• About - Soura Film Fest
    https://sourafilmfest.com/about

    Soura Film Festival is a queer film festival that sheds light on cinematic talents from the SWANA (South West Asia & North Africa) region.
    Soura—which means ‘image’ in Arabic, is about sharing a vision of life that is poignant, defiant, and unique.
    Our mission is to create a safe and welcoming space for filmmakers whose creative vision has challenged heteronormativity and patriarchal environments, and have explored queerness and what it represents to them. Queerness, as seen by the festival, is not exclusive to efforts related to the LGBTQ+ community, but also tackles themes such as feminism, migration and human relationships that defy oppressive social constructs. Every fight for basic human rights is our fight when it comes to seeing the world from a queer gaze.
    Over the past few decades, the SWANA region has witnessed a lot of political engagement within queer communities, whether against laws that criminalize their lives or in favor of change and education. Fieldwork has been positively affecting individuals from the gay, lesbian, bisexual, and especially transgender communities, but activists have also been involved in debates that support women’s rights and the well-being of other communities treated as minorities, in an effort to normalize an anti-colonial environment that stands against imperialism.
    We at Soura Film Festival show our support to everyone fighting for their rights, including the ones that were forced to leave for a safer future.
    The festival is based in Berlin, a city which throughout the years has become home to exiles and immigrants from across the SWANA region, drawn here by the freedom to share, create and be. Our festival program presents the current queer film scene from the region within various festival sections including feature films, short films, documentaries, animation, essay-films and newly discovered queer-classics.
    Soura Film Festival aims to step across borders to help filmmakers advocate for queerness through powerful storytelling. The festival reserves the right to select artistic efforts that adhere to its political frameworks and support the notion of queerness that stands with the struggles of oppressed communities everywhere in their fight for their basic rights. Therefore, given the region’s political landscape, we find it crucial to state our position against any efforts that indulge in pinkwashing and purplewashing those daily struggles and this ongoing fight.

    Information in accordance with Section 5 TMG
    Soura Film Festival e.V.
    Warthestraße 4
    12051 Berlin
    Contact Information
    Telephone: +49 176 61307363
    E-Mail: info@sourafilmfest.com
    Internet address: https://sourafilmfest.com

  • Queer Cinema for Palestine: First Ever Global Queer Film Festival in Solidarity With Palestinian Rights – QUEER CINEMA FOR PALESTINE

    https://queercinemaforpalestine.org/2021/09/30/queer-cinema-for-palestine-first-ever-global-queer-film-festival-in-solidarity-with-palestinian-rights/#francais

    Queer Cinema for Palestine : le premier festival mondial de films queer solidaire des droits des Palestiniens

    Queer Cinema for Palestine (QCP, Cinéma queer pour la Palestine) va ouvrir ses portes virtuelles et physiques en novembre pour un festival du film de 10 jours organisé par un collectif qui célèbre les réalités queer mondiales et se montre solidaire des Palestiniens.

    QCP aura lieu du 11 au 20 novembre et accueillera une douzaine d’évènements tenus dans cinq continents, en ligne et physiquement. QCP est une initiative mondiale sans précédent de solidarité queer qui crée un espace dynamique en recourant à l’art et à la culture pour s’opposer à la violence constante de l’apartheid israélien.

    QCP présentera, entre autres, des films et documentaires ainsi que des artistes palestinien·ne·s, d’Afrique du Sud-Ouest ou d’Afrique du Nord, des masterclasses avec des réalisateurs et réalisatrices, des tables rondes, des spectacles de drag, des actions de solidarité indigène queer.

    QCP se déroule en même temps que le TLVFest, festival du film LGBT parrainé par le gouvernement israélien. Les queers palestinien·ne·s ont appelé à un boycott du TLVFest en raison de son rôle dans le blanchiment en rose (pinkwashing) du régime israélien d’occupation militaire et d’apartheid qui opprime tou·te·s les Palestinien·ne·s.

    QCP présentera quelques-un·e·s de la bonne cinquantaine de réalisateurs et réalisatrices qui ont retiré leurs films du TLVFest, répondant ainsi à l’appel des queers palestinien·ne·s et de celles et ceux, au nombre de presque 200, qui se sont engagé·e·s à ce que leurs films ne soient pas projetés au TLVFest. Un programme spécial de courts-métrages brésiliens honorera les huit Brésilien·ne·s qui ont retiré leurs films du TLVFest en 2020.

    QCP estime que le combat contre l’apartheid au moyen d’actes de refus et de retrait basés sur les principes n’est qu’un élément de l’équation. QCP donne aux artistes un espace leur permettant de faire ce qu’elles et ils font le mieux : créer de l’art pour les publics et utiliser l’art en faveur du changement social.

    QCP présentera aussi un programme de cinéma queer juif en solidarité avec les Palestinien·ne·s et une table ronde sur la lutte contre la répression de la solidarité avec les Palestinien·ne·s.

    Un programme sur le thème “L’apartheid, hier et aujourd’hui” présentera des films et des interventions orales sur l’utilisation du cinéma et des nouveaux médias pour s’opposer à l’apartheid et sur le boycott comme tactique activiste.

    Ghadir al Shafie, co-fondatrice d’Aswat – Centre féministe palestinien pour la liberté sexuelle et de genre, a lancé cet appel :

    “En tant que queers palestinien·ne·s, nous vous invitons à nous rejoindre pour Queer Cinema for Palestine, un festival féministe, antiraciste, anticolonial qui crie OUI au cinéma queer et NON à l’apartheid israélien.”

    QCP accueillera des évènements dans des villes du monde entier : Séoul, Bilbao, Tunis, Beyrouth, Belfast, Prishtina, Paris, Montréal, Turin, Sofia et London (Ontario).

    Le programme en ligne sera hébergé sur la plateforme performante du Toronto Queer Film Festival, conçue en mettant au premier plan l’accessibilité. Les films seront disponibles sur demande pendant la durée du festival.

    QCP encourage les groupes locaux queer, solidaires de la Palestine et antiracistes du monde entier à organiser des séances de visionnage au cours du festival.

    Le programme complet de QCP sera annoncé début novembre.

    QCP a pris forme en mai 2021, tandis que des protestations s’élevaient partout dans le monde et que des artistes, personnalités du sport et universitaires exigeaient que des comptes soient rendus à la suite des bombardements par Israël des Palestiniens de Gaza, des expulsions forcées à Sheikh Jarrah et Silwan dans le territoire palestinien occupé de Jérusalem-Est et de la répression et des arrestations violentes de Palestiniens qui manifestaient pour leurs droits.

    QCP est organisé par une coalition mondiale qui réunit Aswat – Centre féministe palestinien pour la liberté sexuelle et de genre, le Festival de films Kooz Queer en Palestine, la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le Festival palestinien de littérature, le Queer Film Festival de Toronto, le Human Rights Film Festival de Séoul, la Rainbow Action Against Sexual-Minority Discrimination – la plus grande coalition queer de Corée -, Mawjoudin en Tunisie, l’Outburst Queer Arts Festival à Belfast, Dylberizm à Prishtina, le Festival Ciné-Palestine à Paris, le musée Sursock à Beyrouth, le Toronto Palestine Film Festival, Cinéma Politica à Montréal, Sare Lesbianista à Bilbao, Maurice GLBTQ à Turin, Violetki à Sofia, Embassy Cultural House à London (Ontario) et Voix juives indépendantes Canada / Independent Jewish Voices Canada.

    Plus d’information : info@queercinemaforpalestine.org

    Traduction Agence média Palestine

  • The #COVID‐19 pandemic is a global indoor air crisis that should lead to change: A message commemorating 30 years of Indoor Air - Li - 2021 - Indoor Air - Wiley Online Library
    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ina.12928

    Article très riche, à lire de bout en bout.

    In 1969, the American author Michael Crichton wrote in his novel The Andromeda Strain about the effort to contain a deadly extraterrestial pathogen, “A crisis is the sum of intuition and blind spots, a blend of facts noted and facts ignored.” What are the blind spots and the facts ignored in the COVID-19 pandemic?

    […]

    The dominant view in public health toward fearful airborne transmission fails to account for the power of #dilution. Sufficient dilution of airborne infectious aerosols is the key to reducing inhalation transmission, both at close range and at room scale. Sufficient ventilation and filtration reduce infection to be as low as outdoors. A paradigm shift10 is needed toward a new ventilation standard accounting for managing infection risk. This goal should also apply to other respiratory viruses, such as influenza and the common cold.

