Actualité politique - Nouvelles politiques

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  • * La Grande Guerre dans les rues de Québec Le Devoir - Pierre-Yves Renaud et Martin Pâquet - 10 mars 2018
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/522365/100e-anniversaire-de-l-emeute-de-la-conscription-la-grande-guerre-dans-les

    Jeudi, 28 mars 1918. À la veille de Pâques, trois policiers fédéraux chargés de débusquer les réfractaires à la conscription militaire des « spotters » interpellent Joseph Mercier et deux autres jeunes hommes à la salle de quilles de la rue Notre-Dame-des-Anges, dans le quartier Saint-Roch de Québec. Rapidement, une foule de 3000 personnes se rassemble autour du poste de police. Mercier est libéré prestement, un des deux autres jeunes s’enfuit et les manifestants s’en prennent au poste de police et à l’un des « spotters » , un certain Bélanger. Les incidents du Jeudi saint sont l’événement déclencheur de cinq jours de désordres.
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    L’embrasement
    Une émeute est violente, mais elle n’est pas irrationnelle. Les émeutiers s’en prennent toujours à des symboles précis qui représentent à leurs yeux une oppression intolérable. Les émeutiers de Québec obéissent à cette règle. L’escalade des événements en témoigne : le 28 mars, les émeutiers envahissent le poste de police no 3 dans la basse-ville ; le 29 mars, ils saccagent les bureaux de l’Auditorium de la place Montcalm où sont les bureaux du registraire du service militaire ; la même journée, ils cassent les fenêtres de deux journaux pro-conscriptionnistes, The Quebec Chronicle et L’Événement ; le 30 mars, ils visent le Manège militaire sur la Grande-Allée.

    Réduire une émeute obéit aussi à des règles. D’abord, il importe d’établir une médiation avec des figures d’autorité respectées par les émeutiers. Le maire populiste de Québec Henri-Edgar Lavigueur et le député nationaliste Armand La Vergne tentent de calmer la foule les 29 et le 31 mars. Puis, il y a un coup de semonce pour le rappel à l’ordre : le cardinal Louis-Nazaire Bégin fait lire au cours de la messe de Pâques une lettre pastorale qui ordonne aux fidèles de respecter la loi.

    Ensuite, il y a la répression qui vise le contrôle manu militari de l’espace public. Menées par le major-général François-Louis Lessard, la cavalerie et l’infanterie en provenance de l’Ontario et du Manitoba quadrille les rues de la basse-ville le soir du lundi 1er avril. Un peloton se tient à l’embranchement des rues Saint-Joseph, Bagot et Saint-Vallier et, après une brève sommation, tire sur la foule. Atteints par des balles explosives, Édouard Tremblay, George Demeule, Honoré Bergeron et Alexandre Bussière tombent. Enfin, le maintien de l’ordre s’applique avec toute sa sévérité. Le 4 avril, le gouvernement Borden applique la loi martiale à Québec et suspend l’habeas corpus. Quelque 6000 militaires sont déployés à Québec jusqu’en mars 1919.
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    #guerre #1914 #conscription #émeute #spotters #jeudi-saint #Canada #Quebec #Angleterre #loi_martiale

  • Élections au Canada : les bulletins de vote resteront en papier - Le Devoir - 13 janvier 2018 16h48 | Joan Bryden -
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/517541/elections-au-canada-les-bulletins-de-vote-resteront-en-papier

    Face à la menace de plus en plus grande de cyberattaques pendant des élections au Canada, les Canadiens peuvent se rassurer en se disant que les scrutins au pays se déroulent selon l’ancienne méthode.

    Le Canada n’est pas à l’abri des méfaits visant à diminuer le nombre d’électeurs qui se déplacent pour aller voter ou à manipuler comment ils votent. Mais une fois que les bulletins de vote sont remplis, même l’attaque la plus sophistiquée ne pourrait pas influencer les résultats.

    C’est que le Canada se fie encore aux traditionnels bulletins de vote en papier, qui sont remplis à la main par les électeurs et comptés à la main dans les quelque 25 000 bureaux de vote au Canada, sous l’œil attentif des scrutateurs de chaque parti politique.

    Marc Mayrand, l’ancien directeur général des élections du Canada, souligne qu’il s’agit d’un système « hautement décentralisé » basé sur le papier, ce qui est pratique pour contre-vérifier après coup.

    M. Mayrand, qui a pris sa retraite il y a un an, reconnaît qu’il pourrait y avoir des problèmes dans la transmission des résultats, qui pourraient également être trafiqués sur le web. Mais il est toujours possible d’aller vérifier le papier, peu importe ce qui se passe sur la toile, nuance-t-il.

    On ne peut pas dire la même chose d’autres pays qui ont été la cible de cyberattaques pendant leurs élections, dont les États-Unis.
    Comme nous l’avons appris de l’incident des appels automatisés, la technologie est très peu coûteuse et facile à utiliser pour manipuler le processus électoral et les électeurs, dans ce cas.
    Marc Mayrand, ancien directeur général des élections du Canada

    Plusieurs villes canadiennes se sont montrées toutefois plus enthousiastes à implanter plus de technologie dans le processus de vote, ce qui les rend plus vulnérables aux cyberattaques, selon Marc Mayrand.

    La ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, a affirmé que les experts en matière de sécurité recommandaient de conserver la manière traditionnelle de voter aux élections canadiennes « en raison de la fiabilité des bulletins de vote en papier ».

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    – La Presse canadienne à Ottawa | Canada -

    #vote-electronique #cyber-attaques

  • Canada : L’enquête sur les femmes autochtones connaît un autre raté
    La demande de prolongation de mandat se fera seulement début 2018

    6 janvier 2018 | Marie Vastel
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/516928/l-enquete-autochtone-rate-son-propre-echeancier

    Combien de temps et d’argent faudra-t-il de plus à l’enquête nationale sur les femmes autochtones pour achever son travail ? Les commissaires avaient promis de le chiffrer en déposant leur demande officielle de prolongation de mandat avant la fin de l’année 2017. La date butoir est cependant passée, sans que la demande formelle soit acheminée au gouvernement fédéral. Ce sera fait au début de la nouvelle année, assure maintenant l’équipe.

    « Nous ne prenons pas cette demande de prolongation à la légère, et nous travaillons de façon diligente afin de soumettre notre demande au premier ministre en début d’année 2018 », a fait valoir cette semaine une attachée de presse de l’enquête, Nadine Gros-Louis, au Devoir.

    L’automne a été chargé pour la commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées. Les commissaires ont tenu des audiences avec les familles de victimes ou de survivantes dans six villes canadiennes — notamment à Maliotenam, sur la Côte-Nord. L’équipe a en outre dû gérer cinq démissions — dont celles de deux de ses avocats — et trois licenciements. Lorsque les audiences se sont terminées à Thunder Bay en décembre, « on était essoufflés », résumait vendredi la commissaire Michèle Audette au Devoir.

    Les commissaires avaient martelé, cet automne, qu’ils enverraient leur demande officielle de prolongation de mandat au gouvernement avant Noël. Mais ils ont manqué de temps, explique Mme Audette, qui avoue avoir été elle-même déçue de ne pas pouvoir respecter l’échéancier qu’ils s’étaient fixé. « C’est le résultat d’un essoufflement », affirme-t-elle, en citant également « le manque de ressources humaines ». L’équipe était sur le terrain tout l’automne pour participer aux audiences. Il leur a été impossible de préparer simultanément la requête détaillée que les commissaires souhaitent pouvoir présenter à la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et au premier ministre Justin Trudeau.

    Ce sera fait « la semaine prochaine », prédit Michèle Audette, qui n’a pas voulu préciser le budget supplémentaire qui sera réclamé avant que ce soit fait par les canaux officiels.

    Le mandat de deux ans de l’enquête nationale doit se terminer à la fin de l’année 2018. Un budget de 53,8 millions y avait été consacré.
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    #Canada #génocide #femmes-autochtones #enquéte

  • Du « pot » plutôt que des tomates _ Le Devoir - Marie Vastel - 19 décembre 2017 *
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/515801/agroalimentaire-du-pot-plutot-que-des-tomates

    Les Serres Bertrand seront converties pour produire du cannabis
    Le producteur de tomates Les Serres Bertrand se recycle… dans le cannabis. L’entreprise québécoise s’associe au producteur de marijuana Canopy Growth pour faire pousser 60 tonnes de cannabis par année dans ses serres de Mirabel.
     
