/justice

  • Affaire Zineb Redouane à Marseille : pas de sanction administrative pour le CRS identifié
    https://www.franceinter.fr/justice/affaire-zineb-redouane-a-marseille-pas-de-sanction-administrative-pour-l

    L’IGPN recommandait le renvoi devant un conseil de discipline du CRS à l’origine du tir d’une grenade lacrymogène qui avait frappé une octogénaire en 2018, décédée le lendemain à l’hôpital. Mais le patron de la police nationale a récemment classé le dossier sans suite selon les informations de France Inter.

  • « Je suis devenue une athlète du deuil » : le verbatim du témoignage poignant d’Aurélie au procès du 13 Novembre
    https://www.franceinter.fr/justice/proces-du-13-novembre-in-extenso-le-temoignage-poignant-d-aurelie-dont-l

    Et puis un jour, fin novembre, je passe la porte de chez moi. Je suis avec mon fils et mon gros ventre. On rentre de l’enterrement. Cette fois mon salon est vide. Il n’y a plus personne. Il n’y a plus que nous deux ou nous presque trois en comptant la petite pensionnaire de mes entrailles. Je referme la porte derrière nous. Inutile d’enlever la clé dans la serrure. Inutile de tendre l’oreille quand l’ascenseur s’ouvre dans le couloir : nous n’attendons plus personne. Je ne mets pas de musique, je donne le bain de mon fils, pas de tempête dans la baignoire ce soir.

  • Sondages de l’Elysée : Nicolas Sarkozy, grand absent du procès | Urtikan.net
    https://www.urtikan.net/dessin-du-jour/sondages-de-lelysee-nicolas-sarkozy-grand-absent-du-proces

    De lundi et jusqu’au 12 novembre, le procès des sondages de l’Élysée se tient devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Six proches de Nicolas Sarkozy dont Claude Guéant et Emmanuelle Mignon sont jugés à partir de ce lundi pour l’affaire des sondages de l’Élysée, onze ans après la plainte déposée contre X par l’association Anticor. Nicolas #Sarkozy est, dans ce dossier, couvert par son immunité présidentielle.
    Dessin de Cambon pour #Urtikan.net

    https://www.franceinter.fr/justice/tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-l-affaire-des-sondages-de-l-elysee-avant-l

  • Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy fait appel de sa condamnation à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012
    https://www.lemonde.fr/societe/live/2021/09/30/affaire-bygmalion-nicolas-sarkozy-fixe-sur-son-sort-suivez-en-direct-le-verd

    La peine de l’ancien président de la République, condamné pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, sera aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique.

    Pas de précisions sur les éventuelles sorties autorisées.

    @NicolasSarkozy 3 nov. 2015
    https://twitter.com/NicolasSarkozy/status/661447751926808576

    Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois #NSParisien

    Pour le financement de sa campagne de 2017, Macron a du bien penser la manière d’invisibiliser les revenus accumulés antérieurement et sa « levée de fond » prodigieuse.

    La moitié de la campagne d’Emmanuel Macron financée par des grands donateurs
    https://www.franceculture.fr/politique/comment-800-grands-donateurs-ont-finance-la-moitie-de-la-campagne-demm

    Premier enseignement : le candidat a levé 15 994 076 euros entre la création d’En Marche en mars 2016 et décembre 2017 (certains ont encore donné après la campagne). Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien. Cette somme a été réunie grâce à environ 99 361 dons, ce qui semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne, à savoir celle d’une mobilisation populaire autour du candidat.

    Pourtant, à bien y regarder, le candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat.

    #Nicolas_Sarkozy #Bygmalion #justice

  • LA CGLPL publie aujourd’hui les recommandations en urgence concernant la prison de Toulouse-Seysses.
    Accablant.

    La deuxième visite du centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses, réalisée du 31 mai au 11 juin 2021 par onze contrôleurs, a donné lieu au constat d’un nombre important de dysfonctionnements graves qui permettent de considérer que les conditions de vie des personnes détenues au sein de cet établissement sont indignes :

    une surpopulation dramatiquement élevée : au moment du contrôle, le quartier maison d’arrêt des hommes hébergeait 898 détenus pour 482 places (186% d’occupation) et le quartier maison d’arrêt des femmes hébergeait 58 détenues pour 40 places (145% d’occupation). Dans ces quartiers, 173 hommes et 5 femmes dormaient sur un matelas posé au sol. Le quartier des arrivants n’est pas épargné puisqu’il comptait 11 matelas au sol au premier jour du contrôle. Il y a près de 200 matelas au sol au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses, un peu moins du quart du nombre de matelas au sol pour l’ensemble des établissements pénitentiaires en France.
    Un espace personnel d’1,28 m2 en cellule pour beaucoup : quasiment toutes les cellules des quartiers maison d’arrêt sont doublées voire triplées. En déduisant l’espace sanitaire et l’emprise des meubles en cellule, les contrôleurs ont observé que les détenus disposaient d’1,28 m2 à 4,41 m2 d’espace personnel selon la taille des cellules et de l’occupation par deux ou trois personnes.
    La présence de nombreux nuisibles et une hygiène déplorable dans des locaux en mauvais état : les contrôleurs ont constaté la présence de cafards et punaises dans les espaces communs et les cellules ; des rats courent dans des espaces de promenade jonchés de détritus. La dégradation des locaux, préoccupante pour un établissement ouvert en 2003, est aggravée par la surpopulation. Les cellules sont pour la majorité en mauvais état et les détenus n’ont aucune intimité car les cloisons des sanitaires sont toutes cassées.
    Un temps excessif passé en cellule : très peu de personnes accèdent à une activité, qu’il s’agisse de formation ou de travail et les activités sportives et socioculturelles n’ont pas repris depuis mars 2020, à l’exception de quelques heures de sport. La plupart des détenus restent ainsi en cellule et bénéficient au mieux d’une promenade par jour. Le temps passé en cellule avoisine donc pour beaucoup les 22 heures par jour.

    En outre, l’intégrité physique des personnes détenues n’est pas assurée du fait d’un climat de violences permanent et de conditions d’accès aux soins très dégradées.

    De nombreux détenus ont témoigné d’un climat de violence généralisé, en cellule et dans les cours de promenade où les agressions sont fréquentes et où les surveillants n’entrent pas. Par crainte des agressions, de nombreuses personnes ne sortent plus de leur cellule. La surpopulation et l’inactivité forcée des détenus entraînent d’inévitables tensions : en 2020, l’établissement décomptait 64 agressions physiques de personnes détenues sur surveillants. L’exercice du métier de surveillant dans ces conditions est d’une évidente difficulté. Les contrôleurs ont également recueilli des témoignages nombreux et concordants de personnes détenues dénonçant des recours excessifs à la force et des violences (verbales et physiques) de la part de surveillants. L’ambiance en détention est délétère. La direction de l’établissement s’y rend trop rarement et n’y est pas identifiée, n’effectuant qu’exceptionnellement des entretiens avec les détenus.

    L’accès aux soins des personnes détenues n’est pas assuré. Lors du contrôle, l’établissement disposait d’un seul véhicule par jour pour les extractions médicales, ce qui entraîne des retards de soins. Le taux d’annulation des extractions varie entre 51 % et 56 %. En tout, ce sont plus de 65% des besoins qui ne sont pas satisfaits faute de moyen de transport. Le départ de praticiens spécialistes intervenant dans l’établissement et n’ayant pas été remplacés n’a pu être compensé par des consultations à l’hôpital faute d’extraction possible. Le nombre de consultations spécialisées a chuté de plus de 70% en dix ans nonobstant une augmentation de 20% des consultations au sein de l’unité sanitaire. Ce mode de fonctionnement dégradé induit pour les patients des conséquences potentiellement graves, mais aussi une lassitude des équipes médicales et soignantes. Le CHU de Toulouse ne semble pas en avoir pris toute la mesure des risques graves que cette situation fait courir aux patients. Cet établissement, pourtant pilote depuis de nombreuses années en matière de télémédecine, n’a pas cherché à la mettre en place au bénéfice des détenus alors que la mobilisation de ces moyens technologiques permettrait notamment de pallier certaines des insuffisances observées.

    Le centre pénitentiaire de Toulouse Seysses doit faire l’objet, d’une part, de mesures urgentes concernant la surpopulation pénale, la rénovation des cellules, la désinfection, l’accès aux soins somatiques et d’autre part, d’une reprise en mains du fonctionnement de l’établissement, notamment pour faire cesser le climat de violence ainsi que de garantir au personnel des conditions normales d’exercice de sa mission et aux détenus le respect de leur dignité, de leur intégrité physique et de leurs droits fondamentaux.

    https://www.cglpl.fr/2021/recommandations-en-urgence-relatives-au-centre-penitentiaire-de-toulouse-seyss
    https://lasellette.org

    #justice #prisons

  • Gabriel Matzneff ne sera finalement pas jugé pour avoir fait l’apologie de la pédocriminalité
    https://www.20minutes.fr/justice/3046571-20210521-gabriel-matzneff-finalement-juge-avoir-fait-apologie-pedo

    Selon nos informations, la citation de L’Ange Bleu a été rejetée pour une simple erreur de procédure. Domicilée en banlieue parisienne avec un avocat inscrit au barreau de Rouen (Seine-Maritime), l’association ne pouvait pas faire citer l’écrivain devant le tribunal de Paris, comme elle le souhaitait.

    Parfois, t’as des associations, tu te demandes si elles ne le font pas exprès, de faire des erreurs de procédures.

    • “L’Arme la plus meurtrière” : le livre riposte d’une autre victime de #Matzneff
      https://www.franceinter.fr/justice/l-arme-la-plus-meurtriere-le-livre-riposte-d-une-autre-victime-de-matzne

      Après Vanessa Springora, une autre femme, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, accuse Gabriel Matzneff d’abus sexuels. Dans un livre auto-édité, L’arme la plus meurtrière, elle dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

      https://laboccadellaverita.net

    • Francesca Gee avait effectivement bien besoin de faire une incursion sur ce terrain littéraire. Elle dit qu’au fil du temps plus que la relation de l’époque c’est le pillage prolongé de sa vie qu’elle a vécu comme le plus destructeur, Matzneff l’ayant exploité à fond (publication de ses lettres, une de livre comportant... la moitié de son visage !, etc.) pour faire l’écrivain. Sinon, elle dit aussi des choses pénibles (transphobie).

    • Oui, j’aurais du écrire « elle semble dire... », selon Pierre Verdrager car c’est là que j’ai trouvé cette critique du livre que j’ai pas lu et sur lequel je n’ai pas lu autre chose :) J’imagine que cette référence académique et masculine ne t’ira pas.

      Par un hasard du calendrier, son livre sort deux semaines après une seconde version de L’Enfant interdit (Armand Colin), de Pierre Verdrager, qui revient longuement sur l’affaire Matzneff. « Mon jugement sur le livre de Francesca Gee est ambivalent, avoue le sociologue, pourtant ravi que l’ouvrage paraisse enfin. Jamais un éditeur n’aurait laissé passer les réflexions transphobes, quand elle critique les changements de sexe des adolescents, ou puritaines qu’on y trouve. Comme celle où elle déplore “l’explosion de la consommation pornographique et du sexe récréatif”, c’est un amalgame complet. Mais son récit invite à réfléchir quand elle raconte comment Matzneff a utilisé la littérature et des poèmes pour la séduire, comment il a fait de cet art un instrument de prédation. »

      https://justpaste.it/6clc0

    • Merci pour la source. J’ai rien contre Pierre Verdarger mais comme tu souligne il est biaisé et j’ajoute qu’il ne comprend même pas les notions de sexe et de genre qu’il manipule. Critiqué les changements de GENRE des ados ou la consommation massive de porno chez les gosses ce n’est pas etre transphobe ni puritaines mais j’imagine qu’il a son livre à lui qu’il doit vendre alors pas de pbl pour lancer l’accusation de transphobe sur une concurrente. Marrant comme les hommes sont prompts à accusé les femmes de transphobes tandis que je voie jamais d’hommes etre dénoncé pour leur transphobie. La transphobie ne touche que les femmes féministes. Comme si les hommes avaient tous bien compris les bénéfices et avantages sur les femmes que leur donne l’idéologie trans.

      –—

      quand elle critique les changements de sexe des adolescents

      Ce qui est fou c’est qu’on l’accuse de transphobie alors que la seule chose qu’on lui reproche c’est de « CRITIQUER » la castration chimique et la mutilation sexuel de mineurs. Ces sujets sont devenus totalement interdits si vous etes une femme. Mais pour les hommes pas de pbl ils peuvent défoncé, décrédibilisé et invisibilisé n’importe quelle autrice juste en l’accusant de transphobie.

  • Doctolib : le chiffrement des données incomplet ?
    https://www.franceinter.fr/justice/doctolib-le-chiffrement-des-donnees-incomplet

    La plateforme de prise de rendez-vous Doctolib assure une sécurisation des données que les patients lui confient. Nous avons procédé à un test pour vérifier comment ces données étaient sécurisées. Verdict : les données ne sont pas chiffrées de bout en bout, ce que la société conteste. Pour prendre rendez-vous avec un médecin, ou pour se faire vacciner, de plus en plus d’utilisateurs ont recours à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne Doctolib. Pour ce faire, il faut créer un compte, fournir des (...)

    #Amazon #Doctolib #cryptage #données #CloudComputing #AmazonWebServices-AWS #santé #COVID-19 (...)

    ##santé ##Conseild'État-FR

  • Inceste : « Des victimes sont en colère parce que ça va moins vite quand on ne s’appelle pas Camille Kouchner »
    https://www.franceinter.fr/justice/inceste-des-victimes-sont-en-colere-parce-que-ca-va-moins-vite-quand-on-

    Car au cabinet de Marie Grimaud, la majorité des dossiers d’inceste concernent des enfants jeunes, souvent âgés de 3 à 7 ans, qui ont dénoncé des faits, presque immédiatement, sans se murer dans le silence. « Entre trois et sept ans, c’est un âge où les enfants parlent facilement » explique Me Grimaud. « La majorité des dossiers que nous avons, ce sont des enfants qui, à cet âge-là, ont été capables de dire : ’papa me fait ça, grand-père me fait ça, tonton me fait ça’ ». Et dans beaucoup de ces dossiers concernant des bambins encore aux prises avec leur agresseur présumé, les enquêtes stagnent, selon Me Grimaud. Elle regrette que toutes les auditions qu’elle estime urgentes n’aient pas toujours eu lieu dans les brigades des mineurs, souvent submergées. Les enquêtes ne sont pas toutes jugées prioritaires. Et il y a tant de dossiers qu’il est parfois difficile de savoir lequel prioriser, reconnaissent en aparté plusieurs enquêteurs spécialistes. Alors, dans son cabinet, Marie Grimaud sent souffler en ce moment ce vent de colère. « On est submergés par la colère de nos clients qui disent, mais enfin, moi je m’appelle pas Camille Kouchner ou Coline Berry et parce que je n’ai pas ce nom-là, on ne réagit pas quand je dépose une plainte, on me dit que les services sont débordés et en même temps, ces femmes-là vont avoir dans les trois jours une audition ! »

    (...)
    Marie Grimaud alerte sur le risque de créer « une rupture entre victimes » au coeur de cette déferlante #MeTooInceste et post-Familia Grande, pourtant porteuse de tant d’espoirs.

    • Je me demandais comment des enfants de 3 à 7 ans pouvaient être en colère de ne pas voir leurs dires aussi rapidement suivis d’actes de procédures que dans le cas de personnes fameuses. il semble, à lire l’article, que ce soit plutôt le cas de mère séparées, dont les enfants (petites filles inclues) ont subis des violences incestueuses.

      La célérité du binôme police/justice est directement liée à une notion subjective le « trouble à l’ordre public » (plus important lorsqu’une fille d’acteur célèbre s’exprime en presse, par exemple) ; à ce compte là, il faudrait que cette avocate ait pour clientes des mères ex-conjointes de célébrités ou autre types très honorablement connus pour que le traitement subi par un, une enfant (des violences incestueuses récentes) fasse l’objet d’attention ?

      J’aimerais imaginer que dans de tels cas (mères séparées avec enfants agressés), il y ait au moins des mesures de protection (pas de droit de garde, pas de rencontre sans travailleur social ou je sais pas qui).

    • Il y en a des mesures de protéctions, mais elles sont faites pour les pères et contre les mères. J’ai été horrifié de voire que Paul Bensussan est toujours expert auprès des tribunaux et qu’il propage toujours sont #SAP qui est toujours enseigné dans les facs de droit.

      extrait d’un article sur le procès de Julie, violée entre ses 13 à 15 ans par 20 pompiers

      L’expert psychiatrique, Paul Bensussan, déclare lui : « Le concept d’état de stress post-traumatique est né de la psychiatrie de guerre et des victimes de catastrophes : il semble donc assez mal adapté à la notion exacte d’acte sexuel imposé par un individu jusqu’ici familier, alors qu’on pourrait l’observer dans le cas d’un viol par un inconnu ». Il nie les conséquences psychotraumatiques d’un viol si celui-ci est perpétré par un homme qu’on connaît. Les victimes d’inceste et de viols pédocriminels, commis dans une immense majorité par des hommes de l’entourage, apprécieront ! C’est totalement faux selon la définition de l’état de stress post-traumatique du DSM 5 [le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – ndlr].

      L’expert psychiatrique Paul Bensussan fait par contre référence à l’ « hystérie » à la « Charcot », évoque même des états « de transe et de possession ». L’hystérie a été retirée du DSM 4 en 1952. Cette expertise est une honte !

      https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/010221/justicepourjulie-quand-la-justice-protege-20-pompiers-accuses-de-vio

  • Covid-19. Plusieurs magistrats verbalisés dans un restaurant clandestin à Paris
    https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/paris-75000/covid-19-plusieurs-magistrats-controles-dans-un-restaurant-clandestin-a


    L’annexe, bd du Palais, Paris, gougueule street view

    Des magistrats se sont fait contrôler à Paris alors qu’ils mangeaient dans un restaurant clandestin, ce vendredi 29 janvier. Ils ont écopé chacun d’une amende de 135 €.

    Il y a deux semaines, Le Monde publiait un article sur les restaurants "clandestins", dont certains décrits comme fréquentés par des gradés de la police.
    Dans les restaurants clandestins : « Il fait gaffe quand même, y a toujours quelques poucaves »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/15/dans-les-restaurants-clandestins-au-moins-ici-les-clients-voient-du-monde_60

    Les bistrots populaires n’ont pas l’apanage des repas clandestins. Mardi 5 janvier, la police a fait irruption dans un restaurant réputé de l’agglomération de Laval : il accueillait un déjeuner auxquels participaient des chefs d’entreprise et un élu mayennais, selon France Bleu. Le 28 novembre au soir, une table réputée du 16e arrondissement de Paris recevait une quarantaine de convives dont le chanteur Patrick Bruel, repéré par le magazine Public. « Repas de travail », a-t-on plaidé à Laval comme à la capitale.

    Annonce : Les restaurants qui rouvrent seront privés de fonds de solidarité, menace Bruno Le Maire
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/01/le-fonds-de-solidarite-suspendu-pour-les-restaurants-restes-ouverts-annonce-

    Fixée à un mois, la suspension pourra devenir définitive en cas de récidive. Cette mesure intervient alors qu’un restaurateur du Doubs a lancé un appel à ouvrir les établissements de restauration, ce lundi.

    Hier, la police a distribué des amendes pour violation du couvre-feu à des automobilistes le plus souvent seuls dans leur véhicule sur un périphérique à gros bouchons, qu’ils ont d’ailleurs aggravé (mobilisant une des files) à cette occasion.

    • Un commissaire de police et un vice-procureur pris en flagrant-délit dans un restaurant clandestin
      https://www.franceinter.fr/justice/un-commissaire-de-police-et-un-vice-procureur-pris-en-flagrant-delit-dan

      (...) un commissaire de police et un vice-procureur ont été contrôlés alors qu’ils déjeunaient dans un restaurant de Carpentras, censé être fermé. Le parquet de Nîmes a été saisi.

      C’est Gérald Darmanin qui a révélé cette histoire croustillante, dans la matinale de France Inter, en annonçant avoir demandé la suspension immédiate du commissaire de police en question. "Les Français doivent respecter le couvre-feu, et il y a un devoir d’exemplarité de tous. Lorsque je m’aperçois que des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ne respectent pas ces règles, notamment en allant dans des restaurants clandestins, je le dis. Ça a été le cas, d’après ce que je comprends, ce week-end, d’un commissaire de police dans le sud de la France. Si jamais c’est vérifié, j’ai demandé au directeur de la police nationale de le suspendre et de le retirer de son poste de commandement."

  • « Il fait ça depuis quand papa ? » : avec la brigade de protection des mineurs, qui aide les victimes d’inceste
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/11/23/a-la-brigade-de-protection-des-mineurs-la-parole-pour-faire-emerger-les-affa

    « L’intra » de la brigade, là où se traitent les cas d’enfants battus, agressés, violés à l’intérieur de la famille, a accepté d’ouvrir ses portes au « Monde ».

    #paywall

    • « L’intra » de la brigade, là où se traitent les cas d’enfants battus, agressés, violés à l’intérieur de la famille, a accepté d’ouvrir ses portes au « Monde ».

      Elle a de longs cheveux bruns attachés par un élastique, remontés par des barrettes roses. Une veste beige, une robe, des collants violets et des baskets blanches. Ce jour de septembre, la caméra de la salle d’audition de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris filme Louise (tous les prénoms des victimes ont été modifiés) en gros plan. Elle a 5 ans. Sa mère, qui soupçonne des agressions sur sa fille, l’a accompagnée. L’enquêtrice commence : « Tu sais pourquoi on est là Louise ? » « Non, je ne sais pas », répond-elle, un peu évanescente. « On est là pour avoir une discussion, pour que tu dises la vérité. Tu sais ce que c’est la vérité ? », poursuit la policière. « C’est dire ce qui est vrai, et le mensonge ce n’est pas vrai », explique Louise. « Qu’est-ce que tu fais comme activités Louise ? » « Du cirque, de l’escalade, de la danse, de la chorale », énumère l’élève de grande section de maternelle, presque souriante. Ses mains cherchent le mur auquel elle est adossée. Ses jambes se croisent et se décroisent.

      « Comment c’est ta chambre à Paris ? », continue l’enquêtrice. « J’ai ma chambre, et il y a un tapis multicolore, comme ici », décrit-elle en montrant le tapis chatoyant qui tente de réchauffer une pièce où des faits si traumatisants sont verbalisés. « Est-ce que tu t’entends bien avec maman ? » « Oui. » « Et avec papa ? Tu peux me dire des choses. S’il y a des choses qui te dérangent ?… », esquisse la policière. La petite fille se cambre, puis se balance sur le banc. Elle dit : « Tu vois les chaises là, eh bien j’ai les mêmes à la maison. » Premier changement de sujet de Louise.

