• Où va la Bretagne ?. « Tous les voyants sont au rouge » - Bretagne - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/ou-va-la-bretagne-tous-les-voyants-sont-au-rouge-12-11-2018-12131299.ph


    Jean-Claude Le Ruyet, Jean-René Le Quéau, Albert Moal, Yves Lebahy, Paolig Combot, tous militants de l’association Ar Falz, qui organise un colloque sur l’avenir de la Bretagne, vendredi, à Morlaix
    (Photo R. L.)

    Nous craignons que la Bretagne parte en pilhoù (†). Tous les voyants sont au rouge. Si nous ne réagissons pas, elle n’existera plus dans une génération ». Le discours veut être un électrochoc. Il donne le ton d’un colloque organisé par Ar Falz à Morlaix, vendredi, sous le chapeau « Où va la Bretagne ? ». Le géographe Yves Lebahy détaille son point de vue.

    Yves Lebahy, la Bretagne va-t-elle mal ?
    La région ne va pas si mal, en apparence. La Bretagne est dans la médiane européenne pour le niveau de vie. Le taux de chômage est sous la moyenne française. La qualité de vie y est reconnue. C’est une terre d’excellence pour l’éducation. Mais quand on gratte, des choses très inquiétantes apparaissent. Il y a un taux de suicide important. La jeunesse exprime un grand malaise à travers des addictions très fortes à l’alcool, les drogues. Un taux de chômage contenu peut aussi vouloir dire que les demandeurs d’emploi partent faute de propositions ici. La révolte des Bonnets rouges était une jacquerie symptomatique d’une société en malaise.

    Selon vous, le territoire est-il fracturé ?
    La fracture entre les métropoles de l’Est breton, Rennes et Nantes, et l’Ouest, apparue dans les années 1990, s’accentue. Même si ce phénomène est nié par les élites rennaises, il y a une double relégation de la Basse-Bretagne par rapport à la Haute-Bretagne et de l’intérieur par rapport au littoral. Depuis une vingtaine d’années, une économie de villégiatures, avec des populations âgées, s’est concentrée sur le littoral, ce qui dérégule l’immobilier, met en péril les activités liées à la mer. Ce qui a permis à la Bretagne de vivre depuis 50 ans, l’agriculture, la pêche, l’industrie, notamment agroalimentaire, régresse. La croissance démographique naturelle est proche de zéro dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan, et elle est négative dans le Finistère. La jeunesse n’a un avenir que si elle migre. Jusqu’où pouvons-nous accepter la mobilité des individus victimes de la perversité d’un système économique ?
    […]
    (†) en lambeaux


  • Grégoire Chamayou : « Pour se défendre, le néolibéralisme a fait refluer le trop-plein de démocratie » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/09/gregoire-chamayou-pour-se-defendre-le-neoliberalisme-a-fait-refluer-le-tr

    Confrontés à l’activisme des années 70 puis aux exigences éthiques des consommateurs, penseurs libéraux et directions d’entreprises ont mis au point des guides de management et des théories politiques pour défendre le capitalisme contesté. En disséquant ces discours, le philosophe dresse une brillante saga du libéralisme autoritaire.

    Dans sa Théorie du drone, parue il y a cinq ans aux éditions la Fabrique, le philosophe Grégoire Chamayou se penchait sur les enjeux éthiques de cette nouvelle arme de guerre. Avec la Société ingouvernable, une généalogie du libéralisme autoritaire (la Fabrique encore), il prend à nouveau de la hauteur pour dresser une saga du néolibéralisme « par en haut », du point de vue ceux qui ont défendu les intérêts du monde des affaires, aux Etats-Unis, à partir des années 70 : dirigeants d’entreprise, lobbyistes, théoriciens comme Milton Friedman et Friedrich Hayek… Chamayou a analysé les interviews des uns, les manuels de management des autres, les comptes rendus des assemblées générales, les textes de Prix Nobel comme les récits de briseurs de syndicats… « Une littérature grise, dit-il, qui n’est pas publiée en librairie. Les zones grises, aussi, des discours des économistes. Des textes disparates à considérer comme les éléments d’un même ensemble pratique. » Au terme de ce brillant panorama, la Société ingouvernable dresse un constat : le #néolibéralisme dans lequel nous évoluons n’a rien de naturel ni de pur. C’est un système chancelant qui s’est construit à hue et à dia, de manière pragmatique, en réaction à de multiples crises d’une société jamais totalement « gouvernable ».

    Politiquement autoritaires et économiquement libéraux, les gouvernements de Trump ou d’Orbán nous semblent des aberrations. Vous dites à l’inverse qu’ils n’ont rien de contradictoires, pourquoi ?

    On se fait souvent une idée fausse du néolibéralisme comme « phobie d’Etat », anti-étatisme unilatéral. L’actualité montre à l’inverse une nouvelle fois que libéralisme économique et autoritarisme politique peuvent s’unir : le conseiller économique de Bolsonaro, Paulo Guedes, est un « Chicago boy », un ultralibéral formé à l’École de Chicago, qui a enseigné au Chili sous Pinochet. La formule de « libéralisme autoritaire » a été employée dès 1933 par un juriste antifasciste, Hermann Heller, à propos d’un discours de Carl Schmitt face à une assemblée de patrons allemands. Schmitt y défendait un Etat extrêmement fort face aux revendications sociales mais renonçant à son autorité en matière économique. « Un Etat fort pour une économie saine », résumait-il. Cinquante ans plus tard, en pleine dictature Pinochet, le théoricien néolibéral Friedrich Hayek, qui a beaucoup lu Carl Schmitt, confie à un journal chilien : « Personnellement, je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme. » Mais le libéralisme autoritaire a de multiples variantes. Thatcher, elle aussi, vise « un Etat fort pour une économie libre ». En pratique, cela suppose, à des degrés divers, de marginaliser la sphère parlementaire, restreindre les libertés syndicales, éroder les garanties judiciaires… A côté de ce renforcement de l’Etat, on limite, de manière paradoxale, son champ d’intervention. C’est le concept de libéralisme autoritaire : faible avec les forts et fort avec les faibles.

    Vous faites remonter cette forme abâtardie du libéralisme aux années 70, quand le monde des affaires doit réagir à une série de crises qui menacent le système…

    Au milieu des années 70, on pense assister à une crise de gouvernabilité. Dans un rapport de la Trilatérale (1), le néoconservateur Samuel Huntington s’inquiète d’un « déferlement démocratique ». A gauche, Michel Foucault écrit que l’ensemble des procédés par lesquels on conduit les hommes sont remis en question. Non seulement on se révolte partout, mais les techniques de gouvernement sont elles-mêmes en crise. L’Etat-providence qui devait avoir un effet pacificateur a mis le feu aux poudres. Avec le quasi-plein-emploi, les travailleurs ont un rapport de force favorable. Des activistes mettent en cause les pratiques des multinationales et l’État lui-même semble hors de contrôle… Les intellectuels conservateurs s’y résignent : « Il va falloir intervenir. » La « main invisible » ne réglera pas le problème toute seule… Dans ce livre, j’étudie comment ces stratégies se sont élaborées, ce qui ne veut pas dire qu’il y aurait quelque chose comme un « comité central de la classe capitaliste » qui tirerait les ficelles. Au contraire, ce que montrent les documents - articles d’économistes, mais aussi discours de PDG, guides de management… -, ce sont des formulations contradictoires, des réactions pragmatiques à chaque conflit qui surgit. Une pensée qui se cherche en colmatant les brèches.

    Comment le monde de l’entreprise va-t-il réagir à la remise en cause de l’entreprise qui émerge dans la société civile ?

    Le #management était habitué à gérer les conflits avec ses salariés. Il va devoir apprendre à répondre à des assauts externes. En 1970, l’activiste de la New Left mobilisée contre la guerre du Vietnam, Staughton Lynd, pose cette question : pourquoi continuons-nous à manifester à Washington comme si c’était là que se jouait la guerre du Vietnam ? Puisqu’elle est le produit d’un complexe militaro-industriel, il faut attaquer les grandes entreprises de l’armement, envahir les assemblées générales d’actionnaires. Les directions de ces entreprises sont d’abord démunies : des guides pratiques rédigés à l’attention des PDG leur conseillent de surtout rester cool en cas de débordements, on monte des sessions d’entraînement où les salariés jouent le rôle des activistes et soumettent les dirigeants à tous les outrages. « Ça a été l’une des épreuves les plus dures pour le PDG »,témoigne une secrétaire de direction dans l’un des documents que j’ai étudié. Et sans doute un moment jouissif pour les salariés…

    Nestlé, confronté, de 1977 à 1984, à un boycott international qui l’accuse de « tuer les bébés » avec son lait infantile vendu dans les pays du tiers-monde, opte vite pour une autre parade, laquelle ?

    La #multinationale recrute un conseiller en relations publiques venu du renseignement militaire, Rafael Pagan. La différence entre les activistes et vous, dit-il à Nestlé, c’est que les activistes, eux, savent qu’ils font de la politique. Avec sa cellule de crise, Pagan va s’appuyer sur la pensée de Clausewitz : priver l’adversaire de sa force morale. Il classe les militants en plusieurs profils : il faut isoler les « radicaux », avec lesquels il n’y a rien à faire, rééduquer les « idéalistes », sincères mais crédules. La tactique psychologique principale, c’est de les mettre en porte-à-faux, leur montrer qu’alors même ils croient défendre une cause juste, ils font du tort à d’autres groupes. Quant aux « réalistes », on parvient facilement à les coopter, à échanger un accord contre de la gloire ou de l’argent.

