CONTRETEMPS – REVUE DE CRITIQUE COMMUNISTE

https://www.contretemps.eu

    • C’est un peu normal !

      Gouvernements et partis politiques de l’union européenne se moquent éperdument des besoins de base de leur population, Santé, Education, Energie (interdiction d’importer du gaz russe peu couteux), Démocratiques . . . .
      Pourquoi donc aller voter ?
      Pourquoi voter pour des pseudos démocrates ?

      L’Italie sort de son gouvernement mario draghi, et ce ne sont pas les menaces d’ursula von des leyen (élue par personne) envers les électeurs italiens qui ont calmé les choses.

      Les électeurs choisissent les extrêmes en espérant un changement.
      On remarquera que les extrêmes ne sont pas toujours à droite, exemple le PTB en Belgique, ouvertement marxiste.

      Ceci dit, en France, le PCF a ouvertement fait perdre la gauche aux élections présidentielles.

    • la représentation politique est pas une métonymie d’un fascisme qui est d’abord dans les têtes et les corps. n’en déplaise à pas mal de gens de gauche et de « gauchistes », dans les sociétés de contrôle, le fascisme politique peut être « post » (en gros, moins martial). et c’est d’ailleurs là que l’on peut faire la critique (et non dénoncer) l’abstention, l’abstentionniste, pas plus épargné que quiconque (et non pas allié objectif de l’extrême droite en raison de son refus oubli, dégoût, de voter)

      #fascisme

  • Massacre raciste à la frontière de Melilla | Elsa Tyszler
    https://www.contretemps.eu/massacre-racisme-migrants-exil-maroc-espagne-frontiere-melilla

    Le 24 juin 2022, des ressortissant·e·s d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est ont tenté de franchir les barrières de l’enclave espagnole de Melilla. La violence de la répression opérée par les garde-frontières espagnols et marocains en charge d’empêcher ces entrées a provoqué la mort d’au moins 37 personnes et plus de 300 blessés. Source : Contretemps

  • Algérie 1962 : la promesse d’un avenir radieux | Malika Rahal
    https://www.contretemps.eu/algerie-1962-promesse-avenir-malika-rahal

    En ce jour anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, nous publions cet extrait du livre récemment paru de Malika Rahal, Algérie 1962. Une histoire populaire (La Découverte, 2022). Récit polyphonique de l’histoire de l’Algérie à la date-césure de 1962, ce livre offre un regard panoramique original et précieux dont nous conseillons chaleureusement la lecture. Source : Contretemps

  • L’indépendance de l’Algérie : un miracle toujours renouvelé aux rives de la désillusion | Brahim Senouci
    https://www.contretemps.eu/independance-algerie-miracle-desillusion

    Vu rétrospectivement, il est difficile de réaliser combien l’indépendance de l’Algérie était un dessein politique qui relevait de l’utopie. En effet, la France qui y avait pris pied depuis plus d’un siècle nourrissait un lien organique avec sa possession coloniale. Qu’on se souvienne de ces mots de François Mitterrand devant l’Assemblée nationale en 1954 réagissant à l’appel du FLN : « L’Algérie c’est la France. Et qui d’entre vous, Mesdames, Messieurs, hésiterait à employer tous les moyens pour préserver la France ? ». Pourtant, l’abnégation de tout un peuple, rallié derrière la bannière du FLN, a eu raison de l’un des colonialismes les plus féroces de l’histoire. À l’occasion du 60ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, nous publions ce billet de Brahim Senouci, maître de (...)

