• L’appel pour abonder le Fonds permanent de solidarité Asie d’ESSF de 2022

    Chères et chers ami.es,

    Comme chaque année, l’association Europe solidaire sans frontières (ESSF) a lancé son appel à dons pour son Fonds permanent de solidarité Asie de l’an prochain :

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article60261

    Ce fonds permet à notre association de réagir dans l’urgence, quand nécessaire, d’avancer des financements qui seront ultérieurement collectés lors d’une campagne ad hoc, d’assurer un soutien minimum dans des cas où une telle campagne ad hoc ne peut être efficacement menée…

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/12/08/lappel-pour-abonder-le-fonds-permanent-de-solidarite-as

    #international #solidarité

  • Silke Helfrich : l’une des grandes ambassadrices du mouvement des communs - Europe Solidaire Sans Frontières
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article60221

    La montagne est décidément terrible pour les commoners. Quelques mois après la chute de Philippe Aigrain, voici qu’une promenade dans les Alpes nous prive du sourire et de la volonté et l’activité débordante de Silke Helfrich.

    #Communs #Silke_Helfrich

  • Okara (Pakistan): Demanding land rights is not terrorism – Massive repression of the AMP peasant movement - Europe Solidaire Sans Frontières
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37792

    A massive repression of the most militant but peaceful peasant movement—the Anjman Mozareen Punjab (AMP)—is underway. Most of its leadership has been arrested under false anti-terrorist laws. Dozens are missing while over 50 remain behind bars. All have been declared “terrorists” by the Okara district police, working hand in hand with the Military Farms administration, which mainly serves military officers.

    The source of the problem is that while 14000 acres of land in the Okara district is owned by the Punjab government, it is occupied by the Military Farms administration. Since 2001 the tenants of the Military farms have refused to turn over half of their crops (bitai), which they and their families had been paying for over 90 years. How could ordinary people dare to say no to the military officers? But that is their real “crime.” They demand their land rights.

    #Pakistan #armée #terres #foncier #protestation #répression

  • Après l’attentat de Daech à Tunis - Entretien avec Fathi Chamkhi - Europe Solidaire Sans Frontières
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36565

    Ce qui est surprenant est la capacité de la société tunisienne à rebondir.
    Depuis un an, des luttes sociales impressionnantes ont eu lieu, essentiellement autour de revendications salariales. L’espoir d’un avenir meilleur était revenu.
    L’attentat de Sousse, en juin dernier, avait stoppé nette la vague de grèves dans le secteur public.

    Une série d’avancées ont néanmoins été obtenues et les grèves ont rebondi trois mois plus tard dans le secteur privé avec un cycle de grèves générales régionales programmées par l’UGTT entre le 19 novembre et le 1er décembre. (3)

    Là encore, cette vague a été bloquée par l’attentat du 24 novembre, intervenu la veille de la grève générale prévue dans la région de Tunis.
    Mais une fois de plus, je pense que rien ne pourra empêcher les grèves de repartir face à la politique de baisse permanente du pouvoir d’achat des salarié-e-s.

    * Fathi Chamkhi est militant de RAID (Attac et Cadtm en Tunisie) et député du Front populaire.
    Propos recueillis le 26 novembre par Dominique Lerouge.

  • Attaque du supermarché Hyper Cacher : un otage raconte l’horreur
    http://www.liberation.fr/societe/2015/01/11/hyper-casher-de-vincennes-soudain-j-ai-entendu-une-tres-forte-detonation_

    Il nous a expliqué qu’il agissait « au nom de l’Etat islamique », par rapport au califat, tout ça... Il nous a même dit qu’il n’avait rien contre les Juifs, mais qu’on payait nos impôts à l’Etat français et donc qu’on le cautionnait.

    Mais alors pourquoi tous le mode dit que c’était un acte antisémite ?

    • Oui c’est pas un magasin au hasard.

      Mais l’emploi du terme « antisémitisme » qui évoque pour tous la période du nazisme, alors que le terme « judéophobie » existe, est-ce neutre ?
      Ces assassins là font porter sur « les juifs » comme généralité, leur haine. C’est un racisme ultra-violent, mais est-ce que cela a vraiment quelque chose à voir avec l’antisémitisme des 19ème et 20ème siècle (et cela même si il y a parfois une récupération des textes de l’époque) ?