    Les années 80 voient émerger les discours sur la « responsabilité sociale » des entreprises. Le dialogue devient une arme dans la panoplie des firmes. Pourquoi ?

    Cela ne figure pas dans l’histoire officielle de la « responsabilité sociale des entreprises », mais une des premières publications sur le sujet a été parrainée aux Etats-Unis par Edward Bernays, l’auteur du fameux Propaganda. Or son modèle - fabriquer du consentement de manière verticale vers un public malléable, a trouvé ses limites. Bien sûr on continuera de faire de la pub, mais il faut recourir à des tactiques plus fines. C’est l’éloge d’une nouvelle idole : la communication dialogique, qu’on oppose à la manipulation. On vante la « coproduction de sens », la « communication éthique », « l’empathie entre les parties prenantes »… Un discours pseudo-philosophique qui masque une stratégie plus offensive. Lorsque Pagan dialogue avec les activistes de #Nestlé, il ne s’agit pas de négocier, c’est une ruse. Le dialogue permet de priver les militants d’une de leurs ressources les plus précieuses, la publicisation du conflit, puisqu’il doit être mené à huis clos. Il épuise l’adversaire dans d’interminables pourparlers, et en posant le consensus comme norme absolue, il permet de disqualifier ceux qui refusent le dialogue comme des irresponsables.

    En parallèle de ces tactiques pragmatiques mises en places par les firmes, les grands théoriciens du néolibéralisme, eux, vont mener une contre-offensive intellectuelle visant à « dépolitiser » l’entreprise afin de la faire échapper aux critiques des activistes.

    Dans les années 60, la pensée « managérialiste » admettait que la firme était un « gouvernement privé », un lieu de pouvoir, qu’il fallait bien tenter de légitimer : c’est notamment le rôle des discours sur la « responsabilité sociale » des entreprises ou le « managérialisme éthique ». Mais à partir des années 70 et 80, les théoriciens néolibéraux vont considérer qu’il est très dangereux de reconnaître ces rapports de pouvoir et de tenter de les justifier. C’est le cas de Milton Friedman qui critique ainsi le « greenwashing » naissant : « Peu de choses me soulèvent davantage l’estomac que de regarder ces spots télévisés qui voudraient nous faire croire que leur seule raison d’être est la préservation de l’environnement. » Pour ces économistes, il faut au contraire inventer une doctrine de l’entreprise qui la dépolitise. Pour cela, dans les années 70, les penseurs des « nouvelles théories de la firme » vont tâcher de déréaliser l’entreprise, dénier les rapports de force qui la constituent et la présenter comme une pure fiction juridique, un simple nœud de contrats. Aujourd’hui, dans les manuels d’économie, on présente ces thèses comme des doctrines neutres. Leurs auteurs, pourtant, les ont explicitement conçues comme des armes intellectuelles pour la défense d’un capitalisme contesté.

    Après les salariés, après les activistes, les néolibéraux s’attaquent à l’Etat lui-même, devenu « ingouvernable ». Comment s’y prennent-ils ?

    Face à l’inflation des revendications, on assiste à ce que Hayek appelle une « crise de gouvernite aiguë » de l’Etat. Ça régule, ça intervient… Comment faire refluer les demandes sociales, le trop-plein de démocratie ? Des économistes de l’université de Saint-Andrews, en Ecosse, proposent une nouvelle stratégie : la micropolitique de la privatisation. Cessons de nous focaliser sur la bataille des idées, disent-ils : conquérir les cœurs et les esprits ne suffit pas à changer les pratiques. C’est l’inverse : il faut changer pas à pas les comportements, et le reste suivra. Ouvrir progressivement les services publics à la concurrence, plutôt que privatiser brutalement, permet de dépolitiser la demande : tandis que l’usager insatisfait se retournait contre les pouvoirs publics, le client mécontent change de crémerie. Une fois la libéralisation actée, ce sont les individus eux-mêmes par leurs microchoix de consommateurs, qui deviennent les moteurs du changement. Le chef de file de ce courant, Madsen Pirie, cite l’exemple de la #dérégulation, par une Thatcher fraîchement élue, en 1980, du transport interurbain par bus - amorce pour la privatisation des chemins de fer britanniques…

    Votre livre approche l’entreprise par la philosophie. Pourquoi dites-vous que cette discipline tente trop rarement de saisir cet objet ?

    En philosophie, on a des théories de la souveraineté politique qui remontent au XVIIe siècle, mais peu de traités sur l’entreprise. Quand la philosophie intègre la question à ses enseignements, c’est trop souvent en reprenant les discours indigents produits dans les business schools. Il serait temps au contraire de développer des philosophies critiques de l’entreprise. Ce livre est un travail en ce sens, une enquête sur des catégories centrales de la pensée économique et managériale dominante. A la crise de gouvernabilité a répondu un contre-mouvement, une grande réaction où se sont inventés des nouveaux arts de gouverner, encore actifs aujourd’hui. Alors même que ces procédés de pouvoir nous sont appliqués en permanence, nous connaissons mal leur origine et leurs ressorts fondamentaux. Or, je crois que vendre la mèche, exposer leurs stratégies peut contribuer à mieux les contrer. Ce qui a été fait, on peut le défaire. Encore faut-il en connaître l’histoire.

    (1) Créée en 1973, la Commission trilatérale réunit des centaines de personnalités du monde des affaires et de la politique favorables à la globalisation économique.
    Sonya Faure

    Lien déjà cité par ailleurs mais sans l’interview en entier.

    #chamayou #capitalisme #entreprise #libéralisme #autoritarisme #état #privatisation


  • Je suis furax. #Thinkerview a invité #Laurent_Obertone... et lui permet de dérouler sa pensée (il se présente comme #libertarien) avec très, trop peu de contradiction. Le nombre d’assertions fausses et des approximations est énorme, les glissements et sous entendus aussi. Le #factchecking de #CaptainFact n’y suffira pas et bien peu iront voir la vidéo sur ce support : https://captainfact.io/videos/gKE3


    La plupart du public ira seulement sur youtube et passera à côté de toutes les #fakenews. Pire, le côté gentil débat montre un mec sympa qui papote peinard et se marre avec un autre mec qui lui pose autant de questions promotionnelles (parler de son boulot, de ses précédents bouquins) que de questions tranquilles, et bien peu de contradictions.
    Selon sa présentation, Thinkerview a pour objectifs :
    – Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites.
    (bah là c’est loupé)
    – Écouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture.
    (peu médiatisé, c’est vite dit vu l’activité de la faschospère sur le web)
    – Appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde.
    (à force d’amalgames douteux ?)
    C’était la deuxième interview fleuve de l’après-midi pour thinkerview, le journaliste est fatigué, il fait même une pause pipi en pleine interview et porte ensuite, enfin, un peu plus de la contradiction, mais essentiellement à coup de « quelles sont vos sources ? ». Tout sourire, Obertone déroule tranquillement son rejet de la migration et de l’intégration sous couvert des « faits historiques », de « chiffres scientifiques » et surtout, très fier, de « sources bien placées » (il insistera dessus plusieurs fois).
    Obertone peinait à promouvoir son livre. L’interviewer n’explique même pas leur choix... C’est une cata....
    J’explique ça ici parce que sur twitter c’est essentiellement la fachosphere qui fait la promo de l’émission. Et ça marche quand même : déjà 81k de vues contre 37k pour « Terrorisme ou Légitime défense ? » avec Thibault de Montbrial, enregistrée elle aussi en direct quelques heures plus tôt.
    C’est la honte de laisser ça en ligne comme ça, de ne pas prendre ses responsabilités au vu de ce qui est affirmé, la théorie du #grand_remplacement et de la disparition de la « race blanche »...
    Ouaip, je suis furax !

    #migration #immigration #confusionnisme #nationalisme #protectionnisme #souverainisme #racisme

    • Pour qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : ça ne me gêne pas que Obertone, Chouard et autres soient invités, ça ne me gêne pas d’entendre des opinions différentes des miennes. Je suis pour la liberté de s’exprimer quand bien même je tente de déconstruire la #kyriarchie (je viens de découvrir ce mot/concept et le trouve très pratique !) Ce qui me gène c’est que la chaine se présente comme capable de « Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites » et qu’elle ne le fasse pas. Et ici c’est très grave. Sans cette #déconstruction et l’indication claire de toutes les #manipulations (je crois qu’il détient le record chez @Captainfact), j’estime que laisser s’exprimer de telles idées, c’est collaborer à leurs progressions.

    • La solution pour rendre ça acceptable (même si personnellement, je pense qu’un mec de cet acabit qu’on voit partout à la télé et qui distille le même discours que Zemmour n’a pas besoin qu’on lui serve de nouveau la soupe sur une émission un peu underground du net) c’est que thinkerview devrait faire une video debrief en présentant les principales failles relevées sur captain fact. Et puis l’interviewer devrait faire un peu moins le malin et mieux préparer les interviews plutôt que de tout laisser reposer sur du « fact checking » a posteriori, qu’effectivement peu de monde va regarder.

    • devrait faire un peu moins le malin et mieux préparer les interviews plutôt que de tout laisser reposer sur du « fact checking » a posteriori, qu’effectivement peu de monde va regarder

      Oui c’est ça le problème principal, genre « je le fais parler longtemps et ensuite on va tout décortiquer », sauf que la majorité des gens ne vont regarder que l’interview.