    #sars-cov2 #aérosols #transmission_aéroportée

  • « Le massacre de la Saint-Barthélemy s’est joué entre voisins »
    https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2021/10/24/le-massacre-de-la-saint-barthelemy-s-est-joue-entre-voisins_6099676_6038514.


    « Le Massacre de la Saint-Barthélemy », une huile sur bois du peintre François Dubois, est exposée au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (Suisse).
    WIKIPEDIA

    C’est une vision inédite du massacre de 1572 que l’historien Jérémie Foa offre dans son ouvrage « Tous ceux qui tombent ». Reconstituant une microhistoire soucieuse de nommer les victimes anonymes, il exhume les « vies minuscules » emportées.

    « Saint-Barthélemy » : le nom revient souvent dans le débat comme un spectre, synonyme de la folie d’un meurtre collectif. Mais qui connaît réellement ce massacre d’août 1572, si emblématique des guerres de religion ?

    Grâce à un travail d’archives approfondi, Jérémie Foa, maître de conférences en histoire moderne à l’université d’Aix-Marseille, offre une nouvelle perspective sur cet épisode jusque-là essentiellement raconté depuis les grands du royaume. Dans Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy (La Découverte, 352 pages, 19 euros), l’historien, actuellement en résidence au prestigieux Institute for Advanced Study de Princeton, aux Etats-Unis, a cherché à raconter l’événement par le bas, en rendant un visage aux anonymes massacrés.

    A travers 25 enquêtes pointilleuses, l’auteur met au jour les victimes et les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine trivialité, et exhume ainsi ces « vies minuscules » emportées lors de ce funeste massacre.

    • Dans quel contexte advient le massacre de la Saint-Barthélemy ?

      La France connaît des guerres de religion depuis dix ans lorsque la Saint-Barthélemy éclate, dans la nuit du 23 au 24 août 1572. Ces conflits opposent les catholiques à la minorité protestante, qui représente environ 2 millions de sujets sur les 20 millions du royaume. Le protestantisme est légal en France depuis 1562, grâce à un édit de la reine Catherine de Médicis.

      Malgré plusieurs poussées de violence, la Saint-Barthélemy advient dans un contexte de paix, qui dure depuis l’édit de Saint-Germain, en août 1570. C’est pour le consolider que Catherine de Médicis a l’idée de marier sa propre fille, Marguerite de Valois – la future reine Margot –, à un grand aristocrate protestant, Henri de Navarre, qui deviendra Henri IV. Cette union est censée pérenniser la paix. Le mariage a lieu le 18 août 1572, à Paris. Pour l’occasion, de nombreux grands protestants s’y rendent, ce qui va créer des tensions avec les habitants – le culte protestant étant alors interdit dans la ville.

      Dans cette situation explosive survient un nouveau fait : l’amiral de Coligny, aristocrate protestant très proche du roi, est visé, le 22 août, par un tireur embusqué qui le cible à l’arquebuse, et le blesse sans le tuer. Le tireur a été envoyé par les Guise, grande famille catholique opposée depuis toujours à la réconciliation avec les protestants. Les aristocrates huguenots, furieux, menacent donc de prendre les armes.

      Qu’est-ce qui déclenche précisément le massacre ?

      Dans la nuit du 23 au 24 août se tient un conseil du roi Charles IX, au Louvre, lors duquel les conseillers catholiques décident d’une liste d’une vingtaine de grands protestants à abattre. Si le détail de cette séance reste flou, on sait que, peu après minuit, des soldats quittent le Louvre avec pour mission de les tuer : ils vont notamment défenestrer Coligny.
      Cette initiative pousse les habitants de Paris, et en particulier les miliciens, qui sont des bourgeois élus pour garantir la sécurité, à suivre eux aussi le geste royal en l’interprétant comme une autorisation à tuer leurs voisins protestants. Au total, quelque 3 000 d’entre eux seront massacrés entre cette nuit et le 28 août.

      Malgré les lettres répétées du roi pour faire cesser les exactions, la vague se répand en province, en particulier à Orléans, Lyon et Toulouse. Cette séquence ne s’arrêtera que mi-octobre, faisant environ 10 000 morts au total.

      Pourquoi avoir fait le choix de raconter cet épisode à travers les « vies minuscules » ?

      Les enjeux posés par la Saint-Barthélemy me captivent, et plus globalement le XVIe siècle – ma thèse portait sur les édits de pacification sous Charles IX (1560-1574). Je cherche à comprendre comment une personne peut soudain tuer son propre voisin, et à éclairer la logique qui conduit à tuer au nom de Dieu.

      Cela résonne avec d’autres génocides, comme en Yougoslavie et au Rwanda : le XVIe siècle me permet ainsi d’interroger d’autres époques. La Saint-Barthélemy me tient particulièrement à cœur, bien que je ne sois pas protestant, ni même croyant : je ne peux m’empêcher d’éprouver une empathie pour les victimes – et, a contrario, une antipathie pour les meurtriers.

      Cet intérêt pour les vies minuscules me vient en particulier de mes lectures rattachées au courant de la « #microhistoire », ainsi que des travaux de la spécialiste du XVIIIe siècle Arlette Farge. La Saint-Barthélemy a fait l’objet d’innombrables études, mais toujours depuis les palais et les grands ; je voulais donc traiter l’événement à travers les petits, les humbles.

      Quel regard nouveau cette approche par le bas permet-elle de jeter sur la Saint-Barthélemy ?

      L’élément le plus saisissant est que ce sont des voisins qui ont tué leurs voisins ! L’image d’absolutisme de l’Etat ne correspond pas du tout à la réalité : sa présence est très légère, et l’administration n’avait aucun moyen d’identifier qui était protestant ou pas. On a souvent accusé Catherine de Médicis du massacre, mais elle était bien incapable de reconnaître les personnes à cibler.

      Les études se sont souvent intéressées aux donneurs d’ordre, mais pas aux exécutants du massacre. Or seuls les habitants pouvaient savoir qui n’allait pas à la messe un dimanche, ou qui s’était absenté pour combattre de l’autre côté durant la dernière guerre de religion. Cette étude par le bas montre que le massacre s’est joué dans le voisinage, car il ne pouvait être mis en œuvre que par les riverains, et en particulier les miliciens.

      Tous les Parisiens étaient-ils impliqués ?

      Non, et c’est une autre surprise : les archives montrent que la plupart des Parisiens se livrent à de nombreuses autres activités que celle de tuer. C’est ce que j’ai appelé « les archives sans sang ». Celles-ci, troublantes pour l’historien, documentent des occupations ordinaires pour des milliers de Parisiens continuant leur routine dans ce massacre – mettre son enfant en apprentissage, faire du commerce, acheter des biens…

      On réalise ainsi, de façon saisissante, que l’ordinaire persiste dans l’extraordinaire. La question est alors : faut-il l’interpréter comme de l’égoïsme, ou comme un moyen de rester dans la banalité pour ne pas céder à la violence ?
      Enfin, mon enquête met aussi au jour l’existence de « Justes », qui ont par exemple aidé des protestants en rédigeant des certificats de catholicité ou en les hébergeant. Ainsi, même dans une période de crise radicale, il demeure toujours une marge de liberté : on peut décider de sauver son voisin, d’être indifférent à son sort ou de le tuer.

      Quel était le « modus operandi » du massacre ?

      Comme ce sont des voisins qui connaissent leurs victimes, la plupart du temps, ils frappent simplement à la porte. On tire la clochette, la victime descend, et soit celle-ci est abattue sur le champ, d’un coup d’épée, soit elle l’est en pleine rue. Mais je pense que la majorité des assassinats ont néanmoins eu lieu dans les #prisons car ces lieux de réclusions sont les plus efficaces pour éliminer sans trace.

      Beaucoup de protestants s’y sont rendus sans imaginer ce qui allait leur arriver, par habitude d’y avoir déjà été envoyés par le passé pour leur religion. Ces prisons étant en bord de Seine, elles ont facilité l’évacuation des cadavres, jetés à l’eau. Ces massacres dans les prisons se sont également produits à Lyon et à Toulouse.

      Comment expliquez-vous qu’une telle dynamique de la haine se soit déclenchée ?

