Info Suisse - rts.ch

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  • Une pétition veut interdire les lunettes connectées en Suisse
    https://www.rts.ch/info/suisse/2026/article/une-petition-veut-interdire-les-lunettes-connectees-en-suisse-29332380.html

    Une pétition demande au Conseil fédéral d’interdire la vente des lunettes connectées. En deux jours, elle a déjà récolté plus de 10’000 signatures. Les pétitionnaires soulignent le risque d’être filmé ou enregistré à son insu.

    « Pas de joujou pour les stalkers ». Le slogan donne le ton. Les pétitionnaires craignent que ces lunettes ne deviennent l’outil rêvé des voyeurs.

    Les abus existent déjà. En Allemagne, des femmes ont été filmées contre leur gré, avant de retrouver les images sur les réseaux sociaux. Les enfants sont aussi au centre des inquiétudes, notamment dans les piscines et les vestiaires.

  • Así ha sido la llegada de los activistas de la Flotilla Global Sumud deportados por Israel al aeropuerto madrileño de Barajas
    Andrea Cadenas de Llano Sosa - 06/10/2025 a las 00:1
    https://www.huffingtonpost.es/sociedad/asi-sido-llegada-activistas-deportados-israel-aeropuerto-madrileno-ba

    Los activistas y periodistas deportados denuncian malos tratos y violencia por parte de las fuerzas israelíes tras su detención y piden al Gobierno de España y a la comunidad internacional que garanticen el derecho a informar en Palestina. Te lo enseñamos en videos. (...)

    #Global_Sumud_Flottilla

  • L’armée suisse pourrait renoncer aux drones israéliens à force de retards et de pannes ats/cab

    Après de nombreux retards et pannes, le Département de la défense (DDPS) envisage pour la première fois d’abandonner le projet d’acquisition de drones. C’est ce qu’a déclaré vendredi le chef de l’armement Urs Loher à la radio alémanique SRF. Le projet aurait dû être achevé dès 2019.

    Bien que nous ayons longtemps été d’avis qu’une interruption n’était pas envisageable, nous sommes maintenant « arrivés à un point où la question se pose de savoir si la fameuse dernière goutte a fait déborder le vase », a déclaré Urs Loher lors d’un enregistrement vendredi de l’émission Samstagsrundschau de la SRF.

    Il fait ainsi référence au système d’atterrissage automatique qui aurait dû être livré en septembre. L’entreprise israélienne Elbit n’ayant pas pu respecter le délai, le DDPS a repoussé l’échéance à janvier et au 30 juin dernier. Mais « ces deux jalons n’ont pas non plus été respectés », a déploré le chef de l’armement.

    Israël, un choix « douteux »


    Interrogé samedi dans Forum, Pierre-Alain Fridez, conseiller national socialiste jurassien et membre de la commission de la politique de sécurité, y voit « la main du nouveau conseiller fédéral (Martin Pfister) qui essaie de remettre un peu d’ordre dans des procédures qui, à beaucoup de niveaux, dysfonctionnent complètement ». Selon lui, « il y a une fascination d’Armasuisse pour Israël et les Etats-Unis et on voit que ce sont des choix vraiment très douteux », poursuit-il, faisant également référence au surcoût pour les F-35.

    Egalement interrogée dans Forum, la conseillère aux Etats PLR fribourgeoise Johanna Gapany plaide en faveur du renforcement de l’industrie d’armement suisse. Selon elle, il y a « une vraie nécessité de devenir davantage indépendant et de ne plus devoir se reposer sur d’autres partenaires ».

    Des années de retard
    L’achat du système de reconnaissance par drones ADS-15, sans pilote et non armé, pour 250 millions de francs, avait été décidé par le Parlement en 2015. L’offre de l’entreprise israélienne Elbit comprend six drones, y compris les composants au sol, les simulateurs et la logistique. La fin du projet était prévue pour 2019, mais a ensuite été repoussée à 2026.

    Cinq drones sont certes arrivés en Suisse, mais ils ne remplissent toujours pas les exigences que la Confédération impose aux objets volants sans pilote. Entretemps, les coûts du projet ont augmenté à 298 millions de francs.

    Plusieurs chantiers
    Outre le système d’atterrissage automatique, le « Detect and Avoid System » (DAA) – développé par l’entreprise fédérale Ruag MRO – n’est pas encore prêt, selon un rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) de janvier. Ce système doit permettre aux drones de décoller sans être accompagnés et à tout moment, car il détecte les obstacles tels que les parapentes, qui n’émettent pas de signaux.

    C’est pourquoi les drones ne pourront probablement pas voler de manière non accompagnée avant 2027 et 2028, tout au plus dans l’espace aérien contrôlé et la nuit. Selon le CDF et armasuisse, les drones ne seront pas opérationnels de manière non accompagnée avant 2029 au plus tôt.

    « Fournisseur peu fiable »
    Dans son rapport, le CDF a également critiqué le fournisseur israélien : celui-ci n’est pas fiable et la direction du projet a du mal à le diriger. « Le projet est en crise », écrit encore le CDF. Il faut agir de toute urgence. La marge de manœuvre financière est faible et des coûts supplémentaires sont à craindre.

    A l’époque, armasuisse expliquait encore qu’un abandon n’était pas une option, que la majeure partie de l’argent accordé avait été dépensée ou engagée, que le fournisseur avait également beaucoup investi et que l’armée avait besoin des drones.

    Ce point de vue semble avoir changé, malgré les conséquences possibles. Si le projet d’acquisition devait être interrompu, Urs Loher part personnellement du principe qu’Elbit viendra « certainement avec des demandes reconventionnelles ». Il y aura alors une longue bataille juridique dont l’issue est incertaine.

    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/drones-israeliens-de-l-armee-suisse-le-ddps-envisage-l-abandon-du-projet-2893420
    #israël #drones #Suisse #Armasuisse #fiabilité

  • Comment la vitrine suisse de la Fondation humanitaire de Gaza s’est écroulée - rts.ch - Suisse
    https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/la-suisse-dissout-la-controversee-fondation-humanitaire-de-gaza-a-geneve-2893184

    L’Autorité fédérale de surveillance des fondations a lancé mercredi la dissolution de l’antenne genevoise de la très controversée Fondation humanitaire de Gaza. Selon des informations du Pôle enquête de la RTS, le représentant suisse a été induit en erreur par des mandataires étrangers. Son retrait subit a rendu la dissolution inévitable.

    Le plan semblait bien préparé, du moins sur le papier. A la fin de l’année dernière, des officiels israéliens et américains cachés derrière le plan GHF (Gaza Humanitarian Foundation) ont décidé de passer à l’action en se servant d’intermédiaires internationaux pour reprendre en main toute l’aide humanitaire à Gaza et court-circuiter les grandes agences de l’ONU.

    Des sociétés de mercenaires et de consulting basées aux Etats-Unis ont été mandatées en premier lieu. Mais une partie du plan devait passer par la Suisse pour tenter d’attirer du financement sous le label de la neutralité et de la Genève internationale

    Selon des informations du Pôle enquête de la RTS, c’est un réseau d’agents d’affaires qui a permis de trouver un représentant suisse, en l’occurrence un avocat ayant pignon sur rue à Genève. Des partenaires d’affaires à l’international avec qui il avait l’habitude de traiter l’ont convaincu de donner une adresse et un représentant en Suisse à la fondation, comme l’exige la loi.

