• #Violence ?
    « Où sont les casseuses » ?
    Les #GiletsJaunes (mais pas que) à travers le prisme de la masculinité.
    Des casseurs, des gonades sur la table et un gouvernement viriliste... Paroles musclée d’Elsa Dorlin, révoltées par Victoire Tuaillon pour l’excellentissime émission Les couilles sur la table. (Difficile pour moi de me dire activiste non-violente sans réfléchir au poids des normes sociétales sur les femmes à ce sujet)
    https://www.binge.audio/ou-sont-les-casseuses-2


  • http://lmsi.net/Du-bon-usage-des-barbeles
    Du bon usage des barbelés
    Olivier Cyran

    Dans une récente interview à la revue Ballast, le philosophe et économiste Frédéric Lordon aborde la question des violences infligées aux migrantes et aux migrants en concluant qu’il est illusoire de lutter pour la liberté de circulation. Lui plaide pour des frontières « plus intelligentes ». Au passage, il met en cause le journaliste indépendant Olivier Cyran, accusé de tenir sur le sujet des positions déraisonnables. Dans un contexte de forte mobilisation sociale et de vive confusion politique, ce dernier se saisit de cette perche pour questionner le rapport de la gauche aux frontières et la stratégie périlleuse de sa principale composante, la France insoumise.

    #frontières #migrants

    cf. https://seenthis.net/sites/1533692

    • C’est en deux parties :
      http://lmsi.net/Du-bon-usage-des-barbeles,1983

      Comment un penseur habituellement aussi affuté que Lordon peut-il noircir des pages et des pages et donner des interviews pour ridiculiser un texte en faveur de l’accueil des migrants, mais ne rien dire de la façon dont s’organise leur non-accueil, ou de la manière dont les chaînes d’information nous conditionnent à tenir pour raisonnable de laisser les gens crever ? Pourquoi son camarade, pourtant biberonné à la critique des médias, ne prend-il pas un moment en direct pour gifler la question de son intervieweur (« alors, vous êtes pour accueillir tous les migrants ? »), mais choisit au contraire d’en conforter les biais par une réponse digne d’un ancien notable du Parti socialiste (« mais bien sûr que non, quelle idée ! ») ? Parce que l’on décide que les migrants, ce n’est pas du « social », on peut s’affranchir de toute critique des représentations dominantes ?



  • Interview « Ce qui était autrefois un râteau est aujourd’hui un délit… », estime Éric Dupond-Moretti

    http://lavdn.lavoixdunord.fr/495779/article/2018-11-26/ce-qui-etait-autrefois-un-rateau-est-aujourd-hui-un-delit-estime-

    — Vous attendiez-vous à tant de réactions ?

    « Oui. Georges Tron n’a pas eu de chance : son affaire a commencé en pleine affaire DSK à New York, et son procès se tient en plein phénomène #Metoo, #Balancetonporc… »

    [...]

    –- De la même manière que d’autres, naguère, avec la parole de l’enfant ?

    « Exactement ! Et on a vu ce que cela a donné. Et comment il a fallu se battre aux côtés d’innocents, devant la cour d’assises. »

    (les extraits de son bouquin sont aussi particulièrement gratinés)

    Cf. le fil de @mad_meg sur l’affaire d’Outreau, où s’était illustré Dupond-Moretti, et en particulier la vidéo avec Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent qui font entre autres la généalogie de la constitution des assos masculinistes en France et l’histoire de leur lobbying dans les lieux de pouvoir, en particulier dans la magistrature :

    https://seenthis.net/messages/738233

    #Dupond-Lajoie-Moretti #backlash #réaction #on_sen_fout_on_va_gagner


  • This was not an academic issue in San Pedro in 1912. Local newspapers were reporting the impending arrival of European immigrants recruited by the stevedore companies to, in essence, depress the wages of existing dockworkers. With IWW members severely underemployed, it is easy to imagine that the local union might have expressed concern—might even have agreed with the AF of L’s exclusionary immigrant policy. That was not the case. [...] Then Hill took the soapbox [...] “Now boys, the reactionary subsidized press is telling us that they will soon be bringing shiploads of four thousand at forty dollars a head from Europe. Now the question is, what are you going to do: are you going to the dock and sneer at them and say, ’here is another load of damn ignorant foreigners to take our jobs’, or are you going to try and make friends with them and invite them to our IWW hall?”

