• Déguisement Didier Raoult, avec Barbe + Perruque + Lunettes - Aux Feux de la Fête - Paris
    https://www.auxfeuxdelafete.com/deguisements/deguisement-didier-raoult-avec-barbe-perruque-lunettes

    Déguisement Didier Raoult
    Ce déguisement du Professeur Raoult se compose d’une blouse, d’une perruque, d’une barbe et d’une paire de lunettes.
    Parfait pour une soirée débat, un thème sciences, médecine, humour, Covid ou tout autre thème de ton choix.

  • Manifestations, géolocalisation et publicités ciblées : un nouveau Cambridge Analytica ?
    https://korii.slate.fr/et-caetera/black-live-matters-manifestations-geolocalisation-publicite-politique-ci

    Une pratique de ciblage politique controversée est utilisée par divers groupes politiques pour affiner leurs campagnes. Alors que des manifestations historiques contre le racisme et les violences policières ont lieu aux États-Unis, des entreprises siphonnent les données de géolocalisation des smartphones des personnes qui sont descendues dans la rue et les revendent à des groupes politiques. « Nous voulons nous assurer que nous utilisons toutes les options de notre boîte à outils pour atteindre (...)

    #CambridgeAnalytica/Emerdata #algorithme #smartphone #géolocalisation #métadonnées #BigData #microtargeting #profiling #publicité #élections #VoteMAP #TheCollective #activisme #BlackLivesMatter (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##publicité ##lutte

  • BREAKING: Egypt arrests sister of political detainee Alaa Abdelfattah – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20200623-egypt-arrests-sister-of-political-detainee-alaa-abdelfat

    Sanaa Seif, the sister of political prisoner Alaa Abdelfattah, has been kidnapped outside the attorney general’s office in a van by state security officers.

    Alaa’s relatives were at the attorney general’s office to file a complaint after they were beaten outside Tora Prison.

    The family were dragged by their hair and their clothes torn by beltagaya, government hired thugs, as the police looked on and did nothing to help.

    His sisters, Mona and Sanaa, and mother Laila Soueif were outside the prison where Alaa is being held, waiting for a letter to be delivered from Alaa.

    (...)
    Alaa was transferred to Tora’s maximum-security prison Al-Aqrab 2, kept in a cell with poor ventilation and prevented from buying food and water from the prison canteen.

    In April Alaa went on hunger strike for a month to protest against the conditions of his detention and the fact that his family haven’t been allowed to visit him since the start of the coronavirus pandemic.

    On 18 March his mother and aunt were imprisoned after they held a protest calling for the release of prisoners, but were released shortly afterwards.

    Over recent months, images of his mother have circulated showing her lying down in front of the prison where she was trying to deliver medicine.

    #Egypte #abdel-fattah

  • The Rise of Big Data Policing
    https://nyupress.org/9781479869978/the-rise-of-big-data-policing

    The consequences of big data and algorithm-driven policing and its impact on law enforcement In a high-tech command center in downtown Los Angeles, a digital map lights up with 911 calls, television monitors track breaking news stories, surveillance cameras sweep the streets, and rows of networked computers link analysts and police officers to a wealth of law enforcement intelligence. This is just a glimpse into a future where software predicts future crimes, algorithms generate virtual (...)

    #algorithme #CCTV #police #racisme #justice #prédiction #BigData #discrimination #surveillance

  • Vers une stratégie de sortie de crise
    Centre Patronal suisse, le 15 avril 2020
    https://www.centrepatronal.ch/documents/documents-utiles/cp-2020-04-15-fr.pdf

    Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses : beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation… Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentissement de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables habitants qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps cette expérience forcée de décroissance. La plupart des individus ressentent le besoin, mais aussi l’envie et la satisfaction, de travailler, de créer, de produire, d’échanger et de consommer. On peut le faire plus ou moins intelligemment, et on a le droit de tirer quelques leçons de la crise actuelle. Mais il est néanmoins indispensable que l’activité économique reprenne rapidement et pleinement ses droits.

    #coronavirus #travail #le_jour_d'après #fascistovirus #Suisse #sans_vergogne

  • Sortie d’Inkscape 1.0
    https://linuxfr.org/news/sortie-d-inkscape-1-0

    Inkscape n’avait pas eu de mise à jour importante depuis bien longtemps et cette nouvelle version était donc très attendue. Elle est numérotée 1.0, ça n’était pas obligé, mais ce n’est pas un mal de le faire non plus. Et cette attente n’a pas été inutile, car les nouveautés sont nombreuses, comme en témoigne la longueur des notes de publication, et les améliorations non moindres. Voici une petite sélection.

    lien n°1 : Télécharger Inkscapelien n°2 : Notes de publication d’Inkscape 1.0lien n°3 : Astuces sur quelques nouveautésThème personnalisable

    Inkscape prend maintenant plus facilement en charge les thèmes. Certains apprécieront notamment de pouvoir utiliser le thème sombre. Inkscape permet en plus la personnalisation simple du jeu d’icônes et des couleurs de ces icônes. L’utilisateur, comme auparavant, peut (...)

    • Voici 2 autres simulations jouables, codées par mes enfants avec Scratch (à la place du TAP « jeux vidéos » du jeudi soir de l’un d’eux). On y choisit les caractéristiques de l’infection initiale : sa virulence, le taux de morbidité et de guérisons, le taux d’immunité collective initizale et on lance la propagation. De manière optimiste, seuls les personnes contaminées mais asymptomatiques sont contaminantes, puisque les malades sont soignement confinés à l’hopital.

      Parfois, selon les paramètres, il arrive que l’infection cesse tout de suite, soit que par chance le contaminé initial guérisse trop vite pour avoir contaminé d’autres personnes, soit qu’il meure trop vite...

      Les stats de contamination, guérison et décés sont affichés en direct.

      À tout moment on peut ordonner le confinement de la population, ou son déconfinement, et tester ainsi différentes stratégies.

      – version de Ulysse (bientôt 11ans) https://scratch.mit.edu/projects/386778620
      – version de Léna (14ans) https://scratch.mit.edu/projects/388284302

  • We found and tested 47 old drugs that might treat the #coronavirus: Results show promising leads and a whole new way to fight #COVID-19
    https://theconversation.com/we-found-and-tested-47-old-drugs-that-might-treat-the-coronavirus-r

    The map shows all of the coronavirus proteins and all of the proteins found in the human body that those viral proteins could interact with.

    In theory, any intersection on the map between viral and human proteins is a place where drugs could fight the coronavirus. But instead of trying to develop new drugs to work on these points of interaction, we turned to the more than 2,000 unique drugs already approved by the FDA for human use. We believed that somewhere on this long list would be a few drugs or compounds that interact with the very same human proteins as the coronavirus.

    We were right.

    Our multidisciplinary team of researchers at the University of California, San Francisco, called the QCRG, identified 69 existing drugs and compounds with potential to treat COVID-19. A month ago, we began shipping boxes of these drugs off to Institut Pasteur in Paris and Mount Sinai in New York to see if they do in fact fight the coronavirus.

    In the last four weeks, we have tested 47 of these drugs and compounds in the lab against live coronavirus. I’m happy to report we’ve identified some strong treatment leads and identified two separate mechanisms for how these drugs affect SARS-CoV-2 infection. Our findings were published on April 30 in the journal Nature.

    [...]

    Remember, all these interactions have so far only been observed in monkey cells in petri dishes.

    #traitement

    • Pardon, j’ai confondu avec cet autre podcast qui est aussi très très bon et qui parle de PQ dans toutes ses dimensions, pas seulement comme une marchandise marketée comme produit domestique et produit de collectivité et avec les usages actuels il manque du premier et il y a du second en trop (ce qui était le sujet du Freakonomics). Il est question aussi de pourquoi on trouve que c’est plus sale de toucher son anus pendant un rinçage que d’étaler la crotte autour avec du papier (tout doux, on a du bol, d’ailleurs on apprendra ici le nom de l’inventeur du PQ).

      https://99percentinvisible.org/episode/wipe-out

    • L’homme par qui le malheur est arrivé dans les chiottes de l’Occident :

      Joseph C. Gayetti Joseph C. Gayetty (unknown, c. 1810 or c. 1827 Pennsylvania - unknown after 1890s or May 2, 1895) was an American inventor credited with the invention of commercial toilet paper. It was the first and remained only one of the few commercial toilet papers from 1857 to 1890 remaining in common use until the invention of splinter-free toilet paper in 1935 by the Northern Tissue Company.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Gayetty

      Mais aussi (extrait de la page mise en lien dans le post précédent) :

      Blumer credits a man named Joseph Gayetty as the first person to actually sell toilet paper in the Western world. In the 1850s Gayetty made a pitch that using corncobs and old newspapers was actually bad for you. “He decided to make this a form of paper, which was thin, and sold it as [being] more gentle on your rear end,” says Blumer, “and presumably that had some connection with not hurting your delicate membranes and helping if you had hemorrhoids. But we probably wouldn’t recognize this toilet paper as the same kind we use today, it was probably closer to tissue paper, but it was thin and would get the job done.”

