CONTRETEMPS – REVUE DE CRITIQUE COMMUNISTE

https://www.contretemps.eu

  • La puissance féministe. Extrait du livre de Verónica Gago
    https://www.contretemps.eu/puissance-feministe-greve-patriarcat-violence-gago

    L’Amérique du Sud est un des coeurs battants du féminisme contemporain. Des millions de femmes y prennent la rue contre les féminicides, les violences qui frappent les minorités de race et de genre, les lois qui répriment l’avortement et le développement néo-extractiviste. Figure majeure du féminisme latino-américain, Verónica Gago réinscrit ces bouleversements dans l’émergence d’une internationale féministe et propose, avec La puissance féministe (Éditions Divergences), un antidote à tous les discours de culpabilité et de victimisation. En se réappropriant l’arme classique de la grève, en construisant un féminisme populaire, radical et inclusif, les mouvements sud-américains ont initié une véritable révolution. Source : (...)

  • Face à la montée du fascisme : serrer les rangs, bâtir une alternative – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/montee-fascisme-extreme-droite-contre-offensive-alternative-marche-liber

    Depuis l’assassinat de Samuel Paty, une offensive se déploie qui vise non seulement à stigmatiser les musulman·es, à accélérer le durcissement autoritaire de l’Etat mais aussi à disqualifier l’ensemble de la gauche, des mouvements sociaux et des intellectuel-les critiques par l’accusation infamante de complicité avec le terrorisme. On a pu observer ces derniers mois comment le pseudo-concept d’ « islamo-gauchisme », né à l’extrême droite, avait circulé dans les champ médiatique et politique, jusqu’aux ministres Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal, pour appuyer la thèse (délirante) d’une telle complicité. Cela donne à voir la manière dont l’idéologie dominante est aujourd’hui imprégnée voire saturée de catégories de pensée fascistes ou fascisantes. Fondée sur le modèle du prétendu « judéo-bolchevisme » dont l’extrême droite agitait le spectre dans l’entre-deux-guerres, cette catégorie fonctionne de manière analogue et constitue un conspirationnisme de dominants : identification d’un ennemi (les juifs hier, les musulmans aujourd’hui) auquel est imputée une logique de séparation et un projet de domination, puis recherche des complices (« collabos »).

  • Parler de fascisme à propos de la France actuelle n’est pas un abus de langage | Titiou Lecoq
    http://www.slate.fr/story/210482/processus-fascisation-fascisme-france-histoire-banalisation-idees-extreme-droi

    Le sociologue Ugo Palheta dépeint très justement la situation : « Il n’y a pas de régime fasciste en France actuellement, mais il y a des mouvements politiques qui propagent diverses idéologies fascistes. » Il ne faut pas tomber dans le piège de la banalisation. Source : Slate

  • Les Brigades rouges, la « doctrine Mitterrand » et la répression. Entretien avec F. Piccioni – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/italie-brigades-rouges-doctrine-mitterrand-repression-justice

    Le massacre de Piazza Fontana, et bien d’autres qui s’ensuivent, renforcent les partisans d’une organisation clandestine, dédiée à la lutte en soutien des mouvements ouvriers, lycéens et universitaires. Ils ambitionnent aussi de résister à un éventuel putsch d’extrême-droite : rappelons que la nuit du 7 au 8 décembre 1970, une tentative de coup d’Etat a lieu en Italie, avec l’occupation du ministère de l’Intérieur par Junio Valerio Borghese (le « coup Borghese »). Elle fait écho à une tentative précédente de coup d’État en 1964, le “plan Solo”, menée par des chefs des carabiniers et des services de renseignements, en lien étroit avec les États-Unis d’Amérique.

    Dans ce climat, s’armer est considéré comme “normal” dans une partie importante de la gauche italienne. Les Brigades Rouges adoptent cette perspective comme une nécessité stratégique. Il ne s’agit plus alors d’autodéfense, mais d’un objectif de renversement du système capitaliste. Les Brigades Rouges engagent leurs premières actions contre la hiérarchie des usines (contremaîtres, chefs des usines, directeurs), avec des actions symboliques et propagandistes, essentiellement d’atteinte aux biens et de blessure non-létale aux personnes, des actions à grand impact médiatique. En conséquence, un certain nombre de dirigeants d’entreprise prennent peur et atténuent le contrôle disciplinaire, ou cèdent plus facilement dans des conflits sociaux.