    #Joe_Hill #IWW


  • #Etats-Unis : un agent de sécurité #afro-américain abattu par la #police de Chicago - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20181113-etats-unis-agent-securite-noir-abattu-police-chicago

    La police a abattu dimanche 11 novembre un homme noir, armé, dans la banlieue de Chicago. Jemel Roberson, 26 ans, était agent de sécurité dans un bar où des clients éméchés étaient revenus avec des armes à feu. Et il venait en fait d’immobiliser l’un des assaillants quand des agents des forces de l’ordre arrivés sur place lui ont mortellement tiré dessus.


  • Histoire de la réanimation : quand la médecine donne un second souffle

    Réjouissante, édifiante et très spirituelle émission de la Méthode scientifique de francecul pour la fête des morts.

    À partir de 1733, la réanimation médicale, auparavant anecdotique, devint incontournable dans l’univers des Lumières. Ce développement débuta avec les noyés, et s’incarna à travers une pratique énigmatique : l’insufflation anale de fumée de tabac.

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-01.11.2018-ITEMA_21876350-3.mp3

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/histoire-de-la-reanimation-quand-la-medecine-donne-un-second-souffle

    Cf. aussi

    https://www.huffingtonpost.fr/anton-serdeczny/souffler-du-tabac-dans-le-derriere-des-noyes-les-recouvrir-de-fumier-

    #science et #carnaval #Anton_Serdeczny


  • https://blog.mondediplo.net/appels-sans-suite-2
    Appels sans suite, le retour

    « la dramatique question migratoire »

    Et donc la contribution tant attendue de Lordon au débat... pour achever de l’enterrer :

    Il est vrai qu’ayant fait à des degrés divers campagne pour savonner la planche de la seule force politique qui pouvait entraver la marche consulaire de Macron (c’est-à-dire entraver l’approfondissement des causes en question ici même !), voire pour certains ayant positivement servi la soupe à ce dernier, on ne pouvait guère attendre des initiateurs du « Manifeste » qu’ils prissent tout soudain une ligne autre que compatible avec leur projet foncier de reconstitution d’une force finalement socialiste-courtoise (satellites compris), avec une réelle amplitude de débat puisqu’on autorisera de discuter de tout pour savoir si c’est Benoît Hamon ou Christiane Taubira qui doit en prendre la tête — en tremblant même du fol espoir que Raphaël Glucksmann puisse faire don de son corps à l’Europe sociale et à l’accueil de l’Autre.

    (Si vous ne vous y prenez pas à deux fois pour identifier sujet, verbe et complément dans cette phrase, vous avez gagné un tonneau d’eurofrancs. Mais à qui s’adresse-t-il exactement ? La fin du texte l’avoue par antiphrase.)

    Le périmètre de sa réflexion se situe donc dans un triangle entre Hamon, Taubira et Glucksmann et la seule alternative c’est « suivez-mon-regard ».

    Et le gars se fend de phrases pareilles pour dénoncer incantations et escroqueries politiciennes, sans pour autant jamais aborder le sujet de fond sinon...

    pour en appeler à s’intéresser aux classes populaires !

    • Je remarquerai au passage que dans cette affaire comme dans d’autres il aura manqué de points de vue situés, et que ceux qui s’expriment sont souvent renvoyés à leur minorité, dans tous les sens du terme, par leurs représentants putatifs ou déclarés, institutionnels ou intellectuels, mais non concernés.

      Toujours objets, jamais sujets.

      Le problème qu’illustre et que pose le texte de Lordon c’est bien la représentativité et la légitimité de la gauche, du moins de la gauche institutionnelle.

    • Pendant ce temps, c’est le Rassemblement National, avec toute son habileté perverse à la récupération, qui, sur les plateaux, fait désormais l’apologie des circuits courts. Au passage, on attendra de voir si, à ce motif, la gauche alter se défera des Amap comme elle exigeait qu’on se défasse de la sortie de l’euro — dans l’ordre des paris anciens, il y avait aussi celui qu’à suivre jusqu’au bout cette logique de la souillure par reprise, ladite gauche, à force d’être dépouillée, finirait une main devant une main derrière (3).

      Ça rappelle cette façon que l’on a de ne surtout pas vouloir parler de ce qu’il se passe en Italie... parce que « c’est caca ».

      Entre nous, la façon dont SW et JLM ont été agonis par la « vraie gauche » : parce que « c’est caca » la façon dont ils parlent de ce sujet.

