A mes amis | LES VREGENS

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  • A mes amis | LES VREGENS
    https://cafemusique.wordpress.com/2016/12/13/a-mes-amis/#more-8262

    L’autre matin, une amie, une qui me ressemble, une que j’aime, m’a téléphoné. Je ronronnais tranquille devant mon écran à écrire une bafouille inintéressante, et son appel m’a littéralement réveillée. Moi qui croyais être tellement démotivée que rien ne pouvait plus m’atteindre, ben le truc, ça m’a même sacrément mis en rogne.

    Elle a reçu récemment un papelard des « services sociaux » du coin, qui aurait reçu un « signalement » (l’autre mot pour « dénonciation ») concernant ses gosses, et qui donc, la convoque, elle et son mari, pour « lui prodiguer des conseils » (passque faut pas déconner, si on laisse les ploucs élever leurs enfants tous seuls, et pis quoi encore) et autres joyeusetés concernant leur éducation et tout ça.

    #contrôle_social

    • Si les enfants sont heureux comme dit le texte les services sociaux partirons vite. "Les gosses c’est vivant, pas empaillé" et ca peut être victime de violences aussi parfois. Ca me semble la moindre des choses qu’il y ai « l’obligation d’ouvrir un dossier » en cas de signalement de violences contre des enfants.

    • @mad_meg Il n’est pas ici question d’un signalement pour violence envers les enfants, je viens de relire attentivement l’article des vregens. Non, il s’agit, comme cela m’est arrivé une fois, d’un signalement (donc effectivement d’une délation qui ne dit pas son nom) sans doute pour de la maltraitance ou de la carence supposées au vue de la saleté (supposée) des enfants, et c’est d’une violence (pour le coup) sans nom envers les parents en question.

      Mon conseil pour ces parents, réunir des témoignages factuels et écrits de proches, d’amis, d’enseignants s’ils sont bienveillants (et donc pas au départ de ce signalement manifestement discriminatoire), de voisins bienveillants et le truc qui tue le truc dans l’oeuf d’un certificat médical par le, médecin traitant.

      Et surtout, surtout, de se faire confiance à soi.

    • C’est la parole d’un ami des parents, qui lui ne parle que de ce qu’il peu savoir. Je ne dit pas que ca peut pas être un cas de signalement inapproprié, faux ou/et malveillant, mais faut pas non plus faire comme si ca n’était pas possible que ces enfants soient signalés pour de bonnes raisons.

    • @mad_meg Ce faisant tu légitimes le fait que ce signalement anonyme (quel courage !) puisse ouvrir la voie à cette enquête, signalement et enquête étant d’une violence très dure pour les parents en question.

      C’est simple, tu dois pouvoir t’imaginer la même violence en l’adaptant à ton contexte, une personne qui aurait intérêt à te causer du tort, signale à la police que certains de tes dessins, tels qu’il ou elle croient les avoir vus sur ton site internet, comportent, au choix, de la pédophilie, de la zoophilie, l’apologie du terrorisme que sais-je ?, et sur la seule base de ce témoignage, dont tu m’accorderas qu’il est douteux, des inspecteurs de je ne sais quelle institution viennent remuer tous les cartons à dessin de ton atelier, voir si des fois ils ne trouveraient pas matière à donner corps à ce signalement.

      Pour corser la chose, je ne doute pas que tu as de l’attachement vis-à-vis de tes dessins, imagine avec tes enfants. Crois-moi c’est bien violent (et viscéral), au point de t’en faire perdre tout jugement et toute capacité de réflexion.

    • Les signalements d’enfants maltraité se font anonymement si on le veux et j’ai aucun problème avec ca. Je n’appel pas cela de la délation. La délation c’est le fait de tiré un bénéfice d’une dénonciation.
      Si ca t’amuse de comparé les lanceureuses d’alerte avec des délateurices je te laisse le faire sans moi.

      Mes dessins ne sont pas mes enfants ! On parle de vrais enfants pas de foutus dessins de merde. Qu’une personne s’amuse à me dénoncé pour dessins zoophiles, et autres ce n’est absolument pas le même probleme. La maltraitance à enfants ce n’est pas un droit d’expression.

