• #Hannah_Arendt :

    « Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez. »

  • Impact des missiles sur l’Aramco : pénurie de pétroliers pour répondre au boom des exportations états-uniennes…

    Saudi attacks, high demand leaves U.S. short on oil tankers : trade, shipping sources - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-usa-crude-shipping-idUSKBN1W520V

    A disruption in global oil flows following attacks on Saudi Arabian facilities has left U.S. crude exporters without enough tankers to cover rising demand for cargoes, traders and shipping sources said.

    Missile attacks last Saturday temporarily cut Saudi oil production by more than 5 million barrels per day, or about half the country’s output.

    That set off a scramble for alternative cargoes of crude, particularly in the United States, which lined up available tankers sailing from the Mediterranean, West Africa and continental Europe to pick up cargoes. Shipping sources said they were unlikely to cover all the demand for ships.

    The global market pull on the U.S. Gulf Coast is enormous, such that we’ve hit a constraint, short-term. It’s not docks or pipes or terminals or crude availability,” a U.S. trader said. “It ended up being a vessel constraint.

  • Louis-Philippe Véronneau: Archiving 20 years of online content
    https://veronneau.org/archiving-20-years-of-online-content.html

    Last Spring at work I was tasked with archiving all of the digital content made by Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), a student union federation that was planned to shut down six months later.

    Now that I’ve done it, I have to say it was quite a demanding task: ASSÉ was founded in 2001 and neither had proper digital archiving policies nor good web practices in general.

    The goal was not only archiving those web resources, but also making sure they were easily accessible online too. I thus decided to create [a meta site](https://asse-solidarite.qc.ca) regrouping and presenting all of them.

    All in all, I archived:

    – a Facebook page
    – a Twitter account
    – a YouTube account
    – multiple ephemeral websites
    – old handcrafted PHP4 websites that I had to partially re-write
    – a few crummy Wordpress sites
    – 2 old phpBB Forum using PHP3
    – a large Mailman2 mailing list
    – a large Yahoo! Group mailing list

    Here are the three biggest challenges I faced during this project:

    ## The Twitter API has stupid limitations

    [...]

    ## Does anyone ever update phpBBs?

    [...]

    ## Archiving mailing lists

    [...]

    #archivage #internet #web #phpbb #twitter #mailman

  • Convoqués pour avoir soutenu #Christophe_Dettinger : « C’est presque de la police politique », dénonce leur avocate
    https://www.europe1.fr/societe/convoques-pour-avoir-soutenu-dettinger-cest-presque-de-la-police-politique-d

    En janvier, ils ont participé à la cagnotte Leetchi en soutien à l’ex-boxeur Christophe Dettinger. Aujourd’hui, ils sont convoqués par la police pour témoigner. Des centaines de donateurs ont reçu des emails de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA), un mois après l’ouverture d’une enquête pour « abus de confiance ». « On va sonder les cœurs et les esprits pour savoir pourquoi les gens ont donné. C’est presque de la police politique ou de la police des pensées », dénonce sur Europe 1 Me Laurence Léger, avocate du couple Dettinger, mais aussi de l’homme qui avait lancé cette cagnotte et de certains donateurs.

    #gj #gilets_jaunes #harcèlement_judiciaire

  • #Paywall | Accusée d’avoir infiltré le contre-#G7, la militante toulousaine s’est volatilisée

    https://www.mediapart.fr/journal/france/040919/accusee-d-avoir-infiltre-le-contre-g7-la-militante-toulousaine-s-est-volat
    pdf : https://www.docdroid.net/T0bYtq8/article-825465.pdf

    Par Mathilde Goanec, Emmanuel Riondé, Antton Rouget et Matthieu Suc

    Le 27 août 2019, une femme, identifiée sous divers pseudonymes, est accusée d’avoir infiltré plusieurs groupes agissant contre les violences policières et la répression. Depuis le contre-sommet du G7 à Hendaye, où deux policiers en civil ont aussi été repérés et chassés, elle a disparu, alimentant l’inquiétude et les fantasmes, notamment à Toulouse, où elle a été très active ces derniers mois au sein des collectifs de « gilets jaunes ».

    #infiltration #indic #renseignements #giletsjaunes

  • La durée de vie des voitures autonomes sera celle d’un ordinateur : 4 ans - ZDNet
    https://www.zdnet.fr/actualites/la-duree-de-vie-des-voitures-autonomes-sera-celle-d-un-ordinateur-4-ans-398895

    Embouteillage, sécurité ; l’industrie automobile promet avec la voiture autonome de résoudre nombre de problèmes actuels du transport routier. Reste que la durée de vie de ces véhicules pourrait dangereusement s’approcher de celle des ordinateurs et des ordinateurs.

    « Nous allons épuiser et détruire une voiture tous les quatre ans » explique au Telegraph John Rich, COO de Ford Autonomous Vehicles. 4 ans, à comparer aux 12 ans constatés actuellement sur le parc de véhicules français.

    De quoi sérieusement poser la question de la pertinence du modèle économique de la vente de véhicule. Ou de le repenser. « Les véhicules d’aujourd’hui passent la majeure partie de la journée garés » explique Rich. « Pour développer un modèle économique rentable et viable pour les [véhicules autonomes], ils doivent fonctionner presque toute la journée. » D’où l’idée de vendre ces véhicules non pas à des particuliers mais à des entreprises de VTC par exemple.

    Moins de temps de possession, plus d’utilisation

    Ainsi, les voitures autonomes dureraient nettement moins longtemps que les voitures classiques actuelles propriétés des particuliers mais seraient bien plus utilisées. Et donc dureraient moins longtemps. Si cela fait sens d’un point de vue économique, ce rapprochement de la durée de vie des véhicules avec celle du matériel informatique montre aussi une nécessité de renouveler le matériel plus fréquemment, à mesure que les mises à jour technologiques deviennent de plus en plus fréquentes.

  • Bretagne. La pluie, une histoire vieille de 300 millions d’années - Bretagne - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/la-bretagne-et-la-pluie-une-histoire-vieille-de-300-millions-d-annees-2


    Tempête sur la presqu’île de Quiberon. C’est là qu’ont été échantillonnés des granites dans lesquels des eaux de pluie se sont infiltrées il y a 300 millions d’années.
    Le Télégramme/François Destoc

    C’est sans doute la plus ancienne eau de pluie jamais analysée. Datée de 300 millions d’années et découverte dans du granite en Bretagne, elle permet d’en savoir plus sur l’étonnant paysage breton de l’époque : de la haute montagne située au niveau de l’équateur !

    « Il pleut tout le temps en Bretagne ». Un sarcasme essoré jusqu’à la dernière goutte qui agace, depuis des lustres, les fiers Bretons. Ironie scientifique, c’est grâce à des trombes d’eau tombées il y a des centaines de millions d’années sur un Massif armoricain aux allures alpines, qu’on est aujourd’hui capable d’en savoir plus sur l’histoire de la région. Grâce, notamment, au travail de fourmi exécuté par une jeune thésarde française, Camille Dusséaux. Expatriée à l’Université de Plymouth (Angleterre), elle vient de publier ses premiers travaux dans la revue Terra Nova, élaborés en collaboration avec des équipes de Rennes, Lille, Montpellier, Lyon, Francfort et Portsmouth. Ils ont été présentés lors de la dernière conférence de géochimie Goldschmidt à Barcelone, le 21 août.

    Juste avant les premiers dinosaures
    Au départ de ces trois ans de recherches, une obsession : débusquer des eaux de pluie ancestrales piégées dans du granite et en étudier la composition. Bourrés de failles propices à la pénétration de ces pluies, la Bretagne et le Limousin ont été les cibles privilégiées de Camille Dusséaux. Avec une histoire commune : il y a 300 millions d’années, les Massif armoricain et Massif Central étaient une même chaîne de haute montagne. Elle est née du rapprochement, puis du chevauchement, de plusieurs masses continentales qui formeront la Pangée, ce supercontinent sur lequel s’ébroueront les premiers dinosaures. Les granites étaient à cette époque enfouis à plusieurs kilomètres de profondeur. On les observe aujourd’hui à nu, grâce au rabotage des montagnes par l’érosion.