    Stéphane Bertrand a hésité lorsque Canopy Growth l’a approché en août dernier.
     
    « La première décision, c’était non », admet-il au Devoir, en raison de « préjugés » à l’endroit des producteurs de marijuana. Mais le patron des Serres Bertrand est tout de même allé rendre visite à Canopy Growth, un gros joueur ontarien de l’industrie de la marijuana médicale. Les appréhensions de Stéphane Bertrand ont été apaisées.
     
    « Ce n’est pas des Joe Bleau [n’importe qui]. C’est des professionnels. Et on est revenus avec une image totalement différente », raconte le président des Serres Bertrand.

    Sa compagnie souhaite donc se joindre à Canopy Growth pour créer la coentreprise Vert Cannabis, qui ferait pousser de la marijuana sur les 700 000 pieds carrés de terres de la serre de Mirabel. À terme, la production atteindrait 60 tonnes de cannabis par année, pour un chiffre d’affaires annuel de 100 millions, prédit Adam Greenblatt de Canopy Growth.
     
    La demande de permis a été présentée lundi à Santé Canada, qui octroie les permis de production de marijuana médicale en attendant la légalisation de la marijuana récréative. Les partenaires de Vert Cannabis visent les deux marchés, lorsque le second sera légalisé.
     
    Stéphane Bertrand y voit une occasion d’affaires. « Il y a une niche qui se présente à moi. […] Je devrais être, au Québec, le joueur majeur en ce moment. »
     
    La part du lion
    Le Québec ne compte que deux autres producteurs approuvés par le gouvernement fédéral pour l’instant : Hydropothecary, à Gatineau, et Aurora, qui a obtenu un permis de production pour son usine de Pointe-Claire fin octobre.
     
    La récolte des Serres Bertrand et de Canopy Growth serait destinée d’abord et avant tout au Québec, assure Adam Greenblatt.
     
    « Nous ciblons tous les marchés du cannabis au Québec. La part du lion qu’on fera pousser dans cette serre-là est destinée au marché québécois. C’est clair qu’il y a un manque de producteurs homologués ici, et beaucoup d’inquiétudes par rapport à l’alimentation du marché [lorsque la marijuana récréative sera légalisée]. Donc on se positionne pour être des leaders dans tous les marchés du cannabis, y compris au Québec. »
     
    Stéphane Bertrand ne délaisse pas pour autant entièrement la production de tomates du Québec. Sa serre de Mirabel en produisait, de même que des concombres et des poivrons, mais sa nouvelle serre de 100 000 pieds carrés à Lanoraie continuera de faire pousser des tomates roses.
     
    « Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on a dit “c’est fini” après 27 ans de production », a confié le patron. Mais Canopy Growth a cogné à sa porte, au moment où il trouvait déjà difficile de rivaliser avec les producteurs mexicains qui vendent leurs caisses de tomates à bas prix, explique-t-il.
     
    Production timide au Québec
    Le Québec ne représente qu’une petite part de la production de marijuana au pays. Seuls deux permis de production de cannabis ont été approuvés pour la province, sur 221 demandes présentées au fédéral, selon des données récentes de Santé Canada.

    L’Ontario compte 44 permis approuvés sur un total de 664 demandes, tandis que, pour la Colombie-Britannique, 18 permis ont été octroyés sur un total de 527 demandes. C’est dans ces deux dernières provinces que le plus grand nombre de permis ont été délivrés.
     
    Suivent l’Alberta et la Saskatchewan, avec quatre permis chacune, puis le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Québec, avec deux permis par province. L’Île-du-Prince-Édouard en compte un seul.
     
    Au Québec, 22 permis ont été refusés, mais 197 autres demandes étaient toujours à l’étude il y a dix jours.

    « La rapidité avec laquelle l’autorisation est accordée dépend beaucoup de l’état de préparation du demandeur », a expliqué Santé Canada au Devoir, puisque les antécédents judiciaires des employés sont vérifiés, tout comme les futurs sites de production.
     
    « Plusieurs demandeurs du Québec ont des installations complètes et Santé Canada prévoit que d’autres producteurs recevront des autorisations au cours des prochains mois », a fait valoir le ministère.

    6,2 milliards - C’était la valeur (en dollars) du marché noir du cannabis au Canada en 2015, selon une nouvelle étude de Statistique Canada. L’étude estime que le marché du cannabis atteignait la moitié ou les deux tiers de la taille du marché de la bière, dont la valeur était de 9,2 milliards. L’agence fédérale calcule aussi qu’il peut équivaloir à entre 70 et 90 % des 7 milliards du marché du vin.  La Presse Canadienne.

    #Canada #Canabis #marijuana #Quebec #Importation #Commerce

    



     

  • Canada Des millions dépensés pour hausser le taux d’inscription aux programmes d’aide fédéraux Le Devoir - 2 décembre 2017 - Jordan Press
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/514550/programmes-federaux-des-millions-depenses-pour-hausser-le-taux-d-inscripti

    Ottawa — Le gouvernement fédéral cherche des moyens autres que bureaucratiques pour dépenser plus d’un milliard de dollars en prestations non réclamées visant à aider les familles à faible revenu à économiser pour les études postsecondaires de leurs enfants.
     
    Depuis des années, les fonctionnaires fédéraux essaient, avec un succès limité, d’augmenter le taux d’inscription au Bon d’études canadien, qui peut verser jusqu’à 2000 $ dans un régime enregistré d’épargnes-études (REER) pour les enfants admissibles.
     
    Environ 1,8 million d’enfants ne reçoivent pas cette prestation, soit les deux tiers de ceux qui y ont droit, alors que le gouvernement estime que le programme dispose d’au moins 900 millions $ en fonds non réclamés.

    La plus récente tentative pour remédier à la situation réside dans de petits changements effectués aux lettres envoyées aux familles admissibles à la prestation. Cet effort a entraîné une légère hausse du taux d’inscription, soit environ 4 pour cent pour ceux ayant reçu une missive personnalisée ou 1,18 million $ de plus en prestations que ce qui aurait été versé au cours des sept mois durant lesquels s’est déroulé le test.
     
    Un rapport sur ce test, dont La Presse canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, indique que les familles à faible revenu réagissent aux « encouragements », mais que le fédéral n’a toujours pas trouvé lesquels pouvaient réellement faire bondir le taux d’inscription.
     
    À compter de 2018, le gouvernement fédéral prévoit dépenser sept millions de dollars sur trois ans pour trouver une façon d’utiliser les prestations non réclamées. En 2021, cinq millions de dollars supplémentaires serviront à financer des projets communautaires visant à augmenter le taux d’inscription.
     
    Les fonctionnaires croient que les découvertes réalisées durant la première partie du projet pourraient les aider à régler le même problème dans d’autres programmes aussi conçus pour aider les familles à faible revenu, dont la Prestation fiscale pour le revenu de travail (PFRT), que les libéraux comptent élargir en 2019, et l’Allocation canadienne pour enfant, de même qu’à développer une prestation pour le logement à l’intention des locataires à faible revenu qui ne sera disponible qu’en 2021.

    La #guerre_aux_pauvres par la #complexité #école #enfants #études #gaspillage insensé #faibles_revenus #néo_libéralisme #hypocrisie

  • Les détenus canadiens ne mangent pas à leur faim 1 novembre 2017 - Hélène Buzzetti

    L’enquêteur correctionnel juge que de petites portions risquent d’engendrer de gros problèmes de sécurité

    « Le fait de jouer avec la nourriture de personnes affamées et frustrées peut avoir des conséquences néfastes involontaires », écrit l’enquêteur correctionnel Ivan Zinger.
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/511776/gastronomie-carcerale
    Les prisonniers fédéraux ont faim. C’est du moins la conclusion à laquelle arrive l’enquêteur correctionnel du Canada, qui montre du doigt la refonte des cuisines carcérales effectuée sous le régime conservateur de Stephen Harper. La centralisation de la préparation des repas a certes réduit le coût des portions, mais celles-ci sont également réduites, moins soutenantes et moins goûteuses.

    L’insatisfaction a tellement augmenté qu’elle a conduit, dans le cas le plus extrême, à une émeute mortelle en Saskatchewan.