    • J’ai juste parlé d’une possiblilité et rappelé que c’est normal qu’il y ai une enquête en cas de signalements. Il est possible que l’amie ne sache pas tout et comme l’anonyme est anonyme on sais pas non plus à quel point c’est une personne proche.

      J’ai pas dit que ces gens n’étaient pas innocents ni nier qu’il y avait une guerre aux pauvres.
      Pour le cas de la maladie des os de verre, si elle n’était pas diagnostiqué c’est quant même normal que les services sociaux aient pensé à des maltraitances. Un enfant avec des fractures inexpliqué et répété ca mérite de l’attention.

      Je sais bien qu’il y a des disfonctionnements graves dans les sérvices sociaux. Peut être qu’on retir les enfants aux parents de famille pauvres mais c’est quant même une procédure compliqué, c’est déjà difficile d’éloigné un enfant d’un père violents notoire avec un casier chargé ou d’un incestueux, alors je pense quant même que cette famille va garder ses enfants sans soucis. Et je trouve bien qu’il y ai automatiquement une enquête lors d’un signalement de faits de violences contre des enfants et je trouve bien que les signalements puissent être faits anonymement.

    • Petit rappel des procédures à suivre pour les services sociaux en cas de signalement par un anonyme (tel que précisé dans la loi de 2002 de rénovation de la protection de l’enfance et de 2007 sur la protection de l enfance).

      Toute personne ayant dès suspicion de maltraitance physique ou psychologique sur un enfant peut appeler le 119 qui est anonyme et gratuit même si les appelant sont incités à laisser leurs coordonnés.
      Apres échangé avec l’appelant et récolte des raisons d’inquiétudes, le dossier et soit archivé soit transmis aux services de l aide sociale à l’enfance dédié au 119 si les raisons d’inquiétudes semblent convaincantes.

      Une assistante sociale de secteur ou une assistante sociale scolaire prendra alors Rdv Aves les parents pour les informer de l’existence de ce 119 et faire avec eux le points sur leur situation et celle des enfants.
      Il peut y avoir un ou plusieurs Rdv et obligatoirement un Rdv au domicile de la famille.
      A l’issu de ces Rdv deux solutions :
      C’était encore n’importe quoi ce 119 ( la majorité des cas) et le dossier est classé.
      Il y a des difficultés familiales et une mesure d’accompagnement éducative à domicile est proposée. Cette mesure est administrative.
      Depuis 2002 à part en cas de maltraitance grave et avérée, les services sociaux ont l’obligation de proposer une mesure administrative avant toute transmission au juge pour enfant.

      A l’issu de cette mesure de 6 mois renouvelable si nécessaire, il y a encore deux solutions :
      Les difficultés se sont aplanies et l’ont classe le dossier.
      Les difficultés se sont aggravées au point que le danger pour l’enfant devient trop grand et le dossier est transmis au juge pour enfant.

      Le/la juge pour enfant pourra ordonner soit une mesure d accompagnement à domicile en milieu ouvert ou un placement temporaire de l’enfant.

      Il existe dès placement administrative qui se font en accord ou à la demande des parents.

      La situation financière ne peut en aucun cas etre le seul motif de placement judiciaire d’un enfant.

      Apres, on peut considèrer le 119 comme un système de délation, comme on peut pointer du doigt les défaillances de la protection de l’enfance qui n’est pas fiable à 100% evidemment.
      On peut aussi s’intéresser au nombre d’enfant protégés, aux situations familiales améliorées dont on se garde bien de fournir des chiffres ou d’interroger les familles bénéficiaires et encore moins les professionnels ( dont j ai ete pendant 18 ans) !

      Pour ce qui en est du témoignage en question, je déconseille fortement d’arriver avec des témoignages écrits de qui que se soit au premier Rdv qui risquerait d’être interpréter comme un mode défensif voire parano.
      Au contraire si tout va bien dans la famille sauf le manque d’argent, y aller décontracté, avec les enfants, laisser les enfants parler seuls avec l’assistante sociale, ne pas cacher les difficultés financières , bien au contraire, l’assistante sociale pourra aussi peut être aider à trouver des solutions.

    • Et je trouve bien qu’il y ai automatiquement une enquête lors d’un signalement de faits de violences contre des enfants et je trouve bien que les signalements puissent être faits anonymement.

