/statistiques

  • Résultat des élections 2021 : qu’ils partent tous et qu’il en reste aucun !
    https://ricochets.cc/Resultat-des-elections-2021-qu-ils-partent-tous.html

    Une élection sans électeurs, c’est comme une démocratie sans instances politiques démocratiques. ÉLECTIONS : QU’ILS S’EN AILLENT TOUS ➡️Avec 65% d’abstention au second tour, c’est un record. Les élus du scrutin Régional de 2021 n’ont aucune légitimité. Ils ne représentent qu’une portion de 35% des inscrits qui sont allé glisser un bulletin dans une urne. La culpabilisation des abstentionnistes ne sert à rien. Pourquoi aller désigner des maitres qui n’écoutent jamais, ne rendent aucun compte une fois élus, et (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Politique,_divers

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.linternaute.com/actualite/politique/1188605-participation-abstention-suffrage-exprime-definition-et-explica
    https://www.liberation.fr/france/2018/07/06/non-inscrits-et-mal-inscrits-comment-les-ramener-aux-urnes_1664385
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4317766
    https://www.vie-publique.fr/fiches/23931-abstention-vote-blanc-et-vote-nul-quelles-differences
    https://elections.interieur.gouv.fr/regionales-2021/84/84.html
    https://reporterre.net/Dans-les-regions-pourquoi-voter-pour-des-institutions-devenues-inaccessi

  • La nouvelle #définition du #rural encore perfectible, estime le chercheur Olivier Bouba-Olga
    https://www.banquedesterritoires.fr/la-nouvelle-definition-du-rural-encore-perfectible-estime-le-ch

    Définir le rural en plein et non plus en creux ? C’est ce à quoi s’emploie l’#Insee dans sa dernière édition de « La France et ses territoires » parue le 29 avril 2021 (voir notre article du 29 avril 2021), conformément à l’une des mesures de l’Agenda rural de 2019. Jusque-là, définir le rural revenait simplement à identifier ce qui n’était pas urbain. Ainsi, l’Insee définissait les communes rurales comme étant celles qui n’appartenaient pas à une unité urbaine (c’est-à-dire des regroupements de plus de 2.000 habitants dans un espace présentant une certaine continuité du bâti). Pour mettre fin à cette approche « en creux », un groupe de travail associant des personnalités d’horizons divers (statisticiens publics, associations d’élus, universitaires) a planché sur le sujet. À l’issue de leurs travaux, il a été décidé de définir les communes rurales à partir de la grille de densité : sont ainsi considérées comme rurales toutes les communes peu denses ou très peu denses. Cette nouvelle définition, validée lors du comité interministériel des #ruralités du 14 novembre 2020, permet de mettre en exergue une population rurale bien plus importante que ce qui était considéré auparavant. « Les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, détaille ainsi l’Insee. Ils réunissent 88% des communes en France et 33% de la population en 2017. » En effet, avec cette nouvelle définition, le poids du rural en France est largement réévalué. Le « rural » passe de 4,5% de la population (si l’on retient comme zonage celui en aires urbaines, et que l’on considère que le rural correspond aux communes isolées hors influence des pôles), à 32,8% si l’on retient comme critère les communes très peu denses et peu denses. Le nombre de ruraux passe ainsi en nombre absolu, selon les données du recensement millésime 2017, d’environ 3 millions à près de 22 millions de personnes !

    Insee, La France et ses territoires 2021, https://www.insee.fr/fr/statistiques/5040030

    Olivier Bouba-Olga, Qu’est-ce que le « rural » ? Analyse des nouveaux zonages, https://territoires.nouvelle-aquitaine.fr/sites/default/files/2021-03/note_d%C3%A9finition_rural.pdf

    Étude de l’#ANCT : Les fonctions de centralité d’équipements et de services dans les dynamiques territoriales https://agence-cohesion-territoires.gouv.fr/sites/default/files/2020-11/0233_ANCT-etude_petite%20centralit%C3%A9_HD_sans_tr

  • Attractivité et compétitivité des territoires : quelle est au juste l’attractivité économique d’une planète morte ?
    https://ricochets.cc/Attractivite-et-competitive-territoires-quelle-est-au-juste-l-attractivite

    Il faut être un territoire attractif pour les investisseurs, développer l’attractivité économique, ne pas taxer les entrepreneurs qui réussissent, soigner la compétitivité du pays et rechercher l’agilité... Le mantra capitaliste est décliné à toutes les sauces pour créer de la richesse pour les riches et de la Valeur pour le Capital accumulé auparavant, euh pardon ...pour créer des emplois et que les richesses ruissellent en très fines gouttelettes vivifiantes du haut de la pyramide vers les gueux du bas. (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, Travail, emploi, entreprise..., Humour, ironie, (...)

    #Travail,_emploi,_entreprise... #Humour,_ironie,_satire...
    https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2010-1-page-27.htm
    https://fb.watch/5c0SQa6Yp-
    https://www.eterritoire.fr/blog/2014/11/29/la-france-qui-reste-attractive-quelques-exemples-a-suivre
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281062
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/29/la-pollution-chimique-gagne-l-ensemble-des-oceans_6078512_3244.html
    https://reporterre.net/Record-de-CO2-dans-l-air-vers-un-retour-en-arriere-de-15-millions-d-anne
    https://www.liberation.fr/environnement/la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-co2-quelle-nen-ab
    https://reporterre.net/Le-changement-climatique-a-modifie-l-axe-de-rotation-de-la-Terre
    https://lespunaises.info/2021/04/30/la-fonte-des-220-000-glaciers-du-monde-saccelere

  • Sebastian Roché : « Les gens croient en l’efficacité de la police lorsqu’ils ne la voient pas agir »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/16/sebastian-roche-les-gens-croient-en-l-efficacite-de-la-police-lorsqu-ils-ne-

    Avec deux autres universitaires, le sociologue, spécialiste des questions de police et de sécurité, a déchiffré près de dix années d’enquêtes de victimation, un indicateur jugé fiable de l’état de l’opinion à l’égard de la police.

    Le sociologue Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po Grenoble, s’est penché sur les enquêtes de victimation, menées auprès de la population, pour connaître l’état de l’opinion à l’égard de la police. A rebours des idées reçues, il démontre que c’est l’absence de contact avec les forces de l’ordre qui garantit, aux yeux des Français, son efficacité.

    La police est-elle, comme le soulignent de fréquents sondages, une institution très majoritairement appréciée ?
    Les instituts de sondage continuent de fonctionner avec une approche trop simplificatrice. En se contentant de demander « Avez-vous confiance en la police ? », on n’obtient pas de réponse sur la légitimité de la police mais sur l’utilité de l’existence d’une telle organisation. Or, très peu de gens rejettent radicalement le fait qu’il puisse y avoir une police. Une telle question ne dit rien de la confiance dans ses pratiques. Pour donner une image fidèle de la situation, la confiance doit être mesurée à trois niveaux : le caractère juste de son action, le fait qu’elle ne cause pas de dommages, et des modes d’action efficaces. Il faut mieux évaluer ces modes d’action, les replacer dans des contextes précis.

    Quelles sont les raisons habituelles de la confiance dans la police ?
    Les gens croient dans son efficacité lorsqu’ils ne la voient pas agir, n’ont pas de contact avec elle, et n’ont pas besoin d’elle parce qu’ils ne sont pas exposés à des troubles. Les responsables politiques et policiers affirment que leur mandat consiste à lutter contre la délinquance. Les victimes de cette délinquance et des incivilités imputent donc la responsabilité de ce qui leur arrive à ceux qui se disent responsables. Sans prévention des troubles, la confiance chute dans tous les types de contextes ou de populations.