      Gayetty’s paper came in a box like tissues and was made of hemp. It wasn’t a very popular product because it was very expensive and only the rich could afford it. Most never saw the use for this paper anyway. But one other invention changed the need for Gayetty’s paper—indoor plumbing.
      Feeling Flushed

      Toilets were moving inside of houses and they were now being connected to sewer systems that flushed with water. But the problem was that indoor toilets were very finicky, and if you were going to flush with what you wiped with it had to be very delicate like Gayetty’s paper. Gayetty pivoted the marketing for his paper entirely, rather than focusing on health, he focused on the sensitivity of indoor plumbing.

      But a competing businessman named Seth Wheeler is the one credited with creating toilet paper as we know it today — in a roll and with sheets. “Wheeler came up with the idea of perforation first, and it wasn’t in connection with toilet paper. It was in connection with wrapping paper,” Blumer explains. “He thought that it would be very convenient for stores to be able to pull off a sheet of paper and rip it along a perforation.”

      Wheeler would go on to patent all sorts of toilet paper-related innovations, some more sensible than others, including a role with hexagonal sheets, which he thought would be easier to tear.

      But it was yet another competitor that turned toilet paper a ubiquitous household item—the Scott Paper Company—the very same one we see on shelves today. Scott started making toilet paper around the same time as Wheeler, but they had a lot better marketing. They actually took Gayetty’s original strategy as toilet paper as the solution to hemorrhoids but did it better by putting doctors in their ads and saying that other brands had wood chips and splinters in their product. Meanwhile, they played up their own paper as delicate and dainty. And it worked! Scott ended up owning the market share of the industry throughout the 1950s.

      Now toilet paper is a $31 billion industry. With people fighting over toilet paper in supermarkets and queuing up for hours to buy a supply, it probably feels like there’s a shortage of bath tissue. But we probably aren’t in danger of running out of it in the long run. Unlike a lot of other products, most of the toilet paper supply chain is entirely in the US or North America, so manufacturing hasn’t shut down at all, and people are not consuming any more toilet paper than usual. The bottleneck lies in the difference between how quickly people are buying it in stores and how much production can be ramped up. The other reason for the shortage is that away-from-home suppliers like Roses –that normally sell to larger, institutional clients — need time to arrange contracts and shipments to stores that sell directly to consumers. There is a limit to how fast they can pivot, and how quickly their machines can actually run, but eventually, the supply should be able to catch up to demand. In the meantime, there’s always Roses’s factory kiosk…

      … or water. Somewhere around 70% of the world still uses water instead of toilet paper, and for good reason. Some studies have actually shown that toilet paper isn’t as sanitary as we think it is and does very little to protect us from bacteria as opposed to water and, unlike Galetty claimed, toilet paper is not good for the treatment of hemorrhoids. When it comes down to it, toilet paper isn’t necessarily that essential of a product. It’s something humans have lived without for thousands of years. But if it brings people comfort to have in this extraordinary situation, by all means, go buy it. Just make sure to wash your hands!

      C’est dingue, non ? Ou quand la créativité est mise aux service des muqueuses et de la plomberie... Y a des jours où je m’dis que certains « créateurs » sont quand même des grands-malades.

  • Le confinement m’angoisse, donc je n’arrive pas à grand chose, surtout pas à surfer sur #seenthis...

    Mais j’ai lu un livre épatant (sur deux en quatre semaines, la grande classe).

    C’est de la science-fiction et ça s’appelle Rosewater . L’auteur est #Tade_Thompson.

    Découvert grâce aux copains de la vie électrique sur #radio_panik. Les sachant de bon conseil, j’ai d’abord lu Les meurtres de Molly Southborn puis j’ai attaqué la trilogie Rosewater . J’ai fini le premier tome et j’en suis absolument ravie. #Spoil : ou comment dynamiter le roman de premier contact.

    https://www.radiopanik.org/emissions/la-vie-electrique/xenosphere-biodome-et-autobio

  • Zoom iOS App Sends Data to Facebook Even if You Don’t Have a Facebook Account - VICE
    https://www.vice.com/en_us/article/k7e599/zoom-ios-app-sends-data-to-facebook-even-if-you-dont-have-a-facebook-account

    Zoom’s privacy policy isn’t explicit about the data transfer to Facebook at all. As people work and socialize from home, video conferencing software Zoom has exploded in popularity. What the company and its privacy policy don’t make clear is that the iOS version of the Zoom app is sending some analytics data to Facebook, even if Zoom users don’t have a Facebook account, according to a Motherboard analysis of the app. This sort of data transfer is not uncommon, especially for Facebook ; plenty (...)

    #Ring #Facebook #algorithme #CCTV #BigData #EFF #Zoom

  • Secrets of the Surface, the Mathematical Vision of Maryam Mirzakhani
    http://www.zalafilms.com/secrets
    https://vimeo.com/380123288


    (bande annonce)

    a very recent film of George Csicsery. Filmed in Canada, Iran, and the United States, it examines the life and mathematical work of Maryam Mirzakhani.

    To watch the film during the Covid 19 crisis, you can apply for a free individual or collective screening (only once, in the period 1st April – 15 May 2020), taking advantage of the special agreement between Zalafilms and May12 Initiative.

    https://may12.womeninmaths.org/screening-secrets

    donnez votre email, on vous envoie un lien vimeo et un mot de passe pour une projection confinée

  • Être toujours du côté des « opprimé·e·s » : relire le philosophe Paulo Freire en temps de crise éthique
    https://theconversation.com/etre-toujours-du-cote-des-opprime-e-s-relire-le-philosophe-paulo-fr

    En affirmant qu’il peut y avoir des critères de triage « justes » en soi, on risque d’affaiblir l’idéal d’égale dignité des personnes. Il n’est jamais juste au regard de ce principe d’établir des critères de qui a le droit de vivre ou de qui a le droit de mourir. On peut tout au plus parler de degrés d’injustice : il s’agit de trouver des critères qui sont les moins injustes. Mais, il n’y a pas de critères justes au regard du principe absolu d’égale dignité des personnes humaines. Ainsi, le critère de l’âge ou du « score de fragilité » peuvent conduire à une forme de discrimination des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap et/ou atteintes de polypathologies.

    Paulo Freire assigne un rôle aux éthiciens et aux éthiciennes, celui d’être toujours du côté des « opprimé·e·s ». Cela signifie que leur rôle actuellement doit être avant tout de visibiliser la situation des personnes en risque de subir des discriminations et de faire l’objet d’inégalités de traitement et non pas de justifier le triage des patients.

    #éthique_médicale #triage_des_patients #coronavirus

  • Listes de #livres mis en #accès_libre par les maisons d’#édition.
    #gratuit

    Éditions La Découverte
    https://editionsladecouverte.fr/art_home/article.php?id=14351

    Dans ces circonstances exceptionnelles, La Découverte a décidé de rendre certains de ses ouvrages accessibles en ligne durant toute la durée du confinement, avec l’accord et l’enthousiasme des auteurs et autrices concerné·e·s. Nous espérons que cela vous permettra de vous occuper mais aussi que cela contribuera à votre réflexion sur l’après et vous permettra de vous projeter dans d’autres horizons.

    Chez soi de Mona Chollet (à lire ici)

    Abondance et liberté du philosophe Pierre Charbonnier (à lire ici)

    Fabuler la fin du monde de Jean-Paul Engélibert (à lire ici)

    L’An 2440 de Louis-Sébastien Mercier (à lire ici)

    * Le droit à la paresse de Paul Lafargue (à lire ici)

    Éditions Amsterdam
    https://fr.calameo.com/accounts/6196393

    Les Briques rouges
    http://www.editionsamsterdam.fr/les-briques-rouges

    Quentin Ravelli
    Les briques rouges
    Dettes, logement et luttes sociales en Espagne

    En Espagne, la brique (ladrillo) est bien davantage qu’un matériau de construction. Elle est l’un des rouages essentiel du capitalisme. Elle est au coeur de la crise de suraccumulation que connait le pays depuis le début des années 2000. Située dans la région de la Sagra en Castille, l’enquête au long cours de Quentin Ravelli, issue d’un documentaire cinématographique, parvient à reconstituer la biographie d’une marchandise ordinaire sur laquelle repose un système entier de domination économique et politique.
    « Pour Angel, la cinquantaine, le choc est ce jour-là violent : il court, nerveux et angoissé, de l’extrudeuse à la “guillotine”, du “piano” au poste de contrôle. Habitué à la tuile, il a dû se reconvertir à la brique en une matinée. Il tremble, il sue, il s’énerve pour un rien. Derrière lui, un enchevêtrement de tapis roulants grincent et crient en acheminant la terre des carrières, tandis que la grosse caisse du mélangeur d’argile, surnommé le “moulin”, pousse des râles graves qui résonnent sous les tôles à chaque passage de la meule. Devant lui, l’extrudeuse ronronne. Sous pression, elle pousse sans fin un gros ruban d’argile chaud et fumant – une brique infinie, un churro géant. »

    Le Propriétaire absent
    http://www.editionsamsterdam.fr/le-proprietaire-absent

    Takiji Kobayashi
    Le propriétaire absent

    À mi-chemin du reportage et du roman, Le Propriétaire absent peint la vie des paysans à Hokkaido dans les années 1920. Partis défricher et coloniser l’île par milliers après son annexion définitive à la fin du XIXe siècle, ces migrants découvrent les duretés de l’exploitation et de la lutte. Dans cet ouvrage, l’auteur livre, par des voies détournées, quelque chose de sa propre expérience et dénonce les abus de la Hokkaidô Takushoku Bank, qui l’emploie alors et qui s’en sépare quand paraît ce roman à charge. Après la publication du
    Bateau-usine, voici un autre ouvrage majeur de la littérature prolétarienne japonaise.