    L’équipe scientifique examinant les roches et prélevant des échantillons de granite mis en place il y a 300 millions d’années sur la presqu’île de Quiberon en mars 2016.
    Photo Camille Dusséaux

    Une équipe de scientifiques, dont Camille Dusséaux, est allée prélever des échantillons de cette roche du côté de Quiberon (56) et Piriac-sur-Mer (44). Puis, la partie « travail de titan » a démarré : « Il a fallu extraire les minéraux qui contiennent de l’eau. Cela prend énormément de temps, car il faut les séparer à la main et vérifier pour chacun, avec une loupe, qu’ils sont purs. Pour produire les 70 échantillons de l’étude, ça a nécessité près d’un an de tri. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point ça allait être pénible ! », rigole (maintenant) la jeune géologue.

    Émotion et soulagement
    Restait à faire parler ces minéraux, grâce à des mesures réalisées en Allemagne. Camille Dusséaux s’est penchée sur les quantités d’hydrogène et de son cousin plus lourd, le deutérium, qu’ils contiennent. En comparant avec des étalons, ces analyses isotopiques ont permis d’être « sûrs que des eaux de pluie avaient interagi avec les granites », conclut-elle. Leur datation a été établie à 300 millions d’années via une « horloge naturelle », basée sur la désintégration des isotopes de l’argon. « C’était émouvant d’imaginer, que oui, de l’eau de pluie avait bien circulé là à cette époque. J’étais vraiment soulagée, car si je n’en avais pas trouvé, mon sujet tombait à l’eau », souffle la thésarde nordiste.


    Photo des minéraux hydratés (ici, des muscovites aux couleurs chatoyantes) contenant 4 % d’eau dans leur structure. Cet échantillon provient du granite de Quiberon mis en place entre 320 et 300 millions d’années.
    Photo Camille Dusséaux

    Mais les conclusions de Camille Dusséaux ne s’arrêtent pas là : les mesures d’hydrogène réalisées corroborent l’idée déjà établie par d’autres études, que la Bretagne se situait à l’équateur il y a 300 millions d’années. Avec le climat chaud qui va avec. Ces valeurs appuient aussi la thèse selon laquelle les altitudes de l’époque « se rapprochent de celle des Alpes » et « pas, comme on me l’a appris en cours, de celles de l’Himalaya ». Enfin, ces travaux, complémentaires à ceux d’un autre thésard, Christophe Ballouard, établissent le fait que les pluies ont pénétré les granites et transporté l’uranium qu’ils contiennent, pour les faire précipiter ailleurs, sous forme de gisements. Qui ont donné lieu, encore récemment, à des exploitations minières dans le secteur de Guérande (44), notamment.

  • Pourquoi Donald Trump n’achètera pas les terres rares du Groenland
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/pourquoi-donald-trump-n-achetera-pas-les-terres-rares-du-groenland-826392.

    OPINION. Washington s’intéresse depuis longtemps à ce continent arctique autonome et faiblement peuplé. Mais pourquoi donc l’actuel président américain a-t-il fait cette proposition d’achat au Danemark qui a viré à la crise diplomatique ? Pour augmenter ses réserves d’hydrocarbures ? Pour mettre la main sur un sous-sol réputé riche en "terres rares" et réduire le risque d’un possible embargo chinois sur ces minerais stratégiques...? Par Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières.

    Des gisements d’hydrocarbures étaient présentés comme l’objectif d’un éventuel achat du Groenland par Donald Trump, c’est sans doute inexact. D’une part, les États-Unis ont plus qu’assez de pétrole et de gaz de schiste au point qu’ils en exportent. D’autre part, les récentes campagnes d’exploration d’hydrocarbures sous-marines menées au large de Nuuk par quelques majors ont découragé une éventuelle exploitation à cause de la difficulté environnementale si particulière au Grand Nord.

    Outre l’aspect géopolitique russo-américain hérité de l’ancienne guerre froide, l’objectif réel s’inscrirait dans le contexte de l’actuelle guerre commerciale américano-chinoise : les États-Unis auraient cherché à contrer l’éventuelle, voire illusoire, menace d’un embargo chinois sur les exportations de produits à base de lanthanides (terres rares) fabriqués dans ses usines par Pékin, et utilisés notamment par le complexe militaro-industriel états-unien. Mais l’arme est dangereusement à double tranchant : un tel blocus par Pékin créerait en retour d’autres embargos sur d’autres ressources entre la Chine et Washington, puis, par un effet de boule de neige, également entre des pays alliés des deux belligérants - le monde des ressources naturelles n’est jamais à sens unique.

    Les projets miniers déjà en cours au Groenland
    Revenons aux terres rares du Groenland ; la Chine contrôlait environ 90% des mines de lanthanides mondiales, mais cette part est en décroissance à 70%. Et ces chiffres ne comptabilisent pas l’éventuelle exploitation de nouvelles ressources, notamment celles de Nuuk qui comptent deux projets miniers, ceux de Tanbreez Mining et Greenland Minerals, qui sont encore au stade des autorisations . Exploiter ces deux mines affaiblirait encore la position dominante de Pékin.
     
    Mais Donald Trump n’achètera pas le Groenland non seulement parce que le Danemark et le Groenland y sont pour le moment opposés, mais surtout parce que l’industrie européenne pourrait avoir d’autres projets pour ces lanthanides dans le cadre d’une nouvelle politique européenne de l’Arctique.

    Des obstacles sur la route de La Rochelle (et pas seulement des icebergs)
    En effet, l’Europe, et en particulier la France, devrait décider si certains lanthanides sont pour elles des matières stratégiques disposant d’une politique européenne coordonnée. Si cela devenait le cas, alors l’usine de raffinage de terres rares de La Rochelle, idéalement placée pour recevoir le minerai groenlandais par bateau, deviendrait l’unique usine de traitement de lanthanides en dehors de Chine, puisqu’une telle usine n’existe pas aux États-Unis, affaiblissant d’autant les rodomontades de Washington. Ce raffinage en France pourrait être le point de départ d’une industrie européenne de grande envergure, en concurrence directe avec les usines chinoises, et capable de fournir les industries électriques en aimants permanents.

    Mais pour en arriver là, il faudrait que Tanbreez Mining et Greenland Minerals y trouvent un intérêt. Ces deux sociétés sont australiennes et la seconde qui dispose des meilleures réserves a, comme premier actionnaire, une société chinoise, Shenge Resources. Comment l’inciter à détourner le flux de sa mine de Kvanefjeld vers La Rochelle alors qu’elle a formé a formé une joint-venture avec China National Nuclear Corporation pour raffiner sa future production en Chine ? Faut-il que des financements européens lui soient signalés, ou bien qu’en aval de l’usine de charentaise une industrie métallurgique européenne des lanthanides soit opérationnelle ?

    Ou bien, plus rudement, signaler que le futur trajet maritime du minerai passant nécessairement par des mers qui n’existent pas encore puisqu’elles sont prises par les glaces, c’est la protection de l’environnement qui interdira cette perspective de transport. Là où nous en sommes du dérèglement climatique, cet élément écologique est probablement un élément favorable supplémentaire en faveur d’une solution européenne.

    Trump ou l’art de la diversion géopolitique
    La déclaration de Donald Trump apparaissait donc comme une manœuvre, une diversion, un leurre dans son combat contre Pékin. Et, s’il est réellement intéressé par contrer des intimidations chinoises sur les lanthanides, sa stratégie la plus efficace, reste de produire des terres rares à partir du sous-sol états-unien : la mine de Mountain Pass en Californie peut approvisionner le pays, tout comme pourrait être exploités d’autres gisements situés au Texas, au Colorado, au Wyoming ou en Alaska.

    Enfin, cet épisode « trumpien » confirme une nouvelle fois que l’expression « métaux rares » est une néantise à cheval entre le néant et la bêtise puisqu’il suffit de les produire pour en réduire les enjeux géopolitiques, il est aussi un nouveau révélateur que les ressources naturelles du Grand Nord doivent être protégées par une nouvelle stratégie d’influence européenne de l’Arctique.

  • Explosion dans le Grand Nord : la Russie dévoile la nature de la pollution radioactive
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/26/explosion-dans-le-grand-nord-la-russie-devoile-la-nature-de-la-pollution-rad


    La base militaire de #Nionoksa, dans la région d’Arkhangelsk, le 9 novembre 2011, où s’est produit l’accident du 8 août.
    AFP

    L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom.