      L’explication la plus convaincante est celle de l’historien Denis Crouzet, qui souligne l’angoisse eschatologique puissante éprouvée par les catholiques à cette époque. La peste n’est pas si loin et des bouleversements interviennent – guerres, maladies, mais aussi découverte de l’Amérique et réforme protestante.

      Cette sensation de vivre la fin des temps décuple l’angoisse face au jugement dernier. Les catholiques s’interrogent alors : peut-on tolérer la présence d’hérétiques, comme le sont les protestants, sans que cela nuise à notre salut ? Tuer des hérétiques est ainsi une façon de s’assurer place au paradis.

      Vous empruntez à Sigmund Freud sa notion de « narcissisme des petites différences ».

      En effet, et c’est la seconde explication à mon sens : pour ces riverains catholiques qui vivent à côté de protestants, il n’y a finalement rien de plus insupportable que ces « hérétiques » qui leur ressemblent autant. Cette absence de signe distinctif de l’ennemi génère aussi de l’angoisse, comme si le diable leur ressemblait. Le massacre devient une occasion de faire cesser cette ressemblance, d’où les défigurations massives sur les victimes – yeux arrachés, nez coupés –, comme pour différencier enfin les hérétiques et les rendre physiquement diaboliques.

      Quels destins exhumés des archives vous ont le plus touché ?

      J’ai été très ému par Marye Robert, dont l’histoire constitue le premier chapitre. Elle n’était jusqu’alors connue que sous le nom de son mari au moment du meurtre, via une simple phrase, terrible : « Le commissaire Aubert remercia les meurtriers de sa femme. » Cela m’a horrifié, faisant notamment écho à un drame arrivé dans mon entourage personnel. Pour des raisons à la fois scientifiques et intimes, j’ai donc été fier de retrouver son inventaire après décès et de pouvoir lui rendre son nom.

      Il semble que la confession protestante de Marye Robert ait valu à son mari une incarcération en 1569, pour des œufs trouvés à leur domicile en plein Carême. Cet homme, qui occupe un office très prestigieux, trouva peut-être dans l’élimination de sa femme un moyen commode de supprimer les menaces sur sa carrière, dans ce temps où divorcer était presque impossible.

      La mort de Louis Chesneau m’a aussi touché. Ce protestant est un savant hébraïste, dont les dernières années de sa vie montrent une descente aux enfers : sa foi lui vaut de perdre son emploi et d’être exilé de Paris durant trois ans. Devenu indigent, il vit de mendicité et est contraint de vendre ses livres. Le jour de la Saint-Barthélemy, il se réfugie chez un ami, Ramus, ce qui revenait à se jeter dans la gueule du loup car celui-ci était un protestant célèbre. Chesneau est mort défenestré.

      Et du côté des tueurs ?

      Le troisième visage que je retiens est celui de Thomas Croizier, qui est l’un des meurtriers principaux de la Saint-Barthélemy. Cet orfèvre habitait quai de la Mégisserie – qu’on appelle alors « vallée de Misère » –, et sa maison avait une trappe donnant sur la Seine : il a pu ainsi se débarrasser de nombreux cadavres, car il a tué beaucoup de protestants chez lui. Après le massacre, il continuera à régner dans les rues durant trente ans. Puis il s’est soudain exilé, à la fin de sa vie, après avoir participé à une expédition punitive, sans qu’on sache si cette ultime vie en ermite était motivée par l’envie d’échapper à la justice, ou par la seule culpabilité.

      Plus largement, en me penchant sur le devenir des tueurs, je me suis aperçu que la plupart ont vécu dans l’aisance et parfois les honneurs. Pour beaucoup, le crime paie. Comme pour Thomas Croizier qui, six mois après la Saint-Barthélemy, achètera à un prix dérisoire, avec l’aval de Catherine de Médicis, l’hôtel particulier d’une de ses victimes… La morale de l’histoire conduit à constater qu’il n’y en a pas : les pires criminels sont morts dans le confort de leur lit.

      Face à ce déchaînement de violence, n’y avait-il aucun anticorps ?

      Il y a d’abord ceux que j’ai qualifiés par anachronisme de « Justes », comme Jean de Tambonneau. Ce catholique, conseiller au Parlement, vivait sur l’île de la Cité dans une grande demeure où il cachera une quarantaine de protestants : c’est un exemple de grandeur morale, comme il y en a parfois dans les circonstances tragiques.

      Ensuite, les logiques familiales dans les familles mixtes ont permis à de nombreux protestants de trouver un refuge pour échapper au massacre. Enfin, dans plusieurs villes, comme Saint-Affrique dans l’Aveyron, des pactes d’amitié entre catholiques et protestants ont été signés : l’idée de citoyenneté prévaut sur la différence religieuse, et c’est une façon de vivre ensemble qui s’invente alors.

      Quels enseignements la Saint-Barthélemy offre-t-elle pour notre temps ?

      La première leçon est que la proximité peut engendrer de la haine lorsque la fréquentation de la différence n’est pas acceptée et assimilée. Il est donc très important de trouver des stratégies pour appréhender les différences, et savoir les valoriser plus que les livrer à la haine par le silence.

      Cet événement montre aussi qu’il subsiste, même dans les pires crises de notre histoire, une marge de manœuvre. Et cette liberté, qui distingue les bourreaux des justes, aucun événement de l’histoire ne peut la supprimer : il existe toujours la possibilité de choisir.

      Paradoxe, les éditions la Découverte qui publient actuellement tant de travaux de choix appartiennent à Bolloré.

      #Saint-Barthélemy #histoire #Paris

    • y avait aussi sur Médiapart : https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/191021/la-saint-barthelemy-matrice-des-guerres-civiles

      La Saint-Barthélemy, matrice des guerres civiles
      19 octobre 2021 Par Joseph Confavreux

      Comment peut-on renouveler un objet d’histoire autant parcouru que la Saint-Barthélemy dont, il y a déjà un siècle, l’historien Henri Hauser jugeait qu’il avait fait couler « à peine moins d’encre que de sang » ? L’historien Jérémie Foa, maître de conférences à l’université Aix-Marseille convainc, avec son ouvrage intitulé Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy (La Découverte), de la possibilité et de la nécessité de revenir sur cette nuit parisienne de la fin août 1572, inaugurant plusieurs semaines de massacres partout en France, conclues par la mort d’environ 10 000 protestants.

      Parce qu’il écrit de manière aussi précise qu’élégante, parce qu’il propose une micro-histoire faisant revivre les liens entre victimes et tueurs, parce que le chercheur s’est éreinté les yeux dans des archives inédites, parce qu’il propose, à partir de là, des hypothèses importantes, Jérémie Foa répond par le fait à la question qu’il pose lui-même en ouverture de son ouvrage : pourquoi « s’échiner à bêcher ces terroirs du déjà-lu et du si bien dit » ?

      Certes, la légende noire et longtemps dominante d’une préméditation du massacre par la Couronne, et plus précisément par la reine Catherine de Médicis, a été depuis longtemps détricotée notamment par l’historien Denis Crouzet, tandis que la chercheuse Barbara Diefendorf a, quant à elle, montré le rôle décisif de la milice parisienne dans les violences.

      Mais Jérémie Foa déplace la focale sur les « vies minuscules » prises dans les massacres pour mieux partir à la rencontre des « épingliers, des menuisiers, des brodeurs, des tanneurs d’Aubusson, des rôtisseurs de la Vallée de Misère, des poissonniers normands, des orfèvres de Lyon et des taverniers de la place Maubert ». Avec une question qui traverse tout le livre et taraude son auteur : « Comment des hommes ordinaires ont-ils pu soudain égorger leurs voisins de toujours ? »

      En effet, comme le montre l’ensemble du livre, « la Saint-Barthélemy est un massacre de proximité, perpétré en métriques pédestres par des voisins sur leurs voisins. Les tueries de l’été 1572 ont le quartier non seulement pour théâtre mais surtout pour condition – c’est parce qu’ils partageaient le quotidien de leurs cibles que les assassins ont su si vite où, comment et qui frapper ». À l’été 1572, écrit-il, « les liens de voisinage sont des chaînes ».

      Sources peu exploitées

      Une perspective qui évoque, plus proche de nous, certains des massacres commis pendant les guerres de Yougoslavie ou le génocide des Tutsis au Rwanda, à propos desquels Jérémie Foa cite la chercheuse Hélène Dumas, auteure du livre Le Génocide au village (Le Seuil, 2014), dans lequel elle pointait le fait qu’au « cœur de l’intimité sociale, affective et topographique entre les tueurs et les victimes se situe la question redoutable de la réversibilité des liens forgés dans le temps d’avant, lorsque le voisinage, la camaraderie, la pratique religieuse, jusqu’aux liens familiaux, se muent en autant de moyens favorisant la traque et la mise à mort ».