      La vraie gauche elle a un problème avec le caca.



  • La gauche française devrait-elle se détourner davantage de minorités qu’elle n’a jamais choyées ?
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/12/la-gauche-francaise-devrait-elle-se-detourner-davantage-de-minorites-qu-e

    La gauche française n’a aucun discours, aucune revendication en direction des minorités, et tout particulièrement des minorités ethno-raciales. L’enjeu des discriminations pourtant systémiques qui pèsent sur la société française n’est tout simplement pas discuté par la gauche partisane, qui n’a aucune proposition à faire sur la question. L’enjeu pour la gauche française n’est donc pas tant d’en faire moins pour les minorités que d’en dire un peu plus, si elle veut reconquérir un segment de l’électorat qu’elle a pour partie perdu et qui constitue une population largement abstentionniste. Où sont passés le droit de vote des étrangers et le récépissé d’identité pour freiner les contrôles au faciès par la police promis en 2012 par François Hollande dans un programme pour le moins frileux sur la question ? Si la gauche ne parvient plus non plus à parler aux classes populaires blanches, ce n’est pas tant parce qu’elle a trop choyé les minorités que parce qu’elle s’est concentrée sur les classes supérieures, et a délaissé ses horizons égalitaires en adoptant une théorie du ruissellement qui n’a pourtant jamais marché.

    • (tribune entière)

      Par #Julien_Talpin , Chercheur en sciences politiques — 12 octobre 2018 à 10:35

      Pour le chercheur au CNRS Julien Talpin, opposer revendications sociales et défense des droits minoritaires n’est pas une nécessité pour l’emporter électoralement comme le défend l’historien des idées américain Mark Lilla dans son dernier essai, « la Gauche identitaire ».

      L’essai de l’historien américain Mark Lilla, la Gauche identitaire (Stock), rencontre un certain succès éditorial depuis sa sortie en France. Ce qui surprend n’est pas tant son constat relatif à la fragmentation de la gauche américaine, qui est réelle, que l’importation de ses thèses pour penser les conditions de reconquête du pouvoir par la gauche française. La gauche devrait abandonner les minorités pour se concentrer sur des revendications de classe – et encore, le mot n’est pas formulé en ces termes – seules capables de rassembler largement et de permettre la construction d’une majorité électorale. Or il n’y a rien à abandonner, puisque la gauche française ne propose rien en direction des minorités. Si bien que l’invitation de Mark Lilla à approfondir le sillon républicain ne semble pas en mesure d’infléchir l’éloignement de la gauche française de toutes les classes populaires. Une autre voie, pleinement égalitaire, serait pourtant possible.

      Aux Etats-Unis comme en France, la race ne joue pas contre la classe

      La thèse de Mark Lilla est simple. Si Donald Trump a gagné, c’est qu’Hillary Clinton a perdu. Sa défaite serait liée à une focalisation excessive sur le vote des minorités et les revendications sociétales : en courtisant les suffrages des Noir·e·s et des Latinos, des femmes et des minorités sexuelles, la candidate démocrate aurait oublié les mesures sociales. A l’inverse, un candidat comme Bernie Sanders aurait pu l’emporter car il avançait de réelles propositions en direction des classes populaires. Cette thèse est malheureusement trop simple et déforme la réalité. S’il ne fait aucun doute qu’Hillary Clinton était une candidate de l’Amérique qui va bien, et s’est peu adressée aux classes populaires, en faire un héraut des revendications minoritaires est pour le moins osé tant elle a été attaquée à ce sujet par un mouvement comme Black Lives Matter par exemple. A l’inverse, Bernie Sanders, s’il a aussi fait l’objet de critiques sur ses positions en matière d’égalité raciale avait sur ce point des positions beaucoup plus progressistes qu’Hillary Clinton. Ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir de bons résultats dans la rust belt et auprès de la classe ouvrière blanche. Bref, opposer revendications sociales et défense des droits minoritaires n’est pas une nécessité pour l’emporter comme le défend Lilla. Barack Obama, en dépit de toutes les déceptions qui ont suivi, avait également réussi à forger une telle majorité électorale. La construction de majorités politiques, et plus encore d’une hégémonie, n’est en outre pas une simple question d’arithmétique électorale mais de travail politique et organisationnel pour façonner des intérêts communs entre des groupes sociaux qui se fréquentent peu.

      Quand la gauche française s’est-t-elle réellement préoccupée des minorités ?

