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  • Qui est vraiment Fillon ? Rappel à travers deux vidéos - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/qui-est-vraiment-fillon-rappel-a-travers-deux-videos.html

    Après avoir visionné les deux vidéos ci-dessous, on ne peut que se rendre à l’évidence : soit François Fillon est un benêt naïf qui a gobé toutes les salades que l’on attribue à BHL, Sarkozy ou Obama et Clinton, qui ont justifié le kidnapping de Laurent Gbagbo et la guerre de Libye avec l’assassinat de Kadhafi, soit c’est un sacré comédien jouant dans le même film que ceux qui sont cités ci-dessus, aux ordres du même scénariste, avec les mêmes producteurs.

    Benêt ou naïf, François Fillon est loin de l’être. Si la plupart des internautes n’ont découvert la Côte d’Ivoire et la Libye qu’au moment où ces deux pays ont été pris sous le feu de forces armées extérieures, François Fillon lui, connaissait parfaitement leur situation exacte et savait ce qui s’y passait, et ce bien avant d’avoir été le premier ministre de Sarkozy. Et comme chef du gouvernement pendant les opérations de grand banditisme d’état habillées en opération humanitaires, il était, mieux que tout le monde, au courant des évènements et de leurs véritables causes.

     
    En tant que premier ministre, aucun Français ne lui reprochera de défendre les intérêts de la France. Mais était-ce bien les intérêts de la France qui étaient en jeu ? Et au prix de quels mensonges ! Dans les deux vidéos ci-dessous, François Fillon sert aux députés, de manière éhontée, tous les mensonges dont nous savons qu’ils ont été élaborés ailleurs pour des intérêts autres que ceux de la France. Quelle belle maîtrise, quelle assurance dans l’art de mentir ! Mieux qu’Obama !

    C’est cet homme que les Français pourraient amener à la tête du pays, pour ensuite avoir la joie de se sentir trahis au bout de quelques mois, comme pour Hollande ou Sarkozy. A croire que c’est un jeu. D’ailleurs, ne parle-t-on pas de jeu démocratique ? Mais c’est un jeu mortel pour d’autres peuples, comme pourraient en témoigner les Ivoiriens, les Libyens et les Syriens. Les Français ont la mémoire courte, mais pas Internet. Ceux qui se sont autoproclamés « faiseurs d’opinions » n’arrivent plus à effacer, ou cacher efficacement les mauvais souvenirs et les passés embarrassants ; Hilary Clinton, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en savent quelque chose.

  • Donald Trump and Co. : l’échec des médias - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/donald-trump-and-co.l-echec-des-medias.html

    Il n’y a rien d’infamant à se tromper, pour peu qu’on le reconnaisse, d’une part, et que l’on prenne la peine de comprendre ce qui a pu nous emmener sur des chemins de traverse…

    C’est peu dire que nous, les médias, sommes, à de rares exceptions près, passés à côté de l’histoire récente. À côté du Brexit, à côté de l’élection américaine, à côté de l’ascension de Fillon et de la chute de Sarkozy. À côté, aussi, du scrutin présidentiel gabonais, du score de Jean Ping et de ce qu’il révélait, malgré son échec.

    Pourquoi autant d’aveuglement dans un laps de temps aussi court ? Parce que le monde change plus vite qu’on ne le pense et que les grilles de lecture jusqu’ici en vigueur ne permettent plus de décrypter ses mutations.

    Et, soyons honnêtes, parce que nous sommes moins « connectés » – quel paradoxe dans le monde d’aujourd’hui ! – à la réalité. Ce que résume très bien le célèbre économiste Paul Krugman dans un billet publié par le New York Times, intitulé Notre pays inconnu, au lendemain de l’élection de Donald Trump : « Une chose est sûre : les gens comme moi, et probablement comme la plupart des lecteurs du New York Times, ne comprennent vraiment pas le pays dans lequel nous vivons. »

    Décalage profond

    Nous accordons une importance démesurée aux sondages et enquêtes d’opinion, aux autoproclamés analystes et experts de plateaux télé. Nous avons les yeux braqués sur eux, à tel point que nous n’avons pas vu ce qui se passait autour de nous, la sourde colère d’électeurs qui se sentent abandonnés, qui ont peur et qui ne votent plus comme avant, en rangs serrés derrière les jadis tout-puissants partis traditionnels.

    Le jeu politique, de plus en plus confus, n’est également plus le même. L’émergence d’un nouveau populisme est une réalité, même si nous n’avons pas voulu y croire. Poutine, Erdogan, Orbán, Xi Jinping, Trump, Le Pen font florès. A fortiori en période de crise, économique comme existentielle, dans un monde présenté comme plus dangereux qu’avant, même si c’est faux. Ainsi, par exemple, de l’ennemi public numéro un désigné par ces derniers, la mondialisation, bouc émissaire de toutes les peurs.

    " Le décalage entre le discours des médias et des élites, et ce qui sort des urnes est de plus en plus profond.
    Elle porte le chapeau d’autres phénomènes, les révolutions du monde du travail sous l’effet des révolutions numérique et robotique (les emplois salariés de jadis ont vécu) et les phénomènes migratoires, qui bousculent les identités nationales et les modes de vie.

    Un mal pour un bien

    Face à ces changements radicaux, une seule réponse pour nos Trump and Co. : ériger des murs, se barricader derrière ses frontières. Ce à quoi, même si c’est illusoire, une bonne partie de leur électorat grandissant adhère. Nous aurions dû mieux mesurer cette adhésion. Et ne pas confondre nos convictions avec la manière dont les autres perçoivent la réalité.

    Le décalage entre le discours des médias – et donc des élites – et ce qui sort des urnes est de plus en plus profond. L’abîme entre ces élites et les classes moyenne et populaire, lui, devient insondable. Le monde que nous décrivons n’est pas toujours celui dans lequel a l’impression de vivre une grande partie des gens. Cela les horripile. À tel point qu’ils ont souvent tendance à voter contre ce que leur recommande l’establishment. Pis, ils ne supportent plus d’être considérés comme « acquis ». Et le font payer cher…

    Notre métier n’est pas de se hasarder à émettre des pronostics, encore moins d’étaler nos certitudes. Nous sommes là pour décrire la réalité, toute la réalité, et aider nos lecteurs à comprendre.

    Dans les cas qui nous intéressent ici, nous n’avons pas réussi à présenter des scénarios politiques basés sur cette réalité, donc nous avons échoué dans l’exercice le plus élémentaire de notre fonction. C’est, en tout cas pour nous, un mal pour un bien : tirons toutes les leçons de ces échecs pour revenir avec humilité aux fondamentaux et ouvrir les yeux.

    Marwane Ben Yahmed

  • La France du présent face à la Russie du futur - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/la-france-du-present-face-a-la-russie-du-futur.html

    La Droite, comme la Gauche française, demeure fondamentalement divisée sur la forme et la nature des relations à entretenir avec la Russie et son président Vladimir Poutine. Il est irrécusable que la Russie impose son retour sur la scène internationale avec une vision différente du Monde que celle ordonnée jusque-là par le camp occidental, avec à sa tête les Etats-Unis. Multiples sont les discours des politiques français à propos de la Russie. Cependant, ces discours politiques dénotent davantage de politiquement correct, et ce dans un but strictement électoral.

    François Fillon, candidat à la présidence de la République Française, participant à la primaire de droite, souhaite mettre la Russie face à ses responsabilités, mais ne définit pas clairement de quelles responsabilités il s’agit. M. Fillon s’exprime ainsi : « La Russie est le plus grand pays au monde en superficie, mais c’est un pays dangereux et instable puisqu’il n’a jamais connu la démocratie. » La question qui mérite d’être posée sans pour autant vouloir défendre la Russie est la suivante : les pays qui ont connu la démocratie tels que les Etats-Unis ou encore la France sont-ils moins dangereux ? N’est-ce pas à cause de certaines démocraties occidentales que le monde est actuellement à feu et à sang ? Peut-être que le temps est venu de redéfinir le concept de la Démocratie.
    Quant à Jean-Frédéric Poisson, candidat du Parti Centre à l’élection présidentielle française et participant également à la primaire de droite, il a pris le contre-pied de tous les candidats en allant en Russie à la rencontre du président Poutine et du peuple russe.

    Tandis que M. Bruno Lemaire n’hésite pas à affirmer que la France est devenue la supplétive des Américains, ce qui signifie précisément que la France a perdu son indépendance face aux États-Unis, voire sa souveraineté dans l’état actuel.
    L’ancien président de la république, Nicolas Sarkozy, semble clairement devenir russophile, notamment depuis son retour sur la scène publique et suite à sa rencontre avec le Président russe en octobre 2015 à Moscou.
    Pour Jean-François Copé, participant également à la primaire de droite en vue des élections présidentielles, le pacte de confiance avec la Russie a été détruit à cause de l’intervention française en Libye, aggravé par la suite par la présidence de François Hollande et sa gestion des relations avec la Russie. Il convient aussi de préciser que le déroulement des événements en Libye a quelque part durci la position russe en Syrie.

    Alain Juppé n’hésite pas à critiquer une certaine russophilie française. Sa compréhension des relations avec la Russie se réduit à châtier la Russie pour son action mondiale par plus de sanctions économiques. Ce qui semble être actuellement une forme dépassée et nullement efficace. D’autant plus que les sanctions économiques n’entravent en rien l’ascension de la Russie.