    C’est donc le nom de cet avocat et celui de deux autres agents d’affaires étrangers qui ont permis de valider au début de cette année l’inscription de la Fondation humanitaire de Gaza au registre du commerce de Genève, avec l’aval de l’Autorité fédérale de surveillance des fondations. Mais au début du mois de mai, l’affaire a mal tourné.

    L’avocat genevois a été alors sollicité par des journalistes du Temps pour réagir aux informations qui commençaient à fuiter des Etats-Unis et d’Israël sur la réalité du plan, davantage militaire qu’humanitaire, de la fondation. L’avocat a démissionné le jour même de la parution de l’article du Temps. Son nom a fait soudain le tour du monde, mais il n’a jamais livré les vraies raisons de sa démission.

    Contacté par le Pôle enquête de la RTS, il a répété sa volonté de ne pas accorder d’interview. Mais il a tout de même accepté d’en dire un peu plus sur son revirement. Il indique avoir démissionné après avoir constaté que des partenaires d’affaires internationaux l’ont sollicité sans lui donner toutes les informations sur la réalité du plan autour de cette fondation. Un plan qui contrevient à ses valeurs. L’administrateur n’a ainsi jamais été actif pour la fondation et aucun compte bancaire n’a d’ailleurs été ouvert.
    La fondation ne s’oppose pas à sa dissolution

    Le retrait de l’avocat genevois a placé formellement la fondation dans l’illégalité puisqu’elle n’avait plus de représentant suisse ni d’adresse à Genève. Le réviseur comptable désigné s’est également défilé. Autant d’éléments qui ont conduit l’Autorité fédérale de surveillance des fondations (ASF) à se saisir rapidement de ce dossier politiquement très sensible. L’ONG TRIAL international basée à Genève a participé à mettre la pression avec deux dénonciations déposées auprès des autorités helvétiques pour faire la lumière sur les activités de l’organisation.

    Le couperet vient donc de tomber avec l’ouverture d’une procédure de dissolution ordonnée par l’ASF. Un délai de 30 jours court à partir de ce 2 juillet, mais rien ne devrait s’opposer à la dissolution. « La fondation a confirmé à l’ASF qu’elle n’avait jamais exercé d’activités en Suisse et qu’elle entendait dissoudre l’antenne enregistrée à Genève », a confirmé à la RTS le service de communication du Département fédéral de l’intérieur en charge du dossier.

    La vitrine suisse se sera donc rapidement écroulée. Aux Etats-Unis aussi, le potentiel non-respect du droit humanitaire et son utilisation à des fins militaires a également provoqué des départs, à commencer par celui du directeur de la fondation, un ancien Marine s’estimant trahi. Il a été remplacé par un prêcheur évangéliste proche de Donald Trump.

    De nombreux morts et un fonctionnement opaque

    Plus discrètement, le grand cabinet de conseil Boston Consulting Group a rompu son mandat d’appui opérationnel à mesure que les morts se comptaient autour des centres de distribution d’aide de la fondation. Restent à l’œuvre deux sociétés de mercenaires dirigées par d’ex-agents de la CIA et des Forces spéciales de l’armée américaine, UG Solutions et Safe Reach Solutions. Aucune information n’est donnée sur le financement de la fondation, qui semble d’abord passer par les Etats-Unis et Israël.

    Des centaines de morts et des milliers de blessés sont attribués au système d’aide militarisé. La fondation, elle, dément tout incident mortel, tandis que l’armée israélienne affirme tirer en l’air ou devoir contrer des mouvements de foule hostiles. De très nombreuses ONG et la plupart des Etats européens dénoncent cette situation et exigent de revenir au système conventionnel de distribution d’aide. La Suisse ne s’est pas encore clairement positionnée, tandis que le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié de « crime de guerre » l’utilisation de la nourriture comme une arme à Gaza.

  • Suisse : Le référendum contre l’introduction de l’e-ID a abouti ats/fgn

    Les Suisses voteront sur l’e-ID : le référendum contre la loi fédérale sur l’identité électronique a formellement abouti. La Chancellerie fédérale a constaté, après vérification, que 55’344 des signatures déposées sont valables.

    Au total, 55’683 signatures ont été déposées dans le délai référendaire contre la loi fédérale du 20 décembre 2024 sur l’identité électronique et d’autres moyens de preuves électroniques (loi sur l’e-ID), annonce mercredi la Chancellerie fédérale. Après vérification, 55’344 signatures déposées sont valables. Le référendum a donc formellement abouti.

    Mercredi, le comité référendaire « Loi sur l’e-ID Non » se félicite dans un communiqué « de cette étape importante », au nom de la protection de la vie privée. Il est notamment soutenu par l’UDF, les jeunes UDC, les Amis de la Constitution et Aufrecht, rejoints par Intégrité numérique suisse, le nouveau parti issu d’une crise au sein du Parti pirate suisse.


    Pas moins de trois groupements ont lancé un référendum contre la nouvelle loi. Dans un communiqué séparé, le Parti pirate se réjouit d’un succès démocratique, s’estimant le « leader du référendum et voix critique dès le début ». Le mouvement opposé aux mesures anti-Covid Mass-Voll avait déposé de son côté 15’000 signatures.

    Premier projet balayé
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    Suite et source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/referendum-contre-l-e-id-en-suisse-55-344-signatures-validees-28876367.html
     #surveillance #biométrie #identité_électronique #RFID #fichage #flicage #identité_électronique #référendum

  • « Tesla kills » : le magasin Tesla de Lausanne vandalisé, une première en Suisse romande

    Samedi matin, l’enseigne Tesla de Lausanne a été retrouvée vandalisée, une première en Suisse romande. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été interpellé. Depuis la mise en avant sur la scène politique américaine d’Elon Musk, président de l’entreprise, une vague de déprédations sans précédent vise les véhicules et les boutiques Tesla.


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    Le 26 janvier 2025, l’enseigne Tesla de Zurich avait déjà été aspergée de peinture blanche, relate le quotidien 24 heures.
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    Suite et source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/tesla-vandalise-a-lausanne-une-premiere-en-suisse-romande-28837803.html
    #tesla #Amour #elon_musk #voiture #silicon_valley #voiture_autonome #Art #Arts #peinture #merci #Disrupt_Tesla

  • Certains cantons ont conservé les données de traçage du Covid malgré les recommandations de l’OFSP

    C’est le quotidien 24 heures https://www.24heures.ch/covid-19-qua-t-on-fait-des-donnees-de-la-population-vaudoise-168311245407 qui le révélait jeudi : les données personnelles de milliers de Vaudois récoltées pendant la pandémie ont été conservées.

    Données médicales, mais aussi informations récoltées dans le cadre des enquêtes d’entourage sont toujours détenues par le service du médecin cantonal, de manière non anonyme. Selon une recommandation de l’OFSP, ces données de traçage auraient pourtant dû être supprimées au bout de deux ans.

    Contacté, le médecin cantonal Karim Boubaker justifie leur conservation. « La loi demande que les informations constitutives du dossier médical soient conservées plus de 10 ans », explique-t-il.

