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  • Au rayon titre qui buzz, il y a un genre encore plus charmant que les autres : l’automédication inquiétante, parce qu’on n’est jamais assez hypocondriaques :

    Aujourd’hui donc dans mon flux de niouzes :

    – Ces signes peuvent trahir la présence d’un cancer du poumon
    https://fr.sputniknews.com/sante/201911171042441789-ces-signes-peuvent-trahir-la-presence-dun-cancer-

    – Essoufflement, prise de poids, œdèmes : et si c’était une insuffisance cardiaque ?
    http://sante.lefigaro.fr/article/essoufflement-prise-de-poids-oedemes-et-si-c-etait-une-insuffisance-c

    #titre-de-la-mort-qui-buzze

  • Psychiatrie  : et si la culture des patients nous aidait à les soigner  ?
    http://sante.lefigaro.fr/article/psychiatrie-et-si-la-culture-des-patients-nous-aidait-a-les-soigner

    Depuis une cinquantaine d’années se développent dans le monde des soins psychiques transculturels, qui prennent en compte les langues et les manières de penser et de faire des personnes et des familles, quelles que soient leurs origines socioculturelles. On appelle cette discipline « psychiatrie transculturelle ».

  • Dickpics : pourquoi tant d’hommes envoient-ils des photos de leur #pénis ?
    http://sante.lefigaro.fr/article/dickpics-pourquoi-tant-d-hommes-envoient-ils-des-photos-de-leur-penis


    Sérieusement ? Comme si les mecs qui sifflent une nana dans la rue pouvaient raconter que ça aurait « marché » ne serait-ce qu’une fois pour convaincre une femme de s’intéresser à eux !

    Les chercheurs ont analysé les réponses de 1087 hommes recrutés parmi des étudiants, sur des réseaux sociaux et via un système de sondages en ligne, pour essayer de comprendre les fondements de ce type d’agression. La moitié d’entre eux reconnaissait avoir déjà envoyé des dickpics non sollicités ! L’originalité de l‘étude est surtout d’avoir demandé aux hommes interrogés, dont l’âge allait de 16 à 75 ans (en moyenne 30-33 ans), de répondre a des questionnaires évaluant notamment leur sexisme et leur narcissisme. Sans surprise, les hommes qui envoient des dickpics non sollicités sont plus sexistes et plus narcissiques que les autres.

    Mais le plus hallucinant est l’inventaire des motivations des agresseurs (plusieurs réponses possibles pour chaque personne interrogée).

    D’abord, la croyance que cela peut séduire une femme ! Un tiers l’a fait « dans l’espoir que la personne voudra avoir une relation sexuelle » et la moitié « dans l’espoir de recevoir le même type d’image en retour ». Un expéditeur sur deux le fait dans le but « d’exciter la destinataire » ou pour « manifester son attirance sexuelle pour quelqu’un ». Un agresseur sur cinq considère d’ailleurs que « c’est une façon normale de flirter » ou qu’« en envoyant suffisamment quelqu’un finira par répondre favorablement ».

    • Que faire en pratique si on reçoit ce type d’image ? « Ne pas effacer l’image, la conserver, et aller au commissariat », conseille l’avocat Emmanuel Pierrat […]

      Bien sûr, les victimes n’ont absolument pas l’angoisse de subir en plus un interrogatoire en règle d’un policier dubitatif voire méprisant, pas du tout formé à ce genre de prise de prise en charge.

      Je me demande si ça n’existe pas (ça existe sûrement d’ailleurs) des associations qui aident les victimes à effectuer les démarches (du conseil à l’accompagnement physique). Il y en a bien qui aident à résilier des forfaits Internet.

    • Je doute qu’il faille lire au premier degré les réponses des hommes à ce sondage. C’est exactement ce qu’ils veulent qu’on croie. Mais nous savons très bien qu’il ne s’agit pas d’un malentendu ou même d’une tentative de séduction. Ce comportement est du harcèlement pur et simple, un étalage de puissance sociale et une tentative de convaincre des femmes de se dénuder. Si c’était une tentative de séduire, les hommes tireraient des leçons de leur échec à ce titre et cesseraient de le faire.

  • « Qu’ont-ils fait de notre système de santé  ? »
    http://sante.lefigaro.fr/article/qu-ont-ils-fait-de-notre-systeme-de-sante

    Ainsi, en décembre 2011, Françoise Tenenbaum, experte en santé du Parti socialiste, imaginait faire appel aux vétérinaires pour pallier la désertification médicale avec une année de formation en plus : « Vous allez me dire que c’est de la sous-médecine, mais en milieu rural je suis sûre que ce serait bien accepté par les populations… » Le tollé qui suivit cette insanité n’empêcha pas l’élue socialiste de poursuivre sa carrière.

    Aujourd’hui, c’est au sein de La République en marche que fusent les idées de génie. Thomas Mesnier, rapporteur du projet de loi santé de la ministre Agnès Buzyn, propose de permettre aux pharmaciens de prescrire des médicaments sans consultation médicale. Adieu Hippocrate, il importe peu que le patient soit examiné du moment que l’industrie pharmaceutique y trouve son compte et que la population se croit prise en charge.

    Dans le même temps, Nicolas Revel, actuel directeur de la Caisse nationale d’assurance-maladie, pressenti pour le poste de secrétaire général de l’Élysée, propose aux médecins d’embaucher des assistants médicaux pour les décharger du travail administratif… que leur impose l’Assurance-maladie, à charge pour eux de doubler le rythme des consultations ! Pratiquer la médecine à l’abattage pour masquer l’incurie de trente-cinq ans de fourvoiement acharné, c’est leur projet !

  • Un test de toxicité désormais obligatoire avant une chimiothérapie au #5-FU
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-test-de-toxicite-desormais-obligatoire-avant-une-chimiotherapie-au

    Administrées à environ 80.000 personnes chaque année, ces chimiothérapies peuvent être très toxiques si le patient n’a pas la capacité de les éliminer. Un test préalable est désormais obligatoire.