    Le Service correctionnel du Canada (SCC) a mis progressivement en place, dans le cadre du plan de réduction du déficit du précédent gouvernement, un système de « cuisson refroidissement » . La nourriture consommée dans l’établissement n’est plus préparée sur place par les détenus eux-mêmes. Elle est plutôt apprêtée, jusqu’à deux semaines d’avance, dans des cuisines centralisées régionales, puis congelée et distribuée dans les établissements qui la réchaufferont. Le coût quotidien de la nourriture fournie à chaque détenu ne doit pas dépasser 5,41 $.
     
    Chaque détenu reçoit un total de 2600 calories par jour, ce qui correspond, selon le Guide alimentaire du Canada, à l’apport recommandé pour un homme peu actif de 31 à 50 ans. L’apport recommandé pour les hommes de 18 à 30 ans varie plutôt de 2450 à 3300 calories, selon leur niveau d’activité. Or la moyenne d’âge dans les prisons canadiennes est de 37 ans, et les hommes de moins de 30 ans composent « la majeure partie de la population », selon l’enquêteur correctionnel.
     
    Résultat : le niveau de tension a augmenté dans les établissements. « Le fait de jouer avec la nourriture de personnes affamées et frustrées peut avoir des conséquences néfastes involontaires », écrit l’enquêteur correctionnel Ivan Zinger, qui signe ici son premier rapport annuel depuis sa nomination en janvier.
     
    « La nourriture […] est essentielle à la santé et à la sécurité dans le milieu carcéral. » Elle a été, écrit-il, « un des facteurs » qui ont fait éclater l’émeute au pénitencier de la Saskatchewan en décembre 2016. Cette émeute avait duré trois heures et demie et s’était soldée par la mort d’un détenu. Les prisonniers se plaignaient de la taille des portions de nourriture et du trop faible apport en protéines.
     
    De manière plus générale, note l’enquêteur, cette réforme a entraîné « des centaines de plaintes et a créé de la tension dans tous les pénitenciers ». Le Service correctionnel estime que la transformation a généré des économies de 6,4 millions de dollars.
     
    En Grande-Bretagne, note M. Zinger, son homologue a conclu que la mauvaise qualité de la nourriture servie et la petitesse des portions pourraient « servir de catalyseur d’agressions et de dissidences ». M. Zinger recommande au SCC de mener une étude pour comparer le prix des portions et leur taille avant et après le changement. La réforme est pleinement en vigueur depuis environ deux ans, indique-t-on.
     
    Port-Cartier fait exception  
    Le pénitencier à sécurité maximale de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, est exempté de cette réforme culinaire, comme quelques autres établissements trop isolés. Or, note l’enquêteur, la prison a réussi à respecter le budget alloué par prisonnier tout en fournissant une nourriture plus appréciée. On y cuisine le pain et les muffins, par exemple. Selon les témoignages entendus, des prisonniers refuseraient de se faire transférer vers des établissements à sécurité intermédiaire afin de ne pas être soumis au nouveau régime.
     
    « C’est un peu renversant, quand on sait les restrictions à la liberté qui existent dans un pénitencier à sécurité maximale, que les détenus préfèrent rester dans cet environnement plutôt que de bénéficier de moins de restrictions simplement à cause de la nourriture », a lancé M. Zinger en conférence de presse.
     
    Cette centralisation culinaire a aussi affecté négativement la formation professionnelle des prisonniers en réduisant le nombre d’emplois disponibles (entre 300 et 400 emplois de moins, selon le bureau de l’enquêteur) et la qualité de ceux-ci.
     
    « Ce sont de grandes marmites et les détenus ne font qu’y déverser des contenants avec des codes barres, des aliments pré-pesés. Ils font tout bouillir. Que ce soit poulet, boeuf, porc, tout est bouilli pendant 45 minutes ou une heure et demie. Au fond des marmites, il y a un gros boyau qui déverse le liquide dans des sacs de plastique avec des codes barres. […] Ce genre de travail requiert très peu d’habiletés ou de compétences comparativement au système d’avant ou comme à Port-Cartier, où on pense même à introduire un programme de formation professionnelle de cuisinier. »

    #faim #prison #rétention #carcéral #Canada #détenus #cuisson_refroidissement #beurk #alimentation

  • Des véhicules blindés français utilisés contre la population civile en Arabie saoudite ?
    http://obsarm.org/spip.php?article296

    Selon nos informations, des blindés légers français du fabricant Acmat Défense, filiale du groupe Renault Truck Defense, pourraient être impliqués dans une opération saoudienne de répression interne. Ces derniers jours, l’Arabie saoudite a mené plusieurs raids armés dans la ville d’Awamiya, située dans la région de Qatif. En raison de la rareté de la couverture médiatique et du filtrage de la communication par Riyad, il est très difficile d’avoir une vision précise de ce qui s’y produit. Les informations (...)

    #Actualité_des_transferts_d'armes

  • Le général de Gaulle de René Lévesque Le Devoir - Philippe Bernard - 15 juillet 2017
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/503485/le-general-de-gaulle-de-rene-levesque

    La visite du général de Gaulle au Québec en juillet 1967 a marqué notre histoire nationale. Et son « Vive le Québec libre » du 24 juillet n’est pas passé inaperçu, c’est le moins qu’on puisse dire. Plusieurs événements ont souligné et souligneront le 50e anniversaire de son passage.
     
    Mon propos, qui s’inscrit dans le cadre de cette commémoration, est autre. À partir d’écrits de René Lévesque, je tenterai de dégager son opinion sur ce personnage hors du commun.
     
    Dans un texte peu connu, la préface au livre de Pierre-Louis Mallen, Vivre le Québec libre : les secrets de De Gaulle (Cité-Plon, 1978), René Lévesque écrit : « Pourquoi, comment de Gaulle a-t-il crié “Vive le Québec libre !” ? Rappelons-nous notre stupeur accompagnée d’une brusque et ardente chaleur montant du fond de notre coeur… Que de commentaires, que de tentatives — parfois malveillantes — d’explication a provoqués ce cri qui n’a pas fini de retentir ! » Que faut-il comprendre par « notre stupeur » ? « Des tentatives d’explication » ? Remontons dans le temps.
    La mort d’un géant

    Dans une chronique intitulée « Vive de Gaulle » et parue le 11 novembre 1970, le surlendemain de la mort du général, dans Le Journal de Montréal, Lévesque écrit : « Ils étaient quatre, au temps des géants de la Guerre mondiale. Trois d’entre eux tenaient leur taille de la puissance qu’ils incarnaient [Roosevelt, Staline et Churchill]. De Gaulle, lui, était pratiquement seul. »
     
    Suit un long développement sur la contribution du général à l’histoire contemporaine de la France. Et en terminant : « [S] on fameux cri montréalais lui fut dicté d’abord — comme l’avait été son impulsion décisive au rapprochement franco-québécois — par cette même “francité” jalouse et soucieuse de tous les prolongements de son cher vieux peuple.
     
    Ce qui n’enlève rien à l’écho universel qu’il obtint, ni à l’amorce de reconnaissance qu’il nous valut, ni à la gratitude que nous lui en devons. »

     
    Poursuivons notre marche à rebours. En juillet 1970, Pierre Elliott Trudeau déclare à la BBC de Londres que si de Gaulle n’avait pas parlé du Québec libre, personne n’y aurait songé sérieusement. Lévesque réagit le 16 juillet dans Le Journal de Montréal : « Au moment où de Gaulle passait au balcon, nous étions au contraire tout un groupe à terminer un manifeste souverainiste sur lequel nous n’avions pas eu l’occasion de le consulter ! Je me rappelle que le cri gaulliste — dont la valeur “publicitaire” demeure inestimable — eut même pour effet de retarder un peu notre démarche. Nous ne voulions pas qu’elle parût accrochée à cette intervention du dehors, si prestigieuse fût-elle. »
     
    Cet éclaircissement peut paraître tardif après un quasi-silence de trois ans sur « le cri gaulliste ». Il explique sans doute les réserves de René Lévesque sur l’accueil enthousiaste de certains souverainistes de l’intervention du général.