    « Les fabriques de conserves, les bâtiments de l’administration coloniale, les grandes banques, les usines de XX, les canaux, les entrepôts, les parcs, les villas, les automobiles, les bateaux à vapeurs, le quai au charbon… tout ça se mélange, ça hurle comme dans un grand tourbillon. À marcher dans cette ville saturée, on en vient même à douter que quelque part dans ce monde puissent exister des ­paysans tout tordus et couverts de boue. Herbe, montagne, épis, rivières, engrais – c’est ça, un village de paysans ! À ceci près que les habitants d’Otaru, ils n’ont peut-être jamais vu de leurs propres yeux, pas même une fois, un vrai paysan. […] La seule chose, c’est qu’on ne peut plus se laisser avoir éternellement comme des “paysans”. »

    La Petite Ville
    http://www.editionsamsterdam.fr/la-petite-ville

    Éric Chauvier
    La petite ville

    Depuis la fermeture de son abattoir, de sa mine d’or et de ses usines, la petite ville de Saint-Yrieix la Perche, située en Haute Vienne, connaît une déprise démographique et économique. Les mutations du capitalisme ont produit une ville sans qualité. Dans une enquête anthropologique où se mêlent mélancoliquement l’histoire intime du narrateur et l’histoire sociale des habitants de Saint-Yrieix, Éric Chauvier revient sur les traces de son enfance.

    « C’est ici, sur une carte mentale, la mienne probablement, dans un nœud de mémoire, à Saint-Yrieix la Perche, petite ville française du sud du département de la Haute-Vienne, que je suis né (Une nuit de neige et de vent, je m’en souviens comme si c’était hier), le 17 novembre 1971, dans une chambre de la maternité de la ville. Tout au long du xxe siècle naissent en ce lieu des milliers ­d’Arédiens – le nom donné aux habitants de Saint-Yrieix la Perche, étymologiquement référés à Arédius, le saint qui, dit-on, fonda la ville (Ton père était venu à la maternité avec tes grands-parents…). Mais aujourd’hui ce temps est révolu (C’était une nuit très froide), car ce lieu prévu pour donner la vie (Il y avait des congères le long des routes), comme la plupart des usines, comme l’abattoir, comme les magasins du centre-ville, comme les enfants courant dans les rues, criant, riant, explorant ce monde – qui va bientôt disparaître –, a disparu à jamais. »

    #littérature_prolétarienne #sciences_sociales

    Les Liens qui libèrent
    Bullshit Jobs - David Graeber
    https://fr.calameo.com/read/006196667134f1b042fa2

    #travailleurs_exposés (exposés pour leur utilité sociale pas reconnue ou bien pour le seul bénéfice des patrons)

    La Fabrique
    https://lafabrique.fr/offres-epub

    En attendant la réouverture des librairies, La fabrique vous offre 10 livres en téléchargement libre et gratuit.

    Grégoire Chamayou
    Théorie du drone

    Le drone est l’instrument d’une violence à distance, où l’on peut voir sans être vu, toucher sans être touché, ôter des vies sans jamais risquer la sienne. Cette forme de violence télécommandée, […]

    Andreas Malm
    L’anthropocène contre l’histoire

    Du delta du Nil aux cercles polaires, le constat est effrayant : la Terre se réchauffe dans des proportions qui nous mènent aujourd’hui au seuil de la catastrophe. Le concept d’Anthropocène, s’il […]

    Eric Hazan
    La dynamique de la révolte

    Un livre d’histoire ? oui et non. Oui, parce qu’on y parcourt quelque 220 ans d’émeutes, soulèvements, insurrections et révolutions, depuis la prise de la Bastille jusqu’à la chute de Ben Ali […]

    Alain Badiou, Pierre Bourdieu, Judith Butler, Georges Didi-Huberman, Sadri Khiari, Jacques Rancière
    Qu’est-ce qu’un peuple ?

    Peuple, un mot qui implique la disparition de l’État existant ? Populaire, un adjectif à travers lequel les dominés acceptent les conditions les plus défavorables à leur propre langage ? « Nous, le […]

    Mathieu Rigouste
    La domination policière

    La violence policière n’a rien d’accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial […]

    Kristin Ross
    L’imaginaire de la Commune

    William Morris, Élisée Reclus, Pierre Kropotkine : ce ne sont pas les premiers noms qui viennent à l’esprit s’agissant de la Commune de Paris. S’ils tiennent dans ce livre un rôle important, […]

    Joëlle Fontaine
    De la résistance à la guerre civile en Grèce

    Platon, Aristote, l’invention de la démocratie : c’est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d’un pays sacrifié et humilié – comme il l’est aujourd’hui. On y […]

    Françoise Vergès
    Un féminisme décolonial

    Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d’extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée […]

    Houria Bouteldja
    Les Blancs, les Juifs et nous

    Ce livre est un cri – pas un cri de guerre, plutôt un cri de paix. Plus exactement, c’est une série de claques alternant avec des caresses. Appliquées à qui ? Aux Blancs […]

    La Révolution russe, une histoire française
    Éric Aunoble
    La Révolution russe, une histoire française

    En France, la révolution russe est devenue un repoussoir, le moment fondateur d’un totalitarisme aussi terrifiant que le nazisme. Elle n’est plus envisagée que sous l’angle de ses victimes, aussi bien dans le […]

    Les éditions Libertalia
    https://www.editionslibertalia.com/blog/epub-et-pdf-en-acces-libre

    Pour vous accompagner pendant le confinement, nous vous offrons les versions numériques de quelques-uns de nos livres.
    D’autres titres s’ajouteront ces prochains jours.
    • Mon histoire, Rosa Parks : epub (540 ko) / pdf (626 ko).
    • Trop classe !, Véronique Decker : epub (214 ko) / pdf (283 ko).
    • Appel à la vie, Raoul Vaneigem : epub (153 ko) / pdf (229 ko).
    • Les Historiens de garde, Blanc, Chéry & Naudin : epub (379 ko) / pdf (545 ko)

    Codine, Panaït Istrati : epub (152 ko) / pdf (328 ko)

    Raisons d’agir
    La Casse du siècle. À propos des réformes de l’hôpital public
    Pierre-André Juven, Frédéric Pierru et Fanny Vincent
    http://www.raisonsdagir-editions.org/wp-content/uploads/Casse_siecle_pages.pdf

  • Visionscarto va poursuivre la publication de nouvelles contributions dans les jours qui viennent, mais avant, nous voulions rappeler que le site regorge d’archives consultables 7/7, 24/24 pendant toute l’année sans aucune restriction.

