Olivier Delorme, « 30 bonnes raisons de sortir de l’Europe »

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  • 30 bonnes raisons de sortir de l’Europe
    http://blog.europa-museum.org/post/2016/12/12/30-bonnes-raisons-de-sortir-de-l-Europe

    Les ambiguïtés de « la gauche de la gauche »

    Si la tragédie grecque peut servir à l’histoire de l’Europe, c’est peut-être d’en finir avec le mythe européiste, car il est devenu on ne peut plus clair que le projet de construction est un projet de destruction des « droits les plus sacrés du peuple » ce que seule la gauche de gauche portugaise semble désormais assumer clairement. Et si on fait le tour des « présidentiables » en France, qui au moins peuvent générer la croyance qu’ils pourraient être élus pour faire une politique de gauche, le moins qu’on puisse dire c’est qu’à ce jour le seul qualifié sous ce critère est loin d’être particulièrement hardi sur la question européenne.

    « La réalité, c’est qu’en éludant le débat essentiel par des formules habiles et des ambiguïtés, on est inaudible. La réalité, c’est qu’il n’y a rien à négocier dans le cadre de l’euro et de l’UE et que si l’on veut refaire de la politique en Europe aujourd’hui – hors celle du chien crevé au fil de l’eau – il faut en sortir. La réalité, c’est que si l’on veut faire autre chose que ce qu’a fait Syriza, il faut dire clairement ces vérités-là. Comment penser qu’on aura le courage , au pouvoir, de conduire les difficiles mais indispensables transitions si l’on n’a pas, en sollicitant les suffrages, l’audace de dire que ces transitions seront difficiles, mais qu’elles sont indispensables ? (…) La présidentielle de 2017 sera une élection pour rien si l’enjeu déterminant d’une sortie de l’UE – et de l’OTAN – n’est porté par aucun candidat et que celui qui peut troubler le jeu électoral entre droite extrême, droite classique et droite honteuse, en reste à l’artificieux discours de « l’autre Europe », dont tout le monde sait qu’elle n’adviendra jamais mais qu’elle sert d’alibi pour éluder la question de la sortie ».

    L’auteur lance donc un appel à Mélenchon à être le candidat du Frexit, insistant fort justement : « une nouvelle constitution, sans sortir de l’euro et de l’UE, ne serait qu’un leurre ». Traduction :la première étape de tout processus constitutionnel conséquent consiste à sortir de l’UE et de pouvoir faire le tri dans les 100 000 pages d’acquis communautaires, mais aussi de se libérer de la Cour européenne de justice qui légifère à travers sa jurisprudence.

    Car la troisième partie de son livre s’en prend à un autre secret de polichinelle : l’UE n’est pas réformable et aucune réforme n’est possible dans le carcan des traités, et certainement pas le programme des « insoumis », ce que tous les responsables politiques savent pertinemment, soit qu’ils s’en félicitent plus ou moins secrètement, soit, et c’est là l’avis du Musée, que l’électorat de classe moyenne qu’ils visent y est en grande partie hostile et qu’il ne faudrait donc pas trop le brusquer si l’on veut rassembler tous les déçus du PS. Ceux qui savent à quoi s’en tenir depuis trente ans, pour être les principales victimes, ont de bonnes raisons de ne pas faire confiance à un tribun de gauche qui se refuse jusqu’ici à prendre de véritables engagements, notamment celui de faire « place au Peuple » en promettant un référendum, ce qui serait pourtant sans doute un moyen de rallier des électeurs qui veulent « renverser la table » et craignent par-dessus tout d’être une nouvelle fois cocufiés. Car le « peuple » n’est pas dans un processus constituant « de gauche » mais bien dans le référendum, comme en 2005, comme dans le Brexit. Il n’y a que là qu’il puisse se rassembler pour poser un acte souverain et se libérer du carcan, au-delà des contradictions du marché électoral. Là se trouve la majorité temporaire, la Zone d’Occupation Temporaire du champ politique !

    « Il faut arrêter de jouer avec les mots et les électeurs... Prétendre que, parce qu’on a du caractère, parce qu’on tapera du poing sur la table, parce que « moi je saurai résister, avec moi ce ne sera pas comme les autres, moi je saurai me faire entendre », on pourra inverser les logiques à l’œuvre depuis 60 ans relève de l’illusion. Ou du rideau de fumée à la Syriza. »

    Élisons une sortie de l’UE ! Ce qui est encore la meilleure façon de ne pas faire "le jeu de l’extrême-droite"... La voilà, la convergence des luttes ! Ce livre, à la portée de tous, fournit les arguments permettant de rassembler le plus grand nombre autour d’un tel projet, ce qui est fort différent de la volonté de "créer un peuple" à son image... Car il en existe déjà un.

    Le Concierge

    https://blogs.mediapart.fr/europamuseum/blog/121216/olivier-delorme-30-bonnes-raisons-de-sortir-de-leurope

    • Oui nous l’avions prévu du temps de la vraie gauche mais depuis le vote NON du 5 mai 2005 a été bafoué par Sarkozy et les autres du PS a l’UMP et voilà ou nous en sommes dans une M..............totale sortons