      L’enquêtrice tente de contrer les stratégies de diversion de l’enfant : « Je me demande si tu as des choses à dire, s’il y a un secret que tu n’arriverais pas à dire, quelque chose de pas normal à la maison ? », relance-t-elle d’une voix calme et maternante. « Non, il n’y a rien », persiste l’enfant, en basculant sa tête dans ses mains. « Et quand maman n’est pas là, ça se passe comment avec papa ? » « Tu sais, dimanche, c’est l’anniversaire de ma copine Anna, on va lui acheter un porte-clés et un livre de princesses », esquive Louise. « Pour en revenir à notre discussion, j’ai une question indiscrète, insiste doucement la policière, est-ce que quelqu’un touche tes parties intimes ? Tes fesses ? Ta nénette ? »

      « Il me caresse sur la nénette pour m’endormir »

      Louise regarde ses chaussures. Ses doigts s’entortillent dans ses chaussettes. D’un coup, son petit corps, qui parle plus qu’elle depuis le début de l’audition, lâche. Sa tête s’échappe contre le mur : « Il me caresse sur la nénette pour m’endormir. » « Qui il ? » « Papa. » « Il met la main sur ou dans le pyjama ? » « Dans le pyjama. Papa, il m’a dit qu’il ne faut pas le dire, que c’est qu’entre nous deux. » Louise tente d’enfouir son visage dans la table blanche de la salle d’audition. « Je n’aime pas trop parler de ça. Il me demande de toucher ma partie intime mais moi je ne veux pas. Il me demande de monter et de descendre », exprime-t-elle en mimant avec sa main un geste de masturbation.

      Le pied de Louise tape contre la table. « Quand il le fait, le pipi sur moi il est blanc. Alors que dans les toilettes, il est jaune. Parfois, il me met le doigt dans la nénette, ça fait mal. » Elle se retourne à nouveau contre le mur, comme si elle voulait s’y cacher. « Il fait ça depuis quand papa ? », continue l’enquêtrice. « Depuis la petite section. Il veut que je suce son zizi, mais j’ai dit non. » « Tu as très bien parlé Louise », termine la policière, pendant que la fillette enroule son pull autour de sa tête.

      « J’ai eu des frissons quand je l’ai vue faire ce geste, ça a été déterminant dans l’enquête. Ça ne s’invente pas ça à 5 ans, un geste masturbatoire, comme le pipi jaune et le pipi blanc », décode Guy Bertrand, chef de la section « intra » de la BPM qui a accepté d’ouvrir ses portes durant plusieurs jours au Monde. L’intra, en opposition à l’extra, là où se traitent les atteintes aux enfants commises à l’intérieur de la famille. Enfants battus, agressés, violés, derrière les portes fermées des chambres à coucher, sous le sceau du secret. L’inceste est un interdit anthropologique universel, pourtant, la prévalence du phénomène est massive : les spécialistes estiment que ce qui est arrivé à Louise concerne deux à trois enfants par classe de CM2. Derrière les figures repoussoirs des grands prédateurs pédocriminels, de Marc Dutroux, d’Emile Louis ou de Michel Fourniret, les atteintes sexuelles sur mineurs sont perpétrées à 80 % par des proches.

      « On plonge dans l’horreur, mais on se sent utile »

      « Les vraies bombes atomiques de l’avenir, elles sont chez nous, si on ne s’en occupe pas maintenant, il faudra le faire dans vingt ans, on n’échappe pas à l’inceste », défend le commandant divisionnaire Guy Bertrand, qui dirige l’intra depuis sept ans. « On plonge dans l’horreur, mais on se sent utile. Quand je faisais du “stup”, je ne me rendais pas compte de ce à quoi je servais, j’avais l’impression de vider l’océan à la petite cuillère. »

      Travailler à l’intra de la BPM, c’est arpenter ces couloirs du troisième étage du siège de la police judiciaire (PJ) parisienne, décorés d’affiches de super-héros, et « pointer là où ça fait très mal », déclare Mylène, une enquêtrice de 38 ans. La matière dérange. Chaque année, lors du repas de la brigade, les « stups » remplacent le temps d’une soirée la BPM pour leurs permanences, et « ils n’aiment pas ça, ils ont tout de suite envie d’aller interpeller les auteurs », décrit Vianney Dyèvre, le commissaire divisionnaire de la brigade. « Les policiers qui postulent en nous disant qu’ils adorent les enfants, on ne les prend pas, ils ne supportent pas après. »

      Au fil de ces textes administratifs, les mêmes trajectoires percutées par la prédation sexuelle.

      Les 264 enquêtes menées pour viol et agression sexuelle en 2019 de l’intra sont résumées dans des synthèses, rédigées à l’imparfait et en lettres capitales. Le Monde a pu en lire certaines. Au fil de ces textes administratifs, les mêmes trajectoires percutées par la prédation sexuelle. Le dossier de Cécile, 23 ans, qui « déposait plainte contre son père pour viol. Il reconnaissait les agressions sexuelles sur sa fille précisant qu’il s’agissait d’une erreur et qu’il était normal que sa fille remplace le manque d’affection de sa femme à l’époque, niant les fellations et les tentatives de pénétration. Monsieur déclarait que si sa fille le disait c’est que tout cela devait être vrai, mais qu’il ne s’en souvenait plus ».

      La page d’après, Marine, 22 ans, victime de son beau-père : « Selon lui, il ne faisait que subir le jeu qu’elle avait instauré, la considérant comme une nymphomane qui prenait l’initiative de pratiquer les fellations. »

      La suivante, Justine, 15 ans, « expliquait avec difficulté qu’elle avait été victime d’agression sexuelle et d’une vingtaine de viols par son père. Placé en garde à vue, le mis en cause niait l’intégralité des faits évoquant une vengeance de sa fille à qui il avait interdit une sortie ».

      Chloé, 15 ans, témoigne que son père, qu’elle voit en garde alternée, « lui caresse les fesses, les seins et le sexe et la force à garder la porte de la salle de bains ouverte quand elle se lave ».

      Le service de communication de la PJ parisienne ne sait lui-même pas quoi faire de ces notes produites par les vingt-cinq enquêteurs de l’intra. Parfois, quand les « stups », la « crim » ou la brigade de répression du banditisme (BRB) qui s’occupe des braqueurs font de belles affaires, les informations contenues dans de telles synthèses peuvent être communiquées à la presse. Pour l’inceste et la BPM, il y a rarement une ligne dans les journaux sur les enquêtes concernant Cécile, Marine, Justine ou Chloé.

      Ce crime prospère sur cette gêne, sur ce silence. « C’est le seul où l’auteur se déclare innocent et la victime se sent coupable », expose Guy Bertrand. Aussi parce qu’il est commis sans traces, sans aucune preuve pour l’objectiver. Dans les dossiers d’inceste, il n’y a presque jamais ces éléments qui permettent aux policiers de résoudre leurs autres affaires. Pas d’ADN, de blessures, de vidéosurveillance, de relevés téléphoniques ou de témoins qui attesteraient de quoi que ce soit. Comment alors documenter ces faits ? Comment les sortir de l’ornière judiciaire du parole contre parole et permettre le passage de la justice dans ces histoires douloureuses, ou la reconnaissance par les institutions est l’une des seules voies de guérison ?

      « C’est le seul crime où l’auteur se déclare innocent et la victime se sent coupable », expose Guy Bertrand, chef de la section « intra » de la BPM

      De toute la police française, l’intra de la BPM est le lieu où les dossiers reposent le plus sur la parole, cette parole si fragile des victimes, trop jeunes, ou trop traumatisées pour que les enquêteurs puissent y adosser des procédures qui tiennent devant les tribunaux. D’où une certaine frustration. Le taux de classement des plaintes recueillies y est plus élevé qu’ailleurs : dans la majorité des cas, le parquet des mineurs de Paris, la section P4, classe sans suite.

      Mais ces policiers ont développé une vraie technicité dans le recueil de la parole. Vianney Dyèvre, le patron de la BPM, l’affirme : « Mes équipes ne sont peut-être pas les meilleures pour interpeller un dealeur au milieu d’une cité, mais pour faire parler les victimes, oui. » Et de citer les nombreuses affaires où ils ont été sollicités par leurs collègues d’autres services pour interroger des enfants projetés dans des affaires criminelles, comme la fille de Mickaël Harpon, l’auteur de l’attentat de la Préfecture de police de Paris en octobre 2019, ou ce frère et cette sœur seuls témoins de l’étranglement de leur mère par leur père.

      Le séisme d’Outreau

      A 31 ans, Sophie entend des victimes d’inceste depuis sept ans déjà. Dans son bureau avec vue sur la porte de Clichy du Bastion, ce grand bâtiment bleu et métallique de la police judiciaire, elle parle de cette matière qui a fait bouger ses « curseurs » personnels : « Mon mari, policier comme moi, me dit souvent que je ne me rends plus compte de ce que je raconte, de ce qui est grave ou pas. »

      Elle poursuit sur ces « bouts de chou » pour lesquels elle veut se battre, même si cela implique d’affronter la sacralité de l’institution familiale, en libérant la parole. « Je me sens briseuse de familles, et ça me travaille parfois le soir quand je rentre en métro. » Mais c’est surtout pour cela qu’elle est devenue policière, pour faire émerger ces crimes. « Un enfant qui se fait sodomiser par son père, il ne voit pas le mal puisque ça vient de ses parents. Pour lui, ça peut être aussi normal que d’aller acheter des bonbons. » Sophie note autant les déclarations des victimes que le non-verbal, les changements de faciès, les mains qui se crispent sur les vêtements, les pieds qui tapent contre les chaises, les ongles qui d’un coup sont rongés.

      Le recueil de la parole a été « protocolisé » pour tenter de répondre aux exigences probatoires plus fortes des tribunaux.

      Depuis le séisme d’Outreau, le « Léviathan » des affaires d’inceste, et la baisse d’un quart des condamnations judiciaires pour violences sexuelles sur mineurs en une décennie qui s’en est suivie, le recueil de la parole a été « protocolisé » pour tenter de répondre aux exigences probatoires plus fortes des tribunaux. Signalés par l’école ou par leurs proches, les enfants arrivent à la BPM. A chaque début d’audition, les policiers de l’intra font le test du mensonge. Ils demandent aux petits « comment s’appelle mon chat ? » ou si leur pantalon est jaune alors qu’il est bleu. Il s’agit de mesurer le niveau d’induction de la victime, s’il répond que le chat s’appelle « Polo » ou que le pantalon est jaune, au lieu de dire « je ne sais pas » pour le nom du chat, ou bleu pour le pantalon, cela montre que l’enfant est « induit », c’est-à-dire qu’il fait primer la parole de l’adulte sur la vérité.

      L’enjeu, c’est d’avoir accès à une parole de victime la moins contaminée possible par d’autres récits, explique Sophie :

      « Quand j’entends un enfant, je fais comme si je ne sais pas pourquoi il est là. Et je suis seule avec lui, il n’y a aucun autre adulte, parce que sinon il va dire ce qui fait plaisir à l’adulte référent. Je le rassure, je le félicite quand il parle. S’il change de sujet, ce qu’ils font souvent, je ne le suis pas, je reviens ».

      Ces auditions sont d’autant plus cruciales qu’elles ne peuvent n’avoir lieu qu’une fois – après le témoignage risque d’être contaminé justement – et ne durent en général que quarante minutes maximum, durée au-delà de laquelle l’attention des enfants se dissipe. D’autres règles empiriques existent : ne pas laisser jouer l’enfant pendant des heures dans la salle d’attente, parce qu’au moment de l’audition, il ne pensera qu’à y retourner et ne se concentrera donc pas. Eviter de l’interroger le soir, il est fatigué, ou le mercredi après-midi, moment habituel de son activité préférée.

      Mylène, une autre enquêtrice de l’intra, a entendu Malia, une fillette de 5 ans, comme Louise. Elle a une robe jaune avec des papillons multicolores dessus. Dans la salle d’audition de la BPM, elle boit sa brique de jus de pomme à la paille et joue avec son sac à main turquoise. Pour la policière, comme pour les autres, il y a une autre règle absolue : ne jamais évoquer l’auteur. « On ne doit surtout pas dire “raconte-moi ce que ton cousin a fait”, il doit y aller tout seul. » Ce qui est le cas pour Malia. A la question : « Est-ce que tu sais pour quelle raison tu es là ? », elle a répondu :

      « Tonton Fred, il m’a montré son zizi et ses fesses et il ne m’a même pas dit pardon. »

      Mylène a ensuite convoqué « tonton Fred » pour le faire avouer et consolider la parole de Malia. « C’est très long, je lui fais parler de sa relation aux enfants, de sa vie sexuelle, de ses pratiques et ses rencontres, et je me rapproche doucement des faits, je cherche les failles », explique l’enquêtrice :

      « Je l’interroge sur sa relation à sa nièce, comment il la considère. Il me répond qu’il l’aime, et je m’en sers comme point d’entrée : “Si vous l’aimez, elle a besoin de la vérité.” Ça prend souvent des heures pour que les auteurs assument. Malia avait raison sur toute la ligne : son oncle lui avait bien touché le sexe. »

      « Papa, il me viole »

      D’autres auteurs d’inceste sont plus retors. Il a fallu une garde à vue et trois interrogatoires pour que le père de Roxane reconnaisse avoir violé sa fille de 12 ans. D’origine chinoise, Roxane est au collège et vit à Belleville. Un jour, elle veut sortir avec ses copines. Sa mère lui répond que c’est dangereux dehors, il faut faire attention aux garçons, elle peut tomber enceinte. Roxane est pétrifiée et raconte à sa mère que son père, ouvrier dans le bâtiment, a mal au dos et lui réclame des massages le matin quand tout le monde dort. Il en profite pour l’agresser. La mère de Roxane l’emmène en urgence à l’hôpital, pour « vérifier son corps ». L’adolescente est signalée à la BPM. Elle confirme ses propos :

      « Papa, il me viole

      – C’est quoi un viol Roxane ?

      – C’est toucher au corps de quelqu’un sans qu’il soit d’accord. Papa me prend dans ses bras, me met sous la couette et fait ses actes.

      – Tu ressens quoi Roxane ?

      – C’est dégueulasse. Il y a du liquide blanc dans ma zézette.

      – Tu es en colère ? » La jeune fille pleure, et fait oui de la tête.

      Son père nie d’abord farouchement. « Je suis père, comment je pourrais faire ce genre de gestes ? » « Ici, c’est la brigade des mineurs et nous voyons des pères faire ça. » « Je suis père, je ne peux pas faire ce genre de choses. Je ne peux pas faire perdre la face à mes parents. » Troisième audition, le père de Roxane est acculé par les détails réunis par les policiers. « Votre fille a un récit précis, papa met son zizi dans sa zézette, elle parle de la couette mouillée, du blanc sur la couette, comment est-ce qu’elle connaît ça ? Elle ment ? » « Non, c’est moi qui mens », finit-il par craquer. « J’ai un tout petit peu essayé, je n’ai pas réussi. Je voulais juste me masturber et pas rentrer complètement, je ne suis pas aussi cruel. »

      Les auteurs d’inceste n’ont pas forcément une inclinaison sexuelle pour les mineurs, comme ceux qui regardent compulsivement des vidéos pédopornographiques. Ils peuvent aussi être des violeurs d’opportunité, qui revendiquent une possession et une toute-puissance sur les corps des membres de leur famille. Par exemple, le père de Roxane se justifie avec cet argument mentionné dans plusieurs dossiers de l’intra :

      « Si je demande à ma femme, elle ne va pas accepter tout de suite. C’est pour ça que j’ai fait des choses pas bien avec ma fille. »

      La difficulté de « sortir » les vieilles affaires

      Dans les affaires d’inceste, l’écrasante majorité des auteurs de l’intra sont des hommes : 96,5 % en 2019. Les victimes sont à 75 % des filles, 25 % des garçons. Le mouvement #metoo a entraîné une inflation des plaintes pour violences sexuelles à la BPM. Surtout celles de mineurs devenus majeurs. En 2019, il y a eu 408 saisines du service pour agressions sexuelles et viols, un chiffre en progression. « La parole se libère, les déclarations augmentent, mais pas les interpellations, car les vieilles affaires sont très difficiles à sortir », indique Guy Bertrand.

      Qu’est-ce qu’une vieille affaire ? « Des jeunes filles qui rencontrent leur premier amour et qui se rendent compte que ce n’est pas normal ce qui leur est arrivé, quelque chose se déclenche. Ou la première maternité. Ou quand son propre enfant atteint l’âge où ont eu lieu les agressions. Parfois même les victimes viennent à la veille de leurs 38 ans et de la prescription », liste dans son confortable bureau de la BPM, agrémenté d’un canapé et de bonbons, Corinne Bertrand, la psychologue de la brigade. Depuis la nouvelle loi de 2018 et le rallongement de la prescription, une victime peut porter plainte jusqu’à ses 48 ans pour des atteintes survenues pendant l’enfance.

      D’un point de vue policier, ces procédures sont compliquées : les faits sont anciens, les victimes débarquent à la BPM après des années d’amnésie traumatique et de conduites à risque, avec des flashs de viol ou des hallucinations olfactives de sperme. Il s’est passé quelque chose, mais comment le prouver et le « judiciariser » ? « Les vieilles affaires sont toutes vraies », certifie Mylène. « Les victimes sont toutes brisées, elles n’arrêtent pas de pleurer, comme un enfant qui aurait un gros chagrin. Il n’y a pas de fausses affaires dans ces cas-là, mais beaucoup de boulot pour nous », corrobore sa collègue Sophie.

      Parfois, le dossier tient à une gourmette à grosses mailles. Celle dont Stéphanie se souvient, attachée au poignet de son agresseur

      Les enquêteurs se lancent alors dans un travail d’archéologie familiale. Photos jaunies, journaux intimes, témoignage de la nourrice de l’époque, notes sur les bulletins scolaires qui auraient décroché d’un coup, hospitalisations en psychiatrie, tentatives de suicide, fugues, ils ramassent tout pour documenter l’inceste.

      Parfois, le dossier tient à une gourmette à grosses mailles. Celle dont Stéphanie se souvient, attachée au poignet de son agresseur dont elle a oublié le visage, lorsqu’elle était contrainte de pratiquer des fellations à l’âge de 5 ans. Trente ans plus tard, Stéphanie tombe enceinte et décompense : « J’étais effondrée en apprenant que j’allais avoir une fille car les filles, elles se font agresser », décrit cette infirmière en maison de retraite. Elle porte plainte et raconte ses réminiscences à la BPM, incriminant son beau-père de l’époque. Elle fait l’objet d’un examen psychiatrique, qui établit qu’elle souffre d’un « état fragile dépressif » et que « la grande part de reconstruction de son récit ne permet pas d’exclure l’affabulation ».

      Auditionné, son ancien beau-père avoue spontanément « s’être fait pratiquer des fellations par la petite Stéphanie. Il n’était pas en mesure de dire combien de fois il l’avait contrainte à ces actes sexuels mais donnait une fréquence d’environ deux à trois fois par semaine », écrit l’enquêteur. L’agresseur explique avoir été attiré par son côté petite enfant « blonde » et portait « effectivement une gourmette en argent au poignet, offerte par la mère de la victime ». Confronté à Stéphanie, il ne cesse de répéter qu’il a fait « une grosse bêtise », exprime ses regrets, mais ne parvient pas à fournir d’explications malgré les demandes insistantes de la jeune femme.

      Parole coconstruite

      Ouvriers, cadres, généraux de l’armée, instituteurs ou encore patrons de start-up, tous les milieux sociaux défilent à l’intra. « J’ai plus d’empathie pour le toxicomane du coin, le pauvre hère qui fait ça. Je ne plains pas celui qui vit bien, qui a les armes intellectuelles et qui sait qu’on ne touche pas aux enfants », indique Guy Bertrand, le chef de section.

      Florence a grandi derrière les hauts murs des beaux immeubles haussmanniens d’un quartier huppé de Paris. A 34 ans, elle écrit au procureur de la République de Paris, et dénonce des viols imposés par son grand frère de 1985 à 1997. Ses deux parents sont médecins, ses deux frères le sont devenus, sa sœur est religieuse, elle institutrice. Dans ses souvenirs, il y a un livre de physique de 2de, qu’elle lisait quand son frère serait venu lui faire réviser son contrôle et en aurait profité pour l’agresser. Il y a les draps d’une chambre qui sont défaits et qu’elle regarde avec honte le lendemain matin. Il y a surtout des années passées dans les arcanes des services de psychiatrie, à affronter les ressacs de son traumatisme à coups de dépressions et de tentatives de suicide. Avant la plainte, son frère lui a bien écrit une lettre :

      « Florence, je me permets de t’écrire simplement pour te dire que je regrette très profondément les actes ignobles que je t’avais fait subir il y a quelques années. J’ai conscience de tout le mal que je t’ai fait. Je voulais que tu saches que j’étais prêt à reconnaître mes actes devant qui tu le souhaiterais et à faire face aux conséquences. Je te demande pardon, même si je sais que cela est impossible. »

      Dans les locaux de la BPM, Florence et son frère sont confrontés. Comme souvent, l’auteur d’inceste avoue les agressions sexuelles mais pas les viols, plus condamnés. « Mais on sait que quand les faits minimaux sont reconnus, la suite de ce que dit la victime a eu lieu aussi », relate Guy Bertrand. Toutes ces affaires, ces spécialistes du recueil de la parole les débriefent entre eux, réfléchissent à chaque fois à ce qui aurait pu être amélioré. Ils le savent : la parole est coconstruite. Il y a la victime qui réussit à parler et l’enquêteur qui installe des conditions propices pour l’entendre. Tous pointent la nécessité vitale de porter plainte, « même si c’est prescrit, même si c’est flou », car, selon le chef de l’intra :

      « Un violeur ne viole jamais qu’une fois, c’est comme un carnivore, le goût du sang reste. Si ça ne marche pas cette fois-là, ça servira pour la prochaine victime. »

    • 20 ans de délai pour les délits, 30 ans pour les crimes, c’est ce que j’ai retenu...
      https://www.franceinter.fr/justice/atteinte-sexuelle-viol-age-et-consentement-de-quoi-parle-t-on

      atteinte sexuelle : Elle est définie par l’article 227-25 du code pénal : « le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise, une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

      C’est un délit, l’auteur est donc jugé devant un tribunal correctionnel.

    • Chez Médiapart on parle aussi de cette brigade mais c’est pas un communiqué du gouvernement contrairement au papier de l’e-monde.fr

      Pédocriminalité : fiasco policier dans une école parisienne
      23 novembre 2020 Par Marine Turchi et Patricia Neves

      Treize enfants d’une école maternelle parisienne ont été auditionnés dans une enquête pour « agression sexuelle et viol sur mineurs » visant un animateur. Classé sans suite après seulement trois mois d’investigation, ce dossier a été rouvert et confié à une juge d’instruction. Notre enquête révèle des dysfonctionnements majeurs et des refus d’enregistrement de plaintes.


      Mise en garde : cet article fait état de faits présumés de pédocriminalité, sa lecture peut être particulièrement difficile et choquante.

      « Pour l’instant non, cela ne m’intéresse pas. » Ce 24 avril 2019, la policière de la brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris est claire au téléphone. À ce stade de la procédure, elle ne souhaite pas recevoir les autres familles de victimes présumées. À l’autre bout du fil, l’avocate Marie Grimaud est interloquée. Elle vient de lui dire qu’elle était désormais mandatée par « sept autres familles », et proposait une rencontre pour enregistrer « quatre » nouvelles plaintes. Dans ce dossier, trois plaintes pour « agression sexuelle sur mineur de 15 ans » ont déjà été déposées contre un animateur d’une école maternelle, à Paris. Au téléphone, le ton monte. « Madame, vous n’allez pas nous apprendre notre travail », s’agace la policière, qui rappelle la nécessité de respecter « la présomption d’innocence » et d’enquêter « à charge et à décharge ».

      Ces nouveaux témoignages n’arriveront pas jusqu’à la justice : moins de deux semaines plus tard, les policiers bouclent leur enquête. Une investigation close deux heures après la fin de la garde à vue de l’animateur, et au terme de seulement trois mois d’enquête. Le parquet de Paris classe l’affaire sans suite le 7 juin 2019, au motif d’une « infraction insuffisamment caractérisée ». Sans savoir que les policiers ont refusé de nouvelles plaintes.