      Pour saisir ces « meurtres infimes et infâmes », Jérémie Foa a travaillé notamment à partir des registres d’écrou de la Conciergerie, alors la principale prison parisienne, « parsemés d’indices sur l’identité voire l’intimité de victimes à venir et des bourreaux en herbe ». Mais surtout à partir de sources peu exploitées, les minutes notariales, a priori « peu réputées pour conserver la mémoire des évènements ».

      Jérémie Foa réussit néanmoins à faire parler ces dernières, parfois plusieurs décennies après les massacres, parce qu’un inventaire après décès permet de saisir l’identité de celui qui s’est approprié les biens des huguenots ou parce qu’un nom permet de comprendre une carrière établie sur les cadavres des protestants.

      Jérémie Foa ouvre ainsi ses micro-histoires par un chapitre qu’il intitule « La femme du commissaire ». Dans Les mémoires de l’Estat de France, un martyrologe protestant rédigé par le pasteur Simon Goulart dans la décennie 1570, égrenant les vies de huguenots morts en raison de leur foi pendant les guerres de religion, un passage a particulièrement marqué le chercheur. Il est aussi bref que sordide, et ainsi rédigé : « Le commissaire Aubert demeurant en la rue Simon le France près la fontaine Maubué, remercia les meurtriers qui avoyent massacré sa femme. »

      Même s’il n’est pas possible d’exclure, dans de telles lignes, un artifice rhétorique donnant l’exemple d’un monstrueux écart à la norme pour mieux montrer que « le massacre est un temps d’inversion radicale », l’historien décide de persévérer et d’aller fouiller dans les archives notariales laissées derrière lui par ce commissaire Aubert. Cela lui permet de redonner un nom à cette victime restée jusque-là anonyme, allant même jusqu’à retrouver la liste des vêtements que la morte a sans doute portés.

      Une autre recherche dans les archives de la préfecture de police lui apprend ensuite que Nicolas Aubert fut enfermé, en 1570, à la Conciergerie, au motif qu’on avait trouvé en sa maison un morceau de jambon et plusieurs œufs en période de carême. Les réformés ne croyaient pas en l’effet des interdits alimentaires sur la foi. Nicolas Aubert a beau, contrairement à sa femme, être catholique, les achats faits par sa femme de foi huguenote lui vaudront d’être jeté en prison et d’y croupir de longs mois.

      « Est-ce durant ce temps qu’il en vient à haïr sa femme au point de souhaiter sa mort ? », alors que cela fait plus de trente ans que les époux sont mariés, interroge Jérémie Foa avant de conclure : « Il est probable que ce “merci” ait été inventé de toutes pièces par Simon Goulart pour rythmer son récit, dramatiser la scène et émouvoir le lecteur. Mais c’est ce merci obscène qui, en rendant l’enquête inévitable, m’a permis de redonner nom à la femme laissée sans vie un soir d’été 1572 : Marye Robert. »

      Ceux qui tuent en tirent profit

      Le livre accumule ensuite d’autres histoires saisies à « ras du sang », enchâssées dans les grands événements que l’on croit connaître mais qui se donnent à voir de façon plus fine une fois le livre refermé sur deux conclusions qui résonnent plus globalement avec la façon dont se déclenchent, se déroulent et se concluent les guerres civiles.

      La première est que non seulement ceux qui inaugurent les guerres civiles finissent par en tirer profit, au moins à court terme. Mais aussi que, même si le pouvoir n’est pas le responsable direct des exactions en amont, quand il a laissé faire, il finit par les accompagner et les légitimer en aval. Ainsi, constate Jérémie Foa, « quinze ans après le massacre, tout est oublié. Partout, les tueurs, leurs amis, leurs familles ont prospéré, gravi les échelons du cursus honorum ; ils sont entourés et honorés de la présence des puissants ».

      En effet, non seulement les tueurs de la Saint-Barthélémy n’ont pas été jugés et ont bénéficié de fait d’une amnistie complète, mais ils ont même été choyés par la monarchie. Une « chose est de savoir si quelqu’un a ordonné, au sommet, les massacres », écrit alors l’historien sans prétendre trancher définitivement la question. Mais « une autre est de constater que les massacreurs ont bénéficié leur vie entière du soutien de la Couronne, de Catherine de Médicis, d’Henri III, qu’ils ont profité des ressources symboliques, politiques, militaires et économiques de la monarchie ».

      Un massacre préparé

      La seconde conclusion dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elle nous concerne encore est que l’ouvrage étaye « obstinément une thèse a priori paradoxale : sans être préméditée, la Saint-Barthélemy a été préparée ». L’extermination de 1572 est, pour le chercheur, une « actualisation d’habitus cohérents, elle mobilise des groupes de travail soudés antérieurement, qui attestent la troublante continuité entre l’avant et l’instant du crime, entre l’arrière-plan de la vie et le front des tueries ».

      D’autres situations de violence ont montré que les basculements sanglants, en dépit des brutalisations inédites qu’ils opèrent, n’étaient soudains qu’aux yeux de celles et ceux qui ne voulaient pas les voir. Jérémie Foa rappelle ainsi que des massacres peuvent se former dans un « entre-deux » et une « zone grise entre ordinaire et extraordinaire » qui se déploie lorsque les digues se fracturent ou que la vigilance se dissout, même si cette « zone grise » se transforme alors en zone de guerre dont la violence donne un sentiment d’assister à quelque chose d’incroyable quelque temps auparavant.

      Le plus tragique, en la matière, étant la façon dont les huguenots, comme d’autres victimes collectives de l’histoire, « habitués au harcèlement par une décennie de persécutions, anesthésiés par la présence faussement rassurante de leurs voisins », comprirent « trop tard qu’en dépit de gestes fort semblables à ceux des ans passés, malgré les airs déjà vus des bruits de bottes et les vociférations familières des miliciens, il y avait quelque chose d’inouï, de radicalement inédit dans la Saint-Barthélémy ».

    • TOUS CEUX QUI TOMBENT. VISAGES DU MASSACRE DE LA SAINT-BARTHÉLÉMY, Jérémie Foa [Note de lecture]
      https://antiopees.noblogs.org/post/2021/10/24/jeremie-foa-tous-ceux-qui-tombent-visages-du-massacre-de-la-saint

      Pas de planification centrale du massacre de masse, donc. Par contre, Jérémie Foa s’élève contre l’image d’une populace hurlante, sauvage, barbare, participant en masse à la curée. Loin de là, il peut même intituler l’un de ses chapitres : « Saint-Barthélémy, connais pas ». Entendons-nous, il y parle bien des contemporains du massacre, habitant les mêmes villes, à commencer par Paris, que celles où il fut perpétré. Par déformation professionnelle, si je puis dire, les historiens ont pour habitude de chercher dans les archives les traces de l’événement, et ont tendance à ignorer l’énorme silence de la grande majorité des actes « ordinaires ». Jérémie Foa cite quelques extraits de documents datés de ce 24 août 1572, testaments, pactes de mariage, contrat de location… « Que faire de ces archives sans sang ? demande-t-il. Que faire de ce dont on ne parle pas d’habitude ? Car, bien sûr, si l’on parcourt haletant des milliers de pages de paléographie, c’est pour trouver du spectaculaire. Las. On trouve en masse des documents qui parlent de tout sauf des violences et qui composent pourtant le bruit de fond du massacre. » (p. 124) Mais alors, devrait-on parler d’une sorte de « séparation » entre l’événement – le massacre – et la vie « ordinaire » ? « Cette imperméabilité des temps et des espaces, poursuit Foa, fut-elle sincère ou artificielle ? Si certains n’ont vraiment rien vu, d’autres ont détourné les yeux et fait semblant de ne rien voir. L’important est de percevoir la persévérance d’un rythme ordinaire à travers les nombreux actes administratifs sur lesquels la curiosité savante est souvent passée bien vite. Combien d’historiens les ont laissés de côté et, c’est compréhensible, ignorés précisément parce qu’ils ne relevaient pas du “contexte” ? Pourtant, ces documents qui ne parlent pas du massacre en parlent malgré eux : ils témoignent de l’épaisseur d’un monde capable de ne pas s’émouvoir, avançant imperturbable. Ce stoïcisme du social est aussi un moyen de survivre. Fermer les yeux, regarder ailleurs. » (p. 126, soulignement de l’auteur.) On pourrait désespérer du genre humain qui « laisse faire », voire est complice par défaut des pires horreurs. Mais on peut aussi suivre Jérémie Foa dans la conclusion de ce chapitre : « […] braquer le projecteur sur la vie quotidienne pendant le massacre, c’est pointer du doigt les vrais responsables : dire que de très nombreux Parisiens ont, les jours d’hécatombe, fait tout autre chose que la chasse aux huguenots, ce n’est pas nier les tueries. Il est toujours délicat d’interpréter le sens et les conséquences de cette passivité ordinaire : détourner les yeux, est-ce approuver, consentir, participer du bout des lèvres ? Les archives des notaires ne permettent pas de répondre à ces questions. Mais elles invitent à recentrer le regard vers la poignée de miliciens […], le groupe d’hommes motivés et organisés, qui ont mis en œuvre les massacres, tandis que la majorité de leurs voisins catholiques faisaient autre chose, vaquaient à leurs occupations, vivaient leur vie. S’intéresser aux sources de l’ordinaire, c’est refuser de pointer en bloc les Parisiens, pire, le « peuple », trop souvent accusé des pires tueries, pour mieux s’arrêter sur ceux, bons bourgeois, capables, en temps voulu, d’organiser un impitoyable massacre de civils. » (p. 128)