    La position d’Alain Juppé est en quelque sorte similaire à celle de l’actuel président français François Hollande et une partie de la gauche socialiste. Le président Hollande s’oppose farouchement au président Poutine, son excès de zèle dépasse largement l’action des vrais ennemis de la Russie tels que les Etats-Unis, au point de refuser récemment de recevoir son homologue russe en France. Cela reste dans les annales diplomatiques comme une première dans les relations franco-russes. Cependant, cette politique antirusse n’est ni dans l’intérêt de la France ni dans celui du peuple français, mais qui est apparemment une préoccupation majeure de tous les candidats de gauche ou de droite. Enfin, le président Hollande semble plonger la France, au moins pour le temps qui lui reste à gouverner, dans un type de guerre froide avec la Russie.
    La gauche française n’est pas épargnée par les divisions au sujet des relations à entretenir avec la Russie. Certaines personnalités politiques de gauche telles que Jean-Luc Mélenchon ont de la sympathie pour la Russie, en opposition à l’hégémonie américaine sur la France et l’Europe. D’autres comme Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères, ou Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la défense, ont d’autres conceptions des relations internationales réfutant toutes formes d’opposition et de rupture totale avec la Russie.
    Dans l’ensemble la classe politique française paraît favorable à un dialogue avec la Russie, mais dans les faits cela manque de sincérité. Les différents candidats à l’élection présidentielle française motivent leur idée d’un dialogue ou d’un rapprochement avec la Russie à travers la notion de l’intérêt de la France et des Français, mais l’idée réelle est davantage électoraliste. Cependant, les candidats à l’élection présidentielle de droite ou de gauche semblent beaucoup évoquer la Russie pour éviter d’être obligés de s’exprimer sur l’alignement total de la France sur la politique étrangère étatsunienne.

    Quant à l’extrême-droite française, elle adule le président Poutine voyant en lui une incarnation de l’autorité, ainsi qu’un chef politique capable d’éradiquer l’Islam radical qui sévit de nos jours dans le monde. De surcroît, les Gaullistes français sont séduits par le concept de la Nation développée par le Président Vladimir Poutine.

    Enfin, le constat est indéniable, la France est alignée sans condition, dans une posture quasi vassalique sur la politique étrangère américaine, au détriment de ses relations avec la Russie. La défaillance chronique de la politique française a poussé les deux pays à s’éloigner l’un de l’autre, ce qui n’est pas bénéfique ni pour la France ni pour les intérêts du peuple français que chérissent tant les politiciens.

  • SARKOZEXIT (Requiem pour un fossoyeur) - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/sarkozexit-requiem-pour-un-fossoyeur.html
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    Abandonné au milieu du gué par son propre électorat, Nicolas Sarkozy quitte la scène. Comme ses prédécesseurs, celui qui fut président de la République de 2007 à 2012 a exercé la plénitude de ses attributions en matière internationale conformément à la pratique constitutionnelle du « domaine réservé ». Mais que retiendra l’histoire de ce passage aux affaires ? On peut répondre sans excès de sévérité qu’il en restera peu de chose.
    L’inflexion qu’il donna à la politique extérieure, en effet, se résume à un alignement inédit de la France sur les USA. En confiant les forces françaises au commandement intégré de l’OTAN, en mars 2009, il accomplit un spectaculaire bond en arrière ! Avec lui, la France rentra au bercail atlantiste que le général de Gaulle lui avait fait quitter en 1966. Comme si l’indépendance gaullienne était une simple parenthèse, ce président qui se disait gaulliste jeta aux orties un précieux héritage.
    Sous sa présidence, la France fut sommée d’entonner un refrain éculé : ces Etats-Unis qui sont nos sauveurs d’hier, comment pourrions-nous les décevoir ? Entre une hypothétique déception américaine et celle, inévitable, des peuples du Sud, le tandem Sarkozy-Kouchner, à l’époque, a fait son choix sans hésiter. Il a scellé, jusque dans les réunions d’état-major, le mariage contre-nature avec une hyperpuissance erratique dont la lubie néo-conservatrice, au même moment, s’effondrait avec fracas.
    Ce reniement, Nicolas Sarkozy l’a pleinement assumé. Comme son successeur François Hollande, il a occulté la signification de la décision prise par le général de Gaulle en 1966. Le sort du monde, alors, était suspendu à l’affrontement entre les blocs, l’Amérique engagée au Vietnam, le Tiers Monde en effervescence. En sortant la France du carcan atlantique, de Gaulle voulait conjurer l’affrontement des deux camps et tendre la main aux peuples du Sud. Il s’agissait pour la France d’affirmer sa souveraineté, de faire entendre une voix indépendante.
    C’est pourquoi le général de Gaulle reconnut la Chine populaire, dénonça l’intervention américaine en Asie du Sud-Est (discours de Phnom Penh) et amorça la détente avec l’URSS. Sortir de l’Alliance atlantique ? De Gaulle n’y a jamais songé. Mais en soustrayant les forces françaises au commandement américain, il donnait sa crédibilité à une politique étrangère indépendante. Il confortait son plaidoyer pour un monde multipolaire. La France retrouvait son éclat parce qu’elle avait quelque chose à dire au reste du monde.
    Sous Nicolas Sarkozy, le retour d’une France repentante à la maison-mère eut lieu au pire moment. A peine élu, Barack Obama entendait sortir son pays du guêpier irakien. Mais il voulait aussi poursuivre la guerre en Afghanistan pour y traquer Ben Laden. Cette incohérence stratégique aurait dû inciter à la prudence, mais l’exécutif français n’en avait cure. Se ralliant à la bannière étoilée, il dépêcha sur le terrain de nouvelles troupes et les confia aux bons soins des généraux américains. Bras séculier d’un Occident vassalisé par Washington, l’OTAN s’embourba en Afghanistan comme les USA en Irak.
    Mais le pire était à venir. Au printemps 2011, l’intervention militaire contre la Libye illustra jusqu’à la caricature la dérive d’un appareil militaire inféodé aux calculs politiciens des dirigeants français, britanniques et américains. Ce pays qui connaissait le PIB par tête le plus élevé d’Afrique fut dévasté, son président lynché et 30 000 personnes massacrées pour satisfaire les appétits pétroliers du camp occidental. Conseillé par un pseudo-philosophe bénéficiant d’un accès illimité aux médias, Nicolas Sarkozy fit figure de chef d’orchestre de ce « regime change » déguisé en opération humanitaire. Triste gloire. Cette supercherie tourna au désastre, et la région sahélienne continue d’en faire les frais.
    Plaidant en faveur de l’intégration militaire, l’ancien président préconisait une France « alliée mais pas vassale » et « fidèle mais pas soumise » . Étrange dénégation à vrai dire, et trop insistante pour ne pas s’apparenter à un aveu ! Une France ni « vassale » ni « soumise » ? Mais sous Nicolas Sarkozy, la France rallia le commandement intégré de l’OTAN. Elle doubla le nombre de militaires français en Afghanistan. Elle absout généreusement Israël de toute responsabilité dans la tragédie de Gaza en 2009. Elle contribua à la diabolisation du Hamas et du Hezbollah. A la remorque de Washington, elle jeta même de l’huile sur le feu, avec Bernard Kouchner, dans le conflit du Darfour.
    Avec enthousiasme, Nicolas Sarkozy relaya sur tous les fronts la propagande américaine contre « l’Axe du Mal ». Il pratiqua une surenchère belliciste (en vain, heureusement) contre la République islamique d’Iran. Résumant la situation en août 2007, le président français se contenta d’une traduction littérale de l’antienne des néoconservateurs américains : « Iran Bomb or Bomb Iran ». La France faisait partie du trio diplomatique censé explorer les voies d’une solution pacifique à la crise, mais l’exécutif français sabotait lui-même les négociations auxquelles il participait !
    Pour jouer ce rôle sur la scène internationale, Nicolas Sarkozy n’avait pas besoin de se forcer. Inconditionnel avéré des USA, il admire leur puissance. A croire qu’elle le rassure, lui qui avalisa le renoncement français. Son amour pour les Etats-Unis traduit sa fascination pour un modèle américain, plus fantasmé que réel, dont la vertu est de faire ressortir cet archaïsme français dont il prétendait nous débarrasser. Si les Européens (et surtout les Français) vous dénigrent, aimait-t-il déclarer aux Américains, c’est parce qu’ils sont jaloux de votre réussite.
    Cette allégeance proclamée induit une attitude inimaginable chez ses prédécesseurs. En septembre 2006, bien avant son élection, il fit le procès rétrospectif de l’opposition de Jacques Chirac aux entreprises guerrières de George W. Bush. « J’ai toujours préféré l’efficacité dans la modestie plutôt qu’une grandiloquence stérile, déclare-t-il devant la French American Foundation. Et je ne veux pas d’une France arrogante et pas assez présente ». La messe est dite ! Nicolas Sarkozy n’est pas Dominique de Villepin. A sa place, il aurait cautionné la politique irakienne de George W. Bush.
    Sous sa présidence, la politique extérieure de la France enterra le noble héritage de la « grandeur ». Nicolas Sarkozy manifesta à l’égard des USA un zèle admiratif. Il voulait être le premier de la classe dans la cour atlantiste. Il y a réussi, mais au prix de notre indépendance. Cet alignement par le bas de la singularité française se paye encore aujourd’hui. Il a signé le reniement d’une tradition qui conférait à la France une aura singulière. Fossoyeur du gaullisme, Nicolas Sarkozy a légué à son successeur son propre renoncement. Et ce n’est pas François Hollande, hélas, qui restaura avec éclat ce qui faisait jadis la singularité du message de la France.