      Aujourd’hui rouvert pour « agression sexuelle et viol sur mineurs de 15 ans », sous l’égide d’une juge d’instruction, grâce à la persévérance de parents et de leurs avocats, ce dossier est devenu synonyme de fiasco policier et judiciaire. Il compte aujourd’hui quatorze signalements, dont deux faisant état de lésions anale et vaginale sur deux enfants. Deux autres signalements vont être transmis prochainement. Le 15 septembre dernier, treize enfants ont été entendus par un nouveau service d’enquête. L’animateur, lui, conteste les faits et est présumé innocent.

      Mediapart a commencé à enquêter il y a un an sur cette affaire de pédocriminalité qui affole des dizaines de familles en plein cœur de la capitale, et a rassemblé un ensemble de documents, enregistrements et témoignages. Une partie des familles a accepté de nous rencontrer, une autre a refusé ; certaines se sont ravisées au cours de notre enquête pour différentes raisons. Pour respecter leur choix de ne pas apparaître et éviter que cet article ne soit vécu comme une deuxième violence, nous n’avons pas évoqué de situation personnelle et retiré des détails dégradants pour les enfants. Mais nous avons jugé nécessaire de ne pas écarter des éléments importants figurant dans les signalements, obtenus auprès de différentes sources.

      Sans préjuger de la culpabilité ou non de l’animateur mis en cause, l’enquête de la brigade des mineurs – qui a refusé de nous répondre, invoquant le « secret de l’enquête » – laisse à ce stade apparaître de nombreuses défaillances : refus d’enregistrement de plaintes, donc, mais aussi procès-verbal orienté à décharge, omissions, actes d’enquête non réalisés, pistes inexplorées.

      L’affaire révèle également les défaillances d’institutions comme la mairie et l’école, qu’on imagine préparées à gérer ce type de situation mais qui, selon les parents, n’ont pas su assurer leur mission d’information, d’accompagnement des familles et de remontée de la parole des enfants, suscitant désarroi et colère (lire notre enquête).

      Une affaire classée après trois mois d’enquête

      L’affaire commence fin janvier 2019. Elle part des déclarations d’un enfant de 3 ans et demi, scolarisé à l’école maternelle Paul-Dubois, dans un quartier favorisé du IIIe arrondissement de Paris, à quelques pas de la place de la République. Un soir, le garçon demande à sa mère de lui faire des « bisous sur les poches ». Cette remarque, qui s’avèrera un malentendu (il s’agit d’une histoire lue à l’école), ouvre la voie à des déclarations inquiétantes de l’enfant. Questionné par sa mère, il affirme notamment s’être fait pincer les fesses et touché « le zizi » dans les toilettes de l’école par H. F., un animateur périscolaire de 37 ans, en poste depuis la rentrée de septembre 2018. Le petit garçon développe un langage sur la sexualité qui, bientôt, inquiète les parents. Il commence à associer le sexe à la douleur.

      Deux autres familles, mises au courant, questionnent à leur tour leurs enfants scolarisés dans la même classe, en prenant soin de le faire sur chaque animateur. Une petite fille déclare à sa mère que H. F. est « méchant » car il a touché sa « pépette » et celle de trois autres enfants, dans les toilettes de la cantine ; ce qu’elle redira spontanément à sa grand-mère. Une autre affirme à ses parents, en mimant la scène, que l’animateur lui a « montr[é] son zizi », qui a « saigné » du sang « rose ». Ces trois familles portent plainte. Le 14 février, H. F. est suspendu. Une semaine plus tard, les familles de l’école, informées de la situation par un courriel des représentants des parents d’élèves, plongent dans l’inquiétude.

      Dans les semaines et mois qui suivent, les déclarations des enfants, dans des cercles différents et toutes classes confondues, se multiplient, auprès de leurs proches, à l’école ou durant les consultations avec différents pédopsychiatres. Mais durant son enquête de trois mois, la brigade des mineurs n’auditionnera, elle, qu’une partie du personnel de l’école et six des cent soixante-huit enfants de l’établissement.

      Deux signalements font basculer le dossier

      Au mois de juin 2019, deux semaines seulement après le classement sans suite de l’affaire, deux signalements de médecins font tout basculer. Adressés au procureur de la République de Paris, les 21 juin et 2 juillet 2019, ils concernent deux enfants âgés de 4 et 5 ans, scolarisés à l’école Paul-Dubois. La famille est en grande difficulté sociale et les parents, marocains, ne maîtrisent pas le français. À deux reprises en juin 2019, la mère dit s’être rendue à la brigade des mineurs (accompagnée la seconde fois d’une interprète) pour déposer plainte. À deux reprises, elle affirme s’être vu refuser l’enregistrement de sa plainte, ainsi qu’un examen dans une unité médico-judiciaire. Ce qu’a confirmé, dans une attestation écrite versée au dossier, l’assistante sociale qui suit la famille.

      C’est donc par ses propres moyens, et avec une interprète, qu’elle va faire examiner ses enfants fin juin 2019, auprès du centre médico-psychologique petite enfance (CMPP) à l’hôpital, puis auprès d’une pédiatre. Dans son signalement, la pédiatre a constaté « l’absence d’hymen » de la petite fille, qui lui a fait part de douleurs en désignant sa vulve, et chez le garçon, « une discrète béance anale » (c’est-à-dire un orifice élargi), ainsi qu’une « petite inflammation périanale ».

      Aux pédopsychiatres, à la pédiatre et aux avocats qu’ils mandatent, les parents de ces deux enfants font le même récit. Ils détaillent les « perturbations comportementales » qu’ils disent avoir observées, « fin janvier-février 2019 », chez leurs enfants, mais aussi des « lésions physiques » constatées au niveau génital et anal.

      Face à la persistance des douleurs physiques de sa fille, la mère lui aurait demandé si on lui avait fait du mal. La fillette n’aurait « accepté de s’exprimer qu’après avoir été rassurée du fait que sa mère la protégeait et qu’elle ne retournerait pas à l’école ». « Elle a alors raconté à sa mère des attouchements de nature sexuelle, réalisés par un homme à l’école », indique la pédiatre dans son signalement. Même chose pour son fils, qui, questionné, a révélé des faits, « avec peur ».

      Aux médecins, les enfants ont répété les récits qu’ils avaient livrés à leur mère. D’après les signalements, la fillette, s’exprimant « de manière claire, avec ses mots d’enfant », a détaillé des faits qui auraient eu lieu « à l’école », « dans les toilettes ». Un « monsieur » lui aurait fait « mal aux fesses » en lui faisant, à plusieurs reprises, « une grosse piqûre dans les fesses », qu’elle a décrite comme « toute blanche, avec un gant ». Il aurait aussi « mis son doigt dans son pipi », a-t-elle dit en désignant son vagin. « Elle précise qu’elle a pleuré, qu’elle a eu mal, qu’il y avait du sang “rouge comme de la tomate” et que le monsieur l’a nettoyée avec du papier », écrit la pédiatre dans son signalement. « Et il m’a embrassée sur ma bouche et m’a dit que j’étais son amoureuse, je n’ai pas aimé », a indiqué l’enfant, ajoutant que l’animateur aurait fait « pipi sur ses fesses ».

      Elle dit avoir vu cet adulte faire « la même chose à son frère, devant elle ». Se mettant « à quatre pattes », elle a mimé la scène à la pédiatre et déclaré : « Il a fait une grosse piqure à mon frère, avec quelque chose de blanc, dans les fesses, il a fait beaucoup, beaucoup ça. » Son frère aurait « pleuré beaucoup ». « Le monsieur m’a fait mal aux fesses. J’ai crié “mais arrête, arrête de me faire mal”, j’ai dit “arrête de rigoler” », a expliqué à la médecin le garçon de 4 ans, « fatigué » lors de l’examen. À sa mère, il avait raconté « qu’un grand monsieur l’aurait mis dans une cage au fond de l’école et lui aurait fait une grosse piqûre », qu’il « lui aurait baissé le pantalon et lui aurait fait bobo et lui aurait dit de ne pas le dire ».

      À l’appui de son témoignage, la mère a fourni quatre photographies des parties intimes de ses enfants, versées au dossier. Dans leur signalement, daté du 2 juillet 2019, les médecins estiment que ces clichés « appellent à un examen médico-judiciaire rapide ». Le lendemain, les avocats, Mes Marie Grimaud et Rodolphe Costantino, font état, dans un courrier à la vice-procureure chargée de la section mineurs du parquet de Paris, de la situation de treize enfants : outre les trois figurant déjà dans l’enquête préliminaire, ils évoquent sept élèves qui auraient révélé à leurs parents des faits susceptibles d’être qualifiés de « viols » ou d’« agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par une personne ayant autorité », et trois autres qui présenteraient des « troubles majeurs du comportement […] évocateurs d’une exposition grave à la sexualité adulte » et imposant des « évaluations pédopsychiatriques ».

      Quatorze signalements entre les mains de la justice

      Les deux signalements concernant la famille marocaine entraînent la réouverture du dossier. Le 10 septembre 2019, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire contre X des chefs d’« agression sexuelle sur mineurs de 15 ans », confiée à une juge d’instruction. Un nouveau service d’enquête est saisi pour réaliser les auditions : l’OCRVP (Office central pour la répression des violences aux personnes), chargé des dossiers de pédocriminalité sensibles.

      En août 2020, l’information judiciaire a été élargie à des faits présumés de viols. Le 15 septembre, treize enfants ont été auditionnés (le quatorzième ne s’est pas présenté) par les policiers de l’OCRVP, avant de faire l’objet d’examens cliniques et psychologiques par les unités médico-judiciaires (UMJ) de l’Hôtel-Dieu. Interroger des enfants dans ce type d’affaires est toujours délicat. Mais que dire d’une audition et d’examens médicaux deux ans après le début des faits présumés ? Certains ont aujourd’hui cinq ou sept ans, un âge où le langage est bien mieux maîtrisé, mais où les souvenirs ont pu s’effacer, s’altérer ou bien être influencés dans un sens ou dans un autre. Certaines lésions corporelles éventuelles ont, elles aussi, pu disparaître. Même relancée, l’affaire ne restera-t-elle pas affectée par le fiasco initial ?

      Actuellement, le dossier compte, outre les trois plaintes initiales, quatorze signalements de pédopsychiatres ou psychologues (lire à ce sujet notre onglet Prolonger). Des propos similaires et explicites ont émergé de ces consultations, avec leurs mots d’enfants (« zizi », « pépette », « zézette », « ventre », « fesses », « choses méchantes »), accompagnés parfois de gestes clairs : l’animateur aurait « touché » ou « joué » avec leur sexe ou leurs fesses, aux « toilettes » le plus souvent, mais aussi à la « sieste », sous la cabane de la cour de l’école ou encore « dans le préau ».

      Chez certains, il est aussi question d’H. F. faisant « pipi » sur eux, ou bien de « jeux méchants », comme le « jeu du docteur » : « H. me disait qu’il avait mal là (l’enfant montre son sexe)… je devais lui donner un médicament… H. me demandait de mettre ma bouche sur son zizi », a déclaré un enfant. Une petite fille a décrit une possible agression sexuelle le jour de « la photo de classe » où elle avait « mis [sa] robe rose ». Sa mère a assuré que, depuis ce jour, elle n’a plus voulu porter de robe.

      Les « symptômes » constatés chez les enfants présentent également des similitudes. Après la révélation de l’affaire, la plupart des parents ont affirmé aux pédopsychiatres avoir observé un changement de comportement de leurs enfants à l’automne 2018, alors que leur développement était « normal » avant la rentrée scolaire de 2018, date de l’arrivée de H. F.

      Plusieurs enfants ont manifesté, d’après les signalements, des « colères » – parfois « intenses et violentes » –, de l’« anxiété », des « crises de pleurs », de l’incontinence fécale ou urinaire, des « attitudes et jeux sexualisés », des « conduites et équivalents masturbatoires » fréquents, qui ne correspondraient pas à « l’activité exploratoire » propre aux enfants de leur âge, et qui ont, souvent, envahi le « quotidien » de l’enfant et « pollu[é] la vie familiale ».

      Dans ces signalements, les exemples sont nombreux et précis. C’est un petit garçon qui aurait réclamé à plusieurs reprises à sa mère « un doigt dans les fesses » et cherché à l’embrasser sur la bouche. Un autre qui aurait tenté de « lécher l’anus de son frère » après lui avoir touché le sexe. Une petite fille, diagnostiquée en état de « stress post-traumatique », qui a développé des troubles obsessionnels compulsifs et des « angoisses de type phobique au moment de la douche ». Etc.

      Chez certains est apparue une peur d’aller à l’école, aux toilettes ou de se dénuder ; mais aussi des « lésions dermatologiques » au niveau des parties génitales, du bas-ventre, des fesses, parfois attestées, avant la révélation de l’affaire, par des certificats médicaux.

      Les dessins et « cauchemars répétitifs » de certains enfants interrogent aussi. L’une a, à partir de l’automne 2018, répété le même cauchemar – un personnage qui pique les fesses de Blanche-Neige avec un bâton et lui met une pomme empoisonnée dans la bouche. Un autre a dessiné un personnage masculin avec « un pénis proéminent », qui prenait « les enfants » pour « les emmener vers son zizi… et ses boules », a-t-il expliqué au pédopsychiatre en parlant de « secret ». « Je pensais à H. quand j’ai dessiné le zizi. H. m’a montré son zizi. Il l’a rentré vite dans son slip, il y avait [la responsable des animateurs] qui arrivait… »

      En consultation, les pédopsychiatres ont souvent constaté l’expression d’une « gêne », de « honte », de « colère » et une grande « émotion » au moment de ces récits, ainsi que, chez certains, une dimension de « secret » qui pourrait suggérer « l’existence d’un lien d’emprise » avec un adulte ayant « un ascendant ». Plusieurs ont exprimé des douleurs ou leur malaise : « C’était pas bien » ; « Ça m’a fait mal » ; « Ça ne m’a pas fait mal… ça a fait bizarre ». Pour ces psychiatres, les enfants semblent avoir été « exposés à la sexualité adulte » ou à un « vécu d’agressions de type sexuel ».

      Ces récits sont-ils le fait d’agressions subies ou d’une contamination de la parole ? Les parents ont-ils réinterprété l’attitude de leurs enfants a posteriori ou ont-ils au contraire détecté des signaux alarmants ? Il reviendra à la justice d’établir les faits. Mais deux certitudes demeurent : les conséquences de cette affaire sur les enfants et leurs proches sont considérables ; plusieurs points demandaient une enquête policière approfondie et adaptée à la gravité des faits prétendus et signalés. Celle-ci n’a, semble-t-il, pas eu lieu, comme en témoigne le dossier d’enquête préliminaire, que Mediapart s’est efforcé de décrypter et qui laisse apparaître des dysfonctionnements et pistes inexplorées.

      Une enquête préliminaire à trous

      Une première défaillance apparaît dès le démarrage de la procédure : aucun enfant n’a fait l’objet d’examens médicaux et psychologiques par les unités médico-judiciaires (UMJ). Quant aux auditions des six enfants, elles semblent avoir été expéditives. Trois ont duré autour d’un quart d’heure ou moins, les deux autres autour de 30 minutes, alors que le protocole NICHD – qui fait désormais référence dans les affaires de violences sexuelles – prévoit des auditions en trois phases, dont une première de mise en confiance pour faciliter la parole. Deux sont résumées en une dizaine de lignes à peine dans le dossier, sans retranscription des questions et réponses. L’une n’a pas été réalisée car l’enfant a refusé de suivre les policiers.

      Aucun questionnaire n’a par ailleurs été distribué à l’école Paul-Dubois – ni dans le centre de loisirs où l’animateur travaillait également. Cela aurait permis de récupérer d’autres témoignages rapidement.

      Plus grave : plusieurs familles ont affirmé avoir été découragées par la brigade des mineurs lorsqu’elles ont envisagé de porter plainte. C’est le cas de la famille marocaine qui prétend avoir essuyé deux refus d’enregistrement de plainte, comme évoqué plus haut. Ou encore d’un père joint par Mediapart, qui assure avoir contacté, après la révélation de l’affaire, la brigade des mineurs afin d’évoquer les symptômes observés chez son enfant. « Pas besoin de venir. Ça ne sert à rien », lui aurait répondu la policière, selon son récit à Mediapart. Et la policière aurait poursuivi en indiquant qu’il s’agissait « sûrement d’un malentendu » dans cette affaire, le suspect n’ayant pas d’antécédents et les enfants ayant vraisemblablement « exagéré ». Dans une attestation écrite à ses avocats et dans le signalement du pédopsychiatre au parquet, ce père a livré le même récit de cet échange avec la BPM. Sept mois plus tard, le signalement du pédopsychiatre fera état de propos de cet enfant décrivant des faits susceptibles d’être qualifiés de « viol ».

      Ce n’est pas tout : le 24 avril 2019, lorsque la policière de la brigade des mineurs a refusé d’enregistrer quatre nouvelles plaintes, elle n’en a pas fait état dans son PV rendant compte de cette conversation de sept minutes. La policière y évoque seulement la demande de l’avocate d’être reçue pour « pouvoir discuter de la procédure » et son « ton » (« Madame prétend expliquer aux policiers spécialisés la façon dont ils doivent travailler. »). Mais elle omet l’information capitale des quatre nouvelles plaintes.

      Ce que la policière ne sait pas, c’est que l’avocate a enregistré la conversation téléphonique, dont elle a transmis la retranscription à la juge d’instruction. Dans son courrier à la magistrate, le 4 octobre 2019, Me Grimaud dénonce la version « inexacte et fallacieuse » donnée de la conversation par la brigade des mineurs et estime que cela peut constituer un possible délit pénal de « faux en écriture publique ». À Mediapart, l’avocate explique avoir réalisé cet enregistrement en raison « des propos » qui auraient été tenus à leurs clients « par des enquêteurs de la BPM » et de « l’évidente inertie de l’enquête », qui fait « écho », selon elle, « à des situations déjà éprouvées dans d’autres dossiers gérés par ce même service ».

      Cet enregistrement, que Mediapart a pu écouter, montre aussi que la brigade des mineurs prête à l’avocate des propos qu’elle n’a pas tenus. Par exemple concernant « la présomption d’innocence » : dans son rapport de synthèse, la brigade écrit que l’avocate « semblait laisser entendre que dans ce type de procédure, ce principe fondamental du droit n’y avait pas forcément sa place ». Dans l’enregistrement, l’avocate indique au contraire : « Ah ! mais c’est pas à l’avocat que je suis que vous allez le rappeler [ce principe – ndlr], Madame. J’en ai bien conscience. »

      Résultat : les parents de l’école Paul-Dubois qui se sont manifestés par la suite n’ont pas souhaité se rendre à la brigade des mineurs. Cinq des familles que nous avons interviewées ont indiqué qu’elles avaient perdu « confiance » dans les policiers chargés de l’enquête, après avoir entendu les récits des « auditions » des autres parents ou de « refus d’enregistrement de plainte ».

      Quant aux familles auditionnées, elles ont confié à leurs avocats n’avoir pas toujours reconnu leurs propos dans les procès-verbaux. Certaines déclarations auraient même été déformées. Dans deux longs courriers adressés à la vice-procureure puis à la juge d’instruction, leurs avocats dénoncent un « manque absolu d’objectivité » des policiers, des « insuffisances » et « errements indignes d’un service d’enquête », « une synthèse tronquée, orientée », et une « volonté patente de décrédibiliser la parole des plaignants ».

      Sur 25 pages, ils comparent les auditions des enfants et de leurs parents au compte rendu que les policiers en font dans leur rapport de synthèse, et pointent un « décalage ». Un exemple parmi d’autres : lorsqu’une mère demande, en audition, si « un enfant peut mentir de la sorte », la policière lui répond qu’« à cet âge-là », cela peut être « l’imagination de l’enfant ». Une remarque que le rapport de synthèse attribuera à… la mère, en indiquant qu’elle « concluait son audition en disant qu’“à cet âge-là, ça peut être l’imagination de l’enfant” ». Les avocats estiment que peu d’éléments ont été retenus des dépositions, que les « éléments à décharge » ont été mis « en exergue » et « présentés comme avérés ». En partie « vidé de sa substance », le dossier était « inéluctablement voué au classement sans suite », jugent-ils.

      Des pistes inexplorées

      Parmi les griefs, également, des actes d’enquête non diligentés ou diligentés tardivement. Comme les cantinières de l’école, qui n’ont pas été auditionnées, alors qu’une partie des faits présumés se serait déroulée à la cantine, d’après plusieurs enfants. Comme la perquisition et le placement en garde à vue de l’animateur le 6 mai 2019, soit près de trois mois après sa suspension. Pourquoi une perquisition si tardive, dans ces dossiers où les policiers agissent traditionnellement en fonction du risque de dépérissement des preuves éventuelles (lire notre article) ?

      Les fils à tirer étaient nombreux pour la brigade des mineurs. Certains sont restés inexplorés, en particulier en ce qui concerne l’emploi du temps de l’animateur. Quand, exactement, était-il en contact avec la classe de petite section, celle d’où est partie l’affaire ? À la cantine ? Non, laissent entendre les policiers dans leur PV de synthèse. Ils savent pourtant, contrairement à ce qu’ils indiquent, que l’animateur a été en contact avec la classe de petite section à la cantine, à l’heure du goûter. La responsable éducatif ville (REV), chargée des animateurs de l’école, a elle-même apporté des précisions à cet égard. Pourquoi alors n’avoir pas évoqué le goûter dans le PV de synthèse ?

      Pourquoi avoir écarté d’autres pistes, comme celle du « jeu du loup » assimilé par les policiers à l’exercice antiterroriste réalisé dans toutes les écoles. Or le « jeu du loup » a bel et bien existé. L’animateur mis en cause y jouait lui-même avec les enfants, comme l’ont confirmé aux policiers la REV et une animatrice. Une petite fille a détaillé les règles du jeu à sa maman : pour ne pas être mangé par le loup « on [faisait] des bisous sur la bouche », y compris, a-t-elle précisé, à l’animateur, mais c’est un « secret ».

      Interrogé sur ce « jeu du loup » lors de sa garde à vue, l’animateur invoquera quant à lui un trou de mémoire : « Ça ne me dit rien. » Des trous de mémoire, il en aura plusieurs (sur sa présence à la bibliothèque, par exemple). Pourquoi les policiers ne l’ont-ils pas mis face à ses possibles contradictions ?

      Outre la bibliothèque, combien de fois l’animateur s’est-il par ailleurs occupé de la sieste ? Plusieurs enfants ont exprimé le souhait de ne plus y retourner. Dans l’enquête préliminaire, la question de la sieste est à peine abordée. Il y aurait eu, selon la REV, trois siestes surveillées par H. F. Sauf que l’animateur semble lui-même évoquer la possibilité d’une quatrième sieste lors de sa garde à vue. Y en aurait-il eu davantage ?

      Un élément de son audition devant les policiers est par ailleurs contredit par les récits de deux mères. Lors de son audition, l’animateur a répété qu’il se tenait « tout le temps à distance » des enfants et qu’il n’était pas « du tout » tactile. Il a notamment affirmé qu’à la bibliothèque, les enfants étaient assis « en face de [lui] » : « Si un enfant vient à poser sa tête sur mes genoux, je l’enlève tout de suite. De plus, je suis avec un livre, les coudes posés sur mes cuisses et le livre dans la main », a-t-il déclaré. Deux mères, dont l’une auditionnée par les policiers, ont indiqué à Mediapart avoir été mal à l’aise du comportement de l’animateur avec les enfants, avant l’affaire. La première a déclaré avoir vu, un « lundi soir », H. F. dans la « bibliothèque », « allongé sur un matelas » et deux enfants « allongés » de chaque côté de lui, sur ses « flancs ». La seconde a assuré avoir aperçu « deux fois » l’animateur « sous le préau, en fin de journée » lisant une histoire aux enfants en étant « littéralement collé à [eux] », qui étaient « à côté » de lui ou « sur ses genoux ».