    Un certain malaise
    André Duchesne, dans La traversée du Colbert, paru en juin dernier chez Boréal, souligne la discrétion de Lévesque : « Il va dans son coin et attend que l’orage passe. Le cri de De Gaulle a bousculé ses propres projets. »
     
    Certes, dans une lettre à Jean Lesage datée du 2 août 1967, dont l’essentiel porte sur l’avenir du Parti libéral, Lévesque porte un jugement réservé sur le « Vive le Québec libre ». Mais il ajoute : « Il n’en demeure pas moins qu’à mon avis, sa visite a été dans l’ensemble une formidable injection de fierté et, surtout, la plus belle occasion que nous ayons jamais eue de briser notre isolement, de sentir que notre langue et sa culture, bien loin d’être des vieilleries déclinantes, font partie d’un grand ensemble qui, même s’il n’est pas le plus gros, a autant de vie et de santé que tous les autres dans le monde d’aujourd’hui. »
     
    René Lévesque avait cité des passages de cette lettre dans son discours au congrès du Parti libéral d’octobre 1967, mais elle ne sera rendue publique dans son intégralité qu’en 2007…
     
    Quoi d’autre ? Dans Dimanche-Matin, le 30 juillet, dans une chronique qui porte sur les émeutes de Detroit, il écrit, presque à la sauvette, qu’il voit en De Gaulle : « Un homme qui méritait pourtant ce triomphe, qui le mérite encore, qui continue d’avoir droit, pour bien des choses essentielles, à notre reconnaissance comme à notre admiration. »
     
    C’est un peu court. Alors qu’il avait le dimanche précédent consacré la totalité de sa chronique à « l’homme qui fait l’histoire. […] Toute sa vie nous apparaît comme une démonstration des ressources presque infinies de la volonté humaine face à ce que d’autres appelleraient l’impossible ».
     
    Pour René Lévesque, « la France n’a pas besoin de nous. […] C’est nous qui avons besoin de la France ». Et de conclure : « Ce que [de Gaulle] nous indique par sa présence et toute une vie, c’est qu’il est possible de créer l’événement, de faire l’histoire au lieu de la subir. »
     
    Et avant 1967 ?
    À deux occasions, René Lévesque croise la route du général. En 1958, la guerre en Algérie provoque une crise politique majeure en France. Lévesque, dans le cadre de son émission Point de mire, traite abondamment le sujet et ne cache pas son penchant favorable au peuple algérien. Le 31 mai, de Gaulle, désigné premier ministre, forme son gouvernement, puis, le 8 janvier 1959, il devient président de la Ve République.
     
    Comment réagit Lévesque, lui qui estime « que la France [est] engagée dans une aventure sans issue et qu’elle ne [peut] gagner ». Dans La Revue moderne de décembre 1959, il écrit : « Ça va tout seul maintenant. De Gaulle a exorcisé la plupart des mots tabous. Le droit des Algériens de décider de leur sort s’appelle “autodétermination”. […] Les rebelles négocient directement avec les envoyés parisiens à Tunis, à Madrid. »  
    Selon lui, ce revirement révèle « l’unique grandeur de la France qui mérite de durer ». Et de conclure : « Pourvu que de Gaulle dure, encore quelque temps. »
     
    Et le de Gaulle de l’appel du 18 juin 1940 ? Selon Pierre Godin, dans sa monumentale biographie de Lévesque, celui-ci serait « devenu spontanément gaulliste en entendant l’appel lancé par le général aux combattants de la France libre ». À 17 ans, élève au collège Garnier de Québec ? Possible, bien que peu de personnes aient entendu cet appel au Québec, ni en France d’ailleurs.
     
    Plus probable, c’est en 1941 qu’il a fait son choix. Louis Francoeur anime alors à la radio une émission pour faire connaître de Gaulle et contrer la propagande du gouvernement de Vichy ; il a pu éclairer le jeune Lévesque.
     
    Lui-même anime une émission sur les ondes de CKCV. Dans Attendez que je me rappelle, il écrit : « On ne rencontrait encore qu’une poignée de gaullistes réduits à se parler entre eux. […] Est-ce là que s’effectua ma conversion ? Chose certaine, j’étais devenu les derniers temps l’un des rares partisans du général de Gaulle. »
     
    La boucle est bouclée
     
    Respect et considération expriment les sentiments que portait René Lévesque pour Charles de Gaulle, en toutes circonstances, y compris à la suite de son « Vive le Québec libre » qui, de son propre aveu, a accéléré les choses, mais a bousculé sa démarche. Or, Lévesque, qui parfois — souvent — bousculait les gens, n’aimait pas être lui-même bousculé. D’où ses réserves à la suite de la déclaration du 24 juillet 1967.
     
    Respect et considération, donc, sans pour autant lui porter culte et vénération, encore moins en le qualifiant de libérateur du Québec. L’avenir du Québec, Lévesque l’a souvent dit et écrit, relève du peuple québécois et de lui seul. C’est ce qu’on appelle la démocratie…

    #Canada #Quebec #Général_de_Gaulle #René_Lévesque #Histoire #Algérie #autodétermination #Démocratie #Libération

     
     

  • Caprice américain Le Devoir - Manon Cornellier - 20 avril 2017
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/496757/produits-laitiers-caprice-americain

    À en croire le président des États-Unis, Donald Trump, le marché canadien serait fermé aux produits laitiers américains au point de léser ses producteurs. Lui qui prêche l’achat chez lui en a plutôt contre la volonté des producteurs canadiens de résister loyalement à la concurrence américaine.

    Les chiffres ne mentent pas. Le Canada est un importateur net de produits laitiers et plus de la moitié des importations viennent des États-Unis. Selon Statistique Canada, la valeur des importations canadiennes de produits laitiers atteignait 971 millions de dollars en 2016, dont 557 millions en provenance des États-Unis. Par rapport à 2015, il s’agit d’une hausse de 17 %. Toujours en 2016, nos exportations de produits laitiers totalisaient seulement 235 millions, dont un peu plus de la moitié étaient destinés à nos voisins américains.

    En qualifiant d’inéquitable la politique laitière canadienne devant ses partisans du Wisconsin mardi, Donald Trump a fait fi de la réalité, d’autant plus qu’il cherchait à défendre le lait diafiltré, un lait enrichi de protéines alimentaires pouvant servir dans la fabrication des fromages.

    L’ALENA permet depuis toujours aux transformateurs américains d’exporter au Canada les matières protéiques de lait, le tout en franchise de droits et à l’abri des quotas imposés au lait frais. La quantité de protéines de lait qui peut être utilisée dans les fromages est toutefois réglementée, contrairement au lait frais, ce qui limite le marché.

    Vers la fin des années 2000, les Américains ont conçu un lait diafiltré qui contient juste assez de protéines pour se soustraire aux quotas, mais pas assez pour ne pas faire office de lait frais dans la production de fromage. Du coup, ils ont pu exporter autant de lait que les producteurs de fromage canadiens en demandaient, ce qui s’est produit, le lait diafiltré étant moins cher que le lait frais canadien. L’impact sur les fermiers a été immédiat. Au Québec, on estime leurs pertes entre 500 $ et 1000 $ par semaine.

    Cette porte d’entrée que les Américains ont su exploiter pour écouler leur lait existe toujours, mais, depuis environ un an, il y a concurrence. Des transformateurs d’ici ont commencé à produire du lait diafiltré et les producteurs de lait canadiens, désireux de récupérer leur part du marché, ont accepté de leur vendre leur lait frais au prix mondial.

    Les Américains ont vu leur marché diminuer, et c’est ce qu’ils ne digèrent pas, accusant les Canadiens de concurrence déloyale. Voilà le refrain qu’a repris M. Trump, lui qui a pourtant signé un décret « Buy American », un modèle de mauvaise foi commerciale. . . . . .

    #lait_diafiltré #ALENA #USA #Canada #Fromage #Mélange (drole de)

  • Québec annule 500 contraventions remises aux manifestants du Printemps érable * Le Devoir - Marie-Michèle Sioui - 8 Avril 2017 _
    http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/495897/la-ville-de-quebec-annule-500-constats-d-infractions-en-lien-avec-le-print

    La Ville de Québec emboîte le pas à Montréal et annule des centaines de constats d’infraction remis à des manifestants du Printemps érable.

    Au total, 500 constats remis en vertu de l’article 500.1 du Code de la sécurité routière (CSR) pendant le conflit étudiant de 2012 sont abandonnés.