    La visibilité de l’action policière n’entraîne-t-elle pas une hausse de la confiance dans son efficacité ?
    C’est exactement l’inverse qui se produit : plus les Français voient la police conduire des interventions autour de chez eux, moins ils la trouvent efficace. Et, ce n’est pas parce qu’on est victime ou à cause des incivilités dans le quartier : ces paramètres sont déjà pris en compte.

    Comment expliquer une conclusion aussi contre-intuitive ?
    Les résultats nous poussent à penser qu’une faible confiance provient des modes d’action, des façons de faire la police. En France, le ministère de l’intérieur privilégie une stratégie agressive : des interventions très visibles, qui mobilisent des effectifs nombreux, souvent lourdement équipés. La littérature internationale indique que ce mode d’action érode souvent la légitimité.

    N’est-ce pas au contraire la preuve que, dans certains quartiers, le travail de la police gêne ?
    Non, hélas. Il existe en fait une demande de police dans les quartiers défavorisés, qui sont très loin de la rejeter par principe. Ce travail suggère que ce qui n’est pas admis, en revanche, c’est la « mauvaise police » : les démonstrations de force, les raids, l’usage détourné des contrôles d’identité. Le contraire de la police de proximité.

    La confiance dans la police varie-t-elle en fonction des territoires ?
    Une fois pris en compte les effets de la victimation, des incivilités et des modes d’intervention, nous montrons que la confiance est plus faible dans les quartiers qui cumulent les désavantages en matière d’éducation, de transports, de revenus… Cette variable est beaucoup plus importante que l’origine ethnique ou les revenus du ménage. Elle renvoie aux politiques scolaires et économiques. Elle abrite aussi un effet de mémoire collective : les quartiers pauvres ont le plus subi les violences policières et s’en souviennent.

    Point positif, l’accueil en commissariat : deux tiers des Français s’en disent satisfaits…
    Nous pensions que ce contact pouvait améliorer la légitimité de la police chez les victimes. Ce n’est finalement pas le cas. Ici, le traitement de la plainte est probablement en cause : les auteurs ou les biens volés sont rarement retrouvés. Pire, pour les victimes de violences, aller au poste de police entraîne un affaissement supplémentaire de la confiance si elles ont un statut économique modeste.

    Votre étude ne couvre pas les questions liées aux contrôles d’identité et aux violences policières…
    Ces données ne figurent pas dans cette enquête, les ministères en charge ne s’y sont pas intéressés. Mais, on sait que le contrôle d’identité dégrade, et très nettement, la confiance dans la police.

    #police #violence_d'_État #violences_policières

  • Mortalité 2020 : « C’est la pyyyyyraaaamide des âges ! » Oui, mais en fait non - paldama’s substack
    https://paldama.substack.com/p/mortalite-2020-cest-la-pyyyyyraaaamide

    Un debunking rapide (et sans grossièretés) du « pre-print » de Toubiana et al

    Il revient sans cesse, ce refrain de la pyramide des âges :
    « Mais vous ne tenez pas compte de la pyramide des âges dans votre calcul. La population vieillit, et comme le taux de mortalité est une fonction exponentielle de l’âge, et la mortalité ‘‘attendue’’ en 2020 aurait été, même sans la COVID19, beaucoup plus forte que les années précédentes. Il n’y a donc pas de surmortalité significative en 2021… »

    Honnêtement, je suis fatigué de répondre à ces arguments, alors je vais tenter de vous convaincre, en quelques graphiques et tableaux (que vous pouvez reproduire à la maison !), que ce « pre-print » raconte à peu près, totalement, n’importe quoi.

    • la note de bas de page numéro 1 dit :

      l’Insee n’a pas encore publié les chiffres pour 2019, que les auteurs ont manifestement calculé à partir des fichiers des décès individuels. Cela dit, aucune chance que les taux de mortalité par âge aient brutalement évolué en 2019, au point de faire varier la moyenne.

      On dispose tout de même du bilan démographique de 2019 sur le site de l’INSEE (https://www.insee.fr/fr/statistiques/4281618?sommaire=1912926)

      Et on peut y lire ceci :

      En 2019, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, s’établit à + 141 000. En 2016, le solde naturel avait atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (figure 2), il n’a cessé de baisser depuis lors et atteint un nouveau point bas en 2019. Cette baisse est due à la fois au plus grand nombre de décès et au recul des naissances.

      il y a un tableau et un graphique qui illustrent ce propos. en 2019 il y a eu 611000 décès et non pas 599 408 comme le dit cet billet de blog.
      A partir de là, comment faire confiance à un débunkeur qui utilise une donnée sortie de son cul ?

  • Insee, décès quotidiens, données au 29/03/2021

    on peut noter que les données de la semaine se terminant le 22/03 ont assez sensiblement grimpé avec cette mise à jour, remontant au niveau de celles de 2018

    Par département, sans comparer à un « bruit » (que je n’ai pas calculé), on peut noter que le Var et le Rhône se situent à une valeur relativement élevée, de même que la Seine-Saint-Denis

  • Que vaut l’étude de Toubiana et Mucchielli sur la « très faible » surmortalité due au Covid ?
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/04/01/que-vaut-l-etude-de-toubiana-et-mucchielli-sur-la-tres-faible-surmortalite-d

    L’épidémiologiste Laurent Toubiana, proche des « rassuristes », affirme que la surmortalité en 2020 a été nulle pour les moins de 65 ans et de 4 % pour les plus de 65 ans. Mais son analyse comporte des biais sur le fond et la forme.

    C’est « une étude édifiante », affirme Sud Radio, qui aime donner la parole aux antirestrictions et l’a publiée en avant-première. Vendredi 26 mars, l’épidémiologiste Laurent Toubiana a cosigné, avec trois autres auteurs, une analyse affirmant que « le Covid-19 a eu un impact relativement faible sur la mortalité en France ». On y lit que l’épidémie due au SARS-CoV-2 :
    • n’a pas eu d’incidence sur la mortalité des moins de 65 ans ;
    • a entraîné une surmortalité de seulement 3,66 % chez les plus de 65 ans (depuis rectifiée à 4,1 %) ;
    • est loin des prédictions « catastrophiques » (500 000 morts) annoncées ;
    • a été gérée avec des mesures sanitaires « disproportionnées ».

    Que peut-on dire de la fiabilité de cette étude ? Eléments de réponse.

    Une étude qui pose question sur la forme
    Avant même d’aborder le contenu, signalons que le texte sur lequel s’appuie Sud Radio ne répond pas aux normes habituelles d’une publication scientifique reconnue.
    • Un « preprint » à l’autorité scientifique limitée
    Premier élément à rappeler : le texte publié est un « preprint » (ou prépublication), c’est-à-dire un article qui n’a pas été évalué par ses pairs, étape indispensable pour pouvoir parler de « publication scientifique ».

    L’étude porte sur des questions de démographie, mais seul Laurent Toubiana, épidémiologiste de métier, a une formation en démographie. Ses coauteurs, Laurent Mucchieli et Jacques Bouaud, sont respectivement sociologue de la criminalité et expert en systèmes informatiques d’aide à la décision médicale.

    Plus troublant, le quatrième signataire, Pierre Chaillot, attaché statisticien, est présenté comme chercheur à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Or, l’institut assure au Monde n’être « associé en aucune façon à cette étude » et affirme que « la mention de l’affiliation de son auteur à l’Insee est à la fois erronée et trompeuse ». M. Chaillot précise qu’il appartient au corps de l’Insee mais est en détachement dans une collectivité territoriale depuis 2019. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), institut d’appartenance de Laurent Toubiana, s’est également désolidarisé de l’article.