      La réouverture de l’enquête permettra sans doute d’éclaircir les points restés en suspens. Comme elle permettra peut-être d’approfondir les investigations sur l’animateur lui-même. Car si les recherches réalisées montrent que H. F. a travaillé dans plusieurs structures de la Ville de Paris depuis 2005 sans jamais faire l’objet de signalement, le personnel de ces écoles n’a, lui, pas été questionné.

      De même, si les policiers n’ont constaté aucune « image » ou « séquence vidéo pédopornographique » dans le matériel informatique de l’animateur, ils n’évoquent pas ses comptes Facebook et Instagram, où il figure sous le pseudonyme de « Sale Doudou ». Sur sa page Facebook publique, où aucun contenu n’apparaît entre 2012 et août 2019, ses publications depuis le classement de l’affaire sont en majorité à caractère sexuel, crues. À visée « humoristique », elles interrogent par leur quantité. Elles mettent parfois en scène des personnages de dessin animé, comme Bambi et Pan Pan, pratiquant la sodomie ou d’autres actes sexuels ; parfois l’animateur lui-même.

      Contacté par Mediapart, l’animateur n’a pas souhaité nous répondre, préférant « laisser la justice faire son travail, les policiers travailler et apporter des réponses comme ils l’ont fait ». « Ils ont fait des investigations, ils ont fait tout le nécessaire », a-t-il ajouté. Son avocate, Sonia Ben Younès, souligne qu’il est « présumé innocent » et qu’il « conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés » (lire notre Boîte noire). Durant son audition, il avait dénoncé un « acharnement » et assuré avoir eu « un langage et un comportement plus que corrects » : « Je ne sors pas mon sexe, je ne montre pas mon sexe, et je ne touche pas les enfants. […] Ce truc-là, ça me dégoute. »

      Le dossier a-t-il reçu toute l’attention qu’il méritait ? Une énième scène permet d’en douter. Fin mars 2019, deux agents de la BPM se déplacent à l’école Paul-Dubois, pour effectuer « des constatations ». Dans leur compte rendu, ils se tromperont en situant l’enfant à l’origine de la procédure dans la mauvaise classe, au mauvais étage avec la mauvaise enseignante.

      Ce traitement de l’affaire s’explique-t-il par un manque de temps et de moyens des policiers ? Il intervient en tout cas dans un contexte où les services policiers chargé des dossiers de violences sexuelles sont surchargés, en manque d’effectifs et de ressources, notamment pour former leurs agents.

      Des interférences dans le dossier

      Une dernière bizarrerie apparaît cependant dans cette affaire : l’interférence d’un policier de la brigade des stupéfiants de Paris, extérieur au dossier. Informé de l’inquiétude des familles par la tante d’un enfant de l’école, ce policier, Thierry C., s’est renseigné auprès de la brigade des mineurs sur cette enquête. Puis il a rencontré, le 14 mai 2019, pendant près de trois heures, les trois familles plaignantes, en se présentant comme « un médiateur bienveillant » pouvant faire remonter « anonymement » des éléments à la brigade des mineurs.

      D’après le récit des familles (transmis dans le courrier des avocats à la vice-procureure), ce policier aurait expliqué avoir informé sa hiérarchie et la BPM de cette rencontre, par l’intermédiaire de son « chef copain avec le numéro 1 de la BPM ». Toujours selon les familles, Thierry C. leur aurait longuement fait part du sentiment supposé de la brigade des mineurs sur le dossier (« [Ils] pensent qu’il n’y a pas d’affaire »), sur les familles (des « bobos » dominés par un « sentiment anti-flic ») et sur leur avocate. Quelle était l’intention de ce policier ? Dans quel cadre agissait-il ? Questionné par Mediapart, il n’a pas répondu.

      Dans sa réponse à la vice-procureure, le chef de la brigade des mineurs, Vianney Dyevre, reconnaît quelques mois plus tard un échange de « quelques minutes » entre la BPM et ce policier au sujet de l’affaire, mais assure qu’« aucun élément d’enquête précis » n’a été divulgué et parle d’une « démarche très personnelle ». Pourtant, l’agent des stups a bien mentionné plusieurs éléments de l’enquête inconnus des parents (notamment le placement en garde à vue de l’animateur). Selon nos informations, une enquête pour « violation du secret professionnel » a été ouverte par le parquet de Paris, puis classée sans suite le 16 septembre 2019.

      Le rôle d’un autre agent – de la mairie celui-ci – suscite également des interrogations. Ancien capitaine de la brigade des mineurs détaché à la direction des affaires scolaires de la Ville de Paris (Dasco), Frédéric Régnier est chargé de mener les auditions dans le cadre de l’enquête administrative et de faire remonter les informations en sa possession vers l’enquête judiciaire.

      Plusieurs éléments dont il a eu connaissance ne figurent pourtant pas dans l’enquête préliminaire de la brigade des mineurs. C’est le cas d’un signalement qui lui a été fait par l’école, début avril 2019, concernant les propos tenus en classe par un enfant au sujet de l’animateur : « [Il] a joué avec le zizi de [prénom d’un enfant] et il lui a mis un doigt dans les fesses. » C’est le cas aussi du témoignage de la mère, qui a indiqué, lors d’une réunion avec la mairie, le 15 mars 2019, avoir vu plusieurs fois l’animateur « collé aux enfants », « ne s’exprim[ant] pas d’une façon adaptée » et avoir demandé à son fils « de ne pas s’approcher de [lui] ». Ce à quoi Frédéric Régnier avait répondu qu’il pouvait « éventuellement faire le lien avec la brigade des mineurs » pour transmettre cet élément, selon un enregistrement de la réunion que Mediapart s’est procuré.

      L’agent aurait aussi demandé à certains parents de venir avec leurs dépositions judiciaires lors de leur audition dans l’enquête administrative. Une famille a précisé à Mediapart avoir accepté « en confiance » et précise qu’il a même « fait la photocopie de [leur] audition ». Un élément problématique, selon les avocats, qui affirment que le mis en cause a pu avoir accès, comme c’est la règle, au dossier de l’enquête administrative, et donc à des éléments des dépositions judiciaires, avant sa garde à vue…

      Dans leur courrier à la vice-procureure, les avocats Mes Grimaud et Costantino se questionnent sur « l’ambiguïté de la fonction » de Frédéric Régnier et sa double casquette, qui a suscité « de l’incompréhension » chez une partie de leurs clients. Ils dénoncent aussi « l’inertie totale » de l’agent « dans le traitement de ces informations ».

      Sollicité par Mediapart, Frédéric Régnier n’a pas répondu. Le chef de la brigade des mineurs indique, lui, dans sa réponse à la vice-procureure, que sa brigade « n’intervient pas dans ce domaine » et que « l’organisation de réunions publiques au sein des écoles, la façon de mener les enquêtes administratives, les propos que M. Régnier tient aux parents et la façon dont il se présente relève de sa seule compétence ».

      Contactés par Mediapart, le parquet de Paris, la vice-procureure chargée de la section mineurs et le chef de la brigade des mineurs, Vianney Dyevre, n’ont pas répondu à nos questions précises, invoquant le « secret de l’enquête » (lire notre Boîte noire).

      Le 20 mai 2019, les deux avocats des familles avaient rencontré le commissaire Dyevre pour lui faire part des éléments récoltés, mais aussi de la série d’« incidents » avec la BPM. Dans leur courrier à la vice-procureure, Mes Grimaud et Costantino assurent que le numéro un de la BPM aurait remis en cause la crédibilité de la parole des enfants auditionnés, « contaminée par leurs parents » et donc ne « vala[nt] rien ». D’après eux, Vianney Dyevre aurait insisté sur sa conviction profonde quant à « l’innocence » de l’animateur et leur aurait demandé de faire preuve d’« empathie » à l’égard de cet homme « anéanti » par cette affaire, « à la carrière démolie ». Il serait regrettable qu’il se « suicide » du fait de « l’acharnement des familles », aurait ajouté le commissaire, concluant, selon les avocats : « À force d’auditions de centaines et centaines d’enfants, on finit bien par trouver une ou des victimes. »

    • Au fil des mois, ce sont les parents délégués qui ont continué, dans des points d’information réguliers par courriels, de répondre aux interrogations des familles, alors même que plusieurs d’entre eux découvraient que leurs propres enfants étaient potentiellement concernés.

      Plusieurs familles nous ont déclaré ne pas s’être rendues à la police après avoir entendu les récits d’autres parents ayant eu affaire à la brigade des mineurs dans ce dossier (récits des auditions ou de « refus d’enregistrer une plainte »). Ils ont préféré se tourner vers des psychologues ou pédopsychiatres, qui ont adressé des signalements directement au parquet. Au fil des mois, plusieurs médecins ont établi un « trauma » « considérable » et préconisé un « suivi », voire davantage.

      Au sein du collectif de parents, la question se pose, dès la rentrée 2019, de médiatiser l’affaire. Les familles sont divisées. Les uns disent ne plus faire confiance à la brigade des mineurs et à la justice, et souhaitent qu’un coup de projecteur soit donné sur les dysfonctionnements des institutions dans ce dossier. Les autres pensent au contraire qu’il faut laisser travailler la justice, qui vient enfin de rouvrir le dossier, cette fois confié à une juge d’instruction.

      En septembre 2019, une mère prend cependant l’initiative d’écrire à Mediapart au sujet de cette « affaire assez sensible », expliquant avoir pris contact avec la brigade des mineurs de Paris au « lendemain » de la révélation de l’affaire à l’école. « J’ai rapidement compris que cette affaire ne ferait pas l’objet d’une véritable enquête de la brigade », nous indique-t-elle, en accusant la mairie de vouloir « étouffer » le dossier. « C’est absolument l’horreur », se désespère-t-elle. En février 2020, ce sont deux autres familles qui, sans se concerter, alertent Mediapart sur ce même dossier.

      Pour l’avocate Marie Grimaud, ce sont aussi les leviers des familles – des CSP+ favorisées, pour beaucoup –, qui ont permis la réouverture du dossier par la justice en septembre 2019, alors qu’il avait été classé sans suite après trois mois d’enquête. « D’habitude, les services policiers et judiciaires sont face à moins d’esprit critique. Là, on a des gens à fort potentiel financier et intellectuel pour réagir. »

      Aujourd’hui, près de deux ans après le début des faits présumés, beaucoup de familles sont à bout de nerfs. Certaines ont implosé (séparations ou tensions conjugales, burn-out, dépressions, difficultés dans leur travail) ; d’autres tentent de rebondir avec un suivi psychologique ; d’autres encore ont choisi de partir à des centaines de kilomètres de Paris pour s’éloigner de ce huis clos infernal. Beaucoup ont changé leur enfant d’école. Plusieurs, potentiellement concernées par l’affaire, ont décidé de ne pas se constituer parties civiles ou bien de ne pas aller plus loin dans le dévoilement d’éventuels faits, pour se dégager d’une procédure qui devenait trop pesante.

      Pour l’avocat Rodolphe Costantino, « les parents font montre de beaucoup de résistances avec l’idée que leurs enfants sont peut-être victimes, à rebours du préjugé selon lequel il y aurait une hystérie collective dans cette affaire. Certains ne veulent pas être dans le dossier malgré les déclarations de leurs enfants. Si les élèves de toutes les classes avaient été auditionnés, les paroles de ces enfants-là auraient pu émerger dans le dossier ».

      L’école et les services de la mairie ont-ils pris la mesure des premières alertes, en janvier 2019 ? Pourquoi n’ont-ils pas informé plus rapidement les parents de la suspension de l’animateur ? Les moyens destinés à la gestion de cette crise et à l’accompagnement des familles ont-ils été suffisants ?

      Contactés par Mediapart, les ex-élus Pierre Aidenbaum et Yves Peschet, les agents de la Ville Catherine Hascoet et Frédéric Régnier, le directeur de l’école Dubois, Claude Monier, la REV, une enseignante et six animatrices, n’ont pas donné suite (lire notre Boîte noire).

      Questionnés, le rectorat et la Ville de Paris ont souligné la difficulté d’informer les parents étant donné que la demande « de la brigade des mineurs », après les réunions, était « de cesser de communiquer publiquement pour leur permettre de mener leur enquête » sans « interférence ». Ce qui a « génér[é] incompréhension, colère et frustration chez les parents », reconnaît le rectorat. Tous deux indiquent également que tous les directeurs d’école et les REV de Paris Centre ont bénéficié d’une formation sur le « recueil de la parole de l’enfant en danger » dispensée par le Centre ressources pour intervenants auprès d’auteurs de violences sexuelles (CRIAVS), mais un an après le déclenchement de l’affaire.

      Le rectorat assure que ses services « se sont fortement et immédiatement mobilisés », en proposant « un accompagnement psychologique » et en réalisant « un travail important d’accueil de la parole des enfants ». « La crainte de tous les parents [a été] prise en compte », estime-t-il.

      La Ville de Paris nous indique avoir suspendu l’animateur dès le lendemain du signalement de l’école à la Dasco. Elle assure que Catherine Hascoet « a systématiquement répondu aux sollicitations des parents » et estime avoir délivré une « communication la plus transparente possible eu égard aux contraintes d’une enquête judiciaire pour répondre au mieux aux craintes et interrogations des parents » (lire leurs réponses intégrales ici).

      Après quatre mois de suspension, l’animateur mis en cause a été réintégré administrativement « dans l’attente de la conclusion de la procédure judiciaire », mais n’est « actuellement affecté à aucun poste à la Ville de Paris », précise celle-ci. Joint par Mediapart, il n’a pas souhaité nous répondre, préférant « laisser la justice faire son travail » (lire notre Boîte noire). Face aux enquêteurs, il avait contesté les accusations et il est présumé innocent. L’équipe pédagogique de l’école l’avait décrit aux policiers comme quelqu’un de « très professionnel », à la fois « autoritaire » et multipliant les « blagues ».

      Quelle que soit l’issue judiciaire du dossier, « cela laissera des marques aux enfants, aux parents », nous confie une mère. « Même en termes d’éducation, c’est difficile de savoir, dans le comportement de ma fille, ce qui est lié à cette affaire, ce qui relève d’un caprice ou d’une vraie peur. »

      « Certains parents arrivent à voir la vérité en face. Nous, ça nous a demandé un peu plus de temps, ajoute-t-elle. Je ne pouvais pas l’accepter, j’étais un peu dans le déni. Je n’ai pas dormi pendant six mois. Mon mari ne voulait pas y croire, il s’est réfugié dans le travail, ça lui a pris six mois de plus que moi. Aujourd’hui, il en pleure. Les parents sont pris en charge aussi par les psys, parce que c’est tellement difficile de garder les pieds sur terre. Parce que si on tombe tous en dépression, les enfants vont en pâtir. »

    • Pour une amie proche, ça c’est arrêté vite, la directrice de l’école de Clichy la garenne l’a tout de suite prévenue que si elle portait plainte pour l’agression sexuelle subit par sa fille dans son école « cela la suivrait toute sa scolarité » même chose pour le président de la FCPE qui s’est moqué d’elle et lui a dit que les jeunes agresseurs étaient déjà en difficulté sociale et que porter plainte ne mènerait à rien. Le résultat : départ de la fillette et de sa mère pour un autre département sans aucun suivi, pire, avec le sentiment d’être indésirables. Certes, c’était en 2002, mais ce principe de toujours accuser les victimes perdurent dans cette tenace #culture_du_viol et j’en suis toujours en colère.
      #sans_réparation

    • Au regard de ce qui est sorti hier sur Mediapart il est frappant de voire à quel point le papier paru le même jour sur l’e-monde est un communiqué gouvernemental pour essayé de rétablir une image positive de leurs force de l’ordre phallique.

      « À force d’auditions de centaines et centaines d’enfants, on finit bien par trouver une ou des victimes. »

      dixit les poulets de la brigade de « protection » des mineurs...

  • Au procès des attentats de janvier 2015 : quand la vidéo de décapitation était en fait un film de Dupontel
    https://www.franceinter.fr/justice/au-proces-des-attentats-de-janvier-2015-quand-la-video-de-decapitation-e

    (...) À l’époque, il ignore qu’il s’agit du futur terroriste de Charlie Hebdo. Il ne le reconnaît qu’après la médiatisation de sa photo. Et en parle spontanément aux enquêteurs “parce que je veux faire preuve de bonne foi, que je pense que ça peut être utile à l’enquête". Et puis, il faut appeler un chat un chat, je suis barbu. Et on me posait 15 000 questions”. 

    D’ailleurs, Miguel Martinez n’attend qu’une chose : pouvoir démentir les soupçons de radicalisation dont il est l’objet. "Vous n’avez pas de question à me poser sur ma radicalisation ?” demande-t-il ainsi à l’avocate générale. “Ça fait 4 ans qu’on dit que je suis radicalisé. Et vous ne me posez pas de question ?” Alors, il raconte tout seul : “quand je suis arrivé dans le bureau de la juge d’instruction. Elle m’a dit : “ah ben ça tombe bien, j’avais pas encore de barbu dans ce dossier”. Vous pouvez demander à mon avocate, elle était témoin. Le premier assesseur chargé de l’interroger évoque "la dizaine de livres ayant trait à l’Islam" retrouvés en perquisition. “On peut en parler, explique tranquillement Miguel Martinez, mais ils ont pris que ces livres-là en photo. On dirait que je n’ai qu’une dizaine de livres, mais j’ai plein d’autres bouquins”. “Les perquisitions, tente de modérer le premier assesseur, c’est comme les trains qui arrivent en retard. On ne parle jamais de ceux qui arrivent à l’heure”. Autrement dit, les éléments à décharge. 

    Mais plus que la bibliothèque de Miguel Martinez, ce qui a intéressé les enquêteurs antiterroristes, c’est cette vidéo. Une vidéo de décapitation devant laquelle son beau-père l’aurait surpris en train de rigoler. À la barre, le beau-père en question apparaît très éprouvé, il chuchote à peine. Très vite, on comprend que Miguel Martinez n’est pas exactement l’incarnation du gendre dont il rêvait pour sa fille. (...)

    Jusqu’à donc cette “vidéo horrible : une violence incroyable, une femme décapitée avec une pelle”. Invité à préciser le contenu de cette vidéo, il détaille : “il y avait deux hommes dans une voiture avec une pelle sur la glissière d’autoroute, puis il frappaient une femme avec une pelle”. Dans la salle, la scène résonne familièrement pour beaucoup… et pas vraiment pour ses connotations djihadistes. “Il semblerait que ce soit le film Bernie, d’Albert Dupontel”, décrypte Me Margot Pugliese, avocate de Miguel Martinez. "Evidemment si c’est Dupontel c’est pas une vidéo djihadiste", renchérit le premier assesseur. “Peut-être que le mot décapitation était un peu fort”, concède du bout des lèvres le beau-père de l’accusé. Mais l’avocate de la défense ne tient pas : “depuis cinq ans qu’il est en détention, souligne Me Margot Pugliese en désignant son client dans le box, à chaque audience de demande de remise en liberté, on lui a opposé cette vidéo de décapitation. Donc je ne sais pas quel était votre objectif, monsieur, mais si c’était qu’il reste en prison, en tous cas, ça a marché.

    #prison #justice #témoignage #racisme #détention_provisoire

    • "...il a supervisé le voyage de Michel Catino à Paris pour y récupérer un sac d’armes auprès d’Ali Riza Polat. Parce qu’il a, il le reconnaît aussi, ensuite pris ce sac en charge, jusque dans le camion d’Abdelaziz Abbad d’abord, puis dans une planque : “ça m’embêtait que ce soit moi qui les ai ramenées parce que c’était pas mes affaires. Mais au moins, je m’en débarrassais”. Et il retourne à son garage, cet établissement dont il dit sa fierté. “On vendait des pneus d’occasion. Je faisais des prix défiant toute concurrence. Il y avait des gens qui venaient de loin”. On en vient à un autre élément du dossier : la venue de Saïd Kouachi - “un rebeu avec le teint mat, les yeux clairs, le nez épaté et une grosse bouche comme il avait, c’est pas commun” - dans son garage. “Il est venu une fois, il m’avait posé une question de taille de pneus.”

      De quoi, malgré tout, caractériser une accusation d’"association de malfaiteurs à visée terroriste" et « détention d’armes ». Hors d’un tel contexte de massacre, un comparse aurait été condamné à un ou deux ans (enfin avec « visée terroriste », faute d’antécédents assez nombreux, on ne sait pas trop le tarif, forcément élevé) et serait sorti bien avant les 5 ans de préventive. Toutes les demandes de mise en liberté on été refusées en raison du témoignage faussement incriminant du beau-père (jamais mis en doute par la police).

  • Au procès de Kamel Daoudi, plus ancien assigné à résidence : « Le confinement, je le subis depuis douze ans »
    par Ariane Griessel publié le 6 octobre 2020
    https://www.franceinter.fr/justice/au-proces-de-kamel-daoudi-plus-ancien-assigne-a-residence-le-confinement

    Kamel Daoudi, plus ancien assigné à résidence de France, a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel d’Aurillac a un an de détention pour ne pas avoir respecté les conditions de cette assignation. Jugement au terme d’un procès qui pose la question du suivi des anciens islamistes, une fois leur peine purgée.
    (...)
    Le jugement tombe au bout de vingt minutes de délibéré : un an de prison avec maintien en détention. Pas d’explication. Hugo Partouche, lui, voit un lien entre cette condamnation et l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, survenue quelques heures avant l’arrestation de Kamel Daoudi : « On poursuit monsieur Daoudi à des moments où il faut être d’un courage particulièrement exceptionnel pour accepter de le relaxer. »

    Kamel Daoudi est reparti, dans la foulée de sa condamnation, à la prison de Lyon-Corbas, où il entame, ce mardi soir, une grève de la faim. « Tout ça pour des fallafels et un karaoké », souffle sa compagne à la sortie du palais de justice. Son avocat a d’ores et déjà fait appel.

    https://seenthis.net/messages/878581

  • Policiers de Seine-Saint-Denis : la vidéo qui montre comment ils ont piégé une de leurs victimes
    par France Inter publié le 2 juillet 2020 à 21h38
    https://www.franceinter.fr/justice/policiers-de-seine-saint-denis-video-comment-ils-ont-piege-une-de-leurs-

    Document France Inter - En plein débat sur les violences policières, la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis est visée par 17 enquêtes préliminaires. France Inter, à qui s’était confiée l’une de leurs victimes, s’est procuré la vidéo de son interpellation. Elle confirme son témoignage.

    #violences_policières

    • Alors qu’il voulait dire adieu à son père mourant, un homme a été contraint de faire demi-tour par un gendarme qui jugeait son motif de déplacement non-valable, après avoir parcouru les 300 km qui le séparaient de sa destination.

