• Visionscarto va poursuivre la publication de nouvelles contributions dans les jours qui viennent, mais avant, nous voulions rappeler que le site regorge d’archives consultables 7/7, 24/24 pendant toute l’année sans aucune restriction.

    L’occasion de porter à votre attention la publication des articles et références suivantes sur le droit de femmes, la place des femmes dans la société et la politique et le féminisme (en ayant conscience que certaines auraient besoin d’une mise-à-jour, mais le travail, les obligations, les enfants, les retards, le temps, etc...) :

    1. Une série d’articles abordant la situation des femmes dans des contextes variés :

    Cartographie sensible, émotions et imaginaire
    https://visionscarto.net/cartographie-sensible
    Élise Olmédo

    Agricultrices dans la solitude des champs d’oignons
    https://visionscarto.net/agricultrices-dans-la-solitude
    Agnès Stienne

    Pour une pratique féministe de la visualisation de données
    https://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    Catherine D’Ignazio

    Viols en temps de guerre, le silence et l’impunité
    https://visionscarto.net/viols-en-temps-de-guerre
    Agnès Stienne

    2. Une série de carte par Philippe Rivière et Philippe Rekacewicz résultants de traitements statistiques complexes lors de divers projets d’étude :

    Discrimination des femmes : Libertés civiles
    https://visionscarto.net/discrimination-des-femmes-libertes-civiles

    Discrimination des femmes : Accès aux ressources et aux richesses
    https://visionscarto.net/discrimination-des-femmes-acces-ressources

    Les femmes au pouvoir - Situation en octobre 2015
    https://visionscarto.net/les-femmes-au-pouvoir-2015

    Proportion des femmes dans la recherche, 2007-2009
    https://visionscarto.net/proportion-des-femmes-parmi-dans-la-recherche

    Index d’inégalité de genre (IGG), 2015
    https://visionscarto.net/index-d-inegalite-de-genre-igg

    Les femmes dans les parlements - Situation en octobre 2015
    https://visionscarto.net/les-femmes-dans-les-parlements-2015

    Analphabétisme chez les femmes adultes, 2012-2016
    https://visionscarto.net/analphabetisme-chez-les-femmes

    État du droit à l’avortement dans le monde - Situation en juin 2018
    https://visionscarto.net/lois-et-avortement

  • Unpopular opinion : la tribune de Despentes n’est pas féministe, et elle a oublié Aïssa Maïga.
    https://came2016.wordpress.com/2020/03/02/unpopular-opinon-la-tribune-de-despentes-nest-pas-feministe-et-e

    Lorsqu’elle parle de sa colère lors de la nomination de Polanski aux César, et lorsqu’elle décrit la réaction d’Adèle Haenel, avant qu’elle ne rejoigne les manifestantes devant la salle, les mots de V. Despentes décrivent la rage que nous avons toutes ressentie, notre dégout commun de ce « crachat au visage », et la puissance que nous avons puisé grâce à A. Haenel. Le reste du texte, pour nous : elle aurait pu s’en passer. Source : Collectif Auto Media énervé

    • Dans les commentaires :

      Les femmes agressées dont j’ai entendu les témoignages n’ont pas été agressées par des stars : elles ont été agressées par des hommes de ménage, des profs, des maçons, des psys, des entraîneurs de sport, des syndicalistes, des comédiens, des docteurs, des cuisiniers, etc. Aucun d’eux n’est en taule. Aucun d’eux n’est inculpé. Aucun d’eux n’est mis face à ses actes : hommes de ménage ou réalisateurs bénéficient tous deux du patriarcat.

      […]

      Quand elle dit « il ne fait pas sens dans cette salle de faire de différence entre les corps des femmes et les corps des hommes » : ok, je veux bien qu’il y ait des hommes ET des femmes complices, mais qu’on ne me fasse pas croire que l’impunité des agresseurs signifie la même chose pour les hommes et pour les femmes, que ce soit dans leurs esprits ou leurs corps. Un violeur laissé en liberté, pour une femme c’est le corps qui se tend, la peur dans le bide, les mâchoires qui se serrent. Il y a très peu d’hommes qui connaissent ce sentiment – alors que même les femmes complices le ressentent – et je suis choquée par le fait de prétendre que nous sommes tous et toutes sur un même plan face à la violence et à l’impunité masculine.

      Profiter de commenter une action féministe pour caler que « en fait dans cette situation, ça ne compte pas d’être un homme ou une femme » c’est quand même très fort en chocolat.
      Despentes exprime très bien la colère et le ras le bol des puissants, donc forcément ça fait écho en beaucoup d’entre nous, et je la rejoins sur cette expression. C’est sur le fond de l’analyse politique que je ne suis pas d’accord avec elle, car son message a des aspects qui sont littéralement anti-féministes.

    • pareil dans les très intéressant commentaires :

      Elle dit que si Polanski était homme de ménage il aurait été condamné, et que c’est sa richesse qui le protège. C’est faux. C’est juste faux. Les violeurs prolétaires ne vont pas en prison non plus. La richesse n’est qu’une aide supplémentaire dans l’impunité : la première défense, c’est d’être un homme. Prétendre que ce qui se passe avec Polanski est une histoire uniquement de classe sociale et pas de sexe est tout bonnement faux.

    • @tintin oui, mais non. Les hommes puissants entretiennent eux-mêmes le mythe du prolo racisé alcoolo drogué qui agressent les inconnues dans les ruelles désertes. Et donc, oui, les gus qui collent + ou - bien au fantasme servent d’exutoire pour tous les autres.

      Donc oui, les hommes dominés restent très peu punis pour les violences contre les femmes — cela fait même partie du contrat social : « on vous domine, on vous maltraite, mais le soir venu, on vous laisse un sexe-classe à dominer et maltraiter à la maison en compensation de votre soumission » —, mais ils risquent globalement plus que les dominants, surtout quand ils n’ont pas bien compris les limites : « ne touche pas à notre cheptel, manant ! »

    • bin je suis assez d’accord avec cet argument du post :

      il y a bien une surreprésentation des classes défavorisées dans les condamnations juridiques pour violences sexuelles, qui n’est pas représentative de la réalité des délits mais correspond aux chiffres globaux de la justice

      qui me semble un peu rejoindre ce que tu dis, non ?

  • Le Parlement écossais vote la gratuité des protections périodiques
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN20J2LL/le-parlement-ecossais-vote-la-gratuite-des-protections-periodiques.html

    « Il s’agit de produits de base, et pas une seule femme en Ecosse ne devrait avoir à vivre sans protections périodiques », a-t-elle également souligné.

  • Senior Google engineer reveals privacy bombshell in Android’s preinstalled apps | PI
    https://privacyinternational.org/news-analysis/3330/senior-google-engineer-reveals-privacy-bombshell-androids-prei

    Maddie Stone, formally a Senior reverse engineer and tech lead on the Android security team, shockingly revealed a number of examples of how pre-installed apps on Android devices can undermine users privacy and security in her BlackHat USA talk in August 2019. The video of the talk only recently became available to the public in late December 2019. The apps in question come preloaded on a device when it is purchased and often can’t be removed. Stone reveals a litany of abuses carried out by (...)

    #Google #Android #malware #smartphone #data #écoutes #PrivacyInternational

    • Almost every manufacturer, includ ing Google, disabled Google Play Protect without warning the user in order to bypass an issue in provisioning devices, a feature in newer versions of Android that is supposed to stop apps behaving maliciously and ultimately protect user privacy and security. Other manufacturers left code on their devices that would allow anyone to execute code remotely - allowing any malicious actor aware of this able to read the contents of your phone without ever needing to physically access to it and without the user knowing. Some manufacturers even modified the Android OS and API’s to allow them to get access to every URL that was accessed on the devices, for unclear purposes, a clear breach of users trust and privacy.

      Stone even explains how, astonishingly, pre-installed apps are used via supply chain interference from malware developers to distribute their code. There is no need to trick a user into installing malware if it already comes packaged and pre-installed on a phone.

      Most disappointing of all is the fact that this presentation shows Google has known about this problem for some time, brought to light by one of its own respected engineers, but has yet to act. We cannot find a single reason why Google continues to enable an ecosystem that exploits people who own Android phones when the dangers have been so clearly articulated.

    • Dans les phrases du type "Tout le monde fait comme ça" tu as aussi la culpabilisation du « Il faut vivre avec son temps ».
      https://pratiques.fr/Injonction-a-Doctolib

      Hier je croise une voisine, Plus de 75 ans qui s’occupe de sa fille polyhandicapée depuis 45 ans, je dis ça, parce que je pense qu’elle fait partie de celleux qui ont autre chose à faire que de comprendre comment fonctionne un téléphone.
      Elle me dit qu’elle va engueuler la boutique qui lui a vendu un téléphone avec des applications qui lui donnent l’impression d’être suivie en permanence puisqu’elle reçoit des injonctions personnalisées pour émettre son avis sur tel ou tel lieu où elles vont se promener.
      J’ai tenté de lui expliquer qu’en fait le pov’type de la boutique lui a vendu un téléphone avec le GPS et d’autres merdes activées et que cela est fait par défaut.
      Sur mon téléphone, j’ai passé une bonne heure à désactiver toute appli qui n’est pas pour téléphoner, c’est presque impossible pour un·e novice.

  • Ça fait plus de 20 ans que l’Internet est un outil d’information grand public. Hier, on nous annonce que « L’ONU identifie 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes ». Maintenant, essaie de me trouver un seul article de grand média reprenant cette information avec un lien hypertexte vers le document d’origine sur le site de l’ONU… (bon courage).