    L’occasion de porter à votre attention la publication des articles et références suivantes sur le droit de femmes, la place des femmes dans la société et la politique et le féminisme (en ayant conscience que certaines auraient besoin d’une mise-à-jour, mais le travail, les obligations, les enfants, les retards, le temps, etc...) :

    1. Une série d’articles abordant la situation des femmes dans des contextes variés :

    Cartographie sensible, émotions et imaginaire
    https://visionscarto.net/cartographie-sensible
    Élise Olmédo

    Agricultrices dans la solitude des champs d’oignons
    https://visionscarto.net/agricultrices-dans-la-solitude
    Agnès Stienne

    Pour une pratique féministe de la visualisation de données
    https://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    Catherine D’Ignazio

    Viols en temps de guerre, le silence et l’impunité
    https://visionscarto.net/viols-en-temps-de-guerre
    Agnès Stienne

    2. Une série de carte par Philippe Rivière et Philippe Rekacewicz résultants de traitements statistiques complexes lors de divers projets d’étude :

    Discrimination des femmes : Libertés civiles
    https://visionscarto.net/discrimination-des-femmes-libertes-civiles

    Discrimination des femmes : Accès aux ressources et aux richesses
    https://visionscarto.net/discrimination-des-femmes-acces-ressources

    Les femmes au pouvoir - Situation en octobre 2015
    https://visionscarto.net/les-femmes-au-pouvoir-2015

    Proportion des femmes dans la recherche, 2007-2009
    https://visionscarto.net/proportion-des-femmes-parmi-dans-la-recherche

    Index d’inégalité de genre (IGG), 2015
    https://visionscarto.net/index-d-inegalite-de-genre-igg

    Les femmes dans les parlements - Situation en octobre 2015
    https://visionscarto.net/les-femmes-dans-les-parlements-2015

    Analphabétisme chez les femmes adultes, 2012-2016
    https://visionscarto.net/analphabetisme-chez-les-femmes

    État du droit à l’avortement dans le monde - Situation en juin 2018
    https://visionscarto.net/lois-et-avortement

  • Unpopular opinion : la tribune de Despentes n’est pas féministe, et elle a oublié Aïssa Maïga.
    https://came2016.wordpress.com/2020/03/02/unpopular-opinon-la-tribune-de-despentes-nest-pas-feministe-et-e

    Lorsqu’elle parle de sa colère lors de la nomination de Polanski aux César, et lorsqu’elle décrit la réaction d’Adèle Haenel, avant qu’elle ne rejoigne les manifestantes devant la salle, les mots de V. Despentes décrivent la rage que nous avons toutes ressentie, notre dégout commun de ce « crachat au visage », et la puissance que nous avons puisé grâce à A. Haenel. Le reste du texte, pour nous : elle aurait pu s’en passer. Source : Collectif Auto Media énervé

    • Dans les commentaires :

      Les femmes agressées dont j’ai entendu les témoignages n’ont pas été agressées par des stars : elles ont été agressées par des hommes de ménage, des profs, des maçons, des psys, des entraîneurs de sport, des syndicalistes, des comédiens, des docteurs, des cuisiniers, etc. Aucun d’eux n’est en taule. Aucun d’eux n’est inculpé. Aucun d’eux n’est mis face à ses actes : hommes de ménage ou réalisateurs bénéficient tous deux du patriarcat.

      […]

      Quand elle dit « il ne fait pas sens dans cette salle de faire de différence entre les corps des femmes et les corps des hommes » : ok, je veux bien qu’il y ait des hommes ET des femmes complices, mais qu’on ne me fasse pas croire que l’impunité des agresseurs signifie la même chose pour les hommes et pour les femmes, que ce soit dans leurs esprits ou leurs corps. Un violeur laissé en liberté, pour une femme c’est le corps qui se tend, la peur dans le bide, les mâchoires qui se serrent. Il y a très peu d’hommes qui connaissent ce sentiment – alors que même les femmes complices le ressentent – et je suis choquée par le fait de prétendre que nous sommes tous et toutes sur un même plan face à la violence et à l’impunité masculine.

      Profiter de commenter une action féministe pour caler que « en fait dans cette situation, ça ne compte pas d’être un homme ou une femme » c’est quand même très fort en chocolat.
      Despentes exprime très bien la colère et le ras le bol des puissants, donc forcément ça fait écho en beaucoup d’entre nous, et je la rejoins sur cette expression. C’est sur le fond de l’analyse politique que je ne suis pas d’accord avec elle, car son message a des aspects qui sont littéralement anti-féministes.

    • pareil dans les très intéressant commentaires :

      Elle dit que si Polanski était homme de ménage il aurait été condamné, et que c’est sa richesse qui le protège. C’est faux. C’est juste faux. Les violeurs prolétaires ne vont pas en prison non plus. La richesse n’est qu’une aide supplémentaire dans l’impunité : la première défense, c’est d’être un homme. Prétendre que ce qui se passe avec Polanski est une histoire uniquement de classe sociale et pas de sexe est tout bonnement faux.

    • @tintin oui, mais non. Les hommes puissants entretiennent eux-mêmes le mythe du prolo racisé alcoolo drogué qui agressent les inconnues dans les ruelles désertes. Et donc, oui, les gus qui collent + ou - bien au fantasme servent d’exutoire pour tous les autres.

      Donc oui, les hommes dominés restent très peu punis pour les violences contre les femmes — cela fait même partie du contrat social : « on vous domine, on vous maltraite, mais le soir venu, on vous laisse un sexe-classe à dominer et maltraiter à la maison en compensation de votre soumission » —, mais ils risquent globalement plus que les dominants, surtout quand ils n’ont pas bien compris les limites : « ne touche pas à notre cheptel, manant ! »

    • bin je suis assez d’accord avec cet argument du post :

      il y a bien une surreprésentation des classes défavorisées dans les condamnations juridiques pour violences sexuelles, qui n’est pas représentative de la réalité des délits mais correspond aux chiffres globaux de la justice

      qui me semble un peu rejoindre ce que tu dis, non ?

  • Le Parlement écossais vote la gratuité des protections périodiques
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN20J2LL/le-parlement-ecossais-vote-la-gratuite-des-protections-periodiques.html

    « Il s’agit de produits de base, et pas une seule femme en Ecosse ne devrait avoir à vivre sans protections périodiques », a-t-elle également souligné.

  • Senior Google engineer reveals privacy bombshell in Android’s preinstalled apps | PI
    https://privacyinternational.org/news-analysis/3330/senior-google-engineer-reveals-privacy-bombshell-androids-prei

    Maddie Stone, formally a Senior reverse engineer and tech lead on the Android security team, shockingly revealed a number of examples of how pre-installed apps on Android devices can undermine users privacy and security in her BlackHat USA talk in August 2019. The video of the talk only recently became available to the public in late December 2019. The apps in question come preloaded on a device when it is purchased and often can’t be removed. Stone reveals a litany of abuses carried out by (...)

    #Google #Android #malware #smartphone #data #écoutes #PrivacyInternational

    • Almost every manufacturer, includ ing Google, disabled Google Play Protect without warning the user in order to bypass an issue in provisioning devices, a feature in newer versions of Android that is supposed to stop apps behaving maliciously and ultimately protect user privacy and security. Other manufacturers left code on their devices that would allow anyone to execute code remotely - allowing any malicious actor aware of this able to read the contents of your phone without ever needing to physically access to it and without the user knowing. Some manufacturers even modified the Android OS and API’s to allow them to get access to every URL that was accessed on the devices, for unclear purposes, a clear breach of users trust and privacy.

      Stone even explains how, astonishingly, pre-installed apps are used via supply chain interference from malware developers to distribute their code. There is no need to trick a user into installing malware if it already comes packaged and pre-installed on a phone.

      Most disappointing of all is the fact that this presentation shows Google has known about this problem for some time, brought to light by one of its own respected engineers, but has yet to act. We cannot find a single reason why Google continues to enable an ecosystem that exploits people who own Android phones when the dangers have been so clearly articulated.

    • Dans les phrases du type "Tout le monde fait comme ça" tu as aussi la culpabilisation du « Il faut vivre avec son temps ».
      https://pratiques.fr/Injonction-a-Doctolib

      Hier je croise une voisine, Plus de 75 ans qui s’occupe de sa fille polyhandicapée depuis 45 ans, je dis ça, parce que je pense qu’elle fait partie de celleux qui ont autre chose à faire que de comprendre comment fonctionne un téléphone.
      Elle me dit qu’elle va engueuler la boutique qui lui a vendu un téléphone avec des applications qui lui donnent l’impression d’être suivie en permanence puisqu’elle reçoit des injonctions personnalisées pour émettre son avis sur tel ou tel lieu où elles vont se promener.
      J’ai tenté de lui expliquer qu’en fait le pov’type de la boutique lui a vendu un téléphone avec le GPS et d’autres merdes activées et que cela est fait par défaut.
      Sur mon téléphone, j’ai passé une bonne heure à désactiver toute appli qui n’est pas pour téléphoner, c’est presque impossible pour un·e novice.

  • Ça fait plus de 20 ans que l’Internet est un outil d’information grand public. Hier, on nous annonce que « L’ONU identifie 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes ». Maintenant, essaie de me trouver un seul article de grand média reprenant cette information avec un lien hypertexte vers le document d’origine sur le site de l’ONU… (bon courage).