    Au fil des années, la stratégie des Brigades rouges évolue. Une stratégie plus large commence à être définie, avec pour objectif final la conquête armée du pouvoir, comme cela se produisait à l’époque dans de nombreux pays – à Cuba une décennie auparavant, mais aussi en Algérie, en Indochine, au Mozambique, en Angola, au Nicaragua, etc. Différence majeure : les Brigades Rouges agissaient dans un pays industrialisé avancé. Et donc, notre pratique de la guérilla était de type “métropolitain”, proche des Tupamaros de Pepe Mujica et Raoul Sendic en Uruguay, de l’IRA en Irlande, mais aussi de la RAF en Allemagne de l’Ouest ou des Weathermen aux États-Unis.

    Le mouvement ouvrier italien était très fort au long des années 1970. Il a produit un haut niveau de conflictualité sociale et des revendications très avancées. La lutte armée des Brigades Rouges ambitionnait, avant tout, de « percer le plafond » politique que rencontraient ces luttes sur leur chemin. Ce n’est pas un hasard si les Brigades rouges entament leur déclin au lendemain de la défaite historique de la classe ouvrière italienne, à Turin, en 1980, lorsque 35 jours d’occupation des usines de Fiat se soldent par 23 000 licenciements. Les autres organisations armées la suivent dans le reflux.

  • Spectre, une plateforme médiatique indépendante de podcasts, gratuite et sans pub
    https://ricochets.cc/Spectre-plateforme-mediatique-independante-podcasts-gratuite-sans-pub.html

    Parce que la lutte se joue aussi sur le terrain de l’information, du débat, de la contre-information, voici Spectre et ses podcasts, pour d’autres perspectives que celles des gros médias militants de milliardaires : La mise en place de Spectre vise aussi à affermir les liens entre médias alternatifs, collectifs antiracistes et féministes, associations écologistes ou encore organisations syndicales – non en créant un nouveau cadre militant unitaire mais en proposant une plateforme fonctionnant de (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions, Révoltes, insurrections, débordements...

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://spectremedia.org
    https://www.helloasso.com/associations/les-ami-es-de-spectre/collectes/spectre-nouvelle-plateforme-de-podcasts-critiques
    https://www.youtube.com/channel/UCSKYzB5wssC6EJX02Mc4Yig
    https://www.contretemps.eu/minuit-dans-le-siecle-podcast-antifasciste-palheta
    http://www.spectremedia.org
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/QgNN9449AgU-c98e-108b1e1.html

  • Tirer profit de la mort. La réponse de Modi à la pandémie dans l’Inde néolibérale – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/inde-neoliberale-modi-covid-capitalisme-vaccin

    Le vaccin qui sauve des vies est disponible gratuitement dans presque tous les pays du Nord global, mais pas en Inde. Le Serum Institute of India (SII), le plus grand fabricant de vaccins au monde, est actuellement le principal fabricant du vaccin dans le pays. En janvier, il a vendu les 100 premiers millions de doses du vaccin au gouvernement indien à un « prix spécial » de 200 roupies (soit 2,25 euros) par dose, puis il a augmenté le prix. Sur le marché privé, la dose de vaccin se vend à 1 000 roupies (11,15 euros).

    SII est une compagnie privée, dirigée par un des hommes les plus riches de la planète, Cyrus Poonawala dont la fortune avoisine 13 milliards de dollars. Poonawala a fait fortune dans l’élevage et les courses de chevaux. Ces instincts exceptionnels de joueur ont poussé son fils, Adar Poonawala, à contempler une pandémie mondiale dévastatrice l’an dernier et à décider que c’était le moment pour s’en mettre plein les poches. Dans un entretien avec un média international, Poonawala a affirmé qu’il allait « prendre le risque et devenir un leader ».

    Ce sont comme d’habitude les mêmes qui lui ont emboîté le pas pour transformer la crise sanitaire en profits privés. La fondation Melinda et Bill Gates a investi 150 millions de dollars, tandis que les entreprises vampiriques, Goldman Sachs, Citi et Avendus Capital, sont devenues les principales conseillères de SII. Comme toutes les élites du Sud rompues au langage néolibéral, Poonawala a déclaré que son objectif noble et anticolonial était de fournir « la majorité des doses de vaccin, du moins au début… à [ses] compatriotes avant de l’exporter à l’étranger ».

    En réalité, près de 80% des doses produites par SII ont été vendues à l’étranger, réalisant des profits exorbitants, jusqu’à ce que le gouvernement finisse par interdire ces exportations lorsque le nombre de décès commença à augmenter.