    • Tsss tsss @alexcorp ! C’est pas bien de me donner envie de retourner voir une de leurs vidéos !
      Ceci dit, ce billet coup de gueule me permet de prendre acte d’une vraie modification de l’impact des réseaux virtuels : publié initialement ici, il aurait eut, je crois, peu d’impact si Thinkerview ne m’avait pas bloquée sur twitter et ainsi mise en colère au point de le diffuser sur les #réseaux_sociaux, ce que je n’avais pas initialement prévu de faire. Je l’ai donc fait à la fois sur #facebook, #twitter et #mastodon. Et bien c’est sur mastodon qu’il a eut le plus d’impact, le plus de commentaires... Vient en second twitter puis, très loin derrière, facebook (où j’ai dû le publier en mode privé, mais ça n’aurait pas changé grand chose je crois).
      C’est aussi sur Mastodon qu’il a été évoqué une piste de réponse hyper intéressante, faisant justement référence à #Arrêt_sur_image et la technique de « la ligne jaune » de #Guy_Birendaum : https://mamot.fr/@sossalemaire/101040373765679230
      Et comme toujours c’est sur Seenthis que se prolonge le plus la réflexion <3
      Ceci dit ça continue de m’intriguer de savoir que c’est suite à ma publication ici que j’ai été bloquée par Thinkerview sur twitter... seraient-ils dans les parages ?

    • @whilelm : Non !!! J’ai été bloquée avant de le faire, j’ai même dû le faire à l’aveugle, ensuite. Mais en recherchant l’historique de mes interactions avec eux, je me dis que je les ai peut-être vexés le 24 septembre dernier : https://twitter.com/search?f=tweets&q=valkphotos%20(thinkerview%20OR%20thinker_view)&src=typd ;)

      @ninachani : je n’ai aucune envie de partir sur un autre débat ici et maintenant. Mettre les deux noms ensemble ne signifie pas forcément que j’estime qu’ils ont les mêmes pensées, mais surement que ce sont des noms qui entrainent souvent des polémiques autour du fait de leur donner la parole. Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à aller voir les nombreux articles sur #Chouard ou #Etienne_Chouard.

    • J’ai vu avec Schneidermann, et effectivement, c’est flagrant comment tu sens le journaliste chevronné, peu importe si on est d’accord avec lui ou pas, mais qui a la tradition de bosser ses sujets avant, etc. Et l’autre qui a 3/4 de questions très générales, enfin ça fait pas très travaillé, que ce soit amateur/bénévole n’étant pas vraiment une raison à partir du moment où le but affiché est plus haut que ça.

    • @val_k ben non j’ai pas envie d’aller voir des articles SUR chouard. Je cherche des trucs problématiques (vu ce que tu dis) qu’il aurait dit ou écrit pas ce que des gens disent de lui : du 1ère main en quelque sorte. Comme j’ai écouté beaucoup d’audios/vidéos de lui sans que rien ne me pose problème, au contraire, j’aimerais savoir sur quoi se fonde le fait que par exemple tu le cites comme quelqu’un à qui il ne faudrait pas donner la parole. Et je dis ça sans aucune intention de polémiquer mais peut-être de changer d’avis sur quelqu’un dont je trouve la pensée pertinente, mais quelque chose aurait pu m’échapper.
      Je viens de regarder vite fait ton lien hashtag sur seenthis et je vois qu’il y a eu des discussions à n’en plus finir avec une réprobation générale. Et pourtant impossible de savoir ce qui fait qu’il est classé dans l’extrême-droite. Ça serait pas un phénomène un peu « moutonnesque » cette histoire s’il n’y a personne qui peut dire ce qui le gêne concrètement dans ses propos ? Je suis perplexe ! Les vidéos en lien soit ne répondent pas à mon interrogation, soit ne sont plus visibles.

      Quant à Thinkerview, moi j’ai toujours trouvé le gars qui interview totalement insupportable. Et le fait qu’ils te bloquent à la première critique, qui est quand même argumentée et plutôt constructive, ça me laisse sur le cul ! En fait c’est le moment où on comprend qu’ils sont juste dans la posture et rien de plus profond. Leurs vidéos sont intéressantes quand l’invité a de la matière sinon ils sont vides !

    • Ah c’est exactement ça

      Leurs vidéos sont intéressantes quand l’invité a de la matière sinon ils sont vides !

      et

      le gars qui interview totalement insupportable

      à couper l’interviewé au milieu d’une réponse construite avec une question débile ou une private joke quand il connaît personnellement l’invité...

    • C’est assez amusant au final parce que ce qui est reproché à Thinkerview est de la même famille que ce qui est reproché à Chouard : donner une tribune sans suffisamment souligner les problèmes que posent certaines assertions ou certains choix.
      Je vais donc faire un énorme effort, @ninachani , (si, si, je t’assure, mon niveau d’épuisement à ce sujet est total, et ton insistance me rappelle à quel point les « Gentils Virus » ont failli tuer plein demodérateur-ices quand iels ont débarqué).
      Voici donc une vidéo qui exprime pas mal ma pensée, elle est nuancée, étayée et provient en plus d’une personne qui apprécie beaucoup Chouard dans un premier temps, elle est donc d’autant plus audible : Usul / mes chers concitoyens : https://youtu.be/QVFTC7MngDI


      Mais je vais être très claire : si ensuite tu reviens ici pour parler de Chouard plutôt que de Thinkerview, ma fatigue extrême m’obligera à te bloquer, non pour t’empêcher de parler, tu le pourras toujours, mais pour ne pas relancer la charge mentale de la modératrice / administratrice de réseaux que je suis dans l’ombre (plusieurs comptes twitter et facebook) : je ne verrai ainsi plus tes publications.
      En tout cas ton analyse finale en une phrase assassine de Thinkerview m’a bien fait rire : merci !

    • @ninachani je sais que c’est un lien vers un article (qui date un peu) mais cette discussion Ruffin/Chouard donne un aperçu des limites du bonhomme (faut descendre de 50/60 lignes pour trouver le passage utile) : http://www.fakirpresse.info/L-air-du-soupcon.html
      Mon opinion : Chouard n’est pas « facho » mais il est assez peu critique de l’extrême droite et leur donne parfois de la visibilité (en étant méchant, on pourrait appeler ça un idiot utile à l’extrême droite).

    • @val_k

      si ensuite tu reviens ici pour parler de Chouard plutôt que de Thinkerview, ma fatigue extrême m’obligera à te bloquer

      étant donné que c’est toi qui a cité Chouard dans ce fil de conversation, je trouve ça assez gonflé de me dire ça. Pourquoi tu lui donnes de la visibilité en le citant alors ?
      Je préfère m’arrêter maintenant, je déteste les menaces et ce n’est certainement pas avec ce genre d’échange que je reverrai mon jugement. Bye bye et bonne continuation.
      @alexcorp merci pour le lien. Le problème c’est que le racisme de Ruffin s’est clairement exprimé dans sa prise de parole en public quand on lui a demandé de s’engager pour défendre Adama Traoré. Par conséquent si c’est Ruffin qui est censé donner la leçon ou servir d’exemple de bonnes pratiques contre l’extrême droite, ça va pas le faire !


  • Louise Drulhe cartographie le web caché - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/051118/louise-drulhe-cartographie-le-web-cache?onglet=full

    Collecte des données et centralisation du web seront au centre de la première rencontre organisée par Mediapart, la Gaîté-Lyrique et l’EHESS, mardi 6 novembre à Paris. Brève rencontre avec Louise Drulhe, designer graphique, qui matérialise au feutre cet étau de plus en plus serré.


  • Swedish ISP punishes #Elsevier for forcing it to block #Sci-Hub by also blocking Elsevier / Boing Boing
    https://boingboing.net/2018/11/03/balkanizing-the-balkanizers.html

    This is the worst possible outcome for Bahnhof. TorrentFreak spoke to CEO Jon Karlung who describes it as a “horrifying” decision that “goes against the soul of the Internet.”

    The result, starting today, is that sci-hub.tw, sci-hub.mu, sci-hub.se, libgen.io, and several other domains are being blocked by the ISP. But Bahnhof wouldn’t be Bahnhof if it went down without a fight.

    The company has no faith in an expensive appeal, which another ISP lost last year in a similar blocking case. However, it does have another ace up its sleeve. Now that they are blocking anyway, they can easily an extra domain name to make a point.

    So, in addition, Bahnhof has gone ahead and banned its visitors from accessing the official Elsevier.com website as well. Elsevier wanted a site blockade – it now has one.


  • How To Kill Your Tech Industry, by Marie Hicks
    https://logicmag.io/05-how-to-kill-your-tech-industry

    In World War II, Britain invented the electronic computer. By the 1970s, its computing industry had collapsed—thanks to a labor shortage produced by sexism.

    JavaScript is for Girls, by Miriam Posner
    https://logicmag.io/01-javascript-is-for-girls

    Decades ago, men kicked women out of the programming profession just as it was taking off. Now that women are fighting their way back in, men are finding new ways to protect their status.

    Women in Computer Science: A 1983 MIT Report
    https://logicmag.io/women-in-computer-science-a-1983-mit-report

    In 1983, female computer scientists at MIT wrote a report on how sexism was pushing women out of their—historically female—field.

    These were their recommendations.

    In the age of Uber and VC sexual harassment and the Google memo... how much has changed? How many do we still need to start following?