    Moi j’ai pas trouvé. Le document est là, à la ligne « A/HRC/43/71 » : Database of all business enterprises involved in the activities detailed in paragraph 96 of the report of the independent international fact-finding mission to investigate the implications of the Israeli settlements on the civil, political, economic, social and cultural rights of the Palestinian people throughout the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem - Report of the United Nations High Commissioner for Human Rights
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Pages/ListReports.aspx

    Et la liste elle-même :
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_71.docx

    Par ailleurs, le texte de la résolution définissant les critères de cette base de données est ici (1er février 2018) :
    https://digitallibrary.un.org/record/1475002?ln=en

    Où l’on constate que l’intitulé des médias français (dont, évidemment, le Monde), décrivant cette liste comme celle d’entreprises « ayant des activités dans les colonies », « qui continuent de commercer illégalement avec les colonies », est un bel euphémisme : la résolution dénonce des entreprises qui « avaient, directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ». On n’est pas dans la simple « présence », mais dans la complicité. Le texte de la résolution précise :

    3. La résolution 31/36 dans laquelle le Conseil des droits de l’homme demandait la création d’une base de données faisait suite au rapport de la mission internationale indépendante d’établissement des faits chargée d’étudier les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le Territoire palestinien occupé, ycompris Jérusalem-Est (A/HRC/22/63). Dans ce rapport, la mission d’établissement des faits constatait que certaines entreprises avaient, directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ; au paragraphe 96 du rapport, elle donnait la liste des activités suscitant des préoccupations particulières sur le plan des droits de l’homme (« activités énumérées »). Dans la résolution 31/36, le Conseil a défini comme suit, conformément à la liste établie dans le rapport de la mission d’évaluation, les paramètres des activités visées aux fins de la base de données :
    a) La fourniture d’équipements et de matériel facilitant la construction et l’expansion des colonies de peuplement et du mur, ainsi que des infrastructures associées ;
    b) L’installation d’équipements de surveillance et d’identification dans les colonies de peuplement, le long du mur et aux points de contrôle directement liés aux colonies de peuplement ;
    c) La fourniture d’équipements destinés à la démolition de logements et de propriétés et à la destruction de fermes agricoles, de serres, de vergers d’oliviers et de plantations ;
    d) La fourniture de services d’équipements et de matériel de sécurité à des entreprises exerçant dans les colonies de peuplement ;
    e) L’offre de services et de prestations contribuant à l’entretien et à l’existence des colonies de peuplement, y compris dans le domaine des transports ;
    f) Les opérations bancaires et financières contribuant au développement, à l’expansion et à l’entretien des colonies de peuplement et de leurs activités, y compris les prêts immobiliers destinés à la croissance des entreprises ;
    g) L’utilisation de ressources naturelles, en particulier l’eau et la terre, à des fins commerciales ;
    h) La pollution et le dépôt de déchets dans les villages palestiniens ou le transfert de tels déchets vers les villages palestiniens ;
    i) L’utilisation des profits et des réinvestissements réalisés par les entreprises appartenant en totalité ou en partie à des colons pour développer, élargir et entretenir les colonies de peuplement ;
    j) La captivité des marchés financiers et économiques palestiniens et les pratiques qui mettent les entreprises palestiniennes dans une situation défavorable, notamment les restrictions à la liberté de circulation, les restrictions administratives et les contraintes juridiques.

  • Affaire Matzneff, par Marc Esposito
    30 janvier, 18:05

    On parle d’un mec qui a violé des centaines d’enfants.

    J’avais l’intention de lire ‘’Le consentement’’ de Vanessa Springora, à propos de sa relation avec Gabriel Matzneff quand elle avait 14 ans et lui 50, mais je ne sais finalement pas si je le lirai, car je crains trop de me mettre en colère à chaque page.
    J’ai beau être à Bali, j’ai vu et revu, grâce à facebook, l’émission d’Apostrophes de 1990 où Denise Bombardier est la seule à attaquer Gabriel Matzneff, celle, très récente, où François Morel défend Bernard Pivot tout en avouant n’avoir jamais lu Matzneff, celle où Georges-Marc Benamou confond Frédéric Beigbeder, tout péteux d’avoir soutenu Matzneff, et aussi celle de Yann Barthès où Springora parle de son livre.
    A chaque fois, j’ai été choqué par certains propos, et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel, parce que moi j’ai lu Matzneff, et parce que j’ai entendu trop de conneries insupportables.
    D’abord, Vanessa Springora. Dans l’émission de Barthès, elle traite Gabriel Matzneff de ‘’malade’’. Utiliser ce mot est pour moi une façon de l’excuser. Matzneff n’est pas un ‘’malade’’, c’est une ordure malfaisante, un serial violeur, ce qui est très différent. Je n’aime pas le mot ‘’pédophile’’, qui signifie, stricto sensu, ‘’qui aime les enfants’’. Matzneff n’aime pas les enfants, il aime sodomiser des enfants, ce qui est très différent. C’est un #pédocriminel.
    J’ai également été très choqué par cet extrait de la 4ème de couve du livre de Springora, que j’ai vue sur le site de Grasset : ‘’…elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.’’ Lire de telles conneries au dos d’un livre qui prétend dénoncer Matzneff, donner ainsi du crédit aux clichés mensongers qui ont permis à ce mec de commettre ses méfaits pendant un demi-siècle, je trouve ça ahurissant.
    Car, non, cent fois non, l’époque n’a rien à voir là-dedans, ma colère n’est pas révélatrice d’une montée de puritanisme propre à cette décennie, les premières lois punissant la pédocriminalité datent de 1791 ! Les comportements pédocriminels ont toujours été inadmissibles, ils n’étaient pas plus tolérés par la quasi-totalité des Français dans les années 1970 ou 1990 qu’aujourd’hui.
    ‘’La complaisance d’un milieu’’, oui, évidemment, mais ‘’aveuglé par le talent et la célébrité’’, non, mille fois non. Matzneff a dû avoir une érection en lisant ces deux mots associés à son nom : talent et célébrité. J’ai lu Matzneff, et je trouve, et je ne suis pas le seul, qu’il n’a aucun talent, il n’écrit pas ‘’bien’’ comme je l’ai beaucoup lu partout, pas du tout, il écrit propret, son ‘’style’’ n’a aucune personnalité, ce n’est pas pour rien s’il n’a jamais séduit les lecteurs de son époque, même avec ses quelques livres qui ne parlaient pas de ses pratiques sexuelles. Et il n’est donc pas du tout ‘’célèbre’’ - sauf peut-être depuis que Springora a écrit ce livre et que son visage est apparu partout sur les réseaux sociaux. Au moment où Springora a vécu son histoire avec lui, il n’était connu que du micro-milieu germanopratin des éditeurs et des écrivains, ses livres se sont toujours très mal vendus - son Prix Renaudot de l’essai, attribué en 2013, s’est vendu à 3 600 exemplaires. Ça veut dire que, malgré les éloges de Jean d’Ormesson, BHL ou Mitterrand, malgré ses invitations chez Pivot, le grand public n’a jamais eu envie de lire ce mec. On ne peut que lui dire bravo et merci.

    Contrairement à beaucoup de gens qui s’expriment sur ce sujet, j’ai lu, une fois dans ma vie, 40 pages d’un ‘’Journal’’ de Gabriel Matzneff, et ça explique pourquoi je n’ai aucune indulgence vis-à-vis de lui.
    C’était lors de mon premier séjour à Bali, en 1994, j’étais dans un hôtel de Candi Dasa, je n’avais plus rien à lire, je suis allé jeter un œil à la bibliothèque de l’hôtel, il n’y avait que 3 ou 4 livres français, dont un ‘’Journal’’ de Matzneff, je ne sais plus lequel (il en existe 15 tomes, publiés chez trois éditeurs différents, pendant 30 ans !), je me souvenais des polémiques au sujet de ses pratiques sexuelles, j’ai voulu voir de quoi il retournait, et j’ai vu. Et j’ai été scandalisé. Que ce mec ne soit pas en prison, et qu’il y ait des éditeurs, et non des moindres, Gallimard en tête, pour publier ces horreurs. A l’époque, internet et facebook n’existaient pas, je n’avais aucun moyen de crier ma colère.
    Ce livre est un journal intime très classique, avec des dates précises, parfois 10 lignes sur une date, parfois quelques pages, et il montre que Matzneff ne pense absolument qu’à ça : se taper des enfants et des ados, garçons ou filles. Et il n’aime que les deux choses que l’on peut faire indifféremment avec des enfants des deux sexes : enculer et se faire sucer. Il ne se fait jamais enculer et il ne suce jamais – vu que ses proies sont toujours ou des gamines ou des gamins pré-pubères, c’est tout simplement impossible. Il est toujours le seul qui jouit.
    Je ne me souviens pas d’un seul portrait d’un ami ou d’un parent, ou d’une note de lecture un peu consistante sur un livre qu’il a aimé, non, les pages que j’ai lues ne parlaient que de ses relations sexuelles avec des enfants et des ados.
    Dans tous les extraits d’émissions que j’ai vus depuis avec lui, il parle d’’’amour’’, il n’a que ce mot à la bouche, et d’après ce que j’ai lu du livre de Springora, il utilisait ce mot à propos de leur relation, mais dans les 40 pages que j’ai lues, il n’en était jamais question. Il ne parlait que de ses actes sexuels, de sa satisfaction sexuelle, et de sa jouissance à avoir ajouté une nouvelle proie à son tableau de chasse. C’était tellement dégueulasse que j’ai arrêté de le lire au bout de 40 pages, quand j’ai compris que ça ne parlerait que de ça jusqu’au bout, j’ai déchiré le livre et je l’ai jeté à la poubelle, pour que personne d’autre ne le lise.
    Si les 40 pages que j’ai lues sont révélatrices de la consommation sexuelle habituelle de Matzneff, et pourquoi ne le seraient-elles pas, ce mec se tapait des dizaines d’enfants par an, répartis en deux catégories : des collégiennes parisiennes et des jeunes prostitués asiatiques. Ce rythme frénétique, sur 50 ans de parcours, permet d’estimer, sans risque de se tromper, le nombre de ses victimes à plusieurs centaines, peut-être plusieurs milliers. Depuis, j’ai lu, par exemple, cet extrait qui confirme cette estimation : ‘’Il m’arrive d’avoir jusqu’à quatre gamins – âgés de 8 à 14 ans – dans mon lit en même temps, et de me livrer avec eux aux ébats les plus exquis.’’ (in Un galop d’enfer, 1985).