    Les #chimiothérapies à base de 5-FU, qui peuvent entraîner des effets toxiques très rares mais parfois mortels chez certaines personnes, ne pourront désormais être administrées qu’après la réalisation d’un test de toxicité, a annoncé l’Agence du médicament (ANSM) le 29 avril. Une décision attendue de longue date par l’Association francophone de défense des victimes du 5-FU et analogues présentant un déficit en DPD, qui déplorait que ce test ne soit pas réalisé de façon systématique. Chaque année, environ 80.000 personnes atteintes d’un cancer sont traitées par ce médicament mais toutes ne bénéficiaient pas de ce test jusqu’à maintenant.

    Utilisé depuis plus de soixante ans, le 5-Fluoro-Uracile (5-FU) et ses dérivés comptent parmi les médicaments les plus prescrits dans le traitement des tumeurs cancéreuses (sein, ORL, système digestif). Ces médicaments puissants - ils empêchent la synthèse d’ADN dans les cellules cancéreuses - peuvent être très toxiques pour certains patients. La cause ? Un déficit ou l’absence totale d’une enzyme du foie (la DPD), chargée d’éliminer le 5-FU. Sans DPD, une dose de 5-FU peut être fatale. Administrer du 5-FU à un patient sans savoir s’il possède ou non l’enzyme revient donc à jouer à la roulette russe.

    L’anticancéreux 5-FU a provoqué 133 décès et 1500 intoxications graves en 10 ans
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-anticancereux-mortel-pour-certains-malades

    #cancer

  • Épisiotomie : redoutée par les femmes, mais parfois utile
    http://sante.lefigaro.fr/article/episiotomie-redoutee-par-les-femmes-mais-parfois-utile
    Grrr, une fois encore on présente les femmes comme des douillettes, va te faire élargir l’anus à coup de scalpel et revient nous voir chère journaliste car c’est à ça que ça ressemble mais avec une chatte …

    Petit message à l’usage des futures mères : demandez avant que ce ne soit pas pratiqué ! Retenir l’expulsion lorsque la tête se présente permet d’élargir naturellement le passage. Sauf que les équipes ne veulent souvent pas attendre et pratiquer l’épisio est plus rapide que de patienter sereinement et ne serait jamais reproché par rapport à une déchirure.
    L’accouchement n’est pas une maladie.

  • Aux États-Unis, la crise des opioïdes bénéficie au don d’organes _ Marine Van Der Kluft - 1 Octobre 2018 - Le Figaro -
    http://sante.lefigaro.fr/article/aux-etats-unis-la-crise-des-opioides-beneficie-au-don-d-organes

    La hausse du nombre de décès par overdose aux antidouleurs a entraîné une augmentation du nombre d’organes disponibles à la greffe.

    Aux États-Unis, la crise des opioïdes continue de faire des ravages. Morphine, oxycodone ou encore le redoutable fentanyl… Entre 2010 et 2017, le nombre d’Américains décédés d’une overdose a été multiplié par deux. Des événements tragiques qui ont eu un effet inattendu, comme l’ont constaté les banques d’organes américaines : sur la même période, le nombre de donneurs morts par overdose a quadruplé, passant de 350 à 1400.

    « C’est une sinistre ironie : les décès dus à la drogue pourraient augmenter la disponibilité des organes », observent les responsables de la banque d’organes de Nouvelle-Angleterre (région du nord-est des États-Unis) dans un éditorial publié dans la revue Transplantation. En effet, après avoir atteint un pic en 2014, la liste des patients en attente d’une transplantation a diminué pour la première fois depuis vingt-cinq ans. Une baisse qui s’explique en partie par la crise des opioïdes.

    Des candidats idéaux aux greffes
    Les personnes décédées d’une overdose d’opioïdes sont-elles pour autant de bonnes candidates au don d’organes ? Selon le Pr Olivier Bastien, directeur du prélèvement et des greffes d’organes et de tissus à l’Agence de la biomédecine, il s’agit même de conditions idéales, dans le cas où les secours arrivent rapidement. « Le fentanyl est 1000 fois plus puissant que la morphine. Une overdose de ce produit bloque la respiration du patient. L’arrêt cardiaque est rapide, et les organes ne sont pas touchés. Si les secours arrivent vite, ils réalisent un massage cardiaque qui va permettre de faire repartir le cœur. Cependant, le cerveau aura été trop longtemps privé d’oxygène et le patient sera en état de mort cérébral », explique le médecin.

    Risque d’infections
    Cependant, les organes prélevés sur ce type de patients sont régulièrement mis de côté, ce que regrette une équipe de chercheurs de la faculté de médecine Johns Hopkins (Baltimore, États-Unis). « Malgré les caractéristiques favorables de ces donneurs, leurs reins et leur foie sont jetés trois fois plus souvent que ceux issus des morts par traumas », observent-ils dans une étude publiée dans la revue Annals of Internal Medicine.

    Ces patients sont en effet plus susceptibles d’avoir développé des infections consécutives à l’injection de drogues, et notamment l’hépatite B, C et le VIH. Pourtant, les risques de transmission sont désormais très faibles, avec moins d’un cas sur 1000 pour l’hépatite C et un sur 10.000 pour le VIH. En outre, l’étude montre que le taux de survie cinq ans après une greffe d’organes provenant d’une personne décédée d’overdose est équivalent à celui consécutif à la greffe d’organes provenant d’un donneur décédé par trauma.

    « Bien que ça ne soit pas la solution idéale à la pénurie, l’utilisation de ces organes devrait être optimisée », concluent les chercheurs de Johns Hopkins. C’est la stratégie qu’a choisie la banque d’organes de la Nouvelle Angleterre, région qui compte des états très touchés par la crise des opioïdes, comme le Vermont ou le Massachusetts. Alors que le taux national de décès par overdose était de 13,5% en 2017, celui-ci s’élevait à 27% en Nouvelle-Angleterre.

