc987a159154a1f8935816cb512f00.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L405xH270/77bd0dcd4ffc987a-564bcb7c-11371.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/77bd0dcd4ffc987a159154a1f8935816cb512f00.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='405' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/77bd0dcd4ffc987a159154a1f8935816cb512f00.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Mer Méditerranée&nbsp;: l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 13/05/2026<br>Le navire de sauvetage de SOS Méditerranée a porté assistance à 131 migrants lors de deux opérations de sauvetage au large des côtes libyennes, mardi et mercredi. Dans une des embarcations se trouvait une personne &laquo;&nbsp;inconsciente&nbsp;&raquo;, selon l’ONG qui n’est pas parvenue à la réanimer. Ces derniers jours, deux autres ONG ont secouru plus de 200 exilés en détresse dans la même zone maritime.<br>L’Ocean Viking a secouru mercredi 13 mai 56 migrants d’une &laquo;&nbsp;embarcation surchargée en fibre de verre, en détresse dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) libyenne&nbsp;&raquo;, a indiqué sur le réseau social X SOS Méditerranée, qui affrète le navire humanitaire.<br>&laquo;&nbsp;Une des personnes secourues était inconsciente et ne respirait pas&nbsp;&raquo;, a ajouté l’ONG. Malgré une prise en charge rapide, l’équipe médicale n’est pas parvenue à la réanimer. Selon les témoignages de survivants, la personne décédée aurait subi des violences en Libye et &laquo;&nbsp;aurait perdu connaissance plusieurs heures avant le sauvetage&nbsp;&raquo;.<br>D’autres rescapés souffraient par ailleurs d’hypothermie.<br>La veille, mardi, l’Ocean Viking avait déjà porté assistance à 75 exilés après avoir été alerté du cas de ce canot en difficultés en mer par le Seabird, l’avion de repérage de l’ONG allemande Sea-Watch.<br>&laquo;&nbsp;Après avoir passé cinq jours et quatre nuits en mer, beaucoup souffrent de déshydratation&nbsp;&raquo;, avait précisé SOS Méditerranée après le sauvetage.<br>Au cours de la même période, le Sea Watch 5 de l’ONG éponyme, a également pris en charge 166 exilés lors de trois opérations de sauvetage. La dernière, celle de lundi, a été émaillée de violences.<br>Alors que le navire humanitaire venait de secourir 90 personnes en mer Méditerranée, Sea-Watch affirme avoir été visée par des tirs de la part de gardes-côtes libyens. &laquo;&nbsp;Par radio, la milice a ordonné au Sea Watch 5 de mettre le cap sur la Libye. Lorsque l’équipage a refusé, les assaillants ont menacé d’aborder le navire&nbsp;&raquo;, détaille Sea-Watch qui dit avoir réagi en envoyant un message de détresse et en informant les autorités italiennes et allemandes de la situation. L’équipage explique avoir ensuite été poursuivi par plusieurs bateaux libyens. Ce week-end aussi, une autre ONG a sillonné la Méditerranée centrale. Samedi et dimanche, le Sea-Eye 5 a porté secourt à 72 personnes lors de deux opérations au large des côtes libyennes. &laquo;&nbsp;Plusieurs rescapés ont nécessité des soins médicaux et une évacuation par hélicoptère a été demandée pour une femme enceinte&nbsp;&raquo;, rapporte Sea-Eye.<br>Depuis le début de l’année, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes. Un chiffre jamais enregistré aussi tôt dans l’année depuis les premiers recensements de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014. Canots surchargés et en mauvais état, distances de traversée rallongées, politique d’interceptions en mer, entraves aux activités des navires de sauvetage... sont autant de facteurs permettant d’expliquer cette hausse des morts en Méditerranée.<br>Les accords conclus ces dernières années entre l’Union européenne et les pays de départ, tels que le Maroc, la Tunisie ou la Libye, pour stopper les canots de migrants, sont aussi régulièrement pointés du doigt. &laquo;&nbsp;Les autorités européennes ont créé des forces d’interception de l’autre côté de la rive [méditerranéenne]&nbsp;&raquo;, expliquait le mois dernier Arnaud Banos, directeur de recherches au CNRS, spécialiste des migrations maritimes, interrogé par InfoMigrants. &laquo;&nbsp;Les Tunisiens et les Libyens ne sont pas des marins, ils ne font pas de sauvetage. Or, toute interception en mer comporte des risques. Il est impossible de mener une interception sans avoir recours à la force. (…) Beaucoup d’interceptions entraînent des décès, dont nous n’avons pas toujours connaissance&nbsp;&raquo;, estimait le chercheur </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/routemigratoire'>routemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mediterranee'>mediterranee</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/libye'>libye</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sar'>SAR</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/humanitaire'>humanitaire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrationirreguliere'>migrationirreguliere</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span></p></div>]]></content>
	
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		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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	<published>2026-05-14T08:51:32Z</published>
	<updated>2026-05-14T08:51:32Z</updated>
	
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	<summary>Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71369/accelerer-les-expulsions-de-migrants--la-grece-annonce-un-nouveau-projet-de-loi-dans-le-cadre-du-pacte-migratoire-europeen
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❝ Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen
Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
Un nouveau projet de loi porté par le gouvernement grec prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile. Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des "hubs de retour" dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l'asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.
Le gouvernement grec a annoncé mardi 12 mai un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l'asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l'Union européenne (UE) le 12 juin. Ce nouveau texte est "une réforme globale du cadre national pour la gestion de l'immigration clandestine, de l'asile et des retours" en Grèce, indique le ministère des Migrations dans un communiqué.La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un "dépistage obligatoire" des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé.
Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d'Athènes, par exemple).Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est "manifestement infondée" seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un "acte de retour" soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.Les exilés venant de pays qui ne délivrent pas de laissez-passer, indispensable à une expulsion, seront, eux, envoyés dans des "hubs de retour" situés dans des États en dehors de l’UE.
Selon le site Newsit.gr, la Grèce, en coopération avec l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, va prochainement lancer la création d'un centre de retour conjoint dans un pays tiers hors de l’Union. La structure construite vraisemblablement dans un État africain, devrait être opérationnelle en 2027, signale le média grec.
Cette disposition est rendue possible par le nouveau "règlement retour" adopté par le Parlement européen en mars dernier qui prévoit notamment la création de "hubs de retour" hors des frontières de l’UE.Par ailleurs, le gouvernement grec envisage d’accélérer l’examen des demandes d’asile aux frontières afin d’expulser plus rapidement les exilés déboutés. Les dossiers devront être traités sous 12 semaines maximum, indique encore le site Newsit.gr.
Avec ce texte, le gouvernement entend "s’adapter au nouveau cadre européen, en créant un système qui combine la protection efficace des frontières, l'examen rapide des demandes de protection internationale et la mise en œuvre effective des retours pour ceux qui n'ont pas le droit de rester", affirme le ministère des Migrations dans son communiqué. "La politique migratoire du pays repose sur des règles claires : la protection pour ceux qui y ont réellement droit, mais aussi des procédures de retour immédiates et efficaces pour ceux qui ne sont pas admissibles à la protection internationale ou à la résidence légale".La Grèce est un des principaux points d’arrivées des migrants irréguliers dans l’Union européenne. La route dite de Tobrouk, qui va de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.
En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisaient via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre des Migrations.Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà près de 3 500 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 6 270 migrants entrés sur le territoire grec par la mer. La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Ces deux dernières nationalités sont particulièrement visées par le nouveau projet de loi du gouvernement grec, qui estime que ces ressortissants ne peuvent prétendre à l’asile et doivent donc être renvoyés le plus rapidement possible.❞
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Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des &laquo;&nbsp;hubs de retour&nbsp;&raquo; dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.<br>Le gouvernement grec a annoncé mardi 12 mai un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce nouveau texte est &laquo;&nbsp;une réforme globale du cadre national pour la gestion de l’immigration clandestine, de l’asile et des retours&nbsp;&raquo; en Grèce, indique le ministère des Migrations dans un communiqué.La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un &laquo;&nbsp;dépistage obligatoire&nbsp;&raquo; des nouveaux arrivants&nbsp;: vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé.<br>Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d’Athènes, par exemple).Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est &laquo;&nbsp;manifestement infondée&nbsp;&raquo; seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un &laquo;&nbsp;acte de retour&nbsp;&raquo; soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.Les exilés venant de pays qui ne délivrent pas de laissez-passer, indispensable à une expulsion, seront, eux, envoyés dans des &laquo;&nbsp;hubs de retour&nbsp;&raquo; situés dans des États en dehors de l’UE.<br>Selon le site Newsit.gr, la Grèce, en coopération avec l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, va prochainement lancer la création d’un centre de retour conjoint dans un pays tiers hors de l’Union. La structure construite vraisemblablement dans un État africain, devrait être opérationnelle en 2027, signale le média grec.<br>Cette disposition est rendue possible par le nouveau &laquo;&nbsp;règlement retour&nbsp;&raquo; adopté par le Parlement européen en mars dernier qui prévoit notamment la création de &laquo;&nbsp;hubs de retour&nbsp;&raquo; hors des frontières de l’UE.Par ailleurs, le gouvernement grec envisage d’accélérer l’examen des demandes d’asile aux frontières afin d’expulser plus rapidement les exilés déboutés. Les dossiers devront être traités sous 12 semaines maximum, indique encore le site Newsit.gr.<br>Avec ce texte, le gouvernement entend &laquo;&nbsp;s’adapter au nouveau cadre européen, en créant un système qui combine la protection efficace des frontières, l’examen rapide des demandes de protection internationale et la mise en œuvre effective des retours pour ceux qui n’ont pas le droit de rester&nbsp;&raquo;, affirme le ministère des Migrations dans son communiqué. &laquo;&nbsp;La politique migratoire du pays repose sur des règles claires&nbsp;: la protection pour ceux qui y ont réellement droit, mais aussi des procédures de retour immédiates et efficaces pour ceux qui ne sont pas admissibles à la protection internationale ou à la résidence légale&nbsp;&raquo;.La Grèce est un des principaux points d’arrivées des migrants irréguliers dans l’Union européenne. La route dite de Tobrouk, qui va de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.<br>En 2024, 78&nbsp;% des arrivées en Grèce se faisaient via les îles de la mer Égée, et seulement 8&nbsp;% via la Crète. Alors qu’en 2025, 44&nbsp;% des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40&nbsp;% en partant de Libye, selon le ministre des Migrations.Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200&nbsp;%. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà près de 3 500 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 6 270 migrants entrés sur le territoire grec par la mer. La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. 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	<title>Fraude &#224; l'&#233;tat civil : la nationalit&#233; s&#233;n&#233;galaise vendue &#224;... | Seneweb -</title>
	<author>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-14T08:47:14Z</published>
	<updated>2026-05-14T08:47:14Z</updated>
	
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	<summary>Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à... | Seneweb -
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❝Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à 50 000 F CFA, la mafia cernée
Auteur: SenewebNews-RP
Après les scandales de Wakhinane Nimzatt et Ziguinchor, la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), plus spécifiquement son antenne régionale à Saint-Louis, vient de mettre à jour un nouveau réseau de trafic de documents administratifs sénégalais destinés à des étrangers. Libération informe que l’affaire a éclaté suite à un contrôle de routine effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une ressortissante guinéenne, F. B. Diallo, en provenance de Mauritanie. Bien que de nationalité guinéenne, elle était en possession d’une Carte nationale d'identité (CNI) sénégalaise obtenue frauduleusement.
Lors de son interrogatoire, la jeune femme a avoué que son mari, I. Ba, un tailleur sénégalais, lui avait envoyé un extrait de naissance de complaisance alors qu'elle séjournait encore en Mauritanie. Ce document lui a permis de s'enrôler et d'obtenir officiellement sa carte d'identité. Arrêté à son tour, l'époux est passé aux aveux : il a reconnu avoir acheté le précieux document, portant l'en-tête du centre d'état civil de Diouloulou, pour la somme de 50 000 FCFA via un intermédiaire. Les investigations révèlent une ramification inquiétante, souligne le quotidien d'information : l’agent de la mairie de Diouloulou soupçonné d’avoir confectionné l’extrait de naissance est déjà visé par un avis de recherche. Il serait impliqué dans la vaste affaire de fraude à l’état civil récemment débusquée à Ziguinchor.
Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux en écriture publique et obtention indue de documents administratifs. L'enquête se poursuit pour identifier tous les complices❞
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Libération informe que l’affaire a éclaté suite à un contrôle de routine effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une ressortissante guinéenne, F. B. Diallo, en provenance de Mauritanie. Bien que de nationalité guinéenne, elle était en possession d’une Carte nationale d’identité (CNI) sénégalaise obtenue frauduleusement.<br>Lors de son interrogatoire, la jeune femme a avoué que son mari, I. Ba, un tailleur sénégalais, lui avait envoyé un extrait de naissance de complaisance alors qu’elle séjournait encore en Mauritanie. Ce document lui a permis de s’enrôler et d’obtenir officiellement sa carte d’identité. Arrêté à son tour, l’époux est passé aux aveux&nbsp;: il a reconnu avoir acheté le précieux document, portant l’en-tête du centre d’état civil de Diouloulou, pour la somme de 50 000 FCFA via un intermédiaire. Les investigations révèlent une ramification inquiétante, souligne le quotidien d’information&nbsp;: l’agent de la mairie de Diouloulou soupçonné d’avoir confectionné l’extrait de naissance est déjà visé par un avis de recherche. Il serait impliqué dans la vaste affaire de fraude à l’état civil récemment débusquée à Ziguinchor.<br>Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux en écriture publique et obtention indue de documents administratifs. 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	<title>Trafic de documents d'&#233;tat civil : la DNLT de Saint-Louis d&#233;mant&#232;le une nouvelle fili&#232;re</title>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
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	<published>2026-05-14T08:43:40Z</published>
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	<summary>Trafic de documents d’état civil : la DNLT de Saint-Louis démantèle une nouvelle filière
https://www.dakaractu.com/Trafic-de-documents-d-etat-civil-la-DNLT-de-Saint-Louis-demantele-une-nouvelle-filiere_a271870.html
https://www.dakaractu.com/photo/art/grande/96540656-67306993.jpg?v=1778675907
❝Trafic de documents d’état civil : la DNLT de Saint-Louis démantèle une nouvelle filière
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Saint-Louis a mis au jour une nouvelle affaire présumée de trafic de documents administratifs et de faux en écriture publique. D'aprés Liberation, l’enquête a été déclenchée à la suite d’un contrôle effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une femme identifiée comme Fatoumata Binta Diallo, en provenance de Mauritanie.Lors des vérifications, cette dernière était en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise sur laquelle il était mentionné qu’elle était née le 20 avril 2000 à Pita, en Guinée. Face aux enquêteurs, Fatoumata Binta Diallo aurait reconnu que son mari, un ressortissant sénégalais du nom d’Ibrahima Ba, tailleur de profession, lui aurait transmis un extrait de naissance alors qu’elle se trouvait en Mauritanie. Grâce à ce document, elle aurait pu entamer une procédure d’enrôlement afin d’obtenir une pièce d’identité sénégalaise.
Toujours selon les éléments de l’enquête, Ibrahima Ba aurait affirmé avoir acheté l’extrait de naissance auprès d’un intermédiaire pour la somme de 50 000 francs CFA. Le document porterait l’en-tête du centre principal d’état civil de Diouloulou. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier toutes les personnes impliquées dans cette présumée filière de faux documents administratifs. Selon les mêmes sources, un agent de mairie de Diouloulou ferait également l’objet de recherches dans le cadre de cette affaire.❞
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	<title>Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expuls&#233;s : &#171; J'ai &#233;t&#233; trait&#233;&#8230;</title>
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	<summary>Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/aux-emirats-arabes-unis-des-milliers-de-travailleurs-pakistanais-expulses-j-ai-ete-traite-comme-un-criminel_6688708_3210.html
https://img.lemde.fr/2026/05/12/14/0/4259/2839/1440/960/60/0/6073ffd_upload-1-i19s7dyvoehc-000-372y822.jpg
❝Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
De nombreux membres de la communauté chiite pakistanaise, qui entretient un fort rapport de proximité avec l’Iran, témoignent des expulsions arbitraires dont ils sont victimes depuis la mi-avril. Deux millions de Pakistanais chiites vivent dans le pays ; beaucoup depuis plusieurs années.
Par Sophie Landrin (Islamabad, envoyée spéciale)
Ali Abbas, un comptable pakistanais de 38 ans, travaillait depuis quinze ans dans une institution gouvernementale des Emirats arabes unis. Il a été brutalement expulsé, fin avril. « J’ai été convoqué dans un bureau d’une agence gouvernementale où mon téléphone portable a été confisqué et la carte SIM retirée. On m’a dit que mon visa était annulé et que je serais expulsé plus tard dans la journée. Ce fut un choc énorme pour ma famille et moi : j’ai passé quinze ans à bâtir ma carrière et, en quelques minutes, tout a été réduit à néant. » Il est parti sans percevoir ses indemnités de fin de contrat pour plus d’une décennie de travail. Son téléphone ayant été confisqué, il a perdu l’accès à son compte bancaire et à son épargne. Le comptable a laissé sur place tous ses biens (meubles, voiture…). « J’ai été expulsé du pays, avec pour seuls biens mon passeport et mon portefeuille. Ma seule faute était ma foi. » Ali Abbas est chiite et, comme lui, des milliers de Pakistanais de ce courant de l’islam ont été renvoyés depuis la mi-avril. Un haut dignitaire chiite pakistanais, Muhammad Amin Shaheedi, a avancé le chiffre de 5 000 familles chiites, soit un total de 15 000 personnes, dont beaucoup sont installés aux Emirats depuis plusieurs années ou décennies.
En expulsant les Pakistanais, les Emirats arabes unis, durement frappés par des missiles et des frappes de drones iraniens, veulent-ils sévir contre cette communauté qui entretient des liens profonds avec l’Iran ? Sanctionner Islamabad, investi dans un rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran ? Lancer un avertissement à son allié, qui s’est considérablement rapproché de l’Arabie saoudite ? La guerre en Iran avait déjà eu des répercussions pour la communauté chiite au Pakistan, qui représente de 10 % à 15 % (entre 25 millions et 37,5 millions de personnes) de la population du pays, estimée à 250 millions d’habitants, majoritairement sunnite. La plupart vivent dans le Gilgit-Baltistan, seule région majoritairement chiite du pays.
A l’annonce de la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février, de violentes manifestations antiaméricaines avaient éclaté dans plusieurs grandes villes, faisant une vingtaine de morts. Un groupe de jeunes musulmans chiites en colère avait attaqué le consulat américain à Karachi, dans le sud du Pakistan. Le maréchal Asim Munir, l’homme le plus puissant du Pakistan, avait alors rencontré les dignitaires du clergé chiite pour calmer les esprits.
Les Emirats arabes unis n’ont pas confirmé ces expulsions, pas plus que le gouvernement pakistanais. Pourtant, Syed Qaiser Abbas, un chiite local, installé dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, joint par Le Monde, témoigne de l’ampleur des départs. Il a recueilli les données pour sa ville, Hangu. « Chaque jour, nous accueillons dans notre village des personnes expulsées. A ce jour, plus de 200 musulmans chiites sont revenus. Les gens sont expulsés aveuglément en raison de leur foi. Il est très regrettable que les chiites pakistanais soient traités comme s’ils étaient iraniens. Nous respectons et suivons l’ayatollah, mais cela ne signifie pas que nous sommes iraniens », plaide-t-il.
Selon les témoignages qu’il a collectés, les autorités émiraties repèrent les Pakistanais chiites quand ils se rendent dans des lieux de culte, où ils doivent scanner leur carte d’identité avant d’entrer. « Nous exhortons le gouvernement pakistanais à soulever cette question auprès des autorités des Emirats arabes unis, mais jusqu’à présent les responsables pakistanais semblent refuser de voir la réalité en face », insiste Syed Qaiser Abbas. Environ 2 millions de Pakistanais sont installés aux Emirats.
Le Golfe est crucial pour le Pakistan, et cette vague d’expulsions risque d’ébranler une économie déjà fragile. Des millions de citoyens ont migré comme travailleurs, souvent faiblement qualifiés, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Oman et à Bahreïn. Les fonds qu’ils envoient chez eux constituent une bouée de sauvetage cruciale pour les familles, mais aussi pour l’économie pakistanaise, en manque de liquidités, contribuant à renforcer les réserves de change du pays. Au cours du dernier exercice fiscal 2024-2025, le Pakistan a reçu plus de 38 milliards de dollars (plus de 32 milliards d’euros) de transferts de fonds provenant de travailleurs expatriés, et les Emirats ont contribué à hauteur de 7,8 milliards de dollars, soit le deuxième montant le plus élevé après l’Arabie saoudite.
Abou Dhabi avait déjà envoyé, en avril, un signal négatif en exigeant le remboursement rapide d’un prêt de 3,5 milliards de dollars accordé au Pakistan – près d’un cinquième des réserves de change du pays. L’Arabie saoudite a dû intervenir et a proposé un dépôt de 3 milliards de dollars, évitant un défaut de paiement. Islamabad joue les équilibristes en tentant de maintenir sa neutralité face aux rivalités entre le Golfe et l’Iran voisin, tout en se posant en médiateur dans la guerre opposant Téhéran et Washington. Sa position est d’autant plus délicate que le Pakistan est engagé par un pacte de défense mutuel signé en 2025 avec l’Arabie saoudite, rival historique de l’Iran, l’obligeant à protéger Riyad en cas d’attaque.
Le ministère de l’intérieur pakistanais a démenti, dans un communiqué diffusé le 8 avril, les expulsions « de ce pays islamique frère que sont les Emirats arabes unis », qualifiant ces informations « de mauvaise foi, s’inscrivant dans le cadre d’une propagande malveillante menée par des intérêts particuliers ». « Aucune expulsion ciblant un pays ou une branche spécifique n’est en cours, y compris aux Emirats arabes unis, affirment les autorités. Les expulsions, le cas échéant, relèvent d’une procédure de routine conforme à la réglementation et au système juridique du pays d’accueil, et sont motivées par des violations de la loi, des séjours illégaux ou des documents non valides. »
Abbas Shirazi, 47 ans, originaire du district d’Attock, dans le Pendjab, possédait des documents parfaitement valides quand il a été renvoyé brutalement, le 22 avril, après dix-sept années passées aux Emirats. « Ils m’ont arrêté devant mon bureau, m’ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone, puis m’ont envoyé dans un centre de détention où se trouvaient une douzaine d’autres chiites pakistanais. J’ai été traité comme un criminel », témoigne cet inspecteur de la sécurité dans le bâtiment. Il raconte avoir été harcelé au cours de sa détention, sans possibilité de s’entretenir avec la direction de l’entreprise ou avec sa famille, et encore moins avec un avocat. « Je suis rentré au Pakistan les mains vides, sans un sou, et j’ai perdu l’accès à toutes mes économies et à ma retraite. Nous n’avons reçu aucune aide de la part des autorités pakistanaises. » Abbas Shirazi, père de trois enfants, ne sait pas comment subvenir aux besoins de sa famille. La guerre en Iran met au jourd à quel point la main-d’œuvre migrante et les transferts de fonds sont devenus des instruments de pression en géopolitique.❞
#Covid-19#migration#migrant#pakistan#emiratsarabes#travailleurmigrant#expulsion#droit#sante#crise</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés&nbsp;: &#171;&nbsp;J’ai été traité comme un criminel&nbsp;&#187;<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289521'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/aux-emirats-arabes-unis-des-milliers-de-travailleurs-pakistanais-expulses-j-ai-ete-traite-comme-un-criminel_6688708_3210.html" class='spip_out' title="Client Challenge" hreflang="en"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>lemonde.fr</span>/</span><span class='lien_off'>international/</span><span class='lien_off'>article/</span><span class='lien_off'>2026/</span><span class='lien_off'>05/</span><span class='lien_off'>13/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>aux-emirats-arabes-unis-des-mil</span><span class='lien_fin_cachee'>liers-de-travailleurs-pakistanais-expulses-j-</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://img.lemde.fr/2026/05/12/14/0/4259/2839/1440/960/60/0/6073ffd_upload-1-i19s7dyvoehc-000-372y822.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH400/6073ffd_upload-1-6fa89f08-ecb8b.jpg' alt='' data-photo='https://img.lemde.fr/2026/05/12/14/0/4259/2839/1440/960/60/0/6073ffd_upload-1-i19s7dyvoehc-000-372y822.jpg' data-photo-h='960' data-photo-w='1440' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://img.lemde.fr/2026/05/12/14/0/4259/2839/1440/960/60/0/6073ffd_upload-1-i19s7dyvoehc-000-372y822.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés&nbsp;: &#171;&nbsp;J’ai été traité comme un criminel&nbsp;&#187;<br>De nombreux membres de la communauté chiite pakistanaise, qui entretient un fort rapport de proximité avec l’Iran, témoignent des expulsions arbitraires dont ils sont victimes depuis la mi-avril. Deux millions de Pakistanais chiites vivent dans le pays&nbsp;; beaucoup depuis plusieurs années.<br>Par Sophie Landrin (Islamabad, envoyée spéciale)<br>Ali Abbas, un comptable pakistanais de 38 ans, travaillait depuis quinze ans dans une institution gouvernementale des Emirats arabes unis. Il a été brutalement expulsé, fin avril. &#171;&nbsp;J’ai été convoqué dans un bureau d’une agence gouvernementale où mon téléphone portable a été confisqué et la carte SIM retirée. On m’a dit que mon visa était annulé et que je serais expulsé plus tard dans la journée. Ce fut un choc énorme pour ma famille et moi&nbsp;: j’ai passé quinze ans à bâtir ma carrière et, en quelques minutes, tout a été réduit à néant.&nbsp;&#187; Il est parti sans percevoir ses indemnités de fin de contrat pour plus d’une décennie de travail. Son téléphone ayant été confisqué, il a perdu l’accès à son compte bancaire et à son épargne. Le comptable a laissé sur place tous ses biens (meubles, voiture…). &#171;&nbsp;J’ai été expulsé du pays, avec pour seuls biens mon passeport et mon portefeuille. Ma seule faute était ma foi.&nbsp;&#187; Ali Abbas est chiite et, comme lui, des milliers de Pakistanais de ce courant de l’islam ont été renvoyés depuis la mi-avril. Un haut dignitaire chiite pakistanais, Muhammad Amin Shaheedi, a avancé le chiffre de 5 000 familles chiites, soit un total de 15 000 personnes, dont beaucoup sont installés aux Emirats depuis plusieurs années ou décennies.<br>En expulsant les Pakistanais, les Emirats arabes unis, durement frappés par des missiles et des frappes de drones iraniens, veulent-ils sévir contre cette communauté qui entretient des liens profonds avec l’Iran&nbsp;? Sanctionner Islamabad, investi dans un rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran&nbsp;? Lancer un avertissement à son allié, qui s’est considérablement rapproché de l’Arabie saoudite&nbsp;? La guerre en Iran avait déjà eu des répercussions pour la communauté chiite au Pakistan, qui représente de 10&nbsp;% à 15&nbsp;% (entre 25 millions et 37,5 millions de personnes) de la population du pays, estimée à 250 millions d’habitants, majoritairement sunnite. La plupart vivent dans le Gilgit-Baltistan, seule région majoritairement chiite du pays.<br>A l’annonce de la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février, de violentes manifestations antiaméricaines avaient éclaté dans plusieurs grandes villes, faisant une vingtaine de morts. Un groupe de jeunes musulmans chiites en colère avait attaqué le consulat américain à Karachi, dans le sud du Pakistan. Le maréchal Asim Munir, l’homme le plus puissant du Pakistan, avait alors rencontré les dignitaires du clergé chiite pour calmer les esprits.<br>Les Emirats arabes unis n’ont pas confirmé ces expulsions, pas plus que le gouvernement pakistanais. Pourtant, Syed Qaiser Abbas, un chiite local, installé dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, joint par Le Monde, témoigne de l’ampleur des départs. Il a recueilli les données pour sa ville, Hangu. &#171;&nbsp;Chaque jour, nous accueillons dans notre village des personnes expulsées. A ce jour, plus de 200 musulmans chiites sont revenus. Les gens sont expulsés aveuglément en raison de leur foi. Il est très regrettable que les chiites pakistanais soient traités comme s’ils étaient iraniens. Nous respectons et suivons l’ayatollah, mais cela ne signifie pas que nous sommes iraniens&nbsp;&#187;, plaide-t-il.<br>Selon les témoignages qu’il a collectés, les autorités émiraties repèrent les Pakistanais chiites quand ils se rendent dans des lieux de culte, où ils doivent scanner leur carte d’identité avant d’entrer. &#171;&nbsp;Nous exhortons le gouvernement pakistanais à soulever cette question auprès des autorités des Emirats arabes unis, mais jusqu’à présent les responsables pakistanais semblent refuser de voir la réalité en face&nbsp;&#187;, insiste Syed Qaiser Abbas. Environ 2 millions de Pakistanais sont installés aux Emirats.<br>Le Golfe est crucial pour le Pakistan, et cette vague d’expulsions risque d’ébranler une économie déjà fragile. Des millions de citoyens ont migré comme travailleurs, souvent faiblement qualifiés, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Oman et à Bahreïn. Les fonds qu’ils envoient chez eux constituent une bouée de sauvetage cruciale pour les familles, mais aussi pour l’économie pakistanaise, en manque de liquidités, contribuant à renforcer les réserves de change du pays. Au cours du dernier exercice fiscal 2024-2025, le Pakistan a reçu plus de 38 milliards de dollars (plus de 32 milliards d’euros) de transferts de fonds provenant de travailleurs expatriés, et les Emirats ont contribué à hauteur de 7,8 milliards de dollars, soit le deuxième montant le plus élevé après l’Arabie saoudite.<br>Abou Dhabi avait déjà envoyé, en avril, un signal négatif en exigeant le remboursement rapide d’un prêt de 3,5 milliards de dollars accordé au Pakistan – près d’un cinquième des réserves de change du pays. L’Arabie saoudite a dû intervenir et a proposé un dépôt de 3 milliards de dollars, évitant un défaut de paiement. Islamabad joue les équilibristes en tentant de maintenir sa neutralité face aux rivalités entre le Golfe et l’Iran voisin, tout en se posant en médiateur dans la guerre opposant Téhéran et Washington. Sa position est d’autant plus délicate que le Pakistan est engagé par un pacte de défense mutuel signé en 2025 avec l’Arabie saoudite, rival historique de l’Iran, l’obligeant à protéger Riyad en cas d’attaque.<br>Le ministère de l’intérieur pakistanais a démenti, dans un communiqué diffusé le 8 avril, les expulsions &#171;&nbsp;de ce pays islamique frère que sont les Emirats arabes unis&nbsp;&#187;, qualifiant ces informations &#171;&nbsp;de mauvaise foi, s’inscrivant dans le cadre d’une propagande malveillante menée par des intérêts particuliers&nbsp;&#187;. &#171;&nbsp;Aucune expulsion ciblant un pays ou une branche spécifique n’est en cours, y compris aux Emirats arabes unis, affirment les autorités. Les expulsions, le cas échéant, relèvent d’une procédure de routine conforme à la réglementation et au système juridique du pays d’accueil, et sont motivées par des violations de la loi, des séjours illégaux ou des documents non valides.&nbsp;&#187;<br>Abbas Shirazi, 47 ans, originaire du district d’Attock, dans le Pendjab, possédait des documents parfaitement valides quand il a été renvoyé brutalement, le 22 avril, après dix-sept années passées aux Emirats. &#171;&nbsp;Ils m’ont arrêté devant mon bureau, m’ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone, puis m’ont envoyé dans un centre de détention où se trouvaient une douzaine d’autres chiites pakistanais. J’ai été traité comme un criminel&nbsp;&#187;, témoigne cet inspecteur de la sécurité dans le bâtiment. Il raconte avoir été harcelé au cours de sa détention, sans possibilité de s’entretenir avec la direction de l’entreprise ou avec sa famille, et encore moins avec un avocat. &#171;&nbsp;Je suis rentré au Pakistan les mains vides, sans un sou, et j’ai perdu l’accès à toutes mes économies et à ma retraite. Nous n’avons reçu aucune aide de la part des autorités pakistanaises.&nbsp;&#187; Abbas Shirazi, père de trois enfants, ne sait pas comment subvenir aux besoins de sa famille. La guerre en Iran met au jourd à quel point la main-d’œuvre migrante et les transferts de fonds sont devenus des instruments de pression en géopolitique. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/pakistan'>pakistan</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/emiratsarabes'>emiratsarabes</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/travailleurmigrant'>travailleurmigrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/expulsion'>expulsion</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/crise'>crise</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<published>2026-05-14T08:38:05Z</published>
	<updated>2026-05-14T08:38:05Z</updated>
	