    « Dans une affaire impliquant la Ville de Montréal, la Cour supérieure a déclaré cette disposition invalide le 15 novembre 2015, a rappelé le relationniste de la Ville de Québec, David O’Brien. En conséquence, tous les constats lancés en vertu de cette disposition doivent être arrêtés. »

    L’article 500.1 du CSR interdit toute entrave à la circulation des véhicules routiers sur un chemin public dans le cadre d’une « action concertée ».

    En novembre 2015, le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, a fait valoir que cet article « porte atteinte aux libertés d’expression et de réunion pacifique » . À Montréal, des centaines de constats d’infraction ont été annulés en raison de ce jugement.

    #Quebec #Montréal #répression #Printemps_érable #Montréal

  • Bêtise stratosphérique chez Bombardier | Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/495399/betise-stratospherique-chez-bombardier

    Pour l’année 2016, le président « exécutif » du conseil d’administration de Bombardier, Pierre Beaudoin, et le chef de la direction, Alain Bellemare, ont empoché respectivement des bonis et primes de 5,3 millions et 7,6 millions en sus de leur salaire.

    Or, cette même année, la multinationale québécoise a annoncé la suppression de 7500 postes et essuyé une perte nette de 981 millions $US.

    Toujours en 2016, Bombardier, en faillite technique, obtenait de l’aide du gouvernement du Québec, qui a injecté 1,3 milliard dans le capital de la division CSeries, tandis que la Caisse de dépôt et placement du Québec a versé tout près de 2 milliards pour acquérir 30 % de la filiale ferroviaire Bombardier Transport. Ces sommes dépassaient l’avoir des actionnaires de l’entreprise.

    Cela s’appelle un sauvetage public d’une entreprise qui, à l’échelle du Québec, est trop grosse pour faire faillite (« too big to fail », comme le veut l’expression américaine).

    La ministre de l’Économie, Dominique Anglade, a affirmé qu’elle comprenait que la population et les travailleurs soient choqués. Elle-même ne semblait pas avoir d’état d’âme. Même réaction détachée de la part du premier ministre, Philippe Couillard, qui s’est dit persuadé que les dirigeants de Bombardier « sont à l’écoute de la communauté ». Vraiment ?

    Le gouvernement est impuissant, a concédé le premier ministre. C’est une décision qui revient aux actionnaires de Bombardier, a-t-il dit. En principe. Mais dans les faits, les politiques de rémunération sont fixées par le conseil d’administration. Jean Monty, qui préside le comité de rémunération, et Daniel Johnson, qui a conseillé Philippe Couillard, y siègent. Les deux notables quittent le navire en mai.

    L’héritier Pierre Beaudoin, qui, à titre de chef de la direction de 2008 à 2015, a mené Bombardier à l’impasse, est toujours au CA de l’entreprise. Le plus étonnant, c’est qu’il touche des millions pour ses services, ce qui est hors norme pour un tel poste.

    Il semble que le gouvernement Couillard n’a pas prévu que les dirigeants de Bombardier s’enrichiraient de façon éhontée à la suite de l’apport de fonds publics dans l’entreprise.

    Bombardier : Premier site industriel ferroviaire français, maintenant :

    Le site de Bombardier, à Crespin (59) près de Valenciennes dans le Nord-Pas de Calais, regroupe les Centres d’Excellence des Bogies, de fiabilité et de l’informatique embarquée, ainsi qu’un centre d’essais de crash accrédité COFRAC. 
    Bombardier emploie près de 2000 salariés, dont 500 ingénieurs et techniciens.
    http://www.newsbombardierfrance.com/p/bombardier-transport-en-france.html

    #Bombardier #apparatchik #pillage #Canada #faillite #néo_libéralisme #fonds_publics #SNCF

  • Le projet de loi sur la discrimination génétique est inconstitutionnel, selon les assureurs Le Devoir - 10 mars 2017 - Hélène Buzzetti
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/493653/discrimination-genetique-les-assureurs-se-disent-decus

    Le projet de loi S-201 interdit aux assureurs d’exiger d’un client qu’il passe un test génétique ou qu’il leur communique les résultats de tests déjà subis.

    L’industrie de l’assurance se dit « extrêmement déçue » de l’adoption à Ottawa mercredi soir d’une loi interdisant aux assureurs d’exiger des tests génétiques de leurs futurs clients et étudie maintenant ses options. Quant aux médecins, s’ils saluent la loi, certains font remarquer qu’elle ne sera pas facile à mettre en pratique. Mais ces considérations sont prématurées alors que le gouvernement Trudeau s’adressera aux tribunaux pour confirmer la constitutionnalité de la loi.

    L’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes a refusé les demandes d’entrevue jeudi, mais a indiqué par courriel que, à son avis, « un élément important du projet de loi est inconstitutionnel ». « L’industrie étudie l’impact qu’aura cette loi sur les consommateurs et les options qui s’offrent à elle », écrit la porte-parole Suzie Pellerin. Elle précise qu’aucune décision n’a encore été prise quant à une éventuelle poursuite judiciaire.

    Le projet de loi S-201 interdit notamment aux assureurs d’exiger d’un client qu’il passe un test génétique ou qu’il leur communique les résultats de tests déjà subis. Le cabinet de Justin Trudeau s’est opposé à ce projet de loi, arguant qu’il est inconstitutionnel parce que les assurances et les contrats relèvent de la compétence des provinces. Selon nos informations, M. Trudeau a tenté une ultime fois de rallier son caucus le matin du vote en parlant des risques de S-201 pendant 17 minutes. En vain. Les députés libéraux d’arrière-ban se sont ralliés aux conservateurs et néodémocrates pour faire adopter la loi.

    Les assureurs s’opposent à cette loi parce qu’elle permettra, plaident-ils, à des clients potentiels se sachant à risque de développer une maladie grave de souscrire une juteuse assurance sans payer des primes conséquentes.

    Mme Pellerin note d’ailleurs dans son courriel que les assureurs ont « entendu les inquiétudes exprimées par les Canadiens » en s’engageant à ne cibler que les clients souscrivant de grosses polices. Ils ont ainsi modifié leur code de pratique pour ne demander les renseignements génétiques déjà en possession d’un client que dans les cas d’une assurance vie de plus de 250 000 $.

    Le député libéral Rob Oliphant, qui pilotait le projet de loi à la Chambre des communes, prédit que les assureurs ne contesteront pas la loi devant les tribunaux, car ils jugeront cela trop coûteux pour un résultat trop incertain. Cette contestation judiciaire viendra d’Ottawa. La ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a confirmé qu’elle allait s’adresser aux tribunaux pour déterminer si le gouvernement fédéral a le droit de légiférer en ces matières.

    Difficile à appliquer

    La communauté médicale est en général en faveur de cette loi. La généticienne Anne-Marie Laberge se réjouit que désormais ses patients puissent « décider de faire ou non un test génétique en fonction de leurs intérêts et non ceux de leur assureur ».

    Néanmoins, elle met en garde que la loi ne sera pas facile à appliquer. Pour obtenir une assurance vie, une personne doit autoriser l’accès à son dossier médical.

    La suite : http://www.ledevoir.com/politique/canada/493653/discrimination-genetique-les-assureurs-se-disent-decus

    #discrimination #génétique #assurance #test_génétique #Canada #Dossier_médical

  • Montréal veut protéger les sans-papiers

    Les élus montréalais se prononceront lundi sur la proposition du maire Denis Coderre d’accorder à Montréal le statut de ville sanctuaire afin de mieux protéger les immigrants sans statut légal. La déclaration, qui devrait recevoir l’appui des partis d’opposition, est toutefois jugée insuffisante par les organismes de défense des droits des #sans-papiers.

    http://www.ledevoir.com/politique/montreal/492141/ville-sanctuaire-montreal-veut-proteger-les-sans-papiers

    #ville_refuge #ville_sanctuaire #Montréal #Canada

    • Sanctuary City Organizing in Canada. From Hospitality to Solidarity

      In recent years, migrant justice organizers in Canada have developed campaigns aimed at building, legislating, and enforcing municipal commitments to alleviating and resisting the harms done by federal immigration enforcement, and ensuring migrant access to municipal services. As a result of these efforts, some cities, including Toronto, Montreal, Vancouver, and Hamilton, have declared themselves “sanctuary cities,” and campaigns centered around this concept have emerged in other localities across the country. In this article, the authors—who are themselves involved in sanctuary city organizing—reflect on the concept, and offer a critical assessment of these organizing efforts. We provide a brief history of these campaigns in Canada, discuss the impact of these policies in cities where they have been adopted, reflect on the types of politics that inform notions of sanctuary, hospitality, solidarity, and resistance, and offer some lessons for moving forward.

      https://www.berghahnjournals.com/view/journals/migration-and-society/1/1/arms010113.xml
      #hospitalité #solidarité #sanctuaires

  • #Amiante : Ottawa n’exclut pas d’en bannir l’exploitation | Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/487246/l-amiante-finalement-au-ban


    Photo : Sean Kilpatrick La Presse canadienne
    Les ministres Judy Foote (Services publics et Approvisionnement), Kirsty Duncan (Sciences), Jane Philpott (Santé) et Catherine McKenna (Environnement) ont participé à une conférence de presse conjointe afin d’annoncer le bannissement de l’amiante au Canada.