  • Notre ancêtre le Gaulois… - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/notre-ancetre-le-gaulois.html

    Notre ancêtre le Gaulois…

    22 Novembre 2016, 21:28pm |

    Publié par S. Sellami

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    Notre ancêtre le Gaulois…
    Notre ancêtre le Gaulois… il s’est fait jeter, le 20 novembre 2016, soit cinq ans et un mois – jour pour jour – après l’assassinat d’un homme d’État, Muammar El Gaddhafi.
    Voici ce que le battu, aux élections des Primaires de son parti, disait, hier, aux Français et aux Françaises :
    « J’ai voulu les Primaires. Elles sont un succès populaire incontestable. Elles se sont déroulées dans la dignité, sans contestation majeure. La page des guerres fratricides de notre famille politique est donc tournée, je l’espère, définitivement. L’action de rassemblement, engagée il y a deux ans, a donc porté ses fruits. » [Déclaration de Nicolas Sarkozy, après sa défaite aux Primaires des élections présidentielles de 2017, dimanche 20 novembre 2016, de 22h 06 à 22h 12. (Extraits.)]
    L’enterrement de la hache de guerre n’est qu’un vœu pieux. Car là où il y a de gros intérêts, privés plus que publics, il y a lutte à mort.
    « Comme je l’ai toujours fait tout au long de ma vie politique, j’ai défendu mes valeurs. J’ai défendu mes convictions avec ardeur, avec passion, et avec le souci exclusif de la France. Je ne suis pas parvenu à convaincre une majorité d’électeurs. Je respecte et je comprends la volonté de ces derniers de choisir, pour l’avenir, d’autres responsables politiques que moi. » [Idem.]
    Le problème est que, dans une vraie démocratie, il ne s’agit pas de défendre des valeurs personnelles qui, d’ailleurs, ne peuvent aucunement être celles d’un pays, mais des valeurs collectives qui puissent permettre à chacun-chacune et à tous-toutes de vivre dans la dignité et le respect.
    Les « valeurs » personnelles ne sont, dans ce cas précis, que la vie de luxe au détriment de la collectivité, les affaires de corruption, la justice entravée, etc., sans parler des prêts libyens pour la campagne de 2007… sur lesquels la justice devrait obliger Nicolas Sarkozy à s’expliquer.
    « Je veux, enfin, féliciter François Fillon et Alain Juppé qui sont qualifiés pour le second tour. Ce sont deux personnalités de grande qualité qui font honneur à la droite française. J’ai travaillé en confiance avec chacun d’eux. J’ai beaucoup d’estime pour Alain Juppé. Mais les choix politiques de François Fillon me sont plus proches. Les électeurs qui m’ont fait confiance sont naturellement libres de leur décision. Je leur demanderai, cependant, de ne jamais emprunter la voie des extrêmes. La France mérite tellement mieux que le choix du pire. » [Idem.]
    Nicolas Sarkozy, croit-il que le choix des électeurs et des électrices, en 2007, n’a pas été « le choix du pire » ? En cinq années de mandat, il a ramené la fonction présidentielle au degré zéro de la vertu politique. Lorsqu’il disait : « La France m’a tout donné. Je lui rendrai tout », il fallait entendre : « La France m’a tout donné. Je lui prendrai tout ». Il s’est moqué de la population française dès le lendemain des élections présidentielles. Et les ministres de son gouvernement, lors de leur première réunion, décidaient d’augmenter considérablement leurs émoluments et ceux du président, tandis que des retraité(e)s, qui ont travaillé toute leur vie, n’ont pas même de quoi vivre et que, pour faire face aux dépenses quotidiennes, ils-elles se trouvent souvent obligé(e)s de vendre les pauvres biens acquis durant leur vie de dur labeur.
    Enfin, la politique étrangère et de défense fut la politique « du pire ». L’invitation du Guide révolutionnaire libyen fut un fiasco. L’avion de Muammar Gaddhafi n’avait pas encore atterri, le 10 décembre 2007, que la secrétaire aux droits de l’homme se répandait en diatribes, dans les médias, contre le Guide libyen : ainsi, un invité de la France était insulté avant même d’avoir posé le pied sur le sol français.
    Quatre ans plus tard, un Polichinelle n’ayant aucun mandat d’aucune sorte, sauf peut-être celui de l’État sioniste, poussait le président Sarkozy à attaquer militairement la Libye. La population française fut bafouée, trompée, leurrée à coup de mensonges diffusés dans tous les médias français, avec le secours d’universitaires et autres expert(e)s ès monde arabe ; les générations précédentes d’universitaires et de passionné(e)s du monde arabe avaient fait preuve de beaucoup plus de curiosité culturelle et intellectuelle…
    La Libye portera longtemps encore les stigmates des bombardements et, si les ancêtres du peuple libyen, ne sont pas les Gaulois, le peuple libyen a de la mémoire… Quant à la France, elle méritait tellement mieux qu’une guerre : le budget militaire du pays, doit-il être gaspillé en bombes qui produisent l’enrichissement d’une poignée d’affairistes, et qui font le malheur des populations française, libyenne, syrienne, etc.
    « L’idée que je me fais de mon devoir est de dire avec franchise, avec clarté, avec loyauté que, quels que soient mes désaccords passés avec lui, François Fillon me paraît avoir le mieux compris les défis qui se présentent à la France. Je voterai donc pour lui au second tour de la Primaire. Quel que soit le verdict du second tour, celui qui sera choisi pourra compter sur mon soutien personnel. » [Idem.]
    Très pragmatique, Nicolas Sarkozy sait les casseroles qu’il traîne derrière lui comme autant de boulets. François Fillon, au vu des scores, ayant plus de chances de l’emporter qu’Alain Juppé, il se range derrière l’ami-ennemi d’hier qu’il avait choisi comme Premier ministre et qu’il n’avait cessé d’humilier tout au long de son quinquennat à la présidence de la république. Espère-t-il pouvoir manœuvrer encore pour que la justice traîne et finisse par prononcer un non-lieu en sa faveur et en celle de son parti ? Il n’est vraiment pas certain que ce parrainage de Sarkozy pour le candidat Fillon ne soit pas un boulet de plus…
    « L’enjeu pour la France de l’élection présidentielle de mai 2017 est, en effet, considérable. Mon unique objectif sera que le candidat que vous aurez choisi, mes chers compatriotes, gagne cette élection présidentielle. Je vous prie de le croire. Je vous le dis du fond de mon cœur. Seul l’intérêt de la France compte à mes yeux. Je vous remercie. Et je remercie aussi les journalistes qui m’ont suivi tout au long de cette campagne, toujours avec passion, et je mesure combien je leur ai demandé d’efforts par rapport à leur vie personnelle et à leurs familles. Qu’ils soient assurés de ma reconnaissance. » [Idem.]
    Nicolas Sarkozy se trouvait face à cette alternative : gagner les élections présidentielles ou les faire gagner par quelqu’un de son parti pour avoir des chances de se tirer d’affaire… des affaires.
    Nicolas Sarkozy n’est pas choisi, mais il va tout faire pour que Fillon ou Juppé gagne : c’est sa seule planche de salut pour échapper à la justice de la France. Il n’est pas sûr que le changement de nom, par le passage de l’UMP aux Républicains, permette, à lui tout seul, d’effacer les ardoises. Par ailleurs, la brosse à reluire peut inciter les journalistes ami(e)s à rendre encore de nombreux services, à lui et à son parti… Mais les Français et Françaises, qui ont rejeté ce candidat aux élections présidentielles de 2012, et ceux-celles qui viennent de le rejeter, ce dimanche 20 novembre 2016, lors des Primaires en vue des prochaines élections présidentielles qui auront lieu en 2017, n’ont certainement pas le désir de voir Nicolas Sarkozy s’immiscer, depuis les coulisses, dans les affaires politiques du pays.
    « Il est donc temps maintenant, pour moi, d’aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques. Bonne chance à la France. Bonne chance à vous, mes chers compatriotes. Soyez certains que Français je suis, Français je reste, et que tout ce qui, de près ou de loin, touche à la France, me touchera toujours personnellement. » [Idem.]
    La plupart des Français et des Françaises se seraient facilement passé(e)s de ses « passions publiques ». Il est à espérer que ses « passions privées » ne seront pas utilisées à passer entre les mailles du filet de la justice. Mais, dorénavant, il ne bénéficiera plus de l’immunité que lui conférait la fonction présidentielle qu’il espérait obtenir, de nouveau, en 2017, et il n’aura plus la place première, le mandat présidentiel, qui lui permettait de tout contrôler à son profit : médias, justice, armée, police, etc.
    Françoise Petitdemange
    21 novembre 2016
    https://unefrancearefaire.com

  • Primaires : BHL avait tout prévu – ou presque - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/primaires-bhl-avait-tout-prevu-ou-presque.html

    Primaires : BHL avait tout prévu – ou presque

    22 Novembre 2016, 13:27pm |

    Publié par S. Sellami

    Bernard-Henry Lévy
    Le journaliste Pierre Lévy imagine ici ironiquement les dernières heures de Bernard-Henri Lévy avant les résultats des primaires de la droite.
    Fin de dimanche paisible aux Deux Magots (l’emblématique café de Saint-Germain des Prés, récemment rebaptisé Les deux Mac Do en raison de la vague populiste qui menace de submerger la France, l’Europe et le monde). Humblement assis tout au fond de la salle, Bernard-Henri Lévy – qui n’aime rien tant que la discrétion – devise avec quelques proches, auxquels s’est jointe une poignée de journalistes amis.
    Une douce chaleur enveloppe le bistro mythique, au point que le phare de la pensée mondiale a défait jusqu’au cinquième bouton de sa chemise, toujours d’une immaculée blancheur, même quand il passe en revue les combattantes kurdes sur le front irakien. Cette décontraction vestimentaire, confient ses amis, exprime sa modeste manière de protester contre le réchauffement de la planète, qui est, avec le discrédit absurde des élites mondialisées, l’autre plaie des temps modernes.
    Tout naturellement, la conversation roule sur le premier tour des primaires à droite, dont les résultats seront connus dans quelques heures. Le plus grand philosophe que la France ait connu depuis Jean-Baptiste Botul, voire Vercingétorix, est également un fin connaisseur de la vie politique hexagonale. Il jubile, car désormais, il en est sûr : ce sera Nicolas.