    Des concepts démographiques confondus
    Ce manque d’expertise des auteurs conduit à un manque de rigueur dans les termes et méthodes employés, estime France Meslé, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) et membre de l’unité de recherche mortalité, santé, épidémiologie :
    « Il y a une confusion permanente entre mortalité [le rapport entre le nombre annuel de décès et la population totale] et nombre de décès ; le calcul de la différence entre décès attendus et décès observés n’est pas clair ; la méthodologie est très peu expliquée. »

    Des biais dans l’approche
    • L’impossible comparaison avec le scénario du pire
    Cette étude entend démontrer que les mesures de restrictions sanitaires étaient disproportionnées et que le risque lié à la pandémie était surévalué. Pour cela, elle cite la prévision de « 500 000 morts » (en réalité, entre 400 et 500 000) avancée mi-mars 2020 par l’épidémiologiste Neil Ferguson, de l’Imperial College à Londres. « Ils sont où aujourd’hui, ces morts ? », s’interroge M. Toubiana.
    Il ne précise pas que cette estimation était un scénario du pire, qui se fondait sur les hypothèses de mortalité les plus élevées qui auraient pu être observées en l’absence de mesures radicales de prévention. Or, ce scénario ne s’est pas produit, puisque, justement, deux confinements ont été mis en place (au printemps puis à l’automne 2020), empêchant de mesurer la précision de ces prédictions. Une incohérence qui n’en est pas une, estime l’épidémiologiste, qui nie farouchement l’efficacité, pourtant documentée, du confinement.

    • Un calcul sur l’année qui lisse les deux pics épidémiques
    L’objet de cette étude est d’analyser la mortalité sur l’ensemble de l’année 2020. Or, cette analyse sur un an tend à lisser le nombre de décès. « En 2019, la mortalité était inférieure à la moyenne des dernières années en raison de l’absence d’épidémie de grippe. C’est aussi vrai pour janvier-février 2020 », rappelle France Meslé, de l’INED. Or, c’est au printemps et dans une moindre mesure en novembre 2020 que la surmortalité liée au Covid-19 a été la plus forte. Le pays a dépassé les 2 000 morts presque tous les jours entre le 16 mars et le 19 avril, et très fréquemment du 21 octobre au 16 décembre 2020, et a même connu 2 800 décès par jour, quand la moyenne en temps normal tourne entre 1 400 et 1 900.

    « Bien entendu, c’est ce qu’on appelle le théorème de Shannon », convient Laurent Taubiana :
    « Si on veut voir un phénomène court, on choisit un échantillonnage court. Là, on a choisi non pas l’élément fugace, mais sur une année entière. Cette année-là, il y a eu deux épidémies, c’est exceptionnel, et j’essaie de voir au total ce qu’elles ont produit comme morts, sur l’année. »
    A ses yeux, le Covid est « un virus pas très méchant, qui n’a touché que les personnes sensibles ».

    Quelques conclusions qui font l’unanimité…
    Certaines des conclusions de l’étude corroborent celles des chercheurs spécialisés sur la question.
    • Pas de surmortalité pour les moins de 65 ans
    L’étude de M. Toubiana affirme que l’épidémie n’a pas eu d’effet sur le nombre de décès chez les moins de 65 ans. C’est vrai. L’Insee en faisait déjà part à la mi-janvier 2021 ; la surmortalité est de + 2 % pour les 50-64 ans, mais de – 1 % pour les 25-49 ans et même de – 6 % pour les moins de 25 ans. Un phénomène qui s’explique à la fois par la faible létalité du Covid-19 chez les populations jeunes, mais aussi par la chute des autres causes de décès comme les morts sur la route, en baisse de 21,4 % par rapport à 2019, selon les chiffres du ministère de l’intérieur.

    • Une partie des décès s’explique par le vieillissement de la population
    L’étude évoque « l’évolution de la structure de la population française marquée par un vieillissement et donc une augmentation tendancielle de la mortalité ». Là aussi, c’est vrai : la tendance en France est structurellement à la hausse depuis plusieurs années. Comme l’expliquait au Monde Sylvie Le Minez, chef du département des études démographiques et sociales à l’Insee, ce phénomène s’explique par « l’arrivée des générations du baby-boom, beaucoup plus nombreuses que les autres, dans des âges où l’on meurt plus souvent ». L’année 2019 détenait déjà le record de l’année la plus meurtrière de l’après-guerre. « C’est un effet important, qui a été minimisé par le démographe Gilles Pison. Il l’estime à 13 000, moi à 17 000 », précise au Monde Laurent Toubiana.

    … mais une interprétation générale qui fait débat
    • Plusieurs chiffres concurrents pour la surmortalité
    L’étude portée par M. Toubiana compare la mortalité de 2020 à celle qui aurait dû être la mortalité en 2020 sans Covid-19. « Ma référence pour ce calcul, c’est ce que j’ai pu lire ou faire à l’époque de la canicule, et notamment les travaux de Denis Hémon et Eric Jougla sur la surmortalité liée à la canicule en 2003 », précise M. Toubiana, qui juge les autres méthodes « peu classiques ».

    En démographie, la surmortalité s’obtient en comparant deux séries entre elles (par classe d’âge, par sexe, par année, etc.), mais il existe plusieurs manières de calculer celle-ci. « On peut discuter à l’infini là-dessus. Que prend-on comme niveau de mortalité normal ? La moyenne de ces dernières années ? 2019 ? Avec ou sans la grippe, qui est un accident épidémique ? », interroge France Meslé.

    Le mode de calcul retenu par cette étude minimise l’impact de l’épidémie. Selon l’Insee, qui prend un autre point de comparaison (en l’occurrence, l’année 2019), la surmortalité globale en 2020 a été de 9 %. « L’année 2019 n’avait pas été une année à forte mortalité. Pour éviter ce biais, j’ai fait une intégration sur trois ans », se justifie Laurent Toubiana. Après avoir réajusté un calcul, il a néanmoins relevé le taux de surmortalité de quelques dixièmes de points, à 4,1 %.

    • Des experts divisés sur la gravité de l’épidémie
    D’une manière générale, les conclusions de Laurent Toubiana et de ses collègues ne font pas l’unanimité. Leur ligne consistant à minimiser la gravité de l’épidémie n’est pourtant pas isolée. Dans une tribune au Monde, l’historien et démographe Hervé Le Bras, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) invitait lui aussi à « nuancer la gravité de l’épidémie », estimant que « la crainte engendrée par le virus semble en relation inverse de sa létalité ».

    Mais d’autres experts ont de la situation une lecture plus noire. L’Insee, qui a publié le 29 janvier un bilan consolidé de son analyse de l’année 2020, évoque au contraire « une hausse des décès inédite depuis soixante-dix ans », une mortalité « exceptionnelle », dont l’augmentation est « notamment très supérieure à celle observée lors des épisodes grippaux et caniculaires sévères des années précédentes » Dans une étude de mars 2021, l’INED évoque elle aussi une augmentation nette du nombre de décès, et un bilan « accablant » de 68 000 décès liés au Covid-19 en 2020, « en dépit des mesures prises pour freiner la propagation du virus. » Au 31 mars 2021, le Covid-19 a été associé à 95 000 morts en France.

    • On m’a cité le cas d’une personne qui a contracté le Covid durant son hospitalisation pour alors qu’il était déjà en train d’y finir ses jours pour un cancer. Il a été déclaré mort du Covid. Je ne pense pas que ce soit un cas isolé. Je pense que, ne serait-ce que 1 à 5% de déclarations de décès de ce genre suffit à rendre les statistiques (officielles ou non) complètement hors sol.

    • On peut bien mesurer l’effet positif :
      https://seenthis.net/messages/909432

      Ça ne dit pas qu’on ne peut pas mesurer le non effet, ça dit qu’il ne faut pas comparer les chiffres prévus (beaucoup plus de morts) avec les morts qu’il y a réellement eu. En revanche on peut estimer (mais ça reste alors une hypothèse) de manière plus précise encore qu’avant, les morts qu’il y aurait eu si on n’avait pas confiné : puisqu’on a désormais pas mal beaucoup de données de comparaison entre les pays et régions qui ont eu des politiques de santé différentes. Et quand il n’y a pas eu confinement (et/ou pas masque obligatoire, etc) : il y a clairement eu beaucoup de morts en plus.