    Des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane. Voilà ce que contenaient les échantillons prélevés dans la ville de Severodvinsk, dans le Grand Nord de la Russie, quelques jours après une explosion dans une base militaire voisine, a dévoilé, lundi 26 août, l’agence de surveillance environnementale russe Rosguidromet. Selon un spécialiste cité par l’agence de presse russe Ria Novosti, ces isotopes sont le produit d’une fission nucléaire.

    L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom. Ces spécialistes fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour « la source d’énergie isotopique » du moteur du missile à l’origine de l’explosion. Au moins trois autres personnes ont été blessées, victimes de brûlures.
    Immédiatement après l’accident, le ministère de la défense avait seulement déclaré que les faits s’étaient produits au cours de l’essai d’un « moteur-fusée à ergols liquides », mais n’avait pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire. Il avait alors assuré qu’il « n’y a pas eu de contamination radioactive », mais la mairie de Severodvinsk avait dit avoir « enregistré une brève hausse de la radioactivité », avant de retirer sa publication.

    Les isotopes radioactifs cités lundi par Rosguidromet ont une période de demi-vie, lors de laquelle la moitié de leurs noyaux se désintègrent, allant de plusieurs heures à près de treize jours. Ils se transforment alors en gaz radioactif inerte. « Ces gaz radioactifs sont la cause de la brève hausse » de la radioactivité enregistrée après l’explosion, selon Rosguidromet.

    L’agence avait auparavant affirmé avoir mesuré des niveaux de radioactivité jusqu’à seize fois supérieurs au rayonnement naturel après l’explosion, avant un retour à la normale deux heures et demie plus tard. L’organisation environnementale Greenpeace estime, pour sa part, que les radiations mesurées dans le secteur ont été vingt fois supérieures à la normale. Les autorités russes avaient également reconnu qu’un médecin ayant participé au traitement des blessés après l’explosion a été contaminé à l’isotrope radioactif césium 137, niant toutefois que son cas soit lié à l’accident.
    […]
    Pour plusieurs observateurs, cet épisode confirme que la Russie travaille de manière active sur des missiles à propulsion nucléaire. Appelé « #Bourevestnik » (oiseau de tempête, en russe), et surnommé « #Skyfall » par l’OTAN, ce projet russe aurait l’ambition d’embarquer un réacteur nucléaire miniaturisé sur un missile. Le but : obtenir un missile capable d’avoir une autonomie de vol telle qu’elle lui permettrait de faire de larges détours pour contourner la défense antiaérienne et les radars américains.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer que les chercheurs travaillent effectivement sur le « Bourevestnik ». Mais il a assuré que la compétence atteinte par la Russie en matière de missiles à propulsion nucléaire « dépass[ait] significativement le niveau atteint par d’autres pays et [était] assez unique ».

    #Burevestnik #Petrel
    #Nyonoska

    • Explosion de missile en Russie : une « seconde explosion » détectée par les Norvégiens, les Russes nient
      (avec précisions sur les isotopes)
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/explosion-de-missile-en-russie-une-seconde-explosion-detectee-par-les-norv

      Le mystère s’épaissit. Après l’explosion d’un missile sur une base militaire russe jeudi 8 août qui avait tué cinq ingénieurs nucléaires, des Isotopes radioactifs ont été détectés a annoncé l’agence météo russe ce lundi 26 août. Mais le pic de radiations étudié par l’agence russe ne serait pas dû à cette première explosion mais à une seconde, deux heures plus tard, selon l’agence norvégienne Norsar.

      L’agence météorologique russe a annoncé ce lundi 26 août avoir trouvé des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane dans des échantillons après la mystérieuse explosion survenue sur un site militaire début août. L’explosion, qui a fait cinq morts le 8 août dernier dans la région d’Arkhangelsk, dans le nord de la Russie, a entraîné un bref pic de radiations dans la ville voisine de Severodvinsk.

      Vladimir Poutine a déclaré mercredi dernier que l’explosion, avait eu lieu lors d’essais de nouveaux systèmes d’armement qu’il a qualifié de prometteurs. Il n’a pas révélé quels systèmes étaient testés au moment de l’explosion.

      Le nuage de gaz radioactifs inertes qui s’est formé à la suite d’une désintégration des isotopes est à l’origine du pic de radiation constaté à Severodvinsk, explique l’agence météorologique dans un communiqué. Les isotopes en question étaient le strontium-91, le baryum-139, le baryum-140 et le lanthane-140, dont la période radioactive (ou demi-vie) était de 9,3 heures, 83 minutes, 12,8 jours et 40 heures respectivement.

      L’agence nucléaire russe a annoncé que cinq membres de son personnel avaient été tués et trois autres blessés lors d’une explosion survenue lors d’un test de roquettes sur une plate-forme maritime impliquant « des sources d’énergie isotopiques ». Des experts nucléaires aux États-Unis estiment que l’incident s’est produit lors d’essais d’un missile de croisière à propulsion nucléaire.

      Mais l’agence norvégienne Norsar (Norwegian Seismic Array), chargée de détecter les tremblements de terre et les explosions nucléaires, a annoncé vendredi que l’explosion meurtrière avait été suivie d’une seconde explosion deux heures plus tard et que c’était la source probable du pic de radiation.

      Selon l’explication de Norsar, la deuxième explosion a probablement été provoquée par une fusée aéroportée alimentée par du combustible radioactif. Igor Orlov, le gouverneur de la région russe d’Arkhangelsk, où l’explosion a eu lieu, a nié les informations faisant état d’une nouvelle explosion.

  • Feux de forêt en Amazonie : Bolsonaro accuse les ONG de les avoir allumés
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/feux-de-foret-en-amazonie-bolsonaro-accuse-les-ong-de-les-avoir-allumes-82


    Crédits : Reuters

    La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a indiqué l’INPE, l’agence spatiale brésilienne dont le travail est lui aussi attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. L’INPE a dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier.

    Le président brésilien Jair Bolsonaro a accusé mercredi les ONG d’avoir déclenché des feux de forêt en Amazonie afin de nuire à son gouvernement, alors qu’un nombre record d’incendies a été constaté dans la région depuis le début de l’année, provoquant une vague mondiale d’indignation sur les réseaux sociaux.

    « Tout indique » que les ONG se rendent en Amazonie pour « mettre le feu » à la forêt, a déclaré le dirigeant d’extrême droite dans une vidéo diffusée en direct via Facebook mercredi matin.

    Bolsonaro, qui n’a pas présenté de preuve pour soutenir son propos, a estimé que l’importante baisse des subventions accordées par son gouvernement aux ONG pouvait être un motif de mécontentement et avoir poussé les ONG à agir de la sorte.

  • L’Akademik Lomonosov, centrale nucléaire russe, prête à larguer les amarres
    https://www.france24.com/fr/20190821-russie-akademik-Lomonosov-centrale-nucleaire-flottante-russe-sibe


    L’Akademik Lomonosov, la première centrale nucléaire flottante au monde, photographiée en mai 2018.
    Reuters (archives)

    Qualifié de « Titanic nucléaire » par ses détracteurs, l’Akademik Lomonosov, première centrale nucléaire flottante russe, unique au monde, va entamer, vendredi, son voyage vers la Sibérie orientale pour entrer en fonction avant la fin de l’année.

    Dans l’imaginaire collectif, depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, une centrale nucléaire russe a toujours quelque chose d’angoissant. Un sentiment que le succès récent et planétaire de la série « Chernobyl » n’a pas dissipé, alors que la centrale nucléaire flottante russe l’Akademik Lomonossov, une première mondiale, s’apprête à entamer, le 23 août, un voyage de 5 000 kilomètres d’une durée d’un mois et demi.

    Sa destination finale se situe en Sibérie orientale. Précisément dans la ville de Pevek, une cité de 5 000 âmes dans le district autonome de Tchoukotka, à 350 km au nord du cercle arctique, où la centrale flottante doit en remplacer deux autres, l’une nucléaire, à Bilibino, et l’autre thermique, à Chaunskaya, à partir de décembre 2019

    Baptisée le « Tchernobyl sur glace » par ses détracteurs, cette centrale, construite à partir de 2006 par le conglomérat étatique nucléaire russe Rosatom à Saint-Pétersbourg, a été chargée en combustible nucléaire dans le port de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie.