    Matzneff n’est donc pas un pédocriminel parmi tant d’autres, c’est un pédocriminel hors normes, un serial #violeur de grande envergure. Et les détails de ses modes opératoires montrent qu’il serait un être humain haïssable, même si ses victimes étaient majeures. Il y a deux passages du livre que je n’ai jamais oubliés, et qui expliquent pourquoi j’écris ça.
    1. Matzneff est à Manille ou Bangkok, il vient de sodomiser un petit prostitué de 10 ou 12 ans, et le gosse a le malheur de lui réclamer le double du prix ‘’normal’’ de la passe, un prix dont je me souviens qu’il était ridiculement bas, le gosse avait dû réclamer l’équivalent de 10 dollars au lieu de 5, ou 20 au lieu de 10, pas plus. Et Matzneff raconte tout fiérot qu’il a refusé de payer ce prix démesuré, qu’il a jeté sans ménagement le gosse hors de sa chambre, et il se vante de ne pas avoir été un pigeon victime de cette petite salope.
    2. Matzneff est invité à un dîner chez des ‘’amis’’ qui veulent lui montrer leur ouverture d’esprit et leur tolérance en l’invitant à leur table malgré sa réputation sulfureuse. C’est Matzneff qui l’écrit et décrypte ainsi cette invitation. Et pour montrer à quel point ils lui font confiance, leur fille de 14 ans participe au dîner. Le paragraphe d’après, Matzneff se vante d’avoir sodomisé la gamine les jours qui ont suivi et rigole du bon tour qu’il a joué à ces intellos de gauche stupides qui lui ont fait confiance.

    Donc, quand j’entends des François Morel ou des Frédéric Beigbeder, dire avec un petit sourire : ‘’eh oui, il y a des gens qui ont du talent et qui sont des salauds…’’, ça me met très en colère. Parce que Matzneff n’a aucun talent, je l’ai déjà dit, et parce qu’il n’est pas juste un ‘’salaud’’, il est l’un des pédocriminels les plus malfaisants de tous les temps, et il est toujours en liberté. Je répète : on parle d’un mec qui a violé des centaines d’#enfants.
    Si tous ceux qui lui ont serré la main, lui ont donné des prix, l’ont invité à leurs émissions, lui ont filé des subventions, ou un appartement de la ville de Paris à loyer ultra modique, ont lu ce que j’ai lu, ce sont des ordures aussi.
    Je suis peut-être naïf, mais je préfère penser que leur seule ‘’excuse’’ est de n’avoir jamais lu ces journaux intimes.

    Ceux qui sont impardonnables, ce sont ses éditeurs. Eux, c’est sûr, ont lu ces horreurs, et ils lui ont même donné des sous en échange !
    Antoine Gallimard en tête, qui a eu le culot, récemment, de retirer les livres de Matzneff de la vente, façon vierge outragée, comme si c’était le livre de Springora qui lui avait révélé l’ignominie du personnage, après l’avoir accueilli dans sa grande maison en 1990 alors qu’il avait déjà publié une dizaine de ses journaux intimes, pour lui permettre de continuer ce magnifique travail, et qui l’a mensualisé jusqu’en 2004 !
    Et son ‘’éditeur’’ personnel, Philippe Sollers, que je m’honore de n’avoir jamais lu, parce que je l’ai toujours trouvé débectant dans toutes ses interventions à la télé, bien avant de savoir qu’il éditait Matzneff. Rappelons que ce Philippe Sollers, qui est une icône de l’intelligentsia parisienne – forcément, éditeur chez Gallimard, c’est un pouvoir énorme – est aussi celui qui a élégamment traité Denise Bombardier de ‘’mal baisée’’ quand elle a osé attaquer Matzneff chez Pivot en 1990.
    L’’’éditeur’’, le grand public ne le sait pas forcément, c’est celui qui aide l’auteur à améliorer son texte. Ça signifie que Sollers a eu avec Matzneff des conversations du genre :
    – Dis-moi, dans ta phrase : ‘’je suis rentré dans son petit trou comme dans du beurre’’, tu préfères pas ‘’entré’’ plutôt que ‘’rentré’’ ?
    – Non je préfère ‘’rentré’’, c’est plus explicite.
    – Oui, tu as raison, c’est mieux.

    Ces gens me dégoûtent. Il y a beaucoup d’hommes enfermés dans les prisons françaises qui ont commis des actes bien moins répugnants.

    https://www.facebook.com/marc.zaffran/posts/10157848653093150?notif_id=1581079808340952&notif_t=feedback_reaction_gene

    • Qu’il ait été protégé, édité, félicité et qu’il n’ait jamais été inquiété restera une des plus grandes énigmes judiciaires de la fin du siècle dernier. Quand on sait que le parquet est capable de poursuivre et potentiellement de faire incarcérer une citoyenne qui vient en aide à un migrant, il y a de quoi légèrement douter de notre démocratie humaine.

    • euh juste : springora utilise le mot #pédocriminel dans son livre et ça arrive de mal s’exprimer en direct live à la télé quand tu raconte ton viol. Visiblement, le mec qui écrit ce texte ne pense pas à ça. Sinon, c’est les éditeurs qui écrivent le quatrième de couv’. Donc je vois pas trop l’intérêt de « commencer » ses griefs par springora, qui a écrit un très bon livre, mais surtout qui joue gros, et pour nous tous, en s’exposant comme ça... Juste un peu de respect quoi.

    • ça doit être pour poser une sorte de gage d’objectivité que le mec commence par s’attaquer à Springora. Eh bien c’est naze. Et le mystère qu’il expose n’en pas un, les violeurs à répétition, ça fucking court les rues.

    • Je rejoins @reka
      Ce qu’il faut mettre à jour dans cette histoire, ce sont les raisons du succès médiatique de Matzneff.
      Parce que oui il a eu un succès médiatique. Je me souviens l’avoir vu dans beaucoup d’émissions de télévision avec son physique si particulier, et le vertige que ses paroles provoquaient : « C’est réel ce qu’il raconte ? On dirait. Mais alors si c’est réel, pourquoi a-t-il le droit de parler à la télé ? »

      Est-ce seulement la curiosité pour la monstruosité qui ont fait son succès, ou y a-t-il eu des complicités plus profondes ?

      On aimerait une vraie enquête sur Pivot, les producteurs de Pivots, etc...

    • Je rejoins @reka pour dire qu’on ne peut vraiment que douter de nos « démocraties » devenues des coquilles vides de la gouvernance de nos sociétés.
      J’ai suivi le « 28 minutes » sur ARTE du 6 février dernier. Pardon s’il y en a parmi vous que cette « chaîne franco- allemande » saoule grave mais il m’arrive fréquemment de suivre cette chronique assez inégale suivant sûrement les thèmes qui y sont abordés et aussi surtout à cause des intervenant·es qui y sont invité·es.

      Dans l’émission de ce mercredi, le débat portait sur l’opportunité ou non de rendre les crimes à caractère sexuel imprescriptibles. La séquence commence par rappeler les faits concernant Sarah Abitbol qui dut subir les agressions répétées de son entraîneur pendant toutes ses années d’entraînement en tant que patineuse.

      Participaient au débat :
      – Muriel Salmona : psychiatre spécialiste des violences sexuelles, présidente de l’association Mémoires Traumatiques et Victimologie
      - Carole Ardouin-Legoff : maître de conférence en droit privé et science criminelle à l’université Panthéon Assas
      – Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro.

      Voici un court extrait du débat où intervient Carole Ardouin-Legoff en réponse à une question de Renaud Dély :

      Renaud Dély :
      -- Ça signifie, quand on écoute Muriel Salmona, que le droit à l’oubli n’existe pas pour les victimes de crimes sexuels. Or, ce droit à l’oubli c’est une justification de la prescription pour les auteurs de crimes sexuels. Pourquoi est-ce que ça fonctionnerait pour les auteurs et pas pour les victimes ?