    Les traits caractéristiques de ce capitalisme macabre ne tardèrent pas se révéler. La fortune de Cyrus Poonawalla a augmenté de 85% en cinq mois. Et tandis que la fumée des bûchers funéraires commençait à obscurcir le ciel indien fin mars, Adar Poonawalla a signé un bail pour un manoir à Londres pour un loyer record de 70 000 dollars par semaine.

  • Pour Israël, l’illusion de la normalité s’effondre
    https://www.contretemps.eu/israel-illusion-normalite

    L’intifada actuelle en #Palestine est sous bien des aspects totalement inédite. Elle crée des précédents qui préfigurent l’ouverture d’une phase nouvelle dans l’histoire du conflit israélo-arabe. Pour commencer, elle fait voler en éclats plus de sept décennies de politique coloniale de morcellement. De Jérusalem à Gaza, en passant par Lod, Haïfa, Yaffa, Bethlehem… La brisure de la géographie n’aura en rien altéré cette réalité têtue : l’unité de la Palestine. La participation massive des Palestiniens dits de l’intérieur, c’est-à-dire résidant dans les territoires conquis par Israël en 1948, prend le contre-pied de toute une rhétorique les réduisant à des « Arabes israéliens » qui auraient renoncé à leurs droits nationaux palestiniens. C’est probablement la première fois depuis 1948 qu’une telle mobilisation unit de cette façon toutes les régions de la Palestine historique, renversant le poids des habitudes de pensée imposées par l’État israélien, et qu’analyse Haim Bresheeth-Zabner, auteur d’un livre de référence sur l’armée israélienne, dans l’article qui suit, initialement publié sur le site Mondoweiss.net.

    En outre, cette intifada prend des formes nouvelles, inattendues. Il ne s’agit plus de l’intifada des pierres contre les chars israéliens, de la résistance à Gaza contre l’armée israélienne, ou des confrontations directes face aux colons israéliens. C’est tout cela à la fois. Une intifada multiforme. Gaza réagit aux agressions à Jérusalem, Haïfa et Lod reprennent la rue, Jénine et Ramallah ne se font pas attendre. L’unité se recompose et, à travers elle, la lutte de libération nationale palestinienne refait son entrée dans l’histoire.

    Sans aucun doute, la répression à venir sera d’une brutalité insoupçonnée. Elle l’est déjà. C’est pourquoi la solidarité est plus que jamais nécessaire. La lutte anticoloniale palestinienne est celle de tous les progressistes, de tous les anticoloniaux, aux quatre coins du monde...

    #nettoyage_ethnique et #domination_coloniale

    • CT : Vous parlez d’une tendance de plus en plus fréquente à « surestimer le préjudice » qui nous est fait lors d’un conflit en l’interprétant comme une agression, comment expliquez-vous cela ?

      S.S : Je pense qu’il y a deux dynamiques importantes qui participent souvent d’une escalade de la violence : l’une est liée à une situation de domination et l’autre au traumatisme. Lorsqu’une personne en situation de domination s’installe dans l’idée qu’elle ne devrait pas être remise en question et que quelqu’un exprime sa différence, l’inconfort vécu par la première est souvent interprété comme une attaque. Différemment, lorsque vous avez vécu des traumatismes, la différence que l’autre incarne dans le cadre d’un conflit est parfois si difficile à gérer émotionnellement qu’elle en vient à son tour à être perçue ou présentée comme une menace.

      Dans tous les cas, nous transformons des situations de conflits en prétendant qu’elles sont des agressions afin de nous positionner comme une victime irréprochable. À notre époque, pour être digne de compassion, nous devons incarner cet idéal de pureté. Si l’on participe d’une quelconque manière à un conflit, nous ne sommes plus éligibles à la compassion. Je pense pourtant que tout le monde devrait être digne de compassion sans condition.

    • #Sarah_Schulman

      Le conflit n’est pas une agression
      Rhétorique de la souffrance, responsabilité collective et devoir de réparation

      https://editions-b42.com/produit/le-conflit-nest-pas-une-agression

      Traduit de l’anglais par Julia Burtin Zortea et Joséphine Gross.