    Désormais, même si les tests révèlent la présence d’une hépatite B, C ou du VIH, l’établissement n’hésite plus à proposer la transplantation. « Les nouveaux traitements ont rendu le VIH maîtrisable et l’hépatite C curable », expliquent-ils. En effet, la loi américaine prévoit la possibilité d’une greffe si le receveur a déjà la maladie ou si le risque de décéder dépasse celui lié à l’infection. Ainsi, en 2016 a eu lieu la première transplantation d’un organe infecté par le VIH vers un patient lui-même atteint du sida. « C’est la preuve qu’avec une bonne stratégie, un élément salvateur peut émerger d’une tragédie nationale », expliquent-ils.

    #opioïdes #greffes #Chirurgie #drogues #Morphine #oxycodone #fentanyl #VIH #sida #optimisation #transplantation

  • Haemonetics : Dons de plasma : des machines américaines mises à l’arrêt en France par précaution RTBF - 17 Septembre 2018
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_dons-de-plasma-des-machines-americaines-mises-a-l-arret-en-france-par-pr

    Accusées par des lanceurs d’alerte de faire courir des risques toxiques aux donneurs de plasma, les 300 machines de l’américain Haemonetics, qui représentent la moitié du parc français, ne peuvent désormais plus être utilisées en France. Selon la Croix-Rouge de Belgique, cet équipement n’est pas utilisé en Belgique.

    « C’est une mesure de précaution dans l’attente des expertises » diligentées par l’Agence du médicament ANSM, a indiqué à l’AFP le Dr Sylvie Gross, directrice médicale de l’Établissement français du sang (EFS).
    Cette décision, qui a pris effet mercredi dernier, fait suite « à la survenue de plusieurs signalements de matériovigilance portant sur ces dispositifs de prélèvements sanguins », a indiqué l’Agence du médicament ANSM.
    L’un de ces incidents a eu lieu lors d’un don à Tarbes et a été signalé le 26 août par l’EFS.


    Lors de cet incident, une « multitude de particules noires visibles à l’oeil nu » ont été observées à l’intérieur de la machine et de la poche de plasma, « de quantité, de taille et d’aspect inhabituels », selon le texte de la décision de suspension prise par l’ANSM.
    Un autre incident, dont le lieu n’est pas précisé, a été déclaré lundi 11 septembre. Là encore, « des particules visible à l’oeil nu » ont été observées à l’intérieur de la machine.
    Ces particules sont en cours d’analyse, a précisé l’ANSM à l’AFP.
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    Selon les lanceurs d’alerte, les joints de ces bols sont sujets à une usure anormale, aggravée par les vibrations de l’appareil.
    Ils affirment que l’usure de ces joints provoque l’introduction dans le sang ou le plasma de micro ou nanoparticules de composants cancérogènes ou mutagènes, les résines phénol-formaldéhyde et le trioxyde d’aluminium.

    L’un de ces lanceurs d’alerte, Alexandre Berthelot, est un ancien directeur commercial de Haemonetics. Il a démissionné en avril 2015 et accuse l’industriel de pratiques irrégulières.
    _ « On prend de vieilles machines, on les envoie aux États-Unis, on les désosse, on récupère des pièces détachées où on fait du cosmétique, et on les renvoie comme des neuves  », _ avait-il dénoncé le 24 mai lors d’une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

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    et : http://sante.lefigaro.fr/article/don-de-plasma-la-moitie-des-machines-francaises-mises-a-l-arret-apres
    Pour faire suite à (02/2017) :
    Le #sang, c’est de l’argent
    https://seenthis.net/messages/572320

    Le scandale Haemonetics, nouvelle affaire du sang
    https://seenthis.net/messages/568751
    #don_du_sang #Hôpitaux #Médecine #sang_contaminé #sante #medecine #Haemonetics #EFS

  • Aux États-Unis, les opioïdes tuent plus que les armes à feu
    http://sante.lefigaro.fr/article/aux-etats-unis-les-opioides-tuent-plus-que-les-armes-a-feu

    INFOGRAPHIE - Près de 64.000 personnes ont fait une overdose en 2016 après avoir consommé des doses excessives de ces médicaments, obtenus pour la majorité sur prescription.


    Les overdoses par opioïdes font plus de victimes que les accidents de la route ou les armes à feu aux États-Unis. En 2016, près de 64. 000 personnes ont perdu la vie après avoir consommé des doses excessives d’opioïdes obtenus pour la majorité sur prescription, soit 175 morts par jour. « Aucune région des États-Unis n’est épargnée par cette épidémie. Nous avons tous un proche, un membre de la famille, un être aimé détruit par les opioïdes », s’est émue Anne Schuchat, directrice des Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), en mars dernier en annonçant ce nouveau bilan dramatique en constante augmentation.

    Car la situation ne fait qu’empirer d’année en année. Depuis 1999, les prescriptions d’opioïdes forts (morphine, mais surtout oxycodone), les hospitalisations et les décès par overdose, ont été multipliés par quatre. Près de 11 millions de personnes souffriraient de dépendances à ces molécules. « Une urgence de santé publique », avait martelé Donald Trump fin 2017. Quelques mois plus tard, un plan était présenté pour lutter contre ce fléau. Centré sur la répression des dealers pour mettre un terme à la vente de Fentanyl fabriqué illégalement, ce plan promeut aussi l’accès à l’antidote aux opioïdes : la naloxone.