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	<summary>Méditerranée : un navire humanitaire dénonce des tirs et des menaces des forces libyennes dans les eaux internationales
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❝Méditerranée : un navire humanitaire dénonce des tirs et des menaces des forces libyennes dans les eaux internationales
Mardi, un bateau de l’ONG Sea-Watch a été visé par des tirs provenant de Lybie alors qu’il venait en aide à 90 personnes fuyant ce pays d’Afrique. Les embarcations libyennes impliquées ont été fournies à Tripoli par l’Union européenne et l’Italie.
Par Allan Kaval (Rome, correspondant)
Publié hier à 06h09, modifié hier à 15h16
Mardi 12 mai, le navire de sauvetage en mer de l’Organisation non gouvernementale allemande (ONG) Sea-Watch faisait route vers l’Italie, quand celle-ci a subi une nouvelle action violente de la part d’éléments des gardes-côtes libyens, soutenus par Bruxelles. Après des tirs à proximité du vaisseau, qui venait d’embarquer 90 personnes fuyant la Libye pour tenter de rejoindre l’Europe, les forces libyennes ont menacé de l’arraisonner, d’après les témoignages des humanitaires, afin de ramener de force en Libye l’équipage et les rescapés, dont des ressortissants du Bangladesh et d’Egypte. Le navire se trouvait alors dans les eaux internationales.
Les bateaux impliqués dans l’incident ont été fournis aux forces libyennes par l’Union européenne (UE) et l’Italie. Rome a investi massivement dans sa relation avec les pouvoirs en place en Libye pour retenir sur le continent africain les migrants susceptibles de vouloir trouver refuge en Europe, via l’Italie.Si la Commission européenne a déclaré, mardi, qu’elle prendrait langue avec ses « interlocuteurs » au sujet de l’incident rapporté, l’attaque de lundi n’a cependant fait l’objet d’aucun commentaire à Rome, où se trouvait, jeudi 7 mai, le premier ministre du gouvernement de Tripoli, Abdel Hamid Dbeibah. Au-delà de la question migratoire, la Libye est un partenaire important en matière de fourniture d’hydrocarbures, dans le contexte énergétique imposé par la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.
Ces derniers mois – parmi les plus meurtriers depuis 2014 dans la zone, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) –, une nette montée en puissance des gardes-côtes libyens a été observée. Leur mission consiste à intercepter les embarcations mises à la mer par des passeurs et à en arrêter les occupants.
Les migrants sont ramenés dans la zone de non-droit qu’ils ont quittée au péril de leur vie et qui reste dominée par des milices et la criminalité organisée. Ils y sont victimes d’abus systématiques, notamment des actes de torture, d’extorsion, et s’exposent au risque d’être exploités sexuellement ou réduits en esclavage. Ces violations, abondamment documentées depuis le début des années 2010, se poursuivent alors que les relations entre l’UE, l’Italie et les autorités libyennes s’intensifient.
« Nous avons entendu des tirs sans sommation, à une vingtaine de mètres de nous, depuis un hors-bord arrivé à grande vitesse. D’abord, un coup, puis une rafale d’arme automatique… Il était un peu après 11 heures », explique Eliora Henzler, cheffe de mission à bord du Sea-Watch 5. Le bateau fait désormais route vers Brindisi, dans le sud de l’Italie, à trois jours de navigation.L’arsenal de mesures mises en œuvre par le gouvernement dominé par la droite radicale de Giorgia Meloni pour entraver l’action des ONG de sauvetage en mer consiste à assigner à leurs navires des ports éloignés des zones de sauvetage. Cette procédure pèse sur leurs finances en raison du coût du carburant et limite leur présence au large de la Libye, offrant toute latitude aux forces libyennes.
« A la radio, les Libyens nous ont intimé de couper le moteur et de mettre le cap sur Tripoli, où, nous ont-ils dit, nous allions être jugés », raconte Eliora Henzler, qui explique également que l’équipage a pu être conseillé par les autorités allemandes. L’attaque a aussi été signalée aux autorités italiennes. Après les tirs, les ordres donnés et les menaces d’abordage – lancées alors que la confrontation avait lieu en dehors des eaux territoriales libyennes –, les deux vaisseaux se sont retirés.
Des images enregistrées par l’équipage ont permis de déterminer la provenance d’un bateau utilisé par les forces libyennes. Comme l’a démontré le journaliste spécialisé de Radio Radicale, Sergio Scandura, qui assure une veille de référence sur la Méditerranée centrale, l’incident implique un hors-bord de fabrication italienne, sorti des chantiers sardes Novamarine. Rome et l’UE ont fourni, en décembre, quatre navires de ce modèle à l’administration générale pour la sécurité côtière, une organisation basée dans l’ouest de la Libye qui compte parmi les divers groupes chargés d’intercepter les embarcations de migrants grâce au soutien matériel européen.
En août 2025, un ancien navire de la douane italienne, livré aux Libyens, avait été utilisé par des hommes armés pour attaquer l’Ocean-Viking, navire de l’ONG de sauvetage française SOS Méditerranée. Le bateau avait été ciblé par des tirs directs, ce qui a conduit à des poursuites judiciaires en France et en Italie. A la même période, le Sea-Watch 5 avait déjà essuyé des tirs d’hommes armés libyens se trouvant à bord d’un autre navire de classe Corrubia fourni par l’Italie.
Dès le 4 mai, Berlin a annoncé qu’il faisait passer le niveau d’alerte à 2 sur une échelle de 3 à l’intention des navires battant pavillon allemand, dans la zone bordant les eaux libyennes. Interrogé sur la position italienne concernant les menaces et les tirs subis lundi par un navire humanitaire européen, visé par des acteurs soutenus par Rome et Bruxelles, le ministère des affaires étrangères italien a renvoyé vers la présidence du Conseil, qui a elle-même renvoyé vers le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’intérieur. « Nous ne commentons pas », a répondu ce dernier.❞
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Les embarcations libyennes impliquées ont été fournies à Tripoli par l’Union européenne et l’Italie.<br>Par Allan Kaval (Rome, correspondant)<br>Publié hier à 06h09, modifié hier à 15h16<br>Mardi 12 mai, le navire de sauvetage en mer de l’Organisation non gouvernementale allemande (ONG) Sea-Watch faisait route vers l’Italie, quand celle-ci a subi une nouvelle action violente de la part d’éléments des gardes-côtes libyens, soutenus par Bruxelles. Après des tirs à proximité du vaisseau, qui venait d’embarquer 90 personnes fuyant la Libye pour tenter de rejoindre l’Europe, les forces libyennes ont menacé de l’arraisonner, d’après les témoignages des humanitaires, afin de ramener de force en Libye l’équipage et les rescapés, dont des ressortissants du Bangladesh et d’Egypte. Le navire se trouvait alors dans les eaux internationales.<br>Les bateaux impliqués dans l’incident ont été fournis aux forces libyennes par l’Union européenne (UE) et l’Italie. Rome a investi massivement dans sa relation avec les pouvoirs en place en Libye pour retenir sur le continent africain les migrants susceptibles de vouloir trouver refuge en Europe, via l’Italie.Si la Commission européenne a déclaré, mardi, qu’elle prendrait langue avec ses &#171;&nbsp;interlocuteurs&nbsp;&#187; au sujet de l’incident rapporté, l’attaque de lundi n’a cependant fait l’objet d’aucun commentaire à Rome, où se trouvait, jeudi 7 mai, le premier ministre du gouvernement de Tripoli, Abdel Hamid Dbeibah. Au-delà de la question migratoire, la Libye est un partenaire important en matière de fourniture d’hydrocarbures, dans le contexte énergétique imposé par la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.<br>Ces derniers mois – parmi les plus meurtriers depuis 2014 dans la zone, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) –, une nette montée en puissance des gardes-côtes libyens a été observée. Leur mission consiste à intercepter les embarcations mises à la mer par des passeurs et à en arrêter les occupants.<br>Les migrants sont ramenés dans la zone de non-droit qu’ils ont quittée au péril de leur vie et qui reste dominée par des milices et la criminalité organisée. Ils y sont victimes d’abus systématiques, notamment des actes de torture, d’extorsion, et s’exposent au risque d’être exploités sexuellement ou réduits en esclavage. Ces violations, abondamment documentées depuis le début des années 2010, se poursuivent alors que les relations entre l’UE, l’Italie et les autorités libyennes s’intensifient.<br>&#171;&nbsp;Nous avons entendu des tirs sans sommation, à une vingtaine de mètres de nous, depuis un hors-bord arrivé à grande vitesse. D’abord, un coup, puis une rafale d’arme automatique… Il était un peu après 11 heures&nbsp;&#187;, explique Eliora Henzler, cheffe de mission à bord du Sea-Watch 5. Le bateau fait désormais route vers Brindisi, dans le sud de l’Italie, à trois jours de navigation.L’arsenal de mesures mises en œuvre par le gouvernement dominé par la droite radicale de Giorgia Meloni pour entraver l’action des ONG de sauvetage en mer consiste à assigner à leurs navires des ports éloignés des zones de sauvetage. Cette procédure pèse sur leurs finances en raison du coût du carburant et limite leur présence au large de la Libye, offrant toute latitude aux forces libyennes.<br>&#171;&nbsp;A la radio, les Libyens nous ont intimé de couper le moteur et de mettre le cap sur Tripoli, où, nous ont-ils dit, nous allions être jugés&nbsp;&#187;, raconte Eliora Henzler, qui explique également que l’équipage a pu être conseillé par les autorités allemandes. L’attaque a aussi été signalée aux autorités italiennes. Après les tirs, les ordres donnés et les menaces d’abordage – lancées alors que la confrontation avait lieu en dehors des eaux territoriales libyennes –, les deux vaisseaux se sont retirés.<br>Des images enregistrées par l’équipage ont permis de déterminer la provenance d’un bateau utilisé par les forces libyennes. Comme l’a démontré le journaliste spécialisé de Radio Radicale, Sergio Scandura, qui assure une veille de référence sur la Méditerranée centrale, l’incident implique un hors-bord de fabrication italienne, sorti des chantiers sardes Novamarine. Rome et l’UE ont fourni, en décembre, quatre navires de ce modèle à l’administration générale pour la sécurité côtière, une organisation basée dans l’ouest de la Libye qui compte parmi les divers groupes chargés d’intercepter les embarcations de migrants grâce au soutien matériel européen.<br>En août 2025, un ancien navire de la douane italienne, livré aux Libyens, avait été utilisé par des hommes armés pour attaquer l’Ocean-Viking, navire de l’ONG de sauvetage française SOS Méditerranée. Le bateau avait été ciblé par des tirs directs, ce qui a conduit à des poursuites judiciaires en France et en Italie. A la même période, le Sea-Watch 5 avait déjà essuyé des tirs d’hommes armés libyens se trouvant à bord d’un autre navire de classe Corrubia fourni par l’Italie.<br>Dès le 4 mai, Berlin a annoncé qu’il faisait passer le niveau d’alerte à 2 sur une échelle de 3 à l’intention des navires battant pavillon allemand, dans la zone bordant les eaux libyennes. Interrogé sur la position italienne concernant les menaces et les tirs subis lundi par un navire humanitaire européen, visé par des acteurs soutenus par Rome et Bruxelles, le ministère des affaires étrangères italien a renvoyé vers la présidence du Conseil, qui a elle-même renvoyé vers le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’intérieur. &#171;&nbsp;Nous ne commentons pas&nbsp;&#187;, a répondu ce dernier. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mediterranee'>mediterranee</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/humanitaire'>humanitaire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/libye'>libye</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/italie'>italie</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Espace Schengen : comment l'exception des contr&#244;les aux fronti&#232;res int&#233;rieures est devenue la norme&#8230;</title>
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		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
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	<published>2026-05-13T08:07:33Z</published>
	<updated>2026-05-13T08:07:33Z</updated>
	