  • n8n.io - Free and Open Workflow Automation Tool
    https://n8n.io

    Un outil d’automatisation de flux à la IFTTT : opensource, pouvant être auto-hébergé, basé sur nodeJS. Semble bien documenté et avoir une base de connecteurs conséquente :
    Parmi les connecteurs déja existants : Nextcloud, Gitlab, Discord, DeepL, tous les Google trucs, Mailjet et Mailchimp, Stripe...
    ...mais aussi, à un plus bas niveau FTP, SSH, fichiers CSV ou XML, GraphQL, RSS ou HTML...

    – le repo github : https://github.com/n8n-io/n8n
    – la documentation : https://docs.n8n.io
    – les « nodes » (connecteurs) existants : https://n8n.io/integrations
    – les tutoriels « officiels » : https://docs.n8n.io/getting-started/tutorials.html
    – un tutoriel complet en français (full Big Brother :-( ) : https://blog.eleven-labs.com/fr/outil-low-code-automatisation-workflow-n8n
    – une librairie de « Workflows » (intégrations) clés en main : https://n8n.io/workflows

    #automatisation #n8n #IFTTT #low-code #connecteur #API

  • Au nom du père - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=2zZRFJ1oXHA

    Sur la transmission du nom de famille

    #inertie #patronyme

    L’article du philosophe William MacAskill évoqué dans la vidéo : https://www.theatlantic.com/sexes/archive/2013/03/men-should-consider-changing-their-last-names-when-they-get-married/273718

    Un article de la sociologue Virginie Descoutures sur le nom des femmes et sa transmission : https://www.cairn.info/journal-mouvements-2015-2-page-43.htm

    Les statistiques de noms donnés aux enfants en France pour 2014 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1379722

    Et la même chose pour 2017 : https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/double-noms

    Par curiosité, j’ai cherché des données sur la transmission du nom du père au Royaume-Uni et je n’ai pas réussi à en trouver. Si vous en trouvez (ou si vous trouvez pour d’autres pays ou pour d’autres années en France, ce sera toujours intéressant), envoyez-moi le lien et j’ajouterai ça ici.

    Sommaire

    0:00 - Intro. Un point aveugle moral
    2:59 - Une norme hégémonique
    4:27 - Que dit la loi ? Égalité formelle et non réelle
    6:58 - Le poids du statu quo
    9:05 - Quelle norme alternative ?
    11:05 - Le cas du Royaume-Uni et de Will MacAskill
    12:53 - La norme actuelle satisfait-elle le principe de tort ?
    14:49 - Conclusion. Quel avenir ?

    Ah et n’oublions pas la vidéo drôlatique sur les noms dans les RPG : https://youtu.be/gzBZFArR4mc

  • In article assez incroyable sur un secteur économique dont je ne soupçonnais pas l’existence, celui des #sneakerbots, ces programmes informatiques qui vont automatiquement essayer d’acheter des baskets. En effet, certaines sociétés fabriquent des baskets en édition limitée. Le principe est de lancer le sneakerbot sur le site Web de vente en ligne, de rafler toutes les baskets puis de les revendre plus cher. Malgré les efforts des vendeurs pour ralentir ces programmes, les acheteurs humains ne peuvent pas lutter. Cela rapporte tellement qu’il existe un marché du sneakerbot, avec différents modèles, gérés par différents groupes. « seulement 100 personnes par mois obtiennent un accès à CyberAIO, un bot populaire tout en un – il est apprécié pour sa capacité à gérer différents types de détaillants en ligne, contrairement à des logiciels spécialisés uniquement pour Nike ou encore pour les sites supportés par Shopify, comme Kith, Bape et Alife. »

    https://www.ssense.com/fr-fr/editorial/mode/sneakerbots-the-ultimate-betrayal

    • à part l’imprécision sur la moindre transmission du virus par la faible part des vaccinés (10% ?) susceptibles d’être contaminés, cet article me parait un bon résumé des réponses à donner aux inquiets, points par point

      Dupagne se présente en détails et indique

      Les inconditionnels de la vaccination ne m’aiment pas : je me suis prononcé contre l’obligation vaccinale. J’ai critiqué certains vaccins d’intérêt douteux comme le BCG ou celui contre la varicelle. J’ai longtemps été dubitatif sur l’intérêt des vaccins contre les virus du cancer du col de l’utérus. Je milite pour que l’on réserve la vaccination contre la grippe aux personnes très âgées ou très fragiles. Bref, je suis tout sauf un idolâtre des vaccins. Pour autant, je n’ai jamais remis en cause le principe de la vaccination, progrès thérapeutique absolument majeur : je ne suis pas un médecin « antivaccin ».

      sur un des points, justifié !, qui fonde bien des réticences : le refus de s’inclure plus encore dans le cheptel de clients de #bigpharma

      La vaccination ne sert qu’à enrichir les labos !

      C’est vrai et faux à la fois. C’est vrai que les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas des sociétés philanthropiques et qu’elles cherchent avant tout (quoi qu’elles en disent) a rémunérer leurs actionnaires. Les laboratoires ayant produit des vaccins efficaces vont gagner beaucoup d’argent avec la vente de ces vaccins. Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que pour les gros laboratoires, le chiffre d’affaire de ces vaccins représente peu de choses par rapport à celui des autres médicaments : ceux qui traitent les maladies chroniques.

      Le « bon médicament », pour un laboratoire, c’est celui que des millions de malades prennent tous les jours, pendant des années, pour une maladie qui ne guérit pas et qui ne tue pas trop vite ! Ce sont les médicaments du diabète, de l’hypertension, de l’excès de cholestérol, de l’arthrose etc.

      je dirais #toctoc, puisqu’il faut bien passer outre la crainte d’être assimilé au régime

    • Au pays des Lumières éteintes, en se vaccinant on peut gagner un whopper

      Les 18/25 ans qui recevront une 1ère injection entre le 1er et le 15 août dans l’#Hérault pourront bénéficier de promos dans des commerces partenaires. Ils pourront par exemple avoir un hamburger Whopper offert [pr tout achat d’un menu] chez Burger King. (préfecture)

      https://twitter.com/Brevesdepresse/status/1420791788416258049

      #honte #obésité_sur_commande

    • Bon, c’est tout de même très réducteur de ne prendre que le Burger King. Je ne trouve pas d’article précis sur les offres, mais l’affiche du truc indique d’autres « offres » (assez classiques je suppose dans les « partenariats » qui ciblent cette tranche d’âge) :

      Là où c’est marrant, c’est qu’il faut faire sa première injection entre le 1er et le 15 août : si tu t’es fait vacciner avant (ce qui est tout de même encore mieux), tu n’as droit à rien.

    • Le Whopper ça vaut 3,89 euros, les premiers prix de menus mac sont à 10 balles, la réduc pour aller dans ces machins est pas top.