    En spray nasal ou sous forme de stylo injecteur, ce médicament permet de sauver les personnes en arrêt respiratoire. Une quarantaine d’États autorisent sa délivrance sans ordonnance, et certains ont équipé leurs forces de police. Tous les services d’urgence en sont également dotés. Et des nouvelles données du CDC montrent qu’ils n’hésitent pas à l’utiliser : entre 2012 et 2016, l’administration de naloxone aux urgences a augmenté de 75 %. En France, ce traitement est disponible à l’hôpital et dans les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Il devrait prochainement être disponible en pharmacie. « Quand il le sera, je pense qu’il sera pertinent de prescrire un kit aux patients sous opioïdes, comme cela est recommandé aux États-Unis. Cela permet de sensibiliser les patients et de les responsabiliser face à leur traitement potentiellement dangereux », commente le Pr Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand.
    Des nourrissons en manque

    Mais l’overdose n’est pas la seule conséquence dramatique de cette crise des opioïdes. Les CDC rapportent que le nombre de femmes enceintes dépendantes à ces morphiniques explose. Elles seraient quatre fois plus nombreuses en 2014 qu’en 1999, d’après une étude réalisée à partir des données de toutes les maternités du pays. En conséquence, les cas de nourrissons atteints de syndrome d’abstinence se multiplient. Il existe pourtant des moyens thérapeutiques pour aider ces femmes à se sevrer et réduire les risques pour leurs bébés à naître. Il est notamment possible de mettre en place un traitement de substitution aux opioïdes avec de la méthadone ou de la buprénorphine. D’action lente, il permet d’espacer les doses, d’éviter les périodes de sevrage et l’envie irrépressible de la substance.

    Désormais au pied du mur, les États-Unis tentent de faire volte-face. « L’éducation des médecins et du grand public est un élément clé », assure Yasmin Hurd, directrice de l’Institut des addictions de l’hôpital Mount Sinai à New York. Elle semble d’autant plus indispensable que le durcissement des conditions de prescription ne semble avoir aucun effet sur les médecins américains. Pour sensibiliser les médecins aux risques des opioïdes, le Dr Jason Doctor, spécialiste de santé publique à l’université de Californie du Sud, a eu une idée simple : avertir par courrier les médecins lorsque l’un de leurs patients décède d’une overdose. Et il montre dans la revueScience que cela fonctionne. En moins de trois mois, les médecins ayant appris la mort de leur malade ont réduit de 10 % les doses d’opioïdes prescrites, et ont même rédigé moins d’ordonnances que les médecins laissés dans l’ignorance.

  • Le travail de nuit peut faire le lit des cancers
    http://sante.lefigaro.fr/article/le-travail-de-nuit-peut-faire-le-lit-des-cancers

    Une étude confirme cette tendance, dûe notamment à la perturbation de l’horloge biologique et à la privation de sommeil. Certaines mesures peuvent y remédier.

    Hôpitaux, transports, restauration… Tous ces secteurs ont besoin de travailleurs de nuit pour fonctionner. Plus de 3,5 millions de Français partent travailler à la nuit tombée. Mais cette organisation du travail pourrait mettre leur santé en danger. Une nouvelle étude parue dans Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention suggère de plus que les femmes ont davantage de risques de cancer que les hommes.

    Réalisés à partir de 61 études publiées de 1996 à 2017, ces analyses examinent les données de santé de 115.000 cas de cancers et 4 millions de participantes vivant en Amérique, Australie, Asie et Europe. À l’issue de leur analyse statistique, les chercheurs de l’université de Sichuan (Chine) indiquent que sur le long terme, le risque de cancer du sein augmente de 32%, celui de la peau de 41 % tandis que le risque de cancer digestif s’accroît de 18%. Parmi les cohortes d’infirmières, un surrisque de cancer du poumon de 28% est également observé.

    Mais ces niveaux de risques seraient à interpréter avec précaution, selon le Dr Laurence Weibel, chronobiologiste et chargée de prévention des horaires atypiques à la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) Alsace-Moselle. « Il y a des faiblesses méthodologiques dans cette étude. Il manque une définition claire du travail de nuit, il existe une importante disparité ente les publications analysées et certains articles sont cités plusieurs fois, ce qui affaiblit la portée de ces travaux et peut conduire à une surestimation du risque de cancer, explique-t-elle. Néanmoins, la majorité des études réalisées sur ce sujet vont dans le même sens, ce qui doit nous alarmer. »

    Perturbation de l’horloge interne et dette de sommeil

    Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) de 2016 confirme, en effet, que le travail posté peut être considéré comme un « cancérogène probable ». Une conclusion qui rejoignait celle du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) parue en 2007. Ces deux institutions ont, par ailleurs, indiqué que les hommes ne sont pas épargnés : un surrisque de cancer de la prostate est signalé.

    « L’effet sanitaire, et notamment cancérogène du travail de nuit, est lié à la fois à la désynchronisation circadienne due à une perturbation de l’alternance jour/nuit, et la dette de sommeil », indique le Pr Gérard Lasfargues, directeur général délégué au pôle scientifique de l’Anses.

     »
    Chez l’homme, les rythmes circadiens, proches de 24h, jouent un rôle clé dans la régulation des grandes fonctions cellulaires, métaboliques ou cardiovasculaires. Ils sont contrôlés par l’horloge biologique située dans le cerveau et elle-même influencée par l’alternance lumière/obscurité. Un cycle qui par définition est altéré dans le travail de nuit.

    D’importantes perturbations qui provoquent la baisse, voire l’arrêt, de la production de la mélatonine. « Uniquement sécrétée la nuit, cette hormone favorisant l’endormissement joue un rôle protecteur contre la prolifération cancéreuse. », commente le Dr Laurence Weibel. « La perturbation circadienne entraîne également un dérèglement cellulaire pouvant aboutir à la naissance de cellules cancéreuses. Cela passe notamment par une dérégulation des gènes contrôlant la division cellulaire, la mort cellulaire ou la réparation de l’ADN », ajoute le directeur général délégué de l’Anses.

    Les deux spécialistes soulignent également que l’impact des horaires de nuit sur la santé est en partie liée au mode de vie. Les travailleurs de nuit sont davantage fumeurs, sédentaires et portés sur le gras et le sucre. Le risque de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou encore de diabète de type 2 s’en trouve accru.