  • Le système impérialiste aujourd’hui et le nouveau cycle de militarisation | Claude Serfati
    https://www.contretemps.eu/imperialisme-guerre-russie-ukraine-mondialisme-armee-serfati

    L’acte de décès des analyses marxistes de l’#impérialisme en tant qu’espace mondial d’interdépendance économique et de rivalités géopolitiques a été souvent annoncé depuis 1945 en raison de la disparition de la guerre entre grandes puissances. Il est vrai que deux facteurs ont profondément modifié les relations entre l’économie et la guerre après la Seconde Guerre mondiale. D’une part, l’arme nucléaire a dissuadé les pays détenteurs, depuis son utilisation contre le peuple japonais, de transformer leurs rivalités économiques et géopolitiques en affrontement armé. Le risque d’un embrasement nucléaire a d’ailleurs été un argument utilisé par les Etats-Unis et l’UE pour refuser toute intervention directe en Ukraine. D’autre part, la suprématie économique et militaire des Etats-Unis sur les autres pays capitalistes développés d’Europe et d’Asie a interdit toute utilisation de l’’outil militaire comme règlement des différends au sein du monde ‘occidental’. Ce terme est généralement utilisé comme synonyme du ‘monde libre’, il inclut donc également des pays asiatiques.

    Ces deux caractéristiques majeures font certes partie de la conjoncture historique issue de la Seconde Guerre mondiale, mais elles invitent plutôt à actualiser les apports des théories de l’impérialisme qu’à décréter leur obsolescence.

  • Les accusations d’antisémitisme contre Jeremy Corbyn n’ont aucun fondement | Thierry Labica
    https://www.contretemps.eu/corbyn-labour-accusations-antisemitisme-simonnet-obono

    Danielle Simonnet et Danièle Obono sont depuis plusieurs jours la cible d’attaques politiques et médiatiques aussi convenues qu’ignobles, de la part de dirigeants socialistes (B. Cazeneuve, D. Assouline), de la candidate PS dans le 20e arrondissement de Paris Lamia El Aaraje, de Patrick Haddad, mais aussi de la LICRA ou encore de journaux comme le Canard enchaîné et le Figaro. La raison ? D. Simonnet et D. Obono ont reçu l’ancien dirigeant du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, venu en personne à Paris les soutenir dans le cadre de la campagne législative en cours. Source : Contretemps

  • Shireen Abu Aqleh, une voix impossible à effacer | Xavier Guignard
    https://www.contretemps.eu/shireen-abu-aqleh-voix-palestine

    Le meurtre de la journaliste Shireen Abu Aqleh est un condensé de ce qui caractérise la domination israélienne : sentiment d’impunité et besoin d’effacer l’autre palestinien, peu importe le coût. À quelques jours de la commémoration de la Nakba, sa disparition vient rappeler si besoin était que les Palestiniens ne connaissent pas de répit face à la violence coloniale. Et ce, depuis près de 75 ans. Source : Contretemps

  • Pour l’autodéfense féministe, un entretien avec Mathilde Blézat
    https://www.contretemps.eu/autodefense-feministe-entretien-blezat

    Le livre Pour l’autodéfense féministe, écrit par Mathilde Blézat et paru aux Éditions de la dernière lettre, est un ouvrage qui présente concrètement les expériences de stages d’autodéfense féministe, telles que vécues par l’autrice elle-même ainsi que par 80 personnes qu’elle a rencontrées à l’occasion de ce travail, de même que des échanges avec des formatrices. Source : Contretemps

    • Dans les stages, un basculement se produit quant au rapport à la violence, comme si une forme de tabou autour de la violence des femmes était brisé.

      tout de même, puisqu’on parle #tabou, un autre tabou qui cours d’ailleurs un peu partout dans cet article, c’est la violence illégitime des femmes. Le fait que les femmes puissent avoir une volonté de puissance (qui serait un « sentiment masculin » selon contretemps, on croit rêver), voir carrément une envie de faire du mal, d’être parfaitement capables de blesser, gratuitement, pour le plaisir, ou pour le pouvoir, quelqu’un.e, ou même (attention, méga tabou) des hommes.