    • C’est un peu rapide de dire que c’est du pipeau, là aussi sans aucune source, alors que justement des chercheureuses s’évertuent depuis des mois à mettre en place des méthodologies permettant justement de comparer. Cf l’article lié précédemment, qui est un exemple parmi d’autres à Oxford.

      mais aussi nous assurer qu’elles soient comparables entre elles.

      Quelques semaines plus tard, nous avons lancé le Oxford Covid-19 Government Response Tracker, dans cette optique. Il constitue désormais la plus grande base de données mondiale relative aux politiques en matière de pandémie.

      À ce jour, nous avons pu cataloguer 20 types de réponses différentes à l’épidémie, et en suivre l’évolution grâce à l’aide de plus de 600 personnes collectant des données tout autour du monde : les informations recueillies proviennent de 186 pays, et concernent notamment les politiques relatives au confinement, à la santé, à l’économie, et maintenant à la vaccination.

      Comme si des milliers de données sur 186 pays pendant 1 an, ne permettaient pas aussi de prendre en compte les différences socio-économiques (comment est le système scolaire, le système de santé, économie majoritairement capitaliste ou vivrière, etc), pour pondérer les différences de résultats. Ça ne parait pas totalement insurmontable de pouvoir faire ces distinctions et d’en déduire des grandes lignes de choses qui fonctionnent mieux que d’autres.

    • @rastapopoulos Ok, allons-y pour les "grandes lignes"

      Quel est le reproche fait ? Le voici : "Il ne précise pas que cette estimation [500.000 décès] était un scénario du pire, qui se fondait sur les hypothèses de mortalité les plus élevées qui auraient pu être observées en l’absence de mesures radicales de prévention. Or, ce scénario ne s’est pas produit, puisque, justement, deux confinements ont été mis en place (au printemps puis à l’automne 2020), empêchant de mesurer la précision de ces prédictions."

      Il est bien dit que le pire ne s’est pas produit car les confinements empêchent de mesurer la précision des prédictions. Mais paradoxalement, les confinements n’empêchent pas d’en calculer l’impact. Ça c’est de la pure mauvaise foi ou bien de la bêtise, voire les deux à la fois.

      D’ailleurs plus loin on lit "Le mode de calcul retenu par cette étude minimise l’impact de l’épidémie. "

      Alors, d’un coté on lui reproche d’avoir pris les hypothèses maximales, de l’autre on lui reproche de minimiser le résultat. Et parce que sa méthode et son calcul sont valides scientifiquement, on dénigre une deuxième fois en lui reprochant l’inverse de ce qu’on lui reprochait au départ.

      Et je voudrais bien savoir en quoi dénigrer une information tout en disant que ses résultats sont justes c’est du journalisme ? Parce que je rappelle qu’on nous dit ça (extrait ci-dessous) en début d’article et qu’on conclue que c’est vrai à la fin de l’article. Sauf pour le 4ème point ou tout le monde n’est pas unanime. Et ou eux préfèrent les "autres experts [qui] ont de la situation une lecture plus noire" Sachant que ceux qui avaient fait l’hypothèse de 500.000 morts (les mêmes ?) pourtant, ils ne les aiment pas non plus.

      "On y lit que l’épidémie due au SARS-CoV-2 :
      • n’a pas eu d’incidence sur la mortalité des moins de 65 ans ;
      • a entraîné une surmortalité de seulement 3,66 % chez les plus de 65 ans (depuis rectifiée à 4,1 %) ;
      • est loin des prédictions « catastrophiques » (500 000 morts) annoncées ;
      • a été gérée avec des mesures sanitaires « disproportionnées »."

    • hier j’ai regardé le documentaire d’Arte "La fabrique de l’ignorance", ça parle de comment les lobbies manipulent l’opinion avec la recherche scientifique. C’est 1 heure et demie d’historique depuis les premiers pas du lobby du tabac. ça vaut le coup d’être vu. Puis de réfléchir à d’où proviennent nos informations et dans quel état d’esprit on les lit. On papote ici autour d’un article du Monde et en 2021 il est devenu possible dans un chapeau du Monde de dénigrer quelqu’un avec un qualificatif comme « rassuriste » sans que ça ne choque le lectorat. Si je ne suis pas « rassuriste » alors je suis quoi ? "Lecture noiriste " comme on me le propose vaguement en fin d’article ? Mais qui veut que j’ai peur d’être rassuré ? Qui est ce fou qui veut que j’aie peur de vivre ? A qui appartient cette science qui me dit sans cesse "craint la mort !" ? Hier c’était la religion qui me disait cela "aies peur de Dieu", puis ce fut l’Etat ; "aies peur de l’étranger", c’est désormais la science "aies peur de la mort" ...
      Ou bien est-ce plus simplement Louis Dreyfus qui me permet de lire ce discours et de m’en convaincre ?

    • pour info, je découvre ça ce matin dans les références d’un article (https://interestingengineering.com/sunlight-neutralizes-sars-cov-2-8-times-faster-than-assumed) :

      However, the freely available epidemiological data (as of May 29, 2020 (54)) demonstrates that lock‐down measures preventing healthy individuals from remaining outdoors have not resulted in an obvious and statistically significant difference on infections per million inhabitants when compared to countries where healthy individuals were free to stay outdoors, with potential exposure to sunlight radiation.

      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/php.13293

    • la note de bas de page numéro 1 dit :

      l’Insee n’a pas encore publié les chiffres pour 2019, que les auteurs ont manifestement calculé à partir des fichiers des décès individuels. Cela dit, aucune chance que les taux de mortalité par âge aient brutalement évolué en 2019, au point de faire varier la moyenne.

      On dispose tout de même du bilan démographique de 2019 sur le site de l’INSEE (https://www.insee.fr/fr/statistiques/4281618?sommaire=1912926)

      Et on peut y lire ceci :

      En 2019, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, s’établit à + 141 000. En 2016, le solde naturel avait atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (figure 2), il n’a cessé de baisser depuis lors et atteint un nouveau point bas en 2019. Cette baisse est due à la fois au plus grand nombre de décès et au recul des naissances.

      il y a un tableau et un graphique qui illustrent ce propos. en 2019 il y a eu 611000 décès et non pas 599 408 comme le dit cet billet de blog.
      A partir de là, comment faire confiance à un débunkeur qui utilise une donnée sortie de son cul ?

  • Deux papiers de l’#Insee sur les conséquences démographiques de la #Covid-19 en #France.

    Avec la pandémie de Covid-19, nette baisse de l’#espérance_de_vie et chute du nombre de #mariages - Insee Première - 1846
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/5347620?pk_campaign=avis-parution

    Au 1ᵉʳ janvier 2021, la France compte 67,4 millions d’habitants. En 2020, la population a augmenté de 0,2 %. Le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, a fortement baissé du fait de la forte hausse des décès liée à la pandémie de Covid-19 et de la poursuite de la baisse des naissances ; il s’élève à + 67 000.

    En 2020, 736 000 bébés sont nés en France. En recul depuis 2015, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,83 enfant par femme en 2020. La France reste, en 2019, le pays le plus fécond de l’Union européenne.

    En 2020, 669 000 personnes sont décédées en France, soit 9,1 % de plus qu’en 2019. La pandémie de Covid-19 a particulièrement affecté les décès au printemps et en fin d’année. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,1 ans pour les femmes et à 79,1 ans pour les hommes. Elle diminue nettement par rapport à 2019 (– 0,5 an pour les femmes et – 0,6 an pour les hommes). La baisse est bien plus forte qu’en 2015, année marquée par une forte grippe hivernale (– 0,3 an et – 0,2 an).

    En 2020, 155 000 mariages ont été célébrés, en recul de 31 % par rapport à 2019, la pandémie ayant empêché la tenue des célébrations ou incité à les repousser en raison de la limitation du nombre d’invités.