      Carole Ardouin Legoff :
      -- La prescription de l’action publique a effectivement pour fondement l’oubli, de l’infraction, l’oubli du crime, mais pas pour l’auteur ni pour la victime, mais pour la société tout entière. Lorsqu’une action publique est intentée, un procès pénal est conduit et la société est représentée par le Ministère Public. Le ministère public agit au nom de tout un chacun, pour la simple et bonne raison que lorsqu’une infraction est commise, en particulier lorsqu’il s’agit d’un crime, ce crime trouble l’ordre public. La société tout entière est troublée par l’existence de cette infraction et donc, l’action publique a vocation de réparer ce trouble à l’ordre public. Autrement dit, en raison de l’écoulement du temps, si beaucoup d’années se sont passées depuis la commission du crime, et bien le trouble à l’ordre public a pu se réparer tout seul, du fait de cet évènement naturel qu’est le cours du temps. Et donc un droit pénal moderne n’a alors aucune raison d’entrer en jeu. On ne sanctionne pas pour sanctionner. On punit simplement quand il y a un intérêt à punir, à répare un trouble à l’ordre public. Ce qui n’est plus le cas lorsque c’est prescrit. Donc certes, la mémoire de la victime peut demeurer, la mémoire du criminel aussi. L’action publique n’est pas là pour protéger un criminel mais une victime.

      Et là je dois bien avouer que je suis resté interloqué. La mission du Ministère Public n’est donc pas de dire le droit, de reconnaître des droits à réparation aux victimes et de punir d’éventuels coupables mais de protéger la société tout entière contre de possibles « troubles à l’ordre public ». C’est compliqué la « Justice » non ?

      Le lien vers l’émission (à partir de la 14e minute)

      https://www.arte.tv/fr/videos/088472-117-A/28-minutes

    • Et personne ne se questionne sur le pourquoi et comment Matzneff a pu être interviewé (par l’extrême droite) dans le quartier latin fin 2019 et puis mystérieusement s’évaporer et quitter la france, sans qu’aucune police ne le retrouve ?
      Pas plus que tu n’as à te demander pourquoi Epstein a pu sortir librement de france où il y violait régulièrement des enfants et des femmes avec ses amis dans ses nombreux appartements proches des champs élysées.
      Comme tu es prié d’oublier que David Hamilton a vécu jusqu’à sa mort à Paris sans être inquiété, et que le gouvernement actuel comme les instances tel le CNC ont soutenu et financé Polanski pour son dernier film alors qu’il n’a pas purgé sa peine aux USA.

      Nan, nan, tu retiendras seulement que c’était une autre époque.

      Merde, c’est juste aujourd’hui.

    • @sombre il y a une #aporie ici. Ce qui a été pris ne sera jamais rendu. Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup ». Il n’y a donc pas, d’un point de vue radical, de #justice possible. C’est toujours trop tard. Comme un assassinat. Effectivement la société s’achète une conscience, avec des punitions. Les punitions sont de la #vengeance. Et les #interdits n’empêchent rien. Il faut donc inventer autre chose, et je n’ai pas la moindre idée de quoi. La seule chose qu’on peut se dire, dans l’état actuel des choses, et c’est ce qui motive toutes ces anciennes victimes à agir, qu’au moins, certains s’arrêtent. Parce que mtnzf, même à 80 ans, est toujours actif et dangereux. Les autres aussi.

      On peut imaginer changer la société, radicalement, notamment en transformant la sexualité masculine, qui me semble moteur dans toutes ces histoires. Imaginer une autre sexualité où l’érotisation des rapports de domination euh... disparaitrait. C’est tellement énorme que presqu’ inimaginable.

    • Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup »

      @tintin Bien sûr, je comprends ta position, mais ce n’est pas seulement punir dont il est question, c’est dénoncer cet aveuglement pour protéger d’autres enfants en arrêtant les violeurs récidivistes et leurs soutiens. Pour Hennion, pote de Mtzneff, entre autres de ses amis violeurs, c’est plus de 200 enfants en Thaïlande dont la justice l’a accusé.
      Il faudrait déjà, (à commencer par qui ? qui accepte de voir ses horreurs ?) qu’une partie de la société accepte de voir en face que le combat contre les violences sexuelles est face à la force des réseaux de soutien de la pédophilie du proxénétisme et de la pornographie, qu’ils soient médiatiques, juridiques, philosophiques, littéraires, politiques ou policiers. Aujourd’hui. Maintenant.

      Sauf que soit culturellement soit face à l’ampleur du désastre, soit par lâcheté, personne ne veut entendre parler de ces collusions.

    • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés :

      Il a été invité à déjeuner à l’Élysée par François Mitterrand et a fréquenté Jean-Marie Le Pen , le dirigeant d’extrême-droite.

      Il a bénéficié des largesses du couturier Yves Saint Laurent et du compagnon de ce dernier, le puissant homme d’affaires Pierre Bergé .

      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est . Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, un privilège rarement attribué, comme l’a révélé son directeur actuel, Vincent Monadé, au quotidien L’Opinion.
      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • Ce n’est pas la première fois que je vois le nom de #Harlem_Désir (en photo avec matzf)

      #Christophe_Girard, socialiste, actuellement chargé de la culture à Paris (si si) est cité dans l’article pour avoir fait l’entremetteur pour #Yves_Saint_Laurent et #Pierre_Bergé.

      WP :

      En 1998, [C.Girard] devient membre des Verts. Il est présent en 1999 en position non éligible sur la liste de Daniel #Cohn-Bendit aux élections européennes. En 2001, après l’élection de Bertrand Delanoë, il est nommé adjoint au maire de Paris chargé de la culture3. Il occupe son poste tout en restant chez LVMH

      En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est. Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre

    • Pour éviter l’accusation de délire ou de complotisme concernant des réseaux qui n’existent évidemment pas … je recopie seulement cette page Wikipédia, encyclopédie en ligne qui a pourtant une facheuse tendance à empêcher toute participation des lanceurs d’alerte dénonçant les pédocriminels et leurs soutiens.
      Faites en ce que bon vous semble mais arrêtons de fermer les yeux svp.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_pédophilie

      En 2013, la remise d’un prix à Daniel Cohn-Bendit suscite une nouvelle polémique en Allemagne ; le Parti vert allemand, auquel appartient Daniel Cohn-Bendit, décide alors de se pencher sur son propre passé et de commander au politologue Franz Walter une étude sur l’influence qu’ont pu avoir les militants pédophiles sur le mouvement écologiste allemand. Les travaux de Franz Walter mettent au jour d’anciennes positions pro-pédophiles des Verts allemands, poussant notamment l’ancien ministre Jürgen Trittin - responsable en 1981 d’une plate-forme électorale qui prônait la dépénalisation des actes sexuels entre enfants et adultes - à s’expliquer et à reconnaître ses erreurs. Un article du Frankfurter Allgemeine Zeitung accuse les Verts allemands d’avoir, dans le passé, « créé une idéologie qui favorisait l’abus d’enfants », Daniel Cohn-Bendit étant notamment dénoncé comme « le porte-drapeau le plus éminent des pédophiles ». Franz Walter souligne par ailleurs que les pédophiles ont, dans le passé, également influencé le Parti libéral-démocrate.

    • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés, par Norimitsu Onishi (The New York Times), 11 février 2020
      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

      Outre François Mitterrand, M. Matzneff bénéficiait d’appuis plus directs.

      D’abord, celui de son ami Christian Giudicelli, un écrivain maintes fois primé qui avait accepté de cacher chez lui des lettres et les photos de Mme. Springora qui étaient compromettantes pour M. Matzneff, relate-t-il.

      Puis, cherchant un abri plus sûr, M. Matzneff et l’adolescente s’installèrent à l’hôtel. M. Matzneff explique que les factures de ce dernier étaient réglées par Yves Saint Laurent, le couturier décédé en 2008, par l’entremise d’un de ses collaborateurs proches, Christophe Girard. L’arrangement lui avait permis de se remettre d’une opération de l’œil, et d’ « échapper aux visites de la Brigades des mineurs (qu’il appelle des “persécutions”), » écrit Mme. Springora.

      M. Matzneff se rappelle de M. Girard lui disant, « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. » Il précise : « et ça a duré je crois, deux ans, à peu près. »

      « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup, » lui avait dit M. Girard, toujours d’après M. Matzneff. M. Girard a refusé de nous accorder un entretien pour cet article.

      Le bateau coule

      M. Matzneff avait beau publier des livres à la chaîne, il avait du mal à joindre les deux bouts, si bien qu’il se tourna vers ses amis haut placés.

      En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est. Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, un privilège rarement attribué, comme l’a révélé son directeur actuel, Vincent Monadé, au quotidien L’Opinion.