    Le gouvernement de Justin Trudeau passe à l’action comme promis et interdira d’ici 2018 la production, l’utilisation, l’importation et l’exportation des produits d’amiante. Et si Ottawa insiste pour dire qu’il a écouté les doléances du Québec en autorisant l’exploitation des résidus d’amiante, il ne s’engage pas à tenir cette promesse éternellement, soulignant que des « consultations » auront lieu dans le futur.

    Juste pour le plaisir de la photo…

  • Barrette repousse les manifestants pro-vie à 50 mètres des cliniques Le Devoir - 30 novembre 2016 - Marco Bélair-Cirino
    Québec a inclus des dispositions en ce sens dans le projet de loi 92

    Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, veut garder les manifestants pro-vie à distance des cliniques d’avortement. Avec le feu vert des partis d’opposition, il a inclus mardi soir dans le projet de loi 92 des dispositions interdisant à toute personne de « manifester, de quelque manière que ce soit, ou effectuer toute autre forme d’intervention afin de tenter de dissuader une femme d’obtenir [une interruption volontaire de grossesse (IVG)] ou de contester ou de condamner son choix de l’obtenir ou de l’avoir obtenu », et ce, à moins de 50 mètres d’une clinique d’avortement au Québec. « En aucune circonstance ne devrait-il être permis de mettre quelques barrières que ce soit, physiques ou non physiques, à l’accès à l’avortement » , a déclaré M. Barrette lors d’un impromptu de presse.
     

    En empêchant les militants pro-vie d’ « accuser » des patientes de « faire quelque chose d’immoral » en recourant à une IVG ainsi que des professionnels de la santé la pratiquant, le projet de loi 92 garantira l’ « accessibilité aux soins de santé » , a-t-il souligné, disant avoir compilé « beaucoup de plaintes de la part de femmes qui considèrent qu’il y a parfois de l’obstruction par des manifestants ».
     
    Si le projet de loi est adopté, les manifestants anti-avortement qui feront irruption à l’intérieur du « périmètre de sécurité » seront passibles d’une amende de 250 $ à 1250 $. Ceux qui, de surcroît, « menace[ront] ou intimide[ront] une personne qui se rend » dans une clinique où sont pratiquées des IVG encourront une amende deux fois plus salée, soit de 500 $ à 2500 $.

    . . . . .
    La suite : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/485939/barrette-repousse-les-manifestants-pro-vie-a-50-metres-des-cliniques
    #Québec #avortement #Femmes #Droit_des_Femmes #intégristes

  • IVG : l’extrémisme religieux à l’Assemblée nationale – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2016/11/27/ivg-lextremisme-religieux-a-lassemblee
    https://www.youtube.com/watch?v=qb_Ya2CQxiU

    IVG : Débat sous haute tension à l’Assemblée »

    « L’examen de la proposition de loi sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG a été interrompu au bout de 10 minutes dans la cohue générale. Le texte – modifié – a finalement été adopté. Il sera discuté dans l’hémicycle le 1er décembre. Récit d’une matinée agitée. »

    « Le député est interrompu par le brouhaha de ses collègues de l’opposition. A 9h42, la présidente de la commission des affaires sociales Catherine Lemorton est obligée de suspendre la séance, dans la cohue. Elle n’a commencé que depuis dix minutes… »

    Source (séance complète) :

    http://www.lcp.fr/actualites/ivg-grosse-tension-en-commission-la-seance-suspendue-au-bout-de-10-minutes

    Elle est belle la #laïcité française
    #masculinisme #IVG #domination_masculine #misogynie #sexisme

    • Ce qui est chouette avec ces messieurs de France, c’est que même les pro-choix parlent des femmes un peu comme ils parleraient de leur chiennes.

      Simone Veil effectivement, cette femme politique qui s’est engagé dans le droit à l’IVG et qui a fortement changé la vie de NOS femmes.

    • Barrette repousse les manifestants pro-vie à 50 mètres des cliniques Le Devoir - 30 novembre 2016 - Marco Bélair-Cirino
      Québec a inclus des dispositions en ce sens dans le projet de loi 92

      Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, veut garder les manifestants pro-vie à distance des cliniques d’avortement. Avec le feu vert des partis d’opposition, il a inclus mardi soir dans le projet de loi 92 des dispositions interdisant à toute personne de « manifester, de quelque manière que ce soit, ou effectuer toute autre forme d’intervention afin de tenter de dissuader une femme d’obtenir [une interruption volontaire de grossesse (IVG)] ou de contester ou de condamner son choix de l’obtenir ou de l’avoir obtenu », et ce, à moins de 50 mètres d’une clinique d’avortement au Québec. « En aucune circonstance ne devrait-il être permis de mettre quelques barrières que ce soit, physiques ou non physiques, à l’accès à l’avortement » , a déclaré M. Barrette lors d’un impromptu de presse.

      En empêchant les militants pro-vie d’ « accuser » des patientes de « faire quelque chose d’immoral » en recourant à une IVG ainsi que des professionnels de la santé la pratiquant, le projet de loi 92 garantira l’ « accessibilité aux soins de santé » , a-t-il souligné, disant avoir compilé « beaucoup de plaintes de la part de femmes qui considèrent qu’il y a parfois de l’obstruction par des manifestants ».

      Si le projet de loi est adopté, les manifestants anti-avortement qui feront irruption à l’intérieur du « périmètre de sécurité » seront passibles d’une amende de 250 $ à 1250 $. Ceux qui, de surcroît, « menace[ront] ou intimide[ront] une personne qui se rend » dans une clinique où sont pratiquées des IVG encourront une amende deux fois plus salée, soit de 500 $ à 2500 $.

      . . . . .
      La suite : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/485939/barrette-repousse-les-manifestants-pro-vie-a-50-metres-des-cliniques
      #Québec #avortement #Femmes #Droit_des_Femmes #intégristes

    • Merci @aude_v de cité nos parlementaires (Longuet)
      Ce matin au détour d’un article du e-monde.fr j’ai retrouvé cette même impression que les femmes sont des objets ou des animaux domestiques apprenant à des hommes.
      « Le comédien Paul Guers et sa femme retrouvés morts à leur domicile »
      http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/11/30/le-comedien-paul-guers-et-sa-femme-retrouves-morts-a-leur-domicile_5041070_3

      Selon les premiers éléments de l’enquête, l’acteur serait mort il y a plus d’une semaine. La gendarmerie s’oriente vers un décès naturel, suivi du suicide de son épouse .

      L’ancien secrétaire de la Comédie-Française Paul Guers a été retrouvé mort, lundi 28 novembre, à son domicile de Montsoreau (Maine-et-Loire), près de Saumur, au côté de son épouse écrivaine , a indiqué la gendarmerie.

      Selon les premiers éléments de l’enquête, Paul Guers, 88 ans, serait mort entre le 16 et le 19 novembre, tandis que son épouse Marie-Josèphe, âgée de 66 ans, serait morte après lui . « Il souffrait d’un cancer et devait subir un traitement lourd », a précisé la gendarmerie, qui s’oriente vers l’hypothèse d’un décès naturel de l’acteur, suivi du suicide de sa compagne .