    • Aucune essentialisation dans le fait de combattre les violences systèmiques et de permettre l’autodefense aux groupes discriminée, ici les femelles humaines. Les femmes sont des êtres humains, pas des saintes devouées totalement au bien etre de l’humanité. Elles subissent des violences systémiques en raison de leur sexe et l’education genrée qui leur est infligée ne leur permet pas de se défendre contre les oppressions qu’elles subissent de la part des hommes en tant que groupe. Si elles ne sont pas parfaites à 1000%, les hommes se donnent le droit de les détruire et en usent. Et si une d’elle touche à un cheveux d’un mâle, ou le contrarie de quelque manière que ca soit, alors aucune d’entre elles n’est légitime pour faire de l’autodéfense ! Si elles apprennaient à se défendre elles pourraient faire un jour du mal à des mâles crime ultime que les hommes interdisent aux femmes en prétendant que c’est un tabou de le dire !

      C’est tellement tabou que les femmes puissent etre mauvaises qu’il existe que des compliments dans le vocabulaire pour parler d’elles. Jamais on a documenté les femmes criminelles sur seenthis et il y a pas de femmes en prison...

      L’individualisme des libertariens est un obstacle a toute politisation. Le féminisme est actuelllement totalement gangréné par les hommes qui se décrètent alliés.

      Imaginons si un noir était bien logé, alors un blanc condamnerait toute forme de lutter contre la discrimination raciste au logement en prétendant qu’il y a un tabou sur le bon logement des noirs et pire il clamerait qu’on ne parle pas assez du méga tabou ultime, cad le fait qu’il y a des blancs qui sont à la rue alors que des noirs ont un toit sur la tête.

      « l’essentialisme de tout le monde » c’est de l’individualisme antiféministe hypocrite qui se targue d’ #humanisme, alors que c’est de l’ #hommanisme mélangé d’ #onanisme

      On a pas besoin de l’avis de nos oppresseurs sur notre droit à se défendre nous mêmes sans leur prétendue protection contre eux. Sauvons nous de nos sauveurs.

      #masculinisme #antiféminisme #fauxminisme #individualisme #misogynie #dépolitisation #mansplanning #faux_allié #autodéfense #gentille

  • Le rôle des réseaux sociaux dans la victoire de la gauche au Chili | Lucas Malaspina et Iván Sverdlick
    https://www.contretemps.eu/reseaux-sociaux-victoire-boric-chili

    La victoire de Gabriel Boric, candidat de la coalition de gauche Apruebo Dignidad, à l’élection présidentielle constitue une évolution fondamentale dans l’histoire du Chili, qui sera confrontée au défi de transformer sérieusement un pays qui reste fondé sur de fortes inégalités sociales. Mais la puissance déployée par le peuple pendant des mois restera dans les mémoires. Manifestations massives, monuments honteux abattus et innovations digitales sur les réseaux sociaux sont quelques-unes des phénomènes inédits qui ont marqués cette séquence. Cet article tente de comprendre comment un candidat de gauche radicale a réussi à créer la surprise et à s’imposer, et quels enseignements en retenir. Source : (...)

  • Non, l’automatisation ne fera pas disparaître le travail. Entretien avec J. S. Carbonell – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/automatisation-travail-machines-industrie-entretien-carbonell

    David Broder – Votre travail résiste à l’idée que nous assistons à un « grand remplacement technologique » du travail humain. Pourquoi ? Et qu’est-ce que les caisses automatiques nous apprennent à ce sujet ?

    Juan Sebastián Carbonell – D’abord, parce que c’est faux ; le remplacement technologique n’a pas lieu. Je prends l’exemple des caisses automatiques, car il y a eu une controverse en France au début des années 2000. La CFDT (Confédération française démocratique du travail) a fait campagne contre elles, en disant qu’elles allaient remplacer les caissières des supermarchés. Les syndicats sont parfois eux-mêmes victimes de cette illusion : la mythologie capitaliste du « grand remplacement » du travail par les machines. Pourtant, vingt ans après leur introduction, les caisses automatiques ne sont présentes que dans 57% des supermarchés en France, et là où elles sont présentes, elles s’ajoutent, et ne remplacent pas, les caisses conventionnelles avec des caissières humaines. Elles ne sont pas non plus toujours aussi automatiques : il y a toujours des caissiers pour surveiller et aider les clients, même si leurs tâches ont changé.