    2020 : une hausse des décès inédite depuis 70 ans - Insee Première - 1847
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/5347349?pk_campaign=avis-parution

    En raison de l’épidémie de Covid-19, la #mortalité a été exceptionnelle en 2020 avec près de 669 000 décès toutes causes confondues, soit 56 000 décès de plus qu’en 2019 (+ 9 %).

    Une telle hausse de la mortalité n’a pas été enregistrée en France depuis 70 ans. Cette hausse est notamment très supérieure à celle observée lors des épisodes grippaux et caniculaires sévères des années précédentes. La France est dans une position médiane au sein des pays européens.

    La hausse des décès a été un peu plus forte pour les hommes. Elle a surtout concerné les personnes âgées de plus de 70 ans (+ 11 %), de manière assez homogène au-delà de cet âge. Cette hausse a été très inégale selon les territoires : elle a été plus forte dans la moitié Est de la France métropolitaine, en incluant l’Île-de-France. Mayotte, l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes sont au final les trois régions où les excédents de décès sont les plus forts sur l’année.

  • Plus de 400 000 habitants supplémentaires en Bretagne d’ici 2040 - Insee Analyses Bretagne - 89
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4250821


    Figure 4 – Des seniors toujours plus nombreux partout dans la région

    La croissance de la population bretonne devrait se poursuivre sur la période 2018-2040, mais en ralentissant progressivement. Les populations de seniors augmenteraient sur l’ensemble de la région, avec toutefois des rythmes de croissance très variables entre territoires. La population en âge de travailler augmenterait fortement dans la métropole rennaise et les intercommunalités voisines. Elle augmenterait également dans les zones de Brest, Vannes et Vitré. Dans les autres territoires, la population en âge de travailler décroîtrait systématiquement, ce qui aurait une incidence sur les dynamiques économiques et sur le nombre de jeunes.

    Figure 1 – Forte croissance de la population dans l’est de la région
    Projection de l’évolution de population entre 2018 et 2040 - Scénario central

    Figure 3 – Diminution du nombre de personnes en âge de travailler dans la majorité des territoires
    Évolution de population de 20 à 64 ans entre 2018 et 2040 - Scénario central

  • Synthèses pluriannuelles − Nombre de #décès quotidiens | #Insee
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4931039?sommaire=4487854

    Exceptionnellement, pendant la pandémie de la #Covid-19, l’Insee diffuse régulièrement le nombre de décès (toutes causes confondues) par jour et par région et département. Les décès sont enregistrés dans la commune où ils ont eu lieu (et non au lieu de résidence). Les #statistiques diffusées sont provisoires

  • Bâti dispersé, bâti concentré, des #disparités_territoriales persistantes

    Les #bâtiments sont concentrés dans les #villes et #villages dans le quart nord-est de la #France alors qu’ils sont beaucoup plus souvent dispersés dans des #hameaux et des #lieux-dits dans l’ouest et le sud. Ainsi, en 2005, 91 % des bâtiments de la région #Grand_Est sont concentrés, contre 62 % en #Bretagne. Ces #spécificités_géographiques perdurent dans le temps. Les nouveaux bâtiments tendent à reproduire l’organisation existante du bâti.

    Cette inertie pourrait refléter la diversité des #paysages plus ou moins propices à l’installation de nouveaux bâtiments en dehors des espaces déjà bâtis. La plupart des bâtiments devant être reliés aux réseaux routiers existants, les différentes configurations paysagères peuvent freiner ou favoriser la construction de nouveaux bâtiments éloignés du bâti concentré existant. Les formes des #parcelles cadastrales se différencient selon le type de #paysages : petites et presque carrées dans les paysages de champs clôturés, allongées et rectilignes dans ceux de champs ouverts. Confronter les images de ces parcelles à la localisation effective des nouvelles constructions confirme l’inertie dans le temps du bâti : 82 % des nouveaux bâtiments se font en continuité de bâti dans les paysages de champs ouverts, contre 65 % dans ceux de champs clôturés.

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/5229207
    #cadastre
    #chiffres #statistiques #cartographie #visualisation

  • Que dit la statistique des décès quotidiens de l’Insee ?

    ça fait un bout de temps que je n’ai pas été la voir. Du coup, il y a quelques problèmes techniques à gérer :
    • le fichier de l’Insee donne les valeurs pour l’année en cours et les deux précédentes, dans le passage de 2020 à 2021, on a donc perdu l’année 2018 (à partir du fichier du 22/01/2021)
    • en 2020, les cumuls démarraient au 01/03, essentiellement – je ne l’ai compris que nettement plus tard – pour éviter d’avoir à gérer le fait que 2020 est bissextile et donc présente un jour de plus

    donc quelques problèmes de cuisine interne à gérer…

    résultat : France

    • 2021 a commencé avec des valeurs supérieures à celles de 2018, 2019 et 2020
    • il y a eu une légère bosse début janvier en 2018, tout le mois de février en 2019 et aucune bosse début 2020 (avant le démarrage de l’épidémie, dont l’impact se perçoit autour du 10/03/2020)
    • depuis le 15/02/2021 le nombre de décès quotidiens baisse ; au 22/02 (dernière valeur connue) avec 1707, il a presque rejoint la valeur du 22/02/2020 (1642) point bas du premier trimestre 2020 avant la vague

    À titre indicatif, les mêmes courbes pour le département des Alpes-Maritimes

    les effectifs étant nettement plus faibles, les fluctuations sont beaucoup plus marquées ; sans en tenir compte (et hors toute estimation du « bruit ») , le « filtrage visuel  » montre que le nombre de décès a été supérieur aux valeurs des 3 années précédentes pendant tout le mois de janvier, il émerge encore de temps en temps pendant la première quinzaine de février et est en train de se confondre dans les fluctuations pour les derniers jours (s’arrêtant au 22/02)

  • Forte baisse des naissances en décembre 2020 et janvier 2021 | Insee
    https://www.insee.fr/fr/information/5227830

    Neuf mois après le début de la pandémie de Covid-19, les naissances ont fortement baissé en France. La crise sanitaire datant de mars 2020, son impact éventuel sur les naissances ne pouvait s’observer qu’à partir de la fin de l’année.
    En décembre 2020, il y a eu 7 % de nouveau-nés en moins qu’en décembre 2019. La baisse s’est poursuivie de façon bien plus prononcée en janvier 2021, avec 13 % de naissances de moins qu’en janvier 2020.

    graphique du communiqué de presse

    communiqué de presse
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/version-html/5227830/cp_naissances.pdf

    source Insee :
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000436391#Graphique

  • 148 000 Britanniques résident en France, notamment dans les territoires peu denses de l’Ouest - Insee Première - 1809 (16/07/2020)
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4632406

    En 2016, 148 300 Britanniques résident en France. Leurs arrivées ont été particulièrement importantes entre 1990 et 2006, période au cours de laquelle leur nombre a doublé. En 2016, 53 000 résidents britanniques, soit plus du tiers, sont retraités. Ils vivent majoritairement en couple, sans enfant, dans des territoires peu peuplés de l’ouest du pays comme la Charente, la Dordogne ou la Haute-Vienne. 55 000 Britanniques résidents sont en emploi. Ils habitent principalement dans les grandes villes offrant des emplois qualifiés. Les Alpes et quelques territoires frontaliers accueillent aussi des expatriés, relativement jeunes, venus la plupart du temps pour y travailler. Les résidents du Royaume-Uni choisissent aussi la France comme destination touristique. Ils y possèdent 86 000 résidences secondaires et constituent l’une des principales clientèles touristiques étrangères.