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	<summary>Espace Schengen : comment l'exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71288/espace-schengen--comment-lexception-des-controles-aux-frontieres-interieures-est-devenue-la-norme
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❝ Espace Schengen : comment l'exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme
Par RFI Publié le : 08/05/2026
Paris a de nouveau prolongé jusqu’au 31 octobre 2026 les contrôles à ses frontières intérieures. Une dérogation autorisée en cas de menace grave, mais censée rester exceptionnelle et limitée dans le temps. Depuis 2015, la France y a pourtant recours de manière continue, et elle est loin d'être la seule, au risque de fragiliser l'un des acquis les plus concrets de l'Union européenne.
Pouvoir passer de la France à l'Italie, à l'Espagne, à l'Allemagne ou à la Belgique sans présenter son passeport à un poste-frontière ou dans un aéroport. "Toute personne, quelle que soit sa nationalité, peut voyager entre les pays Schengen sans être soumise à des contrôles aux frontières", rappelle le site officiel de l’Union européenne (UE). C'est l'une des promesses les plus concrètes de l'UE : une fois entré légalement dans l’espace Schengen, qu’on soit citoyen européen, résident étranger ou simple touriste, on peut circuler d’un État membre à l’autre sans être soumis à des contrôles aux frontières intérieures.
Paris vient pourtant de renouveler la "réintroduction temporaire" des contrôles à ses frontières intérieures pour six mois, jusqu’au 31 octobre 2026, selon la notification transmise à la Commission européenne. Rien n'interdit cela sur le papier. "Dès le début de la construction de l’espace Schengen, qui prévoit la fin des contrôles aux frontières intérieures, il est aussi prévu que les États puissent [les] contrôler de façon temporaire et ponctuelle" en cas de menace grave pour l'ordre public ou la sécurité intérieure, rappelle la juriste Tania Racho, chercheuse associée à l'université Paris-Saclay et membre du collectif Désinfox-Migrations, au micro d'Amélie Beaucour. 
Paris invoque ici des "menaces graves et persistantes" pesant sur l’ordre public et la sécurité intérieure : menace jihadiste, recrudescence des agressions antisémites, réseaux criminels facilitant la migration irrégulière, tensions dans le Pas-de-Calais, dégradation du contexte sécuritaire mondial de l’Iran au Moyen-Orient, en passant par l’Afghanistan, la Somalie et la guerre en Ukraine, ou encore tenue du G7 à Évian. Une dérogation qui doit pourtant rester exceptionnelle et strictement encadrée dans le temps. Le rétablissement des contrôles peut intervenir pour une durée de six mois, renouvelable jusqu’à deux ans maximum. Depuis la réforme du Code frontières Schengen de 2024, cette durée peut atteindre trois ans dans des circonstances exceptionnelles majeures.
En théorie, donc, une reconduction continue sur plus de dix ans contrevient au cadre fixé par le droit européen. En France, le dispositif est pourtant reconduit tous les six mois, sans interruption, depuis les attentats de novembre 2015. C’est précisément ce que dénonce l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), qui regroupe plusieurs organisations. Dans son communiqué du 23 avril, elle juge cette nouvelle prolongation "manifestement contraire au droit de l’Union européenne" et dénonce une succession de renouvellements qui fait du principe de liberté de circulation au sein de l’espace Schengen "un souvenir lointain".
Du côté du Conseil d'État, pour l'heure, il n'y a pas de débat. Dans une décision du 7 mars 2025, la juridiction administrative avait rejeté le recours de plusieurs associations et jugé le rétablissement conforme au règlement européen. Elle estimait que la décision prise par le gouvernement en octobre 2024 relevait du nouveau Code frontières Schengen, entré en vigueur la même année, et devait donc être regardée comme une première réintroduction des contrôles, non comme la prolongation de celles prises depuis 2015. Autrement dit, le compteur juridique repartait à zéro.
Mais Paris n’est pas seule. La Commission européenne recense actuellement onze autres États de l’espace Schengen ayant rétabli des contrôles à leurs frontières intérieures. L’Allemagne invoque notamment l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs ; la Pologne, la pression migratoire à ses frontières avec l’Allemagne et la Lituanie ; le Danemark et la Norvège, des risques de sabotage liés à la Russie ; la Suède, la criminalité transfrontalière organisée et les menaces islamistes.  Et dans certains pays comme l'Allemagne, l'Autriche ou le Danemark, l'exception s'est là aussi installée dans la durée.
"De 2006 à 2014, on avait eu 36 notifications de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures en huit ans. Aujourd’hui, on est à plusieurs centaines", note Yves Pascouau, directeur général adjoint de Forum réfugiés. Autrement dit, l’outil s’est banalisé. Pour lui, c’est la logique même de Schengen qui s’est inversée. "La liberté est le principe et la restriction de la liberté, l’exception", rappelle-t-il, estimant que cette base a été "totalement pervertie à partir de 2015", sous l’effet conjugué des attentats et de la crise migratoire.
Pour Yves Pascouau, également docteur en droit européen, cela pose la question du contrôle exercé par Bruxelles sur la répétition de ces mesures censées être exceptionnelles. La Commission européenne peut émettre un avis sur la nécessité et la proportionnalité des mesures, mais elle ne peut pas opposer son veto à la décision d’un État. Pour Yves Pascouau, Bruxelles fait preuve d’une grande prudence sur ce dossier. "La Commission fait la politique de l’autruche parce que c'est un sujet extrêmement sensible", commente-t-il. La Cour de justice de l’Union européenne a déjà rappelé que les contrôles aux frontières intérieures ne peuvent être prolongés que face à une nouvelle menace. Mais dans les faits, les États arguent régulièrement d’informations nouvelles ou d’un contexte sécuritaire évolutif pour justifier de nouvelles notifications.
Les motifs migratoires occupent désormais une place croissante dans les notifications des États : migration irrégulière, réseaux de passeurs, pression sur les systèmes d’asile... La réforme de 2024 intègre aussi la question de l’« instrumentalisation » des flux migratoires, lorsque des déplacements de personnes sont utilisés comme moyen de pression politique"La frontière entre l’objectif des contrôles et leur réalité peut parfois apparaître difficile à tracer", estime Yves Pascouau, qui pointe que dans les faits, les contrôles ne sont pas rétablis sur toutes les frontières du pays, mais seulement sur certaines. À la frontière franco-italienne, par exemple, souligne-t-il, les contrôles répondent davantage à un objectif migratoire qu’à un objectif strictement sécuritaire.
Concrètement, en notifiant la réintroduction des contrôles, "cela permet de contrôler toutes les personnes, par exemple, qui seraient dans un train arrivant depuis l’Italie vers la France, et dont le seul motif serait le franchissement de la frontière entre l’Italie et la France", relève Tania Racho. Selon l’Anafé, qui regroupe plusieurs organisations, cette pratique engendre des atteintes aux droits des personnes exilées : contrôles au faciès, difficultés d’accès au droit d’asile, refoulements ou enfermements illégaux. "Quotidiennement, à Menton, Montgenèvre, Hendaye, Modane et Cerbère, ou encore dans les aéroports, les forces de l’ordre françaises contrôlent l’identité des personnes entrant sur le territoire", affirme l’Anafé dans un communiqué de décembre 2025, qui dénonce des contrôles ciblant « les personnes perçues comme migrantes ».
Même si, pour la majorité des voyageurs, les frontières intérieures restent pour l’heure souvent invisibles, "l’esprit de Schengen s’est considérablement affaibli", regrette Yves Pascouau. Pour lui, ces rétablissements ont aussi une forte portée politique. "À ma connaissance, on n’a jamais arrêté de terroriste dans ce cadre", relève-t-il, tout en soulignant que leur efficacité sur le plan migratoire n’est pas davantage démontrée. Le risque, selon lui, est surtout le message envoyé aux citoyens : l’idée que "c’est derrière la frontière nationale qu’on est le mieux protégé". Une logique qu’il juge trompeuse, alors que la sécurité de l’espace Schengen repose aussi sur la coopération entre États et sur des contrôles renforcés aux frontières extérieures de l’Union. Selon l'agence européenne Frontex, les arrivées clandestines dans l'UE sont en baisse ces dernières années. Le danger dépasse la seule question des frontières pour Yves Pascouau, car lorsque ces entorses aux règles communes ne sont "ni soulevées ni sanctionnées", elles peuvent ouvrir la voie à d’autres.❞
#Covid-19#migration#migrant#UE#france#schengen#librecirculation#droit#sante#frontiere</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Espace Schengen&nbsp;: comment l’exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289081'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71288/espace-schengen--comment-lexception-des-controles-aux-frontieres-interieures-est-devenue-la-norme" class='spip_out' title="Espace Schengen : comment l'exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71288/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>espace-schengen--comment-</span><span class='lien_fin_cachee'>lexception-des-controles-aux-frontieres-inter</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/3ff6289a774c865ac6cfa698dd906e780eac1003.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:56.603773584906%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L477xH270/3ff6289a774c865a-f6ebe131-92f7c.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/3ff6289a774c865ac6cfa698dd906e780eac1003.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='477' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/3ff6289a774c865ac6cfa698dd906e780eac1003.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Espace Schengen&nbsp;: comment l’exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme<br>Par RFI Publié le&nbsp;: 08/05/2026<br>Paris a de nouveau prolongé jusqu’au 31 octobre 2026 les contrôles à ses frontières intérieures. Une dérogation autorisée en cas de menace grave, mais censée rester exceptionnelle et limitée dans le temps. Depuis 2015, la France y a pourtant recours de manière continue, et elle est loin d’être la seule, au risque de fragiliser l’un des acquis les plus concrets de l’Union européenne.<br>Pouvoir passer de la France à l’Italie, à l’Espagne, à l’Allemagne ou à la Belgique sans présenter son passeport à un poste-frontière ou dans un aéroport. "Toute personne, quelle que soit sa nationalité, peut voyager entre les pays Schengen sans être soumise à des contrôles aux frontières", rappelle le site officiel de l’Union européenne (UE). C’est l’une des promesses les plus concrètes de l’UE&nbsp;: une fois entré légalement dans l’espace Schengen, qu’on soit citoyen européen, résident étranger ou simple touriste, on peut circuler d’un État membre à l’autre sans être soumis à des contrôles aux frontières intérieures.<br>Paris vient pourtant de renouveler la "réintroduction temporaire" des contrôles à ses frontières intérieures pour six mois, jusqu’au 31 octobre 2026, selon la notification transmise à la Commission européenne. Rien n’interdit cela sur le papier. "Dès le début de la construction de l’espace Schengen, qui prévoit la fin des contrôles aux frontières intérieures, il est aussi prévu que les États puissent [les] contrôler de façon temporaire et ponctuelle" en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, rappelle la juriste Tania Racho, chercheuse associée à l’université Paris-Saclay et membre du collectif Désinfox-Migrations, au micro d’Amélie Beaucour.<br>Paris invoque ici des "menaces graves et persistantes" pesant sur l’ordre public et la sécurité intérieure&nbsp;: menace jihadiste, recrudescence des agressions antisémites, réseaux criminels facilitant la migration irrégulière, tensions dans le Pas-de-Calais, dégradation du contexte sécuritaire mondial de l’Iran au Moyen-Orient, en passant par l’Afghanistan, la Somalie et la guerre en Ukraine, ou encore tenue du G7 à Évian. Une dérogation qui doit pourtant rester exceptionnelle et strictement encadrée dans le temps. Le rétablissement des contrôles peut intervenir pour une durée de six mois, renouvelable jusqu’à deux ans maximum. Depuis la réforme du Code frontières Schengen de 2024, cette durée peut atteindre trois ans dans des circonstances exceptionnelles majeures.<br>En théorie, donc, une reconduction continue sur plus de dix ans contrevient au cadre fixé par le droit européen. En France, le dispositif est pourtant reconduit tous les six mois, sans interruption, depuis les attentats de novembre 2015. C’est précisément ce que dénonce l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), qui regroupe plusieurs organisations. Dans son communiqué du 23 avril, elle juge cette nouvelle prolongation "manifestement contraire au droit de l’Union européenne" et dénonce une succession de renouvellements qui fait du principe de liberté de circulation au sein de l’espace Schengen "un souvenir lointain".<br>Du côté du Conseil d’État, pour l’heure, il n’y a pas de débat. Dans une décision du 7 mars 2025, la juridiction administrative avait rejeté le recours de plusieurs associations et jugé le rétablissement conforme au règlement européen. Elle estimait que la décision prise par le gouvernement en octobre 2024 relevait du nouveau Code frontières Schengen, entré en vigueur la même année, et devait donc être regardée comme une première réintroduction des contrôles, non comme la prolongation de celles prises depuis 2015. Autrement dit, le compteur juridique repartait à zéro.<br>Mais Paris n’est pas seule. La Commission européenne recense actuellement onze autres États de l’espace Schengen ayant rétabli des contrôles à leurs frontières intérieures. L’Allemagne invoque notamment l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs&nbsp;; la Pologne, la pression migratoire à ses frontières avec l’Allemagne et la Lituanie&nbsp;; le Danemark et la Norvège, des risques de sabotage liés à la Russie&nbsp;; la Suède, la criminalité transfrontalière organisée et les menaces islamistes.  Et dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou le Danemark, l’exception s’est là aussi installée dans la durée.<br>"De 2006 à 2014, on avait eu 36 notifications de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures en huit ans. Aujourd’hui, on est à plusieurs centaines", note Yves Pascouau, directeur général adjoint de Forum réfugiés. Autrement dit, l’outil s’est banalisé. Pour lui, c’est la logique même de Schengen qui s’est inversée. "La liberté est le principe et la restriction de la liberté, l’exception", rappelle-t-il, estimant que cette base a été "totalement pervertie à partir de 2015", sous l’effet conjugué des attentats et de la crise migratoire.<br>Pour Yves Pascouau, également docteur en droit européen, cela pose la question du contrôle exercé par Bruxelles sur la répétition de ces mesures censées être exceptionnelles. La Commission européenne peut émettre un avis sur la nécessité et la proportionnalité des mesures, mais elle ne peut pas opposer son veto à la décision d’un État. Pour Yves Pascouau, Bruxelles fait preuve d’une grande prudence sur ce dossier. "La Commission fait la politique de l’autruche parce que c’est un sujet extrêmement sensible", commente-t-il. La Cour de justice de l’Union européenne a déjà rappelé que les contrôles aux frontières intérieures ne peuvent être prolongés que face à une nouvelle menace. Mais dans les faits, les États arguent régulièrement d’informations nouvelles ou d’un contexte sécuritaire évolutif pour justifier de nouvelles notifications.<br>Les motifs migratoires occupent désormais une place croissante dans les notifications des États&nbsp;: migration irrégulière, réseaux de passeurs, pression sur les systèmes d’asile... La réforme de 2024 intègre aussi la question de l’&#171;&nbsp;instrumentalisation&nbsp;&#187; des flux migratoires, lorsque des déplacements de personnes sont utilisés comme moyen de pression politique"La frontière entre l’objectif des contrôles et leur réalité peut parfois apparaître difficile à tracer", estime Yves Pascouau, qui pointe que dans les faits, les contrôles ne sont pas rétablis sur toutes les frontières du pays, mais seulement sur certaines. À la frontière franco-italienne, par exemple, souligne-t-il, les contrôles répondent davantage à un objectif migratoire qu’à un objectif strictement sécuritaire.<br>Concrètement, en notifiant la réintroduction des contrôles, "cela permet de contrôler toutes les personnes, par exemple, qui seraient dans un train arrivant depuis l’Italie vers la France, et dont le seul motif serait le franchissement de la frontière entre l’Italie et la France", relève Tania Racho. Selon l’Anafé, qui regroupe plusieurs organisations, cette pratique engendre des atteintes aux droits des personnes exilées&nbsp;: contrôles au faciès, difficultés d’accès au droit d’asile, refoulements ou enfermements illégaux. "Quotidiennement, à Menton, Montgenèvre, Hendaye, Modane et Cerbère, ou encore dans les aéroports, les forces de l’ordre françaises contrôlent l’identité des personnes entrant sur le territoire", affirme l’Anafé dans un communiqué de décembre 2025, qui dénonce des contrôles ciblant &#171;&nbsp;les personnes perçues comme migrantes&nbsp;&#187;.<br>Même si, pour la majorité des voyageurs, les frontières intérieures restent pour l’heure souvent invisibles, "l’esprit de Schengen s’est considérablement affaibli", regrette Yves Pascouau. Pour lui, ces rétablissements ont aussi une forte portée politique. "À ma connaissance, on n’a jamais arrêté de terroriste dans ce cadre", relève-t-il, tout en soulignant que leur efficacité sur le plan migratoire n’est pas davantage démontrée. Le risque, selon lui, est surtout le message envoyé aux citoyens&nbsp;: l’idée que "c’est derrière la frontière nationale qu’on est le mieux protégé". Une logique qu’il juge trompeuse, alors que la sécurité de l’espace Schengen repose aussi sur la coopération entre États et sur des contrôles renforcés aux frontières extérieures de l’Union. Selon l’agence européenne Frontex, les arrivées clandestines dans l’UE sont en baisse ces dernières années. Le danger dépasse la seule question des frontières pour Yves Pascouau, car lorsque ces entorses aux règles communes ne sont "ni soulevées ni sanctionnées", elles peuvent ouvrir la voie à d’autres. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/ue'>UE</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/france'>france</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/schengen'>schengen</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/librecirculation'>librecirculation</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/frontiere'>frontiere</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>En Espagne, le vaste plan de r&#233;gularisation des &#233;trangers entra&#238;ne un flot de fausses informations&#8230;</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
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	<published>2026-05-13T08:04:32Z</published>
	<updated>2026-05-13T08:04:32Z</updated>
	
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	<summary>En Espagne, le vaste plan de régularisation des étrangers entraîne un flot de fausses informations - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71350/en-espagne-le-vaste-plan-de-regularisation-des-etrangers-entraine-un-flot-de-fausses-informations
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❝ En Espagne, le vaste plan de régularisation des étrangers entraîne un flot de fausses informations
Par Leslie Carretero Publié le : 12/05/2026
Facteur d’attractivité, arme électorale, arrivée de criminels… Alors que la campagne de régularisation d’un demi-million de personnes sans papiers a débuté mi-avril en Espagne, les fausses informations visant les étrangers pullulent sur les réseaux sociaux.Ces fausses informations visant à faire croire à une ruée des étrangers vers le sol espagnol pullulent sur les réseaux sociaux alors que la campagne de régularisation massive des sans-papiers a débuté mi-avril - et s’achèvera le 30 juin - et pourrait concerner un demi-million de 
Le prétendu facteur d’attraction de cette mesure exceptionnelle, portée par le gouvernement de gauche, est largement relayé par le parti d’extrême droite Vox, mais aussi par le parti populaire (PP), classé à droite de l’échiquier politique espagnol. Le leader d’extrême droite Santiago Abascal a même affirmé que le nombre de migrants bénéficiant d’une régularisation dans le cadre de ce plan serait "bien supérieur" à celui annoncé par le gouvernement et que "des millions d’autres [exilés] arriveront plus tard", sans apporter de preuves.
Or, les anciennes mesures de régularisation exceptionnelle – la première date de 1986 et la dernière de 2005 – contredisent les projections des opposants. "L'effet d'attraction est un mythe qui circule avec chaque programme de régularisation [l’Espagne en a mené six depuis 1986, ndlr]. On ne peut pas prédire l'avenir, mais les programmes précédents n'ont pas entraîné d'augmentation des arrivées", explique, au média El Periodico, Ona Sindreu de Verificat, plateforme de vérification des faits.
Le nombre d’arrivées de migrants irréguliers en Espagne connaît d’ailleurs cette année une nette diminution : les autorités ont comptabilisé 7 923 arrivées entre le 1er janvier et le 30 avril 2026, contre 13 953 à la même période de 2025. Soit une baisse de 43 %.
Et rappelons que le plan ne concerne que les personnes ayant vécu sans interruption en Espagne pendant cinq mois avant le 1er janvier 2026. Les nouveaux arrivants ne sont donc pas concernés.
L’autre rumeur qui prend de l’ampleur dans le pays ibérique concerne la venue massive d’étrangers criminels. À la veille de l’ouverture des bureaux d’immigration le 16 avril, le président du PP avait estimé qu’il était "absurde" d’accorder des permis de séjour "en masse" à des personnes ayant un "casier judiciaire" ou ayant "agressé une femme".
Comme l’a rappelé à plusieurs reprises le gouvernement, tous les demandeurs de permis de séjour doivent prouver qu'ils n'ont pas d’antécédents avec la justice et donc disposer d’un casier judiciaire vierge, comme pour les autres procédures d’immigration.
Les services publics sont aussi la cible d’infox. Selon Vox, la procédure de régularisation des étrangers aura pour effet de submerger les services publics, comme La Poste ou la Sécurité sociale. Or, le ministère des Migrations signale que des horaires spécifiques et élargis ont été mis en place, et que l'accueil en personne se fera uniquement sur rendez-vous afin d'éviter les attroupements.
Les détracteurs de cette mesure disent craindre aussi pour les finances publiques liées notamment à la santé ou à l’éducation. Mais le gouvernement indique que la population étrangère utilise moins le système de santé que les Espagnols et que ces personnes bénéficiaient déjà de ces services avant leur régularisation. Selon une étude menée par Joan Monras, professeur à l'université Pompeu Fabra à Barcelone, les dépenses publiques consacrées à la santé et à l’éducation n’ont pas augmenté de manière significative après le plan de régularisation de 2005.Et un rapport de 2023 indique que, jusqu'à cette date, la régularisation de 600 000 immigrants, encouragée en 2005 par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, a généré 2,3 milliards d'euros supplémentaires par an pour la Sécurité sociale, rapporte le site El Periodico.
Parmi le flot de fausses informations, on peut aussi noter la possibilité pour les étrangers nouvellement régularisés de voter aux prochaines élections. "Pedro Sánchez [le Premier ministre, ndlr] a l'intention de truquer les élections de 2027, d'où cette course à la régularisation", a affirmé Santiago Abascal, de Vox, début mai lors d’un rassemblement près de Séville. Or, aux élections générales comme aux élections régionales, seuls les citoyens espagnols peuvent participer.
La mesure de régularisation, actée par décret royal en début d’année, sera examinée mercredi 13 mai par la Cour suprême. Plusieurs requêtes ont été portées devant la haute juridiction afin de suspendre le processus, comme celle de l’association conservatrice Hazte Oír qui estime que le dispositif dépasse les limites légales et "modifie structurellement la politique migratoire de l'État, avec des effets directs et durables". Vox, lui aussi à l’initiative de cette action en justice, estime que cette mesure envoie "un message très clair au monde entier : en Espagne, entrer en force est récompensé". Reste à savoir que ce décidera la Cour suprême❞
#Covid-19#migration#migrant#espagne#politiquemigratoire#regularisation#droit#sante</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>En Espagne, le vaste plan de régularisation des étrangers entraîne un flot de fausses informations - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289078'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71350/en-espagne-le-vaste-plan-de-regularisation-des-etrangers-entraine-un-flot-de-fausses-informations" class='spip_out' title="En Espagne, le vaste plan de régularisation des étrangers entraîne un flot de fausses informations" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71350/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>en-espagne-le-vaste-plan-</span><span class='lien_fin_cachee'>de-regularisation-des-etrangers-entraine-un-f</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/f9ea0825e8996980f1023755672a09cee688da5b.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:62.5%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L432xH270/f9ea0825e8996980-6d39126e-bc8ff.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/f9ea0825e8996980f1023755672a09cee688da5b.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='432' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/f9ea0825e8996980f1023755672a09cee688da5b.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  En Espagne, le vaste plan de régularisation des étrangers entraîne un flot de fausses informations<br>Par Leslie Carretero Publié le&nbsp;: 12/05/2026<br>Facteur d’attractivité, arme électorale, arrivée de criminels… Alors que la campagne de régularisation d’un demi-million de personnes sans papiers a débuté mi-avril en Espagne, les fausses informations visant les étrangers pullulent sur les réseaux sociaux.Ces fausses informations visant à faire croire à une ruée des étrangers vers le sol espagnol pullulent sur les réseaux sociaux alors que la campagne de régularisation massive des sans-papiers a débuté mi-avril - et s’achèvera le 30 juin - et pourrait concerner un demi-million de<br>Le prétendu facteur d’attraction de cette mesure exceptionnelle, portée par le gouvernement de gauche, est largement relayé par le parti d’extrême droite Vox, mais aussi par le parti populaire (PP), classé à droite de l’échiquier politique espagnol. Le leader d’extrême droite Santiago Abascal a même affirmé que le nombre de migrants bénéficiant d’une régularisation dans le cadre de ce plan serait &laquo;&nbsp;bien supérieur&nbsp;&raquo; à celui annoncé par le gouvernement et que &laquo;&nbsp;des millions d’autres [exilés] arriveront plus tard&nbsp;&raquo;, sans apporter de preuves.<br>Or, les anciennes mesures de régularisation exceptionnelle – la première date de 1986 et la dernière de 2005 – contredisent les projections des opposants. &laquo;&nbsp;L’effet d’attraction est un mythe qui circule avec chaque programme de régularisation [l’Espagne en a mené six depuis 1986, ndlr]. On ne peut pas prédire l’avenir, mais les programmes précédents n’ont pas entraîné d’augmentation des arrivées&nbsp;&raquo;, explique, au média El Periodico, Ona Sindreu de Verificat, plateforme de vérification des faits.<br>Le nombre d’arrivées de migrants irréguliers en Espagne connaît d’ailleurs cette année une nette diminution&nbsp;: les autorités ont comptabilisé 7 923 arrivées entre le 1er janvier et le 30 avril 2026, contre 13 953 à la même période de 2025. Soit une baisse de 43&nbsp;%.<br>Et rappelons que le plan ne concerne que les personnes ayant vécu sans interruption en Espagne pendant cinq mois avant le 1er janvier 2026. Les nouveaux arrivants ne sont donc pas concernés.<br>L’autre rumeur qui prend de l’ampleur dans le pays ibérique concerne la venue massive d’étrangers criminels. À la veille de l’ouverture des bureaux d’immigration le 16 avril, le président du PP avait estimé qu’il était &laquo;&nbsp;absurde&nbsp;&raquo; d’accorder des permis de séjour &laquo;&nbsp;en masse&nbsp;&raquo; à des personnes ayant un &laquo;&nbsp;casier judiciaire&nbsp;&raquo; ou ayant &laquo;&nbsp;agressé une femme&nbsp;&raquo;.<br>Comme l’a rappelé à plusieurs reprises le gouvernement, tous les demandeurs de permis de séjour doivent prouver qu’ils n’ont pas d’antécédents avec la justice et donc disposer d’un casier judiciaire vierge, comme pour les autres procédures d’immigration.<br>Les services publics sont aussi la cible d’infox. Selon Vox, la procédure de régularisation des étrangers aura pour effet de submerger les services publics, comme La Poste ou la Sécurité sociale. Or, le ministère des Migrations signale que des horaires spécifiques et élargis ont été mis en place, et que l’accueil en personne se fera uniquement sur rendez-vous afin d’éviter les attroupements.<br>Les détracteurs de cette mesure disent craindre aussi pour les finances publiques liées notamment à la santé ou à l’éducation. Mais le gouvernement indique que la population étrangère utilise moins le système de santé que les Espagnols et que ces personnes bénéficiaient déjà de ces services avant leur régularisation. Selon une étude menée par Joan Monras, professeur à l’université Pompeu Fabra à Barcelone, les dépenses publiques consacrées à la santé et à l’éducation n’ont pas augmenté de manière significative après le plan de régularisation de 2005.Et un rapport de 2023 indique que, jusqu’à cette date, la régularisation de 600 000 immigrants, encouragée en 2005 par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, a généré 2,3 milliards d’euros supplémentaires par an pour la Sécurité sociale, rapporte le site El Periodico.<br>Parmi le flot de fausses informations, on peut aussi noter la possibilité pour les étrangers nouvellement régularisés de voter aux prochaines élections. &laquo;&nbsp;Pedro Sánchez [le Premier ministre, ndlr] a l’intention de truquer les élections de 2027, d’où cette course à la régularisation&nbsp;&raquo;, a affirmé Santiago Abascal, de Vox, début mai lors d’un rassemblement près de Séville. Or, aux élections générales comme aux élections régionales, seuls les citoyens espagnols peuvent participer.<br>La mesure de régularisation, actée par décret royal en début d’année, sera examinée mercredi 13 mai par la Cour suprême. Plusieurs requêtes ont été portées devant la haute juridiction afin de suspendre le processus, comme celle de l’association conservatrice Hazte Oír qui estime que le dispositif dépasse les limites légales et &laquo;&nbsp;modifie structurellement la politique migratoire de l’État, avec des effets directs et durables&nbsp;&raquo;. Vox, lui aussi à l’initiative de cette action en justice, estime que cette mesure envoie &laquo;&nbsp;un message très clair au monde entier&nbsp;: en Espagne, entrer en force est récompensé&nbsp;&raquo;. Reste à savoir que ce décidera la Cour suprême </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/espagne'>espagne</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/politiquemigratoire'>politiquemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/regularisation'>regularisation</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Les guerres et les violences ont entra&#238;n&#233; une hausse de 60 % des d&#233;plac&#233;s internes en 2025, selon&#8230;</title>
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	<published>2026-05-13T08:02:26Z</published>
	<updated>2026-05-13T08:02:26Z</updated>
	