    « Mon analyse, c’est que ces fichiers contiennent des informations médicales et qu’il faut donc les conserver. Les anonymiser ou séparer les données médicales précitées des données propres au traçage serait un énorme travail ».

    Il précise que ces données sont conservées, mais pas utilisées pour le moment.
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    #pandémie #données_personnelles #données #surveillance #santé #bigdata #algorithme #covid-19 #data #fichage_et_surveillance #vie_privée
    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/covid-19-conservation-des-donnees-personnelles-pratiques-divergentes-des-cantons

  • Des comptes nazis en #Suisse : un lourd passé refait surface

    Une vieille affaire refait surface en Suisse. Des comptes bancaires, longtemps inconnus, ayant appartenu à des nazis ou des proches de nazis ont été découverts dans les #archives de #Credit_Suisse. Cette découverte met en lumière les relations économiques ambiguës entre la Suisse et l’#Allemagne_nazie durant la #Seconde_Guerre_mondiale.

    La Suisse a joué un rôle clé durant la Seconde Guerre mondiale en facilitant la conversion de l’#or_nazi en devises. Ce commerce a permis au régime du #IIIe_Reich de poursuivre ses #efforts_de_guerre. Les banques suisses ont ainsi reçu près de 345 tonnes d’or en échange de #francs_suisses, une devise largement acceptée dans le monde entier. Ce #partenariat aurait permis à la Suisse d’éviter l’invasion allemande. Cependant, l’argument économique n’est pas le seul à avoir fait pencher la balance selon l’historien Marc Perrenoud qui précise que la petite Suisse « n’était pas une priorité pour Hitler ».

    A la fin de la guerre, et malgré les nombreux reproches des Alliés, la Suisse parvient à faire oublier ses liens avec l’Allemagne nazie en participant économiquement à la reconstruction de l’Europe. Ce n’est que des décennies plus tard que cette sombre histoire refera surface.

    Le scandale des #comptes_en_déshérence

    Après la guerre, les banques suisses exigent des certificats de décès pour restituer les fonds aux familles juives, une condition souvent impossible à remplir. Cette politique suscite de vives critiques croissantes, notamment de la part du Congrès juif mondial qui accuse les banques suisses d’avoir prolongé la guerre.

    La #Commission_Bergier, créée en 1996 pour enquêter sur l’affaire des comptes en déshérence, a notamment permis la levée temporaire du secret bancaire. Après cinq ans de travail, le rapport Bergier, long de 11’000 pages, est publié. Il révèle à la population une réalité loin du mythe d’une Suisse neutre et résistante.

    Mais de nombreuses archives restent encore inexplorées, comme le souligne Marc Perrenoud, membre de la Commission : « Nous n’avons pas pu faire des recherches exhaustives. Il y avait une masse considérable d’archives que nous n’avons pas eu le temps de consulter et parfois dont on nous a caché l’existence ».

    Un appel à la transparence

    Malgré les enquêtes et les réparations, la découverte de comptes nazis en 2025 souligne la nécessité d’un travail de transparence continu. « L’enjeu actuel est que les historiens aient à nouveau accès aux archives bancaires, mais c’est un travail de longue haleine », précise Marc Perrenoud.

    https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/comptes-nazis-en-suisse-le-passe-trouble-des-banques-refait-surface-28806866.htm
    #histoire #WWII #nazisme #complicité #or #banques

  • Des comptes nazis en Suisse : un lourd passé refait surface RTS - Garance Aymon

    Une vieille affaire refait surface en Suisse. Des comptes bancaires, longtemps inconnus, ayant appartenu à des nazis ou des proches de nazis ont été découverts dans les archives de Credit Suisse. Cette découverte met en lumière les relations économiques ambiguës entre la Suisse et l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

    La Suisse a joué un rôle clé durant la Seconde Guerre mondiale en facilitant la conversion de l’or nazi en devises. Ce commerce a permis au régime du IIIe Reich de poursuivre ses efforts de guerre. Les banques suisses ont ainsi reçu près de 345 tonnes d’or en échange de francs suisses, une devise largement acceptée dans le monde entier. Ce partenariat aurait permis à la Suisse d’éviter l’invasion allemande. Cependant, l’argument économique n’est pas le seul à avoir fait pencher la balance selon l’historien Marc Perrenoud qui précise que la petite Suisse « n’était pas une priorité pour Hitler ».


    A la fin de la guerre, et malgré les nombreux reproches des Alliés, la Suisse parvient à faire oublier ses liens avec l’Allemagne nazie en participant économiquement à la reconstruction de l’Europe. Ce n’est que des décennies plus tard que cette sombre histoire refera surface.

    Le scandale des comptes en déshérence
    Après la guerre, les banques suisses exigent des certificats de décès pour restituer les fonds aux familles juives, une condition souvent impossible à remplir. Cette politique suscite de vives critiques croissantes, notamment de la part du Congrès juif mondial qui accuse les banques suisses d’avoir prolongé la guerre.

    La Commission Bergier, créée en 1996 pour enquêter sur l’affaire des comptes en déshérence, a notamment permis la levée temporaire du secret bancaire. Après cinq ans de travail, le rapport Bergier, long de 11’000 pages, est publié. Il révèle à la population une réalité loin du mythe d’une Suisse neutre et résistante.

    Mais de nombreuses archives restent encore inexplorées, comme le souligne Marc Perrenoud, membre de la Commission : « Nous n’avons pas pu faire des recherches exhaustives. Il y avait une masse considérable d’archives que nous n’avons pas eu le temps de consulter et parfois dont on nous a caché l’existence ».

    Un appel à la transparence
    Malgré les enquêtes et les réparations, la découverte de comptes nazis en 2025 souligne la nécessité d’un travail de transparence continu. « L’enjeu actuel est que les historiens aient à nouveau accès aux archives bancaires, mais c’est un travail de longue haleine », précise Marc Perrenoud.


    #Banques #trafics #credit_suisse #or #collaboration #guerre
    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/comptes-nazis-en-suisse-le-passe-trouble-des-banques-refait-surface-28806866.htm

  • #Suisse : Les drones israéliens de l’armée suisse ne supportent toujours pas le froid Claude-Olivier Volluz/Pôle enquête RTS

    Commandé en six exemplaires il y a dix ans auprès du constructeur israélien Elbit Systems, le drone Hermes 900 est toujours interdit de vol lorsque du givre est annoncé, soit possiblement deux mois par année en Suisse, a appris la RTS. Le Département fédéral de la défense faisait déjà état de ce problème dans un rapport daté de 2020, mais depuis, c’est le statu quo. 