    « Il est donc important de mettre en place des stratégies de prévention au sein des entreprises, soulève le Dr Weibel qui intervient auprès des entreprises. Par exemple, je conseille de travailler seulement deux nuits consécutives car cela perturbe moins l’horloge interne. Ce n’est, en effet, qu’au bout de 3 ou 4 nuits que la désynchronisation circadienne est majorée. Seul bémol : les employés sont sujets à la somnolence. Mais rien de mieux qu’une petite sieste de 20 minutes pour augmenter sa vigilance. La sieste est ici le seul médicament efficace contre la dette de sommeil. »

    • Pour le président de la Société française d’alcoologie et l’ensemble des acteurs de la prévention, il s’agit aujourd’hui de remplacer l’avertissement sanitaire actuel (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé) par un message signifiant que toute consommation d’alcool est dangereuse pour la santé.

      Il s’agit également de promouvoir de nouvelles recommandations en matière de consommation d’alcool. Au lieu des 3 verres par jour pour les hommes et de 2 pour les femmes, les experts préconisent désormais 10 verres d’alcool maximum par semaine et 2 jours d’abstinence.

      #alcool #drogue #santé #addiction #France #vin

  • Cancer : la nourriture industrielle à risque
    http://sante.lefigaro.fr/article/cancer-la-nourriture-industrielle-a-risque

    Il ressort qu’une augmentation de 10 % de la portion d’aliments ultra-transformés (charcuterie, barres chocolatées, soupes…) dans le régime alimentaire est associée à une hausse de 12 % des risques de développer un cancer, et en particulier un cancer du sein. « Une tendance similaire est observée pour le cancer colorectal. Néanmoins, en raison du faible nombre de cas dans notre cohorte, nos résultats ne sont pas significatifs pour ce cancer », précise Bernard Srour, chercheur au sein de l’Eren. À l’inverse, les participants qui consomment davantage de produits bruts par rapport aux aliments ultra-transformés ont un risque de #cancer réduit de 9 %.

    #alimentation_industrielle
    #charcuterie

  • Les femmes enceintes prennent trop de médicaments
    http://sante.lefigaro.fr/article/les-femmes-enceintes-prennent-trop-de-medicaments

    Les femmes enceintes se voient prescrire en général plus de 10 médicaments durant leur grossesse.

    Les Français sont connus pour être des gros consommateurs de médicaments. Mais qu’en est-il des femmes enceintes ? Une étude de l’Inserm, publiée en septembre 2017 dans la revue Pharmacoepidemiology and drug safety, montre que les femmes de l’Hexagone, sont les plus grosses consommatrices du monde de traitements durant leur grossesse.

    Les chercheurs français ont utilisé les données de plus de 28.000 femmes enceintes, collectées entre 2011 et 2014. Résultat : le nombre de spécialités prescrites (et au moins partiellement remboursées) durant une grossesse varie de 11 à 14 en général en France. Un chiffre beaucoup plus élevé que dans les autres pays européens : aux Pays-Bas, les femmes prennent en moyenne 8 traitements contre de 2 à 7 en Allemagne. Les femmes américaines ou d’Europe du Nord ne dépassent pas 3 médicaments par grossesse.
    Des prescriptions parfois utiles

    De plus, « le nombre de prescriptions n’a pas diminué entre 2011 et 2014, et est demeuré à un niveau élevé », notent les chercheurs. Ces derniers précisent que l’étude inclut : les médicaments au sens strict du terme, mais également l’homéopathie, les vitamines ou encore la vaccination.

    Car des supplémentations peuvent être recommandées pour les femmes enceintes, sous certaines conditions : les « préparations antianémiques » (c’est-à-dire principalement de la supplémentation en fer), sont prescrites pour des femmes, qui au 6ème mois de grossesse, présentent un déficit de globules rouges. Environ 70% des femmes enceintes prenaient ces traitements. « Nous recommandons également aux femmes de prendre de l’acide folique (vitamine B9) avant la conception ainsi que lors du premier trimestre de la grossesse pour éviter certaines malformations », explique Charles Garabedian, gynécologue-obstétricien au CHRU de Lille.

    D’autres médicaments sont au contraire particulièrement dangereux pour les femmes enceintes. C’est le cas des médicaments contenant du Valproate (Depakine), par exemple. « Sur les quatre années qu’a duré l’étude », notent les chercheurs, plusieurs milliers de femmes auraient été exposées à ce médicament teratogène.
    L’automédication vivement déconseillée

    « Mais le message à faire passer, c’est qu’il faut éviter l’automédication », éclaire le Dr Charles Garabedian. Un propos également tenu par l’Agence nationale de sécurité du médicament, qui rappelle que « la patiente ne doit en aucun cas prendre un médicament sans avoir préalablement pris conseil auprès d’un professionnel de santé. Si un traitement s’avère nécessaire, il revient au prescripteur d’en évaluer le bénéfice risque pour la patiente et son enfant à naître ».

    L’Agence rappelle qu’il est en effet difficile d’analyser les risques liés à la prise de médicaments durant la grossesse, car il est éthiquement impossible de demander à une femme enceinte de les tester. L’évaluation des traitements repose donc uniquement sur des études « menées chez l’animal » et sur « les données cliniques d’observation relatives à des femmes exposées au produit au cours de leur grossesse. »

    Depuis mi-octobre, des pictogrammes ont été mis en place pour aider les femmes à s’y retrouver concernant les médicaments déconseillés ou interdits durant la grossesse. 60% des médicaments comporteront ce signe, dont un tiers le pictogramme « interdit » et deux tiers le pictogramme « danger ».

    Ce texte fait comme si les femmes enceintes françaises se prescrivaient toute seule de la Depakine ou du Cytotec, et se faisaient elles même des ordonnances.