      Encore une fois je ne pense pas à la lecture de l’article que le signalement ait trait à des faits de violence envers ces enfants.

      @corinne2

      C’était encore n’importe quoi ce 119 ( la majorité des cas) et le dossier est classé.

      Donc, dans la majorité des cas, ces signalements anonymes n’ont aucune valeur, ce dont on s’assure avec deux rendez-vous. Et, si je poursuis ton raisonnement, il n’y a pas mort d’homme (ce qui est vrai).

      Tu dis avoir fait ce métier, fort louable au demeurant, pendant 18 ans, je te pense bienveillante, je n’ai aucune raison d’en douter, donc je pense que tu peux aussi comprendre que ce qui est quotidien pour toi, un rendez-vous avec des parents signalés, n’est pas quotidien pour les parents en question, et donc pas du tout, mais alors pas du tout neutre.

      Quand une principale de collège te menace d’un signalement parce qu’elle souhaite avant tout exclure ton enfant autiste de son collège élitiste, et donc elle ferait n’importe quoi pour te donner de la difficulté, ce n’est plus tout à fait une blague en fait, c’est même du harcèlement. Et quand bien même tu n’as littéralement rien à te reprocher, cela t’atteint à un endroit extrêmement douloureux. D’ailleurs c’est étonnant parce que quand tu t’en ouvres à ton entourage, les gens commencent par rire tellement c’est gros, puis à la tête que tu fais comprennent immédiatement que ce n’est pas drôle, que ce n’est pas pour rire et que tu vis la chose comme une véritable possibilité que l’on te retire tes enfants, quand bien même c’est la plus flagrante des injustices

      Alors franchement, je n’ose même pas imaginer ce que c’est quand on est socialement en difficulté.

      Et tout cela sur un signalement anonyme. Encore une fois quand on déplace légèrement le problème dans un autre champ, on se rend compte que c’est insupportable. Et que c’est effectivement de la délation.

      Maintenant ma question est la suivante, quelle est la part des 119 qui sont encore n’importe quoi (la majorité d’après toi) et qui sont le fait d’appels anonymes restés anonymes, et quelle est la part des 119 qui sont effectivement avérés (et dont je ne remercierais jamais assez tes collègues et toi d’y trouver des solutions humaines forcément humaines) et qui sont le fait des appels de gens qui ont par ailleurs laissé leur identité ?

      Et lorsque le signalement est abusif est-ce que l’on demande des comptes au signaleur pour ne pas dire délateur ?

    • @philippe_de_jonckheere
      J ai pleinement conscience du caractère traumatique d’un tel signalement auprès des parents et j’ai toujours tente de les rassurer au maximum.
      Et non, ce n’est pas un quotidien, sachant l enjeu qui il y a derrière ces entretiens pour les parents et les travailleurs sociaux. Ne pas accuser à tord, ne pas laisser passer un cas de violence mais surtout apporter une aide si besoin et si c’est possible, rassurer et surtout écouter, chercher à comprendre sans juger.

      Pour les principales de collège ou de n’importe quel etablissement scolaire, je me suis regulierement battu contre ce genre d’énergumènes et pourtant là où je bossais c’était pas particulièrement élitiste comme quartier...

      Quand au chiffre dont tu parle peut être faudrait il se tourner vers l ONED. Je dois avouer ne pas m être penché sur leur publication depuis pas mal de temps.

    • @corinne2

      Merci pour ta réponse. Tu as bien compris que je ne doutais à aucun moment du bien fondé de ce travail et je me doutais un peu que non tu ne passais pas à côté des enjeux traumatiques pour les parents. J’ai l’air d’insister, mais c’est important. Lorsque ces choses-là ont pesé sur moi j’ai eu la chance d’être encadré par des personnes intelligentes, au premier rang desquels ma compagne, mais aussi les intervenants thérapeutiques de Nathan et mes amis aussi, et j’ai pu reprendre pied rapidement dans mon quotidien qui est déjà bien rodéo comme ça, merci. Et ce qui a fini par emporter le reste du bon côté c’est quand l’acharnement de la principale en question est allé trop loin, que cela s’est terminé au Rectorat et que sa hiérarchie l’a désavouée, cela m’a donné la paix pendant un an et quand elle est revenue à la charge la troisième année, j’étais nettement plus armé. J’ai même fini par traiter par l’indifférence après un dernier courrier assez libérateur je dois dire un jour, promis, je couche tout cela par écrit.