    C’est l’un des joyaux du plus grand fabricant militaire israélien, Elbit Systems : le drone Hermes 900, avec ses 17 mètres d’envergure, testé pour la première fois en Suisse en 2012, à Emmen. Selon son fabricant, ce drone dispose d’une autonomie de 30 heures et peut voler à hauteur d’avion de ligne, peu importe la météo.
    L’armée israélienne l’utilise sur le théâtre des opérations et les experts le disent en capacité de suivre très précisément une cible en mouvement, par exemple à l’intérieur d’un véhicule.
    Il y a dix ans, alors que la Suisse venait d’en commander 6 exemplaires au prix de 250 millions de francs pour sa surveillance aérienne, l’appareil faisait briller les yeux des militaires. Mais aujourd’hui, le constat est cinglant. Les promesses faites lors de l’acquisition n’ont pas été tenues.
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    C’est en 2020 que le problème a été révélé pour la première fois au grand public, via un rapport du Département fédéral de la défense dont des extraits ont fuité dans la presse. Ce document exprimait des inquiétudes concernant l’homologation du système de dégivrage et la nécessité de débloquer des crédits supplémentaires pour en venir à bout.
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    En plus du système de dégivrage, des carences ont également été observées dans le système d’évitement des obstacles en vol, comme l’a révélé une enquête de SRF qui a provoqué des réactions à Berne.
    #drone #drones #surveillance #technologie
    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/drones-suisses-hermes-900-toujours-cloues-au-sol-par-temps-de-givre-28765152.htm

  • Le système d’audit défaillant des produits de luxe Thomson Reuters 2025

    L’année dernière, les Manufactures Dior, filiale italienne de LVMH, se sont appuyées sur des inspections formelles pour évaluer les normes de travail et de sécurité au sein de sa chaîne d’approvisionnement. Dans certains cas, ces certifications n’ont pas permis de détecter des problèmes flagrants, selon une étude de Reuters portant sur des documents judiciaires non publiés.

    

AZ Operations, un sous-traitant des Manufactures Dior chargé de la production d’articles en cuir et basé près de Milan, la capitale italienne de la mode, a été accusé par les procureurs italiens en juin d’être une façade pour une entreprise qui exploitait des travailleurs. Cependant, AZ Operations a passé deux inspections environnementales et sociales en 2023, en janvier et en juillet, selon des documents d’audit non publiés examinés par Reuters.

    
Cette année, des enquêtes menées à grande échelle par Milan ont mis au jour des malversations dans la chaîne d’approvisionnement des produits de luxe italiens de Dior, Giorgio Armani et Alviero Martini, comme l’a précédemment rapporté Reuters.


    Les documents d’audit, ainsi que les documents judiciaires, les entretiens de Reuters avec plus de deux douzaines de travailleurs du secteur du luxe, d’auditeurs, de responsables de la chaîne d’approvisionnement, de fournisseurs, d’avocats, d’experts du secteur, de cadres et de représentants syndicaux révèlent l’omniprésence de contrôles inefficaces des normes sociales et environnementales au sein de la chaîne d’approvisionnement tentaculaire du secteur du luxe en Italie.

    
Dans le cas d’AZ Operations, une évaluation de trois pages sur papier à en-tête de la société de gestion de la conformité Fair Factories Clearinghouse (FFC), effectuée par le contrôleur Adamo Adriano le 18 janvier 2023, a déclaré qu’AZ Operations n’avait pas de sous-traitants.

    L’audit n’a pas relevé d’irrégularités.

    En juillet 2023, un autre audit réalisé par Davide Albertario Milano srl, un important fournisseur direct des Manufactures Dior qui travaillait avec AZ Opérations, n’a également relevé « aucune non-conformité » et a certifié que le travail avait été effectué à un niveau élevé et conformément aux conditions contractuelles.

    
Bien qu’elle ait passé les audits avec succès, une enquête de police sur ses activités en 2023 a révélé qu’AZ Operations était « de facto inexistante », selon les documents du tribunal de Milan. En outre, les inspections de la police en avril 2024 ont révélé que la société était une couverture pour une entreprise distincte, New Leather Italy, qui exploitait des travailleurs sans papiers dans des conditions similaires à celles d’un atelier de misère, selon les mêmes documents.


    
Cette découverte est l’un des facteurs qui ont incité les procureurs de Milan à placer les Manufactures Dior sous administration judiciaire en juin.
 



    Dior et LVMH n’ont pas répondu aux nombreuses demandes de commentaires sur les conclusions de Reuters, y compris les audits, et sur le processus d’inspection des fabricants externes en Italie.


    
Dans un communiqué publié en juillet à la suite des révélations des enquêtes des procureurs de Milan, Dior a déclaré qu’elle condamnait fermement les pratiques illégales découvertes chez deux de ses sous-traitants, affirmant que ces actes indignes contredisaient « ses valeurs et le code de conduite signé par ces fournisseurs ».
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    « Consciente de la gravité des violations commises par ces fournisseurs et des améliorations à apporter à ses contrôles et procédures, la maison Dior collabore avec l’administrateur italien désigné et les autorités italiennes », a également déclaré la marque française à l’époque.


    
Dior ajoutait dans le communiqué que ses équipes travaillaient intensément au renforcement des procédures existantes : « Malgré des audits réguliers, ces deux fournisseurs ont manifestement réussi à dissimuler ces pratiques ».
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FFC et Adamo Adriano n’ont pas répondu aux tentatives de Reuters pour les joindre.
    Davide Albertario n’a pas répondu aux questions posées par Reuters sur les inspections effectuées chez AZ Operations.
    New Leather Italy n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters.


    
Les groupes mondiaux du secteur du luxe, dont LVMH, confient généralement la majeure partie de leur production à une myriade de sous-traitants externes, selon les experts du secteur.



    « Peu importe le nombre de contrôles que nous effectuons, il y a toujours quelque chose qui nous échappe »

    
Nombre d’entre eux sont basés en Italie, pays réputé pour ses compétences artisanales et qui représente entre 50% et 55% de la production mondiale de vêtements et d’articles en cuir de luxe, selon les calculs de la société de conseil Bain.


    
"Peu importe le nombre de contrôles que nous effectuons, il y a toujours quelque chose qui nous échappe", a déclaré Renzo Rosso, fondateur du groupe de mode italien OTB, qui fabrique les vêtements Diesel, lors d’un événement commercial en septembre, en référence à la complexité de la supervision de la chaîne d’approvisionnement italienne.

    
Malgré les risques, des initiés et des experts ont déclaré à Reuters que le fait de s’appuyer sur les fournisseurs est une stratégie délibérée pour maintenir les coûts à un niveau bas et gérer la demande.


    
"Le modèle économique de la mode repose sur des tactiques de réduction des coûts, ce qui conduit les marques de mode à changer de fournisseurs", a déclaré Hakan Karaosman, professeur associé à l’université de Cardiff, dont les recherches portent sur la durabilité de la chaîne d’approvisionnement.


    
Même si Dior n’a pas directement abusé des travailleurs, le mécanisme d’exploitation du travail « a été alimenté de manière coupable par Manufactures Dior srl qui n’a pas effectué d’inspections ou d’audits efficaces au fil des ans pour vérifier les conditions et l’environnement de travail réels », ont déclaré les procureurs de Milan dans les documents judiciaires du mois de juin.


    
À l’heure actuelle, il n’existe pas d’obligation légale ferme en Italie pour les groupes de luxe d’auditer leurs fournisseurs. Mais une surveillance insuffisante peut entrer en conflit avec les déclarations de durabilité faites aux investisseurs et aux consommateurs concernant l’artisanat et les normes de responsabilité sociale et d’entreprise, entraînant des risques pour la réputation et, dans certains cas, une responsabilité civile si l’exploitation des travailleurs est constatée dans la chaîne d’approvisionnement.


    
LVMH, par exemple, a déclaré dans son rapport sur la responsabilité sociale et environnementale 2023 qu’elle « s’efforce de veiller à ce que ses fournisseurs et leurs prestataires de services respectent les droits de l’homme et de les aider à appliquer les meilleures conditions possibles en matière d’emploi, de santé et de sécurité ».


    
Les enquêtes sur la chaîne d’approvisionnement du secteur du luxe en Italie ont incité certains actionnaires de LVMH à demander au mastodonte de 330 milliards de dollars, propriété du milliardaire français Bernard Arnault, de mieux contrôler la manière dont ses sous-traitants traitent les travailleurs.


    
En novembre, LVMH a déclaré à un groupe d’investisseurs qu’il procédait à un audit de tous ses fournisseurs directs et de ses sous-traitants immédiats. Dans une déclaration ultérieure à Reuters en novembre, LVMH a déclaré avoir effectué plus de 2.600 audits sur site dans le monde cette année.
L’autorité antitrust italienne a déclaré en juillet qu’elle enquêtait pour savoir si Dior et Armani avaient induit les consommateurs en erreur.

    

En juillet, Armani s’est dit confiant quant au « résultat positif de l’enquête (antitrust) », déclarant dans un communiqué que ses sociétés s’engageaient pleinement à coopérer avec les autorités et qu’elles estimaient que les allégations n’étaient pas fondées.
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    Des inspections souvent limitées aux fournisseurs directs et non aux sous-traitants.

    
Les marques déterminent la profondeur des contrôles et le champ d’action des auditeurs, et les inspections sont souvent limitées aux fournisseurs directs et non aux sous-traitants, où se situent généralement les plus gros problèmes, ont déclaré quatre auditeurs et responsables de la chaîne d’approvisionnement des produits de luxe avec lesquels Reuters s’est entretenu.


    
Les audits ont tendance à être planifiés à l’avance, ce qui permet aux fournisseurs de donner une meilleure image de la situation, par exemple en débarrassant les locaux des travailleurs qui n’ont pas de contrat en bonne et due forme, ont déclaré ces personnes.

    

Le 9 mai 2023, par exemple, l’auditeur externe Adamo Adriano a envoyé à Pelletterie Elisabetta Yang, un autre fournisseur des Manufactures Dior basé près de Milan, un avis écrit indiquant qu’il procéderait à une inspection le 26 mai 2023, selon les documents d’audit examinés par Reuters.


    
Dans cet avis, Adriano demandait d’analyser les contrats de travail, les organigrammes, les fiches de paie et une douzaine d’autres documents. Le contrôle a bien eu lieu, mais il était « plus formel que substantiel », ont écrit les enquêteurs à propos de l’audit. L’évaluation n’a révélé aucune irrégularité.

    
En mars 2024, la police a pénétré dans l’atelier d’Elisabetta Yang, qui abritait également un réfectoire et plusieurs chambres. Ils y ont trouvé 23 travailleurs, dont cinq en situation irrégulière. Les travailleurs vivaient et travaillaient « dans des conditions d’hygiène et de santé inférieures au minimum requis », selon les documents du tribunal.

    
.Adriano n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters concernant l’audit d’Elisabetta Yang. Reuters n’a pas été en mesure de contacter Elisabetta Yang aux adresses électroniques officielles citées par la chambre de commerce locale.


    
En tant qu’acteurs privés, les auditeurs ne peuvent pas accéder librement aux usines ou aux ateliers en dehors des heures convenues et ne peuvent pas collecter des documents qui ne sont pas soumis spontanément par les fournisseurs, ont déclaré à Reuters deux auditeurs de la chaîne d’approvisionnement du luxe basés en Italie.

    Mentir sur les heures de travail
    Le temps alloué aux inspections sur site est souvent trop court pour examiner les documents et interroger les employés, ont ajouté ces personnes.


    
Cinq travailleurs de la chaîne du luxe basés en Toscane et employés dans des ateliers distincts au service de grandes marques ont confirmé à Reuters que les propriétaires d’ateliers étaient au courant à l’avance des audits et qu’ils nettoyaient leurs locaux et préparaient le personnel aux réponses à donner aux équipes de contrôle le jour de l’inspection. Tous ont refusé d’être nommés par crainte de perdre leur emploi.


    « Nous avions l’habitude de dire que nous ne travaillions que quatre heures par jour, conformément à notre contrat (officiel) à temps partiel », a déclaré Abbas, né au Pakistan, qui travaille dans le centre de fabrication du cuir de Prato. « Mais comment ont-ils pu penser que nous fabriquions 1.300 sacs par jour avec 50 travailleurs employés seulement quatre heures par jour ? », a ajouté M. Abbas, qui a déclaré travailler 14 heures par jour, six jours par semaine.

    

Le jour de l’audit, les employés ayant des contrats à temps partiel ont été priés de partir dès la fin de leur quart de travail officiel, mais ont dû revenir et continuer à travailler après le départ des auditeurs, a-t-il ajouté.


    
Un autre travailleur, également originaire du Pakistan et employé dans un autre atelier de cuir de la région de Florence, a déclaré que les propriétaires de l’usine avaient prévenu les travailleurs de la date de l’inspection et leur avaient demandé de mentir sur leurs heures de travail.
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Fabio Roia, président du tribunal de Milan, a déclaré à Reuters que les entreprises n’investissaient pas suffisamment dans leurs systèmes de contrôle et ne remettaient généralement pas en question les prix extrêmement bas proposés par les sous-traitants pour la fourniture de biens ou de services.


    
La petite marque de mode Alviero Martini, célèbre pour ses sacs en cuir décorés de motifs de cartes géographiques, a également été visée par les enquêtes italiennes pour avoir prétendument sous-traité des travaux à des entreprises italiennes appartenant à des Chinois qui maltraitaient les travailleurs.

    
Le groupe Alviero Martini était « attentif à la sélection de ses fournisseurs directs [...], mais le recours à des sous-traitants n’était pas contrôlé correctement », a déclaré dans une interview Ilaria Ramoni, administratrice judiciaire chargée de superviser les activités du groupe jusqu’en octobre.


    Le groupe, qui n’est plus sous administration judiciaire, n’a pas répondu à une demande de commentaire. Il a déclaré en septembre qu’il n’était pas au courant des comportements illégaux au sein de sa chaîne d’approvisionnement.
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Dior et Armani font toujours l’objet d’une surveillance judiciaire spéciale dans le cadre de l’enquête de Milan sur l’exploitation du travail.

    Cet article est une traduction automatique. https://ww.fashionnetwork.com/news/Inside-luxury-goods-broken-audit-system,1688952.html

    Source : https://fr.fashionnetwork.com/news/Le-systeme-d-audit-defaillant-des-produits-de-luxe,1689030.html
    #luxe #esclavage #lvmh #dior #armani #alviero_martini #diesel #bernard_arnault #az_operations #contrôles #multinationales

  • Suisse : plus de 640’000 munitions suisses pour sniper seraient arrivées en ukraine ats/lan - Publié jeudi à 18:28 Modifié jeudi à 20:14

    Des munitions de sniper de l’entreprise Swiss P Defence seraient arrivées en Ukraine en juillet 2023 via une entreprise polonaise, a rapporté jeudi « SRF Investigativ », en se basant sur des informations du Seco.
    Selon la télévision et radio alémanique SRF https://www.srf.ch/news/schweiz/schweizer-kriegsmaterial-seco-startet-schwarze-liste-fuer-fehlbare-waffenfirmen et le rapport de contrôle du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), la livraison de l’entreprise thounoise Swiss P Defence (anciennement Ruag Ammotec) portait sur 645’000 munitions de sniper de deux calibres différents. Les munitions auraient été envoyées à l’entreprise polonaise UMO SP, qui les aurait ensuite transmises à l’Ukraine quatre jours plus tard.

    Il n’est pas clair si les munitions ont été utilisées en Ukraine.

    Cette réexportation contrevient à l’embargo sur les biens d’équipement militaires et au principe de la Suisse de ne pas livrer d’armes à des Etats en guerre. « Nous pouvons confirmer que les exportations vers l’entreprise polonaise concernée ne seront plus autorisées jusqu’à nouvel ordre », a déclaré le Seco à la SRF. L’entreprise figure sur une liste noire pour violation de contrat.


    L’entreprise suisse pas au courant
    Comme le précise encore le rapport du Seco, Swiss P Defence n’était pas au courant de la transmission avant la livraison. L’entreprise a donc exporté les munitions en pensant qu’elles resteraient en Pologne. Le Seco avait autorisé l’exportation en deux livraisons sur présentation d’une autorisation d’importation de la Pologne, conformément à l’ordonnance sur le matériel de guerre, en novembre 2022 et en mai 2023.

    Swiss P Defence avait également pris des mesures pour minimiser de tels risques. Elle aurait convenu avec l’entreprise polonaise, dans un contrat-cadre, que la revente des munitions ne pouvait se faire que sur le territoire polonais, à des autorités publiques, des entreprises de sécurité privées, des fabricants d’armes ou des organisations sportives.

    Selon le rapport de contrôle du Seco, la Pologne a au final tout de même livré à l’Ukraine, le 14 juillet 2023, 145’000 munitions de sniper de calibre 0,338 et 500’000 munitions de calibre 0,308.

    Interpelée par SRF, Swissmem, la faitière de l’industrie, souligne que l’entreprise suisse n’est pas en cause. Pour elle, le problème se trouve dans le comportement de la société polonaise. Elle accepte la décision de la Confédération et estime que c’est une solution raisonnable. 

    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/plus-de-640-000-munitions-suisses-pour-sniper-seraient-arrivees-en-ukraine-28702
    #guerre #armes #munitions #hypocrisie #foutage_de_gueule #sans_vergogne

  • Les dossiers OVNI de la Suisse, la Zurichoise qui accuse Donald Trump et l’ex-diplomate de Pyongyang - rts.ch - Suisse
    https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/les-dossiers-ovni-de-la-suisse-la-zurichoise-qui-accuse-donald-trump-et-l-ex-dip

    INSOLITE – Quand les soucoupes volantes s’invitent dans les dossiers militaires suisses (vidéo 15 mn)

    https://www.rts.ch/play/tv/-/video/-?urn=urn:rts:video:15250739

    Depuis les années 1950, de nombreux pays traquent les objets volants non identifiés. Ils ont mis sur pied des programmes secrets de recherche sur les objets volants non identifiés (OVNI). En Suisse également, l’armée a collecté des informations. L’émission Mise au point de la RTS a pu consulter les dossiers « soucoupes volantes » du service de renseignement des forces aériennes.

    À Berne, c’est dans le bâtiment des archives fédérales que sont conservées les archives relatives aux OVNI. Elles proviennent de l’armée, des polices cantonales ou des ambassades suisses à travers le monde. Ces archives ont presque toutes été digitalisées et sont accessibles en ligne.

    Les observations de pilotes militaires, de citoyens ou de fonctionnaires étaient prises très au sérieux par l’armée et ont fait l’objet de réponses officielles. Certaines fois, l’armée a pu identifier la nature de ces observations. Il y a toutefois de nombreux signalements qui ne trouvent pas de réponse. Une part de mystère reste donc enfouie dans les archives fédérales. La vérité est peut-être ailleurs.

  • Corruption : la Suisse garde les compensations payées par les multinationales au lieu de les verser aux pays lésés  Jean-Marc Heuberger - juma

    Le Parti socialiste demande au Conseil fédéral de prendre des mesures pour restituer les créances compensatrices aux populations des pays touchés par les actes de #corruption des #multinationales condamnées. Ces fonds qui dorment sur les comptes des cantons et de la Confédération représentent 638 millions de francs, selon une enquête de l’ONG Public Eye.

    A l’instar du géant minier #glencore, de #gunvor, #addax petroleum ou encore #ABB, les entreprises à être condamnées pour #corruption à l’étranger sont nombreuses.

    L’entreprise Glencore, dont le siège est à Zoug, a soudoyé en 2011 des agents publics congolais pour pouvoir racheter à moindre prix les parts de l’Etat dans deux mines au sud-est du pays.

    150 millions de francs
    Treize ans plus tard, cet été, le Ministère public a rendu son verdict : Glencore écope d’une amende de deux millions de francs et doit payer une créance compensatrice de 150 millions de francs pour réparer le tort subi par le Congo.

    La somme est aujourd’hui réclamée par la société civile congolaise. « Les organisations de la société civile exhortent la Confédération d’allouer une partie ou toute la créance compensatrice de 150 millions de francs au financement des investissements sociaux (écoles, hôpitaux, etc … ) en faveur des victimes congolaises », écrit-elle dans un communiqué.

    Nécessaire modification du droit suisse
    Le problème est que le droit suisse ne permet pas de restituer ces réparations aux victimes, constate l’ONG Public Eye.

    « Le cadre législatif ne le permet pas en cas d’absence de coopération par l’Etat concerné », indique Mouna Algelly, spécialiste juridique de Public Eye, au micro du 12h45 samedi. Elle ajoute que cette absence de coopération s’explique par un manque « de volonté politique ou par un manque de moyens ».

    Ainsi, des compensations qui s’élèvent à 638 millions de francs dorment toujours dans les caisses des cantons et de la Confédération, dénonce ce député socialiste.

    « Il faut que l’argent retourne au pays et pas entre les mains de gouvernements corrompus », dit Christian Dandres, conseiller national (PS/GE).

    Le Parti socialiste exige désormais que la loi soit révisée, afin que les populations lésées, par exemple au #Congo, soient dédommagées.

    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/corruption-la-suisse-garde-les-compensations-payees-par-les-multinationales-au-l

  • Suisse : L’armée envoie des SMS aux mauvais destinataires au milieu de la nuit ats/ami

    Certains Suisses ont reçu par erreur un message de l’armée au milieu de la nuit. Destiné à ses membres actifs, le message, envoyé à environ 27’000 personnes, a aussi atterri dans les mauvaises boîtes de réception.

    Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a confirmé l’incident à Keystone-ATS, revenant sur une information publiée jeudi par Watson. https://www.watson.ch/schweiz/armee/652099056-schweizer-erhalten-irrtuemliche-sms-und-e-mails-armee-entschuldigt-

    Le message a été envoyé en raison d’un problème technique, indique le DDPS, qui ne peut pas quantifier le nombre de personnes qui ont reçu le message par erreur. Parmi eux, on trouve des militaires qui ne sont pas encore enregistrés auprès du gestionnaire de service.