  • LE COMMENCEMENT DE LA FIN DES BABY BOOMEURS

    Le baby-boom, ou « pic de natalité », est une période de remontée exceptionnelle de la fécondité juste après la dernière guerre mondiale. Cela a causé le phénomène du baby-boom de 1945 à 1965. Durant ces années le taux de natalité était très élevé, une augmentation de près de 40 % entre 1940 et 1946.

    Le baby-boom a pour conséquence aujourd’hui d’entraîner une élévation de la part des personnes âgées dans la population. Après la Libération c’est 10 millions de naissances en 10 ans, un record dans l’histoire de notre démographie. Cette génération de baby boomeurs qui a grandi dans la France des Trente Glorieuses était la jeunesse de 1968.

    Une classe d’âge qui a vieilli sans se voir vieillir a été contemporaine de l’extraordinaire allongement de la durée de vie. L’espérance de vie se situe entre 79 et 85 ans en France (2019).

    L’âge moyen des victimes du Covid est de 81 ans. (Santé publique France). C’est le même âge que la moyenne de l’espérance de vie. Selon les statistiques le covid ne raccourcit pas la durée de vie des malades. La mortalité s’est déplacée, on meure moins des autres maladies et plus du covid, sauf pour les suicides.

    L’excès de mortalité n’est pas due à l’épidémie mais à l’augmentation du nombre d’individus de la population vieillissante. Cela fait dix ans que le nombre des plus de 60 ans augmentent. La classe des baby boomeurs qui arrivent à 74 ans, va augmenter considérablement le nombre de morts chaque année, et ceci pendant plus de dix ans. Même sans épidémie le taux de mortalité va grimper bien plus que les 9 % de l’INSEE pour 2020, mais jusqu’à plus de 20 %, conséquence de la génération baby boomeurs arrivant en fin de vie.

    L’angle mort du contexte n’est jamais vu par les propagandistes bornés d’un pouvoir corrompu. Le gouvernement gères servilement les intérêts des labos, des affairistes mafieux et des spéculateurs de la haute finance.

    685 000 décès du cancer et 71 342 du covid en 2020. Près de dix fois plus de morts du cancer que du covid et le gouvernement autorise les pollutions chimiques et protège la commercialisation de tous les produits cancérigènes...

    Toujours ingouvernable

    --
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1906667?sommaire=1906743#tableau-T16F035G3
    https://www.euromomo.eu

    http://resistance-verte.over-blog.com/2021/01/le-commencement-de-la-fin-des-baby-boomeurs.html

  • Bilan démographique 2020 - Insee Première - 1834
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/5012724

    Avec la pandémie de Covid-19, nette baisse de l’espérance de vie et chute du nombre de mariages

    Au 1ᵉʳ janvier 2021, la France compte 67,4 millions d’habitants. Au cours de l’année 2020, la population a augmenté de 0,3 %. Cette progression est due pour moitié au solde naturel (+ 82 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès. Il a fortement baissé du fait de la forte hausse des décès liée à la pandémie de Covid-19.

    En 2020, 740 000 bébés sont nés en France. En recul depuis 2015, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,84 enfant par femme en 2020. La France reste, en 2018, le pays le plus fécond de l’Union européenne.

    En 2020, 658 000 personnes sont décédées en France, soit 7,3 % de plus qu’en 2019. La pandémie de Covid-19 a particulièrement affecté les décès au printemps et en fin d’année. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,2 ans pour les femmes et à 79,2 ans pour les hommes. Elle diminue nettement par rapport à 2019 (– 0,4 an pour les femmes et – 0,5 an pour les hommes). La baisse est bien plus forte qu’en 2015, année marquée par une forte grippe hivernale (– 0,3 an et – 0,2 an).

    En 2020, 148 000 mariages ont été célébrés, en recul de 34 % par rapport à 2019, la pandémie ayant empêché la tenue des célébrations ou incité à les repousser en raison de la limitation du nombre d’invités.

  • Nouvelle livraison INSEE, données décès jusqu’au 28 décembre 2020.

    cette mise à jour dit +42k morts en décembre (métropole et outre-mer) ; en plus des 13.7k comptés à la précédente livraison (18 décembre), ça ferait au total dans les 56k morts en décembre 2020 ; pour métropole (hors outre-mer), en moyenne sur 2018 et 2019 on avait environ 53k morts en décembre ;

    a priori et à la louche, légère surmortalité en décembre (à confirmer), correspondant à l’aire sous la (fin de la) bosse bleue.

    mise à jour par rapport a la dernière livraison :

    diff -ru insee_dc.2020-12-18 insee_dc.2021-01-08 |\
         7 +2020;01
         4 +2020;02
         5 +2020;03
         3 +2020;04
         6 +2020;05
         4 +2020;06
        13 +2020;07
        18 +2020;08
        22 +2020;09
        98 +2020;10
       436 +2020;11
     42132 +2020;12

    précédent : https://seenthis.net/messages/892164

    • Le nombre de décès en 2020 est « nettement supérieur » à celui de l’année 2019
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/08/le-nombre-de-deces-en-2020-est-nettement-superieur-a-celui-de-l-annee-2019_6


      source Insee

      « C’est faux. Le nombre de décès en 2020 est nettement plus important que celui-ci que l’année précédente, corrige Sylvie Le Minez, cheffe du département des études démographiques et sociales à l’Insee. C’est la première année où l’on atteint un tel niveau de décès, sachant que l’on voit déjà la mortalité progresser d’environ 6 000 personnes chaque année en raison de l’arrivée des générations du baby-boom, beaucoup plus nombreuses que les autres, dans des âges où l’on meurt plus souvent. Mais la hausse de cette année est sans commune mesure. »

      Surmortalité importante au printemps et à l’automne
      Dans le détail, la surmortalité est notoire aux deux pics épidémiologiques. « En nombre de décès, les mois de mars et avril 2020 sont bien supérieurs aux années précédentes », continue Sylvie Le Minez, tandis que concernant la seconde vague « septembre est légèrement au-dessus, octobre encore plus, et c’est très net pour novembre, par rapport aux cinq dernières années ou à 2019. »

      Alors que la mortalité quotidienne, toutes causes confondues, en France est habituellement comprise entre 1 400 et 1 900 décès par jour, elle a dépassé la barre des 2 000 morts quotidiennes de manière quasi ininterrompue du 16 mars au 19 avril et très fréquemment du 21 octobre au 16 décembre 2020. L’écart le plus important a été enregistré le 1er avril, avec 2 811 morts contre 1 684 le même jour, en moyenne, sur les cinq précédentes années. Du reste, depuis le second pic, le 7 novembre, le nombre de morts baisse très lentement.

      « L’excédent de décès provient à la fois de décès en plus liés au Covid-19 directement ou indirectement, mais il y a aussi eu des décès en moins, engendrés par l’effet protecteur du confinement », nuance Mme Le Minez. On sait notamment que la criminalité et les accidents de la route ont connu une chute au printemps.

    • alors le nombre de décès « nettement » supérieur, ils pourraient sortir une calculatrice et donner un % ?

      j’ai fait à la louche suite à question d’un pote, je trouve +18% par rapport à une moyenne 2018-2019 (en prenant +120k morts sous les 2 bosses, et 1800 morts/j x 365 habituellement)

    • mon premier « à la louche » est largement faux, c’était basé sur du pifomètre de sur-mortalité pour chaque bosse, tiré de mémoire d’une estimation de 50k morts en plus de la moyenne pour la bosse du printemps, trouvé sur le graphique de B. Coulmont posté ici ( https://seenthis.net/messages/891914#message891970 ) précédemment ; sauf que, je m’a trompé, il dit 31k morts de plus au printemps...

    • J’ai repris les données du rapport INSEE pointées par @ericw :

      Je trouve les chiffres suivants :

      – 2018 : 604.6k
      – 2019 : 608.0k
      – 2020 : 659.9k

      soit, 606.3k en moyenne pour 2018-2019 (604.6+608)/2

      soit +53.6k d’écart pour 2020,
      donc +8.8% (53.6/606.3)

      good for u @fil ?