    #informatique #sexisme

    • Merci @fil, ça donne des billes !
      Quand j’essaye d’expliquer sous le biais politique /ça me protège aussi/ comment le sexisme agit en informatique, c’est souvent pris par les hommes à titre personnel et on aboutit alors à une discussion défensive qui vise à déculpabiliser l’interlocuteur masculin et me rappelle à l’ordre du patriarcat (qui s’invite toujours sans crier gare).
      Ou bien, il y a toujours une femme qui leur a dit que cela ne la dérange pas.
      C’est comme si c’était du vent, ou pire, comme si je me retrouvais dans une situation où je dois rassurer l’autre, modifier mon discours et mon propre comportement pour aller me noyer dans le personnage féminin de la mère nourricière. J’en ai marre d’expliquer sans succès que le problème ne vient pas du comportement individuel des femmes. Il serait temps que la communauté des hommes qui constituent à plus de 80% le logiciel libre se sorte les doigts du cul pour au moins commencer à se questionner sur l’absence des femmes.


  • #Cameroun : Orange coupe l’internet à la minorité anglophone sur ordre du gouvernement
    http://multinationales.org/Cameroun-Orange-coupe-l-internet-a-la-minorite-anglophone-sur-ordre

    Sur fond de manifestations de la minorité anglophone du Cameroun, le régime de Paul Biya a décidé de passer à la manière forte en coupant totalement l’accès à l’internet dans les provinces concernées. Les trois opérateurs du pays, dont le français Orange, se sont empressés d’obtempérer à l’injonction gouvernementale. Le Cameroun est devenu le théâtre de la plus longue coupure d’accès à Internet (à la fois sur le réseau filaire et mobile) enregistrée sur le continent africain à ce jour. Depuis le 17 janvier (...)

    Actualités

    / Orange (France Télécom), Cameroun, #droits_humains, #Télécommunications, #liberté_d'expression_et_de_la_presse, franceinfo (...)

    #Orange_France_Télécom_ #franceinfo_ :
    « http://geopolis.francetvinfo.fr/cameroun-les-anglophones-prives-d-internet-par-le-pouvoir-1368 »
    « https://business-humanrights.org/en/cameroon-access-now-and-civil-society-organisations-call-on-te »
    « https://www.accessnow.org/lettre-ouverte-aux-entreprises-de-telecommunications-au-cameroun »
    « https://act.accessnow.org/ea-action/action?ea.client.id=1921&ea.campaign.id=62870&ea.tracking.id=tile »


  • Après Jérôme Laronze, l’État veut tuer Gabriel Dufils et ses vaches !

    Communiqué du comité de soutien de la ferme de la Sentelle (Eure) du 21 octobre 2018

    Nous étions plus de 80 personnes, mercredi 17 octobre à Évreux, à venir occuper la DDPP à l’appel
    du comité de soutien de la ferme de la Sentelle pour défendre Gabriel Dufils et libérer ses vaches
    que l’administration bloque illégalement.
    Nous étions là pour exiger la délivrance des cartes d’identité des 16 vaches de M. Dufils, ainsi que
    des cartes vertes sanitaires que l’administration retient sous des prétextes fallacieux de non-respect
    de la réglementation de la part de Gabriel Dufils. Forte d’un encadrement policier pour le moins
    dissuasif à notre égard et d’une arrogance méprisante, la directrice, Chantal Baudin, s’est enfermée
    dans le déni et le mensonge pour refuser d’octroyer ces cartes.
    Le comité de soutien tient à rappeler que les seules irrégularités de cette affaire, qui dure depuis
    7 ans, sont à mettre au compte de la DDPP elle-même, comme l’atteste notamment la décision du
    Conseil d’État de 2016. Celui-ci a annulé l’application de l’art L221-4 du code rural. Il n’y avait
    aucune irrégularité d’identification et l’abattage forcé de son troupeau fut annulé.
    Gabriel Dufils a, quant à lui, toujours respecté les règles sanitaires et d’identification s’appliquant
    aux bovins, et ce malgré l’acharnement de l’administration à dissuader tout vétérinaire de procéder
    aux prises de sang nécessaires pour respecter l’obligation de prophylaxie.
    Le 20 juillet 2017, l’administration a constaté elle-même que toutes les vaches de Gabriel Dufils
    étaient « identifiées » et lui a octroyé un agrément sanitaire d’un an (soit légalement jusqu’au
    14 novembre 2018) pour son élevage. Malgré cela, et malgré la mobilisation du mercredi
    17 octobre, l’administration continue à vouloir éliminer Gabriel Dufils et ses vaches en considérant
    13 des 16 bovins comme « définitivement irrégularisables ». Pire, elle a même dernièrement
    suspendu l’agrément sanitaire de tous les bovins, à l’encontre de ses propres règles qui donnent à
    Gabriel Dufils jusqu’au 29 décembre au plus tard pour renouveler la prophylaxie.
    Les agissements de la DDPP et de la Préfecture sont proprement scandaleux !
    Alors que notre détermination ne fait que grandir, la Préfecture a décidé, vendredi 19 octobre 2018,
    d’éliminer la ferme et les vaches de Gabriel Dufils. Par un appel téléphonique du directeur de la
    DDTM, Gabriel Dufils a reçu la proposition suivante : « Abattage de tout son troupeau moyennant
    une indemnisation à faire estimer et co-financer par le cartel de la “profession” représenté par la
    Chambre d’agriculture, le GDS et l’ARICHN ». L’État de droit est un état d’impunité, les normes
    en sont le fouet, et l’arbitraire administratif est à son comble.
    Nous exigeons la levée immédiate de toutes les sanctions administratives appliquées à M. Dufils
    depuis 7 ans ainsi que la restitution sans délai de tous les documents utiles à son travail.
    Ils ont tué Jérôme Laronze. Ne laissons pas Gabriel Dufils et ses vaches subir le même sort.

    Quelques liens vers les articles et émissions déjà parus :
    https://www.paris-normandie.fr/region/l-eleveur-gabriel-dufils-se-voit-opposer-une-fin-de-non-recevoir-apr
    https://www.paris-normandie.fr/evreux/des-militants-liberent-furtivement-les-moutons-d-evreux-BM13979109
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-13-octobre-2018


  • Le contrôle des données numériques personnelles est un enjeu de liberté collective
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/19/le-controle-des-donnees-numeriques-personnelles-est-un-enjeu-de-liberte-coll

    Les révélations des failles de sécurité touchant des services en ligne s’accumulent. Et la collecte de nos données fait peser un risque collectif d’envergure. C’est une litanie. Facebook a admis, vendredi 12 octobre, que des données personnelles de 29 millions d’internautes avaient été subtilisées par des pirates informatiques. Quatre jours auparavant, son concurrent Google confiait qu’une faille avait exposé un demi-million d’utilisateurs de Google+. Il ne s’agit-là que des exemples les plus récents. (...)

    #Adidas #Altaba/Yahoo ! #BritishAirways #CambridgeAnalytica #Equifax #Target #AshleyMadison.com #Uber #algorithme #manipulation #bénéfices #BigData #hacking (...)

    ##Altaba/Yahoo_ ! ##profiling


  • Saudis’ Image Makers : A Troll Army and a Twitter Insider - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/20/us/politics/saudi-image-campaign-twitter.html

    L’Arabie saoudite a acheté un employé de Twitter, selon le New York Times, et cette taupe accédait à des infos sur les twittos, dont les IP et les numéros de téléphone. Le régime entretiendrait des centaines de trolls pour pourrir les dissidents #Khashoggi


  • « Pour les familles modestes, le mail est un instrument de torture »
    https://usbeketrica.com/article/pour-les-familles-modestes-le-mail-est-un-instrument-de-torture

    Oui. Pour les familles modestes, le mail n’est pas un outil de conversation agréable. Il est asynchrone et écrit. Envoyer et attendre une réponse ne correspond pas aux valeurs du face à face dans l’échange, qui reste très fort dans les milieux populaires. Il demeure de l’ordre du courrier, ce qui en fait un dispositif formellement distant. Les familles disposent bien souvent d’une seule adresse mail partagée. C’est un moyen de tenir un principe de transparence familial… (et de surveillance : une femme ne peut pas recevoir de courrier personnel).


  • La politique antiterroriste vue par les musulmans
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/02/la-politique-antiterroriste-vue-par-les-musulmans_5363287_3224.html

    Une équipe de chercheurs universitaires a interrogé des musulmans sur le lien entre politique contre la radicalisation de l’islam et discriminations.

    La politique antiterroriste vue par les musulmans
    Une équipe de chercheurs universitaires a interrogé des musulmans sur le lien entre politique contre la radicalisation de l’islam et discriminations.

    Des associations militantes ont accusé, ces dernières années, la politique antiterroriste d’être porteuse de biais islamophobes. A leurs yeux, elle cible certains types de convictions et de pratiques religieuses, indûment retenus comme des indicateurs pertinents de dangerosité. En bref, ils accusent l’Etat d’être discriminatoire envers les musulmans dans sa conception et sa mise en œuvre de politiques antiterroristes, qu’elles soient répressives, préventives ou de renseignement.

    Une équipe d’universitaires a cherché à savoir si les musulmans eux-mêmes percevaient les choses de la sorte, et dans quelle mesure la politique antiterroriste et les discriminations étaient liées. La question leur semblait d’autant plus légitime que la France s’est tournée, après les assassinats commis par Mohammed Merah en 2012, puis plus encore après les attentats de 2015, vers une stratégie fondée sur la traque de la radicalisation. « A partir du moment où on a réfléchi en termes de radicalisation, on a mis l’accent sur une population considérée comme potentiellement radicalisable : les musulmans », résume Francesco Ragazzi, coordinateur de l’étude.