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	<summary>Les guerres et les violences ont entraîné une hausse de 60 % des déplacés internes en 2025, selon un observatoire international
https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/12/les-guerres-et-les-violences-ont-entraine-une-hausse-de-60-des-deplaces-internes-en-2025-selon-un-observatoire-international_6688186_3244.html
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❝Les guerres et les violences ont entraîné une hausse de 60 % des déplacés internes en 2025, selon un observatoire international
Au total, 82,2 millions de personnes dans le monde ont dû fuir au sein de leur propre pays, dont 32,3 millions en raison de conflits. Cette cause de déplacement supplante pour la première fois les catastrophes. L’Iran et la RDC concentrent les deux tiers des nouveaux déplacements internes.
Le Monde avec AFP
En 2025, les conflits et la violence ont poussé davantage de personnes à fuir à l’intérieur de leur propre pays que les catastrophes naturelles, notamment en Iran et en République démocratique du Congo. Au total, 82,2 millions de déplacés ont été recensés en 2025 – le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, légèrement plus bas qu’en 2024 – selon le rapport annuel conjoint du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) et du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), publié mardi.
« Les chiffres restent à des niveaux historiques », a déclaré à l’Agence France-Presse Tracy Lucas, directrice de l’IDMC, qualifiant les nouvelles tendances en matière de déplacement de « signal d’alarme ». Au cours de l’année écoulée, le rapport recense 65,8 millions de nouveaux déplacements internes, incluant des personnes ayant dû fuir à plusieurs reprises.
Les conflits et la violence ont été responsables de 32,3 millions de ces déplacements – soit une hausse de 60 % par rapport à 2024 – tandis que 29,9 millions ont été provoqués par des tempêtes, des inondations et d’autres catastrophes. C’est la première fois que les conflits surpassent les catastrophes naturelles comme cause principale de déplacements internes. « Nous n’avons jamais enregistré un nombre aussi vertigineux de déplacements liés à des conflits », a souligné Mme Lucas.
Ces déplacements restent fortement concentrés. L’Iran et la République démocratique du Congo (RDC) ont, à eux seuls, représenté les deux tiers des nouveaux déplacements internes liés aux conflits (environ 10 millions chacun).Par ailleurs, près de la moitié des 68,6 millions de déplacés internes en raison de conflits, répartis dans 54 pays à la fin de 2025, se concentraient dans seulement cinq pays. Le Soudan, ravagé par une guerre civile, en comptait le plus grand nombre pour la troisième année d’affilée (plus de 9 millions), suivi par la Colombie, la Syrie, le Yémen et l’Afghanistan.
« Le déplacement interne de dizaines de millions de personnes témoigne d’un effondrement mondial de la prévention des conflits et de la protection des civils », a déclaré Jan Egeland, directeur du NRC, dans un communiqué.Avec l’ajout de nouveaux conflits aux nombreuses crises déjà existantes, une hausse des déplacements liés à la violence est à prévoir. « D’innombrables familles rentrent dans des foyers détruits et se retrouvent face à des services inexistants », souligne M. Egeland, ajoutant que, « de la RDC au Soudan en passant par l’Iran et le Liban, des millions de personnes supplémentaires sont déplacées, venant s’ajouter à des niveaux déjà historiques ».
Le rapport fait également état d’une baisse de 35 % des déplacements liés aux désastres en tous genres par rapport aux « niveaux exceptionnellement élevés » de 2024, tout en précisant que les chiffres de l’année dernière restaient supérieurs de 13 % à la moyenne annuelle de la dernière décennie. Avec l’intensification du changement climatique, des pays autrefois peu touchés connaissent désormais des déplacements massifs liés aux catastrophes naturelles, tandis que les zones déjà vulnérables restent fortement exposées. Les incendies de forêt, par exemple, sont devenus une cause croissante de déplacement à l’échelle mondiale, représentant à eux seuls près de 700 000 déplacements en 2025. Le rapport souligne la nécessité d’investir massivement dans l’adaptation au changement climatique.
Ces chiffres inquiétants surviennent alors que les organisations humanitaires font face à de fortes contraintes, notamment liées aux importantes réductions de l’aide internationale par les Etats-Unis – historiquement premier donateur mondial – et d’autres pays.
Les personnes déplacées, déjà moins visibles que les réfugiés ayant franchi une frontière, sont particulièrement touchées par ces coupes budgétaires. Le rapport souligne également un net recul de la collecte de données.« La disponibilité des données a diminué dans 15 % des pays que nous surveillons », a relevé Mme Lucas. « Des données fiables sur les déplacements sont essentielles pour comprendre où les besoins et les risques sont les plus élevés et pour garantir que les politiques et les ressources soient à la hauteur de l’ampleur du défi », a-t-elle averti.❞
#Covid-19#migration#migrant#personnedeplacee#conflit#crise#sante</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Les guerres et les violences ont entraîné une hausse de 60&nbsp;% des déplacés internes en&nbsp;2025, selon un observatoire international<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289068'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/12/les-guerres-et-les-violences-ont-entraine-une-hausse-de-60-des-deplaces-internes-en-2025-selon-un-observatoire-international_6688186_3244.html" class='spip_out' title="Client Challenge" hreflang="en"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>lemonde.fr</span>/</span><span class='lien_off'>planete/</span><span class='lien_off'>article/</span><span class='lien_off'>2026/</span><span class='lien_off'>05/</span><span class='lien_off'>12/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>les-guerres-et-les-violences-on</span><span class='lien_fin_cachee'>t-entraine-une-hausse-de-60-des-deplaces-inte</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/5943/3962/1440/960/60/0/9dabf9b_upload-1-ovguvmufyvsn-000-82wb4cq.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH400/9dabf9b_upload-1-e9dc5b37-ba506.jpg' alt='' data-photo='https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/5943/3962/1440/960/60/0/9dabf9b_upload-1-ovguvmufyvsn-000-82wb4cq.jpg' data-photo-h='960' data-photo-w='1440' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/5943/3962/1440/960/60/0/9dabf9b_upload-1-ovguvmufyvsn-000-82wb4cq.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> Les guerres et les violences ont entraîné une hausse de 60&nbsp;% des déplacés internes en 2025, selon un observatoire international<br>Au total, 82,2 millions de personnes dans le monde ont dû fuir au sein de leur propre pays, dont 32,3 millions en raison de conflits. Cette cause de déplacement supplante pour la première fois les catastrophes. L’Iran et la RDC concentrent les deux tiers des nouveaux déplacements internes.<br>Le Monde avec AFP<br>En 2025, les conflits et la violence ont poussé davantage de personnes à fuir à l’intérieur de leur propre pays que les catastrophes naturelles, notamment en Iran et en République démocratique du Congo. Au total, 82,2 millions de déplacés ont été recensés en 2025 – le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, légèrement plus bas qu’en 2024 – selon le rapport annuel conjoint du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) et du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), publié mardi.<br>&#171;&nbsp;Les chiffres restent à des niveaux historiques&nbsp;&#187;, a déclaré à l’Agence France-Presse Tracy Lucas, directrice de l’IDMC, qualifiant les nouvelles tendances en matière de déplacement de &#171;&nbsp;signal d’alarme&nbsp;&#187;. Au cours de l’année écoulée, le rapport recense 65,8 millions de nouveaux déplacements internes, incluant des personnes ayant dû fuir à plusieurs reprises.<br>Les conflits et la violence ont été responsables de 32,3 millions de ces déplacements – soit une hausse de 60&nbsp;% par rapport à 2024 – tandis que 29,9 millions ont été provoqués par des tempêtes, des inondations et d’autres catastrophes. C’est la première fois que les conflits surpassent les catastrophes naturelles comme cause principale de déplacements internes. &#171;&nbsp;Nous n’avons jamais enregistré un nombre aussi vertigineux de déplacements liés à des conflits&nbsp;&#187;, a souligné Mme&nbsp;Lucas.<br>Ces déplacements restent fortement concentrés. L’Iran et la République démocratique du Congo (RDC) ont, à eux seuls, représenté les deux tiers des nouveaux déplacements internes liés aux conflits (environ 10 millions chacun).Par ailleurs, près de la moitié des 68,6 millions de déplacés internes en raison de conflits, répartis dans 54 pays à la fin de 2025, se concentraient dans seulement cinq pays. Le Soudan, ravagé par une guerre civile, en comptait le plus grand nombre pour la troisième année d’affilée (plus de 9 millions), suivi par la Colombie, la Syrie, le Yémen et l’Afghanistan.<br>&#171;&nbsp;Le déplacement interne de dizaines de millions de personnes témoigne d’un effondrement mondial de la prévention des conflits et de la protection des civils&nbsp;&#187;, a déclaré Jan Egeland, directeur du NRC, dans un communiqué.Avec l’ajout de nouveaux conflits aux nombreuses crises déjà existantes, une hausse des déplacements liés à la violence est à prévoir. &#171;&nbsp;D’innombrables familles rentrent dans des foyers détruits et se retrouvent face à des services inexistants&nbsp;&#187;, souligne M.&nbsp;Egeland, ajoutant que, &#171;&nbsp;de la RDC au Soudan en passant par l’Iran et le Liban, des millions de personnes supplémentaires sont déplacées, venant s’ajouter à des niveaux déjà historiques&nbsp;&#187;.<br>Le rapport fait également état d’une baisse de 35&nbsp;% des déplacements liés aux désastres en tous genres par rapport aux &#171;&nbsp;niveaux exceptionnellement élevés&nbsp;&#187; de 2024, tout en précisant que les chiffres de l’année dernière restaient supérieurs de 13&nbsp;% à la moyenne annuelle de la dernière décennie. Avec l’intensification du changement climatique, des pays autrefois peu touchés connaissent désormais des déplacements massifs liés aux catastrophes naturelles, tandis que les zones déjà vulnérables restent fortement exposées. Les incendies de forêt, par exemple, sont devenus une cause croissante de déplacement à l’échelle mondiale, représentant à eux seuls près de 700 000 déplacements en 2025. Le rapport souligne la nécessité d’investir massivement dans l’adaptation au changement climatique.<br>Ces chiffres inquiétants surviennent alors que les organisations humanitaires font face à de fortes contraintes, notamment liées aux importantes réductions de l’aide internationale par les Etats-Unis – historiquement premier donateur mondial – et d’autres pays.<br>Les personnes déplacées, déjà moins visibles que les réfugiés ayant franchi une frontière, sont particulièrement touchées par ces coupes budgétaires. Le rapport souligne également un net recul de la collecte de données.&#171;&nbsp;La disponibilité des données a diminué dans 15&nbsp;% des pays que nous surveillons&nbsp;&#187;, a relevé Mme&nbsp;Lucas. &#171;&nbsp;Des données fiables sur les déplacements sont essentielles pour comprendre où les besoins et les risques sont les plus élevés et pour garantir que les politiques et les ressources soient à la hauteur de l’ampleur du défi&nbsp;&#187;, a-t-elle averti. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/personnedeplacee'>personnedeplacee</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/conflit'>conflit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/crise'>crise</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>L'Union europ&#233;enne renoue avec les talibans pour pouvoir expulser des Afghans</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
		<uri>https://seenthis.net/people/veronique_petit</uri>
		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-13T07:58:30Z</published>
	<updated>2026-05-13T07:58:30Z</updated>
	
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	<summary>L’Union européenne renoue avec les talibans pour pouvoir expulser des Afghans
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/l-union-europeenne-renoue-avec-les-talibans-pour-pouvoir-expulser-des-afghans_6688648_3210.html
https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/2401/1601/1440/960/60/0/69ded25_upload-1-tfq2lq2mplpd-000-34hu23n.jpg
❝L’Union européenne renoue avec les talibans pour pouvoir expulser des Afghans
Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
Pour ses opposants, c’est un renoncement aux valeurs défendues par l’Europe et la légitimation d’un régime qui bafoue les droits humains. Pour la Commission européenne et une vingtaine d’Etats membres, la diplomatie impose de parler à tous, y compris aux régimes dont on ne partage pas les valeurs. Mardi 12 mai, l’exécutif européen a annoncé l’invitation à Bruxelles de responsables du régime des talibans pour une réunion « technique » concernant les réadmissions de citoyens afghans dans leur pays.
Cette invitation a été émise en coordination avec le gouvernement suédois. « L’augmentation du nombre de retours revêt une importance capitale pour la Suède, en particulier en ce qui concerne les personnes représentant une menace pour la sécurité ou ayant commis des crimes graves », assure Johan Forssell, le ministre chargé de l’immigration suédois. « Une délégation technique conjointe composée de représentants de la Commission et des Etats membres s’est rendue à Kaboul en début d’année afin d’engager un dialogue avec le régime de facto », ajoute le ministre, qui précise : « Nous n’avons aucun dialogue politique avec le régime de facto. »
Depuis deux ans, les Etats membres ont fortement durci leur politique d’immigration et cherché à faciliter les expulsions, par une nouvelle législation très ferme qui devrait être adoptée définitivement le 20 mai. Néanmoins, faute de relations diplomatiques avec le régime des talibans, revenus au pouvoir en 2021, les retours volontaires ou les expulsions de citoyens afghans, condamnés ou déboutés du droit d’asile, sont difficiles à mener.
L’un des principaux groupes de demandeurs d’asile
En octobre 2025, la ministre de l’asile et de la migration belge, Anneleen Van Bossuyt, décidée à appliquer « la politique la plus stricte » en matière d’immigration, a réuni dix-neuf Etats membres, dont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Suède – mais pas la France –, afin de demander à la Commission de coordonner des discussions avec le régime des talibans et ainsi de faciliter les expulsions. Les Afghans constituent l’un des principaux groupes de demandeurs d’asile chaque année, avec un taux d’acceptation des demandes d’asile de 56 % en 2025. Cependant, les Européens peinent à renvoyer les déboutés de ce droit.
« L’Union européenne dispose d’une délégation à Kaboul et a des contacts avec les autorités locales. Nous avons donc adopté une approche coordonnée au nom des Etats membres », assure Markus Lammert, porte-parole de la Commission. Les Etats membres cherchent notamment à obtenir des détails pratiques, comme la capacité d’accueil de l’aéroport de Kaboul ou la validité des passeports délivrés par des ambassades afghanes en Europe non reconnues par le régime taliban, selon l’Agence France-Presse.
« Chaque décision de retour est prise de manière individuelle et relève des juridictions des Etats membres, rappelle Markus Lammert. Elle doit être conforme au droit de l’Union européenne et au droit international, y compris en matière de droits fondamentaux. »
L’Allemagne et l’Autriche ont déjà renvoyé dans leur pays plusieurs dizaines d’Afghans, tous condamnés par la justice de leur pays hôte pour des faits criminels. La Belgique et la Suède souhaitent pouvoir s’appuyer sur un cadre européen clair, voire une aide de Frontex (l’Agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes), pour mener une politique identique.
Si la droite et l’extrême droite exigeaient de longue date l’expulsion des Afghans, quitte à discuter avec le régime des talibans, cette décision est condamnée par nombre de formations politiques de gauche et des organisations non gouvernementales (ONG). Cette invitation de représentants des talibans « marque un profond renoncement aux valeurs et droits qui fondent l’Union européenne, s’indigne Mélissa Camara, une eurodéputée écologiste. Nous ne pouvons aucunement accepter que la vie de personnes ayant quitté un régime dans lequel les droits humains sont largement bafoués et qui applique un apartheid de genre soit mise en danger pour répondre aux discours populistes de l’extrême droite ».
Le 23 avril, une vingtaine de groupes politiques et d’organisations de la société civile afghane avaient d’ailleurs écrit aux responsables de l’Union européenne, les exhortant à ne pas négocier avec le régime de facto du pays, ce qui participe à sa légitimation sur la scène internationale. « Si l’Union européenne est sérieuse et veut lutter contre l’émigration afghane, elle doit investir dans la stabilité du pays et un gouvernement inclusif, afin de faciliter les retours, pas dans le soutien de ce régime », juge Marlene Spoerri, de l’ONG Independent Diplomat, qui travaille avec les associations afghanes.
« La déportation vers l’Afghanistan n’est pas seulement un échec humanitaire, c’est aussi une erreur stratégique, ajoute sur X l’eurodéputée allemande Hannah Neumann. Si l’Europe renvoie de jeunes Afghans dans la pauvreté et le désespoir, beaucoup finiront par dépendre des seules structures offrant encore abri et nourriture : les réseaux et les madrasas des talibans. »
« L’Afghanistan reste un pays dangereux pour les rapatriés, où l’on signale de nombreux cas de répression systématique, d’exécutions extrajudiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées visant en particulier les femmes et les filles, les membres des communautés marginalisées et les anciens responsables gouvernementaux », écrit pour sa part l’ONG de défense des droits humains Forum-Asia.Depuis 2023, près de 5 millions d’Afghans sont rentrés, contraints et forcés, du Pakistan et d’Iran vers le pays. « Cela correspond à 10 % de la population, confie Marjolaine Bos, qui travaille à Kaboul pour l’ONG Solidarités international. Ils vivent dans des conditions très difficiles, avec un accès à l’eau, à la nourriture et à la santé extrêmement précaire. Si l’Europe a maintenu son aide humanitaire d’urgence, son aide au développement pour le pays a chuté de 50 % entre 2025 et 2026. Que l’Europe contribue dès lors à davantage de retours d’Afghans est extrêmement inquiétant. »
Selon Nassim Majidi, la directrice et fondatrice en 2010 de Samuel Hall, une organisation également installée à Kaboul qui assure le suivi pour le compte du Haut-Commissariat aux réfugiés des Afghans expulsés d’Iran, le retour des Afghans d’Europe pose un autre problème : « Personne ne sait ce qu’ils deviennent. Contrairement aux Afghans revenant d’Iran ou du Pakistan, aucun suivi n’est prévu concernant la réintégration. L’Europe ne peut les laisser dans l’inconnu. »❞
#Covid-19#migrant#migration#afghanistan#UE#droit#expulsion#retourforce#politiquemigratoire#asile#sante</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>L’Union européenne renoue avec les talibans pour pouvoir expulser des Afghans<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289056'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/l-union-europeenne-renoue-avec-les-talibans-pour-pouvoir-expulser-des-afghans_6688648_3210.html" class='spip_out' title="Client Challenge" hreflang="en"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>lemonde.fr</span>/</span><span class='lien_off'>international/</span><span class='lien_off'>article/</span><span class='lien_off'>2026/</span><span class='lien_off'>05/</span><span class='lien_off'>13/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>l-union-europeenne-renoue-avec-</span><span class='lien_fin_cachee'>les-talibans-pour-pouvoir-expulser-des-afghan</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/2401/1601/1440/960/60/0/69ded25_upload-1-tfq2lq2mplpd-000-34hu23n.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH400/69ded25_upload-1-80357474-1d267.jpg' alt='' data-photo='https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/2401/1601/1440/960/60/0/69ded25_upload-1-tfq2lq2mplpd-000-34hu23n.jpg' data-photo-h='960' data-photo-w='1440' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://img.lemde.fr/2026/05/12/0/0/2401/1601/1440/960/60/0/69ded25_upload-1-tfq2lq2mplpd-000-34hu23n.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> L’Union européenne renoue avec les talibans pour pouvoir expulser des Afghans<br>Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen) et Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)<br>Pour ses opposants, c’est un renoncement aux valeurs défendues par l’Europe et la légitimation d’un régime qui bafoue les droits humains. Pour la Commission européenne et une vingtaine d’Etats membres, la diplomatie impose de parler à tous, y compris aux régimes dont on ne partage pas les valeurs. Mardi 12 mai, l’exécutif européen a annoncé l’invitation à Bruxelles de responsables du régime des talibans pour une réunion &#171;&nbsp;technique&nbsp;&#187; concernant les réadmissions de citoyens afghans dans leur pays.<br>Cette invitation a été émise en coordination avec le gouvernement suédois. &#171;&nbsp;L’augmentation du nombre de retours revêt une importance capitale pour la Suède, en particulier en ce qui concerne les personnes représentant une menace pour la sécurité ou ayant commis des crimes graves&nbsp;&#187;, assure Johan Forssell, le ministre chargé de l’immigration suédois. &#171;&nbsp;Une délégation technique conjointe composée de représentants de la Commission et des Etats membres s’est rendue à Kaboul en début d’année afin d’engager un dialogue avec le régime de facto&nbsp;&#187;, ajoute le ministre, qui précise&nbsp;: &#171;&nbsp;Nous n’avons aucun dialogue politique avec le régime de facto.&nbsp;&#187;<br>Depuis deux ans, les Etats membres ont fortement durci leur politique d’immigration et cherché à faciliter les expulsions, par une nouvelle législation très ferme qui devrait être adoptée définitivement le 20 mai. Néanmoins, faute de relations diplomatiques avec le régime des talibans, revenus au pouvoir en 2021, les retours volontaires ou les expulsions de citoyens afghans, condamnés ou déboutés du droit d’asile, sont difficiles à mener.<br>L’un des principaux groupes de demandeurs d’asile<br>En octobre 2025, la ministre de l’asile et de la migration belge, Anneleen Van Bossuyt, décidée à appliquer &#171;&nbsp;la politique la plus stricte&nbsp;&#187; en matière d’immigration, a réuni dix-neuf Etats membres, dont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Suède – mais pas la France –, afin de demander à la Commission de coordonner des discussions avec le régime des talibans et ainsi de faciliter les expulsions. Les Afghans constituent l’un des principaux groupes de demandeurs d’asile chaque année, avec un taux d’acceptation des demandes d’asile de 56&nbsp;% en 2025. Cependant, les Européens peinent à renvoyer les déboutés de ce droit.<br>&#171;&nbsp;L’Union européenne dispose d’une délégation à Kaboul et a des contacts avec les autorités locales. Nous avons donc adopté une approche coordonnée au nom des Etats membres&nbsp;&#187;, assure Markus Lammert, porte-parole de la Commission. Les Etats membres cherchent notamment à obtenir des détails pratiques, comme la capacité d’accueil de l’aéroport de Kaboul ou la validité des passeports délivrés par des ambassades afghanes en Europe non reconnues par le régime taliban, selon l’Agence France-Presse.<br>&#171;&nbsp;Chaque décision de retour est prise de manière individuelle et relève des juridictions des Etats membres, rappelle Markus Lammert. Elle doit être conforme au droit de l’Union européenne et au droit international, y compris en matière de droits fondamentaux.&nbsp;&#187;<br>L’Allemagne et l’Autriche ont déjà renvoyé dans leur pays plusieurs dizaines d’Afghans, tous condamnés par la justice de leur pays hôte pour des faits criminels. La Belgique et la Suède souhaitent pouvoir s’appuyer sur un cadre européen clair, voire une aide de Frontex (l’Agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes), pour mener une politique identique.<br>Si la droite et l’extrême droite exigeaient de longue date l’expulsion des Afghans, quitte à discuter avec le régime des talibans, cette décision est condamnée par nombre de formations politiques de gauche et des organisations non gouvernementales (ONG). Cette invitation de représentants des talibans &#171;&nbsp;marque un profond renoncement aux valeurs et droits qui fondent l’Union européenne, s’indigne Mélissa Camara, une eurodéputée écologiste. Nous ne pouvons aucunement accepter que la vie de personnes ayant quitté un régime dans lequel les droits humains sont largement bafoués et qui applique un apartheid de genre soit mise en danger pour répondre aux discours populistes de l’extrême droite&nbsp;&#187;.<br>Le 23 avril, une vingtaine de groupes politiques et d’organisations de la société civile afghane avaient d’ailleurs écrit aux responsables de l’Union européenne, les exhortant à ne pas négocier avec le régime de facto du pays, ce qui participe à sa légitimation sur la scène internationale. &#171;&nbsp;Si l’Union européenne est sérieuse et veut lutter contre l’émigration afghane, elle doit investir dans la stabilité du pays et un gouvernement inclusif, afin de faciliter les retours, pas dans le soutien de ce régime&nbsp;&#187;, juge Marlene Spoerri, de l’ONG Independent Diplomat, qui travaille avec les associations afghanes.<br>&#171;&nbsp;La déportation vers l’Afghanistan n’est pas seulement un échec humanitaire, c’est aussi une erreur stratégique, ajoute sur X l’eurodéputée allemande Hannah Neumann. Si l’Europe renvoie de jeunes Afghans dans la pauvreté et le désespoir, beaucoup finiront par dépendre des seules structures offrant encore abri et nourriture&nbsp;: les réseaux et les madrasas des talibans.&nbsp;&#187;<br>&#171;&nbsp;L’Afghanistan reste un pays dangereux pour les rapatriés, où l’on signale de nombreux cas de répression systématique, d’exécutions extrajudiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées visant en particulier les femmes et les filles, les membres des communautés marginalisées et les anciens responsables gouvernementaux&nbsp;&#187;, écrit pour sa part l’ONG de défense des droits humains Forum-Asia.Depuis 2023, près de 5 millions d’Afghans sont rentrés, contraints et forcés, du Pakistan et d’Iran vers le pays. &#171;&nbsp;Cela correspond à 10&nbsp;% de la population, confie Marjolaine Bos, qui travaille à Kaboul pour l’ONG Solidarités international. Ils vivent dans des conditions très difficiles, avec un accès à l’eau, à la nourriture et à la santé extrêmement précaire. Si l’Europe a maintenu son aide humanitaire d’urgence, son aide au développement pour le pays a chuté de 50&nbsp;% entre 2025 et 2026. Que l’Europe contribue dès lors à davantage de retours d’Afghans est extrêmement inquiétant.&nbsp;&#187;<br>Selon Nassim Majidi, la directrice et fondatrice en 2010 de Samuel Hall, une organisation également installée à Kaboul qui assure le suivi pour le compte du Haut-Commissariat aux réfugiés des Afghans expulsés d’Iran, le retour des Afghans d’Europe pose un autre problème&nbsp;: &#171;&nbsp;Personne ne sait ce qu’ils deviennent. Contrairement aux Afghans revenant d’Iran ou du Pakistan, aucun suivi n’est prévu concernant la réintégration. 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	<title>&#171; L'immigration renforce l'incitation &#224; la formation et l'arr&#234;t de l'immigration r&#233;duit cette&#8230;</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-13T06:56:37Z</published>
	<updated>2026-05-13T06:56:37Z</updated>
	