      Paul Guers, de son vrai nom Paul Dutron, est né à Tours en 1927. Pensionnaire de la Comédie-Française de 1953 à 1956, il débute sa carrière au théâtre, notamment dans des pièces mises en scène par Jean-Louis Barrault. C’est le film La Tour de Nesle, réalisé par Abel Gance, qui le fait connaître du grand public en 1955.
      Un homme de théâtre

      Il donnera notamment la réplique à Danielle Darrieux, Bernard Blier et Lino Ventura dans Marie-Octobre de Julien Duvivier, en 1959, puis à Marie Laforêt dans La Fille aux yeux d’or, en 1961. Lorsque sa carrière cinématographique décline au début des années 1970, il se consacre davantage au théâtre et à la télévision.

      Au théâtre, il a joué dans La Chatte sur un toit brûlant, une pièce mise en scène par Peter Brook en 1956, dans Requiem pour une nonne, mis en scène par Albert Camus en 1961, ainsi que dans de nombreuses tragédies classiques.

      Paul Guers a joué dans une trentaine de films, une trentaine de pièces de théâtre et tourné dans une quinzaine de feuilletons télévisés.

      Sur Marie-Josèphe, son épouse, sa compagne écrivaine on ne dira rien. Sa mémoire n’est pas digne d’interet. Elle n’est qu’une « femme de »

      Pour une fois même les commentaires sur l’e-monde.fr ont remarqué l’énormité de la chose.

      Créatrice du Grand Prix Littéraire de St Emilion Pomerol Fronsac, agrégée des Lettres et Docteur d’Etat ès-lettres, Marie-Josèphe Guers est un écrivain reconnu. Depuis la parution de « La Femme inachevée » (Actes Sud 1987) jusqu’à « Tu te souviens » (Editions du Rocher 2006), elle a publié sept romans et la première biographie de Claudel, tous couronnés de prix prestigieux (Académie française, prix du premier roman, Roland Dorgelès, fondation Charles Oulmont, Société des gens Lettres, prix des lectrices de Elle etc). Editrice, chez Robert Laffont elle a créé et dirigé diverses collections dont « elle était une fois » qui a publié Françoise Giroud, Françoise Sagan etc, chez Hachette elle a créé et dirigé une collection pour enfants « Bestioles ». Créatrice du « Festival des châteaux » pour le théâtre elle écrit elle-même des pièces dont « Alice et la maison des merveilles » créé en 2004. Peintre elle a exposé en France, à Paris et en province, et à l’étranger (Londres, Bruxelles, Namur, Mexico) et crée chaque année les cartes et affiches originales du Grand Prix littéraire. Avec son mari le comédien Paul Guers, elle s’est installée à Saint-Emilion, tout en continuant à vivre à temps partiel à Paris elle consacre plusieurs semaines par an à des voyages autour du monde, sources d’inspiration de certains de ses romans.

      http://www.babelio.com/auteur/Marie-Josephe-Guers/92918

      #invisibilisation_des_femmes

      Je vais en faire un poste à part ici https://seenthis.net/messages/547138

  • #OIF : une sélection d’articles sur l’organisation internationale de la #Francophonie après la fin de son XVIe sommet :
    -- Jean-Benoît Nadeau, L’OIF a sa place en politique , http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/481913/francophonie-l-oif-a-sa-place-en-politique ;
    -- Entrevue avec la ministre Marie-Claude Bibeau : le Canada vise un rôle actif dans la Francophonie internationale , http://www.ledevoir.com/politique/canada/482957/entrevue-avec-la-ministre-marie-claude-bibeau-le-canada-de-retour-au-sein- ;
    -- Mollesse militante et pessimisme souriant , http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/485620/francophonie-mollesse-militante-et-pessimisme-souriant ;
    -- Quel avenir pour le français ? , http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/485625/quel-avenir-pour-le-francais ;
    -- Faut-il encore élargir la Francophonie ?, http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/485692/faut-il-encore-elargir-la-francophonie ;
    -- Couillard ne dit pas non à l’#Arabie_saoudite au sein de l’OIF , http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/485670/l-arabie-saoudite-seme-la-zizanie-a-madagascar
    -- L’#Ontario devient membre de l’OIF http://www.ledevoir.com/politique/canada/485719/l-ontario-enfin-membre-de-l-organisation-internationale-de-la-francophonie ;
    -- Trudeau en vedette, Hollande en coup de vent http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/485769/sommet-de-madagascar-trudeau-en-vedette-hollande-en-coup-de-vent ;
    -- Sommet de la Francophonie, un bilan mitigé http://www.la-croix.com/Monde/Sommet-de-la-Francophonie-un-bilan-mitige-2016-11-28-1200806390
    -- Sommet de la francophonie : un bilan plutôt positif pour Madagascar http://www.rfi.fr/afrique/20161128-sommet-francophonie-bilan-plutot-positif-madagascar-rajaonarimampianina
    -- Francophonie : les crises dans l’espace francophone s’imposent à la fin du sommet http://www.rfi.fr/afrique/20161127-francophonie-crises-espace-francophone-imposent-fin-sommet-madagascar
    -- Francophonie : les réseaux sociaux débattent sur Justin Trudeau et l’Arabie saoudite http://www.rfi.fr/afrique/20161127-francophonie-reseaux-sociaux-debattent-justin-trudeau-arabie-saoudite
    -- Francophonie : un sommet où l’on dénonce « repli sur soi et rejet de l’autre » http://www.rfi.fr/afrique/20161127-francophonie-sommet-marque-declarations-politiques
    -- Le #Canada et l’Afrique : l’aide au développement avec les femmes http://www.rfi.fr/emission/20161127-canada-afrique-trudeau-aide-developpement-femmes-finances-nations-unies
    -- Le Canada omniprésent lors du XVIe sommet de la Francophonie http://www.rfi.fr/afrique/20161128-francophonie-canada-sommet-madgascar-trudeau

  • Canada : Journalistes surveillés : la SQ a mis la main sur cinq ans de relevés téléphoniques 3 novembre 2016 - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483828/des-journalistes-surveilles-par-la-sq-pendant-cinq-ans
    La Sûreté du Québec a confirmé jeudi avoir surveillé des journalistes québécois pendant plusieurs années, a rapporté Radio-Canada.

    L’ex-animateur de l’émission « Enquête », Alain Gravel, a annoncé sur son compte Twitter que la SQ avait eu accès au registre d’appel de son téléphone sur une période de cinq ans, entre le 1er novembre 2008 et le 1er octobre 2013.

     Alain Gravel  : J’ai été espionné pendant 5 ans de 2008 à 2013. Toute la période de nos enquêtes sur l’industrie de la construction. Haut le cœur !

    Radio-Canada affirme que le registre d’appels d’Isabelle Richer a été passé au crible pendant la même durée. 

    Éric thibault, du Journal de Montréal a indiqué sur les réseaux sociaux que la SQ avait mis la main sur ses appels durant 4 ans et demi.

    Mercredi, la Sûreté du Québec a confirmé avoir mis sous surveillance les téléphones cellulaires de Marie-Maude Denis, Alain Gravel et Isabelle Richer de Radio-Canada, du chef du bureau de La Presse à l’Assemblée nationale, Denis Lessard, du reporter spécialiste du crime organisé André Cédilot et d’Éric Thibault du Journal de Montréal.

    Ces révélations surviennent dans la foulée de l’« affaire Patrick Lagacé », qui a lui aussi fait l’objet d’une surveillance de la part du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Pas moins de 24 mandats de surveillance du journaliste avaient été accordés par la juge de paix.

    D’autres médias avaient également révélé que Félix Séguin de TVA, Monic Néron du 98,5 FM, et Fabrice de Pierrebourg, anciennement de La Presse , avaient aussi été surveillés par le SPVM.

    Commission d’enquête 
    À la lumière des nouveaux cas de surveillance policière de journalistes, le gouvernement québécois a choisi jeudi d’instituer une commission d’enquête sur la liberté de presse, y compris la protection des sources journalistiques, et l’indépendance des pouvoirs politiques, policiers et médiatiques.

    Les membres de cette commission — un juge à la retraite et des représentants de la police et de la presse — bénéficieront des pouvoirs prévus à la Loi sur les commissions d’enquête. Ces « experts » pourront notamment requérir la comparution de « toute personne dont le témoignage peut se rapporter au sujet de l’enquête, et contraindre toute personne à déposer devant eux les livres, papiers, documents et écrits qu’ils jugent nécessaires pour découvrir la vérité », stipule la Loi.