    L’armée s’excuse auprès des personnes concernées pour les désagréments occasionnés.


    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/l-armee-envoie-des-sms-aux-mauvais-destinataires-au-milieu-de-la-nuit-28651307.h
    #guerre #technologie #téléphone #sms #smartphone #efficacité

    • Un utilisateur de wat n’a pas été étonné lorsqu’il a reçu un SMS peu après quatre heures du matin. L’expéditeur était l’armée qui écrivait : « Vous avez reçu un nouveau message sur www.portal-armee.ch. Salutations amicales, votre armée.
      . . . . .
      La nouvelle a été faite par l’utilisateur de watson : "J’ai été désarmé pendant plusieurs années. Je suis donc sorti de tout nouveau écrasement ou spam et je l’ai ignoré sans ouvrir le SMS."

      Mais plus tard le jour, un e-mail a suivi en plus du message texte. Il a ensuite examiné le SMS de plus près et s’est rendu compte que c’était en fait l’armée suisse : "Les nouvelles provenaient du même nombre dont j’avais reçu mes ordres de marche réels. Il y avait encore l’ancien processus de discussion."

      L’utilisateur watson a donc cliqué sur le lien, après quoi il est venu sur un portail de l’armée, "où vous devriez vous connecter avec votre numéro AHV pour regarder le message."

      Mais ce n’est pas tout : puisque ledit utilisateur de watson n’y était pas encore enregistré - "ce portail n’est pas apparu après mon temps" - un message est apparu qu’il recevrait également une lettre - "pour conclure ma demande".

      Probablement beaucoup (anciens) membres de l’armée
      Au cours du jeudi, il s’est avéré que l’utilisateur n’était pas le seul à avoir reçu le SMS et le courrier électronique inattendus. Plusieurs de ses anciens collègues de l’armée ont été enregistrés dans la discussion correspondante sur Whatsapp : "Tous ceux qui ont répondu les avaient eus. La plupart les avaient également rejetés comme spams ».

      Excuses de l’armée
      Le SMS doit-il être pris au sérieux – et combien d’hommes en Suisse pourraient être touchés ? a demandé à l’armée. Le porte-parole de l’armée Mathias Volken confirme :

      "En raison d’un problème technique dans le contexte de la publication de l’ordre de défilé numérique, des SMS et des notifications par courrier électronique ont été envoyés par erreur depuis la plateforme "Portal-armee.ch" aux membres de l’armée jeudi matin.

      Pour les membres de l’armée qui ont reçu la notification par erreur, ce sont des personnes qui ne sont pas encore enregistrées "sur le responsable du service". "Cela peut ignorer la notification, il n’y a pas besoin d’agir", déclare Volken.

      Le bogue a été identifié dans l’intervalle et sera résolu immédiatement. "L’armée présente ses excuses aux personnes concernées pour les désagréments.

      La nouvelle a été envoyée à un total d’environ 27 000 membres de l’armée.
      Source : https://www.watson.ch/schweiz/armee/652099056-schweizer-erhalten-irrtuemliche-sms-und-e-mails-armee-entschuldigt-

  • Le projet de relancer les #trains_de_nuit pourrait être enterré faute de subventions fédérales

    Les trains de nuit pour Barcelone et Rome à partir de la Suisse pourraient ne pas voir le jour. En cause, le Conseil fédéral a récemment annoncé une série de mesures d’économies. Parmi elles, il y a l’annulation du #subventionnement des trains de nuit à hauteur de 30 millions de francs par année.

    Partir en train de Zurich vers Rome, ou de Genève vers Barcelone, et s’y réveiller au petit matin. Depuis des années, les #CFF y songent. Mais aujourd’hui, le #financement de ces lignes n’est plus assuré. Il est donc impossible d’aller de l’avant, explique le porte-parole des CFF Frédéric Revaz lundi dans La Matinale.

    « Ce sont des lignes qui ne sont pas rentables, car les trains ne circulent qu’une fois par jour et nécessitent beaucoup d’entretien et de personnel. Donc effectivement, il faut s’assurer d’avoir un financement pour lancer ces deux projets. »

    Il était prévu que la Confédération subventionne l’offre des trains de nuit dès l’année prochaine. Ce financement était même inscrit dans la loi CO2 adoptée par le Parlement. Mais le Conseil fédéral veut maintenant économiser les 30 millions de francs qui y étaient dédiés dans le cadre de son programme d’économies.
    La gauche et les Vert’libéraux en colère

    La gauche et les Vert’libéraux fulminent. Selon eux, la loi CO2 doit être appliquée et des alternatives à l’avion doivent être soutenues.

    La conseillère nationale verte genevoise Delphine Klopfenstein Broggini juge que cette décision est une aberration : « C’est une décision qui va contre la volonté du Parlement qui a voté la loi CO2. [...] Le Conseil fédéral rabote des comptes qui au contraire devraient être soutenus. Si on veut atteindre des objectifs de réduction des émissions de CO2, il faut trouver des alternatives à la mobilité aérienne », souligne la conseillère nationale. « Naturellement, les trains de nuit, c’est une voie à suivre. Aujourd’hui, on est en retard sur le sujet. Et maintenant, on prend encore plus de retard. C’est absolument incompréhensible. »

    La droite pour l’austérité en matière de mobilité douce

    A droite, certains estiment qu’il est raisonnable de bloquer des dépenses qui n’ont pas encore été engagées. Et pour le conseiller national PLR neuchâtelois Damien Cottier, le Conseil fédéral devait faire une pesée d’intérêt.

    Les sept Sages ont donc pris la bonne décision, selon lui : « Je trouve que c’est pertinent de la part du Conseil fédéral de commencer par ces crédits-là qui, justement, ne sont pas encore des subventions. [...] On doit mettre la priorité sur le trafic ferroviaire international, mais à grande vitesse. [...] Le trafic à grande vitesse est rentable, alors que les trains de nuit, malheureusement, c’est joli, même romantique, mais ce n’est pas ça qui va résoudre la crise climatique. Et surtout, ils n’assurent pas leur rentabilité. »

    Ce débat se poursuivra au Parlement. Si les Chambres valident cette décision, l’extension du réseau des trains de nuit depuis la Suisse pourrait subir un gros coup de frein.

    https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/le-conseil-federal-essaie-d-enterrer-le-projet-des-trains-de-nuit-28646370.html

    #train #transport_ferroviaire #Suisse #subventions #rentabilité #loi_CO2 #trains

  • Le peuple et les cantons écartent sèchement la réforme de la LPP - rts.ch - Suisse
    https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/le-peuple-et-les-cantons-ecartent-sechement-la-reforme-de-la-lpp-28639157.html

    Les Suisses infligent une grosse gifle à la réforme de la LPP. Celle-ci a été rejetée par 67,1% des voix, selon les résultats finaux. L’USS, à l’origine du référendum, signe une nouvelle victoire sur les retraites.

    Piques et répliques 🐛 : « Renvoyer une réforme des retra… » - Framapiaf
    https://h4.io/@Daniii/113181839982827993

    Renvoyer une réforme des retraites à la gueule des parlementaires... mode d’emploi :

    1) Récolter 50’000 signatures (env. 1 % des électeurs) pour demander le référendum.

    2) Voter massivement NON.