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	<summary>« L’immigration renforce l’incitation à la formation et l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation »
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/13/l-immigration-renforce-l-incitation-a-la-formation-et-l-arret-de-l-immigration-reduit-cette-incitation_6688615_3232.html
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❝« L’immigration renforce l’incitation à la formation et l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation »
Chronique de Pierre-Cyrille Hautcœur
Directeur d’études à l’EHESS (Ecole d’économie de Paris)
Les récents propos de François Ruffin qui s’est déclaré « hostile à l’immigration pour le travail » provoquent des débats justifiés sur un terrain trop souvent réservé à l’idéologie. Choisir des politiques appropriées demande, de fait, de prendre en compte un grand nombre d’effets indirects, et de penser à long terme. Quoi de mieux que d’observer le cas de la restriction de l’immigration la plus importante de l’histoire : celle des Etats-Unis dans les années 1920 ? Après des afflux importants d’immigrés à partir des années 1880, le pays a établi des barrières à l’encontre des Asiatiques, juste avant la première guerre mondiale, et en 1920, a imposé des quotas sévères aux Européens.
Une étude américaine d’octobre 2025, « Immigration Restrictions and Natives’ Intergenerational Mobility: Evidence from the 1920s US Quotas » (« restrictions en matière d’immigration et mobilité intergénérationnelle des autochtones : les enseignements tirés des quotas des années 1920 »), apporte une analyse quantitative détaillée de cet épisode. James Feigenbaum, Yi-Ju Hung, Marco Tabellini et Monia Tomasella y exploitent la numérisation complète des recensements états-uniens. Ils analysent l’impact à long terme de ces quotas sur le devenir des différentes catégories sociales et professions. Grâce à ces données, ils peuvent distinguer les zones géographiques directement affectées par l’immigration et éviter de confondre l’effet des quotas avec d’autres évolutions. Ils montrent ainsi que l’impact varie considérablement selon les groupes sociaux et professionnels.
Globalement, les Noirs pauvres, qui sont les plus directement concurrencés par les immigrés peu qualifiés, ne bénéficient pas significativement de la baisse de cette concurrence. En ce qui concerne les autres catégories sociales, elles voient leur situation se détériorer : une partie se retrouve à remplir des emplois peu qualifiés qui étaient occupés par les migrants, alors qu’auparavant elles bénéficiaient d’une complémentarité de leurs qualifications avec cette population récemment arrivée. C’est particulièrement observable pour tous ceux qui n’ont pas pu ou voulu se déplacer vers les régions les plus dynamiques : leurs salaires en 1940 ont pris un retard important par rapport aux plus mobiles.
Cette complémentarité entre immigrés et natifs peut se comprendre de la manière suivante : il est d’autant plus intéressant de se spécialiser dans des tâches plus complexes, dès lors qu’il y a des gens – par exemple ceux qui ne parlent pas anglais – qui ne peuvent pas y prétendre, mais qui peuvent occuper des tâches plus simples. L’immigration renforce l’incitation à la formation, et a contrario l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation.
Les auteurs montrent ainsi que les travailleurs natifs des régions les plus affectées par les quotas se forment plutôt moins après les années 1920. Et cela explique près de la moitié de la réduction de leurs perspectives de carrière et de salaire. Pourtant, parmi les natifs, tous ne sont pas logés à la même enseigne : les personnes issues des catégories sociales supérieures échappent à cette détérioration : plus mobiles, mieux protégées par des réseaux de sociabilité permettant des reconversions, elles augmentent leur avantage par rapport aux classes moyennes.
Ce cas doit nous faire réfléchir sur les mécanismes qui rendent l’immigration profitable pour les Français d’aujourd’hui : il n’est pas nécessaire de faire venir des gens plus qualifiés, mais plutôt ceux qui sont indispensables pour accomplir les tâches qui demandent beaucoup de travail, par exemple dans le soin et la santé. Cela serait même utile de les intégrer pleinement au marché du travail en les régularisant, comme en Espagne. En même temps, il faut encourager l’investissement, la recherche et la formation pour créer de nouveaux emplois qualifiés et faciliter la mobilité sociale et professionnelle. C’est l’absence de telles perspectives qui crée la frustration des catégories sociales qui se croient menacées par l’immigration. Et le repli sur soi n’améliorera pas leur situation.❞
#Covid-19#migration#migrant#france#immigration#economie#sante#integration#naturalisation</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>&#171;&nbsp;L’immigration renforce l’incitation à la formation et l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation&nbsp;&#187;<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008289012'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/13/l-immigration-renforce-l-incitation-a-la-formation-et-l-arret-de-l-immigration-reduit-cette-incitation_6688615_3232.html" class='spip_out' title="Client Challenge" hreflang="en"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>lemonde.fr</span>/</span><span class='lien_off'>idees/</span><span class='lien_off'>article/</span><span class='lien_off'>2026/</span><span class='lien_off'>05/</span><span class='lien_off'>13/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>l-immigration-renforce-l-incita</span><span class='lien_fin_cachee'>tion-a-la-formation-et-l-arret-de-l-immigrati</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://img.lemde.fr/2026/02/25/1/0/1508/1005/1440/960/60/0/8d8a665_upload-1-45dttitv66hw-frame-743.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH400/8d8a665_upload-1-7b5a8879-c3414.jpg' alt='' data-photo='https://img.lemde.fr/2026/02/25/1/0/1508/1005/1440/960/60/0/8d8a665_upload-1-45dttitv66hw-frame-743.jpg' data-photo-h='960' data-photo-w='1440' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://img.lemde.fr/2026/02/25/1/0/1508/1005/1440/960/60/0/8d8a665_upload-1-45dttitv66hw-frame-743.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> &#171;&nbsp;L’immigration renforce l’incitation à la formation et l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation&nbsp;&#187;<br>Chronique de Pierre-Cyrille Hautcœur<br>Directeur d’études à l’EHESS (Ecole d’économie de Paris)<br>Les récents propos de François Ruffin qui s’est déclaré &#171;&nbsp;hostile à l’immigration pour le travail&nbsp;&#187; provoquent des débats justifiés sur un terrain trop souvent réservé à l’idéologie. 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James Feigenbaum, Yi-Ju Hung, Marco Tabellini et Monia Tomasella y exploitent la numérisation complète des recensements états-uniens. Ils analysent l’impact à long terme de ces quotas sur le devenir des différentes catégories sociales et professions. Grâce à ces données, ils peuvent distinguer les zones géographiques directement affectées par l’immigration et éviter de confondre l’effet des quotas avec d’autres évolutions. Ils montrent ainsi que l’impact varie considérablement selon les groupes sociaux et professionnels.<br>Globalement, les Noirs pauvres, qui sont les plus directement concurrencés par les immigrés peu qualifiés, ne bénéficient pas significativement de la baisse de cette concurrence. En ce qui concerne les autres catégories sociales, elles voient leur situation se détériorer&nbsp;: une partie se retrouve à remplir des emplois peu qualifiés qui étaient occupés par les migrants, alors qu’auparavant elles bénéficiaient d’une complémentarité de leurs qualifications avec cette population récemment arrivée. C’est particulièrement observable pour tous ceux qui n’ont pas pu ou voulu se déplacer vers les régions les plus dynamiques&nbsp;: leurs salaires en 1940 ont pris un retard important par rapport aux plus mobiles.<br>Cette complémentarité entre immigrés et natifs peut se comprendre de la manière suivante&nbsp;: il est d’autant plus intéressant de se spécialiser dans des tâches plus complexes, dès lors qu’il y a des gens – par exemple ceux qui ne parlent pas anglais – qui ne peuvent pas y prétendre, mais qui peuvent occuper des tâches plus simples. L’immigration renforce l’incitation à la formation, et a contrario l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation.<br>Les auteurs montrent ainsi que les travailleurs natifs des régions les plus affectées par les quotas se forment plutôt moins après les années 1920. Et cela explique près de la moitié de la réduction de leurs perspectives de carrière et de salaire. Pourtant, parmi les natifs, tous ne sont pas logés à la même enseigne&nbsp;: les personnes issues des catégories sociales supérieures échappent à cette détérioration&nbsp;: plus mobiles, mieux protégées par des réseaux de sociabilité permettant des reconversions, elles augmentent leur avantage par rapport aux classes moyennes.<br>Ce cas doit nous faire réfléchir sur les mécanismes qui rendent l’immigration profitable pour les Français d’aujourd’hui&nbsp;: il n’est pas nécessaire de faire venir des gens plus qualifiés, mais plutôt ceux qui sont indispensables pour accomplir les tâches qui demandent beaucoup de travail, par exemple dans le soin et la santé. Cela serait même utile de les intégrer pleinement au marché du travail en les régularisant, comme en Espagne. En même temps, il faut encourager l’investissement, la recherche et la formation pour créer de nouveaux emplois qualifiés et faciliter la mobilité sociale et professionnelle. 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Et le repli sur soi n’améliorera pas leur situation. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/france'>france</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/immigration'>immigration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/economie'>economie</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/integration'>integration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/naturalisation'>naturalisation</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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	<published>2026-05-06T10:35:58Z</published>
	<updated>2026-05-06T10:35:58Z</updated>
	
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	<summary>France : les députés approuvent l'allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés "dangereux" - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71239/france--les-deputes-approuvent-lallongement-de-la-retention-a-sept-mois-pour-les-etrangers-juges-dangereux
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❝ France : les députés approuvent l'allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés "dangereux"
Par La rédaction Publié le : 06/05/2026
Adoptée par l'Assemblée nationale, mardi, cette proposition de loi permet d'enfermer en centre de rétention administrative (CRA) des étrangers jugés "dangereux" pour une durée de 7 mois (210 jours). Le texte doit encore passé devant le Sénat fin mai.
De 180 à 210 jours. Les députés français ont adopté mardi 5 mai, un texte visant à allonger la durée maximale de rétention administrative pour des étrangers en situation irrégulière et jugés "dangereux". La proposition de loi, portée par Charles Rodwell (Renaissance, parti présidentiel) et soutenue par le gouvernement, a été validée par 345 députés allant du centre au Rassemblement national (extrême droite), contre 177 députés à gauche.
Que contient-elle ? Cette loi permet d'enfermer en centre de rétention administrative (CRA) des étrangers pour une durée de sept mois, si les personnes visées cumulent trois critères :
L'étranger doit faire l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire (OQTF). Il doit avoir été condamné par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes. Il représente une menace "réelle, actuelle et d’une particulière gravité" pour l’ordre public.
Actuellement, la durée maximum de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Pour cette dernière catégorie, le texte porte aussi ce seuil à 210 jours. Cette proposition de loi doit maintenant être examinée par le Sénat fin mai.
L'été dernier, une disposition d'allongement similaire avait été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l'avait jugée disproportionnée. Ce qui a poussé des élus à la présenter de nouveau, avec une formulation plus restrictive tenant compte des observations des Sages. Elle ne concernera "que quelques dizaines de personnes par an", selon le député Charles Rodwell.Cet allongement à 210 jours a surtout été vivement soutenu et poussé par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, après le meurtre en 2024 de l'étudiante Philippine, alors que le suspect, un Marocain, sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF) venait de sortir de rétention.
"[La victime] habitait ma circonscription et il y a un an et demi, j'ai pris un engagement auprès de sa famille" de porter un texte "transpartisan" trouvant "un juste équilibre entre la protection des libertés publiques et le renforcement de la sécurité des Français", a déclaré Charles Rodwell, élu des Yvelines.Pour rappel, les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés dans un centre de rétention administrative (CRA) en vue de leur expulsion - s'il existe un risque qu'ils s'y soustraient. En effet, selon le droit français - et européen - l’enfermement d’un étranger en CRA est une mesure qui ne doit être utilisée qu’en dernier recours, "dans les cas où l’administration n’a pas d’autres moyens moins attentatoires aux libertés pour réaliser l’expulsion", rappelle La Cimade, association de défense de droits des étrangers.
Être en situation irrégulière est une irrégularité administrative, et pas un délit, selon le droit français.Les réactions ont été nombreuses. "C'est une loi de communication", qui valide "le principe de la prison sans le procès", a fustigé la socialiste Céline Hervieu. Pour l'écologiste Stella Dupont, cette mesure "ne permettra pas davantage d’expulsions", écrit-elle sur X. "Le plus souvent, les blocages viennent du refus du pays d’origine de reconnaître son ressortissant. Et sans cette reconnaissance, aucune expulsion n’est possible. La priorité est donc de renforcer la négociation et la diplomatie avec ces pays, pas de maintenir enfermées ces personnes ad vitam aeternam."
Le texte s'attaque aussi plus particulièrement à la menace terroriste. Il porte la création d'une "injonction d'examen psychiatrique" à la main du préfet, pour forcer certaines personnes à s'y soumettre.
Elles devront avoir montré une adhésion à "des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme", et avoir eu des "agissements susceptibles d'être (...) liés à des troubles mentaux". Après cet examen, le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée.
Cela permettra d'intervenir "avant le passage à l'acte", s'est félicité Eric Martineau (MoDem, centre). La députée écologiste Léa Balage El Mariky a, au contraire, dénoncé une "dérive majeure" transformant "les psychiatres en agents de sécurité intérieure" et "le soin en contrôle".La proposition de loi prévoit également la création d'une "rétention de sûreté terroriste", permettant de placer sous certaines conditions des étrangers dans un centre de soins après une peine de prison, comme pour certains autres crimes.
Des mesures "très concrètes" que Charles Rodwell espère voir adoptées définitivement avant la fin des travaux parlementaires cet été. Plus de 16 000 personnes ont été retenues dans des CRA en 2024, selon la Cimade. Ce nombre grimpe à 40 000 si l’on inclut les étrangers enfermés en CRA à Mayotte (22 300 en 2024) et dans les Outre-mer (Guadeloupe, Réunion, Guyane…).❞
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	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>France&nbsp;: les députés approuvent l’allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo; - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008286551'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71239/france--les-deputes-approuvent-lallongement-de-la-retention-a-sept-mois-pour-les-etrangers-juges-dangereux" class='spip_out' title="France : les députés approuvent l'allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés 'dangereux'" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71239/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>france--les-deputes-appro</span><span class='lien_fin_cachee'>uvent-lallongement-de-la-retention-a-sept-moi</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/23bdd777753bc776447f57be444a4cfe738f3ade.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:75%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L360xH270/23bdd777753bc776-1026c7f0-9f8e1.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/23bdd777753bc776447f57be444a4cfe738f3ade.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='360' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/23bdd777753bc776447f57be444a4cfe738f3ade.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  France&nbsp;: les députés approuvent l’allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo;<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 06/05/2026<br>Adoptée par l’Assemblée nationale, mardi, cette proposition de loi permet d’enfermer en centre de rétention administrative (CRA) des étrangers jugés &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo; pour une durée de 7 mois (210 jours). Le texte doit encore passé devant le Sénat fin mai.<br>De 180 à 210 jours. Les députés français ont adopté mardi 5 mai, un texte visant à allonger la durée maximale de rétention administrative pour des étrangers en situation irrégulière et jugés &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo;. La proposition de loi, portée par Charles Rodwell (Renaissance, parti présidentiel) et soutenue par le gouvernement, a été validée par 345 députés allant du centre au Rassemblement national (extrême droite), contre 177 députés à gauche.<br>Que contient-elle&nbsp;? Cette loi permet d’enfermer en centre de rétention administrative (CRA) des étrangers pour une durée de sept mois, si les personnes visées cumulent trois critères&nbsp;:<br>L’étranger doit faire l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire (OQTF). Il doit avoir été condamné par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes. Il représente une menace &laquo;&nbsp;réelle, actuelle et d’une particulière gravité&nbsp;&raquo; pour l’ordre public.<br>Actuellement, la durée maximum de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Pour cette dernière catégorie, le texte porte aussi ce seuil à 210 jours. Cette proposition de loi doit maintenant être examinée par le Sénat fin mai.<br>L’été dernier, une disposition d’allongement similaire avait été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l’avait jugée disproportionnée. Ce qui a poussé des élus à la présenter de nouveau, avec une formulation plus restrictive tenant compte des observations des Sages. Elle ne concernera &laquo;&nbsp;que quelques dizaines de personnes par an&nbsp;&raquo;, selon le député Charles Rodwell.Cet allongement à 210 jours a surtout été vivement soutenu et poussé par l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, après le meurtre en 2024 de l’étudiante Philippine, alors que le suspect, un Marocain, sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF) venait de sortir de rétention.<br>&laquo;&nbsp;[La victime] habitait ma circonscription et il y a un an et demi, j’ai pris un engagement auprès de sa famille&nbsp;&raquo; de porter un texte &laquo;&nbsp;transpartisan&nbsp;&raquo; trouvant &laquo;&nbsp;un juste équilibre entre la protection des libertés publiques et le renforcement de la sécurité des Français&nbsp;&raquo;, a déclaré Charles Rodwell, élu des Yvelines.Pour rappel, les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés dans un centre de rétention administrative (CRA) en vue de leur expulsion - s’il existe un risque qu’ils s’y soustraient. En effet, selon le droit français - et européen - l’enfermement d’un étranger en CRA est une mesure qui ne doit être utilisée qu’en dernier recours, &laquo;&nbsp;dans les cas où l’administration n’a pas d’autres moyens moins attentatoires aux libertés pour réaliser l’expulsion&nbsp;&raquo;, rappelle La Cimade, association de défense de droits des étrangers.<br>Être en situation irrégulière est une irrégularité administrative, et pas un délit, selon le droit français.Les réactions ont été nombreuses. &laquo;&nbsp;C’est une loi de communication&nbsp;&raquo;, qui valide &laquo;&nbsp;le principe de la prison sans le procès&nbsp;&raquo;, a fustigé la socialiste Céline Hervieu. Pour l’écologiste Stella Dupont, cette mesure &laquo;&nbsp;ne permettra pas davantage d’expulsions&nbsp;&raquo;, écrit-elle sur X. &laquo;&nbsp;Le plus souvent, les blocages viennent du refus du pays d’origine de reconnaître son ressortissant. Et sans cette reconnaissance, aucune expulsion n’est possible. La priorité est donc de renforcer la négociation et la diplomatie avec ces pays, pas de maintenir enfermées ces personnes ad vitam aeternam.&nbsp;&raquo;<br>Le texte s’attaque aussi plus particulièrement à la menace terroriste. Il porte la création d’une &laquo;&nbsp;injonction d’examen psychiatrique&nbsp;&raquo; à la main du préfet, pour forcer certaines personnes à s’y soumettre.<br>Elles devront avoir montré une adhésion à &laquo;&nbsp;des théories incitant ou faisant l’apologie d’actes de terrorisme&nbsp;&raquo;, et avoir eu des &laquo;&nbsp;agissements susceptibles d’être (...) liés à des troubles mentaux&nbsp;&raquo;. Après cet examen, le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée.<br>Cela permettra d’intervenir &laquo;&nbsp;avant le passage à l’acte&nbsp;&raquo;, s’est félicité Eric Martineau (MoDem, centre). La députée écologiste Léa Balage El Mariky a, au contraire, dénoncé une &laquo;&nbsp;dérive majeure&nbsp;&raquo; transformant &laquo;&nbsp;les psychiatres en agents de sécurité intérieure&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;le soin en contrôle&nbsp;&raquo;.La proposition de loi prévoit également la création d’une &laquo;&nbsp;rétention de sûreté terroriste&nbsp;&raquo;, permettant de placer sous certaines conditions des étrangers dans un centre de soins après une peine de prison, comme pour certains autres crimes.<br>Des mesures &laquo;&nbsp;très concrètes&nbsp;&raquo; que Charles Rodwell espère voir adoptées définitivement avant la fin des travaux parlementaires cet été. Plus de 16 000 personnes ont été retenues dans des CRA en 2024, selon la Cimade. Ce nombre grimpe à 40 000 si l’on inclut les étrangers enfermés en CRA à Mayotte (22 300 en 2024) et dans les Outre-mer (Guadeloupe, Réunion, Guyane…). </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/france'>france</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/cra'>CRA</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/santementale'>santementale</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/politiquemigratoire'>politiquemigratoire</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Migration irr&#233;guli&#232;re : 153 migrants secourus au large de Da... | Seneweb -</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
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	<published>2026-05-06T10:31:20Z</published>
	<updated>2026-05-06T10:31:20Z</updated>
	