    • Par exemple en 2013 :

      Pour Elisabeth Paganelli, secrétaire générale du Syndicat des gynécologues obstétriciens (Syngof), l’ANSM ne se donne pas la peine de vraiment analyser les risques de ces médicaments et se contente de publier une mise en garde. « On affole les femmes enceintes, c’est comme pour Diane 35 », regrette-t-elle. « Le misoprostol n’est pas le seul médicament utilisé qui n’a pas reçu d’AMN. Ils sont très nombreux en gynécologie, rappelle-t-elle. Cela ne veut pas dire qu’ils sont mauvais. Ces traitements sont protocolés, autrement dit, ils font l’objet d’un protocole d’utilisation bien précis par les services. »

      http://www.parents.fr/actualites/accouchement-declenche-le-misoprostol-est-il-dangereux-65802

      On apprend qu’en obsterique/gynécologie l’utilisation de médicaments détournés et non testés sur les femmes enceinte est commun.

    • En 2008 l’HAS recommandait aux gynecos de faire des tests

      Le misoprostol (prostaglandine E1) n’a pas d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le déclenchement artificiel du travail. Des études réalisées avec des faibles doses de
      misoprostol paraissent montrer une efficacité et une tolérance comparables à celles des prostaglandines E2. Son utilisation dans cette indication doit être réservée à des essais randomisés de puissance suffisante pour en évaluer le ratio bénéfices/risques.

      Je suis pas sur de comprendre mais j’ai m’impression que l’HAS recommande de faire des tests au hasard avec des gros dosages sur les femmes enceinte pour voire ce que ca donne (c’est ce que essai randomisé de puissance suffisante m’évoque).
      https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/declenchement_artificiel_du_travail_-_recommandations.pdf

    • @mad_meg, la puissance d’un test n’est pas une question de dosage, elle est liée à sa capacité à se prononcer sur l’efficacité du nouveau médicament. C’est essentiellement une question de taille de l’échantillon.

      Ce que signifie cette phrase est qu’il y a besoin d’une étude bien contrôlée (randomisée) sur un nombre suffisant de femmes. Et qu’en l’absence de celle-ci il faut éviter d’utiliser le médicament à droite, à gauche c-à-d au hasard !, au sens justement d’un aléa (random en anglais) pas du tout maîtrisé, donc inexploitable).

  • Psychiatrie : le nombre d’internements sans consentement en augmentation
    http://sante.lefigaro.fr/article/psychiatrie-le-nombre-d-internements-sans-consentement-en-augmentatio

    Selon une étude publiée en février 2017 dans la revue Questions d’économie de la Santé , plus de 92.000 personnes ont été hospitalisées au moins une fois sans leur accord en psychiatrie en 2015 en France. Soit environ 5% des 1,7 million de personnes suivies en psychiatrie la même année. Une tendance à la hausse, puisque le nombre de personnes soignées contre leur gré a augmenté de 15% entre 2012 et 2015. Ces personnes étaient en majorité des hommes (60%), avec une moyenne d’âge de 43 ans. Près de la moitié souffrait de troubles schizophréniques ou psychotiques. « Ce sont donc les personnes souffrant des troubles psychiatriques les plus sévères qui nécessitent plus fréquemment que les autres, à un moment de leur parcours de soins, une prise en charge non consentie », analysent les auteurs de l’étude.
    (...)
    Plus récemment, une loi de juillet 2011 a introduit un nouveau mode de placement appelé « admission en soins psychiatriques en cas de péril imminent », supposé favoriser l’accès aux soins des personnes isolées ou désocialisées. Le recours à cette mesure ne peut avoir lieu qu’en cas d’absence d’un proche et il doit être motivé par un certificat médical établi par un médecin extérieur à la structure d’accueil.
    « Dans quelle mesure les soins pour péril imminent facilitent-ils l’accès aux soins (...) ou portent-ils atteinte à la liberté des personnes par la simplification des procédures d’admission ? »
    Selon les auteurs de l’étude, cette nouvelle mesure explique en partie l’augmentation importante du nombre d’internements forcés. Depuis sa mise en place en 2011, ce nombre a plus que doublé (8.500 personnes en 2012 contre 19.500 en 2015). Des chiffres qui témoignent d’une banalisation de cette procédure, même si sa fréquence varie grandement d’un hôpital à l’autre. « Dans quelle mesure les soins pour péril imminent facilitent-ils l’accès aux soins dans des situations complexes et des contextes d’urgence ou portent-ils atteinte à la liberté des personnes par la simplification des procédures d’admission ? », s’interrogent les auteurs de l’étude.
    Le nombre d’internements réalisés à la demande d’un représentant de l’État a également augmenté, mais dans une moindre mesure (8% de plus entre 2012 et 2015). Quant au placement à la demande d’un tiers, il est resté constant sur cette période (près de 60.000 personnes concernées).
    Plus d’une décision sur 10 annulée par le juge des libertés en 2016

    La loi de juillet 2011 prévoit un contrôle obligatoire du juge des libertés et de la détention dans les 12 jours suivants l’hospitalisation complète. Selon le ministère de la Justice, 2.300 demandes d’annulation d’une mesure d’hospitalisation complète ou partielle ont été faites par le patient ou par ses proches au juge des libertés et de la détention en 2016. Pour 305 d’entre elles, la médicalisation contrainte a été annulée, ce qui représente 13% de ces demandes.

    demandes de mainlevée auprès du #JLD
    http://www.lefigaro.fr/assets/infographie/print/highcharts/graphiques/web_201741_3123_Demandes_et_obtentions_de_mainlevee_d_unehospitalisation_complete_ou_partielle_sans_consentement/web_201741_3123_Demandes_et_obtentions_de_mainlevee_d_unehospitalisation_co

    #psychiatrie #psychiatrisés #internements_d'office

  • Coup de semonce contre l’inefficacité de l’homéopathie

    http://sante.lefigaro.fr/article/coup-de-semonce-contre-l-homeopathie

    Les Académies des sciences européennes dénoncent des privilèges réglementaires.

    Sur le plan scientifique, l’affaire est réglée depuis belle lurette : un produit homéopathique ne vaut pas plus qu’un médicament placebo (faux médicament). Ce qui n’est pas franchement étonnant puisque « les revendications scientifiques de l’homéopathie ne sont pas plausibles et sont incompatibles avec les concepts établis de la chimie et de la physique », précise dans une déclaration d’une douzaine de pages le Conseil scientifique des Académies des sciences européennes (Easac), regroupant 27 pays, dont la France.