    • Il me semble que l’emploi du terme antisémitisme pour la judéophobie d’aujourd’hui permet de faire oublier que l’antisémitisme était profondément européen.

      Alors que cette judéophobie d’aujourd’hui, même celle de ces jeunes français, elle trouve son origine dans l’empreinte de l’histoire coloniale sur les mentalités occidentales, dans les rapports coloniaux actuels (Israël-Palestine) et dans les rapports néocoloniaux (agressions occidentales en Irak et Afghanistan et les déstructurations qui s’en sont suivies dans ces pays).

      Je reposte ce texte qui me parait pertinent dans cet axe de réflexion :
      http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34043

    • It is a stirring narrative repeated ad nauseam in newspapers across the globe. They have been filled with depictions of broken pencils re-sharpened to fight another day, or editorials declaring that we will defeat terrorism by our refusal to stop mocking Islam.

      ...
      Reality could not be more at odds with this ludicrous narrative.

      For the last decade and a half the United States, backed to varying degrees by the governments of other Western countries, has rained violence and destruction on the Arab and Muslim world with a ferocity that has few parallels in the history of modern warfare.

      It was not pencils and pens – let alone ideas – that left Iraq, Gaza and Afghanistan shattered and hundreds of thousands of human beings dead . Not twelve. Hundreds of thousands. All with stories, with lives, with families. Tens of millions who have lost friends, family, homes and watched their country be torn apart.

      To the victims of military occupation; to the people in the houses that bore the brunt of “shock and awe” bombing in Iraq; to those whose bodies were disfigured by white phosphorous and depleted uranium; to the parents of children who disappeared into the torture cells of Abu Ghraib; to all of them – what but cruel mockery is the contention that Western “civilisation” fights its wars with the pen and not the sword?

      And that is only to concern ourselves with the latest round of atrocities. It is not even to consider the century or more of Western colonial policies that through blood and iron have consigned all but a tiny few among the population of the Arab world to poverty and hopelessness.

      It is not to even mention the brutal rule of French colonialism in Algeria, and its preparedness to murder hundreds of thousands of Algerians and even hundreds of French-Algerian citizens in its efforts to maintain the remnants of empire. It is leaving aside the ongoing poverty, ghettoisation and persecution endured by the Muslim population of France, which is mostly of Algerian origin.

      The history of the West’s relationship with the Muslim world – a history of colonialism and imperialism, of occupation, subjugation and war – cries out in protest against the quaint idea that “Western values” entail a rejection of violence and terror as political tools.

      ...

      Consideration of this context not only exposes the hypocrisy of those who create the narrative of an enlightened West defending freedom of speech, it also points to the predictability and inevitability of horrific acts of terrorism in response. Of course we will never know what was going through the minds of the three men who carried out this latest atrocity. But it is the height of ahistorical philistinism to ignore the context – both recent and longstanding – in which these attacks took place.

      The idea that Muslim outrage at vile depictions of their religious icons can be evaluated separately from the persecution of Muslims in the West and the invasion and occupation of Muslim countries is the product of a complete incapacity to empathise with the experience of sustained and systemic oppression .

      What is extraordinary , when even the most cursory consideration of recent history is taken into account, is not that this horrific incident occurred, but that such events do not happen more often . It is a great testament to the enduring humanism of the Muslim population of the world that only a tiny minority resort to such acts in the face of endless provocation .

      http://redflag.org.au/node/4373

    • Je vais essayer d’éclaircir mon questionnement, mais comme c’est un peu confus dans ma tête, j’espère que vous m’excuserez si je ne suis pas claire. je fais appel à vos lumières car j’avoue que ça m’interpelle :

      Ma question est : Ce preneur d’otage a-t-il délibérément choisit un magasin casher ou est ce un hasard qui serait lié à sa fuite dans Paris ?
      Si ce type a choisit cette supérette parce qu’elle était « casher », alors en effet la question de l’antisémitisme, de l’antisionisme ou de l’anti-judaïsme se pose.

      S’il l’a choisit « au hasard », (parce qu’il était acculé, avait envie de finir en martyr ou je ne sais pas quoi d’autre) alors je me demande si en concluant si vite à de l’antisémitisme « on » ne crée pas un problème dans le problème ?
      j’ai surement raté une info mais, est ce que cet homme a dit, fait quelque chose qui laisse penser que son choix n’était pas anodin ? Le groupe dont il se revendique appelle t il à « tuer des juifs », ce qui aurait pu l’influencer ?