    Moi j’ai pas trouvé. Le document est là, à la ligne « A/HRC/43/71 » : Database of all business enterprises involved in the activities detailed in paragraph 96 of the report of the independent international fact-finding mission to investigate the implications of the Israeli settlements on the civil, political, economic, social and cultural rights of the Palestinian people throughout the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem - Report of the United Nations High Commissioner for Human Rights
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Pages/ListReports.aspx

    Et la liste elle-même :
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_71.docx

    Par ailleurs, le texte de la résolution définissant les critères de cette base de données est ici (1er février 2018) :
    https://digitallibrary.un.org/record/1475002?ln=en

    Où l’on constate que l’intitulé des médias français (dont, évidemment, le Monde), décrivant cette liste comme celle d’entreprises « ayant des activités dans les colonies », « qui continuent de commercer illégalement avec les colonies », est un bel euphémisme : la résolution dénonce des entreprises qui « avaient, directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ». On n’est pas dans la simple « présence », mais dans la complicité. Le texte de la résolution précise :

    3. La résolution 31/36 dans laquelle le Conseil des droits de l’homme demandait la création d’une base de données faisait suite au rapport de la mission internationale indépendante d’établissement des faits chargée d’étudier les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le Territoire palestinien occupé, ycompris Jérusalem-Est (A/HRC/22/63). Dans ce rapport, la mission d’établissement des faits constatait que certaines entreprises avaient, directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ; au paragraphe 96 du rapport, elle donnait la liste des activités suscitant des préoccupations particulières sur le plan des droits de l’homme (« activités énumérées »). Dans la résolution 31/36, le Conseil a défini comme suit, conformément à la liste établie dans le rapport de la mission d’évaluation, les paramètres des activités visées aux fins de la base de données :
    a) La fourniture d’équipements et de matériel facilitant la construction et l’expansion des colonies de peuplement et du mur, ainsi que des infrastructures associées ;
    b) L’installation d’équipements de surveillance et d’identification dans les colonies de peuplement, le long du mur et aux points de contrôle directement liés aux colonies de peuplement ;
    c) La fourniture d’équipements destinés à la démolition de logements et de propriétés et à la destruction de fermes agricoles, de serres, de vergers d’oliviers et de plantations ;
    d) La fourniture de services d’équipements et de matériel de sécurité à des entreprises exerçant dans les colonies de peuplement ;
    e) L’offre de services et de prestations contribuant à l’entretien et à l’existence des colonies de peuplement, y compris dans le domaine des transports ;
    f) Les opérations bancaires et financières contribuant au développement, à l’expansion et à l’entretien des colonies de peuplement et de leurs activités, y compris les prêts immobiliers destinés à la croissance des entreprises ;
    g) L’utilisation de ressources naturelles, en particulier l’eau et la terre, à des fins commerciales ;
    h) La pollution et le dépôt de déchets dans les villages palestiniens ou le transfert de tels déchets vers les villages palestiniens ;
    i) L’utilisation des profits et des réinvestissements réalisés par les entreprises appartenant en totalité ou en partie à des colons pour développer, élargir et entretenir les colonies de peuplement ;
    j) La captivité des marchés financiers et économiques palestiniens et les pratiques qui mettent les entreprises palestiniennes dans une situation défavorable, notamment les restrictions à la liberté de circulation, les restrictions administratives et les contraintes juridiques.

  • Affaire Matzneff, par Marc Esposito
    30 janvier, 18:05

    On parle d’un mec qui a violé des centaines d’enfants.

    J’avais l’intention de lire ‘’Le consentement’’ de Vanessa Springora, à propos de sa relation avec Gabriel Matzneff quand elle avait 14 ans et lui 50, mais je ne sais finalement pas si je le lirai, car je crains trop de me mettre en colère à chaque page.
    J’ai beau être à Bali, j’ai vu et revu, grâce à facebook, l’émission d’Apostrophes de 1990 où Denise Bombardier est la seule à attaquer Gabriel Matzneff, celle, très récente, où François Morel défend Bernard Pivot tout en avouant n’avoir jamais lu Matzneff, celle où Georges-Marc Benamou confond Frédéric Beigbeder, tout péteux d’avoir soutenu Matzneff, et aussi celle de Yann Barthès où Springora parle de son livre.
    A chaque fois, j’ai été choqué par certains propos, et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel, parce que moi j’ai lu Matzneff, et parce que j’ai entendu trop de conneries insupportables.
    D’abord, Vanessa Springora. Dans l’émission de Barthès, elle traite Gabriel Matzneff de ‘’malade’’. Utiliser ce mot est pour moi une façon de l’excuser. Matzneff n’est pas un ‘’malade’’, c’est une ordure malfaisante, un serial violeur, ce qui est très différent. Je n’aime pas le mot ‘’pédophile’’, qui signifie, stricto sensu, ‘’qui aime les enfants’’. Matzneff n’aime pas les enfants, il aime sodomiser des enfants, ce qui est très différent. C’est un #pédocriminel.
    J’ai également été très choqué par cet extrait de la 4ème de couve du livre de Springora, que j’ai vue sur le site de Grasset : ‘’…elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.’’ Lire de telles conneries au dos d’un livre qui prétend dénoncer Matzneff, donner ainsi du crédit aux clichés mensongers qui ont permis à ce mec de commettre ses méfaits pendant un demi-siècle, je trouve ça ahurissant.
    Car, non, cent fois non, l’époque n’a rien à voir là-dedans, ma colère n’est pas révélatrice d’une montée de puritanisme propre à cette décennie, les premières lois punissant la pédocriminalité datent de 1791 ! Les comportements pédocriminels ont toujours été inadmissibles, ils n’étaient pas plus tolérés par la quasi-totalité des Français dans les années 1970 ou 1990 qu’aujourd’hui.
    ‘’La complaisance d’un milieu’’, oui, évidemment, mais ‘’aveuglé par le talent et la célébrité’’, non, mille fois non. Matzneff a dû avoir une érection en lisant ces deux mots associés à son nom : talent et célébrité. J’ai lu Matzneff, et je trouve, et je ne suis pas le seul, qu’il n’a aucun talent, il n’écrit pas ‘’bien’’ comme je l’ai beaucoup lu partout, pas du tout, il écrit propret, son ‘’style’’ n’a aucune personnalité, ce n’est pas pour rien s’il n’a jamais séduit les lecteurs de son époque, même avec ses quelques livres qui ne parlaient pas de ses pratiques sexuelles. Et il n’est donc pas du tout ‘’célèbre’’ - sauf peut-être depuis que Springora a écrit ce livre et que son visage est apparu partout sur les réseaux sociaux. Au moment où Springora a vécu son histoire avec lui, il n’était connu que du micro-milieu germanopratin des éditeurs et des écrivains, ses livres se sont toujours très mal vendus - son Prix Renaudot de l’essai, attribué en 2013, s’est vendu à 3 600 exemplaires. Ça veut dire que, malgré les éloges de Jean d’Ormesson, BHL ou Mitterrand, malgré ses invitations chez Pivot, le grand public n’a jamais eu envie de lire ce mec. On ne peut que lui dire bravo et merci.

    Contrairement à beaucoup de gens qui s’expriment sur ce sujet, j’ai lu, une fois dans ma vie, 40 pages d’un ‘’Journal’’ de Gabriel Matzneff, et ça explique pourquoi je n’ai aucune indulgence vis-à-vis de lui.
    C’était lors de mon premier séjour à Bali, en 1994, j’étais dans un hôtel de Candi Dasa, je n’avais plus rien à lire, je suis allé jeter un œil à la bibliothèque de l’hôtel, il n’y avait que 3 ou 4 livres français, dont un ‘’Journal’’ de Matzneff, je ne sais plus lequel (il en existe 15 tomes, publiés chez trois éditeurs différents, pendant 30 ans !), je me souvenais des polémiques au sujet de ses pratiques sexuelles, j’ai voulu voir de quoi il retournait, et j’ai vu. Et j’ai été scandalisé. Que ce mec ne soit pas en prison, et qu’il y ait des éditeurs, et non des moindres, Gallimard en tête, pour publier ces horreurs. A l’époque, internet et facebook n’existaient pas, je n’avais aucun moyen de crier ma colère.
    Ce livre est un journal intime très classique, avec des dates précises, parfois 10 lignes sur une date, parfois quelques pages, et il montre que Matzneff ne pense absolument qu’à ça : se taper des enfants et des ados, garçons ou filles. Et il n’aime que les deux choses que l’on peut faire indifféremment avec des enfants des deux sexes : enculer et se faire sucer. Il ne se fait jamais enculer et il ne suce jamais – vu que ses proies sont toujours ou des gamines ou des gamins pré-pubères, c’est tout simplement impossible. Il est toujours le seul qui jouit.
    Je ne me souviens pas d’un seul portrait d’un ami ou d’un parent, ou d’une note de lecture un peu consistante sur un livre qu’il a aimé, non, les pages que j’ai lues ne parlaient que de ses relations sexuelles avec des enfants et des ados.
    Dans tous les extraits d’émissions que j’ai vus depuis avec lui, il parle d’’’amour’’, il n’a que ce mot à la bouche, et d’après ce que j’ai lu du livre de Springora, il utilisait ce mot à propos de leur relation, mais dans les 40 pages que j’ai lues, il n’en était jamais question. Il ne parlait que de ses actes sexuels, de sa satisfaction sexuelle, et de sa jouissance à avoir ajouté une nouvelle proie à son tableau de chasse. C’était tellement dégueulasse que j’ai arrêté de le lire au bout de 40 pages, quand j’ai compris que ça ne parlerait que de ça jusqu’au bout, j’ai déchiré le livre et je l’ai jeté à la poubelle, pour que personne d’autre ne le lise.
    Si les 40 pages que j’ai lues sont révélatrices de la consommation sexuelle habituelle de Matzneff, et pourquoi ne le seraient-elles pas, ce mec se tapait des dizaines d’enfants par an, répartis en deux catégories : des collégiennes parisiennes et des jeunes prostitués asiatiques. Ce rythme frénétique, sur 50 ans de parcours, permet d’estimer, sans risque de se tromper, le nombre de ses victimes à plusieurs centaines, peut-être plusieurs milliers. Depuis, j’ai lu, par exemple, cet extrait qui confirme cette estimation : ‘’Il m’arrive d’avoir jusqu’à quatre gamins – âgés de 8 à 14 ans – dans mon lit en même temps, et de me livrer avec eux aux ébats les plus exquis.’’ (in Un galop d’enfer, 1985).