      Je constate aussi, et cela fait du bien de se le rappeler, qu’à la différence de toi quand je fais un erreur au travail, quelques dysfonctionnements informatiques se produisent et des collègues plus compétents que moi réparent mes âneries. Je vois bien que commettre une erreur dans ton travail a des conséquences incroyablement plus fâcheuses. Et quelle chance, nous avons, tous, de pouvoir compter sur tes compétences et celles de tes collègues, et je sais d’expérience que c’est un domaine dans lequel compétences et dévouement se fondent, je ne suis d’ailleurs pas surpris que ma grande Madeleine soit attirée par de telles carrières.

      Le deuxième lien que tu donnes est une aride mais nécessaire lecture. Je télécharge le fichier, je saurais le retrouver au moment où j’aborderai toutes ces questions dans un livre que je me suis promis d’écrire sur le sujet. Ça s’intitule les Salauds .

    • Merci à tous-tes pour votre participation à cette discussion. D’après ce que j’ai retenu d’une « formation » de 3 heures (!) sur l’enfance en danger quand j’étais instit, un seul indice isolé (sauf fait grave constaté par l’adulte ou rapporté par l’enfant à un adulte) ne constitue pas une preuve de maltraitance. Il faut de préférence s’appuyer sur un faisceau d’indices.
      Dans le cas de cet article, le fait de constater que ces enfants ont « les ongles noirs », des vêtements usés ou tachés ne devrait pas faire à lui seul l’objet d’une procédure.
      On peut facilement être, en tant que parents, victimes de malveillances et l’anonymat préservé de celui qui « signale » n’aide pas non plus à avoir un regard toujours très clair sur la question.
      J’ai connu ce genre de cas où le délateur (clairement identifié car revendiquant son acte) était tout bonnement le maire de la commune où j’habitais. Sa cible : une famille vivant dans une maisonnette isolée sans eau courante ni électricité, les parents cultivaient des plantes médicinales en bio pour des laboratoires suisses. La gamine était scolarisée, fréquentait même l’école de musique associative du secteur mais voilà, il y eut un différend entre ses parents et la municipalité concernant l’électrification du foyer, la commune refusant de financer la totalité des travaux pour relier cette famille au réseau électrique. Ben oui, nos « écolos-babas cools-un-peu anars » aurait bien souhaité avoir l’électricité du réseau mais pas d’accord possible avec la commune. Ils ont dû se contenter d’une petite éolienne auto-financée pour avoir un peu de courant par intermittence, ne serait-ce que pour faire de temps en temps tourner un lave-linge. On peut aussi régler des comptes par services sociaux interposés.

      Quelques pages de lecture grappillées au gré du Web :

      Quelle est la différence entre un signalement et une information préoccupante ?

      L’IP précède le signalement, le signalement est réservé à la saisine du procureur de la république.
      Le signalement peut se faire directement auprès du TGI comme indiqué précédemment, ou par le biais du CG suite à une information préoccupante.

      C’est le caractère d’urgence et la gravité de la situation qui fait la différence entre un signalement et une IP :
      – des réprimandes, des corrections plus ou moins fréquentes et dont l’enfant se plaint, des violences « éducatives »... Donnent lieu à une IP.
      – un fait isolé mais grave, un acte violent, des plaies ou marques visibles indiquent des évènements graves et nécessitant une intervention urgente : signalement.
      Dans le cas des violences physiques, le « curseur » peut être difficile à localiser... Si vous avez un doute, demandez-vous si l’enfant est en danger imminent ou non, appelez le 119 si vous avez besoin d’aide. Mais agissez !

      lu sur cette page : http://seco-zam.blogspot.is/2014/05/les-informations-preoccupantes-et-les.html

      Un document conçu par le Conseil Général / Départemental du Val-de-Marne (94) qui s’adresse plutôt aux professionnel-le-s de l’enfance ou de l’action sociale, mais pas que :
      https://cvm-mineurs.org/public/media/uploaded/pdf/guide-val-de-marne.pdf