      Cet acte que tout le monde qualifie d’antisémite a conduit Hollande dans une synagogue avec Netanyahou mais je ne crois pas (dites moi si je me trompe) qu’il ait été dans une mosquée avec Abbas (ou n’importe quel représentant d’un état musulman). Pourtant il y a eut des victimes de religion musulmane dans toute cette tragédie.

      Et puisque nous semblons être en période de symbole, celui là me laisse perplexe quant à notre supposée « unité nationale ».

    • A ma connaissance, Amedy Coulibaly n’a pas revendiqué de s’attaquer davantage aux juifs qu’aux autres.
      Mais la probabilité de tomber justement sur un magasin casher par hasard Porte de Vincennes, ne me parait pas très élevée (même si je ne connais pas parfaitement ce quartier).

      Peut-être qu’il avait juste peur que son attaque ne passe inaperçue.

      Il me semble qu’il est déjà arrivé qu’un type poignarde un homme arabe dans la rue, et les médias n’en ont pas parlé. Alors la fois suivante il s’est attaqué à un/des juifs, parce qu’il voulait son nom dans les journaux. Et de ce point de vue ça a fonctionné.
      Je ne me souviens pas des détails, c’était il y a quelques années.

    • Je pense que ce magasin n’est pas un hasard, le quartier de St Mandé est assez connu pour ces magasins.
      De plus il semble que le meurtre de Montrouge soit en lien avec la proximité d’une école juive.

      Le ministre de l’intérieur a fait ces annonces devant des parents d’élèves de l’établissement Yaguel Yaacov de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, près duquel une jeune policière municipale âgée de vingt-cinq ans, Clarissa Jean-Philippe, a été tuée jeudi. Elle était présente pour un banal accident de la route, jeudi matin, à 200 mètres de là, à l’heure de l’arrivée des élèves. « Elle nous a sauvés », ont témoigné des familles.

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/12/les-717-ecoles-juives-de-france-protegees-des-aujourd-hui_4554142_3224.html

      Pas facile de savoir mais je trouve ça plausible.

      Il reste enfin à comprendre pourquoi il a tiré sur un jogger le mercredi soir..

  • « La peur d’une communauté qui n’existe pas ». par Olivier Roy
    http://campvolant.com/2015/01/09/la-peur-dune-communaute-qui-nexiste-pas-par-olivier-roy

    Le deuxième discours, minoritaire et qui a du mal à se faire entendre, est celui que je qualifierais d’« islamo-progressiste », mis en avant par des musulmans plus ou moins croyants et par toute la mouvance antiraciste. Not in my name, « pas en mon nom ». L’islam des terroristes n’est pas « mon » islam, et ce n’est pas l’islam non plus, qui est une religion de paix et de tolérance (ce qui pose un problème d’ailleurs pour nombre d’athées d’origine musulmane, qui oscillent entre la surenchère dans la condamnation du fondamentalisme et la nostalgie d’un islam « andalou » qui n’a jamais existé). La vraie menace, c’est l’islamophobie et l’exclusion qui peuvent expliquer, sans l’excuser, la radicalisation des jeunes. Tout en participant au chœur du grand récit de l’union nationale, les antiracistes ajoutent un bémol : attention à ne pas stigmatiser les musulmans.

    La juxtaposition de ces deux discours conduit à une impasse. Pour en sortir, il faudrait d’abord prendre en compte un certain nombre de faits, têtus, qu’on ne veut pas voir et qui montrent que les jeunes radicalisés ne sont en rien l’avant-garde ou les porte-parole des frustrations de la population musulmane, et surtout qu’il n’y a pas de « communauté musulmane » en France.

    (via @le_bougnoulosophe)

  • L’entrée au Parlement européen du parti espagnol Podemos

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Podemos_%28Espagne%29

    L’initiative citoyenne Podemos, lancée publiquement le 17 janvier 2014 à l’initiative du professeur de Sciences politiques et présentateur de télévision Pablo Iglesias Turrión, d’un groupe d’enseignants réuni autour de lui et d’Izquierda Anticapitalista, s’est enregistrée comme parti politique le 11 mars 2014 avec comme objectif immédiat de présenter une liste aux élections européennes. Dans ces élections ils ont obtenu cinq sièges, en finissant comme 4eme force en Espagne.