    Le livre tente donc de remettre en question ce sens commun. Pour moi, le problème de la transformation du travail aujourd’hui n’est pas tant que les nouvelles technologies pourraient éventuellement remplacer les travailleur.euse.s, mais qu’elles sont utilisées pour dégrader les conditions de travail, faire stagner les salaires et mettre en place une flexibilisation majeure du temps de travail.

    #travail #salariat #automatisation #machines #capitalisme #délocalisations #livre

  • Le Pen, le second tour et le danger fasciste. Réfutation de quelques objections courantes | Ugo Palheta
    https://www.contretemps.eu/le-pen-danger-fasciste-objections

    Le premier tour nous enferme dans une situation désastreuse, coincés entre fascisation et fascisme. Pour autant, dans ces conditions détestables que nous n’avons pas choisies, nous sommes condamnés à prendre une décision parce qu’il sortira bien de cette élection un·e président·e : Macron ou Le Pen. L’abstention ou le vote blanc sont évidemment des options possibles, mais si une large part des électeurs·rices de gauche s’abstenaient ou votaient blanc, Marine Le Pen aurait de bonnes chances de l’emporter. Source : Contretemps

  • Comment votent les classes populaires – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/vote-classes-populaires-sociologie-focale

    Les classes populaires ont-elles déserté la gauche ? Pas si sûr, ou en tout cas pas si simple, répond le collectif Focale dans un livre qui vient de paraître aux éditions Le Croquant et intitulé Votes populaires ! Les auteurs·rices y reviennent sur l’élection présidentielle de 2017 à partir d’une enquête par questionnaire menée à la sortie des urnes dans deux communes populaires : l’une de banlieue parisienne, l’autre située dans le bassin minier lensois.

    Le livre montre notamment qu’au-delà de l’abstention, dont on sait qu’elle est particulièrement forte en milieu populaire (mais moindre lors de la présidentielle), les classes populaires ne forment nullement un bloc homogène du point de vue électoral. Au contraire, elles se trouvent de plus en plus polarisées entre la gauche de rupture – incarnée en 2017 par Jean-Luc Mélenchon – et l’extrême droite. C’est particulièrement dans ces classes que les partis dominants – PS et UMP devenu LR – se sont effondrés au cours des quinze dernières années.

    Pas de « bloc populaire », donc, sur le plan électoral. Les auteurs·rices s’attachent dès lors à décrire les comportements électoraux en montrant qu’ils continuent d’être façonnés en bonne partie par les expériences sur le marché du travail, tout en montrant que, pour saisir les clivages politiques internes aux classes populaires, il faut prendre en compte la manière dont ces expériences s’articulent aux rapports sociaux de race (et secondairement ici de genre).

    #vote #élections #classes_populaires

  • Une nouvelle extrême droite ?
    https://laviedesidees.fr/Une-nouvelle-extreme-droite.html

    Un demi-siècle après la création du Front national, quelle place son héritier le Rassemblement national tient-il au sein des droites radicales ? René Monzat, qui les cartographie et les étudie depuis plus de trente ans, retrace continuités et évolutions.