    Matzneff n’est donc pas un pédocriminel parmi tant d’autres, c’est un pédocriminel hors normes, un serial #violeur de grande envergure. Et les détails de ses modes opératoires montrent qu’il serait un être humain haïssable, même si ses victimes étaient majeures. Il y a deux passages du livre que je n’ai jamais oubliés, et qui expliquent pourquoi j’écris ça.
    1. Matzneff est à Manille ou Bangkok, il vient de sodomiser un petit prostitué de 10 ou 12 ans, et le gosse a le malheur de lui réclamer le double du prix ‘’normal’’ de la passe, un prix dont je me souviens qu’il était ridiculement bas, le gosse avait dû réclamer l’équivalent de 10 dollars au lieu de 5, ou 20 au lieu de 10, pas plus. Et Matzneff raconte tout fiérot qu’il a refusé de payer ce prix démesuré, qu’il a jeté sans ménagement le gosse hors de sa chambre, et il se vante de ne pas avoir été un pigeon victime de cette petite salope.
    2. Matzneff est invité à un dîner chez des ‘’amis’’ qui veulent lui montrer leur ouverture d’esprit et leur tolérance en l’invitant à leur table malgré sa réputation sulfureuse. C’est Matzneff qui l’écrit et décrypte ainsi cette invitation. Et pour montrer à quel point ils lui font confiance, leur fille de 14 ans participe au dîner. Le paragraphe d’après, Matzneff se vante d’avoir sodomisé la gamine les jours qui ont suivi et rigole du bon tour qu’il a joué à ces intellos de gauche stupides qui lui ont fait confiance.

    Donc, quand j’entends des François Morel ou des Frédéric Beigbeder, dire avec un petit sourire : ‘’eh oui, il y a des gens qui ont du talent et qui sont des salauds…’’, ça me met très en colère. Parce que Matzneff n’a aucun talent, je l’ai déjà dit, et parce qu’il n’est pas juste un ‘’salaud’’, il est l’un des pédocriminels les plus malfaisants de tous les temps, et il est toujours en liberté. Je répète : on parle d’un mec qui a violé des centaines d’#enfants.
    Si tous ceux qui lui ont serré la main, lui ont donné des prix, l’ont invité à leurs émissions, lui ont filé des subventions, ou un appartement de la ville de Paris à loyer ultra modique, ont lu ce que j’ai lu, ce sont des ordures aussi.
    Je suis peut-être naïf, mais je préfère penser que leur seule ‘’excuse’’ est de n’avoir jamais lu ces journaux intimes.

    Ceux qui sont impardonnables, ce sont ses éditeurs. Eux, c’est sûr, ont lu ces horreurs, et ils lui ont même donné des sous en échange !
    Antoine Gallimard en tête, qui a eu le culot, récemment, de retirer les livres de Matzneff de la vente, façon vierge outragée, comme si c’était le livre de Springora qui lui avait révélé l’ignominie du personnage, après l’avoir accueilli dans sa grande maison en 1990 alors qu’il avait déjà publié une dizaine de ses journaux intimes, pour lui permettre de continuer ce magnifique travail, et qui l’a mensualisé jusqu’en 2004 !
    Et son ‘’éditeur’’ personnel, Philippe Sollers, que je m’honore de n’avoir jamais lu, parce que je l’ai toujours trouvé débectant dans toutes ses interventions à la télé, bien avant de savoir qu’il éditait Matzneff. Rappelons que ce Philippe Sollers, qui est une icône de l’intelligentsia parisienne – forcément, éditeur chez Gallimard, c’est un pouvoir énorme – est aussi celui qui a élégamment traité Denise Bombardier de ‘’mal baisée’’ quand elle a osé attaquer Matzneff chez Pivot en 1990.
    L’’’éditeur’’, le grand public ne le sait pas forcément, c’est celui qui aide l’auteur à améliorer son texte. Ça signifie que Sollers a eu avec Matzneff des conversations du genre :
    – Dis-moi, dans ta phrase : ‘’je suis rentré dans son petit trou comme dans du beurre’’, tu préfères pas ‘’entré’’ plutôt que ‘’rentré’’ ?
    – Non je préfère ‘’rentré’’, c’est plus explicite.
    – Oui, tu as raison, c’est mieux.

    Ces gens me dégoûtent. Il y a beaucoup d’hommes enfermés dans les prisons françaises qui ont commis des actes bien moins répugnants.

    https://www.facebook.com/marc.zaffran/posts/10157848653093150?notif_id=1581079808340952&notif_t=feedback_reaction_gene

    • Qu’il ait été protégé, édité, félicité et qu’il n’ait jamais été inquiété restera une des plus grandes énigmes judiciaires de la fin du siècle dernier. Quand on sait que le parquet est capable de poursuivre et potentiellement de faire incarcérer une citoyenne qui vient en aide à un migrant, il y a de quoi légèrement douter de notre démocratie humaine.

    • euh juste : springora utilise le mot #pédocriminel dans son livre et ça arrive de mal s’exprimer en direct live à la télé quand tu raconte ton viol. Visiblement, le mec qui écrit ce texte ne pense pas à ça. Sinon, c’est les éditeurs qui écrivent le quatrième de couv’. Donc je vois pas trop l’intérêt de « commencer » ses griefs par springora, qui a écrit un très bon livre, mais surtout qui joue gros, et pour nous tous, en s’exposant comme ça... Juste un peu de respect quoi.

    • ça doit être pour poser une sorte de gage d’objectivité que le mec commence par s’attaquer à Springora. Eh bien c’est naze. Et le mystère qu’il expose n’en pas un, les violeurs à répétition, ça fucking court les rues.

    • Je rejoins @reka
      Ce qu’il faut mettre à jour dans cette histoire, ce sont les raisons du succès médiatique de Matzneff.
      Parce que oui il a eu un succès médiatique. Je me souviens l’avoir vu dans beaucoup d’émissions de télévision avec son physique si particulier, et le vertige que ses paroles provoquaient : « C’est réel ce qu’il raconte ? On dirait. Mais alors si c’est réel, pourquoi a-t-il le droit de parler à la télé ? »

      Est-ce seulement la curiosité pour la monstruosité qui ont fait son succès, ou y a-t-il eu des complicités plus profondes ?

      On aimerait une vraie enquête sur Pivot, les producteurs de Pivots, etc...

    • Je rejoins @reka pour dire qu’on ne peut vraiment que douter de nos « démocraties » devenues des coquilles vides de la gouvernance de nos sociétés.
      J’ai suivi le « 28 minutes » sur ARTE du 6 février dernier. Pardon s’il y en a parmi vous que cette « chaîne franco- allemande » saoule grave mais il m’arrive fréquemment de suivre cette chronique assez inégale suivant sûrement les thèmes qui y sont abordés et aussi surtout à cause des intervenant·es qui y sont invité·es.

      Dans l’émission de ce mercredi, le débat portait sur l’opportunité ou non de rendre les crimes à caractère sexuel imprescriptibles. La séquence commence par rappeler les faits concernant Sarah Abitbol qui dut subir les agressions répétées de son entraîneur pendant toutes ses années d’entraînement en tant que patineuse.

      Participaient au débat :
      – Muriel Salmona : psychiatre spécialiste des violences sexuelles, présidente de l’association Mémoires Traumatiques et Victimologie
      - Carole Ardouin-Legoff : maître de conférence en droit privé et science criminelle à l’université Panthéon Assas
      – Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro.

      Voici un court extrait du débat où intervient Carole Ardouin-Legoff en réponse à une question de Renaud Dély :

      Renaud Dély :
      -- Ça signifie, quand on écoute Muriel Salmona, que le droit à l’oubli n’existe pas pour les victimes de crimes sexuels. Or, ce droit à l’oubli c’est une justification de la prescription pour les auteurs de crimes sexuels. Pourquoi est-ce que ça fonctionnerait pour les auteurs et pas pour les victimes ?

      Carole Ardouin Legoff :
      -- La prescription de l’action publique a effectivement pour fondement l’oubli, de l’infraction, l’oubli du crime, mais pas pour l’auteur ni pour la victime, mais pour la société tout entière. Lorsqu’une action publique est intentée, un procès pénal est conduit et la société est représentée par le Ministère Public. Le ministère public agit au nom de tout un chacun, pour la simple et bonne raison que lorsqu’une infraction est commise, en particulier lorsqu’il s’agit d’un crime, ce crime trouble l’ordre public. La société tout entière est troublée par l’existence de cette infraction et donc, l’action publique a vocation de réparer ce trouble à l’ordre public. Autrement dit, en raison de l’écoulement du temps, si beaucoup d’années se sont passées depuis la commission du crime, et bien le trouble à l’ordre public a pu se réparer tout seul, du fait de cet évènement naturel qu’est le cours du temps. Et donc un droit pénal moderne n’a alors aucune raison d’entrer en jeu. On ne sanctionne pas pour sanctionner. On punit simplement quand il y a un intérêt à punir, à répare un trouble à l’ordre public. Ce qui n’est plus le cas lorsque c’est prescrit. Donc certes, la mémoire de la victime peut demeurer, la mémoire du criminel aussi. L’action publique n’est pas là pour protéger un criminel mais une victime.