      « Patrice, il faut que tu viennes, ton père ne va pas bien du tout ». Lorsqu’il reçoit l’appel de sa belle-mère, le vendredi 3 avril, Patrice Dupas comprend qu’il est temps d’aller au chevet de son père, 82 ans, à qui les médecins ont diagnostiqué un cancer généralisé, quelques semaines plus tôt. Il se doute, aussi, que ce trajet de 300 km jusqu’à l’île de Ré, où vit ce dernier, peut se révéler complexe, en période de restriction de circulation. « Le confinement, je le comprends et je le respecte », explique aujourd’hui à France Inter ce vigneron dont l’histoire a été relayée dans la presse locale. Il décide donc de se renseigner auprès de la gendarmerie de son département, le Loir-et-Cher, avant de prendre la route : « Ils m’ont dit ’oui, oui, c’est un motif familial impérieux, il n’y a aucun problème’. »

      Parti le samedi matin en voiture, Patrice Dupas est contrôlé une première fois à la sortie de l’autoroute : « Je montre mon attestation classique de dérogation, ’motif impérieux’. Le gendarme me pose la question de la raison de mon voyage, j’explique que mon père est en phase terminale d’un cancer, que je viens le voir. Il me répond ’allez-y, pas de problème, bon courage’. »

      « Il me dit ’vous ne passez pas, ce n’est pas impérieux »

      Contrôles : ce que les forces de l’ordre ont le droit (ou pas) de faire
      Une fois franchi le pont de l’île de Ré, il ne reste à cet habitant du Loir-et-Cher que 3 km pour arriver jusqu’à chez son père. Il ne les franchira pas. « J’arrive de l’autre côté, re-contrôle de gendarmerie. À la rigueur, je le conçois et je trouve que c’est normal, nous sommes là pour faire attention. Je me dis que ça va durer 30 secondes. Mais ça n’a pas duré 30 secondes : je suis tombé sur un maréchal des logis, tout à fait poli et courtois, comme moi je l’étais ».

      Poli, et inflexible. « En regardant mon attestation, il me dit ’vous ne passez pas, ce n’est pas impérieux, on n’a pas le droit d’aller visiter les anciens dans les EHPAD. Je réponds que mon père n’est pas dans un EHPAD, il est en hospitalisation à domicile et il est en phase terminale d’un cancer. Sa réponse : ’Non, non, vous ne passez pas, je vous mets une amende. »

      La belle-mère de Patrice Dupas tente d’expliquer la situation au gendarme, par téléphone. Suivie du médecin de son père, qui décline son identité et précise l’état de son patient. Sans succès, le militaire n’a, selon la réponse rapportée par Patrice Dupas, « pas le temps et des contrôles à faire ». Des appels à la gendarmerie locale, aux élus et à la préfecture n’y changeront rien : nous sommes samedi, les administrations sont soit sourdes pour l’une d’elle, soit fonctionnent au ralenti pour les autres.

      Après cinq heures de négociations et coups de téléphone, Patrice Dupas renonce aux adieux à son père : « Je prends la décision de faire demi-tour, de rentrer chez moi, parce que je ne retente pas le passage du pont, de retomber sur la même personne. Je suis soucieux des lois et un peu agacé ». Le soir-même, le vigneron recontacte la gendarmerie nationale, via sa page internet : « Je lui explique mon cas. Je tombe sur un adjudant qui me répond et me dit ’vous étiez sur un motif impérieux. Je suis désolé’ », message que France Inter a pu consulter.

      La gendarmerie reconnaît, de son côté, une erreur d’appréciation. Elle rappelle également que l’île de Ré fait l’objet d’une surveillance particulière de jour comme de nuit, en raison des nombreux propriétaires de résidences secondaires qui pourraient être tentés de s’y rendre malgré le confinement. Or, si l’on s’en tient à une application stricte de la réglementation, un document écrit prouvant le motif impérieux de déplacement est nécessaire, en complément de l’attestation. Etant donné le contexte particulier de l’île de Ré, le militaire aurait donc privilégié un suivi à la lettre des consignes. La gendarmerie invite toutefois Patrice Dupas à contester sa verbalisation, assurant que son motif de déplacement sera pris en compte.

      Val d’Oise : un homme porte plainte auprès de la police des polices après un contrôle d’attestation
      Patrice Dupas a déposé un signalement auprès de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), et saisi le procureur de la République de La Rochelle, sans retour pour le moment. Il va également, une fois qu’il l’aura reçue, contester son amende pour non-respect du confinement. « L’erreur est humaine, ça, je le conçois, mais ce gendarme avait l’obligation, au moment où il avait le médecin en ligne, de dire ’je me suis planté, excusez-moi’. Mais il est resté zélé et borné », juge cet ancien gendarme auxiliaire, qui précise ne pas être « anti-gendarme ».

      Son père décède le mercredi matin. « On a toujours des choses à se dire. C’était le dernier jour où je pouvais le voir. C’est le dernier jour où l’on pouvait parler une dernière fois. On a plein de choses à dire à son père. Un père, c’est important ». Patrice Dupas s’est à nouveau rendu sur l’île de Ré, cette fois à la chambre funéraire. « J’y suis allé avec l’attestation de décès, comme ça, ça passait plus facilement. Je n’ai pas vu de gendarmes. »

  • A propos des contrôles kafkaïens liés aux autorisations de sortie en période de confinement :

    Rappel des faits des dernières semaines :

    Les flics se croient tous permis, et surtout d’utiliser leur intelligence imaginaire pour interpréter la loi, et décider de la punition qui s’impose.

    Je résume : il y a des gens verbalisés parce qu’ils avaient des gâteaux, jugés non essentiels. La même chose s’est reproduite avec du coca, du shampooing, mais aussi avec des serviettes hygiéniques et des tests de grossesse. Inutile de dire que pour un gros con de gendarme, il n’a aucune idée à quoi ça peut servir. Parfois il décide d’interdire la laverie ou la Poste. Parfois il interdit à une femme de saluer son mari à travers la fenêtre de l’Ehpad, ou à un homme de se rendre au chevet de son père mourant. Mais en revanche, si le barbecue est organisé par des collègues, il se contente de faire des gros yeux...
    https://twitter.com/isAshPsy/status/1242556982042791942
    https://www.elle.fr/Societe/News/Coronavirus-tests-de-grossesse-et-protections-periodiques-ne-seraient-pas-des-p
    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/coronavirus-une-septuagenaire-verbalisee-devant-un-ehpad-ou-elle-venait
    https://www.franceinter.fr/justice/confinement-un-homme-contraint-de-faire-demi-tour-alors-qu-il-allait-voi
    https://www.marianne.net/societe/je-vois-trop-de-monde-dehors-en-mode-vacances-la-semaine-de-mickael-gendar

    Une femme a été tasée parce qu’elle n’a pas montré son attestation, un mec psychotique et un autre illétré ont été verbalisés parce qu’ils avaient mal rempli leurs attestations... Et que faire si on n’écrit pas le français ? Et que faire si on est Noir ou Arabe, parce que dans ce cas là, peu importe l’attestation, on a tort de toutes façons...
    https://actu.fr/ile-de-france/aubervilliers_93001/coronavirus-seine-saint-denis-est-tasee-frappee-ne-pas-avoir-montre-attestation
    https://www.liberation.fr/debats/2020/03/30/la-policiere-l-attestation-et-les-gens-comme-ca_1783580
    https://www.lechorepublicain.fr/dreux-28100/actualites/l-epiciere-de-vert-en-drouais-demande-grace-pour-son-client-illettr
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280320/confinement-dans-les-quartiers-populaires-attention-aux-controles-sous-ten
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/ecoute-moi-bien-sale-arabe-tu-prends-ta-voiture-et-tu-vas-te-faire-enculer
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/plus-le-confinement-va-durer-plus-les-tensions-vont-augmenter-quand-des

    Il y a aussi d’autres questions autour de cette attestation : doit-elle être imprimée ou peut-elle être manuscrite ? Si manuscrite, doit-on recopier les mentions utiles ou toutes les mentions ? Peut-on la remplir au crayon ou au stylo ? Tous ces cas ont donné lieu à des verbalisations... (on peut alors remarquer que si chaque Français remplit une déclaration, deux fois par semaine, pendant trois mois, on approche déjà le milliard d’attestations, soit 60.000 arbres... bonjour le respect des normes écologiques...).
    https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13952
    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-doit-on-recopier-tous-les-motifs-sur-l-attestation-30-03-2020

    Il y a les dispositifs dignes de la traque de l’ennemi public numéro un (hélicoptères avec vision de nuit à infra rouge), mais aussi les questions du nombre de sorties par semaine, de durées de sorties, de distances maximales parcourues, du mode de transport, de l’évaluation sportive... toute la place à l’arbitraire qui fait la joie du petit con de flic qui n’a que ça dans la vie.... Il y en a même qui ont exigé que les mamans laissent leurs enfants seuls à la maison ou dans la voiture pendant qu’elle faisait des courses !
    https://www.nantes-revoltee.com/confinement-delire-totalitaire-un-helicoptere-nocturne-avec-vision-
    https://n.survol.fr/n/verbalise-parce-que
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/quand-faire-ses-courses-coute-cher-en-pv-27-03-2020-12532845.php

    Il y en a qui sont verbalisés sans avoir été contrôlés, et maintenant il n’y a pas que les flics qui pourront nous contrôler, mais aussi "les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c’est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l’autorité de la concurrence"
    http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-des-centaines-d-amendes-pour-non-respect-du-confinement-etablies-
    https://actu.orange.fr/politique/non-respect-de-l-etat-d-urgence-sanitaire-le-pouvoir-de-verbalisation-el
    ========================
    Au total, on en est à plus d’1 million de verbalisations en sept semaines, qui ont rapporté plus de 140 millions d’Euros à ces escrocs qui nous "gouvernent"...
    https://www.lci.fr/sante/en-direct-coronavirus-covid-19-en-france-pres-de-500-deces-le-nombre-de-morts-de

    Si c’était ça le but, mieux valait rétablir l’ISF, non ? Ou au moins de ne pas "suspendre la lutte contre la fraude fiscale" ?
    https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/coronavirus-les-controles-fiscaux-suspendus-incertitudes-sur-la-declaration
    ===============================
    Une fois l’argent récolté, la répression continue, des tabassages, des heures « de travaux d’intérêt général » (pour un homme qui vivait à sept personnes dans un deux-pièces) ou carrément de la prison ferme :
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-un-homme-condamne-a-105-heures-de-travaux-d-interet-general
    https://actu.orange.fr/france/condamne-a-deux-mois-de-prison-ferme-pour-avoir-viole-a-repetition-le-co
    https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5980340/marseille-info-la-provence-trois-policiers-en-garde-a-vue-apres-un-contr

    Ou alors carrément des assassinats, à Toulouse, Béziers, Angoulême, Cambrais, Sorgues, Rouen, La Courneuve, Clermont-Ferrand, Albi, Saint-Denis, Grenoble, Bordeaux... :
    https://www.lecourrierdelatlas.com/faits-divers-beziers-etrange-deces-d-un-homme-au-commissariat-23
    https://www.charentelibre.fr/2020/04/10/drame-a-angouleme-mort-d-un-jeune-de-28-ans-qui-fuyait-la-police,35852
    https://www.lavoixdunord.fr/739028/article/2020-04-10/un-mort-et-un-homme-entre-la-vie-et-la-mort-apres-une-perte-de-controle
    https://rebellyon.info/Au-nom-de-la-lutte-contre-le-covid-19-la-22174
    https://www.nantes-revoltee.com/encore-un-deces-dans-un-commissariat-8-morts-en-un-mois-lors-dinter
    https://rebellyon.info/Meurtres-et-mensonges-d-Etat-la-police-22286

    Sans compter les blessés graves et les émeutes contre la violence policière qui s’ensuivent dans les quartiers populaires, y compris contre des enfants...
    https://www.nantes-revoltee.com/villeneuve-haut-de-seine-un-accident-grave-provoque-par-la-police
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/gabriel-14-ans-a-cru-quil-allait-mourir-en-garde-a-vue
    ==================================
    Pour se défendre de notre police, aussi bête que rendue puissante :

    Comment contester une amende pour non respect du confinement ?
    Marseille Infos Autonomes, le 30 mars 2020
    https://mars-infos.org/comment-contester-une-amende-pour-4952

    Les gestes barrières face au Coronapolice
    Marseille Infos Autonomes, le 31 mars 2020
    https://mars-infos.org/les-gestes-barrieres-face-au-4954

    Télécharger le “Point droit” sur l’inspection visuelle, la fouille des bagages, de vos sacs ou de vos poches :
    https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2019/04/POINT-DROIT-Fouille-des-sacs-produits-de-1%C3%A8re-n%C3%A9cessit%C3%A9.p

    Confinement : courses, rendez-vous… jusqu’où peuvent aller les forces de l’ordre lors d’un contrôle ?
    Ronan Tésorière, Le Parisien, le 2 avril 2020
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/confinement-courses-rendez-vous-jusqu-ou-peuvent-aller-les-forces-de-l-or

    Un appel afin de ne plus présenter l’attestation de circulation
    https://www.lasemainedespyrenees.fr/2020/03/31/bigorre-renaud-de-bellefon-ne-veut-plus-presenter-son-attestati

    Guide d’autodéfense juridique en temps de confinement
    https://mars-infos.org/guide-d-autodefense-juridique-en-5034

    Contestez une contravention abusive ou infondée pour non-respect du confinement
    https://pvconfinement.fr

    Autres articles :
    https://seenthis.net/messages/846688
    https://seenthis.net/messages/847142
    ===========================================
    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

    #fascistovirus #coronavirus #stratégie_du_choc #contrôles_kafkaïens #violence_policière #violences_policières #France #solidarité (manque de) #verbalisations #Banlieues #Quartiers_Populaires #racisme #assassinats

  • @touti et @tintin proposait de faire une carte autour des ressources qui s’accumulent autour de #Matzneff
    https://seenthis.net/messages/817289#message817529
    Comme l’idée me plait bien j’ouvre un message dédié en espérant @touti et @tintin que ca vous dérange pas.

    Pour la carte des réseaux d’influence. Il y a les listes des pétitionnaires sur wikipédia

    https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9titions_en_France_concernant_la_majorit%C3%A9_sexuelle

    On peu voire qu’il y a 3 pétitions. Plusieurs personnes ont signé les 3 pétitions. Comment vous voyez les choses ? Est-ce qu’il faut mettre en valeur ?
    celleux qui sont dans les 3 pétitions,
    celleux qui ont changé de discours et celleux qui n’ont pas changer,
    celleux qui sont par ailleur auteurs de féminicides (Altusser) , de viols(Matzneff),
    celleux qui sont de l’académie française (il y a en une bonne brouette)
    les organiser selon les idées politiques entre pedophobes de gauches vs pedophobes de droite
    Les épinglés avec les différentes citations qui montrent que ce ne sont pas des simples signataires mais des militant·es

    J’avais pensé à un #bingo des arguments mais en commencant à l’écrire ici je me suis dit que ca serait surtout utile à des pédocriminels pour se trouver des excuses du coup j’ai laissé tombé. Vos avis sont bienvenus là dessus aussi. Je vais essayé de me changer un peu les idées.

    • Louis Althusser - Assassine Hélène Rytmann sa compagne en 1980

      Jean-Paul Aron, écrit dans le nouvel obs - ca semble etre un lacanien - un pote de D’Ormesson - Ponte du CNRS - il est mort du SIDA en 1987 - on ne saura pas combien d’enfants il aura emené dans la tombe avec lui.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Aron

      Roland Barthes,

      André Baudry, fondateur de la revue ARCADI ( ou on retrouve Foucault) et du réseau David et Jonhatan il semble avoir milité pour les gays catholiques - https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Baudry

      Simone de Beauvoir - renvoyé du lycée Molière ou elle donnais des cours en 1939 et l’éducation nationale en 1943 pour détournement de mineurs.
      https://seenthis.net/messages/817770

      Jean-Claude Besret, un théologien catholique - https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Besret

      Jean-Louis Bory, Réseau Arcadi et Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR)

      Bertrand Boulin, un éducateur spécialisé alcoolique rubircard sur europe 1- https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Boulin

      François Chatelet, époux de la soeur à Jospin « Il fut, avec Michel Foucault et Gilles Deleuze, à l’origine du Département de philosophie du Centre universitaire expérimental de Vincennes dite université de Vincennes, future université Paris VIII, le cofondateur du Collège international de philosophie et professeur à l’Institut supérieur des carrières artistiques (ICART). »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Ch%C3%A2telet_(philosophe)

      Patrice Chéreau, il a l’air proche de Jospin, il a présidé à Canne https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Ch%C3%A9reau

      Copi, Militant gay, nouvel obs, hara-kiri, charlie hebdo,
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Copi

      Alain Cuny, https://seenthis.net/messages/817814#message818359

      Gilles Deleuze,

      Jacques Derrida,

      Françoise Dolto, https://seenthis.net/messages/688632

      Michel Foucault, il a tout de même refusé de signé la première pétition écrite par Matzneff

      Félix Guattari, Je retrouve pas sa lettre publié avec Levi-strauss contre la féminisation de la langue - mais en pensant à Levi-strauss et au structuralistes je me dit qu’il y en a pas mal des structuralistes par ici - et Levi-strauss fait reposé toute sa théorie sur le prétendue interdit de l’inceste - alors que l’interdit c’est que les victimes parlent pas que les auteurs violent.

      Michel Leiris,

      Gabriel Matzneff, je met celui là mais il y en a un paquet sur seenthis https://seenthis.net/messages/817715

      Bernard Muldworf,

      Christiane Rochefort, ca me rend triste de la trouvé ici mais elle est présente dans les 3 pétitions pedosexuelles

      Alain Robbe-Grillet,

      ne fait pas mystère de son attirance pour les adolescentes de treize ou quatorze ans

      https://www.lexpress.fr/culture/livre/le-dernier-tabou-la-pedophilie_805287.html

      Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir faisait du #grooming pour lui

      le docteur Pierre Simon

      Philippe Sollers.

      Dennis Altman (en),

      Claude Bardos,

      le pasteur G. Berner,

      Christian Bourgeois,

      Christine Buci-Glucksmann,

      Jean-Pierre Colin,

      Dominique Desanti,

      Jean-Toussaint Desanti,

      Bernard Dort,

      Françoise d’Eaubonne,

      Philippe Gavi,

      André Glucksmann,

      Renaud Goyon,

      Daniel Guérin,

      Pierre Hahn,

      Jean-Luc Hennig,

      Christian Hennion,

      Guy Hocquenghem, https://seenthis.net/messages/505807

      Roland Jaccard, l’un des fondateurs de Causeur

      Pierre Klossowski,

      Anne Laborit,

      Madeleine Laïk,

      Georges Lapassade,

      Dominique Lecourt,

      Jacques Lefort,

      Michel Lobrot,

      Jean-François Lyotard,

      Michel Mardore,

      Dionys Mascolo,

      Gérard Molina,

      Vincent Monteil,

      Nicole Nicolas,

      Marc Pierret,

      Jacques Rancière,

      Claude et Olivier Revault d’Allonnes,

      Jean Ristat,

      Gilles Sandier,

      René Schérer, à l’air actif sur le sujet https://www.nouvelobs.com/societe/mai-68/20180406.OBS4756/l-apologie-de-la-pedophilie-face-noire-de-mai-68.html
      https://www.humanite.fr/node/196102

      Victoria Thérame,

      Hélène Védrine et les Drs Frits Bernard,

      Boegner,

      Cabrol,

      Challou, Maurice Eme, Pierrette Garreau, R. Gentis, Michel Meignant, Jean Nicolas, Séguier, Torrubia.

    • La première pétition de 1977 semble avoir été écrite par Matzneff lui même

      La quête des signatures fut également menée par Matzneff lui-même, en un temps très court, avec l’aide de Guy Hocquenghem. La plupart des personnes contactées se montrèrent favorables ; il n’y eut que de rares refus (Marguerite Duras, Hélène Cixous, Xavière Gauthier, Michel Foucault entre autres).

      Une lettre ouverte fut publiée dans Le Monde sous le titre « À propos d’un procès », la veille du procès de trois Français (Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckhardt), tous accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles et des garçons de 13 et 14 ans dans l’affaire dite « de Versailles »3.

      Ce « communiqué » présente comme « scandaleux » la durée de plus de trois ans de détention provisoire des trois hommes, arrêtés à l’automne 1973, « pour instruire une simple affaire de "mœurs" où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence ». Il juge disproportionnées les peines encourues par les adultes pour des relations sexuelles avec des adolescents de 13 ou 14 ans, alors que la loi reconnaît une capacité de discernement aux adolescents, qui peuvent être jugés et condamnés à partir de l’âge de 13 ans3. Le texte relève aussi que des filles de 13 ans ont le droit de se faire prescrire la pilule en France3.

      ci dessous la liste ou on retrouve bcp de doublons

      Claude d’Allonnes
      Louis Aragon
      Roland Barthes
      Simone de Beauvoir
      Judith Belladona
      Michel Bon (également psychosociologue)
      Jean-Louis Bory
      Bertrand Boulin (fils du ministre RPR Robert Boulin)
      François Châtelet
      Patrice Chéreau
      Jean-Pierre Colin
      Copi
      Michel Cressole
      Alain Cuny
      Fanny Deleuze
      Gilles Deleuze
      Bernard Dort
      Françoise d’Eaubonne (militante féministe)
      Dr Maurice Eme (psychiatre)
      Jean-Pierre Faye
      Dr Pierrette Garrou (psychiatre)
      Philippe Gavi (journaliste)
      Dr Pierre-Edmond Gay (psychanalyste)
      Dr Claire Gellman (psychologue)
      Dr Robert Gellman (psychiatre)
      André Glucksmann
      Félix Guattari
      Daniel Guérin (militant anarchiste)
      Pierre Guyotat
      Pierre Hahn
      Jean-Luc Hennig (journaliste)
      Christian Hennion (journaliste)
      Jacques Henric
      Guy Hocquenghem
      Dr Bernard Kouchner
      Françoise Laborie
      Jack Lang
      Georges Lapassade
      Madeleine Laïk
      Raymond Lepoutre
      Michel Leiris
      Jean-François Lyotard
      Dionys Mascolo
      Gabriel Matzneff
      Catherine Millet (libératrice d’importuns)
      Vincent Monteil
      Dr Bernard Muldworf (psychiatre et membre du PCF)
      Négrepont
      Marc Pierret
      Francis Ponge
      Anne Querrien
      Grisélidis Réal
      François Regnault
      Claude Revault d’Allonnes
      Olivier Revault d’Allonnes
      Christiane Rochefort
      Danielle Sallenave
      Pierre Samuel
      Gilles Sandier
      Jean-Paul Sartre
      René Schérer
      Philippe Sollers
      Gérard Soulier
      Victoria Thérame (journaliste)
      Marie Thonon
      Catherine Valabrègue
      Dr Gérard Vallès (psychiatre)
      Hélène Védrine
      Jean-Marie Vincent
      Jean-Michel Wilhelm

      Le nombre de psychiatres, psychanalystes et psychologues laisse imaginé les dégâts causé sur les victimes.

    • Pour la dernière je trouve pas de liste, seul 3 noms émégent

      En mars 1979, une lettre est publiée dans la page courrier du journal Libération, en soutien à Gérard R., alors accusé de crime sexuel sur des enfants et attendant son procès depuis dix-huit mois. La lettre rapporte que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui »10. L’affirmation qu’une fillette de 6 ans pouvait donner un consentement éclairé à des relations sexuelles avec un adulte et qu’elle en serait épanouie fut signée par 63 personnes, dont Pascal Bruckner , Georges Moustaki et Christiane Rochefort .