    #Politique #Entretiens_écrits #extrême_droite
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220418_monzat.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220418_monzat.pdf

    • On ne peut pas comprendre « l’extrême droite », les droites radicales, sans voir qu’elles s’inscrivent dans une structuration politique non pas à deux pôles mais à trois pôles : libéraux, partisans des communs (gauches radicales) et identitaires (droites radicales). Entre ces courants qui se substituent à la bipolarisation droite/gauche, il n’y a pas solution de continuité, mais lutte d’influence. Les conservateurs sont ainsi écartelés entre libéraux et identitaires, les sociaux-démocrates entre libéraux et partisans des communs. Et les couches populaires sont l’enjeu d’une bataille entre partisans des communs se référant à un peuple classe, et les identitaires se référant à un peuple ethnique. Une position intermédiaire s’avère intenable.
      Ainsi en France les deux piliers de l’ancienne bipolarisation sont-ils en passe de disparaître simultanément, à l’occasion des Présidentielles de 2022.
      S’il fallait utiliser une figure pour représenter les places respectives des différents courants politiques, ça serait un anneau (ou le fer à cheval dessiné par Jean- Pierre Faye en 1972 dans Les Langages totalitaires pour résumer le champ politique de l’Allemagne des années 1920 et 1930) plutôt qu’une droite.
      Dans la période de réagencement du champ politique, il est plus efficace de définir les partis à l’aide de trois critères :
      3
      – par leurs programmes : soit laisser le capitalisme assurer la prospérité, soit débarrasser le pays des problèmes que crée l’immigration, ou bien élargir le champ des « communs » et définir démocratiquement les orientations de leur gestion
      – par la base sociale recherchée : les libéraux en symbiose avec le patronat, ou bien les identitaires visant les couches populaires et les couches moyennes du privé, ou encore les partisans des communs pour les couches populaires et les couches moyennes du public
      – enfin par l’acteur qui définit les choix économiques et sociétaux essentiels : pour les libéraux, c’est le libre jeu du marché, il n’existe pas d’acteur ayant une volonté ; pour les identitaires, c’est le/la chef/fe au nom du peuple ethnique ; chez les partisans des communs, il existe une volonté politique démocratique qui s’exprime par des mécanismes collectifs et politiques.

    • Très intéressant et complet entretien.

      Dans la période de réagencement du champ politique, il est plus efficace de définir les partis à l’aide de trois critères :

      – par leurs programmes : soit laisser le capitalisme assurer la prospérité, soit débarrasser le pays des problèmes que crée l’immigration, ou bien élargir le champ des « communs » et définir démocratiquement les orientations de leur gestion

      – par la base sociale recherchée : les libéraux en symbiose avec le patronat, ou bien les identitaires visant les couches populaires et les couches moyennes du privé, ou encore les partisans des communs pour les couches populaires et les couches moyennes du public

      – enfin par l’acteur qui définit les choix économiques et sociétaux essentiels : pour les libéraux, c’est le libre jeu du marché, il n’existe pas d’acteur ayant une volonté ; pour les identitaires, c’est le/la chef/fe au nom du peuple ethnique ; chez les partisans des communs, il existe une volonté politique démocratique qui s’exprime par des mécanismes collectifs et politiques.

      […]

      Car les droites radicales forgent soigneusement les idées et leur langue pour en faire des outils. Elles multiplient par exemple les dictionnaires et abécédaires, pour définir exactement leur acception des mots ; ainsi le mot « identité » fait d’abord référence pour elles à l’identité ethnique, qui constitue le fondement des autres aspects de l’identité. Ce mot peut être utilisé dans les débats publics sans susciter la stigmatisation des locuteurs issus des droites radicales ; mais pour ceux qui se reconnaissent dans leurs idées, il fonctionne comme un clin d’œil, un mot de passe politiquement chargé.

      Dernièrement, les équipes intellectuelles des droites radicales ont travaillé d’une part sur les rapports de genre, les droits des femmes (métiers, accès aux responsabilités, avortement), la contraception et la liberté sexuelle, l’écologie, le localisme, la croissance/décroissance, la laïcité, comme l’a expliqué Magali Della Sudda dans une enquête récente, Les Nouvelles Femmes de droite (Paris, Hors d’Atteinte, 2022).

      Cela a créé des contradictions nouvelles au sein des droites radicales, mais a « payé », car à partir des matériaux disponibles, ces dernières proposent désormais différents discours mobilisables selon les circonstances.