    Financé par l’Open Society Foundation de George Soros, ce travail a été conçu dans le cadre du Centre d’étude sur les conflits - Liberté et sécurité. Les universitaires se sont adjoint un « comité consultatif », où les associations militantes étaient bien représentées (Collectif contre l’islamophobie en France [CCIF], Stop le contrôle au faciès…), mais où était aussi présente la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Pour la première fois, leur étude fournit des données quantitatives sur l’impact des politiques antiterroristes sur la population musulmane.

    Les chercheurs se sont appuyés sur un sondage réalisé par téléphone du 5 février au 3 mars par l’IFOP. L’institut a extrait d’une population globale de 8 300 personnes un double échantillon. Le premier est composé de 426 personnes se disant musulmanes. Le second, de 501 individus sans relation avec la religion musulmane et représentatif de la population, sert de groupe témoin. Plusieurs séries de questions visaient à mesurer leur expérience personnelle et leur perception subjective de la discrimination, des politiques antiterroristes, leurs relations aux institutions ou encore leurs pratiques quotidiennes.

    Premier enseignement, pas forcément attendu : les musulmans se sentent individuellement exposés aux politiques antiterroristes (à travers le contact avec les forces de sécurité, mais aussi avec les travailleurs sociaux ou les éducateurs) dans les mêmes proportions que les non-musulmans. Ils indiquent même moins souvent avoir été en contact avec la police, dans ce cadre, que le reste de la population. Pourtant, un grand nombre d’entre eux (37,1 % contre 20,8 %) ont le sentiment d’être ciblés délibérément par les agents de cette politique, notamment les forces de police, et d’être moins bien traités par eux. Ils estiment le plus souvent être ciblés en raison de la couleur de leur peau (34,8 %) ou de leur origine (37 %) plus que de leur religion (15,2 %).

    Pourquoi l’hiatus qui se manifeste dans cette perception ? Parmi tous les facteurs étudiés par les chercheurs, l’un se révèle le plus efficace pour l’expliquer. Il s’agit de l’expérience passée de la discrimination. Le fait d’avoir été discriminé au cours des cinq dernières années abaisse systématiquement le niveau de confiance dans les institutions : plus une personne a été discriminée, moins elle a confiance dans les institutions. C’est aussi l’expérience de la discrimination au cours des cinq années passées qui explique le mieux un changement de comportement lorsqu’on est confronté à la politique antiterroriste (consultation des sites Internet, rapport aux médias, tenues vestimentaires, engagement politique et religieux…).

    Or les musulmans ont plus souvent (58,1 %) que les autres (26,9 %) le sentiment d’avoir été discriminés, que ce soit en cherchant un travail (29,8 % contre 13,6 % du groupe témoin), un logement (23,7 % contre 7,2 %), à l’école (17,6 % contre 5,4 %), lors d’un contrôle de police (24,4 % contre 4,8 %)… Ils n’attribuent pas majoritairement la discrimination dont ils ont été victimes à leur religion (citée par 23,5 %), mais d’abord à leur origine ou à la couleur de leur peau (58,3 %). Ces discriminations saperaient en quelque sorte la confiance dans les institutions et donc dans la légitimité de leur action, y compris antiterroriste.


  • Ce que valent nos adresses quand nous signons une pétition

    Combien de personnes se rendent-elles compte que les données personnelles qu’elles confient à la plateforme en signant les soi-disant « pétitions sponsorisées » — celles qui sont lancées par les utilisateurs qui paient pour les promouvoir (https://www.change.org/advertise) — seront en fait vendues et utilisées pour les profiler ? La question est cruciale, car ce sont des données très sensibles, vu qu’elles concernent des opinions politiques et sociales.

    https://framablog.org/2016/07/20/ce-que-valent-nos-adresses-quand-nous-signons-une-petition


  • ‘Criminal negligence’ or disregard to Russia-Israel ties : MoD details chronology of Il-20 downing — RT World News
    https://www.rt.com/news/439151-russia-israel-il-20-negligence

    A minute-by-minute account of the Il-20 downing shows Israel’s culpability and either its military bosses’ lack of appreciation of relations with Moscow, or their control of commanding officers, the Russian defense ministry said.

    We believe that the blame for the Russian Il-20 aircraft tragedy lies entirely with the Israeli Air Force,” said spokesman Major General Igor Konashenkov, before revealing a detailed account of events leading to the downing of the Russian Il-20 military aircraft on September 17. The plane was shot down by the Syrian air defense units as Israeli’s F-16s effectively used it as a cover during the attack on its neighbor.

    The report featured previously undisclosed radar data and details of communications between Russian and Israeli militaries, and concluded that “the military leadership of Israel either has no appreciation for the level of relations with Russia, or has no control over individual commands or commanding officers who understood that their actions would lead to tragedy.

    On the evening of September 17, the Russian Ilyushin IL-20 with 15 crew on board was circling over the Idlib de-escalation zone on a special reconnaissance mission, when four Israeli F-16 fighter jets left their country’s airspace and flew over the neutral Mediterranean waters towards the Syrian coast. The Israeli Air Force gave the Russian side less than a minute’s warning before dropping the precision-guided glide bombs, leaving virtually no time for any safety maneuvers, Konashenkov said, calling such actions “a clear violation of the 2015 Russian-Israeli agreements.

    Moreover, the Israeli military failed to provide the location of their jets or properly specify their targets, claiming they were going to attack several ’industrial facilities’ in northern Syria, close to the Il-20’s area of operation. The misinformation prompted the Russian Command to order the recon plane back to the Khmeimim air base. The Israeli jets, however, instead almost immediately attacked the western Syrian Latakia province.

    • RUSSIA’S IL-20 DOWNING RESPONSE - THIS IS WHAT NEEDS TO HAPPEN NEXT - Fort Russ
      (article paru avant la conférence de presse du ministère de la Défense russe)
      https://www.fort-russ.com/2018/09/russias-il-20-downing-response-this-is-what-needs-to-happen-next

      It would seem that there were two significant contributory factors here: i) the Israeli ‘bad-faith’ abrogation of the proper protocols for communication between themselves and the Russian Military, in order to attain a deliberate advantage for carrying out their attack; and ii) the regrettable features of outmoded air-defence hardware which ultimately lead to the shoot-down.

      The solution to the second issue is rather straightforward: Russia had earlier proposed selling S-400 systems to Syria – a move which wound up effectively ‘veto’d’ by Israel stating in no uncertain terms that they would carry out airstrikes against any such systems before they had been fully installed, regardless of whether they were still Russian crewed at that point. Given Israeli airstrikes are presently causing Russian casualties anyway; as well as the fact that the Russians have already had their own advanced SAM systems for Russian defence set up in Syria for some time now, in the present situation of Israeli diplomatic weakness created by Monday’s events, now is the ideal time to engage in such technology-transfer directly to Syria with an explicit view to ensuring that Monday’s events do not recur thanks to half-century old hardware malfunctioning.

      The first issue is much more complex, as I would be rather surprised if Russia genuinely wanted to seriously contemplate abandoning its significantly close relationship with Israel – although it may potentially be convinced to ‘downgrade’ it somewhat, assuming that we do not see a repeat of what happened following Turkey’s downing of a Russian military aircraft in 2015 (ironically, a seeming catalyst for the two countries beginning to work more closely together than ever before). Whether Russia chooses to remain on ‘friendly’ ‘terms with Israel in a militaristic sense or not, the plain reality is that the Israelis have demonstrated that they cannot and should not be trusted to behave in an up-front manner when it comes to the communication and co-ordination protocols essential to allowing them to continue to operate with relative impunity above Syrian airspace.

      Russia should therefore suspend this facility they have provided to the Israelis forthwith – and openly state that future instances of Israeli military aircraft turning up unannounced above Syria will simply be treated as hostile, and dealt with accordingly. After all, from the perspective of that IL-20 crew, what else characterizes the Israeli conduct than this designation? Certainly not the actions of something approaching a ‘trusted’ ally! The net effect of this would be to impose a ‘no-fly zone’ of sorts over Syria – thus allowing operational freedom for Russian and Syrian air assets, and denying precious, vital air-cover to the extremist forces which theoretically everybody agrees need to be wiped out.

    • Avec, au passage, l’utile rappel de la possibilité de perte de contrôle des vieux missiles anti-aériens S-200.
      C’était il y a longtemps, le 4/10/2001 époque où il y avait encore des manœuvres communes russo-ukrainiennes.

      Vol 1812 Siberia Airlines — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_1812_Siberia_Airlines

      Un rapport préliminaire russe confirma les évaluations de responsables militaires américains faites à titre privé : le missile S-200 avait dépassé sa cible téléguidée qui avait été détruite avec succès par un S-300 tiré au même moment. Au lieu de s’autodétruire, le missile S-200 prit pour cible le long courrier qui se trouvait à près de 200 kilomètres ; le projectile explosa en projetant des billes d’acier (shrapnel) 15 mètres au-dessus de l’avion.

      Les responsables militaires ukrainiens nièrent d’abord que leur missile avait abattu l’avion ; ils déclarèrent que le S-200 avait été lancé vers la mer et qu’il avait réussi à s’autodétruire. Le porte-parole du ministère de la Défense Konstantin Khivrenko affirma que « ni la direction ni la portée (des missiles) ne correspondaient à l’endroit réel ou théorique où l’avion avait explosé. » Toutefois, les responsables ukrainiens admirent par la suite que c’était bien leur armée qui avait abattu l’avion de ligne.