    Le parlement doit revoir sa copie.

    Tout n’est pas rose en Suisse, et de loin. Mais je souhaite cette institution magnifique qu’est le « référendum législatif » à tous nos voisins. 🙂

  • Suisse : La majorité des hospitalisations après un accident est due aux loisirs, selon la Suva ats/miro

    Près de trois quarts des assurés de la Suva hospitalisés en 2023 l’ont été pour des accidents liés aux loisirs. Les sports qui ont nécessité le plus d’hospitalisations sont le vélo, le ski et le football, indique mardi le principal assureur-accident helvétique.

    Sur les 32’000 assurés de la Suva hospitalisés en 2023, près de 23’800 l’ont été suite à un accident survenu durant les loisirs, précise la Suva dans un communiqué. Les accidents professionnels, eux, ont engendré un peu plus de 8000 hospitalisations.

    Concernant le profil-type, la Suva révèle que près de 80% des personnes hospitalisées en 2023 étaient des hommes. Et la plupart des patients se situaient dans la tranche d’âge 50-59 ans.

    Vélo, ski, football
    Les amateurs et amatrices de vélo (2667 hospitalisations) , de ski (2611) et de football (2512) sont ceux qui finissent le plus souvent leurs sorties sportives à l’hôpital. Mais avec le vélo, c’est la moto ainsi que les travaux domestiques et de jardinage qui sont les activités les plus dangereuses, nécessitant en moyenne les séjours hospitaliers les plus longs, soit plus de 30 jours.


    Selon les derniers chiffres fournis par l’Office fédéral de la statistique, près de 1,5 million de personnes ont été hospitalisées en Suisse en 2022.

    #sport #santé #accident #hôpital #vélo #cyclotouriste #loisirs

    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/la-majorite-des-hospitalisations-apres-un-accident-est-due-aux-loisirs-selon-la-

  • #Suisse : Les personnes revenant des JO de Paris ne peuvent plus donner leur sang RTS - Foued Boukari/itg

    Donner votre sang n’est plus possible en Suisse si vous revenez de Paris. En cause, les Jeux olympiques et paralympiques, où se croisent des touristes et des sportifs du monde entier.

    Toutes les personnes qui ont voyagé dans la capitale française depuis le 15 août pendant les Jeux olympiques et paralympiques doivent attendre un délai de 30 jours avant de pouvoir donner leur sang. Cette décision s’explique par des craintes liées aux virus qui circulent lors de ces événements qui voient venir des touristes et des sportifs du monde entier.
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    La suite : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/les-personnes-revenant-des-jo-de-paris-ne-peuvent-plus-donner-leur-sang-28612744
    #JO #jeux_olympiques #sport #france #Santé #Sang #contagion #Maladie #Athlètes #Supporter

  • #Suisse Quatre cœurs sur cinq transplantés sur des enfants proviennent de l’étranger ats/ami - RTS

    Quatre cœurs sur cinq transplantés sur des enfants en Suisse viennent de l’étranger. Cette importation a permis de faire reculer le taux de mortalité des enfants ayant besoin d’un cœur de donneur à 15%, selon le directeur de Swisstransplant.

    Ce taux était encore de 80% il y a 16 ans, quand Franz Immer a commencé à travailler pour la fondation suisse pour la transplantation d’organes, indique-t-il au Tages-Anzeiger. https://www.tagesanzeiger.ch/flughafen-zuerich-ambulanz-jet-brachte-um-1-23-uhr-ein-spenderherz-aus

    Entre 350 et 400 organes, le plus souvent des cœurs, sont répertoriés chaque année sur la plateforme de l’organisation européenne d’attribution FOEDUS. L’organisation a été créée parce qu’il est souvent impossible de trouver un receveur local, surtout pour les enfants.



    La Suisse a importé 45 organes et en a exporté 26 en 2023. L’objectif est qu’exportations et importations s’équilibrent. Le transport d’un organe coûte environ 20’000 francs. « Pour un cœur, un transport ne doit pas durer plus de quatre heures. »

    #Santé #Enfants #transplantation #coeur #importation

    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/quatre-c-urs-sur-cinq-transplantes-sur-des-enfants-proviennent-de-l-etranger-286

    • Hôpitaux sous tension : Au Luxembourg, les urgences soignent les naufragés de France Thomas Holzer - L’Essentiel

      LUXEMBOURG - « Certains ont été refusés ou ont attendu pendant des heures ». Face à un défaut de prise en charge de Thionville à Nancy, des patients franchissent la frontière pour se faire soigner au Grand-Duché. Un défi pour les établissements luxembourgeois.

      Aux Hôpitaux Robert Schuman, les patients de France et de Belgique arrivent en nombre. Editpress

      Des temps d’attente parfois interminables, des limitations d’accès, voire des fermetures et, in fine, une prise en charge qui inquiète. Les services d’urgences sont sous tension dans cinquante hôpitaux français. Parmi eux, le CHR Metz-Thionville, qui fait de nouveau face à un manque de personnel cet été.

      Une situation compliquée, dont les conséquences se font ressentir au Luxembourg. Selon nos informations, les hôpitaux du Grand-Duché constatent un afflux de patients venus de l’autre côté de la frontière. Parfois d’assez loin : « Beaucoup viennent du Pays-Haut, d’Arlon (Belgique), de la région messine, voire de localités entre Metz et Nancy. Certains ont été refusés, d’autres ont attendu pendant des heures », observe le Dr Fabienne Koerperich, médecin référent des urgentistes aux Hôpitaux Robert Schuman.

      Urgentiste depuis de nombreuses années, la cheffe de service a vu la situation se tendre depuis un certain temps. « Cela ne date pas de cet été. Mais nous constatons également la présence de plus en plus de personnes qui ne travaillent pas au Luxembourg ».

      Désemparées face à un système à flux tendu, certaines personnes ne se posent même plus la question et choisissent directement de faire plusieurs dizaines de kilomètres pour se rendre au Luxembourg. Quitte à perdre du temps dans les trajets.

      Une meilleure prise en charge ?
      Avec aussi l’idée de se prémunir contre un mauvais diagnostic. « Les cas sont divers et variés. Des patients débarquent pour des choses plus graves. C’est aussi une question de moyens. Les frontaliers savent et voient que la prise en charge est différente », reconnaît le Dr Koerperich.

      Face à cette réalité, les hôpitaux luxembourgeois se retrouvent obligés de s’adapter. Qu’importe son pays de résidence, chaque patient est accueilli et soigné. Mais si elles ne déplorent pas de difficultés comparables, les équipes au Luxembourg peuvent aussi tirer la langue. « Ce n’est pas la seule raison. Le problème est global et tient également à l’augmentation de la population au Grand-Duché », tempère la professionnelle, qui alerte également sur le manque de nouveaux médecins urgentistes.

      Aux Hôpitaux Robert Schuman, des discussions ont déjà été menées en interne. Cependant, des solutions pérennes ne pourront émerger que d’une réflexion plus globale sur la santé à l’échelle transfrontalière.

      #Hôpitaux #Urgences #Soins #Luxembourg #Belgique #frontières

      Source : https://www.lessentiel.lu/fr/story/hopitaux-sous-tension-au-luxembourg-les-urgences-soignent-les-naufrages-d