      Et là je dois bien avouer que je suis resté interloqué. La mission du Ministère Public n’est donc pas de dire le droit, de reconnaître des droits à réparation aux victimes et de punir d’éventuels coupables mais de protéger la société tout entière contre de possibles « troubles à l’ordre public ». C’est compliqué la « Justice » non ?

      Le lien vers l’émission (à partir de la 14e minute)

      https://www.arte.tv/fr/videos/088472-117-A/28-minutes

    • Et personne ne se questionne sur le pourquoi et comment Matzneff a pu être interviewé (par l’extrême droite) dans le quartier latin fin 2019 et puis mystérieusement s’évaporer et quitter la france, sans qu’aucune police ne le retrouve ?
      Pas plus que tu n’as à te demander pourquoi Epstein a pu sortir librement de france où il y violait régulièrement des enfants et des femmes avec ses amis dans ses nombreux appartements proches des champs élysées.
      Comme tu es prié d’oublier que David Hamilton a vécu jusqu’à sa mort à Paris sans être inquiété, et que le gouvernement actuel comme les instances tel le CNC ont soutenu et financé Polanski pour son dernier film alors qu’il n’a pas purgé sa peine aux USA.

      Nan, nan, tu retiendras seulement que c’était une autre époque.

      Merde, c’est juste aujourd’hui.

    • @sombre il y a une #aporie ici. Ce qui a été pris ne sera jamais rendu. Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup ». Il n’y a donc pas, d’un point de vue radical, de #justice possible. C’est toujours trop tard. Comme un assassinat. Effectivement la société s’achète une conscience, avec des punitions. Les punitions sont de la #vengeance. Et les #interdits n’empêchent rien. Il faut donc inventer autre chose, et je n’ai pas la moindre idée de quoi. La seule chose qu’on peut se dire, dans l’état actuel des choses, et c’est ce qui motive toutes ces anciennes victimes à agir, qu’au moins, certains s’arrêtent. Parce que mtnzf, même à 80 ans, est toujours actif et dangereux. Les autres aussi.

      On peut imaginer changer la société, radicalement, notamment en transformant la sexualité masculine, qui me semble moteur dans toutes ces histoires. Imaginer une autre sexualité où l’érotisation des rapports de domination euh... disparaitrait. C’est tellement énorme que presqu’ inimaginable.

    • Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup »

      @tintin Bien sûr, je comprends ta position, mais ce n’est pas seulement punir dont il est question, c’est dénoncer cet aveuglement pour protéger d’autres enfants en arrêtant les violeurs récidivistes et leurs soutiens. Pour Hennion, pote de Mtzneff, entre autres de ses amis violeurs, c’est plus de 200 enfants en Thaïlande dont la justice l’a accusé.
      Il faudrait déjà, (à commencer par qui ? qui accepte de voir ses horreurs ?) qu’une partie de la société accepte de voir en face que le combat contre les violences sexuelles est face à la force des réseaux de soutien de la pédophilie du proxénétisme et de la pornographie, qu’ils soient médiatiques, juridiques, philosophiques, littéraires, politiques ou policiers. Aujourd’hui. Maintenant.

      Sauf que soit culturellement soit face à l’ampleur du désastre, soit par lâcheté, personne ne veut entendre parler de ces collusions.

    • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés :

      Il a été invité à déjeuner à l’Élysée par François Mitterrand et a fréquenté Jean-Marie Le Pen , le dirigeant d’extrême-droite.

      Il a bénéficié des largesses du couturier Yves Saint Laurent et du compagnon de ce dernier, le puissant homme d’affaires Pierre Bergé .

      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est . Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, un privilège rarement attribué, comme l’a révélé son directeur actuel, Vincent Monadé, au quotidien L’Opinion.
      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • Ce n’est pas la première fois que je vois le nom de #Harlem_Désir (en photo avec matzf)

      #Christophe_Girard, socialiste, actuellement chargé de la culture à Paris (si si) est cité dans l’article pour avoir fait l’entremetteur pour #Yves_Saint_Laurent et #Pierre_Bergé.

      WP :

      En 1998, [C.Girard] devient membre des Verts. Il est présent en 1999 en position non éligible sur la liste de Daniel #Cohn-Bendit aux élections européennes. En 2001, après l’élection de Bertrand Delanoë, il est nommé adjoint au maire de Paris chargé de la culture3. Il occupe son poste tout en restant chez LVMH

      En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est. Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre

    • Pour éviter l’accusation de délire ou de complotisme concernant des réseaux qui n’existent évidemment pas … je recopie seulement cette page Wikipédia, encyclopédie en ligne qui a pourtant une facheuse tendance à empêcher toute participation des lanceurs d’alerte dénonçant les pédocriminels et leurs soutiens.
      Faites en ce que bon vous semble mais arrêtons de fermer les yeux svp.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_pédophilie

      En 2013, la remise d’un prix à Daniel Cohn-Bendit suscite une nouvelle polémique en Allemagne ; le Parti vert allemand, auquel appartient Daniel Cohn-Bendit, décide alors de se pencher sur son propre passé et de commander au politologue Franz Walter une étude sur l’influence qu’ont pu avoir les militants pédophiles sur le mouvement écologiste allemand. Les travaux de Franz Walter mettent au jour d’anciennes positions pro-pédophiles des Verts allemands, poussant notamment l’ancien ministre Jürgen Trittin - responsable en 1981 d’une plate-forme électorale qui prônait la dépénalisation des actes sexuels entre enfants et adultes - à s’expliquer et à reconnaître ses erreurs. Un article du Frankfurter Allgemeine Zeitung accuse les Verts allemands d’avoir, dans le passé, « créé une idéologie qui favorisait l’abus d’enfants », Daniel Cohn-Bendit étant notamment dénoncé comme « le porte-drapeau le plus éminent des pédophiles ». Franz Walter souligne par ailleurs que les pédophiles ont, dans le passé, également influencé le Parti libéral-démocrate.

  • Les paradoxes de la « diagonale du vide »

    « La diagonale du vide, c’est cette bande de territoire allant du
    Nord-Est de la France jusqu’au Sud-Ouest en passant par le Massif
    central, caractérisée par une faible densité démographique et une
    tendance à la dépopulation.

    Cette expression alimente souvent un discours alarmiste, voire
    catastrophiste, en opposant une France urbaine supposée riche et
    dynamique à une France rurale abandonnée, en voie d’appauvrissement et de désertification.

    Cette opposition est simpliste et le tableau de la diversité
    territoriale de la France est beaucoup plus complexe et composite. Une étude récente de l’INSEE[1] à partir du dernier recensement le montre à nouveau. »

    Comment @Marc : encore un exemple d’un usage très politique de données statistiques…

    https://www.telos-eu.com/fr/les-paradoxes-de-la-diagonale-du-vide.html

    • Je vis dans un territoire du vide et je viens d’aller en visiter un autre et les données que j’en rapporte sont assez différentes.

      La principale variable explicative des mouvements de population actuelle est soigneusement gardée sous le boisseau, car il s’agit moins d’« attractivité » des territoires périphériques que d’un renforcement jamais égalé de la force centrifuge des métropoles par la pression immobilière .

      Pour la faire très courte : il n’est pas possible avec des revenus de zones périphériques de s’implanter à moins de 30 mn d’une métropole régionale (c’est encore plus vrai pour la capitale). Les conditions demandées pour l’accès à des logements étriqués excluent de fait au moins 50% de la population (en étant très généreuse).

      S’il y a bien quelques retraités encore un peu dotés financièrement et quelques actifs qui cherchent un cadre de vie de meilleure qualité, ce n’est plus du tout un mouvement majoritaire. Les jeunes ruraux (et assimilés) des zones excentrées qui espèrent avoir une éducation et/ou un boulot de qualité doivent toujours quitter le pays pour « la ville » qui concentre à un point jamais égalé la production de valeur ajoutée . Les babas & bobos qui sont arrivés jusqu’au début des années 2000 cherchent à présent à se rapprocher des centres de santé et services des métropoles régionales, qui répondent mieux aux problématiques des gens en perte d’autonomie et de santé.

      Alors qui arrive ?

      Depuis le début des années 2000 et encore plus intensément depuis la crise de 2007 qui a creusé vertigineusement les inégalités : les pauvres « inexploitables » des métropoles , les gens au minima sociaux sans espoir d’en sortir un jour, les « Cassos » qui entrent frontalement en concurrence avec les jeunes restés au pays qui godillent laborieusement dans le sous-emploi sous-payé et éclaté caractéristique de ces zones portées essentiellement par 4 secteurs d’activité :
      -- l’agriculture, saisonnière, morcelée, usante et extrêmement mal payée, qui ne permet généralement pas de sortir des minimas sociaux,
      -- les soins aux personnes (territoires vieillissants + pression foncière pour EHPADer loin des villes, où la « vie » est moins chère), un peu plus rémunérateurs mais très usants,
      -- le tourisme, qui paient peu et de manière saisonnière, donc on reste dans les systèmes D et minima sociaux,
      -- les fonctionnaires (surtout dans les préfectures) qui sont généralement les mieux payés et les mieux éduqués et qui permettent de n’avoir pas totalement une économie du tiers monde mais que les différents gouvernements s’acharnent à faire disparaître.