    • Courte vidéo du Monde sur l’Académicien Lomonossov ou Akademik Lomonosov si on préfère la transcription simple

      La Russie lance la première centrale nucléaire flottante du monde
      https://www.youtube.com/watch?v=ZqM87JPDinU

      Construite par le géant du nucléaire russe Rosatom, l’Akademik Lomonosov est une centrale nucléaire de 140 mètres de long sur 30 mètres de large. Si sa capacité électrique est relativement limitée (2X35 mégawatts contre 1 000 mégawatts pour une centrale française, par exemple), elle a cependant une particularité : elle flotte.

      Commencée à Saint-Pétersbourg en 2006, achevée en 2019 à Mourmansk, cette centrale d’un genre nouveau est en effet juchée sur une barge. Elle doit partir le 23 août pour un périple de 5 000 kilomètres afin de rejoindre, par la mer, la ville reculée de Pevek, au nord du cercle arctique. L’objectif : alimenter la bourgade en électricité, mais aussi les plates-formes d’extraction qui devraient voir le jour prochainement dans la région.

      Une telle entreprise est-elle réellement sans danger ? Même si le constructeur assure que la structure est « invincible », le projet inquiète les associations de défense de l’environnement, comme Greenpeace, qui le qualifie de « Tchernobyl flottant ». Explications en vidéo.

    • Eueueuh : faire se promener du combustible nucléaire dans des zones fragiles

      Combien y-a-t-il de sous-marins nucléaires en vadrouille dans l’Océan Arctique ? À titre de comparaison, la propulsion d’un SNLE de la classe Triomphant emploie une centrale nucléaire de 150 MW de puissance soit un peu plus du double de la puissance embarquée par le Lomonossov (2 tranches de 35 MW).

      Sans parler des sous-marins nucléaires ex-soviétiques qui pourrissent quelque part en mer de Barents…

  • Si vous estimez que vôtre organisation a besoin d’être « présente » sur Facebook par Richard Stallman (le co-fondateur des licences libres)
    Français : https://nantes.indymedia.org/articles/37002

    Selectionnez ce que vous mettez sur Facebook pour que le site Web soit clairement la meilleure source d’information sur l’organisation.
    Ne mettez pas de photos montrant des personnes.

    On peut lire cet article en français dans le 30e Virus Info (revue très sexiste voire plus au passage).

    English : https://stallman.org/facebook-presence.html

    • C’est exactement ce que je dis à toutes les assocs, et je crois qu’on en a déjà discuté par ici. Facebook ou autre, on peut sûrement utiliser certains réseaux comme canal de diffusion de contenus hébergés ailleurs. C’est-à-dire que ces réseaux doivent juste servir de relais, pas de réelle publication à l’intérieur. D’où l’importance d’avoir des plugins facilitant (voire automatisant) le relais des articles, événements (ou seulement certains) dans X réseaux (twitter, facebook, autres), au lieu d’aller dans ces réseaux et y publier des choses. Le site internet de l’organisation doit rester la source de tous les contenus.

    • Si vous estimez que votre organisation a besoin d’être « présente » sur Facebook
      Facebook est un moteur de surveillance, accumulant beaucoup de données personnelles disponibles aussi pour I’Etat [il s’agit donc de flicage). Par égard pour votre vie privée et votre liberté. il est important de ne pas posséder de compte Facebook actif ; en refusant, vous bloquez le principal canal par lequel Facebook recueille des informations sur vous, et, à travers vous sur vos parents et amis (il est également important d’éviter Whatsapp et lnstagram, des filiales de Facebook). Si vous leur expliquez pourquoi vous insistez fermement pour communiquer avec eux par un autre système, vous renforcerez votre volonté de résister aux systèmes qui se servent de vous pour vous nuire et nuire aux autres.

      Facebook a acquis un tel pouvoir de nos jours que cela met en danger la Liberté et la démocratie. Ses règles concernant ce qui peut être publié reviennent à une censure de la société dans son ensemble et conduisent à des différents politiques. Mais ces différents détournent notre attention de l’essentiel, qui est qu’aucune entreprise ne doit posséder un tel pouvoir.
      Les expériences de facebook ont montré que cette société a le pouvoir de manipuler les élections au moyen de changements subtiles dans ses règles. Qu’elle l’ait déjà fait ou non, il n’en reste pas moins que cet état des choses est dangereux.
      De nombreuses organisations entretiennent une page facebook pour chercher du soutien. L’existence de cette page ne nuit pas directement à l’organisation mais sans un minimum de précautions, elle augmentera le pouvoir de facebook.
      En général les organisations ont une page Facebook pour essayer d’obtenir le maximum de visibilité. Or les ingénieurs de facebook ont conçu un système sournois dans lequel, pour obtenir une visibilité maximale, on doit renforcer le plus possible le pouvoir de cette société. Le moyen le plus radical pour éviter cela, c’est de refuser d’avoir une page facebook. Cependant il y a peut-être un moyen de trouver un compromis dans lequel on attire le soutien du public sans trop augmenter le pouvoir de Facebook. Dans cet article nous proposons un compromis de ce type.

      Principes généraux

      Faites de votre site web l’endroit où il faut aller pour avoir tous les renseignements sur votre organisation. Quoi qu’on veuille savoir, c’est sur le site web qu’on doit le trouver.
      Dites sur la page Facebook que le site web de l’organisation est la meilleure source d’information. Demandez explicitement aux gens de toujours mettre en lien le site web, jamais la page facebook.
      Adoptez cette devise : "Facebook est mauvais pour les gens. Quand ils nous trouvent sur Facebook, nous leur montrons le chemin de la sortie et c’est ailleurs que nous leur parlons."

      Ce qu’il faut mettre sur Facebook ; ce qu’il ne faut pas mettre

      Sélectionnez ce que vous mettez sur Facebook pour que le site Web soit clairement la meilleure source d’information sur l’organisation.
      Mettez sur Facebook de nouveaux articles ou annonces importantes de l’organisation, mais seulement la moitié, à peu près. Puis dites sur la page Facebook : "Consultez notre site web, il y a beaucoup plus d’infos là-bas !"
      Mettez des fichiers GIF animés présentant le point de vue et les idées de votre organisation - mais moitié moins que sur votre site Web.
      Quand vous annoncez un événement sur Facebook, ne dites pas tout. Donnez le lieu, la date, l’heure et une brève description, assez pour que les gens viennent s’ils le souhaitent - mais donnez un lien vers la page de votre site qui décrit cette réunion et réservez pour cette page une partie des informations intéressantes sur l’événement.
      Mettez la même liste de résumés d’événements sur le site Web, pour que les gens en quête d’un résumé n’aient pas l’impression qu’ils trouveront mieux sur Facebook.
      Sur la page Facebook de l’organisation, n’actualisez pas tous les champs d’information temporaire. Lorsque le site Web change de manière significative, indiquez-le seulement par quelques mots dans le champ Statut.
      Sur le site Web de l’organisation, donnez aux visiteurs qui le souhaitent un moyen d’être avisés des changements et de recevoir les nouvelles annonces, pour qu’ils n’aient pas besoin de recourir à Facebook pour cela.
      Ne donnez sur Facebook aucun renseignement sur les personnes qui participent à vos événements — surtout pas leur nom. Respectez leur vie privée ! Ne faites d’exception que pour les noms des conférenciers ou professeurs, dans le cadre de la description préliminaire des activités.
      En particulier. ne mettez pas de photo montrant des personnes. Souvenez-vous que Facebook les identilie sur la photo d’après leur visage ou même d’après l’arrière de leur tête. Ne montrez aucune tête sur Facebook, quel que soit l’angle de prise de vue.

      Évitez la messagerie Facebook !

      Indiquez sur la page Facebook que les personnes souhaitant s’adresser à l’organisation doivent le faire par d’autres systèmes et NON par la messagerie Facebook. Dites quels systèmes vous préférez et donnez les noms ou les identifiants des comptes à utiliser.
      Les autres systèmes de communication peuvent avoir d’autres faiIIes. A Ia Free Software Foundation (FSF), nous nous servons surtout du courriel et du téléphone ; nous utilisons SIP pour la communication audio ou vidéo sur Internet, mais jamais Skype parce que Skype nécessite un logiciel client "privateur". Ce qui est essentiel ici, c’est que TOUTE méthode de communication autre que Facebook et WhatsApp (propriété de Facebook) éloignera les gens de Facebook.
      Si quelqu‘un vous envoie un message Facebook en dépit de votre demande, répondez en disant : "Continuons cette conversation par le système X. Y ou Z. Nous ne voulons pas donner d’information supplémentaire à Facebook sur notre organisation ou ses contacts, y compris sur vous."