    Il faut faire donner l’aviation puis l’infanterie françaises pour sauver la cité des griffes du boucher de Damas et de celles de son terrifiant mentor du Kremlin

    Il a d’ailleurs ce matin-là fait une brève excursion dans la périphérie parisienne, du côté du 16ème arrondissement, et a même poussé l’aventure jusqu’en banlieue – à Neuilly – sans garde du corps ni caméra, pour mieux se pénétrer du sentiment populaire. Et son verdict est sans appel : l’ancien chef de l’Etat l’emportera haut la main. Sa naturelle prudence l’empêche d’exprimer complètement sa conviction, mais il confiera en aparté que son ami pourrait même gagner dès le premier tour. Or tous le savent : ses intuitions ne le trompent jamais.
    Du coup, il se laisse aller à évoquer quelques projets qui lui tiennent à cœur, de nature à inverser la terrible marche du monde vers l’abîme, le redoutable triomphe de « l’amour du vide (et de) la haine de l’autre ». Il faut tuer le pire, s’enflamme-t-il à la pensée des nouvelles équipées qu’il se réjouit de préparer avec le mari de Carla.
    Une première expédition s’impose comme un devoir moral inspiré des Lumières : venir au secours d’Alep martyrisée. Il faut faire donner l’aviation puis l’infanterie françaises pour sauver la cité des griffes du boucher de Damas et de celles de son terrifiant mentor du Kremlin. Car le soleil des intellectuels est également un fin stratège militaire, et se remémore non sans émotion la brillante croisade qui a permis de débarrasser la terre du dictateur Kadhafi, et d’apporter ainsi bonheur, sérénité et progrès au peuple libyen – et à toute la région.
    Accessoirement – il s’en ouvre ce soir avec gourmandise – il a déjà jeté les jalons d’un grand film qui retracera cette épopée historique destinée à sauver la Syrie, et pourrait même forcer sa nature en se mettant en scène, naturellement dans un humble second rôle. Après Le serment de Tobrouk, qui fit trembler le box office planétaire – 85 entrées en tout, places exo comprises – le génie de la pensée et de l’action rêve de réaliser Le Serment d’Alep, qui pourrait aussi s’appeler Terminator, le retour.
    Pour autant, sa générosité planétaire tourmentée ne le laisse pas en paix. Il se fait fort de convaincre le futur président Sarkozy de capitaliser sur son prochain triomphe syrien. De manière entendue, il regarde son bras et promène son regard alternativement sur deux points de part et d’autre de celui-ci. Les familiers de Bernard-Henri ont compris : il entend signifier ainsi qu’il faut franchir la Manche.
    Et venir ainsi au secours des malheureux Britanniques victimes du Brexit, en quelque sorte pris en otage par « des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueurs froides et front de bœuf », promoteurs de la haine de l’Autre – et plus particulièrement la haine de la Finance, signe indiscutable de l’antisémitisme rampant, rappelle-t-il opportunément. Au nom de la « boursouflure du moi » (un défaut que le simple citoyen Lévy abhorre par-dessus tous les autres), ceux-ci ont fait triompher le « souverainisme le plus rance et (le) nationalisme le plus bête », ouvrant ainsi la perspective d’une « Europe qui est en train de se dissoudre dans le néant (du) ressentiment ».

    Décidément, BHL n’a rien perdu de sa lucidité, de son humanisme et de son énergie. Nous voilà rassurés

    Eh bien, il faut redonner la parole à l’amour et à la raison, affirme en substance le fleuve de la pensée du 21e siècle. Une expédition militaire pourrait y pourvoir, d’autant que les accords de coopération signés par l’ancien et futur chef de l’Etat avec la perfide Albion nous donnent accès à tous ses secrets militaires. La démocratie y gagnerait, tant il va de soi que les Britanniques regrettent désormais leur vote, à l’instar des expatriés continentaux qui ont manifesté leur refus de voir Londres perdre son statut de ville ouverte, multiculturelle et donc européenne.
    A propos de manifestations, justement, le philosophe humaniste refuse qu’on laisse orphelins ces protestataires américains qui refusent, ô combien légitimement, l’élection de l’« antisémite » Donald Trump. Celui-ci ne rêve-t-il pas de laisser Vladimir Poutine envahir les Pays baltes et la Pologne, et de « dealer » avec lui sur le Moyen-Orient ? Il faut venir au secours de cette Amérique ouverte ! Evidemment, une nouvelle opération La Fayette ne serait pas une mince affaire, qui verrait le pays des droits de l’Homme venir à nouveau au secours du peuple frère américain. Mais il se fait fort de convaincre Nico.
    Encore faut-il que celui-ci accède à l’Elysée, lui fait-on doucement remarquer. Or les derniers jours de campagne sembleraient indiquer une percée de François Fillon. La lumière de l’Occident balaie d’un revers de main cette hypothèse ridicule. Ne serait-ce que parce que les électeurs n’accepteront jamais de placer en tête un homme suspecté de nourrir quelques intentions amicales vis-à-vis de Moscou, tranche-t-il d’un ton assuré.
    Les convives ne peuvent qu’acquiescer devant une telle évidence, confirmée par tous les sondages.
    Du reste, chacun le sait : la perspicacité et la prescience du philosophe-stratège-politologue-combattant n’ont jamais été prises en défaut.
    Décidément, BHL n’a rien perdu de sa lucidité, de son humanisme et de son énergie. Nous voilà rassurés.
    PierreLévy https://francais.rt.com

  • Sarkozy s’en va. Ce n’est que le début. - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/sarkozy-s-en-va.ce-n-est-que-le-debut.html

    Sarkozy s’en va. Ce n’est que le début.

    22 Novembre 2016, 11:24am |

    Publié par S. Sellami
    Sarkozy s’en va. Ce n’est que le début.
    Donc il parait que Sarkozy s’en va.

    Une seconde fois.

    Son discours du dimanche 20 novembre 2016 faisait écho à celui du 6 mai 2012. Ce discours était sans saveur. Un discours neutre pour éviter de marquer d’une image ridicule la mémoire collective quand le soir d’une vie politique est enfin arrivé. C’est vrai qu’il a l’air presque soulagé. On ne sait jamais avec Sarko. Il défend avec une telle conviction la moindre de ses contradictions. Il a l’insincérité authentique. Ce discours d’adieu a surpris, puisque sa cuisante défaite et les circonstances de son éviction ont surpris.

    Mais nous sommes rapidement passés à autre chose.

    On le regrettera, évidemment. L’histoire politique de Sarkozy ne s’arrête pas ici.

    Il y a d’abord l’impact de son défaite sur la victoire, ou la défaite, des autres. Le « report » de voix sur Fillon sera—t-il aussi fort que la collaboration entre les deux hommes fut stable durant les cinq années du quinquennat précédent ? Dans la rue ou ailleurs, des Sarko-fans déchiraient leur carte des Républicains, ce nouveau et curieux nom de l’UMP devenu la blême emblème de Donald Trump. Quelques-uns, peut-être nombreux, iront grossir le camp du Front national. Quelle était la différence entre Sarkozy et Le Pen depuis le discours de Grenoble ? Le second n’a pas osé allé jusqu’à appliquer son discours. La seconde n’a que son discours.

    Il y a ensuite le bilan du sarkozysme. Ce bilan est partagé par d’autres, au premier desquels Fillon, premier des ministres, collaborateur fidèle, et souvent servile, d’un monarque agité. Le bilan de Sarkofrance sert de mémoire, et d’outil politique pour le combat présidentiel qui s’annonce, puisqu’il est aussi le bilan de Fillon. Fillon a même démarré le quinquennat Sarkozy plus populaire que son patron, on l’a oublié. Fillon a été le Valls de Hollande.

    Nicolas Sarkozy partage avec Valéry Giscard d’Estaing l’expérience d’un seul mandat présidentiel. Un mandat que les Français ont voulu unique. Il a fallu lui rappeler une seconde fois. Mais le vrai combat est ailleurs. Il est contre une droite qui entend livrer une coloscopie libérale que la France n’a jamais connue et contre une extrême-droite normalisée par la Sarkofrance depuis une décennie.

    Libellés : sarkofrance, Sarkozy
    http://sarkofrance.blogspot.com

  • « Durien » et « Ducon » exterminent Sarkozy - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/durien-et-ducon-exterminent-sarkozy.html

    Il avait tout prévu, l’ex-matamore élyséen, et surtout de sortir en tête du 1er tour de la « primaire de la droite et du centre » pour dynamiser sa campagne présidentielle. Tout prévu, sauf que le bon sens des électeurs le renvoie dans les poubelles de l’Histoire d’où il n’aurait jamais dû ressortir après son échec de 2012...

    Hier soir, Sarkozy a subi une bérézina politique dont il ne se remettra pas. Pire, cette cuisante déroute lui est infligée par ceux-là même, Fillon et Juppé, qu’il surnommait, avec un grand mépris et son élégance coutumière, « Durien » et « Ducon » lorsqu’il était au pouvoir.

    Avec respectivement un score de 44,2 % et 28,4 %, les deux anciens Premiers ministres administrent une déculottée magistrale à celui qui entendait vendredi dernier dans son dernier meeting « siffler la fin de la partie » à son avantage, sous les acclamations d’un public de groupies aveugles et sourdes au rejet du personnage. Avec un score de 20,6 %, Sarkozy sort laminé, ridiculisé, humilié, de cet exercice électoral, malgré un statut d’ancien Président de la République dont il pensait qu’il suffirait à écarter les ambitions des sous-fifres qui avaient eu l’outrecuidance de lui disputer la suzeraineté du parti.

    Sarkozy avait pronostiqué un « effet de blast » en sa faveur à l’occasion de son entrée dans la campagne de la « primaire ». Non seulement cet effet de blast ne s’est pas produit, mais Sarkozy a dû galérer pour ne pas être irrémédiablement distancé durant la campagne qui s’est achevée vendredi soir par ce « Durien » et ce « Ducon » qu’il a régulièrement traités de « connards », d’« abrutis » et même d’« enculés ». Des qualificatifs dont il a, il est vrai, également affublé les syndicalistes, les magistrats, les chercheurs, les diplomates, les militaires, les ministres, ses propres collaborateurs, et même les Bretons.

    Les Français ne s’y sont pas trompés : la campagne de Sarkozy a été marquée par unedouble imposture.