    Avec Podemos, les Indignados font leur entrée au Parlement européen
    http://www.slate.fr/monde/87607/podemos-espagne-europeennes

    En mai 2011, le mouvement des Indignados naissait en Espagne.

    Trois ans plus tard, le parti qui en est issu, Podemos (Nous Pouvons, en français) envoie cinq députés au Parlement Européen. Dans un article publié une semaine avant l’élection, Le Monde s’était penché sur le parti et avait évoqué son programme (...)

    Elections européennes : Le « projet politique en construction » de Podemos dans l’Etat espagnol
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31824

    Notre programme a été construit en deux étapes, avec la participation ouverte de toutEs : l’une « virtuelle » et l’autre « physique ». Le résultat de ce processus a été l’adoption d’un programme influencé à la fois par les idées nées du mouvement des IndignéEs (15M), la fin des politiques néolibérales et la radicalité démocratique.

    Dans ce sens, je considère que les deux principales revendications de notre programme sont l’ audit public de la dette et l’ouverture d’un processus constituant .

    Comment se structure Podemos ?

    Nous avons plus de 300 « circulos » : ce sont des lieux ouverts qui nous permettent l’exercice d’un pouvoir populaire collectif, où l’on n’exige pas d’appartenances politiques bien définies ,où l’on ne demande à personne d’abandonner ses choix et engagements politiques où sociaux, et où nous participons à égalité avec les personnes n’ayant aucune appartenance politique.

    Podemos et le besoin d’un renouvellement politique
    http://alencontre.org/europe/espagne/espagne-podemos-et-le-besoin-dun-renouvellement-politique.html

    Le projet progressera s’il est capable de proposer des mesures pratiques facilitant la participation démocratique de la société face à une Union européenne peu démocratique et très éloignée des peuples, mais également face au système corrompu du bipartisme qui s’appuie sur une Constitution espagnole qui entrave l’exercice d’une série de droits fondamentaux et qui impose la monarchie. Enfin, il faut souligner que le projet ira de l’avant s’il réussit à devenir une organisation très différente des partis conventionnels, où la figure du leader remplace la voix des membres, où la hiérarchisation empêche la participation et où le « sommet » obstrue la prise de décision démocratique.

    –—

    #Podemos #15m #espagne #démocratie #élections_européennes #25mai2014 #Europe #Assemblée_constituante #audit_public_de_la_dette

  • [Europe Solidaire Sans Frontières] Nous comptons sur le peuple syrien révolté et non sur une intervention extérieure !
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29622

    Les Socialistes révolutionnaires (Egypte) – Le Mouvement de la Gauche révolutionnaire (Syrie) - L’Union des communistes en Irak – Courant Al Mounadil-a (Maroc) - Forum socialiste (Liban) – Ligue de la gauche ouvrière (Tunisie)

  • [Europe Solidaire Sans Frontières] Cette insolence nègre qui continue de contrarier les âmes blanches
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24617

    N’importe quelle encyclopédie te dira que le premier pays d’Amérique devenu indépendant c’étaient les Etats-Unis. Ces Etats-Unis là comptaient 650’000 esclaves qui ont continué à l’être durant cent ans. La première Constitution établissait d’ailleurs qu’un « noir équivaut aux trois cinquièmes d’une personne ».

    Interroge n’importe quelle encyclopédie pour savoir quel pays a, le premier, aboli l’esclavage, t’auras toujours la même réponse, l’Angleterre. Sauf que ce pays ce n’est pas l’Angleterre, mais Haïti, un pays qui continue à expier ce pêché de dignité.

    Les esclaves noirs d’Haïti ont mis en déroute les glorieuses armées de Napoléon Bonaparte, une humiliation que l’Europe ne leur a jamais pardonnée. Durant un siècle et demi, Haïti, coupable de sa liberté, fut obligée de payer à la France une indemnisation gigantesque. Mais cela n’a pas suffi : cette insolence nègre continue de contrarier les âmes blanches.

    De tout cela, nous ne savons peu ou rien. Haïti est un pays invisible. Il n’est devenu visible que quand le tremblement de terre de 2010 a tué 200’000 haïtiens.

    Il faut le répéter jusqu’à ce que les sourds l’entendent : Haïti est le pays fondateur de l’indépendance de l’Amérique et le premier au monde qui a banni l’esclavage. Il mérite bien plus que la notoriété due aux disgrâces.