      Dans ce livre publié en 2004 on peu voir que les noms sont dissimulés et qu’i est déconseillé de les chercher et il est expliqué que le droit ne protege pas les mineurs en 2004 plus qu’en 1977... et pas plus qu’en 2020 d’ailleurs.
      https://books.google.fr/books?id=ISmxqy25DFoC&pg=PT18&lpg=PT18&dq=G%C3%A9rard+R.+signataire+p%C

    • Sur le site de BHL y’a un paquet de signataires pour Polanski, avec des personnes qu’on imaginait pas :/

      Jean-Luc Godard
      Mathieu Amalric
      Xavier Beauvois
      Agnès Varda
      Bertrand Tavernier
      Olivier Assayas
      Jean-Stéphane Bron
      Patricio Guzman
      Jean Paul Civeyrac
      Katell Quillévéré
      Cristi Puiu
      Louis Garrel

    • ouh là, ça va être chaud... c’est hyper compliqué... chai pas, rancière a peut-être signé un truc à un moment, mais avant de le jeter dans la mare, faudrait voir ce qu’il en dit aujourd’hui par ex. Peut-être qu’il regrette. Ce serait pas juste sinon, je trouve. Enfin, la posture vengeresse ça me branche et ça me débranche... Dommage pour le bingo des arguments... faudrait voir quand même... je sature un peu là, j’y comprends plus rien pour tout dire ; sur twitter les fafs semblent monopoliser le débat désormais, en plus avec des revendications qui me plaisent bien (au bagne !) mais que j’essaye de raffiner...

    • très intéressant toute fois de matérilalisé le lien entre les défenseurs de pédocriminel et les violeurs genre DSK. Sans le travail des féministes, de pleins de femmes, il y a plein de choses que je serais encore en train d’essayer de comprendre.

    • sinon faire un truc chronologique (pour ce qui est de la cartographie, mes connaissances s’arrêtent à la bonne vieille frise de CM2) ? ça permetterais de montrer ce qui reste, ce qui dure, ce qui a changé... De dépasser ce truc de « c’était une autre époque » il y a un bon commentaire de @supergeante là :

      https://seenthis.net/messages/505807#message506639

      J’ai l’impression que ceux qui deviendront les militants pro-pédophilie actuels profitent de ce remue-méninge pour asseoir leur discours et lui donner des lettres de noblesse via la voix de personnes connues, prêtes à lutter contre toutes les formes de censure, de moralité, de main mise de l’État (c’est bien expliqué dans le texte de Libé).

    • #guillaume_durand défend matzneff et assimile victime du sida et pédocriminalité : https://twitter.com/FallaitPasSuppr/status/1210900459222904833

      Punir Matzneff procède de l’ignorance érigée en morale.On cite Gauguin et Balthus mais citons Foucault,Gide et plus tard les victimes du Sida.Où au 19 ième Manet et Maupassant tués par la syphilis.L’âge est le prétexte d’une condamnation de la sexualité, notre part maudite

      .

      C’est fête.

    • Je suis d’accord avec toi @tintin sur l’effroi de listes qui agglomèrent des personnes qui se sont ensuite positionner contre. Il faut pouvoir le signaler, et donc réfléchir à comment atténuer ou pas. Vraiment éviter de faire un tribunal à nous tout·es seul·es, et relever seulement ce qui est publié et sourcé. Je poursuis les investigations car je veux comprendre et montrer ces collusions pour savoir par quel biais l’ensemble d’une société finit par accepter de valoriser des pédophiles ou violeurs tout en renforçant leur pouvoir de nuisance.

    • coucou @tintin, koitesse ? Ça va pas les infos que j’ajoute ?
      J’ai celle-ci en sur une femme pédocriminelle

      Femmes solidaires
      @Femmessolidaire
      ·
      3h
      Petit rappel à celles et ceux qui se cachent derrière l’époque.

      En 1969, Gabrielle Russier est condamnée pour détournement de mineur. Elle a 32 ans, son élève en a 17.

      Peut-être eût-elle bénéficié de plus de clémence si elle s’était appelée Gabriel ?

      https://twitter.com/Femmessolidaire/status/1210964815545585669?s=20

      mais bon, je vais vous laisser, je comprends pas trop les soucis

    • Peggy Sastre invente ici (2013) « le pédophile d’écriture » pour défendre tony duvert.
      http://leplus.nouvelobs.com/contribution/895754-pedophilie-partout-liberte-de-penser-nulle-part.html

      Les reports de faits présumés immondes, on en fait des idées et des opinions immondes. Le contenant devient le contenu et vice et versa. On a la gerbe, c’est impossible, intenable d’en débattre et si besoin on sortira la batte de base-ball :

      des gens st en train de debattre dans ma tl pour savoir si une gamine de douze ans consent.IRL je pense que jaurais sorti la battedebaseball
      — CrêpeGeorgette (@valerieCG) June 28, 2013

      Le débat est fermé, verrouillé, on plante des petits sens interdits un peu partout et on le fait avec d’autant plus de vigueur, de conviction, de rage, qu’on est persuadé d’avoir le bon sens (le sens commun) avec soi.

      Et comment ne pas l’avoir quand un pédophile d’écriture subit le même sort post-mortem qu’un dictateur génocidaire ou qu’un chef terroriste responsable d’une des pires atrocités du XXIe siècle ?

    • luc le vaillant ici :

      https://next.liberation.fr/livres/2004/03/25/le-monde-ado_473650

      L’intro suffit :

      Parents, planquez vos filles ! Voici Gaby, qui les désire jeunes et fraîches et n’aime rien tant que les mettre dans son lit. Mais seulement si elles en ont très envie... La vertu n’entre en rien dans cette mutualisation des consentements. En fait, l’homme s’apprécie trop pour supporter qu’on lui refuse la pareille. Ensuite, le néo-senior est resté fixé au stade ado et s’interdit tout accès d’autorité, tout abus de pouvoir.

    • Jean_christophe_buisson :

      La vérité est que la France sera toujours la France, comme dirait le général de Gaulle : excessive, querelleuse, capable un matin, en se réveillant, de vouer aux gémonies des écrivains comme Peter Handke et Patrick Besson (de fanatiques partisans de la Grande Serbie), Marc-Edouard Nabe et Renaud Camus (deux antisémites bien connus), Richard Millet (un réac de la pire espèce) ou Gabriel Matzneff (Barbe-Bleue des temps modernes)

    • D’accord avec les problèmes posé par ses listes. Le travail me semble trop grand aussi.
      Pour le bingo ca pourrait prendre la forme d’une compilation de citatons de militant·es pedo-criminels
      Il en faudrait 25 dont une particulièrement clé au centre.
      ex - « Vous avez vu les photos ? Elle fait 25 » - Costa-gavras

      J’avoue que je sature aussi.

    • promenade dans les archives du Figaro, qui est fan aussi visiblement, au moins depuis 2006. Presque sûr que les "morceaux croustillants" sont derrière #paywall

      Gabriel Matzneff : « Un journal intime, c’est la vérité à bout portant »
      https://www.lefigaro.fr/livres/2017/02/08/03005-20170208ARTFIG00228-gabriel-matzneff-un-journal-intime-c-est-la-verit

      Gabriel Matzneff : « Vivre m’amuse moins »
      https://www.lefigaro.fr/livres/2015/02/05/03005-20150205ARTFIG00023-gabriel-matzneff-vivre-m-amuse-moins.php

      Le fil de ses jours est marqué par l’amour charnel de ses amantes (Gilda, Géraldine, Anastasia, Marie-Agnès…)

      Matzneff, le dernier des princes noirs
      https://www.lefigaro.fr/livres/2015/02/04/03005-20150204ARTFIG00232-matzneff-le-dernier-des-princes-noirs.php

      « Matzneff est ce pécheur qui se purifie dans le péché… » À prendre avec ou sans sourire, ce mot sonne juste. Il est de son ami de longue date, Philippe de Saint Robert

      Gabriel Matzneff reçu chez Lipp pour le prix Cazes
      https://www.lefigaro.fr/livres/2015/04/15/03005-20150415ARTFIG00273-gabriel-matzneff-recu-chez-lipp-pour-le-prix-caze

      Cette récompense couronne son neuvième roman, La Lettre au capitaine Brunner, publié à La Table Ronde. « Roman allègre », comme il le dit, ayant pour cadre l’Occupation, et où il a voulu exprimer « tout son univers sensible ».

      Il est libre, Matz
      https://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/04/01006-20090404ARTFIG00106--il-est-libre-matz-.php

      La passion selon Matzneff
      https://www.lefigaro.fr/livres/2006/05/04/03005-20060504ARTLIT90220-la_passion_selon_matzneff.php

      « Gaby le Magnifique » : un écrivain classique mais vivant, Par Yan Moix
      https://www.lefigaro.fr/livres/2013/02/07/03005-20130207ARTFIG00616-gaby-le-magnifique-un-ecrivain-classique-mais-viv

    • celui-ci est bien retors :

      « Carnets noirs 2007-2008 », de Gabriel Matzneff : l’ancien régime de la chair
      https://www.lemonde.fr/livres/article/2009/04/02/carnets-noirs-2007-2008-de-gabriel-matzneff_1175606_3260.html

      Et si le silence qui entoure désormais l’oeuvre de Gabriel Matzneff n’était pas tant dû à l’ordre moral, « pharisaïque », qu’à un changement dans le régime du plaisir ? L’auteur ne se pose pas cette question. Il ne semble pas voir la mécanique des corps sans Dieu, qui s’emboîtent plus par arithmétique que par « séduction ». Ce serait en quelque sorte invalider sa vie, reconnaître qu’elle ne fut pas celle d’un saint ou d’un martyr, mais, disons, quelque chose de plus simple, de plus émouvant aussi : une existence vouée à sauver une sensibilité perdue ou en voie d’extinction, un ancien régime de la chair, celui où le plaisir, la joie étaient intimement liés à la conscience de la faute.

    • diatribes en or
      https://www.lemonde.fr/livres/article/2012/01/12/diatribes-en-or_1628596_3260.html

      La Séquence de l’énergumène réunit les chroniques de télévision que Gabriel Matzneff donna au quotidien Combat entre 1963 et 1965. A l’époque, le sulfureux diariste n’a encore rien publié : il se fait les dents sur le petit écran sans avoir de poste. Qu’importe ! Il est déjà mousquetaire, Aramis divisé entre saint Jean Climaque et les fesses rebondies des adolescentes qu’il drague sur les transats de la piscine Deligny.

      MAMMA, LI TURCHI !, de Gabriel Matzneff
      https://www.lemonde.fr/archives/article/2000/11/03/mamma-li-turchi-de-gabriel-matzneff_3642020_1819218.html

      Gabriel Matzneff poursuit son oeuvre originale, oublié des médias mais toujours apprécié de ses fidèles lecteurs. L’écrivain donne le meilleur de son art dans son Journal. Mamma, li Turchi ! est un roman. Ses personnages (lui-même en cinéaste libertin), brillants et lucides, apprécient les joies charnelles et culturelles. Ils s’évadent d’un Paris décevant et se retrouvent en Italie, à Venise. Le roman est impeccablement construit, les dialogues sont percutants, la subversion élégante. On y retrouve les révoltes chères à Matzneff : « li Turchi » sont les oppresseurs de tout bord qui étouffent l’individu. Matzneff corrosif, impertinent, sincère, jeune éternellement - mais la part belle du roman est l’ombre qui s’avance sur la vie d’un homme solitaire qui se voulut libre et vrai (La Table ronde, 272 p., 105 F [16,01 ]).

    • Lucien Engelmajer

      Le Patriarche. Communauté thérapeutique internationale d’origine française constituée exclusivement de toxicomanes et anciens toxicomane et prônant la réinsertion au sein même de l’institution.
      Cette association, dont le premier centre, La Boère (Haute-Garonne), ouvrit en 1971, connut un essor considérable, très généralement en marge des instances officielles, et implanta ses différentes structures dans de nombreux pays. Elle suscita de vives polémiques avant d’être reconnue comme secte dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur le phénomène sectaire (rapport Guyard, 1995), ce qui conduisit à l’arrêt des subventions publiques.
      Lucien Engelmajer, leader charismatique de la communauté, ce missionnaire laïque entretenait des rapports conflictuels avec tous ceux qui ne reconnaissaient pas ses méthodes. Opposant farouche aux programme de substitution, à la légalisation des drogues, aux échanges de seringues, bataillant contre l’anonymat des séropositifs, il a toujours tenu un discours de combat, se déclarant enfermé par la presse « dans un ghetto de silence ».

      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-pieuvre-du-patriarche_492053.html
      Il est mort en 2007 à l’âge de 86 ans.

    • Ohlala, c’est dur d’étudier ce monde là, c’est du genre Voici ou Gala de la pornographie verbale et médiatique, c’est à celui qui gerbe le plus loin, vraiment crade. Et je vous évite la recopie de leur diatribes pour exciter le chaland. Maigre pouvoir, misère du faux intellectuel qui se demande ce qu’il pourrait inventer pour alimenter son égo. On peut comprendre le dégout qu’ils inspirent, comme le dégout du cinéma français et de ses acteurs masculinichiants, de la littérature française malmenée par ces porcs, et des institutions qui leurs construisent des ponts d’ors avec des médias à la solde de ces nuisibles.
      J’en suis à Moix, atroce, j’arrive pas à faire mieux que Pov’ mec tout pourri du cerveau pour vous dire :(

    • Si je peux me permettre, ce genre de cartographie demande pas mal de taf et de la méthodologie.
      Plutôt que faire cela en vrac sur seenthis vous pourriez remplir un tableur collaboratif et créer des classes (écrivains, journalistes, personnalités politiques, curés...) et par ordre alphabétique. Ce serait plus efficace. Et pendant que vous compilez ces données, réfléchir à leur mise en place.

    • Hello all.
      – je pense que seenthis n’est pas le meilleur outil pour cette cartographie aussi, car on se perd dans les messages, c’est difficile de synthétiser l’évolution d’une position, de creuser chaque « fiche »... au delà du fichage lui-même d’une certaine manière, même si, de fait, je pense qu’il est important de retracer cette histoire, ces soutiens, ces ambiguïtés, ces violences, cette omerta, cette justification intellectuelle du viol sur mineurs...

      On pourrait réfléchir à un ou des outils qui permettrait notamment aussi de relever ceux et celles qui reconnaissent s’être trompés, parce que malgré tout, vu l’époque c’était possible.

      Dans mon entourage, je vois dans des familles, notamment de milieux d’intellectuels, mais pas seulement, des personnes, hommes, mais femmes aussi, reconnaître qu’ils se sont laissés emporter par l’époque, pas forcément par leurs actions mais par leur inaction et paroles, par le fait d’avoir laissé agir, et qu’aujourd’hui, ils s’alarmeraient, agiraient autrement de savoir que x ou y dort nu.e. avec des mineurs nu.es lorsqu’il.elle les accueille pour le week-end par exemple, qu’à l’époque, emportés par l’euphorie de la libéralisation sexuelle, des corps renouvelés, ils ne savaient pas non n’ont pas voulus voir, savoir, agir etc... alors que tout était là. Je pense qu’il y a des gens sincères, rongés par leur inaction, leur aveuglement, et que c’est bien aussi dans ce type de cartographie de le prendre en compte. Je ne sais évidemment pas s’ils sont nombreux à tenir cette position dans cette liste. Quand aux morts, je ne sais pas.

      – J’avais discuté avec l’historien Artières, qui a tenté pour le livre L’esprit français de voir à quelles conditions il serait possible de faire un travail d’historien sur cette période. Je scannerai l’article pour ceusses qui le veulent. Je lui ai demandé comment c’était passé ce travail, sachant, que je trouvais personnellement insupportable ne serait que de feuilleter le gay voyage de Hocquenghem. Il m’a dit que ça avait été très dur, que ça l’avait profondément affecté. Je dois dire et c’est mon second point, que je ne me sens pas capable de faire ce travail, je ne me sens pas outillée pour ne pas être dévastée par cette exploration historique. Sachant, et je ferai un billet plus tard, que je me souviens très bien de voir tout ces types et précisément ce connard de Matzneff à la télé et partout et je me souviens très bien ce que ça m’a fait, je ne peux croire que je suis la seule a avoir été maintenue la tête sous l’eau à chaque fois que je voyais sa gueule. Revoir sa photo partout là, ça fait remonter gerbe, colère, douleur et désespoir.

    • Après mon message d’hier, je voulais vous dire merci à vous tout·es sur seenthis ici sur ce fil de tenter de faire le jour sur cette intelligentsia criminelle. Le fait que nous soyons nombreus·es à vouloir comprendre malgré le désespoir et la difficulté à se confronter à cette bouillie malsaine, donne du courage pour poursuivre.
      @odilon, oui, ça peut être long de faire cette carte et peut-être ne verra-t-elle pas le jour ou autrement, mais rassemblons comme nous pouvons pour au moins essayer de comprendre.
      @supergeante merci aussi, c’est très intéressant tes interventions, notamment sur la façon dont ce sont incrustés les pédovioleurs dans les libertés et les revendications d’une sexualité différente.

    • Totalement d’accord avec toi, @supergeante. Mon billet initial est d’ailleurs la manifestation de ce que m’a provoqué la réapparition du nom de Matzneff dans l’actualité : le souvenir du violent écœurement de l’époque et de l’incompréhension totale de sa place dans le microcosme littéraire parisien.

      D’ailleurs, avec tout ça, je n’ai toujours pas la réponse à ma question de savoir si l’article du Monde a eu l’honnêteté de rappeler que ce monsieur a eu son rond de serviette dans les colonnes du Monde des Livres. Ou que la grande prêtresse de l’époque continue à tenir Matzneff pour plus que fréquentable et chie copieusement sur Denise Bombardier.

      (note : je vois que la bagarre commence sur WP,…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Josyane_Savigneau
      • ajout (+1821) le 28/12 à 19h33 d’un long passage sur l’affaire Matzneff,
      • supprimé radicalement 3 minutes plus tard pour absence de source
      • réintroduit à 20h09 (+818) avec un lien vers le remarquable article du Devoir : Tout le monde le savait https://www.ledevoir.com/societe/569861/tout-le-monde-le-savait .
      à suivre ?)

    • J’aime bien les cartes mais beaucoup moins les listes, à part celle de @les_listes_de une carte autour du cas Matzneff semble réalisable mais au-delà ça me semble tentaculaire. Il y a beaucoup de choses sur le sujet, ici sur seenthis. @mad_meg bien sûr, toujours sur les charbons ardents. Mais aussi le remarquable travail du collectif @tradfem et ses traductions. (je ne suis pas bilingue et forcément je passe plus de temps à comprendre certains articles de feminismcurrent par exemple :
      https://www.feministcurrent.com/2017/06/06/suzzan-blac-art-trauma-child-exploitation

      Suzzan Blac : Il existe un tel climat de sexisme, d’apathie, d’ignorance et d’acceptabilité entourant le conditionnement et l’exploitation sexuelle commerciale des filles et des femmes. Il y en a beaucoup qui ne veulent pas ou ne prennent pas la peine de lire et de faire des recherches sur ces sujets, mais une image est instantanée et peut être ancrée dans l’esprit, alors je pense qu’elle peut mieux faire passer un message que les mots.

      Nous savons tous que l’un des genres de pornographie les plus populaires est « Teen », alors qu’est-ce que cela vous dit ? Si les pornographes (légaux) pouvaient utiliser des enfants, ils le feraient. Tout comme les proxénètes qui forcent et exploitent les jeunes adolescentes à se prostituer et exigent un prix plus élevé des nombreux parieurs qui veulent des jeunes filles. Mais ils ne peuvent pas le faire dans la pornographie parce que c’est illégal, alors ils font la meilleure chose « légale » qui soit : de la pornographie « à peine légale » mettant en scène des jeunes de 18 ans - des filles vraiment jeunes, à la poitrine presque plate, sans poils pubiens et avec une queue de cheval. Le pornographe Max Hardcore utilise des jeunes de 18 ans et les fait paraître plus jeunes en leur faisant porter des nattes, des appareils dentaires et en achetant leurs vêtements dans des magasins de vêtements pour enfants. Il les dégrade, les humilie, les agresse sexuellement et les détruit ensuite sur la pellicule.

      Le Japon n’a rendu illégales les images d’abus d’enfants qu’en 2014 et il y a encore des images d’abus d’enfants disponibles dans les magasins de vidéo. Les jeunes filles sont exploitées sexuellement dans les bars et les clubs, et sont prostituées ouvertement dans de nombreux endroits. Il existe des distributeurs automatiques qui vendent des sous-vêtements portés par de jeunes

      Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
      ou celui-ci :
      https://www.feministcurrent.com/2015/09/28/youve-heard-of-rape-culture-but-have-you-heard-of-pedophile-culture
      et Tradfem :
      https://seenthis.net/messages/479395
      https://seenthis.net/messages/426500

    • j’avoue que me retrouver face à l’impuissance m’est presqu’aussi pénible qu’une plongée dans ce tas de fientes. Pourtant, je ne vois pas trop quoi proposer d’autre que cette compulsion d’articles, qui semble bien vaine aussi. Désolé si j’ai un peu pourri le fil en partant sur les chapo de roues. à voir avec le temps donc. J’ai regardé leaving neverland hier, c’est très fort, très intelligent.

    • @tintin vu aussi. En fait, suite aux articles et à l’interview de Adèle Haenel. C’est un film qui a permis à beaucoup de gens de parler.

      C’est peut-être pas très clair ce que j’ai dit plus haut, en fait, ce qui me terrasse en ce moment, c’est le côté massif...

      Je savais déjà, de manière empirique que beaucoup de gent.es étaient touchés avec une majorité d’ex-enfants, filles et de garçons, ainsi que de femmes adultes à l’âge des crimes perpétrés sur eux/elles. Il suffisait de traîner un peu dans des milieux féministes pour te rendre compte aussi du besoin de dire, de partager et de la loi du silence, et ses contours multiples.

      Maintenant, je me rends compte que c’est pire que ce que j’imaginais, des ami.es parlent enfin, des élèves en classe, des collègues, c’est atroce, je ne comprends pas comment il est encore possible de défendre les mécanismes sociaux à l’origine de ce désastre social, collectif et intime à la fois. Combien faudra-t-il de témoignages, de films, d’études, de collectes, de cartes, de listes, de décompte ? Je me dis : autant qu’il le faudra.

      Donc, quand je dis que seenthis n’est pas l’outil idéal, je dis pas ça pour entraver la démarche. Je me dis juste que ça vaudrait la peine de faire un truc hyper lisible, mais comme je le disais précédemment, en ce moment, je ne me sens pas trop capable de participer à une telle entreprise, et je ne sais pas trop comment il faudrait faire, mais je veux bien y réfléchir à un autre moment. Ces échanges sur seenthis, je pense notamment au thread sur le livre de Nabokov, j’y reviens souvent et j’ai envoyé des gens s’y plonger, donc, c’est vraiment bien que ça existe.

    • Je voyais plutôt ce démarrage comme une entreprise de compilation collective rapide en vue de construire un jour un truc plus peaufiné ensuite, comme le laissait entendre le fait que @touti réfléchissait à une structure de base de données par exemple. Ya le travail de rechercher des gens et des sources et des extraits, et ya le travail de structuration, de comment on normalise tout ça, quels champs, pour pouvoir ensuite en sortir des choses intéressantes (en terme de chrono, de liaisons, ou simplement de visualisation, etc). Le fait de déjà avoir tout un matériel au même endroit, peut aider à faire ressortir comment on voudrait le structurer, c’est déjà un premier pas, même si le reste ne suit pas, ou dans longtemps.

    • @tintin vu aussi le film leaving never land où témoignent les victimes de michael jackson, Adèle Haenel relate que (voir son interview sur mediapart) ça l’a aidé à prendre la parole pour dénoncer les agressions sexuelles de Christophe Ruggia lorsqu’elle était enfant.
      J’aimerai vraiment pouvoir dire que c’était une autre époque mais il en va de la domination sexuelle dans le capitalisme même.