  • Les incendies en Californie et les radiations nucléaires

    http://www.fukushima-blog.com/2018/08/incendies-en-californie-et-radiations-nucleaires.html

    En achetant un détecteur de radiation facilement trouvable dans le commerce juste après la catastrophe de #Fukushima en 2011, je n’aurais jamais imaginé quel impact il finirait par avoir sur ma façon de voir le monde. J’ai alors commencé à vérifier régulièrement le niveau de #radioactivité autour de chez moi dans les montagnes de la Sierra Nevada en Californie. Les mesures restaient ordinaires et se rangeaient en général entre 30 et 50 coups par minute (cpm). Tout allait bien, c’est du moins ce que je pensais.

    Mais au printemps tout a changé, quand je me suis rappelé par hasard que le fait d’utiliser le détecteur sur un filtre à air pouvait détecter la présence de particules “chaudes”. Comme j’avais deux purificateurs d’air avec un filtre HEPA, j’ai pris mon détecteur et je l’ai posé sur l’un des filtres HEPA. Aussitôt le détecteur s’est déchaîné et s’est mis à cliquer tandis que la lumière rouge clignotait à chaque fois qu’il était bombardé par une radiation ionisante. Pensant qu’il y avait quelque chose qui clochait, j’ai essayé à nouveau et j’ai obtenu le même résultat. J’ai essayé ensuite sur l’autre purificateur d’air et j’ai trouvé un résulté encore plus élevé, plus de 800 cpm.

    Arès une semaine ou deux, je me suis souvenu que bien des années après la catastrophe de Tchernobyl, les gens qui vivaient là-bas et chauffaient leur maison au bois, comme nous le faisons, émettaient de nouvelles radiations dans l’atmosphère au cours du processus de combustion. Nous avons deux poêles à bois chez nous, un grand dans le salon et un plus petit dans la chambre parentale. Craignant que les particules fines des cendres n’endommagent mon détecteur, j’ai mis des feuilles d’essuie-tout sur la cendre sous le poêle de la chambre et j’ai mis le détecteur en route. Il a immédiatement enregistré des mesures nettement plus élevées que les niveaux ambiants. Même chose dans le salon. Même chose chez un voisin. La source était apparemment le bois de chauffage, coupé principalement sur mes propres terres. La plupart de mes voisins chauffent également au bois, au moins en chauffage d’appoint. La fumée émanant du bois, j’en était tout à fait conscient, est composée de particules extrêmement petites qui peuvent être facilement inhalées et absorbées par l’organisme.

    Les implications de cette découverte étaient inquiétantes : l’air que nous respirions contenait des particules radioactives, et ce dans des quantités importantes. Ces particules s’étaient, depuis des années, apparemment bioaccumulées dans les bois entourant ma maison et, en brûlant, se remettaient en suspension.

    #césium #contamination #nucéaire


  • #ELAN – Le Sénat vote la criminalisation des occupants sans titre, squatters… | Droit Au Logement
    https://www.droitaulogement.org/2018/07/elan-senat-squatters

    L’article 58 ter criminalise et met à la merci d’une expulsion sans jugement des dizaines de milliers d’habitants, et leur supprime la trêve hivernale

    L’article 58 ter issu de la commission des affaires économique a été adopté cette nuit en séance. Le gouvernement n’a opposé qu’une molle résistance, malgré l’opposition ferme de M. GAY député PCF et de son groupe et du groupe socialiste. Il crée une sanction pénale, 1 an de prison et 15 000 euros d’amende et l’expulsion administrative à l’encontre des personnes qui se sont introduites à l’aide de … voie de fait dans un local à usage d’habitation. Un amendement supprimant la trêve hivernale aux occupants sans titre a été également adopté.

    La France compte désormais 3 millions de logements vacants selon l’INSEE, un record absolu, et traverse une grave crise du logement qui se traduit par une hausse constante du nombre de sans abris, d’expulsions locatives sans relogement, ou du nombre de personnes en surpeuplement. La loi de réquisition reste inappliquée.

    L’état de nécessité à été reconnu par les tribunaux, s’agissant de personnes occupant un logements vacant afin de protéger leur famille, en attendant d’accéder à un logement social.
    La réquisition de logements vacants est un moyen d’action des mouvements sociaux du logement depuis plus d’un siècle. De nombreuses personnalités morales de premier rang, dont l’Abbé Pierre ont soutenu les occupations de biens vacants propriétés de sociétés financières ou de spéculateurs immobiliers, ce qui a permis de loger des milliers de familles sans logis, ou exposées à des risques majeurs, en attendant l’obtention d’un logement social.

    De plus, loin de viser exclusivement les “squatters”, cet amendement menace d’autres personnes, qui pourront être accusées d’être entrées dans les lieux par “voie de fait”, c’est à dire, en l’absence de l’autorisation du propriétaire. En effet, dès lors que l’occupant ne pourra démontrer que le propriétaire avait donné son accord, l’occupant sera jugé délinquant.

    #logement #criminalisation #squats


  • Derrière l’algorithme de Parcoursup, un choix idéologique
    https://www.nouvelobs.com/education/20180713.OBS9643/derriere-l-algorithme-de-parcoursup-un-choix-ideologique.html

    Des cartes récemment publiées montrent un résultat consternant depuis la mise en place de l’algorithme de Parcoursup : la diminution de la mobilité des étudiants issus des périphéries crève les yeux. Des responsables politiques et des citoyens, légitimement heurtés par ce constat, s’en saisissent aujourd’hui pour accuser l’algorithme de Parcoursup d’être un « algorithme discriminant ». En cela, ils rejoignent, sans toujours en avoir conscience, ceux qui souhaitent engager en Europe une réflexion pour attribuer une personnalité juridique aux algorithmes.

    Parcoursup est l’un des plus beaux exemples de la gouvernance algorithmique dans laquelle entre actuellement notre société. Nos existences vont être de plus en plus ceinturées par des algorithmes qui vont prendre des décisions pour nous. C’est pourquoi des voix s’élèvent pour défendre l’idée que des citoyens lambdas doivent désormais être associés à leur écriture. Dans le cas de Parcoursup, des enseignants, des parents, des étudiants. Naturellement, ils n’écriront pas les lignes de code C ou Java, mais ils doivent participer à déterminer les choix concrets dont sera porteur l’algorithme.

    Il s’agit en quelque sorte en appeler à une démocratie 3.0 dans laquelle les algorithmes qui nous gouvernent fassent l’objet de débats et soient issus de la réunion de trois types de développeurs : des informaticiens associés aux experts, des citoyens et des politiques. Cette perspective se trouve notamment chez Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009 pour ses travaux sur la gestion des biens communs, ou dans les travaux récents de Bruno Latour sur les initiatives citoyennes dans la gouvernance collective, ainsi que dans des expériences de démocratie algorithmique participative telle que « Code for America », née à Boston, et dont l’une des applications est justement l’accès aux écoles publiques. C’est la voie pour que les algorithmes qui nous gouvernent soient perçus comme équitables et acceptés par la population.

    Euh...


  • En pleine affaire Benalla, la police gaze des agriculteurs en colère et le peloton sur le Tour de France Henri Carmona - 24 Juillet 2018 - Revolution Permanente
    http://www.revolutionpermanente.fr/En-pleine-affaire-Benalla-la-police-gaze-des-agriculteurs-en-co

    Ce 24 juillet, après 30km de course, des agriculteurs en colère entendaient bloquer la route du Tour de France. La police, comme à l’accoutumée, a largement arrosé de lacrymogène les manifestants... au point que les coureurs eux mêmes ont dû mettre pied à terre et être soigné !

    https://www.dailymotion.com/video/x6q01b9


    Vidéo que j’ai ajouté à l’article


    La répression au grand air / Crédit photo : Reuters

    La répression a encore frappée. Une fois de plus, à coup de lacrymogène, et les traditionnelles images voyant les victimes se soigner avec du sérum physiologique qui vont avec. Sauf que, surprise, il s’agit aujourd’hui des coureurs du Tour de France qui ont dû recourir à la petite pipette bien connue des manifestants, surtout depuis 2016.


    Un coureur soigné après l’intervention musclée de la police / Crédit photo : F. Mons / L’Équipe

    La raison de ce gazage massif ? Des agriculteurs entendaient bloquer la route pour exprimer leur colère après la fin du classement en zone défavorisée de l’Ariège. Et comme il est de coutume en macronie, les forces de répression ont eu recourt à la force pour disperser les manifestants. Les images sont explicites, tandis que les commentateurs de la course parlait de violents affrontements pour légitimer l’acte répressif des policiers.

    Sauf que les quelques images disponibles ne révèlent aucune violence des manifestants, mais au contraire une intervention musclée des CRS où la grosse dizaine d’agriculteurs présents avait disposé de bottes de pailles. Le comble du grotesque semble même être atteint lorsque les forces de répression décident de faire face, matraque à la main, à... des moutons ! En effet, les agriculteurs semblaient vouloir bloquer la route, si besoin, à l’aide du troupeau. C’est ainsi que l’agence Reuters a saisi ce cliché, où l’on voit les policiers prêt à en découdre... On ne rigole pas avec le « monopole de la violence légitime ».

     ?
    La police face au sheep block ? / Crédits photo : Reuters

    Alors que l’affaire Benalla ébranle l’ensemble de la V° République, il semble que les forces (officielles) de répression ont tenu à « remettre les points sur les i », et démontrer que leurs méthodes d’intervention sont dignes des barbouzes de l’Élysée. Un épisode répressif de plus en macronie.