      L’arrivée des pauvres éjectés des villes ne se fait pas sur le mode du choix, mais plutôt de la sanctuarisation des métropoles économiques et cela engendre sur place des comportements de rejet et de repli qui ont commencé un peu à s’exprimer il y a un peu plus d’un an.

    • Tu as totalement raison. Et j’ai mentionné ce texte à dessein. Galland et un libéral de la mort qui tue. Et l’on voit donc comment tout le monde manipule les statistiques... En écho à un débat récent ici même sur les stats des atteintes sexuelles et la réponse pénale qui y est apportée...

    • Disons que j’ai remarqué une grosse vague de fond pour discréditer le travail de Christophe Guilluy sur « La France périphérique », ces derniers temps, qui va de pair avec la mise sous le boisseau du substrat (et donc de la légitimité) de la révolte des #Gilets_jaunes.

      J’ai de + en + l’impression qu’il s’agit d’invisibiliser la réalité du terrain : explosion des inégalités & durcissement des ségrégations spatiales sur fond de guerre des classes, avec sanctuarisation des centres-métropoles bourgeois.

      #territoires

    • Deux docus sur arte.tv disponibles en replay mais pas encore regardés :

      https://www.arte.tv/fr/videos/078202-000-A/les-nouveaux-pauvres-quand-travailler-ne-suffit-plus/?xtor=EPR-17

      Victimes du chômage ou condamnés aux petits boulots, un tiers des Européens, actifs et retraités, vivent dans une insécurité économique croissante. Le tableau édifiant d’une société au bord du précipice.

      https://www.arte.tv/fr/videos/084759-000-A/push-chasses-des-villes/?xtor=EPR-17

      Les grandes métropoles deviennent peu à peu le territoire exclusif des riches. Dans le sillage de Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement convenable, une enquête sur un phénomène mondial qui s’amplifie.

  • « Nous sommes les agents consentants de notre propre surveillance technologique » - entretien avec Olivier Tesquet, auteur de « A la trace » - NEON
    https://www.neonmag.fr/nous-sommes-les-agents-consentants-de-notre-propre-surveillance-technologiqu

    Tous fliqués ? Le journaliste Olivier Tesquet fait le point dans son livre A la trace sur la sournoise généralisation de la surveillance dans nos vies. Interview. Vous avez sans doute, comme moi, un rapport d’amour-haine vis-à-vis de votre téléphone. Vous le reposez, le reprenez, fermez rageusement Instagram avant de rouvrir machinalement l’appli. Autant vous prévenir, la lecture d’A la trace d’Olivier Tesquet, 32 ans, journaliste à Télérama, ne va pas arranger cette relation ambigüe. Dans cet (...)

    #CambridgeAnalytica #Google #Huawei #ICE #Ring #Amazon #Instagram #algorithme #CCTV #biométrie #migration #consentement #vidéo-surveillance #BigData #data #santé #SocialCreditSystem #SocialNetwork #surveillance #travailleurs (...)

    ##santé ##_

  • Groupe J.-P. Vernant :

    « Si vous devez prendre 10 minutes pour comprendre la réforme des retraites et en particulier son cœur, la "règle d’or", sur laquelle aucun journal n’a écrit, écoutez-ça. C’est limpide ! »
    https://www.youtube.com/watch?v=iJKVd609iGU&feature=youtu.be


    Conférence débat à dauphine - 13 janvier 2020 - intervention de Michael Zemmour

    Dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, le comité de mobilisation de Dauphine a organisé avec l’Irisso (laboratoire de sciences sociales) une réunion d’information et de débat.

    Cette conférence/débat a eu lieu lundi 13 janvier à l’université Paris-Dauphine.
    Dominique Méda (sociologue, Dauphine), Sabine Montagne (sociologue, Dauphine), Michaël Zemmour (économiste, Université Paris 1) et Julie Landour (sociologue, Dauphine) étaient réuni.e.s pour décrypter ce projet de réforme et ses conséquences. Ils et elles ont posé des jalons historiques sur les retraites et l’Etat-providence, sont entré.e.s dans le détail de la réforme, son sens et ses effets, ont discuté de la financiarisation de la protection sociale (BlackRock et autres), mais aussi des questions de pénibilité et de l’impact spécifique de la réforme sur les femmes.
    Malek El Hachemi (ratp, rs syndicat) et Torya Akroum (cheminote, Sud rail) sont venu.e.s parler de la mobilisation à la Ratp et à la Sncf.

  • JetBrains’ New Font (Apparently) Makes Reading Code Easier
    https://www.omgubuntu.co.uk/2020/01/jetbrains-mono-font-for-developers

    A new free and open source monospace font has been released by software development powerhouse JetBrains. Their typographic creation is called (surprise) JetBrains Mono and, they claim, it makes reading code much kinder on the […] This post, JetBrains’ New Font (Apparently) Makes Reading Code Easier, was written by Joey Sneddon and first appeared on OMG! Ubuntu!.

  • Retraites : on sait enfin comment sera fixée la valeur du point - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/projet-de-loi-de-retraites-on-sait-enfin-comment-sera-fixee-la-v

    Un seul Conseil Central décidera de tout, les travailleurs perdent la main

    Comment sera fixée la valeur du fameux « point » ? Le projet de loi est très clair là dessus : c’est le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites qui le fera. Ni les députés, ni les citoyens n’auront leur mot à dire là dessus. Qui décidera de « l’âge d’équilibre » en dessous duquel partir implique de gagner beaucoup moins ? Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites. Qui décidera du niveau de valorisation des pensions ? Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites. Et enfin, qui décidera du montant des cotisations et de leur répartition ? Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites.

    Autrement dit, si vous avez une question sur votre avenir, c’est à cet organisme omnipotent qu’il faudra demander, ce qui change tout, fondamentalement.

    Retour en arrière : actuellement, notre système de retraites est composé de plusieurs caisses, selon les secteurs et les métiers, qui sont gérées par les représentants de ces secteurs et métiers. Les salariés du privé gèrent, par le biais de leurs représentants syndicaux élus, le régime général. Les agents du public le leur, les agents de la SNCF le leur, les avocats le leur, et ainsi de suite. Les règles y sont définis en fonction des particularités des métiers et de l’Histoire de leur lutte. Ce système loin d’être parfait fut tout de même un des meilleurs du monde.

  • Emmanuel Macron répond sèchement à un enseignant opposé à la réforme des retraites : « Vous n’êtes pas sympathique, ni respectueux »
    https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/emmanuel-macron-repond-sechement-a-un-enseignant-oppose-a-la-reforme-de

    Vous patachonnez dans la tête. Vous mélangez tout. Ça n’a rien à voir.
    Emmanuel Macron

     ??? mais ???

    cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Patachon

    Un #patachon était, aux xviiie et xixe siècles, un #conducteur ou une personne affectée au service ou à la garde d’une patache, sorte de #diligence de mauvaise qualité, lourde et lente. Il désignait aussi un douanier ou un membre de l’administration fiscale affecté à un navire de service, lui aussi appelé #patache.

    Les patachons, toujours en route, étant réputés mener une vie déréglée et boire beaucoup ; l’expression mener une vie de patachon est restée dans la langue française.

    NB : En #jargon_cheminot, un patachon était un train de marchandise non prioritaire.

  • Le mauvais classement du système français de #retraites ? Une imposture derrière laquelle on trouve les plus grands assureurs et fonds de pension ! | Debout ! | Jean Gadrey | Les blogs d’Alternatives Économiques
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2020/01/10/le-mauvais-classement-du-systeme-francais-de-retraite

    Les journalistes qui ont repris tels quels les classements de cette étude ne l’ont probablement pas consultée dans sa version d’origine en anglais et se sont contentés d’un résumé en français diffusé fin octobre 2019, un moment béni pour un gouvernement se préparant à lancer les opérations sur son projet de réforme. Le résumé en français a été produit par la branche parisienne du cabinet international Mercer, qui se présente ainsi : « Leader mondial du conseil en ressources humaines, Mercer conseille et accompagne les entreprises en matière de santé et prévoyance, gestion des talents et de retraite et d’investissements. Opérant dans plus 130 pays, Mercer compte plus de 25 000 salariés répartis dans 44 pays ».

    #propagande

  • Liste vérifiée des signataires pro pédosexuels publiée le 23 mai #1977 dans Le Monde
    Recherches pour https://seenthis.net/messages/817814

    LETTRE OUVERTE A LA COMMISSION DE REVISION DU
    CODE PENAL POUR LA REVISION DE CERTAINS TEXTES
    LEGISLATIFS REGISSANT LES RAPPORTS ENTRE
    ADULTES ET MINEURS.