      Des relations intimes aux politiques globales, Sarah Schulman fait le constat d’un continuum : individus comme États font souvent basculer les situations conflictuelles dans le registre de l’agression, criminalisant leurs opposants pour couper court à la contradiction et échappant ainsi à leur propre responsabilité dans les conflits. En distinguant conflit et agression, l’autrice interroge notre culture de la stigmatisation. Ce travail profond, aussi courageux qu’impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l’auto-analyse à l’échelle individuelle et collective, et comment l’altérité sert de justification à la violence et à l’exclusion. Ce livre intentionnellement polémique offre un aperçu des dynamiques contemporaines et historiques qui prennent les différences intimes, raciales et géopolitiques pour des éléments déclencheurs de la course à l’injustice, à l’exclusion et à la répression. Le conflit n’est pas une agression est un virulent plaidoyer contre le phénomène culturel de l’accusation, révélant combien les personnes en situation de pouvoir exacerbent et manipulent la crainte de l’« autre » pour éviter toute remise en question.

  • Sheikh Jarrah, l’autre nom de la Nakba palestinienne | Yumna Patel
    https://www.contretemps.eu/sheikh-jarrah-nakba-palestine-israel-sionisme-colonialisme-nettoyage-eth

    Depuis près d’un mois, Jérusalem est le théâtre d’un soulèvement qui ne cesse de s’amplifier. À l’origine de la colère : plusieurs maisons du quartier jérusalémite de Sheikh Jarrah vont être expropriées et leurs habitants palestiniens remplacés par des colons israéliens. On a là condensé rien de moins que la situation originelle, appelée Nakba (catastrophe en arabe), au principe d’un conflit centenaire. Source : Contretemps

  • La Colombie en flammes : la fin du néolibéralisme sera violente | Boaventura de Sousa Santos
    https://www.contretemps.eu/colombie-revolte-classes-populaires-neoliberalisme-repression-militarisa

    Boaventura de Sousa Santos analyse dans cet article la situation de révolte populaire, mais aussi de répression (avec plusieurs dizaines de morts) et de militarisation que vit la Colombie depuis le 28 avril dernier. Une répression qui s’est encore accrue depuis la rédaction de cet article. Cali, la troisième ville du pays, est devenue l’épicentre de la confrontation de classe dans le pays. Les organisations sociales ont déjà appelé à une nouvelle journée de mobilisation, le mercredi 12 mai 2021. Source : Contretemps

  • La tribune des généraux, l’armée et la Cinquième République – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/tribune-generaux-armee-cinquieme-republique-autoritarisme-extreme-droite

    Le « en même temps » de Florence Parly, la ministre de la Défense, est en train d’entraîner le pays dans une crise politique d’une gravité extrême. Elle a annoncé que des sanctions seraient prises contre les généraux signataires de la tribune du 21 avril 2021 tout en se taisant sur son contenu entièrement orienté contre l’« islamo-gauchisme » et « les hordes de banlieue ». Et pour cause : c’est le gouvernement d’Emmanuel Macron qui a lancé cette campagne, c’est lui qui fait voter la loi Sécurité globale qui renforce l’appareil policier dans son impunité.

    L’extrême-droite se sent donc confortée par l’issue de la première tribune. Elle hausse le ton dans un nouvel appel de militaires adressé « aux ministres, parlementaires, officiers généraux » et publié le 9 mai 2021 sur le site de Valeurs actuelles. « Lâcheté, fourberie, perversion » sont les termes utilisés pour qualifier l’attitude des destinataires.

    De son côté, l’ensemble des syndicats de police appelle pour le 19 mai 2021 à une marche citoyenne à Paris « qui devra rassembler le plus largement possible toutes celles et ceux qui désirent marquer leur attachement et leur soutien à la Police Républicaine ». Cet appel à occuper la rue est la réponse aux tables rondes du « Beauvau de la sécurité », illusion macronienne présidée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

  • L’extradition annoncée des exilés italiens : revanchisme d’État et persistance du déni – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/extradition-exiles-italie-macron-doctrine-mitterrand