      […]

      Le discours identitaire est né entre 1995 et 2000. C’était une version grand public des conceptions ethno-nationalistes. Il a des racines allemandes et sud-africaines, il a été préparé par le travail de la Nouvelle droite du milieu des années 1970 au milieu des années 1990, il a été mis en forme par des cadres du GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne) à la fin du millénaire et a été adopté expressément par un petit courant suite à la dissolution, en 2002, du groupe Unité radicale dont un militant avait tiré sur le Président de la République Jacques Chirac lors du défilé du 14 Juillet.

      Cette rhétorique a été reprise par le FN devenu RN, peut-être parce que des cadres identitaires sont partis militer au FN sans pour autant rompre avec leur courant, mais surtout parce que ce discours a immédiatement acquis une force d’évidence dans de nombreux milieux des droites radicales.

    • Si Marine Le Pen est élue au second tour, L’Humanité dresse le portrait de ses potentiels ministres issue de sa garde rapprochée. Le grand remplacement par le RN à l’Elysée.
      https://www.humanite.fr/politique/presidentielle-2022/qui-sont-les-potentiels-ministres-de-marine-le-pen-tour-d-horizon-de-son-in

      Certains sont célèbres à l’extrême droite, d’autres sont les chevilles ouvrières de l’ombre. Tous témoignent à leur façon de ce qu’est le clan Le Pen, et augurent ce que serait le Rassemblement national au pouvoir.

    • Dossier [En accès libre] Si Marine Le Pen accède au pouvoir
      https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/en-acces-libre-si-marine-le-pen-accede-au-pouvoir

      Candidate pour la troisième fois à l’élection présidentielle, Marine Le Pen n’a sans doute jamais été aussi proche d’accéder à l’Élysée. #Mediapart a donc décidé, exceptionnellement, de permettre la lecture à tous et toutes de certains de nos articles qui racontent ce péril.

  • Pas une voie de gauche pour Le Pen, et aucune non plus pour Macron
    https://ricochets.cc/Pas-une-voie-de-gauche-pour-Le-Pen-et-aucune-non-plus-pour-Macron_abstenti

    En 2017 je m’étais forcé à voter Macron au second tour des présidentielles pour être sûr que Le Pen ne soit pas élue, en considérant à l’époque que le lépenisme était globalement plus dangereux que le macronisme. On a eu 5 ans pour constater profondément dans notre chair la pourriture du macronisme et son penchant récurrent pour l’extrême droite, tandis que la fascisation générale s’est poursuivie, notamment via les médias dominants. On a eu 5 ans pour constater profondément dans notre chair la pourriture du (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Politique,_divers

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.youtube.com/c/LObs
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/watchvbkx6Esc7f5-efb0b30.html

  • Voici comment nous avons battu Amazon ! | Angelika Maldonado et Eric Blanc
    https://www.contretemps.eu/syndicat-victoire-amazon-staten-island-exploitation

    Après des décennies de déclin syndical, les travailleurs d’Amazon à Staten Island ont remporté la plus importante victoire syndicale aux États-Unis depuis les années 1930. La campagne de syndicalisation victorieuse à l’entrepôt JFK8 ait été initiée par l’Amazon Labor Union (ALU), une initiative novatrice, indépendante et dirigée par les travailleurs et travailleuses. Pour raconter cette histoire peu de personnes sont mieux placées qu’Angelika Maldonado, la présidente du comité des travailleurs de l’ALU, âgée de 27 ans. Source : Contretemps

  • Pourquoi l’Ukraine a-t-elle suspendu 11 partis d’opposition ?
    https://www.contretemps.eu/ukraine-zelensky-interdiction-partis-pro-russes

    Au cours du week-end [du 20-21 mars], le gouvernement du président Volodymyr Zelensky a suspendu 11 partis politiques ukrainiens en invoquant leurs supposés « liens avec la Russie ». Si la majorité des partis suspendus étaient de petite taille, et certains carrément insignifiants, l’un d’entre eux, la « Plateforme d’opposition – Pour la vie » [OPZZh], est arrivé en deuxième position lors des récentes élections et détient actuellement 44 sièges au Parlement ukrainien, qui en compte 450.