      Tout n’est pas à jeter dans le livre de Mark Lilla. Il souligne à raison l’immense fragmentation de la gauche américaine et les difficultés de créer des alliances. Le problème essentiel vient davantage de sa réception française autour d’un message simple : ne prenez pas le même chemin que nous ! Attention à la politique identitaire ! Seule une politique républicaine, de défense du bien commun et d’invisibilisation de la question minoritaire permettra à la gauche de gagner les élections. Or ce parallèle est pour le moins discutable.

      Tout d’abord, les mouvements minoritaires pèsent bien moins auprès de la gauche française que ce n’est le cas aux Etats-Unis. Si le Parti démocrate a dans l’histoire pu être contraint de prendre en compte certaines revendications minoritaires – le droit de vote pour les Noir·e·s par exemple, la non-discrimination, la fin de la ségrégation, etc. – on en est loin en France. La gauche française n’a aucun discours, aucune revendication en direction des minorités, et tout particulièrement des minorités ethno-raciales. L’enjeu des discriminations pourtant systémiques qui pèsent sur la société française n’est tout simplement pas discuté par la gauche partisane, qui n’a aucune proposition à faire sur la question. L’enjeu pour la gauche française n’est donc pas tant d’en faire moins pour les minorités que d’en dire un peu plus, si elle veut reconquérir un segment de l’électorat qu’elle a pour partie perdu et qui constitue une population largement abstentionniste. Où sont passés le droit de vote des étrangers et le récépissé d’identité pour freiner les contrôles au faciès par la police promis en 2012 par François Hollande dans un programme pour le moins frileux sur la question ? Si la gauche ne parvient plus non plus à parler aux classes populaires blanches, ce n’est pas tant parce qu’elle a trop choyé les minorités que parce qu’elle s’est concentrée sur les classes supérieures, et a délaissé ses horizons égalitaires en adoptant une théorie du ruissellement qui n’a pourtant jamais marché.

      Refaire de l’égalité le cœur de la matrice à gauche

      Une façon de répondre à la désertion des classes populaires est de suivre la voie tracée par Mark Lilla, Laurent Bouvet ou Manuel Valls. Abandonner un peu plus les minorités, droitiser son discours pour tenter de reconquérir les classes populaires passées à l’extrême droite. Bref, choisir les bons pauvres contre les mauvais. Une autre option, celle de Jean-Luc Mélenchon, consiste à formuler une offre politique reposant essentiellement sur la classe : les problèmes sont essentiellement économiques et sociaux, c’est uniquement par un discours classiste qu’on pourra réunifier les classes populaires, majoritaires et minoritaires. Le problème d’un tel discours est qu’il a peu de chances de séduire ces dernières, qui verraient une nouvelle fois certains de leurs intérêts et de leurs problèmes passer à la trappe. Car si les pauvres minorisés sont (majoritairement) pauvres c’est certes pour des raisons sociales, mais également parce qu’ils sont discriminés à l’embauche, dans l’accès à des logements de qualité, par la police ou dans l’orientation scolaire. Les inégalités sociales et raciales ne s’annulent pas, elles se cumulent. Prendre en compte ces enjeux-là n’implique en rien de formuler des propositions particularistes ou « identitaires ».

      La troisième voie, alternative aux deux précédentes, consiste à défendre un discours d’égalité, sociale, territoriale et ethno-raciale. C’est à cette condition qu’une unification des classes populaires peut être possible, pas en choisissant les pauvres à qui l’on veut parler. Plus encore, croire que la reconquête des classes populaires n’est qu’une question d’offre politique et programmatique – c’est-à-dire de discours – c’est oublier un peu vite que la politisation est surtout une affaire pratique. Sans un travail politique, organisationnel et militant pour construire des intérêts communs, quelle que soit la voie choisie elle ne rencontrera que ce qu’elle a produit jusqu’à présent : le désintérêt et la résignation.

      #Mark_Lilla


  • L’école publique remplacée par l’école privée hors contrat

    https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/11/2886213-l-ecole-publique-remplacee-par-l-ecole-privee-hors-contrat.html

    Aussitôt fermée aussitôt rouverte : l’école publique a quitté Préchac-sur-Adour à la rentrée, quelques semaines plus tard une école privée hors contrat est venue la remplacer. Les cris de 14 enfants retentissent à nouveau dans la cour de « l’école communale ». L’école privée ADOUR sera inaugurée ce jeudi à 18 heures.

    avec la perle du Dasen :

    « En ce qui concerne les écoles privées hors contrat, si l’Éducation nationale a malgré tout un droit de regard sur ce qui se fait pédagogiquement dans ce type d’école, cela nous est particulièrement complexe de le vérifier. Il s’agit surtout de s’assurer notamment que la transmission des valeurs de la République est parfaitement enseignée. »

    #it_has_begun (parce que ça commence toujours par là...)