    Actuellement, les armées de différents pays, dont le mien, occupent Haïti. Comment justifie-t-on cette invasion militaire ? Haïti menacerait la sécurité internationale.

    Rien de nouveau. Tout au long du 19e siècle, Haïti a déjà été une menace pour la sécurité des pays qui continuaient à pratiquer l’esclavage.

    D’après Thomas Jefferson [troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809, ndr], c’est d’Haïti que provenait la peste de la rébellion. En Caroline du Sud, on incarcérait tout marin Noir d’un bateau à quai, à cause du risque de contagion de la peste antiesclavagiste. Au Brésil, cette peste on l’appelait « haïtianisme ».

    Au 20e siècle, Haïti fut envahie car c’était un pays « peu sûr pour ses créanciers étrangers ». Les marines ont commencé par prendre le contrôle des douanes et par livrer à la City Bank de New York la Banque nationale d’Haïti. Et ils y sont restés pendant 19 ans.

    Le passage de la frontière entre la République Dominicaine et Haïti est surnommé « la mauvaise passe ». S’agit-il par ce nom de mettre en garde ? Tu t’apprêtes à entrer dans un monde noir, de magie noire, de sorcellerie… Le Voodoo, importé d’Afrique par les esclaves a pris racine à Haïti. On prétend qe ce n’est pas une religion. Pour les propriétaires de la Civilisation, le Voodoo est une affaire de Nègres : ignorance, arriération, pure superstition. Pourtant, l’Eglise catholique ne manque pas de fidèles capables de vendre les ongles des saints et les plumes des archanges !

  • entretien avec une militante d’occupy wall street :
    [Europe Solidaire Sans Frontières] Vers un « Printemps Américain » ?
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24472

    Également, nous sommes en train de nous interroger sur ce que pourrait donner un boycott. L’idée de retirer l’argent des banques ou de boycotter massivement une entreprise ou autre est une chose que l’on étudie aussi, ça a été déterminant dans le mouvement des droits civiques. Et ce serait génial si on pouvait dire « retirez votre argent des banques classiques ! » et commencer à bâtir des alternatives à la finance.

  • Du mépris de classe et de caste en politique
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24413

    Quand les médecins sont atteints, sans s’en apercevoir, des maux qu’ils sont censés diagnostiquer et guérir chez les autres, un espace plus large est laissé aux illusionnistes et aux charlatans.

    En politique, c’est aujourd’hui un peu pareil : des professionnels de la politique imbus d’un mépris social non contrôlé causent abondamment dans le poste de « l’abandon des classes populaires » et de « l’autarcie des élites », en prétendant « redonner la parole au peuple ». Pendant ce temps, une professionnelle de la politique issue des classes aisées, Marine Le Pen, a engrangé des points dans les sondages, en se faisant passer indûment pour « hors-système ».

    Dans ce contexte, la candidature non professionnelle d’un ouvrier d’usine, Philippe Poutou, nous fait l’effet réjouissant d’un Jacques Tati dans un jeu de quilles si bien encadré, jusqu’à l’impeccabilité de la rhétorique IIIe République du politicien estampillé « critique » de la bande, Jean-Luc Mélenchon. Ainsi le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), malgré une crise autodestructrice de ses cercles dirigeants (comme s’ils avaient voulu imiter avec persévérance les premières minutes culte des épisodes de Mission impossible !), est à l’origine de la principale innovation de cette morne présidentielle.

    Combien parmi les prétendants à la magistrature suprême ont-ils animé une bataille syndicale qui a sauvé mille emplois, comme cela a été le cas de Philippe Poutou à l’usine Ford de Blanquefort ? Cela n’empêche pas les milieux politiques professionnels de droite et de gauche de l’ignorer superbement, de moquer son « incompétence » et/ou d’ironiser sur « la maladresse » de ses prises de parole médiatiques. La condescendance de classe, des riches et des énarques, est souvent cumulée avec une arrogance de caste, celle du petit monde des professionnels de la politique issus de cette classe dirigeante ou des couches moyennes scolairement dotées. Et cela peut être tout au plus amorti par une fausse compréhension paternaliste : « Il est gentil ce Poutou, mais quand même… » Deux logiques de domination se trouvent ici emboîtées : des rapports hiérarchiques entre les classes et une tutelle des représentants professionnels sur les citoyens représentés.