      @supergeante la tâche est énorme et ce ne sera pas du tout confortable. Ici au moins on a la chance d’être nombreus·es et j’espère, de savoir s’écouter. J’ai une amie metteuse en scène qui parle du chaos qui précède ces créations, ça me donne toujours du courage de penser à cela quand ça part un peu dans tous les sens !
      @rastapopoulos je ne souhaite pas mettre en ligne de suite parce que j’y vais pas avec le dos de la cuillère et c’est pas au point du tout. Donc, comme tu dis les essais de BDD c’est juste un début, qu’au moins ça existe quelque part, en vue de …
      – superposition chronologique retenue en tout cas

    • suis assez d’accord avec @rastapopoulos (qui est un nom mishèllène trouvé par un grand pote de Matzneff, Hergé soit dit en passant (salo !)). moi ça me va de continuer à alimenter ce fil en y balançant des noms, des citations, des sources. Juste se réstreindre à matzneff ça fait chier parce qu’on va faire le portrait d’une époque (qui est aussi bien singulière, il faut le dire (c’est plus pareil, mais ça continue quand même (same same but different))), et en même temps si on doit aller jusqu’au neverland de mickael jackson, qui l’emprunte si je ne m’abuse, à lewis caroll (gros pédo aussi), ça fait de la route... on va finir en grèce antique... C’est complétement absurde parce qu’il faudrait en faire un monument, un truc gigantesque, à la hauteur, et en même temps ériger un monument pour ça, c’est déjà pas la joie et en plus s’agirait pas d’alimenter la pédopropagande (hors de question, et je pense qu’on est d’accord, d’utiliser des images de gosses par exemple)...

    • Nicolas Rey

      Je pourrais faire cinquante-deux chroniques sur Gabriel Matzneff. Je pourrais faire Matzneff et la piscine Deligny. Matzneff et Francesca. Je pourrais écrire : « Gab la rafale prend le bus », « M dîne aux Camionneurs », « Calamity Gab m’a fait découvrir Cioran », « Gabriel et Lord Byron », « Gab le magnifique et le peuple serbe ». Gabriel est mon Tintin. D’ailleurs, il avait Hergé pour ami. Il est mon guide des mauvaises fréquentations haut de gamme. Les seules qui vaillent la peine. Adolescent, je dévorais ses fameux carnets noirs comme si un grand frère vivait ce que je n’osais espérer vivre. Gabriel aimait pour moi. Gabriel buvait pour moi. Gabriel souffrait pour moi. Bon. Nous y voilà. Les carnets de Matzneff. J’ai commencé par là, comme ils disent, aux Narcotiques Anonymes. Par ses carnets noirs.

      http://www.matzneff.com/oeuvres.php?un_article=58&la_clef=52

    • @biggrizzly la fiche anglais ne donne toujours pas le détail de la liste manquante celle de libération - à mon avis il doit y avoir des gens importants dans celle ci pour qu’on en trouve pas de traces- je veux dire plus important que dans celles de Matzneff et celle de la dépénalisations des viols sur mineurs.

      J’essaye de pas sombré dans un épisode de remonté traumatique mais je ne résiste pas à revenir ici. En voyant les listes il me semble voire se dégagé plusieurs axes :

      – les réseaux homo-militants - on trouve la mythologie autour de la pédérastie grec - celleux-là confondent la lutte contre la discrimination de l’homosexualité et la pedo-criminalité. On trouve des fondateurs d’asso importantes FDLH - Arcadi
      – les poids lourds de la French Theory et des phallosophes de gauche -
      – Quelques grandes féministes parfois prédatrices sexuelles - Rochefort à signé les 3 pétitions et Beauvoir etait une prédatrice de ses éléves.
      – les libéraux individualises - pour classé les militant·es pedosexuels - Ici je pense à Millet qui milite toujours pour les violeurs et contre les victimes quelque soit leur age. - Je pense que Altusser pourrait etre mis en valeur aussi car il joint le féminicide à sa militance pour les pedo-viols.
      – J’ai vu passé plusieurs personnes liées à Jospin, ou à l’appareil du PS. aussi les Gluksmann il me semble que c’est du PS
      – On trouve quelques académiciens français et phallosophes de droite
      – Quelques prêtres et pasteurs -
      – de nombreux et nombreuses psyanalystes- psychiatres - psychologues - à mettre en lien avec les discours culpabilisant les victimes de la psychanalyse freudo-lacanienne - les immondices dites par Dolto sur les victimes d’inceste
      – des membres de prix littéraires qui se passent les plats - cf le prix de 2014 à Matzneff - on pourrais sortir la liste du jury.
      – peut etre des gens un peu « égarés » qui ont signé par amitié sans bien lire ces pétitions - Matzneff avançait caché et si la personne n’as signé qu’une fois et pas récidivé - Je connais pas Rancière mais @tintin tu avais l’air de dire qu’il était revenu sur ses positions - ca vaut le coup de signalé lorsqu’un·e signataire à pris ses distances et de quel manière.

      Il pourrait y avoir des couleurs - une qui signale la pratique affiché de pédocriminalité - une qui signale celleux qui ont signé les 3 pétitions et ne sont jamais revenu dessus et a contraire (style Dolto) - une qui signale celleux qui se sont écarté de ces pétitions

      Je ne sais pas si à partir de là on peu commencer à voire des ensembles se dessiné. Si vous voyez d’autres catégories que j’aurais pas vu n’hésitez pas à les partagé car je connais pas tous ces noms et il y a des réseaux qui me sont invisibles.

    • Waa, j’avais pas lu cette interview ou elle affirme des choses ignobles. Ok @mad_meg , il n’y aura pas d’échappatoire pour Dolto.

      « Q- Dans l’acte incestueux il y a toujours un traumatisme pour la fille, non ?
      R- Evidemment qu’il y a un traumatisme ! Nous ne vivons pas dans une société ou ces choses sont permises. Résultat, la fille ne peut pas se développer normalement car ses pulsions sont occupées a un lieu où elles ne devraient pas l’être encore. Il se produit un blocage dans l’évolution de l’intelligence.
      (…)
      Q- Donc la petite fille est toujours consentante ?
      R- Tout à fait
      Q- Mais enfin, il y a bien des cas de viols ?
      R- Il n’y a pas de viol du tout, elles sont consentantes »
      #aberrant #criminel #1979

      Et malgré sa critique de Dolto Béatrice Jade considère dans les points tout de même ’constructifs’ que « Les lois doivent faire la différence entre les enfants non nubiles et nubiles qui devraient devenir juridiquement autonomes et ne plus dépendre des décisions parentales. »
      Petit rappel
      En France, la majorité civile est fixée à 18 ans depuis le 5 juillet 1974 ; elle était auparavant fixée à 21 ans depuis 1792.

    • Oui ca fait un choc et je te recommande les paroles des chansons de son fils que je viens de mettre sur ce lien https://seenthis.net/messages/688632

      Je trouve aussi interessant ce lien https://seenthis.net/messages/818092
      posté par @tintin d’un texte de Patric Jean sur médiapart
      surtout parce qu’il fait émerger deux noms importants de la militance pour la dépénalisation des violences sexuelles sur mineurs en france et dans les pays francophones

      – Paul Bensussan : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bensussan#Les_%C2%AB_fausses_all%C3%A9gations_d'abus_sexuels_%C2%

      – Hubert Van Gijseghem : http://1libertaire.free.fr/LeoThiersVidal24.html

    • Et malgré sa critique de Dolto Béatrice Jade considère dans les points tout de même ’constructifs’ que « Les lois doivent faire la différence entre les enfants non nubiles et nubiles qui devraient devenir juridiquement autonomes et ne plus dépendre des décisions parentales. »
      Petit rappel
      En France, la majorité civile est fixée à 18 ans depuis le 5 juillet 1974 ; elle était auparavant fixée à 21 ans depuis 1792.

      Merci @touti J’avais pas vu cette critique de Béatrice Jade et merci pour ton rappel je n’était pas au courant pour cette modification de la loi en 1974.

    • La promulgation de la loi est du 5 juillet, mais son entrée en vigueur était le 1er septembre (qui était un dimanche…) Je m’en souviens assez distinctement, car en 3 jours consécutifs je suis devenu trois fois majeur :-)
      – le 31/08, j’avais accompli un an de service militaire, ce qui émancipait,
      – le 1/09, c’était l’entrée en vigueur de la loi,
      – le 2/09, j’avais 21 ans,…

      cf. ce son, du 2/09, premier jour d’inscription sur les listes électorales.
      https://www.franceinter.fr/emissions/la-boite-a-souvenirs/la-boite-a-souvenirs-02-septembre-2011

    • L’article du Monde :

      À PROPOS D’UN PROCÈS
      Le Monde, le 26 janvier 1977
      https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/01/26/a-propos-d-un-proces_2854399_1819218.html

      Nous avons reçu le communiqué suivant :

      " Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines, vont comparaître, pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckhardt, qui, arrêtés à l’automne 1973, sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de la liberté des inculpés.

      « Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de » mœurs « , où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse.
       » Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels.

      « Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste, d’une part, entre la qualification de » crime « qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés ; d’autre part, entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?).
       » La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa vie affective et sexuelle.

      « Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhardt ne retrouvent pas la liberté. »

      Ont signé ce communiqué : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon, psychosociologue, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Eme, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste, docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Monteil, docteur Bernard Muldworf, psychiatre, Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Griselidis Real, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Thérame, Marie rhonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Vedrines, Jean-Marie Vincent Jean-Michel Wilhelm, Danielle Sallel nave, Alain Cuny.

    • Pour le projet @mad_meg quelques liens utiles

      Le monde ado Par Luc Le Vaillant — 25 mars 2004
      https://next.liberation.fr/livres/2004/03/25/le-monde-ado_473650

      « Le seul collège dont vous n’avez pas fait la sortie est le Collège de France »
      https://twitter.com/vincentglad/status/1211398762247180289

      Si seulement Matzneff était le seul problème
      https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/301219/si-seulement-matzneff-etait-le-seul-probleme

      Frédéric Beigbeder : Il faut sauver le soldat Matzneff
      www.matzneff.com/pdf/sagm10.pdf
      http://www.matzneff.com/sagm.php

      Ivre du temps perdu
      https://blogs.mediapart.fr/lehmann-christian/blog/301219/ivre-du-temps-perdu

      Interrogé sur Matzneff, Frédéric Mitterrand dénonce un « phénomène de meute »
      https://www.huffingtonpost.fr/entry/matzneff-frederic-mitterrand-denonce-un-phenomene-de-meute_fr_5e09e53

      Brice Ivanovic @bi1192
      Vous vous souvenez de cette photo où posait @sonjoachim
      avec la jeunesse Lesqueniste ? Et bien grâce à @MauvaisCoton, on peut s’apercevoir que #Matzneff a donné en décembre une interview dans ce même lieu... Est-ce son appartement ? Un lieu en location ?
      https://twitter.com/bi1192/status/1211704476303790082

      Affaire Matzneff : Bernard Pivot exprime ses regrets
      https://www.lepoint.fr/societe/affaire-matzneff-bernard-pivot-exprime-ses-regrets-30-12-2019-2355311_23.php

      Quand la République décorait Gabriel Matzneff... Jacques Toubon
      https://www.lexpress.fr/culture/quand-la-republique-decorait-gabriel-matzneff_2112781.html

      Un extrait inédit de Matzneff à un autre « apostrophe »
      https://twitter.com/Claude2mougins/status/1210573466405089280

      Claude François
      https://twitter.com/thmsprlng/status/1210978478406930433

    • Je voudrais aussi documenté le fait que ce n’etait pas une autre époque, Matzneff est toujours publié, entretenu, logé et invité dans les médias. On publie toujours des ouvrages pedosexuels sous toutes sorte de prétexte
      https://www.actualitte.com/article/bd-manga-comics/petit-paul-normaliser-la-pedophilie-la-strategie-du-predateur-sexuel/91060
      et la défense des pédosexuels est toujours absolument la même
      « un pied de nez à l’ordre moral, la sexualité bien-pensante qui rassure... qui emmerde »
      Bastien Vivès n’en est pas à sa première inversion des rôles
      https://www.catsuka.com/news/2012-03-07/la-famille-par-bastien-vives--plus-in-memorial-sa-version-animee-du-nouveau

      On traite toujours Dolorès Haze en niant le viol et en l’accusant de rendre les hommes fou
      https://seenthis.net/messages/817794
      Les viols contre les mineurs sont de moins en moins réprimés. (-40% de condamnation pour viol depuis 10ans - info qui laisse les gens manifestement totalement indifférents) En France l’age du consentement sexuel est autour de 4-5 ans (tout le monde s’en fout aussi) et on valorise encore les femmes pour leur jeunesse, leur virginité (cf Moix).
      Perso je voie venir le gros déni qui accompagne ce déballage - c’etait une autre époque - ca implique que ca ne pourrais pas/plus se passé aujourd’hui -

    • Concernant #Alain_Cuny, il a joué en 1974 dans Emmanuelle, il a alors 66 ans.

      On peut noté, entre autre, une des dernière scène du film où Mario, le personnage interprété par Alain Cuny, organise et contemple le viol d’Emmanuelle :

      Mario explique à Emmanuelle que la monogamie n’est plus de mode et que c’est la jouissance, plutôt que le sentiment de culpabilité ou la raison qui doit la guider en matière de sexualité, et qu’ainsi elle atteindra un plaisir bien plus grand. Afin de lui démontrer son discours, il l’emmène dans un bar qui fait aussi fumerie d’opium où elle est violée par un des habitués, pendant que lui-même regarde la scène.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuelle_(film)#Synopsis

    • Tout excusé @reka :)

      Relevé aussi hier les noms de pédophiles #grands_hommes (l’Académie Française semble propice à l’omerta) cités avec ferveur chez Taddeï par ses invités Matzneff et Sollers, (son éditeur chez Gallimard) Montherlant, Peyrefitte, P Ristat, Schérer profitent de publicité sur Europe1. https://seenthis.net/messages/818185#message818267
      https://www.europe1.fr/emissions/Europe-1-Social-club/Europe-1-Social-Club-Philippe-Sollers-et-Gabriel-Matzneff-146350
      #Taddei en #2014

      + une discussion WP sur Montherlant pour éviter de dire sa pédosexualité https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Henry_de_Montherlant#Sexualit.C3.A9_de_Montherlant
      extrait WP où la tauromachie est plus importante (j’te’jure, le clavier m’en tombe)

      Quand je parle de garçons, c’est plutôt 9-14 ans que des jeunes gens. Peyrefitte et Montherlant, par ailleurs, faisaient des virées ensemble et « entretenaient » à eux deux des mères de familles complaisantes... Peyrefitte, toujours langue de vipère, prétend d’ailleurs que Montherlant s’est suicidé parce que des parents de garçons commençaient à faire du bruit et qu’il craignait un procès infamant. Enfin, tout cela n’est pas très ragoûtant et probablement pas prioritaire dans une bio sur Montherlant. D’autant qu’à côté, on ne parle même pas de sa passion pour la tauromachie, plus éclairante pour comprendre son œuvre. Jastrow | 兔 30 jun 2004 à 17:18 (CEST)

    • En amont en 1959/1960, note l’affaire des #ballets_roses avec la DST et André Le Troquer, ministre de De Gaulle à la libération, et président de l’Assemblée Nationale. 22 condamnations de pontes.
      http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Affaire_des_ballets_roses_(1959)/fr-fr
      Mocky en traite dans un film visible sur YT où il dénonce la pédosexualité institutionnalisée, il raconte aussi (toujours YT) n’avoir pas pu le diffuser.
      L’affaire des ballets roses, Affaires sensibles
      https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-30-decembre-2015

      Note aussi #Charles_Trenet 13 juillet 1963 :
      "Ce jour-là, Charles Trenet est écroué à 20h30 à la maison d’arrêt d’Aix-en-Provence. Son secrétaire, âgé de 18 ans, vient d’avouer avoir joué le rôle de « rabatteur » pour attirer chez le chanteur, au domaine Les Esprits, des adolescents. Charles Trenet est inculpé d’attentats aux moeurs sur la personne de 4 mineurs de moins de 21 ans (mais ayant plus de 18 ans). Le chanteur nie tout en bloc. (...) Il restera 28 jours en prison. (...) Revenant sur les accusations portées contre lui, il affirme (...) : « Je suis victime d’un coup monté. Mais j’ai des preuves irréfutables. » (...) Beaucoup de bruit pour rien, finalement : l’affaire se terminera pas un non-lieu." Livre de Bernard Revel

    • Info Depuis hier, le site de Matzneff est tombé, plus aucun article dispo http://www.matzneff.com

      Je poursuis le relevé des accointances des diffuseurs publics. Quelqu’un·e a-t-ielle accès à la liste des signataires défenseurs du pédocriminel Dugué, avant son procès, danst une lettre publiée dans la page Courrier de Libération avec Moustaki, Dolto ?
      https://www.lexpress.fr/informations/le-devoir-d-inventaire_641580.html
      « Lettre en soutien à Gérard R ». article datant de mars 1979

      Merci !

      Je rappelle que le journal L’Express a été pour le moins complaisant à l’égard de Matzneff (plusieurs pages qui l’encensent y ont d’ailleurs disparues mystérieusement).

    • @touti J’ai pas réussie à trouvé la liste que tu cherche seul 3 noms sont mentionnés à partir de l’article de l’expresse que tu a linké et qui sert de base aux autres. Les noms sont P.Bruckner, C.Rochefort et G.Moustaki
      voir ici https://seenthis.net/messages/817814#message817834
      J’ai pas vu que Dolto y était mentionné, il me semble que Dolto n’a signé que la première pétition et pas seconde écrite par Matzneff, ni la troisième (avec une réserve pour la 3eme car on a pas la liste et peut être qu’il y a Dolto dedans).

    • A moins que la journaliste Remy se soit trompée, dans le lien que je donne juste au-dessus, le paragraphe commence par 4 noms …

      Signée cette fois par une multitude de personnalités, Louis #Althusser, Jacques #Derrida, André #Glucksmann, et même Françoise #Dolto (voir l’encadré page 84). En mars 1979, pour soutenir Gérard R., un pédophile qui attend depuis dix-huit mois son procès, une lettre publiée dans la page Courrier de Libération accuse la « morale d’Etat » : « Ce que vise l’ordre moral, c’est le maintien de la soumission des enfants-mineur(e) s au pouvoir adulte. » L’auteur de la lettre appelle les lecteurs, en particulier les femmes, apparemment rétives, à signer le texte suivant : « L’amour des enfants est aussi l’amour de leur corps. Le désir et les jeux sexuels librement consentis ont leur place dans les rapports entre enfants et adultes. Voilà ce que pensait et vivait Gérard R. avec des fillettes de 6 à 12 ans dont l’épanouissement attestait aux yeux de tous, y compris de leurs parents, le bonheur qu’elles trouvaient avec lui. » Au bas de ce texte, 63 signatures. Parmi elles, Pascal Bruckner, Georges Moustaki, Christiane Rochefort et d’autres, plus attendus ou moins connus.

      Apparemment la liste est publiée dans un encadré page 84 de l’Express de 01/03/2001, si quelqu’un y a accès …

    • A mon avis le problème viens de la mise en page. La partie sur la pétition que tu cherche commence ici :

      En mars 1979, pour soutenir Gérard R., un pédophile qui attend depuis dix-huit mois son procès,

      et il n’y a que

      Au bas de ce texte, 63 signatures. Parmi elles, Pascal Bruckner, Georges Moustaki, Christiane Rochefort et d’autres, plus attendus ou moins connus.

      –------

      cette phrase que tu as prise avec a été déplacé de la fin du paragraphe précedent et crée la confusion. En fait pour moi ca donne :

      Quelque temps plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du Code pénal - jouant sur la confusion des actes commis sur des moins de 15 ans par des adultes ou par des mineurs de 15 à 18 ans - exige que cette « infraction » ne soit plus un crime et qu’on tienne compte « essentiellement du consentement du mineur ». Signée cette fois par une multitude de personnalités, Louis Althusser, Jacques Derrida, André Glucksmann, et même Françoise Dolto (voir l’encadré page 84).

      (l’encadré page 84 devrais en principe contenir cette liste : https://seenthis.net/messages/817814#message817831 )

      puis dans un autre paragraphe

      En mars 1979, pour soutenir Gérard R., un pédophile qui attend depuis dix-huit mois son procès, ect...Au bas de ce texte, 63 signatures. Parmi elles, Pascal Bruckner, Georges Moustaki, Christiane Rochefort et d’autres, plus attendus ou moins connus.

      et là on en sais pas plus et il faudrait retrouvé le libé de mars 1979 pour avoir cette liste.

      La confusion ne viens pas de la journaliste Remy mais de la mise en page web de son texte qui s’est fait un peu malmené.

    • Matzneff : les signataires d’une pétition pro-pédophilie de 1977 ont-ils émis des regrets ? - Libération
      https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/02/matzneff-les-signataires-d-une-petition-pro-pedophilie-de-1977-ont-ils-em

      L’article est écrit avec les pieds ou je fatigue ? Pas grand monde sur la liste, deux personnes très exactement, en tout cas publiquement : Sollers dit qu’il ne signerais plus aujourd’hui, mais continue à défendre cohn bendit, et un psy, muldworf, que je ne connaissais pas. Cohn bendit quand à lui, se serait repenti en privé à un journaliste du monde...

      Rien compris à la fin de l’autre naze.

    • L’académie française à primé 2 fois Matzneff pour ses récits de viols d’enfants
      http://www.academie-francaise.fr/gabriel-matzneff

      Gabriel MATZNEFF
      Œuvres
      1999 Ensemble de son œuvre

      Prix de l’Académie
      2009 Prix Amic
      3 000 €
      1987 Prix Mottart
      40 000 F

      –---
      Quand Gabriel Matzneff recevait l’insigne d’officier des Arts et des Lettres des mains de Jacques Toubon
      https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/affaire-gabriel-matzneff/quand-gabriel-matzneff-a-ete-decore-de-l-insigne-d-officier-des-arts-et

      –---

      Je ne croi pas avoir vu souligné l’aspect raciste des violences sexuelles commises par Matzneff. Celui ci raconte que lorsqu’il est en voyage il préfere des enfants plus jeunes que lorsqu’il chasse des enfants sur le territoire français.
      #racisme #colonialisme #tourisme_sexuel #prostitution

      En 1990, Matzneff publie Mes amours décomposés, son journal intime pour les années 1983-1984, dans lequel il évoque sa vie quotidienne, ses amours avec de multiples partenaires dont plusieurs adolescentes âgées de quatorze à seize ans, et son renvoi du Monde à la suite de l’affaire du Coral. Il raconte également son voyage à Manille, aux Philippines, au cours duquel il se livre au tourisme sexuel, y compris des viols avec des « petits garçons de onze ou douze ans ». À Manille, il fréquente notamment des Occidentaux venus à la recherche de contacts sexuels, comme Edward Brongersma, juriste et homme politique néerlandais et défenseur connu de la pédophilie34.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff

      en passant sur la fiche wikipédia de Matzneff je relève que Philippe Tesson a lancé sa carrière et qu’il était un grand ami de Hérgé.

      Philippe Tesson, alors directeur de publication du quotidien Combat, le remarque et lui propose d’écrire une chronique chaque jeudi. À compter de cette période, Matzneff ne cesse d’écrire pour de nombreux organes de presse aux opinions politiques très contrastées2 : Aux Écoutes, Notre République, La Nation française, Pariscope, Les Nouvelles littéraires, Matulu, Le Nouvel Adam, Le Quotidien de Paris, Le Figaro, Le Monde (de 1977 à 1982)5, Impact Médecin, la Revue des deux Mondes, Newmen, L’Idiot international, Le Choc du mois. Depuis 2013, il tient une chronique irrégulière sur le site du Point5.

      En 1964, il participe à la création du Comité de coordination de la jeunesse orthodoxe. Il sera, de même, à l’origine de l’émission télévisée Orthodoxie, dont il demeurera le coproducteur jusqu’en 1972, année où, son divorce d’avec Tatiana (épousée en 1970) ayant entraîné chez lui une crise religieuse, il se défera de ces deux charges. Il rencontre #Hergé la même année, en décembre. Leur amitié ne cessera qu’à la mort de ce dernier, en mars 1983[réf. souhaitée].