    #police #violence #en_marche #etat_de_guerre #Agriculteurs #Tour_de_France #répression #politique


  • #Kathleen_Stock : Ce que je crois (et ne crois pas) à propos du sexe et du genre
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/22/ce-que-je-crois-et-ne-crois-pas-a-propos-du-sexe-et-du-genre

    On me demande aussi, plus généralement, ce que veut dire être une femme selon moi. Je suis assez certaine que ce n’est pas un sentiment subjectif, ou un ensemble de préférences et de comportements «  féminisés  ». Je n’ai pas particulièrement l’impression d’être une femme, et la plupart de mes préférences et de mes comportements ne sont absolument pas féminisés. Je suis néanmoins une femme. Pour le reste, j’y réfléchis encore. Je regrette beaucoup le caractère restreint des choix offerts par la littérature savante. Les philosophes qui, dans d’autres contextes, sont très créatifs dans leur théorisation de questions ontologiques tendent dans ce domaine à énoncer dogmatiquement des mantras plutôt simplistes, sans doute en partie par crainte des critiques. (De fait, il n’est pas clair que tout autre type d’assertion serait publiée.)

    Voici une liste de choses dont je suis par contre plus certaine. Je crois que les échanges d’ordre philosophique et éthique perdent au change si on en omet des enjeux comme ceux-ci. Les propos qui suivent ne s’adressent donc pas aux personnes déjà engagées dans le débat : celles qui adoptent la position critique du genre, ou celles qui sont «  pro-trans  » (ce qui est déjà une fausse dichotomie, au moins sur le plan théorique). Contrairement à nous, ces personnes réfléchissent déjà à tout cela. Ces phrases s’adressent plutôt à mes collègues philosophes, dans une tentative de souligner certains éléments qui semblent évidemment pertinents à tout point de vue adopté sur l’identité sexuelle ou les questions appliquées connexes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/what-i-believe-about-sex-and-gender-and-what-i-dont-15da1cba88c6

    _Kathleen Stock enseigne la philosophie à l’Université du Sussex. Ses essais brisent un silence qu’elle déplore au sein de cette communauté concernant les enjeux associés aux revendications transgenristes. Elle subit présentement une cabale du lobby trans : piquetage de ses cours, diffamations diverses, revendication qu’elle soit congédiée, etc. On peut lire d’autres textes (ici et en cours de traduction) détaillant sa position sur le site medium.com/@kathleenstock et s’abonner à son fil Twitter : https://twitter.com/Docstockk._

    #transfemme #philosophie #LGBT #misogynie

    • #femmes
      Comment avoir du recul en toutes choses.

      [...] le vice n’a point pour mère la science,
      Et la vertu n’est pas fille de l’ignorance.

      Théodore Agrippa d’Aubigné (Baudelaire a placé cette citation en exergue des Fleurs du Mal)

    • C’est un texte très intéressant. D’abord il condamne les comportements grégaire des féministes « pro-trans » (je déteste cette expression et j’ai l’impression que l’autrice la manie aussi avec des pincettes) :
      –stigmatisation des discours autres sous prétexte de « transphobie »,
      –refus de se poser des questions et d’avancer ensemble (y compris chez les intellectuelles, sensibles à une certaine intimidation, ce qui commence à devenir inquiétant),
      –priorisation systématique des personnes trans sur les femmes cis (peut-être de la part de la presse parce que c’est plus exotique mais de la part des militantes c’est pour des raisons plus fines que dans le texte dont des vécus trans dont certains sont plus douloureux que la plupart des vécus des femmes cis, une empathie supérieure à celle que les hommes leur rendent, probablement l’envie de se montrer super open dans un contexte de ringardisation du féminisme, etc.)

      Tout ça, je l’ai vécu dans la sphère féministe où j’ai évolué et j’aimerais dire comme l’autrice : discutons-en, faisons avancer les arguments, la vindicte ne sert à rien qu’à faire briller vos ego (« je suis trop la féministe cool de la 3e vague, les autres sont des réacs intolérantes ! »).

      Les problèmes qu’elle note :

      –l’individualisation du genre

      les modifications proposées à la Loi britannique sur la reconnaissance de l’identité sexuelle permettront aux hommes biologiques d’être légalement reconnus comme des femmes sans aucune confirmation médicale ou psychologique de la part d’organismes professionnels. Ils pourront simplement «  s’autodéclarer  ». Ils seront capables de le faire sans les moindres i) intervention chirurgicale ou prise d’hormones  ; ii) modification de tenue  ; iii) période concrète et explicite de «  vie en tant que femme  »  ; la loi ne couvrira plus ces questions.

      Être femme étant un fait social, il semble compliqué qu’on puisse l’être dans son coin... On passe d’un contrôle violent des personnes trans (psychiatrisation, obligation d’opération et d’appropriation de stéréotypes de genre) à une absence de regard social (alias : fête du slip). Ne pas être perçue comme une femme dans l’espace social (parce qu’on a des caractères externes perçus comme masculins sans l’ombre d’un doute, parce qu’on s’habille comme s’habillent les hommes, etc.), c’est ne pas avoir l’expérience de vie d’une femme, c’est ne pas être une femme.

      Il y a entre les deux tout un monde plus respectueux des personnes trans et de l’intelligence de ce qui fait une femme. Par exemple : j’ai une copine pas opérée, pas psychiatrisée, qui ne passe pas super bien parce qu’elle est grande et qu’elle a la mâchoire carrée mais elle prend assez d’hormones pour ne pas avoir le menton noirci de barbe en train de repousser (et accessoirement pour ne pas pouvoir violer) et elle ne s’habille pas comme un gars, je vois donc en elle une femme parce qu’elle ne donne à personne la possibilité de voir en elle un homme et qu’elle ne profite pas du privilège masculin cis.

      Historiquement, les «  espaces réservés aux femmes  » ont été créés en présupposant que les femmes (comme on les définissait alors) étaient vulnérables à la violence des hommes biologiques (les personnes ayant un pénis, des testicules et une force largement supérieure) qui éprouvaient envers les femmes biologiques un intérêt sexuel ou autre.

      Comme je l’ai dit plein de fois, j’ai vu un bonhomme (jouant pour des raisons que j’ignore la comédie de se dire femme tout en se présentant au reste du monde comme un homme et en continuant de jouir des privilèges associés à cette position) draguer des meufs dans un espace safe comme celui-ci où il avait été reçu par complaisance envers son auto-identification. Draguer des femmes dans un espace non-mixte qui accueille des femmes victimes de violences... c’est une agression, on n’est pas en boîte de nuit et il s’est fait virer direct. Je serais les copines qui l’ont accueilli, je me poserais des questions pour la suite.

      Il semble manquer de données de qualité, issues de sources fiables, pour nous aider à comprendre comment les intérêts des femmes non trans et ceux des transfemmes pourraient ou non se concurrencer, ou interagir autrement, en termes réels.

      Ici l’autrice demande qu’on prenne la question au sérieux pour sortir du genre d’argument qui tient à une anecdote comme celle que je viens de vous raconter ;-).

      Elle parle aussi de temps de parole supérieur pour les trans et cite le fait que le Parti travailliste compte faire passer les transfemmes dans les quotas de femmes (ça tombe bien, on sait que le corps politique ne veut pas trop de femmes), que 300 femmes ont démissionné pour dire leur opposition et que cela a été l’occasion d’une super teuf organisée par la nouvelle responsable des questions qui regardent les femmes au Parti, une meuf trans de 19 ans (à qui ses trois ou quatre années de socialisation féminine doivent donner un super recul pour comprendre les problèmes auxquels sont confrontées les femmes). Julia Serrano, activiste trans, raconte que les femmes trans sont beaucoup assertives et confiantes en elles que les femmes cis (mais elle n’en tire aucune conclusion, sinon qu’à titre perso elle préfère les femmes trans), elles sont donc susceptibles de prendre beaucoup de place dans le mouvement des femmes, d’autant plus si les cis se flagellent en prétendant les dominer de leur privilège cis.

      Il existe diverses motivations pour se déclarer transfemme et vivre en tant que telle. L’une d’entre elles est ce qu’on appelle la dysphorie de genre, la sensation extrêmement forte et pénible de vivre dans le «  mauvais  » corps. (...) Un autre motif qui a longtemps été communément cité est l’«  autogynéphilie  ».

      Lien vers http://alicedreger.com/autogyn.

      Certaines de ces transfemmes se définissent comme «  lesbiennes  ». (...) Dans les communautés lesbiennes, certaines jeunes lesbiennes ressentent une pression sociale et morale à considérer les transfemmes qui ont conservé pénis et testicules comme d’éventuelles partenaires sexuelles.

      Pression sociale sur la sexualité, encore un truc super sympa !

      Je trouve que la présence disproportionnellement visible des personnes transgenres et celle de transfemmes particulièrement bruyantes dans le mouvement LGBT a pour effet de détourner de façon misogyne l’attention et les fonds des problèmes et des préoccupations des lesbiennes et des bisexuelles de la communauté.

      Avant, c’était autre chose qui détournait l’attention des problèmes des lesbiennes et des bies... Sauf qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre elles trouvent normal de s’effacer et se flagellent d’avoir des privilèges cis (qui sont assez douteux)

      Toutes les transfemmes n’ont pas les mêmes opinions. (Je sais que cela ne devrait pas être une surprise, mais ça l’est apparemment  !).