    Extraction réalisée à partir de

    Louis Althusser, secrétaire général de L’ENS rue d’Ulm
    Dennis Altman, écrivain
    Jean-Paul Aron, Professeur à L’Ecole pratique des Hautes Etudes
    Claude Bardos, Professeur à l’Université de Paris Nord
    Roland Barthes, Professeur au Collège de France
    André Baudry, Directeur d’Arcadie
    Simone de Beauvoir, écrivain
    Pasteur G.Berner, Président du Consistoire de Paris-Nord
    Jean-Claude Besret, ancien Prieur de l’Abbaye de Boquen
    Docteur Boegner,psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
    Michel Bon, psycho-sociologue
    Jean-Louis Bory, écrivain
    Bertrand Boulin, éducateur
    Christian Bourgois, éditeur
    Christine Buci-Glucksmann, Professeur agrégée
    Docteur Cabrol, psychiatre
    Docteur Challou, psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
    François Chatelet, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Patrice Chéreau, metteur en scéne
    Jean-Pierre Colin, Professaur à l’Université de Reims
    Copi, dessinateur, écrivain
    Alain Cuny, acteur
    Fanny Deleuze
    Gilles Deleuze, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Jacgues Derrida, Professeur à L’ENS rue d’Ulm
    Dominique Desanti, écrivain
    Jean-Toussaint Desanti, Professeur à l’Université de Paris I
    Françoise Dolto, neuro-psychiatre, psychanalyste
    Bernard Dort, Professeur a l’Universite de Paris III
    Françoise d’Eaubonne, écrivain
    Docteur Maurice Eme, psychiatre, Chef de service à l’Hopital de Beaumont Sur Oise
    Michel Foucault, Professeur au Collège de France
    Docteur Pierrette Garreau, pédiatre
    Philippe Gavi, journaliste
    Docteur R.Gentis, psychiatre
    André Glucksmann, attaché au CNRS
    Renaud Goyon, plasticien
    Félix Guattari, psychanalyste
    Daniel Guérin, écrivain
    Pierre Hahn, journaliste
    Jean-Luc Hennig, Journaliste
    Christian Hennion, journaliste
    Guy Hocquenghem, chargé de cours à l’Université de Paris VIII
    Roland Jaccard, psychanalyste
    Pierre Klossowski, écrivain
    Anne Laborit, Directrice d’Ecole
    Madeleine Laïk, Psychologue
    Georges Lapassade, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Dominique Lecourt, assistant à L’Université d’Amiens
    Jacques Lefort, Chargé de recherches au CNRS
    Michel Leiris, Conservateur du Musée de l’Homme
    Michel Lobrot, Professeur à l’Université de Paris VIII
    Jean-François Lyotard, Professeur à L’Université de Paris VIII
    Michel Mardore, cinéaste
    Dionys Mascolo, écrivain
    Gabriel Matzneff, écrivain
    Docteur Michel Meignant, psychiatre, sexologue
    Gérard Molina, Professeur agrégé
    Vincent Monteil, professeur à l’Université de Paris VII, médaillé de la résistance
    Docteur Bernard Muldworf, psychiatre, médecin des Hopitaux
    Nicole Nicolas
    Docteur Jean Nicolas, gynécologue-accoucheur
    Marc Pierret, écrivain
    Jacques Ranciére, maitre-assistant a l’Université de Paris VIII
    Claude Revault d’Allonnes, professeur de psychologie sociale a l’Université de Paris VII
    Olivier Revault d’Allonnes, Professeur à l’Université de Paris I
    Jean Ristat, écrivain
    Christiane Rochefort, écrivain
    Alain Robbe-Grillet, écrivain
    Gilles Sandier, critique dramatique
    Jean-Paul Sartre, écrivain
    Renée Saurel, critique dramatique
    René Schérer, professeur à l’Université de Paris VIII
    Docteur Séguier, psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
    Docteur Pierre Simon, gynécologue-accoucheur
    Philippe Sollers, écrivain
    Victoria Thérame, écrivain
    Docteur Torrubia, psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
    Héléne Védrine, professeur à l’Universite de Paris I
    Docteur Frits Bernard, psycho sexologue Rotterdam

    1 corrections orthographique apportée
    dernier nom, Frits et non Fritz

    • @mad_meg je publie ici le texte originel de 1977 que j’ai moi même extrait (OCR + corrections manuelles) d’une source image vérifiée.
      Il me semble absolument nécessaire de vérifier par nous mêmes et de publier ce travail (qui est long).
      Par exemple, cette liste circule sans la signature de Renée Saurel, critique dramatique, omise de la plupart des recopies. D’autre part les activités qui y sont déclarées pour chacun·e ne sont jamais mentionnées correctement, pourtant c’est une base textuelle absolument nécessaire pour faire ensuite des recherches fiables.

      Merci de comprendre que je n’ajoute rien ici à cette liste puisqu’elle sert de point de départ et sera alimentée par la suite avec nos/tes annotations mais aussi des données biographiques, les relations, activités, dates, distinctions etc.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Althusser

      Par exemple, on pourra noter qu’Althusser était en 1977 secrétaire général de l’ENS (rue d’ULM) (non noté sur WP) En 1980, lorsqu’il tue sa femme, Dominique Lecourt (signataire ci-dessus) fait parti de ses proches et devient son représentant légal.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Lecourt

    • je déplace ici le post en rapport qui est un peu long (avec les images) et se trouvait initialement ici https://seenthis.net/messages/817814#message818144

      Sur le site de Dolto.fr on retrouve la pétition (mais c’est une lettre ouverte différente des termes employés sur LeMonde ?) ainsi qu’en colonne gauche une justification à …Minute et un article ou Catherine, sa fille défend ses positions (LeMonde 2001)


      http://www.dolto.fr/fd-code-penal-crp.html

    • Elle ratisse tellement large, cette pétition... La demande légitime d’une égalité d’âge de la majorité sexuelle pour les gays et les lesbiennes (accordée en 1981) mélangée avec de la liberté de prédation sexuelle sur les enfants. Confusionnisme des uns (cette extrême droite qui vomit Mai 68 mais s’en sert), effets de mode pour les autres, autant d’intellos qui ne voient pas le problème, c’est accablant.

    • (3 des signataires) Philippe Gavi, fondateur de libé, en #2009 à propos de Guattari
      à la sortie du livre de Franck Demules, la victime de Christian Hennion

      (Attention, évitez le forum)
      immedias2016.com/2009/05/viol_au_dessus_dun_nid_de_couc/

      La pression du milieu ambiant n’est pas une circonstance atténuante, pas plus qu’elle ne l’est pour un nazi, ou un khmer rouge. Rien, et encore moins le désir, n’atténue le crime du « tuteur » qui prend son pied avec l’enfant, ni celui du #psychanalyste qui fait l’amour avec ses patientes (je pense à mon ami Félix Guattari qui a laissé derrière lui une œuvre géniale et quelques suicides), ni celui de l’ancienne victime qui se fait tortionnaire. L’esprit 1968, c’est d’abord cela.

    • seenthisseuses et seenthisseurs, voici la liste des personnes pour lesquelles je vous sollicite

      pour la suite de l’enquête évoquée ici https://seenthis.net/messages/817814

      J’essaye de m’en tenir au noyau des signataires.
      La plupart des signataires des pétitions ont une page dédiée WP.
      La base se constitue avec un code de ma création qui récupère les noms, dates naissance/deces et texte d’introduction de WP. Y’a surement mieux du côté des outils de journalisme mais je ne connais pas ou n’y ai pas accès. En tout cas, pour ce que je cherche à faire, j’ai au moins besoin de connaitre leur âge.

      Evidemment je ne sniffe pas tout, mais un par un après avoir sourcé et fait les vérifications des correspondances d’identités. Sur 110 personnes, il reste environ 20 noms non vérifiés et datés.

      Par exemple, concernant la signataire Marie Rhonon (pétition du 27 janvier), ce ne serait pas Rhonon mais bien Thonon. Après recherche, personne ne semble exister sous le nom de Marie Rhonon. Sous Thonon, je trouve

      –> Dailymotion "Marie Thonon-Jacopin, entretien sur Yves Stourdzé"
      –> La page WP d’Yves Stourdzé (non signataire) signale qu’il intervient à Vincennes Paris VIII en 1979 et son lien avec Lyotard (signataire) et Deleuze (signataire) et avec Marie Thonon(signataire) ce qui me semble une correspondance correcte.

      Dès 1969 jusqu’en 1983 Yves Stourdzé enseigne à l’Université Paris IX Dauphine (1971-1982), en Sociologie des Organisations et dans le DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées) de Gestion ; il intervient à Vincennes Paris VIII (1970-1971) dans le cadre du séminaire « Cinéma & Société » et « Économie, Politique et Psychanalyse » sous la direction de Jean-François Lyotard et Gilles Deleuze.

      "Par ailleurs un grand nombre de ses articles et textes inédits ont été rassemblés dans l’ouvrage posthume « Pour une poignée d’électrons » mis en forme par Marie Thonon-Jacopin et Jean-François Blondeau-Patissier (Fayard, 1987)."

      Egalement sourcé avec https://www.univ-paris8.fr/IMG/pdf/programme-stourdze.pdf
      Marie THONON - JACOPIN, sociologue, collaboratrice d’Yves Stourdzé à partir de 1975

      Je m’intéresse donc aux ignoré·es de ces pétitions qui sont moins connu·es et pour lesquels la recherche est plus longue. Peu d’info sur les femmes, notamment les femmes de comme Fanny Deleuze, qui joue Tante Eva dans le film L’amant de Lady Chatterley d’après la 2e version de « L’amant de Lady Chatterley » de D.H. Lawrence éditions Gallimard qu’elle a elle même traduit.