  • « Pour nous c’est une responsabilité morale collective. Ceci étant, l’incarcération ce n’est jamais une victoire. Nous considérons que ce qui importe aujourd’hui c’est de continuer à lutter contre tout ce qui fait le terreau de l’extrême-droite, c’est à dire les inégalités, c’est à dire le déficit d’éducation, c’est à dire le manque de solidarité. »

    Agnès Méric
    https://twitter.com/julienlicourt/status/1040668910113222657

    Âmes sensibles abstenez-vous de lire les commentaires...


  • « On ne peut pas dire que la France va accueillir tous les migrants, ce n’est pas possible. Maintenant, il y a un devoir d’humanité qui doit demeurer » affirme François Ruffin. Il ajoute : « Nous avons des responsabilités militaires dans la crise humanitaire qui est en cours »

    Alors bien sûr les médias, la droite et les gauchiss s’amusent follement à appuyer où ça fait mal, mais la position de la FI (en tout cas de ses différents « orateurs ») est tellement claire et sans ambiguïtés sur le sujet...

    https://twitter.com/franceinfo/status/1040133184036503552


    • « Après avoir été victime d’un véritable acharnement qui se termine par un non-lieu définitif [...] s’ouvre pour Gérald Darmanin le temps de la procédure en dénonciation calomnieuse », a déclaré à l’AFP son avocat Me Pierre-Olivier Sur.

      Salopard ! Ça c’est vraiment le comble ! Qui va un jour oser abroger ce qui permet à un violeur non poursuivi de porter plainte contre sa victime !

      Et en plus c’est quoi cette interprétation du code pénal disant qu’il faut avoir conscience d’imposer l’acte sexuel ! À ce compte là ça sert plus à rien du tout de porter plainte !


  • L’encadré jaune de Parcoursup, nouvelle angoisse des bacheliers
    Par Astrid Sentis, Bachelière

    http://www.liberation.fr/debats/2018/07/31/l-encadre-jaune-de-parcoursup-nouvelle-angoisse-des-bacheliers_1669746

    Ce qui doit être dénoncé ici est la malhonnêteté et la malveillance d’un système dont cet encadré jaune n’est qu’une conséquence naturelle. Le système n’est pas efficace donc les règles de fonctionnement cessent d’être transparentes. Le site n’est ni « humain » ni bienveillant. Les promesses sont bafouées, la confiance est trahie. Ce n’est pas en mentant et en manipulant qu’on répare ses erreurs ; nous savons cela même à 17 et 18 ans.

    On croit avoir tout vu et à chaque fois de nouveaux trésors de perversité.



  • À Beaumont-sur-Oise, l’après-midi en soutien à la famille Traoré encadré par des militaires

    L’absence des soutiens des mouvements sociaux parisiens n’est pas la seule à se faire remarquer : il y a aussi la présence des voitures des forces de l’ordre en patrouille, ce samedi après-midi, rue de Boyenval. Trente minutes après le début de l’événement, ce sont deux jeeps militaires de l’opération Sentinelle – Vigipirate – suivie par une kangoo de la gendarmerie qui débarquent. Sept militaires, en tenue, descendent sur le terrain, tous armés. Cinq restent aux extrémités et deux s’approchent. Ils resteront environ quinze minutes avant de repartir.

    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/a-beaumont-sur-oise-lapres-midi-animations-en-soutien-a-la-famille-traore-

    Voilà, voilà... #France_2018



  • Je fais rarement des signalements parce que rien de particulièrement intéressant à signaler, du coup je signale ici une forme de vide (mais qui sent mauvais).

    Dans Libé une interview de Frédéric Potier, nouveau « délégué » de la Dilcrah (insister sur le « h » aspiré pour qu’on l’entende), successeur de l’inénarrable Gilles Clavreul mais beaucoup plus discret, de toute façon ce machin sert à rien sinon à faire du vent, de la diversion et au mieux le contraire de ce qu’il est censé faire.

