• Lettre ouverte du père d’une des victimes du Bataclan :

    http://www.huffingtonpost.fr/eric-ouzounian/moi-pere-dune-victime-je-nirai-pas-aux-invalides_b_8653672.html

    Ma fille est morte au Bataclan le 13 Novembre, elle avait 17 ans.

    Je n’irai pas à l’hommage qui sera rendu aux victimes à 10h30 aux Invalides parce que je considère que l’État et ses derniers dirigeants en date portent une lourde responsabilité dans ce qui s’est passé.
    (...)
    Cette ingérence de la France dans les affaires intérieures de pays souverains a été menée avec l’argument selon lequel les dirigeants syriens et libyens massacraient leur peuple. Certes. Comme Saddam Hussein et Muammar Khadafi, Bachar el Assad est un dictateur sinistre de la pire espèce. Mais il n’est pas plus exécrable que ceux actuellement au pouvoir au Qatar et en Arabie Saoudite, avec lesquels la France entretient d’excellentes relations diplomatiques et commerciales, et qui ont financé Daesh.

  • Très bon texte sur le pouvoir insidieux des mots.

    BLOG Juste après dresseuse d’ours (28 03 2015) :

    http://www.jaddo.fr/2015/03/28/la-faute-a-eve

    "(...) Et puis un soir, il m’est arrivé un truc moche. Vraiment moche.
    Que j’hésite presque à vous dire, mais qu’il va bien falloir que je raconte pour continuer à dire ce que je vais essayer de dire.

    Je me lance… :
    Un dimanche soir, à 21h52, j’ai découvert que j’étais raciste.
    Moi.
    MOI, BORDEL.
    Moi qui ai été élevée par deux parents aimants et tendres et très ouverts et très de gauche, moi qui ai appris à 7 ans qu’on avait « jamais le droit d’être intolérant, sauf peut-être avec l’intolérance ».
    Moi qui ai manifesté une seule fois dans ma vie, par honte, par désespoir, en avril 2002, alors que jamais aucun autre combat n’avait réussi à me faire lever mes fesses de mon canapé un dimanche de grasse mat.

    J’étais sur Twitter, et j’ai cliqué sur une vidéo. Ambiance « Caméra cachée dans la rue aux États-Unis, pour dénoncer les préjugés ambiants ».
    Le truc, c’était de montrer un môme de 19 ans qui découpe à la pince l’antivol d’un vélo, en pleine rue et en plein jour. L’idée c’était de montrer un gamin blanc, et puis un gamin noir, dans la même mise en scène, et de comparer la réaction des gens. (...)"
    #sexisme #racisme #féminisme

  • Libération : Après la quenelle, le temps des querelles

    http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/05/apres-la-quenelle-le-temps-des-querelles_1157617

    "Volubile et rieur, le bonhomme se présente : Jessie, 45 ans. Carrure de titan et visage balafré, il a, entre 2011 et 2013, fait office de garde du corps pour Dieudonné. Avant de lui tourner le dos, déchargé de pas mal d’illusions vis-à-vis d’un homme qu’il juge « pingre, méprisant et hypocrite ». Aujourd’hui, Jessie raconte volontiers les « coulisses pathétiques de la Main d’or », le théâtre parisien qui sert de quartier général à l’humoriste controversé. « Personne ne connaît réellement Dieudonné et Soral, raconte Jessie. Le public ne voit que les spectacles et les vidéos mais, moi, j’étais là quand on fermait le rideau et j’ai vu des trucs hallucinants. »"

  • Le sociologue Gérald Bronner s’attaque dans son dernier livre aux méchants précautionnistes en citant notamment une affaire qui aurait causé 5000 morts : pendant une épidémie de choléra en Haïti l’ONU aurait soi-disant tardé à traiter au chlore par atermoiements précautionnistes.
    Problème de taille, il s’agit en fait d’une intox créé par le chimiste Bernard Meunier, vice-président de l’Académie des sciences et membre, comme Gérald Bronner, de l’AFIS une association pro-OGM, pro-nucléaire etc.

    Contacté par le Monde Bronner a reconnu son erreur.

    La fin de l’article ne manque pas de sel :

    L’histoire pourrait ne valoir qu’un haussement d’épaules ou un rectificatif. Elle mérite, au contraire, toute notre attention. Car elle illustre la force du « biais de confirmation » – cette tendance à croire sélectivement tout ce qui confirme nos convictions et nos préjugés – dont sont fréquemment victimes des personnalités du monde académique, dès qu’il s’agit d’environnement. De telles légendes, qui faussent et empoisonnent les débats sur la place de l’homme dans la nature, se forgent souvent dans le chaudron de la blogosphère, circulent sur la Toile, et il suffit qu’une autorité scientifique les reprenne à son compte pour qu’elles deviennent une forme de vérité. Sur le climat, sur les liens entre santé et environnement, sur l’agriculture, des fables de cette sorte sont légion, parfois mobilisées dans les plus hauts lieux de savoir.

    Nul n’est à l’abri. Pour s’en convaincre, il suffit de se souvenir que Gérald Bronner lui-même avait fait du « biais de confirmation » l’un des sujets de son précédent ouvrage (La Démocratie des crédules, PUF, 2013), qui décortiquait et moquait la crédulité des foules et des médias devant l’offre informationnelle pléthorique du Net. Mais il n’est, après tout, pas interdit à un sociologue de devenir son propre sujet d’étude

    L’article payant du Monde a été repris sur le blog de Nicolino :
    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1803

    #principe-de-précaution

  • Bon article de Quartiers Libres sur Soral :
    "Soral avait tort, et « nous » avions raison" :
    http://quartierslibres.wordpress.com/2014/09/22/soral-avait-tort-et-nous-avions-raison

    Quand on dit « nous », on parle de celles et ceux qui font partie des petites nuances ne s’intégrant pas à la France que Soral estime venir (tiens, comme Sarkozy !) d’un ailleurs non historique.
    Ce « nous » est constitué d’une partie conséquente de Noirs-rigolos-comme-dans-Tintin-au-Congo, d’Antillais-un peu-cons, et autres Algériens-à-l’écart-dans-la solitude-la peur-l’Islam-et-la-Sonacotra-et-dont-les-jeunes-foutaient-déjà-la-merde… Ce « nous » est composé également d’un grand nombre de femmes, et de tous ceux qui se sont fait insulter au long des œuvres soraliennes.