    • Un soutien de Gabriel Matzneff affirme n’avoir rien su de ses activités pédophiles By Norimitsu Onishi

      March 7, 2020
      https://www.nytimes.com/fr/2020/03/07/world/europe/christophe-girard-gabriel-matzneff-pedophile.html

      M. Girard a tenté de minimiser la nature de ses relations avec M. Matzneff, affirmant n’avoir jamais lu le moindre ouvrage de l’écrivain et n’avoir jamais suspecté que l’écrivain était pédophile.

      « Je suis peut-être un naïf, je suis peut-être autre chose pour vous », dit-il.

      Mais s’il a affirmé dans un premier temps n’avoir découvert la pédophilie de M. Matzneff qu’à la lecture du Consentement, il a ensuite indiqué en avoir entendu parler en 2013, quand M. Matzneff s’était vu décerner le prestigieux prix Renaudot et que des groupes anti-pédophilie avaient protesté.

      M. Girard était alors maire du 4e arrondissement de Paris. Il dit aujourd’hui regretter ne pas avoir pris position contre l’écrivain, tout en soulignant que d’autres représentants ministériels, notamment des ministres de la Culture, étaient également restés muets.

      « Est-ce que moi je dois être le chevalier blanc de la morale française ? » demande-t-il.

      Dans un entretien accordé récemment au Times, M. Matzneff a affirmé avoir pu, grâce à M. Girard, occuper gratuitement sa chambre d’hôtel pendant deux ans avec Mme Springora, pendant qu’il se remettait d’une opération des yeux.

      Dans Le Consentement, Mme Springora écrit que c’est grâce à ce séjour à l’hôtel que l’écrivain avait pu échapper à la police, qui avait entamé des perquisitions de son appartement.

      M. Girard a déclaré n’avoir été qu’un intermédiaire agissant sur les ordres de M. Bergé. M. Matzneff, cependant, l’a qualifié de mécène, et lui a dédié son journal de l’époque, La Prunelle de mes yeux.

      Ce journal décrit en détail la relation que M. Matzneff entretenait avec Mme Springora, alors âgée de 14 ans.

      « Je n’ai pas le souvenir de l’avoir lu », nous a affirmé M. Girard au sujet du journal en question. Il n’a pas su nous expliquer pourquoi il avait déclaré le mois dernier au Parisien, l’avoir, au contraire, « partiellement » lu.

      Si M. Girard admet avoir dîné avec M. Matzneff il y a quelques mois, il dit ne pas le compter au nombre de ses amis. Il reconnaît qu’aux cours de ces dernières années lui et l’auteur étaient passés du vouvoiement à un tutoiement moins formel.

      « Moi, je ne tutoie pas beaucoup en général », a déclaré M. Girard, sans qu’il puisse expliquer pourquoi il avait choisi cette forme avec M. Matzneff.

      Ces dernières semaines, la police, longtemps fustigée pour ne pas avoir enquêté sur M. Matzneff, a perquisitionné les bureaux de son éditeur, l’appartement de l’écrivain à Paris et la chambre d’hôtel sur la Riviera italienne où il vit caché . En plus de M. Girard, la police a interrogé d’autres personnalités.

      Nombre de ses anciens soutiens ont pris leurs distances avec M. Matzneff — voire, pour certains, l’ont attaqué publiquement, depuis que l’opinion publique s’est retournée contre cette élite française qui a longtemps cautionné et même défendu les activités et les textes de l’écrivain.

      « Franchement, je ne prendrais pas son appel », confie M. Girard. « D’abord, je pense qu’il aura la décence de ne pas m’appeler. Je pense qu’il est quand même un peu au courant du mal qu’il me fait ».

  • Les paradoxes de la « diagonale du vide »

    « La diagonale du vide, c’est cette bande de territoire allant du
    Nord-Est de la France jusqu’au Sud-Ouest en passant par le Massif
    central, caractérisée par une faible densité démographique et une
    tendance à la dépopulation.

    Cette expression alimente souvent un discours alarmiste, voire
    catastrophiste, en opposant une France urbaine supposée riche et
    dynamique à une France rurale abandonnée, en voie d’appauvrissement et de désertification.

    Cette opposition est simpliste et le tableau de la diversité
    territoriale de la France est beaucoup plus complexe et composite. Une étude récente de l’INSEE[1] à partir du dernier recensement le montre à nouveau. »

    Comment @Marc : encore un exemple d’un usage très politique de données statistiques…

    https://www.telos-eu.com/fr/les-paradoxes-de-la-diagonale-du-vide.html

    • Je vis dans un territoire du vide et je viens d’aller en visiter un autre et les données que j’en rapporte sont assez différentes.

      La principale variable explicative des mouvements de population actuelle est soigneusement gardée sous le boisseau, car il s’agit moins d’« attractivité » des territoires périphériques que d’un renforcement jamais égalé de la force centrifuge des métropoles par la pression immobilière .

      Pour la faire très courte : il n’est pas possible avec des revenus de zones périphériques de s’implanter à moins de 30 mn d’une métropole régionale (c’est encore plus vrai pour la capitale). Les conditions demandées pour l’accès à des logements étriqués excluent de fait au moins 50% de la population (en étant très généreuse).

      S’il y a bien quelques retraités encore un peu dotés financièrement et quelques actifs qui cherchent un cadre de vie de meilleure qualité, ce n’est plus du tout un mouvement majoritaire. Les jeunes ruraux (et assimilés) des zones excentrées qui espèrent avoir une éducation et/ou un boulot de qualité doivent toujours quitter le pays pour « la ville » qui concentre à un point jamais égalé la production de valeur ajoutée . Les babas & bobos qui sont arrivés jusqu’au début des années 2000 cherchent à présent à se rapprocher des centres de santé et services des métropoles régionales, qui répondent mieux aux problématiques des gens en perte d’autonomie et de santé.

      Alors qui arrive ?

      Depuis le début des années 2000 et encore plus intensément depuis la crise de 2007 qui a creusé vertigineusement les inégalités : les pauvres « inexploitables » des métropoles , les gens au minima sociaux sans espoir d’en sortir un jour, les « Cassos » qui entrent frontalement en concurrence avec les jeunes restés au pays qui godillent laborieusement dans le sous-emploi sous-payé et éclaté caractéristique de ces zones portées essentiellement par 4 secteurs d’activité :
      -- l’agriculture, saisonnière, morcelée, usante et extrêmement mal payée, qui ne permet généralement pas de sortir des minimas sociaux,
      -- les soins aux personnes (territoires vieillissants + pression foncière pour EHPADer loin des villes, où la « vie » est moins chère), un peu plus rémunérateurs mais très usants,
      -- le tourisme, qui paient peu et de manière saisonnière, donc on reste dans les systèmes D et minima sociaux,
      -- les fonctionnaires (surtout dans les préfectures) qui sont généralement les mieux payés et les mieux éduqués et qui permettent de n’avoir pas totalement une économie du tiers monde mais que les différents gouvernements s’acharnent à faire disparaître.

      L’arrivée des pauvres éjectés des villes ne se fait pas sur le mode du choix, mais plutôt de la sanctuarisation des métropoles économiques et cela engendre sur place des comportements de rejet et de repli qui ont commencé un peu à s’exprimer il y a un peu plus d’un an.

    • Tu as totalement raison. Et j’ai mentionné ce texte à dessein. Galland et un libéral de la mort qui tue. Et l’on voit donc comment tout le monde manipule les statistiques... En écho à un débat récent ici même sur les stats des atteintes sexuelles et la réponse pénale qui y est apportée...

    • Disons que j’ai remarqué une grosse vague de fond pour discréditer le travail de Christophe Guilluy sur « La France périphérique », ces derniers temps, qui va de pair avec la mise sous le boisseau du substrat (et donc de la légitimité) de la révolte des #Gilets_jaunes.

      J’ai de + en + l’impression qu’il s’agit d’invisibiliser la réalité du terrain : explosion des inégalités & durcissement des ségrégations spatiales sur fond de guerre des classes, avec sanctuarisation des centres-métropoles bourgeois.

      #territoires

    • Deux docus sur arte.tv disponibles en replay mais pas encore regardés :

      https://www.arte.tv/fr/videos/078202-000-A/les-nouveaux-pauvres-quand-travailler-ne-suffit-plus/?xtor=EPR-17

      Victimes du chômage ou condamnés aux petits boulots, un tiers des Européens, actifs et retraités, vivent dans une insécurité économique croissante. Le tableau édifiant d’une société au bord du précipice.

      https://www.arte.tv/fr/videos/084759-000-A/push-chasses-des-villes/?xtor=EPR-17

      Les grandes métropoles deviennent peu à peu le territoire exclusif des riches. Dans le sillage de Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement convenable, une enquête sur un phénomène mondial qui s’amplifie.