    • Du coup, c’est à se demander où sont passés les 60k morts coviiiiiiid de l’épisode 1 et ceux encore plus nombreux de l’épisode 2 ...

    • @olaf : pourquoi tu veux comparer 2020 à u e moyenne 2018-2019 ? Je trouve que donner la variation 2018-2019 puis 2019-2020 montre bien qu’on a une augmentation largement supérieure à la variation entre les années précédentes.

      Mais peut-être que je passe à côté d’un truc et que c’est autre chose que tu veux mettre en avant.

    • Ma suggestion serait que les données et les traitements soient partagés et rejouables, pour clarifier le propos et avancer ensemble plutôt que chacun·e dans son coin. Mais bon c’est juste une suggestion, même pas une demande.

    • @ericw, elle est très bien ta manière de présenter les chiffres ; c’est minimal, pas de référence composite type moyenne, plus simple ; je voulais quand même donner une référence "moyenne" (ce que fait aussi l’insee) comme complément et parce-que c’est habituel (il me semble).

      @fil pour les calculs globaux de surmortalité, on fait pas bien plus ici que ce qui est écrit plus haut ; pas de code ou de calculs compliqués ; « donc » pas de github :-) pour si peu ; les données sont reprises du rapport insee.

      Pour les courbes « tranches d’ages » que je montre en premier dans le post, je prends les données détaillées direct depuis l’insee ; la récupération, les petits calculs de moyenne et des graphes sont avec le reste de mes graphiques, ici : https://github.com/ofa-/predictor ; voir le Makefile pour la recup de données (make insee.fetch) et insee_dc.py pour les graphes ; contribution welcome.

  • En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville - Insee Focus - 211

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4806694

    En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville

    Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee)

    L’aire d’attraction d’une ville définit l’étendue de son influence sur les communes environnantes. En France, les 699 aires d’attraction des villes regroupent plus de neuf personnes sur dix : 51 % de la population française habite dans les pôles et 43 % dans les couronnes. Une personne sur cinq vit dans l’aire d’attraction de Paris.

    Entre 2007 et 2017, la population augmente nettement dans les aires d’attraction de 700 000 habitants ou plus. Depuis 2012, la population est stable dans les aires de moins de 50 000 habitants et dans les communes hors attraction des villes. Au sein des aires, la croissance de la population est plus faible dans les communes-centres que dans les couronnes.

    #france #urban_matter #aires_attraction #géographie #Cartographie #centralité #périphérie #bide #plein

  • En train (enfin) de lire Les femmes de droite d’Andrea Dworkin.

    Cela signifie que les #femmes de droite ont raison de dire qu’elles valent plus au foyer qu’à l’extérieur. Au foyer, leur valeur est reconnue et sur le marché du #travail, elle ne l’est pas. Dans le mariage, le labeur sexuel est récompensé : on « donne » habituellement à l’épouse plus que ce qu’elle pourrait gagner à l’extérieur. Sur le marché de l’emploi, les femmes sont exploitées en tant que main-d’œuvre à rabais. L’argument selon lequel le travail hors du foyer rend les femmes sexuellement et économiquement autonomes des hommes est tout simplement faux : les femmes sont trop peu payées. Et les femmes de droite le savent.

    • Les femmes de droite ont examiné le monde ; elles trouvent que c’est un endroit dangereux. Elles voient que le travail les expose à davantage de danger de la part de plus d’hommes ; il accroît le risque d’exploitation sexuelle. Elles voient ridiculisées la créativité et l’originalité de leurs semblables ; elles voient des femmes expulsées du cercle de la civilisation masculine parce qu’elles ont des idées, des plans, des visions, des ambitions. Elles voient que le mariage traditionnel signifie se vendre à un homme, plutôt qu’à des centaines : c’est le marché le plus avantageux. Elles voient que les trottoirs sont glacials et que les femmes qui s’y retrouvent sont fatiguées, malades et meurtries. Elles voient que l’argent qu’elles-mêmes peuvent gagner au travail ne les rendra pas indépendantes des hommes, qu’elles devront encore jouer les jeux sexuels de leurs semblables : au foyer et aussi au travail. Elles ne voient pas comment elles pourraient faire pour que leur corps soit véritablement le leur et pour survivre dans le monde des hommes. Elles savent également que la gauche n’a rien de mieux à offrir : les hommes de gauche veulent eux aussi des épouses et des putains ; les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça. Elles n’ont pas tort. Les femmes de droite voient que, dans le système où elles vivent, si elles ne peuvent s’approprier leur corps, elles peuvent consentir à devenir une propriété masculine privatisée : s’en tenir à un contre un, en quelque sorte. Elles savent qu’elles sont valorisées pour leur sexe – leurs organes sexuels et leur capacité de procréation – alors elles tentent de rehausser leur valeur : par la coopération, la manipulation, la conformité ; par des expressions d’affection ou des tentatives d’amitiés ; par la soumission et l’obéissance ; et surtout par l’emploi d’euphémismes comme « féminité » « femme totale », « bonne », « instinct maternel », « amour maternel ». Leur détresse se fait discrète ; elles cachent les meurtrissures de leur corps, de leur cœur ; elles s’habillent soigneusement et ont de bonnes manières ; elles souffrent, elles aiment Dieu, elles se conforment aux règles. Elles voient que l’intelligence affichée chez une femme est un défaut, que l’intelligence réalisée chez une femme est un crime. Elles voient le monde où elles vivent et elles n’ont pas tort. Elles utilisent le sexe et les bébés pour préserver leur valeur parce qu’elles ont besoin d’un toit, de nourriture, de vêtements. Elles utilisent l’intelligence traditionnelle de la femelle – animale, pas humaine ; elles font ce qu’elles doivent faire pour survivre.

    • non @colporteur il y a des femmes prolétaires qui sont dans la monogamie hétero aussi et qui n’ont pas d’emploi ni revenus et qui vont même jusqu’a defendre leur sois disant instinct maternel et ce genre de biteries.

      Le mépris des hommes de gauche pour les bourgeoises c’est exactement ce que dénonce le texte posté par @monolecte

      les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça.

      Bourgeoise c’est aussi le synonyme d’épouse

    • Oui, oui, ça existe. Mais merci de ne pas m’asséner des généralités sur « les hommes de gauche » depuis cette exception. La norme prolo, c’est la « mère isolée » (c’est éventuellement elle la mère au foyer qui passe pas ou très peu par l’emploi, une pauvresse), ou le second salaire (moins payée, plus de temps partiel). Il semble que, selon l’Insee, même dans « dans les couples où seul l’homme occupe un emploi (21 % des couples), la femme contribue en moyenne pour 13 % au revenu du couple. »
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281400

      Ma question était littérale (et je serais d’accord pour dire que la bourge est plutôt, en moyenne, en général, l’une des prolotes du bourge), j’ai pas lu le bouquin et je me demande si ces caractéristiques banalement sociales apparaissent quelque part.

      Par ailleurs, on sait que winneure s’écrit désormais aussi au féminin.

    • Je n’ai pas l’habitude d’argumenter avec les gens qui écrivent sous cape, en prétendant ne faire qu’une « mauvaise blague », mais Colporteur insulte Michele Briand en présumant qu’elle a travaillé à rabais. S’il s’intéressait réellement à ce qu’a été notre processus commun et la répartition des maigres recettes de notre patiente traduction des « Femmes de droite », il n’avait qu’à le demander. Mais il a préféré gratifier d’un de ses clichés le travail d’une féministe, traductrice professionnelle, tout en m’imputant un comportement sexiste, plaquant sa très lourde ironie sur notre travail.
      De Gaulle appelait ça « de la chiennerie ».

    • @colporteur dit :

      Par ailleurs, on sait que winneure s’écrit désormais aussi au féminin.

      c’est vraiment moche de lire ca - comme si l’idée qu’un individu de sexe féminin qui n’est pas une perdante était un scandale - oui il y a des femmes qui gagnent et cela depuis toujours. Comme il y a des noirs qui winnent aussi et cela depuis toujours et ca n’efface pas la structure raciste de la société. Cette remarque est une expression de pure misogynie typique des hommes de gauche comme l’explique tres bien Delphy dans la troisième partie de « nos amis et nous » que je profite pour reposté.
      –-------

      Nos amis et nous - Christine Delphy

      1 - À propos des fondements cachés de quelques discours pseudo-féministes (Première partie)
      https://lmsi.net/Nos-amis-et-nous

      2 - La révolution : prise de conscience ou match de foot ?
      (Deuxième partie)
      https://lmsi.net/Nos-amis-et-nous-Deuxieme-partie

      3 - Quand la haine des femmes se déguise en amour des prolétaires
      (Troisième partie sur mesure pour colporteur)
      https://lmsi.net/Quand-la-haine-des-femmes-se

      Cette haine des « bourgeoises » n’est pas, de toute évidence, provoquée par l’amour des femmes et de leur libération. Mais ce n’est même pas une haine limitée à une catégorie particulière de femmes. C’est la haine de toutes les femmes. Les « bourgeoises » ne sont particulièrement visées que dans la mesure où elles semblent échapper partiellement à l’oppression, ou à certaines oppressions, ou à l’oppression par certains hommes. La haine active est bien réservée pratiquement aux « bourgeoises » », à celles qui paraissent bénéficier d’un statut d’exception, d’une exemption scandaleuse. Mais que cette exemption supposée suscite l’indignation et la haine à l’égard de ses « bénéficiaires » montre quelle est la condition seule jugée convenable aux femmes : la seule qui n’éveille pas l’hostilité est une situation d’oppression totale. Cette réaction est classique dans les annales des relation entre groupes dominants et dominés, et a été amplement étudiée dans le Sud des États-Unis en particulier. La bienveillance paternaliste des Blancs pour les Noirs « qui connaissent leur place » et y restent se transforme curieusement en une fureur meurtrière quand ces Noirs cessent de connaître leur place. Les mouvements féministes américains ont aussi analysé les réactions masculines aux « uppity women », littéralement les femmes qui ne baissent pas les yeux.

      4 - La haine de soi comme fondement du gauchisme féminin
      (Quatrième partie)
      https://lmsi.net/Nos-amis-et-nous-Quatrieme-partie

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    • La #culture_du_viol dénoncée par Dworkin en 4 points  :

      Le premier type de force est la violence physique : omniprésente dans le viol, la violence conjugale, l’agression.

      Le deuxième type de force est la différence de pouvoir entre les hommes et les femmes, qui fait d’emblée de tout acte sexuel un acte de force – par exemple, l’agression sexuelle des filles dans la famille.

      Le troisième type de force est économique : le fait de maintenir les femmes dans la pauvreté pour les garder sexuellement accessibles et sexuellement soumises.

      Le quatrième type de force est culturel, sur une grande échelle : une propagande misogyne qui transforme les femmes en cibles sexuelles légitimes et désirables ; des lois misogynes qui soit légitiment, soit autorisent concrètement l’agression sexuelle des femmes ; des pratiques misogynes de harcèlement verbal qui s’appuient sur la menace de violences physiques, dans la rue ou en milieu de travail ; des manuels universitaires misogynes qui font de la haine des femmes un élément central de la future pratique des médecins, des avocats et autres professionnels ; un monde de l’art misogyne qui pare l’agression sexuelle d’un vernis romantique, qui stylise et célèbre la violence sexuelle ; et des divertissements misogynes qui dépeignent les femmes en tant que classe sous des airs ridicules, stupides, méprisables et comme propriété sexuelle de tous les hommes.

    • Complément d’info sur le livre d’#Andrea_Dworkin :

      http://www.crepegeorgette.com/2014/08/17/femmes-droite-dworkin

      Dans la préface, Christine Delphy souligne qu’à part Dworkin peu de féministes ont évoqué la sexualité hétérosexuelle dans une société patriarcale. On a revendiqué le droit des femmes à se prémunir des conséquences de cette sexualité via la contraception et l’IVG.
      Dans la vision féministe comme dans la vision patriarcale, le viol, l’inceste sont vues comme des transgressions à la sexualité comme les violences conjugales sont vues comme des transgressions à la définition du mariage.
      Pourtant s’ils sont aussi banalisés c’est qu’ils sont tolérés sinon encouragés et que la violence est partie intégrante de la sexualité hétérosexuelle patriarcale comme le pense Dworkin.
      Dans ce livre Dworkin parle des femmes de droite qu’elle ne condamne pas mais dont elle regrette les choix. Elle estime qu’elles ont affaire à un pouvoir trop vaste et qu’elles se sont aménagées l’espace qu’elles pouvaient.
      La question se pose de savoir sir les gains du mouvement féministe ne peuvent être saisis par les hommes et utilisé contre les femmes. Ainsi elle rappelle que la libération sexuelles des années 60 a enjoint les femmes à être disponibles envers les hommes sinon elles étaient considérées comme non libérées.
      Delphy estime que les féministes ont échoué à définir la sexualité hétérosexuelle ; cela se définit toujours par un rapport sexuel qu’avant les femmes n’étaient pas censées aimer et que, maintenant elles doivent aimer.
      Dworkin dit que la violence de l’acte sexuel ne réside pas dans l’anatomie masculine mais dans l’interprétation qui en est faite.
      La sexualité hétérosexuelle devient un acte où la femme doit jouir de sa propre destruction, pour se conformer à l’archétype du masochisme féminin.
      Delphy critique le féminisme queer qui réduit le genre aux rôles dans la sexualité qu’on pourrait performer alors que les discriminations persistent, elles, bel et bien.

  • Les nouvelles zones d’emploi de 2020 | Insee
    https://www.insee.fr/fr/information/4652090

    Les nouvelles zones d’emploi partagent la France en 306 zones. Sept profils se distinguent selon leur principale orientation économique.

    Les grandes agglomérations, scindées en deux classes selon l’intensité de leurs spécialités, sont caractérisées par des emplois typiques des grandes métropoles et par la présence de grands établissements. Certaines zones d’emploi sont spécialisées dans l’agriculture comme Carhaix-Plouguer en Bretagne, l’industrie comme Oyonnax en Auvergne-Rhône-Alpes ou encore le tourisme comme Sainte-Maxime en Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres sont davantage diversifiées comme Chaumont dans le Grand Est. Enfin, certaines zones d’emploi ont un caractère plus résidentiel : la part d’actifs qui y habitent et y travaillent est plus faible qu’ailleurs ; elles se situent principalement dans le voisinage des grandes agglomérations.

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    L’orientation économique des zones d’emploi : entre spécialisation et diversification des économies locales - Insee Première - 1814
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4653582

    Les nouvelles zones d’emploi partagent la France en 306 zones. Sept profils se distinguent selon leur principale orientation économique. Les grandes agglomérations (scindées en deux profils selon l’intensité de leur spécialité) sont caractérisées par des emplois typiques des grandes métropoles et par la présence de grands établissements. Certaines zones d’emploi sont spécialisées dans l’agriculture comme Carhaix-Plouguer en Bretagne, dans l’industrie comme Oyonnax en Auvergne-Rhône-Alpes ou encore dans le tourisme comme Sainte-Maxime en Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres sont davantage diversifiées comme Chaumont dans le Grand Est. Enfin, certaines zones d’emploi ont un caractère plus résidentiel : la part d’actifs qui y habitent et y travaillent est plus faible qu’ailleurs ; elles se situent principalement dans le voisinage des grandes agglomérations.

    #france #économie #zones_d_emploi #emploi #travail #activité_économique #cartographie #statistiques