    Par une indulgence réglementaire historique, qui date des années 1960 pour la France (que l’on retrouve dans une directive européenne de 2001), un produit homéopathique est dispensé du lourd dossier d’autorisation de mise sur le marché (essais toxicologiques, pharmacologiques et cliniques) demandé habituellement aux médicaments.

    En France, un article du Code de la santé publique évoque « l’usage bien établi » du « médicament ou des souches homéopathiques le composant », et même « la tradition homéopathique » pour justifier ce traitement particulier. Pour les scientifiques, on ne peut pas à la fois être un médicament et ne pas être. « Si un produit était considéré comme pouvant avoir des effets justifiant son utilisation dans le traitement de maladies, écrit l’Easac, il devrait être évalué avec les mêmes standards que d’autres médicaments candidats. »

    Un défi impossible à relever pour l’homéopathie !

    N’oublions pas non plus que l’homéopathie est remboursée (à 30 %, NDLR) et qu’il y a toujours un risque de détourner le malade de traitements réellement efficaces. »

    C’est malheureusement ce qui est arrivé en juin dernier en Italie. Un enfant de 7 ans est décédé des complications d’une otite traitée par homéopathie. Du côté de l’Agence du médicament (ANSM), on admet que « des effets indésirables graves peuvent survenir avec l’homéopathie ». Sans pouvoir en préciser le nombre.

    • On sent bien que ce qui les ferait kiffer c’est le déremboursement.

      « Pour moi Jacques Benveniste est un grand chercheur, comme vous avez dit, et c’est vraiment scandaleux la façon dont il a été traité. Il est mort comme vous savez en 2004, on peut dire épuisé par toutes ces luttes, et je crois qu’un jour prochain, il sera complètement réhabilité. (…) Les biologistes en sont restés encore à Descartes. Descartes, l’animal machine, les rouages, les engrenages… Or, après Descartes, il y a eu Newton, la gravité, une force qui se transmet à distance, il y a eu Maxwell, et la découverte des ondes électromagnétiques, donc tout ceci les biologistes l’ignorent totalement. Les biologistes actuels, biologistes moléculaires, imaginent les contacts entre les molécules par des contacts physiques n’est-ce pas alors que les molécules, c’est ce que disait Benveniste, peuvent correspondre également à distance. Donc c’est une révolution mentale et ça prend du temps. Professeur Montagnier »

      https://www.youtube.com/watch?v=_2xInJFD23k

  • Que se passe-t-il dans le cerveau des malades d’Alzheimer ?
    http://sante.lefigaro.fr/article/que-se-passe-t-il-dans-le-cerveau-des-malades-d-alzheimer-

    Ces deux protéines ont la capacité de s’agréger. Les protéines bêta amyloïdes forment ainsi des plaques à l’extérieur des neurones, tandis que les protéines tau s’assemblent en amas à l’intérieur. « Les neurones disposent d’un système d’élimination de ces agrégats, qui fonctionne très bien lorsqu’on est jeune, explique Ronald Melki. Mais au fur et à mesure que l’on vieillit, ce mécanisme perd en efficacité et les agrégats finissent par s’accumuler à l’intérieur et à l’extérieur des neurones ». En somme, chaque individu est victime de l’obsolescence programmée de sa poubelle neuronale.

  • #Levothyrox  : au moins 1500 cas d’effets indésirables graves depuis deux mois
    http://sante.lefigaro.fr/article/levothyrox-au-moins-1-500-cas-d-effets-indesirables-graves-depuis-deu

    Les déclarations d’effets indésirables liés au Levothyrox s’empilent. Et elles ne concernent pas que des pertes de cheveux, une grande fatigue ou des crampes musculaires : « Certaines patientes ont des troubles très sérieux comme des vertiges avec chute et des troubles du rythme cardiaque », observe un pharmacovigilant. Selon nos informations, au moins 1500 cas graves ont déjà été enregistrés depuis deux mois.

    Comment une bonne idée a-t-elle pu, par insuffisance administrative, négligence, mépris des patients et manque d’anticipation, générer un fiasco et une psychose d’ampleur nationale rarement atteinte dans un pays pourtant cumulard en matière de scandales sanitaires ? Car, au départ, l’objectif - garantir une stabilité plus importante de la teneur en substance active d’une hormone thyroïdienne, la lévothyroxine, tout au long de la durée de conservation du médicament - était évidemment louable. Mais c’était compter sans une gestion défaillante du changement de formule par l’Agence du médicament.

    Euh, je résume : la super #bonne_idée de l’industriel (allemand…, son nom, #Merck_Serono, est cité pour la première fois juste après ce passage) devient un #fiasco par la #négligence_administrative de l’#ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé)

    Mais alors, le reproche repris ici, c’est à qui qu’il faut l’adresser ?

    L’ancien député PS, Gérard Bapt, spécialiste des questions de santé et ancien membre du conseil d’administration de l’ANSM, a écrit à la ministre pour lui faire part de sa « préoccupation » concernant la crise actuelle. Il n’a pas reçu de réponse.« C’est dégueulasse de changer la formule d’un médicament dans un pays où il n’y a pas d’alternative. »

    • Là où ça se corse, c’est, qu’à l’occasion, on voit pour une fois pointer dans un MSM un #léger_doute sur les #effets_indésirables qu’induirait l’extension du champ de la #vaccination_obligatoire.

      C’est marrant (ou pas…) ça va encore être la faute de l’ANSM…

      Le tableau ne serait pas complet sans la mention que la direction de l’ANSM - qui n’a pas répondu à nos questions - entend diminuer le nombre de centres de pharmacovigilance en France. Un expert conclut : « L’ANSM veut la peau du réseau des centres de pharmacovigilance. Mais, en pleine tempête, est-ce vraiment le meilleur moment pour débarquer les marins du bord ? Quand les 11 vaccins seront obligatoires pour les enfants, il ne manquera pas, sur la masse de patients concernés, d’y avoir des effets indésirables et de nombreuses déclarations. La ministre de la Santé aura-t-elle tiré les leçons de la gestion calamiteuse du Levothyrox ? Si elle ne l’a pas fait, alors la crise actuelle n’est rien à côté de celle qui l’attend. » Agnès Buzyn et son conseiller Lionel Collet, proche d’Emmanuel Macron, ont reconduit cet été Dominique Martin à la tête de l’agence.