      _Edit oups, gourance, les menus Burger king seraient moins chers https://modesdevie.com/prix-menu-burger-king/_

      Et puis nous les pauvres, on préfère le fric dont on fait ce qu’on veut, et pas les machins en nature, surtout quand il faut d’abord dépenser pour les avoir ! (vas-y, sort les tes 10 balles ! un kebab en vaut 5 ou 6)

      Je trouve pas à quoi correspondait les 3Frs de 1871 de La Commune (voir plus haut), mais je suis certain que c’est plus, et plus égal.

      Biden est moins borné (une épidémie de non-vaccinés c’est coûteux), il demande aux instituions locales de payer qui se vaccine.

      Quant à payer que ceux qui le font maintenant, c’est évident, sinon, ce serait trop cher, et ce qui compte c’est la croissance du taux de vaccination, pas le stock (ceux là on financera, ou pas la troisième dose).

      Pourquoi 15 août ? faut préparer la rentrée au plus vite, que ceux qui seront pas évincés soient nombreux.

      La seule chose valable quoi qu’on en ait c’est l’intégration à une culture jeune (qu’on continue à amocher ah ah ah).

      Drôle d’ « aller-vers ».

      #marketing #chaines

    • Alain Fischer, le « Monsieur Vaccin » qui conseille le gouvernement, a insisté sur la nécessité de « rassurer et convaincre » les « hésitants » à la vaccination. Le dispositif « aller vers » qui prévoit de multiples initiatives : vaccibus, campagnes au pied des tours, vaccination dans les centres commerciaux, en pharmacie, appels téléphoniques ciblés est renforcé…

      Dessin de Sié pour #Urtikan.net

    • Oui, on peut monter en épingle les aspects les plus anecdotiques de l’effort public, mais il y aussi des choses comme ceci :

      Le « Vaccibus » : à Montpellier, 2 opérations de vaccination de proximité à La Mosson et à la cité Gely
      https://assurance-maladie.ameli.fr/presse/2021-07-12-cp-vaccibus-operation-vaccination-covid-herault

      Depuis mars 2021, l’Assurance Maladie de l’Hérault mène une vaste opération « aller vers » en direction des publics fragiles pour faciliter la vaccination de proximité et à domicile en proposant un accompagnement attentionné. Dans l’Hérault, plus de 11 909 personnes ont été contactées et plus de 1 802 rendez-vous pour la vaccination ont pu être fixés.

      Les habitants des quartiers de La Mosson et de la cité Gély seront contactés par SMS afin de les inviter à se rendre au centre de vaccination éphémère pour se faire vacciner (10 000 sms seront envoyés).

      J’ai aussi vu un camion de vaccination des pompiers avec des opérations à différents endroits de la ville. Je suppose que c’est un autre « Vaccibus » que celui mentionné ici relevant de l’Assurance maladie.

    • oui, il aura fallu un an pour aller vers, sinon on a eu des petits trucs à la covisan en idf, toujours expérimentaux, marginaux, le non emploi de la médecine de ville et des autres soignants hors hôpital (ou des labos vétos pour les pcr), la liste est trop longue.

      ce que je vois du « aller vers » est faible, fragmenté (assos, villes, réseaux locaux de santé), mais heureusement que la CPAM s’en occupe parfois ; ce que je vois des campagnes publiques d’information est lamentable. pour moi, cela n’a rien d’anecdotique que de préconiser des comportements risqués (boites de nuit, bars, démasquage à l’intérieur), de nier l’existence d’effets effets secondaires bénins et transitoires du vaccin, ou de ne pas dire clairement que ces vaccins ne sont pas le sésame de la sortie individuelle du covid, de ne pas dire qu’il faut une forte et rapide vaccination la plus large possible pour ne pas encourager une émergence de variants qu’on a déjà favorisé en dépistant traçant et isolant de manière inappropriée ce qui a conduit à faire massivement circuler le virus sur la durée, de laisser de côté plein de vulnérables. ça n’a rien d’anecdotique d’avoir confié à mc kinsey c’est à dire à des pros de la destruction de la santé publique une part de la campagne de vaccination, et à doctolib un taff qui pouvait être assuré par la CPAM (à la manière espagnole par exemple, et avec de l’irl dedans). non, il ne font pas ce qu’il peuvent.

    • je peux pas lire l’article sous payawall et persiste à penser que l’incitation majeure c’est la conviction et que celle-ci passe par l’intérêt (?) bien compris (?). l’exemple de La commune, c’est les 3FRS, mais aussi le moteur d’une adhésion à une institution révolutionnaire qui défend un intérêt commun, et est prête à investir pour ce faire. le pari que de telles institutions soient possibles (ça ça fait radicalement défaut à toute campagne du gvt actuel)

  • Liste de 52 biais cognitifs
    https://uxinlux.github.io/cognitive-biases

    Les biais cognitifs sont des mécanismes de pensée qui poussent le cerveau humain à tirer des conclusions incorrectes.

    Voici une liste de 52 biais classés en 5 catégories. Elles permettent aux équipes de conception de prendre conscience de leurs biais et des différents biais qu’elles peuvent induire, qu’elles le veuillent ou non, aux utilisatrices et utilisateurs

    #biais_cognitifs

    • Ahhh merci @rastapopoulos ! Depuis que j’ai lu le lien posté je me dis que bon, s’il faut toujours être vigilant sur les mécanismes conduisant à une conclusion à partir d’hypothèses (pas chercheur pour rien), je trouve cette actuelle tendance à la « chasse au biais » un brin compulsive. Et pour le coup le tout début de l’article que tu cites m’a bien fait marrer, et détendu aussi, car lien posté par @marcimat m’a un peu tendu pour être tout à fait franc. Rien que cette idée de traquer des erreurs de raisonnement par un catalogue, ça m’a mis mal à l’aise.

      Et donc quand j’ai lu ça :

      Le mot « biais cognitif », mais aussi la manière dont le concept de biais cognitif est marketé actuellement conduit certains à penser que les automatismes de la pensée n’ont que des effets négatifs : un biais est une erreur systématique, une erreur qui va toujours dans le même sens, et vu la connotation négative du mot biais, pas dans le « bon » sens. Le concept sous-entend que les gens « pensent mal », par défaut

      Je me suis dit que bien sûr, évidemment, je n’ai qu’à penser au foutoir sans nom défiant toute logique qui constitue mon bureau, et le fait que l’agencement particulier des informations qui s’y trouve va probablement influencer ma façon de penser ("Ze return of Ze vilain biais"), et pourtant un certain nombre d’idées, par la suite retravaillées, décortiquées, prouvées, confrontées à des corpus de propriétés, on émergé de ce bordel, qui n’a rien d’un ether parfait dans lequel se mouvrait la pensée pure (si tant est que ça existe).

      Donc autant en ce moment je pense qu’il y a un certain nombre de combats éducatifs en faveur de la pensée critique à mener, autant cette guerre contre les biais me parait... hum... un peu biaisée...

      Genre il y a peu j’ai eu une conversation assez animée avec quelqu’un sur mon marché, sur le mode : « ah oui mais toi tu crois en la science ».

      Euuhhh, alors, non, restons calmes et buvons frais : la science n’est pas une question de croyance. Eh ben rien que pour faire comprendre ça je vous garantis que faut s’accrocher !

  • En fait, quand tu lis ce thread et que tu caressais un vague espoir de retour à « la vie d’avant », bah même pas dans tes rêves : Sans geste-barrière, sans vaccin, sans protocole sanitaire et sans une hyper- surveillance algorithmée et digitalisée, il sera dangereux de respirer en présence d’autrui ...

    https://threadreaderapp.com/thread/1412875265324224520.html

    La vaccination massive de la population est INCONTOURNABLE pour espérer éviter ce nouveau mur (et ses conséquences sanitaires, sociologiques, psychologiques, économiques...).
    Elle ne sera pas suffisante (circulation virale, variants...), mais indispensable...
    Il ne faut cependant pas inciter en faisant miroiter des objectifs inatteignables.

    Non, la vaccination n’est pas le passeport pour la vie d’avant 2019.
    Elle est surtout le passeport pour ne pas retourner dans l’enfer de 2020 !

    La « vie d’avant » (sans mesures barrières, sans protocoles sanitaires, sans pass sanitaire...), c’était avant.
    Faire miroiter un retour à la normale alors que le virus accélère son évolution, circule activement partout, échappe progressivement à l’immunité, est absurde...