    À l’heure de l’hystérie médiatique et sécuritaire, essayons de rappeler brièvement quelques faits. À partir de la fin des années 1970, plusieurs centaines d’Italiennes et d’Italiens, recherchés par la justice de leur pays, fuient vers la France, où certain·es d’entre elleux s’installent. L’Italie connaît alors la fin d’une décennie de luttes et d’affrontements politiques et sociaux de très grande ampleur, qui prennent souvent une tournure violente. Le point de départ de cette escalade se trouve incontestablement dans l’attentat néofasciste de la Piazza Fontana en décembre 1969, auquel fera écho celui de la gare de Bologne en août 1980, également le fruit de l’extrême droite et de ses ramifications dans l’appareil d’État. Entre ces deux années, selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, plus des deux tiers des « violences » (rixes, guérillas, destruction de biens) commises en Italie sont imputables à l’extrême droite, 26,5 % à l’extrême gauche et 6 % à d’autres [1]. De même, à la fin des années 1980, sur les 380 morts de violence politique, un tiers environ est imputable à l’extrême gauche. Pourtant, c’est contre celle-ci que la répression de l’État italien se dirigera de façon quasi exclusive. Rien d’étonnant à cela : il est avéré que les groupes terroristes d’extrême droite ont bénéficié de complicités dans les services secrets et au plus haut niveau de l’État, du patronat et de la classe politique. Il a fallu attendre les années 1980 et 1990, pour que soient dévoilés, de façon très partielle, des éléments essentiels de cette « stratégie de la tension », avec la révélation des agissements de la loge P2 et du réseau Gladio. Pour ces forces, logées au cœur de l’État, des appareils de répression, des élites économiques et, pour la seconde, en lien étroit avec les services étatsuniens et l’OTAN, il s’agissait en effet de légitimer la répression de la conflictualité sociale et d’empêcher à tout prix qu’elle trouve une issue politique ne serait-ce que progressiste.

  • L’extradition annoncée des exilés italiens : revanchisme d’État et persistance du déni
    https://www.contretemps.eu/extradition-exiles-italie-macron-doctrine-mitterrand

    L’arrestation, mercredi 28 avril, de sept exilé·es politiques italiens, deux autres étant en fuite à l’heure où sont écrites ces lignes, ne peut que susciter des sentiments d’écœurement et de révolte. Profitant de l’anesthésie créée par les récents attentats terroristes, le gouvernement français et le président de la République ont pris la responsabilité de rompre avec la parole donnée par François Mitterrand en 1985. C’est cette parole qui a permis à toutes ces personnes de vivre paisiblement, au grand jour, en France pendant trois ou quatre décennies, d’y travailler en toute légalité, de devenir père, mère, grand-père, grand-mère. Cet acte inique s’inscrit fort logiquement dans la longue série de décisions liberticides, de faits de répression et de brutalités qui ont émaillé le quinquennat d’Emmanuel Macron, (...)

  • 1er mai, une journée de lutte des travailleurs
    https://ricochets.cc/1er-mai-une-journee-de-lutte-des-travailleurs.html

    « Les origines du 1er mai sont bien loin des défilés tranquilles et aseptisés qui caractérisent aujourd’hui cette affreusement mal nommée « fête du travail », où l’on vend du muguet fabriqué artificiellement et au prix de conditions de travail déplorables. Il faut remonter à 1886, aux États-Unis, pour saisir la dimension internationaliste de ce jour. Cette année là, 400 000 ouvriers et ouvrières font grève le 1er mai pour la réduction du temps de travail. Trois jours plus tard, à Chicago, des affrontements ont (...) #Les_Articles

    / Travail, emploi, entreprise..., #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle

    #Travail,_emploi,_entreprise...
    https://www.contretemps.eu/1er-mai-journee-lutte

  • Ce que disent nos dents de la guerre sociale. À propos du livre d’Olivier Cyran – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/dents-cyran-inegalites-sante-guerre-sociale

    Voilà un livre vraiment original, tout à la fois drôle et glaçant, impressionnant. Olivier Cyran y décide de considérer les dents comme symbole des inégalités, enjeu politique, porteuses parfois de douleurs terribles qui sont autant de souffrances sociales. L’ouvrage s’ouvre sur une scène traumatique, chez le dentiste : « J’avais sept ans quand j’ai connu la pire douleur de ma vie », raconte-t-il. « Une douleur de ce calibre a ceci de singulier qu’elle est à la fois indescriptible et ineffaçable : une vie plus tard, son écho grésille encore sous les sédiments de la mémoire. » De là vient la compréhension de ce que « la dent est l’objet d’un rapport de forces perpétuel et chaotique », orchestré dans les cabinets libéraux ou désormais par les commerciaux du soin dentaire low cost, celui des « classes régnantes et de leur système de prédation ».

    • Mais l’essentiel du livre porte sur la France, sous la « nomenclature byzantine des actes remboursés et non remboursés », où la Confédération nationale des syndicats dentaires a pu recommander d’inscrire les patients bénéficiaires de la CMU sur liste d’attente : dans une voie de garage, pour éviter de les soigner. Une étude de Médecins de Monde menée auprès de 230 praticiens, en 2003, indiquait que plus d’un tiers refusent de prendre des « patients-CMU ».

      Ce qui est un fait avéré : Madame a travaillé auprès de praticiens qui refusaient de « prendre les CMU » ...