      Voici la liste des personnes pour lesquelles je sollicite les seenthisseuses et seenthisseurs

      Boegner Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Cabrol Docteur psychiatre
      Challou Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Fanny Deleuze traductrice
      Maurice Eme Docteur psychiatre
      Docteur R.Gentis psychiatre
      Anne Laborit Directrice d’Ecole
      Jacques Lefort Chargé de recherches au CNRS
      Michel Meignant Docteur psychiatre
      Vincent Monteil professeur à l’Université de Paris VII
      Nicole Nicolas
      Jean Nicolas Docteur gynécologue-accoucheur
      Séguier Docteur psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
      Torrubia Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
      Héléne Védrine professeur à l’Universite de Paris I
      Jean-Michel Wilhelm
      Pierre-Edmond Gay docteur psychanalyste
      Raymond Lepoutre
      Négrepont photographe (Livre les enfants de Papiers ? )
      Gérard Soulier
      Catherine Valabrègue => https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Valabregue
      Gérard Vallès Docteur psychiatre

    • Signataire

      Daniel Guérin 1904-1988

      Homosexualité et révolution, Paris, Le vent du ch’min, 1983, texte intégral

      http://kropot.free.fr/Guerin-homorev.htm

      Ce serait sous-informer le lecteur que de lui celer le revers de la médaille. Beaucoup d’homosexuels, issus des classes privilégiées, professent des opinions contre-révolutionnaires. Ils s’assurent ainsi pour leurs escapades érotiques la tolérance, voire la protection du pouvoir. Ils s’arrangent pour échapper, de par leur statut social ou leur renom culturel, aux persécutions homophobes. Leur fortune leur permet de s’approvisionner sans risque ni peine en chair fraîche. D’ailleurs on ne devrait pas trop leur en vouloir puisque l’âge ou un physique médiocre leur interdisent les conquêtes masculines gratuites.

      Mais combien déplaisante est la conduite de tels grands couturiers, de tels chorégraphes, de tels cinéastes, de tels traiteurs de luxe, de tels vétérans de l’aéronautique, de tels fleurons du Paris nocturne qui s’entourent d’un sérail de garçons, tout en versant aux caisses électorales des partis de droite. Trop souvent ils ont tendance à considérer comme du bétail - voire à faire disparaître - les beaux gosses qui ont été les délices de leurs nuits. Si d’aventure, l’un d’eux verse dans la délinquance, pour tenter de rivaliser avec leurs gros sous, ils n’esquisseront pas le moindre geste pour le tirer d’affaire et on les entendra maugréer d’avoir eu des relations trop compromettantes pour leur standing social.

      Avoués, cachés ou refoulés, des écrivains, comme le poète Robert de Montesquiou-Fezensac (modèle du baron de Charlus), Pierre Loti, Abel Hermant, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, Henri de Montherlant, Julien Green, Roger Peyrefitte, des politiciens comme les anciens ministres Abel Bonnard, Louis Jacquinot, Roger Frey, des maréchaux comme Lyautey et de Lattre de Tassigny, des philosophes comme Gabriel Marcel, des historiens comme Pierre Gaxotte et Philippe Erlanger ont été, ou sont, des homosexuels de droite.

      Bien qu’un peu plus ouverts politiquement : Marcel Proust, Jean Cocteau, François Mauriac.

      Auteur de
      Daniel Guérin, Kinsey et la sexualité, Paris, Julliard, 1955.

    • L’enquête se poursuit, le puzzle se reconstitue

      Signataire
      Gérard Vallès Docteur psychiatre, deviendra pédopsychiatre. Co-fondateur en 1973 de la Société Française de Sexologie Clinique SFSC
      sfsc.fr/cv/cv-valles.htm

      Il deviendra ensuite secrétaire général de la World Association for Sexology (WAS), puis vice-président de cette association mondiale.
      Membre du comité directeur du collège enseignant de la SFSC, pendant vingt-trois ans.
      DCD en 2004

      Citation : « Les femmes c’est le contraire du cognac : plus elles sont hors d’âge, plus elles sont imbuvables ».

      –----
      Plusieurs des co-fondateurs de la SFSC apparaissent sur une des 3 pétitions, Michel Meignant et à plusieurs reprises le patronyme Gellman .

      Premier conseil d’administration de la SFSC en
      1974 Jean COHEN Ludwig FINELTAIN Robert
      GELLMAN
      Jacqueline KAHN NATHAN Michel
      MEIGNANT
      Emile PAPIERNICK Pierre SIMON Pierre
      VELAY Gérard ZWANG BUREAU Charles GELLMAN ,
      Jacques WAYNBERG, Gilbert TORDJMAN, Gérard VALLES et GUENKINE.

      Sur Wikipédia france, une page « Robert Gellman » a été supprimée 2 fois en 2010, dont une pour « Violation de copyright : aihus.fr/… » Ce site, qui présentait « l’Association interdisciplinaire
      post-universitaire de Sexologie » a été refondu.
      On trouve les publications de Robert Gellman (1935-2008) sur Data BNF https://data.bnf.fr/fr/12608372/robert_gellman

      {{Gilbert Tordjman}} (non signataire) est co-fondateur de la SFSC avec Robert Gellman en 1973
      Médecin. - Président de l’Association mondiale de sexologie, secrétaire général de la Société française de sexologie clinique (en 1989)

      En 2002, il est accusé d’abus sexuels sur certaines de ses patientes et mis en examen pour viol. En 2003 il est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes pour ne pas avoir respecté l’interdiction d’exercer la médecine qui pesait sur lui. Il devait être jugé aux assises le 28 avril 2009 mais il décède d’un cancer début mars 2009.

      Tordjman était célèbré et il était aussi pédiatre.

      – Ok, donc 7 ans d’attente pour un jugement qui n’aura pas lieu.

    • @sinehebdo, excuse moi de reposter ma demande, mais des fois que tu ne l’ai pas vu, est-ce que tu as possibilité de trouver la liste des signataires de la « lettre en soutien à Gérard R. » parue dans Libération du 23 mars 1979 ?
      C’est l’omerta sur cette liste, il y aurait plus de 60 signataires, dont Moustaki, Rochefort, Bruckner, JL Bory
      Merci :)

  • Analyse de la réforme des retraites, par le comité de mobilisation de l’Insee
    https://tendanceclaire.org/contenu/autre/Analyse_Retraites_Comite_mobilisation_Insee.pdf

    Nous sommes des statisticiennes et statisticiens de l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques. À ce titre, nous réaffirmons que le rôle de la statistique publique est d’éclairer le débat public et d’apporter aux citoyens des éléments de compréhension des enjeux sociaux et économiques.

    Mercredi 11 décembre 2019, le Premier ministre, M. Édouard Philippe, a affirmé : « La responsabilité, c’est tenir compte, comme tous nos voisins, de données économiques et démographiques incontestables. »

    Nous le prenons au mot en rappelant quelques chiffres fondamentaux, afin que les citoyens s’en saisissent et comprennent l’enjeu d’un refus collectif de la réforme régressive en cours.

    #retraite #pension #analyse #insee #france #societe

  • Pour l’abolition de la retraite !

    https://lavoiedujaguar.net/Pour-l-abolition-de-la-retraite

    Mon père a attendu toute sa vie sa retraite pour, disait-il, pouvoir enfin faire ce qui lui plaisait. Il n’a pu « profiter » de sa pension et de son temps que pendant quelques mois... Cela pour souligner que, si on ne peut pas profiter de la vie avant l’âge de la retraite, ce n’est pas après que cela sera vraiment possible.

    La retraite est une vaste escroquerie, un miroir aux alouettes, le colifichet que l’on agite aux salariés pour les aider à supporter une réalité économique quotidienne de plus en plus vide de sens pour une majorité d’entre nous. La retraite n’a jamais consisté en une « récompense » d’une vie de labeur et de renonciation : elle ne consiste au final qu’à prendre acte qu’au-delà un certain point la « machine humaine » n’est plus assez rentable, plus assez fiable, plus assez souple, que son taux de pannes devient contre-productif… Ce n’est pas un hasard si l’âge de départ à la retraite correspond en gros à l’espérance de vie en bonne santé…

    Ce qui se joue aujourd’hui dans ce dernier projet en date de réforme des retraites, c’est la détermination de ce seuil de compromission entre les besoins en main-d’œuvre des grands acteurs de l’économie et la soutenabilité de sa charge financière pour les finances d’État (...)

    #retraite #travail #vie #exploitation #capitalisme #salariat #droit #acquis

  • Un MOOC pour mieux appréhender les violences sexuelles dans le cadre professionnel

    La thématique des violences sexuelles prend actuellement une place considérable dans les débats sociétaux. Ce MOOC a pour ambition de montrer comment prévenir et réagir face à ce type de violence.

    En 1905, à Limoges, un groupe d’ouvrières de l’usine de porcelaine Haviland sont entrées en grève pour dénoncer les violences sexuelles faites par quelques-uns de leurs contremaîtres. Aujourd’hui, plus d’un siècle plus tard, malgré les avancés sociales, le phénomène persiste. Début 2019, une enquête sur les violences sexuelles menée par l’Ifop (Institut français d’opinion publique) pour la Fondation Jean-Jaurès démontrait que 60% des femmes européennes avaient déjà souffert au moins une fois au cours de leur existence de violences sexuelles ou d’atteintes sexistes dans le cadre de leur travail.

    Bien que les hommes soient aussi susceptibles de subir ces mêmes types de violence, ce sont les femmes qui en sont aujourd’hui les plus impactées. Dans une société Post #MeToo, les questions d’égalité entre hommes et femmes constituent un enjeu important aussi bien sur le point de vue politique que juridique.

    Les violences sexuelles et sexistes au travail sont des faits graves, caractérisés par plusieurs gestes effectués dans la finalité d’avoir un acte sexuel. Il peut s’agir d’agissements déplacés, de harcèlements physiques et moraux, de pressions psychologiques, de menaces verbales. Ces gestes représentent un abus de pouvoir pour les personnes qui en sont victimes, et peuvent causer d’importantes répercussions, par exemple une dépression, un isolement social, ou encore un suicide. Nul n’est protégé face à ce genre de violence, car il peut toucher tous les milieux socio-professionnels et peut parfois mener au licenciement de la victime. Aujourd’hui, le législateur prend de plus en plus la mesure de ce type de violence dans les textes de loi.