    En se présentant comme « le candidat du peuple contre le système », notre pathétique matamore a, en espérant bénéficier du syndrome Trump, carrément pris les électeurs pour des cons. À l’exception du cœur partisan de LR, principalement constitué de militants gravement diminués par leurs œillères, qui pouvait gober un argument de cette nature ? Sarkozy est en effet un pur produit de ce « système » subclaquant. Il en est même l’archétype : méprisant envers les faibles et servile avec les puissants oligarques de l’industrie et de la finance.

    La deuxième imposture de sa campagne a résidé dans sa prétendue volonté, assénée avec la force des bonimenteurs de foire, de respecter les attentes du peuple, n’hésitant pas à arguer qu’il avait toujours agi ainsi. Impossible de lister ici tous les manquements à sa parole que Sarkozy a infligés à ce peuple qu’il espérait une fois de plus rouler dans la farine pour servir ses rêves égotiques de puissance. Mais nul n’a oublié la manière dont, en 2008, il a jeté dans la cuvette des chiottes le résultat du référendum de 2005 portant sur le projet de traité constitutionnel pour l’Europe. En cette occasion les Français avaient pourtant dit NON à une large majorité. Un vote d’« abrutis » sans aucun doute.

    Les plus de 4 millions d’électeurs à la « primaire de la droite et du centre » ont, en ce dimanche, fait œuvre de salubrité publique en débarrassant le paysage politique national de cet aventurier cynique, menteur, manipulateur, inculte et vulgaire qui n’aurait jamais dû pouvoir accéder à la fonction présidentielle.

    L’avenir de Sarkozy est maintenant dans le box des accusés. Plus rien ne s’oppose en effet à un renvoi en correctionnelle par le juge Tournaire dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Avant sans doute un procès ultérieur dans le cadre de l’affaire du financement libyen de la campagne de 2007. Jamais avant Sarkozy, un candidat à la présidence n’avait à un tel point été suspecté d’avoir violé la démocratie en fraudant massivement, et à deux reprises, le scrutin majeur de la République. Des milliers de petits délinquants sont, chaque année, condamnés et incarcérés pour des faits nettement moins graves. La parole doit maintenant être donnée aux juges.

     
    par Fergus 
    lundi 21 novembre 2016
    http://www.agoravox.fr

  • Ce que Khaddafi menaçait de dévoiler concernant Sarkozy. - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/ce-que-khaddafi-menacait-de-devoiler-concernant-sarkozy.html

    Voici une info que nous avions dénichée sur le net en 2011, la source qui a publié cette information a disparu de la toile. A l’époque elle a été relayée par de nombreux blogs. C’est malgré tout une info à prendre avec des pincettes tellement elle parait incroyable …mais comme avec Nicolas Sarkozy , rien n’est impossible, nous vous laissons seul juge.
    by Philippe Ehua

  • L’Escale - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/l-escale.html

    Allo Amy... comment vas-tu ?
    Je baisse d’un demi-ton parce que ces messieurs dorment...
    Oui je sais qu’il est midi... mais ils n’ont pas fermé l’œil de la nuit...
    Oui ils sont ravis d’être ici... de partager la vie de quelqu’un à Neuilly...
    Oui, oui, j’ai même reçu les remerciements de la mairie de Paris, par écrit... parce que dans le quartier, c’est la consternation générale, le mépris... ils n’ont rien saisi...
    Ils se demandent ce qui m’a pris d’accueillir trois réfugiés sans tenir compte de leur avis... j’en ris encore...
     
    C’est la vie ? Non ?
    Non, non ils ne sont pas de la même famille, ni du même pays... ils sont noirs et au premier abord, ils font peur à voir.
    Non, ils ne sont pas africains à proprement dit... mais arabes.
    Bien entendu, il y a beaucoup de noirs parmi les arabes... ce sont les premiers à quitter leur pays... arrête, je ne suis pas raciste, c’est de l’ironie.
    ...attends, tu dis qu’ils devraient rester chez eux, et défendre les leurs parce qu’ils sont en âge de le faire...je te retourne leur compliment : ils sont aussi en âge de monter à l’assaut de l’ennemi et de le harceler jusqu’à chez lui...
     
    Ils sont de Benghazi, d’Alep et de Mossoul...
    Autrement dit, ils sont liés au même merdier auquel la France a largement contribué.... oui ça fait longtemps qu’ils sont dans les environs... depuis la station de Stalingrad, ils ont changé de statut, promus, élevés au grade d’habitants de Neuilly, oui je les ai accueilli à bras ouverts en leur disant merci...
    Pourquoi merci ? Non pas pour faire joli... mais parce que c’est à celui qui donne de remercier celui qui a bien voulu recevoir... n’est-ce pas ?
    La France, terre d’accueil et de bienveillance, ne sert à rien si elle n’offre pas ce genre de chance.
    Non, ne t’inquiète surtout pas, ils n’ont ni l’intention de me sauter, ni l’intention de se faire sauter avec moi. Ce sont de vrais musulmans. Ils respectent le moindre de mes mouvements. Ils s’adressent à moi comme à leur enfant, à leur sœur et sont gênés d’être pris pour des envahisseurs.
    Ils ne sont pas là pour nos richesses. Ils sont là parce que leur Dieu y est...
    Ils sont ici pour demander la paix à ceux qui leur font la guerre... pour les déposséder de leur essentiel.
     
    Tu sais quoi ? En les entendant parler hier, j’ai eu l’impression d’être en face et en phase avec les trois rois mages.
    Comment te le dire ? oui, j’ignore leur âge mais ils sont comme des sages... sagesse de l’orient qui sait que le savoir a une limite... que le pouvoir a une limite... mais que le devoir n’en a pas...
     
    L’homme de Benghazi me dit qu’il ne regrette pas la mort de Kadhafi mais l’élection de Sarkozy, élu avec les deniers de la Libye. Pour lui Kadhafi n’est pas un bourreau mais un idiot qui a financé plus idiot que lui.
     
    L’homme de Mossoul reconnait à la France le mérite d’avoir protesté pour ne pas frapper l’Irak de plein fouet, alors que tout le monde savait que seule l’idéologie de Bush était de persuasion massive. Mais la France n’a fait que protester... seulement protester... alors qu’il fallait empêcher ce massacre et nous épargner la plus terrible des injustices... de l’idiot de service.
     
    L’homme d’Alep, reproche à la France de ne pas envoyer d’hommes au sol mais d’occuper le ciel pour bombarder tous les syriens. Foutaise et big malaise parce qu’il ne reste plus aux syriens que le ciel et il est hélas occupé par vous autres français.
     
    Pourquoi ils sont ici ?
    Pour reprendre à la France ce qu’elle leur a pris...

    http://www.lejournaldepersonne.com

  • France-Allemagne : adoptons le principe de la Nouvelle Route de la soie Publié le 19 novembre 2016 par vilistia - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/france-allemagne-adoptons-le-principe-de-la-nouvelle-route-de-la-s

    Jacques Cheminade prenant la parole aux côtés de Helga Zepp-LaRouche lors du séminaire de Essen sur les perspectives ouvertes à l’Europe par le projet de Nouvelles Routes de la soie de la Chine.
    Allocution de Jacques Cheminade, candidat à l’élection présidentielle de 2017, lors du séminaire de l’Institut Schiller organisé le 21 octobre à Essen (Allemagne) sur les perspectives ouvertes à l’Europe par le projet de Nouvelles Routes de la soie défendu par la Chine. Ce séminaire est le pendant de l’initiative franco-allemande de l’Institut Schiller, dont le premier volet était le séminaire qui s’est tenu à Lyon le 19 octobre.

    En marge du séminaire à Essen, Helga Zepp-LaRouche, présidente du parti Büso (Burgerrechtsbewegung Solidarität) et Jacques Cheminade, ont fait unedéclaration conjointe appelant à construire « Un train eurasiatique pour la paix »pour écarter la menace d’une nouvelle guerre mondiale.

    France-Allemagne : notre mission commune, adopter le principe de la Nouvelle Route de la soie

    Merci, Helga Zepp-LaRouche, et merci à tous ceux qui m’ont invité à prononcer des paroles fortes pour relever le défi de la situation mondiale actuelle.

    Qui aurait pensé, il y a quarante ou même trente ans, que la Chine deviendrait un tel facteur déterminant dans le monde ? Qui aurait pu croire qu’on allait sortir de la pauvreté plus de 800 millions d’êtres humains ? Qui aurait imaginé voir un jour se réaliser le concept gagnant/gagnantdéfendu par la Chine au service des buts communs et d’une « communauté de destin » de l’humanité, alternative potentielle au désastre financier d’un système atlantique prédateur ? Qui aurait pu prévoir que le centre de gravité du monde allait se déplacer de l’Europe et des Amériques vers l’Asie ?

    Qui ? Certainement pas les médias de masse ni les technocrates occidentaux, qui, perdus dans la contemplation de leur nombril, n’ont toujours pas compris cette dynamique de changement, à part lorsqu’ils sont réveillés par la peur que quelque chose d’étranger ne vienne perturber leur cupidité.

    Ce que nous avons devant nos yeux, et que ces médias et technocrates refusent de voir, c’est le plus vaste projet d’industrialisation et de développement jamais conçu, de loin plus étendu que le Plan Marshall, par exemple, et de loin plus avancé en intention et direction. En effet, la Nouvelle Route de la soie, étendue au concept mondial« Une ceinture, une route », représente, qu’on le veuille ou non,l’alternative à un affrontement nucléaire entre les États-Unis et la Russie, et l’alternative à un Tchernobyl financier de notre côté de l’Atlantique. Le proverbial « Mid-Atlantic Man » du siècle dernier est devenu un pirate narcissique, opérant au sein d’une société criminogène et se comportant comme le fils d’Obama ou de Dick Cheney.

    Vue d’en haut, la dérégulation du « moment Thatcher », marquée par le début d’une époque de pillage insensé, la pensée « court-termiste » et l’obsession du gain immédiat, a été précédée et suivie d’une dérégulation des comportements moraux enfantée par Woodstock et la contre-culture de Mai 68.