    Il est vrai que ces partis sont perçus comme « pro-russes » par beaucoup en #Ukraine. Mais il est important de comprendre ce que signifie « pro-russe » dans le pays aujourd’hui.

    Avant 2014, il y avait un large camp dans la scène politique ukrainienne qui appelait à une intégration plus étroite avec les institutions internationales dirigées par la Russie plutôt qu’avec celles de la sphère euro-atlantique, voire même à l’entrée de l’Ukraine dans un État de l’Union avec la Russie et le Belarus. Après la révolution d’Euromaidan [2014] et les actions hostiles de la Russie en Crimée et dans le Donbass, le camp pro-russe a toutefois été marginalisé dans la politique ukrainienne. Et dans le même temps, l’usage de l’étiquette pro-russe est devenu très exagéré. Cette appellation a commencé à être utilisée pour décrire toute personne réclamant la neutralité de l’Ukraine. Elle a également commencé à être employée pour discréditer et réduire au silence les discours souverainistes, étatiques et développementalistes, anti-occidentaux, illibéraux, populistes, de gauche et bien d’autres encore.

    Is Zelenskyy Cracking Down on the Ukrainian Left ?
    https://novaramedia.com/2022/03/24/is-zelenskyy-cracking-down-on-the-ukrainian-left

    I believe the government is trying to achieve both long-term goals, namely, weakening its competitors, and short-term goals, such as showing its readiness to pacify society at a time of war. While right now, the president is appealing to patriotic sentiments amongst Ukrainians – to those who are ready to fight to the end, or at least support the idea of armed resistance – we mustn’t forget that the political field is dynamic, and that any war ends with negotiations. Zelenskyy may be trying to prepare the ground for these negotiations and the conclusion of some kind of peace agreement with Russia. That is, his rhetoric may at some point need to take on a more peaceful tone, like that of the OPZZh, and he may then need the support of OPZZh’s traditional voters.

    Indeed, the rationale behind this decree is political, based on unspecified accusations of anti-Ukrainianess on the part of these parties. It’s an unreasonable restriction on one of our most fundamental rights. This isn’t Russia, this is Ukraine, and our constitution proclaims a pluralist, multi-party system. We can’t just give up this essential component of our democracy under the pretext that we are at war.

    • L’article repris par Contretemps place les sanctions prises l’an dernier contre #Medvedchuk, du principal parti d’opposition suspendu OPZZh, dans une démarche de consolidation du pouvoir par Zelensky.
      Sur l’importance de ces sanctions dans les relations entre les 2 pays :

      Second, to add insult to injury, in 2021, Ukraine launched a campaign against Russia’s alleged agents in the country. In particular, Ukraine’s National Security and Defense Council announced sanctions against Putin’s close associate and Russia’s main ally in Ukraine, oligarch Viktor Medvedchuk, as well as his wife and several other individuals and entities. Medvedchuk has often stressed his personal relationship with Putin (who is also a godfather of Medvedchuk’s daughter); described him as a personal friend; voiced pro-Russian positions on the Euromaidan protests, Crimea, and Ukraine’s future; and been previously sanctioned by the United States for stoking separatism in Ukraine. Ukraine’s more recent sanctions froze Medvedchuk’s assets for three years and prevented him from doing business in Ukraine. Simultaneously, Ukrainian President Volodymyr Zelensky ordered the closure of the three Medvedchuk-owned television channels accused of spreading pro-Russian propaganda.