    #surveillance #internet #vie_privée #espionnage #privacy #censure #politique #Canada #Quebec #corruption #SPVM #SQ #Montreal #corruption #enquete #Journaliste #Snowden

    • Faire notre travail | Patrick Lagacé | Patrick Lagacé
      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/201611/01/01-5036464-faire-notre-travail.php

      Me Bourbeau m’a ensuite annoncé que, cerise sur un sundae déjà pourri, le SPVM avait obtenu le droit d’activer à distance une puce dans mon iPhone afin que mon GPS dise aux flics où je me trouvais, en temps réel.

      J’ai lâché un autre juron. J’oublie lequel.

    • Corruption au Canada : La commission Charbonneau Dossier du Journal Le Devoir

      Créée à l’automne 2011, la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction a commencé au début du mois de juin 2012 des audiences publiques pour faire la lumière sur cette vaste et complexe affaire.
      http://www.ledevoir.com/dossiers/la-commission-charbonneau/6

      Quelques extraits
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      Pas moins de sept personnes, dont les ex-ministres libéraux Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, ont été arrêtées jeudi par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) pour leur implication présumée dans des stratagèmes criminels impliquant des activités frauduleuses de financement politique.
      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/465745/arrestations-de-l-upac-lino-zambito-reagit
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      Je l’avoue, ma confiance en la commission Charbonneau était à son maximum. La nomination des deux commissaires m’a donné un immense espoir de voir le ménage tant réclamé se faire enfin, malgré l’absence du 3e commissaire, déjà frappé par la maladie. J’y croyais vraiment. Je me disais qu’on parlerait dorénavant du Québec « avant la commission » et du Québec « après la commission ». Sortir enfin du bourbier de la collusion et de la corruption, du cynisme du monde des « grosses affaires », du mépris du monde politique envers les citoyens, du virage plus que douteux de certains chefs syndicaux, un rêve d’espoir de grand ménage pour permettre un retour de la fierté et du bon sens. Partout. Comme un grand coup de torchon.
       
      J’ai gaspillé plusieurs centaines d’heures de ma vie à les regarder défiler devant la commission, à les écouter dire sans rire qu’ils ne savaient rien, qu’ils n’étaient pas au courant, et qu’ils avaient veillé au grain chaque jour de leur vie. Sauf quelques petits comiques, ils avaient tous l’air de prendre la commission très au sérieux et juraient sur la Bible sans sourciller qu’ils ne diraient que la vérité, toute la vérité.
       
      Avec le temps, il est devenu évident que les gros morceaux, les vrais de vrais témoins seraient servis au dessert. La commission a tenu salon à huis clos pour certains grands personnages dont nous ne saurons jamais la raison pour laquelle ils étaient convoqués dans ces conditions très particulières.
      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/456325/les-intouchables-de-notre-societe
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      En omettant de surveiller adéquatement le domaine de la construction, l’État québécois a créé un terrain fertile à la collusion et la corruption, laissant libre cours à l’implantation du crime organisé dans cette vaste industrie, révèle le rapport de la commission Charbonneau, déposé mardi.
       
      Allocation déficiente des ressources, carences dans le recrutement et la formation des effectifs de lutte contre la corruption et la collusion, sous-utilisation des pouvoirs d’enquête et de vérification, laxisme institutionnel : l’État en prend pour son rhume dans le volumineux document, qui cible tant la Sûreté du Québec que la Commission de la construction du Québec ou le ministère des Transports, pour ne nommer que ceux-là.
       
      « Le marché était facile , a résumé le criminologue Carlo Morselli, qui a étudié les stratagèmes de corruption et de collusion à travers le monde au bénéfice de la commission Charbonneau. Il y avait tellement de failles dans le milieu de la construction que n’importe qui pouvait en profiter. Le problème, à la base, n’était pas l’infiltration des groupes criminels, mais plutôt l’absence d’un système de surveillance adéquat. »
       
      À son avis, la présence de groupes criminels dans le milieu de la construction est le « produit direct » de l’industrie et, plus particulièrement, de l’impunité qui semblait y régner.
      http://www.ledevoir.com/societe/justice/456180/refermer-la-porte-ouverte-au-crime-organise
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      L’Association québécoise des lobbyistes (AQL) s’insurge contre les propos pessimistes tenus par François Casgrain à la commission Charbonneau.
       
      Le changement de culture tant souhaité dans l’industrie de la construction est un chantier inachevé, a dit le commissaire au lobbyisme jeudi lors de son témoignage. Selon les données fournies par Me Casgrain, 39 des principaux entrepreneurs en construction et dix des plus grosses firmes de génie-conseil boudent le registre des lobbyistes.
       
      Le président de l’AQL, Mathieu Santerre, juge que le commissaire au lobbyisme a donné « une impression trompeuse » de la réalité.
       http://www.ledevoir.com/politique/quebec/420266/construction-les-lobbyistes-rabrouent-le-commissaire
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      NDR Le #CETA a été signé avec un pays corrompu. Qu’y a t’il dans ce traité à propos de la corruption ?

      #travaux_publics #commission_Charbonneau #mafia #UPAC

  • Quand l’#exclusion pousse au pire

    Sarah et Ben (noms fictifs) ont songé à quitter le #Québec pour la Syrie parce qu’ils étaient révoltés par les problèmes de ce monde et que les islamistes leur proposaient une solution. Une révolte aussi attisée par leurs expériences d’islamophobie.


    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/483570/conference-sur-internet-et-la-radicalisation-quand-l-exclusion-pousse-au-p
    #témoignage #radicalisation #religion #islamisme

  • #CETA #Canada La peur des gens qui viennent poser des questions dérangeantes, Même Marine Le Pen est venue au Québec ! Le Devoir, 13 octobre 2016, Boris Proulx - Avec La Presse canadienne

    Le refus de l’entrée au pays, plus tard révoqué, du député au Parlement européen et militant écologiste José Bové soulève la question du « profilage politique » aux frontières canadiennes. Les organisations qui ont invité M. Bové se demandent maintenant si ce curieux volte-face de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a à voir avec la visite à Montréal du premier ministre français, Manuel Valls, prévue jeudi.
     
    José Bové a finalement été accepté au pays mercredi. Le « revirement de situation » dans son dossier lui laisse désormais le droit de rester de ce côté-ci de l’Atlantique pour une durée de sept jours, moyennant des frais administratifs de 200 $. Comble de l’ironie, M. Bové a appris la nouvelle au moment de sa conférence de presse, dans laquelle il accusait le gouvernement de Justin Trudeau de vouloir le museler à cause de son opposition au traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.
     
    Une année de refus
     
    Le député européen, qui est aussi éleveur de brebis et fromager, croit que des raisons politiques ont justifié son rejet du pays. « Nous sommes à quelques semaines d’une ratification, ou pas, de l’Accord [économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne], et le Parlement européen est partie prenante puisqu’il doit le voter. Eh bien, voilà qu’un de ses membres […] n’a pas le droit de se rendre dans le pays avec lequel on doit normalement avoir un accord. J’ai envie de poser la question à M. Trudeau : “Quelle mouche vous a piqué ?” »
     
    Les responsables des organismes qui ont invité M. Bové au pays s’expliquent mal que l’eurodéputé soit traité de la sorte. Nathalie Guay, responsable des relations internationales à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), fait un rapprochement avec le dossier du rejet de visas de délégués altermondialistes au moment du Forum social mondial (FSM), en août. La CSN a dénombré environ 500 participants qui n’ont pu participer au forum puisque butés à un rejet de leur visa par Ottawa . « Quand on voit ce qu’on demande aux gens qui viennent, on voit que le Canada a peur que les pauvres s’installent ici, et peur des gens qui viennent poser des questions dérangeantes. » À son avis, cela constitue du profilage politique.
     
    « Même Marine Le Pen est venue au Québec, mais on ne veut pas que des critiques de l’accord de libre-échange viennent au Canada » , s’insurge Sujata Dey, du Conseil des Canadiens. Pierre-Yves Serinet, du Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC), croit que la notoriété de son invité a posé problème. « C’est quelqu’un de connu, une voix critique, qui vient alors que nous [les opposants à l’AECG] n’avons pas réussi à percer le débat public au Québec. »
     

    Refusé pour des actions militantes
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/482027/jose-bove-pourra-rester-au-canada