    Cela a touché aussi bien les États-Unis que l’Europe, mais le pire est que, dans les cercles « respectables » du pouvoir, personne ne s’y oppose, et pire encore, que le thatchérisme, source du mal actuel, est présenté comme une solution. La couverture du 6 octobre dernier de l’hebdomadaire Le Point le dit ouvertement en répandant le message de l’Empire britannique en faveur d’une austérité brutale.

    La Nouvelle Route de la soie, étendue à « Une ceinture, une route mondiale », ouvre au contraire la voie à une pensée à long terme et à un progrès économique partagé, porte de sortie d’un système de pillage financier et d’affrontement géopolitique. La Nouvelle Route de la soie, soutenue par les nouvelles institutions bancaires des BRICS, est une ceinture longeant une route, irradiant le développement sur son passage. Un réseau de transport ferroviaire rapide fait rayonner un développement néguentropique et jette un pont entre la Chine et le monde. Par définition, ceci est antagoniste avec le capital fictif produit par notre système financier et pose les bases d’une plateforme pour des investissements infrastructurels mondiaux.

    Très concrètement, lors du sommet du G-20 à Hangzhou, le président chinois Xi Jinping a proposé de transformer le G-20, « d’un mécanisme de réponse de crise en mécanisme de gouvernance à long terme », appelé à « jouer un rôle majeur pour répondre à toute crise économique éventuelle ». Il ne s’agit pas d’une simple option réactive, mais d’une initiative définissant l’environnement pour de nouvelles options de développement mutuel.
     
    De Gaulle-Adenauer : une communauté de principe

    Le chancelier Konrad Adenauer reçoit le Général de Gaulle à Bon en 1962.
    Dans ce contexte, il existe un point particulièrement intéressant pour nous, citoyens allemands et français. Nous avons perdu l’esprit de la communauté de destin. Voici exactement l’occasion de le retrouver en nous engageant ensemble sur cette route vers le futur que nous ouvre la Chine. Pour nous, cette participation mutuelle doit être l’occasion de nous libérer de l’emprise mortelle de la finance, et de recouvrer, à travers une participation commune à ce projet, le meilleur de notre culture et notre véritable identité européenne, en tant que patriotes et citoyens du monde, parlant chacun notre propre langue avec un sens d’être ensemble. Par la nécessité d’un travail commun avec la Chine en tant qu’Européens, nous, Français, devrons réapprendre à parler l’allemand, de même que vous, les Allemands, le français, en particulier ceux qui travaillent en Afrique francophone. Ainsi, adopter le principe de la Route de la soie ne signifie nullement aliéner nos identités mais les renforcer mutuellement.

    Est-ce paradoxal de dire que l’initiative chinoise va revigorer notre alliance ? Pas du tout, car cela s’est déjà passé jadis et avait un nom : Leibniz et la science leibnizienne de l’économie physique. Au XVIIe et XVIIIe siècle, le grand philosophe allemand, qui était également français par sa participation à l’Académie des sciences de Colbert, avait compris que l’avenir du monde dépendait d’une coopération scientifique, culturelle et économique entre ce qu’il appelait « les deux extrémités les plus développées de l’Eurasie », entourant la Russie et l’Asie centrale. Leibniz travaillait avec un groupe de scientifiques jésuites, tel que le père Gerbillon, organisateur du traité de Nerchinsk (le premier traité de paix sino-russe) et le père flamand Verbiest, qui enseignait à l’Empereur Kangxi. Leibniz concevait que les sources de l’évangélisme chrétien étaient non seulement compatibles, mais en accord avec la vraie tradition confucéenne dans la réalisation de ce qui unit la nature morale de l’homme avec l’univers, la véritable identité créatrice de l’homme.

    C’est alors que les forces impériales britanniques et les agents de la Compagnie des Indes orientales sont intervenus pour saboter ces efforts. En 1794, Lord Macartney, après avoir été ambassadeur en Chine, mentionne dans son journal la menace de la« force chinoise » et le « poids des riches et des génies » de la Grande-Bretagne. Il anticipait cependant des « rivalités et du désordre » au sein de l’Empire chinois, qui, habilement utilisés, seraient « bénéfiques à notre royaume ». Le compte-rendu officiel de sa mission, écrit par Sir George Staunton, est du même ton. Tous deux mettent en garde contre une population chinoise d’environ 350 millions à l’époque, impliquée dans des domaines avancés de la science et de la mécanique, une réalité dangereusement antagoniste avec le système britannique monarchique et monétariste.

    L’Empire britannique, fidèle à sa tradition de « diviser pour régner », commença à promouvoir des conflits en Asie, jusqu’à imposer le commerce de l’opium pour détruire non seulement la Chine, mais le lien unissant la culture chinoise à la vraie culture européenne de Leibniz et de ses disciples.

    Aujourd’hui nous avons affaire au même ennemi, devenu anglo-américain – ce« cerveau britannique avec les muscles américains ». Aussi, notre communauté d’intérêts avec la Chine actuelle consiste à faire revivre l’approche de Leibniz et à libérer notre monde occidental de sa soumission à la City de Londres et à Wall Street.

    Ce n’est ni un rêve ni un schéma ; c’est une réalité dont la réalisation dépend de notre volonté commune en tant qu’Allemands et Français, avec l’ensemble des peuples et cultures européennes. Je ne prétends pas que ce sera facile ; cela demande du courage, de dire la vérité et de lutter pour elle jusqu’au bout.

    Ce n’est que lorsqu’on regarde l’histoire d’en bas que cette voie semble une impasse. Étant donné les circonstances de notre faiblesse mortelle occidentale, le gouvernement chinois réclame le statut d’économie de marché pour pouvoir exporter davantage en Europe, tandis que les États-Unis tentent de nous imposerle TTIP/TAFTApour écraser notre indépendance. La seule solution est donc de regarder le problème d’en haut.

    Ce n’est pas par une compétition dérégulée entre produits européens et chinois que le dilemme peut être tranché. C’est au niveau d’accords intergouvernementaux qu’une solution pourra être trouvée, dans le cadre du projet de Nouvelle Route de la soie, devenant une Route mondiale pour le développement mutuel de tous.

    C’est au niveau de ce qu’on pourra et de ce qu’on fera ensemble qu’un avenir commun se dessine : ni dans une compétition à mort, ni dans une géopolitique suicidaire, mais dans un développement partagé de projets à réaliser d’un commun accord, tel que le programme spatial Lune-Mars, la transformation en zones d’aquaculture des océans et des mers actuellement livrés au pillage financier et le développement de l’Afrique. Nous, Européens, devons rejoindre les BRICS pour atteindre des buts communs, unissant nos forces pour entraîner les États-Unis dans cette entreprise mutuellement bénéfique, hors de portée de la perversion impériale et géopolitique.

    http://www.solidariteetprogres.org/france-allemagne-principe-route-de-la-soie.html
    http://payseurasie.vilistia.org

  • Le jour où le monde a basculé… - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/le-jour-ou-le-monde-a-bascule.html

    Dans le mythe Babylonien de Gilgamech, le littoral méditérranéen du Levant y est décrit comme le théâtre d’une guerre continuelle, interminable, longue et complexe. Un mythe est presque toujours fondée sur un semblant de vérité ancienne, déformée par le temps et l’imagination des hommes.

    Sans remonter aussi loin dans l’histoire, du moins celle que l’on croit connaître, il n’y a qu’a constater la persistence des conflits dans cette région strategique du monde : le conflit israélo-palestinien entame sa septième décennie ; un peu plus au nord, la guerre civile libanaise a duré de 1975 jusqu’en 1989. Enfin, la guerre en Syrie est en passe de dépasser, de par sa durée, la seconde guerre mondiale (1939-1945)…

    Ce n’est pas un hasard si, à Damas, cette guerre a toujours été présentée comme un conflit mondial. Mais toute proportion gardée, cette guerre déclenchée dans le cadre d’une grande opération hybride mêlant l’ingénierie sociale par le chaos à l’action de forces spéciales formant et appuyant une insurrection armée, n’a pas abouti au résultat escompté, lequel aurait plus contribué à un chaos encore plus grand qu’à un semblant de stabilité. C’est par le chemin de Damas que la Russie est revenue en force sur l’arène des grandes puissances, à coup de missiles de croisière Kaliber et Onyx.

    C’est sur les décombres des villes syriennes, sous les yeux de soldats terrorisés par la catastrophe irakienne qu’a sombré toute la politique américaine au Proche et Moyen-Orient.

    C’est en Syrie que le destin du monde, tel qu’il a été conçu à Yalta en 1945 et non pas après la chute de l’Union Soviétique, a définitivement basculé.

    https://strategika51.com

  • Feu vert du parlement britannique à une loi de surveillance controversée - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/feu-vert-du-parlement-britannique-a-une-loi-de-surveillance-contro

    Le parlement britannique a adopté une loi donnant des pouvoirs de surveillance très étendus à la police et aux services de renseignement de Sa Majesté, s’attirant notamment les critiques d’Edward Snowden, le donneur d’alerte américain qui a révélé les écoutes de la NSA.

    Avec le vote favorable de la chambre des Lords cette semaine, après celui des députés de la chambre des Communes, ce projet de loi lancé par Theresa May en mars, alors qu’elle n’était encore que ministre de l’Intérieur, n’attend plus que le sceau royal pour entrer en application.

    « Le Royaume-Uni vient de voter la loi de surveillance la plus extrême dans l’histoire des démocraties occidentales », « allant plus loin que beaucoup d’autocraties », a dénoncé sur son compte Twitter Edward Snowden, cet ancien agent de l’agence de sécurité américaine NSA qui avait révélé en 2013 comment celle-ci écoutait les communications dans le monde entier.

    Avec les nouveaux pouvoirs qui leur sont confiés par cette loi, les services de renseignement ou les policiers britanniques pourront par exemple exiger d’un site internet qu’il leur fournisse l’historique des consultations de n’importe utilisateur, historique qui pourrait remonter à un an.