      –---

      La présence des tenant·es de la psychanalyse qui sont très nombreux ici, est à mettre en parallèle avec le travail de #Sophie_Robert qui à levé le voile sur la misogynie de la doctrine freudienne et lacanienne. Elle a montré qu’en 2017 la psychanalyse tiens toujours le même discours culpabilisant pour les victimes et déculpabilisant pour les auteurs qu’en 1977.
      cf :
      https://seenthis.net/messages/759335
      https://seenthis.net/messages/547141
      #Freud #Lacan #psychanalyse

    • Un siècle de pédophilie dans la presse (1880-2000) : accusation, plaidoirie, condamnation
      Anne-Claude Ambroise-Rendu
      https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2003-1-page-31.htm#re26no26
      ce passage en particulier :
      La Révolution sexuelle des seventies : le temps de la plaidoirie
      source : notes et références du journal Le Gai pied / wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gai_Pied#cite_note-7
      @unagi en fait un billet plus large
      https://seenthis.net/messages/818701

    • Dans les listes que je recherche, il y a celle des inculpés et condamnés pour l’affaire des ballets roses en 1959/1960.

      Dans le sinistre des #grands_hommes pédosexuels, il y a #Montherlant (1895,1972) légion d’honneur et académicien, ami de Roger #Peyrefitte (1907,2000), lui même pédosexuel dont la victime à 12 ans est Alain-Philippe Malagnac (1951,2000)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_de_Montherlant

      Selon d’autres sources, il aurait perdu son œil lors d’une agression. Cf. #Montherlant et les garçons. Roger Peyrefitte écrivit : « La réalité, hélas ! est tout autre. Il s’est fait tabasser, une nuit, à la sortie d’un cinéma par une bande de garçons, qui avaient vu Montherlant tripoter le petit frère de l’un d’eux. Ils l’ont assommé, et à moitié aveuglé. Ce dramatique incident, qui aurait pu lui valoir le sort de Pasolini, lui a certes abîmé la vue, mais ne l’a en rien menacé de cécité. Après sa mort, son ophtalmologue lui-même l’a déclaré. » (Propos secrets. Paris, Albin Michel, 1977, page 73.)

      Pour Alain-Philippe Malagnac, c’est assez glauque, il meurt dans un incendie en 2000, très certainement par suicide suite au pacte avec Peyrefitte.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain-Philippe_Malagnac_d%27Argens_de_Vill%C3%A8le

      Cette mort brutale à l’âge de quarante-neuf ans six semaines après celle de Peyrefitte, pose quelques questions. La thèse de l’accident est celle qui a est retenue par les enquêteurs qui affirment n’avoir trouvé aucun liquide inflammable11, même si Peyrefitte, dans ses romans, évoque un « pacte de suicide » entre eux, c’est-à-dire l’intention de se tuer à la mort de l’autre. Un jeune ami de Malagnac a péri également dans l’incendie et une quinzaine de toiles de Salvador Dalí ont été détruites dans le sinistre.

    • @sinehebdo Pour P.Val ca ne m’entonnerais pas de ce sordide personnage. Ca me semble tout de même préférable de sourcer, pas pour épargné ces types, mais pour évité des problèmes à seenthis ou/et à toi car c’est le genre de mecs qui ont les moyens de nuire. Et aussi pour avoir une base de donnée utilisable. Il y a déjà beaucoup de monde concerné, des gens pour qui il y a des faits et/ou propos avérés, autant s’occupé de celleux là, c’est déjà un travail vertigineux.

      Pour les 343 salauds de putiers, j’avais aussi relevé que les signataires de ces pétitions des années 1977-1979 comportent quelques misogynes et même un auteur de féminicide (Altusser) - Peut etre que parmi les 343 salauds on trouve des signataires de 1977 et 1979 ou des proches de Matzneff (il me semble qu’il y a Bégbédé). A ce moment là ca serait pas mal de les mettre en valeur. Je suis d’accord avec la continuité de la pedocriminalité et de la misogynie, mais faire une carte des réseaux pedosexuels c’est deja pas gagné alors faire une carte des réseaux misogynes...

      Sinon cet article de tv5 monde (que j’ai pas encore lu mais seulement survolé) m’as l’air assez fouillé sur le sujet
      https://information.tv5monde.com/terriennes/en-france-la-polemique-gabriel-matzneff-continue-vers-un-metoo

    • Vanessa Springora : "Par son statut d’écrivain, Gabriel Matzneff redoublait son entreprise de prédation par une exploitation littéraire"
      L’Invité(e) des Matins par Guillaume Erner
      https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie
      https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/affaire-matzneff-pedophilie-et-litterature-vanessa-springora-est-linvi

      ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““"

      Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie
      03/01/2020 (mis à jour à 12:15)
      Par Cécile de Kervasdoué et Fiona Moghaddam
      https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie

    • @mad_meg, j’étais contente de partager, je le ferai autrement désormais, justement pour ne pas polluer cette liste je liais des posts seenthis externes. Heureusement, je ne suis pas idiote ni mes recherches inutiles. La source ne me convenait pas pour le traitement que j’en fais, aussi je n’ai pas perdu mon temps comme je l’ai expliqué dans le lien donné https://seenthis.net/messages/818757
      même si tu ne sembles pas comprendre ce que je fais !)
      https://seenthis.net/messages/817289#message817520

      Donc, comme c’est apparemment « ton » fil, je sors, bisou :)

    • Stéphanie Lamy, sur twitter, :

      https://twitter.com/WCM_JustSocial/status/1210876050307203078

      Avec #Matzneff certain.e.s découvrent que les propagandistes pédocriminels noyautent des milieux pour faire avancer leur « cause ». A l’époque les littéraires, aujourd’hui les services sociaux, psys, magistrature... tous les postes qui assurent l’impunité des auteurs.

      (...)

      #Jean_Marc_Ghitti est professeur agrégé et docteur en philosophie.
      Il enseigne notamment à l’institut de formation en travail social (AFORE) à Saint-Étienne
      Pour lui « L’émotion d’horreur devant la pédophilie peut conduire à l’erreur, car l’émotion trouble le jugement à sa source ». Jean-Marc Ghitti, pour qui les accusations de pédocriminalité sont forcement des « fausses accusation » enseigne donc cette propagande aux travailleurs sociaux (avec d’autres thèses pro-pédo). Il est aussi l’un des fondateurs du collectif de pères divorcés La #GrueJaune.

      En 2012, le #Dr_Marcel _Rufo a expliqué à une mère désemparée que la grande majorité des enfants sexuellement agressés vont bien. Il bénéficie du soutien de politiques comme #Catherine_Troendlé @C_Troendle (Vice Présidente du Sénat, Sénateur du Haut Rhin, Présidente du groupe d’amitié France-Allemagne) & il est régulièrement auditionné sur la pédocriminalité http://patricjean.blogspot.com/2012/12/rufo-et-la-pedophilie.html

      (...)
      Bref je ne vais pas faire toute la liste des propagandistes pro-pédocriminels d’aujourd’hui. #Matzneff à l’époque était non seulement propagandiste mais aussi prédateur. C’est ça la grande différence avec aujourd’hui : les propagandistes le font surtout à but commercial.

    • En fait, ce post c’est un peu #la_poubelle. J’espère qu’on est toutes et tous ok. Je tiens à vous dire que je suis bien content de vous avoir pas loin. Et que j’espère que ça secoue pas trop (moi j’ai passé un genre de cap chelou mais je fais pas trop le malin en vrai...)

    • Ca me va pour la poubelle @tintin
      C’est sur que ca remue de fouiller là dedans et que ca fait remonter des traumas. J’espère que tu arrive à dormir et à pensé à autre chose et que tu tirera du positif pour toi de toutes ces recherches.

    • Christian Giudicelli.

      Giudicelli n’est pas un romancier à gros tirages, mais ce notable des lettres est bien connu des cénacles parisiens. Le juré Renaudot est un intime de Matzneff, son agent le plus précieux aussi : son « fidèle complice », résume-t-il dans Les Spectres joyeux (2019). Lui-même est membre du comité de lecture de Gallimard.
      (...)
      « Christian est un esthète », commentent ses amis du prix, sans qu’on comprenne bien ce que cela veut dire. Dans les livres du lauréat 2013, il figure souvent sous le surnom « Eight One One » – 811 –, comme un numéro de chambre d’hôtel. Ensemble, « Christian » et « Gabriel » partent souvent en vacances à Manille. Sur la biographie détaillée publiée sur un site « autorisé » tenu par un fan de Matzneff, et supprimé le 30 décembre, on pouvait lire les dates de leurs nombreux séjours communs aux Philippines dans les années 1980. Du « 26 avril-26 mai 1986, voyage à Manille avec Christian Giudicelli ». Matzneff n’a jamais fait mystère du tourisme sexuel qu’il pratique avec de jeunes « gosses » de Manille, âgés de « 11 ou 12 ans ».

      Voir article du monde du 06/01 - https://seenthis.net/messages/819342

    • Autres soutiens de Matzneff cités dans cet article

      L’admirateur de Montherlant a longtemps fréquenté Jean-Marie Le Pen et Alain de Benoist. Mais en ce début des années 2010, une nouvelle génération de droite dure, non plus « païenne » mais catholique, s’interroge. « Le prix Renaudot décerné à un défenseur de la pédophilie, mais que ne pardonnerait-on pas au nom du “talent” ?, s’indigne Le Salon beige, un site qui soutient aujourd’hui Marion Maréchal Le Pen.

      (...)

      Matzneff est un dandy. Il a longtemps vécu dans une chambre de bonne dont le loyer était payé dans les années 1980 par le couple Yves Saint Laurent et Pierre Bergé (qui a été co-actionnaire à titre personnel du groupe Le Monde)

      (...)

      L’Etat aussi sait se montrer généreux. Dès les années 1970, alors que Matzneff s’apprête à publier Les Moins de seize ans, la romancière Lucie Faure, jury du prix Médicis et épouse du président de l’Assemblée nationale appuyée par l’académicien Maurice Rheims, intercèdent pour que l’écrivain touche des « aides à la création » du Centre national du livre (CNL), une émanation du ministère de la culture. « C’est la première fois que l’Etat m’a donné des pépètes », se vante-t-il.

      (...)

      Et en 2002, le ministre de l’époque, Jean-Jacques Aillagon – qui assure « ne pas se souvenir de l’épisode » –, a prié le patron du CNL, Jean-Sébastien Dupuis, de lui obtenir une allocation. Douze mille euros annuels, puis depuis 2013, 6 000 euros.

      (...)

      « FOG », enfin, le président du jury Renaudot 2013, s’accroche et continue d’expliquer que « la pédophilie était très courante au temps des Grecs », mais se déclare « solidaire » de Vanessa Springora.

    • 2001 pétition de soutien à CohnBendit dans le déni total #déprimant
      https://www.liberation.fr/tribune/2001/03/01/cohn-bendit-et-mai-68-quel-proces-societe-de-paranoia_356312

      Nous remercions la génération de la révolution sexuelle d’avoir déverrouillé la vieille famille où l’enfant et la femme étaient ­ et restent encore trop souvent ­ des objets, y compris des violences sexuelles de leur entourage.

      Véronique Dubarry, Stéphane Lavignotte, Guilhem Lavignotte, Erwan Lecoeur, Christine Villard, Thomas Giry, Julien Lecaille, Arnaud Wasson-Simon, Irène Steinert (Pays-Bas), Su Friedrich (New York), Silvia Caracciolo (Rome), Gilles Collard (Belgique), John Symons (Boston), Pierre Fay (Cap Cod, Etats-Unis), etc.

      Soutien (génération des parents) : Anne Coppel, Serge Quadruppani, Alain Dugrand, Alain Lipietz.

      Romain Goupil
      https://www.liberation.fr/evenement/2001/02/23/romain-goupil-cineaste_355609

      « Rien n’a changé, les attaques sont toujours les mêmes, lancées par le même genre de mecs qu’il y a trente ans. Moi, ça me donne envie de dire aux réactionnaires qui nous tombent dessus en ce moment : oui je suis pédophile, oui je suis gay, oui je suis lesbienne. Evidemment, toute cette affaire est dégueulasse pour Dany Cohn-Bendit, comme pour Joschka Fischer. Et je les soutiens.

    • Suite de mes recherches et demande à la communauté seenthis pour les signataires non sourcés et sans date de naissance

      https://seenthis.net/messages/818757#message819492

      il y en a 2/3 pour lesquel·les les faisceaux concordent, avec l’école de sexologie par exemple, voici celles et ceux qui manquent

      Boegner Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Cabrol Docteur psychiatre
      Challou Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les-Aubrais
      Fanny Deleuze traductrice
      Maurice Eme Docteur psychiatre
      Docteur R.Gentis psychiatre
      Anne Laborit Directrice d’Ecole
      Jacques Lefort Chargé de recherches au CNRS
      Michel Meignant Docteur psychiatre
      Vincent Monteil professeur à l’Université de Paris VII
      Nicole Nicolas
      Jean Nicolas Docteur gynécologue-accoucheur
      Séguier Docteur psychiatre au CHS de Fleury les Aubrais
      Torrubia Docteur psychiatre au CHS de Fleury-les Aubrais
      Jean-Michel Wilhelm
      Pierre-Edmond Gay docteur psychanalyste
      Raymond Lepoutre
      Négrepont photographe (Livre les enfants de Papiers ? )
      Gérard Soulier
      Gérard Vallès Docteur psychiatre

    • macron fait le mariole avec ces copains pédocriminels cohn-bendit et romain goupil
      tvs24.ru/pub/watch/1463/cohn-bendit/

      Rappel du lobbying des pédosexuels en allemagne qui sont quand même arrivés au Bundestag via les verts pour modifier les lois, ce qui a été documenté et dénoncé.
      Regarde plus près ce que fait Macron qui refuse de mettre un âge sur le consentement ou modifier la loi pour retirer la prescription sur les viols.

    • Nouvelle contribution de Finkielkraut à la culture du viol et du pedo-viol.

      Le philosophe Alain Finkielkraut s’est exprimé sur cette histoire sur CNews ce 7 janvier : « il n’y a pas eu de viol puisqu’il y a eu consentement, mais il y a eu en effet détournement de mineur ".
      ...
      Monsieur Finkielkraut nous explique sur LCI que Vanessa Springora, à 14 ans, était « consentante », qu’il ne s’agit « pas de pédophilie » et qu’il ne s’agit « pas d’un viol ». Peu étonnant venant d’un « philosophe » qui en 1977 écrivait avec Pascal Bruckner dans « Le Nouveau Désordre Amoureux » une défense immonde des textes du pédophile Tony Duvert : « Au fond, la Loi ne demande aux amants que ceci : de ne pas faire les enfants ; en d’autres termes, de rester pleinement génitaux. Et inversement : le corps de l’enfant demeure aujourd’hui en Occident le dernier territoire inviolable et privé, l’unanime sanctuaire interdit : droit de cité à toutes les “perversions”, à la rigueur, mais chasse impitoyable à la sexualité enfantine, son exercice, sa convoitise. La subversion, si l’on y croit encore, ce serait de nos jours moins l’homosexualité que la pédérastie, la séduction des “innocents” (d’où le scandale que provoquent les livres de Tony Duvert alors qu’ils devraient stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux). » Notons qu’Alain Finkielkraut a aussi pris la défense de Roman Polanski, le réalisateur, suite à son viol envers une mineure, en disant que sa victime « n’était pas une enfant » car elle « posait pour vogue ». Vomitif.

      Un consentement se doit d’être « libre et éclairé ». Lorsqu’on a, en dessous de 15 ans, on ne possède pas le bagage de connaissances nécessaires, l’expérience, la solidité pour dire « non » face à un adulte envers qui, par essence, on a confiance. Il n’y a pas de consentement face à la perversité d’une contrition imposée par l’adulte, ici Matzneff vis-à-vis de la très jeune Vanessa Springora.

      Pénétrer un(e) mineu(r)e est un viol. Attoucher un(e) mineur(e) est un délit. Non, un enfant et/ou un(e) adolescent(e) ne peut pas, par définition, consentir à une relation sexuelle. Laissez les enfants vivre leur enfance et les adolescent(e)s vivre leur période transitoire vers l’âge d’adulte en toute tranquillité. Monsieur Matzneff, sachez ceci : c’est vomitif d’abuser de son statut d’autorité à des fins de domination, d’emprise sexuelle.

      https://blogs.mediapart.fr/aurore-van-opstal/blog/100120/non-monsieur-finkelkraut-une-mineure-ne-consent-pas

    • Ce mec est dangereux. Peut-être hors sujet en ce qui nous concerne...

      https://www.huffingtonpost.fr/author/samuel-comblez

      #Samuel_Comblez est un psychologue de l’enfance et de l’adolescence et directeur des opérations de l’Association e-Enfance à Paris. Durant 12 ans, il a exercé au sein de Fil Santé Jeunes avec des adolescents via un dispositif internet et téléphone. Il a également été psychothérapeute pour le service pédo-psychiatrie à l’hôpital de Meaux. Il fait partie de la Commission de classification des films du CNC dépendant du Ministère de la Culture en qualité de commissaire expert. En septembre 2018, il a sorti son premier ouvrage intitulé « La sexualité de vos ados, en parler, ce n’est pas si compliqué ? » aux éditions Solar

      https://www.lci.fr/famille/pedophilie-comment-trouver-les-mots-justes-pour-mettre-en-garde-son-enfant-21421

      Parmi plein d’autres clichés (le pédocriminel est « avant tout » un malade à soigner, il a des pulsions irréprésibleuh) il y a cet appel à ? Quoi ?

      En revanche, je ne suis pas pour l’idée de porter plainte quand cela se passe dans le cadre familial. Notamment parce que l’enfant va porter sur ses épaules la responsabilité d’avoir mis un membre de sa famille en prison, ce qui n’est pas évident. Il me semble qu’il est préférable de mettre en place des soins, du coup l’enfant peut se dire que sa parole a permis de soigner quelqu’un plutôt que de le punir.

      #wtf

    • un truc qui me tracasse en passant, y a un lien, autre que d’expression, entre les #ballets_roses des années 50 et les #ballets_bleus évoqués pour parler de l’affaire du Coral (dans un message que je ne retrouve plus) ? Le #coral ce serait, aussi, une affaire de pédoprostitution, avec, cette fois au centre, toute une partie de la gauche intello du début des années 80 ?

    • je pense aussi à #présumés_innocents cette expo au Capc de Bordeaux, où une grosse partie du milieu, avait bien joué aux abruti(e)s, en prenant les gens pour des nazes parce ce qu’ils ne tolèraient pas leurs petits jeux « border line »... J’ai trouvé en premier clic cet article là-dessus :

      De juin à octobre 2000 a lieu une exposition de prestige au CAPC de Bordeaux : Présumés Innocents . Cet événement célèbre le millénaire en rassemblant 200 œuvres de 80 artistes, de tout pays, particulièrement célèbres. Le thème qui les rassemble est l’enfance. Les médias sont unanimes : Bordeaux est une ville dont le rayonnement culturel dépasse les frontières, c’est une référence mondiale dans le milieu de l’art. On y trouve même le zeste de scandale nécessaire à la bonne réussite de ce genre de manifestation : la réaction hostile du maire de Bordeaux, Alain Juppé, qui a néanmoins financé l’exposition mais refuse de l’inaugurer et que ses services culturels l’annoncent en ville sur les affichages municipaux.

      Élitistes contre populistes

      Il faut attendre la rentrée scolaire pour entendre les premières protestations, en particulier de la part des parents d’élèves. Le 24 octobre une plainte est déposée par l’association La Mouette dont l’objet est la lutte contre la pédophilie. En effet, plus de 1500 enfants, de la maternelle aux classes terminales, ont visité l’exposition.

      Les deux chefs d’accusation sont redoutables : Diffusion d’images à caractère pédopornographique et Corruption de mineurs par exposition de documents portant atteinte à la dignité des enfants (vidéos, photos, installations etc.). Vingt œuvres sont incriminées dans le genre de la vidéo de Elke Krystufek : l’artiste se masturbe avec un concombre avant de se coudre le sexe...

      La polémique apparaît dans les journaux. Deux camps s’affrontent. D’un côté les associations plaignantes perçues par les médias de grande diffusion comme une nouvelle forme de populisme , de poujadisme moral. De l’autre, le milieu officiel qui défend sa politique culturelle. Le ministre de la Culture, Jean Jacques Aillagon, vient au secours du directeur du CAPC mis en cause, Henry-Claude Cousseau, respectable haut fonctionnaire aujourd’hui directeur de l’école des Beaux-Arts de Paris.

      Il existe en effet un certain consensus de la part des personnalités éclairées en faveur de ce genre de manifestations... Jusque parmi les ecclésiastiques : Mgr Rouet dans son livre L’Église et l’Art d’avant-garde (Albin Michel, 2002), signale le courage des artistes mis en cause : Loin d’offrir une image idyllique de l’enfance, ils ne baissent pas les yeux devant sa violence... Les artistes tentent de sonder le chaos des pulsions en liberté (p.22). Il regrette l’attitude des associations qui ont porté plainte : Elle s’inscrit dans l’inflation des pratiques répressives exercées aussi bien par le pouvoirs politiques que par certaines associations de défense de la moralité publique (p. 23).

      http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Presumes-Innocents.-L-art-contemporain-devant-les-juges

      y avait lévêque là-dedans, et pleins d’autres « ouvreurs de consciences »

    • et aussi, puisque je suis dans l’art on a les pétées de thunes, complétement stupides, parfaitement médiocres soeurs #bettina_rheims et #nathalie_rheims qui ont fait du flirt pédoporno un quasi fond de commerce.

      Pour Nath’ :

      Quand une petite allumeuse de 12 ans décide de mettre le grappin sur un comédien de 40 ans, ça fait des étincelles

      https://www.parismatch.com/Culture/Livres/Nathalie-Rheims-innocence-en-emois-Place-Colette-814971

      Pour Beth’, c’est de la photo, donc je publie pas. Juste une piste :

      https://www.liberation.fr/medias/1996/12/21/evian-recadre-sa-pub-jugee-trop-denudee_190413

      Beth’, au début des années 2000, elle financait les éditions #léo_scheer, qui ont à leur catalogue, le premier manuel du parfait pédocriminel de mtznf (ils en ont six de ses bouquins)...

      c’est un atlas qu’il faut faire... Avec des dessins à la kalash pour reprendre une idée de la survivante Nikki de Saint-phalle

    • https://www.letemps.ch/societe/revolution-sexuelle-mai-68-genere-un-tourbillon-dabus
      Malka Marcovich, (historienne) déterre un texte du pape du nouveau roman Alain Robbe-Grillet, publié en 1973 dans un recueil de photographies de David Hamilton

      … les « nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux « stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux » (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux).

      WP
      La thèse de 3e cycle de Bruckner, consacrée à l’émancipation sexuelle dans la pensée du socialiste utopiste Charles Fourier (« Le corps de chacun est accessible à tous »), a été dirigée par Roland Barthes (et soutenue en 1975 à l’université Paris VII)

    • William Reich, père inspirateur (Dolto, Foucault)
      https://en.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Reich
      j’ai choisi la page en anglais car les versions françaises WP édulcorent bien souvent les biographies et les informations y sont plus complètes et sourcées
      Notamment l’histoire du criminel Orgonomic Infant Research Center (OIRC) in 1950 et le nombre de tarés influenceurs pour avoir acheté son truc magnétique accumulateurs d’orgone !