      Évitez d’aider ou de promouvoir Facebook !

      No mentionnez pas la page Facebook sur votre site Web ou autre document en ligne. La page Facebook est pour ceux qui Ia cherchent sur Facebook.
      N’affichez pas de bouton Like sur vos pages Web. Facebook utilise les boutons Like présents sur les sites tiers pour suivre tous leurs visiteurs à la trace. Le bouton traque même les visiteurs qui n’ont pas de compte Facebook.
      Une autre raison de ne pas avoir de bouton Like est que ce bouton incite les gens a s’impliquer davantage dans Facebook.

      Comment communiquer avec Facebook de manière sûre

      Facebook utilise de nombreuses méthodes pour se procurer des données personnelles. Certaines sont assez sournoises. Voici quelques suggestions pour vous protéger du pistage lorsque vous travaillez sur la page de l’organisation. Elles ne fonctionneront peut-être pas complètement si vous avez vous-même un compte Facebook, mais c’est votre responsabilité.

      Pour assurer la maintenance de la page de l’organisation, créez un compte sous un alias. Donnez de faux renseignements plausibles, sans connotation humoristique et sans rapport avec vous. Ensuite. n’utilisez JAMAIS ce compte pour quoi que ce soit, saut pour vous occuper de la page de l’organisation. Facebook n’aura jamais aucune raison de mettre en doute les données de votre compte.
      Si plusieurs personnes gèrent la page de l’organisation, donnez à chacune un compte séparé sous un alias. Ne mettez pas un même renseignement dans deux comptes.
      Créez deux comptes de secours sur le même modèle.
      La seule manière plus ou moins sûre de se connecter sur Facebook est d’utiliser un navigateur. Ne vous connectez JAMAIS avec l’application mobile de Facebook, car cela nécessite de lui donner accès a d’autres informations présentes sur votre appareil mobile, comme votre carnet d’adresses personnel, vos SMS, votre agenda et autres données confidentielles. Cela peut révéler vos données personnelles et celles d‘autres personnes. Cela peut même révéler des informations sensibles et vous causer du tort, à vous ou à des gens que vous connaissez. Ne soyez pas surpris : l’application est constituée de logiciel "privateur" (ce qui est en soi une injustice ; voir https://fsf.org/tedx) et il est courant que le logiciel "privateur" espionne ses utilisateurs (voir https://gnu.org/proprietar/proprietary-surveiIIance.html).
      Le plus sûr est de ne se connecter sur Facebook qu’à partir du bureau de l’organisation, avec un ordinateur appartenant à l’organisation.
      S’il vous arrive de vous connecter à Facebook avec votre ordinateur personnel (plutôt que celui du bureau de l’organisation), faites-le de la façon suivante : installez Tor Browser Bundle (navigateur destiné au réseau de Tor, disponible pour Windows et Mac OS aussi bien que pour GNUI Linux) et utiIisez-Ie pour vous rendre sur https://facebookcorewwwi.onion au lieu d’aller sur Facebook directement. Cela empêchera Facebook de vous géolocaliser ou de déterminer votre adresse IP.
      Remarque : le site facebookcorewwwi.onion.to est "bidon". Ne vous faites pas avoir !
      N’indiquez jamais votre présence a proximité d’un lieu, quelle que soit l’insistance de Facebook.
      Sur l’ordinateur, créez un compte local séparé pour chaque compte Facebook. Connectez-vous a partir de ce compte local et ne l’utilisez jamais pour autre chose.
      Si vous ne créez pas de compte utilisateur local particulier pour communiquer sur Facebook, supprimez les cookies IMMEDlATEMENT après chaque connexion a Facebook : pas seulement une fois par jour ! Facebook s’en sert en effet pour surveiller le reste de la navigation Web provenant du même compte. Beaucoup de navigateurs vous permettent de définir une configuration qui traite tous les cookies comme des cookies de session. Leur suppression sera automatique à condition de quitter le navigateur après chaque utilisation de Facebook, ce qui est conseillé.
      Par principe, il est recommandé d’utiliser un navigateur comme IceCat qui bloque les systèmes de pistage présents dans les pages Web, en particulier les boutons Like et la plupart des publicités.
      Ne permettez pas à Facebook d’accéder au moindre compte réel sur d’autres sites. Si Facebook exige des informations sur vos autres comptes, indiquez-lui des comptes-bidons créés pour cet usage et que vous n’utilisez pas vraiment. Il est acceptable de donner à Facebook les adresses de courriel publiées par l’organisation pour le contact avec le public, mais pas les mots de passe de ces comptes.

      Facebook nuit aux gens de multiples manières (voir https://stallman.org/facebook.html) et il n’y a pas moyen de les éviter complètement. Nous espérons que cette approche de compromis bénéficiera à votre organisation tout en lui évitant de se faire instrumentaliser par Facebook. Il existe par ailleurs d’autres réseaux sociaux pouvant répondre à vos besoins. Beaucoup de réseaux sociaux centralisés bien connus sont moins intrusifs que Facebook, mais il y a encore mieux : GNU Social et Diaspora respectent les droits de leurs utilisateurs grâce a une architecture décentralisée basée sur des logiciels libres. Pourquoi ne pas les essayer ?

    • @val_k Ok, parfait, j’étais en train de la demander à Richard Stallman, il m’a dit avoir écrit la version française avant la version anglaise (qui est augmentée de certaines corrections).
      Mais il ne m’a pas envoyé le texte pour autant. J’aurais demandé à la revue. Bravo pour la trouvaille.

    • @sandburg ... bah... c’est pas une trouvaille, c’est un scan OCR de la page trouvé sur google books et retouché par mes petits doigts... le joie des CC maintenus en prisons et qu’il faut libérer ! Mais franchement, je crois que c’est super mal traduit, sauf que j’en avais besoin pour l’imprimer d’urgence pour la semaine des resistances à nantes ;) après s’il existe un autre texte moins.. complexe et surtout plus adapté localement (parce que là certains points ne concernent que les states) je suis preneuse !

    • @val_k
      À #Lille, avec un collectif qui s’appelle #atelili, on va produire une version orale destinée aux associations et aux collectifs qui communiquent via Facebook. Dans dans les 4 mois, il y aura une version « raccourcie » sur le site Internet : https://atelili.tuxfamily.org/wiki

      Stallman a mis en ligne la version FR, surement après ma demande.
      https://stallman.org/facebook-presence.fr.html
      Merci de l’avoir mise sur @indymedianantes

  • Un lanceur d’alerte accuse GE d’une erreur comptable de 38 milliards de dollars
    https://www.latribune.fr/bourse/un-lanceur-d-alerte-accuse-ge-d-une-erreur-comptable-de-38-milliards-de-do

    L’action de General Electric chutait de plus de 11% jeudi après qu’un expert comptable a accusé le géant industriel d’avoir falsifié ses comptes, ce que le groupe a vigoureusement démenti à plusieurs reprises dans la journée.

    Le Wall Street Journal, qui a publié cette information jeudi matin, a eu accès au rapport du lanceur d’alerte, Harry Markopolos, et l’a interviewé avant publication.

    M. Markopolos affirme que GE va devoir constituer des réserves en cash de 18,5 milliards de dollars dans sa branche assurance et que le groupe ne comptabilise pas correctement ses activités pétrolières et gazières.

    Au total, il estime que les problèmes comptables s’élèvent à quelque 38 milliards de dollars.

    General Electric a publié un long communiqué pour démentir point par point les allégations de M. Markopolos et le PDG de l’entreprise, Lawrence Culp, a dénoncé pour sa part une « manipulation de marché pure et simple ».

    M. Markopolos avait indiqué dès la publication qu’il avait remis son rapport à un fonds d’investissement, qui parie sur la chute de l’action GE, avant de le rendre public. Il avait précisé qu’il touchera un pourcentage des gains réalisés.