      Euh, j’ai bien lu ?
      Sur la masse des patients concernés, les 11 vaccins obligatoires ne manqueront pas d’avoir des effets indésirables.

      Donc l’ANSM s’effondre quand on modifie la formule d’un médicament pris par quelques (dizaines de ?) milliers de patients, qu’est-ce que ça va être lorsqu’on va imposer les formules multivalentes à des millions d’enfants ?

    • Les années passant et ma connaissance du système médical français s’accroissant j’ai réduit ma consommation de médicaments à quasiment rien. Quand j’ai un problème je cherche systématiquement du côté de la médecine non allopathique. Et je n’étais pas forcément prédisposée à ça. Il est impossible de faire confiance à ces fous dangereux !
      Je plains sincèrement les patients contraints de prendre des traitements médicamenteux sur une longue durée, ils sont pieds et poings liés.
      Concernant la vaccination, là où c’est dingue c’est que les vaccins subissent des contrôles moins nombreux parce qu’ils bénéficient d’un statut particulier n’étant pas considérés comme des médicaments.

    • Par les Décodeurs du Monde

      Pourquoi le médicament Levothyrox fait-il polémique ?
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/07/pourquoi-le-medicament-levothyrox-fait-il-polemique_5182477_4355770.html

      En France, cette hormone de synthèse est prescrite à 3 millions de patients, dont 80 % de femmes. Le traitement est quotidien et doit être pris à vie par les personnes ayant subi une ablation de la thyroïde – 40 000 opérations sont réalisées chaque année, selon l’Assurance maladie.
      […]
      En dépit de la polémique et des pétitions, le fabriquant du Levothyrox a confirmé qu’il n’était « pas du tout question de revenir à l’ancienne formule ». « Nous comprenons la détresse des patients, mais il n’y a pas de solution miracle. Il faut voir avec son médecin s’il y a un besoin de nouveau dosage, et si ce n’est pas le cas, il faut attendre que le corps s’habitue », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une porte-parole de Merck, qui rappelle que le changement avait été réalisé à l’initiative de l’ANSM et « dans l’intérêt du patient ».
      « A ce stade, il n’y a aucun effet indésirable dont la cause est liée au médicament. Les symptômes relatés sont classiques d’un dysfonctionnement thyroïdien, lié à une quantité de principe actif moins importante »
      […]
      Reconnaissant que « certains patients ont ressenti des effets secondaires indésirables et très gênants », la ministre a assuré que ces symptômes devraient « s’estomper avec le temps » et qu’il n’y avait « pas de mise en danger de la vie des gens ».
      Pour la ministre de la santé, « ce n’est pas un scandale sanitaire, c’est une crise. Il n’y a pas de faute, il n’y a pas de fraude (…). L’enjeu, c’est l’information. » Un paramètre qui n’a sans doute pas suffisamment été pris en compte dès le départ.

      Superbe communication !
      #Tout_va_bien #Ça_va_passer
      #C'est_pour_votre_bien
      #Il_faudra_bien_que_vous_vous_y_habituiez
      #Y_a_pas_mort_d'homme
      #D'ailleurs_il_ne_s'est_RIEN_passé

      bizarre, il manque (mais on sent bien que le cœur y est)
      #il_faut_faire_œuvre_de_pédagogie

    • Levothyrox. 9 000 signalements pour des effets indésirables, selon Agnès Buzyn
      http://www.ouest-france.fr/sante/levothyrox-9-000-signalements-pour-des-effets-indesirables-selon-agnes-

      La nouvelle formule a été mise sur le marché fin mars. L’Agence du médicament l’avait réclamée au laboratoire dès 2012 afin, selon elle, de rendre le produit plus stable.

      Au début de l’article :

      « Si l’on regarde les enquêtes de pharmacovigilance et ce qui remonte du terrain, nous sommes à 9 000 signalements sur les trois millions de personnes » qui prennent en France du Levothyrox, a […] déclaré [la ministre de la Santé Agnès Buzyn] lundi sur RTL.

      0,3% (ou 3‰) qu’est-ce que vous allez m’embêter avec ce chiffre ridicule, alors qu’il y a eu 10 enfants (oui DIX, deux fois cinq) enfants morts de rubéole en 10 ans !

    • L’ancienne version du Levothyrox sera accessible dans quinze jours
      http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/15/l-ancienne-version-du-levothyrox-sera-accessible-dans-quinze-jours_5185960_1

      A la suite de la polémique qui enfle depuis plusieurs semaines au sujet du médicament pour les troubles de la thyroïde, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé vendredi 15 septembre que l’ancienne formule du Levothyrox serait « accessible » dans quinze jours. Des « alternatives » à ce médicament, l’un des plus prescrits en France, seront également disponibles « dans un mois », a ajouté la ministre.

      « Nous avons fait en sorte (…) que l’ancien Levothyrox soit accessible de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre (…), a-t-elle déclaré au micro de France Inter. Et dans un mois nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux ».

  • Le cerveau décide de notre poids, pas nous
    http://sante.lefigaro.fr/article/le-cerveau-decide-de-notre-poids-pas-nous

    Première leçon, le poids idéal n’est pas celui que l’individu se fixe mais celui que le cerveau décide, sur la base d’éléments génétiques et d’expériences de vie. « Tout comme le corps a besoin d’un certain nombre d’heures de sommeil, le cerveau a une fourchette de poids privilégiée qu’il va s’efforcer de défendre pour chacun d’entre nous »

    #cerveau #poids #régime #neurobiologie