      This move came after a phone call between U.S. Secretary of State Antony Blinken and Ukrainian Foreign Minister Dmytro Kuleba, which made the Kremlin suspect U.S. leverage in the media closures. Since May 2021, Medvedchuk has been held under house arrest in Ukraine for allegations of treason. As an illustration of Putin’s anger, Ukraine’s crackdown on Medvedchuk was followed by Russia’s first military buildup at Ukraine’s border in April 2021.

      https://foreignpolicy.com/2022/01/26/russia-ukraine-invasion-timeline

  • Guerre du régime russe à l’Ukraine : poursuivre l’extractivisme en utilisant la puissance militaire disponible
    https://ricochets.cc/Guerre-du-regime-russe-la-poursuite-de-l-extractivisme-et-de-la-puissance-

    Deux articles pour tenter de comprendre les ressorts structurels, étatico-économiques, de la guerre à l’Ukraine menée par le régime russe. Où on verra que, contrairement au discours dominant, la mondialisation des échanges capitalistes et les liens commerciaux croisés ne sont pas la garantie de l’absence de guerre entre Etats. Et aussi mon commentaire sur la nature de « la paix » qui s’intercale entre les #Guerres militaires. 1.Les fondements économiques de la guerre russe en Ukraine Les fondements (...) #Les_Articles

    / Guerres, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., La civilisation, la civilisation (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100322/les-fondements-economiques-de-la-guerre-russe-en-ukraine
    https://www.contretemps.eu/paix-froide-trajectoire-capitalisme-russe-durand

  • La guerre en Ukraine et les dilemmes de la gauche occidentale Daria Saburova
    14 mars 2022

    Cet article décrit précisément la guerre vue d’Ukraine et la façon dont une partie de la population ukrainienne rejoint la résistance, en particulier les unités territoriales de défense : une vaste mobilisation populaire. Dès lors, Daria Saburova adresse un certain nombre de questions à la gauche anti-impérialiste, en particulier sur l’aide militaire pour la résistance populaire. Faute de quoi, selon elle, le salut internationaliste et la solidarité témoignée au peuple ukrainien risquent de demeurer abstraits.

    Certes, depuis l’invasion, peu de camarades se permettent de nier qu’on ait affaire à une agression militaire nourrie par les prétentions impérialistes de la Russie. Mais les positions campistes restent néanmoins lisibles dans différentes prises de position à travers l’ordre dans lequel les arguments sont présentés (oui l’agression inacceptable de l’Ukraine par la Russie, mais quand même l’encerclement de la Russie par l’OTAN), et qui continuent à soutenir l’image de la Russie comme une puissance impérialiste subalterne et essentiellement réactive. Samedi dernier, dans l’annonce Facebook de la manifestation « pour la paix » organisée par les jeunes du NPA à l’écart de la grande manifestation de soutien au peuple ukrainien qui se déroulait place de la République, on pouvait lire que l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie était une réaction de la Russie à la politique agressive de l’OTAN. On pouvait lire que les organisateurs soutiennent celles et ceux qui « en Ukraine comme en Russie », « se battent contre la guerre ». Or, les Ukrainiens ne se battent pas contre la guerre : ils sont, malgré eux, en #guerre contre la #Russie. Est-ce donc autre chose qu’une invitation à la capitulation ?

    #Ukraine #gauche #anti_impérialisme #OTAN

    https://www.contretemps.eu/guerre-ukraine-dilemmes-gauche-occidentale

    • Après la fin de l’antagonisme idéologique bataillant sur le terrain commun de la production marchande, celui des deux camps dont les performances étaient moindres a fini par quitter l’arène en laissant derrière lui de nouveaux pays tout aussi incapables de rester compétitifs face aux centres capitalistes historiques, pourtant aussi entrés en crise. De ce point de vue, le positionnement actuel de la Russie peut difficilement s’interpréter comme un impérialisme renaissant mais plutôt comme le front avancé de la décomposition globale en cours. Le pays ne peut mettre plus dans la balance que ce vers quoi l’URSS finissante s’était déjà tournée : réserves d’hydrocarbures et industries militaires.