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	<summary>Migration irrégulière : 153 migrants secourus au large de Da... | Seneweb -
https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-153-migrants-secourus-au-large-de-dakar-par-la-marine-nationale_n_491670.html
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❝Migration irrégulière : 153 migrants secourus au large de Dakar par la marine nationale
Auteur: Ablaye Gadiaga Sarr
La marine nationale sénégalaise a mené, ce lundi 4 mai 2026, une opération de secours en mer ayant permis de sauver 153 candidats à l’émigration irrégulière. La pirogue transportant ces migrants a été interceptée à environ 60 km au large de Dakar. L’intervention rapide des forces navales a permis d’éviter un drame en haute mer.
Les personnes secourues ont été acheminées à la base navale Amiral Faye Gassama où elles ont été prises en charge avant d’être mises à la disposition des services compétents pour les procédures d’identification et de suivi.❞
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	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Migration irrégulière&nbsp;: 153 migrants secourus au large de Da... | Seneweb -<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008286543'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-153-migrants-secourus-au-large-de-dakar-par-la-marine-nationale_n_491670.html" class='spip_out' title="Migration irrégulière : 153 migrants secourus au large de Da..." hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>seneweb.com</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>news/</span><span class='lien_off'>Societe/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>migration-irreguliere-153-migr</span><span class='lien_fin_cachee'>ants-secourus-au-large-de-dakar-par-la-marine</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://image.seneweb.com/content/news/2026-19-05//thumb_1260x800_69fa5a6bc02df_Mt1Ffqy9Pr.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:63.492063492063%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH381/thumb_1260x800_6-8ee22aee-61477.jpg' alt='' data-photo='https://image.seneweb.com/content/news/2026-19-05//thumb_1260x800_69fa5a6bc02df_Mt1Ffqy9Pr.jpg' data-photo-h='800' data-photo-w='1260' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://image.seneweb.com/content/news/2026-19-05//thumb_1260x800_69fa5a6bc02df_Mt1Ffqy9Pr.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> Migration irrégulière&nbsp;: 153 migrants secourus au large de Dakar par la marine nationale<br>Auteur&nbsp;: Ablaye Gadiaga Sarr<br>La marine nationale sénégalaise a mené, ce lundi 4 mai 2026, une opération de secours en mer ayant permis de sauver 153 candidats à l’émigration irrégulière. La pirogue transportant ces migrants a été interceptée à environ 60 km au large de Dakar. L’intervention rapide des forces navales a permis d’éviter un drame en haute mer.<br>Les personnes secourues ont été acheminées à la base navale Amiral Faye Gassama où elles ont été prises en charge avant d’être mises à la disposition des services compétents pour les procédures d’identification et de suivi. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/senegal'>senegal</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/routemigratoire'>routemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrationirreguliere'>migrationirreguliere</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Manche : les travers&#233;es irr&#233;guli&#232;res continuent malgr&#233; le nouvel accord franco-britannique -&#8230;</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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	<published>2026-05-05T14:34:33Z</published>
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	<summary>Manche : les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71218/manche--les-traversees-irregulieres-continuent-malgre-le-nouvel-accord-francobritannique
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❝Manche : les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique
Par La rédaction Publié le : 05/05/2026
Plus de 7 000 migrants ont atteint le sol britannique depuis le début de l'année. Dans le détail, 800 exilés ont traversé la Manche en trois jours, du 1er mai au 3 mai. Et ce, malgré un nouvel accord triennal franco-britannique visant à endiguer les traversées clandestines de la Manche, signé fin avril.Après une accalmie de plusieurs jours, 800 exilés ont été interceptés par les forces britanniques dans la Manche en trois jours, entre le 1er mai et le 3 mai. Au total, 7 200 migrants ont atteint le Royaume-Uni via "small boats" depuis le début de l'année 2026, selon les chiffres du Home Office. Le chiffre est en deçà de celui de l'année dernière à la même période (11 500) mais suffira-t-il à apaiser les relations tumultueuses entre Paris et Londres ?Depuis plusieurs mois, Londres reproche à la France de ne pas faire assez pour endiguer les traversées illégales de la Manche. Les discussions entre les deux pays ont traîné en longueur pour renouveler l'accord de Sandhurst - un accord de coopération sur la sécurisation de leur frontière commune dans la Manche. Le 23 avril, finalement, un nouveau partenariat a été signé par Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur français, et son homologue britannique Shabana Mahmood.
Un accord essentiel : sous pression du parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage, le gouvernement travailliste de Keir Starmer, qui a promis de "reprendre le contrôle des frontières" et met un point d'honneur à voir la situation sur le littoral français évoluer.
Londres va verser jusqu’à 766 millions d'euros à la France sur trois ans (2026 -2029), mais pour la première fois, une somme “flexible” de 186 millions d’euros dépendra de l'efficacité des mesures côté français. Concrètement, Paris devra apporter des preuves quantitatives et qualitatives sur le nombre d'interventions effectuées, le nombre d'interpellations, le nombre de traversées empêchées..., pour débloquer la somme. Mais "il n'y aura pas de quotas qui conditionnent quelque financement que ce soit", a affirmé le ministre Laurent Nuñez.
Londres désapprouve l'approche française d'intervenir uniquement sur les plages. Malgré de rares interceptions qui ont eu lieu, Paris demeure réticente à l'option "d'intervention en mer" pour intercepter les "small boats". Les autorités françaises s'appuient sur le droit international de la mer qui interdit les interventions policières dans l'eau - et n'autorise que les seules opérations de secours.Actuellement, 907 effectifs sont déployés, selon le ministère de l'Intérieur. Ce chiffre doit progresser de 53 % pour atteindre 1 392 agents sur la période 2026-2029, "incluant notamment la création d’une nouvelle unité spécialisée (SIPAF, pour Service interdépartemental de la police aux frontières) de 80 effectifs".
Reste à savoir si ce déploiement de forces réglera le problème, car, depuis plusieurs semaines, une nouvelle route migratoire a vu le jour pour rejoindre le sol britannique. De plus en plus de départs en "small boats" se font désormais depuis les côtes belges. Le 18 avril, au moins 200 migrants répartis à bord de cinq embarcations ont été repérés par les gardes-côtes de Bruxelles. "C’est la première fois que nous en voyons un si grand nombre en même temps", avait déclaré le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé. Les départs se font depuis les villes côtières d'Oostduinkerke, De Panne, Koksijde et Nieuport, toute proches de la frontière française. L'an dernier, aucun canot n’avait été repéré dans le nord-ouest la Belgique❞
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	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Manche&nbsp;: les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008286207'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71218/manche--les-traversees-irregulieres-continuent-malgre-le-nouvel-accord-francobritannique" class='spip_out' title="Manche : les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71218/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>manche--les-traversees-ir</span><span class='lien_fin_cachee'>regulieres-continuent-malgre-le-nouvel-accord</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/e12c7c27a60775ac5555c1c55b0cb011302713cb.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L405xH270/e12c7c27a60775ac-56bf309c-8da21.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/e12c7c27a60775ac5555c1c55b0cb011302713cb.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='405' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/e12c7c27a60775ac5555c1c55b0cb011302713cb.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> Manche&nbsp;: les traversées irrégulières continuent malgré le nouvel accord franco-britannique<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 05/05/2026<br>Plus de 7 000 migrants ont atteint le sol britannique depuis le début de l’année. Dans le détail, 800 exilés ont traversé la Manche en trois jours, du 1er mai au 3 mai. Et ce, malgré un nouvel accord triennal franco-britannique visant à endiguer les traversées clandestines de la Manche, signé fin avril.Après une accalmie de plusieurs jours, 800 exilés ont été interceptés par les forces britanniques dans la Manche en trois jours, entre le 1er mai et le 3 mai. Au total, 7 200 migrants ont atteint le Royaume-Uni via "small boats" depuis le début de l’année 2026, selon les chiffres du Home Office. Le chiffre est en deçà de celui de l’année dernière à la même période (11 500) mais suffira-t-il à apaiser les relations tumultueuses entre Paris et Londres&nbsp;?Depuis plusieurs mois, Londres reproche à la France de ne pas faire assez pour endiguer les traversées illégales de la Manche. Les discussions entre les deux pays ont traîné en longueur pour renouveler l’accord de Sandhurst - un accord de coopération sur la sécurisation de leur frontière commune dans la Manche. Le 23 avril, finalement, un nouveau partenariat a été signé par Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur français, et son homologue britannique Shabana Mahmood.<br>Un accord essentiel&nbsp;: sous pression du parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage, le gouvernement travailliste de Keir Starmer, qui a promis de "reprendre le contrôle des frontières" et met un point d’honneur à voir la situation sur le littoral français évoluer.<br>Londres va verser jusqu’à 766 millions d’euros à la France sur trois ans (2026 -2029), mais pour la première fois, une somme &#8220;flexible&#8221; de 186 millions d’euros dépendra de l’efficacité des mesures côté français. Concrètement, Paris devra apporter des preuves quantitatives et qualitatives sur le nombre d’interventions effectuées, le nombre d’interpellations, le nombre de traversées empêchées..., pour débloquer la somme. Mais "il n’y aura pas de quotas qui conditionnent quelque financement que ce soit", a affirmé le ministre Laurent Nuñez.<br>Londres désapprouve l’approche française d’intervenir uniquement sur les plages. Malgré de rares interceptions qui ont eu lieu, Paris demeure réticente à l’option "d’intervention en mer" pour intercepter les "small boats". Les autorités françaises s’appuient sur le droit international de la mer qui interdit les interventions policières dans l’eau - et n’autorise que les seules opérations de secours.Actuellement, 907 effectifs sont déployés, selon le ministère de l’Intérieur. Ce chiffre doit progresser de 53&nbsp;% pour atteindre 1 392 agents sur la période 2026-2029, "incluant notamment la création d’une nouvelle unité spécialisée (SIPAF, pour Service interdépartemental de la police aux frontières) de 80 effectifs".<br>Reste à savoir si ce déploiement de forces réglera le problème, car, depuis plusieurs semaines, une nouvelle route migratoire a vu le jour pour rejoindre le sol britannique. De plus en plus de départs en "small boats" se font désormais depuis les côtes belges. Le 18 avril, au moins 200 migrants répartis à bord de cinq embarcations ont été repérés par les gardes-côtes de Bruxelles. "C’est la première fois que nous en voyons un si grand nombre en même temps", avait déclaré le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé. Les départs se font depuis les villes côtières d’Oostduinkerke, De Panne, Koksijde et Nieuport, toute proches de la frontière française. 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	<title>M&#233;diterran&#233;e : sept corps retrouv&#233;s au large d'Almer&#237;a en Espagne - InfoMigrants</title>
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		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
		<uri>https://seenthis.net/people/veronique_petit</uri>
		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-05T14:32:52Z</published>
	<updated>2026-05-05T14:32:52Z</updated>
	
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	<summary>Méditerranée : sept corps retrouvés au large d'Almería en Espagne - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71199/mediterranee--sept-corps-retrouves-au-large-dalmeria-en-espagne
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❝ Méditerranée : sept corps retrouvés au large d'Almería en Espagne
Par La rédaction Publié le : 04/05/2026
Sept corps ont été retrouvés ces derniers jours en mer Méditerranée entre l'Espagne et l'Algérie, non loin d'Almería, selon la presse espagnole. Il y a deux semaines, cinq cadavres avaient déjà été récupérés dans l'eau à Carthagène, un peu plus au nord. Pour le moment, les causes de ces décès ne sont pas connues.
La Garde civile espagnole a localisé et repêché sept corps dans les eaux méditerranéennes proches d'Almería, dans le sud du pays, indique la presse espagnole. Le dernier corps a été retrouvé samedi 2 mai dans les eaux proches de Cabo de Gata, près d'Almería, selon des sources consultées par l'agence de presse espagnole EFE.Dans le détail, la première dépouille a été localisée le 26 avril sur la plage de Roquetas de Mar, près d'Almería. Le lendemain, un navire marchand a découvert un second corps à environ 27 km au sud-est de Garrucha. Le 30 avril, deux autres corps ont été repêchés au large de Carboneras, tandis que les trois derniers cadavres ont été retrouvés entre le 1er et le 2 mai dans la zone maritime de Níjar.Presque tous portaient des gilets de sauvetage, selon les journaux locaux, ce qui accrédite la thèse de potentiels naufrages, bien qu'aucune embarcation n'ait été retrouvée et qu'aucun signalement n'ait été reçu.
Le 21 avril, cinq autres corps avaient déjà été retrouvés par un bateau de croisière, le Sapphire Princess, au large de Murcie, région du sud-est de l'Espagne. Une enquête a été ouverte.La police cherche à savoir si ces cinq victimes se trouvaient à bord d'une embarcation de migrants retrouvée à la dérive le même jour. Ce canot avait été repéré par un navire militaire français à environ 40 km au large de Carthagène. Deux hommes et trois corps avaient été retrouvés à l'intérieur.D'après les deux survivants, le bateau avait quitté l'Algérie depuis Mostaganem, une ville à l'est d'Oran, avec 18 personnes à son bord. Il aurait dérivé pendant plusieurs jours. Depuis, 13 personnes sont donc portées disparues.
Ce genre de découverte n'est pas rare sur cette route migratoire, aussi appelée la "route algérienne". De nombreux migrants prennent la mer au départ des côtes algériennes pour tenter d'atteindre la péninsule espagnole ou les îles des Baléares.Le 24 avril, un naufrage au nord des côtes algériennes avait entraîné la noyade d'au moins douze hommes et cinq femmes de nationalité somalienne. Le 11 mars, 33 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont péri dans le naufrage d’une embarcation au large d’Alger, selon des informations relayées par Francisco Jose Clemente Martin, un activiste espagnol qui suit de près les routes migratoires en Méditerranée centrale. Par ailleurs, les équipes d'intervention rapide de la Croix-Rouge à Almería ont porté secours à 21 personnes secourues à bord de différents canots pendant le week-end prolongé du 1er ma❞
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	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Méditerranée&nbsp;: sept corps retrouvés au large d’Almería en Espagne - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008286205'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71199/mediterranee--sept-corps-retrouves-au-large-dalmeria-en-espagne" class='spip_out' title="Méditerranée : sept corps retrouvés au large d'Almería en Espagne" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71199/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>mediterranee--sept-corps-</span><span class='lien_fin_cachee'>retrouves-au-large-dalmeria-en-espagne</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/4de496c2485614ebbcf03794bed85de48c649801.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:60.133630289532%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L449xH270/4de496c2485614eb-44dcabf2-6cd8e.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/4de496c2485614ebbcf03794bed85de48c649801.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='449' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/4de496c2485614ebbcf03794bed85de48c649801.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Méditerranée&nbsp;: sept corps retrouvés au large d’Almería en Espagne<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 04/05/2026<br>Sept corps ont été retrouvés ces derniers jours en mer Méditerranée entre l’Espagne et l’Algérie, non loin d’Almería, selon la presse espagnole. Il y a deux semaines, cinq cadavres avaient déjà été récupérés dans l’eau à Carthagène, un peu plus au nord. Pour le moment, les causes de ces décès ne sont pas connues.<br>La Garde civile espagnole a localisé et repêché sept corps dans les eaux méditerranéennes proches d’Almería, dans le sud du pays, indique la presse espagnole. Le dernier corps a été retrouvé samedi 2 mai dans les eaux proches de Cabo de Gata, près d’Almería, selon des sources consultées par l’agence de presse espagnole EFE.Dans le détail, la première dépouille a été localisée le 26 avril sur la plage de Roquetas de Mar, près d’Almería. Le lendemain, un navire marchand a découvert un second corps à environ 27 km au sud-est de Garrucha. Le 30 avril, deux autres corps ont été repêchés au large de Carboneras, tandis que les trois derniers cadavres ont été retrouvés entre le 1er et le 2 mai dans la zone maritime de Níjar.Presque tous portaient des gilets de sauvetage, selon les journaux locaux, ce qui accrédite la thèse de potentiels naufrages, bien qu’aucune embarcation n’ait été retrouvée et qu’aucun signalement n’ait été reçu.<br>Le 21 avril, cinq autres corps avaient déjà été retrouvés par un bateau de croisière, le Sapphire Princess, au large de Murcie, région du sud-est de l’Espagne. Une enquête a été ouverte.La police cherche à savoir si ces cinq victimes se trouvaient à bord d’une embarcation de migrants retrouvée à la dérive le même jour. Ce canot avait été repéré par un navire militaire français à environ 40 km au large de Carthagène. Deux hommes et trois corps avaient été retrouvés à l’intérieur.D’après les deux survivants, le bateau avait quitté l’Algérie depuis Mostaganem, une ville à l’est d’Oran, avec 18 personnes à son bord. Il aurait dérivé pendant plusieurs jours. Depuis, 13 personnes sont donc portées disparues.<br>Ce genre de découverte n’est pas rare sur cette route migratoire, aussi appelée la &laquo;&nbsp;route algérienne&nbsp;&raquo;. De nombreux migrants prennent la mer au départ des côtes algériennes pour tenter d’atteindre la péninsule espagnole ou les îles des Baléares.Le 24 avril, un naufrage au nord des côtes algériennes avait entraîné la noyade d’au moins douze hommes et cinq femmes de nationalité somalienne. Le 11 mars, 33 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont péri dans le naufrage d’une embarcation au large d’Alger, selon des informations relayées par Francisco Jose Clemente Martin, un activiste espagnol qui suit de près les routes migratoires en Méditerranée centrale. Par ailleurs, les équipes d’intervention rapide de la Croix-Rouge à Almería ont porté secours à 21 personnes secourues à bord de différents canots pendant le week-end prolongé du 1er ma </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/espagne'>espagne</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/routemigratoire'>routemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrationirreguliere'>migrationirreguliere</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mortalite'>mortalite</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/algerie'>algerie</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Croatie : quatre migrants retrouv&#233;s morts pr&#232;s de la fronti&#232;re slov&#232;ne - InfoMigrants</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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	<published>2026-05-05T14:31:09Z</published>
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	<summary>Croatie : quatre migrants retrouvés morts près de la frontière slovène - InfoMigrants
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❝Croatie : quatre migrants retrouvés morts près de la frontière slovène
Par La rédaction Publié le : 04/05/2026
Quatre migrants ont été retrouvés morts en Croatie près de la frontière slovène et deux autres hommes ont été hospitalisés dans un état grave, a annoncé la police croate lundi, sans préciser leurs nationalités ou les circonstances de leur mort.Après avoir reçu un signalement dimanche 3 mai vers 22h30, la police croate a annoncé lundi avoir découvert quatre corps de migrants à Donje Prilišće, ville frontalière de la Slovénie.Treize autres exilés ont aussi été retrouvés au même moment près de la frontière entre la Croatie et la Slovénie, et ont été transférés au centre d'enregistrement des demandeurs d'asile de Dugi Dol, à une quarantaine de kilomètres. Deux personnes, dans un état grave, ont été transportées en urgence à l'hôpital.Selon les premiers éléments de l'enquête, menée sous la direction du procureur de l'État du comté, les migrants ont été conduits par un passeur près du village de Donje Prilišće à 70 km au sud-ouest de la capitale Zagreb. Le chauffeur du camion les auraient déposés dans la région frontalière avant de prendre la fuite.Ces personnes ont "été exposées à des conditions inhumaines pendant le transport", d'après les témoignages des rescapés, cités dans un communiqué des forces de l'ordre croates.
La Croatie, membre de l'Union européenne (UE), est un important pays de transit pour les migrants en situation irrégulière qui cherchent à rallier l'Europe via la "route des Balkans". Ils sont principalement originaires d'Afghanistan, du Pakistan, de Syrie ou d'Irak.Début avril, 30 personnes avaient été secourues dans un marécage entre la Croatie et la Bosnie. Fin février, un homme d'origine chinoise est mort dans le naufrage d'un bateau transportant des migrants, toujours entre la Croatie et la Bosnie.
Plus de 12 500 personnes ont emprunté cette route en 2025, selon les données de l'agence européenne de gardes-frontières Frontex.Depuis 2014, plus de 400 personnes ont été signalées mortes ou portées disparues sur cette route, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les migrants empruntant cette route sont souvent soumis à des contrôles aux frontières stricts, obligeant beaucoup d'entre eux à effectuer des voyages irréguliers dangereux sur des terrains souvent périlleux afin d'échapper à la détection, selon l'OIM❞
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	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Croatie&nbsp;: quatre migrants retrouvés morts près de la frontière slovène - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008286202'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71208/croatie--quatre-migrants-retrouves-morts-pres-de-la-frontiere-slovene" class='spip_out' title="Croatie : quatre migrants retrouvés morts près de la frontière slovène" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71208/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>croatie--quatre-migrants-</span><span class='lien_fin_cachee'>retrouves-morts-pres-de-la-frontiere-slovene</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/eb0e6202126fbd037590c73ebd9044b00d25d02d.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:75%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L360xH270/eb0e6202126fbd03-894cbcfc-9f22f.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/eb0e6202126fbd037590c73ebd9044b00d25d02d.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='360' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/eb0e6202126fbd037590c73ebd9044b00d25d02d.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> Croatie&nbsp;: quatre migrants retrouvés morts près de la frontière slovène<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 04/05/2026<br>Quatre migrants ont été retrouvés morts en Croatie près de la frontière slovène et deux autres hommes ont été hospitalisés dans un état grave, a annoncé la police croate lundi, sans préciser leurs nationalités ou les circonstances de leur mort.Après avoir reçu un signalement dimanche 3 mai vers 22h30, la police croate a annoncé lundi avoir découvert quatre corps de migrants à Donje Prilišće, ville frontalière de la Slovénie.Treize autres exilés ont aussi été retrouvés au même moment près de la frontière entre la Croatie et la Slovénie, et ont été transférés au centre d’enregistrement des demandeurs d’asile de Dugi Dol, à une quarantaine de kilomètres. Deux personnes, dans un état grave, ont été transportées en urgence à l’hôpital.Selon les premiers éléments de l’enquête, menée sous la direction du procureur de l’État du comté, les migrants ont été conduits par un passeur près du village de Donje Prilišće à 70 km au sud-ouest de la capitale Zagreb. Le chauffeur du camion les auraient déposés dans la région frontalière avant de prendre la fuite.Ces personnes ont &laquo;&nbsp;été exposées à des conditions inhumaines pendant le transport&nbsp;&raquo;, d’après les témoignages des rescapés, cités dans un communiqué des forces de l’ordre croates.<br>La Croatie, membre de l’Union européenne (UE), est un important pays de transit pour les migrants en situation irrégulière qui cherchent à rallier l’Europe via la &laquo;&nbsp;route des Balkans&nbsp;&raquo;. Ils sont principalement originaires d’Afghanistan, du Pakistan, de Syrie ou d’Irak.Début avril, 30 personnes avaient été secourues dans un marécage entre la Croatie et la Bosnie. Fin février, un homme d’origine chinoise est mort dans le naufrage d’un bateau transportant des migrants, toujours entre la Croatie et la Bosnie.<br>Plus de 12 500 personnes ont emprunté cette route en 2025, selon les données de l’agence européenne de gardes-frontières Frontex.Depuis 2014, plus de 400 personnes ont été signalées mortes ou portées disparues sur cette route, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les migrants empruntant cette route sont souvent soumis à des contrôles aux frontières stricts, obligeant beaucoup d’entre eux à effectuer des voyages irréguliers dangereux sur des terrains souvent périlleux afin d’échapper à la détection, selon l’OIM </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/croatie'>croatie</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/balkans'>balkans</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/routemigratoire'>routemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrationirreguliere'>migrationirreguliere</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mortalite'>mortalite</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Au Royaume-Uni, des escrocs aident des migrants &#224; mentir sur leur orientation sexuelle -&#8230;</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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	<summary>Au Royaume-Uni, des escrocs aident des migrants à mentir sur leur orientation sexuelle - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71036/au-royaumeuni-des-escrocs-aident-des-migrants-a-mentir-sur-leur-orientation-sexuelle
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❝Au Royaume-Uni, des escrocs aident des migrants à mentir sur leur orientation sexuelle
Par Ana P. Santos Publié le : 24/04/2026
Une enquête de la BBC a découvert un réseau composé de cabinets d'avocats et de faux conseillers en immigration qui fabriquent des fausses preuves pour aider des demandeurs d'asile à prétendre qu'ils sont persécutés sur la base de leur homosexualité. Les ONG rappellent que ces abus minoritaires "ne reflète pas la réalité" du parcours d'asile "hostile et complexe" des personnes LGBTQ+.D'après un reportage de la BBC tourné en caméra cachée, un réseau clandestin composé d'avocats et de soi-disant conseillers en immigration facture des sommes exorbitantes pour aider des personnes à effectuer de fausses déclarations sur leur homosexualité dans le but d’obtenir l’asile au Royaume-Uni.Ces faux cabinets promeuvent leurs services en ligne et demandent près de 1 700 euros pour la rédaction du dossier et 2 300 à 3 400 euros supplémentaires pour fabriquer des preuves. Selon l'enquête, un cabinet d'avocats a ainsi exigé quelque 8 000 euros pour déposer une demande d'asile fabriquée de toutes pièces qui avait "très peu" de chances d'être rejetée par le ministère de l'Intérieur.
Des personnes dont le visa était sur le point d'expirer ont ainsi tenté de faire croire aux autorités qu'elles risquent d'être persécutées dans leur pays d'origine en raison de leur orientation sexuelle. Les concernés reçoivent notamment des instructions sur la manière d'obtenir de fausses preuves, notamment des lettres de soutien, des photos et des rapports médicaux.Un journaliste de la BBC s'est ainsi infiltré dans une réunion destinée à la communauté migrante LGBTQ+ et a constaté que bon nombre des participants reconnaissaient ne pas être homosexuels. 
Lors d'échanges téléphoniques avec de prétendus conseillers en immigration ou assistants juridiques, le journaliste a expliqué ne pas être gay. On lui a répondu que "personne n'est sincère. Il n’y a qu’une seule option pour vivre ici aujourd’hui, et c’est précisément la méthode que tout le monde adopte".La BBC note que le phénomène concernerait surtout des migrants dont le visa étudiant, de travail ou touristique a expiré."Quiconque abuse des protections accordées aux personnes fuyant la persécution en raison de leur genre ou de leur orientation sexuelle est plus que méprisable", a tweeté le 15 avril la ministre britannique de l’Intérieur, Shabanna Mahmood, en réaction au reportage de la BBC."Les faux avocats qui facilitent ces abus seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi. Une fois derrière les barreaux, leur argent sale sera saisi et réinvesti pour mettre fin au crime qu’ils ont autrefois financé", a poursuivi Shabanna Mahmood.
La Fondation Peter Tatchell, une organisation caritative londonienne qui défend les droits des personnes LGBTQ+, rappelle dans un communiqué que l"'année dernière, nous avons dénoncé la situation après avoir été submergés par une vague de demandeurs d'asile que nous estimions être des imposteurs.""Les fausses demandes et l’exploitation des personnes LGBTQ+ par des gangs criminels organisés sapent la confiance du public dans le système d’asile. Cela nuit à ceux qui ont une demande légitime de statut de réfugié", poursuit le communiqué.D’autres ONG critiquent l’effet produit par le reportage de la BBC. Microrainbow, une organisation travaillant avec des demandeurs d'asile LGBTQ+ au Royaume-Uni explique sur sa page Instagram que "l’idée selon laquelle un grand nombre de personnes demanderaient l'asile à tort en invoquant leur orientation sexuelle ou leur identité de genre est profondément trompeuse et risque de nuire à ceux qui fuient véritablement la persécution".Les statistiques publiées par le ministère britannique de l'Intérieur indiquent qu'en 2022, 2 % des demandes d'asile au Royaume-Uni, soit 1 334 dossiers, invoquaient l'orientation sexuelle comme l’une des raisons de la demande de protection.Sur un peu plus d’un millier de décisions initiales rendues en 2022. 73 % des demandeurs se sont vus accorder l'asile ou une autre forme d'autorisation de séjour.Cela correspond à un taux de protection trois fois supérieur à celui de 2017, lorsque seules 22 % des demandes émanant de personnes LGBTQ+ avaient été acceptées.
Les ressortissants pakistanais ont représenté le plus grand nombre de ces demandes d'asile au cours des six dernières années. En 2022, les Pakistanais représentaient ainsi 21 % de l'ensemble des demandes d'asile fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Dans le même temps, par rapport à l'ensemble des demandes d'asile, les ressortissants pakistanais ne représentaient que 3 % de l'ensemble des demandes de protection.
Une cartographie mondiale réalisée par Human Rights Watch montre qu'au moins 67 pays disposent de lois criminalisant les relations homosexuelles, avec des peines allant de l'amende à la prison à perpétuité, voire à la peine de mort.En outre, au moins neuf pays ont adopté des lois qui criminalisent certaines formes d'expression de genre visant notamment les personnes transgenres. Dans certains pays, les forces de l’ordre poursuivent et traduisent en justice de manière agressive les personnes soupçonnées d’être lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenres. Dans d’autres, les lois sont rarement appliquées mais ont néanmoins de graves conséquences pour les personnes LGBTQ+, "servant à justifier un traitement discriminatoire et entravant l’accès de ces personnes à l’emploi, aux services de santé et à la protection policière", explique Human Rights Watch.
"Tout conseil visant à abuser du système d’asile doit être condamné, mais ce type de comportement, adopté par une poignée d’acteurs de mauvaise foi, ne reflète pas la réalité des personnes LGBTQ+ qui demandent l’asile", observe Carla Manso Garcia, responsable de la communication chez Rainbow Migration, une organisation basée au 
Parmi les cas traités par Rainbow Migration figure celui d’un homme gay originaire du Pakistan dont la famille a découvert qu’il vivait avec son petit ami au Royaume-Uni. "Ils ont commencé à les menacer tous les deux, en leur disant que s’ils revenaient, ils ne les épargnaient pas, qu'ils les tueraient pour en faire un exemple, car ils auraient jeté le discrédit sur la famille, le pays et la religion.”Il y a aussi le cas d’un homme gay originaire d’Inde, qui avait tenté d’obtenir un soutien psychologique dans son pays. "Il a été confronté à beaucoup de stigmatisation et à des commentaires selon lesquels il était possédé par un fantôme simplement parce qu’il était gay", a expliqué Carla Manso Garcia à InfoMigrants.Selon l'organisation Human Dignity Trust, le Code pénal pakistanais de 1860, adopté sous la domination coloniale britannique, érige en infraction pénale les relations sexuelles entre personnes du même sexe et peuvent être punies de la prison à perpétuité. Seuls les hommes seraient visés par cette loi. "Des cas de discrimination et de violence à l'encontre des personnes LGBTQ+ ont été régulièrement signalés ces dernières années, notamment des meurtres, des viols, des agressions et le refus de droits et d’accès à des services fondamentaux. Les femmes transgenres sont particulièrement exposées à la violence et aux abus, malgré une amélioration du cadre législatif en faveur des personnes transgenres", indique Human Dignity Trust.En Inde, parmi les décisions juridiques et politiques en faveur des droits des personnes LGBTQ+, on peut citer une décision de justice de 2014 qui a confirmé le droit de chacun à définir son propre genre. De plus, elle a légalement reconnu les hijras et les kinnar (personnes transgenres) comme un "troisième genre".
Par la suite, en 2018, certaines dispositions du Code pénal indien qui criminalisaient les relations sexuelles consenties entre hommes en privé ont été jugées inconstitutionnelles par la Cour suprême. Plus récemment, en 2021, un arrêt historique rendu par la Haute Cour de Madras a ordonné à l'État de fournir des services sociaux complets aux communautés LGBTQ+.Cependant, les Nations unies rappellent qu’il perdure un "manque persistant de compréhension et d’intolérance envers la communauté LGBTQ+, que ce soit dans les grandes villes ou dans les zones rurales"."Le système d'asile est hostile et complexe, et particulièrement difficile pour les personnes LGBTQ+, car elles sont tenues de 'prouver' leur orientation sexuelle ou leur identité de genre à de parfaits inconnus. Beaucoup ont passé une grande partie de leur vie à cacher ou à nier qui elles sont pour éviter la violence", rappelle Carla Manso Garcia, de Rainbow Migration❞
#Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#politiquemigratoire#droit#sante#LGBTQ+#genre</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Au Royaume-Uni, des escrocs aident des migrants à mentir sur leur orientation sexuelle - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008286199'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71036/au-royaumeuni-des-escrocs-aident-des-migrants-a-mentir-sur-leur-orientation-sexuelle" class='spip_out' title="Au Royaume-Uni, des escrocs aident des migrants à mentir sur leur orientation sexuelle" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71036/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>au-royaumeuni-des-escrocs</span><span class='lien_fin_cachee'>-aident-des-migrants-a-mentir-sur-leur-orient</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/b751bb0c694866ebc22710acfa5d906c668ba026.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:62.21198156682%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L434xH270/b751bb0c694866eb-9e819519-ab4a6.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/b751bb0c694866ebc22710acfa5d906c668ba026.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='434' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/b751bb0c694866ebc22710acfa5d906c668ba026.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p> Au Royaume-Uni, des escrocs aident des migrants à mentir sur leur orientation sexuelle<br>Par Ana P. Santos Publié le&nbsp;: 24/04/2026<br>Une enquête de la BBC a découvert un réseau composé de cabinets d’avocats et de faux conseillers en immigration qui fabriquent des fausses preuves pour aider des demandeurs d’asile à prétendre qu’ils sont persécutés sur la base de leur homosexualité. Les ONG rappellent que ces abus minoritaires "ne reflète pas la réalité" du parcours d’asile "hostile et complexe" des personnes LGBTQ+.D’après un reportage de la BBC tourné en caméra cachée, un réseau clandestin composé d’avocats et de soi-disant conseillers en immigration facture des sommes exorbitantes pour aider des personnes à effectuer de fausses déclarations sur leur homosexualité dans le but d’obtenir l’asile au Royaume-Uni.Ces faux cabinets promeuvent leurs services en ligne et demandent près de 1 700 euros pour la rédaction du dossier et 2 300 à 3 400 euros supplémentaires pour fabriquer des preuves. Selon l’enquête, un cabinet d’avocats a ainsi exigé quelque 8 000 euros pour déposer une demande d’asile fabriquée de toutes pièces qui avait "très peu" de chances d’être rejetée par le ministère de l’Intérieur.<br>Des personnes dont le visa était sur le point d’expirer ont ainsi tenté de faire croire aux autorités qu’elles risquent d’être persécutées dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle. Les concernés reçoivent notamment des instructions sur la manière d’obtenir de fausses preuves, notamment des lettres de soutien, des photos et des rapports médicaux.Un journaliste de la BBC s’est ainsi infiltré dans une réunion destinée à la communauté migrante LGBTQ+ et a constaté que bon nombre des participants reconnaissaient ne pas être homosexuels.<br>Lors d’échanges téléphoniques avec de prétendus conseillers en immigration ou assistants juridiques, le journaliste a expliqué ne pas être gay. On lui a répondu que "personne n’est sincère. Il n’y a qu’une seule option pour vivre ici aujourd’hui, et c’est précisément la méthode que tout le monde adopte".La BBC note que le phénomène concernerait surtout des migrants dont le visa étudiant, de travail ou touristique a expiré."Quiconque abuse des protections accordées aux personnes fuyant la persécution en raison de leur genre ou de leur orientation sexuelle est plus que méprisable", a tweeté le 15 avril la ministre britannique de l’Intérieur, Shabanna Mahmood, en réaction au reportage de la BBC."Les faux avocats qui facilitent ces abus seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi. Une fois derrière les barreaux, leur argent sale sera saisi et réinvesti pour mettre fin au crime qu’ils ont autrefois financé", a poursuivi Shabanna Mahmood.<br>La Fondation Peter Tatchell, une organisation caritative londonienne qui défend les droits des personnes LGBTQ+, rappelle dans un communiqué que l"’année dernière, nous avons dénoncé la situation après avoir été submergés par une vague de demandeurs d’asile que nous estimions être des imposteurs.""Les fausses demandes et l’exploitation des personnes LGBTQ+ par des gangs criminels organisés sapent la confiance du public dans le système d’asile. Cela nuit à ceux qui ont une demande légitime de statut de réfugié", poursuit le communiqué.D’autres ONG critiquent l’effet produit par le reportage de la BBC. Microrainbow, une organisation travaillant avec des demandeurs d’asile LGBTQ+ au Royaume-Uni explique sur sa page Instagram que "l’idée selon laquelle un grand nombre de personnes demanderaient l’asile à tort en invoquant leur orientation sexuelle ou leur identité de genre est profondément trompeuse et risque de nuire à ceux qui fuient véritablement la persécution".Les statistiques publiées par le ministère britannique de l’Intérieur indiquent qu’en 2022, 2&nbsp;% des demandes d’asile au Royaume-Uni, soit 1 334 dossiers, invoquaient l’orientation sexuelle comme l’une des raisons de la demande de protection.Sur un peu plus d’un millier de décisions initiales rendues en 2022. 73&nbsp;% des demandeurs se sont vus accorder l’asile ou une autre forme d’autorisation de séjour.Cela correspond à un taux de protection trois fois supérieur à celui de 2017, lorsque seules 22&nbsp;% des demandes émanant de personnes LGBTQ+ avaient été acceptées.<br>Les ressortissants pakistanais ont représenté le plus grand nombre de ces demandes d’asile au cours des six dernières années. En 2022, les Pakistanais représentaient ainsi 21&nbsp;% de l’ensemble des demandes d’asile fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Dans le même temps, par rapport à l’ensemble des demandes d’asile, les ressortissants pakistanais ne représentaient que 3&nbsp;% de l’ensemble des demandes de protection.<br>Une cartographie mondiale réalisée par Human Rights Watch montre qu’au moins 67 pays disposent de lois criminalisant les relations homosexuelles, avec des peines allant de l’amende à la prison à perpétuité, voire à la peine de mort.En outre, au moins neuf pays ont adopté des lois qui criminalisent certaines formes d’expression de genre visant notamment les personnes transgenres. Dans certains pays, les forces de l’ordre poursuivent et traduisent en justice de manière agressive les personnes soupçonnées d’être lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenres. Dans d’autres, les lois sont rarement appliquées mais ont néanmoins de graves conséquences pour les personnes LGBTQ+, "servant à justifier un traitement discriminatoire et entravant l’accès de ces personnes à l’emploi, aux services de santé et à la protection policière", explique Human Rights Watch.<br>"Tout conseil visant à abuser du système d’asile doit être condamné, mais ce type de comportement, adopté par une poignée d’acteurs de mauvaise foi, ne reflète pas la réalité des personnes LGBTQ+ qui demandent l’asile", observe Carla Manso Garcia, responsable de la communication chez Rainbow Migration, une organisation basée au<br>Parmi les cas traités par Rainbow Migration figure celui d’un homme gay originaire du Pakistan dont la famille a découvert qu’il vivait avec son petit ami au Royaume-Uni. "Ils ont commencé à les menacer tous les deux, en leur disant que s’ils revenaient, ils ne les épargnaient pas, qu’ils les tueraient pour en faire un exemple, car ils auraient jeté le discrédit sur la famille, le pays et la religion.&#8221;Il y a aussi le cas d’un homme gay originaire d’Inde, qui avait tenté d’obtenir un soutien psychologique dans son pays. "Il a été confronté à beaucoup de stigmatisation et à des commentaires selon lesquels il était possédé par un fantôme simplement parce qu’il était gay", a expliqué Carla Manso Garcia à InfoMigrants.Selon l’organisation Human Dignity Trust, le Code pénal pakistanais de 1860, adopté sous la domination coloniale britannique, érige en infraction pénale les relations sexuelles entre personnes du même sexe et peuvent être punies de la prison à perpétuité. Seuls les hommes seraient visés par cette loi. "Des cas de discrimination et de violence à l’encontre des personnes LGBTQ+ ont été régulièrement signalés ces dernières années, notamment des meurtres, des viols, des agressions et le refus de droits et d’accès à des services fondamentaux. Les femmes transgenres sont particulièrement exposées à la violence et aux abus, malgré une amélioration du cadre législatif en faveur des personnes transgenres", indique Human Dignity Trust.En Inde, parmi les décisions juridiques et politiques en faveur des droits des personnes LGBTQ+, on peut citer une décision de justice de 2014 qui a confirmé le droit de chacun à définir son propre genre. De plus, elle a légalement reconnu les hijras et les kinnar (personnes transgenres) comme un "troisième genre".<br>Par la suite, en 2018, certaines dispositions du Code pénal indien qui criminalisaient les relations sexuelles consenties entre hommes en privé ont été jugées inconstitutionnelles par la Cour suprême. Plus récemment, en 2021, un arrêt historique rendu par la Haute Cour de Madras a ordonné à l’État de fournir des services sociaux complets aux communautés LGBTQ+.Cependant, les Nations unies rappellent qu’il perdure un "manque persistant de compréhension et d’intolérance envers la communauté LGBTQ+, que ce soit dans les grandes villes ou dans les zones rurales"."Le système d’asile est hostile et complexe, et particulièrement difficile pour les personnes LGBTQ+, car elles sont tenues de ’prouver’ leur orientation sexuelle ou leur identité de genre à de parfaits inconnus. Beaucoup ont passé une grande partie de leur vie à cacher ou à nier qui elles sont pour éviter la violence", rappelle Carla Manso Garcia, de Rainbow Migration </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/royaumeuni'>royaumeuni</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/politiquemigratoire'>politiquemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/lgbtq+'>LGBTQ+</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/genre'>genre</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>La Su&#232;de d&#233;cide de durcir ses r&#232;gles d'obtention de la nationalit&#233; - InfoMigrants</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-04T10:56:46Z</published>
	<updated>2026-05-04T10:56:46Z</updated>
	