    M. Culp accuse le comptable de n’avoir pas contacté GE pour rédiger son rapport, ce que ce dernier a reconnu sur CNBC, expliquant qu’il avait travaillé en secret pour éviter que GE « ne détruise ses documents ».

  • La Cour suprême du Brésil casse la décision de Bolsonaro sur les terres indigènes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/02/la-cour-supreme-du-bresil-casse-la-decision-de-bolsonaro-sur-les-terres-indi


    ANTONIO CRUZ / AFP

    Le président brésilien avait transféré les pouvoirs fonciers d’une fondation protectrice des indigènes au ministère de l’agriculture.

    La Cour suprême du Brésil a bloqué, jeudi 1er août, un décret du président Jair Bolsonaro qui transférait au ministère de l’agriculture, défenseur des intérêts de l’industrie agroalimentaire, des compétences foncières jusqu’alors dévolues à une fondation protectrice des indigènes.

    Les dix juges du Tribunal fédéral suprême (STF) ont soutenu cette décision, considérant que les parlementaires brésiliens avaient déjà rejeté ce décret. « Pour ce qui fait loi, le dernier mot revient au Congrès », a déclaré le juge Luis Roberto Barroso, qui avait déjà ordonné en juin la suspension provisoire du décret portant sur un transfert des compétences dans la délimitation des terres indigènes.

    Le président d’extrême droite Jair Bolsonaro s’est plusieurs fois exprimé en faveur d’un nouveau découpage des terres indigènes plus favorable à l’agrobusiness.

  • Le sionisme a produit une crise environnementale qui finit par impacter toute la Palestine historique
    Ramzy Baroud & Romana Rubeo - 7 juillet 2019 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/sionisme-produit-crise-environnementale-impacter-toute-palestine

    La destruction par Israël de l’environnement dans les territoires palestiniens menace maintenant des vies israéliennes.

    La crise humanitaire grandissante à Gaza est enfin considérée en Israël comme un problème urgent nécessitant une action « claire et immédiate ». Mais surtout n’imaginons pas que c’est l’impact de la crise sur la population de Gaza qui déclenche l’alarme à Tel Aviv, mais plutôt les dommages environnementaux possibles que la misère actuelle de Gaza pourrait causer à Israël.

    Le 3 juin, des chercheurs des universités israéliennes de Tel-Aviv et de Ben Gourion ont présenté un rapport, commandé par l’organisation environnementale EcoPeace Middle East, dans lequel ils avertissaient que « l’effondrement des infrastructures d’eau, d’égout et d’électricité dans la bande de Gaza constituait un danger réel pour les eaux souterraines, l’eau de mer, les plages et les usines de dessalement d’Israël ».

    On pourrait s’attendre à ce que tout rapport sur la situation environnementale à Gaza se concentre sur le fait que près de deux millions de Palestiniens dans le territoire de Gaza vivent dans des conditions inhumaines en raison d’un blocus impitoyable vieux de 12 ans imposé par Israël. Et en raison de plusieurs assauts militaires dévastateurs qui rendent la région inhabitable d’ici 2020.

    Mais non ! Le rapport laisse entendre que les habitants de l’enclave assiégé sont les seuls responsables de la catastrophe environnementale imminente à Gaza, laquelle menace « la sécurité et le bien-être des citoyens israéliens ». Le journal israélien Haaretz, qui a publié un résumé détaillé du rapport, a également abordé la question du point de vue de la « sécurité nationale » [israélienne].

    Mais ce que Israël a maintenant identifié comme un « problème de sécurité nationale » est en réalité un désastre qu’il a lui-même créé. L’occupation, la colonisation, la dépossession et l’agression contre la Palestine et les Palestiniens ont causé tant de dommages à l’environnement que même l’occupant israélien finit par en souffrir.

    #Gaza

    • Donc en fait, après avoir tout bousillé, les Israéliens accusent les Palestiniens de Gaza et autres territoires d’avoir laissé se dégrader leur propre environnement, sauf que, l’environnement n’a pas de frontière et voilà qu’Israël subit en retour les dégâts occasionnés par leur propre clique de dirigeants abrutis et ivres de toute puissance. Pour ces derniers, cela constituera un motif supplémentaire pour éliminer les surnuméraires terroristes et pouilleux de cette enclave qui subit l’administration d’apartheid de l’état hébreu. Odieux.

  • Savage tick-clone armies are sucking cows to death; experts fear for humans
    https://arstechnica.com/science/2019/07/savage-tick-clone-armies-are-sucking-cows-to-death-experts-fear-for-hum

    Ravenous swarms of cloned ticks have killed a fifth cow in North Carolina by exsanguination—that is, by draining it of blood—the state’s Department of Agriculture and Consumer Services warned this week.

    Experts fear that the bloodthirsty throngs, which were first noticed in the United States in 2017, will continue their rampage, siphoning life out of animals and eventually transmitting diseases, potentially deadly ones, to humans.

    [...]

    The tick—the Asian longhorned tick, or Haemaphysalis longicornis—was first found terrorizing a sheep in New Jersey in 2017 and has established local populations in at least 10 states since it sneaked in. Its invasive sweep is due in large part to the fact that a single well-fed female can spawn up to 2,000 tick clones parthenogenetically—that is, without mating—in a matter of weeks. And unlike other ticks that tend to feast on a victim for no more than seven days, mobs of H. longicorni can latch on for up to 19 days.

    #tiques #États-Unis #it_has_begun #parthénogenèse

  • Le Télégramme - Actualité - A la Une - Noire de Janzé. La poule tueuse de frelons asiatiques ! (19/10/2016)
    https://www.letelegramme.fr/finistere/noire-de-janze-une-poule-miracle-19-10-2016-11260160.php
    image :


    _Christophe Bitauld avec ses moutons désormais sans tiques et ses poules friandes de charançons du pommier. Au fond, les ruches qui attirent les frelons asiatiques dont se régalent les bondissantes Noires de Janzé. « Je ne suis pas éleveur mais arboriculteur », précise-t-il.

    La poule Noire de Janzé est une vraie poule miracle. Car si elle a été élevée avec un régime à base d’insectes, elle se régale de frelons asiatiques, de charançons destructeurs de pommes et de tiques des moutons. Christophe Bitauld, producteur de pommes bio à Saulnières (35), en a fait son alliée.

    C’est une petite poule agile et vigoureuse, au plumage d’un noir corbeau moiré de vert (1). Héritière d’une très ancienne lignée de gélines de l’ouest, elle est considérée comme disparue depuis les années 80. Certes, il en restait quelques spécimens dans les fermes du sud-est rennais. Mais si elles avaient perdu les caractéristiques de la race pure, elles avaient toujours gardé cet appétit particulier pour les insectes. Christophe Bitauld est arboriculteur à Saulnières, en plein terroir de la « Janzé ». Quand son verger bio a été envahi par un charançon destructeur (2), il a pensé à la réputation de la vieille poule du pays. Ne pouvant recourir aux pesticides, charte de production biologique oblige, il lâche donc 90 poulettes sur 3 hectares, au printemps 2015. Le résultat dépasse toutes ses espérances. Au point qu’il conçoit « Ty Poul », un poulailler mobile qu’il déplace de parcelle en parcelle sur ses 23 hectares. « Sur la saison, elles ont dévoré 90 % des ravageurs et sauvé ma récolte ! ».

    Et ce n’est pas tout. Mises en appétit, ses poulettes ont aussi attaqué le carpocapse des pommes et des poires, un petit papillon brun qui a la fâcheuse habitude de pondre dans les fruits pour y introduire cet hôte indésirable bien connu des consommateurs : le ver de la pomme. « Je ne m’y attendais pas mais là encore, le résultat a été rapide », reprend Christophe Bitauld. La Noire de Janzé s’est ensuite délectée des tiques infestant le lainage des 70 moutons (5) de l’arboriculteur mis en pâture dans les vergers, pour éviter cinq tontes annuelles avec le tracteur. Les ovins ont apprécié et leur maître aussi : allez chercher des tiques dans l’épaisseur de la laine ! Il a été encore plus surpris lorsqu’il a assisté au manège d’une poule qui semblait s’intéresser de près à ses ruches ou plus exactement à un frelon asiatique en vol stationnaire devant l’entrée de la ruche. D’un saut soudain et d’un coup de bec précis, la prédatrice a décapité le prédateur d’ouvrières avant de s’en repaître. « _Mes treize ruches sont maintenant protégées », se félicite Christophe Bitauld en soulignant que jamais une abeille n’a été victime de ses Noires. « Mais il ne faut pas croire qu’il suffit d’installer des Janzé devant une ruche pour qu’elles attaquent les frelons. Le modèle n’est transposable que si elles ont été mises dès le départ au régime hyperprotéiné à base d’insectes ».