    Dans les années 80/90, la sexualité a été bouleversée par le SIDA. Il y a eu un avant et un après (risque, préservatifs, tests...).
    Pour la COVID c’est pareil... Malheureusement son mode de transmission fait peser le risque sur la simple ventilation...

  • Le #patriarcat, une religion d’inversion – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/05/16/le-patriarcat-une-religion-dinversion

    Voici quelques exemples d’inversion patriarcale (liste non exhaustive) :

    – les femmes conduisent mal–alors que 84% des accidents de la route mortels sont causés par les hommes (3). Les excès de vitesse, la conduite en état d’ivresse sont aussi très majoritairement le fait des hommes.

    – les femmes parlent trop–alors que dans un groupe mixte, les hommes parlent plus que les femmes, les interrompent, mansplainent, utilisent toutes sortes de stratégies pour monopoliser la parole, comme le met en évidence l’étude de l’université de Princeton « The Silent Sex »(4).

    – les femmes sont moins intelligentes que les hommes–alors que le pourcentage de femmes diplômées de l’enseignement supérieur est supérieur à celui des hommes dans tous les pays occidentaux (aux Etats-Unis, plus de 25%) (5). A noter que, quand les femmes n’avaient pas accès à l’éducation, les hommes affirmaient que, si elles étaient ignorantes, c’était parce qu’elles étaient moins intelligentes. Par contre, quand elles les dépassent dans pratiquement toutes les disciplines, ce n’est pas parce qu’elles sont plus intelligentes qu’eux– expliquent-ils—c’est simplement parce qu’elles sont plus travailleuses et plus disciplinées…

    – les femmes sont incapables de contrôler leurs émotions, elles sont hystériques–alors que les hommes sont sujets à des accès de colère, de jalousie etc. qui peuvent aller jusqu’à la violence et au meurtre. Et reconnaissent eux-mêmes qu’ils ne les contrôlent pas—ce manque de contrôle étant censé excuser ces violences. En fait, il s’agit d’un double standard : le fait d’être dominé par ses émotions est réprouvé chez les femmes, la colère en particulier leur est interdite ; par contre, quand les hommes se laissent aller à cette émotion virile, c’est vu comme une affirmation de soi valorisante et signale leur appartenance à la catégorie dominante. Eux ont le droit de déverser leur courroux sur les dominé.es, de rager, de crier et de se plaindre (et dans ce cas, les femmes doivent prêter une oreille compatissante) mais l’inverse n’est pas vrai : toute tentative de la part des femmes d’extérioriser leurs émotions en direction des hommes sera perçue comme importune ou hystérique. De même que le « elles parlent trop » vise à les réduire au silence, le « elles sont hystériques » leur pose une interdiction d’exprimer leur colère, de protester ou de se plaindre.

  • Libera Chat | A next-generation #IRC network for FOSS projects collaboration!
    https://libera.chat

    We’re excited to announce the launch of Libera.Chat, and welcome you to a next-generation IRC network for free and open source software projects and similarly-spirited collaborative endeavours.

    Most of our staff have joined us from #freenode, and we intend to continue its legacy. It was a privilege to provide the FOSS world with a collaborative platform.

    When freenode announced that it was joining with Private Internet Access in 2017, the domain name, as well as unspecified other “assets”, were sold to one Andrew Lee via a holding company. Staff were uncertain but assured that PIA was to have no operational influence.

    In early 2021, that changed. New advertising was pushed onto the freenode website without warning. The head of staff at the time ultimately resigned rather than explain. In the time since, there have been changes to network operations for which we have received no explanation.

    This was the writing on the wall. As a precautionary measure, we began laying the groundwork for what would become Libera.Chat. Our legal home is a non-profit association in Sweden, with all our staff holding equal stakes, and we will never accept corporate control.

    Control of freenode infrastructure will soon be transferred to Freenode Limited and its agents. This means your data will soon be available to their personnel. We don’t know these people; neither do most of you. We can’t claim that this is a good or even acceptable outcome, and are loath to entrust your data to a third party, but it appears that we have run out of options.

    Together we have built and participated in great communities with IRC, and hope to continue that journey with you on Libera.Chat. We have courageous ambitions for the future of IRC and the communities that we cherish. Please join us on this adventure.

  • TF1-M6 : une injustifiable concentration
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/180521/tf1-m6-une-injustifiable-concentration

    Mais il n’y a pas que les risques de concurrence qui interrogent certains observateurs du dossier. Il y a aussi le moment : à la veille de la campagne présidentielle. L’intérêt de ce moment n’a manifestement pas échappé à l’Élysée. Une fois de plus, le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler a été à la manœuvre pour soutenir et faciliter ce projet de rapprochement, selon nos informations.

    L’alliance, même provisoire, des réseaux de TF1, M6 et RTL constitue une redoutable plateforme audiovisuelle a priori favorable à Emmanuel Macron. « Cela permet en plus d’empêcher que quelqu’un d’autre mette la main sur M6 et RTL pendant la campagne », constate un proche du pouvoir.

    Opportunément, Bouygues et Bertelsmann ont convenu, contrairement aux pratiques en usage, qu’ils n’auraient à payer aucun dédit ni aucune pénalité en cas de rupture ou d’échec dans les négociations. Les deux groupes peuvent donc s’engager librement le temps d’une campagne.

    Que Bouygues vienne prêter main-forte à Emmanuel Macron, comment s’en étonner ? Dès 2012, alors qu’il n’était que secrétaire général adjoint de l’Élysée, celui-ci a beaucoup fait pour le groupe de BTP et d’audiovisuel, afin notamment de l’aider à sortir d’Alstom sans pertes financières mais en laissant un groupe industriel sur le carreau. Mais cela s’inscrit aussi dans la longue histoire de TF1 et de la complicité des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, qui a commencé avec la privatisation de la chaîne en 1987.

    • « La base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola à vendre son produit. Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible », explique sans fard Patrick Le Lay, premier président de TF1 en 2004.

      L’exception culturelle est loin. Le pouvoir, qu’il soit de gauche ou de droite - ou le CSA, à ses ordres –, ne rappellera jamais le groupe Bouygues à ses engagements, ni n’osera le menacer de lui retirer sa fréquence. Bouygues est devenu le véritable propriétaire de la fréquence de TF1, alors que c’est un bien public inaliénable.

      Ce laxisme du pouvoir ne peut qu’encourager toutes les dérives des concurrents de TF1. À commencer par Vincent Bolloré. Grand rival de Martin Bouygues depuis le milieu des années 1990, celui-ci est en train de construire bloc par bloc un groupe audiovisuel où l’ultradroite est invitée en permanence.

      Son ambition est de construire une Fox News à la française, relayant les propos les plus rances, tuant tout débat démocratique, balayant toute nuance. Comme le créneau semble porteur, LCI suit la même pente. Un de ses journalistes, Philippe Ballard, a même rejoint le Rassemblement national et se présente sous cette étiquette pour les élections régionales en Île-de-France.

      Avec le projet de rapprochement entre TF1 et M6, la rivalité entre les deux groupes risque de s’exacerber. Parti à l’assaut du groupe Lagardère depuis un an, rien ne va plus retenir Vincent Bolloré dans sa conquête. À partir du 1er juillet, la commandite qui protégeait Arnaud Lagardère devrait être supprimée. Plus aucun obstacle ne s’opposera au pouvoir de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Lagardère.

      Sans avoir dit le moindre mot officiellement, sans avoir lancé la moindre opération boursière, il est déjà en train de devenir le maître des lieux. Comme l’a raconté Les Jours, la direction de la rédaction d’Europe 1 a appelé les salariés de la radio à se ranger ou à partir. « Vous êtes déjà salariés de Vincent Bolloré dans les faits », les a-t-elle prévenus, il y a une semaine.

      La campagne présidentielle n’est pas encore engagée. Mais tout se met en place dans l’audiovisuel privé, pour que le match Macron-Le Pen, décidé par l’Élysée, se déroule à chaque instant sur les écrans, nous amenant aux débats les plus glauques, aux manipulations les plus grossières, jusqu’aux thématiques ouvertement racistes ou islamophobes, l’audiovisuel public, volontairement paupérisé, n’offrant que quelques rares poches de résistance.