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	<summary>La Suède décide de durcir ses règles d'obtention de la nationalité - InfoMigrants
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❝ La Suède décide de durcir ses règles d'obtention de la nationalité
Par RFI Publié le : 04/05/2026
À Stockholm, le Parlement a adopté mercredi 29 avril de nouvelles règles qui durcissent les critères en vue d'obtenir la nationalité suédoise. La nouvelle législation entrera en vigueur le 6 juin prochain et s’appliquera de façon rétroactive aux personnes qui ont déjà déposé un dossier conforme, une première en Europe. Plus de 100 000 individus en attente d'un passeport sont concernés.
Obtenir la nationalité suédoise sera bientôt plus compliqué. À compter du 6 juin prochain, de nouvelles règles - plus strictes - entreront en vigueur dans le pays pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans cette démarche. Ainsi, il faudra désormais pouvoir justifier non plus de cinq mais de huit ans de résidence dans le pays. Les candidats devront par ailleurs bénéficier d’un revenu d’au moins 2 000 euros par mois, passer de nouveaux tests de langue et "mener une vie honnête", un critère jugé flou et controversé.
Si elle s'appliquera à tout nouveau dossier, cette législation concernera aussi toutes les personnes dont la demande est déjà en cours de traitement, à leur grand désarroi. Tel est par exemple le cas de James, un Britannique de 46 ans installé en Suède qui attend de recevoir son nouveau passeport depuis trois ans.
Exprimant sa frustration face à cette nouvelle législation, cet homme qui confie avoir "vraiment travaillé dur" pour construire sa vie en Suède, en apprendre la langue, fonder une famille et s’intégrer dans le pays, dit se sentir "déshumanisé" et "rabaissé", ajoutant que cette incertitude n'est pas sans répercussions sur sa santé. James s’inquiète notamment de ne pas pouvoir atteindre le niveau de revenu requis. Amer, il estime également que la Suède est en train de mettre en place un environnement de plus en plus dissuasif, avec des procédures rallongées et des dossiers qui n’aboutissent pas, dans le but de décourager les demandes de visa ou de nationalité.
Évoquant une situation "kafkaïenne" et expliquant être venu en Suède pour échapper aux discours de haine et de division, celui-ci dit avoir aujourd’hui "l’impression d’assister à un accident au ralenti" et voir le pays reproduire les mêmes erreurs que d'autres avant lui. Malgré tout, James affirme ne pas vouloir abandonner sa démarche et se dit prêt à attendre autant que nécessaire❞
#Covid-19#migration#migrant#suede#politiquemigratoire#sante#naturalisation</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>La Suède décide de durcir ses règles d’obtention de la nationalité - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008285780'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71192/la-suede-decide-de-durcir-ses-regles-dobtention-de-la-nationalite" class='spip_out' title="La Suède décide de durcir ses règles d'obtention de la nationalité" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71192/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>la-suede-decide-de-durcir</span><span class='lien_fin_cachee'>-ses-regles-dobtention-de-la-nationalite</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/45066f7477bf15259d3be99363247ed937ff0da7.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L405xH270/45066f7477bf1525-b471320c-8937c.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/45066f7477bf15259d3be99363247ed937ff0da7.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='405' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/45066f7477bf15259d3be99363247ed937ff0da7.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  La Suède décide de durcir ses règles d’obtention de la nationalité<br>Par RFI Publié le&nbsp;: 04/05/2026<br>À Stockholm, le Parlement a adopté mercredi 29 avril de nouvelles règles qui durcissent les critères en vue d’obtenir la nationalité suédoise. La nouvelle législation entrera en vigueur le 6 juin prochain et s’appliquera de façon rétroactive aux personnes qui ont déjà déposé un dossier conforme, une première en Europe. Plus de 100 000 individus en attente d’un passeport sont concernés.<br>Obtenir la nationalité suédoise sera bientôt plus compliqué. À compter du 6 juin prochain, de nouvelles règles - plus strictes - entreront en vigueur dans le pays pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans cette démarche. Ainsi, il faudra désormais pouvoir justifier non plus de cinq mais de huit ans de résidence dans le pays. Les candidats devront par ailleurs bénéficier d’un revenu d’au moins 2 000 euros par mois, passer de nouveaux tests de langue et &laquo;&nbsp;mener une vie honnête&nbsp;&raquo;, un critère jugé flou et controversé.<br>Si elle s’appliquera à tout nouveau dossier, cette législation concernera aussi toutes les personnes dont la demande est déjà en cours de traitement, à leur grand désarroi. Tel est par exemple le cas de James, un Britannique de 46 ans installé en Suède qui attend de recevoir son nouveau passeport depuis trois ans.<br>Exprimant sa frustration face à cette nouvelle législation, cet homme qui confie avoir &laquo;&nbsp;vraiment travaillé dur&nbsp;&raquo; pour construire sa vie en Suède, en apprendre la langue, fonder une famille et s’intégrer dans le pays, dit se sentir &laquo;&nbsp;déshumanisé&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;rabaissé&nbsp;&raquo;, ajoutant que cette incertitude n’est pas sans répercussions sur sa santé. James s’inquiète notamment de ne pas pouvoir atteindre le niveau de revenu requis. 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	<title>Deux femmes migrantes meurent pendant une travers&#233;e de la Manche - InfoMigrants</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
		<uri>https://seenthis.net/people/veronique_petit</uri>
		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-04T10:54:19Z</published>
	<updated>2026-05-04T10:54:19Z</updated>
	