  • Comment je me suis « radicalisé » : un professeur de philosophie explique pourquoi il bloquera les notes du baccalauréat - France 3 Occitanie
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/comment-je-me-suis-radicalise-professeur-philosophie-ex

    Ce professeur, « radicalisé » selon ses propres termes, avoue avoir hesité à rentrer en résistance face à sa hiérarchie. Mais selon ses propres dires, « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est lors de notre réunion de correcteurs, cette semaine. Nous avons demandé à notre inspecteur de nous réunir pour parler de nos inquiétudes, puisque la plupart des collègues, toutes disciplines confondues, sont désormais hostiles au projet de lycée Blanquer. Il nous a menacé de nous envoyer les #CRS. Dire à des profs de philo, formés au débat et à la discussion, qu’on n’a pas le droit, ne serait-ce que de parler, c’est inentendable. »

    #dialogue_social #matraque

    Se faire appeler pour aller matraquer des profs de philo qui ont posé une question… il y a un moment où les flics vont finir par s’en poser, des questions ?

  • Daniel Schneidermann maintenant :

    Une mésaventure nocturne
    Daniel Schneidermann, Arret Sur Images, le 17 juin 2015
    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-06-17/Une-mesaventure-nocturne-id18994

    J’en profite pour noter que Ulcan (ou l’un de ses amis) a donc menacé de mort Stéphane Richard, PDG d’Orange...

    #Ulcan #Orange #Daniel_Schneidermann

    Rappel :
    http://seenthis.net/messages/380425

    Le rappeur Kamelancien, solidaire avec la Palestine :
    La LDJ « tente » d’intimider le rappeur Kamelancien
    Islam et Info, le 28 juillet 2014
    http://www.islametinfo.fr/2014/07/28/exclu-la-ldj-tente-dintimider-le-rappeur-kamelancien-video

    Benoît Le Corre et Pierre Haski, journalistes à Rue89, à cause de leurs sujets sur le hacker Ulcan :
    La vengeance d’un pseudo-hacker contre Rue89 vire au tragique
    Pierre Haski , Rue89, le 14 août 2014
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/14/vengeance-dun-pseudo-hacker-contre-rue89-vire-tragique-254205

    Laurent Louis, homme politique belge :
    La police débarque chez Laurent Louis à la suite d’un canular
    Belga, le 17 août 2014
    http://www.dhnet.be/actu/belgique/la-police-debarque-chez-laurent-louis-a-la-suite-d-un-canular-53f0862f3570667a

    Le joueur vidéo Bibix :
    Le joueur Bibix victime de swatting : le phénomène américain fait ses premières victimes en France
    Lauren Provost, Le HuffPost, le 11 février 2015
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/11/bibix-swatting-video-stream-twitch-france-etats-unis_n_6662102.html

    Jean-Guy Greilsamer, activiste solidaire avec la Palestine :
    L’antisémitisme sioniste a encore voulu frapper ! Récit d’un après-midi très particulier.
    Jean-Guy Greilsamer, UJFP, le 5 mars 2015
    http://www.ujfp.org/spip.php?article3966

    Pessi Borell, activiste solidaire avec la Palestine :
    Témoignage de Pessi Borell de l’UJFP : une nuit très agitée
    UJFP, le 8 mars 2015
    http://www.ujfp.org/spip.php?article3979

    Bénédicte Bauret, conseillère municipale (probablement à cause de sa solidarité avec la Palestine) :
    Mantes-la-Ville : une élue d’opposition victime d’un « swatting »
    Le Parisien, le 12 Mars 2015
    http://www.leparisien.fr/yvelines-78/mantes-la-ville-une-elue-d-opposition-victime-d-un-swatting-12-03-2015-45

    Bertrand Chameroy et Enora Malagré, animateurs de télévision :
    Deux chroniqueurs de "Touche pas à mon poste" visés par des canulars
    Francetv info, le 12 mars 2015
    http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/deux-chroniqueurs-de-touche-pas-a-mon-poste-vises-par-des-canulars_8470

    Pierre Stambul, activiste solidaire avec la Palestine :
    Pierre Stambul : « Une police entre incompétence et collusion »
    Denis Sieffert, Politis, le 12 juin 2015
    http://www.politis.fr/Pierre-Stambul-Une-police-entre,31543.html

    Jean-Claude Lefort, activiste solidaire avec la Palestine :
    Intervention policière au domicile d’un ex-député pro-palestinien
    Denis Sieffert, Politis, le 10 juin 2015
    http://www.politis.fr/Intervention-policiere-au-domicile,31469.html

    #recension

  • NLJDD_20062019
    http://ats.ccmp.eu/ats/msg.aspx?sg1=10f1ebbacd3767a93fced2bea2e3203a

    INFO JDD - Un ripou sur le darknet ?
    Un gendarme en poste au centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) a été arrêté ce matin et placé en garde à vue à l’IGGN (Inspection générale de la gendarmerie nationale).
    Il est soupçonné d’avoir monnayé des informations sensibles auprès de criminels sur le darknet, ce réseau en ligne souterrain. Cette affaire est embarrassante : le militaire était associé à de nombreuses enquêtes internationales.

    Elle survient neuf mois après l’arrestation de « Haurus », un agent de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) impliqué dans la fabrication de faux documents administratifs, lui aussi accusé d’avoir renseigné contre rémunération des membres du crime organisé sur le dark web.

  • Vasectomie mon amie : acte 1, il n’est jamais trop tard pour bien faire | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/christian-andreo/blog/200619/vasectomie-mon-amie-acte-1-il-nest-jamais-trop-tard-pour-bien-faire

    Devant le peu de témoignages disponibles sur la vasectomie, j’ai décidé de relater mon parcours en quelques billets. Par la même occasion, si cela peut contribuer à faire sauter le pas à quelques messieurs, soulager quelques dames et éviter quelques naissances ce sera toujours ça de gagné. Voici la première étape du parcours : le rendez-vous avec le médecin traitant.

    Bon, voilà ça y est.

    C’est décidé.

    Etant donné qu’il est hors de question que je me reproduise à nouveau, je vais m’engager dans un “parcours de vasectomie”. Oui, les mots sont importants et il s’agit bel et bien d’un parcours, parce que les étapes sont multiples et le temps éventuellement long.

    Enfin, quand je dis “je vais m’engager”, il faut bien préciser que dans ma situation c’est une décision qui se prend un tout petit peu à deux, ne serait-ce qu’en raison du caractère définitif de l’opération. Parce que si dans notre couple nous n’avons absolument aucun droit sur le corps de l’autre - et nous tenons fermement à ce principe, la contraception dans un couple de longue durée est un processus qui DEVRAIT impliquer les deux parties de la façon la plus équitable possible.

    Or, bien entendu il n’en est rien. Et c’est ma compagne qui se cogne la responsabilité - et les impacts divers et variés - de la contraception depuis une vingtaine d’années. Il était donc grand temps de renverser la tendance et de choisir cette contraception à ma portée : la stérilisation par la vasectomie, la vraie, celle qui fonctionne et qui est définitive, pas comme celle de Victor Newman (les vrais savent, les autres vérifieront drapés dans leur honte).

    Après quelques errances sur les internets pour essayer de trouver un peu de témoignages et n’ayant déniché qu’un bout d’interview sur le site du Figaro - dont on ne pourra que louer les efforts d’encourager ses lecteurs à la stérilisation, décision sera prise d’écrire ces quelques billets pour donner un peu d’infos, et surtout DE-DRA-MA-TI-SER. Rappelons que la vasectomie est une intervention bénigne qui consiste à sectionner les canaux déférents, ceux qui transportent les spermatozoïdes : en clair emmurer les spermatozoïdes et les laisser se faire bouffer par les macrophages.

    Circuit court.