    Bref, génération Macron : hop, hop, regarde à droite, hop, regarde à gauche, pof, regarde en bas, hop, hop, en haut, hop, t’as vu ? t’as vu ? non t’as pas vu ? attend, je recommence (et pendant ce temps là...)

    Donc ne perdez pas de temps, je vous le résume en substance et en deux citations de M. Potier :

    comment permet-on à ces policiers de gérer les contraintes qu’on leur pose en termes d’efficacité, tout en préservant les principes républicains ?

    et

    Cette notion de racisme d’État est diffamatoire. Elle est une insulte.

    Si vous y tenez vraiment, le reste est là :

    http://www.liberation.fr/france/2018/02/05/frederic-potier-la-notion-de-racisme-d-etat-est-une-insulte_1627635

    (Et tant qu’à faire, les tags qui vont bien (ou pas) #frédéric_potier #dilcrah #racisme #racisées #non_mixité #déni)


  • Si vous ne souhaitez pas rentrer dans la case « misérable-parasite-qui-dépouille-le-brave-travailleur-français-suant-sang-et-eau-pour-la-croissance-du-cac40 », non seulement par un patriotisme économique de bon aloi mais aussi pour garder les quelques droits qu’il vous reste,

    si vous êtes déjà dans la merde, genre fin de droits, RSA + CMU complémentaire, et qu’il vous arrive un gros pépin de santé, que vous vous déclarez nonobstant en arrêt maladie pour justifier à Police Emploi que vous n’êtes pas en mesure d’en chercher un, d’emploi,

    alors prenez la peine de déclarer cet arrêt à la Caf en joignant une attestation de non indemnisation journalière de la CPAM (« aucune indemnité journalière n’est versée pour cette période »).

    Sinon :

    « Après transmission de vos ressources [les fourbes], nous avons besoin d’informations complémentaires.

    Vous avez exercé une activité professionnelle [non] ou avez été en situation de maladie [oui], maternité [non] ou accident du travail [non]. Or, vous ne déclarez aux services fiscaux aucun revenu correspondant à ces situations [ben non].

    C’est pourquoi, pour vous permettre de calculer tous vos droits, vous devez nous renvoyer cette lettre complétée, datée et signée au verso dans un délais d’un mois.

    En l’absence de réponse de votre part, le versement de vos prestations sera interrompu. »

    Évidemment, dans le formulaire à remplir, aucune case ne correspond à la situation, la seule approchante est :

    « vous avez été indemnisé(e) au titre de la maladie, maternité, paternité »

    Renseignement pris, non sans se contenir difficilement devant la guichetière qui n’y est pour rien (oui, 9 fois sur 10 c’est une guichetière), en effet le cas de non indemnisation n’est pas prévu, c’est à vous de vous justifier.

    « Nous vous rappelons que vous devez signaler tout changement de situation (familiale ou professionnelle) à votre Caf.

    Restant à votre disposition, Votre caisse d’allocations familiales. »




  • BALLAST | Mathieu Rigouste : « Les violences de la police n’ont rien d’accidentel »

    http://www.revue-ballast.fr/mathieu-rigouste-violences-de-police-nont-rien-daccidentel

    Si vous n’étiez pas sur.

    Le directeur de la Police nationale s’est ému de l’appel lancé par Libération, il y a deux jours de cela, qui exhortait à l’exemplarité de celle-ci : « Lorsqu’ils commettent des actes contraires à la loi ou à la déontologie, [les policiers] sont sanctionnés judiciairement et/ou administrativement », lança-t-il sans ciller. Théo L. : 22 ans, violé au moyen d’une matraque policière en février 2017. Adama Traoré : 24 ans, asphyxié par des gendarmes en juillet 2016. Rémi Fraisse : 21 ans, tué par un tir de grenade offensive en octobre 2014. Trois noms — on pourrait bien sûr étendre la liste — volontiers repeints en « bavures » : de regrettables cas individuels, isolés, finalement exceptionnels. Le sociologue Mathieu Rigouste, auteur d’État d’urgence et business de la sécurité, se porte en faux : la police et les forces de l’ordre doivent être analysées en tant que système, cadre et structure, et non plus considérées comme une somme d’agents autonomes et plus ou moins « bons » ou « méchants », « républicains » ou « honnêtes ». Entretien avec ce partisan libertaire de l’« autodéfense populaire ».