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	<summary>Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche - InfoMigrants
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❝ Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche
Par La rédaction Publié le : 04/05/2026
Deux femmes sont mortes dimanche au large du Pas-de-Calais après le naufrage d’une embarcation transportant environ 80 migrants vers le Royaume-Uni. Les deux victimes sont mortes étouffées lors d'un mouvement de foule sur le canot, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. Le bilan monte à huit morts depuis le début de l'année dans la Manche. Deux femmes sont décédées dimanche 3 mai dans une embarcation de fortune surchargée qui s'est échouée sur une plage du Pas-de-Calais.
Les victimes se trouvaient dans une embarcation de type "small boat" transportant "environ 82 personnes", seraient âgées d'une vingtaine d'année et d'origine soudanaise, mais l'enquête doit permettre "de déterminer" leur nationalité, a déclaré le secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais, Christophe Marx, lors d'un point-presse à Coquelles (Pas-de-Calais). Le canot avait pris la mer dans la nuit de samedi à dimanche vers 1h30 du matin depuis le sud de la commune de Neufchâtel-Hardelot, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. "Le moteur n'a pas démarré" et le bateau a commencé à dériver, selon Christophe Marx. "Dix-sept personnes ont été prises en charge" au large par la gendarmerie maritime et "amenées au port de Boulogne-sur-Mer". Il restait 65 exilés à bord quand le bateau de fortune s'est échoué sur la plage.
Les victimes ne sont pas mortes "noyées"
Les deux victimes, retrouvées "décédées dans le bateau", "ne sont pas mortes noyées", mais vraisemblablement "étouffées, comme ça arrive malheureusement souvent sur des embarcations qui ne sont pas adaptées" et surchargées, a-t-il précisé. De nombreuses personnes sont malheureusement écrasées dans des bousculades ou de mouvements de panique sur des embarcations de fortune.
Quatorze personnes sont en urgence relative, dont cinq évacuées vers des centres hospitaliers et trois autres en urgence absolue, présentant notamment des brûlures "dues à un mélange de carburant et d'eau de mer", a encore détaillé la préfecture du Pas-de-Calais. L'ensemble des personnes "sont prises en charge" et "vont être auditionnées par la police aux frontières pour déterminer quels sont les responsables de ce passage", a indiqué le secrétaire général de la préfecture.
Le parquet de Boulogne-sur-Mer a confirmé à l'AFP l'ouverture d'une enquête pour aide au séjour et à la circulation d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs, homicide involontaire aggravé par la violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence, blessures involontaires aggravées ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) inférieure ou égale à trois mois et mise en danger d'autrui. Pour la préfecture, les réseaux de passeurs sont pleinement responsables de ces morts. "Guidés par des logiques criminelles et un mépris total de la vie humaine, [ils] continuent de mettre en danger des personnes vulnérables en organisant des traversées sur des embarcations de fortune". Il s'agit du troisième drame de ce type en un peu plus d'un mois à la frontière franco-britannique. Le 1er avril, deux migrants sont décédés au large de Gravelines (Nord) en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. Le 9 avril, quatre autre personnes, deux hommes et deux femmes, sont mortes dans le secteur d'Equihen-Plage (Pas-de-Calais), emportées par les courants. "On n'en voit pas le bout de cette histoire. Personne n'a les vraies solutions et c'est dramatique", a déclaré à l'AFP la maire de Neufchâtel-Hardelot, Paulette Juilien-Peuvion.
Sur son compte X, l'association Utopia 56 a dénoncé les "politiques répressives à la frontière franco-britannique" qui "tuent", pointant du doigt la responsabilité politique des gouvernements français et britannique dans ces drames. "Multiplier les dispositifs répressifs n'empêche pas les traversées : cela les rend plus dangereuses, plus violentes, plus mortelles. Ces vies perdues sont le résultat de choix politiques", a-t-elle développé. Après plusieurs mois de négociations difficiles, un nouvel accord franco-britannique d'une durée de trois ans, destiné à freiner les traversées clandestines de la Manche, a été signé le 23 avril, avec une augmentation de la contribution financière du Royaume-Uni. Il s'agit de la deuxième reconduction du traité de Sandhurst, conclu en 2018. Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, 41 472 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des petites embarcations en 2025. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Paris souligne toutefois que depuis le début d'année, les arrivées au Royaume-Uni ont diminué de moitié comparé à la même période de l'année dernière. En 2025, au moins 29 migrants ont péri en mer dans la région, selon un comptage AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Et depuis le 1er janvier 2026, on compte déjà huit morts dans la Manche❞
#Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#routemigratoire#accordmigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008285776'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71193/deux-femmes-migrantes-meurent-pendant-une-traversee-de-la-manche" class='spip_out' title="Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71193/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>deux-femmes-migrantes-meu</span><span class='lien_fin_cachee'>rent-pendant-une-traversee-de-la-manche</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/0609f872955af82f3d233ceecc3709d51ec0f057.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L405xH270/0609f872955af82f-a7116165-a3416.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/0609f872955af82f3d233ceecc3709d51ec0f057.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='405' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/0609f872955af82f3d233ceecc3709d51ec0f057.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Deux femmes migrantes meurent pendant une traversée de la Manche<br>Par La rédaction Publié le&nbsp;: 04/05/2026<br>Deux femmes sont mortes dimanche au large du Pas-de-Calais après le naufrage d’une embarcation transportant environ 80 migrants vers le Royaume-Uni. Les deux victimes sont mortes étouffées lors d’un mouvement de foule sur le canot, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. Le bilan monte à huit morts depuis le début de l’année dans la Manche. Deux femmes sont décédées dimanche 3 mai dans une embarcation de fortune surchargée qui s’est échouée sur une plage du Pas-de-Calais.<br>Les victimes se trouvaient dans une embarcation de type &laquo;&nbsp;small boat&nbsp;&raquo; transportant &laquo;&nbsp;environ 82 personnes&nbsp;&raquo;, seraient âgées d’une vingtaine d’année et d’origine soudanaise, mais l’enquête doit permettre &laquo;&nbsp;de déterminer&nbsp;&raquo; leur nationalité, a déclaré le secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais, Christophe Marx, lors d’un point-presse à Coquelles (Pas-de-Calais). Le canot avait pris la mer dans la nuit de samedi à dimanche vers 1h30 du matin depuis le sud de la commune de Neufchâtel-Hardelot, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. &laquo;&nbsp;Le moteur n’a pas démarré&nbsp;&raquo; et le bateau a commencé à dériver, selon Christophe Marx. &laquo;&nbsp;Dix-sept personnes ont été prises en charge&nbsp;&raquo; au large par la gendarmerie maritime et &laquo;&nbsp;amenées au port de Boulogne-sur-Mer&nbsp;&raquo;. Il restait 65 exilés à bord quand le bateau de fortune s’est échoué sur la plage.<br>Les victimes ne sont pas mortes &laquo;&nbsp;noyées&nbsp;&raquo;<br>Les deux victimes, retrouvées &laquo;&nbsp;décédées dans le bateau&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ne sont pas mortes noyées&nbsp;&raquo;, mais vraisemblablement &laquo;&nbsp;étouffées, comme ça arrive malheureusement souvent sur des embarcations qui ne sont pas adaptées&nbsp;&raquo; et surchargées, a-t-il précisé. De nombreuses personnes sont malheureusement écrasées dans des bousculades ou de mouvements de panique sur des embarcations de fortune.<br>Quatorze personnes sont en urgence relative, dont cinq évacuées vers des centres hospitaliers et trois autres en urgence absolue, présentant notamment des brûlures &laquo;&nbsp;dues à un mélange de carburant et d’eau de mer&nbsp;&raquo;, a encore détaillé la préfecture du Pas-de-Calais. L’ensemble des personnes &laquo;&nbsp;sont prises en charge&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;vont être auditionnées par la police aux frontières pour déterminer quels sont les responsables de ce passage&nbsp;&raquo;, a indiqué le secrétaire général de la préfecture.<br>Le parquet de Boulogne-sur-Mer a confirmé à l’AFP l’ouverture d’une enquête pour aide au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs, homicide involontaire aggravé par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence, blessures involontaires aggravées ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) inférieure ou égale à trois mois et mise en danger d’autrui. Pour la préfecture, les réseaux de passeurs sont pleinement responsables de ces morts. &laquo;&nbsp;Guidés par des logiques criminelles et un mépris total de la vie humaine, [ils] continuent de mettre en danger des personnes vulnérables en organisant des traversées sur des embarcations de fortune&nbsp;&raquo;. Il s’agit du troisième drame de ce type en un peu plus d’un mois à la frontière franco-britannique. Le 1er avril, deux migrants sont décédés au large de Gravelines (Nord) en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. Le 9 avril, quatre autre personnes, deux hommes et deux femmes, sont mortes dans le secteur d’Equihen-Plage (Pas-de-Calais), emportées par les courants. &laquo;&nbsp;On n’en voit pas le bout de cette histoire. Personne n’a les vraies solutions et c’est dramatique&nbsp;&raquo;, a déclaré à l’AFP la maire de Neufchâtel-Hardelot, Paulette Juilien-Peuvion.<br>Sur son compte X, l’association Utopia 56 a dénoncé les &laquo;&nbsp;politiques répressives à la frontière franco-britannique&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;tuent&nbsp;&raquo;, pointant du doigt la responsabilité politique des gouvernements français et britannique dans ces drames. &laquo;&nbsp;Multiplier les dispositifs répressifs n’empêche pas les traversées&nbsp;: cela les rend plus dangereuses, plus violentes, plus mortelles. Ces vies perdues sont le résultat de choix politiques&nbsp;&raquo;, a-t-elle développé. Après plusieurs mois de négociations difficiles, un nouvel accord franco-britannique d’une durée de trois ans, destiné à freiner les traversées clandestines de la Manche, a été signé le 23 avril, avec une augmentation de la contribution financière du Royaume-Uni. Il s’agit de la deuxième reconduction du traité de Sandhurst, conclu en 2018. Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, 41 472 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des petites embarcations en 2025. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Paris souligne toutefois que depuis le début d’année, les arrivées au Royaume-Uni ont diminué de moitié comparé à la même période de l’année dernière. En 2025, au moins 29 migrants ont péri en mer dans la région, selon un comptage AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Et depuis le 1er janvier 2026, on compte déjà huit morts dans la Manche </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/france'>france</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/royaumeuni'>royaumeuni</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/routemigratoire'>routemigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/accordmigratoire'>accordmigratoire</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mortalite'>mortalite</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrationirreguliere'>migrationirreguliere</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Italie : plus de 800 mineurs non accompagn&#233;s ont &#233;t&#233; plac&#233;s en centres pour adultes depuis fin 2023&#8230;</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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	<published>2026-05-02T15:50:44Z</published>
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	<summary>Italie : plus de 800 mineurs non accompagnés ont été placés en centres pour adultes depuis fin 2023 - InfoMigrants
https://www.infomigrants.net/fr/post/71188/italie--plus-de-800-mineurs-non-accompagnes-ont-ete-places-en-centres-pour-adultes-depuis-fin-2023
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❝ Italie : plus de 800 mineurs non accompagnés ont été placés en centres pour adultes depuis fin 2023
Par Romain Philips Publié le : 01/05/2026
Selon un rapport publié par l'ONG ActionAid, au moins 823 mineurs non accompagnés (MNA) ont été placés dans des centres pour adultes ces dernières années en Italie. Depuis 2023, un décret-loi autorise ces placements comme solutions provisoires et temporaires. Mais selon le rapport, dans certains centres pour adultes, la présence de MNA est structurelle. Dans son rapport publié mardi 28 avril, l'ONG ActionAid est formelle : en Italie, "le placement de mineurs non accompagnés (MNA) dans des centres pour adultes n’est pas exceptionnel". Réagissant aux déclarations du ministère de l'Intérieur évoquant les "présences exceptionnelles de mineurs dans les centres pour adultes", les auteurs du rapport ont contacté les 29 préfectures d'Italie dans le cadre d'une mission d'information.
Ainsi, pour la première fois depuis l'adoption du "décret Cutro" en septembre 2023 - qui introduit la possibilité de placer temporairement les mineurs de plus de 16 ans dans des centres pour adultes -, ActionAid a pu recenser le phénomène. Selon l'ONG, 823 mineurs non accompagnés ont transité dans un centre pour adultes entre la promulgation du décret et novembre 2025.
Une politique "qui compromet l'intérêt supérieur de l'enfant"
L'organisation dénonce une politique "qui compromet l'intérêt supérieur de l'enfant" mais qui "contredit également la loi". Selon le décret de 2023, le placement d'un MNA en centre pour adultes ne peut dépasser une durée maximale de trois mois, prorogeable de 60 jours supplémentaires. Or, selon le rapport, au moins seize préfectures enregistrent des séjours de plus de trois mois, et treize d'entre elles, des séjours de plus de cinq mois. Les cas les plus critiques concernent Turin, Cuneo, Imperia, Sondrio, Lecco, Mantoue, Biella, Brescia, Côme et Forlì-Cesena. Dans certaines villes, les durées maximales observées atteignent 1 413 jours à Turin, 927 à Brescia, 883 à Imperia, 866 à Cuneo, 773 à Lecco et 739 à Mantoue. 
D'autre part, la loi indique que les mineurs peuvent être placés en centre pour adultes uniquement en cas "d’indisponibilité temporaire des structures d’hébergement". Là encore, les auteurs dénoncent des procédures en dehors des règles et dénoncent "des placements qui se poursuivent même lorsqu'il reste des places disponibles dans les circuits dédiés". Selon les données recueillies auprès des préfectures, dans la grande majorité des régions, des mineurs ont été placés en centres pour adultes alors que des places étaient disponibles au niveau communal, provincial ou régional. À Turin, Cuneo, Imperia et Novara, des mineurs non accompagnés ont même été placés en centre pour adultes avant même l'adoption du décret légalisant cette procédure. C'est le cas de 138 enfants, selon l'ONG. "Le décret n'a pas 'créé' le phénomène qu'il prétend encadrer ; il a simplement fourni un cadre juridique à une pratique illégitime, exceptionnelle mais bien ancrée, afin de garantir que les préfectures agissent dans le respect de la loi", tancent les auteurs du rapport.
Début avril, l'Italie a d'ailleurs été condamnée à verser 10 000 euros à un exilé par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) dans une telle affaire. En juin 2023, soit plusieurs mois avant l'adoption de la loi, un jeune burkinabé a été placé dans un centre pour adultes de Crotone. Il y est resté cinq mois, jusqu'à ce que la CEDH ordonne au gouvernement italien de le transférer dans un établissement adapté aux MNA. Selon le jeune homme qui a été entendu devant la Cour, au moment de son séjour au centre Sant'Anna, dont la capacité est de 641 personnes, environ 830 migrants – dont 200 mineurs – étaient accueillis. "Le requérant a fait valoir que le centre Sant'Anna était à la fois un centre d'accueil et un centre pour demandeurs d'asile, destiné à accueillir uniquement des adultes. Or, des mineurs non accompagnés y étaient détenus dans des conditions de surpopulation, d'absence de séparation d'avec les adultes et de contact avec eux, d'insuffisance d'installations adéquates et de conditions matérielles et d'hygiène déplorables", a ajouté la CEDH. De plus, aucun service ou équipement spécifique adapté aux besoins des mineurs non accompagnés n’était proposé au sein du centre. "Le Garant national des droits des personnes privées de liberté personnelle a en effet constaté l’absence de services d’accompagnement éducatif, récréatif ou psychosocial dédiés aux mineurs", note la Cour qui conclut que le jeune burkinabé "a été soumis à un traitement inhumain et dégradant pendant son séjour au centre Sant’Anna, en violation de l’article 3 de la Convention (européenne des droits de l'Homme)".  Selon le gouvernement italien, fin 2024, 18 625 MNA étaient présents en Italie. Un chiffre descendu à 17 011 fin 2025. Et parmi eux, les plus de 16 ans représentent plus des trois quarts des mineurs en Italie. "La tranche d'âge potentiellement concernée par le décret-loi constitue donc la composante numériquement dominante du système", s'inquiète ActionAid. Interrogé, le gouvernement italien n'avait pas répondu à nos questions au moment de la publication de cet article.❞
#Covid-19#migrant#migration#italie#CEDH#mineur#droit#sante#protection#MNA</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Italie&nbsp;: plus de 800 mineurs non accompagnés ont été placés en centres pour adultes depuis fin 2023 - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008285076'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71188/italie--plus-de-800-mineurs-non-accompagnes-ont-ete-places-en-centres-pour-adultes-depuis-fin-2023" class='spip_out' title="Italie : plus de 800 mineurs non accompagnés ont été placés en centres pour adultes depuis fin 2023" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71188/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>italie--plus-de-800-mineu</span><span class='lien_fin_cachee'>rs-non-accompagnes-ont-ete-places-en-centres-</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/8d197bcb3a9cf347473c6bbc1032ec72b11f28a0.jpeg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:69.230769230769%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L390xH270/8d197bcb3a9cf347-62e6533c-e03ea.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/8d197bcb3a9cf347473c6bbc1032ec72b11f28a0.jpeg' data-photo-h='270' data-photo-w='390' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/8d197bcb3a9cf347473c6bbc1032ec72b11f28a0.jpeg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Italie&nbsp;: plus de 800 mineurs non accompagnés ont été placés en centres pour adultes depuis fin 2023<br>Par Romain Philips Publié le&nbsp;: 01/05/2026<br>Selon un rapport publié par l’ONG ActionAid, au moins 823 mineurs non accompagnés (MNA) ont été placés dans des centres pour adultes ces dernières années en Italie. Depuis 2023, un décret-loi autorise ces placements comme solutions provisoires et temporaires. Mais selon le rapport, dans certains centres pour adultes, la présence de MNA est structurelle. Dans son rapport publié mardi 28 avril, l’ONG ActionAid est formelle&nbsp;: en Italie, &laquo;&nbsp;le placement de mineurs non accompagnés (MNA) dans des centres pour adultes n’est pas exceptionnel&nbsp;&raquo;. Réagissant aux déclarations du ministère de l’Intérieur évoquant les &laquo;&nbsp;présences exceptionnelles de mineurs dans les centres pour adultes&nbsp;&raquo;, les auteurs du rapport ont contacté les 29 préfectures d’Italie dans le cadre d’une mission d’information.<br>Ainsi, pour la première fois depuis l’adoption du &laquo;&nbsp;décret Cutro&nbsp;&raquo; en septembre 2023 - qui introduit la possibilité de placer temporairement les mineurs de plus de 16 ans dans des centres pour adultes&nbsp;-, ActionAid a pu recenser le phénomène. Selon l’ONG, 823 mineurs non accompagnés ont transité dans un centre pour adultes entre la promulgation du décret et novembre 2025.<br>Une politique &laquo;&nbsp;qui compromet l’intérêt supérieur de l’enfant&nbsp;&raquo;<br>L’organisation dénonce une politique &laquo;&nbsp;qui compromet l’intérêt supérieur de l’enfant&nbsp;&raquo; mais qui &laquo;&nbsp;contredit également la loi&nbsp;&raquo;. Selon le décret de 2023, le placement d’un MNA en centre pour adultes ne peut dépasser une durée maximale de trois mois, prorogeable de 60 jours supplémentaires. Or, selon le rapport, au moins seize préfectures enregistrent des séjours de plus de trois mois, et treize d’entre elles, des séjours de plus de cinq mois. Les cas les plus critiques concernent Turin, Cuneo, Imperia, Sondrio, Lecco, Mantoue, Biella, Brescia, Côme et Forlì-Cesena. Dans certaines villes, les durées maximales observées atteignent 1 413 jours à Turin, 927 à Brescia, 883 à Imperia, 866 à Cuneo, 773 à Lecco et 739 à Mantoue.<br>D’autre part, la loi indique que les mineurs peuvent être placés en centre pour adultes uniquement en cas &laquo;&nbsp;d’indisponibilité temporaire des structures d’hébergement&nbsp;&raquo;. Là encore, les auteurs dénoncent des procédures en dehors des règles et dénoncent &laquo;&nbsp;des placements qui se poursuivent même lorsqu’il reste des places disponibles dans les circuits dédiés&nbsp;&raquo;. Selon les données recueillies auprès des préfectures, dans la grande majorité des régions, des mineurs ont été placés en centres pour adultes alors que des places étaient disponibles au niveau communal, provincial ou régional. À Turin, Cuneo, Imperia et Novara, des mineurs non accompagnés ont même été placés en centre pour adultes avant même l’adoption du décret légalisant cette procédure. C’est le cas de 138 enfants, selon l’ONG. &laquo;&nbsp;Le décret n’a pas ’créé’ le phénomène qu’il prétend encadrer&nbsp;; il a simplement fourni un cadre juridique à une pratique illégitime, exceptionnelle mais bien ancrée, afin de garantir que les préfectures agissent dans le respect de la loi&nbsp;&raquo;, tancent les auteurs du rapport.<br>Début avril, l’Italie a d’ailleurs été condamnée à verser 10 000 euros à un exilé par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) dans une telle affaire. En juin 2023, soit plusieurs mois avant l’adoption de la loi, un jeune burkinabé a été placé dans un centre pour adultes de Crotone. Il y est resté cinq mois, jusqu’à ce que la CEDH ordonne au gouvernement italien de le transférer dans un établissement adapté aux MNA. Selon le jeune homme qui a été entendu devant la Cour, au moment de son séjour au centre Sant’Anna, dont la capacité est de 641 personnes, environ 830 migrants – dont 200 mineurs – étaient accueillis. &laquo;&nbsp;Le requérant a fait valoir que le centre Sant’Anna était à la fois un centre d’accueil et un centre pour demandeurs d’asile, destiné à accueillir uniquement des adultes. Or, des mineurs non accompagnés y étaient détenus dans des conditions de surpopulation, d’absence de séparation d’avec les adultes et de contact avec eux, d’insuffisance d’installations adéquates et de conditions matérielles et d’hygiène déplorables&nbsp;&raquo;, a ajouté la CEDH. De plus, aucun service ou équipement spécifique adapté aux besoins des mineurs non accompagnés n’était proposé au sein du centre. &laquo;&nbsp;Le Garant national des droits des personnes privées de liberté personnelle a en effet constaté l’absence de services d’accompagnement éducatif, récréatif ou psychosocial dédiés aux mineurs&nbsp;&raquo;, note la Cour qui conclut que le jeune burkinabé &laquo;&nbsp;a été soumis à un traitement inhumain et dégradant pendant son séjour au centre Sant’Anna, en violation de l’article 3 de la Convention (européenne des droits de l’Homme)&nbsp;&raquo;.  Selon le gouvernement italien, fin 2024, 18 625 MNA étaient présents en Italie. Un chiffre descendu à 17 011 fin 2025. Et parmi eux, les plus de 16 ans représentent plus des trois quarts des mineurs en Italie. &laquo;&nbsp;La tranche d’âge potentiellement concernée par le décret-loi constitue donc la composante numériquement dominante du système&nbsp;&raquo;, s’inquiète ActionAid. Interrogé, le gouvernement italien n’avait pas répondu à nos questions au moment de la publication de cet article. </p></blockquote><p><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/covid-19'>Covid-19</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migrant'>migrant</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/migration'>migration</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/italie'>italie</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/cedh'>CEDH</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mineur'>mineur</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/droit'>droit</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/sante'>sante</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/protection'>protection</a></span><span class='lien_tag'>#<a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/tag/mna'>MNA</a></span></p></div>]]></content>
	
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	<title>Enfants en exil : pr&#232;s d'un demandeur d'asile sur quatre en Europe est mineur - InfoMigrants</title>
	<author>
		<name>CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé  (@veronique_petit)</name>
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		<email>veronique_petit@seenthis.net</email>
		
	</author>
	<published>2026-05-02T15:47:13Z</published>
	<updated>2026-05-02T15:47:13Z</updated>
	
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	<summary>Enfants en exil : près d'un demandeur d'asile sur quatre en Europe est mineur - InfoMigrants
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❝ Enfants en exil : près d'un demandeur d'asile sur quatre en Europe est mineur
Par Maïa Courtois Publié le : 01/05/2026
Plus de 150 000 premières demandes d'asile enregistrées dans des pays de l'UE concernaient des mineurs, soit près de 24% du total des dossiers. En Autriche, les moins de 18 ans représentent même plus d'un primo-demandeur sur deux. En 2025, 158 400 primo-demandeurs d’asile enregistrés dans les pays de l’UE étaient mineurs (personnes de moins de 18 ans). Cela représente 23,7% du nombre total de premières demandes d’asile, soit près d'un demandeur d'asile sur quatre, d'après les données publiées par Eurostat le 29 avril. Leur nombre est en baisse depuis trois ans. Après 254 000 demandes en 2023 - ce qui constituait alors un record depuis le pic d'arrivées 2015-2016 -, les demandes ont diminué à 224 000 en 2024, puis ont donc baissé encore plus fortement l'an dernier.
Les filles représentent 45% de ces enfants, une proportion non négligeable qui reste à peu près stable depuis plusieurs années : entre 2015 et 2025, la moyenne est en effet de 42%. L'Autriche arrive en tête des destinations clés pour ces mineurs. La part des moins de 18 ans dans les premières demandes d'asile atteint, dans ce pays, plus d'un dossier sur deux : 57,3%. Ils représentent ensuite près de 45% des dossiers en Allemagne et 30% en Finlande. Les dossiers examinés en 2025 de mineurs arrivés au courant de l'année ou dans les années précédentes ont abouti à près de 113 000 protections en première instance, contre 20 000 rejets. Un peu plus de 6 000 enfants ont obtenu protection après un recours. In fine, "le pourcentage de décisions positives a été plus élevé pour les mineurs que pour les adultes sur la période 2014-2025", souligne Eurostat.
En 2025, Eurostat comptabilise près de 21 000 demandes d'asile déposées par des mineurs non accompagnés (MNA). La tendance est, là aussi, à la baisse : en 2022, Eurostat enregistrait près de 40 000 mineurs non accompagnés ayant déposé une demande de protection internationale dans les différents États membres de l'Union européenne (UE).  La proportion de MNA parmi les moins de 18 ans déposant une première demande d'asile atteint 13,3%, détaille Eurostat. Cette population particulièrement vulnérable, car isolée, correspond à près de 4% du nombre total de primo-demandeurs d’asile. La part de ces mineurs non accompagnés dans le nombre total de dossiers déposés pour la première fois par des jeunes âgés de moins de 18 ans est la plus élevée en Slovénie, à hauteur de 78%, puis en Lettonie (73%). Ils représentent ensuite près d'un mineur demandeur d'asile sur deux en Bulgarie, aux Pays-Bas et en Lituanie.
Les trois nationalités les plus représentées parmi les mineurs demandeurs d'asile sont les Afghans (16,9%), les Syriens (13%) et les Vénézueliens (10,7%). De la même façon, les Afghans sont la nationalité la plus représentée parmi les mineurs non accompagnés. Ils représentent 12% de ceux qui déposent une demande d'asile, suivis de près par les MNA érythréens et syriens.❞
#Covid-19#migration#migrant#UE#autriche#allemagne#finlande#MNA#mineur#droit#sante#UE#protection</summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div lang="fr" dir="ltr"><p>Enfants en exil&nbsp;: près d’un demandeur d’asile sur quatre en Europe est mineur - InfoMigrants<br><span class='lien_lien'><span class='lien_lien_total'><a rel='nofollow' href='https://seenthis.net/sites/7282461336008285073'>▻</a></span><a rel='nofollow' href="https://www.infomigrants.net/fr/post/71181/enfants-en-exil--pres-dun-demandeur-dasile-sur-quatre-en-europe-est-mineur" class='spip_out' title="Enfants en exil : près d'un demandeur d'asile sur quatre en Europe est mineur" hreflang="fr"><span class='lien_court'><span class='lien_protocol'>https://</span><span class='lien_racine'><span class='lien_host'><span class='lien_www'>www.</span>infomigrants.net</span>/</span><span class='lien_off'>fr/</span><span class='lien_off'>post/</span><span class='lien_off'>71181/</span><span class='lien_fin'><span class='lien_fin_coupee'>enfants-en-exil--pres-dun</span><span class='lien_fin_cachee'>-demandeur-dasile-sur-quatre-en-europe-est-mi</span></span></span></a></span><br><div class='seenthis_pics seenthis_pics_1'><a onclick='return false;' href='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/4ab41aa8814f1d2da3f03e294fb6fb9b8cba98e5.jpg' class='display_box'><span class='image' style='padding-bottom:66.666666666667%'><img src='https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L405xH270/4ab41aa8814f1d2d-4575a374-8f4e5.jpg' alt='' data-photo='https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/4ab41aa8814f1d2da3f03e294fb6fb9b8cba98e5.jpg' data-photo-h='270' data-photo-w='405' /></span><span class="lien_court"><span class="lien_off"> https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/4ab41aa8814f1d2da3f03e294fb6fb9b8cba98e5.jpg </span></span></a></div></p><blockquote lang="fr" dir="ltr"><p>  Enfants en exil&nbsp;: près d’un demandeur d’asile sur quatre en Europe est mineur<br>Par Maïa Courtois Publié le&nbsp;: 01/05/2026<br>Plus de 150 000 premières demandes d’asile enregistrées dans des pays de l’UE concernaient des mineurs, soit près de 24% du total des dossiers. En Autriche, les moins de 18 ans représentent même plus d’un primo-demandeur sur deux. En 2025, 158 400 primo-demandeurs d’asile enregistrés dans les pays de l’UE étaient mineurs (personnes de moins de 18 ans). Cela représente 23,7% du nombre total de premières demandes d’asile, soit près d’un demandeur d’asile sur quatre, d’après les données publiées par Eurostat le 29 avril. Leur nombre est en baisse depuis trois ans. Après 254 000 demandes en 2023 - ce qui constituait alors un record depuis le pic d’arrivées 2015-2016&nbsp;-, les demandes ont diminué à 224 000 en 2024, puis ont donc baissé encore plus fortement l’an dernier.<br>Les filles représentent 45% de ces enfants, une proportion non négligeable qui reste à peu près stable depuis plusieurs années&nbsp;: entre 2015 et 2025, la moyenne est en effet de 42%. L’Autriche arrive en tête des destinations clés pour ces mineurs. La part des moins de 18 ans dans les premières demandes d’asile atteint, dans ce pays, plus d’un dossier sur deux&nbsp;: 57,3%. Ils représentent ensuite près de 45% des dossiers en Allemagne et 30% en Finlande. Les dossiers examinés en 2025 de mineurs arrivés au courant de l’année ou dans les années précédentes ont abouti à près de 113 000 protections en première instance, contre 20 000 rejets. Un peu plus de 6 000 enfants ont obtenu protection après un recours. In fine, &laquo;&nbsp;le pourcentage de décisions positives a été plus élevé pour les mineurs que pour les adultes sur la période 2014-2025&nbsp;&raquo;, souligne Eurostat.<br>En 2025, Eurostat comptabilise près de 21 000 demandes d’asile déposées par des mineurs non accompagnés (MNA). La tendance est, là aussi, à la baisse&nbsp;: en 2022, Eurostat enregistrait près de 40 000 mineurs non accompagnés ayant déposé une demande de protection internationale dans les différents États membres de l’Union européenne (UE).  La proportion de MNA parmi les moins de 18 ans déposant une première demande d’asile atteint 13,3%, détaille Eurostat. Cette population particulièrement vulnérable, car isolée, correspond à près de 4% du nombre total de primo-demandeurs d’asile. La part de ces mineurs non accompagnés dans le nombre total de dossiers déposés pour la première fois par des jeunes âgés de moins de 18 ans est la plus élevée en Slovénie, à hauteur de 78%, puis en Lettonie (73%). Ils représentent ensuite près d’un mineur demandeur d’asile sur deux en Bulgarie, aux Pays-Bas et en Lituanie.<br>Les trois nationalités les plus représentées parmi les mineurs demandeurs d’asile sont les Afghans (16,9%), les Syriens (13%) et les Vénézueliens (10,7%). De la même façon, les Afghans sont la nationalité la plus représentée parmi les mineurs non accompagnés. 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