    Pour le reste Rocco, pas de panique, tout continue à fonctionner comme avant.

    Rendez-vous est donc pris chez mon généraliste - secteur 1 s’te plait - que j’ai la chance de pouvoir consulter assez facilement. (non, je ne donnerai pas ses coordonnées).

    Le jour J, je me réveille une bonne heure trop tôt - un peu de pression, peut-être ? Heureusement, dès le petit déjeuner mon pré-ado préféré se montre suffisamment désagréable pour me conforter dans mon choix.

    “Alors Monsieur Andreo, qu’est-ce qui vous amène ?”

    “Et bien je voudrais faire une vasectomie - enfin qu’on me fasse une vasectomie. Bref, vous avez compris.”

    Sourire, sans plus.

    Bon, j’avais répété une belle phrase d’attaque 50 fois dans ma tête mais on ne se refait pas. Là mon docteur traitant me pose quelques questions un peu obliques pour s’assurer que je me suis un peu renseigné sur la question, malgré ma calamiteuse entrée en matière. J’en viens à faire une allusion pas fine du tout à Yves Montant et mon immunité totale face au risque de pulsion de paternité tardive et l’interrogatoire s’arrête là.

    “Et vous avez déjà identifié un spécialiste pour votre opération ?”

    “Alors non, mais j’en ai identifié un auquel je ne veux surtout pas avoir recours… c’est Bernard Debré”

    Là par contre, grosse rigolade.

    “Vous m’étonnez, il est carrément flippant”

    I love my doc. Et me voilà donc avec ma lettre de recommandation, pour un urologue lambda. Il ne me restait plus qu’à prendre rendez-vous en urologie à l’Hôpital Saint Louis parce que APHP je t’aime.

    C’est là qu’intervient un conseil stratégique : APHP je t’aime mais mieux vaut passer par internet pour les prises de rendez-vous !

    Le service étant géré par un opérateur privé, je n’en parlerai pas mais si vous voulez absolument passer par le téléphone, demandez au standard "le bureau des rendez-vous".

    Rendez-vous est donc pris, je n’ai pas choisi le ou la praticienne car je voulais le premier créneau disponible.

    Et j’ai donc rendez-vous... dans un mois.

    Affaire à suivre...

    #contraception #contraception_masculine #vasectomie

  • Le hacker franco-israélien Ulcan renvoyé aux assises en France - france
    Par RFI Publié le 19-06-2019
    http://www.rfi.fr/france/20190618-le-hacker-franco-israelien-ulcan-renvoye-assises-france

    Un pirate informatique franco-israélien sera jugé prochainement en France. Grégory Chelli, 36 ans, connu sous le pseudonyme de Ulcan, devra répondre devant la cour d’assises de « violences volontaires avec préméditation ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C’est la conséquence d’une série d’appels téléphoniques malveillants.
    (...)
    Une demande d’extradition est lancée, carUlcan, de son vrai nom Grégory Chelli, réside en Israël. Son futur procès pourrait donc se dérouler en son absence.

    Le trentenaire se définit comme un militant pro-Israël, pirate informatique, il a pris pour cible plusieurs médias français, ce qui lui vaut d’être poursuivi dans une autre procédure, pour laquelle il a été entendu en 2015, en Israël, par des enquêteurs français.

  • L’interminable traque des black blocs - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-interminable-traque-des-black-blocs_2083881.html

    Alors que le mouvement des gilets jaunes semble à bout de souffle, des groupes d’enquête sont engagés dans un vrai travail de fourmi pour identifier les casseurs.

    Ils le surnomment le « Punisher » parce qu’il porte un masque de super-héros - une sorte de face de squelette. Le 23 février dernier, à Toulouse, lors de l’acte XV des gilets jaunes, la vidéosurveillance l’a surpris en train de jeter un cocktail Molotov sur les forces de l’ordre. Impossible de l’identifier, il est camouflé de la tête aux pieds. Comme n’importe quel pilier d’un black bloc - comprendre un regroupement ponctuel de manifestants qui ne se connaissent pas forcément mais passent à l’affrontement. Des heures durant, les enquêteurs toulousains écument toutes les sources d’images possibles : caméras de la ville ou des policiers eux-mêmes, photos de la presse régionale, live sur Facebook tournés par des manifestants... Et soudain, enfin, dans un banal reportage filmé par un Youtubeur, la chance leur sourit. A l’arrière-plan, on aperçoit le « Punisher » qui a relevé son masque deux minutes pour griller une cigarette...

    Ce genre de « traque » constitue le quotidien du « groupe d’enquête gilets jaunes » basé dans la Ville rose. Neuf policiers de la sûreté départementale ont été choisis et totalement détachés depuis le mois de janvier pour confondre les casseurs des rassemblements de chasubles. Des limiers de la brigade criminelle, de la financière ou de la lutte contre la cybercriminalité constituent cette force logée à l’hôtel de police, dans un open space dont les murs arborent des photos de suspects. Sur un tableau blanc, une trentaine d’hommes au visage immortalisé, auxquels aucun nom n’a encore été donné. « Des objectifs », selon la terminologie, qui accaparent leur journée. 80 % de celle-ci est occupée à visionner les 10 000 heures d’images stockées sur leurs ordinateurs.
    De nouvelles interpellations chaque semaine

    Une quinzaine de groupes similaires ont été mis en place en France, parfois brièvement, dans les villes marquées par les plus fortes tensions. Le mot d’ordre : « Ne laisser passer aucune exaction », selon Kevin Gutter, le chef adjoint de la sûreté départementale toulousaine. Un travail de fourmi qui perdure, malgré le déclin du mouvement : « Chaque semaine, à l’aube, il y a de nouvelles interpellations, assure ce commissaire. Encore aujourd’hui, nous identifions des individus pour des faits datant de janvier. » Dans la capitale occitane, où les services de renseignement jaugent le noyau dur à 500 ultras, les violences ont blessé 249 membres des forces de l’ordre. Il y en a eu plus de 1600 au niveau national. Le préfet d’Occitanie, Étienne Guyot, l’assure à L’Express : « On a parfois eu l’impression d’avoir en face de nous des gens prêts à tuer. »

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    Pour chaque manifestation décortiquée, la première étape consiste à cerner les faits commis, de la destruction de mobilier urbain aux tentatives d’homicide avec cocktails Molotov (les faits seront peut-être requalifiés en violences volontaires au moment du procès). Puis vient l’identification des auteurs. N’importe quel détail saisi par un zoom sur les images compte : une boucle d’oreille, la couleur d’une semelle, même un tic. Un vandale s’est, par exemple, trahi parce qu’il avait la manie de poser ses mains sur ses hanches. Ce même détail a ensuite été recherché sur les vidéos jusqu’à ce que la « cible » en laisse voir davantage.

    « On n’a pas affaire à des professionnels de la criminalité, ils font donc forcément des erreurs, même s’ils pensent être des maîtres en camouflage », constate le capitaine Vincent Escorsac, qui dirige le groupe. Mais la réalité n’est pas la science-fiction : même lorsqu’un visage finit par se découvrir, aucun logiciel à leur disposition ne permet la reconnaissance faciale. La plupart du temps, les portraits sont donc transmis aux différentes brigades dans l’espoir d’un contrôle fructueux sur la voie publique.
    Radicalisés en cours de mouvement

    La difficulté est d’autant plus grande qu’une large partie des suspects est inconnue des services de police et de renseignement. « Nous avons des profils qui se sont radicalisés au cours du mouvement, observe Kevin Gutter. Il y a ceux qui nourrissent une réelle haine des institutions et ceux qui se sont laissé entraîner par la foule. En général, ceux-là s’effondrent en garde à vue. Mais ceux qui nous intéressent le plus, ce sont les recruteurs. »

    Les profils débusqués ménagent parfois des surprises : comme ce sexagénaire, qui se prétendait légionnaire, et stimulait les cortèges. Ou cette étudiante en ergothérapie qui dévoilait les identités de policiers sur les réseaux sociaux dissimulée sous un pseudonyme masculin. Un phénomène qui porte un nom - le #copwatching - et qui a d’ailleurs attiré l’attention des services de renseignement au niveau national depuis la fin mars. A Toulouse, les investigations sur cette pratique ont également été confiées au groupe d’enquête spéciale.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice