• #ýoutube-dl est un logiciel libre permettant de télécharger des vidéos depuis plusieurs plateformes de distribution (pas seulement #YouTube). Il était distribué à partir de la plateforme de développement de logiciels #GitHub (le Facebook des geeks), propriété de #Microsoft. Il vient d’être retiré, sans discussion et sans possibilité pour l’auteur de se défendre (à la cow-boy, comme souvent aux États-Unis) suite à une demande #DMCA de la #RIAA, le lobby d’Hollywood.

    L’ancien dépôt : https://github.com/ytdl-org/youtube-dl

    La lettre de la RIAA : https://github.com/github/dmca/blob/master/2020/10/2020-10-23-RIAA.md

    L’article de TechCrunch : https://techcrunch.com/2020/10/23/the-riaa-is-coming-for-the-youtube-downloaders

    Celui de ZDnet : https://www.zdnet.com/article/riaa-blitz-takes-down-18-github-projects-used-for-downloading-youtube-videos

    Un miroir (assez chargé en ce moment mais je pense que d’autres apparaitront) : https://git.rip/mirror/youtube-dl

    #copyrightMadness #appropriationIntellectuelle

  • Approche novatrice (ou pas) de la liberté d’expression : il faut afficher partout, à toute force, les dessins islamophobes de Charlie Hebdo, mais réclamer à hauts cris qu’on fasse taire tous ces affreux « islamo-gauchistes » qui écrivent sur les réseaux sociaux que ces dessins sont islamophobes.

    Parce que la liberté d’expression accordée aux islamo-gauchistes tue, alors que les dessins islamophobes favorisent le vivre ensemble dans le respect de nos valeurs républicaines.

  • « #Tadata ou la #prostitution comme business model [...] C’est une start-up. Qui permet à des jeunes, dès leur majorité numérique (fixée à 15 ans pour la France), à des jeunes de 15 ans donc, de vendre (oui oui) leurs données personnelles à des tiers et d’en tirer (plus que maigre) bénéfice à base de bons d’achats, coupons de réductions et - parfois seulement - contre (très peu) d’espèces sonnantes et trébuchantes. »

    https://www.affordance.info/mon_weblog/2020/10/tadata-ou-la-prostitution-comme-business-model.html

    Très bon article sur cette activité de proxénète des données.

    #vie_privée

  • Covid-19 : Are we still listening to the science ?
    https://www.bbc.com/news/health-54514387

    Documents released by the Scientific Advisory Group for Emergencies (Sage) reveal a call to action three weeks ago.

    “The re-imposition of a package of measures is required urgently,” it warned on 21 September.

    It added: "The more rapidly these interventions are put in place the greater the reduction in Covid-related deaths and the quicker they can be eased.

    “Not acting now to reduce cases will result in a very large epidemic with catastrophic consequences.”

    […]

    One set of Sage documents reveals how much individual policies may cut the R number by:

    – Close all bars, pubs, cafes and restaurants could reduce R by 0.1-0.2
    – Close all indoor gyms and leisure centres could reduce R by up to 0.1
    – Closing non-essential retail would have “minimal impact” on transmission
    – Stopping people mixing in homes could reduce R by 0.1-0.2
    – Working from home reduce R by 0.2-0.4
    – Closing all schools could reduce R by 0.2-0.5

    La fermeture des écoles et le télétravail sont ici les mesures les plus efficaces en dehors du confinement.

  • Robert Boyer : « Le capitalisme sort considérablement renforcé par cette pandémie »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/02/robert-boyer-le-capitalisme-sort-considerablement-renforce-par-cette-pandemi

    Le cofondateur, dans les années 1970, de « l’école de la régulation », livre, dans un entretien au « Monde », son diagnostic du choc qui ébranle aujourd’hui l’économie mondiale, et de ses devenirs possibles.
    L’économiste Robert Boyer, analyste des évolutions historiques divergentes des capitalismes – il préfère d’ailleurs utiliser ce terme au pluriel – publie, le 1er octobre aux éditions La Découverte, un ouvrage qui fera date, Les Capitalismes à l’épreuve de la pandémie (200 pages, 19 €), où il livre son diagnostic du choc qui ébranle aujourd’hui l’économie mondiale, et de ses devenirs possibles.

    Pour qualifier la crise que nous traversons, les économistes oscillent entre « crise sans précédent », « récession la plus grave depuis 1929 », ou encore « troisième crise du siècle » – après celles des subprimes de 2008 et de l’euro en 2010. Qu’en pensez-vous ?

    On ne peut pas appliquer des mots hérités des crises précédentes à une réalité nouvelle. Plus qu’une erreur, c’est une faute car cela indique que l’on espère appliquer des remèdes connus, qui seront donc inefficaces.

    Le terme de « récession » s’applique au moment où un cycle économique, arrivé à une certaine étape, se retourne pour des raisons endogènes – ce qui suppose que l’étape suivante sera mécaniquement la reprise, également pour des raisons endogènes, avec un retour à l’état antérieur. Or il ne s’agit pas ici d’une récession, mais d’une décision prise par les instances politiques de suspendre toute activité économique qui ne soit pas indispensable à la lutte contre la pandémie et à la vie quotidienne.

    La persistance d’un vocabulaire économique pour désigner une réalité politique est étonnante. On a parlé de « soutien » à l’activité, alors qu’il s’agit plutôt d’une congélation de l’économie. Le plan de « relance » est en fait un programme d’indemnisation des entreprises pour les pertes subies, mené grâce à l’explosion des dépenses budgétaires et au relâchement de la contrainte de leur refinancement par les banques centrales. C’est un « soin palliatif » qui n’aura de sens que si épidémiologistes, médecins et biologistes trouvent la solution à la crise sanitaire – mais cela ne dépend ni des modèles ni des politiques économiques.

    « Un tiers de la capacité de production s’est brutalement révélé n’avoir pas d’utilité sociale “indispensable” »

    Cet arrêt brutal et assumé de la production provoque de tels changements – d’autant plus qu’il durera longtemps – économiques, mais aussi – ce que négligent les économistes – institutionnels, politiques, sociologiques, psychologiques, de sorte qu’il est impossible que tout « reprenne » comme avant. Un tiers de la capacité de production s’est ainsi brutalement révélé n’avoir pas d’utilité sociale « indispensable ». Certains secteurs sont bouleversés par une modification structurelle des modes de consommation (le tourisme, le transport, l’aéronautique, la publicité, l’industrie culturelle…), et par la rupture des réseaux de sous-traitance et la disparition de firmes en différents points de la chaîne de valeur.

    La destruction de capital et de revenus est d’ores et déjà colossale – il faut donc s’attendre à une baisse durable du niveau de vie moyen. Et on ne peut guère compter sur la libération soudaine de l’épargne bloquée pendant le confinement parce que, étant donné la transformation du chômage partiel en chômage tout court du fait de l’accumulation des pertes. Cette épargne devrait se muer en épargne de précaution, qui ne sera libérée qu’une fois la confiance revenue.

    L’arrêt de l’économie a mis à mal les arrangements institutionnels, les règles qui, sans qu’on en ait conscience, assurent la coordination entre les acteurs : la sécurité sanitaire, la confiance dans les autorités publiques, la prévisibilité des marchés, la complémentarité des activités économiques, la synchronisation des temps sociaux – école, transport, travail, loisir –, la définition des responsabilités juridiques…

    La stratégie économique guidée par l’idée qu’il s’agit d’une récession – et qu’il suffit donc de maintenir ce qui reste de l’économie en l’état, puis de relancer l’activité pour revenir à la situation antérieure (la fameuse reprise en « V ») – est de ce fait vouée à l’échec. L’année 2020 pourrait rester dans l’histoire non pas seulement comme celle d’un choc économique du fait des pertes, colossales, de PIB et de la paupérisation de fractions importantes de la société, mais encore comme le moment où des régimes socio-économiques, incapables d’assurer les conditions de leur reproduction, ont atteint leurs limites. Il n’y aura de « sortie de crise » que lorsque la transformation structurelle de l’économie qui est en train de se dérouler sous nos yeux sera suffisamment avancée.

    Une transformation vers une économie plus respectueuse de l’environnement, moins inégalitaire ?

    Pas du tout, hélas ! Je n’entends pas participer au jeu concours du « jour d’après », où chaque spécialiste qui pointe tel ou tel défaut du système propose de le corriger : moins d’inégalités par la hausse de la fiscalité et de la dépense publique, plus d’écologie par une stratégie affirmée et cohérente de protection du climat et de la biodiversité, plus d’innovation grâce à la « destruction créatrice » des activités obsolètes, plus de compétitivité en abaissant les impôts de production, etc. Contrairement au mythe d’une table rase qui serait créée par une situation « sans précédent », cette recomposition est déjà à l’œuvre. La pandémie n’a fait que la renforcer.

    Alors de quelle transformation s’agit-il ?

    La « congélation » de l’économie a accéléré le déversement de valeur entre des industries en déclin et une économie de plates-formes en pleine croissance – pour faire image, le passage de l’ingénieur de l’aéronautique au livreur d’Amazon. Or cette économie offre une très faible valeur ajoutée, un médiocre niveau de qualification à la majorité de ceux qui y travaillent, et génère de très faibles gains de productivité. J’ai longtemps pensé que ces caractéristiques allaient déboucher sur une crise structurelle du capitalisme, mais je reconnais aujourd’hui que je me suis trompé.

    « Pendant que les écologistes interdisent les sapins de Noël, les GAFA investissent dans l’avenir »
    Les acteurs de cette économie de plate-forme, les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon], bien plus que l’investissement « vert », captent les rentes du capitalisme financier, le sauvant ainsi de ses errements antérieurs, qui l’avaient conduit du krach des start-up du numérique, en 2000, au krach de l’immobilier, en 2008. Pendant que les écologistes interdisent les sapins de Noël, les GAFA investissent dans l’avenir. Bref, le capitalisme n’est pas du tout en crise, il sort même considérablement renforcé par cette pandémie.

    Mais l’économie de plates-formes renforce les inégalités économiques. Les start-up innovantes, les industries et les services traditionnels vont souffrir considérablement. Les plates-formes n’offrent que des rémunérations médiocres à ceux qui – à part leurs salariés, peu nombreux, et bien sûr leurs actionnaires – travaillent pour elles. Les GAFA ne se préoccupent ni de la production ni de l’amélioration des qualifications – ils agissent en prédateurs sur le marché des compétences, à l’échelle transnationale. La pandémie, le confinement et les mesures de « soutien » à l’économie n’ont fait que renforcer ces phénomènes : hausse du sous-emploi, perte de revenus des moins qualifiés, élargissement du fossé numérique tant entre les entreprises qu’entre les individus, inégalité d’accès à l’école.

    Les « perdants » de cette économie, et ils sont nombreux, sont ainsi poussés à se tourner vers les Etats, seuls capables de les protéger de la misère et du déclassement face à la toute-puissance des firmes transnationales du numérique et de la finance – mais aussi réhabilités dans leurs fonctions régaliennes et régulatrices par la « magie » de la pandémie. La puissance des GAFA produit donc sa contrepartie dialectique : la poussée de différents capitalismes d’Etat prêts à défendre leurs prérogatives – et leurs propres entreprises – derrière leurs frontières, dont le modèle le plus achevé est la Chine.

    La concurrence croissante entre ces deux formes de capitalisme est un facteur de déstabilisation des relations internationales, comme le montre la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, encore exacerbée par la crise du Covid-19 et dont il est impossible, à ce stade, de prévoir l’issue.

    La consolidation de pouvoirs économiques en pouvoirs politiques – impériaux ou nationaux – pourrait faire voler en éclats les tentatives de gestion multilatérale des relations internationales – alors que la pandémie a démontré une fois de plus la nécessité d’une gestion mondiale des questions sanitaires, par exemple. Cette montée de ce qu’on appelle les « populismes » peut aussi faire avorter les projets de coordination régionale comme l’Union européenne au profit d’un éclatement d’Etats souverains avides de « reprendre le contrôle », comme le proclame Boris Johnson, aidé en cela par toute la panoplie des outils numériques. On aurait ainsi le « choix », si j’ose dire, entre un pouvoir numérique exercé par des multinationales, et un pouvoir numérique exercé par des Etats souverains rivaux.

    Mais là encore, comme le montre l’incertitude sur l’élection américaine du 3 novembre, l’histoire n’est pas écrite. Il se peut aussi que des coalitions politiques obtiennent le démantèlement du monopole des GAFA, comme ce fut le cas pour celui des chemins de fer et du pétrole à la fin du XIXe siècle aux Etats-Unis, ou encore que le régime chinois soit contesté par une soudaine révolte sociale.

    La contingence des événements devrait d’ailleurs inciter économistes et politistes à se méfier des prédictions issues des modèles théoriques auxquels la réalité historique devrait avoir le bon goût de se plier… car c’est rarement le cas. Cinquante ans de pratique de la théorie de la régulation m’ont appris qu’il faut toujours réinjecter dans l’analyse le surgissement des nouvelles combinaisons institutionnelles et politiques que crée de façon contingente la marche de l’histoire. Comme le disait Keynes [1883-1946] : « Les économistes sont présentement au volant de notre société, alors qu’ils devraient être sur la banquette arrière.

    Vous êtes d’ailleurs, dans votre livre, extrêmement critique à l’égard de votre profession et des élites politiques et technocratiques en général, en particulier sur leur gestion de cette crise.

    Ce n’est pas faux… Je prendrais un seul exemple, pas tout à fait au hasard : l’économie de la santé. Pour les macroéconomistes, le système de santé représente un coût qui pèse sur la « richesse nationale », et il faut donc le réduire – et les politiques les ont suivis sur cette voie. Depuis vingt ans, les ministres de l’économie ont l’œil rivé sur le « spread », l’écart de taux entre les emprunts d’Etat des différents pays. Leur objectif est que l’économie nationale attire suffisamment le capital pour que celui-ci vienne s’investir ici plutôt qu’ailleurs. Ce n’est pas idiot en soi, mais la conséquence qui en a été tirée a été de limiter la dépense publique de santé, d’éducation, d’équipement…

    Les mots comptent : les économistes, et les politiques, appellent le financement de ces « charges » des « prélèvements obligatoires » – alors qu’elles sont la contrepartie des services rendus à la collectivité ». Ce cadre de pensée fait que les administrations et les politiques ne disposent pas des bons outils d’évaluation. Il a conduit à la mise en place, dans les hôpitaux, de la gestion par activité, qui a engendré un incroyable gaspillage, alors qu’un bon indicateur d’une politique sanitaire devrait être le nombre d’années de vie en bonne santé, et la bonne gestion celle qui permet de coordonner efficacement le travail des équipes médicales.

    On a ainsi assisté, à l’occasion de la pandémie, à un bel exemple de la façon dont une contingence, l’irruption d’un virus, renverse un cadre de pensée. Alors que la finance définissait le cadre de l’action publique, y compris en santé, c’est aujourd’hui l’état sanitaire du pays qui détermine le niveau d’activité économique, et la finance qui attend comme le messie un vaccin ou un traitement pour savoir enfin où investir ses milliers de milliards de liquidités. La décision de donner la priorité à la vie humaine a inversé la hiérarchie traditionnelle des temporalités instituée par les programmes de libéralisation aux dépens du système de santé, et a généré une série d’ajustements dans la sphère économique : panique boursière, effondrement du prix du pétrole, arrêt du crédit bancaire et de l’investissement, abandon de l’orthodoxie budgétaire, etc.

    Cette crise a donc dévoilé, comme le ferait une radiographie, le rôle véritable d’une institution, la santé publique, dont le fonctionnement était sous-estimé par l’idéologie implicite à la théorie économique de référence. Celle-ci en effet prédit que, comme pour une firme, le secteur de la santé peut obtenir des gains de productivité grâce à des innovations techniques. Or la santé est le seul secteur où le progrès technique fait monter les coûts, parce que même si le prix unitaire d’un soin diminue, le coût global augmente, car il faut donner accès à ce soin innovant à tout le monde, et qu’il y a toujours de nouvelles maladies à combattre. C’est donc une erreur fondamentale de vouloir « faire baisser le coût de la santé ». D’ailleurs, ni l’opinion ni les professionnels ne le souhaitent, seuls les économistes, relayés jusqu’alors par les politiciens, le veulent.

    Cette pandémie a aussi eu raison d’un dogme fondamental de la théorie économique : le marché aurait, mieux que la puissance publique, la capacité de revenir à l’équilibre des coûts de façon « naturelle », car il aurait la capacité de diffuser et de synthétiser les informations disséminées dans la société, et d’organiser ainsi les anticipations des acteurs économiques pour allouer efficacement le capital.

    Or, avec la pandémie, nous sommes passés d’une économie du risque à une économie de l’incertitude radicale, sur le modèle même de l’épidémiologie. Car la gestion de l’épidémie consiste à gérer l’incertitude au gré de l’apparition de nouvelles informations aussitôt traitées par des modèles probabilistes… eux-mêmes remis en question par l’apparition de nouvelles données.

    Au départ, les gouvernements ont eu à affronter un dilemme – choisir entre la vie humaine et l’activité économique. Face au risque de subir des millions de morts, sur le modèle de certaines épidémies passées, le choix a été rapide : on sauve les vies et on oublie tout le reste. Un simple calcul semblait pouvoir permettre d’arbitrer le moment du déconfinement, c’est-à-dire le moment où le coût économique, en hausse, allait devenir supérieur au prix de la vie humaine sauvée.

    Les gouvernements ont cru pouvoir s’appuyer sur les scientifiques pour asséner de telles certitudes. Mais la gestion des pandémies pose à chaque fois, dans l’histoire, des problèmes qui dépassent les connaissances scientifiques du moment : chaque virus est nouveau, présente des caractéristiques inédites qu’il faut découvrir en même temps qu’il se diffuse, et qui mettent à bas les modèles hérités du passé. Dès lors, comment décider aujourd’hui, alors que l’on sait que l’on ne sait pas encore ce que l’on saura demain ? Il en résulte un mimétisme général : il vaut mieux se tromper tous ensemble qu’avoir raison tout seul.

    S’appuyer sur les « certitudes » de la science, c’est confondre l’état des connaissances des manuels avec la science en train de se faire. C’est ainsi que l’incertitude, intrinsèque, de la science épidémiologique a fait perdre aux politiques la confiance du public. Osciller entre des injonctions contradictoires, par exemple sur les masques puis l’accès aux tests, ne peut que déstabiliser la capacité des agents à anticiper sur ce qui va advenir. Les gouvernements sont donc maintenant confrontés à un trilemme : à la préservation de la santé et au soutien de l’économie s’est ajouté le risque d’atteinte à la liberté, redouté par une opinion défiante.

    L’Etat, comme le marché, est capable de gérer les risques, mais il est mis au défi de l’incertitude radicale. Les financiers aussi détestent ces « cygnes noirs », ces événements extrêmes qui s’écartent des distributions statistiques, base de la valorisation de leurs instruments, et qui paralysent toute anticipation et donc les décisions d’investissement. Et épidémiologistes comme climatologues promettent justement la multiplication de tels événements…

    Vous ne proposez pas que des scénarios aussi noirs dans votre livre. La pandémie, vous l’avez dit, a fait émerger des institutions et des besoins « cachés » jusqu’ici par les idéologies économico-technocratiques, comme la santé…

    Je voyage beaucoup au Japon, dont l’absence de croissance depuis plus de vingt ans, malgré la répétition des « plans de relance », est considérée par les macro-économistes comme une anomalie. Et si, au contraire, le Japon explorait un modèle économique pour le XXIe siècle, où les dividendes de l’innovation technologique ne sont pas mis au service de la croissance, mais du bien-être d’une population vieillissante ? Car après tout, quels sont les besoins essentiels pour les pays développés : l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité, la vie en bonne santé pour tous les autres, y compris les plus âgés, et enfin la culture, car c’est la condition de la vie en société – nous ne sommes pas seulement des êtres biologiques qui doivent uniquement se nourrir, se vêtir et se loger. Il nous faut donc être capables de créer un modèle de production de l’humanité par l’humain. C’est ce que j’appelle dans le livre une économie « anthropogénétique ».

    « Pourquoi trouver “naturel” de renouveler en permanence nos voitures et nos smartphones, et pas notre accès à l’éducation, aux soins de santé, aux loisirs et la culture ? »
    Or ce modèle est déjà à l’œuvre, mais il n’est pas reconnu. il n’y a eu aucune baisse des dépenses de santé aux Etats-Unis depuis 1930, la santé y est le premier secteur de l’économie loin devant l’industrie automobile, le numérique, etc. L’éducation, la santé et les loisirs sont depuis 1990 aux Etats-Unis le premier employeur et sont en progression constante, alors que l’emploi continue de baisser dans l’industrie et, depuis la fin de cette décennie, dans la finance. Pourquoi devrions-nous trouver « naturel » de renouveler en permanence nos voitures et nos smartphones, et pas notre accès à l’éducation, aux soins de santé, aux loisirs et la culture ? Les innovations dans ces secteurs sont, plus que les technologies numériques, au cœur de la vie sociale et de son amélioration.

    La crise du Covid-19, en nous faisant prendre conscience de la fragilité de la vie humaine, pourrait changer les priorités que nous nous donnons : pourquoi accumuler du capital ? Pourquoi consommer de plus en plus d’objets à renouveler sans cesse ? A quoi sert un « progrès technique » qui épuise les ressources de la planète ? Comme le proposait Keynes dans sa Lettre à nos petits-enfants (1930), pourquoi une société où, la pauvreté ayant été vaincue, une vie en bonne santé ouverte sur la culture et la formation des talents ne serait-elle pas attirante et réalisable ? Puisque nous commençons à peine à prendre conscience que « les dépenses de production de l’humain » sont devenues la part majeure des économies développées ; le Covid-19 a donné pour priorité à l’Etat la protection du vivant et l’a contraint à investir pour cela, engageant de fait une « biopolitique », d’abord contrainte mais demain choisie.

    Mais il faudrait une coalition politique puis des institutions nouvelles pour faire de ce constat un projet. Il est malheureusement possible que d’autres coalitions – au service d’une société de surveillance, incarnée dans un capitalisme de plate-forme ou dans des capitalismes d’Etat souverains – l’emportent. L’histoire le dira.

    #capitalisme #capitalisme_de_plateforme #capitalisme_d'État #santé #santé_publique #crise_sanitaire

  • Connaissez-vous Civvl, le Uber des expulsions ? | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/etats-unis-logement-crise-civvl-uber-expulsions-plateforme-huissiers-dem

    « Les expulsions sont les prestations qui connaissent la plus forte croissance, en raison du Covid-19 », claironne Civvl. Cette application américaine propose de jouer les huissiers ou les déménageuses en free-lance, pour déloger des locataires en délicatesse avec leurs propriétaires. Une sorte de Uber des expulsions, qui menacent des millions d’Américain·es en raison de la pandémie.

    « Le chômage est à un niveau record et beaucoup [de personnes] ne peuvent pas ou ne paient tout simplement pas de loyer et d’hypothèques. Nous sommes engagés par des propriétaires et des banques contrariées, afin de récupérer des propriétés résidentielles saisies », explique Civvl sur le site de petites annonces Craigslist.

    Selon l’entreprise, des milliers d’huissières et de déménageurs sont nécessaires afin d’exécuter les procédures d’expulsion qui se multiplient dans le pays. Comme le font les autres plateformes, elle vante la flexibilité de son modèle ainsi que l’avantage de pouvoir y travailler en devenant son propre patron ou sa propre patronne.

    « C’est tordu que des prolétaires en difficulté soient tentés par des prestations comme le transport de meubles ou le rôle d’huissier pour une entreprise comme Civvl, expulsant d’autres prolétaires de leur maison afin de pouvoir eux-mêmes payer leur loyer », dénonce la juriste et militante du droit au logement Helena Duncan.

    Vice a d’abord cru à un canular. Mais Civvl est une application bien réelle, détenue par OnQall, une entreprise qui propose l’ubériseration de toutes sortes de tâches « en dehors des principaux centres urbains ». Elle a également développé les apps LawnFixr (entretien des pelouses) CleanQwik (nettoyage) et MoveQwik (déménagement).

    #Plateformes #Nouvelle_domesticité #Expulsions

  • Technoféodalisme
    https://www.editions-zones.fr/livres/technofeodalisme

    Au début des années 2020, le consensus de la Silicon Valley se délite. Inégalités folles, stagnation de la productivité, instabilité endémique… la nouvelle économie n’est pas advenue. Les algorithmes sont omniprésents, mais ce n’est pas pour autant que le capitalisme s’est civilisé. Au contraire. La thèse de ce livre est qu’avec la digitalisation du monde se produit une grande régression. Retour des monopoles, dépendance des sujets aux plateformes, brouillage de la distinction entre l’économique et le (...)

    #technologisme #domination #BigData #GAFAM

  • #Vaccin contre le #coronavirus, des avancées mais pas d’emballement
    https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Vaccin-contre-coronavirus-avancees-pas-demballement-2020-07-23-1201106150

    Attention donc aux effets d’annonce des laboratoires, « souvent motivés par des enjeux financiers », abonde l’infectiologue grenoblois. Les deux chercheurs sont formels sur un point : « Ces vingt dernières années, aucun vaccin n’a été élaboré en moins de dix ans », rappelle Morgane Bomsel. Même si la connaissance de certains virus similaires à la #Covid-19, comme le MERS, permettra peut-être de « gagner trois ou quatre ans car on peut recycler une partie des #vaccins déjà existants ».

  • #Histoire du mot « musulman »
    https://laviedesidees.fr/Histoire-du-mot-musulman.html

    Que désigne le mot « musulman » ? Une #religion, une origine, une culture ? Pour envisager cette question complexe, il faut mesurer le poids historique du terme en contexte colonial, recouvrant stigmatisation et retournement du stigmate.

    #Société #islam
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200828_willems_musulman.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200828_willems_musulman.docx

    • Néanmoins, « musulman » revêt une signification plus ethnico-raciale et juridique que celle de mahométan. Selon la cour d’Alger en 1903, le terme « musulman » « n’a pas un sens purement confessionnel, mais désigne au contraire l’ensemble des individus d’origine musulmane qui, n’ayant point été admis au droit de cité, ont nécessairement conservé leur statut personnel musulman, sans qu’il y ait lieu de distinguer s’ils appartiennent ou non au culte mahométan » (Weil, 2004 : 354). Cette différenciation entre « des individus d’origine musulmane » et le « culte mahométan » reproduit la séparation entre « être musulman » (donc d’un statut ethnicoreligieux et politique) et « être mahométan ou non » (donc d’une confession). Les conversions religieuses vont singulièrement interroger ce droit : changer de religion, est-ce changer de statut juridique ? La réponse est donnée par le législateur : la conversion religieuse, notamment au catholicisme, n’a aucun impact du point de vue de la législation de l’État colonial. Peu importe la religiosité d’un individu, seule compte une représentation ethnique et raciale de l’appartenance dont les limites sont préalablement fixées.

      Tout l’article est à lire !

  • Masques et protection : respirer moins de coronavirus signifie tomber moins gravement malade
    https://theconversation.com/masques-et-protection-respirer-moins-de-coronavirus-signifie-tomber

    La gravité de la maladie que vous allez développer suite à une infection virale a beaucoup à voir avec la quantité de virus (l’« inoculum viral », ou dose virale) à laquelle vous aurez été exposé·e initialement. Si la dose lors de l’exposition est très élevée, la réponse immunitaire peut être dépassée. Entre le fait que le virus s’empare d’un grand nombre de cellules et les efforts considérables déployés par le système immunitaire pour contenir l’infection, l’organisme subit alors de nombreux dommages, ce qui peut avoir pour conséquence que la personne infectée tombe très malade.

    En revanche, si la dose initiale du virus est faible, le système immunitaire est capable de contenir le virus en employant des mesures moins drastiques. Dans ce cas, la personne présente moins de symptômes, voire aucun.

  • Le Flohic à propos du « nouveau » virus :
    https://twitter.com/drgomi/status/1296721269933703168

    À tous les médias qui reprennent en boucle « le virus a muté il est gentil » : au-delà du fait que ce n’est pas ce que disent Korbet & al dans Cell, le mutant G614 dont il est question est celui qui a provoqué l’épidémie en France.
    https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.04.29.069054v1

    • Longue explication de Eric Billy :
      https://twitter.com/ericbillyfr/status/1296800358778449920

      Mode vénère et éclairage scientifique :
      En pleine recrudescence des cas COVID,les media (TV et écrits) nous abreuvent ces 2 derniers jours d’histoire autour du SARS-CoV2 D614G qui pourraient être moins dangereux et expliquer la situation actuelle. Faux⬇️

      Et si pour toi c’est TLDR :

      En résumé et CONTRAIREMENT a ce que bien des média disent :
      – Le mutant G614 est le variant prédominant en France depuis le début
      – ce variant est responsable de la quasi totalité des décès en France
      – ce variant est en aucun cas moins dangereux que la forme D614, plutôt l’inverse

      […]

      Et concernant la remontée actuelle des cas avec absence d’augmentation simultanée des entrées a l’hôpital c’est simplement lié à la classe d’âge de ceux touchés actuellement, au taux de positivité et à la dynamique entre l’infection et l’apparition des symptômes.

    • J’ai aussi largement l’impression que si les médias se passionnent pour cette histoire de mutation depuis 2 jours, c’est parce que le Savant de Marseille est passé à la télé pour annoncer que « ce n’est pas le même virus ». Et donc on va encore perdre un temps monstrueux parce que le Pignouf du Vieux port ne veut pas fermer son claque-merde.

      D’ailleurs l’extrême-droite pro-Raoult n’avait pas manqué de relayer ces articles exactement sur ce thème (vive Didier !). Ici G-W Goldnadel :
      https://twitter.com/gwgoldnadel/status/1296512076567977985?s=21

      Je ne voudrais surtout pas fâcher le parti conformiste avec lequel je cherche désespérément à me réconcilier, mais ça ressemble très exactement à ce que déclarait hier un certain professeur Didier R.

    • Véran à la TV hier, en substance : "Les deux populations particulièrement contaminées sont les 20-45 ans et les plus de 75 ans, et c’est pourquoi il y a moins de malades en réanimation...)

      J’ai du rater un épisode :-)

      Sauf qu’on commence aussi à entendre une autre petite musique, genre de mars à mai on a été dépassés, entendre on a mis tout le monde en réa car on ne savait pas quoi faire, d’où des morts en cascade, sans parler des complications.

      Alors qu’aujourd’hui on aurait appris à consolider des patients sans forcément les mettre en réa, à l’aide de traitements divers et variés...

      Ce qui expliquerait le gap entre contaminations en flèche et très peu de placements en réa ?

    • Autre possibilité : on ne peut pas comparer les nombres de contaminations d’aujourd’hui au nombre de mars-mai. Parce qu’à l’époque on n’avait pas les moyens de tester et, dans mon souvenir, on trouvait relativement inutile de tester une fois que le système était submergé, et il n’y a avait pas de campagnes massives de dépistage et de contact-tracing.

      Ce qui fait que 4000 cas aujourd’hui n’ont rigoureusement rien à voir avec 4000 cas à l’époque : 4000 cas à l’époque cachaient beaucoup plus de monde contaminé, et grosso modo on ne détectait proportionnellement que des gens qui avaient des symptômes (donc plus graves).

      Ce qui amène à une apparente contradiction (pas du tout insurmontable) :
      – oui on a plus de cas parce qu’on teste plus ;
      – mais ça c’est pour (ne pas) comparer aujourd’hui et la période mars-mai. Parce que sinon, sur la courte période récente, on a bien une augmentation spectaculaire du nombre de cas détectés, mais pas à cause d’une augmentation des tests sur la même période courte.

      C’est cette évolution rapide qui provoque l’alarme et suggère une reprise de l’épidémie, pas le chiffre en valeur absolue. Et avec une progression exponentielle, le chiffre en valeur absolue ne représente qu’un décalage dans le temps de quelques jours, pas forcément en résultat final de nombre de cas.

      Voir le thread d’Emma Hodcroft sur l’évolution en Floride :
      https://seenthis.net/messages/872362

      Sur la différence entre le nombre de cas « officiels » et les estimations… À la mi-mai, on avait 140 000 cas recensés en France :
      https://www.deplacementspros.com/covid-19/covid-19-lessentiel-du-15-mai
      mais Pasteur estimait qu’environ 3,5 millions de français·es avaient été touché·es :
      https://science.sciencemag.org/content/369/6500/208
      mis à jour ici à 5,3% de la population ici :
      https://science.sciencemag.org/content/368/6498/eabd4246

    • pour aller dans ton sens, @arno, sur la dizaine de cas que je connais autour de moi de cette première vague – nous étions cluster dès le 5 mars - un seul a été testé, celui qui est décédé ; sa femme, qui très probablement lui avait transmis, ne l’a pas été, pas plus que le reste du groupe, y compris l’un d’entre eux qui a été hospitalisé 15 jours.

      Une bonne partie d’entre eux - sans doute tous, je n’ai pas suivi le décompte - sont porteurs d’anticorps. Ils n’ont jamais été comptabilisés. Plusieurs ont toujours des séquelles neurologiques lourdes (perte complète de sensibilité sur les deux bras pour l’un, asthénies brutales pour d’autres)

    • Je me souviens qu’on avait tous ces témoignages de gens qui étaient allés voir leur généraliste pour les symptômes du Covid, parfois renvoyés vers l’hôpital pour être testés, finalement jamais testés, et renvoyés chez eux avec du Paracétamol, sur le thème « de toute façon qu’est-ce que ça change ? ».

    • C’est assez évident, il me semble que des urgentistes comme @fluidloading disent cela régulièrement sur Touiteur (meilleure connaissance de la maladie, amélioration des protocoles). Mais c’est relativement difficile à ébruiter (ne serait-ce que parce que c’est assez évident :-)), alors qu’on en est encore avec un gros bataillon d’abrutis (tels Perronne) qui beuglent que si on donne pas d’HCQ, ça revient à « laisser crever comme un chien »…

      Ce qui d’ailleurs renforce (par les mêmes) l’argument des gestes barrière, des tests massifs, etc., sans paniquer pour autant : parce qu’il faut, à nouveau, éviter à tout prix de saturer le système de santé. Ils disent qu’on a une meilleure prise en charge, grâce à une meilleure connaissance de la maladie, mais si on laisse exploser le truc et que le système de santé est débordé, les gens mourront faute d’accès à des soins adaptés.

      –—

      Et par ailleurs, les décès ne sont qu’une partie du problème. Les séquelles longue durée (évoquées par @simplicissimus dans son message ci-dessus), très handicapantes, commencent à être plus documentées. Et ça, apparemment, on semble encore largement dans l’inconnu question traitements.

  • Hommage à Frances Allen
    https://linuxfr.org/news/hommage-a-frances-allen

    Frances Allen est la première informaticienne à avoir reçu en 2006, la plus haute récompense en informatique, le prix Turing, pour ses travaux sur l’optimisation des compilateurs. Elle vient de mourir, le jour de son anniversaire, à 88 ans. Frances Allen a conçu et écrit des compilateurs indépendants des machines et des langages rendant ainsi possible la création des compilateurs optimisés modernes. Le secteur entier de l’informatique lui doit énormément.

    Toute sa longue carrière, 45 ans, s’est exclusivement déroulée chez IBM ou elle est entrée le 15 juillet 1957 pour prendre sa retraite en 2002. Avec elle c’est un pan important de l’histoire de l’informatique qui disparaît.

    Plutôt qu’une banale nécrologie qui va, forcément, faire un peu plagiat, la forme d’une interview imaginaire, donne l’occasion (...)

  • Déguisement Didier Raoult, avec Barbe + Perruque + Lunettes - Aux Feux de la Fête - Paris
    https://www.auxfeuxdelafete.com/deguisements/deguisement-didier-raoult-avec-barbe-perruque-lunettes

    Déguisement Didier Raoult
    Ce déguisement du Professeur Raoult se compose d’une blouse, d’une perruque, d’une barbe et d’une paire de lunettes.
    Parfait pour une soirée débat, un thème sciences, médecine, humour, Covid ou tout autre thème de ton choix.

  • Manifestations, géolocalisation et publicités ciblées : un nouveau Cambridge Analytica ?
    https://korii.slate.fr/et-caetera/black-live-matters-manifestations-geolocalisation-publicite-politique-ci

    Une pratique de ciblage politique controversée est utilisée par divers groupes politiques pour affiner leurs campagnes. Alors que des manifestations historiques contre le racisme et les violences policières ont lieu aux États-Unis, des entreprises siphonnent les données de géolocalisation des smartphones des personnes qui sont descendues dans la rue et les revendent à des groupes politiques. « Nous voulons nous assurer que nous utilisons toutes les options de notre boîte à outils pour atteindre (...)

    #CambridgeAnalytica/Emerdata #algorithme #smartphone #géolocalisation #métadonnées #BigData #microtargeting #profiling #publicité #élections #VoteMAP #TheCollective #activisme #BlackLivesMatter (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##publicité ##lutte

  • BREAKING: Egypt arrests sister of political detainee Alaa Abdelfattah – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20200623-egypt-arrests-sister-of-political-detainee-alaa-abdelfat

    Sanaa Seif, the sister of political prisoner Alaa Abdelfattah, has been kidnapped outside the attorney general’s office in a van by state security officers.

    Alaa’s relatives were at the attorney general’s office to file a complaint after they were beaten outside Tora Prison.

    The family were dragged by their hair and their clothes torn by beltagaya, government hired thugs, as the police looked on and did nothing to help.

    His sisters, Mona and Sanaa, and mother Laila Soueif were outside the prison where Alaa is being held, waiting for a letter to be delivered from Alaa.

    (...)
    Alaa was transferred to Tora’s maximum-security prison Al-Aqrab 2, kept in a cell with poor ventilation and prevented from buying food and water from the prison canteen.

    In April Alaa went on hunger strike for a month to protest against the conditions of his detention and the fact that his family haven’t been allowed to visit him since the start of the coronavirus pandemic.

    On 18 March his mother and aunt were imprisoned after they held a protest calling for the release of prisoners, but were released shortly afterwards.

    Over recent months, images of his mother have circulated showing her lying down in front of the prison where she was trying to deliver medicine.

    #Egypte #abdel-fattah

  • The Rise of Big Data Policing
    https://nyupress.org/9781479869978/the-rise-of-big-data-policing

    The consequences of big data and algorithm-driven policing and its impact on law enforcement In a high-tech command center in downtown Los Angeles, a digital map lights up with 911 calls, television monitors track breaking news stories, surveillance cameras sweep the streets, and rows of networked computers link analysts and police officers to a wealth of law enforcement intelligence. This is just a glimpse into a future where software predicts future crimes, algorithms generate virtual (...)

    #algorithme #CCTV #police #racisme #justice #prédiction #BigData #discrimination #surveillance

  • Vers une stratégie de sortie de crise
    Centre Patronal suisse, le 15 avril 2020
    https://www.centrepatronal.ch/documents/documents-utiles/cp-2020-04-15-fr.pdf

    Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses : beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation… Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentissement de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables habitants qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps cette expérience forcée de décroissance. La plupart des individus ressentent le besoin, mais aussi l’envie et la satisfaction, de travailler, de créer, de produire, d’échanger et de consommer. On peut le faire plus ou moins intelligemment, et on a le droit de tirer quelques leçons de la crise actuelle. Mais il est néanmoins indispensable que l’activité économique reprenne rapidement et pleinement ses droits.

    #coronavirus #travail #le_jour_d'après #fascistovirus #Suisse #sans_vergogne