    L’université de Lille avec le soutien du Secrétariat d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, propose un MOOC consacré à ces questions s’intitulant : “ Violences sexuelles et sexistes au travail : prévenir et réagir ”. Le cours est segmenté en 5 semaines distinctes durant lesquelles les apprenants pourront suivre le quotidien d’une jeune femme fictive victime de violences sexuelles au travail. Ce MOOC de sensibilisation permet d’apprendre à réagir, psychologiquement, socialement et juridiquement face à ce type de situations.

    https://www.fun-mooc.fr/news/violences-sexuelles
    #MOOC #violences_sexuelles #formation

  • Histoire de la violence - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2019/11/29/histoire-de-la-violence

    À quel moment de ma vie me faire hurler dessus m’a aidée à comprendre ou à faire mieux quoi que ce soit ? Est-ce que la punition ou même la menace de la punition nous a poussés à nous dépasser ou est-ce que cela nous a juste rendus plus enclins à la dissimulation et au mensonge, à la recherche de la moindre coercition ? En quoi la colère nous rend-elle plus efficients, plus justes, plus «  quoi que ce soit  », en dehors de la violence ?

    #violence #enfance #domination

    • J’avais déjà appris la stupidité de la violence physique le jour où j’avais vu une mère hors d’elle coller une mornifle à son très jeune enfant en lui beuglant dessus qu’"il ne faut pas taper plus petit que soi".

      cc @touti

      Moi aussi je suis super colérique. Ça me fait mal au cœur de voir des gosses se mettre en colère parce que je sais que ça fait mal. Mon psy se demande si ma colère m’aide à tenir...

    • Je rejoint @antonin1, c’est toujours un plaisir de lire tes textes @monolecte ! Sinon cette partie

      À quel moment de ma vie me faire hurler dessus m’a aidée à comprendre ou à faire mieux quoi que ce soit ? Est-ce que la punition ou même la menace de la punition nous a poussés à nous dépasser ou est-ce que cela nous a juste rendus plus enclins à la dissimulation et au mensonge, à la recherche de la moindre coercition ?

      m’a rappelé un de tes commentaire sur Bondon https://seenthis.net/messages/190235#message191032

      Ensuite, Bondon a produit des apports très intéressants qui m’ont servi ensuite, comme son concept sur intériorisation des règles . Il expliquait, en gros, qu’on ne s’arrête pas au feu rouge parce qu’on a peur du gendarme ou parce que c’est la loi, mais parce que nous avons accepté l’idée que cette contrainte est d’un désagrément bien moindre pour nous que le fait de la transgresser. De la même manière, la plupart de nos comportements sociaux sont des contraintes que nous imposons nous-même à nos pulsions, nos envies, parce que nous décidons, in fine, que c’est plus avantageux pour nous de nous y conformer. Pour lui, ça explique pourquoi la répression marche moins bien que la persuasion et encore moins bien que la conviction que peut avoir l’acteur social que c’est lui-même qui a fixé ses limites.

      Je serai très intéressé par lire ses textes parlants de l’intériorisation des règles, mais je n’ai rien trouvé sur le Web, te rappelle tu des certaines sources sur le sujet ?

    • Je suis le séminaire de Boudon en 1995-96. J’y vais sachant qu’il est effectivement considéré en opposition avec Bourdieu, alors que pour ma part, les deux instruisent deux dimensions de la même réalité. Je fais la fusion de leurs deux visions de la détermination des agents sociaux en fin de session et à la surprise générale de mes congénères qui avaient tendance à dire que Bourdieu c’est de la merde pour plaire au grand homme, je ramasse une putain de bonne note : mon pari pascalien était donc que — bien qu’étant un sociologue libéral — Boudon était un type intelligent et donc pas spécifiquement enchanté par les flagorneries.

      En tant qu’agent plongé dans une société organique complexe, mes comportements et décisions se partagent entre les habitus et cosmologies de ma société et plus particulièrement de mon milieu et de mes propres arbitrages internes.

      Autrement dit, je m’arrête d’autant plus au feu rouge que mon entourage a tendance à respecter cette règle, mais aussi à la considérer comme légitime, à l’intérioriser comme une règle qui se justifie. Mais par ailleurs, même en tant que produit de mon milieu et de ma société, j’arbitre aussi à mon échelle de la légitimité de la règle et peux décider de la rejeter ou de l’intérioriser. D’ailleurs, cet arbitrage est également circonstanciel. Je respecter la limitation de vitesse ou l’impôt sur le revenu comme légitimes pendant des années, puis décider, quand la règle est vidée de son sens par ceux qui l’imposent, que ceci n’est plus légitime et qu’il devient normal est désirable de tenter d’échapper à la règle.

      Au final, nous sommes tous à l’intersection entre le global et l’individuel, le public et le privé, le personnel et le social. Même le conformisme est finalement un arbitrage entre externaliser la source de décision et subir les affres du processus de choix, d’analyse de la situation.

      La société me somme de brutaliser mon enfant afin d’en faire un nouvel agent conforme, normé et obéissant par le biais du traumatisme, mais il m’appartient au final de choisir de ne pas me plier à l’injonction.
      Cela dit, en vrai, le choix individuel est limité par la qualité du conditionnement social initial et il est difficile de déterminer la part endogène de la possibilité, des outils nécessaires au rejet du dogme communément admis.

      Celleux qui s’essaient actuellement à la déconstruction en savent quelque chose.

    • Je me fait laminer par ailleurs :

      Vos violences verbales à l’égard de votre fille m’ont choqué, et vos remords n’y changent rien.
      Vous en avez subi vous-même, et ça passe pour une excuse, mais ça ne me convainc pas.
      J’ai pris des baffes jusqu’à quatorze ans, âge où j’ai pu en rendre une, et le processus s’est arrêté.
      J’ai élevé cinq enfants avec une seule baffe que je regrette encore, et peu de cris, et le mécanisme n’est donc pas héréditaire.
      Ce n’est pas l’enfant qu’il faut soigner, c’est le parent.
      Ca peut s’arranger, sans doute, mais dans le cas de votre fille, c’est trop tard et le mal est fait.
      Un enfant agressé, surtout par sa mère, s’en ressent toute sa vie.
      Pardon de vous juger, c’est l’enfant en moi qui vous juge, pas l’adulte, ni le médecin.
      Mais il y en a marre de trouver des excuses à tout le monde. Et l’exposé contrit de vos états d’âme ne changera rien au vécu de votre fille.

      https://www.agoravox.fr/commentaire5619089

    • L’important est que tu lui aies demandé pardon, tu le dis toi même. Parce que demander pardon c’est le début pour reconnaitre ses erreurs vis à vis de l’autre, ce que très très peu de parents violents feront, même tardivement, même l’enfant une fois adulte, et le fait que tu cherches des solutions pour éduquer sans violence.
      J’ai quelques trucs à partager entre mères, respirer profondément, tempérer (accepter de remettre à plus tard), et même taper sur un coussin. Et pourquoi pas aussi aller se soigner/ être écouté par un·e professionnel·le pour mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre et s’en défaire plus facilement.
      Ça peut aussi aider d’être bien entouré, par exemple d’observer ses potes anglaises ou allemandes pays où il n’y a pas ce modèle éducatif systémique par la violence comme en france.
      Sincèrement

    • Waw, c’est trash, la réponse du bonhomme. S’il est médecin, je l’imagine encore plus parent qui laisse sa compagne faire le boulot de soin au quotidien, dont on sait qu’il est plus dur quand le père ou la mère est seul·e, alors merci pour son jugement plein d’empathie masculine...

      Ce n’est pas pour dédouaner mais il me semble qu’il est possible de réparer, c’est d’ailleurs le principe de la justice, la vraie. Sinon, ben y’a des peines automatiques, plus besoin de juges, on peut se contenter de barèmes décidés par les psy au regard du mal subi. Bref, je me tais, courage à vous deux, trois, quatre (mères et enfants) pour vivre avec ça et le dépasser.

    • J’en parle aussi et surtout parce que nous sommes passés à autre chose depuis longtemps en tirant les leçons de nos erreurs. D’ailleurs ce papier a aussi fait l’objet d’une discussion familiale et le Minilecte l’a beaucoup apprécié.

      En fait, c’est souvent ça que j’écris : des supports à réflexions et débats.

  • « A #Tunis, l’ancien Boulevard du 7 novembre a été rebaptisé Boulevard #Mohamed_Bouazizi. A #Paris aussi, une place du 14e arrondissement porte désormais son nom »


    #toponymie #Tunisie #toponymie_politique #printemps_arabe

    Mohamed Bouazizi:

    Mohamed Bouazizi (arabe : محمد البوعزيزي), de son vrai nom1 #Tarek_Bouazizi (طارق محمد البوعزيزي), né le 29 mars 1984 à #Sidi_Bouzid et mort le 4 janvier 2011 à Ben Arous, est un vendeur ambulant2 tunisien dont le suicide par immolation par le feu le 17 décembre 2010 — il en meurt deux semaines plus tard — est à l’origine des émeutes qui concourent au déclenchement de la révolution tunisienne évinçant le président Zine el-Abidine Ben Ali du pouvoir, et sans doute par extension aux protestations et révolutions dans d’autres pays arabes connues sous le nom de Printemps arabe.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Bouazizi

    Source, la BD «Sidi Bouzid Kids»
    https://www.actuabd.com/Sidi-Bouzid-Kids-Par-Eric-Borg