     

    Ce projet de loi « sur les pouvoirs d’investigation » déposé par Theresa May alors qu’elle n’était pas encore première ministre, avant le « oui » des électeurs britanniques au Brexit, donne une base légale au piratage des ordinateurs ou des téléphones portables, tout en fixant quelques garde-fou, comme l’obligation d’obtenir le feu vert d’un juge pour placer une ligne téléphonique sur écoute.

    Qualifié de « loi des fouineurs » par ses critiques, ce texte a déjà fait l’objet d’un appel devant la Cour de justice européenne, qui devrait rendre son verdict courant 2017.

    « Le vote de cette loi des fouineurs est un triste jour pour la liberté en Grande-Bretagne », a dénoncé Bella Sankey, directrice de l’association de défense des droits civiques Liberty : « Sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, l’État a mis au point des pouvoirs de surveillance dignes d’un régime totalitaire, le système le plus intrusif jamais vu dans une démocratie ».

    « Il est vraisemblable que d’autres pays, y compris certains régimes autoritaires peu connus pour leur respect des droits de l’Homme, vont utiliser ce texte pour justifier leurs propres législations intrusives en matière de surveillance », a craint de son côté Jim Killock, directeur exécutif de l’association Open Rights Group.                                                                                            Agence France-Presse

    http://www.lapresse.ca

  • Des soldats français en Syrie sans concertation avec son gouvernement souverain ? Ce serait un acte de guerre en regard du droit international ! 18 Novembre 2016 - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/des-soldats-francais-en-syrie-sans-concertation-avec-son-gouvernem

    Assemblée Nationale

    Question N° : 97353

    De M. Pierre Morange ( Les Républicains - Yvelines ) Question écrite

    Ministère interrogé > Défense Ministère attributaire > Défense

    Rubrique >politique extérieure Tête d’analyse >Syrie Analyse > attitude de la France.

    Question publiée au JO le : 05/07/2016

    Réponse publiée au JO le : 01/11/2016 page : 9118

    Texte de la question

    M. Pierre Morange souhaite attirer l’attention de M. le ministre de la défense sur l’inquiétude des citoyens relative à l’engagement des forces françaises en Syrie. Une source kurde a récemment confié à l’agence de presse russe Sputnik que des soldats français déployés dans le nord de la Syrie auraient commencé à construire une base militaire sur la colline de Mashta Nour surplombant la ville de Kobané dans la province d’Alep.

    Ils souhaitent savoir si cet acte est avéré et, dans l’affirmative, s’il a été commis en concertation avec le gouvernement démocratiquement constitué de Syrie. Il le prie de bien vouloir répondre à leurs interrogations.

    Texte de la réponse

    Conformément aux dispositions de l’article L. 413-9 du code pénal, les informations sollicitées par l’honorable parlementaire relatives à un éventuel engagement des forces armées françaises sur le territoire syrien sont couvertes par le secret de la défense nationale. Les précisions demandées ne peuvent donc être rendues publiques par le ministère de la défense.

     

    La question de Monsieur Pierre Morange, député, était claire : Le gouvernement francais envoie-t-il des troupes, sans déclaration de guerre, sans accord ni information du parlement francais, dans un pays souverain pour appuyer des milices terroristes contre un gouvernement élu et reconnu a l’ONU ?

    Le refus de répondre en invoquant un secret défense autorise à penser que tel est bien le cas.

    Or de telles actions peuvent constituer divers crimes de forfaiture, d’abus de pouvoir, car la constitution impose au gouvernement de consulter le parlement en cas de déclaration de guerre, ainsi qu’après 4 mois pour l’envoi de troupes sur un territoire étranger. De plus le droit international impose que les actions guerrières doivent être précédées de déclaration de guerre ou de mandat de l’ONU.

    Il y a donc alors crime de guerre, violation de la constitution, soutien au terrorisme. Le précédent ministre des affaires étrangères déclarait d’ailleurs que Al Nosra “faisait du bon boulot”. Le candidat préféré de l’”établissement français” a initié, en tant que ministre des affaires étrangères de Sarkozy, la violation du principe de la reconnaissance des états en fermant notre ambassade de Syrie et reconnaissant comme gouvernement des “rebelles” dont les exploits terroristes ne sont plus à démontrer. Il a aussi mis en oeuvre avec le gouvernement et le président de l’époque la guerre contre la Libye et l’assassinat de son président, crimes de guerres évidents. Cette guerre a d’ailleurs, avec celle de Syrie, provoqué toute cette déstabilisation de l’Afrique et du moyen Orient, entraînant notamment cette terrible “crise des migrants”

    Lorsque l’on voit notre président et le gouvernement demander la suppression du droit de veto à l’ONU, et par conséquent celui de la France, ainsi que la poursuite de chefs d’Etat (en visant Poutine et Assad, bien sur), devant les tribunaux internationaux, il devrait bien réflèchir à qui pourrait à la fin s’y retrouver. Mais le pire est que sa demande risque d’amener l’intervention de l’OTAN ou d’autres forces étrangères sur notre sol, au prétexte de “défendre des droits de l’homme”, si les troubles s’aggravaient sur notre territoire, et que nos derniers outils de souveraineté aient été détruits ou livrés à nos ennemis (appellés aujourd’hui alliés par nos dirigeants)

    JMaillard

     
    http://canempechepasnicolas.over-blog.com

  • USA – ALLEMAGNE. Les jérémiades de Barack Obama priant Donald Trump d’être ferme avec la Russie - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/usa-allemagne.les-jeremiades-de-barack-obama-priant-donald-trump-d

    BERLIN, Allemagne (09h14) – Le président américain Barack Obama, humilié en Grèce par une foule en colère, est néanmoins arrivé confiant en Allemagne. Chez Angela Merkel, le président américain s’est retrouvé dans son élément, sa haine frappadingue de la Russie. Dans ce voyage d’adieu, nostalgique à souhait, il a encore appelé son successeur à faire face à la Russie. On se demande bien pourquoi.

    Barack Obama demande donc à son successeur, Donald Trump, de se défendre contre la Russie, soulignant que c’est une préoccupation majeure. La Russie a complètement éclipsé sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Pourtant, lorsque Obama et Merkel ont tenu leur conférence de presse pour aborder l’avenir des relations entre les Etats-Unis et l’Europe, tout a été focalisé sur Donald Trump et la Russie.

    Se référant aux nombreuses indications de Donald Trump parlant de « normalisation » des liens avec la Russie, Obama a déclaré qu’il espérait que l’homme d’affaires de New York protégerait les valeurs américaines et éviterait une approche dite « realpolitik » dans ses relations avec Moscou. Barack Obama n’a pas hésité à mentir.

    « J’ai cherché une relation constructive avec la Russie, mais j’ai également été réaliste en reconnaissant qu’il y a des différences significatives dans la façon dont la Russie voit le monde et comment nous voyons le monde », a déclaré le président sortant.

    « Et mon espoir est que le président élu adopte une approche aussi constructive : Trouver des domaines où nous pouvons coopérer avec la Russie, où nos valeurs et nos intérêts s’alignent » et en même temps « disposé à résister à la Russie où ils s’écartent de nos valeurs et normes internationales », a ajouté Obama.

    Pendant son séjour à la Maison Blanche, Obama a essayé d’unir l’Europe contre ce qu’il a qualifié d’« agression russe », utilisant l’OTAN et des moyens économiques pour faire pression sur Moscou. Donc, quand il déclare « J’ai cherché une relation constructive avec la Russie », il ment.

    Obama a néanmoins rendu hommage à Angela Merkel. Interrogé sur l’éventuelle candidature de la chancelière à sa propre succession, Barack Obama a répondu qu’il s’agissait de « sa décision de se présenter de nouveau ou pas. » « Si j’étais ici, si j’étais allemand et si je votais, je pourrais la soutenir », a-t-il cependant ajouté.

  • LA GIFLE ! Etats-Unis : Donald Trump propose à Michael Flynn, proche de Poutine, le Conseil de sécurité nationale - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/la-gifle-etats-unis-donald-trump-propose-a-michael-flynn-proche-de

    WASHINGTON DC, Etats-Unis (07h15) – Il y a deux ans, le président Barack obama l’avait viré. Le général Michael Thomas Flynn voulait juste deux choses : la lutte contre le terrorisme et l’association avec la Russie pour le faire. Proche des Frères musulmans comme Alain Juppé et François Hollande, en France, Barack Obama, avait vu ça d’un mauvais oeil.

    Le général Michael T. Flynn revient donc par la grande porte, deux ans après avoir été mis à la retraite de manière inélégante. Quand Donald Trump a demandé, hier, au général de devenir son conseiller à la sécurité nationale à la Maison Blanche, tout le monde a compris. Ça marque une vraie rupture.

    Ancien vétéran de la guerre en Irak et en Afghanistan, Michael T. Flynn a analysé la situation et sait qu’il n’y a pas d’alternative contre le djihadisme, pas de demi-mesure, il n’y a que l’éradication, « à la Tchétchène », comme le dirait l’autre.

    Ironie du sort, et probablement l’explication de l’exaspération de nombreux électeurs démocrates floués par Obama et donc par Hillary Clinton, Michael T. Flynn est un démocrate pur jus. Lors de la campagne électorale américaine, il a tout de suite été séduit par le discours du président-élu Donald Trump : rapprochement avec la Russie et « torture légitime », bonne, disent-ils tous les deux, pour les terroristes.

    C’est la consternation dans le camp des adeptes de la guerre illogique et surréaliste contre Moscou. Le parti de la haine. Tous ces personnages sans vision, qui pullulent en Europe. Pire, qui gouvernent…Ils vont avaler leur chapeau…

    http://www.mamafrika.tv

  • Révélations Libye : mais pourquoi personne n’interroge Nicolas Sarkozy ? - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/revelations-libye-mais-pourquoi-personne-n-interroge-nicolas-sarko

    Depuis novembre, Mediapart et Le Monde ont publié de nombreuses révélations sur un possible versement de fonds par Kadhafi lors de la campagne de Sarkozy en 2007. Une seule question a été posée à l’ancien président pourtant interviewé plus de huit fois ce mois-ci.

    « Entretien vidéo exclusif – Takieddine : “J’ai remis trois valises d’argent libyen à Guéant et Sarkozy.” » Mediapart, en partenariat avec l’agence Premières lignes, a lâché un nouveau témoignage mardi qu’on aurait pu penser accablant. Et pourtant, cet énième élément de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne de Sarkozy en 2007 a été traité plutôt discrètement. Il ne fait ni la une des journaux, ni celle des JT, et n’est pas, loin s’en faut, le sujet principal abordé dans les interviews politiques. Et si certains médias jugent que les déclarations de Takieddine doivent être prises avec des pincettes, il faut rappeler que ce témoignage n’est pas isolé. Le 3 novembre dernier, Le Monde publiait d’autres révélations tout aussi explosives —renforçant celles déjà publiées par le site Mediapart depuis 2011— à propos de la campagne de 2007.

     
    S’il n’y a toujours aucune preuve tangible concernant un financement de la campagne de Sarkozy par le réseau de l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi, les indices accablent le clan Sarkozy. Selon les deux sites d’information, qui ont eu accès à l’enquête, les magistrats instructeurs jugent même désormais « probable l’hypothèse d’un financement libyen ». Notamment après ces éléments de l’enquête (non exhaustifs) :

    Les enquêteurs ont obtenu pas moins de sept témoignages qui accréditent ­l’hypothèse du versement de fonds par Mouammar Kadhafi à l’équipe de Nicolas Sarkozy.
    La justice dispose aussi d’écoutes téléphoniques accablantes. « Oui, ils cherchent le lien avec Kadhafi mais ils ne cherchent pas au bon endroit », dit par exemple l’avocat franco-djiboutien Mohamed Aref dans une conversation interceptée par la police.
    Mediapart a révélé l’existence d’un carnet d’un ancien ministre du pétrole libyen, Choukri Ghanem, qui mentionne ­plusieurs versements pour un montant de 6,5 millions d’euros. Ce dernier sera retrouvé mort le 29 avril 2012 dans le Danube, en Autriche.
    Une conversation interceptée prouve que Nicolas Sarkozy aurait demandé en 2014 une lettre à Alexandre Djouhri et qui l’innocenterait.
    Selon un autre témoin cité par Mediapart, des mallettes de plusieurs millions d’euros ont été données directement à Boris Boillon (ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l’Élysée) et à Claude Guéant et ont été ramenées dans un voyage en avion privé de Syrte au Bourget.
    Boillon, enfin, percevait selon ce témoin « des petits cadeaux », sous forme d’enveloppes avec des milliers d’euros. Et justement, le 31 juillet 2013, Boris Boillon est interpellé à la gare du Nord, avec un sac contenant 350.000 euros d’argent liquide.
    Même s’il n’y a pas de preuve irréfutable, même si l’enquête est toujours en cours, il paraît tout de même logique que des journalistes interrogent le candidat à la primaire de droite sur ces nouveaux éléments.

    8 interviews de Nicolas Sarkozy, 1 question sur la Libye

    Depuis les révélations du Monde le 3 novembre, Nicolas Sarkozy a été interrogé par TF1, France 2, France 3, Le Parisien, Valeurs actuelles, RTL et, Public Sénat avec Sud Radio (sans parler des médias spécialisés comme Terre-net.fr ou Business immo). Aucune question ne lui a été posée sur ce sujet. Il aura fallu attendre ce jeudi pour que la seule et l’unique lui soit posée par Le Figaro— près de deux semaines après les premières révélations.

    Le 15 novembre, le candidat à la primaire de la droite est l’invité de la matinale de RTL pendant une quinzaine de minutes. La journaliste cherche à savoir s’il a « la pêche » avant de l’interroger sur la primaire, ses concurrents, François Bayrou, Donald Trump, l’Europe, la double ration de frites pour les enfants musulmans ou juifs, Notre-Dame-des-Landes. Rien sur la Libye.

    Le 13 novembre, Nicolas Sarkozy est l’invité exclusif du 20h de TF1. Il est interrogé sur les commémorations des attentats, le groupe État islamique, les manifestations de policiers, la victoire de Donald Trump, la primaire de la droite, sa carrière politique en cas de défaite, mais pas un mot sur les accusations liées à sa campagne de 2007.

     

    Le 12 novembre, Le Parisien publie une interview fleuve de l’ex-chef d’État. Deux questions sont bien posées sur « les affaires », mais n’abordent pas le financement supposé libyen.

    Le 10 novembre, Nicolas Sarkozy est interrogé dans la matinale de France 2. Il est invité à répondre sur l’élection de Donald Trump, l’Europe et la primaire. Le nom de Kadhafi ne sera jamais évoqué.

    Le 8 novembre, l’ancien chef de l’État est interrogé pendant une heure par cinq journalistes sur Public Sénat avec Sud Radio. Rien ne sera évoqué.

    Le 6 novembre, il est l’invité de l’émission Dimanche en politique de France 3. Sur les 28 minutes du programme, pas une seconde ne sera accordée pour évoquer l’enquête en cours sur le financement de la campagne de 2007.

    Par ailleurs, le 3 novembre dernier, lors du second débat entre les différents candidats à la primaire de la droite aucune question n’a été posée sur toutes ces révélations. Même chose dans l’interview publiée par Valeurs actuelles.

    Il aura fallu attendre le 17 novembre— plus de 15 jours après les premières révélations— pour que le candidat à la primaire soit interrogé pour la première fois sur le sujet dans le Le Figaro. « Je n’ai que mépris pour cette officine qui depuis des années essaye sans succès de me salir », a-t-il notamment répondu. Il n’a toutefois pas été relancé par les journalistes.

    Silence radio dans les JT de France Télévisions

    Au rayon des JT, c’est aussi le froid polaire. La plupart des journaux télévisés n’ont pas estimé nécessaire de rapporter le témoignage exclusif publié mardi.
    Au menu du JT du 13h de TF1 ce mardi : super Lune, dernier jour pour la taxe d’habitation, grève des agents des impôts, police des douanes, primaire de la droite, désertification médicale… Mais rien sur les révélations de Mediapart datées du matin même.

    Silence radio également dans le JT de France 2 de 13h de mardi et de mercredi et plus étonnant encore de 20h. Le journal de David Pujadas a seulement accordé une page spéciale à la pré-annonce de la candidature de Macron. Sur France 3, le 19/20—l’un des programmes les plus regardés en access prime-time— ne dira pas un mot non plus.

    Chez TF1, Gilles Bouleau en parle quelques secondes, le temps d’une brève. Même chose ce mercredi dans Le Journal de 8h de la matinale de France Inter, l’un des plus écoutés de France.

    Ses proches interrogés mais rapidement

    À défaut d’avoir l’intéressé lui-même, quelques soutiens de Nicolas Sarkozy (Rachida Dati au Figaro, Laurent Wauquiez sur Europe 1 et Christian Estrosi sur BFMTV) ont été interrogés sur cette question. Ils ont toutefois eu la chance d’avoir une seule question sur le sujet et en fin d’interview.

    Les liens entre mis en cause et journalistes

    Alors comment expliquer que la presse (surtout audiovisuelle) relaie peu ces informations ou que Nicolas Sarkozy lui-même ne soit jamais interrogé dessus ? Contacté par BuzzFeed News, Simon Piel, l’un des auteurs des révélations duMonde, avance quelques hypothèses. « Nous avons eu cette réflexion en interne et c’est certain que cette affaire est assez complexe. Ce n’est pas de l’info très comestible, même si nous tâchons de la rendre pédagogique », analyse-t-il. Et d’ajouter :

    « MAIS IL Y A CLAIREMENT DES MÉDIAS QUI ONT DÉCIDÉ DE SOUS-TRAITER CETTE AFFAIRE. SOIT PARCE QU’ILS ESTIMENT QUE CELA POLLUERAIT LES DÉBATS DE LA PRIMAIRE, SOIT PARCE QU’ILS ONT DES LIENS PLUS QUE CONNIVENTS AVEC DES GENS MIS EN CAUSE. »

    En effet, Mediapart a aussi révélé les liens entre des mis en cause et le conseiller d’Arnaud Lagardère, mais aussi l’actuel patron du Journal du dimanche, Hervé Gattegno. Le Monde a lui livré une conversation interceptée qui montre l’influence du clan Sarkozy sur Le Figaro.

    À l’étranger, « la presse aurait été plus agressive »

    L’un des journalistes de Mediapart, Fabrice Arfi, partage également ce constat et juge qu’il peut y avoir « une forme de lâcheté journalistique partagée ».

    « LORS DE NOS RÉVÉLATIONS SUR L’AFFAIRE BETTENCOURT OU CAHUZAC, IL Y A TOUJOURS EU UNE FORME DE MÉFIANCE AU DÉBUT, MAIS LÀ, JE NE COMPRENDS PAS CE TRAITEMENT MÉDIATIQUE. J’AI L’IMPRESSION QU’IL Y A DEUX MONDES : CELUI DU CIRQUE MÉDIATIQUE ET CELUI DES FAITS. MAIS CES DEUX UNIVERS NE SE RENCONTRENT PAS. »

    Les deux journalistes d’investigation ont en tout cas une certitude : la presse étrangère n’aurait pas été aussi timide. « Quand on voit ce qu’il s’est passé avec les mails de Clinton aux États-Unis, le traitement médiatique français est hallucinant », lâche Fabrice Arfi. « Si ces faits concernaient un pays anglo-saxon, la presse se serait montrée sans aucun doute plus agressive. Mais ce n’est pas dans la culture française », ajoute Simon Piel.

    Alors une question sur toutes ces révélations va-t-elle être posée lors du prochain débat de la primaire ce jeudi ? Contactés, certains journalistes chargés de l’animer n’ont pas encore donné suite.

    Source : Buzzfeed

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