      Dans tous les cas de figure, il ne faut pas en douter : derrière toutes les gesticulations, c’est l’avenir de l’audiovisuel public et privé qui se joue. C’est aussi la prochaine élection présidentielle qui en est l’un des enjeux. Pour parler clair, c’est notre démocratie qui est en balance…

  • Je découvre via SABATON (groupe de power metal suédois dont les paroles sont principalement inspirées des guerres qui ont marqué l’histoire.) l’histoire des « #Sorcières de la nuit » un régiment soviétique de bombardiers de nuit lors de la seconde guère mondiale, exclusivement féminin.

    SABATON – Night witches https://www.youtube.com/watch?v=5YPo8zDkvy4

    En voulant en savoir plus, je me suis rendu compte que ça avait été déjà signalé par @antonin1 ici https://seenthis.net/messages/802852 et ici https://seenthis.net/messages/665710#message665904 par @simplicissimus sur la publication « #Pionnières du ciel » par @touti

    Un documentaire est en préparation https://www.imdb.com/title/tt3728882

  • Against the horror, Palestinians are still rising
    Amjad Iraqi – May 13, 2021
    https://www.972mag.com/palestinian-protests-unity-jerusalem

    Even in the face of lynch mobs and state violence, many Palestinians cannot afford to have Israel’s settler-colonial rule go back to ’normal.’

    The chaos unfolding on the ground in Palestine-Israel is real, brutal, and terrifying. Fighter jets, rockets, cops, and lynch mobs have swallowed the skies and streets these past four days. The Israeli army and Hamas militants are continuing to exchange wanton fire, killing scores and wounding countless more, overwhelmingly in the besieged Gaza Strip. Across Israel, throngs of armed groups, many of them Jewish thugs accompanied by police, are roaming towns and neighborhoods destroying cars, invading homes and shops, and seeking bloodshed in what many are rightly describing as pogroms.

    This descent into unrestrained state and mob violence is tragically drowning out one of the most incredible moments in recent Palestinian history. For weeks, Palestinian communities, with Jerusalem at their epicenter, have been organizing mass demonstrations that have spread like wildfire on both sides of the Green Line. Sparked by events at Damascus Gate and its adjacent neighborhood of Sheikh Jarrah, protests have sprung from the Jabaliya refugee camp in Gaza to the city of Nazareth in Israel to the West Bank hub of Ramallah. And so far, they show little sign of abating.

    Even as current events take a horrific turn, these mobilizations over the past few weeks cannot be overlooked. While Palestinians of all stripes are deeply aware of their shared identity, many have long feared that Israel’s violent fragmentation of their people — abetted by national leaders who enforced those divisions — had crippled their unity beyond repair. The fact that Palestinians have taken to the streets in such unison is a defiant reminder that, despite the immeasurable toll on its victims, Israel’s colonial policy has still not succeeded. This perseverance is more than just a source of solace for Palestinians; it has galvanized them to seize this moment to forge radical, decisive change.

  • For Years, Israel’s Leaders Have Cultivated Ethnic Hatred. This Is on Them | Opinion
    https://www.newsweek.com/years-israels-leaders-have-cultivated-ethnic-hatred-this-them-opinion-1591

    No one was truly surprised when Hamas and Israel resumed vicious fighting again this week, trading rockets and air strikes, generally terrorizing Israeli and Palestinian civilians alike.

    But something more insidious is happening: Perhaps inevitably, though still shockingly, the Israeli-Palestinian conflict has bled into Israel’s cities and citizens. [...]

    Both Jews and Arabs have been attacked and have done the attacking. In a snapshot of the last 48 hours, it would be hard to assign blame.

    But in Israel, one party is in control: Jewish Israelis have the most influential pulpits in the country—the national government, prime time news—and they—we—control myriad social institutions from the army to the education system, defining the worldview of Israelis from the start.

    After recently watching the Oscar-nominated film Quo Vadis, Aida, about the genocide perpetrated by Bosnian Serb forces against Bosnian Muslims in Srebrenica in 1995, the greatest question of that horrible war came roaring back to my mind: How did people who lived side by side, who shared schools and communities, wake up one day and kill each other?

    The answer is that they didn’t wake up one day. Teaching and cultivating ethnic rage takes time. And for years in Israel, the leadership entrusted with serving its citizens has been pumping hatred into the air.

    It’s not one person. In 2009, Avigdor Lieberman ran a political campaign with the slogan “No loyalty, no citizenship!” explicitly referring to Arab citizens. From that year, against a backdrop of structural discrimination against Arab-Palestinian citizens from the start of statehood, Lieberman’s party, under Netanyahu’s Likud government, passed a salvo of laws or debated bills targeting Arab Palestinian Israelis.

    Since then, the prominence of racist Israeli Jewish politicians, and the brazenness of their political programs, has only increased.

  • B’Tselem a publié une annonce en première page du @Haaretz aujourd’hui :
    https://twitter.com/btselem/status/1393097861823336449

    1/7 B’Tselem published an advert on the front page of @Haaretz
    today:

    The current violence throughout Israel/Palestine is an outcome of the apartheid regime that controls the entire area.

    2/7 Under this regime, about half of the people who live between the Jordan River and the Mediterranean Sea – Jews – are able to lead full lives and enjoy protection of their human rights, while the other half – Palestinians – cannot.

    3/7 The appalling street violence we are seeing is heartbreaking, terrifying and must be forcefully condemned. Any violence against civilians is absolutely reprehensible. Yet the violence runs deeper than what can be captured on camera.

    4/7 The range of measures the Israeli regime employs to ensure Jewish supremacy is inherently violent. Airstrikes and stun grenades are visible, while the laws, military orders, bureaucrats, policy makers and judges who uphold the system remain mostly invisible.

    5/7 “Restoring order” means that Jews will go back to their peaceful lives, while Palestinians continue to live under a boot: subjected to constant, relentless violence that is invisible.

    A reality based on organized violence is not only immoral – it is a danger to us all.

    6/7 That is why the Universal Declaration of Human Rights proclaimed, in 1948: “It is essential, if man is not to be compelled to have recourse, as a last resort, to rebellion against tyranny and oppression, that human rights should be protected...”

    7/7 We all deserve to live under a regime that ensures justice and quality for both peoples. A regime that entitles everyone who lives here to the rights to life, to security, and to the freedom to create, learn, dream and love.
    We all desire life. For every single one of us.

  • Attempted lynching and smashed stores as Jewish-Arab clashes spread across Israel - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-clashes-resume-in-central-israeli-city-of-lod-ahead-of-police-impo

    Meanwhile, a mob of right-wing Jews pulled an Arab driver out of his car in the city of Bat Yam and beat him. He was evacuated for medical treatment. Dozens of right-wing activists marched in the city, just south of Tel Aviv, and attacked a number of Arab-owned businesses. The rioters smashed glass windows, threw objects and shouted racist slogans. Police said in a statement that they had stopped an illegal march in Bat Yam by people who sought to go to Jaffa and clash with Arab residents. According to the police, the marchers refused to abide by police instructions and were dispersed with crowd control methods. In another part of the city, a police car was torched.

    Et c’est Haaretz qui écrit cela ! Des infos un peu reprises sur Al-Jazeera (en arabe) et très présent sur les sites palestiniens (arab48.com par exemple) des lynchages de la part d’Israéliens juifs à l’encontre des leurs concitoyens arabes (pardon de ces précisions) dans les grandes villes avec une présence arabe et, pire encore, à l’encontre de travailleurs palestiniens isolés travaillant en zone « purement juive »...

    Une vidéo ici entre autres nombreux exemples : https://twitter.com/PressTV/status/1392572363439542273

    De nombreux autres exemples sur le fil Twitter de Arab48.com notamment https://twitter.com/arab48website
    Dans leurs commentaires ils soulignent la complicité de la police et de l’armée avec les émeutiers...
    #palestine

  • «Next Gen CSS: @container» de Una Kravets, CSS Tricks, 11.05.2021
    https://css-tricks.com/next-gen-css-container

    « […] You can think of these like a media query (@media), but instead of relying on the viewport to adjust styles, the parent container of the element you’re targeting can adjust those styles.

    Container queries will be the single biggest change in web styling since CSS3, altering our perspective of what “responsive design” means.

    No longer will the viewport and user agent be the only targets we have to create responsive layout and UI styles. With container queries, elements will be able to target their own parents and apply their own styles accordingly. This means that the same element that lives in the sidebar, body, or hero could look completely different based on its available size and dynamics. […] »

    #webdev #layout