      Le mot «  TERF  » est une insulte utilisée par les gens du «  lobby pro-trans  » pour agresser la position critique du genre. (...) Il est malheureux que cette expression soit parfois reprise de façon non critique

      Les philosophes ont un ensemble unique de compétences pour négocier ce terrain complexe. Elles et ils ne le feront pas de manière satisfaisante en partant du postulat que la position critique du genre est moralement répugnante. Ils ne le feront pas non plus s’ils ignorent largement, ou s’ils ne font que reconnaître du bout des lèvres la réalité matérielle, pour la moitié de la population humaine, créée par une transformation du concept public culturel et juridique du statut de femme.


  • Affaire Benalla : déjeuner secret à l’Élysée - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/politique/affaire-benalla-dejeuner-secret-a-l-elysee-22-07-2018-7829466.php

    Selon nos informations, Emmanuel Macron a discrètement reçu samedi à l’Elysée les ministres de l’Intérieur et de la Justice.
    En pleine tourmente samedi, le Président de la République a reçu discrètement le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et la Garde des Sceaux Nicole Belloubet. Au menu de crise : l’affaire Benalla et les répercussions en cascade.

    Ils sont entrés très discrètement sur les coups de midi par l’arrière de l’Élysée et en sont ressortis tout aussi discrètement, le déjeuner terminé. En attendant, les hommes de leur service de protection ont fait le pied de grue dans un café situé près de la place Beauvau.
    Alors que le patron de la place Beauvau se retrouve en première ligne, le président tenait à voir son ministre avant qu’il se retrouve lundi à 10 heures sous le flux de questions de la commission des lois de l’Assemblée Nationale. Selon nos informations, Gérard Collomb a planché avec son cabinet sur les réponses à apporter. « Il s’agit d’être précis et exhaustif », rapporte une source proche du ministre.


  • Gmail : oui, des tiers lisent vos mails, et vous auriez dû le savoir - ZDNet
    https://www.zdnet.fr/actualites/gmail-oui-des-tiers-lisent-vos-mails-et-vous-auriez-du-le-savoir-39870674.htm

    Oui, admet Google, des développeurs tiers, c’est à dire ne travaillant pas pour Google, peuvent lire vos mails. Mais ce sont de gentils développeurs. Et surtout, au lieu de vous plaindre, vous devriez avant tout apprendre à lire

    (ah ouais ?)

    Quelques développements sur la question :

    https://www.zdnet.fr/actualites/gmail-ne-scanne-pas-vos-mails-ses-partenaires-en-revanche-39870632.htm

    Mais comme le révèle le Wall Street Journal, si Gmail a effectivement cessé d’analyser le contenu des messages, la société a en revanche laissé la porte ouverte aux développeurs tiers qui souhaiteraient en faire autant. Comme l’explique le quotidien américain, plusieurs éditeurs d’applications tierces peuvent en effet demander à l’utilisateur l’accès à ses emails afin de les analyser. Le Wall Street Journal cite notamment le cas de la société Edison mail, qui édite des applications mobiles utilisées pour la gestion du courrier. La société Return Path est également citée. Celle-ci aurait pu analyser les emails d’un peu plus de deux millions d’internautes en s’appuyant sur un réseau de 163 applications partenaires.

    #wtf


  • Une panne a affecté certains paiements par carte bancaire Visa en Europe
    https://www.lemonde.fr/entreprises/article/2018/06/01/une-panne-affecte-certains-paiements-par-carte-bancaire-visa-en-europe_53084

    Visa n’a pas fourni d’explications détaillées sur la cause de la panne mais elle a, par la voix de son directeur général, présenté ses excuses à ses clients pour cette panne qui n’est pas liée « à une cyberattaque ou un accès non autorisé » : « Notre objectif est de faire en sorte que tous les paiements Visa fonctionnent de façon fiable 24 heures sur 24, 365 jours par an. Nous n’avons pas été à la hauteur de cet objectif », a reconnu Al Kelly dans un communiqué.

    Le problème a essentiellement concerné le Royaume-Uni. Relayées sur les réseaux sociaux, les anecdotes se sont multipliées : des gens ont laissé leurs courses dans les supermarchés derrière eux, des pleins d’essence n’ont pas pu être réglés, la chaîne de pubs Wetherspoons, très active comme tous les vendredis soir, a dû refuser de servir de nombreuses pintes de bière…

    Si des millions de personnes ont été touchées, les problèmes ont dans l’ensemble pu être contournés. La panne a été gênante, mais pas bloquante… A la librairie Waterstones de Kensington, au centre de Londres, une séance de dédicaces de Derek Landy, un auteur très populaire chez les adolescents, était en cours. Les clients ont majoritairement dû payer leurs livres en liquide. Rapidement, la caisse est arrivée à cours de monnaie, et il a fallu que le libraire aille se fournir en urgence à la banque voisine.

    L’Allemagne a également été touchée, avec des files d’attente aux caisses d’un magasin Primark à Berlin, selon un journaliste de l’AFP. En Sicile, des touristes britanniques se sont retrouvés bloqués, faute de pouvoir payer leur voiture de location.

    La panne a mis en évidence la profonde dépendance des sociétés actuelles à quelques systèmes de paiement informatisés. « La vision romantique d’une société du futur sans argent liquide a connu un bug. Dès que Visa est en panne, l’économie est immobilisée. Aujourd’hui en était un entraperçu », commentait sur Twitter Brett Scott, l’auteur d’un livre sur le système monétaire (The Heretic’s Guide to Global Finance, Hacking the Future of Money, éditions Pluto Press, 2013, non traduit).

    La fragilité des systèmes informatiques financiers avait déjà été illustrée en avril au Royaume-Uni. Pendant plus d’une semaine, les clients de TSB, une grande banque de détail, ont eu de grosses difficultés à accéder à leurs comptes en ligne. Beaucoup n’ont pas pu régler leurs factures ou transférer de l’argent. Certains ont eu la surprise de pouvoir lire les comptes en banque de personnes tierces. Un client s’est retrouvé avec un découvert de 1 million de livres… Le directeur général de TSB, Paul Pester, a dû renoncer à son bonus de 2 millions de livres (2,3 millions d’euros) et a été convoqué pour une humiliante session devant un comité parlementaire.

    Ces fragilités sont d’autant plus évidentes que la dépendance aux services de paiement s’accroît.


  • La France devra verser 6,5 M d’euros à un homme handicapé après une arrestation - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2018/05/31/la-france-devra-verser-65-m-d-euros-a-un-homme-handicape-apres-une-arrest

    La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France à verser 6,5 millions d’euros à un homme, devenu lourdement handicapé après son interpellation par des agents SNCF et des policiers en 2004, a-t-on appris jeudi auprès de la CEDH.

    Rendu le 15 février et devenu définitif le 15 mai, l’arrêt de la Cour, dévoilé par Le Parisien jeudi, a conclu que le réquérant, Abdelkader Ghedir, avait subi des mauvais traitements lors de son interpellation dans une gare en Seine-et-Marne il y a 14 ans.

    L’homme, âgé aujourd’hui de 35 ans, avait été arrêté le 30 novembre 2004 en gare #RER de Mitry-Mory par des agents de sécurité de la SNCF, qui l’avaient ensuite remis à la police. Ils le soupçonnaient de faire partie d’un groupe de lanceurs de cailloux sur un train dans une gare du réseau RER, repérés précédemment.

    Après les mauvais traitements subis lors de son interpellation, M. Ghedir était tombé dans un coma profond pendant plusieurs semaines. Depuis les faits, il vit confiné dans un fauteuil, avec une incapacité partielle permanente (IPP) estimée à 85%.

    Ses avocats avaient contesté l’interpellation de leur client et les conditions de celle-ci, affirmant que M. Ghedir n’avait rien à voir avec les faits reprochés.

    Après enquête, l’affaire s’était soldée par un non-lieu prononcé par le juge d’instruction du tribunal de Meaux. La décision avait été confirmée par la cour d’appel de Paris et en 2011 par la Cour de cassation.

    En 2012, Abdelkader Ghedir avait saisi la CEDH, estimant notamment que la justice n’avait pas admis le lien entre les coups portés et son état de santé actuel. La Cour de Strasbourg, dans un premier arrêt en 2015, avait noté que « des éléments contradictoires et troublants » avaient été rassemblés dans cette affaire.

    Ces contradictions concernaient « notamment la violence dont Abdelkader Ghedir aurait ou non fait preuve lors de l’arrestation et celle dont il aurait été victime, ainsi que des variations dans les déclarations de certains fonctionnaires de police ».

    Alors que les agents de la Sûreté ferroviaire avaient affirmé avoir procédé à « une interpellation modèle (...), les fonctionnaires de police y ayant assisté la qualifièrent de +musclée+ », selon les juges de Strasbourg.

    En outre, certains policiers avaient raconté avoir vu un agent de la Surveillance générale (Suge, la police ferroviaire de la SNCF) « donner un coup de genou au visage à Abdelkader #Ghedir, alors qu’il était maintenu au sol », selon le rappel des faits par la #CEDH.

    L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme, devenu définitif, ne peut plus être contesté par la France qui devra verser 6,5 millions d’euros au requérant, au titre du préjudice matériel et moral dans cette affaire.
    AFP

    Donc il faut aller jusqu’à la CEDH pour avoir gain de cause dans ce genre d’affaire ? Et ça prend 14 ans pour épuiser les recours ! C’est ça qu’on appelle la justice ? Honte aux juges français !

    #violences_policières #Suge #racisme