    • Mais la critique est absurde si elle sert à asseoir des postures hautaines de milieux politiques radicaux, parfois bien isolés des classes populaires et des mondes qui subissent la férocité de l’État. On peut mettre en cause l’existence de la police, de l’État et de toute forme de domination, mais c’est en cheminant entre opprimé.e.s, notamment dans les luttes pour la survie et pour une vie digne, qu’on peut créer des formes de solidarité réelles qui ouvrent sur des critiques vraiment radicales parce qu’elles découlent de pratiques collectives associées à ces réalités. À partir de là, on peut commencer à imaginer pouvoir se débarrasser des institutions qui nous pourrissent la vie plutôt que de chercher à les réformer. Ce qui importe vraiment, je crois, c’est que la critique soit menée horizontalement, qu’elle émerge d’en bas, de constats réels issus de la confrontation au monde et pas qu’elle soit assénée depuis des positions de principes surplombantes. Si quelqu’un avait la recette de l’émancipation, ça se saurait ! Il y a plein de révolutionnaires dans les classes populaires, dont une partie qui s’ignore. Dans les quartiers comme ailleurs, tout le monde a une conscience politique ; notre problème réside plutôt dans le fait que l’État réussit à empêcher l’auto-organisation révolutionnaire des opprimé.e.s. Je crois en la nécessité de construire ce mouvement révolutionnaire, mais je pense qu’il passe par des solidarités concrètes face aux galères de la vie avant de tracer de grandes perspectives théoriques.

    • … C’est un débat fondamental : il s’impose forcément si on s’intéresse à la #violence d’État. Est-ce une dérive qu’on peut corriger pour en « revenir » à un « #État de droit » ? Ou est-ce la fonction de la #police d’être violente ? Et, dans ce cas-là, faut-il remettre en cause toute la société qui la produit ? Quoi qu’il en soit, à travers ce débat émergent des positions communes, des lignes de consensus mais s’y délimitent aussi des lignes de tensions et de ruptures qui permettent de construire des alliances et de désigner des cibles communes, notamment de circonscrire les collaborateurs de la violence d’État qui se présentent en alliés. Pour maintenir une société autoritaire et inégalitaire, il faut la légitimer — cela s’obtient par de l’idéologie, du divertissement, de l’aménagement des désirs mais aussi par de la coercition. Les violences que la police distribue n’ont rien d’accidentel malgré ce que les #médias dominants et la classe #politique matraquent dans leurs discours. On peut entrer en lutte contre les violences policières de différentes manières, mais on en vient presque forcément à percevoir le caractère systématique de ces violences d’État. Il s’agit de se doter d’outils pour cartographier cette mécanique. On découvre alors que les violences policières font système pour maintenir l’ordre social. Par exemple, si de nouvelles pratiques ne viennent pas directement « d’en haut », elles peuvent émerger depuis les policiers en service. Elles remontent alors parfois lorsqu’elles perdurent et peuvent être validées, instituées ou tolérées, si leur impact ne s’écarte pas des objectifs généraux de chaque strate de pouvoir à l’intérieur et au-dessus de l’institution policière. La police est structurée comme une machine à produire et distribuer de la violence pour maintenir l’ordre social, économique et politique — elle est réglée, de manière rationnelle et bureaucratique. Dès lors, elle dysfonctionne régulièrement et peut être sabotée.


  • Je signale à @soupherbe et @intempestive que je suis bloquée par @l_l_de_mars depuis un an pour avoir osé lui faire remarquer que sa revue « le pré carré » est a 100% masculine tout pareil que le festival d’Angoulême.
    La voilà la #domination masculine en action. Lè lievre tout ce qui l’intéresse c’est son gros nombril de fat.
    http://seenthis.net/messages/347543
    Et c’est un récidiviste dans la silenciation des femmes.
    http://seenthis.net/messages/269817
    #misogyne_en_action et il ose se dire féministe lol !!! Il doit croire que feministe Ca veux dire parler a la place des femmes et pas oublier de les humilier et de les insultées au passage.
    http://seenthis.net/messages/448489
    Non mais Le lièvre il aime bien les femmes, il m’a avoué un jour qu’il a deja parler de Platon a l’une d’elle ....

    • Je vais tenter d’exprimer ce que je comprends de tout cela, les dessins, les textes, les dispositifs radio ou revue que tu pointes, les billets sur seenthis. Je ne suis pas sûre d’y arriver, parce que ça s’entrechoque bigrement, donc je préfère partir de ce que j’ai ressenti sur un conflit précis, à propos de l’émission sur Radio Klaxon (2e lien que tu mets).

      J’étais ressortie de cet échange houleux avec L.L. de Mars avec l’impression que la différence de perspective était pour beaucoup liée à la possibilité que l’on se donne ou pas de parler depuis une sorte de futur des luttes, depuis leur point d’aboutissement, depuis une utopie sociale souhaitée. C’est-à-dire de développer une exigence critique et théorique en partant du fait que l’analyse féministe, de la lutte contre toute forme de privilège, intersectionnelle, est acquise - qu’on est évidemment d’accord là-dessus et qu’on peut élaborer à partir de là sans y revenir formellement. Et qu’il faut placer la radicalité dans l’invention. En cela, la démarche me semble rejoindre, justement, ce que je comprends du dessin de L.L. de Mars, tel que je l’ai exprimé ici
      http://seenthis.net/messages/446983#message447691

      Mais au quotidien, rien de ces luttes contre les privilèges n’est acquis - et même les espaces que l’on voudrait libérés restent nécessairement traversés par cet inaccomplissement, par le fait que ces luttes sont en cours. Bref, on n’y échappe pas. Si on veut y échapper, pour quelque raison que ce soit (du conservatisme crasse, un désir de prétendue neutralité ou, au contraire, une volonté de dépassement, de construire ce qui vient après la victoire de ces luttes, de bâtir un ailleurs), on retombe presque fatalement dans le fonctionnement social dominant, on se retrouve entre hommes, ou entre Blanc·he·s, ou entre gens de classe moyenne, ou les trois ensemble.

      Et si j’ai beaucoup d’estime pour le dessin et les textes théoriques de L.L. de Mars, si suis également persuadée de l’importance vitale d’inventer, je ne suis pas d’accord sur cela : je crois que même - et surtout - dans ces espaces que l’on voudrait libérés, on ne peut pas prendre ces luttes comme un acquis.

    • #merci @mad_meg je te trouvais bien discrète sur ce coup là. #deja_vu et rien à dire puisque, dommage, ma colère avalée jusqu’à la lie me fait perdre toute curiosité de voir …

      Aux grands hommes les grands dommages garde tes hommages (et ta bite) et la boucle aveugle tourne stupidement sur elle même pour faire diversion, les femmes sont donc si jolies quand elles dansent.
      Je ne veux pas nourrir mon désespoir qui s’exprime si mal. Et les hommes qui se disent féministes j’ai arrêté. Qu’ils regardent ailleurs pendant que le monde avance, qu’ils se branlent sans moi de delueuse et guettary, sniffant leurs pensées dégueulant de quant à soi qui rassurent leur confort misme et leur sexisme. Voila ce que j’entends résonner et je préfère me taire. Mais dans ce pays là, les aveugles sont reines, sois rassurée.

    • Bon je découvre cette histoire de blocage après ces échanges sur le sommaire de la revue Pré Carré. Comme mon nom d’auteur figure encore dans le comité éditorial du bouzin, je me sens forcément un peu concerné. Déjà avoir pointé la non-mixité du sommaire du 5 n’a pas été complètement vain, puisqu’à partir de là on a lancé une invitation à écrire à des auteures qu’on avait hésité à inviter (sans considération de genre) et que Cathia Engelbach écrit depuis pour la revue. Voir ici le sommaire du 6, le suivant : http://precarre.rezo.net/?p=1505.
      Ensuite t’avoir bloqué pour ça je considère que c’est une connerie, clairement. Je ne dis pas que j’ai bien vécu ces échanges, mais je ne dirais pas non plus que j’en ai gardé un quelconque ressentiment à ton égard, j’en étais resté à ton « je ne suis pas votre ennemie », et en effet non, tu ne l’es pas. Ca n’a pas empêché ton très beau bouquin chez Timeless de rentrer dans ma bibliothèque.
      Je vais pas cacher que je suis assez dubitatif sur le texte de L.L de Mars sur Angoulême, qui ne me paraît ni si bien gaulé ni si bienvenu. Ceci dit dans une vision globale des luttes, je pense que son activité d’auteur est toujours pertinente, critiquable - sur ce point de non-mixité de la revue entre autres - mais incomparable à l’activité du festival d’Angoulême, puisque tu fais le parallèle. Non Pré Carré, si c’est quelque chose, c’est pas du tout comme le festival d’Angoulême, dans ce que la revue produit.